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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    09 août 2012

    Pussy Riot : pourquoi une telle médiatisation?

    Une bonne synthèse sur cet évènement et son retentissement, parfois mensonger, exagéré. Quels intérêts sont derrière?

    "La presse étrangère s’est passionnée pour un fait divers pourtant relativement sans importance : le dit procès des Pussy Riot.

    Reprenons les faits. Le 21 février 2012, 3 jeunes femmes encagoulées et déguisées envahissent la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou avec guitares et matériel sonores, et y entament une sorte de prière sous forme de chanson, blasphématoire et grossière (Avec des paroles telles que "Sainte Marie mère de Dieu, deviens féministe" ou encore "merde, merde, merde du Seigneur"), politiquement dirigée contre le candidat a l’élection présidentielle Vladimir Poutine, mais également contre le patriarche orthodoxe accusé de "croire en Poutine plus qu’en dieu".

    Les jeunes femmes sont rapidement interpellées, arrêtées et déférées devant un tribunal qui ordonne leur mise en détention préventive en attendant leur procès, qui a lieu actuellement.

    L’église orthodoxe a de son côté  réagi en organisant une grande manifestation autour de cette même cathédrale en avril dernier, manifestation dédiée à "a correction de ceux qui souillent les lieux sacrés et la réputation de l’Eglise" et a laquelle ont pris part des dizaines de milliers de fideles pour afficher leur soutien à l’église et au patriarche.

    Le main Stream médiatique a largement surmédiatisé cette affaire. Pour certains la Russie retournerait au moyen âge;, quand d’autres estiment que le pouvoir "durcit sa répression" qui serait dirigée contre la « société civile qui se mobilise». Enfin la majorité des commentateurs ont estimé que les 3 jeunes femmes seraient en prison à cause de leur prière anti-Poutine.

    Le groupe Pussy Riot s’est créé en 2011 quand il a semblé clair à ces jeunes femmes que la Russie manquait cruellement d’émancipation politique et sexuelle.

    L’une des trois jeunes femmes arrêtée, Nadezhda Tolokonnikova, est par ailleurs une militante active LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres).

    Les chansons du groupe traitent principalement des ravages de la routine dans la vie quotidienne, des conditions de travail difficiles pour les femmes et de la bonne façon de réprimer les hommes. 

    Si beaucoup de journalistes français présentent les jeunes filles comme les victimes d’une Russie quasi-totalitaire, il faut néanmoins  rappeler que les Pussy Riot ont plusieurs fois durant les derniers mois organisé des actions "coup de poing" portant atteinte à l’ordre public (voir par exemple ici ou la).

    Pussy Riot n’est en outre pas seulement un groupe de rock, mais le volet musical d’un groupe anarchiste du nom de Voina (la guerre) et qui ces derniers mois a revendiqué de nombreuses actions que l’on peut ne pas trouver ni "drôles" ni "subversives".

    Parmi elles l’organisation d’une orgie sexuelle avec des femmes enceintes dans un musée (...). 

    Bien sur donc, celles-ci ne sont pas en détention provisoire et jugée pour des délits d’opinion, contrairement a ce que l’on peut être amené à croire en lisant la presse internationale, mais parce qu’elles font face à une accusation de hooliganisme, punie de jusqu’à 7 ans de prison en Russie.

    Les commentateurs français qui lèvent les yeux au ciel lorsqu’ils prononcent cette durée de peine feraient bien de relire le code pénal français, et surtout l’article 322-3-1 qui punit de sept ans de prison et 100.000 € d’amende la dégradation d’un bien culturel exposé dans un lieu de culte.

    A ce jour, si aucune dégradation n’a cependant été (à ce qu’il semble) constatée lors de leur intervention, il est plausible que les Pussy Riot soient condamnées pour dédommager "les profondes blessures morales infligées à des chrétiens orthodoxes" et ce malgré l’intervention en leur faveur de Vladimir Poutine.

    Mais surtout et probablement à titre d’exemple pour créer un précédent destine à ne pas déstabiliser la société russe. La Russie est un pays multiconfessionnel, pluriculturel, et qui sort de relatives tensions interreligieuses et intercommunautaires à la dislocation de l’Union-Soviétique. 

    C’est un pays encore aujourd’hui victime du terrorisme fondamentaliste et qui maintient assez habilement et une cohabitation entre des groupes religieux et ethniques très variés, sur un territoire gigantesque.

    Plus que cela, au sortir de presqu’un siècle de dictature athéiste, le renouveau de la foi est quelque chose de particulièrement sensible. 

    Leur procès qui a débuté le 30 juillet 2012, passionne sans doute plus les commentateurs étrangers que russes.

     De nombreuses figures de la société civile et de l’intelligentsia libérale russe ont manifesté leur soutien aux Pussy Riot, tout comme l’internationale du Show-bizness, allant des stars de musique internationalement connues comme Madonna, Sting, Patty Smith ou encore des acteurs américains comme Danny de Vito.

    En face, l’église orthodoxe fait relativement front unique, le porte-parole du patriarcat (le très conservateur Vsevolod Tchapline) affirmant même que les jeunes femmes avaient commis un "crime pire qu’un meurtre" et devaient être "punies".

    Le département d’état américain, via le porte-parole de la diplomatie américaine Patrick Ventrell, a enfin lui déclaré que du point de vue des États-Unis, l'affaire Pussy Riot était politiquement motivée et que Washington la considérait comme un harcèlement de l'opposition.

    Récemment c’est donc le président russe Vladimir Poutine lui-même est lui-même intervenu, appelant à la clémence et jugeant que les Pussy Riot avaient obtenu ce qu’elles souhaitaient, à savoir un battage médiatique fort.


    Ce faisant, il coupe l’herbe sous le pied à ceux qui ont affirmé que les Pussy Riot étaient enfermées pour des raisons politiques, car elles s’en seraient prises à lui via les paroles de leurs chansons.

    Mais malgré l’énorme battage médiatique qui est consacré à ce procès, seuls 15% des Russes sondés à ce sujet souhaitent que ces dernières soient amnistiées.

    Je reste donc perplexe face a cette affaire et doute par ailleurs très sincèrement que nombre de commentateurs puissent trouver"drôle et subversive" une action similaire dans une mosquée, une synagogue ou un temple bouddhiste, notamment en France. On peut du reste se demander ce qui pousse des gens quels qu’ils soient à aller importuner des croyants quels qu’ils soient et porter atteinte à l’intégrité de lieux de cultes quels qu’ils soient. 

    Preuve de l’utilité certainement unique de leur action, un journaliste au pseudo de Dick Riot accompagne désormais chaque événement politique de l’opposition en tentant de discuter et de poser des questions, le visage vêtu d’une cagoule noire, tout comme les Pussy Riot.

    Visiblement, les leaders de l’opposition interrogés, qui soutiennent pourtant tous très activement les Pussy Riot, n’apprécient guère la plaisanterie (voir ici). 

    Deux poids deux mesures ?"

     

    Source et publication:  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2012/08/pussy-riot-pourquoi-une-telle-médiatisation.html


      















    Les Pussy Riot et leurs soutiens officiels et déclarés : Madonna, Bernard Henry Levy, Jon Gnarr, Björk, Sting, The Red Hot Chili Peppers, Franz Ferdinand, Faith No More, Yoko Ono, Peter Gabriel, Peaches, ect ...

    Voici ci-dessous ce que les médias occidentaux ne vous montreront pas par crainte que vous changiez d'avis sur ces 3 dégénérées mentales et leur raisonnable sanction infligée par la justice Russe qui n'a aucune leçon à recevoir de la part des Américains ou de chez nous :

    Orgie avec des femmes enceintes dans un musée :
    http://plucer.livejournal.com/55710.html

    Cafards et "liberté" sexuelle :
    http://blog.kp.ru/users/markusan/po...

    Introduction d’un poulet dans le vagin :
    http://www.upvideo.nl/Node.aspx?id=d0rk&vid=W5-ZG1cC70mkncV-vVHWRA&sr=1

    Une militante féministe de ’’FEMEN’’ abat une croix en signe de soutien aux Pussy Riot :
    https://www.youtube.com/watch?v=hG6
    6HD7_HA&feature=player_embedded
     
     

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    veliocas: L'islamisation des hôpitaux

     
     Haute qualité ·  Modem
     
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    12/01/2011 13:05:59: Isabelle Levy, spéicaliste du monde hospitalier, lance un cri d'alarme sur RFI, émission Le monde des religions du 09.01.2001
    Licence :
     Tous les droits réservés
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Phil60 — 14/03/2011 16:41:16: Cette vidéo est une goutte d'eau dans un océan.
    Quand les français se réveilleront, il sera trop tard.
    Que pensez-vous de ça ?
    http://www.youtube.com/embed/A3YQANdvvbY

    http://www.youtube.com/watch?v=2wdUp3f-ISQ

    Il semble qu’Amazon refuse de retirer le livre.

    http://www.amazon.fr/Nique-France-Sa%C3%AFd-Bouamama-Zep/dp/2953641106/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1300116934&sr=8-1

    Quand je pense que Eric Zemmour a été condamné !!!

    Probablement notre futur président :

    Tapez : La dhimitude de Martine Aubry sur Google
     

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    Lèche-babouches : Hollande et Gaudin violent la laïcité en célébrant la fin du ramadan

    Les dhimmis sont de sortie aujourd’hui, au garde à vous pour fêter l’Aïd-el-Fitr célébrant la fin du ramadan, l’un des cinq piliers de l’islam.

    Honneur tout d’abord à notre Président, de retour de vacances bien méritées après trois mois de labeur, des vacances passées notamment à profiter des très coûteux coussins espagnols commandées par sa délicieuse colocataire et qui ont coûté aux Français quelques milliers d’euros. Passons.

    On notera au passage la promptitude propre aux flagorneurs à souhaiter ses voeux aux musulmans, comparativement à l’hommage rendu aux deux malheureuses gendarmes du Var pour lequel il lui a fallu deux mois pour réagir.

    A l’instar du maire de Roubaix bloquant les rues de sa ville pour les mettre aux couleurs musulmanes avec appel du muezzin en prime (1), c’est au tour de M. Hollande de se prosterner aujourd’hui devant l’islam, nouvellement devenu religion d’Etat.

    Terminée cette histoire de laïcité qui n’a que trop freiné la pénétration de ce nouveau dogme dans les foyers français ! Terminée la neutralité qui garantissait pourtant l’indivisibilité du peuple français… Place à la Concorde !

    Car de c’est cela que M. Hollande se félicite : de la nouvelle concorde apportée à notre pays grâce à l’islam. Il est vrai qu’avant que cette idéologie n’envahisse jusqu’à la nausée notre quotidien, la France allait mal, la France était en discorde… Vous aviez remarqué ça, vous ?

    Comme le maire de Roubaix, M. Hollande a le toupet de prétendre, en présentant ses vœux aux seuls musulmans, défendre « l’indéfectible » laïcité alors qu’au contraire il la viole par derrière de la plus odieuse façon.

    En cette fin de ramadan donc, Dhimmi 1er a adressé ses meilleurs vœux à son électorat de base grâce à qui il a été élu.

    On notera que les chrétiens n’ont pas eu la même faveur le 15 août dernier, mais cela s’explique sans doute par le fait que les chrétiens votent mal, pas assez à gauche, pas assez comme il faut. Les musulmans eux, ont bien voté, ils ont voté pour l’hypo-président qui leur donne tout, qui les caresse dans le sens du poil de barbe mahométan.

    D’ailleurs, à ce propos, est-ce que M. Hollande a l’intention de faire une allocution en février prochain lors de la fête idolâtre du Mouloud célébrant le poil (de barbe ?) du pédophile le plus célèbre du monde ? (2)

    De manière bien étrange, outre les traditionnels vœux de santé et de bonheur, il a ajouté un mystérieux vœu « de réussite » aux musulmans de France. On s’étonnera encore et toujours cette formulation ambigüe de « musulmans DE France ». Pourquoi pas « musulmans français » ?

    Cette ségrégation sémantique et effective apparaît totalement en contradiction avec la notion de concorde pourtant revendiquée par le chef de l’Etat islamique.

    Alors quelle est cette réussite que souhaite aux musulmans Dhimmi 1er ?

    Réussir à instaurer leur dogme par la force ?

    Halaliser la France ?

    Parvenir à la mettre à genoux ?

    La forcer à renoncer à la loi de 1905 pour la remplacer par les commandements coraniques ?

    Y aurait-il un pacte secret entre M. Hollande et ses amis islamistes ? Nous le saurons bien assez tôt.

    Dhimmi 1er, sans doute peu au fait de l’actualité récente, déclare « Je souhaite que cette fête du pardon, du partage et du souci de l’autre, contribue à la concorde dont notre Nation a tant besoin »…

    Il n’a sans doute pas été informé des émeutes d’Amiens, de Bordeaux, de Mulhouse, de Nice, on ne lui a sans doute pas parlé des égorgements et autres violences de ces derniers jours, à Paris, à la Courneuve, dans les Yvelines, à Marseille où un non musulman s’est fait tabasser pour avoir eu l’outrecuidance de manger en plein ramadan, etc, etc.

    Tous ces faits devenus quotidiens et se multipliant encore davantage pendant le mois « sacré » (sic) que M. Hollande voit comme l’illustration du pardon et du souci de l’autre.

    Il ne me semble pas que notre Nation ait « tant besoin » de ce genre de souci.

    L’autre dhimmi du jour c’est Jean-Claude Gaudin qui s’est également fendu d’un communiqué reprenant les mêmes inepties que notre hypo-président, avec toutefois une variante humoristique tout à fait savoureuse compte-tenu des faits cités ci-dessus : « Par vos traditions et votre dynamisme, vous participez à ce bien vivre ensemble dans le respect de nos différences ».

    Nous avons bien vu de quelle manière se manifestait cette vivacité traditionnelle et ce respect des différences, à coups de couteaux et autres barres de fer. Une femme poignardée par son compagnon Housni à Avignon, Mohamed l’auxiliaire de vie qui a frappé avec une chaise une de ses patientes septuagénaire parce qu’elle lui proposait à manger, une femme enceinte égorgée dans les Charentes-Maritimes.

    Bref, ce ne sont pas les démonstrations de vivre ensemble qui manquent…

    M. Gaudin se félicite, ou plutôt félicite les musulmans, de leur rôle « essentiel » dans le « paysage économique et culturel marseillais » et dans le développement de la ville.

    Il est vrai que l’exemplarité de la ville phocéenne est renommée dans toute la France : saleté, hyper violence, règlements de comptes à la kalachnikov, mafia, deal, prostitution, islamisation… un modèle du genre.

    La culture n’est plus ce qu’elle était.

    Il clôture son discours en rappelant sa considération aux musulmans. C’est chou. Les non musulmans apprécieraient sans doute d’en obtenir autant.

    Ses derniers mots sont carrément prononcés en arabe, appelé à devenir la première langue du pays à terme « Aidkoum mabrouk ». Je ne vous traduirai pas parce que l’envie de vomir me prend. Désolée.

    Pour ma part, en ce jour, je préfère rendre hommage aux très nombreuses victimes de l’islam qui se comptent par millions depuis 14 siècles et pour lesquels aucune repentance ni aucun discours ne semblent à l’ordre du jour.

    Source et publication: Caroline Alamachère / R L

    (1) http://ripostelaique.com/devenue-une-ville-musulmane-geree-par-des-dhimmis-roubaix-va-celebrer-la-fin-du-ramadan-au-nom-de-la-laicite.html

    (2) http://www.bivouac-id.com/billets/spiritualite-musulmane-le-poil-du-prophete/

     

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    Égypte : les Frères musulmans crucifient des opposants

    La "démocratie" islamiste...

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    En Égypte, la semaine dernière, quand des partisans des Frères musulmans ont terrorisé les médias laïques, plusieurs sites arabes, y compris Arab NewsAl Khabar NewsDostor Watany et Egypt Now, ont rapporté que des gens étaient « crucifiés ».


    Voici la traduction d’un extrait :

    Egypte-crucifixions«Un correspondant de Sky News Arabic au Caire a confirmé que des manifestants appartenant aux Frères musulmans crucifiaient les opposants du président égyptien Muhammad Morsi, nus sur des arbres en face du palais présidentiel, et abusaient d’autres opposants.

    Des partisans des Frères musulmans ont également verrouillé les portes de lieux de production de médias dans le quartier du 6-Octobre [un important quartier de médias au Caire], où ils ont attaqué plusieurs journalistes populaires. » [   ]

    Loin de condamner ces terroristes, Al-Azhar, la plus haute autorité islamique en Égypte, vient de publierune fatwa appelant à davantage de violence et de répression : « combattre ceux qui participent aux manifestations contre les Frères musulmans prévues pour le 24 août est une obligation religieuse ».

    La plupart des sites arabes mentionnés ci-dessus soulignent que ces attaques font partie de la campagne des Frères musulmans pour intimider les médias laïques et les empêcher d’exposer le programme islamiste des Frères, ce que font tous les jours Youm 7, On TV et Okasha. [   ]

    En réalité, il y a peu de raisons de douter de cette histoire de crucifixions. Dans le monde musulman, des militants musulmans crucifient régulièrement leurs adversaires : en Côte d’Ivoire, des partisans du président musulman ayant évincé un chrétien ont crucifié deux frères chrétiens ; en Indonésie, des séparatistes islamiques ont crucifié un musulman accusé d’être un informateur de l’armée ; et en Irak, des militants musulmans ont crucifié des enfants chrétiens. [   ]

    Fait révélateur : il y a quelques mois à peine, et pour la première fois dans l'histoire moderne de l'Egypte, un député a proposé d'institutionnaliser les peines les plus draconiennes de la charia, y compris la crucifixion.

    Sous les Frères musulmans en Egypte, la bouteille a été ouverte et le génie s’est échappé. Le pire est encore à venir.

    Source : Muslim Brotherhood 'Crucifies' Opponents, Attacks Secular Media, par Raymond Ibrahim, 15 août 2012. Extrait traduit par Poste de veille


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    Trois mois après sa défaite électorale, Nicolas Sarkozy (en photo avec Bernard-Henri Levy) fait déjà parler de lui.

    L’entretien téléphonique d'une quarantaine de minutes mardi soir (7 août, NDLR) entre l'ancien chef de l'État français et Abdel Basset Sayda, président de la Conseil national syrien (CNS), a été publié dans tous les journaux.

    Ce retour fracassant sur la scène politique a enflammé l’UMP et suscité l’ire des socialistes.

     Les déclarations de Nicolas Sarkozy portaient sur la « gravité de la crise syrienne et la nécessité d'une action rapide de la communauté internationale pour éviter les massacres en cours » tout en soulignant « les importantes similitudes, à un an d’intervalle, entre les crises libyenne et syrienne ».

     L'analogie entre la Syrie et la Libye, l'ancien président français, l’avait déjà exprimée à la fin du mois de juillet, dans un entretien au quotidien Le Parisien, au cours duquel il jugea sévèrement son successeur, François Hollande : « j'ai été critiqué pour l’intervention en Libye, mais au moins j’ai agi. Il faut être plus incisif contre le régime de Damas ». Rappelons qu’en 2011, il était aux côtés des Britanniques pour porter, avec le consentement de l'Organisation des Nations Unies, le coup de grâce au gouvernement légitime libyen dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi.

     Dans son entretien téléphonique avec le chef de file des « rebelles » syriens, Sarkozy, très fin, ne s’est pas directement attaqué aux décisions relatives à la politique étrangère de François Hollande ; néanmoins, son analyse se référant au cas libyen, il a stimulé ses anciennes troupes.

    Fort logiquement, certains dirigeants de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) lui ont emboîté le pas en dénonçant le laxisme sur l’affaire syrienne du nouveau président et de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. François Copé a déploré quant à lui « le silence assourdissant de la France », tandis que l'eurodéputé Philippe Juvin conseillait à François Hollande de « quitter son maillot de bain ».

     Prompt à s'enflammer, Bernard-Henri Lévy (BHL) parle dans son blog de «  rivières de sang  », faisant le parallèle entre Benghazi hier et Alep aujourd’hui. BHL, bien-pensant de la première heure, fut de ceux qui convainquirent l’an dernier le président d’alors, Nicolas Sarkozy, de bombarder Tripoli.

    En vérité, ignorant tout des conséquences tragiques sur le peuple libyen, « le philosophe » rêve en secret de remettre ça en Syrie…depuis les salons parisiens.

     Les pressions de l’UMP sur le cas de la Syrie ont d'abord déclenché la colère des socialistes, avant que ces derniers ne réagissent… en jouant la montre. Le ministre français Laurent Fabius a ainsi déclaré que « les différences avec le cas libyen sont tellement évidentes qu’aucun pays n'a demandé l'intervention militaire », confirmant au passage que le 30 août se tiendra une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la crise humanitaire en Syrie (selon Paris, causée par le président syrien Bachar el-Assad).

     Nul ne sait à ce jour si l'intervention militaire sera la solution envisagée par l'ONU. Une chose est sure cependant : la guerre est déjà une réalité concrète. L'Occident, y compris François Hollande, semble en fait ne pas vouloir directement se salir les mains.


    On assiste par conséquent à des manœuvres dilatoires, voire à des appels guerriers par media interposés.

    Pour leur part, les mercenaires (ou « rebelles ») présents en Syrie et financés par Washington, Tel-Aviv, Riyad et Doha, continuent de faire le sale travail.

    Et le peuple syrien de plonger chaque jour un peu plus dans le chaos.

    Source et publication: Capitaine Martin

    http://www.resistance-politique.fr/...


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    Police: quand Alain Hamon soulève le rideau

    La police passée au crible.

    L’infatigable Alain Hamon, spécialiste du monde policier, fait une nouvelle descente dans ses rangs, près de trente ans après une première auscultation des forces de l’ordre lors du très remarqué Dossier P. comme Police.

    Comme un naturaliste de terrain, Hamon privilégie l’observation. Dans son nouveau livre, Police, l’envers du décor (J.C. Gawsewitch), le co-fondateur de l’agence Credo, spécialisée dans le fait divers, sélectionne un panel d’affaires puisées dans l’histoire contemporaine de la République – la mort de l’étudiant Malik Oussekine, en 1986, l’affaire dite de Tarnac, toujours à l’instruction, l’enquête sur le Carlton de Lille, en 2011 – soigneusement classées par chapitres: “La police de tous les jours”, “La police judiciaire”, “La police et la justice”…

    Le tableau d’ensemble qui s’en dégage se révèle plutôt sombre, même si, ça et là, émergent des touches de couleur: des hommes et des femmes, plus attachés aux vertus du code pénal qu’aux ordres politiques venus d’en haut. Le diagnostic est sans appel: “La police n’a jamais cessé d’être malade du pouvoir et l’est toujours”.

    Les affaires de terrorisme, défi à l’Etat, offrent une illustration parfaite de ces errements.

    On se pince, par exemple, en découvrant le récit de cette journaliste convoquée à la DST (contre espionnage), en 1995, à qui un préfet et des commissaires auraient demandé une étude sur l’implication des généraux algériens dans les attentats, à des fins de déstabilisation…

    Selon Hamon, tous les services, pas seulement ceux du renseignement, peuvent d’ailleurs être “contaminés”.

    A de rares exceptions près, les responsables politiques privilégieraient la recherche de coups d’éclat permanents, en faisant l’impasse sur les actions à long terme.

    Mais dans ce ministère du drame récurrent, les histoires d’amour entre police et pouvoir finissent mal, en général. Sur un coup de sang, consécutif à la perte de l’un de leurs collègues, il arrive que les policiers, déçus, tournent littéralement le dos au pouvoir.

    Ce que Nicolas Sarkozy eut l’occasion de constater alors qu’il prononçait un discours lors des obsèques d’un brigadier tué par ETA.

    Alain Hamon, homme de convictions, n’apprécie pas l’eau tiède. Il livre des jugements définitifs, et donc forcément discutables, lorsqu’il dépeint les hommes.

    Mais inlassablement, il pose les questions de fond. La gestion des indics. La chasse aux ripoux. La répartition des effectifs.

    Il prend plaisir à soulever le rideau, observant chaque jour les coulisses de la grande pièce de théâtre qui, depuis trente ans, se joue devant lui. 

    L’Express

    http://www.lexpress.fr/culture/livre/essai/police-l-envers-du-decor_1151286.htm
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    ET AUSSI

     

    Tarbes : Colère devant la série d’agressions gratuites de policiers

    «Assez de ces violences perpétrées contre des policiers, surtout lors de l’interpellation de délinquants auteurs de crimes ou délits. Assez de ce manque de fermeté à l’égard des voyous et de leurs complices auteurs de violences contre les serviteurs de l’état. Assez de laisser libre sous contrôle judiciaire avec une convocation pour répondre de leurs actes devant la justice à condition qu’ils veulent bien se présenter, les auteurs de violences à l’encontre d’agents de la force publique.» Le ras-le-bol des policiers du syndicat Alliance police nationale transpire dans ce communiqué. Il fait suite aux deux agressions dont ont été victimes les forces de l’ordre durant la semaine à Ibos puis à Lourdes. [...]

    La dépêche du Midi

    http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/21/1422436-colere-devant-la-serie-d-agressions-gratuites-de-policiers.htm
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    A Nice, Estrosi veut créer sa propre zone de sécurité prioritaire

     
     

    Le député et maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a annoncé, mardi 21 août, son intention de créer sa propre “zone de sécurité prioritaire” (ZSP), en dénonçant “le clientélisme” du gouvernement socialiste, qui n’a pas inclus la cinquième ville de France dans une première liste de quinze zones.
    Cette initiative concernant un quartier sensible de l’ouest de la ville sera détaillée mercredi.

    Elle devrait reposer sur des agents de sécurité privés, peut-être sur le modèle du groupement parisien interbailleurs de surveillance (des bailleurs sociaux organisés pour assurer la tranquillité des locataires de ces logements), selon une source proche du dossier.

    Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, avait annoncé le 31 juillet que “quinze zones de sécurité prioritaire” seraient déployées dès le mois de septembre.

    Au total “entre cinquante et soixante doivent être déployées en l’espace d’un an, à compter de septembre”, avait ajouté le ministre.

    “UNE VULGAIRE OPÉRATION DE COMMUNICATION”

    “Il y a quelques semaines, le gouvernement de François Hollande a décidé de ne pas retenir la ville de Nice comme zone de sécurité prioritaire, privant ainsi la commune de moyens financiers et humains permettant d’améliorer la sécurité et la tranquillité de tous les citoyens”, a attaqué la mairie de Nice dans un communiqué, annonçant que “Christian Estrosi passe à l’offensive en présentant un nouveau plan d’action qui n’exclut aucune piste”.

    Patrick Allemand, chef de file des socialistes à Nice, a pour sa part dénoncé “une vulgaire opération de communication”, en considérant “comme une bonne nouvelle le fait que la ville de Nice n’ait pas été retenue” par le gouvernement. “Soit Nice est le modèle qu’Estrosi et Ciotti [président du conseil général des Alpes-Maritimes] nous présentent en matière de sécurité et une ZSP ne se justifie pas.

    Soit ils travestissent la vérité et dans ce cas-là je suis certain que Manuel Valls saura répondre à l’aveu de leur échec !” a-t-il raillé dans un communiqué.

    Le Monde

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/08/21/a-nice-estrosi-veut-creer-sa-propre-zone-de-securite-prioritaire_1748325_823448.html#xtor=RSS-3208


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    De nombreux salafistes allemands sont partis s'établir en Égypte suite à la décision du ministère de l'Intérieur de réprimer leurs activités.


    La manifestation contre l'islamisation s'est déroulée pacifiquement à Berlin samedi dernier, contrairement à des manifestations antérieures où des salafistes avaient attaqué des policiers, blessant 29 d'entre eux, dont deux grièvement.


     

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    Une centaine d'officiers de la police de Berlin ont été mis en alerte à l’occasion d’une manifestation anti-islam du groupe d’extrême-droite Pro-Deutschland.

    Berlin-protestUne cinquantaine de manifestants ont brandi des bannières avec le slogan « Hasta la vista Salafista » devant une mosquée, se référant au salafisme, une version stricte de l’islam.


    Ils ont exhibé des caricatures de Mahomet, geste susceptible d’être vu comme une provocation. «Nous ne tournons personne en dérision.

    Nos présenterons nos arguments», a déclaré Manfred Rouhs, président de Pro Deutschland. «Il faut engager un débat, ce qui aurait été impossible sans la série de manifestations tenues en avril et en mai.

    Les politiciens réagissent seulement quand un sujet attire l’attention», a-t-il ajouté.

    Le tribunal administratif de Berlin avait autorisé la manifestation malgré la colère de groupes musulmans. Une contre-manifestation a rassemblé une centaine de partisans d’extrême-gauche, dont plusieurs musulmans. «Ce qui se passe ici est une provocation.

    Ce genre d’évènement menace la paix sociale et religieuse en Allemagne et devrait rarement se produire », a déclaré Burhan Kesici de Islamrates, le Conseil islamique allemand.

    On craignait des incidents violents comme ceux qui se sont produits lors de manifestations tenues plus tôt cette année. En 2005, un journal danois a publié des caricatures de Mahomet qui ont déclenché d'importantes manifestations et des actes de violence dans le monde.


    Source : Anti-Islam protest goes ahead in Germany, Euronews, 28 août 2012. Traduction par Poste de veille http://www.postedeveille.ca


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    Mercredi 22 août 2012

    Les forces de l'ordre veulent sensibiliser l'opinion sur «les violences gratuites» dont ils sont l'objet./Photo archives Joël Boyé. ()

     

    Les forces de l'ordre veulent sensibiliser l'opinion sur «les violences gratuites» dont ils sont l'objet./Photo archives Joël Boyé.


     

    «Assez de ces violences perpétrées contre des policiers, surtout lors de l'interpellation de délinquants auteurs de crimes ou délits.

    Assez de ce manque de fermeté à l'égard des voyous et de leurs complices auteurs de violences contre les serviteurs de l'état.

    Assez de laisser libre sous contrôle judiciaire avec une convocation pour répondre de leurs actes devant la justice à condition qu'ils veulent bien se présenter, les auteurs de violences à l'encontre d'agents de la force publique.»

     

    Le ras-le-bol des policiers du syndicat Alliance police nationale transpire dans ce communiqué. Il fait suite aux deux agressions dont ont été victimes les forces de l'ordre durant la semaine à Ibos puis à Lourdes.

    La première a eu lieu pendant les fêtes locales, au petit matin du 12 août. «Alors que la brigade anticriminelle effectuait une ronde classique, les agents sont intervenus auprès d'un homme à terre suite à une bagarre, explique Éric Argence, responsable local du syndicat. L'individu s'est relevé seul puis est reparti.

    Et alors que les collègues s'en allaient tranquillement, l'un d'eux a reçu un violent coup de poing.» S'ensuivent gazage, insultes et caillassages. «Quelqu'un qui ramène sa fraise suite à une bagarre, ça fait partie du quotidien, poursuit Éric Argence.

    Mais là, c'est un geste de violence totalement gratuit !»

     

    Tout comme les coups dont ont été victimes, le lendemain, policiers et gendarmes à Lourdes (lire notre édition du 16 août).

    Une succession de faits regrettables qui a conduit les forces de l'ordre à sortir de leur réserve. «On relaie aussi le message national suite aux problèmes d'Amiens et d'Aix-en-Provence.

    C'est l'escalade et c'est la sécurité des citoyens qui en pâtit.

    Notre département reste un endroit où il fait bon vivre, où l'on peut sortir de chez soi le soir sans trop de craintes. Mais mieux vaut sensibiliser et prendre les devants avant d'en arriver à de telles situations.


    Enfin, nous apportons notre soutien aux collègues blessés et leur souhaitons un prompt rétablissement.»

     

    Andy Barréjot
    http://www.ladepeche.fr
    via http://www.fdesouche.com


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    Une association de médecins s'oppose à la mesure et appelle à l'«objection de conscience».



    Dans sa bataille pour l'austérité, le gouvernement espagnol a décidé de priver de couverture sanitaire gratuite les immigrés en situation irrégulière.

    partir du 1er septembre, seuls trois types de sans-papiers seront encore reçus sans payer: les mineurs, les femmes enceintes et les malades en situation d'urgence. Un millier de médecins, se déclarant objecteurs de conscience, annoncent toutefois qu'ils continueront à prodiguer leurs soins gratuitement.


    La Société espagnole de médecine de famille et communautaire (SemFYC) organise la rébellion. L'association regroupe plus de la moitié des médecins de famille espagnols.


    Sur son site, un formulaire permet à ceux qui le souhaitent d'envoyer leur «objection de conscience» aux autorités sanitaires. «Ma loyauté avec les patients m'empêche de faillir à mon devoir éthique professionnel et de me livrer à un abandon (…). Je veux continuer à traiter mes patients qui n'ont pas de permis de séjour», indique le texte qu'avaient signé dimanche près de 1300 personnes.

    D'abord réservé aux médecins, le formulaire a ensuite été ouvert à l'ensemble du personnel soignant.

    Salvador Tranche, le secrétaire de la SemFYC, justifie la prise de position de son association par des considérations éthiques: «La réforme est une rupture de la relation entre le médecin et son patient.»

    Économiser 1 milliard d'euros

    L'initiative, toutefois, devrait rencontrer quelques difficultés techniques.

    En Espagne, les soins de la Sécurité sociale sont dispensés dans des centres de santé qui, dans chaque commune ou quartier, regroupent médecins, infirmiers et personnel administratif.

    Grâce à sa carte sanitaire, l'équivalent de la carte Vitale, le patient prend rendez-vous et consulte gratuitement un généraliste.

    À la rentrée, quelque 150.000 tarjetas sanitarias seront désactivées.

    «Personnellement, j'ai indiqué au personnel administratif de m'envoyer les patients sans-papiers, dit le Dr Tranche. Mais si le département administratif ne nous aide pas, les patients n'accéderont pas à la consultation», reconnaît-il. Difficile, également, d'orienter l'un de ces patients vers un spécialiste ou un hôpital.

    Mais l'essentiel est sans doute ailleurs. Par leur rébellion, les médecins entendent avant tout attirer l'attention des pouvoirs publics et négocier.

    Car le projet est encore flou sur de nombreux aspects. Il semble même évoluer au fil des jours.

    Selon le journal El Pais, l'exécutif prévoit ainsi de proposer aux sans-papiers de cotiser s'ils veulent continuer à bénéficier de soins: 60 euros par mois pour les moins de 65 ans et jusqu'à 155 euros pour les plus âgés. «Compte tenu de la faiblesse de leurs revenus, ce n'est pas viable», objecte Tranche.

    Un responsable du ministère de la Santé a ensuite indiqué que la Sécurité sociale pourrait continuer à soigner les sans-papiers si la facture était ensuite envoyée aux pays d'origine.

    Pour le gouvernement, la priorité reste d'économiser.

    Selon ses calculs, l'exclusion des immigrés en situation irrégulière de l'accès gratuit aux soins, combinée à des restrictions contre le «tourisme sanitaire» des Européens, doit permettre d'économiser 1 milliard d'euros par an.


    Source: Mathieu de Taillac
    http://www.lefigaro.fr


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  • 08/21/12--21:44: L' ÉDITO DE CYRANO !
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    EDITO DE CYRANO

    Nous aimons trop la liberté et la France des Lumières pour les abandonner à l’islam des ténèbres

    Nous arrivons à la fin des vacances. A notre agréable surprise, le taux de fréquentation de notre site à progressé de plus de 50 % par rapport à celui de l’an passé, à la même époque.

    Bien évidemment, outre les Jeux Olympiques et la dhimmitude du CIO, c’est la situation politique française, trois mois après la victoire de celui que notre ami Alain Rubin a surnommé Normal 1er, qui est la principale responsable de cet étonnant taux de progression.

    Depuis le 6 mai, il faut être aveugle, politicien dhimmi ou journaliste en mission de désinformation pour ne pas se rendre compte que les islamistes et les racailles sont passées à une vitesse supérieure, dans la guerre quotidienne qu’ils mènent, quotidiennement, contre la France, ses valeurs laïques et républicaines, et la paix civile.

    Convaincus, et à juste titre, d’avoir été déterminants dans la victoire socialiste, ils demandent aujourd’hui un retour sur investissements. Leur message se résume à : « Laissez-nous islamiser la France, et foutez-nous la paix avec votre laïcité », pour les fous d’Allah, et« Laissez-nous faire la loi sur notre territoire, et cessez d’envoyer vos flics » pour les racailles.

    Le bloggueur algérien Aldo Stérone, qui vit en Grande-Bretagne, résume la situation dans un article d’une terrible lucidité, sans concession sur l’esprit capitulard des dirigeants de notre pays, intitulé : « Les émeutes raciales en France« .

    En voici quelques extraits.

    La France connait des émeutes raciales d’une ampleur qu’il devient difficile à dissimuler pour la presse prise entre ses dogmes et sa volonté de plaire au pouvoir local. (…) A chaque incident, les autorités françaises encaissent, minimisent, puis versent plus d’argent pour acheter la paix. En fait, ce n’est pas de la paix qu’elles achètent, mais du temps. (…)

    La France est l’un des rares pays dans le monde à cultiver cette étrange singularité qui consiste à importer des gens pauvres sur le plan économique et moral puis à les payer pour faire des enfants. (…) Et une grande portion des immigrants qui viennent en France, n’y viennent ni pour découvrir le terroir, ni les us et coutumes locales. Ils viennent pour bénéficier des aides sociales. (…)

    Aujourd’hui, la vie dans les cités en France est une projection déformée de la société du Maghreb. Elle porte en elle-même les graines de son échec. Elle est aujourd’hui manipulée par les mêmes esprits pervers et tordus qui poussent les sociétés arabes vers leur perte. (…)

    La France est en train de devenir un pays en ruine sur le plan spirituel, ouvert à tous les relativismes et prêt à se coucher devant le premier venu. Pour éviter la violence, tout le pays s’agenouille sans violence.

    Le moins qu’on puisse dire est que le bougre touche juste.

    En effet, depuis le 6 mai, malgré la volonté médiatique de noyer le poisson, la violence augmente, et de plus en plus souvent, nos compatriotes et les forces de l’ordre en sont victimes.

    Même si nombre de musulmans vivent dans notre pays en paix, on ne peut que remarquer que la plupart des agresseurs, ou criminels portent le prénom « Vladimir » que Le Monde, de manière grotesque, a attribué à l’assassin tchetchène, musulman, appelé Souleymane, qui, âgé de 16 ans, a étranglé le jeune Killian, 13 ans, dans un lycée de Rennes.

    Riposte Laïque, mais aussi nombre de sites résistants, font part de cette réalité effrayante que le gouvernement Hollande-Valls-Taubira occulte totalement, et que les médias tentent de minorer.

    Les violences d’Amiens, qui ont vu les policiers se faire tirer dessus à la chevrotine et de véritables scènes de guérilla urbaine, marqueront au fer rouge le début du quinquennat de François Hollande.

    Eberlués, les Français ont vu les conséquences de la politique laxiste de ce gouvernement.

    Des policiers qui n’ont pas le droit de répliquer, même avec 16 blessés, et qui sont, pour cela, incapables d’arrêter un seul émeutier.

    Des juges qui, à Amiens et dans toute la France, multiplient des verdicts scandaleusement cléments avec des délinquants multi-récidivistes, et envoient un couple, William et Monique, en prison 4 et 2 ans pour des faits certes répréhensibles, mais autrement moins graves que certains actes qui valent la mise en liberté à des accusés plus chanceux.

    De cela Riposte Laïque, ses rédacteurs et ses contributeurs ponctuels ont parlé durant toutes ces vacances.

     Mais le  »tube de l’été » a été un article de Roger Heurtebise, informant nos lecteurs d’une lumineuse idée de proches de Normal 1er : faire payer un loyer à vie à des propriétaires qui auraient fini de rembourser leur emprunt !

    Il faut bien que les salauds de riches qui ont osé devenir propriétaires, en travaillant dur, financent l’assistanat des nouveaux arrivants !

    Si notre journal progresse autant, il le doit à la qualité des membres de la rédaction, à leur réactivité et à la belle plume de nombre d’entre eux.

    Mais c’est aussi grâce aux contributions, souvent remarquables, d’autres lecteurs, qui écrivent, en général, la moitié des articles de Riposte Laïque.

    Cette semaine, nous avons envie, sans être restrictifs pour les autres, de vous présenter les articles de Jack Lucent et de Jean Ducluzeau.

    Le premier, s’interroge : « Laïques, combien de divisions, face aux journaleux et politiciens vendus à l’islam ? ».

    Il enrage de constater notre impuissance, face à nos adversaires, réfléchit à quelques stratégies possibles, et conclut sa démonstration, en exprimant son inquiétude :

    « Si nous perdons ainsi nos libertés, notre pays, notre civilisation, nos droits, nos terres, si nous devons vivre dans la double crainte de nos nouveaux maitres  si prompts à nos menacer et agresser, sûrs d’eux et du soutien unanime  des divers pouvoirs, et de la machine médiatico-politique plus que prompte à nous condamner au moindre signe de résistance et rebuffade face à cet étranglement de toutes nos liberté en faveur de ce nouveau fascisme religieux et obscurantiste… Si nous perdons tout ce que nous avons créé, pensé , inventé, au profit de ce qu’il y a de plus arriéré, ignare et barbare sur cette planète, cet immense néant qu’est l’islam, nous en serons autant responsables que ceux qui ont pactisé avec cet ennemi absolu.

    Alors réfléchissons et agissons … avant qu’il ne soit trop tard ! »

    Quant au second, Jean Ducluzeau, dans un long texte intitulé « Seule une révolution populaire peut encore sauver la France d’une islamisation fatale », il avance des pistes de reconquête des plus pertinentes, dont nous conseillons une lecture attentive.

    Il conclut, lui : « Certains à cet effet n’ont pas oublié l’Article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »


    Ces deux textes, parmi tant d’autres, illustrent l’inquiétude grandissante de nos compatriotes, au lendemain de la fin du ramadan, qui a vu nombre de musulmans, durant un mois, se comporter comme en pays conquis, et sommer la France de s’adapter à cette coutume que notre journal, en 50 articles, a qualifiéd’imbécilité incompatible avec un pays laïque.

    Cela n’a pas empêché des maires comme ceux de Paris, Marseille ou Roubaix, notre ministre de l’Intérieur et celui que les Français ont élu président de la République, de multiplier les gestes d’allégeance envers l’islam, trahissant l’esprit de la loi de 1905, dans un silence assourdissant des philosophes et organisations se prétendant défenseurs de notre laïcité.

    A chaque numéro, certains articles fort pertinents nous obligent à nous interroger sur les risques encourus, en cas de publication.

    Dans une France où on a remplacé l’esprit de la phrase attribuée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » par la nouvelle idéologie de prétendus anti-racistes : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, et je vous traînerai au tribunal pour que vous ne puissiez plus jamais le dire »,  il est nécessaire, encore davantage sous un gouvernement où sévit Christiane Taubira à la Justice, de ne pas donner à nos adversaires l’occasion de nous réduire au silence.

    Pour autant, faudrait-il édulcorer Riposte Laïque, au nom d’un risque zero qui n’existera jamais, avec les lois Pleven, Gayssot, Taubira, et des associations anti-racistes qui vivent, non pas des cotisations de leurs peu d’adhérents,  mais des subventions publiques et des procès qu’elles instruisent ?

    Faudrait-il priver nos lecteurs de tous ces articles, qu’on ne trouve nulle part ailleurs ? Notre réponse est non.

     Nous avons donc choisi, en toute connaissance de cause, de ne pas accepter ce chantage à la liberté d’expression, et nous sommes prêts, avec tous nos lecteurs disponibles, à en assumer les conséquences, s’il le fallait.

    Riposte Laïque est indépendant de tous les partis, et pourtant, notre journal mène un combat politique, et le fait à visage découvert.

    Nous savons que nous écrivons des choses que ressentent la majorité de nos compatriotes, même si trop d’entre eux, de peur d’être qualifiés de « racistes » « fascistes » « lepéniste » ou « extrême droâââte », n’osent pas toujours parler.

    Jean Ducluzeau, en conclusion de son article, posait la question :« Sommes-nous vraiment prêts à tout perdre ? »

    Il nous faut ouvrir les yeux, et être lucide sur l’analyse. De plus en plus, sur le territoire de France, cohabitent une dualité de pouvoirs : les lois de la République et celles de la charia.

    Il y a 72 ans ce jour, Léon Trotsky était assassiné par un tueur de Staline, à Mexico.

     

    Voilà ce qu’il disait sur cette question : « La dualité de pouvoirs non seulement ne suppose pas mais, généralement, exclut le partage de l’autorité à parties égales et, en somme, tout équilibre formel des autorités. C’est un fait non constitutionnel, mais révolutionnaire. Il prouve que la rupture de l’équilibre social a déjà démoli la superstructure de l’État. La dualité de pouvoirs se manifeste là où des classes ennemies s’appuient déjà sur des organisations d’État foncièrement incompatibles – l’une périmée, l’autre se formant – qui, à chaque pas, se repoussent entre elles dans le domaine de la direction du pays. La part de pouvoir obtenue dans ces conditions par chacune des classes en lutte est déterminée par le rapport des forces et par les phases de la bataille. »

    Certes, dans son langage marxiste, le révolutionnaire russe parlait d’antagonismes de classes sociales, mais sa lucidité quant à l’impossible cohabitation de deux pouvoirs inconciliables est remarquable.

    Or, il y a incompatiblité entre les lois de la République, qui, en France, reculent gravement, et celles de la charia, qui progressent de manière inquiétante.

    Seul le rapport de forces déterminera donc quel pouvoir l’emportera sur l’autre. Nous avons choisi notre camp.

    Nous aimons trop la France des Lumières, la Liberté, la vie, le rire, l’amour, l’humour, le vin, la spécificité de nos belles régions, la bonne chair, l’esprit gaulois, pour les abandonner sans combattre à l’islam des ténèbres, sa charia, son obscurantisme, son totalitarisme, son cléricalisme, son racisme, son sexisme, son antisémitisme, son homophobie, sa culture de la mort, ses voiles, son halal, son ramadan obligatoire, son jihad et ses casernes-mosquées.

     

    Ce sera donc eux ou nous, la République ou la charia, les démocrates ou les islamistes.

     

     

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    D’abord, bien les connaître, ce que permet cette présentation.

    Commande d’un exemplaire de La faute du bobo Jocelyn, 19 euros pour un exemplaire, 30 euros pour deux exemplaires, 50 euros pour 4 exemplaires, frais de port compris (pensez à vos cadeaux de Noël mais pensez aussi que c’est peut-être l’occasion ou jamais d’offrir autour de vous, à tous ceux qui n’ont pas encore compris ce qui se passait, un roman qui peut les éclairer en douceur, par le biais de la fiction).

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    Autres ouvrages de Riposte Laïque : Les dessous du voile, La colère d’un Français, Résistance républicaine, Les Assises sur l’islamisation de nos pays : 10 € pour 1 livre, 16 € pour 2 livres, 20 € pour 3 livres (frais de port compris).

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    Actualités > International > L’exemple du Bahreïn : L’alignement complet de l’UE et de (...)
    parFrançois Asselineau(son site)mardi 21 août 2012 -  
     

    L’exemple du Bahreïn : L’alignement complet de l’UE et de la politique française sur Washington

    24 octobre 2009 : le porte-avions américain USS Nimitz vient relâcher pour la troisième fois dans le port de Manama.
    7 août 2012 : François Hollande reçoit chaleureusement le roi du Bahreïn à l’Élysée

     

    Le drapeau national du Bahreïn a été adopté par phases successives entre 1820 et 2002. La dernière version ne compte plus que 5 pointes blanches sur le côté, qui représentent les "Cinq Piliers de l'Islam" ( c'est-à-dire les 5 obligations rituelles : profession de foi, prière cinq fois par jour, aumône, ramadan et pèlerinage à La Mecque).

     

    PRÉSENTATION DU ROYAUME DU BAHREÏN

    Le Royaume du Bahreïn (qui n’était que « l’Émirat du Bahreïn » jusqu’en 2022) (en arabe البحرين, littéralement « les deux mers ») est un petit État insulaire situé dans le Golfe Persique :

     

     
    Ce petit royaume est comme coincé au fond d’un golfe, cerné à l’ouest, au sud et à l’est par deux voisins plus grands que lui :

    • l’Arabie Saoudite, dont les côtes ne sont distantes que d’une quinzaine de kilomètres. Le Bahreïn est d’ailleurs relié au royaume wahhabite par un lien fixe : une digue routière, financée par l’Arabie saoudite ( la King Fahd Causeway ), qui relie la capitale Manama à la grande ville saoudienne de Dammam ;
    • et l’Émirat du Qatar, qui est à peu près à la même distance que les côtes saoudiennes. Le royaume de Bahreïn a d’ailleurs la souveraineté sur quelques îlots distants, situés à 700 mètres seulement des côtes qatariennes.

     

    D’une superficie de 665 km², le Bahreïn est à peu près grand comme le Territoire de Belfort ou la moitié du département du Val-d’Oise. La plus grande partie en est désertique. Ce qui donne à sa capitale Manama une très forte densité urbaine.

    Bahreïn est le premier pays arabe du Golfe persique à avoir foré du pétrole en 1932. Mais il est également le premier à avoir asséché ses réserves de pétrole et il a fallu que l’Arabie Saoudite toute proche lui vienne en aide en lui cédant les revenus du champ pétrolier off shore d’Abou Safa, à cheval sur les deux territoires, pour maintenir la viabilité du royaume.

    L’économie du Bahreïn reste donc extrêmement dépendante du pétrole qui représente 60 % des exportations du pays, 70 % des recettes de l’État et 30 % du PIB.

     

     

    Bahreïn d’hier et d »aujourd’hui :  

    • -au premier plan, les « dhows », embarcations traditionnelles à voile qui servaient notamment à la pêche et à la collecte de perles fines lorsque celles-ci constituaient la principale richesse de ces terres désertiques au bord d’une mer brûlante ; 
    • - à l’arrière-plan, les formes futuristes des gratte-ciels de Manama, notamment le somptueux hôtel Ritz-Carlton.

     

    UNE DICTATURE FAMILIALE

    Le Bahreïn est dirigé de façon dictatoriale par la même famille régnante de confession musulmane sunnite – les Al Khalifa – depuis la fin du XVIIIe siècle. Elle fut contrainte par les Britanniques de signer un traité « de paix et de protection » en 1820, donc d’accepter leur tutelle coloniale. La famille régnante du Qatar est issue de la même famille.

    Le pays recouvra son indépendance du Royaume-Uni en 1971…. pour tomber sous la coupe des États-Unis.

    Pour résumer l’emprise de la famille royale sur le Bahreïn, il suffit de souligner :

    • qu’elle possède à titre privé entre la moitié et les trois-quarts du territoire du royaume du Bahreïn.
    • que plus de la moitié des membres du gouvernement, ainsi que des personnalités de haut rang, sont membres de la famille Al Khalifa :
    1. - Roi : Hamad bin Issa Al Khalifa
    2. - Premier ministre : Khalifa ben Salman al-Khalifa (oncle du roi Hamad)
    3. - Prince héritier et commandant suprême adjoint des forces armées : Salman bin Hamad bin Isa al-Khalifa
    4. - Ministre des Affaires étrangères : Khalid ibn Ahmad al-Khalifah
    5. - Ministre de la Défense : Khalifa bin Ahmed al-Khalifa
    6. - Ministre de l’Intérieur : Rashid bin Abdullah al-Khalifa
    7. - Ministre de l’Information : Fawaz bin Mohammed al-Khalifa
    8. - Ministre des Finances : Ahmed bin Mohammed al-Khalifa
    9. - Ministre de la Justice et des Affaires islamiques : Khalid bin Ali al-Khalifa
    10. - Ministre de la Culture : Mai bint Mohammed al-Khalifa
    11. - Ministre des Transports (également vice-Premier ministre) : Ali Ben Khalifa al-Khalifa
    12. - Ministre de la Cour Royale : Khalid bin Ahmed al-Khalifa
    13. - Ministre de la Cour royale pour les affaires courantes : Ahmed ben Ateyatalla al-Khalifa
    14. - Ministre des Affaires de la Cour royale : Ali bin Isa al-Khalifa
    15. - Vice-Premier Ministre en charge des comités ministériels : Muhammad ibn Moubarak ibn Hamad al-Khalifa
    16. - Vice-Premier Ministre : Khalid bin Abdullah al-Khalifa
    17. - Ministre d’État aux Affaires de la Défense : Mohammed ben Abdallah al-Khalifa
    18. - Chef d’état-major de la Force de défense de Bahreïn : Duaij bin Salman al-Khalifa
    19. - Conseiller du Premier Ministre pour les Affaires de Sécurité : Bin Abdulaziz al-Khalifa Ateyatallah
    20. - Juge en chef de Bahreïn (président de la Cour de cassation) : Khalifa bin Rashid al-Khalifa
    21. - Commandant de la Garde nationale : Mohammed bin Isa al-Khalifa (frère du roi Hamad)
    22. - Directeur de la National Security Agency : Khalifa bin Abdullah al-Khalifa
    23. - Ambassadeur à Londres : Khalifa bin Ali bin Rashid al-Khalifa
    24. - Commandant de la Garde Royale et Président du Conseil suprême de la Jeunesse et des Sports : Cheikh Nasser bin Hamad al-Khalifa (fils du roi Hamad)
    25. - Premier Vice-Président du Conseil suprême de la Jeunesse et des Sports : Khalid bin Hamad al-Khalifa (fils du roi Hamad)
    26. - Secrétaire général du Conseil suprême de la Jeunesse et des Sports : Salman bin Ebrahim al-Khalifa
    27. - Président du Comité olympique bahreïni : Cheikh Nasser bin Hamad al-Khalifa (fils du roi Hamad)
    28. - Secrétaire général du Comité olympique bahreïni : Ahmed bin Hamad al-Khalifa (fils du roi Hamad) 
    29. Directeur exécutif du Comité olympique bahreïni : Khalid bin Abdullah al-Khalifa

     

    Ce rappel n’est pas superflu pour tous ceux – dont le gouvernement français – qui s’indignent du népotisme du régime syrien et qui reçoivent en grandes pompes le roi du Bahreïn…  

    Les habitants du Bahreïn ne risquent pas d’oublier que le pays est dirigé par la famille Al-Khalifa. Ici, l’un des panneaux muraux qui ponctuent le paysage du petit royaume présente le roi Hamad bin Isa Al Khalifa ( au centre ), le Premier ministre Khalifa bin Salman Al Khalifa ( à gauche ) et le prince héritier Salman bin Hamad bin Isa Al Khalifa ( à droite ).

     

    UNE DICTATURE RELIGIEUSEMENT MINORITAIRE

    Pour comprendre la situation intérieure du royaume, il faut en outre savoir :

    - que la population compte actuellement environ 1,24 million d’habitants, dont seulement 570.000 de nationalité bahreïnie et 666.000 immigrés (parmi lesquels un nombre important de travailleurs indiens – environ 290.000 -, srilankais ou philippins, ces derniers étant chrétiens catholiques),

    - que l’islam est la religion officielle et que 99,8% des 570.000 nationaux Bahreïnis sont musulmans,

    - mais que les Musulmans ne sont que 70% seulement de la population totale, si l’on y inclut les immigrés,

    - et que l’on estime que 66 à 70% des Musulmans habitant au Bahreïn sont chiites comme en Iran, et non pas sunnites comme leur monarque.

    La Mosquée Al Fateh ( مسجد الفاتح ) , littéralement « Mosquée du Conquérant » a été construite par le père de l'actuel monarque. Il l'a nommée ainsi en hommage au fondateur de la dynastie des Al-Khalifa, Ahmed ibn Muhammed ibn Khalifa, qui était né au Koweït dans la première moitié du XVIIIe siècle et qui conquit l'île du Bahreïn en 1783.


     

    Avec une superficie de plus de 6.500 m², cet édifice qui peut recevoir 7.000 fidèles en même temps est l'une des plus grandes mosquées du monde et aussi l'une des principales attractions monumentales du petit royaume. Sa coupole est la plus grande coupole au monde entièrement en fibres de verre.

     

    LE QUARTIER GÉNÉRAL DE LA Ve FLOTTE AMÉRICAINE

    Pour pimenter la situation, il se trouve que la position géographique du port de Manama, capitale du Bahreïn, est idéale d’un point de vue militaire :

    • 1) le port est extrêmement vaste (une dizaine de kilomètres en largeur) et peut accueillir des navires de très gros tonnage
    Sur cette photo de la ville de Manama prise par satellite, on voit clairement – à l’est – l’immense plan d’eau d’une dizaine de kilomètres de large, abrité par quelques puissantes jetées, qui constitue le port de la Ve Flotte américaine. Au-dessus on peut distinguer la longue piste de l’aéroport international, situé à la pointe nord-est.

    • 2) le Bahreïn se situe à peu près au centre géostratégique du Golfe Persique  : contigu à la péninsule arabique et à celle du Qatar, posé face à l’Iran qui n’est distant que de 200 km à vol d’oiseau, il est à peu près exactement à mi-chemin entre le « chott-el-arab » (estuaire du Tigre et de l’Euphrate où convergent les frontières de l’Iran, de l’Irak et du Koweït : à 450 km à vol d’oiseau) et du Détroit d’Ormuz, célèbre veine jugulaire par laquelle transitent tous les supertankers ( à 500 km à vol d’oiseau).

     

     

    La valeur géostratégique du Bahreïn n’a évidemment pas échappé à Washington qui en a fait un État satellite, à peu près au même titre que l’Arabie saoudite, mais en bien plus docile encore, compte tenu de la disproportion des forces : qu’est-ce qu’un roi à la tête d’un État grand comme la moitié du Val-d’Oise, situé à un endroit aussi stratégique, peut refuser à la première puissance militaire de la planète ?

    C’est pourquoi les États-Unis ont décidé de s’y installer à demeure, et notamment d’y installer le Quartier général de leur « Cinquième flotte ». 

     

    4 février 2003 : un an et demi après les attentats du 11 septembre 2001, le roi Hamad bin Issa Al Khalifa du Bahreïn est en visite à Washington, où il est reçu au Pentagone : il répond ici à la presse, en compagnie du Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld.

     

    Un an et demi après la photo précédente, le roi du Bahreïn est de nouveau en visite officielle aux États-Unis. Il est ici reçu par le président George W. Bush, hilare, dans le Bureau Ovale le 29 novembre 2004. Il est notable que le roi ne s'habille pas en tenue de cheikh mais en costume occidental lorsqu'il va visiter ses supérieurs hiérarchiques. Soumission symbolique de type vestimentaire à laquelle n'a pas eu droit le pauvre François Hollande.

     

     

    Cette caricature représente le roi du Bahreïn portant le fardeau d'un porte-avions de la Ve Flotte américaine. La Cinquième flotte des États-Unis, qui avait été créée le 26 avril 1944 et supprimée en janvier 1947 fut recréée le 1er juillet 1995, suite à la Première guerre du Golfe. Elle fut chargée des forces navales au Moyen-Orient, charge qui incombait auparavant à la VIIe flotte qui était également chargée de l'océan Indien et du Pacifique Ouest. Son quartier général (NSA Bahrain) se trouve à Manama, capitale du Bahreïn.

     

    Des navires de guerre américains dans le port de Manama, au Bahreïn, juste après l'Opération "Desert Storm" ("Tempête du Désert") menée contre l'Irak en 1991. On y voit notamment le navire amiral USS Blue Ridge à droite et la frégates USS Hawes à gauche (ainsi que la frégate britannique HMS Boxer au-dessus).


    2 août 2004 : Le porte-avion américain USS John F. Kennedy s'apprête à jeter l'ancre dans le port de Manama. Le navire servait alors de base à l'escadre de chasseurs Carrier Air Wing Seventeen (CVW-17), chargée de mener des missions de support à l'opération "Iraqi Freedom" ("Liberté en Irak").

     

    UNE AGITATION POLITIQUE ET SOCIALE DEPUIS 2011

    Le pouvoir confisqué par une seule famille, la composition socialement, religieusement et ethniquement très hétérogène de la population, la présence militaire américaine et la proximité de l’Iran, tout cela crée un cocktail politiquement explosif. Logiquement, une agitation sporadique anime le Bahreïn depuis déjà de nombreuses années.

    Mais cette agitation s’est brusquement aggravée au printemps 2011. Suivant la vague du « printemps arabe », le pays est secoué depuis le 14 février 2011 par un mouvement de contestation du régime, animé par plusieurs catégories de la population :

    • - des musulmans chiites,
    • - des jeunes désœuvrés,
    • - des responsables politiques de sensibilité de gauche.

     Il y a de profonds désaccords entre ces opposants, mais tous réclament une monarchie constitutionnelle qui leur confèrerait la démocratie ou un accès au pouvoir. De plus en plus, certains se radicalisent en réclamant l’abolition pure et simple de la monarchie.

    Plusieurs grandes manifestations se sont ainsi déroulées, notamment une manifestation monstre d’opposants à la monarchie régnante qui a réuni, le 22 février 2011, plusieurs centaines de milliers de personnes dans la capitale Manama. Ce qui constituait un événement sans précédent historique dans ce petit pays indépendant depuis 1971.

    La prière du midi sur Pearl square est l'occasion d'une manifestation antigouvernementale. On reconnaît au premier plan un membre du clergé chiite.

     

    21 février 2011 : grande manifestation antigouvernementale à la tombée du jour au Rond-point Pearl (Pearl roundabout) dans Manama.


    Sur Pearl Square, ce manifestant a scotché un billet de banque bahreïni sur sa bouche pour dénoncer le pouvoir de l'argent qui a muselé tous les médias dans le royaume.

    Dans une forêt de drapeaux bahreïnis, la manifestation contre la monarchie régnante du 22 février 2011, qui faisait suite aux morts de la manifestation précédente, a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes dans la capitale Manama. Pour un pays qui ne compte que 570.000 nationaux, cette mobilisation monstre témoigne de l’ampleur du désaveu populaire qui touche la famille régnante.



     

    UNE RÉPRESSION FÉROCE DES MANIFESTATIONS

    Le roi Hamad ben Issa Al Khalifa a répondu aux manifestants par la proclamation de la loi martiale et une répression féroce. On estime que plus de 80 manifestants sont morts à ce jour (soit au cours de heurts avec la police, soit sous la torture après leur arrestation), et que le nombre d’arrestations a atteint les 3.000. [pour de plus amples détails : http://fr.wikipedia.org/wiki/Soul%C... ]

    Pour un petit pays de 1,24 million d’habitants, ce sont des nombres très élevés. Si on les rapportait à la population syrienne (23 millions d’habitants), cela représenterait 1.533 morts et 57.500 incarcérés. Et si l’on part du principe que ce sont essentiellement les 570.000 nationaux Bahreïnis qui ont manifesté (les immigrés ayant un statut de subordination et d’extrême précarité, qui les dissuade généralement de se faire remarquer), les chiffres rapportés à la population syrienne monterait alors à 3.228 morts et 121.000 incarcérés.

    Autant dire que la répression et la violence des troubles au Bahreïn ont été spécialement fortes.

     

    21 février 2011 : Abdulrheda Mohammed est l'un des participants à la manifestation de Pearl roundabout qui ont été tués par les forces gouvernementales. Il a succombé à de très violentes blessures portées à la tête et son corps a été transféré à la morgue du complexe médical Salmaniya. Sur ce cliché terrible publié par le Los Angeles Times, son frère Ahmed Buhmaid vient respectueusement poser une rose rouge sur le corps de son frère défunt.

     

    21 février 2011 : Les proches d'Abdulrheda Mohammed en sanglots dans les couloirs de la morgue de Manama.

     

    4 mars 2011 : Nouvelle et grande manifestation à Manama : les manifestants portent le cercueil symbolique, avec des photos dessus, des manifestants qui sont morts du fait des violences policières lors des manifestations précédentes.

     

    LA RÉPRESSION CONTRE NABIL RAJAB

    Bien qu’il ne soit pas le seul responsable politique d’opposition, l’une des figures centrales de la contestation est Nabil Rajab, un militant des droits de l’homme de confession chiite, qui préside le « Centre des droits de l’Homme ».

    [pour de plus amples détails en anglais ]

    Sa notoriété locale et régionale est devenue internationale lorsqu’il a été condamné, en juin dernier, à une peine de trois mois de prison pour avoir…. adressé un message Twitter constituant, d’après le tribunal, une « insulte aux sunnites ». Il avait en outre été condamné le 28 juin à 300 dinars bahreïnis (800 dollars) d’amende pour « insultes aux forces de l’ordre. »

    Mais le 16 août 2012, sa situation a singulièrement empiré puisqu’il vient d’être condamné à trois ans de prison pour « participation à trois manifestations non autorisées ».

    Cette photo, disponible sur Wikipedia anglais, présente les brutalités policières que Nabil Rajab aurait subies, déjà lors d'une manifestation le 15 juillet 2005.


    Nabil Rajab et Abdulhadi Alkhawaja aidant une vieille femme après l'intervention musclée de la police contre une manifestation pacifique en août 2010.

    Affiches très récentes des partisans de Nabil Rajab, faites après son incarcération de juin 2012.

     

    LE DOUBLE JEU DES ÉTATS-UNIS ET DE L’UE

    En pleine crise syrienne, et alors que les États-Unis et l’UE ne cessent de fustiger le régime de Damas comme violant outrageusement les droits de l’homme, la décision du tribunal du Bahreïn contre Nabil Rajab tombe évidemment très mal.

    Car ce verdict attire soudain l’attention du monde entier sur le fait que les monarchies du Golfe – à commencer par le Royaume d’Arabie saoudite qui est une chasse gardée américaine – sont tout sauf des démocraties. Et que les droits de l’homme y sont depuis longtemps bien plus bafoués encore qu’ils ne le sont dans la Syrie laïque.

    Dans ce dernier pays, au moins, la liberté religieuse, la sûreté et le « vouloir vivre ensemble » de chaque communauté religieuses sont très réels. Tandis que les monarchies du Golfe, à des degrés divers, interdisent ou restreignent drastiquement tout autre culte que l’islam sunnite sur leur propre sol. Ce qui, soit dit en passant, viole expressément la Charte fondatrice des Nations Unies auxquels ces États ont théoriquement souscrit.

    Du reste, le double jeu des Américains n’a pas échappé aux manifestants du Bahreïn. Nabil Rajab a précisément attaqué les autorités de Washington sur ce terrain lors d’un entretien donné à Al Jazeera le 26 Juillet 2011.

    Évoquant la répression féroce des manifestations survenues depuis février, l’opposant a déclaré notamment :

    « Le silence des États-Unis a déçu beaucoup de personnes. Il est très clair maintenant que les États-Unis n’exigent la démocratie et le respect des droits de l’homme que dans les pays avec lesquels ils ont des problèmes ; mais qu’ils ne l’exigent pas du tout dans les dictatures avec lesquelles ils ont d’excellentes relations. »

    Le 21 décembre dernier, Nabil Rajab a réitéré ses critiques dans un entretien avec le National Post :

    « Le gouvernement des États-Unis est la sauvegarde des familles royales dans cette partie du monde. Ils soutiennent les dictateurs. Les États-Unis sont très durs sur la Syrie et sur la Libye, mais, quand ils regardent leurs alliés, ils sont très souples. »

    [source]

    Des manifestants brûlent le drapeau américain pendant l'une des émeutes qui ont émaillé la vie politique du Bahreïn depuis un an et demi.

     

    L’HYPOCRISIE DES ÉTATS-UNIS ET DE L’UE FACE AU CAS RAJAB

    Interrogée par la presse dans les instants ayant suivi l’annonce de la lourde condamnation à 3 ans de prison de Nabil Rajab pour participation à une manifestation interdite, la porte-parole de la diplomatie américaine Victoria Nuland a assuré que les États-Unis sont « profondément troublés » par ce verdict, et qu’ils « appellent le gouvernement du Bahreïn à prendre des mesures pour redonner confiance aux citoyens à travers le pays et à démarrer un véritable dialogue avec les partis d’opposition et la société civile ».

    On reste fasciné par l’hypocrisie de cette réaction, et par la différence de traitement avec les réactions américaines sur la Syrie au même moment. C’en serait comique si les sujets n’étaient pas aussi dramatiques.

    Naturellement, le perroquet bruxellois s’est aussitôt fait la voix de son maître.

    La porte-parole du Département d’État américain s’étant déclarée « profondément troublée », sa préposée à la tête de la prétendue « diplomatie de l’Union européenne » – la baronne travailliste Lady Catherine Ashton of Upholland – s’est aussitôt déclarée « préoccupée ». Remarquons que l’on aurait pu avoir l’inverse : si le Département d’État américain s’était déclaré « préoccupé », nul doute que la « diplomatie européenne » se serait aussitôt déclarée « profondément troublée ».

    4 décembre 2009 : les deux responsables en chef de la diplomatie euro-atlantiste se rencontrent au quartier général de l’OTAN à BruxellesLa posture et le type de présence de chacune des deux femmes fait ressortir, de façon presque gênante, qui commande à qui : 

    • À droite, Mme Hillary Clinton, Secrétaire d’État américaine. Avec son manteau rouge vif de grand couturier, sa permanente et ses mèches soigneusement colorées, son sourire carnassier et son regard assuré et triomphant, Mme Clinton est clairement la patronne.
    • À gauche la baronne Ashton of Upholland, « Haute Représentante de l’Union européenne pour pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎ » . Avec son vêtement clownesque, sa coiffure « maison » comme si elle sortait de la douche, sa tête légèrement baissée et rentrée dans son quintuple menton, et son air de chien battu, la Baronne Ashton est clairement la subordonnée.

    Mme Ashton a en outre formé le vœu que le verdict sera « revu en appel et que cela s’applique aussi à tous les citoyens [sic ] du Bahreïn jugés pour des faits liés à l’exercice de leurs libertés fondamentales ».

    Notons au passage que Lady Ashton of Upholland ne connait visiblement pas la différence qui existe entre un « citoyen » ( = le détenteur d’une parcelle de pouvoir dans un État fondé sur la souveraineté nationale ) et un « sujet » ( = le fidèle serviteur obéissant à un monarque dans un État fondé sur la souveraineté de droit divin ). Notre très ignorante baronne britannique, qui est elle-même « sujette de Sa Gracieuse Majesté », ne semble donc pas avoir compris que le roi du Bahreïn ne reconnaît justement pas l’existence de « citoyens du Bahreïn », mais seulement de « sujets ». Et que c’est bien là tout le problème.

     

    Un salaire de 38.000 euros par mois pour une baronne travailliste de pacotille, incompétente et ultra-atlantiste : il est difficile de trouver une figure plus caricaturale de l’eurocrate incompétent et profiteur que Lady Catherine Ashton of Upholland. Née très banalement dans une famille roturière, les Ashton, vivant à Upholland (Lancashire) en 1956, la jeune Catherine fit des études de sociologie et commença modestement sa vie en travaillant pour une association en faveur du désarmement nucléaire.

    Elle n’a dû son ascension qu’à son implication dans le Parti Travailliste et à la faveur d’Anthony Blair. Celui qui était Premier ministre avait sans doute remarqué que la brave Catherine faisait sans broncher ce qu’on lui demandait de faire. Il fit donc anoblir cette bonne pâte et la nommer « Pair à vie » à la Chambre des Lords en tant que baronne Ashton of Upholland en 1999, dans le seul objectif d’y renforcer la majorité à la chambre des Lords pour obtenir la ratification du traité d’Amsterdam… 

     Le 3 octobre 2008, le gouvernement britannique la nomma en remplacement de Peter Mandelson au poste de Commissaire européen en charge du sujet-clé es négociations commerciales multilatérales. Ce qui fit scandale dans le Landerneau bruxellois, tant il apparut qu’elle ne connaissait strictement rien de rien à ce sujet extrêmement technique et profus. Maintenue par Londres au poste de Commissaire européen dans la Commission Barroso II (en 2009), elle fut choisie par celui-ci comme 1ère représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, poste nouveau créé par le traité de Lisbonne. Sans doute le président de la Commission Barroso, homme complètement inféodé aux intérêts américains, a-t-il senti comme Anthony Blair que Lady Ashton était malléable à souhait et qu’elle ne ferait pas de difficultés pour s’aligner consciencieusement sur les directives de Washington. 

    Quoi qu’il en soit, cette nomination à ce poste prestigieux fit encore plus scandale que la précédente. Et les remous provoqués se firent entendre au sein même du parlement européen. Le 25 novembre 2009 à Strasbourg, le député Nigel Farage dénonça le fait que Mme Ashton n’avait jusqu’alors jamais été élue démocratiquement. 

    Totalement ignare en matière diplomatique, géopolitique et militaire, ne parlant pas d’autre langue que l’anglais, la baronne travailliste a passé une « audition » mouvementée le 11 janvier 2010 devant le Parlement européen. Elle y révéla notamment une incompétence rare sur la question de la politique européenne de Défense. 

    Selon le Sunday Times du 14 mars 2012, Lady Catherine Ashton of Upholland perçoit un salaire de 328 000 £ par an, soit environ 418.000 euros par an (environ 35.000 euros par mois), ce qui fait d’elle la politicienne la mieux payée au monde. 

    Comme elle est en outre mariée à Mariée à Peter Kellner, président de l’institut de sondage britannique dénommé YouGov, et que le couple vit donc dans le luxe, on se demande ce qu’elle fait de son argent. Car son inélégance vestimentaire et son allure constamment négligée constituent la « cerise sur le gâteau » de cette baronne pour rire, incompétente et grassement payée.

     

    LE CYNISME DU ROYAUME-UNI

    Quant au Royaume-Uni – ancienne puissance coloniale au Bahreïn – il a bien entendu surenchéri dans le même registre hypocrite.

    Le ministère britannique des Affaires étrangères a souligné que « la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement sont une partie fondamentale de toute démocratie moderne ».

    C’est une déclaration spécialement cynique au moment où ce même ministère envisage de violer la vénérable Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, en menaçant de livrer l’assaut contre l’ambassade d’Équateur à Londres, où s’est réfugié le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, qui a demandé et obtenu l’asile politique.

     Soulignons au passage que l’un des motifs pour lesquels le gouvernement de Quito a accordé l’asile politique, c’est qu’il estime qu’il y a un risque sérieux que si l’Australien Julian Assange sort de son ambassade, les Britanniques ne l’expédient aussitôt aux États-Unis, où il risque rien moins que la peine de mort pour divulgation de secrets d’État.

    Pour en revenir au Bahreïn, le gouvernement britannique a assorti sa déclaration de principe démocratique d’un bémol qui en ruine aussitôt la portée pour ce qui concerne la monarchie des Al-Khalifa. Le Foreign Office a en effet « demandé aux militants de l’opposition de s’assurer que leurs paroles et leurs actes ne constituent pas une incitation à la violence ».

    On goûtera en connaisseur la différence entre cette déclaration cauteleuse, qui jette suavement le doute et l’opprobre sur les manifestants, et les déclarations incendiaires et guerrières que le même Foreign Office utilise depuis un an et demi contre le régime syrien….

     

    13 décembre 2011 : Le Premier ministre britannique, David Cameron, reçoit le roi du Bahreïn au 10 Downing Street

     

    LES PROMESSES MENSONGÈRES DE FRANÇOIS HOLLANDE

    Outre que toutes ces déclarations lénifiantes des États-Unis, de l’UE, et du Royaume-Uni, ne changeront rien pour l’intéressé ni pour les milliers d’opposants incarcérés au Bahreïn, il est remarquable de constater qu’elles sont comme un copié-collé saisissant des déclarations que la Russie et la Chine ne cessent de faire au sujet de la situation en Syrie…. à la plus grande indignation des des États-Unis, de l’UE et du Royaume-Uni !

    Dans ce que mes lecteurs me pardonneront d’appeler un « bal de faux-culs », le nouveau locataire de l’Élysée n’est hélas pas en reste.

    M. Hollande, qui se range, comme son prédécesseur, aux avis de Bernard-Henri Lévy pour décider de la stratégie de la France envers la Syrie, et qui n’a donc pas de déclarations assez indignées et violentes contre le régime de Bachar El-Assad, a au contraire les yeux de Chimène pour la monarchie du Bahreïn.

    Le 7 août 2012 – donc il y a 10 jours – le président de la République a ainsi reçu en grande pompes Sa Majesté Hamad ben Issa Al Khalifa, roi autocrate ayant 4 femmes et 12 enfants, et despote du Bahreïn qui proclame la loi martiale et fait tirer sur la foule à la première manifestation venue.

    Cette invitation est d’autant plus indécente que M. Hollande, il y a 3 mois à peine, faisait précisément campagne pour l’élection présidentielle en annonçant qu’avec lui, les dictateurs allaient trembler…..

     

    Trois mois et 9 jours seulement séparent ces deux photos :

    • À gauche : 29 avril 2012 : lors d’un grand meeting au Palais Omnisports de Bercy pendant la campagne présidentielle, François Hollande lance devant une foule enthousiaste : « Je veux que le 6 mai [ date du second tour de la présidentielle ]  soit une bonne nouvelle pour les démocrates et une terrible nouvelle pour les dictateurs. Voilà ce que nous avons à apporter, y compris dans cette élection présidentielle ! »
    • À droite : 7 août 2012 : François Hollande, élu président de la République, reçoit chaleureusement le roi du Bahreïn à l’Élysée, qui se livre dans son pays à une répression féroce. 

     

    Pour bien réaliser l’ampleur de la manipulation dont furent victimes les électeurs de M. Hollande, il est de salubrité intellectuelle de revisionner ce passage de haute propagande. Un groupe d’internautes l’ont fait et j’y renvoie volontiers car c’est bref et cela vaut vraiment le coup d’œil .

     Sur ce sujet comme sur à peu près tous les autres, les électeurs de François Hollande n’ont donc plus qu’à aller se faire cuire un œuf. Comme nous n’avions cessé de mettre en garde, il apparaît désormais clairement que le slogan de campagne du candidat « socialiste » – « LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT » – n’était bien qu’une sinistre farce.

    Que l’invitation du dictateur bahreïni à l’Élysée le 7 août 2012 ait été suivie de l’annonce, le 16 août, de la condamnation féroce du principal représentant de l’opposition au Bahreïn à 3 ans de prison, voilà qui ne fait évidemment pas très bon genre.

    La France étant ainsi ridiculisée, notre diplomatie a entonné à son tour les mêmes gesticulations hypocrites que celles de Washington, Bruxelles et Londres.

    Réagissant à la condamnation de Nabil Rajab, le ministère français des Affaires étrangères a donc piteusement « rappelé son attachement au principe de liberté d’expression », et a affirmé que la France « encourageait le dialogue permettant d’apaiser durablement les tensions au Bahreïn ».

    Bref, notre diplomatie ne sort pas grandie de tout cela, et affiche à l’égard du potentat du Bahreïn une mansuétude qui est refusée avec indignation au président syrien.

     

    QUI TIRE LES FICELLES : L’IRAN… OU OTPOR ?

    Que l’on me comprenne bien.

    Je ne reproche pas, dans l’absolu, à la diplomatie française de conserver de la distance par rapport aux événements du Bahreïn et de se fixer comme ligne de conduite de tenter seulement d’y apaiser les tensions. J’estime que c’est au contraire ce qu’elle devrait y faire, au Bahreïn comme en Syrie et ailleurs.

    Malgré toute la sympathie spontanée que l’on peut éprouver pour Nabil Rajab et les opposants à la monarchie dictatoriale du Bahreïn, il est prudent de ne pas s’avancer sans connaître parfaitement les tenants et les aboutissants de toutes ces manifestations, spontanées ou non. Car dans ce genre de situation, des surprises ne sont jamais exclues.

     Tout d’abord parce qu’il existe plusieurs lectures de la crise :

    • selon certains, cette crise découlerait de l’opposition confessionnelle chiite / sunnite ; compte tenu du contexte géopolitique, cela signifierait que l’Iran pourrait être à la manœuvre.

    En l’espèce, quel est exactement le jeu joué par les autorités de Téhéran ? On imagine sans difficultés que la théocratie iranienne peut avoir avoir partie liée avec certains milieux chiites du Bahreïn, dans ce petit État que l’Iran affirma d’ailleurs être sa possession et qu’il revendiqua officiellement, de 1957 à 1970, comme étant sa 14ème province.

     

    La possibilité de déstabiliser un État qui sert de quartier général à la Ve Flotte américaine ne doit pas déplaire aux stratèges de Téhéran.

    • selon d’autres, cette crise ne serait pas une opposition chiite / sunnite mais une opposition plus classique : « droite / gauche » non confessionnelle.

    Mais on doit se demander alors comment il se fait que cette opposition droite / gauche sorte soudain d’un chapeau et comment elle s’articule avec l’opposition chiite / sunnite.

    C’est ici qu’apparaît un élément plus inattendu. Selon des sources concordantes, un certain nombre de jeunes manifestants seraient membres du « Mouvement des jeunes pour la Liberté du Bahreïn » (حركة شباب من اجل الحرية في البحرين ) et auraient reçu une formation du groupe Otpor, comme certains « révolutionnaires » tunisiens ou égyptiens.

    Cela conduit à rappeler que le groupe Otpor, mot serbe qui s’écrit « Отпор » en cyrillique et qui signifie « Résistance », est une organisation :

    • qui joua un rôle majeur dans la chute du régime de Slobodan Milošević en ex-Yougolsavie
    • et qui est ensuite devenue un centre de formation pour de jeunes révolutionnaires de différents pays, notamment en Géorgie, puis en Ukraine, mais aussi en Biélorussie et dernièrement, en 2011, en Égypte.

     

    Or, le financement d’Otpor provient notamment :

    - de la « Freedom House », qui est financée directement par… le gouvernement des États-Unis et qui reçoit aussi des dons d’organisations caritatives ou de l’Union européenne.

    - et de l’ »Open Society Institute », la célèbre fondation créée par le célèbre milliardaire américain George Soros, très lié à David Rockefeller, et dont les liens avec toute l’oligarchie euro-atlantiste et les services secrets américains sont un secret de Polichinelle.

    Logo de Otpor

    Le logo de Otpor apparaît, de façon cryptée, sur les affiches du "Mouvement des jeunes pour la Liberté du Bahreïn"appelant à certaines manifestations. On notera que ces affiches sont en anglais, à l'exception de détails. On notera aussi, sur l'affiche de gauche, dans le macaron en bas à droit e(peu visible), la mention : "NO SHII NO SUNNI JUST BAHREÏNI" = "NI CHIITE NI SUNNITE, SEULEMENT BAHREÏNI"

     

     

    LA TACTIQUE MACHIAVÉLIQUE DES ÉTATS-UNIS : 

    LE SOUTIEN DISCRET AUX OPPOSITIONS INOFFENSIVES POUR LEUR DOMINATION

    Pour un esprit logique et droit, il paraît incompréhensible qu’une partie de l’opposition au roi Hamad Al-Khalifa du Bahreïn soit soutenue, financée et entraînée en sous-main par OTPOR, donc au bout du compte par la CIA. Comment les États-Unis peuvent-ils avoir un allié décisif pour leur stratégie dans le Golfe persique et contribuer à soutenir en catimini des actions destinées à le renverser ?

    La réponse à cet apparent mystère n’est pas si difficile à comprendre. Sans doute les échecs cuisants de la diplomatie américaine au cours des années 1970 ont-ils donné à réfléchir aux think-tanks de Washington. En effet, les chutes des régimes qu’ils soutenaient à travers le monde, notamment ceux du général Lon Nol au Cambodge ( 17 avril 1975 ), de Nguyễn Văn Thiệu au Sud Vietnam ( 30 avril 1975 ) ou du shah Mohammed Reza Pahlavi en Iran ( 16 janvier puis 1er avril 1979), se sont traduites par l’éviction durable de toute influence américaine dans les pays en question, au moins pour plusieurs décennies, sinon par l’apparition d’un adversaire farouche ( le cas de l’Iran étant le plus flagrant ). 

    Tous ces événements ont donc fait prendre conscience des risques d’un soutien massif et unilatéral à des pouvoirs discrédités dans la profondeur des populations, sans envisager de solution de rechange.  En tirant les leçons de ces échecs, l’idée s’est donc fait jour de neutraliser toute possibilité de révolutions réellement dangereuses pour les États-Unis, en soutenant et finançant les oppositions aux régimes en place, fussent-ils dans des régimes amis de Washington, quitte même à y promouvoir des « révolutions ». Et cela afin d’avoir deux fers au feu et de préserver la positions américaine, quels que soient les événements.

    L’idée de financer des oppositions aux régimes en place n’était certes pas nouvelle puisque la CIA notamment l’a fait depuis sa création, à la fin de la Seconde guerre mondiale, dans les pays dont elle voulait abattre le régime ( Cuba ou les pays de l’est par exemple) ou dans les pays alliés dont le dirigeant déplaisait « souverainement » à la Maison-Blanche (Charles de Gaulle en France par exemple). 

    Ce qui est plus nouveau, c’est l’idée de prendre les devants et de déstabiliser sciemment un régime et un dirigeant allié mais considéré comme fragile, afin de neutraliser par avance les dégâts d’une révolution non contrôlée.

    L’idée, très intelligente il faut le reconnaître, s’est donc fait jour de promouvoir de façon systématique des « révolutions clés en mains » par des associations œuvrant en faveur de la démocratie », soit dans des pays adversaires, soit même dans des pays amis.

    C’est ainsi que furent notamment créés :

    • en 1983, le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie), « fondation privée à but non lucratif » des États-Unis dont l’objectif déclaré est « le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde » , mais dont la plus grande part de ses fonds provient du département d’État américain, avec approbation du Congrès. [ http://fr.wikipedia.org/wiki/Nation... ]
    • en 1993, l’Open Society Institute (OSI), « fondation » créée par le milliardaire George Soros dont l’objectif déclaré est de « promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme et des réformes économiques, sociales et légales et de mettre en œuvre une gamme d’initiatives visant à appuyer la primauté du droit, l’éducation, la santé publique et l’indépendance des médias [ sic ]  ».

    Ces deux fondations, entre autres, ont été à la manœuvre dans la floraison de « révolutions de couleur », toutes conçues selon le même type de scénario,  qui ont commencé par balayer l’ex camp socialiste, avant de s’attaquer aux régimes en place dans le monde arabe :

    • Révolution du 5 octobre en 2000 en ex-Yougoslavie conduisant à la chute de Slobodan Milošević (avec la création du mouvement Otpor).
    • Révolution des roses en Géorgie en 2003, conduisirent à la chute d’Edouard Chevardnadzé (avec le soutien du « mouvement de résistance civique » Kmara).
    • Révolution orange en Ukraine en 2004, (avec le soutien du « mouvement de résistance civique »Pora).
    • Révolution des tulipes au Kirghizistan en 2005 (avec le soutien du « mouvement de résistance des jeunes » Kelkel).
    • Tentative de déstabilisation en Russie, lors des élections législatives de 2011 (avec le soutien de l’organisation Golos, fondée en 2000 et recevant des fonds de George Soros via la Open Society Institute, et de la NED). Cette tentative explique la décision prise il y a quelques semaines par le président russe Vladimir Poutine de promulguer qui qualifie désormais les ONG percevant des fonds extérieurs comme étant des « agents de l’étranger » et qui les soumet en conséquence à des contrôles officiels. Loi que la presse occidentale a bien entendu qualifié de grave atteinte aux « droits de l’homme ». 
    • Révolution du jasmin en Tunisie (2010 – 2011) contre le régime pro-américain de Ben Ali.
    • Révolution du papyrus en Égypte (2011) contre le régime pro-américain de Moubarak.

     

     

    EN ROUTE VERS LA « RÉVOLUTION DES PERLES » ?

    Le soutien du mouvement OTPOR au « Mouvement des jeunes pour la Liberté du Bahreïn » prouve que les États-Unis ont décidé de se prémunir de tout désagrément en cas de chute du roi Hamad :

    • - en tentant de focaliser les manifestations sur la question constitutionnelle et le clivage droite-gauche, et en ayant surtout pour objectif de désamorcer le clivage sunnite / chiite que favorise l’Iran en sous-main (cf. photo supra)
    • - et en proposant une solution « clé en mains ». Washington a apparemment fait son choix, qui consiste à pousser les manifestants à se focaliser contre la personne de l’actuel roi et à promouvoir à sa place, en douceur son fils, le prince héritier. Lequel a déjà droit à toute la bienveillante attention de l’administration Obama et a éjà présenté dans la presse américaine comme un « libéral » .

    Nul doute que, si des troubles devaient de nouveau éclater, les manifestants supervisés par la CIA-OTPOR orienteraient les revendications des manifestants en faveur d’une démission du roi actuel et de l’édiction d’une Constituante avec l’élévation au trône du prince héritier.

    Il ne resterait à trouver que le nom de la révolution. Par exemple « Révolution des perles », en référence aux huitres perlières de jadis…

    À l’exemple de ce qui est en train de se passer sous nos yeux dans les prétendues « révolutions » du « printemps arabe », le peuple de Bahreïn se rendra compte, mais ensuite, qu’il ne s’est agi que d’une révolution factice, faisant semblant de « tout changer pour que rien ne change », pour paraphraser le Prince Salina dans le roman Le Guépard de Lampedusa.

    En attendant, François Hollande a décidément bonne mine en recevant le roi du Bahreïn : non seulement il salit l’image de la France mais il invite à l’Élysée un roi qui ne l’est plus à la Maison-Blanche, où l’on s’active à promouvoir le fils…

     

    7 juin 2011 : Alors que cet entretien n'était pas prévu officiellement et qu'il n'est pas parfaitement conforme aux usages protocolaires, le président Obama reçoit à la Maison-Blanche le prince héritier du Bahreïn, Salman bin Hamad bin Isa al-Khalifa. Le Wall Street Journal a présenté cette rencontre comme inopinée, le président américain s'étant invité sans prévenir dans une réunion entre le prince héritier et le conseiller de la Maison-Blanche à la Sécurité Nationale Tom Donilon. La presse américaine en a profité pour souligner que le prince hériter, qui est à la tête des forces armées du Bahreïn, était réputé pour être un "réformateur libéral" au sein de la famille royale.

    9 mai 2012 : la Secrétaire d'État Hillary Clinton reçoit d'un air décidé au département d'État le prince Salman bin Hamad bin Isa Al-Khalifa. À l'évidence, Washington a fait son choix.

     

    LE PRINCIPE DE NON-INGÉRENCE

    Il y a une autre raison, beaucoup plus fondamentale que la prudence à avoir dans le cas d’espèce, pour ne pas prendre position sur la situation intérieure au Bahreïn. C’est tout simplement le respect du droit, et notamment du droit international, auquel tous mes lecteurs savent que j’estime essentiel de le respecter en toutes circonstances.

    Il faut en effet être logique et conséquent : on ne peut pas vouloir faire respecter le droit international, – et tout spécialement le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain qui en constitue la clé de voûte -, et prétendre par ailleurs intervenir dans ces mêmes affaires intérieures dès lors qu’un mouvement politique interne y suscite notre sympathie.

    Extraits de l’Article 2 de la Charte des Nations-Unies :

    Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. 

    Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte ; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII.

    Ceux qui ont gravé dans le marbre de la Charte des Nations Unies ce principe fondamental de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain ne l’ont pas fait à la légère ni pour protéger telle ou telle dictature.

    Ils l’ont fait pour une raison d’une très grande force théorique et pratique : si l’on commence à admettre le bien-fondé qu’un État, ou qu’un groupe d’États, prenne parti pour telle ou telle faction dans un autre État souverain sans mandat des Nations Unies, il n’y alors a plus aucune raison, ni aucun motif de droit, pour que tous les États du monde en fassent de même et se mêlent de tout ce qui se passe chez les autres.

     C’est alors la porte ouverte :

    • - d’une part à une confrontation générale, donc à un risque majeur que la situation ne dégénère rapidement en conflit régional ou mondial ;
    • - d’autre part à accorder, in fine, tout pouvoir à l’État, ou au groupe d’États, dont les moyens militaires et l’appareil de propagande médiatique surpassent tous les autres. C’est-à-dire, pour parler clair, aux États-Unis d’Amérique et à leurs vassaux européens.

     Piétiner le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures revient ainsi à asseoir, au bout du compte, l’hégémonie mondiale de l’empire euro-atlantiste.

    Ces deux risques majeurs se sont récemment concrétisés dans plusieurs États du Moyen Orient et d’Afrique (Afghanistan, Irak, Soudan, Libye) et sont actuellement visibles à l’œil nu en Syrie.

     

    CONCLUSION : LES TROIS FAUTES DE FRANÇOIS HOLLANDE

    En recevant chaleureusement le roi du Bahreïn à Paris, et en passant par pertes et profits le sorts des opposants au régime de Manama, le président de la République a commis trois fautes d’un coup.

     1) Une faute contre le droit : une ingérence dans les affaires intérieures

    Dans les circonstances extrêmement troublées qui prévalent actuellement sur la scène politique du Bahreïn, le fait de recevoir le roi du Bahreïn et ne pas recevoir des représentants des différents mouvements d’opposition prend une coloration qui va très au-delà du simple échange de vues diplomatique. C’est un geste qui ne peut être interprété que comme un soutien de la France à la dictature du roi Hamad Al Khalifa. Et qui est d’ailleurs interprété comme tel.

    Outre que cette prise de parti est indécente compte tenu du contexte, elle constitue une violation du droit international puisqu’elle revient à s’immiscer ouvertement dans les affaires intérieures du royaume.

    Si M. Hollande voulait corriger cette impression détestable, il devrait demander à l’ambassadeur de France au Bahreïn, M. Christian Testot, de demander à rendre visite à Nabil Rajab dans sa prison, afin de lui remettre symboliquement une invitation à venir à Paris. 

    2) Une faute contre l’équité : un indécent « deux poids – deux mesures »  

    Soyons clairs.

    Tout comme les anciens régimes libyens ou égyptiens, l’actuel régime syrien n’est certes pas une démocratie version euro-atlantiste et ne respecte certes pas les droits de l’homme à l’occidentale.

    Mais le régime du Bahreïn, tout comme ceux de l’Arabie saoudite ou des monarchies pétrolières du Golfe, sont encore moins des démocraties et bafouent encore davantage les droits de l’homme.

    Il suffit de songer au statut des femmes, des travailleurs immigrés non occidentaux ou des minorités religieuses dans chacun de ces pays pour en être convaincu.

    Dans ces conditions, le fait que François Hollande ait adopté une politique appelant explicitement d’un côté à faire chuter le régime de Damas et soutenant explicitement d’un autre côté le régime du Bahreïn constitue une faute contre l’équité. Il s’agit d’un cas flagrant de « deux poids – deux mesures », que les Anglo-Saxons qui sont spécialistes en la matière appellent « double standard ».

    Or à peu près rien ne révolte plus les peuples que ce genre de différence de traitement : cela laisse pour des années une image honnie à celui qui s’y livre.

    3) Une faute contre la France : l’alignement complet sur les intérêts géopolitiques américains se fait au détriment de nos intérêts nationaux

    Enfin, il convient de rappeler que, s’il existe bien un pays francophile et encore francophone au Moyen Orient, c’est, après le Liban, la Syrie.

    Dans ces conditions, prendre le parti de soutenir la dictature théocratique anglo-saxonne du Bahreïn – chasse gardée des Anglo-américains – et exiger parallèlement la chute du régime laïc de Damas – où la France avait une influence très importante, c’est nuire très gravement à nos intérêts nationaux essentiels dans cette région du monde.  

    Pour se plier aux instructions formulées par Washington et relayées par Bruxelles, François Hollande, tout comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy, fait passer un terrible message auprès de tous les peuples de la région : le soutien de la France ne vaut plus rien, puisque la France est infidèle à son histoire et à ses amitiés et qu’elle préfère soutenir les dictatures de l’empire américain. 

    Comment s’étonner, après une politique aussi contraire à nos intérêts nationaux, que l’audience de notre pays ne cesse de d’affaiblir partout dans le monde, de même que notre présence commerciale qui y était étroitement corrélée ? 

    Le cas du Bahreïn est donc exemplaire. Exemplaire de l’asservissement de la France aux intérêts euro-atlantistes anglo-saxons, et de la marginalisation accélérée de notre influence sur la France de la scène internationale, par construction européenne interposée.

     

    Source et publication: François ASSELINEAU

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    "La guerre des Etats-Unis contre les informateurs doit cesser !"

    Dimanche 19 Août 2012, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est apparu publiquement, sur le balcon de l'ambassade d'Équateur à Londres, pour s'exprimer sur la situation.

     

    "WikiLeaks est menacé, et la liberté d’expression et la bonne santé de toutes nos sociétés également", a lancé M. Assange : "Le gouvernement américain va-t-il retourner aux valeurs révolutionnaires sur lesquelles il a été fondé et les réaffirmer, ou va-t-il sombrer dans le précipice, nous entraînant dans un monde dangereux et oppressif dans lequel les journalistes se taisent de peur d’être poursuivis et les citoyens doivent murmurer dans l’obscurité", s’est-il demandé.

     

    "Le président Obama doit faire le bon choix, a M. Assange, et les États-Unis renoncer à leur chasse aux sorcières contre WikiLeaks". Il a appelé à la fin de la "guerre" américaine contre ce type de médias en général. M. Assange a par ailleurs demandé la libération de Bradley Manning, le soldat américain emprisonné sous le soupçon d’avoir fourni à WikiLeaks les câbles diplomatiques américains publiés par le réseau en 2010, au grand embarras de Washington.


    Il l’a décrit comme "un exemple pour nous tous", rappelant qu’il avait passé mercredi "son 815e jour en détention sans procès, alors que le maximum légal est de 120 jours".

     

    Il a appelé ses sympathisants à s’unir contre les atteintes à la liberté d’expression : "il y a une unité dans l’oppression, il doit y avoir absolument une unité et une détermination absolues dans la réponse", a-t-il dit. Il a aussi longuement remercié les partisans de WikiLeaks, "témoins" qui ont surveillé sa situation, et surtout l’Équateur, un pays qui s’est "levé pour la justice".

     

    Il a énuméré aussi toute la liste des pays d’Amérique centrale ou du Sud qui ont fait connaître leur soutien à l’Équateur dans cette affaire : "l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Salvador, le Honduras, le Mexique, le Nicaragua, l’Argentine, le Pérou, le Venezuela et tous les autres".

     

    Il a remercié aussi sa famille, et l’a assurée qu’ils seraient "bientôt réunis", ainsi que les habitants des États-Unis, du Royaume-Uni ou de Suède qui l’ont soutenu.

     

    Des centaines de personnes, militants et badauds, étaient venues l’écouter. M. Assange est apparu très élégant, chemise bleue et cravate à motifs bordeaux, coiffé, rasé de frais et hâlé.

     

    Il a levé les deux pouces en l’air avant de rentrer dans l’ambassade sous les "hourras" de la foule.

     

    Plus d’infos sur www.lejournaldusiecle.com


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    Un club de foot roumain refuse un joueur parce qu'il est noir

    Publié le 21/08/2012 | 17:53 , mis à jour le 21/08/2012 | 18:43 
    FOOT - Non conservé par Saint-Etienne et indésirable dans son club du Sporting Portugal, le footballeur français Florent Sinama-Pongolle a été proposé par le club portugais au Steaua Bucarest.
    Le club roumain a cependant refusé d'engager le milieu de terrain, en raison de sa couleur de peau.

    Selon le blog Blogolo du site MaChaîneSport.fr, le président du club roumain, George "Gigi" Becali, a confirmé que le joueur lui avait été proposé par son agent : "Nicolita [un joueur roumain ancien coéquipier de Sinama-Pongolle à l'ASSE] m'a dit que Pongolle était incroyable. Mais ici, chacun ne fait pas ce qu'il veut, mais ce que moi je veux ! Il m'a même dit qu'il était chrétien mais il est noir... et s'il est noir..."

    Becali déjà suspendu pour des propos injurieux

    Le président du club roumain n'en est pas à son premier coup d'éclat, puisqu'il a déjà été condamné à plus de 18 mois de suspension pour des propos injurieux.

    En 2007, il s'était fait remarquer pour avoir refusé que l'on joue We Are The Champions du groupe de rock britannique Queen dans son stade.

    La raison ? Ce tube est chanté "par un gay donc par un fou" selon Becali. 

    SOURCE ET PUBLICATION: FTVi   http://www.francetvinfo.fr/un-club-de-foot-roumain-refuse-un-joueur-parce-qu-il-est-noir_131701.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20120822-[lestitres-coldroite/titre8]


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  • 08/30/12--07:56: L' ÉDITO DE CYRANO !
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    EDITO DE CYRANO

    Ce que ferait Valls s’il voulait réellement ramener l’ordre républicain

    Il y a quelques semaines, je lisais des articles de la presse belgeannonçant que des policiers belges envisageaient une grève pour demander « une réelle assistance et une protection ». Des forces de sécurité qui ne se sentent plus en sécurité, quel paradoxe !

    Et que devrait-on dire en France, où désormais les policiers se font tirer dessus à balles réelles ? On assiste à de véritables tentatives d’homicide, voire d’assassinat. En plus des 17 blessés d’Amiens, il y a eu, dans un quartier de Mulhouse, l’incendie d’un véhicule de policiers qui ont pu s’en échapper à temps, et les trois blessés dont deux par des tirs au fusil de chasse à Grigny.

    Comme d’habitude, le ministre de l’Intérieur y va de son couplet pour réaffirmer sa « confiance » aux forces de l’ordre. « Nous avons besoin des policiers et des gendarmes pour rétablir l’ordre républicain. »

    http://www.youtube.com/watch?v=GhHz5c7Kr_g

    « Le premier flic de France » (comme il se définit lui-même) se déplace parfois sur les lieux, fait ses petits discours de fermeté. Et après ? On attend plutôt des actes. On n’a eu droit qu’à un renfort temporaire de forces de l’ordre à Amiens ou sur les points chauds après coup. Et on nous annonce la création de 15 ZSP (Zones de sécurité prioritaires) qui devraient passer à 50 alors que notre pays recense déjà quelques 751 ZUS (Zones urbaines sensibles) depuis douze ans, sans que cela ait fait baisser le nombre de guérillas urbaines.

    Les ZSP recevront le renfort de 500 policiers… soit 33 par ZSP. Pour le reste, comme d’habitude, on déshabille Paul pour habiller Pierre. Ce sont les émeutiers et non la police qui restent maîtres du jeu.

    Et depuis « Amiens », on assiste au franchissement d’une nouvelle étape : on veut tuer volontairement du flic.

    Que faire avant qu’il y ait des morts dans les forces de l’ordre ?

    On nous dit qu’il y a 5000 « caïds », connus par la police. Il faut tous les coffrer immédiatement.

    Il faut alléger la bureaucratie policière et judiciaire.

    Il faut aligner le droit de riposte des policiers sur celui des gendarmes, et arrêter de culpabiliser sans cesse les forces de l’ordre.

    Il faut arrêter l’angélisme de la garde des Sceaux et de nombreux magistrats. Tolérance zéro ! Pour cela il faut construire des places de prisons et de centres pour mineurs au lieu de les vider.

    Il faut expulser les étrangers condamnés, envisager des déchéances de nationalité, et bien sûr mettre un coup d’arrêt à l’immigration (légale ou illégale) facteur de délinquance.

    Il faut combattre publiquement l’islam politique et l’islamisme qui créent une contre-culture violente anti-occidentale, et faciliter ainsi l’assimilation de tous ceux qui, nés musulmans, veulent vivre librement, à l’Européenne, et échapper à l’obscurantisme de cette religion liberticide.

    Bref, tout le contraire de ce qui est fait par le pouvoir en place, et qui nous fait payer 30 ans de politique de laxisme UMPS, d’idéologie compassionnelle imposée par la gôche et les médias, d’immigration incontrôlée autant sous les gouvernements de droite que de gauche.

    C’est comme pour l’Union européenne : ça ne marche pas donc il faut plus de fédéralisme ! Le laxisme ne fonctionne pas contre les « racailles », donc la ministre de la Justice veut encore plus de laxisme. L’immigration apporte de la délinquance, donc le ministre de l’Intérieur veut encore plus favoriser l’immigration, en particulier musulmane.

    Bien entendu les contre-mesures que nous évoquons ont un coût : une augmentation du nombre de policiers, de gendarmes, de magistrats, et des moyens. Mais est-ce que ce prix n’est pas inférieur à ce que nous coûtent les actuelles guérillas urbaines ?

    Il faut aussi faire de la prévention, et celle-ci commence dès l’école où il faut rétablir les fondamentaux de notre République : apprendre l’Histoire de France et sa géographie, et faire aimer notre pays au lieu de lui cracher dessus.

    Les idéologies compassionnelles doivent être systématiquement dénoncées par nos gouvernants et nos élus, mais hélas ceux-ci en sont plutôt les protagonistes, relayés ou forcés par des médias complaisants.

    Notre ami Empedoclates expliquait, dans un article récent, pourquoi, au-delà des mots, Manuel Valls et les siens ne changeront rien :« Car, derrière le discours trompeur et les pseudo-mesures que les journaleux « aux ordres » des médias de notre pays, sélectionnés sur leur incompétence et leur souplesse d’échine socialisante, sont chargés d’encenser au mépris du réel, il y a la volonté de détruire ce qui fonde notre Nation, notre identité, notre Histoire… Et ce, pour le plus grand profit de la future Europe Fédérale qu’Hollande est chargé de préparer (avec l’appui, dans l’ombre, des Juppé et autres Copé ou Fillon) et des oligarchies financières mondialistes dont l’existence de Nations fortes gêne la mainmise sur la planète »…

    Nous pourrions ajouter que Manuel Valls sait pertinemment que ceux qui tirent sur les policiers et veulent islamiser la France sont, en grande partie, des électeurs de François Hollande, et que c’est grâce à eux si « Normal 1er » est à l’Elysée. Il suffit de lire l’interview exclusive du conseiller municipal de Mulhouse, Patrick Binder, pour mieux comprendre le calvaire quotidien qu’une minorité de délinquants, majoritairement issus de l’immigration post-coloniale, fait subir, en toute impunité, aux forces de l’ordre, aux pompiers, et à tout ce qui incarne la France. Cela explique aussi pourquoi, au déni de la réalité quotidienne que subissent nombre de nos compatriotes, Valls est chargé de faciliter les conditions d’accès à la nationalité française, et d’augmenter encore une immigration essentiellement musulmane… avant de mettre en place le droit de vote des étrangers, d’abord aux élections locales, en 2014, pour limiter les dégâts, ensuite aux élections nationales, pour garder le pouvoir.

    Riposte laïque, nous menons un combat laïque, républicain et social, et par conséquent nous estimons que la sécurité de nos citoyens et de nos forces de l’ordre est une priorité absolue pour pouvoir exercer les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous apportons toute notre amitié aux policiers et aux gendarmes victimes non seulement de la « racaille », mais d’une politique laxiste et culpabilisatrice de nos dirigeants.

    Nous apprenons par ailleurs que Marie-Neige Sardin, libraire au Bourget et courageuse résistante, vient d’être de nouveau agressée à l’arme blanche. Toute l’équipe de Riposte laïque lui apporte son soutien et encourage nos lecteurs à passer lui dire un petit bonjour àsa librairie.

    Valls, qui avait couru coudes au corps au chevet d’un jeune de Villiers-le-Bel blessé lors d’une chute en conduisant un scooter volé, puis pour demander pardon aux dignitaires musulmans pour deux têtes de cochon déposées devant la mosquée de Montauban (qui n’avaient fait aucune victime, et n’avaient engendré aucune détérioration), ira-t-il rendre visite à Marie-Neige, au Bourget ?

    Ce n’est que sa 31e agression, et celle-ci a juste failli être mortelle…

    COMMANDER LES LIVRES DE RIPOSTE LAÏQUE

    D’abord, bien les connaître, ce que permet cette présentation.

    Commande d’un exemplaire de La faute du bobo Jocelyn, 19 euros pour un exemplaire, 30 euros pour deux exemplaires, 50 euros pour 4 exemplaires, frais de port compris (pensez à vos cadeaux de Noël mais pensez aussi que c’est peut-être l’occasion ou jamais d’offrir autour de vous, à tous ceux qui n’ont pas encore compris ce qui se passait, un roman qui peut les éclairer en douceur, par le biais de la fiction).

    Commande de notre dernier livre, Apéro saucisson-pinard (édition Xénia), 21 euros.

    Découvrez également le site web dédié à cet ouvrage :http://www.saucisson-pinard.com Ainsi que la page Facebook :http://www.facebook.com/pages/Ap%C3%A9ro-Saucisson-Pinard/289441557769069

    Autres ouvrages de Riposte Laïque : Les dessous du voile, La colère d’un Français, Résistance républicaine, Les Assises sur l’islamisation de nos pays : 10 € pour 1 livre, 16 € pour 2 livres, 20 € pour 3 livres (frais de port compris).

    Autre ouvrage à vendre : Vérités sur l’islam, de David Vaucher, 19 euros, frais de port compris.

    Le plus facile est de payer directement sur notre compte paypal (en haut à droite de notre site, cliquez sur « faire un don » et précisez la commande effectuée.

    Sinon, merci d’envoyer les commandes accompagnées des chèques correspondants libellés à l’ordre de Riposte Laïque, BP 10001, 78570 Chanteloup-les-Vignes.

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                           Coeurs sensibles s'abstenir 

     


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    TRIBUNE LIBRE

    Une Réponse à “Richard Millet”

    1. alice dit :

      Ce qui est bizarre est que les propos de ce Monsieur, calmes et réfléchis, ne peuvent faire l’objet d’un débat…


      Tout de suite, les questions qu’il pose induisent le déplacement du débat vers une discussion sur le bonhomme et les qualificatifs réac, fasciste, etc…


      Alors que quoi ? ce qui est en cause dans ces propos, y compris provoquant, ce n’est pas tel ou tel immigré ; c’est la politique d’intégration et d’immigration catastrophique de ce pays, depuis une génération, dont les effets sont aujourd’hui sensible, sauf dans le coeur protégé de paris et ses 10 000 euros/ M2…


      Parce qu’enfin…


      - qui a fait venir les foules d’immigrés pour les faire travailler dans ses usines et les payer 3 fois rien, pesant ainsi sur les salaires ?
      Les grands opérateurs du bâtiment, de l’automobile…
      - qui ne s’est jamais occupé que ces gens s’intègre et a plutôt préféré créer des ghetto ? Les mêmes, et l’Etat
      - alors qu’ensuite, cela produise toute une série de désordres liés à de l’ostascisme ou de la criminalité, rien qui ne se comprenne aisément.
      Bref, Il faudra qu’un jour on puisse avoir des discussions calmes et ouvertes sur ce sujet ; pendant qu’on écharpe sur facho vs les gentils, le réel, lui, ne fait que se dégrader. Et la crise, elle aussi conséquence d’une mondialisation – mais surtout du capital… -, ne fait qu’ajouter au drame.


      Ce qui est extraordinaire, dans cette affaire, c’est que, finalement, l’extrême gauche se retrouve à défendre les tenants du capital, premiers bénéficiaires de cette immigration misérable, miséreuse et maintenu telle…
      Il faudra ces débats car sinon, oui alors, nous allons assister à une réaction de première ampleur, elle vient, et alors tous les discours gentillets seront balayés.

       

      Source et publication: http://www.nouveau-reac.org/richard-millet/


       

      SA FICHE SUR WIKIPÉDIA

       

       

      Richard Millet (né le 29 mars 19531 à Viam en Corrèze) est un écrivain et éditeurfrançais.

       

       Parcours[modifier]

       

      Originaire de Corrèze — il y retourne régulièrement —, Richard Millet passe une partie de son enfance au Liban (de six à quatorze ans). Il participe à la guerre du Liban en 1975-1976 en tant que volontaire auprès de la communauté chrétienne2. Il enseigne les lettres pendant vingt ans avant d'y renoncer pour se consacrer entièrement à l'écriture. Il fonde la revue Recueil en 1984.

       

      En 2005, il est avec Frédéric BeigbederAlain DecauxMohamed KacimiDaniel Rondeau et Jean-Pierre Thiollet, l'un des participants du Salon du livre de Beyrouth et contribue au renouveau de cette manifestation.

       

      Romancier et essayiste, il peint sa Corrèze natale dans de nombreux romans ou récits et s'attache, dans ses essais, à défendre une certaine idée de la littérature.

       

      Richard Millet est également éditeur chez Gallimard (il aurait joué un rôle décisif dans la publication du prix Goncourt 2006, Les Bienveillantes de Jonathan Littell) ; en 2011, le prix est de nouveau attribué à l'un de « ses » auteurs (Alexis Jennipour L'Art français de la guerre).

       

      Il est père de deux filles, dont une a été baptisée à Viam en août 20023.

       

      L'œuvre[modifier]

       

      L'œuvre de Richard Millet se construit autour des thèmes du temps, de la mort, de la langue. Son style se veut l'héritier de la grande prose française « de Bossuet à Claude Simon ».

       

      Plusieurs de ses romans ont pour cadre le village de « Siom », pendant littéraire de Viam, notamment dans La Gloire des Pythre,L'Amour des trois sœurs PialeLauve le purMa vie parmi les ombresTarnac. Plus largement, le plateau de Millevaches, son paysage, son climat, sa situation géographique, l'évolution de la vie de ses habitants au cours du xxe siècle, sont des éléments essentiels au contexte de ses histoires.

       

      Il entremêle références religieuses et mots crus, ce qui l'inscrit à la fois dans la tradition catholique et dans une certaine modernité littéraire (celle de la liberté sexuelle). Le désir, le mal et la souffrance sont autant de thèmes qui traversent toute son œuvre.

       

      L'essayiste polémiste[modifier]

       

      Richard Millet en novembre 2010.

       

      En 2005, dans Le Dernier Écrivain et Harcèlement littéraire, Millet critique une grande partie des écrivains français contemporains qui méconnaissent et bafouent les règles de la langue française4. Il dénonce aussi la domination du roman policier, de l'heroic fantasy ou de lascience-fiction, sous-genres qui auraient entraîné, selon lui, une certaine inversion des valeurs. On peut lui opposer le point de vue de Borges, selon lequel le roman policier serait le digne héritier de la tragédie grecque.

       

      En vérité, cette polémique est bien antérieure à Millet : José Ortega y Gasset prétendait que le roman psychologique dépassait de loin, en intensité, les autres genres, position que Millet reprend à son compte en opposant aux autres genres littéraires une langue foisonnante, riche et profonde, au contraire d'un Bernanos qui se moquait bien des genres.

       

      En 2007, dans Désenchantement de la littérature, il fustige une nouvelle fois les manquements des auteurs français contemporains, mais aussi la perte du sentiment religieux en Europe. Il soutient que la France, sans son identité chrétienne, ne serait plus elle-même. Ses positions aussi bien littéraires que religieuses ont suscité de nombreuses critiques dans le monde littéraire5. Il répond à ses détracteurs dans un livre de fragments paru en mars 2008, L'Opprobre, qui est lui aussi très critiqué6. Contrastant avec ces réactions critiques, l'écrivain Philippe Sollers se montre en accord, au moins partiel, avec le constat du Désenchantement7.

       

      En 2010, Richard Millet publie L'Enfer du roman, un ensemble de réflexions sur ce qu'il appelle la « postlittérature ». Il y critique sévèrement l'hégémonie du « roman international, insipide, sans style », et lui oppose la solitude de l'écrivain et la recherche du style, possible seulement en plongeant dans les profondeurs de la langue. L'année suivante, il développe ses positions littéraires et sociales dans Fatigue du sens et Arguments d'un désespoir contemporain.

       

      Le 11 juin 2011, sur France Culture, il fit scandale en déclarant que « quelqu’un qui à la troisième génération continue à s’appelerMohammed quelque chose, pour moi, ne peut pas être français »8.

       

      En 2012, il publie un essai intitulé Éloge littéraire d'Anders Breivik, dans lequel il s'en prend au multiculturalisme et à la perte de repères identitaires à l'origine, selon lui, du geste du tueur. S'il condamne les assassinats perpétrés par Breivik, l'écrivain vante la « perfection formelle » ainsi que la « dimension littéraire » du geste du tueur9.

       

      L'expérience de la guerre[modifier]

       

      Dans son livre La Confession négative, Richard Millet, dans la lignée d'écrivains comme André Malraux10, explique, à travers son double de fiction, comment « il va s'engager aux côtés des chrétiens, moins par conviction que par principe, "ignorant des enjeux réels de cette guerre" [la guerre du Liban] mais persuadé qu'elle seule peut donner à l'écrivain qu'il veut être, sa vérité, encouragé en ce sens par HemingwayJüngerFaulknerMalaparte ou T. E. Lawrence11 ».

       

      Extrait :

       

      « J'ai dû tuer des hommes, autrefois, et des femmes, des vieillards, peut-être des enfants. Et puis j'ai vieilli. Nous avons vieilli plus vite que les autres. Nous avons dit ce qu'on dit que nul ne peut regarder fixement : le soleil, la souffrance, la mort. De tout ça, je peux parler à peu près librement : ceux qui m'avaient fait jurer de me taire et me menaçaient de mort, si je racontais certaines choses, ceux-là ne sont plus de ce monde, maintenant, et il y a longtemps que j'ai regagné l'Europe où les hommes ne croient plus à rien et où les ormes sont morts de maladie12. »

       




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    Mardi 28 août 2012

     

    Une étude évalue pour la première fois le taux de pauvreté de la population des 100 plus grandes villes françaises. (…) Roubaix, Aubervilliers et Saint-Denis de La Réunion partagent le triste sort de figurer dans le peloton de tête des villes françaises où le taux de pauvreté est le plus élevé.

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    Les ménages pauvres se concentrent aussi dans les villes périphériques des grandes agglomérations, « notamment autour de Paris, où l’emploi se développe peu et où la proportion de familles immigrées est élevée ».
     
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    Et pourquoi Quimper, Dijon ou Pessac ont-elles un taux pauvreté en dessous de la moyenne ? « La part de l’immigration reste modeste ».
     

     

    Carte de France de la pauvreté

    C’est ce que révèle un rapport publié récemment par le bureau d’études Compas, spécialisé dans l’analyse des territoires, qui a dessiné pour la première fois une cartographie de la pauvreté des 100 plus grandes villes françaises.

    Réalisée au niveau local sur la base des revenus fiscaux, l’étude fonde ses calculs sur un taux de pauvreté équivalent au pourcentage des ménages qui perçoivent moins de 60 % du revenu médian national – soit 954 € par mois selon l’Insee. Environ 15 % de la population française vit actuellement en dessous de ce seuil. (…)

    Le visage des villes les plus touchées par la pauvreté est multiple : les grandes villes des départements d’outre-mer, où entre 30 % et 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ; certaines villes du sud de la France comme Nîmes, Perpignan ou Béziers, qui connaissent « une situation économique très dégradée » ; les anciennes villes industrielles au chômage élevé comme Roubaix (46 %), Mulhouse (32 %) ou Calais (30 %).

    Les ménages pauvres se concentrent aussi dans les villes périphériques des grandes agglomérations, « notamment autour de Paris, où l’emploi se développe peu et où la proportion de familles immigrées est élevée ». Aubervilliers (39 %) ou Saint-Denis (35 %) « accueillent ceux qui n’ont plus les moyens de se loger à Paris mais y travaillent ». [1]

    En France métropolitaine, toutes les grandes villes du Sud ont un taux de pauvreté supérieur à la moyenne, à l’exception d’Aix-en-Provence et d’Antibes. Dans l’ordre, Perpignan et Béziers (32%), Avignon (30%), Nîmes (29%), Montpellier (27%), Marseille (26%) et même Nice (20%).

    Les quatre premières pâtissent « d’une situation économique très dégradée avec un niveau de chômage élevé, une proportion de population immigrée relativement importante ». (…)

    Et pourquoi Quimper (13%), Dijon (13%) ou Pessac (11%) ont-elles un taux pauvreté en dessous de la moyenne ? Ces villes, selon les auteurs de l’étude, « maintiennent un certain dynamisme économique » :

    « La part de l’immigration reste modeste, les niveaux de vie ne sont pas forcément très élevés.

     

    Mais elles comptent moins de pauvres du fait d’inégalités de revenus moins importantes. »[2]

    Sources : 1 La Croix, 2 Rue89


    http://www.citoyens-et-francais.fr/article-villes-les-plus-pauvres-l-immigration-mise-en-cause-109489045.html


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    15.000 kalachnikovs dans les banlieues

    Les armes de guerre, dont la kalachnikov utilisée mercredi pour tuer un homme de 25 ans à Marseille, se sont banalisées en quelques années en France, armant aussi bien les petits voyous que le grand banditisme, notamment en raison de leur faible coût.

    15.000 armes de guerre de type kalachnikov

    Depuis de nombreuses années, spécialistes et responsables policiers tirent la sonnette d’alarme, évoquant « une prolifération anarchique » de ces armes de guerre, notamment dans les cités, insistant depuis plusieurs mois sur leur utilisation de plus en plus fréquente.

    Selon des spécialistes, près de 15.000 armes de guerre de type kalachnikov circuleraient dans les banlieues françaises, contre 3 à 7 millions d’armes qui se trouveraient illégalement en France.

    Mais il n’existe aucune statistique officielle sur le sujet.

    Ces armes peuvent être « mutualisées » pour un quartier, servant à différentes équipes, pour des faits allant de l’attaque de fourgon par exemple au simple règlement de compte personnel. [...]

    RTL

    http://www.rtl.fr/actualites/article/3-a-7-millions-d-armes-circuleraient-illegalement-en-france-775203027
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    Les Marseillais exaspérés 
    par la «guerre des cités»

     
    Les Marseillais exaspérés <br/>par la «guerre des cités»

    VIDÉO - C'est un quotidien sous la coupe des dealers que décrivent les habitants des quartiers nord de Marseille, partagés sur la pertinence d'un recours à l'armée pour endiguer les règlements de comptes.


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    Vendredi 31 août 2012

    Depuis longtemps, les questions de sécurité suscitent un complexe d'infériorité au Parti socialiste. Les accusations de laxisme, d'angélisme à son égard font à chaque fois mouche et conduisent les dirigeants socialistes à faire leur mea culpa et à réaffirmer leur attachement à des politiques répressives en la matière. La célèbre déclaration de Lionel Jospin en mars 2002 sur la naïveté de son gouvernement a, de l'intérieur, renforcé cette croyance. Pourtant, cette idée ne repose pas sur des données objectives. Certes, les années 1997-2001 ont vu les statistiques de la délinquance enregistrer un accroissement des délits, et les années suivantes une décroissance.

    Mais on sait que les chiffres posent plus de questions qu'ils n'apportent d'arguments, et qu'ils sont susceptibles d'aménagements : focalisation sur les petits délits qui permettent de "faire du chiffre", refus d'enregistrement de certaines plaintes pour faire baisser la délinquance, fermeture de postes de police et de gendarmerie rendant plus difficiles ces dépôts de plaintes. A contrario, l'augmentation de la délinquance de la fin des années 1990 doit beaucoup à l'ouverture de nombreux postes de proximité et à la mise en place d'une politique d'accueil des victimes.

    Hors les chiffres, on observe que depuis la fin des années 1980, voire avant, les ministres de l'intérieur de gauche n'ont jamais invité les policiers au laxisme ou au laisser-aller. Chacun a, dans ses discours et dans ses actes, souligné l'importance de la répression, et le discours sur les "sauvageons" de Jean-Pierre Chevènement vaut bien d'autres déclarations tonitruantes entendues avant – Charles Pasqua – ou après lui – Nicolas Sarkozy.

     

    Rappelons aussi que les lois qualifiées par certains de "sécuritaires" ne débutent pas avec l'arrivée de M. Sarkozy Place Beauvau. A maints égards, la loi sur la sécurité quotidienne du 15 novembre 2001, qui suit les attentats de New York, marque le vrai tournant, que ce soit pour le développement des fichiers, la lutte contre la fraude dans les trains ou les occupations de halls d'immeuble.

    L'image laxiste accolée à la gauche doit plus à l'habileté des communicants de l'ancienne majorité présidentielle qu'à une quelconque faiblesse intrinsèque. Elle se fonde sur une image caricaturale et erronée de ce qu'est, ou devrait être, une politique de sécurité.

    D'un côté, il y aurait la répression impitoyable, menée par des hommes politiques volontaires et inflexibles. De l'autre, des politiciens laxistes juste bons à faire jouer les policiers au football avec les délinquants des cités, au lieu de les interpeller, comme le montre la polémique sur la police de proximité, assimilée à une police "gentille". Or, cette dichotomie apparente cache en fait d'autres réalités.

    "Proximité" n'est pas opposé à "répression", bien au contraire. Pour faire de la répression efficace, il est nécessaire d'avoir des policiers ancrés dans un territoire, qui connaissent les gens et disposent d'informations ; à défaut de proximité, la répression touche essentiellement les petits délits. En outre, le rejet de la police de proximité est surtout la négation d'une police au service du public. Il s'est en effet accompagné d'un renforcement des caractéristiques traditionnelles de la police nationale française : hypercentralisation et bureaucratisation.

    En effet, aucun autre pays développé n'a connu comme la France un tel rejet de l'idée de proximité.

    La nécessité de créer une image de puissance à la tête de l'Etat explique certes l'affirmation d'une politique de sécurité hypercentralisée, mais elle n'a pu se développer que parce qu'elle correspondait à une tradition de fonctionnement technocratique où toutes les décisions sont censées se prendre au sommet de la hiérarchie.

    Dans ce cadre, le policier français est jugé avant tout sur sa capacité à appliquer les décisions du ministère et à répondre à ses injonctions, telles que la production des "bons chiffres". La réponse aux préoccupations des citoyens et l'adaptation aux réalités locales servent dès lors de variables d'ajustement. En d'autres termes, mieux vaut un policier obéissant aux directives nationales qu'un policier qui réponde aux demandes des habitants de son secteur.

    Tous les ministres de l'intérieur, depuis 2007, conscients de la nécessité de développer une action plus localisée se sont heurtés à ce principe.

    Bien qu'il génère de multiples difficultés, notamment pour les policiers de terrain, ce mode de fonctionnement est difficile à remettre en cause, parce que les multiples acteurs qui participent à cette machine craignent de voir leur pouvoir et leur image s'effriter. La réflexion sur l'évolution du métier de policier s'en trouve de fait limitée.

    Réformer l'institution policière et lui faire adopter de nouvelles stratégies de sécurité demande du courage, de la pédagogie et du temps. La gauche a su autrefois lancer de grandes opérations de modernisation de la police et de renouvellement de ses stratégies.

    Saura-t-elle aujourd'hui mettre en place une vraie réforme redonnant la priorité au local ? Saura-t-elle relancer une vraie réflexion avec évaluation sur l'impact des nouveaux dispositifs mis en place ?

    Si la police échoue à répondre aux attentes des citoyens, c'est à nouveau vers la concurrence que ceux-ci se tourneront, c'est-à-dire les polices municipales, si les budgets des collectivités locales le permettent, ou la sécurité privée, qui n'est pas à la portée de tous.

    Christian Mouhanna, directeur adjoint du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, chargé de recherches au CNRS

    Spécialiste des questions de police et de justice, Christian Mouhanna est l'auteur de plusieurs ouvrages dont La Police contre les citoyens ? (éd. Champ social, 2011) et L'Avenir du juge des enfants : éduquer ou punir ? (éd. Erès, 2010, avec Benoît Bastard).

    http://www.lemonde.fr

     


    Débat : gauche et sécurité, un mariage de raison ?

    Le gouvernement a été exposé, cet été, à l'accusation de pratiquer la même politique que Nicolas Sarkozy.

    Entre tendance "libertaire" et "jacobine", entre "laxisme" et "fermeté", comment la gauche au pouvoir s'approprie-t-elle les questions de sécurité ?

    A-t-elle une approche différente de celle de la droite ?

    Des chercheurs et des personnalités politiques donnent leurs points de vue.

     

    http://www.lemonde.fr
    via http://www.laurent-mucchielli.org


    http://lechevalierfrancois.over-blog.com/article-difficile-decentralisation-de-la-police-109586329.html


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