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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Source : The Telegraph, le 04/10/2014

    Le général Jonathan Shaw, ancien chef adjoint britannique à l’État-major de la Défense déclare que le Qatar et l’Arabie saoudite sont responsables de la diffusion de l’islam radical

    Le général Shaw déclare à The Telegraph que le Qatar et l'Arabie saoudite sont les premiers responsables du développement du salafisme wahhabite, l'islam extrémiste qui inspire les terroristes. Photo: EPA

    Le général Shaw déclare à The Telegraph que le Qatar et l’Arabie saoudite sont les premiers responsables du développement du salafisme wahhabite, l’islam extrémiste qui inspire les terroristes. Photo: EPA

    Par David Blair, le 4 octobre 2014

    Le Qatar et l’Arabie saoudite ont allumé une bombe à retardement en finançant la diffusion de l’islam radical, selon un ancien commandant des forces britanniques en Irak.

    Le Général Johathan Shaw, qui prit sa retraite en tant que chef adjoint à l’État-major de la Défense en 2012, déclare à The Telegraph que le Qatar et l’Arabie saoudite ont été les premiers responsables de la montée de l’islam extrémiste qui inspire les terroristes de l’EI.

    Les deux États du golfe ont dépensé des millions de dollars pour promouvoir une interprétation militante et prosélyte de leur foi issue d’Abdul Wahhab, un clerc du XVIIIème siècle, et fondée sur le Salaf ou premiers adeptes du Prophète.

    Mais les gouvernants des deux pays sont maintenant plus menacés par leurs créatures que le Royaume-Uni ou l’Amérique, déclare le général Shaw. L’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) a juré de faire tomber les régimes du Qatar et d’Arabie saoudite, les considérant tous deux comme les avant-postes corrompus de la décadence et du péché.

    Ainsi le Qatar et l’Arabie saoudite ont toutes les raisons de conduire une guerre idéologique contre l’EIIL, dit le générale Shaw. Pour sa part il ajoute que l’offensive militaire occidentale contre le mouvement terroriste était destinée à se montrer “futile”.

    “C’est une bombe à retardement qui, sous prétexte d’éducation, laisse le salafisme wahhabite mettre le feu au monde. Et il est financé par l’argent saoudien et qatari, cela doit cesser,” dit le général Shaw. “Et la question suivante est : le bombardement des populations là-bas sert-il vraiment à contrer cette influence ? Je ne pense pas. Je préférerais de loin une prise en compte plus forte de la bataille idéologique plutôt que la bataille physique.”

    Le général Shaw, âgé de 57 ans, a pris sa retraite de l’armée après 31 ans d’une carrière qui l’a conduit de la direction d’une section parachutiste lors de la bataille de Mount Longdon, l’affrontement le plus sanglant de la guerre des Malouines, à superviser le retrait britannique de Bassora dans le sud de l’Irak. En tant qu’adjoint au chef d’État-major de la Défense, il s’est spécialisé dans les politiques de contre-terrorisme et de sécurité.

    Ce parcours l’a rendu extrêmement conscient des limites de ce que la force peut obtenir. Il pense que l’EIIL ne peut être vaincu que par des voies politiques et idéologiques. Les frappes occidentales en Irak et en Syrie ne conduiront à rien selon lui qu’à des succès tactiques temporaires.

    Lorsqu’il s’agit de lutte idéologique, le Qatar et l’Arabie saoudite sont des acteurs centraux. “La racine du problème est que ces deux pays sont les deux seuls au monde où le salafisme wahhabite est la religion officielle, et EIIL est l’expression violente du salafisme wahhabite,” a déclaré le général Shaw.

    “La menace principale de l’EIIL ne s’adresse pas à nous en Occident : elle vise l’Arabie saoudite et les autres États du Golfe.”

    Le Qatar et l’Arabie saoudite jouent de petits rôles dans la campagne contre l’EIIL, contribuant pour chacun à hauteur de deux à quatre chasseurs à réaction. Mais le général Shaw déclare qu’ils “devraient être en première ligne” et, surtout, qu’ils devraient conduire une contre révolution idéologique contre l’EIIL.

    Les campagnes aériennes britannique et américaine n’arrêteront pas “le soutien des populations du Qatar et d’Arabie saoudite pour ce genre d’activité,” ajoute le général Shaw. “Cela rate l’objectif. Cela pourrait en cas de succès résoudre des problèmes tactiques immédiats. Mais cela ne traite pas le problème fondamental du salafisme wahhabite comme culture et comme croyance qui se trouve être incontrôlable et représente toujours la base idéologique de l’EI – et qui continuera à exister même si nous arrêtons leur avance en Irak.”

    Le général Shaw considère que l’approche gouvernementale vis à vis de l’EIIL est fondamentalement erronée. “On continue de traiter cette question en termes militaires, ce qui, à mon avis, est une incompréhension du problème.” “Mon inquiétude est que nous sommes en train de répéter les erreurs commises en Afghanistan et en Irak, qui consistent à mettre la question militaire au cœur de notre réponse à la menace, sans s’intéresser aux questions politiques ni aux causes. Le danger est une fois de plus que nous traitions le symptôme et pas la cause.”

    Le général Shaw dit que l’objectif principal de l’EIIL était de renverser les régimes établis au Moyen-Orient, pas de frapper des objectifs occidentaux. Il se pose la question de savoir si l’assassinat de deux otages britanniques et américains était une justification suffisante pour lancer cette campagne.

    “L’EIIL mena une grosse incursion en Irak en juin. L’Occident ne fit rien en dépit de milliers de tués dans la population,” déclare le général Shaw. “Qu’est-ce qui a changé au cours des derniers mois ? Les décapitations d’Occidentaux à la télévision. Et cela nous a conduits à changer soudain de politique et à lancer des attaques aériennes.”

    Il pense que l’EIIL pourrait avoir exécuté les otages afin de provoquer une réponse militaire de l’Amérique et du Royaume-Uni qui pourrait être présentée comme un assaut des Chrétiens contre l’Islam. “Quel intérêt éventuel y a-t-il pour l’EIIL de nous entraîner dans cette campagne ?” demande le général Shaw. “Réponse : d’unifier le monde musulman contre le monde chrétien. Nous avons été manœuvrés. Nous avons fait ce qu’ils souhaitaient que nous fassions.”

    Cependant l’analyse du général Shaw reste ouverte aux questions. Même s’ils en avaient la volonté, les dirigeants d’Arabie saoudite et du Qatar sont peut-être incapables de mener une lutte idéologique contre l’EIIL. Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a 91 ans et n’est actif que sporadiquement. Son successeur désigné, le prince Salman, a 78 ans et est d’ores et déjà considéré comme presque sénile. La direction ossifiée du royaume est probablement destinée à rester paralysée dans un futur prévisible.

    Pendant ce temps, au Qatar, le nouvel émir Tamin ben Hamad al Thani n’a que 34 ans dans une région où on respecte l’âge. Que ce dirigeant formé à Harrow et Sandhurst ait l’autorité personnelle pour conduire une contre-révolution idéologique au sein de l’islam est douteux.

    tant donné que l’Arabie saoudite et le Qatar ne peuvent presque certainement pas faire ce que le général Shaw considère comme nécessaire, l’Occident peut n’avoir pas d’autre choix que de mener des actions militaires contre l’EIIL en vue de réduire la menace terroriste, à défaut de l’éliminer.

    “J’ai la fâcheuse impression que nous ne faisons qu’empirer la situation. Nous gérons la situation d’une manière que nous ne comprenons pas,” dit le général Shaw. “Je suis opposé au principe d’attaquer sans objectif politique clair.”

     

    Source : The Telegraph, le 04/10/2014

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


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    Alep: Des civils dénoncent des actes de torture et des exécutions de la part des «rebelles modérés»

    CrisesSyrie
     
     
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    Le genre d’informations occultées jusqu’ici par les médias 

     

    Nous n’avons trouvé – dans les déclarations des ONG humanitaires, de l’ONU, ou dans les comptes-rendu des journalistes occidentaux – aucune information mettant en évidence les exactions des terroristes.
     
    Quand ceux qui ont menti sur la nature de cette guerre, finiront-ils par reconnaître que les « opposants » qu’ils ont soutenus, fait passer pour des victimes d’un « régime sanguinaire », n’étaient pas ce qu’ils ont fait croire au public ?
     
     
    La presse russe n’étant pas prise en considération par nos médias nous comptons sur notre conseur Vanessa Belley pour enquêter à ce sujet dès son arrivée à Alep. Silvia Cattori

    alep-civils-2

    Les civils qui ont fui la partie est d’Alep affirment que l’opposition dite «modérée» utilise la torture et exécute des habitants, selon l’état-major général russe. Parallèlement, les forces russes ont repris 93% de l’est de la ville, aux rebelles.

    Alors que la reprise d’Alep se poursuit, les civils qui fuient la ville ont rapporté les actes de tortures et les exécutions commises par l’«opposition modérée».

    «Les civils qui se sont échappés des terroristes font état de nouveaux crimes commis par les combattants de l’opposition dite « modérée » dans l’est d’Alep. Nous avons eu confirmation de faits d’abus, de tortures, d’exécutions publiques, ainsi que de massacres sans motif de la population», a déclaré le chef des opérations de l’état-major général de la Russie, le lieutenant général Sergueï Roudskoï.

    Les officiers du Centre russe de réconciliation en Syrie sont en train de répertorier tous les crimes signalés, a ajouté le responsable de l’état-major. Selon lui, 52 districts de l’est d’Alep se trouvent désormais sous le contrôle des forces gouvernementales syriennes, ce qui signifie que 93% du territoire a été repris aux

    Par ailleurs, le responsable du ministère russe de la Défense a fait savoir que près de 10 500 personnes avaient quitté l’est d’Alep au cours des dernières 24 heures, ajoutant que les forces aériennes russes et syriennes n’avaient pas opéré au-dessus de la ville depuis le 18 octobre dernier.

    «Des dizaines de tonnes d’aide humanitaire sont livrées quotidiennement dans les districts libérés et la reconstruction des infrastructures sociales et médicales pour la population sont en cours», a souligné Sergueï Roudskoï.

    9 déc. 2016

    Source: https://francais.rt.com/international/30389-alep-civils-denoncent-actes-torture-rebelles-moderes#.WErEZxQYRU0.facebook


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    13 décembre 2016

    APOCALYPSE SOCIALE PLANÉTAIRE QUI NOUS EMMENE TOUT DROIT VERS L'ENFER !

    Décadence et paupérisation de la France, mais aussi du Monde, où va-t-on ?

    diableaudeuxcornes

    Le mot de Gérard Diaconesco

    Apocalypse Sociale Planétaire qui nous emmène tout droit vers l'ENFER !

    On savait que la France allait très mal depuis ces dernières années, mais à voir ce qui ce passe en ce moment en cette triste fin d'année 2016 dans mon pays et dans le reste du Monde, on s'aperçoit que cette fois-ci rien ne va plus dans notre Société qui a perdu tous les repaires de ses vraies valeurs morales que nous ont transmis depuis de nombreuses générations nos " anciens".

    Car ces valeurs étaient celles que nous ont enseigné souvent dans la douleur, l'effort et le Sang versé pour la Patrie, nos pères et paires pour que ce pays de France progresse vers un idéal d'une Société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire envers tous ses " citoyens " pour devenir le flambeau de la " Liberté " des Nations, valeurs qui sont devenues essentielle depuis notre Révolution Français de 1789 :

    Liberté - Égalité - Fraternité

    Malheureusement ce n'est plus le cas, et l' on assiste aujourd'hui impuissant à une dégradation constante de notre Société Française comme d'ailleurs dans bien d'autres pays où nos sociétés se dirigent irrémédiablement vers une inversion complète et drastique de ces valeurs dans un monde virtuel "impitoyable et misérable"pour chacun de nous tous, quelque soit le niveau social dans lequel nous évoluons.

    Je ne peux constater qu'avec amertume et tristesse que nous vivons ces derniers temps sans aucune illusion ni espoir pour " un devenir d'un monde meilleur et plus fraternel " pour nos générations futures, où l'égoïsme des uns prédomine sur la bonne volonté des autres, où nos sociétés modernes dites " nanties " ne pensent plus qu'à elle-mêmes et à leur " bien-être matériel " en fermant les yeux sur la misère du reste du monde.

    Un monde en proie à l'angoisse, la faim, la maladie, les guerres et conflits de toutes sortes entre Nations pour finir par la Mort, sans que personne ne puisse essayer de lever le plus petit doigt quel qu'il soit pour endiguer cette "Apocalypse Sociale Planétaire Infernal" vers lequel notre Humanité toute entière glisse inexorablement, et nous nous apercevons avec dépit que plus personne n'ose bouger ou agir, se cantonnant à ne plus être que de "simples observateurs " d'une Société qui part à la dérive et à sa décadence certaine !

    Malheureusement l' on assiste aussi en toute impuissance à ce dialogue de "sourds " entre les femmes et les hommes de toutes conditions, dialogue interrompu en permanence,  face aux intérêts, privilèges de toute sorte et au mercantilisme des puissants de ce monde, sans pouvoir remettre à plat durablement mais raisonnablement tous ces problèmes qui affectent en profondeur nos sociétés dites de "modernité et de progrès " !

    Comment peut-on concevoir encore que de nos jours des personnes soient complètement exclues d'un quelconque système social ne pouvant trouver ni travail, ni logement, ni couverture sociale, ni solidarité fraternelle, dans un Monde devenu du " chacun pour soi et Dieu pour tous ", si jamais Dieu existe encore en ce bas Monde pour nous venir en aide, les forces du "MAL" se déchaînant de plus belle ?

    Il est même indécent de penser que certaines catégories sociales à l'abri du besoin, bien que minoritaires, puissent prendre depuis des lustres en " otage " toutes des populations entières d'un pays, populations qui ne demandent qu'à s'en sortir peut-être un jour pour progresser dans la vie et qui aspirent à la Paix mais aussi certes à un progrès social, légitime et digne de ce nom, pour eux-mêmes et leurs enfants, cela devient insupportable quand on pense à tant de " misère " dans laquelle nos Sociétés sont en train de sombrer inéxorablement.

    Je sais malheureusement par expérience que personne, sur notre petite planète bleue la Terre déjà bien polluée, surpeuplée, massacrée par les hommes qui détruisent son environnement, ne détient de vraies solutions à tous ces problèmes qui ne font que s'empirer au fil des jours, mais de grâce arrêtons de nous mettre un bandeau sur les yeux pour ne plus rien voir d'une situation explosive qui nous emmène à une "paupérisation des masses" et qui sait ? ... peut-être à de plus graves conflits planétaires, remettons-nous tous autour d'une table pour travailler ensemble et en discuter durablement, sans faux fuyant ni compromission quelconque, mais en toute transparence, pour essayer d'apporter de nouvelles solutions équitables à une Société au bord du gouffre, et que si nous n' y prenons garde, demain coure fatalement à sa perte.

    Gérard Diaconesco

     

    http://diaconescotv.canalblog.com/archives/2016/12/13/34682570.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=diaconescotv


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    mercredi, 14 décembre 2016

    Alep. La grande désinformation des médias autour des « massacres » et autres « atrocités »

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    Yann Vallérie Breizh Info cliquez ici

    Les troupes de Bachar El Assad et leurs alliés vient de remporter une victoire majeure en libérant Alep, deuxième ville la plus peuplée de Syrie, des islamistes.

    Une libération rendue possible grâce à l’aide apportée par la Russie et l’Iran, tandis que le rôle joué par les puissances occidentales (politiques et médiatiques) – France en tête – semblait à ce jour toujours aussi ambigu.

    Le 13 décembre, dans un article du Huffington Post, qui titrait « Les trois types de messages d’Alep qui montrent que des civils sont exécutés », le lecteur avait l’impression que les forces de Bachar el Assad s’étaient livrées à un massacre en libérant Alep. Idem pour France 24 avec « Alep : le dernier appel des condamnés » ou L’Obs, toujours dans la mesure : « Alep : « c’est Srebrenica qui parle. Impuissance » ».

    Le gouvernement français – qui a armé, épaulé les rebelles islamistes en Syrie depuis 2011 et notamment Al Nosra – est immédiatement monté au créneau :

    « Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a indiqué dans un communiqué publié mardi 12 décembre, que ses services disposaient « de nombreuses allégations d’exactions commises par les forces favorables au régime de Bachar Al Assad » à Alep, en Syrie. » pouvait-on lire ici.

    « De nombreuses allégations d’exactions (…) nous parviennent : assassinats de sang-froid de familles entières au motif qu’elles seraient proches de l’opposition, exécutions sommaires, notamment de femmes et d’enfants, personnes brûlées vives dans leurs maisons, poursuite du ciblage systématique des hôpitaux, de leur personnel et de leurs patients », détaille Jean-Marc Ayrault.

    Pour le ministre des Affaires étrangères, « de telles atrocités révoltent les consciences. Plus que jamais, il y a urgence à faire cesser les hostilités à Alep.

     

    Les soutiens du régime, à commencer par la Russie, ne peuvent pas laisser faire et admettre cette logique de vengeance et de terreur systématique sans prendre le risque d’en être complices » conclut Jean-Marc Ayrault.

    Bernard Cazeneuve, Premier ministre au bilan contesté en tant que ministre de l’Intérieur en France, n’a pas eu peur de déclarer : « Ces atrocités qui peuvent être constitutives de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité, sont commises avec un cynisme et une inhumanité inouïs.

    Jamais nous n’accepterons, au nom d’un prétendu réalisme, de nous allier aujourd’hui avec les responsables du martyre d’Alep. » en pointant du doigt le régime syrien en place.

    Des déclarations qui interviennent alors que même le secrétaire général de l’ONU, Baan Ki Moon, via Stéphane Dujarric, son porte-parole, a expliqué que : « les Nations unies ne peuvent vérifier de manière indépendante ces informations » à propos des massacres tout en rappelant que « Les Nations unies soulignent l’obligation pour toutes les parties sur le terrain de protéger les civils en se conformant aux règles humanitaires internationales.

    C’est en particulier la responsabilité du gouvernement syrien et de ses alliés ».

     

    Une journaliste démonte en deux minutes les mensonges médiatiques

    Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, expliquait lui dans la foulée – et malgré les interrogation officielle de l’ONU – que l’exécution de 82 civils avait eu lieu et « se baser sur des témoignages concordants et des sources fiables » sans rapporter la preuve de ce qu’il affirmait.

    Comme depuis 2011 les fameuses « sources » sont en réalité l’Observatoire Syrien des droits de l’homme (une officine tenue par une personne d’obédience salafiste basée en Angleterre depuis le début du conflit) ou des militants anti régime d’Assad, qui n’ont cessé de désinformer sur ce qui se passait réellement en Syrie. A les entendre depuis 2011 la population aurait été fondamentalement opposée à Bachar El Assad, ce qui n’est absolument pas, dans les faits, prouvé.

    « Lors d’une conférence de presse ayant pour thème «Contre la propagande et le changement de régime en Syrie», dans le cadre d’une rencontre de l’ONU, la journaliste canadienne Eva Bartlett est interrogée par son collègue norvégien du journal Aftenposten.

    Il cherchait à comprendre comment elle pouvait accuser les médias grand public de mensonges sur la situation en Syrie. Deux minutes ont suffi à Eva Bartlett pour faire voler en éclats le mythe de la crédibilité des soi-disant «médias de qualité». peut on lire sur le site Russia Today cliquez là.

     

    Les journalistes de Breizh-info qui ont pu voyager en Syrie durant ces années – à la différence de la plupart des médias français – s’en sont d’ailleurs parfaitement rendus compte . (voir les épisodes de notre reportage cliquez ici).

    Alors que s’est-il passé réellement à Alep ? Difficile de le savoir, car comme dans n’importe quelle guerre, chacun joue sa partition ; ainsi, le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov. a déclaré que « des équipes de tournage spéciales des terroristes ont filmé les vidéos dénonçant les prétendus bombardements russes , exécutions et autres atrocités à Alep ».

    Pas vraiment le même langage que celui de M. Cazeneuve, le poids politique de la France au Proche-Orient par rapport à la Russie étant équivalent à celui d’un nain.

    M. Konachenkov accuse par ailleurs : « Tous les appels dramatiques à protéger les 250 000 civils encerclés à Alep, qui ont été émis par certains représentants des autorités britanniques et leurs collègues français, ne sont que des propos russophobes .

    Nos collègues occidentaux et les organisations internationales ont laissé sans réponse les appels de Moscou à envoyer l’aide humanitaire qu’ils avaient promise aux civils ayant échappé aux terroristes à Alep .Or personne à Londres, à Paris, à Berlin ou à Washington n’a jusqu’ici jamais craint d’envoyer l’aide dans les quartiers est d’Alep alors qu’ils étaient contrôlés par les terroristes ».

     

    « influencer l’opinion publique plutôt qu’informer »

    Pour Christian Harbulot, Directeur de l’École de Guerre Économique (EGE), la couverture médiatique de la libération d’Alep en France serait une une sorte de « danse de Saint-Guy » des journalistes français : « Nous assistons hélas à un concert de protestations qui relèvent plus de l’intention d’influencer l’opinion publique que le devoir d’informer l’opinion publique française.

    Pour un certain nombre d’acteurs dans le monde occidental, une victoire de l’armée syrienne appuyée par la Russie à Alep est une défaite en termes d’image.

    Cela remet en cause toute une procédure diplomatique qui a été suivie depuis un certain nombre d’années, à laquelle la France a participé et qui consistait à mettre en priorité le renversement du régime d’Assad quitte à s’allier avec différentes forces qui hélas s’avèrent plus proches du terrorisme que démocratiques.»

    Thierry Mariani, proche de François Fillon et député Les Républicains, a lui aussi un tout autre discours que celui du gouvernement français – dont la diplomatie à l’International depuis 5 ans est à l’image de la décision de François Hollande de ne pas se représenter . «Ceux qui combattent le terrorisme devraient se féliciter de la reprise d’Alep.

    On passe notre temps à dire que nous sommes en guerre contre le terrorisme. Alors nous devrions nous féliciter du recul des terroristes. C’est un risque en moins pour nous».» a-t-il déclaré, prenant des précautions par rapport aux rumeurs de massacres à Alep : «On n’en sait rien, la première victime d’une guerre, c’est la vérité».

    Des propos tempérés contrastant largement avec l’hystérie constatée sur les réseaux sociaux, dernier bastion (pour avoir un écho international) des opposants à Bachar El Assad, parfois alliés aux islamistes les plus sanguinaires, et « sources » privilégiées, depuis 2011, de médias français s’étant largement alignés sur ce qui relève presque de la haine anti Assad de MM. Hollande, Fabius, Ayrault …

     

    Rappelons qu’en 2012, Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères et chef de la diplomatie française, avait déclaré que « Bachar el Assad ne mériterait pas d’être sur terre ». Quatre années après, et alors que la victoire en Syrie de M. Assad se profile, ces mots sonnent aujourd’hui comme une faute grave, politique et diplomatique.

    Enfin par ailleurs, un des principaux concernés, Bachar el Asssad – dont les propos sont systématiquement passés sous silence par la presse subventionnée en France, a déclaré lors d’une interview donnée à Russia Today : «Si nous libérons Alep, les politiques occidentaux et les médias mainstream s’inquiéteront alors du sort des civils, alors qu’ils ne s’en préoccupent pas lorsque la situation inverse se produit, lorsque les terroristes tuent des civils et s’emparent de Palmyre.»

    La cité antique est en effet largement menacée par les islamistes aujourd’hui.

    Pour conclure, il suffit d’observer le traitement médiatique entre la bataille de Mossoul, cité elle aussi entièrement ravagée par les frappes de la coalition occidentale contre Daesh (avec son lot de civils tués) et la bataille d’Alep – tout comme les enjeux diplomatiques différents, pour s’interroger, lourdement, sur les manipulations visant une nouvelle fois l’opinion publique dans cette guerre en Syrie.

     

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2016/12/14/


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    Source : Le Figaro Vox, Alexis Feertchak,

    Soldats syriens à Alep Crédits photo George Ourfalian/AFP

    Soldats syriens à Alep Crédits photo George Ourfalian/AFP

    FIGAROVOX/ENTRETIEN – L’Armée syrienne a repris plus de 70% d’Alep-Est aux rebelles. Pour Caroline Galactéros, d’autres pays pourraient se rapprocher de la Russie qui, en Syrie, a su protéger les structures étatiques malgré la curée internationale contre elle.

    Docteur en Science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d’intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre(éd.Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).


    FIGAROVOX. – L’Armée syrienne a repris le contrôle de la vieille ville d’Alep qui était aux mains des rebelles.

    Est-ce un tournant décisif pour la Guerre en Syrie?

     

    Caroline GALACTEROS. – Cette avancée des forces du régime est importante. Après la libération d’autres quartiers d’Alep-Est, avoir pu extirper les djihadistes de ce dédale de rues et de souterrains et les contraindre à se replier vers le sud-est de la ville témoigne d’une dynamique militaire positive en faveur de l’armée syrienne.

     

    Surtout, l’exfiltration réussie de plusieurs dizaines de milliers de civils vers l’ouest de la ville prive les djihadistes de leurs «boucliers humains» … et les adversaires occidentaux du régime d’un argument médiatique lourd contre l’implication militaire de Moscou à ses côtés…

    La prise d’Alep, si elle devait se réaliser rapidement, constituerait un cap au plan des forces morales qui s’opposent dans cet interminable pugilat, mais surtout une victoire politique symbolique de prix qui conforterait un rapport de force de plus en plus favorable à la restauration de l’Etat syrien. Le recul des djihadistes à Alep n’est en effet que la manifestation d’une déroute militaire globale qui semble chaque jour plus inéluctable, et d’un rapport de forces russo-américain où Washington perd pied.

    Même John Kerry dans sa déclaration à Bruxelles du 6 décembre (lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN), semble jeter l’éponge, apparemment convaincu que la partie (i.e le renversement du régime syrien et l’éclatement du pays) est perdue, et cherche habilement à dédouaner l’Amérique d’un soutien aux mouvements rebelles radicaux devenu indéfendable et surtout sans issue. Sans issue… mais pas sans objet résiduel.

     

    La rivalité Washington-Moscou restera vive, au moins jusqu’à l’entrée en fonction de Donald Trump fin janvier prochain. De ce point de vue, la réduction de l’insurrection djihadiste à Alep n’est donc pas décisive, et l’administration Obama poursuivra sans doute son soutien au moins indirect aux groupes radicaux (notamment via la Turquie) pour pourrir au maximum le jeu russe et plus encore celui du nouveau Président, qui a déjà entrepris un dialogue avec Moscou pour sortir l’Amérique de ce bourbier. Peut-être un «deal» de type «blanc-seing à la Russie en Syrie contre mains libres à l’Amérique en Irak» pour redorer le blason US est-il en train de se nouer. La guerre ne va donc pas s’arrêter avec l’éventuelle reprise d’Alep.

     

    Elle cessera lorsque les puissances sunnites, les Etats-Unis mais aussi la France accepteront leur «échec» et chercheront sérieusement un compromis politique soutenable pour la Russie et l’Iran. Il faut pour cela que Ryad, Doha, Ankara, Londres et Washington admettent qu’il y a plus à gagner à négocier qu’à combattre, et sans doute aussi que Paris cesse de prendre des initiatives diplomatiques (du type de la conférence envisagée «des pays refusant la guerre totale»…) à contretemps et contre-emploi.

    Ces gesticulations dérisoires déconnectées de la marche réelle des évènements sont hautement contreproductives, même du seul point de vue égoïste de l’intérêt national. Nous ne reviendrons pas ainsi dans un jeu d’où nos maladresses et notre entêtement dogmatique nous ont exclus en nous déconsidérant.

    Dans quelle mesure la prise d’Alep consacre le retour militaire et diplomatique des Russes dans les affaires internationales?

    Ce retour de la Russie est à mon sens plus qu’une évidence. C’est une nécessité, n’en déplaise aux nombreux «experts» et commentateurs qui veulent contre toute évidence persister à voir le monde avec un regard de cyclope myope, de manière simpliste et manichéenne. Ils se trompent d’ennemi, par confort intellectuel et refus de se remettre en question. Leur responsabilité est en fait lourde dans la perpétuation du chaos et de la violence car en claironnant leur pensée indigente, ils sclérosent les lignes de fracture au lieu de contribuer à les dépasser.

    Il est pourtant urgentissime de reconnaître enfin que le modèle implicite des relations internationales qui a eu cours depuis 20 ans s’est définitivement fracassé contre ses propres excès. L’idéalisme moralisateur comme masque d’un interventionnisme rapace a fait des ravages qu’on ne peut plus ignorer. Chez les peuples victimes de notre empressement à les «libérer», mais aussi chez tous ceux que l’on croit ainsi convaincre de la prévalence du modèle occidental de développement politique, économique et social. Et l’effet boomerang de cette offensive qui ne dit pas son nom joue désormais à plein contre nous.

    Profitant de cet échec patent, la Russie propose – à l’occasion du conflit syrien -, de rééquilibrer le jeu international, d’admettre sa multipolarité de fait et de se rapprocher de l’Occident dont elle s’estime encore pleinement partie. Surtout, elle offre un modèle alternatif de référence et surtout de protection plutôt convaincant: fiable, cohérent, pragmatique, résilient. Ne pas «lâcher Assad» en dépit de la curée internationale contre lui, et surtout protéger l’Etat syrien du démembrement a un impact non seulement à Damas et Téhéran, mais aussi au Caire, à Alger, à Dehli, en Afrique, aux EAU, à Ankara et même d’une certaine façon, à Ryad…

     

    La diplomatie du dialogue ouvert et sans exclusive (officiel ou discret) de Moscou avec tous les acteurs directs et indirects du conflit syrien va bien au-delà de la gestion optimale de ce seul drame. L’entreprise de séduction «à la russe» tous azimuts se poursuit.

    Les émissaires de Moscou, directs ou indirects (palestinien…), nouent des contacts, proposent des partenariats divers, des contreparties attractives à un appui aux positions russes sur ce que doit être la transition politique syrienne. Bref, les lignes bougent et, au lieu de les franchir, là encore, en France ou ailleurs, on oppose artificiellement la logique militaire à la diplomatique, comme si elles n’étaient pas étroitement liées. Comme si on pouvait décider de faire la guerre ou de négocier!

    Ça ne marche pas comme ça. Ce n’est pas la guerre comme seul mode d’action …ou la diplomatie hors sol dans le silence des armes.

     

    Seule la prise d’ascendant militaire sur le terrain et un rapport de force qui ne peut plus évoluer qu’à la marge permettent à un moment donné aux belligérants contraints et forcés, et à leurs parrains divers de s’assoir à la table de négociation de manière productive.

    Pour l’heure, les Russes ont marginalisé les Américains – qui ont déjà fort à faire pour «soutenir sans soutenir» les djihadistes et essayer de maitriser leur allié turc indocile.

    Ils dominent le front diplomatique et cherchent à réunir autour de leurs auspices exclusifs un panel crédible et représentatif de la diversité syrienne pour un processus politique qui débouchera sur des élections et surtout sur le maintien de l’unité syrienne même dans l’hypothèse d’une structure étatique fédérale.

    Mais à Paris, au lieu de s’insérer dans cette approche pragmatique, on persiste à criminaliser Vladimir Poutine, à parler d’Assad comme du bourreau unique de son peuple, à minorer le soutien populaire au régime de Damas pour accréditer l’idée qu’on pourrait, de l’extérieur, imposer un casting représentatif… qui pourtant a sombré sans équivoque dans le discrédit et en est lui-même réduit à proposer «de parler avec la Russie» pour ne pas quitter tout à fait la scène. Et la guerre continue.

     

    Quelles suites peut-on imaginer pour le régime de Bachar al-Assad?

    Assad n’est ni le (seul) problème, ni la solution. Cette polarisation sémantique elle aussi est hautement contreproductive. C’est un atout dans une négociation globale que chaque puissance intervenante essaie de valoriser au mieux. `

    Si la reconquête militaire se poursuit à son avantage, il pourra sans doute négocier des conditions de sortie honorables pour lui et ses proches au terme d’un processus politique institutionnel et électoral auquel lui – ou d’autres de ses proches, membres éminents du régime – devront d’une façon ou d’une autre participer.

    Quel est le jeu de la Turquie alors que le pays poursuit au Nord de la Syrie son opération «Bouclier de l’Euphrate»?

     

    Lire la suite sur : Le Figaro Vox, Alexis Feertchak,


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    Alep : victoire de la coalition russe. Poutine doit maintenant agir à Palmyre.

     
    Alep Palmyre

    Alep : victoire de la coalition russe. Poutine doit maintenant agir à Palmyre.

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    Jean Bonnevey ♦

    Alep est tombé. Mossoul résiste toujours et Palmyre est à nouveau occupé par les islamistes.

    La bataille d’Alep manifeste clairement qu’il n’y a, sur le terrain en Syrie, qu’une coalition crédible. C’est celle autour de la Russie avec le régime de Damas, les Iraniens et les milices chiites libanaises.

    Assad est à nouveau le maître de la Syrie utile. Mais cette incontestable victoire russe ne s’est pas faite contre l’État islamique mais contre les rebelles dont certains pro occidentaux et d’autres islamistes.

    L’État islamique, lui, en a profité pour reprendre Palmyre. La ville historique est à nouveau sous la menace de destructions des fanatiques. Poutine pour son image ne peut laisser faire. Pour le moment cependant il ne peut que se réjouir de la chute d’Alep. Cette victoire n’est pas seulement celle, incontestable, de Vladimir Poutine, elle est celle de la République islamique d’Iran, qui poursuit une politique d’implantation dans le monde arabe lourde de conséquences et de tensions à venir.

    Bachar Al-Assad est l’autre grand vainqueur d’Alep.

    Nul n’imaginait, il y a un an et demi seulement, qu’il puisse reprendre l’initiative sur le terrain militaire.

    Nul n’imaginait même, cet été, alors que le siège du réduit insurgé débutait, que le sort d’Alep serait scellé en moins de six mois. Alep aura été l’un des tombeaux du droit international, de l’ONU, du minimum de décence et d’humanité.

    «La Russie et l’Iran, venus au secours d’un régime syrien mal en point il y a un an, sont sur le point d’atteindre l’objectif qu’ils ont fait leur au début de l’année, contrôler les cinq plus grandes villes du pays, Damas, Homs, Hama, Lattaquié et Alep, ce que certains analystes baptisent la ‘Syrie utile». explique à L’Express le politologue Ziad Majed.

     

    Alep tombé, «Idleb restera la seule ville importante aux mains des rebelles», poursuit le chercheur, enseignant à l’Université américaine de Paris. «Le régime syrien ne sera plus inquiété politiquement et militairement.

    Il pourra continuer à bombarder régulièrement ces régions pour y rendre la vie impossible».

    L’affaiblissement des rebelles a peut-être aussi été accéléré par l’intervention armée de la Turquie dans le nord de la Syrie pour stopper l’avancée des Kurdes du PYD, avance le journaliste spécialisé Wassim Nasr, sur France 24. «Ankara a fait appel à des combattants de l’armée syrienne libre qu’elle armait. Ils ont depuis fait défaut pour protéger Alep. Moscou et le régime syrien avaient d’ailleurs fermé les yeux sur cette intrusion» constate-t-il.

    L’Arabie saoudite est, quant à elle, piégée dans la guerre coûteuse et dévastatrice qu’elle mène au Yémen. Enfin, les Nations unies et les puissances occidentales n’ont que mollement protesté au blocage de l’aide humanitaire à destination des zones assiégées et à leur pilonnage.

    Barack Obama donne depuis longtemps l’impression de se désintéresser de cette crise.

    La présence de miliciens étrangers, qui plus est chiites, dans ce pays à majorité sunnite, est de plus en plus visible. Ils ne sont plus seulement là pour mener les offensives militaires. Ils gèrent tout, décident de tout.

    La presse syrienne elle-même l’a entériné en parlant de ‘l’armée et de ses alliés' ».


    A l’inverse donc, l’abandon d’Alep par la communauté internationale constitue une aubaine pour les forces les plus extrémistes.

    L’EI et le Fatah al-Cham thésaurisent sur la non-action des Occidentaux. De quoi creuser plus encore le fossé confessionnel ouvert par le régime et alimenter le vivier des groupes djihadistes.

    C’est pourquoi Moscou doit reprendre et vite Palmyre et combattre Daech autant que la rébellion maintenant vaincue.

    Illustration : Alep bientôt à nouveau syrienne, Palmyre à nouveau en danger.

    Source et Publication: http://metamag.fr/2016/12/14/


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    La Russie et la Chine bloquent la Résolution de l’ONU sur une nouvelle trêve à Alep


    Par Andrei Akulov – Le 7 décembre 2016 –

    Source Strategic Culture

    La Russie et la Chine ont mis leur vetoà un projet de Résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, le 5 décembre, qui appelait à une trêve de sept jours dans la deuxième ville de Syrie.

    Russia, China Block UN Resolution on Aleppo Truce: West Waging Propaganda War

     

    Le vote n’a pas tenu compte de l’accord conclu le 2 décembre entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’Etat américain John Kerry pour mettre en place un groupe d’experts sur Alep. Le plan comprenait le retrait des rebelles de la partie orientale de la ville. En fait, en soutenant la résolution, l’ambassadeur américain entravait l’initiative diplomatique de son propre département d’État !

    Après le vote, les États-Unis ont rompu l’accord, prouvant à nouveau qu’ils ne sont pas un partenaire fiable.

    Le vote a également violé les procédures de travail du Conseil de sécurité parce qu’on n’a pas respecté le délai traditionnel de 24 heures pour présenter le projet.

    Les représentants américains, britanniques et français ont accusé la Russie et la Chine d’entraver les efforts pour répondre aux besoins humanitaires des civils dans la ville assiégée.

    Le représentant du Royaume-Uni, Matthew Rycroft, a déclaré qu’en opposant leur veto à la résolution, la Russie et ses partisans « jouaient également avec la vie des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants innocents qui vivaient un enfer à Alep ». Moscou et Pékin ont aussi été accusés de bloquer une résolution qui pouvait mettre fin aux hostilités dans toute la Syrie.

    Quand il a pris la parole devant le Conseil de sécurité, l’ambassadeur syrien Bashar Ja’afari a déclaré que la résolution était une tentative pour entraver la lutte contre le terrorisme.

    Selon lui, « depuis les premiers jours de la guerre terroriste menée contre mon pays, la Syrie, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne méritent bien d’être appelés les trois mousquetaires qui défendent le terrorisme ». L’ambassadeur a ajouté que les forces gouvernementales syriennes ont libéré environ 100 000 civils détenus par les rebelles.

    L’ambassadeur chinois à l’ONU, Liu Jieyi, a déclaré que l’ambassadeur du Royaume-Uni à l’ONU déformait les faits et « empoisonnait l’atmosphère » du Conseil de sécurité.

    Précédemment, les trêves humanitaires ont été utilisées par les militants pour se regrouper et renforcer leurs positions, ce qui a aggravé la souffrance des civils.

    Un autre incident illustre l’hypocrisie de ceux qui condamnent la Russie et la Chine tout en soutenant les groupes extrémistes en Syrie.

    La récente attaque contre un hôpital mobile à Alep, pendant laquelle deux infirmières russes ont été tuées, est passée largement inaperçue des grands médias occidentaux. Les représentants occidentaux au Conseil de sécurité de l’ONU l’ont à peine mentionnée.

    Ni les officiels étasuniens, anglais et français, ni le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, ni la Croix-Rouge, ni Human Rights Watch, ni Human Rights First ni Amnesty International n’ont émis le moindre mot de condamnation contre les auteurs de l’attaque.

    La Russie est la seule à essayer de fournir de l’aide humanitaire aux civils qui quittent Alep-Est pour échapper aux groupes terroristes.

    Le Haut Comité de négociation de l’opposition syrienne, reconnu par l’Occident comme seul représentant de l’opposition syrienne, refuse catégoriquement de se plier aux résolutions de l’ONU qui appellent au dialogue national et à la cessation des hostilités.

    Il faut prendre en compte un autre aspect du problème. Il n’y a pas d’alternative à une solution militaire de la situation à Alep. Avant le lancement de l’opération, les rebelles ont eu la possibilité de quitter la ville. Des corridors humanitaires ont été mis en place pour les civils. Tout ce qui était possible a été fait pour minimiser les pertes et éviter les hostilités.

    Une fois lancée, une opération militaire ne peut pas être menée par morceaux. Elle doit se dérouler de bout en bout selon les plans. On ne peut pas l’arrêter tant que la mission n’est pas accomplie.

    Les forces syriennes soutenues par la Russie ne peuvent pas attaquer et puis s’arrêter en plein milieu pour respecter des trêves interminables qui ne servent à rien d’autre que de permettre aux rebelles de renforcer leurs positions et d’aggraver les souffrances humaines.

    Il y aura une vraie chance de paix après la victoire militaire à Alep.

    Quand la ville sera reprise, les efforts politiques reprendront. Les activités diplomatiques doivent avoir pour base la Résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, que la Russie et la Chine approuvent.

    La fin de l’opération militaire est proche. Selon le Wall Street Journal,« il y a de plus en plus de signes que l’opposition dans la ville va s’effondrer ». Selon l’article du 5 décembre, « les rebelles d’Alep estiment que les forces du président Bashar al-Assad et leurs alliés détiennent actuellement quelque 60% du territoire de la ville qui était contrôlé par l’opposition il y a un peu plus d’une semaine ».

    Il cite Mohammad Al-Sheikh, un membre d’une faction rebelle à Alep, qui dit : « Les rebelles pensent partir aussi parce qu’ils sont épuisés par la situation. » selon lui, « Ils n’ont pas le moral. Ils sont au désespoir de ne pas pouvoir rompre le siège. »

    Le journal a rapporté que les dirigeants civils dans les quartiers tenus par l’opposition avaient formé un comité de négociation afin d’entamer des pourparlers avec le gouvernement syrien en vue d’un accord négocié pour mettre fin à l’assaut actuel. Mais les membres du comité ont dit qu’ils n’avaient pas encore contacté le gouvernement car la situation à Alep était en perpétuelle évolution.

    Il faut noter que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que les groupes qui refusent de quitter Alep-Est seront traités comme des terroristes. « En refusant de se retirer d’Alep-Est, ils poursuivent en fait la lutte armée. Nous les traiterons donc comme des terroristes et des extrémistes, et nous soutiendrons l’armée syrienne dans ses opérations contre ces bandes armées », a averti le ministre russe.

    La résolution de l’ONU était condamnée dès le départ parce qu’elle mettait dans le même sac la Russie et les terroristes. En outre, le document avait pour objectif de contraindre la Russie à arrêter les opérations. En octobre-novembre, la Russie l’a fait – elle n’a pas bombardé Alep pendant 28 jours.

    Pourquoi recommencer au moment même, où les terroristes sont sur le point d’être écrasés, ce qui ouvrira la voie au dialogue politique et au règlement pacifique final – ce qui de l’avis général est le but recherché ?

    On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, on ne peut pas parvenir à un règlement du conflit en concluant accord sur accord avec des groupes extrémistes qui profitent du chaos qui règne dans le pays déchiré par la guerre.

    Les victoires militaires sont le meilleur moyen d’obtenir que les adversaires acceptent de participer à des négociations constructives.

    Le projet de Résolution ressemble beaucoup à une provocation dans le contexte des événements qui se déroulent en Irak, à Mossoul, où les forces dirigées par les États-Unis mènent une offensive pour reprendre la ville aux militants d’État islamique.

    L’opération a causé la mort d’un nombre inconnu de civils, a fait fuir des dizaines de milliers de personnes et a perturbé l’approvisionnement en eau et en électricité des quartiers orientaux de la ville. On a également signalé des atrocités sectaires contre la population sunnite locale.

    Le problème c’est que les divers camps poursuivent des objectifs différents. Alors que la Russie se bat vraiment sérieusement contre le terrorisme en Syrie et ailleurs, l’Occident est obsédé par le changement de régime.

     

    Il est prêt à tout pour atteindre son but, même à utiliser les Nations Unies à des fins de pure propagande.

    Traduction : Dominique Muselet

    http://lesakerfrancophone.fr/


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    Qui a planifié l’opération terroriste à Palmyre ?


    Le 14 décembre 2016 –

    Source Oriental Review

    Who planned the terrorist operation in Palmyra?

    L’attaque militante inattendue sur Palmyre le 10 décembre était une révélation désagréable pour tous ceux qui s’attendaient à ce que IS / Daesh succombe rapidement après sa défaite cuisante à Alep.

    Environ 5 000 terroristes ont surmonté la résistance des petits contingents de l’Armée syrienne qui ont dû se retirer vers la base aérienne T4.

     

    Heureusement, 80% des civils ont été évacués de Palmyre à temps, mais en raison de la présence de ceux qui restent, l’armée de l’air russe ne pouvait pas être utilisée pleinement pour assaillir les positions des terroristes, qui s’étaient installés dans les quartiers résidentiels.

     

    Plus que toute autre chose, l’attaque a été un coup sérieux visant l’image internationale de la Russie, car le monde associe celle-ci à Palmyre après que Valery Gergiev a dirigé un concert inoubliable là-bas en mai dernier.

    Malheureusement, l’état-major général syrien n’a pas accordé beaucoup d’importance aux escarmouches des 9 et 10 décembre près de la colline de Qasr al-Halabat au sud-ouest de Palmyre, Jabal Hayan dans la banlieue ouest, South Sawamea au nord-est et Hawaisis au nord-ouest, par conséquent, les combats ont progressé jusqu’à moins de quatre kilomètres des faubourgs de la ville.

    Il est évident que les terroristes avaient été entraînés pour capturer la ville. À la fin de novembre, des centaines d’infiltrés armés se faisant passer pour des civils ont été secrètement envoyés à Palmyre et, à l’heure prévue, ils ont monté une embuscade contre les troupes syriennes.

    Sous le couvert de la nuit, d’autres détachements de l’ISIL ont réussi à capturer des points stratégiques mal gardés en même temps que les renforts arrivant de Raqqa ont attaqué les forces d’Assad qui gardaient la ville.

    Le nombre total de combattants prenant part à l’attaque, ainsi que son déroulement, sont une preuve évidente que cette opération avait été plus soigneusement élaborée que les actions typiques des terroristes, ce qui suggère la présence de consultants travaillant dans l’ombre pour Daech.

    Sans parler du fait que les terroristes avaient inopinément trouvé du personnel de réserve, de l’armement haut de gamme, des informations tactiques et du matériel spécialisé.

    La façon dont la bataille elle-même s’est déroulée semble également suspecte.

    Malgré de lourdes pertes en hommes et en équipements, les terroristes ont été concentrés pour porter constamment leurs efforts sur la pénétration des zones résidentielles de la ville, sans s’occuper des dommages collatéraux sanglants.

     

    Ce comportement inhabituel suggère qu’ils avaient été avertis de la nécessité de dépasser les forteresses syriennes et de se diriger vers les quartiers civils avant l’arrivée de l’armée de l’air russe.

    Les services de renseignement syriens ont évidemment commis une grave erreur de stratégie en omettant d’avertir aussitôt l’armée russe qu’environ 5 000 militants avaient parcouru 220 kilomètres sur l’autoroute entre la capitale du califat de Raqqa et Palmyre.

     

    Les militants venaient d’un lieu très spécifique et bien connu. En plus de Raqqa elle-même, ils ont été redéployés depuis la région autour de Mossoul, où les opérations de combat menées par les forces irakiennes, contrôlées par les États-Unis et la coalition internationale, se sont brusquement interrompues la semaine dernière.

     

     

    Par une étonnante coïncidence, le dimanche 11 décembre, le chef du Pentagone, Ashton Carter, est arrivé en Irak pour une visite inopinée afin «d’évaluer les progrès dans la lutte pour reprendre Mossoul».

    Et il a été annoncéà la veille de sa visite que 200 militaires supplémentaires allaient être envoyés en Syrie pour former des groupes d’opposition syriens.

    Cela a porté le nombre officiel de conseillers militaires américains en Syrie à 500.

    Leur tâche principale sera de s’assurer que les groupes terroristes en Syrie seront prêts au combat après la chute d’Alep.

    La promesse de Carter de libérer la ville irakienne de Mossoul avant que Donald Trump ne prenne possession du Bureau ovale le 20 janvier 2017 incite l’armée américaine à faire partir les militants de la ville vers la Syrie. Ainsi, un corridor libre vers Raqqa et Palmyre s’est ouvert aux terroristes de Mossoul.

    Il est clair que les unités de l’armée syrienne qui ont libéré Alep, les plus endurcies par les combats, seront redéployées dans les prochains jours en direction de Palmyre, et les terroristes qui se retrouveront piégés de nouveau seront systématiquement anéantis, malgré les larmes de crocodile versées par les médias internationaux.

    Et à cause de ce qui s’est passé à Palmyre, l’armée russe a maintenant déclaré qu’elle n’autoriserait plus aucune sorte de pause humanitaire :

    L’assaut de Daech sur Palmyre a montré une fois de plus que les terroristes ne devraient pas avoir la moindre occasion de profiter d’une pause, qu’ils utilisent toujours pour se regrouper et se livrer à des frappes soudaines.

    C’est un signal pour les diplomates qu’ils doivent se mettre en retrait et laisser le ministère de la Défense russe imposer un certain ordre en éradiquant les groupes terroristes de la face de la terre en Syrie.

     

    Toutes les pauses et délais, qui étaient destinés à calmer la fièvre de la rhétorique anti-russe en Occident, ont déjà été épuisés.

     

    Oriental Review

    Traduit et édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

     


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    Le-president-syrien-Bachar-el-Assad-ici-en-mars-2014

    Transcription :

    " RT : Monsieur le Président, merci beaucoup d’avoir accepté de nous recevoir.

    Bachar al-Assad  : Vous êtes les bienvenus à Damas.

    RT : Nous commençons avec Alep, bien sûr. Alep connaît actuellement ce qui est peut-être les combats les plus féroces depuis que la guerre a commencé il y a près de six ans ici en Syrie. Mais les politiciens et les médias occidentaux portent un regard très négatif au sujet de l’avance de votre armée. Pourquoi cela se produit-il selon vous ? La considèrent-ils comme leur propre défaite ?

    Bachar al-Assad  : En fait, après qu’ils aient échoué à Damas, parce que le récit des 3 premières années était « la libération de Damas des mains de l’Etat ». Quand ils ont échoué, ils sont allés à Homs, puis (ils ont échoué à Homs et) ils se sont concentrés sur Alep durant les 3 dernières années. Et pour eux, c’était la dernière carte majeure à jouer sur le champ de bataille syrien.

    Bien sûr, ils ont toujours des terroristes dans différentes régions de la Syrie, mais ce n’est pas comme Alep qui est la deuxième plus grande ville (du pays), qui a une dimension politique, militaire, économique, et même morale (toute particulière) lorsque leurs terroristes sont vaincus.

    Donc pour eux, la défaite des terroristes est la défaite de leurs forces par procuration, pour dire les choses clairement. Ce sont leurs forces par procuration, et pour eux, la défaite de ces terroristes est la défaite de tous les pays qui les ont supervisés, que ce soit des pays régionaux ou des pays occidentaux comme les États-Unis en premier lieu, la France et le Royaume-Uni.

    RT : Vous pensez donc qu’ils considèrent cela comme leur propre défaite, n’est-ce pas ?

    Bachar al-Assad  : Exactement, c’est ce que je veux dire. La défaite des terroristes est leur propre défaite parce qu’ils constituent leur véritable armée sur le terrain. Ces pays ne sont pas directement intervenus en Syrie : ils sont intervenus à travers ces forces par procuration. Voilà comment nous devons considérer les choses si nous voulons être réalistes, indépendamment de leurs déclarations, bien sûr.

    RT : Palmyre est maintenant une autre zone de troubles, et elle a été prise par Daech. Mais nous n’entendons pas beaucoup de condamnations à ce sujet. Est-ce pour la même raison ? 

    Bachar al-Assad  : Exactement, car si Palmyre avait été prise par le gouvernement, ils auraient exprimé des craintes à propos du patrimoine historique. Lorsqu’on libère Alep des terroristes, les responsables occidentaux et les médias dominants expriment des craintes au sujet des civils. Mais ils ne s’inquiètent pas lorsque c’est l’inverse qui se produit, lorsque les terroristes tuent ces civils ou attaquent Palmyre et commencent à détruire le patrimoine de l’humanité - et pas seulement de la Syrie.

    Exactement, vous avez raison. Car si vous considérez le moment choisi pour l’attaque contre Palmyre, vous voyez bien qu’il est lié à ce qui se passe à Alep. C’est une réponse à ce qui se passe à Alep, à l’avance de l’Armée Arabe Syrienne, et ils ont voulu saper la victoire à Alep et en même temps distraire l’armée syrienne d’Alep pour l’attirer vers Palmyre et stopper sa progression. Mais bien sûr, cela n’a pas marché.

    RT : Il y a également des informations selon lesquelles le siège de Palmyre ne serait pas seulement lié à la bataille d’Alep, mais également à ce qui se passait en Irak. La coalition menée par les Etats-Unis, qui comporte près de 70 pays, aurait permis aux combattants de Daech à Mossul de partir, ce qui aurait renforcé Daech ici en Syrie. Pensez-vous que cela puisse être le cas ?

    Bachar al-Assad  : C’est possible, mais ce serait seulement pour laver les mains des hommes politiques américains (et les libérer) de leur responsabilité dans cette attaque. Ils prétendent que l’armée irakienne a attaqué Mossul et que Daech a quitté Mossul pour la Syrie, voilà tout, mais ce n’est pas l’explication. 

    Pourquoi ? Car les terroristes ont attaqué Palmyre avec une puissance de feu et des effectifs d’une nature et d’une ampleur sans précédent, que Daech n’a jamais eus auparavant dans cette guerre. Ils ont attaqué sur un front très large, des dizaines de kilomètres, ce qui peut correspondre à plusieurs armées. Daech n’a pu réaliser cela qu’avec le soutien de différents Etats, pas seulement d’un seul Etat mais de plusieurs. Ils sont arrivés avec des mitrailleuses, des canons et de l’artillerie différents. Ils n’ont pu progresser dans ce désert que sous la supervision de l’alliance américaine qui est censée les attaquer à Raqqa, Mossul et Deir-Ezzor. Mais cela n’a pas eu lieu, ils ont fermé les yeux sur les actions de Daech ou même, et c’est ce que je crois, ils les ont eux-mêmes poussés vers Palmyre. 

    Il ne s’agit pas de Mossul, nous ne devons pas tomber dans ce piège. Il s’agit de Raqqa et Deir-Ezzor, tout près, seulement à quelques centaines de kilomètres, Ils ont pu venir sous la supervision des satellites et des drones américains, et avec le soutien américain.

    RT : Quel est l’état des forces de Daech aujourd’hui ?

    Bachar al-Assad  : Leur force est à la hauteur du soutien qu’ils obtiennent de l’Occident et des puissances régionales. En réalité, si on les considère de manière isolée, ils ne sont pas forts, car ils n’ont pas d’incubateur social naturel. Sans cela, les terroristes ne peuvent pas avoir assez de force.

    Le véritable soutien qu’ils ont (l’argent, les investissements pétroliers, le soutien des forces aériennes de l’alliance américaine...) est la (seule) cause de leur force, et c’est pourquoi (je vous dis) que leur force est à la hauteur de celle de leur soutiens ou superviseurs.

    RT : A Alep, nous avons entendu que vous aviez permis à certains de ces terroristes de quitter librement le champ de bataille. Pourquoi faire cela ? Il est clair qu’ils peuvent revenir à Idlib, par exemple, se procurer des armes et se préparer à d’autres attaques, puis peut-être retourner attaquer ceux qui libèrent Alep.

    Bachar al-Assad  : Exactement, c’est vrai, et cela se produit depuis plusieurs années. Mais il faut toujours considérer les avantages et les inconvénients, et quand les gains sont supérieurs aux pertes, il faut y aller. Dans ce cas, notre priorité est de préserver la zone de la destruction causée par la guerre, protéger les civils qui y vivent, laisser la possibilité à ces civils de quitter cette zone par des couloirs humanitaires pour rejoindre celles contrôlées par le gouvernement et donner la chance à ces terroristes de changer d’avis, de rejoindre le gouvernement, de retourner à leur vie normale et d’être amnistiés.

    S’ils ne le font pas, ils peuvent partir avec leurs armes, avec les inconvénients que cela implique, mais ce n’est pas notre priorité, car si vous les combattez dans n’importe quel autre secteur en dehors des villes, vous aurez moins de destructions et moins de victimes parmi les civils, voilà la raison.

    RT : J’ai l’impression que vous les appelez terroristes, mais qu’en même temps, vous les traitez comme des êtres humains, vous leur dites : « Vous avez une chance de retourner à la vie normale. »

    Bachar al-Assad  : Exactement. Ce sont des terroristes parce qu’ils portent des mitrailleuses, ils tuent, ils détruisent, ils commettent des actes de vandalisme, et ainsi de suite. C’est naturel – partout dans le monde on qualifie ces actes de terrorisme.

    Mais en même temps, ce sont des êtres humains qui ont commis des actes de terrorisme. Ils pourraient être d’autres personnes. Ils ont rejoint les terroristes pour différentes raisons, que ce soit par crainte, pour l’argent, parfois pour des raisons idéologiques. Donc, si vous pouvez les faire retourner à leur vie normale, pour qu’ils redeviennent des citoyens normaux, c’est notre travail en tant que gouvernement.

    Il ne suffit pas de dire : « Nous allons combattre les terroristes ». La lutte contre les terroristes c’est comme un jeu vidéo. Vous pouvez détruire votre ennemi, mais le jeu va générer et régénérer des milliers d’autres ennemis, donc vous ne pouvez pas le traiter à la manière américaine : simplement tuer, encore tuer ! Ce n’est pas notre objectif ; c’est notre dernière option. Si vous pouvez changer les choses, c’est une bonne option. 

    Et cela a fonctionné. Cela a été un succès car un grand nombre de ces terroristes, quand ils changent de perspective, certains reviennent à une vie normale et certains rejoignent l’armée syrienne, ils combattent avec l’armée syrienne contre les autres terroristes. C’est un succès, de notre point de vue.

    RT : Monsieur le Président, vous venez de dire qu’on gagne et qu’on perd. Considérez-vous en avoir fait suffisamment pour minimiser les pertes civiles durant ce conflit ? 

    Bachar al-Assad  : Nous faisons de notre mieux. Ce qui est suffisant, c’est subjectif, chacun peut le voir à sa façon. Au bout du compte, ce qui est assez, c’est ce que vous êtes capables de faire. Ma capacité en tant que personne, la capacité du gouvernement, la capacité de la Syrie en tant que petit pays qui fait face à une guerre soutenue par des dizaines de pays, des centaines de chaînes médiatiques dominantes et d’autres moyens qui oeuvrent contre vous.

    Donc, cela dépend de la définition de « suffisamment », c’est, comme je l’ai dit, très subjectif, mais je suis certain que nous faisons de notre mieux. Au final, rien n’est suffisant, et les actions humaines sont toujours pleines de choses bonnes et justes et imparfaites ou erronées, disons, c’est quelque chose de naturel.

    RT : Les pays occidentaux ont demandé à maintes reprises à la Russie et à l’Iran de faire pression sur vous pour mettre fin aux violences, comme ils disent. Tout récemment, six pays occidentaux, dans un message sans précédent, ont à nouveau demandé à la Russie et à l’Iran de faire pression sur vous, exigeant un cessez-le-feu à Alep. 

    Bachar al-Assad  : Oui.

    RT  : Allez-vous le faire ? Ils demandent un cessez-le-feu au moment même où votre armée progresse.

    Bachar al-Assad  : C’est exactement ça. Il est toujours important en politique de lire entre les lignes, de ne pas s’arrêter à la lettre. Ce qu’ils demandent importe peu. La traduction de leur déclaration c’est : « Vous les Russes, s’il vous plaît, stoppez l’avance de l’armée syrienne contre les terroristes. » C’est le sens de leur déclaration, oubliez le reste : « Vous êtes allés trop loin dans votre victoire contre les terroristes, cela ne devait pas se produire. Vous devriez dire aux Syriens de mettre fin à cela. Nous devons préserver les terroristes et les sauver. » Voici en bref (le sens de leur appel).

    Deuxièmement, la Russie n’a jamais – ni ces jours-ci, ni pendant la guerre, ni avant la guerre, ni à l’époque de l’Union Soviétique – la Russie n’a jamais essayé d’interférer dans nos prises de décision. Jusqu’à présent, chaque fois que la Russie avait des opinions ou des conseils, peu importe comment on les considère, ils finissaient toujours par dire : « C’est votre pays, vous savez quelle est la meilleure décision à prendre. C’est comme ça que nous voyons les choses, mais si vous les voyez de façon différente, vous savez mieux que nous, c’est vous les Syriens. » Ils sont réalistes, ils respectent notre souveraineté et défendent toujours la souveraineté qui repose sur le droit international et la Charte des Nations unies. Il ne leur est donc jamais arrivé de faire pression, et ils ne le feront jamais. Ce n’est pas leur façon de faire.

    RT : Dans quel été se trouve actuellement l’armée syrienne ?

    Bachar al-Assad  : Il faut l’évaluer par rapport à deux choses : tout d’abord à la guerre elle-même et ensuite à la taille de la Syrie. La Syrie n’est pas un grand pays, donc elle ne peut pas avoir une grande armée en termes quantitatifs. Le soutien de nos alliés a été très important, en particulier de la Russie et de l’Iran. Après six ans, ou presque six ans, de guerre, ce qui est plus long que la Première et la Seconde Guerres mondiales, il est sûr et évident que l’armée syrienne ne peut pas être aussi large qu’elle l’était auparavant.

    Mais ce que nous avons c’est la détermination à défendre notre pays. C’est la chose la plus importante. Notre armée a perdu tant de vies, nous avons tant de martyrs, tant de soldats handicapés. Nous avons subi des pertes énormes en matériel. Du point de vue des chiffres, nous avons perdu beaucoup, mais nous avons toujours cette détermination. Et je peux vous dire que cette détermination est beaucoup plus forte qu’avant la guerre. Mais bien sûr, nous ne pouvons pas ignorer le soutien de la Russie, celui de l’Iran, qui rendent notre détermination plus efficace et concrète.

    RT : Le Président Obama a tout récemment suspendu l’interdiction d’armer certains rebelles syriens. 

    Bachar al-Assad  : Oui.

    RT : Comment cela pourrait-il, à votre avis, se traduire sur le terrain ? Cela est-il susceptible de renforcer directement ou indirectement les terroristes ?

    Bachar al-Assad  : Nous ne sommes pas sûrs qu’il a levé cet embargo au moment où il l’a annoncé. Il a pu l’avoir levé plus tôt, mais il l’a annoncé plus tard en vue de lui donner, disons, une légitimité politique. C’est la première chose. 

    Le deuxième point est très important : la date de l’annonce et l’attaque contre Palmyre coïncident. Il existe un lien direct entre ces deux événements, et la question est donc : à qui ces armements sont-ils envoyés ? Dans quelles mains vont-ils se retrouver ? Dans les mains de Daesh et du Front al-Nosra qui se coordonnent entre eux.

    L’annonce de la levée de l’embargo est donc directement liée à l’attaque contre Palmyre et au soutien d’autres terroristes à l’extérieur d’Alep, parce que lorsqu’ils subissent une défaite à Alep, les Etats-Unis et l’Occident ont besoin de soutenir leurs forces par procuration ailleurs, parce qu’ils n’ont aucun intérêt à résoudre le conflit en Syrie.

    Ainsi, le but crucial de cette annonce est de créer plus de chaos, car les Etats-Unis créent le chaos afin de le gérer, et lorsqu’ils le gèrent, ils souhaitent utiliser les différents facteurs de ce chaos pour exploiter les différentes parties du conflit, qu’elles soient internes ou externes.

    RT : Monsieur le Président, comment vous sentez-vous en tant que petit pays au milieu de cette trombe d’autres pays qui n'ont aucun intérêt à mettre fin à cette guerre ?

    Bachar al-Assad : Exactement. C'est quelque chose que nous avons toujours ressenti, avant même cette guerre, mais aujourd'hui on le ressent encore plus, bien sûr, parce que les petits pays se sentent plus en sécurité lorsqu’il y a un équilibre international. Nous avons ressenti ce que vous évoquez après l’effondrement de l’URSS, quand il n'y avait plus que l’hégémonie américaine, et les Etats-Unis souhaitaient en faire à leur guise et dicter leur politique à tout le monde. Ce sont les petits pays qui souffrent le plus. 

    Nous le sentons donc aujourd'hui, mais en même temps, il y a plus d'équilibre aujourd'hui avec le rôle de la Russie. C'est pourquoi nous considérons que plus la Russie est forte – et je ne parle pas seulement de la Syrie, mais de tout petit pays dans le monde –, plus la Russie est forte, plus la Chine émerge, plus nous nous sentons en sécurité. 

    La situation dans laquelle nous vivons est très douloureuse, à tous les niveaux : au niveau humanitaire, des sentiments, des pertes, à tous les niveaux. Mais en fin de compte, la question n'est pas de perdre ou de gagner ; il s’agit de gagner ou de perdre votre pays. C’est une menace existentielle pour la Syrie. Ce n'est pas un gouvernement qui va perdre face à un autre gouvernement, ou une armée face à une autre armée ; soit le pays va gagner, soit il va disparaître. Voilà comment nous considérons les choses. C'est pourquoi vous n’avez pas le temps de ressentir la douleur ; vous n'avez de temps que pour lutter, vous défendre et faire quelque chose sur le terrain.

    RT : Parlons du rôle des médias dans ce conflit.

    Bachar al-Assad : Très bien.

    RT : Tous les belligérants de cette guerre ont été accusés d'avoir causé des victimes civiles, mais les médias occidentaux ont gardé un silence presque total au sujet des atrocités commises par les rebelles. Quel rôle les médias jouent-ils dans ce conflit ?

    Bachar al-Assad : En premier lieu, les médias dominants ainsi que leurs confrères parmi les hommes politiques souffrent depuis quelques décennies d'une corruption morale. Ils n’ont aucune morale. Quelle que soit la chose dont ils parlent, qu'ils évoquent ou qu’ils utilisent comme masque (les droits de l’homme, les civils, les enfants...), ils ne recourent à tout cela que pour leur agenda politique, afin de toucher leur opinion publique et de la pousser à les soutenir dans leur intervention dans cette région, qu'il s'agisse d'une intervention militaire ou politique. Ils n'ont donc aucune crédibilité à cet égard.

    Il suffit de regarder ce qui se passe aux Etats-Unis, où une véritable rébellion a lieu contre les médias dominants, parce qu'ils ont menti et continuent à mentir à leur public. Nous pouvons dire que l’opinion publique ou les populations en Occident ignorent ce qui se passe vraiment dans notre région, mais ils savent au moins que les médias dominants et leurs hommes politiques leur ont menti pour servir leurs propres intérêts et leur agenda.

    C'est pourquoi je ne pense pas que les médias dominants puissent encore faire croire à leurs histoires, et c'est pourquoi ils luttent pour leur survie en Occident, bien qu'ils aient une très grande expérience et des soutiens, de l'argent et des ressources considérables. Mais il leur manque néanmoins quelque chose d'essentiel pour survivre : la crédibilité. Ils n'en ont pas, ils l'ont perdue. Ils ne sont pas transparents, et c'est pourquoi ils ne sont donc plus crédibles.

    C'est pourquoi ils font preuve de tant de lâcheté aujourd'hui, ils ont peur de votre chaîne [Russia Today], de toute déclaration qui pourrait révéler la vérité, parce que cela démystifierait leurs manipulations. Voilà pourquoi.

    RT : Par exemple, l'agence de presse Reuters a cité Amaq, l’organe de propagande de Daesh, à propos du siège de Palmyre.

    Bachar al-Assad : Oui.

    RT : Pensez-vous qu'ils donnent de la légitimité aux extrémistes en agissant ainsi, en citant leurs médias ?

    Bachar al-Assad : Même s'ils ne citent pas leurs agences de presse, ils adoptent de toute façon leur rhétorique. Mais si vous considérez l'aspect technique de la manière dont Daech se présente depuis le début, via ses vidéos, les actualités, les médias en général et les relations publiques, ils utilisent des techniques occidentales. Regardez bien, c'est très sophistiqué.

    Comment quelqu'un qui est assiégé, méprisé partout dans le monde, attaqué par des avions, que le monde entier veut chasser de chaque ville qu’il occupe, comment un tel groupe pourrait-il se montrer aussi sophistiqué, à moins d'être parfaitement à son aise et de recevoir tout le soutien possible ? Ce n’est pas tant Amaq qu'il faut souligner selon moi, mais bien le fait que l'Occident épouse le point de vue des terroristes, parfois directement et parfois de façon indirecte.

    RT : Donald Trump prendra ses fonctions de Président américain dans quelques semaines. Vous avez mentionné l'Amérique de nombreuses fois aujourd'hui. Qu'attendez-vous de la nouvelle administration américaine ?

    Bachar al-Assad : Sa rhétorique pendant la campagne a été positive au sujet du terrorisme, qui est notre priorité aujourd'hui. Toute autre chose n'est pas prioritaire, donc je ne vais concentrer sur rien d'autre, le reste est américain, disons, des questions internes, cela ne me concerne pas.

    Mais la question est de savoir si Trump a la volonté ou la capacité de mettre en œuvre ce qu'il vient de mentionner. Vous savez que la plupart des médias dominants et des grandes entreprises, les lobbies, le Congrès, même certains de son parti étaient opposés à lui. Ils veulent avoir plus d'hégémonie, plus de conflits avec la Russie, plus d'ingérence dans les différents pays, renverser les gouvernements, et ainsi de suite. Il a dit quelque chose qui allait dans l'autre sens. Pourra-t-il tenir ce cap contre tous ceux-là quand il prendra ses fonctions le mois prochain ? Telle est la question.

    S'il le pouvait, je pense que le Monde sera différent, parce que la chose la plus importante, comme je l'ai mentionné, est la relation entre la Russie et les États-Unis. S'il va vers cette relation, la plupart des tensions dans le monde seront apaisées. C'est très important pour nous en Syrie, mais je ne pense pas que quiconque ait la réponse à cela. Premièrement, ce n'était pas un homme politique, donc, nous n'avons aucune référence pour le juger. Deuxièmement, personne ne peut prévoir comment iront les choses le mois prochain et au-delà.

    RT : La situation humanitaire en Syrie est catastrophique, et Mme Mogherini, chef de la politique étrangère de l'UE, nous dit que l'UE est la seule entité à fournir de l'aide humanitaire à la Syrie. Est-ce vrai ?

    Bachar al-Assad : En réalité, toute l'aide envoyée par les pays occidentaux était destinée aux terroristes, pour être parfaitement clair, franc et transparent. Ils ne se sont jamais souciés de la moindre vie humaine syrienne. Nous avons beaucoup de villes en Syrie qui restent, jusqu'à aujourd'hui, entourées et assiégées par les terroristes. Ils ont fait en sorte que rien ne puisse leur parvenir : nourriture, eau, quoi que ce soit, tous les besoins fondamentaux de la vie. Bien sûr, ils les attaquent quotidiennement par des tirs de mortiers et essaient de les tuer. Qu'est-ce que l'UE leur a envoyé ? S'ils s'inquiètent des vies humaines, s'ils parlent de l'aspect humanitaire, parce que lorsque vous parlez de l'aspect ou du problème humanitaire, vous ne faites pas de discrimination. Tous les Syriens sont des humains, tous les gens sont des humains. Mais ils ne le font pas. C'est le double standard, c'est le mensonge qu'ils continuent à raconter, et ça devient un mensonge ignoble, que personne ne croit plus. Ce n'est pas vrai, ce qu'elle a prétendu est faux.

    RT : Certains suggèrent que pour la Syrie, la meilleure solution serait une partition en différents pays gouvernés par les sunnites, les chiites, les Kurdes. Serait-ce possible ?

    Bachar al-Assad : C'est l'espoir ou le rêve de l'Occident et de certains pays de la région, et ce n'est pas nouveau, pas lié à cette guerre. C'était avant la guerre, et des cartes ont été composées en vue de cette division et cette désintégration. Mais en fait, si vous regardez la société d'aujourd'hui, la société syrienne est plus unifiée qu'avant la guerre. C'est la réalité. Je ne dis pas cela pour donner courage à qui que ce soit, je ne m'adresse pas ici au public syrien de toute façon, je parle de la réalité.

    En raison des leçons de la guerre, la société est devenue plus réaliste et pragmatique et beaucoup de Syriens ont compris les dangers du fanatisme, et de toute forme d'extrémisme, pas seulement religieux : politiquement, socialement, culturellement, tout cela est dangereux pour la Syrie. Ce n'est qu'en s'acceptant les uns les autres, en se respectant que nous pouvons vivre ensemble et avoir un pays.

    Alors, en ce qui concerne la désintégration de la Syrie, si cette désintégration n'est pas effective au sein de la société, parmi les différentes nuances et couches de la société syrienne, le tissu syrien, vous ne pouvez pas avoir de division. Ce n'est pas une simple carte à dessiner, je veux dire, même si vous avez un pays au sein duquel les gens sont divisés, il y a désintégration. Regardez l'Irak, c'est un même pays, mais il est désintégré en réalité.

    Donc non, je ne suis pas inquiet à ce sujet. Les Syriens n'accepteront jamais cela. Je parle maintenant de la grande majorité des Syriens, parce que ce n'est pas nouveau, ce n'est pas un sujet qui est apparu durant les dernières semaines ou les derniers mois. C'est le sujet de cette guerre. Donc après près de six ans, je peux vous dire que la majorité des Syriens n'accepteraient rien en rapport avec la désintégration, ils vont vivre comme une seule Syrie.

    RT : En tant que mère, je ressens la douleur de toutes les mères syriennes. Je parle des enfants en Syrie, que leur réserve l'avenir ?

    Bachar al-Assad : C'est l'aspect le plus dangereux de notre problème, et pas seulement en Syrie, mais où que vous parliez de cette sombre idéologie wahhabite, parce que beaucoup de ces enfants qui sont devenus jeunes au cours de la dernière décennie, ou plus d'une décennie, qui ont rejoint les terroristes sur une base idéologique, pas par manque d'argent ou quoi que ce soit d'autre, ou par espoir, disons, ils venaient de familles ouvertes d'esprit. Des familles instruites, des familles intellectuelles. Donc, vous pouvez imaginer la force du terrorisme.

    RT : Donc vous pensez que c'est arrivé à cause de leur propagande ? 

    Bachar al-Assad : Exactement, parce que cette idéologie est très dangereuse, et elle ne connaît pas de frontières, pas de frontières politiques, et Internet a aidé ces terroristes à utiliser des outils rapides et peu coûteux pour promouvoir leur idéologie, et ils pourraient infiltrer n'importe quelle famille n'importe où dans le monde, que ce soit en Europe, dans votre pays, dans mon pays, n'importe où.

    RT : Et c'est ce qui se passe.

    Bachar al-Assad : Vous avez une société séculière, j'ai une société séculière, mais cela n'a pas empêché la société d'être infiltrée. Avez-vous une contre-idéologie pour faire face à cela ? Effectivement. Parce qu'ils ont construit leur idéologie sur l'Islam, vous devez recourir à la même idéologie, en utilisant le véritable islam, le véritable islam modéré, afin de contrer leur idéologie. C'est la manière la plus rapide, disons.

    Si nous voulons parler du moyen terme et du long terme, il s'agit de savoir dans quelle mesure vous pouvez faire évoluer la société, la façon dont les gens analysent et pensent, parce que cette idéologie ne peut fonctionner que lorsque vous ne pouvez pas analyser, quand vous ne savez pas réfléchir correctement. Donc, il s'agit de l'algorithme de l'esprit, si vous avez un système d'exploitation naturel ou sain, pour faire une analogie avec l'informatique, si vous avez de bons systèmes d'exploitation dans l'esprit, ils ne peuvent pas l'infiltrer comme un virus.

    Donc, il s'agit de l'éducation, des médias et de la politique parce que parfois, quand on a une cause, une cause nationale et que les gens perdent espoir, on peut pousser ces gens vers l'extrémisme, et c'est l'une des influences dans notre région depuis les années 1970, après la guerre entre les Arabes et les Israéliens, et l'échec de la paix dans tous les aspects (échec de la reconquête de la terre, de l'octroi de la terre et des droits au peuple [palestinien]), vous avez plus de désespoir, et cela a joué entre les mains des extrémistes. C'est là que les Wahhabites trouvent un sol fertile pour promouvoir leur idéologie.

    RT : Monsieur le Président, je vous remercie beaucoup pour votre temps, et je souhaite à votre pays la paix et la prospérité, et dès que possible. 

    Bachar al-Assad : Merci beaucoup d'être venus.

    RT : La situation a été très difficile, et je souhaite que tout cela finisse bientôt. Merci. 

    Bachar al-Assad : Je vous remercie beaucoup d'être venus en Syrie. Je suis très heureux de vous recevoir.

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    Posté par DIACONESCO_TVà -

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    Libye: Syrte officiellement libérée de l’EI

    Le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj a annoncé officiellement ce soir la libération de la ville de Syrte ancien fief libyen de l’organisation Etat islamique (EI), tout en affirmant que la guerre contre le terrorisme en Libye n’était « pas finie ».

    « Après huit mois du début des opérations contre l’Etat islamique dans la ville de Syrte, j’annonce officiellement la fin des opérations militaires et la libération de la ville », a déclaré M. Sarraj dans un discours à la télévision, près de deux semaines après l’annonce de la reprise de la ville par des forces loyales au GNA.

     

     Le chef du GNA a fait cette annonce à l’occasion du premier l’anniversaire de la signature de l’accord interlibyen parrainé par l’ONU, dont est issu le gouvernement d’union qu’il dirige.

    Le 5 décembre, des forces libyennes fidèles au GNA avaient annoncé avoir repris le contrôle total de Syrte, ville côtière située à 450 km à l’est de Tripoli.

    Le GNA espère sortir renforcé de la bataille de Syrte au moment où il peine toujours, depuis son installation fin mars à Tripoli, à asseoir son autorité dans un pays dévasté par les conflits depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

    M. Sarraj reste notamment contesté par le chef militaire des autorités parallèles basées dans l’est du pays, le maréchal Khalifa Haftar.

    Dans son discours, le chef du gouvernement d’union a toutefois rendu hommage aux forces loyales à M. Haftar, qui mènent depuis deux ans une guerre contre les groupes jihadistes dans l’est libyen, en saluant « les martyrs et les héros qui ont combattu et combattent le terrorisme à Benghazi », la grande ville de l’est du pays.

    Bd Voltaire

    « La bataille de Syrte est finie mais la guerre contre le terrorisme en Libye n’est pas finie encore », a averti M. Sarraj, soulignant la nécessité d’unifier les forces militaires dans une seule armée ». 

    L’EI s’était emparé de Syrte en juin 2015 en profitant de l’absence d’Etat en Libye, plongée dans le chaos depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.

    Bd Voltaire

     


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    MSM News crée #une tempête de fausses nouvelles autour de l’effondrement de la partie rebelle d’Alep


    Moon of Alabama  Le 13 décembre 2016 – Source Moon of Alabama

    C’est la première fois que j’assiste à un pareil assaut #de nouvelles mensongères.

    Tous les grands médias et toutes les agences semblent avoir perdu toute inhibition et ils présentent n’importe quelles rumeurs concernant la libération d’Alep-Est comme des faits.

     

    Voyez cette annonce de la BBC en ouverture du journal :

    Bataille d’Alep: selon l’ONU, 

    Les forces pro-gouvernementales syriennes ont pénétré dans des maisons d’Alep-Est et ont tué ceux qui étaient à l’intérieur, y compris des femmes et des enfants, selon l’ONU.

    Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a affirmé avoir des preuves fiables que dans quatre zones 82 civils avaient été abattus à vue.

     

    Il n’y a pas de bureau des droits de l’homme de l’ONU, cela n’existe pas. La BBC veut parler du bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

    Le commissaire est le prince jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein, un hachémite qui a fait ses études au Royaume-Uni et aux États-Unis et qui est un parent du roi dictateur jordanien.

    C’est intéressant de noter que la Jordanie est fortement impliquée dans le soutien des «rebelles» contre le gouvernement syrien.

    1. Le bureau n’a pas «dit» que «82 civils avaient été abattus», ni rien d’aussi monstrueux. Il a dit qu’il y avait des «sources» qui avaient «rapporté» que cela s’était produit. Voilà un extrait de son communiqué de presse aujourd’hui :

    Selon de nombreuses sources, des dizaines de civils ont été abattus hier place al-Ahrar, dans le quartier d’Al-Kallaseh, ainsi qu’à Bustan al-Qasr, par les forces gouvernementales et leurs alliés, dont le groupe irakien al-Nujabaa.

    Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme (HCDH) a affirmé que «de nombreuses sourcesont reçu des informations»  de XYZ, sans révéler ni le nom des «sources» ni la provenance des soi-disant «informations» de XYZ.

    Je trouve irresponsable que le HCDH mentionne des informations non vérifiées dans ses conférences de presse. Mais c’est encore plus irresponsable de la part de la BBC de titrer «L’ONU dit que…» en ouverture de bulletin d’information à propos de ces rumeurs, surtout sans apporter le moindre élément supplémentaire dans le reste de son «reportage».

    Il y a aussi cette info récente sur les chats tués à Alep.

    #Flash info – Activistes: Tous les chats résidents et de passage au dernier refuge d’Alep ont été tués dans une attaque au gaz du Hezbollah.

    Le porte-parole du Haut-Commissariat a eu connaissance de cette nouvelle. Nous attendons maintenant le titre de la BBC : «L’ONU dit que le Hezbollah a gazé les derniers chats d’Alep.»

    La BBC n’est pas la seule à sortir #de fausses nouvelles. En effet, il semble que les agences de presse recherchent la «sécurité du nombre» en rapportant toutes les mêmes sottises partout où elles le peuvent :

    Là encore, l’ONU a seulement dit qu’elle avait connaissance de tels rapports. Elle ne les a pas vérifiés et ne s’en porte pas garante. Cela n’empêche pas les influentes organisations «humanitaires» habituelles, comme Amnesty International, de se joindre au chœur de ceux qui brodent sur le thème de «l’ONU a dit que…». Des milliers de sites d’information et de sites Web copient les faux rapports de l’agence et de la presse «humanitaire» et font en sorte de rendre la fausse nouvelle encore plus sensationnelle. La désinformation déraille complètement.

    Mais il se passe aussi des merveilles à Alep.

    Les vrais habitants et les vrais journalistes d’Alep disent que les connexions internet y sont lentes et instables. Mais les «militants» qui se trouvent sous un feu d’artillerie intense dans l’est semblent avoir des quantités de gigabits de bande passante fiable à leur disposition. C’est un miracle. Photos et vidéos dans des tweets comme celui-ci«sortent d’Alep»à chaque instant.

    Bien sûr, une telle quantité de gigabits pourrait être utilisée à meilleur escient que pour des captures d’écran de vieux clips musicaux, mais personne n’est parfait, surtout lorsqu’il subit un feu d’artillerie lourde.

     

    Les agences de presse et les médias grand public considèrent tous les tweets des «militants», les échanges sur la situation, les téléchargements vidéo et les diffusions en direct de Periscope comme la pure vérité sans même savoir d’où ça vient.

    Ces «militants» pourraient se trouver n’importe où sur terre et les journalistes n’ont aucun moyen de vérifier leur location.

    Je suis inquiet pour la sécurité de toutes ces opérations d’information (pdf). Quand les «derniers militants d’Alep» tweetent que l’armée syrienne se rapproche d’eux, veulent-ils dire que les chars d’Assad s’approchent en vrombissant de Vauxhall Cross[le building du MI6, les services secrets britanniques, NdT]?

    Mais tant que tout le monde répète les mensonges de ces «militants» sur «les événements sur le terrain», personne ne pourra être tenu pour responsable. «Nous nous sommes tous honnêtement trompés», est l’excuse habituelle, et elle passe comme une lettre à la poste.

    Nous devrions essayer, partout où nous le pouvons, d’obliger ces journalistes à se comporter plus honnêtement.

    Traduction : Dominique Muselet

    http://lesakerfrancophone.fr/msm-news


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    Rares nouvelles de Mossoul…


    Comment l’Iran et la Russie ont ruiné le plan américain visant à laisser une issue à ISIS pour s’évader de Mossoul


    Par Dean Parker – Le 12 décembre 2016 –

     

    Source Russia Insider

     

    Peu de monde aurait prévu en septembre, lorsque Washington et Bagdad annoncèrent l’offensive de Mossoul, que trois mois plus tard Alep serait presque libérée, tandis que la poussée irako-américaine dans Mossoul serait embourbée. Cela ne peut signifier qu’une seule chose : c’est le temps de chercher des boucs émissaires !

    Et quels meilleurs boucs émissaires que l’Iran téméraire et la Russie couarde ?

     

    Voici la nouvelle narration : les États-Unis ont conçu un grand plan qui laissait à ISIS une voie pour évacuer Mossoul, entraînant une victoire rapide. Mais alors, l’Iran et la Russie sont intervenus pour séduire et cajoler les Irakiens, afin qu’ils bloquent plutôt les issues, menant directement au bourbier actuel.

    Reuters, au sujet des intrigues iraniennes :

    Dans les premiers jours de l’assaut sur État islamique à Mossoul, l’Iran a réussi à faire pression sur l’Irak pour qu’il change son plan de bataille et verrouille la ville, une intervention qui a depuis façonné le cours tortueux du conflit.

    La stratégie de campagne initiale appelait les forces irakiennes à former un fer à cheval autour de Mossoul, bloquant trois fronts, mais laissant ouvert le quatrième – à l’ouest de la ville, menant vers le territoire de État islamique dans la Syrie voisine.

    Ce modèle, déjà utilisé ces deux dernières années pour récupérer plusieurs villes irakiennes des mains de militants de la ligne ultra-dure, laisse aux combattants et aux civils une voie d’évasion claire, et aurait pu rendre la bataille de Mossoul plus rapide et plus simple.

    Mais Téhéran, préoccupé par le retour des combattants en Syrie, au moment où son allié Bachar al-Assad prenait le dessus dans la guerre civile de cinq ans, voulait que État islamique soit écrasé et éliminé à Mossoul.

    Les sources indiquent que l’Iran a fait pression pour que les combattants chiites irakiens de la Mobilisation populaire, soutenus par l’Iran, soient envoyés sur le front ouest pour couper le lien entre Mossoul et Raqqa, les deux villes principales du califat transfrontalier autoproclamé de État islamique.

     

    Et les Russes :

    L’Iran n’était pas le seul pays à faire pression pour que l’évasion soit impossible à l’ouest de Mossoul. «La Russie, un autre puissant allié d’Assad, voulait également bloquer tout mouvement de militants en Syrie», a déclaré Hashemi. Le ministère russe de la Défense n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires de Reuters.

    Mais, attendez une minute, même la France – un fougueux larbin des Américains, mais qui a été frappé par les attentats terroristes d’ISIS – craignait que laisser s’échapper les meilleurs coupeurs de tête du monde ne soit pas une si bonne idée, après tout :

    Un des plus grands ennemis d’Assad, la France, s’inquiète également du fait que des centaines de combattants liés à des attaques à Paris et à Bruxelles pourraient s’échapper. Les Français ont apporté un soutien terrestre et aérien à la campagne de Mossoul.

    Une semaine après le lancement de la campagne, le président français François Hollande a déclaré que tout flux de personnes en provenance de Mossoul contiendrait «des terroristes qui tenteront d’aller plus loin, en particulier à Raqqa».

    Une chose est claire. Le plan original américano-irakien a été abandonné. Les Américains avaient prévu d’offrir à ISIS une voie d’évacuation, mais les militaires irakiens avaient d’autres plans.

    Cela peut rendre la tâche immédiate de prendre Mossoul plus difficile, mais cela peut également rendre la tâche ultime de l’extinction ISIS plus facile. Moins il y aura de combattants d’ISIS qui fuiront dans l’est de la Syrie, moins les milices irakiennes auront de difficulté à les poursuivre.

    Dean Parker

    Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

     


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    19 décembre 2016

    L'avion de reconnaissance US U-2

     

    Alors que les États-Unis et certains pays occidentaux accusent la Russie de présenter une «menace» à leur sécurité nationale, les avions de reconnaissance étrangers intensifient leur activité près des frontières aériennes russes.


    Les forces de renseignement radio-électroniques des troupes aérospatiales russes ont détecté en 2016, près des frontières de la Fédération de Russie, plus de 2 000 avions militaires étrangers dont 800 avions de reconnaissance, a déclaré Andreï Koban, commandant des forces de renseignement électronique sur les ondes d’une radio russe.

    « En 2016, les forces de renseignement radio-électroniques ont détecté et intercepté plus de 600 000 appareils aéronautiques.

    Sur ce chiffre, on a compté plus de 2 000 avions militaires étrangers y compris plus de 800 avions de reconnaissance », a-t-il indiqué.

    Selon lui, les militaires russes ont été obligés de mettre en alerte rouge leurs forces chargées de la sécurité aérienne plus de 3 500 fois.

    C’est dans ce contexte que les États-Unis et certains pays occidentaux accusent la Russie de présenter une « menace » à leur sécurité nationale…

    Andreï Koban a avoué que les forces aériennes tentent de couper court à toutes les tentatives de violer l’espace aérien russe.

    Le commandant a souligné que le renforcement des forces responsables de la sécurité était lié à l’intensification du trafic aérien près des frontières russes.

    Andreï Koban a ajouté que de nouveaux systèmes de défense radio-électroniques capables de déceler des cibles se trouvant en orbite terrestre basse seraient mis en service vers 2020.

    Selon lui, les nouveaux systèmes pourront détecter des cibles aérodynamiques et balistiques à une portée de 1 200 km et à une altitude supérieure à 600 km.

    Les systèmes de défense radio-électroniques des anciennes générations ne peuvent détecter que des cibles aérodynamiques à une portée inférieure à 300 km, a-t-il expliqué.



    En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/russie/201612171029225490-avions-de-reconnaissance-russie/


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    Damas dévoile les preuves de l’utilisation du gaz moutarde en Syrie

    L'Organisation pour l'interdiction des armes chimique (OIAC) commence désormais à prendre connaissances des preuves de l’utilisation d’une mine contenant du gaz moutarde en Syrie, un obus ayant tué 40 personnes.

    Les autorités syriennes ont déposé auprès des représentants de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimique (OIAC) des preuves de l’utilisation du gaz moutarde par les djihadistes dans la province syrienne d’Alep, a déclaré le porte-parole de l’organisme officiel syrien responsable pour l’implémentation de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques Samer Abbas.

    La mission de l’OIAC a été officiellement invitée par les autorités syriennes et exécute son travail depuis le 12 décembre. Elle inclut huit inspecteurs des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Australie, de Slovaquie et de Slovénie.

    La mine qui a été utilisés par les terroristes pour attaquer des quartiers civils à Marat-Im-Hush a fait plus de 40 morts.

    Plusieurs blessés suite à cette attaque se font toujours soigner dans un hôpital militaire.

    Selon les médecins, ils ont des symptômes typiquement associés à l’effet des substances chimiques.

    Le gaz moutarde, dont l’invention remonte à l’époque de la Première Guerre mondiale, est internationalement interdit depuis 1923.

     


    En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201612181029230927-syrie-armes-chimiques/


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    19 décembre 2016

    Bana al-Abed

     

    Un militant syrien a contacté en novembre la célèbre blogueuse de 7 ans, Bana Alabed, dont l’histoire a fait le tour des médias mainstream, pour proposer d’aider sa famille à quitter d’Alep-Est.

     

    Un mois plus tard, il a reçu une réponse qui l’a convaincu que le compte en question est un «outil de propagande ultime».

    Désigné sur Twitter comme « vérifié », le compte de Bana, une fillette syrienne de sept ans qui raconte en anglais les horreurs de la guerre qu'elle vit au quotidien, compte près de 310 000 abonnés.

    L'authenticité de ce compte a été mise en cause à plusieurs reprises, car tout laisse à penser que dans « ses » vidéos, la fillette ne fait que reproduire un texte appris par cœur ou soufflé.

    Mais les médias opposés aux autorités syriennes officielles ont fait de ce personnage une véritable icône de la guerre civile, une « Anne Frank d'Alep ».

    Maytham Al-Achkar, un militant syrien installé actuellement à Beyrouth, a décidé d'établir un contact avec Bana.

     

    Il s'est accordé avec les autorités syriennes pour évacuer la petite fille et les membres de sa famille de la ville en toute sécurité et a même réussi à obtenir une amnistie pour son père, membre d'une organisation islamiste.


    Mais alors qui est derrière ce compte ? « La fille est juste une figure, un outil employé par les renseignements britanniques.

    Et je dis britanniques car il y a un lien fort entre le compte de Bana et les Casques blancs (The White Helmets) qui sont sponsorisés par le Royaume-Uni », estime-t-il. Tweets :

    « Chère Bana, pourquoi ton compte est-il enregistré au Royaume-Uni et pourquoi bloques-tu ceux qui te posent cette question? »

    ​« Je croyais que cette fille était à Alep, mais je ne le crois plus.

     

    Son rôle était de prendre quelques photos et vidéos, et une fois fait elle est partie », poursuit Maytham.

    Aujourd'hui, il est convaincu que les représentants de Bana ont accepté d'établir un contact avec lui pour l'accuser de mensonge.

    Ceci leur aurait permis de le présenter comme un propagandiste de Damas.

    « Peut-être qu'ils voulaient me laisser les menacer ou leur écrire des choses indécentes pour ensuite les utiliser contre les autorités syriennes.

    Mais, à leur plus grande surprise, je n'ai pas menti.

    Je voulais sincèrement aider cet enfant syrien dont on se sert, et les autorités syriennes ont accepté de coopérer avec moi », conclut Maytham.



    En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201612181029232194-bana-bloggeuse-propagande/


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    Bachar Ja'fari : des officiers de l'OTAN retranchés à Alep avec les terroristes (VOSTFR)

     

    Conférence de presse de Bachar Ja'fari, représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, le 19 décembre 2016, suite au Conseil de Sécurité

     

    Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr/

     

    https://www.youtube.com/watch?v=vHYZJMaJQAs

     

    Transcription :

     

    Bachar Ja'fari : Bonjour à tous. Je tiens à faire la déclaration suivante après l'adoption par le Conseil de Sécurité de la résolution 2328 : l'insistance de la France et du Royaume-Uni pour présenter et adopter [à huis-clos] une telle résolution ne constitue qu'un nouvel épisode de la propagande continue contre la Syrie et son combat contre le terrorisme.

    Nous respectons les résolutions du Conseil de Sécurité, mais nous sommes conscients du but véritable de leurs efforts qui consiste à protéger les terroristes - je vais vous expliquer pourquoi dans un instant - et non le peuple syrien. Surtout après que la situation soit devenue claire et qu'Alep ait été libérée des groupes terroristes.

    Je voudrais partager avec vous (cette information) : en ce moment même, les derniers terroristes dans certains districts d'Alep-Est évacuent leurs bastions, et ce soir même, Alep sera nettoyée.

    Le gouvernement syrien ne s'oppose pas à l'adoption de toute résolution qui respecte le droit humanitaire international, et (garantit) la protection des civils, ou vise à fournir aux civils une assistance médicale ou alimentaire, ou de protéger les installations médicales et éducatives.

     

    Nous précisons cela car le gouvernement syrien, jusqu'à présent, fournit 80% de l'assistance humanitaire apportée à l'ensemble de notre peuple dans toute la Syrie, et en particulier aux civils qui sont toujours - espérons que ce soir, il n'y aura plus de civils - dans certains districts d'Alep-Est. L'ONU ne fait pas son travail correctement. Pour être concret, ces tâches constituent le devoir essentiel du gouvernement syrien envers ses citoyens, et il les a menées à bien durant les cinq dernières années.


    Nous nous opposons aux tentatives de certains Etats membres de préparer et soumettre, sous une couverture humanitaire, des résolutions insidieuses formulées en termes vagues et en phrases alambiquées qui ont plus d'une interprétation, avec l'intention d'exploiter ces résolutions dans des objectifs inavouables, à savoir légitimiser l'interférence étrangère et le renversement par la force d'un gouvernement légitime, ou même l'emploi de la force militaire.

    Ce genre de résolutions peut avoir beaucoup d'objectifs autres que les visées humanitaires annoncées. Nous nous souvenons tous de ce qu'ils ont fait à l'Irak, à la Libye et à d'autres pays, et (toujours) sous la couverture d'objectifs humanitaires.

    En Libye, ils voulaient (censément) protéger les civils : ils ont entièrement détruit le pays et transformé la Libye en plaque tournante internationale du terrorisme. L'Irak... il est inutile d'en parler.

     

    Le gouvernement syrien, dans le cadre de son action humanitaire, a accueilli plus de 100 000 civils venus des districts d'Alep-Est entre le 26 novembre et le 14 décembre. De plus, le gouvernement a répondu à tous les besoins de ces civils, y compris l'assistance médicale. Il est nécessaire de souligner que le gouvernement syrien a fourni 80%, comme je l'ai dit, de la nourriture et de l'assistance d'urgence à ces familles, tandis que les organisations des Nations Unies n'en ont fourni que 20%, à peine 20%.

    Le gouvernement syrien exige à cet égard que les agences des Nations Unies jouent leur rôle et aident les habitants syriens d'Alep. Qu'ils les aident par des actes, et non par des paroles.


    Le gouvernement syrien a accepté d'évacuer les groupes armés illégaux et leurs familles d'Alep. De nombreuses personnes appartenant aux prétendues familles des terroristes ont quitté les bus qui les transportaient vers l'extérieur d'Alep pour rejoindre l'Armée Arabe de la République de Syrie et les zones contrôlées par le gouvernement.

    De nombreux membres de leurs propres familles ont décidé d'eux-mêmes de quitter les bus et les ont quittés, et nous avons les images, les vidéos, Youtube, Whatsapp, tout ce que vous voulez, ce qui prouve et corrobore ce dont nous parlons. Cela est très révélateur, Mesdames, Messieurs.


    Cependant, les groupes terroristes armés ont à maintes reprises violé les termes de cet accord, en essayant d'emmener un certain nombre de prisonniers et de dépouilles de martyrs (de l'Armée syrienne) avec eux, ou de partir avec leurs armes à moyenne portée.

    Selon l'accord conclu avec eux, les terroristes devaient quitter leurs bastions en emportant seulement leurs armes légères, et sans emmener aucun otage avec eux, aucun corps de martyr. Ils n'ont pas respecté ces clauses de l'accord et ont emporté leurs armes à moyenne portée et de nombreux soldats et civils syriens kidnappés avec eux, ainsi qu'un grand nombre de dépouilles de martyrs. Telle est la raison pour laquelle toute l'opération a été arrêtée hier.


    Malgré tout cela, le gouvernement syrien reste prêt à évacuer les groupes armés illégaux restants, dans les dernières poches terroristes d'Alep-Est, et il a préparé hier un convoi pour évacuer 3750 terroristes et leurs familles.


    Malheureusement, certains Etats membres du Conseil de Sécurité et les médias dominants continuent à défendre et à soutenir l'opposition syrienne armée génétiquement modifiée, qui est par définition modérée, tout en fermant les yeux sur leurs crimes, comme l'incendie des bus d'évacuation hier. J'imagine que vous êtes au courant. Les médias vous ont dit que les terroristes n'ont brûlé que 5 bus.

    Non, ce n'est pas vrai. Ils ont brûlé 25 bus, et ont pris leurs chauffeurs en otages. Et ils en ont tué 3. Et ils ont utilisé une fillette de 7 ans pour commettre un attentat suicide. 7 ans. Une fillette kamikaze. Contre un poste de police à Damas il y a deux jours. J'imagine que vous êtes aussi au courant de cela.

     

    Mais la France et d'autres pays membres, et le Conseil lui-même, n'ont pas prononcé le moindre mot de condamnation contre ces attaques terroristes contre les bus d'évacuation qui devaient évacuer les malades et les blessés de Kafraya et Alfou'a.

    Ils n'ont pas dit un seul mot sur cette fillette de 7 ans envoyée commettre un attentat-suicide, activé par télécommande depuis l'extérieur du poste de police.

    Ces Messieurs à l'intérieur n'ont pas pu trouver le temps pour émettre une condamnation.


    Bien que nous soyons convaincus que certains Etats membres du Conseil de Sécurité cherchent à sauver leurs terroristes modérés de leur sort, nous considérons l'adoption de cette résolution comme un test légal et moral pour ces pays, comme une chance qui leur est donnée, si vous voulez, de prouver leurs bonnes intentions, pour autant qu'ils en aient la moindre, et leur véritable intérêt à répondre aux besoins humanitaires du peuple syrien, sans aucun agenda caché hostile et agressif à l'encontre du gouvernement et du peuple syriens.

     

    Je voudrais enfin partager avec vous cette information : les autorités syriennes compétentes ont obtenu des informations selon lesquelles de nombreux officiers étrangers des services de renseignements et de l'armée qui se trouvent à Alep-Est avec les groupes terroristes essayent de quitter leurs bastions et Alep-Est.
    Je vais vous révéler leurs noms et nationalités :


    Mutaz Oglakan Oğlu, turc.
    David Scott Winer, américain.
    David Schlomo Aram, israélien.
    Muhammad Cheikh al-Islam al-Tamimi, qatari.
    Muhammad Ahmad al-Sibyan, saoudien.
    Abd al-Mun'im Fahd Lahrej, saoudien.
    Ahmad b. Nawfal Ladrij, saoudien.
    Muhammad Hassan al-Subayi, saoudien.
    Qasim Sa'd al-Chumri, saoudien.
    Ayman Qasim al-Tha'labi, saoudien.

    Amjad Qasim al-Tirawi, jordanien.
    Muhammad al-Chafi'i al-Idrisi, marocain.

     

    Ces individus appartenant à "l'opposition syrienne modérée", qui sont de nationalités étrangères, essaient de s'échapper d'Alep-Est avec les terroristes, et c'est la raison pour laquelle vous avez vu ce mouvement hystérique vers le Conseil de Sécurité depuis 3 jours.

    Car l'objectif principal est de sauver ces terroristes étrangers, officiers des services de renseignements, de la part de ces pays mêmes qui ont poussé à l'adoption de la résolution, pour les faire sortir d'Alep.

    Journaliste : Monsieur l'ambassadeur, l'ONU déclare, au plus haut niveau, que votre gouvernement ne permet pas l'acheminement d'aide humanitaire en Syrie, mais vous affirmez que l'ONU ne joue pas son rôle pour acheminer cette aide humanitaire. Je n'ai que deux petites questions, Monsieur l'ambassadeur.

    Premièrement, allez-vous pleinement appliquer cette résolution en Syrie, et deuxièmement, allez-vous permettre l'acheminement de l'aide humanitaire de l'ONU à Alep et aux autres parties de la Syrie. Merci.

     

    Bachar Ja'fari : La résolution que nous venons d'adopter au Conseil a été appliquée par le gouvernement syrien depuis 5 ans.

    Ce n'est donc pas quelque chose de nouveau pour nous. Au contraire, nous accueillons volontiers les bonnes intentions (pour autant qu'elles existent) derrière l'adoption de cette résolution.

    C'est-à-dire que nous aimerions voir des partenaires sincères à nos côtés pour appliquer cette résolution, car jusque-là, nous avons toujours eu un "aller simple" dans le déploiement de l'assistance humanitaire en Syrie.

    Ca a toujours été le gouvernement syrien qui fournissait 80% de l'assistance totale. Il est donc temps pour ceux qui prétendent avoir de bonnes intentions à l'égard du peuple syrien de partager ces fardeaux humanitaires avec le gouvernement syrien.

    Nous ne sommes pas attristés par cette résolution, car cela va dans le sens de nos efforts quotidiens.

     


    Journaliste : Monsieur l'ambassadeur, deux petites questions. Dans les prochaines 24 heures, votre gouvernement permettra-t-il aux observateurs de l'ONU d'accéder à Alep-Est ? Et votre gouvernement garantit-il la sécurité des observateurs de l'ONU à Alep ?


    Bachar Ja'fari : Attendez, attendez, vous lisez mal la carte, mon ami. Vous lisez mal la carte, et vous n'avez pas lu la résolution, ou vous ne suivez pas correctement les événements.


    Bachar Ja'fari : Est-ce que nous allons implémenter la résolution, est-ce votre question ?


    Journaliste : Oui. Allez-vous laisser les observateurs accéder à Alep?

     

    Bachar Ja'fari : Très bien. Excellent. Nous parlons d'observateurs qui sont déjà sur place, nous ne parlons pas d'observateurs qui vont venir de Mars ou Jupiter.

    La résolution parle des observateurs qui sont déjà sur place. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), la Croix-Rouge syrienne, le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), les Nations Unies, toutes ces organisations sont déjà sur place.

    Personne d'autre ne viendra en plus de ceux qui sont déjà présents.

    Il n'est nullement question de former ou d'établir une nouvelle force venant de l'extérieur pour remplacer ceux qui sont sur place.

    La résolution mentionne l'ONU, l'ICRC, la Croix-Rouge syrienne comme les organisations devant superviser et appliquer cette résolution. Elles sont (déjà) là-bas ! Elles appliquent cette résolution depuis des années.

    Journaliste : Est-ce que votre gouvernement garantit leur sécurité ?


    Bachar Ja'fari : Cela fait 6 ans que nous garantissons la sécurité des personnels de l'ONU. 6 ans ! Et aucun des personnels de l'ONU n'a été tué, blessé ou enlevé. Pour votre information, cher Monsieur. Et cela nous a coûté très cher car beaucoup de nos officiers et de nos travailleurs humanitaires ont été tués pour cela.


    Journaliste : Selon votre gouvernement, qui est responsable de l'incendie des bus à Al-Foua et Kafraya ? Quels groupes ?


    Bachar Ja'fari : Le groupe qui a brûlé les bus s'appelle Saraya al-Tawhid. Saraya al-Tawhid, qui fait partie d'Al-Qaïda, et Jaysh al-Fatah, affilié aux services de renseignement turcs.

    Journaliste : Des gens ont-ils pu quitter ces deux localités ? Quel est le statut des civils à Al-Foua et Kafraya ?

    Bachar Ja'fari : Ils ont tué 3 chauffeurs, kidnappé les 22 chauffeurs restants, brûlé 25 bus. Ils ont bien sûr empêché l'évacuation des blessés de Kafraya et Al-Foua. Mais aujourd'hui, nous sommes parvenus à évacuer des centaines de ces blessés de Kafraya et Al-Foua.


    Journaliste : Monsieur l'ambassadeur, vous avez donné ces noms et ces nationalités (d'officiers étrangers), que comptez-vous faire d'eux ? Allez-vous les laisser partir allez-vous les arrêter ? Car vous avez manifestement toutes les informations, et vous contrôlez la zone et le terrain Qu'allez-vous donc faire ?

    Bachar Ja'fari : Nous allons les capturer, mon ami, et vous les montrer.

    Journaliste : Seulement eux, ou également d'autres combattants ?

    Bachar Ja'fari : Je parle des officiers de renseignement étrangers dont j'ai mentionné les noms il y a quelques minutes. Vous voulez les voir ? On va vous les montrer.

    Journaliste : Monsieur l'ambassadeur, les bus qui ont supposément été brûlés à Alep-Est...


    Bachar Ja'fari : Ils n'ont pas été "supposément" brûlés. N'avez vous pas vu les photos ?


    Journaliste : Je dis "supposément" car ils n'ont pas été brûlés par ceux que vous prétendez (coupables) de l'incendie. Certaines personnes disent qu'ils ont été brûlés par des combattants étrangers comme le Hezbollah...


    Bachar Ja'fari : Oubliez ces prétendues personnes, j'ai le film de l'incendie des bus, avec le leader du mouvement qui a brûlé ces bus criant "Allahu akbar" et s'identifiant, nous avons leur déclaration à ce propos... Voyons, mon ami, voyons. Laissez-moi respirer. Laissez-moi respirer, s'il vous plaît.

     

    Journaliste : Monsieur l'ambassadeur, vous avez donné toute une liste de noms d'individus qui sont selon vous...


    Bachar Ja'fari : Des gens très bien, oui.

    Journaliste : ... des agents de renseignement originaires de...


    Bachar Ja'fari : Non non, ils font partie de l'opposition syrienne modérée.

    Journaliste : Oui.

    Bachar Ja'fari : Génétiquement modifiés.

    Journaliste : Sont-ils toujours à Alep-Est ?

    Bachar Ja'fari : Oui.


    Journaliste : Ils sont toujours là-bas ?


    Bachar Ja'fari : Oui. Et c'est pourquoi vous avez vu ce mouvement hystérique (à l'ONU) durant le week-end par la France, le Royaume-Uni et les Américains, car ils veulent garantir leur sortie d'Alep-Est en sécurité.


    Journaliste : Monsieur l'ambassadeur, comment avez-vous pu obtenir leurs noms ?


    Bachar Ja'fari : Nous n'avons pas de services de renseignements efficaces. Merci infiniment.

     

    Merci  Sayed Hasan


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    Le rôle des Spetsnaz dans la libération d’Alep

    image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/12/e6aa2-slavonic_corps_2-1728x800_c.jpg

    Le rôle des Spetsnaz dans la libération d’Alep

    En libérant la route Castello à la mi-2016, l’armée arabe syrienne a permis l’isolement quasi total de 10 000 rebelles dans l’est d’Alep.

     

    Après cinq années de guerre civile, l’armée arabe syrienne a surpris par son niveau d’efficacité maximale prouvé par l’opération de libération de la partie Est de la ville d’Alep.

    La base de cette efficacité se trouve dans une vaste action de désorganisation de la direction des groupes des mercenaires islamistes menée par les opérations des forces spéciales de l’armée russe, les Spetsnaz.

     

    Les Spetsnaz sont directement subordonnés au GRU, le service de renseignement militaire de la Fédération de Russie et disposent de 13000 combattants. 25% seulement des effectifs des Spetsnaz, c’est-à-dire un régiment (45 parachutistes), sept groupes de troupes terrestres (les groupes 2, 3, 10, 14, 16, 22 et 24) et quatre groupes de la Marine (420, 431, 442 et 561), sont autorisés à mener des actions clandestines, loin de la Russie.

    Pour agir dans un environnement hostile nécessitant de l’intelligence, la force physique et mentale, la motivation, la capacité de travail en équipe et la prise de décision rapide, l’armée russe a sélectionné pour le contingent de la Syrie trois bataillons de Spetsnaz, autorisés à l’action clandestine qui connaissent parfaitement la langue arabe et les coutumes locales.

    Durant un an, un bataillon Spetsnaz s’est infiltré progressivement à Alep, dans les zones contrôlées par les rebelles islamistes.

    Le bataillon des Spetsnaz a été structuré en 30 équipes Alpha, formées de 10 soldats chacune dotées de matériel de communications ayant les dimensions d’une tablette qui permet la communication à voix basse et la transmission de vidéos et de données par satellite dans la bande X (de 7 à 11 2 GHz).

     

    Des terminaux similaires existent dans le système russe de collecte et de traitement de l’information C4I (commandement, contrôle, communications, informatique, renseignement et interopérabilité) que les Russes ont créé en Syrie.

    Les équipes de Spetsnaz disposent en plus d’appareils de vision nocturne, les exposants, de GPS, de balises, d’émetteurs de faisceaux laser et une multitude de capteurs avec lesquels ils surveillent, en continu, des individus ou des groupes de personnes.

    image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/12/russkiy_specnaz_siriya.jpg

    russkiy_specnaz_siriya

    Les activités de recherche par les informateurs (HUMINT) et par les moyens techniques (SIGINT IMINT, MASINT) de l’armée russe ont mené à la conclusion que des sponsors étrangers fournissent des informations (certaines obtenues par satellite ou des drones de reconnaissance) relatives aux faiblesses du dispositif de l’armée arabe syrienne et ses plans opérationnels, à destination de seulement 50 commandants de groupes islamistes à Alep.

    C’est également par l’intermédiaire de ces commandants que passent le paiement des soldes des mercenaires, la livraison d’armes, de munitions et les instructeurs militaires.

    C’est la raison pour laquelle les Russes ont décidé de leur élimination physique.

    10% seulement des combattants islamistes dans l’est d’Alep sont Syriens, ce qui explique que la population d’Alep, non seulement refuse de collaborer avec eux, mais tentent de fournir, autant que possible, des informations à l’armée arabe syrienne.

    Cette réalité sur le terrain a facilité l’infiltration des Spetsnaz et leur présence devenue légendaire dans les quartiers Est d’Alep, où ils ont créé des abris, des points d’observation, et effectué le recrutement de groupes de soutien parmi les civils syriens.

    En quelques mois, chaque équipe a recueilli des informations sur l’emplacement des membres de la structure de direction, les habitudes et les faiblesses des dirigeants de groupe islamiste tenant les zones d’occupation.

     

    Sous prétexte de procurer de quoi manger, certains membres des équipes Alpha Spetsnaz se sont portés volontaires pour participer au creusement des abris et des tunnels destinés à stocker les armes et les munitions des djihadistes.

    Disposant d’énormes quantités d’euros et de dollars, les membres des équipes Alpha Spetsnaz ont ensuite soudoyé des combattants islamistes de bas niveau pour obtenir des permis de libre passage et la possibilité de travailler dans des ateliers pour la réparation ou l’entretien de véhicules, de blindés ou de matériel de communication.

     

    Les djihadistes ont déclaré qu’ils possédaient des camionnettes Toyota Tacoma modernes fabriqués à San Antonio (Texas), dont le moteur de 3,5 litres de 278 chevaux est assisté par un microprocesseur.

     

    image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/12/USC60TOT092A021001-1024x676.jpg

    USC60TOT092A021001

    Au final, pour de l’argent, de nombreux rebelles sont devenus des informateurs pour les membres des équipes Alpha Spetsnaz.

    Dans chaque équipe Alpha, il y avait deux spécialistes de réparation et de gestion pour tous les matériels autos et blindés, et trois spécialistes de l’exploitation, la programmation et la réparation de matériels de communication (y compris le déploiement de dispositifs de repérage par satellite et qui permettent d’émettre).

    L’équipe comporte également trois tireurs d’élite qui sont chargés de guider les attaques de l’aviation par le biais de commandes vocales ou en plaçant des balises ou grâce à des faisceaux laser pointant sur l’objectif visé.

    Deux autres membres de l’équipe font partie du génie, spécialisés dans la fabrication de système de camouflage intégral, d’explosifs artisanaux et dans le déminage.

     

    Tous les membres d’une équipe alpha sont spécialisés dans l’utilisation de tous les types d’armes et sont formés à la manière d’apporter les premiers soins.

    Ceci explique le fait que quelques jours avant le début de l’opération de libération de la zone Est d’Alep menée par l’armée arabe syrienne, on a vu apparaitre sur les comptes des réseaux sociaux de la soi-disant opposition syrienne des info sur la liquidation de plus de 10 commandants parmi les plus hauts placés des groupes islamistes, tous abattus avec des fusils de sniper de gros calibre, par des tireurs d’élite Spetsnaz postés à une grande distance de leurs cibles.

     

    image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/12/sniper-2Brifle-2Blist-2Bpage-2Bheader-2Bworld-2Bof-2Bweapons-2Bblog-1024x683.jpg

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    Huit autres commandants rebelles ont été tués par l’aviation russe pendant qu’ils parlaient sur les téléphones cellulaires ou par satellite.

    Les téléphones avaient été « travaillés » au préalable par les équipes Alpha des Spetsnaz de telle sorte que les missiles « intelligents » soient guidés par le signal qu’ils émettent.

    12 autres commandants islamistes ont été éliminés par des frappes aériennes sur les voitures ou les blindés dans lesquels ils se déplaçaient dans Alep.

    Les équipes Alpha des Spetsnaz avaient monté sur ces véhicules des dispositifs miniatures de marquage localisables par satellite.

    Dans le même temps, des missiles de croisière ou des bombes lancées par l’aviation russe, se fiant aux coordonnées GPS reçues des équipes Alpha des Spetsnaz, pour pulvériser les bâtiments ou les bunkers d’Alep-Est au moment exact où s’y tenaient les réunions de commandements de chefs islamistes.

     

    La veille de l’offensive de l’armée arabe syrienne, des avions russes ont effectué 24 raids et ont bombardé les abris et les tunnels souterrains, laissant les rebelles sans munitions.

    Les bombes de l’aviation russe ont été guidées par des balises de marquage mises en place par les équipes Alpha.

    Les activités de ces équipes ont continué pendant l’offensive de l’armée arabe syrienne, transmettant par satellite des informations et des images sur les dispositifs de défense adoptés par les groupes islamistes à Alep, et localisant avec précision les zones de concentration, les moyens de feu.

    Cela a permis aux avions russes de neutraliser les blindés et l’artillerie des islamistes et syrienne.

     

    Ils ont permis à l’armée arabe syrienne de découvrir des couloirs d’infiltration et de les utiliser pour contourner et envelopper leurs points d’appui, réussissant à fragmenter les dispositifs de défense et à détruire chacun d’eux.

    Conclusions.

    • Nous assistons à la transformation militaire des forces spéciales des grandes puissances mondiales, de simples combattants de type Rambo pour devenir des professionnels de haute technologie.
    • La Russie a démontré qu’elle disposait de forces spéciales, comme les Etats-Unis, et dont le professionnalisme peut changer le sort de la guerre.
    • Les islamistes en Syrie peuvent être faciles à battre quand ils sont isolés, sans possibilité de recevoir des renforts, de l’argent, des armes et des informations de leurs sponsors externes.
    • Après cette première tentative réussie, les Russes peuvent infiltrer les équipes Alpha des Spetsnaz en territoire détenu par l’État islamique. Ce qu’ils n’avaient fait jusqu’à présent. Les actions des Spetsnaz ont influencé de manière décisive l’opération de libération menée par l’armée arabe syrienne contre le groupe Etat islamique.

    Valentin Vasilescu

    Source et Traduction AvicRéseau International

     

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    Ancien ambassadeur UK en Syrie : « l'Occident est complètement déconnecté de la réalité »


    Interview de Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie, le 21 décembre 2016 (BBC Radio 4)

     

     

    Source : http://www.bbc.co.uk/programmes/b08558fk (33,34 à 39,54)

    Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr


    https://www.youtube.com/watch?v=sRjAQYXiQso


    Transcription :

    Journaliste : Durant les dernières heures, l’évacuation d’Alep a repris sous de fortes neiges. L’ONU confirme que les bus ont recommencé à circuler, transportant les gens à l’extérieur de la partie Est d’Alep.

    Les forces gouvernementales syriennes sont à l’arrêt, dans l’attente d’avancer vers la dernière enclave rebelle, scellant ainsi la plus grande victoire du Président Assad à ce jour dans cette guerre. Cela signifie-t-il qu’il est temps pour le Royaume-Uni de reconsidérer son soutien continu pour la soi-disant « opposition armée modérée » au Président Assad ?

    Doit-il reconsidérer sa perspective selon laquelle le Président Assad ne doit jouer aucun rôle dans le futur de la Syrie ? Peter Ford fut l’ambassadeur britannique en Syrie de 2003 à 2006. Peter Ford, pensez-vous qu’il est temps de reconsidérer les choses ?

     

     

    Peter Ford : Absolument, il serait grand temps. Nous nous sommes accrochés bien trop longtemps à l’illusion selon laquelle la soi-disant opposition modérée allait vaincre Assad. C’est maintenant évident avec la reconquête d’Alep par le gouvernement, il faut cesser de nous voiler la face et nous devrions regarder la réalité telle qu’elle est : Assad ne sera pas renversé par la force des armes ni à la table des négociations.

    Le Royaume-Uni doit à présent faire trois choses.

    1/ Nous devons cesser de soutenir une opposition en déroute et divisée.

    2/ Nous devons commencer à venir en aide au peuple syrien en levant les sanctions.

    3/ Nous devons travailler avec les Russes sur un règlement politique de la situation qui aurait dû se produire il y a longtemps déjà.

     

     

    Journaliste : Mais comme nous le savons, pour beaucoup de dirigeants occidentaux, le règlement politique de la situation ne laisse pas de place à Assad. Boris Johnson, le Secrétaire d’Etat des Affaires Etrangères, a déclaré au mois de septembre dernier qu’il ne peut jouer aucun rôle dans le futur gouvernement de la nouvelle Syrie car tant qu’Assad sera au pouvoir à Damas, il n’y aura pas de Syrie à gouverner.

    Downing Street [le cabinet du Premier Ministre] a déclaré plus tôt ce mois-ci que la cruauté barbare dont ont fait preuve les forces du régime syrien démontrent que le Président Bachar Assad (sic) n’a aucune place dans le futur du pays.

     

     

    Peter Ford : Oui, mais c’est absurde. C’est vraiment absurde.

    Assad contrôle maintenant plus de 80% des zones habitées de Syrie. Il n’y a aucune raison pour que dans les mois à venir, lui et ses forces ne reprennent pas les 10, 15 voire 20% restants. Il sera alors le maître absolu du pays. Bien sûr, il y aura toujours des groupes mécontents de la situation.

    Mais dans toute l’histoire écrite de l’humanité, y a-t-il eu une seule guerre civile d’une telle durée après laquelle tout le monde ait été satisfait d’un dirigeant ? Il n’y a pas de [Nelson] Mandela syrien.

    Il n’y a aucun [autre] dirigeant. Pouvez-vous me nommer ne serait-ce qu’un chef de l’opposition qui pourrait assumer le rôle d’Assad ?

    C’est absurde. C’est grotesque. Boris Johnson et Theresa May ont perdu contact avec la réalité. Donald Trump va prendre la relève, et s’il fait ce qu’il a annoncé, il va normaliser les relations avec la Russie, donner la priorité à la lutte contre Daech en Syrie et cesser d’œuvrer au renversement d’Assad. Quand allons-nous nous réveiller ?

     

     

    Journaliste : Vous avez dit être très préoccupé par le soutien du Royaume-Uni pour la soi-disant opposition armée modérée, et il y a effectivement aussi eu des plaintes et allégations d’abus à leur encontre.

    Néanmoins, si vous laissez le Président Assad en place pour la diplomatie future de la Syrie, cela ne reviendrait-il pas à fermer les yeux sur tout ce qu’il a fait jusqu’à présent ?

    Comme l’usage d’armes chimiques contre son propre pays ?

     

    Peter Ford : Ecoutez, ce soir, il y a un sapin de Noël et des festivités au centre d’Alep. Je pense que si Assad était renversé et que l’opposition était au pouvoir, vous ne verriez pas de sapin de Noël à Alep. La diabolisation du régime a pris des proportions grotesques.

    Même pour la fin de ce conflit avec les bus [d’évacuation] verts. Il n’y avait pas de bus verts à Gaza. Il n’y avait pas de bus verts lorsque l’OTAN bombardait la Yougoslavie sans merci. Cette campagne d’Alep est menée, dans ses dernières étapes, avec une certaine humanité.

    Ce n’est pas à la débâcle de l’humanité qu’on assiste, contrairement à ce que prétendent certains, mais à la débâcle de la rationalité. Où se trouvent les moindres preuves des prétendues atrocités, de Guernica, des massacres, du génocide, de l’Holocauste ?

    https://www.youtube.com/watch?v=2ufHJ57I1Zo

     

     

    Journaliste : Eh bien, je pense que beaucoup de personnes ne seront pas d’accord avec cela car elles ont vu des personnes fuir Alep-Est, les allégations selon lesquelles des gens ont été attaqués, empêchés de quitter la ville... Vous savez, il y aura ces allégations et elles feront l’objet d’une enquête.

    En attendant, il y a certes des critiques contre les deux côtés, oui, mais vous vous opposez violemment à énormément de figures de premier plan dans les gouvernements du monde, selon lesquelles, et je terminerai là-dessus, qu’il n’y a pas de place pour le Président Assad dans la Syrie de demain.

    Concluez sur votre pensée, et nous allons terminer l’interview dans quelques secondes.

     

     

    Peter Ford : C’est vraiment être aux antipodes de la réalité.

    Qui mettraient-ils donc à la place d’Assad ? Persister à vouloir renverser le régime en Syrie comme nous l’avons fait ailleurs, en Irak, en Libye, ne mène qu’à plus de souffrance chez les simples citoyens.

     

     

    Journaliste : Peter Ford, ambassadeur britannique en Syrie dans les années 2000, merci beaucoup.

     

    Merci   Sayed Hasan


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    L’OTAN FORMAIT DES TERRORISTES À ALEP ! (L’Imprécateur)


    La nouvelle m’a d’abord paru suspecte. Elle venait de sites syriens, donc peut-être manipulés par le gouvernement légal du pays ou par les Russes : « 14 officiers de l’OTAN capturés le 16 décembre par l’armée syrienne dans un bunker d’Al-Qaïda en Syrie à Alep Est« . Et puis les informations se sont multipliées et les chiffres grandissaient : 14, puis 17, puis finalement 110 officiers capturés !

    En fait, la présence d’officiers de pays occidentaux travaillant avec les terroristes était déjà connue, bien avant le déclenchement de l’opération de reprise des quartiers Est d’Alep par l’armée syrienne.

    Fin septembre dernier, le site israélien, Time of Israël, avait révélé que des agents israéliens du Mossad ainsi que d’autres officiers étrangers, dont des officiers militaires américains, qataris, saoudiens, britanniques et turcs, avaient été tués à Alep Ouest (Mont Siméon) dans une attaque de missiles opérée par la Russie.

     

    Un site iranien a relaté le 20 décembre la mort d’une vingtaine d’officiers saoudiens dont les services secrets syriens avaient découvert la présence dans un immeuble de la banlieue Ouest de Damas, tués par un tir de missile d’un chasseur de l’armée syrienne.

    En octobre 2015, le gouvernement anglais avait reconnu avoir envoyé des instructeurs en Syrie pour assister les « rebelles modérés » d’Al Qaïda.


    En février 2012, une quarantaine d’officiers turcs et une vingtaine d’officiers français  avaient été restitués à leur armée d’origine, par l’intermédiaire de Mikhaïl Fradkov (directeur des services russes de Renseignements), directement à l’amiral Edouard Guillaud (chef d’état-major français) à la frontière libanaise.

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    Les mercenaires étrangers en Syrie seraient plus de 6000, recrutés par les Occidentaux,, les Turcs, les Saoudiens, etc. Les conseillers militaires sont nettement moins nombreux et jusqu’ici  se sont rarement fait prendre.

     

    Aujourd’hui, l’information de la capture d’officiers occidentaux et arabes à Alep-Est est partie d’une réunion restreinte et en urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU, révélée par Réseau Voltaire, un site franco-libanais interdit de diffusion en France.

     

    Le Conseil s’est réuni à huis-clos le vendredi 16 décembre dernier en fin d’après-midi (17 h GMT) pour décider des mesures à prendre après la capture d’officiers appartenant tous « à des pays alliés des Etats-Unis » dans la matinée de vendredi.

     

     

    L’OTAN n’est pas toujours citée, le nombre exact d’officiers capturés non plus, les noms révélés par un député syrien d’Alep sont des noms d’emprunt comme en portent souvent les agents de renseignement, ils n’étaient pas en uniforme, etc. Mais des confirmations viennent d’agences russes, arabes, saoudiennes, libanaises, syriennes, iraniennes etc.

     

    Le fait doit être pris comme quasiment certain à partir du moment où une multiplicité de sources diverses, pro syriennes mais aussi anti syriennes le donnent pour vrai : il y avait bien des officiers occidentaux présents à Alep à côté des terroristes que les gouvernements occidentaux alliés des Américains utilisent pour tenter de renverser Bachar el Assad.

     

    Tous les pays concernés vont nier, c’est « normal ». Après tout, il a bien fallu attendre le 20 décembre dernier pour que la France reconnaisse officiellement par la voix de son porte-parole au Conseil de Sécurité ce que les sites de ré-information comme Minurne dénoncent depuis deux ans : les flux de migrants arrivant en Europe ressortent largement d’un trafic d’esclaves organisé avec la complicité des autorités européennes et onusiennes.

    Le premier à donner des précisions sur la capture d’officiers de l’OTAN a été le journaliste syrien Saïd Hilal Al Charifi, qui tiendrait ses informations de sources sécuritaires syriennes : « Les autorités syriennes ont pu, grâce à des renseignements minutieux, arriver au Quartier Général des hauts officiers occidentaux et régionaux au sous-sol d’un quartier d’Alep-est, et les capturer tous vivants ». le sous-sol en question appartient à un immeuble réquisitionné par Al Qaïda en Syrie (El Nosra) et il a été transformé en véritable bunker.

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    Une rare photo de Saïd Hilal al Charifi

    Les agents étrangers sont de diverses nationalités : américaine, française, britannique, allemande, israélienne, turque, saoudienne, marocaine, qatarie, etc…

     

    Mais d’après le journaliste, les officiers français seraient les plus nombreux. Les Français seraient 17 !

    Une première liste de 14 noms a été diffusée par un député syrien, Farès Shehabi, mais elle ne comporte pour le moment que des noms d’Américains, de Turcs et d’Arabes de diverses nationalités. « la Syrie donne officiellement des données sur les officiers étrangers interpellés à Alep » (plusieurs sites). « Interpellés » est le mot juste ! Le gouvernement syrien a fait savoir que le Arabes sont prisonniers, mais les Occidentaux ne sont qu’interpellés, ce qui laisse présager des négociations à l’avantage de Bachar el Assad en échange de leur libération.

    On comprend mieux l’insistance des Occidentaux ces derniers jours pour obtenir du gouvernement Assad, via l’ONU, une trêve permettant d’exfiltrer leurs agents via un « corridor humanitaire », sous prétexte d’évacuation sans conditions et sans contrôle, notamment celui des armes légères, de la population civile d’Alep-Est et des combattants d’Al Qaïda-El Nosra notre allié. « La présence d’officiers occidentaux et saoudiens, qui dirigent en réalité les attaques terroristes à Alep, explique mieux l’hystérie politico-médiatique occidentale qui ne cessait de réclamer une trêve lors de la bataille visant à libérer la seconde ville syrienne du joug des mercenaires. » (Réseau international, nom de l’agence libanaise de Réseau Voltaire).

    Le fond du problème posé par la présence d’officiers de l’alliance américaine anti-gouvernement légal de la Syrie a été soulevé par les déclarations officielles de l’actuel Ministre des affaires étrangères du Qatar, le Cheik Mohamed bin Abdulrahman Al Thani, et de son prédécesseur.

    Ils ont publiquement reconnu que le régime qatari participait au soutien des groupes terroristes en Syrie et qu’il leur fournissait des armes et des fonds, en particulier à l’organisation terroriste Front El-Nosra.

     

    Ils violent ainsi plusieurs résolutions du Conseil de sécurité et bafouent  la volonté de la communauté internationale de combattre le terrorisme en interdisant que des pays leurs fournissent financements, armes et « conseillers » militaires. Ils contreviennent à la décision unanime du Conseil de Sécurité de considérer le Front el-Nosra comme une entité terroriste, au même titre que son groupe terroriste fondateur, Al Qaïda.

    La dernière des résolutions est la n°2253 de 2015, succédant à la 1989 de 2011 et à la 1999 de 2007 qui condamnaient Al Qaïda « et les personnes et entités qui lui sont associées« .

    Quelles excuses les gouvernements qui collaborent avec ces organisations terroristes que sont Al Qaïda et El Nosra, et se sont fait prendre la main dans le sac de la collaboration avec des terroristes islamiques par Bachar El Assad, vont-ils avancer pour expliquer leur viol de décisions prises par la communauté internationale et l’ONU ?

    Ça doit cogiter dur au Quai d’Orsay !

     

    L’Imprécateur

     

     

    * « La traite des êtres humains est hélas l’un des trafics les plus rentables et les plus répandus au monde… Pour ces groupes terroristes, dont les premières victimes sont généralement les femmes et les enfants, la traite des êtres humains n’est pas seulement un moyen de semer la terreur parmi les populations civiles, elle est également utilisée comme une source de financement, voire un outil de recrutement.

    En Syrie, ce sont les femmes qui subissent les pires atrocités : les viols, les mariages forcés, la prostitution…

    En Irak, Daech a mis en place un véritable marché où des femmes et des filles issues de minorités, comme les yézidis ou les chrétiens, sont vendues pour servir d’esclaves sexuelles…

    En Afrique de l’Ouest… » (Exposé de François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, 20 décembre 2016).

     

    Mr Delattre cite les noms de Daesh et Boko Haram, mais oublie Al Qaïda, El Nosra, Jaïsh al-Islam, Faylaq al-Rahman (financés par les Saoudiens) qui se livrent eux aussi au trafic d’être humains exportés vers l’Europe comme « réfugiés ».

    Avertissement :
    La vidéo ci-dessous, qui confirme le post de l’Imprécateur, a été diffusée par la chaîne iranienne Press TV.

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    Hassan Nasrallah s'exprime sur la bataille d'Alep (VOSTFR)


    Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 23 décembre 2016 (VOSTFR)

    Aujourd'hui, après Alep, on peut dire avec certitude que l'objectif de renverser le régime a échoué. Cet objectif a échoué (définitivement).

     

    Ce programme a échoué à réaliser son objectif. Pourquoi ? Parce que le régime qui tient Damas, qui tient Alep (on peut le dire à présent), les deux plus grandes villes de Syrie (en considérant le nombre d'habitants de Damas et Alep), qui tient Homs, qui tient Hama, Lattaquié, Tartous, Soueïda, etc., etc., etc., ce régime est présent, fort, actif, et personne dans le monde ne peut l'ignorer ou prétendre que ce régime est fini et tombé. Et c'est là l'une des grandes implications politiques de la victoire d'Alep.

     

    Maintenant, la victoire d'Alep ne signifie pas que le projet de détruire la Syrie est tombé, et que le projet de guerre contre la Syrie est terminé, en aucun cas. Ils poursuivent leur œuvre.


    Et à partir de là, je veux établir ceci : oui, nous sommes face à une nouvelle étape du conflit en Syrie. Notre camp progresse de manière très importante, il a progressé par ses accomplissements et ses victoires. Mais la responsabilité et la confrontation restent très grandes.

    La prochaine étape doit se concentrer sur le renforcement de la ville d'Alep et de ses environs, (du point de vue de) sa sécurité et de sa protection, car il est évident que les groupes armés les prendront pour cibles, et que leurs soutiens les y encourageront sans problème car ils n'ont qu'à leur donner de l'argent et leur acheter des armes, à faire venir des combattants du monde entier. Ils ne se rendront pas et n'abandonneront pas. Et c'est pourquoi il faut que nous soyons vigilants.

    La priorité est de consolider cet accomplissement, de préserver et de renforcer cette victoire pour qu'elle puisse être exploitée sur le terrain et politiquement.


    D'un autre côté, la victoire d'Alep peut ouvrir de nouveaux horizons pour des issues et résolutions politiques au conflit. La victoire d'Alep et l'échec du projet adverse peuvent permettre à certains pays de devenir réalistes, de reconsidérer les choses.

    Cette résolution politique qu'ont jusqu'à présent repoussée les Américains, les Saoudiens et beaucoup d'autres, car ils ignorent délibérément les réalités au niveau populaire et sur le champ de bataille. Alep a changé beaucoup de choses à ces égards, et il faut que cela se traduise de manière politique.


    Cet accomplissement est celui de tous ceux qui ont combattu, persévéré et se sont sacrifiés à Alep, qu'il s'agisse de Syriens ou d'alliés. Mais en tant qu'allié, permettez-moi de dire qu'après Dieu le Très-Haut, la base de cette victoire est les Syriens eux-mêmes : les dirigeants syriens, l'armée syrienne, le peuple syrien, les Syriens qui ont pris la décision de rester inébranlables et de faire face.

     


    Déroulement de la bataille d'Alep (1/3)

     

    Nous allons parler un peu d'Alep et de la situation générale en Syrie, et consacrer du temps à ce sujet car cela fait longtemps que nous n'avons pas parlé de la Syrie et que nous n'évoquons que la situation interne au Liban. De même, sur la question syrienne, sur Alep et les derniers événements, j'ai plusieurs points à adresser.

     

    Premier point : tout le monde a évidemment suivi les informations durant les derniers mois, les événements, offensives, guerres, combats, etc. à Alep. Mais si on considère la situation dans son ensemble, dans une perspective générale depuis le cœur du terrain, je veux vous dire ainsi qu'aux téléspectateurs que ce qui s'est passé à Alep durant les 3-4 derniers mois est une véritable guerre, l'une des guerres les plus violentes en Syrie et même dans la région depuis des années. Ce qui s'est passé n'était nullement quelque chose de commun, en aucun cas.

     

    Les pays qui soutiennent les groupes armés ont fait venir des dizaines de milliers de combattants. Les batailles qui se déroulaient à Alep-Ouest et au Sud avec ces groupes armés n'étaient pas seulement contre l'opposition syrienne. Il y avait des nombres considérables de Turcs, d'Ouzbeks, de Tadjiks, de Tchétchènes et (d'autres) peuples d'Asie Centrale qui combattaient. Des dizaines de milliers de combattants ont participé aux batailles de ces derniers mois, parmi lesquels des centaines de kamikazes qui se sont fait exploser.

    Dans chaque affrontement, il n'y avait pas seulement 1 ou 2 kamikazes, mais bien 10 ou 20 de manière simultanée. Bien sûr, je ne parle pas de kamikazes avec des ceintures d'explosifs. Ils montaient dans des véhicules avec 3, 4, 5 tonnes (d'explosifs), et ils fonçaient sur les lignes de front ou les premiers bâtiments où se trouvaient l'armée syrienne ou les autres combattants (alliés).

     

    Imaginez-vous donc, à partir de ces scènes de kamikazes attaquant par vagues avec des tonnes d'explosifs, ce qu'a été l'ampleur de la résistance (des alliés). Des centaines de fanatiques qui ne commettent pas d'attentat-suicide mais attaquent de manière suicidaire.

    Des armes tactiques, des capacités et des sommes considérables, des tanks, des blindés, des véhicules armés... De l'argent illimité, de la propagande continue...

    Ainsi, ce qui s'est déroulé à Alep, pour que l'image soit claire pour tous, est une bataille continue, quotidienne, des combats d'une violence extrême, sur lesquels ont parié tous les pays qui soutiennent le projet adverse, bâtissant leurs rêves et illusions.

     

    Le but de cette bataille était de faire tomber Alep et d'en prendre le contrôle, et non pas seulement l'ouverture d'une voie vers Alep-Est, car le siège d'Alep-Est date seulement de quelques mois, tandis que la guerre contre Alep dure depuis des années.

    Durant les derniers mois, le nom donné à la bataille par les groupes armés et leurs soutiens était « Le grand massacre d'Alep ».

    « La bataille pour la conquête d'Alep ». N'est-ce pas ce qu'ils ont déclaré dans les médias ?

     

    C'est pourquoi lorsque nous considérons aujourd'hui cette victoire et cet accomplissement, nous devons d'abord bien savoir et avoir à l'esprit l'ampleur des sacrifices et des pertes humaines, des martyrs, des blessés, des civils, des jours terribles, de l'endurance face aux pilonnages, et des batailles acharnées menées depuis des mois par les soldats, les officiers, les résistants et les autres combattants sur ce front.

     

    Ce que je veux expliquer, c'est que la victoire d'Alep n'est pas survenue comme ça, comme toute autre bataille, non. C'est une bataille qui dure depuis plusieurs années, et dont les derniers mois ont été une guerre continue et quotidienne.

    Une guerre continue et quotidienne, et une pression incessante, forcenée. Un premier assaut (ennemi) échoue, le 2e jour voit un 2e assaut, le 3e jour un 3e, le 4e jour un 4e... A tel point qu'on avait l'impression que le nombre de combattants (terroristes) était absolument infini, illimité. On les ramène du monde entier pour se faire tuer là-bas.

     

    Deuxième point, l'explication donnée par les groupes armés pour leur défaite dans toute la bataille d'Alep, car nous ne parlons pas ici seulement de la défaite dans les derniers quartiers d'Alep-Est. Toute la bataille d'Alep.

    A Alep-Est, à l'Ouest et au Sud, qui ont conduit à cette victoire et cet accomplissement. Leur explication quant à l'ampleur du soutien qu'ils ont reçu, prétendant que les pays qui les soutenaient les ont abandonnés, ne les ont pas aidés et les ont délaissés.

    C'est faux, ce n'est pas vrai, cela n'a aucun fondement. L'ampleur du soutien apporté à la bataille d'Alep tant depuis l'extérieur que l'intérieur de la ville de la part de ces pays, en fait d'assistance, de nombre des combattants étrangers envoyés, de capacités, d'argent, d'armes... C'est quelque chose d'absolument considérable.

     

    Et laissez-moi maintenant dire ceci à l'égard de toute la Syrie : ô mes frères et sœurs, comme l'ont reconnu Joe Biden, (Hillary) Clinton et les Américains, les sommes qui ont été dépensées en Syrie sont des centaines de milliards de dollars.

    Des dizaines de milliers de tonnes d'armes et d'équipements ont été envoyés en Syrie.

     

    Permettez-moi de faire une comparaison avec le peuple palestinien et la résistance palestinienne. Tout ce qu'ont donné le monde et les pays arabes (car la plus grande partie de l'argent vient des pays arabes), tout ce qu'ils ont apporté en fait d'aide, d'argent, d'armes, d'équipements aux niveaux matériel et logistique, tout leur soutien médiatique et politique à la guerre contre la Syrie durant 6 ans dépasse des dizaines de fois et est incomparable avec ce que le monde arabe a accordé en fait de soutien au peuple palestinien en plus de 60 ans.

    Comptez donc tout cela, les dépenses, les armes, les équipements, le soutien politique, les conférences (internationales)...

    Les réunions du Groupe des amis de la Syrie, même les prises de paroles, comptez-les donc et comparez. Combien ils ont fait de réunions pour la Palestine en 60 ans, et combien ils ont fait de réunions pour les groupes terroristes en Syrie en 6 ans.

     

    La vérité est que les pays qui soutiennent le terrorisme en Syrie n'ont rien épargné, ni en armes, ni en équipements, ni en argent, ni en soutien politique, ni en siège (imposé à la Syrie), ni en sanctions, ni en incitations médiatiques, ni en mensonges et désinformation, ni en tensions sectaires et confessionnelles. Oui, la seule chose que ces pays n'ont pas faite, c'est d'envoyer leurs armées nationales (saoudienne, qatarie, etc.) combattre en Syrie. Ils ont préservé leurs enfants.

    Mais maintenant, la Turquie commence à goûter sa propre médecine (le terrorisme). Ses enfants commencent à se faire tuer sur le territoire syrien, et même à se faire brûler vifs par ceux-là même qu'ils ont organisés et soutenus.

     

    L'ampleur du soutien arabe qui a été apporté aux groupes armés en Syrie est même incomparable au soutien à l'Afghanistan (contre l'URSS).

    Faites donc les comptes pour (le soutien arabe à) l'Afghanistan, en argent, armes, entraînement, équipement, en soutien politique, médiatique, religieux, culturel, tout ce que vous voulez, durant de longues années, et comparez-le au soutien à la guerre contre la Syrie pendant 6 ans.

     

    C'est pourquoi ce qui s'est passé en Syrie n'est pas la conséquence de la faiblesse du soutien aux groupes armés, mais dû au fait qu'en Syrie, il y a des dirigeants (politiques et militaires), une armée et un peuple, ainsi que des alliés, des résistants - oui, des résistants - qui sont déterminés à ne pas s'avouer vaincus, à faire face, et à empêcher que Daech, Al-Nosra et les (autres) terroristes s'emparent de la Syrie, et qui sont dotés de lucidité et d'une compréhension du projet, résolus à combattre et déterminés à remporter la victoire. Voilà ce qui s'est passé.

     

    Propagande contre le régime syrien (2/3)

     

    Tout au long de la bataille d'Alep, surtout durant les derniers mois (car puisque nous participons à la bataille, nous sommes nous aussi accusés, et nous devons tous clarifier les choses), beaucoup de choses ont été dites sur cette bataille. Beaucoup de désinformation médiatique, beaucoup de mensonges.

     

    Par exemple, certains ont pris des photos de la banlieue sud de Beyrouth durant la guerre de juillet (2006) et elles ont été présentées dans les médias arabes et mondiaux comme provenant d'Alep. Ils ont pris des massacres perpétrés par Israël dans la guerre de juillet (2006), et ils ont été présentés comme s'étant produits à Alep. Ils ont pris des massacres et des destructions à Gaza, durant les guerres israéliennes à Gaza, et les ont présentés comme venant d'Alep.

     

    Et ils ont fait plus grave encore, permettez-moi de dire plus grave et pire encore : ils ont pris des enfants du Yémen... Certains prétendent qu'à Alep, des enfants sont morts de faim (c'est débattu).
    Au moins, faites une enquête.

    Selon nous, c'est faux. Mais faites donc une enquête. Mais le monde entier sait que des milliers d'enfants au Yémen meurent de faim. Toutes les heures, toutes les deux ou trois heures, des enfants (yéménites) meurent de faim ou de maladies.

    Et cela depuis un an et demi, à cause du blocus saoudien contre le Yémen et de la guerre (saoudienne) contre le Yémen, des bombardements massifs et indiscriminés contre tout le Yémen : les hôpitaux, les centres, les pharmacies, les écoles, les habitations, etc. Et les enfants du Yémen meurent (massivement) sous les yeux du monde entier.

    Ils ne se contentent pas de monter des vidéos de Gaza ou de la banlieue sud de Beyrouth en prétendant qu'elles viennent d'Alep. Le monde entier voit qu'il s'agit d'enfants yéménites, qu'ils parlent en (dialecte) yéménite, que les images viennent du Yémen, et qu'elles ont été diffusées par des organisations internationales.

    Et au lieu que tous ceux qui prétendent être dignes, humanitaires, attachés aux droits de l'homme et au bien-être des gens, au lieu de prendre position et de proclamer la vérité face à ceux qui assiègent le Yémen, tuent le peuple yéménite, et font mourir les enfants du Yémen de faim et de maladies, ils prennent les images des enfants du Yémen et prétendent qu'il s'agit des enfants d'Alep qui meurent de faim et de maladies.

    Voilà ce qu'il en est... Ils ont monté, réalisé et diffusé de véritables films et ont prétendu que tout cela venait d'Alep.

     

    Ils ont parlé de 300 000 personnes assiégées à Alep. Eh bien, la bataille d'Alep est terminée, où sont les 300 000 personnes ? Peut-être que des journalistes ou quiconque pourraient prendre le temps de faire un documentaire où ils montreraient ce que Al-Arabiya, Al-Jazeera, les autres chaînes arabes, CNN, BBC et que sais-je encore ont prétendu au sujet d'Alep pendant 3 mois, pour le comparer à ce qui est finalement apparu à la fin de la bataille.

    Cela révèlerait l'ampleur de la désinformation et des falsifications.


    Bien sûr, nous ne disons pas qu'Alep était une partie de plaisir, il y avait une véritable guerre à Alep. Il y avait des combats, une bataille violente et sanglante. Mais tout ce qui était fabriqué et diffusé n'a aucun fondement de vérité. Et nous devons profiter de cette expérience afin (de faire en sorte) que les gens ne soient pas victimes des manipulations des médias.


    Quatrième point, le plan humanitaire. Cela fait une semaine que nous voyons les civils quitter Alep-Est, de même que les combattants avec leurs armes légères. Bien sûr, certains me diront que ce n'est pas ma responsabilité de défendre le régime syrien. Mais nous menons une même bataille. Que ce soit ma responsabilité ou non, permettez-moi de dire ceci.


    Je veux vous poser une question, ainsi qu'au monde entier, à tout le monde : donnez-moi le nom d'une seule ville dont Daech a pris le contrôle, ou que Daech a assiégée, ou dont le Front al-Nosra ou ces groupes armés takfiris se sont emparés et qu'ils ont occupée, et où ils ont permis aux civils d'en sortir sains et saufs.

    (Donnez-moi le nom d'une ville d'où) ils aient permis aux combattants (pro-gouvernement) de sortir sains et saufs, même sans leurs armes individuelles, les mains nues. Donnez-moi en un seul exemple. Je défie le monde entier de me trouver un seul exemple.

     

    (Que ce soit) en Syrie, en Irak, au Yémen, en Libye, au Nigéria, dans tous les lieux où (ces terroristes) combattent, donnez-moi un seul exemple. Un exemple ou les takfiris ont été victorieux, se sont emparés de la ville et où la bataille était finie, et où malgré cela, ils aient accepté de faire un accord et d'ouvrir la voie aux civils pour qu'ils sortent ainsi qu'aux combattants, avec leurs armes. Ces (terroristes) que l'Amérique, l'Occident, l'Arabie Saoudite, la Turquie et tous les autres présentent comme « l'opposition syrienne démocratique modérée » qui demande la démocratie en Syrie, en Irak, au Yémen et que sais-je encore, alors que le (prétendu) « régime syrien barbare » conclut des accords permettant à tous de sortir sains et saufs.


    Et pas seulement à Alep. Cela s'est produit à Homs, dans la vieille ville qui était assiégée. Dans toute ville, tout village syrien où les groupes armés acceptent de négocier (avec les forces loyalistes), un accord est conclu. A Khan al-Cheikh, (les terroristes) ont combattu jusqu'au désespoir, et à la fin, ils ont demandé de conclure un accord.

    Le régime aurait pu refuser de conclure un accord et entrer dans la ville, les tuer, les détruire et les éradiquer et remporter la bataille militairement.

     

    Mais il a accepté de conclure un accord. Un grand nombre de combattants ont rendu les armes et sont restés, les gens sont restés, les habitants sont restés, et certains ont fui vers Idlib. Et aux derniers nouvelles, des combattants qui avaient fui vers Idlib reviennent et déposent les armes (pour obtenir l'amnistie du gouvernement).


    Eh bien, ce qui se passe dans les villes et villages de Syrie, vous qui parlez de régime barbare, indiquez moi une guerre menée par les régimes arabes dans laquelle lorsqu'ils l'emportaient face à une ville, ils acceptaient de conclure un accord. Il faut attester de cette vérité.


    (Egalement à) Al-Foua et Kafraya, assiégées depuis presque deux ans (par les terroristes), qui se défendent et qui sont aussi défendues de l'extérieur. Le gouvernement a essayé de conclure un accord d'ensemble pour régler la situation humanitaire à Madaya, Zabadani, al-Fou'a, Kafraya, mais (les terroristes) n'ont pas accepté.

    Et ils trahissent leurs engagements, comme cela s'est produit tout récemment avec le dernier accord. Ils trahissent ! 1200 ou 1300 femmes, enfants et vieillards, des malades et des blessés devaient sortir de al-Fou'a et Kafraya mais malheureusement, durant les dernières nuits, ils les ont pris en otages. Ils trahissent leurs promesses, violent leurs accords conclus et leurs engagements, ils n'ont aucune parole.

    Pourquoi ? Parce qu'ils voulaient prendre des otages. Il faut tenir compte de tous ces éléments lorsque l'on parle d'Alep.


    L'avant-dernier point sur la question syrienne concerne les mensonges sur les changements démographiques. Car le régime et nous-mêmes en sommes accusés. Où y a-t-il un changement démographique en Syrie ?

    Considérons Khan al-Cheikh (bastion terroriste) par exemple, ses habitants y sont restés. A Damas, les habitants sont restés, de même que dans l'agglomération de Damas. A Alep, les habitants sont restés. A l'Ouest, tous les habitants sont restés, et à l'Est, la population va revenir. Et dans la majorité des villes, les habitants sont revenus.


    Qui répand (ces mensonges) ? Qui veut vraiment faire un changement démographique en Syrie, et contre quelles populations ? Oui, vous me direz peut-être qu'il y a une exception, à savoir Daraya, à cause de la situation sécuritaire, mais prochainement, les habitants y reviendront. Dans l'accord que je viens d'évoquer à al-Foua et Kafraya, nous disons (aux terroristes) que les habitants de ces villes veulent en sortir, mais les habitants de Madaya restent (chez eux).

    Les habitants de Zabadani reviennent (chez eux). Personne ne veut réaliser de changement démographique en Syrie. Ni le régime, ni les alliés du régime.


    Ceux qui ont réalisé un changement démographique en Syrie sont les groupes armés. Allez donc voir les régions contrôlées par les groupes armés.

    Trouvez-vous des adeptes des autres religions ? Trouvez-vous des adeptes des autres écoles (islamiques) ?

    Trouvez-vous des partisans des autres voies politiques ? Qui a donc réalisé un changement démographique ? Le régime ou les groupes armés ?

    Ce n'est pas un changement démographique sur une base confessionnelle, sectaire ou d'école, mais sur une base politique ! Dans les régions contrôlées par les groupes armés, si un sunnite les contredit, ils le tuent, le châtient ou l'exilent.

    N'est-ce pas ce qui se produit avec Daech, al-Nosra et les autres groupes armés ? Mais du côté du gouvernement, il n'y a pas de changement démographique.

     

    Victoire décisive pour le régime syrien (3/3)

     

    Dernier point avant de consacrer quelques minutes à la situation au Liban. Si on veut décrire la bataille d'Alep de manière réaliste, sans aucune exagération, car nous ne voulons ni amenuiser cette victoire ni l'exagérer. Ce serait l'amenuiser que de dire que ce n'est rien qu'une bataille parmi d'autres en Syrie, ce serait diminuer de beaucoup sa portée, (et ce serait une exagération que) de dire que la guerre en Syrie est terminée.

    Non, ce serait une exagération. Mais nous pouvons dire qu'elle constitue une défaite majeure, l'une des défaites majeures du projet adverse, et une grande victoire pour le front défensif qui fait face au terrorisme. En somme, c'est un développement majeur d'une importance capitale aux niveaux militaire, politique et moral pour notre camp.


    Pour mieux comprendre la situation, imaginez-vous qu'à Dieu ne plaise, Alep soit tombée entre les mains des groupes armés. Quelle aurait été aujourd'hui la situation militaire, politique, morale, médiatique, où en serait le monde ? Prenons donc l'antithèse, comme lorsque nous demandions ce qui se serait passé si le Hezbollah avait été vaincu en 2006, où en seraient le Liban et la région ?

    Si Alep était tombée entre leurs mains, que se serait-il passé ? En soi, le fait que ce ne se soit pas produit constitue un accomplissement majeur pour la reprise d'Alep.


    Cela ne signifie pas que la lutte est finie, que la guerre est gagnée, c'est vrai, mais il y a une conséquence majeure à la bataille d'Alep, et je vais être clair là-dessus, à savoir que le projet qui visait à renverser... Il y a deux projets, ou deux niveaux dans le projet (adverse), deux objectifs : il y a l'objectif de renverser le régime, et il y a l'objectif de prendre le contrôle de la Syrie.

    Par exemple, il aurait été possible qu'ils renversent le régime, à Dieu ne plaise, mais qu'ils ne puissent s'emparer de toute la Syrie, car des régions continueraient à leur résister, comme cela se passe généralement dans les pays, et que la conséquence soit une longue guerre civile.

     

    Mais ils auraient alors atteint leur objectif de renverser le régime. Il y a donc deux objectifs : renverser le régime, condition nécessaire pour s'emparer de toute la Syrie, qui constitue un objectif plus élevé.

     

    Merci Sayed Hasan


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