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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Trump choisit le général Flynn comme conseiller à la sécurité nationale

    • Par Philippe Gélie
    • Mis à jour
    • Publié
    À la convention républicaine, Flynn avait fait entonner par la foule le slogan «Enfermez-la» visant Hillary Clinton. L'ironie veut qu'il soit toujours inscrit comme électeur… démocrate.

     

     

    Cet ancien directeur du renseignement militaire dont le franc-parler lui vaut autant de respect que d'inimitiés devrait faire de la lutte contre l'État islamique une priorité, en renouant avec la Russie.

    De notre correspondant à Washington

    Donald Trump a offert le poste de conseiller à la sécurité nationale au général de réserve qui le conseillait déjà dans ce rôle durant la campagne: Michael Flynn, 57 ans, ancien directeur du renseignement militaire.

    Un homme d'expérience, longtemps considéré comme l'un des meilleurs officiers de sa génération, mais dont les idées radicales et le tempérament enflammé ont ruiné la carrière.

    Un homme qui a une revanche à prendre sur le «système» dont il est issu.

    On disait Michael Flynn tenté par le Pentagone, mais la loi impose un délai de sept ans avant qu'un militaire puisse prendre les habits civils de secrétaire à la Défense.

    La direction du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche est une position tout aussi stratégique, au carrefour de toutes les décisions de politique étrangère et de sécurité que doit prendre le président.

    Le CSN est le dernier arbitre des rapports émanant du département d'Etat, du département de la Défense et des dix-sept agences de renseignement civiles et militaires américaines.

    Sa nomination n'est pas soumise à l'approbation du Sénat, ce qui épargnera au général Flynn un regard inquisiteur sur son parcours dans l'armée et ses relations dans le civil avec des puissances étrangères.

    Mis à pied en 2014

    Après deux ans à la tête de l'Agence de renseignement militaire (DIA), Flynn a été mis à pied en 2014 en raison de son tempérament erratique, de sa brutalité envers ses collègues et subordonnés et de sa propension à déformer les faits pour conforter ses convictions. Sous son mandat, les «vérités Flynn» étaient l'objet de sarcasmes au département de la Défense.

    Venu de la réserve et non de West Point, ce général trois étoiles a gravi tous les échelons avec un franc-parler et un esprit non-conventionnel qui lui ont valu autant de respect que d'inimitiés.

    Convaincu que l'Administration Obama n'avait pas pris la mesure du péril islamiste, il a trouvé chez Donald Trump une oreille attentive à ses analyses. Au CSN, il devrait placer la lutte contre l'État islamique au rang de priorité et pourrait plaider pour un investissement militaire accru des États-Unis.

     

    «Enfermez-la»

    Michael Flynn aux côtés de Vladimir Poutine lors d'un dîner de gala à Moscou.

     

    Reconverti en consultant depuis sa mise à la retraite de l'armée, il a travaillé pour des intérêts turcs, publiant une tribune l'an dernier en faveur de l'extradition de Fetullah Gulen, ennemi intime du président Erdogan réfugié aux États-Unis.

    On l'a vu aussi attablé à côté de Vladimir Poutine lors d'un dîner de gala à Moscou pour la chaîne Russia Today, affiliée au Kremlin, qui l'avait payé comme intervenant. Flynn est un partisan convaincu du partenariat avec la Russie pour venir à bout de Daech.

    Durant toute la campagne, ce général au verbe incandescent a été l'un des «chaufeurs de salle» les plus zélés de Donald Trump.

     

    Comme lui, c'est aussi un «tweeteur» compulsif.À la convention républicaine de Philadelphie, il avait fait entonner par la foule le slogan «Enfermez-la» visant Hillary Clinton.

    L'ironie veut qu'il soit toujours inscrit comme électeur… démocrate.

     

    Source :  Le figaro.fr


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    Jack Dion
     
    [Dossier] L'influence de Georges Soros sur les médias américains

    [Dossier] L’influence de Georges Soros sur les médias américains

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    De plus en plus documenté par les révélations récentes de sites tels que Wikileaks ou DCleaks, le soutien financier de George Sorosà tout ce qui affaiblit les notions d’État et de souveraineté est régulièrement dénoncé par les médias conservateurs américains.

    Dans son activisme protéiforme, le multi-milliardaire a investi massivement le champ des médias depuis longtemps, injectant dans ce seul secteur plus de 103 millions de dollars depuis les années 2000 afin de promouvoir son agenda et sa vision du monde.

    Cela n’a cependant pas empêché la victoire de Donald Trump, l’ennemi des médias.

    Le journalisme comme levier métapolitique

    Georges Soros se considérant lui-même comme un « chef d’État sans État », son intérêt pour les médias comme outil métapolitique n’est pas nouveau, il remonte même à sa prime jeunesse. Selon l’un de ses biographes, le journaliste du New York Times Michael T. Kaufman, auteur de « Soros: The Life and Times of a Messianic Billionaire », Georges Soros a toujours été fasciné par le journalisme et les médias. Jeune homme, ses centres d’intérêts principaux étaient principalement « l’histoire, le journalisme et certaines formes d’écriture».

    Encore étudiant, il a ainsi été le rédacteur en chef, l’éditeur et le vendeur de son propre journal le « Lupa News » dans sa Hongrie natale.

    Jamais il ne se départira de cet intérêt pour le journalisme et sa capacité d’influence sur les sociétés. Dans les années 80, il appuiera ainsi les libéraux d’Europe de l’Est en faisant parvenir des photocopieuses aux cercles d’étudiants dissidents grâce à son « Open Society Foundations» (à l’époque « Open Society Institute »). Matériel leur permettant la publication de journaux clandestins et de samizdats grâce auxquels ils purent influer sur l’opinion publique des régimes communistes finissants. Il financera ainsi des fondations et des associations dans toute l’Europe centrale dans le but de former des étudiants et de leur permettre de faire de l’agitation idéologique dans les universités comme dans la société civile afin de diffuser une autre information que celle de l’État et du parti communiste. En leur distribuant des bourses pour leur formation il s’assurera une influence majeure auprès des élites libérales une fois ces étudiants en poste après la chute du communisme.

    À l’heure du numérique et de l’information en temps réel, sa méthodologie est restée la même mais adaptée aux outils de communication contemporains. Cela à une échelle bien plus vaste qu’au temps des régimes communistes. Régimes qui étaient devenus après 1945 des régimes nationaux-communistes et donc des adversaires de l’idéal politique de George Soros : une société planétaire intégrée, régie par la finance et par une société civile mondiale sans États.

    Pour appréhender l’influence que Georges Soros exerce sur le paysage médiatique américain, il faut sonder autant le champ des médias de masse que celui d’internet et des médias réticulaires qui foisonnent sur la toile mondiale. L’un des objectifs de la stratégie média de l’Open Societyétant justement la formation et le soutien d’une myriade de journalistes présentés comme indépendants et aptes à créer un réseau d’influence médiatique informel partout où cela est nécessaire politiquement. À un niveau local certains journalistes de ces groupes étant même inconscients de leur rôle réel en tant que maillon d’une vaste chaîne transnational de relais d’influence.

    Les millions de Soros : manne infinie des médias globalistes

    Non content d’avoir appuyé le parti démocrate puis la candidate Hillary Clinton pour au moins 25 millions de dollars au cours des dernières années, George Soros a surtout injecté plus de 100 millions de dollars entre 2000 et 2014 dans des groupes médiatiques proches du parti démocrate, de son agenda et de ses objectifs politiques. Ces sommes sont à mettre en perspective avec la fortune personnelle de Soros estimée à 24 milliards de dollars selon le classement Forbes.

    Le seul budget officiel de l’Open Society Foundation pour l’année 2016 est de plus de 930 millions de dollars. Ses dépenses totales depuis sa création sont estimées à plus de 13 milliards de dollars pour ses 33 années d’activité. George Soros a aussi directement aidé des centaines de médias, d’associations, d’écoles de journalisme aux États-Unis et à l’étranger avec des dons allant de 5000 $ à 32 millions de dollars. Comme nous le verrons plus bas, certains de ces groupes comme « New America Media» ou le « Media Development Investment Fund» sont ainsi eux-mêmes constitués de centaines d’autres médias plus petits qui n’existeraient pas sans Soros.

    Sur ces 103 millions investis dans les médias libéraux-libertaires, 61 millions financent neuf groupes médiatiques qui ont soutenu directement la candidate Hillary Clinton. Voyons de plus près certains médias du camp démocrate que finance George Soros.

    Les millions de Soros : manne infinie des médias globalistes

    Les millions de Soros : manne infinie des médias globalistes

    Le Centre pour les rapports d’enquête – Center for Investigative Reporting (CIR)

    Une ONG californienne qui promeut depuis 1977 le journalisme d’investigation et la formation au journalisme aux États-Unis, le CIR, rassemble tout un ensemble de micro-médias qui diffusent leur contenu en ligne, à la radio ou par écrit. Présentée comme une ONG à but non lucratif, elle a perçu de la part de Soros plus de 3 millions de dollars. Le CIR s’est notamment illustré en 2016 par ses attaques répétées contre Donald Trump, publiant par exemple une série d’articles et de portraits sur les donateurs et supporters de Trump présentés comme incultes et inconscients du danger de leur vote. Il a aussi une antenne en Bosnie-Herzégovine – Centar za istraživačko novinarstvo (CIN)– qui s’insère dans le vaste éventail des relais Est-européens et balkaniques des activités de Soros, du département d’État américain et de l’USAID (United States Agency for International Development).
    Site internet : cironline.org

    New America Media

    Il s’agit ici d’un vaste réseau de médias en ligne et de journaux se présentant comme le rassemblement de « 3000 agences d’informations ethniques (sic) à travers le pays ». Cet impressionnant réseau médiatique multiculturaliste s’est spécialisé dans le lobbying visant à libéraliser la politique d’immigration aux États-Unis notamment à l’égard des latinos. Il a perçu quant à lui plus de 3 millions de dollars. Leur site est à visiter pour comprendre le projet multiculturaliste aux États-Unis, sa finalité et ses méthodes de propagation.
    Site internet : newamericamedia.org

    The American prospect – Perspective Américaine

    Revue située à gauche du camp démocrate qui présente par exemple les conventions républicaines de la campagne de Trump comme étant des rassemblements exclusivement composés de « white-nationalists ». Elle a perçu quant à elle 1 380 000 dollars.
    Site internet : prospect.org

    Media Development Investment Fund (MDIF)

    Comme le précise son objet social, le MDIF – fond d’investissement pour le développement des medias – est une société enregistrée à New-York comme une « not-for-profit corporation » qui investit dans « les médias indépendants à travers le monde ». Principalement dans des pays où le MDIF pense que « l’accès à des médias libres et indépendants est menacé». Le MDIF a ainsi investi « plus de 153 millions de dollars dans plus de 100 entreprises d’information indépendantes dans 39 pays depuis 1996 ». Entre 2002 et 2014, c’est à hauteur de 32 millions de dollars que George Soros a ainsi investi dans le MDIF. Une corporation à but non lucratif qui sait manifestement où trouver ses financements.
    Site internet : mdif.org

    Link TV

    Une chaîne télé spécialisée dans les questions sociales qu’elle traite dans une perspective libérale-libertaire. Georges Soros y a contribué à hauteur de 1 376 000 dollars.
    Site internet : linktv.org

    Un maillage médiatique total

    Au-delà du soutien aux médias liés au parti démocrate, George Soros finance et appuie depuis des années toute une série d’associations et d’ONG médiatiques créatrices d’outils de communication contemporains aptes à propager son influence à tous les niveaux de journalisme dans toute la société : blogs, sites internet, journaux etc…

    Project Syndicate

    Project Syndicate est un réseau international de journaux diffusés dans le monde entier. Il est financé par l’Open Society Foundations de George Soros, la fondation Politiken, basée en Suède, et la Fondation Die Zeit– Ebelin und Gerd Bucerius, basée en Allemagne. Sur son site il se présente comme un réseau qui « produit et livre des commentaires originaux et de haute qualité à un public mondial…

    Nous fournissons aux médias d’information et à leurs lecteurs des analyses et des idées de pointe, indépendamment de leur capacité de paiement. Nos membres comprennent maintenant près de 500 médias – dont plus de la moitié reçoivent nos commentaires gratuitement ou à des tarifs subventionnés – dans plus de 150 pays. » Project Syndicate est pour Soros un outil particulièrement précieux pour diffuser les idées et points de vues mondialistes dans les pays où internet n’est pas encore très diffusé ainsi que pour toucher les générations plus âgées habituées à la presse papier.
    Site internet : project-syndicate.org

    Avaaz

    La célèbre association internationale de lanceurs d’alerte peut être incluse dans les outils médiatiques des réseaux George Soros dans la mesure où elle exerce une pression médiatique dans le sens de ses intérêts. Que ce soit par exemple en lançant des campagnes internationales contre son alter-ego et concurrent : le milliardaire « conservateur » Ruppert Murdoch, propriétaire de Fox News et d’autres mass-médias réputés de droite ou bien en attaquant Donald Trump au niveau international. Notamment par ses appels répétés aux citoyens américains expatriés pour les appeler à voter depuis l’étranger pour barrer la route de Trump.

    On notera que Murdoch et Fox-News sont régulièrement dénoncés par la droite alternative américaine (alternative right) comme étant l’aile droite du même mondialisme que celui de Soros avec une façade néoconservatrice.

    Si actuellement l’ONG Avaaz– mot qui signifie « voix » – affirme ne plus être directement financée par Soros, elle n’aurait pas pu prendre l’ampleur qu’elle a ensuite connue sans son appui dès son lancement.

    Citons ici un article du journaliste américain John Hanrahan concernant Avaaz intitulé : « Duper les progressistes vers la guerre ».

    « Sur une période de trois ans débutant en 2007, les fondations de Soros – soit directement soit par Res publica – ont donné à Avaaz $1.2 million au total. En 2007, l’Open Society Institute a donné $150,000 à Res Publica pour le soutien général à Avaaz et $100,000 pour son travail sur le changement climatique.


    En 2008, l’Open Society Institute a encore donné un total de $250,000 à Res Publica — dont $150,000 de nouveau pour le soutien général à Avaaz et les $100,000 restants pour son travail sur le changement climatique. L’année suivante, Soros a même été plus généreux. Dans le Form 990 qu’il a rempli pour 2009, sa Fondation pour promouvoir une société ouverte (Foundation to Promote Open Society) indique (page 87) avoir donné au total $600 000 à Res Publica à l’usage d’Aavaz – $300 000 pour le soutien général et $300 000 pour sa campagne sur le climat. (…) Avaaz elle-même dit que le lien financier avec Soros a pris fin en 2009.

    Site internet : avaaz.org

    Free Press et la « conférence nationale pour la réforme des médias » National Conference for Media Reform – NCRM

    La NCRM est un évènement important du monde médiatique américain qui a lieu environ tous les deux ou trois ans depuis 2003. Elle se revendique comme le plus grand rassemblement consacré aux médias et aux technologies de l’information aux États-Unis. Moment capital de la stratégie d’influence médiatique du parti démocrate, la session de 2011 avait réuni plus de 2500 personnes parmi les plus importantes du secteur. La conférence nationale des médias a été parrainée par un groupe appelé Free Press qui a reçu 1,4 millions de dollars de la part de Soros. Free Press a un grand objectif à l’ordre du jour : promouvoir la « neutralité du web » en préconisant paradoxalement une aide du gouvernement de 35 milliards de dollars par an pour les médias.

     

    De nombreuses personnes qui assistent ou interviennent à cette conférence ont été affiliées aux opérations financées par Soros. Free Press est l’un des outils des groupes de Soros les mieux financés car il est relié au « Centre pour le progrès américain » Center for American Progress (CAP), un influent think-tank de gauche soutenu à hauteur de 7,3 millions de dollars par George Soros.
    Site Internet : freepress.net

    L’université Columbia : une pouponnière d’agents d’influence

    Comme résume l’un de ses biographes : George Soros est l’homme d’une mission. Et cette mission a constamment besoin de cadres et d’hommes d’influence formés à ses vues. Pour ce faire, il faut pouvoir les approcher et les orienter dès leur formation. Quoi de mieux pour cela que de nouer des liens durables avec l’une des plus prestigieuses universités américaine : l’université Columbia de New-York – « Columbia University in the City of New York ».

    Fondée en 1754, elle est l’un des plus anciens établissements d’enseignement supérieur aux États-Unis. La « Columbia » comme on l’appelle, est considérée comme l’une des universités les plus sélectives et prestigieuses dans le monde. Elle est l’université comptant le plus de Prix Nobel (101) parmi ses élèves et son corps enseignant. Vingt-neuf chefs d’État, dont Obama, vingt milliardaires vivants ou encore vingt-neuf récompensés aux Oscars sont sortis de ses rangs.

    L’école de journalisme de l’Université de Columbia est l’une des écoles supérieures professionnelles de l’Université de Columbia. Elle est la seule école de journalisme faisant parti de l’« Ivy League » qui regroupe les huit universités les plus prestigieuses des États-Unis. Elle est l’une des plus anciennes des États-Unis et du monde. L’école a été fondée par Joseph Pulitzer en 1912 et remet chaque année le Prix Pulitzer. Elle publie son journal, le « Columbia Journalism Review ».

    Un centre de veille et d’analyse des médias américains, le « Media Research Center – MRC », a étudié en profondeur les liens existants entre George Soros et l’université de Columbia. Actif depuis 1987, ce centre a publié il y a quelques années une étude détaillée sur ces liens : « Le milliardaire George Soros a de solides liens financiers, honorifiques et personnels avec Columbia. Les fondations Open Society de Soros ont donné 9 708 486 $ à l’Université Columbia depuis 2000. 1 250 000 $ de cet argent ont été versés directement à son journal, la « Columbia Journalism Review« .

    L’école a également reçu un montant supplémentaire de 1,63 millions de dollars de la très libérale « Tides Foundation« , que Soros finance aussi. Soros a également prononcé le discours d’ouverture de 2004 pour l’École des affaires internationales et publiques de Columbia. Cela fait de la Columbia la troisième école la plus financée par Soros au monde et la deuxième en importance aux États-Unis.

    Soros a contribué pour plus de 400 millions de dollars au financement de collèges et d’universités dans le monde entier, incluant de l’argent alimentant la plupart des institutions importantes aux États-Unis. Ici aux États-Unis, l’argent de Soros offre les moyens aux organisations libérales (au sens américain du mot) promouvant le mariage gay, la légalisation des drogues ou les stratégies de lutte contre la peine de mort. »

    L’enquête du MRC développe les autres initiatives liées à l’université que Soros alimente :

    « Le « Project for Excellence in Journalism (PEJ)«  est un institut de recherche affilié à la Columbia University Graduate School of Journalism jusqu’en 2006. Le PEJ est financé par les « Pew Charitable Trusts« – l’une des plus anciennes ONG américaines – qui a elle-même reçu au moins 500 000 $ en financement de  Soros. »

    La longue étude du MRC expose aussi comment les journalistes issus de la Columbia vont ensuite prendre place dans les médias les plus influents du pays.

    « En 2012 seulement, les diplômés sont allés travailler à ABC, CBS, NBC, le New York Times, CNN, CNN Money et The Wall Street Journal. Ou bien encore Al Jazeera, Al Jazeera anglais, le Huffington Post, NPR, ProPublica, Slate et The Nation.

    Les anciens élèves célèbres de l’École de journalisme incluent des vedettes de l’information comme Steve Kroft de CBS, Josh Elliot de « Good Morning America », ainsi que des rédacteurs du Washington Post, du New York Times et du Huffington Post ainsi qu’un producteur de CNN et les anciens PDG de Newsweek et Associated Press. Avec son influence considérable, la Columbia est devenue une force pour façonner l’avenir du journalisme. Les anciens ont participé à de nombreuses organisations d’information de premier plan, mais ont souvent conservé un parti pris qui reflète celui de l’université et des donateurs de l’école. »

    Une emprise de plus en plus visible et contestée

    La liste des entités médiatiques soutenues financièrement par George Soros est encore longue, mais on entrevoit ici la force de frappe financière et organisationnelle de George Soros dans ce domaine. Une influence et des moyens qui donnent le vertige par les sommes investies.

    Pourtant les dernières élections américaines ont montré que cette influence réussit de moins en moins à cacher certaines réalités politiques occultées. Le travail de contre influence réalisé par ce que l’on dénomme aux États-Unis la droite alternative (alternative right ou «alt-right») ou bien encore les révélations de Wikileaks et DCleaks entament la narration médiatique dominante aux États-Unis. C’est ainsi une véritable guérilla médiatique que livrent les médias alternatifs aux médias de masse libéraux.

    Dans cet affrontement, les médias de la droite alternative pointent régulièrement du doigt les agissements en coulisses du plus grand argentier des médias : George Soros. Et cela porte ses fruits, l’impact populaire des médias alternatifs est devenu si grand qu’Hillary Clinton l’a dénoncé publiquement cet été lors de l’un de ses discours de campagne. Proposant elle-même une théorie du complot autour d’une triangulation Trump, « alt-right » et influence du Kremlin, vision complotiste qui a pris récemment la forme d’un site internet : putintrump.org.

     

    Un site soutenu et financé par George Soros bien sûr… mais qui n’a pas empêché la victoire de Trump.

     

    Crédit photo : H. Boell-Stiftung via Flickr (cc)

     

    Source et Publication:  http://www.ojim.fr/dossier-


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    Donald Trump : « L’islam nous hait, on ne peut pas laisser entrer dans ce pays des gens qui ont cette haine »
     
    Posted by La Rédaction on 11th mars 2016
     

    Republican presidential candidate Donald Trump speaks to supporters as he takes the stage for a campaign event in Dallas, Monday, Sept. 14, 2015. (AP Photo/LM Otero)

    BREIZATAO – ETREBROADEL (11/03/2016)

     

    Le candidat à la nomination républicaine Donald Trump a dénoncé « la haine de l’islam » envers les USA. Le favori des sondages a de nouveau appelé à la fermeture totale des frontières pour les musulmans.

    Donald Trump a d’abord dénoncé les guerres d’Irak et de Libye, soulignant qu’il y a toujours été opposé. Une façon de mettre un terme aux années du néo-conservatisme de la présidence Bush dont de nombreux conseillers sont toujours à la tête du Parti Républicain. Une façon également de s’opposer à Hillary Clinton, la candidate démocrate, qui appartient aux mêmes groupes d’intérêts que les néo-conservateurs.

    Extraits (à partir de 8’40) :

    Aller en Irak, selon moi, était l’une des pires décisions prises par ce pays. Tout ce qui se passe dans ce pays découle de cette unique décision d’aller en Irak.

    C’était une décision horrible… Ce qui inclut les migrations, vous savez, c’est le foutoir !

    Maintenant, si Saddam Hussein était là-bas, se sentirait-on mieux ? Absolument. Ce n’était pas un brave type, ce n’était pas un mec fabuleux, mais Saddam Hussein faisait une chose : il tuait les terroristes.

    C’était un tueur professionnel de terroristes.

    Maintenant, si vous voulez devenir un terroriste, vous allez en Irak. Ça s’appelle le « Harvard du terrorisme ».

    Regardez, que ce soit Kaddafi… que des décisions terribles. Que ce soit Saddam Hussein, on était bien mieux avant. Et juste pour le dire, l’Irak n’a pas détruit le World Trade Center.

    Il a poursuivi sur la question de l’islam et de l’immigration musulmane. A la question « Pensez-vous que l’islam est en guerre avec l’Occident ? », le candidat a répondu :

    Je pense que l’islam nous hait.

    Il y a quelque chose là-bas. Il y a énormément de haine là-bas, il y a énormément de haine là-bas.

    Nous devons tirer cela au clair. Il y a une haine incroyable envers nous.

    Nous devons être très vigilants, nous devons être très prudents et nous ne pouvons pas laisser des gens entrer dans ce pays qui ont cette haine des États-Unis et des gens qui ne sont pas musulmans…

    Vous prenez Paris, 138 personnes tuées, de nombreuses personnes vont mourir à l’hôpital, mortellement blessées, blessées de façon horrible.

    Il y a une maladie qui se propage, c’est incroyable, et honnêtement vous devez tirer ça au clair.

    http://breizatao.com/2016/03/11


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    Les Syro-russes ont ouvert les vannes pour reprendre Alep

    Etats-UnisRussieSyrie
     

    Matriochkas syriennes et Sun Tzu

    La semaine écoulée a vu en Syrie d’importantes évolutions, parfois assez étonnantes. Ces événements prennent place dans une subtile construction à plusieurs niveaux qui, telles les poupées russes, cachent l’échelon suivant. Reste à savoir qui sera le dindon de la farce et qui, à l’inverse, tirera les ficelles de tout ce bel édifice.

    Premier niveau : carte blanche universelle

    Un feu vert tacite et général semble avoir été donné à tout le monde, résultant en une triple offensive simultanée aux aspects parfois curieux.

    • Alep

    Aucune surprise ici. Les Syro-russes ont ouvert les vannes pour reprendre la grande ville du nord et plus rien ne les arrêtera. Poutine avait peut-être fait preuve de retenue durant quelques semaines en attendant l’élection de Trump, comme nous l’envisagions :

    Ajoutons pour finir que la modération de Poutine autour d’Alep ces derniers temps (deux semaines sans bombardements russes, y compris au plus fort de l’offensive barbue sur le secteur ouest de la ville) avait peut-être pour but de ne pas prêter le flanc à la propagande de la MSN jusqu’à l’élection présidentielle américaine, dans l’espoir que Trump soit élu et s’entendre ainsi avec lui. Désormais, l’offensive peut reprendre.

    Elle a repris et en 3D. L’attaque djihadiste sur Alep-ouest s’est terminée en fiasco et les loyalistes contre-attaquent partout, avançant vers la dernière province encore tenue par les barbus modérément modérés.

     

    L’aviation russe est en mode Terminator et l’enfer se déverse du ciel, à Idlib, au sud-ouest d’Alep, au nord-ouest et sur les routes de ravitaillement. Les bombardiers stratégiques et les missiles Kalibr sont également de la partie. A noter que cela intervient après une conversation téléphonique Poutine-Trump au cours de laquelle le Donald n’aurait fait aucune objection à l’opération russe.

     

    Et si quelque Folamour du Pentagone aurait l’idée saugrenue de provoquer Moscou, les S-300 ont été redéployés autour d’Alep.

    Ces bombardements préparent la grande offensive générale de l’armée syrienne et de ses alliés, sécurisant définitivement Alep et pénétrant le dernier grand fief insurgé :

    alep-carte

    Les djihadistes ont affecté beaucoup de moyens humains et matériels dans leur offensive de la dernière chance en octobre et leur moral est maintenant indéniablement miné. La débandade peut donc être relativement rapide même s’il convient, comme toujours, de rester prudent.

    Quant à l’enclave rebelle d’Alep-est, son tour est venu et les opérations préliminaires ont même déjà commencé. L’on peut toutefois se demander si, tactiquement parlant, il ne serait pas préférable de laisser pourrir la situation jusqu’à ce que l’enclave tombe d’elle-même.

     

    Les civils commencent en effet à se révolter contre Al Nosra & Co, chose que vous ne lirez évidemment jamais dans la presstituée occidentale.


    Les manifestations ont été durement réprimées (27 morts) tandis que les « modérés » chers à l’Occident saoudisé minent les couloirs d’évacuation humanitaires afin d’empêcher les civils de fuir. Une attaque loyaliste permettra peut-être de ressouder ce panier de crabe barbu et retarder l’inéluctable, mais le sort d’Alep semble de toute façon réglé.

    • Al Bab

    C’est la surprise du chef. Nous avions montré l’importance primordiale de cette petite ville perdue au fin fond de nulle part, jamais aussi fameuse qu’à l’heure actuelle :

    Tous les chemins mènent à Al Bab. C’est une véritable course poursuite entre les Kurdes d’Efrin et l’ASL sultanisée, qui suivent des routes parallèles et n’hésitent pas à se faire des crocs-en-jambe au passage. L’objectif stratégique kurde est de faire la jonction entre leur partie occidentale (Efrin) et leur partie orientale (région de Manbij, conquise de haute lutte contre Daech et dont ils ne sont finalement pas partis) pour établir leur rêvé Rojava. Le but des Turcs est de les en empêcher à tout prix. Le tout sur fond de reflux daéchique.

    Stupeur il y a quelques jours : les Kurdes d’Efrin (ouest, en jaune) se sont inexplicablement arrêtés tandis que l’ASL parrainée par Ankara (en vert) arrivait à 2 km de la ville.

    Après une série d’attaques et de contre-attaques – au cours desquelles Daech a d’ailleurs, ô délicieuse ironie, détruit quelques tanks turcs à coups de missiles antichars fournis auparavant par… Ankara ! – l’ASL et leur protecteur ottoman sont en passe d’entreprendre le siège d’Al Bab, enfonçant un coin entre les deux enclaves kurdes (en jaune sur la carte), mettant ainsi à mal le rêve d’un Rojava autonome.

    Nouvelle ironie dans cette guerre qui n’en manque pas : c’est l’offensive des YPG (appelons-les Kurdes orientaux) sur Raqqa, la capitale de l’EI plus à l’est, qui a poussé les petits hommes en noir à dégarnir le front d’Al Bab, permettant l’avancée de l’ASL d’Erdogan.

    • Raqqa

    Car cette offensive est bien étrange. Que diable viennent faire les Kurdes en plein sunnistan arabe, dans une région qui ne les concerne aucunement et qui, Daech ou pas, risque de très mal les recevoir ? Si l’EI exagère sans doute les pertes des YPG (198 tués selon eux), il est clair que la campagne est difficile et meurtrière. Et encore longue, puisque les combats ont pour l’instant lieu à une bonne cinquantaine de kilomètres de la capitale califale.

    Il n’y a aucun intérêt stratégique pour les Kurdes à aller à Raqqa, sauf à rouler pour les Américains. Il est temps de déboîter notre deuxième matriochka…

    Second niveau : les coulisses

    C’est souvent là que tout se joue, peut-être encore plus au Moyen-Orient qu’ailleurs. Le formidable jeu de poker menteur syrien permet à peu près toutes les hypothèses : entente russo-turque sur le dos de Washington, américano-russe voire américano-russo-kurde sur le dos d’Erdogan, syro-turque sur le dos des Kurdes ou au contraire syro-kurde sur le dos du sultan. Tout est possible et l’élection du Donald vient encore compliquer la donne…

    Quelques éléments tout de même pour y voir plus clair. Premier point : les grands perdants de la triple offensive sur Alep, Al Bab et Raqqa sont respectivement les djihadistes « modérés », les Kurdes d’Efrin et Daech. Par contrecoup, le grand vainqueur est l’axe Damas-Moscou qui voit deux de ses adversaires en mauvaise posture.

    C’est d’ailleurs un point à ne pas négliger. Dans les complexes arabesques que nous voyons se dessiner, il y a sans doute un calcul tactique très terre-à-terre, à la Sun Tzu : faire faire le sale boulot par un tiers. En se sacrifiant pour affaiblir l’EI, l’ASL turquisée et les Kurdes orientaux travaillent en réalité pour les Syriens et les Russes. A condition qu’ils n’aillent pas trop loin dans leur offensive et n’atteignent pas le point d’irréversibilité. Compliqué…

    L’empire pré-Donald envoyait comme à son habitude des signaux extrêmement contradictoires, par exemple sur le futur de Raqqa libérée (relevons dans ce qui suit l’arrogance au carré des Américains qui considèrent les Kurdes comme leurs créatures et préparent déjà l’après-Daech comme si la campagne allait être une promenade de santé). Le Département d’Etat affirmait que les forces militaires extérieures se retireraient et qu’il n’était pas question d’une zone semi-autonome (en clair, la région reviendrait sous l’égide de Damas).

    Au même moment, les faucons du Pentagone – notamment l’agité du bocal Joseph Dunford – déclaraient sans ambages :

    La coalition et la Turquie travailleront ensemble sur un plan à long terme visant à prendre, tenir et gouverner Raqqa.

    Dix jours plus tard (effet Trump ?), les Etats-Unis annoncent qu’ils retirent leur (relatif) soutien à l’ASL d’Erdogan en route vers Al Bab. C’était dans les tuyaux et nous avions été parmi les premiers à rapporter un incident révélateur il y a deux mois :

    Dans l’extrême-nord syrien, des soldats US accompagnant l’armée turque se sont vu forcés de quitter un village après avoir été menacés par les rebelles modérément modérés de l’Armée Syrienne Libre. Parmi les joyeusetés entendues : « On va vous massacrer », « Vous êtes des porcs, des infidèles, des croisés ». Bien entendu, ne vous attendez pas à en trouver un seul mot dans le marigot journalistique. Cet épisode est toutefois intéressant en ce qu’il pourrait acter le lâchage définitif de la rébellion par Washington.

    Nous y voilà… Le mouvement ne pourra que s’accélérer une fois en place Trump et son futur conseiller à la sécurité nationale, le général Michael Flynn dont nous avons plusieurs fois parlé et dont les positions russophiles et djihadistophobes sont la hantise de l’establishment impérial (notez les articles très négatifs de la MSN à cette nomination). Assistera-t-on alors à une entente américano-russe sur le dos d’Erdogan, sommé de quitter la portion du nord syrien qu’il occupe après avoir fait le boulot pour Moscou et Damas ? Pas impossible.

    A Riyad, on est déjà en mode panique devant la perspective d’un accord entre Washington et Moscou sur la Syrie et le fameux prince Turki, l’ancien mentor de Ben Laden et chef des services secrets saoudiens au moment du 11 septembre, parle de possible « désastre ».

    Restent les Kurdes : quelle est leur place dans ce tableau de poupées russes imbriquées ? Sentant la situation sans doute bien trop compliquée pour eux, ils viennent de surprendre tout le monde en marchant droit sur… l’ASL et Al Bab ! On parle ici des Kurdes orientaux, ceux sensés libérer Raqqa.

    Quel nouveau retournement de situation ! Par rapport à la carte du 14 novembre (voir plus haut), on constate l’inexorable avancée des YPG (flèche jaune). Les deux mâchoires kurdes sont maintenant sur le point de se refermer sur les protégés du sultan qui pensaient prendre Al Bab sans coup férir. De violents combats ont déjà lieu autour de Qabasin (cercle rouge) devant le regard médusé des petits hommes en noir de l’EI, habitués à être le centre de toutes les attentions.

    Comme si cela ne suffisait pas, des centaines de soldats de l’armée syrienne sont arrivés à l’aéroport de Kuwaires (carré rouge sur la carte), portant l’effectif total à 5 500 hommes. Trop loin à l’est d’Alep pour y combattre, c’est donc d’Al Bab qu’il s’agit… Trois scénarios sont possibles :

    1. Rester sur place et attendre de voir ce qui se passe, quitte à intervenir à la toute fin contre le dernier survivant (ASL, YPG ou Daech).
    2. Marcher sur Al Bab (flèche rouge en pointillés vers le nord), afin d’empêcher à la fois la jonction kurde et l’avance de l’ASL. Mais les forces semblent trop peu nombreuses pour cette tâche.
    3. Marcher plus à l’est, laissant les Kurdes stopper l’ASL du sultan et réaliser leur jonction.

    Personnellement, je penche pour l’hypothèse 3, qui correspondrait parfaitement aux vues de Poutine : utiliser les Kurdes pour stopper les Turcs sans s’aliéner Ankara (Turk Stream + arrêt du soutien aux barbus d’Idlib) après que les uns et les autres aient fait le travail contre Daech. Matriochkas et Sun Tzu mêlés…

    18 Novembre 2016 –  Observatus geopoliticus


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    20 novembre 2016

    Quartiers est d'Alep

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Croix-Rouge ont souligné qu’elles ne disposaient d'aucune preuve de bombardements russes sur des hôpitaux syriens et qu’elles n’accusaient nullement la Russie.

    Le bureau turc de la Société médicale syro-américaine (SAMS), dont le siège se trouve à Washington, a confirmé être la source qui a livré des soi-disant informations, signée par le Health Cluster Turkey Hub, sur les prétendues frappes aériennes russes sur des « hôpitaux » au département d'État des États-Unis, a déclaré le manager du bureau turc Mohamad Katoub dans une interview accordée à Sputnik.

     

    « Nos 170 employés nous ont raconté que des hôpitaux ont été détruits par les frappes aériennes dans diverses régions syriennes », a indiqué M. Katoub, soulignant que la SAMS n'accuse aucunement la Russie et que les accusations contre Moscou ne sont fondées que sur les témoignages des résidents locaux.

    De ce fait, la SAMS a pour sa part exigé une enquête.

    Le Croissant-Rouge arabe syrien (IFRC), partenaire direct de la CICR dans la région, a également confirmé à Sputnik ne disposer d'aucune information sur les hôpitaux en question.

    Le 16 novembre, le ministère russe de la Défense a rappelé que les frappes aériennes sur Alep, où se trouvent trois des cinq hôpitaux présumés, ont été suspendues depuis 29 jours déjà, même sur les territoires sous contrôle du Jabhat Fatah al-Sham (ex-Front al-Nosra).

    Ce n'est pas la première fois que Washington accuse Moscou d'avoir effectué des frappes aériennes contre des établissements civils en Syrie.

    Pour sa part, la Russie ne cesse de souligner que la sélection des cibles est toujours réalisée après un examen minutieux, et rappelle les nombreuses demandes officielles russes pour obtenir les preuves de l'implication des forces aérospatiales dans les prétendus bombardements.



    En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201611191028774896-frappes-accusations-donnees-hopital-bombardements/


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    Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 novembre 2016
    Sofia Rodriquez, employée de Ford sur la ligne de production de la Lincoln MKC de Louisville, va conserver son travail et continuer à pouvoir offrir à ses enfants une bonne éducation.
    Elle est heureuse d’avoir voté républicain pour la première fois. Photo : Sam VarnHagen/Ford Motor Co.

     

     

    Donald Trump, en Pennsylvanie, la veille de sa victoire, promettait : « nous allons redonner aux mineurs, aux ouvriers des usines et aux ouvriers de la sidérurgie, du travail.

    Nous allons rapatrier notre industrie. »

    Des millions d’ouvriers, qui avaient deux fois voté pour Obama, cette fois votèrent pour Trump, et lui donnèrent la victoire, à la fois dans cet Etat ouvrier, et à la présidence des Etats-Unis.

    Joignant les promesses à la parole, une chose que chaque Français sait qu’il ne verra pas de son futur président quel qu’il soit, Donald Trump a déjà obtenu de William Ford Jr, lors d’une conversation téléphonique, que le constructeur ne déplace pas la production du luxueux SUV Lincoln MKC de Louisville vers le Mexique.

     

    Usine Ford Lincoln

    Dans un communiqué, Ford a déclaré :

    « nous sommes encouragés du fait que le président élu Trump et le nouveau Congrès vont mettre en place une politique qui va améliorer la compétitivité des Etats-Unis et nous permettre de maintenant la production de ce véhicule ici en Amérique. »

    Ford emploie environ 4 700 personnes dans son usine de Louisville.

    Pourtant, dix jours après sa victoire, les journalistes et les élites n’ont toujours rien compris, et ils continuent de jongler avec des termes abstraits comme populisme, candidat qui divise et salivent toujours de la victoire numérique de Clinton au vote populaire. Pauvres gens.

    J’ai par hasard attrapé une conversation de ce niveau zéro hier sur BFM business, où des « experts économistes » qui depuis un an prédisent que Trump sera facilement battu, et l’ont observé réussir tout ce qu’il a prévu, expliquer avec condescendance et arrogance que « les petits Chinois vont punir l’Amérique si Trump ose rapatrier une partie de la production vers les Etats-Unis ».

    Vaines petites têtes d’œuf, BFM ferait mieux d’inviter des gens sérieux, et non des experts en Trump bashing. Je suppose qu’il en existe.

    Mais tous les journalistes ne sont pas moralement dépravés. Voici ce qu’une journaliste démocrate a déclaré au micro de Fox news :

    « Beaucoup de démocrates, moi y compris, ne sommes pas là à nous demander comment nous allons manger demain. Nous sommes invités à la télévision, nous parlons à la radio, et nous expliquons pourquoi Obamacare est formidable, pourquoi il offre une couverture santé à des millions de personnes.

    Mais Obamacare ne fait pas une ponction sur une grosse partie de mon salaire au point où je dois faire un choix entre payer Obamacare ou permettre à ma famille et mes enfants de manger à leur faim. Tous mes collègues journalistes et experts, y compris moi-même, sommes tombés dans ce travers et j’assume une totale responsabilité pour moi-même.

    Nous avons parlé de l’économie, comment l’économie s’est améliorée sous Obama, mais pour des millions de gens, cette amélioration n’a pas mis de nourriture sur leur table.

    Nous les démocrates, nous avons tenu un discours qui parle aux élites, et puis un jour, j’ai réalité que ces élites sont totalement déconnectées de la réalité des gens modestes.

    Et il en va de même pour les artistes qui soutiennent les démocrates. »

     

    Samedi 19 novembre, des lobotomisés vont marcher à Paris pour protester contre le fait que Donald Trump va redonner du travail à des millions d’Américains, et rendre à l’Amérique sa grandeur.

    Ils feraient mieux d’aller prendre l’air et se promener en famille dans la forêt.

    Mais je comprends que pour les marionnettistes qui manipulent ces petits soldats vidés de leur substance humaine et ont organisé la manifestation, c’est l’occasion rêvée de vérifier que le lavage de cerveau fonctionne bien.

     

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.


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    Scandale : Ouattara amasse une fortune de 27 milliards de dollars US en 4 ans de pouvoir!

     

    La fortune du chef de l’Etat Alassane Ouattara serait de 27 milliards de dollars américains (27.000.000.000 US $) selon une source proche des services secrets français en collaboration avec des experts de la haute finance internationale proches de la Maison Blanche.


    Il aurait amassé cette fortune astronomique en seulement quatre ans à la tête de la Côte d’Ivoire.

    Cette information ferait déjà grincer des dents à l’Elysée et à la Maison Blanche.

    Cette information est encore à prendre avec beaucoup de précaution même si elle émane d’une source extrêmement crédible.

    La fortune de Ouattara serait déposée dans trois banques américaines et serait sous très haute surveillance sur instruction de l’Elysée, selon nos sources.

    Une enquête aurait même été ouverte à ce sujet.

    Déjà la DGSE dans son dernier rapport estampillé secret défense et référencé  publié sur le site Ivoirbusiness.net., faisait état de pillage massif des ressources de l’Etat et de recours à la double comptabilité pour masquer le pillage des deniers publics par la présidence ivoirienne

     « …La présidence ivoirienne a recours à des RMBA qui sont des comptes bancaires non publiés qu’elle a ouverts directement à Euroclear et ne nécessitant pas l’existence d’une convention d’ouverture entre le client et la chambre.

    Elle a également eu recours à un CD qui est un ensemble composé de 2 comptes.

    Le premier dit non publié (NP), est logé à l’intérieur de la chambre. Le second à été ouvert dans la même période dans les livres d’une banque commerciale, la Hambros Bank &Trust de Jersey au nom d’une troisième main. Il s’agit d’un compte secret à numéro qui reconnait Euroclear comme seule et unique bénéficiaire des montants virés à partir d’un compte appartenant au PPU ouvert par la présidence ivoirienne dans cette même banque commerciale au sein de laquelle plusieurs intérêts financiers ivoiriens se croisent… ».

     

    Si cette information qui évalue la fortune de Ouattara à 27 milliards de dollars américains (27.000.000.000 US $) était confirmée, il s’agirait du plus grand pillage des ressources d’un état par un chef d’Etat en juste quatre ans de pouvoir.

    Ce serait également la preuve que le détournement massif de deniers publics sous Ouattara est érigé en programme de gouvernement.


    Nous y reviendrons.

    Mireille Kouamé

    En savoir plus sur http://reseauinternational.net/scandale-ouattara-amasse-une-fortune-de-27-milliards-de-dollars-us-en-4-ans-de-pouvoir/#kDjYlw5EFitRXVUV.99

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    26 novembre 2016

    Vladimir Poutine

    La victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine et les comportements de plus en plus prorusses en Europe ont changé l’attitude sceptique du business mondial envers le Kremlin.

    Selon Die Welt, des investisseurs étrangers se remettent à acheter activement des actions russes et à octroyer des crédits à Moscou en prévision d'une prochaine détente politique et de la levée des sanctions antirusses.

    Le journaliste de Die Welt Eduard Steiner estime que grâce à la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine et à la victoire de François Fillon aux primaires de la droite en France, le Kremlin a réussi à persuader les investisseurs mondiaux d'acheter des actions russes et de débloquer des crédits.

    « À l'heure actuelle Vladimir Poutine est le virtuose géostratégique le plus réussi au monde », écrit le journaliste de Die Welt. La rengaine de la main du Kremlin vient, bon gré mal gré, à l'esprit : comme si Poutine, les hackers russes, le FSB ou Dieu sait qui encore, auraient vraiment assuré la victoire de Trump ou de Fillon.

    Tout de même, Eduard Steiner estime que la victoire des deux hommes politiques fait naître l'espoir pour la détente et la levée des sanctions.

    Ainsi, des représentants de la Deutsche Bank croient que « Trump pourrait annuler les sanctions antirusses sans avoir besoin de l'approbation du Congrès ».

    La Bulgarie, l'Italie, l'Autriche, la Hongrie et certains autres pays d'Europe cherchent à normaliser les relations avec la Russie. Un changement de politique est également attendu en France, en cas de victoire de François Fillon, avec lequel Vladimir Poutine entretient de bonnes relations.

    « Mais le principal gagnant sera le marché russe », estime l'analyste de la banque Merrill Lynch Karen Kostanian.


    En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201611241028856849-detente-politique-levee-sanctions-poutine/


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    Cuba : la sinistre comédie castriste est-elle finie ? [Replay]

    Publié le dans Amérique latine

    Par Yves Montenay.

    Cuba

    Castro credits chrisUK (licence creative commons)

     

    En 2009, j’avais écrit « Pourquoi le Vietnam progresse et Cuba s’enfonce » : j’y décrivais un « ancien régime » cubain et sud-vietnamien loin des caricatures répandues par les communistes, la profonde régression générée par ces deux « révolutions » puis les étapes de la libéralisation pareille de l’économie vietnamienne et les grands progrès qu’elle avait engendrés, tandis que Cuba s’obstinait dans un communisme dogmatique.

     

    Un voyage à Cuba en cette année 2016 permet de refaire le point.

    Aucune publicité dans l’aérodrome, nous sommes bien dans un pays communiste (non, « pas de pub » ce n’est pas le paradis naguère vanté par mes amis de gauche ; c’est qu’il n’y a rien à vendre !).

     

    En ville, quelques panneaux exaltent la révolution « éternelle », mais toujours rien de commercial.  Par contre, l’Internet a fait son apparition, bien que rare, lent, cher et sans cesse interrompu, pour que la censure ait le temps d’examiner les messages, disent les mauvaises langues.

    En résumé, un pays communiste qui commence à bouger.

     

    Quelques réformes à Cuba

    Depuis 2009, le Vietnam a encore progressé mais, comme la Chine, bute sur l’obstacle politique et peine à aller plus loin.

    Cuba a enfin lancé des réformes très partielles, suite au remplacement de Fidel Castro par son frère Raul, vieux stalinien certes, mais qui « ne se contente pas de parler et prend des mesures concrètes » : liberté pour les paysans de vendre sur des marchés libres en complément des marchés d’État pour les aliments rationnés, possibilité de commerces privés, et liberté d’embauche pour ces derniers, liberté d’acheter et de vendre certains logements, agrément de quelques investisseurs étrangers, notamment dans l’hôtellerie, et ouverture corrélative au tourisme…

    Résultat, on se croirait  au Vietnam ou dans l’Europe orientale du début des années 1990 ; au Vietnam pour l’avancée très progressive des réformes et le retour de l’animation urbaine autour des boutiques privées ; en Europe orientale pour le splendide décor architectural européen, à demi écroulé mais en cours de restauration par les nouveaux commerçants, les étrangers ou encore l’UNESCO pour les crédits accordés aux « villes coloniales » de l’île, dont La Havane, classées «  au patrimoine mondial de l’humanité ».

     

    Les cafés et restaurants se multiplient dans les plus beaux endroits… néanmoins pouilleux et voisinant avec des bâtiments jadis splendides, mais en cours de dislocation par les racines des herbes et des arbustes qui les colonisent.

     

    En effet, suite aux confiscations et aux exécutions de la révolution, beaucoup de propriétaires ont quitté le pays, l’État a nationalisé leurs immeubles et les a loués aux « classes populaires », puis en a transmis la propriété à ces locataires qui ne peuvent les entretenir… et n’avaient pas le droit de les vendre.

    Cela avant les toutes dernières réformes, qui ne vont toutefois pas jusqu’à permettre une vente aux étrangers.

     A Cuba, le peuple est appauvri

    Les classes supérieures ayant disparu dès le début, et les classes moyennes quelques années plus tard avec « l’offensive révolutionnaire » (suppression de toutes les activités indépendantes), reste « le peuple », appauvri par la paralysie économique générale.

    Touristes et habitants des ex-beaux quartiers font donc assaut d’un habillement très sommaire, celui des touristes n’étant pas le plus élégant, tandis que les résidents d’origine africaine exhibent leur musculature. Le nombre croissant d’immeubles rénovés et retrouvant leur splendeur améliore heureusement le décor. Bien sûr je parle des quartiers les plus envahis ; et d’autres se rénovent paisiblement.

    Bref cela semble être le début de la fin d’un castrisme longtemps regardé avec indulgence par l’Occident. L’image de Fidel Castro et du « Che » (prononcer « ché » et ne rajoutez pas « Guevara », ça fait réac) était bizarrement romantique, s’agissant de dictateurs implacables, sanglants et calamiteux à la manière de l’« oncle Ho » au Vietnam (Ho Chi Minh, décidément vous êtes un réac indécrottable).

     

    Encore quelques années, et Cuba sera de nouveau en Occident avec ses riches étrangers dans les demeures rénovées, ses hordes de touristes et ses prostituées, dont on entrevoit déjà les ombres dans la nuit.

     

    Bref tout ce que Castro proclamait éradiquer par une révolution purificatrice. Je prévois un retour à la case départ, pour le plus grand bien d’un peuple qui a terriblement souffert près de 60 ans…

    Le contraste est frappant entre La Havane et une autre ville, Carthagène (en Colombie) également grand port jadis espagnol du même Atlantique Ouest (baptisé ici mer des Caraïbes) abritant elle aussi une magnifique rade, et ayant eu la même architecture, la même histoire commerciale et militaire, la même langue, la même religion, la même population (blancs, noirs et mulâtres). Mais elle a échappé à « la révolution ». Inutile de dire laquelle est la plus moderne et la plus prospère.

     

    La différence du décor architectural, de niveau de vie et de qualité des biens et services est saisissante. Le chemin est tout tracé pour les Cubains…

    Sur le web

     

    ET AUSSI

    Fidel Castro mort : un dictateur de moins, rien de plus

    Publié le dans Histoire

    Par Gérard-Michel Thermeau.

    Fidel Castro-Havana-1978 by Marcelo Montecino(CC BY-SA 2.0)

    Fidel Castro-Havana-1978 by Marcelo Montecino(CC BY-SA 2.0)

     

    Le Président de la république a cru devoir rendre hommage à« une figure du XXe siècle ».

     

    Certes Fidel Castro était une figure et il a exercé son pouvoir au XXe siècle. Mais il a été surtout un sinistre dictateur. Son goût de l’uniforme, qui exerçait une telle fascination sur les intellectuels progressistes pour lesquels il perd sa dimension négative quand il est porté par des « révolutionnaires », le prouvait assez.

    Jean-Paul Sartre en 1960 s’extasiait, atteint de jeunisme :« Pas de vieux au pouvoir ! » Pour Simone de Beauvoir, Castro avait« bouleversé les notions de possible et d’impossible. »  Claude Jullien, correspondant du Monde, le journal de référence, était en état de lévitation permanente.

     

    Pour Henri Alleg, impitoyable pourfendeur de la torture (mais en Algérie uniquement),« l’exploitation de l’homme (était) liquidée. »

    Fidel-Castro-en-compagnie-de-Sartre-et-Beauvoir-by-rv1864

    Fidel-Castro-en-compagnie-de-Sartre-et-Beauvoir-by-rv1864-Licence Creative Commons

     

     

     

    Les années 60 virent ainsi se multiplier les extases lyriques de la fine fleur de l’intelligentsia hexagonale1. La fascination pour Fidel Castro les rendait remarquablement aveugles au caractère totalitaire du régime pourtant affirmé dès les débuts.

    Un régime totalitaire dès 1959

    En effet, dès la prise du pouvoir, Castro organise des parodies de procès faisant exécuter 600 partisans du dictateur déchu Batista. Il refuse d’organiser des « élections libres » :« Pour quoi faire ? » s’étonne-t-il ? La constitution de 1940 garantissant les droits fondamentaux, il s’empresse de la suspendre et gouverne pendant 17 ans sans constitution. En 1976, il impose un texte qui est une copie carbone de la constitution soviétique.

     

    Très vite les libéraux qui avaient fait alliance avec lui pour renverser la dictature Batista comprennent à qui ils ont affaire. Ils démissionnent, laissant la place aux fidèles de Fidel. À l’automne 1960, les derniers opposants qui n’avaient pas pris le chemin de l’exil sont arrêtés et éventuellement exécutés. C’est le début aussi d’un exil des classes moyennes : médecins, professeurs ou avocats manqueront cruellement à leur pays.

    Les ouvriers, prétendument objets de tous les soins des communistes, ne seront pas épargnés. Les syndicats sont noyautés puis réduits à un seul, la CTC qui demande « spontanément » la suppression du droit de grève. L’Église catholique perd toute liberté, les établissements scolaires religieux sont tous fermés. Fidel Castro avait pourtant fait ses études dans le collège jésuite de Belen. Quant aux artistes, Castro avait clairement défini leur place : « Dans la révolution, tout, en dehors rien ! »

    D’innombrables victimes

    Un mouvement de révolte dans les montagnes de l’Escambray est impitoyablement réprimé, les paysans déportés. Les « contre-révolutionnaires » sont trainés au poteau d’exécution sous l’œil vigilant de Che Guevara. Sous la triste dictature, les prisonniers politiques étaient dépourvus de tout droit. Un étudiant récalcitrant, Pedro Luis Boitel, condamné à dix ans de prison, fait une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements. Le régime le laisse cyniquement mourir, refusant à la mère de voir le corps de son fils. Une victime parmi tant d’autres…

    Le tendre frère de Fidel Castro, Raul Castro, fut chargé du ministère de la Défense et se montra très actif dans l’activité des tribunaux militaires si attachés à la noble tradition du poteau d’exécution. La sécurité d’État, qualifié tendrement de « Gestapo rouge » par les Cubains, avait mis en place les travaux forcés. Chargée d’espionner la population, elle visait à établir un dossier sur chaque Cubain.

    Soigneusement protégé par des milliers d’hommes, ayant à sa disposition des « goûteurs » (un empoisonnement est toujours possible) et un corps médical spécial, la vie du Lider Maximo avait donc un certain coût pour la population. Mais quand on aime, on ne compte pas…

    Les camps de concentration furent opérationnels en 1965 notamment pour les individus socialement nuisibles : prêtres catholiques comme homosexuels, témoins de Jéhovah comme proxénètes. Mais ce système trop voyant devait susciter des protestations internationales. Un système de travail forcé extrêmement violent lui fut substitué.

    La torture, plus souvent psychologique que physique, était commune dans les prisons cubaines. Qui ne connaît la Cabana avec ses « trous à rats » ?

    Les innombrables détenus ont constitué « la principale force de travail de l’île » selon les mots d’un responsable du régime en 1974. Ils ont construit notamment de nombreux établissements d’éducation qui suscitaient l’admiration d’illustres visiteurs. Les opposants étaient désignés sous le nom poétique de « vers de terre » (gusanos). La haine sociale était ainsi érigée en règle du gouvernement de Fidel Castro.

    En 1980 l’exode massif de dizaines de milliers de Cubains par le port de Mariel soulignait combien le discours du régime était mensonger : ces Cubains appartenaient aux couches les plus modestes de la société. Un cinquième des Cubains vivaient en exil à la fin du règne personnel de Fidel Castro. Plus de cent mille Cubains ont subi sous une forme ou une autre la répression communiste.

    Fidel Castro est mort ? La belle affaire…

     
    1. Lire François Hourmant, Au pays de l’Avenir radieux, Aubier 2000, 281 p. ↩

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    « Des civils qui tentaient de fuir Alep-Est ont été abattus par les terroristes »

    Syrie
     

    L’Occident ne veut pas la libération d’Alep par l’Etat syrien. La France, qui veut la chute d’Assad – autrement dit la victoire des « rebelles » – vient de demander une réunion « immédiate » du Conseil de sécurité de l’ONU. 

    alep

    Le début de la fin ?

    Par Nabil Antaki

    Sans vouloir vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu, les nouvelles du front d’Alep sont, aujourd’hui, bonnes avec une certaine réserve.

    Deux des principaux quartiers de la banlieue Est d’Alep tenus par les rebelles-terroristes depuis 4 ans (Hanano et Sakhour) ont été libérés par l’armée syrienne et celle-ci avance en gagnant rue après rue.

    Au moins quatre mille de nos concitoyens d’Alep-Est, retenus en otage par les terroristes, ont pu fuir avec l’aide de l’armée syrienne et ont été abrités momentanément a Jibrine. D’autres ont pu fuir vers Cheikh Maksoud. Voici, certes, deux bonnes nouvelles.

    Mais, en revanche, il y’a 2 mauvaises nouvelles et une appréhension.

    D’une part, des civils Alépins d’Alep-Est qui tentaient de fuir ont été abattus par les terroristes.

    Et d’autre part, les obus de mortiers continuent a pleuvoir sur Alep lancés par les terroristes d’Alep-Est avec 12 victimes aujourd’hui (28 nov). On serait tentés de dire que c’est en représailles a l’avancée de l’armée si nous n’étions pas les cibles de ces bombardements quotidiens depuis 4 ans.

    L’appréhension vient de notre crainte de voir les gouvernements occidentaux (*) et certains organismes demander une trêve pour raisons humanitaires (comme ils l’ont fait avec succès dans le passé) et orchestrer une campagne médiatique dans le même sens afin d’empêcher l’armée de l’Etat syrien de poursuivre la libération complète Alep des groupes terroristes. D’ailleurs, aujourd’hui 28 novembre, lors de deux interviews téléphoniques avec deux médias, la question de la « catastrophe humanitaire » a Alep-Est m’a été posée.

    La désinformation se poursuit.

    Dr Nabil Antaki | Alep, 28 novembre 2016

     

    Préambule 

     

    Selon que l’on soit informé par une source non attachée à la propagande des groupes armés, ou par la presse qui la propage, ce n’est pas le gouvernement Assad qui est le criminel. Ci-dessous quelques exemples d’articles publiés hier par les médias traditionnels, si éloignés de la vérité sur le terrain.

    Exemple Radio France. La version des faits du journaliste Omar Ouahmane le 28/11/2016, une pièce maîtresse de la propagande relayée par Radio France, calquée sur la position de la diplomatie belliciste française.

    Exode massif à Alep-Est : avec les attaques chimiques, « la population n’est à l’abri nulle part »

    L’Observatoire syrien des droits de l’homme a estimé lundi que près de 10 000 civils avaient fui Alep-Est en moins de 24 heures. Le secteur de la ville est la cible de bombardements et d’attaques chimiques.

    Omar Ouahmane – franceinfo Radio France – 28/11/2016

    Le chiffre est énorme. Lundi 28 novembre, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a affirmé qu’en moins de 24 heures près de 10 000 civils avaient fui la partie rebelle de la ville d’Alep. Conséquence des bombardements dévastateurs et de l’avancée des forces du régime de Bachar el-Assad, qui contrôlent désormais les quartiers du nord-est de l’ancienne capitale économique de la Syrie, cet exode massif s’explique également par l’utilisation d’armes chimiques [il n’est pas précisé que s’ils le peuvent les civils vont se réfugier dans la partie Ouest, sous la protection du gouvernement, ndlr].

    Des attaques mortelles au chlore

    Youssef, un infirmier, se souvient avoir senti une forte odeur de javel, en arrivant sur les lieux d’un bombardement le 20 novembre. « Dans un appartement, nous avons découvert une famille entière, morte, raconte-t-il à franceinfo. Il y avait quatre enfants et les parents, allongés sur le sol dans une même pièce. »

    On avait l’impression qu’ils dormaient. Ils avaient les lèvres bleues et les joues gonflées. Youssef, infirmier à franceinfo

    Cette découverte macabre est probablement due à une attaque au chlore. À très forte concentration, le produit brûle les tissus des poumons et peut entraîner la mort. L’objectif : pousser les civils à fuir. « Lors de bombardements ‘classiques’, la population a tendance à trouver refuge dans les sous-sols, où elle pense être à l’abri des frappes, explique le docteur Jelloul, qui répond à franceinfo depuis la campagne d’Alep. Avec les armes chimiques, le régime veut terroriser et signifier à la population qu’elle n’est à l’abri nulle part. »

    Le régime utilise ces armes chimiques pour atteindre les endroits où les gens pensent être hors d’atteinte Dr Jelloul à franceinfo

    Lancée par le régime le 15 novembre pour reprendre la totalité d’Alep, l’offensive est devenue un enjeu majeur du conflit. Les troupes syriennes contrôlent désormais au moins un tiers du secteur rebelle de la ville. Selon l’OSDH, la guerre en Syrie, déclenchée en 2011, a fait plus de 300 000 morts.

    Francetvinfo.fr


     

    Exemple Libération: Le journaliste de Libération ne fait aucune mention du sort des civils à Alep-Ouest, attaqués par les tirs d’obus des terroristes et qui attendent que l’armée syrienne en finisse avec leur présence. Il se contente de relayer la propagande des ONG proches des terroristes.

     

    L’implacable offensive contre Alep

    Par Luc Mathieu Libération— 28 novembre 2016

    Damas et ses alliés s’attaquent avec une violence inédite depuis 4 ans à la deuxième ville du pays. Jamais les opposants anti-Assad [appeler « opposants » les terroristes qui agressent les civils d’Alep-Ouest où il n’y a pas d’armée, faut-il le préciser, montre le degré de collusion de ce journaliste avec la terreur, ndlr] ne s’étaient retrouvés dans une telle position de faiblesse.

    C’est une avancée implacable, quartier après quartier, bombardement après bombardement. Les forces du régime syrien et ses alliés ont continué à progresser lundi face aux rebelles qui contrôlent l’est d’Alep. Les opposants anti-Assad n’ont jamais été dans une telle position de faiblesse depuis leur entrée dans la ville, en juillet 2012 [des « opposants » qui ne sont pas d’Alep, Afghans, Tunisiens, Français, Saoudiens, ect, ndlr]. Ils ne contrôlent plus désormais qu’une partie de l’est de la cité, la deuxième de Syrie.

    Ils font face à des milliers d’hommes : soldats du régime, miliciens du Hezbollah libanais, combattants chiites iraniens, irakiens et afghans. Les bombardements sont massifs, d’une violence jamais vue dans la ville depuis plus de 4 ans. Les appareils syriens et russes détruisent à coup de missiles et de barils d’explosifs non seulement les positions rebelles mais aussi ce qu’il reste d’infrastructures, y compris les dispensaires et les écoles. Depuis le 15 novembre, au moins 225 civils ont été tués, dont 27 enfants, dans les quartiers est d’Alep, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

    «Le plan B est que les gens meurent de faim»

    La violence de l’offensive a poussé près de 10 000 civils à s’enfuir depuis samedi. Environ 6 000 ont rejoint le quartier de Cheikh-Maqsoud, contrôlé par les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) [le journaliste ne précise pas que les civils étaient en majorité otages des terroristes qui ont ont réussi à s’enfuir vers Alep-Ouest, auprès du gouvernement, ndlr]. Les combattants kurdes sont accusés par les opposants de servir de supplétifs aux forces loyalistes. Lundi, ils ont attaqué des positions rebelles dans le quartier de Bustane-Al-Basha. […]

    Luc Mathieu – Libération


    Exemple Le Monde: Le quotidien parisien a été tout au long de cette guerre si atroce pour les Syriens hostiles aux groupes terroristes qui agressent leur pays, un des principaux canaux de propagande, avec Libération. Le Monde, parle de « férocité », de « sauvagerie ». Il s’agit bien évidemment de  criminaliser l’armée syrienne et russe selon la ligne officielle. Jamais la sauvagerie des « opposants » terroristes. Pour le journaliste du Monde le point de vue des civils d’Alep qui attendent qu’on les libère depuis 4 ans de la terreur des groupes qui infestent leur ville, ne compte pas. Pour preuve, ce n’est pas sous l’angle de la victoire attendue par les civils que Le Monde interprète les faits à venir :

     

     « Si l’opposition devait être vaincue… le régime de Bachar Al-Assad et la Russie empocheraient une victoire majeure ».  SC.

    Syrie : pourquoi cette férocité sans précédent à Alep ?

    Si l’opposition devait être vaincue dans la capitale économique de Syrie, le régime de Bachar Al-Assad et la Russie empocheraient une victoire majeure.

    LE MONDE | 29.09.2016 | Par Alain Frachon

    alep-apres-un-bombardement-dasn-le-quartier-de_-afps

    L’hôpital où j’opère à Alep, en Syrie, est dans une cave. L’immeuble au-dessus a été tellement bombardé qu’on ne peut plus y travailler. Notre cave est fortifiée comme un bunker, avec des plots de ciment et des sacs de sable (…). Nous sommes une poignée de chirurgiens pour une population de quelque 300 000 personnes. »

    Samer Attar est un médecin américain d’origine syrienne. Il est chirurgien oncologue à Chicago (Illinois). Il s’est rendu cinq fois à Alep, dans la partie orientale de la ville, aux mains de la rébellion depuis 2012.

    Le dernier voyage remonte à l’été, juste avant la terrible offensive russo-syrienne de ces derniers jours. La situation était déjà cauchemardesque. Cité millénaire, Alep, deuxième ville du pays, capitale économique, représente un enjeu clé dans la guerre de Syrie.

    La famine menace

    Elle commande le nord du pays. Elle est la dernière place forte urbaine de l’insurrection syrienne. Si l’opposition était vaincue à Alep, le régime de Bachar Al-Assad et la Russie empocheraient une victoire majeure. L’enjeu « explique » sans doute la sauvagerie de l’assaut qu’ils mènent aujourd’hui.

    Le Monde


     
     

     

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    Syrie, le dernier massacre de l’Empire ?


    2016-07-19_11h15_59Le 29 novembre 2016 – Source entrefilets

     

     

    En octobre dernier, Moscou et Damas ont accepté une énième trêve humanitaire, voulue par l’Oncle Sam pour sauver ses barbus coincés dans la poche d’Alep-Est.

     

    Durant plus de trois semaines, la Russie n’a opéré aucune frappe aérienne, se contentant d’effectuer un méticuleux travail de renseignement, tout en organisant des couloirs humanitaires pour permettre l’évacuation des civils.

    De leur côté, les coupeurs de têtes modérés du Bloc atlantiste empêchaient la population de les emprunter, se réarmaient et se regroupaient pour préparer une grande offensive destinée à briser le siège d’Alep-Est.

     

    Lancée à la fin octobre, l’opération a finalement tourné au baroud d’honneur et, début novembre, la riposte des troupes syriennes et du Hezbollah a totalement renversé la situation. Trois semaines plus tard, l’enclave est aujourd’hui brisée et sur le point de tomber.

    Avec la prise d’Alep, c’est la fin des derniers espoirs occidentaux de renverser la vapeur.

    Durant près de six ans, l’Empire US et ses succursales d’Europe et du Golfe ont ainsi déversé des hordes de djihadistes sur le pays, permettant au passage l’avènement de Daesh dans une énième opération de regime change, aussi ratée et sanglante que les précédentes.

     

    Fiasco et boîte de Pandore

    N’en déplaise aux propagandistes de l’im-Monde ou Libération, il n’y a jamais eu de guerre civile en Syrie. Dès les premiers mois de ce qui fut faussement présenté comme un Printemps arabe, la machine de guerre américaine était en effet à l’œuvre, à travers ses canaux habituels de Riyad notamment et, à l’époque en tous cas, d’Ankara.

    Deux mois après les stupides et sanglantes répressions organisées par le régime syrien pour mater des contestations populaires bien légitimes, les premières cargaisons d’armes et de mercenaires arrivaient ainsi dans le pays, sous le contrôle de la CIA.

    Pourquoi ? Pour les ressources, comme toujours. Déjà en délicatesse avec la Russie de Vladimir Poutine, l’Empire et ses suppôts du Golfe voulaient en effet faire transiter le précieux produit de leurs gisements de gaz par une Syrie débarrassée de Bachar al-Assad et donc asservie, le passage par l’Irak chiite étant par ailleurs impossible.

     

    Un projet comme d’habitude merveilleux sur le papier à en-tête de Langley, mais qui a rapidement tourné au fiasco et ouvert une boîte de Pandore d’où sont sortis tous les appétits régionaux les plus divergents.

     

     

    La Russie et l’arc chiite raflent la mise

    Aujourd’hui, la chute imminente d’Alep pourrait signifier en quelque sorte le début du début de la fin de la guerre en Syrie.

    Bien sûr, il faudra des mois pour réduire entièrement Daesh et, dans le Nord du Pays, le bras de fer entre Ankara et les Kurdes ira à son terme, avec de bonnes chances toutefois de voir émerger le Rojava tant espéré des Kurdes.

    Enfin, Moscou et Damas devront encore s’entendre sur le périmètre syrien à reconquérir réellement, soit le pays entier, soit la Syrie utile.

    Mais d’ores et déjà, il est certain que l’Empire US est le grand perdant de cette monstrueuse passe d’armes.

    Sa nouvelle équipée meurtrière au Moyen-Orient a en effet abouti à l’exact opposé de tout ce qui a constitué l’axe de sa politique belliciste, ces quinze dernières années : à savoir contrôler les routes énergétiques et empêcher la constitution de cet arc chiite qui commence en Afghanistan, se poursuit à travers l’Iran, traverse l’Irak – devenu désormais chiite par la grâce d’une autre intervention éclairée de l’Empire –, se prolonge dans les centres de pouvoir syriens pour aboutir au Hezbollah libanais – avec éventuellement une extension amicale au Hamas palestinien, d’ailleurs.

    Et comme si cela ne suffisait pas, ce puissant arc est désormais totalement tourné vers… la Russie de Vladimir Poutine, en qui il a trouvé un allié responsable et fiable.

    En résumé, toutes les dernières interventions de l’Empire US dans la région ont conduit à son éviction pure et simple du Moyen-Orient, en provoquant au passage une crise migratoire favorisant l’éclatement de l’Europe pro-US et la dissémination du terrorisme international.

    Le fiasco est total, fascinant même, et devrait sans conteste devenir un objet d’étude, sous la rubrique contre-exemple, dans toutes les écoles militaires du monde.

    L’Empire US s’effondre ainsi de lui-même, par overdose.

    Reste à espérer que Trump arrive sain et sauf à la Maison Blanche pour acter de cette redistribution des cartes.

    Le temps des grands massacres US pourrait alors avoir une toute petite chance de prendre fin.

    Alléluia !

     

    Source:  entrefilets.com

     


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    BHL: Le philosophe de la guerre

    Publié par wikistrike.com sur 3 Décembre 2016, 11:14am

     

    BHL: Le philosophe de la guerre

    LES ENJEUX STRATÉGIQUES ET MÉDIATIQUES DE L’INGÉRENCE HUMANITAIRE.

    Douze ans après l’invasion américaine de l’Irak, Tony Blair, premier ministre britannique de l’époque, et qualifié en son temps de «caniche anglais de Bush Jr» a présenté ses excuses pour ses erreurs d’appréciation des conséquences de cette intervention anglo-américaine, notamment les faux renseignements justificatifs de cette guerre, l’éradication du parti Baas et de l’armée irakienne ainsi que sur sa responsabilité indirecte dans la création de Daech.

    Signe des temps: L’ouvrage le plus recherché de la bibliothèque des Nations-Unies est une thèse sur «l’Immunité des Chefs d’état et des représentants de l’état face aux cimes de guerre» (Immunity of Heads of State and State Officials for International Crime), de Ramona Pedretti-Nijhoff – My Book Editions.

    Toute la question est de savoir si l’ouvrage a été consulté par des responsables en vue d’organiser leur défense pour échapper à la justice, ou par des activistes désireux de poursuivre des criminels de guerre.

    La bibliothèque Dag Hammarskjöld, du nom de l’ancien secrétaire général de l’ONU dont l’avion a été abattu en 1961, alors qu’il effectuait une mission de conciliation au Congo, héberge la totalité de la production onusienne, qu’elle met à la disposition des délégations accréditées auprès de l’organisation internationale. En septembre 2015, le bâtiment l’abritant a été fermé au public pour une durée indéterminée en raison de sa trop grande exposition aux risques d’attentat. Quel drôle de hasard.

     

    Retour sur ce sujet porteur de grandes controverses

    Le dilemme humanitaire réside dans l’ambiguïté du terme et dans le fait que les grandes puissances sont souvent perçues pyromanes et non comme des pompiers, en fait des pompiers pyromanes; ce qui tend à accréditer l’idée que l’humanitaire sert d’alibi à des équipées impériales.

    A l’aune des Médias, le débat est biaisé par le monopole du récit médiatique et le rôle prescripteur de l’Occident exercé par cinq siècles d’hégémonie absolue sur la planète et par le fait que le droit international est un droit des rapports des forces sous habillage juridique.

    La notion d’ingérence humanitaire a évolué en fonction de l’évolution de la notion de souveraineté et de l’évolution de la configuration stratégique internationale.

    Elle se nourrit de présupposés idéologiques empruntant à la notion du discours du dominant et la notion de lanceur d’alerte et masque des enjeux stratégiques et médiatiques.

    1 ère idée force : Les grandes puissances, des «Pompiers pyromanes»

    Le dilemme humanitaire réside dans l’ambiguïté du terme, dans le fait que les grandes puissances sont souvent perçues pyromanes et non comme des pompiers, en fait des pompiers pyromanes ; Ce qui tend à accréditer l’idée que l’humanitaire sert d’alibi à des équipées impériales.

     

    Au terme d’un demi-siècle d’intervention humanitaire, force est de constater que l’ingérence a toujours été une action dirigée depuis le nord vers les pays du sud, tant il paraît peu vraisemblable que les états puissants soient la cible d’une action d’ingérence.

    Déjà lors de la conquête de l’Amérique, ce n’est pas au nom de la modernisation, mais au nom de la christianisation, que les conquérants européens s’exprimaient, mettant l’accent sur «les bienfaits apportés par les Espagnols aux contrées sauvages», notamment le fait que les Espagnols ont supprimé les pratiques barbares telles que les sacrifices humains, le cannibalisme, la polygamie, apportant , en contrepartie, le christianisme, le costume européen et les outils.

     

     

    2ème idée force : L’ingérence humanitaire un substitut à la défaillance interne

    Par ailleurs l’ingérence humanitaire sur le plan international se substitue à la défaillance interne, dont elle constitue un cache misère (Resto du Cœur, compagnon d’Emmaüs, Armée du salut, «une Chorba pour tous» constituent, ce que le philosophe Jankélévitch, qualifie de «bonne conscience chronique de la mauvaise conscience».

    L’humanitaire permet aux dirigeants du monde d’assurer un gardiennage des populations, un conditionnement à l’aide des populations les plus démunies, et donne une bonne conscience à l’opinion publique des pays donateurs.

    L’humanitaire un excellent instrument d’ouverture du marché (Haïti scientologie) dans la mesure où les assistés sont contraints à acheter les produits manufacturés des pays donateurs.

     

    3ème idée force : L’ingérence humanitaire débouche sur une impunité

    L’ingérence humanitaire débouche ainsi sur une impunité humanitaire au prétexte que celui qui apporte l’aide ne peut faire que du bien, quand bien même l’objectif atteint est contraire à l’objectif initialement souhaité.

     

    LA NOTION D’INGÉRENCE HUMANITAIRE A ÉVOLUÉ EN FONCTION DE L’ÉVOLUTION DE LA NOTION DE SOUVERAINETÉ ET DE L’ÉVOLUTION DE LA CONFIGURATION STRATÉGIQUE INTERNATIONALE.

    Elle se nourrit de présupposés idéologiques empruntant à la notion du discours du dominant et la notion de lanceur d’alerte et masque des enjeux stratégiques et médiatiques.

     

    A l’aune des Médias, le débat est biaisé par le monopole du récit médiatique et le rôle prescripteur de l’Occident exercé par cinq siècles d’hégémonie absolue sur la planète et par le fait que le droit international est un droit des rapports des forces sous habillage juridique.

    Cinquante ans se sont écoulés depuis la première mise en œuvre du principe de l’ingérence humanitaire (Biafra juillet 1967-janvier 1970).

    Le délai paraît largement suffisant pour dresser un premier bilan.

    De dégager les lignes des forces et des faiblesses de la notion d’ «l’ingérence humanitaire», particulièrement en 2015, alors que cinq grandes opérations militaires à prétention humanitaire-, la guerre de l’OTAN en Libye, l’opération Serval au Mali et Sangaris en République Centre Afrique, ainsi que la guerre en Syrie et la guerre de la coalition internationale contre une excroissance pétromonarchique Daech, avec le soutien des pétromonarchies les plus répressives de la planète se sont déroulées simultanément sur fond d’une controverse entre partisans et adversaires de ces interventions quant à leur bien-fondé juridique et leur opportunité politique.

    Avec leur argumentaire rituel à savoir si l’ingérence humanitaire est une immixtion de type coloniale ou para-coloniale ou une intervention forcée par l’urgence humanitaire de la situation. Le Droit international, c’est un peu du droit et beaucoup d’international, ce qui signifie que le droit dans cette matière est tributaire de l’environnement international.

    Contrairement au droit privé interne, où une querelle de voisinage se règle par une paire de gifle, alors qu’en droit international, les conflits risquent de se régler parfois par les bombes atomiques (crise des missiles soviétiques à Cuba). C’est dire si les enjeux sont sensiblement différents et leurs conséquences aussi.

    A ce titre la notion d’ingérence humanitaire au sein d’un ETAT par définition souverain, constitue pour beaucoup de juriste une singularité. En quoi est-ce une singularité? Précisément parce que l’État est souverain.

    Il détient, sur le plan interne, le monopole de la violence organisée, en même temps que des pouvoirs régaliens (monopole de battre la monnaie, de rendre la justice, d’engager l’État sur le plan international, de déclarer la guerre et de signer la paix. Il n’en est pas de même sur le plan international, où l’état est soumis aux traités internationaux et aux conventions qui s’imposent à lui et limite sa souveraineté.

    L’ingérence humanitaire, dans cette perspective, apparaît comme une atteinte déguisée ou manifeste au principe de souveraineté. Mais pour certains juristes, il s’agit d’une atteinte dans la nature des choses, dans la mesure où elle s’exerce à l’encontre d’un État qui a souscrit volontairement à un traité international, en l’occurrence la charte des Nations unies, particulièrement la déclaration universelle des Droit de l’homme de 1948 qui fait que la légalité internationale s’impose à légalité interne et partant à la souveraineté de l’État.

     

    LA NOTION D’INGÉRENCE HUMANITAIRE, UNE NOTION ANTIQUE

    Dans sa magistrale « Histoire de la guerre du Péloponnèse », Thucydide décrit en effet comment Athènes intervient dans les cités qui ne lui font pas allégeance pour y imposer (ou rétablir) des régimes démocratiques tandis que sa grande rivale Sparte en faisait de même avec une préférence pour les régimes aristocratiques.

    La réalité est que chacun de ces deux cités-états s’employait à installer des gouvernants à sa dévotion, dans le but final pour les deux cités rivales d’instaurer son hégémonie sur l’ensemble des cités grecques.

    Thucydide démontre, magistralement, que dans les rapports entre cités (États), il n’est question ni de droit ni de justice mais uniquement de rapports de force.

    La démission de l’ONU face aux violations systématiques de sa propre Charte par les États-Unis et ses alliés européens est une illustration moderne de ce constat. Thucydide avait pour ambition de réaliser une œuvre intemporelle qui montrerait que tant que les hommes seront ce qu’ils sont les conflits obéiraient aux mêmes mécanismes.

    Vingt-quatre siècles plus tard, les hommes n’ont pas changé. 2. 400 ans après Thucydide, il est étonnant que l’on relève autant de monde pour débattre du bien-fondé de l’instauration de la démocratie, de la protection des peuples (sans oublier la libération des femmes) par les armes. À force de bombardements, la démocratie fera peut-être son chemin…

     

    L’évolution de la notion de souveraineté des États

    L’état souverain, acteur majeur et unique de l‘ordre international, est passé désormais, avec l’ordre supranational (SDN, ONU) au statut d’acteur principal, mains non exclusif de l’ordre international. Les infléchissements proviennent de notions dérivées, le fardeau de l’homme blanc, la Mission civilisatrice de l’Occident.

    Le grand jeu afghan et le Grand Moyen Orient. Les premières altérations au principe de souveraineté sont intervenues avec la création d’organisations supranationales (CICR, SDN) et plus contraignantes comme en témoigne le Chapitre VII de la charte des Nations Unies).. A cet égard, le CICR constitue la première amputation de la notion de souveraineté pour des motifs humanitaires. La belligérance est contenue par des considérations humanitaires.

    La convention de Genève sur les prisonniers de guerre se substitue au prince de «Malheurs aux vaincus».

     

    Historique de l’évolution de la notion de souveraineté des États: la distinction entre guerre juste et guerre injuste.

    La notion d’ingérence humanitaire est ancienne. Elle résulte d’une conjonction de contributions d’auteurs religieux ou laïcs, mystiques ou profanes.

    L’idée de l’intervention humanitaire trouve ses sources dans le concept de «guerre juste» développé, en premier lieu, par Saint Augustin au IV siècle qui la définissait comme une guerre pour sanctionner l’injustice …et accessoirement pour diffuser la chrétienté. Cette idée sera reprise par Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), Francisco de Vittoria (1480-1546), Francisco Suarez (1548-1617) qui défendent l’idée que pour le bonheur de la société et de l’individu l’existence de la paix et la liberté est incontestable.

    Les théoriciens de la Guerre Juste considèrent que la nature de l’homme permet une coopération et que l’homme ne fait pas la guerre juste pour ses propres intérêts mais aussi contre les injustices. La guerre juste est définie comme la guerre contre une attaque injuste par les moyens proportionnés avec le but visé en déterminant l’agresseur par les valeurs morales.

    Le premier objectif de la guerre juste est de sauver les victimes et établir la paix qui va assurer la justice.

    Dans son ouvrage Le Droit de la Guerre et la Paix Hugo Grotius (1583-1645) évoque un droit accordé à la société humaine pour intervenir dans le cas où un tyran ferait subir à ses sujets un traitement que nul n’est autorisé à faire.

    De ces idées l’intervention d’humanité est née au 19e siècle, ce qui est l’intervention d’un État à un autre État pour protéger ces propres citoyens qui habitent dans cet État. Vattel (Le droit des gens ou principes de la loi naturelle appliquées à la conduite et aux affaires des nations et des souverains (Washington Carnegie 1916, Livre II, Chapitre IV, paragraphe 56, page 298) proclame que «toute puissance étrangère est en droit de soutenir un peuple opprimé qui lui demandera assistance».

     

    La notion d’ingérence humanitaire est donc ancienne. Elle reprend et élargit la notion d’intervention d’humanité qui, au XIX me, siècle autorisait déjà une grande puissance à agir dans le but de protéger ses ressortissants ou des minorités (religieuses par exemple) qui seraient menacées :

    La France au Liban 1860.C – La conjonction de deux notions de «guerre juste» et de «Droit des gens», matrice du concept de l’ingérence humanitaire. Concept de «guerre juste». Cf. «Le Droit de la Guerre et la Paix Hugo Grotius (1583-1645), concept de «Droit des gens». Cf. Vattel (Le droit des gens ou principes de la loi naturelle appliquées à la conduite et aux affaires des nations et des souverains» 1901.

     

    L’IDÉE DE L’INTERVENTION HUMANITAIRE A ÉVOLUÉ EN FONCTION DE L’ÉVOLUTION DE LA CONFIGURATION STRATÉGIQUE INTERNATIONALE.

    La fin de la bipolarité américano-soviétique (1980) a libéré l’ingérence humanitaire des contraintes du veto des grandes puissances. Deux types d’intervention avant 1990 (Biafra, Bangladesh) et après 1990 (Irak, Somalie, Ex Yougoslavie).

    Le Droit international public est un Droit des rapports des forces. Il donne un habillage juridique aux rapports de forces, en les codifiant, en les enrobant de considérations morales. Les grands principes moraux universels obéissent rarement à des motivations altruistes. Elles répondent plus souvent à des considérations égoïstes.

    L’histoire l’enseigne, l’expérience le prouve: Il en va du principe de l’intervention humanitaire, que des autres grands principes généraux tels que la Liberté du commerce et de l’industrie, la liberté de navigation ou la libre circulation de l’information, voire même la libre circulation des personnes et des biens.

    Cela valu dans le passé, cela vaut aussi pour le présent et sans doute pour le futur, en dépit de la Mondialisation heureuse, du «village planétaire», autant de notions forgées comme des leurres, des appâts pour la réceptivité des idées, la perméabilisation des esprits à ces idées.

    Terme complexe qui englobe un faisceau de situations, notion controversé, notions larvaires dont les précurseurs sont pour l’exemple Robin Hood et Mère Teresa, (Inde), sœur Emmanuelle (Égypte) … de particulier à particulier dans l’ordre interne intra étatique)

     

     

    LES PRINCIPALES INTERVENTIONS HUMANITAIRES

    Les exemples d’intervention humanitaire peuvent être classifiés selon la conjoncture mondiale qui affecte l’application du principe. En fait il existe une classification de trois périodes.

     

    Première période (1960-1990), période de la guerre froide.

    Les interventions se basent sur les concepts de décolonisations, d’autodétermination, de souveraineté. Les interventions humanitaires sont «indirectes» car la motivation humanitaire est secondaire.

    Le Biafra, l’intervention fondatrice, le cas de l’inde au Pakistan (1971-1972), Le cas de la Tanzanie en Ouganda (1979-1980). Le Pakistan a été créé par la division de l’Inde en deux en 1947. Il a été divisé ainsi, les deux provinces, sans continuité territoriale, étaient séparées par l’immensité de l’Inde.

    Le Pakistan occidental, la patrie de Mohammad Ali Jinnah, le fondateur du Pakistan moderne, monopolisait le pouvoir et les richesses, ainsi que les relations avec les pétromonarchies du Golfe. En réaction, la partie orientale (Dacca), défavorisée économiquement et socialement s’est rapprochée de l’Inde, sous la houlette du Cheikh Mujibbur Rahman, chef de la Ligue Awami League.

    L’intervention du pouvoir central, à Rawalpindi-Islamabad, contre sa province rebelle a conduit l‘Inde, en réponse à l’afflux des réfugiés, à une intervention militaire dans l’est du Pakistan et à la proclamation de l’Indépendance de ce qui sera le Bangladesh.

    Avant l’intervention, l’ONU soulignait l’importance du respect de l’intégrité territoriale du Pakistan. Mais la conjoncture de guerre froide a empêché le Conseil de Sécurité de prendre une décision qui sanctionne ou approuve l’intervention puisque la Chine et les États-Unis soutenaient le Pakistan, alors que la Russie soutenait l’Inde.

    La justification de l’intervention par l’Inde était le flux de réfugiés, mais non pas la violation des droits de l’homme. L’Inde a évoqué devant l’Assemblée Générale de l’ONU les «graves violations de ses droits» dont souffrait le peuple bengali et que le but du gouvernement indien était de les sauver.

    L’intervention n’était pas principalement motivée par des raisons humanitaires, mais la mention même des droits de l’homme comme justification, a constitué un tournant dans l’argumentaire du discours international.

    L’intervention de la Tanzanie en Ouganda en 1979 se base sur une région de la Tanzanie, Kagera. Idi Amin Dada, sous-officier de l’armée, prend le pouvoir en Ouganda par un coup d’état en 1971 et renverse Milton Obote, démocratiquement élu. Idi Amine Dada, par ses excès, sera accusé de la responsabilité de la mort ou la disparition de 300.000 personnes en 8 ans, selon Amnesty International.

    Pis, en 1978, l’Ouganda annexe Kagera sous la prétexte que cette région est historiquement liée à l’Ouganda. Les forces de Tanzanie repoussent les ougandais et franchissent la frontière pour renverser Idi Amin.

    L’Ouganda porte l’affaire devant le Conseil de Sécurité, mais sa démarche est rejetée en raison de la position isolée de Tanzanie du jeu géopolitique de la communauté internationale.

    Les arguments de la Tanzanie sur l’existence des violations de droits de l’homme en Ouganda ne sont pas pris en compte par la communauté internationale, alors que cette intervention remplissait tous les critères de l’intervention humanitaire.

    Ces exemples d’interventions humanitaires dites «indirecte» montrent que pendant la guerre froide l’intervention pour des objectifs humanitaires est toujours accompagnée d’objectifs militaires ou géostratégiques. A l’époque, l’argument majeur était «la légitime défense» et non l’intervention humanitaire.

     

    Deuxième période

    Avec la fin de Guerre Froide, La suprématie du système occidental promeut les thèmes de «démocratie» et «protection des droits de l’homme», alors que, parallèlement, les zones de confrontation de deux superpuissances de la Guerre Froide, se transforment en zones de conflits ethniques, religieux, nationalistes, conduisant à des interventions humanitaires. Les interventions disposent un caractère humanitaire «directe» sous l’influence de la démocratie libérale et de la montée de l’importance des droits individuels.

    L’humanitaire couvre en fait de vastes manipulations : Théorie du combat des chiens et de la désorientation informative»

    Le premier exemple d’intervention humanitaire directe est apparu après la Guerre de Golfe de 1991 avec l’occupation du Koweït par l’Irak.

    Pour la première fois, au nom du droit d’ingérence humanitaire, plusieurs États occidentaux sont intervenus au Kurdistan irakien en avril 1991 après l’évocation par le Conseil de sécurité d’une «menace contre la paix et la sécurité internationales» (résolution 688 du Conseil de sécurité).

    L’Irak est une mosaïque humaine, propice à toutes les manipulations, dès lors que les circonstances s’y prêtent. La minorité kurde au nord du pays, et les chiites du Sud sont encouragés par la défaite de Saddam Hussein à se révolter.

    Leur répression violente par l’armée irakienne est considérée comme une grave violation des droits de l’homme pouvant avoir des conséquences internationales. Le 5 Avril 1991 le Conseil de Sécurité approuve la résolution 688 qui fait référence au problème de réfugiés en tant que menace à la paix et la sécurité plaçant ce problème humanitaire dans le cadre du Chapitre VII de la Charte de l’ONU.

    Dans la résolution les membres du Conseil demande à l’Irak de mettre fin à la répression, d’assurer le respect des droits de l’homme et de permettre l’accès des organisations internationales humanitaires en Irak.

    La résolution ne fait pas de référence à une opération armée, mais pour la première fois reconnaît que les violations des droits de l’homme dans un pays menace la sécurité et la paix internationale.

    La Somalie : Autres exemples d’interventions humanitaires de cette période, «Restore Hope», menée en Somalie à partir de la fin 1992 (résolution 794).

    En 1991 le nord du pays déclare son indépendance, déclenchant une guerre civile et une grande famine.

    La médiatisation du conflit conduit l’ONU à prendre une décision d’embargo sur les livraisons d’armes et d’équipement militaire à la Somalie. En Somalie et non en Éthiopie en ce que l’Éthiopie, pays africain non musulman, assume un rôle de gendarme dans la corne de l’Afrique.

     

    Rwanda, l’opération Turquoise menée par la France au Rwanda en 1994,Le Massacre des Tutsis et les Hutus à la suite de la destruction en vol de l’avion du président de l’époque Juvénal Habyarimana, sur fond de rivalités entre l’Ouganda anglophone et la France.

    La résolution 872 du Conseil de Sécurité constitue une mission onusienne, UNAMIR, au Rwanda pour la mise en place de l’accord de la paix, pour établir un gouvernement transitoire et pour la démilitarisation des milices.

    La protection des droits de l’homme n’était pas la première motivation annoncée. Dans cette affaire, il y a eu cafouillage de l’ONU.

    Dans la foulée du massacre de dix soldats belges qui avaient le rôle central dans les opérations, le Conseil de Sécurité adopte une résolution de réduit le nombre des soldats onusiens à 270 personnes. Cette décision a soulevé l’indignation de l’opinion publique internationale et contraint l’ONU à envoyer 5.500 soldats au Rwanda.

    Devant le retard de l’ONU, la France a pris l’initiative de l’Opération Turquoise pour prévenir un massacre inter tribal et sans doute préserver ses intérêts dans la zone. Le massacre a quand même eu lieu. Le seul résultat du génocide du Rwanda est la fondation du Tribunal Pénal Internationale pour le Rwanda.

    Ou encore les interventions armées en Bosnie-Herzégovine en 1994-1995, au Liberia, en Sierra Leone, en Albanie en 1997 ou l’envoi d’une force d’intervention de l’OTAN.

     

    Kosovo-Yougoslavie

    Au Kosovo en 1999, des opérations qui révèlent la complexité d’interventions autant militaires qu’humanitaires. La décomposition de la Yougoslavie, dans la foulée de la dislocation du bloc soviétique, et de la disparition de son chef fédérateur Josip Broz Tito, a déclenché un phénomène de scissiparité au sein des composantes de la fédération.

    Une lutte à mort s’engage alors entre le président Slobodan Milosevic, partisan de la grande Serbie, et se ses rivaux, le Président de la République de la Bosnie-Herzégovine, Alija Izetbegovic. L’ONU enverra des Casques Bleus en vertu de la résolution 743 du Conseil de sécurité. Mais l’existence de l’UNPROFOR n’a pas pu empêcher l’épuration ethnique menée par les Serbes contre les musulmans de Bosnie.

    L’Otan, sous le feu vert de l’Onu, interviendra après le massacre de Srebrenica en votant la résolution 770 autorisant l’usage de force en Bosnie.

    La défaite des Serbes a été sanctionnée par les Accords de Dayton (le 21 Novembre 1995), prévoyant la fondation d’un État multiethnique et l’établissement de la paix à l’aide de déploiement d’une force de paix multinationale, l’IFOR.

    En plus, un Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie a été créé pour faire comparaître et juger les responsables des crimes de guerre et crimes contre l’humanité sur les territoires de l’ex-Yougoslavie depuis 1991.

    La fin de la guerre froide a, en effet, libéré l’ONU des contraintes de la bipolarité (veto soviétique ou américain, ou même français dans le cas de l’Algérie), déblayant la voie à la multiplication des opérations internationales sous l’égide de l’ONU, avec des mesures coercitives prévues par le Chapitre VII de la charte.

    Avec une prolifération d’ONG de plus en plus spécialisées (Action contre la faim, Amnesty International, Médecins sans frontières, Reporters sans frontières, avocats sans frontières, dentistes sans frontières etc….) et l’infiltration des services de renseignements dans ces nouvelles structures sous couvert d’humanitarisme.

     

     

    source:  https://info.yamar.org/2016/12/01/lhumanitaire-dans-tous-ses-etats-ses-faits-ses-bienfaits-et-ses-mefaits/


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    3 décembre 2016

    Alep

    Les propos tenus par le porte-parole de la première ministre britannique Theresa May, selon lesquels la Russie aurait empêché les livraisons d’aide humanitaire aux habitants d’Alep, n’ont pas manqué de faire réagir le ministère russe de la Défense.

    « Depuis le début du conflit syrien, la Grande-Bretagne n'a pas fourni un gramme de farine, pas un médicament, pas une couverture pour aider les civils », a fait remarquer aujourd'hui le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.

    Cette intervention fait suite à une déclaration récemment publiée par le Daily Mail.

    Sur les pages du quotidien britannique, le porte-parole de la première ministre Theresa May accusait la Russie d'« empêcher les livraisons d'aide humanitaire à Alep assiégée, n'acceptant pas le cessez-le-feu ».

     

    « Si le gouvernement britannique souhaite réellement envoyer une aide humanitaire aux habitants d'Alep-Est, les conditions y sont favorables », a poursuivi le porte-parole, remarquant que l'aide britannique semble pourtant être « coincée » quelque part.

    Et d'ajouter :« Et si aucune aide humanitaire britannique pour Alep n'existe, n'empêchez pas les autres d'aider. »

    « Il semble que sur fond de russophobie, le gouvernement britannique ait cessé de percevoir d'une manière objective ce qui se passe en Syrie, et surtout à Alep », a observé M. Konachenkov.


    Pendant tout ce temps, les habitants d'est d'Alep reçoivent quotidiennement de l'aide humanitaire, des médicaments ainsi que des vêtements chauds fournis par le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit et le gouvernement syrien, a conclu Igor Konachenkov.

    En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201612031028989869-alep-aide-humanitaire/


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    LECTURE:   LES DOSSIERS DU DIMANCHE !
     
    4
    Déc
    2016

    Source : The Guardian, le 14/09/2013

     

     

    En juillet 1956, un avion s’est écrasé dans le Suffolk, au risque de faire exploser une bombe atomique. 

     

    En janvier 1987, un camion de la Royal Air Force transportant des bombes à hydrogène a quitté la route dans le Wiltshire. 

     

    D’autres accidents évités de justesse demeurent secrets.

     

     Quel est le risque réel pour les armements nucléaires britanniques ?

    Le secret entourant les accidents d'armes nucléaires anglaises va bien au-delà du black-out américain. Illustration: Noma Bar

     

     

    Le secret entourant les accidents d’armes nucléaires anglaises va bien au-delà du black-out américain. Illustration: Noma Bar

    Eric Schlosser

     

     

    Samedi 14 septembre 2013

    En octobre 1983, Mick Jones venait de quitter the Clash, Roger Moore interprétait encore James Bond, Ronald Reagan était dans sa troisième année de présidence des USA, Margaret Thatcher venait de rempiler comme Premier ministre, et la Guerre froide venait d’entrer dans sa phase la plus dangereuse depuis la crise des missiles de Cuba. Un échange sur les dossiers nucléaires entre les USA, l’URSS et leurs alliés semblait possible. Cet été-là, Reagan avait présenté les Soviétiques comme “le diable du monde moderne, un empire diabolique” et son administration mettait en place un accroissement sans précédent de l’effort de guerre en temps de paix. Youri Andropov, le leader paranoïaque de l’URSS, en phase terminale de sa maladie, pensait que les USA pourraient programmer une attaque surprise. En septembre, le vol 007 de la Korean Airlines, un Boeing 747 transportant près de 300 passagers, avait été abattu après s’être aventuré dans l’espace aérien soviétique. Les USA allaient bientôt déployer deux nouveaux systèmes d’armes nucléaires : des missiles de croisière implantés sur le sol britannique et des missiles Pershing II en Allemagne de l’Ouest. Et ce 22 octobre, près de 250 000 personnes avaient manifesté dans Hyde Park contre de tels déploiements, la plus grande manifestation anti-nucléaire de toute l’histoire britannique.

     

    Au milieu de ce climat inquiétant et apocalyptique, l’administration Reagan décida de construire de nouveaux missiles balistiques pour sous-marins. Le Trident D5 serait le missile le plus précis jamais transporté sur sous-marin, capable de lancer huit têtes nucléaires sur la moitié du globe pour détruire des “cibles dures” : des silos de missiles soviétiques et les bunkers de leurs dirigeants. Contrairement aux précédents missiles sur sous-marins, le Trident D5 n’était pas conçu seulement comme une arme de représailles, devant être utilisée après que les USA aient été l’objet d’une attaque nucléaire. Les nouveaux missiles pourraient être lancés sur l’URSS lors d’une première attaque des États-Unis.

     

     

    Trente ans plus tard, la Guerre froide est oubliée, l’Union soviétique a disparu, Reagan et Thatcher sont morts – et un sous-marin anglais Trident se trouve constamment en mer, jour et nuit, attendant l’ordre de tirer ses missiles D5 et leurs dizaines de têtes nucléaires. Durant les prochaines années, la Grande-Bretagne devra décider s’il faut remplacer les quatre vieux sous-marins de type Trident. David Cameron veut construire quatre nouveaux sous-marins, à un coût d’environ 25 milliards de livres Sterling, afin qu’un au moins soit toujours en mer, à l’abri d’une attaque et prêt à lancer ses missiles.  

     

    Le Labour party semble approuver cette stratégie : son secrétaire à la Défense virtuel, Jim Murphy, a récemment confirmé son soutien à une “force de dissuasion maritime continue.” Bien que les Démocrates libéraux ont critiqué la position de Cameron, leur préférence semble difficilement radicale : construire un, ou peut être deux, sous-marins en moins, histoire de faire des économies. Les trois principales parties sont toutes d’accord sur le besoin d’armes nucléaires. L’opposition la plus forte aux Trident provient des politiques écossais, là où sont basés les sous-marins. Alex Salmond, leader du SNP, a promis que si l’Écosse devient indépendante l’an prochain, sa nouvelle constitution interdira toute arme nucléaire. Ceci pourrait être désastreux pour la force de dissuasion nucléaire anglaise : construire une nouvelle base pour sous-marins et des installations de stockage des armes en Grande-Bretagne pourrait nécessiter plusieurs années et coûter des dizaines de milliards.

     

     

    Le débat public au sujet des sous-marins Trident et leurs missiles s’est focalisé principalement sur les coûts à long terme et les bénéfices économiques en les remplaçant, le nombre d’emplois qui pourraient être créés ou perdus, la nécessité de patrouilles 24/24. Quelques questions fondamentales ont été oubliées. 

    Comment un missile type Guerre froide, devant rester opérationnel durant 30 ans, pourrait être utilisé dans un conflit au 21e siècle ? Quelles cibles pourrait-il détruire et dans quelles circonstances ? Qui est-il supposé tuer ? 

     Finalement, et c’est sans doute le point le plus important : le peuple anglais fait-il face à une plus grande menace d’être atteint par ses propres armes nucléaires, à la suite d’un accident ou une erreur, que lors d’une attaque surprise ?

    A Grand Forks, Nord Dakota, en septembre 1980, un bombardier B-52, chargé de 12 bombes à hydrogène avec leurs têtes nucléaires, a pris feu. Il s'est consumé durant deux heures, alimenté par une pompe à carburant. Seuls des vents forts ont pu éteindre les flammes, et un pompier grimpant sur l'avion en feu a pu couper le circuit, évitant le désastre.

     

    A Grand Forks, Nord Dakota, en septembre 1980, un bombardier B-52, chargé de 12 bombes à hydrogène avec leurs têtes nucléaires, a pris feu. Il s’est consumé durant deux heures, alimenté par une pompe à carburant. Seuls des vents forts ont pu éteindre les flammes, et un pompier grimpant sur l’avion en feu a pu couper le circuit, évitant le désastre.

     

    “La crédibilité du Royaume-Uni en matière de dissuasion est cruciale,” a déclaré le Trident Alternatives Review (rapport sur l’alternative au Trident) du gouvernement en juillet cette année. Sur une seule page du rapport, les mots “crédible” et “crédibilité” sont utilisés sept fois pour décrire la stratégie britannique de “dissuasion minimum”. 

     

    Mais le rapport ne dit jamais qui doit être dissuadé, ni ce que le R-U ferait réellement si la dissuasion par ses armes nucléaires échouait. Le Strategic Defence And Security Review de 2010 (rapport sur la sécurité et la défense stratégique) mentionne le risque de “terrorisme nucléaire” et “la possibilité qu’une menace d’attaque nucléaire majeure contre le R-U ré-émerge.” Cela implique la possibilité que la Corée du Nord, la Chine, le Pakistan, l’Iran ou la Russie veuillent un de ces jours faire disparaître Londres, en dépit des investissements de taille fait par certains de ces pays dans la cité. 

     

    Mais le rapport de sécurité n’explique pas dans quelles circonstances les missiles Trident anglais pourraient être lancés, citant la nécessité de rester “délibérément ambigu”.

     

    Depuis l’aube de l’ère atomique, cette sorte d’ambiguïté supposée essentielle pour confondre des ennemis potentiels a permis aux fonctionnaires du gouvernement d’éviter toute supervision et responsabilité. Il y a quelques semaines le parlement a voté pour empêcher Cameron d’autoriser une attaque relativement modeste sur la Syrie, alors même qu’un premier ministre puisse autoriser une attaque nucléaire qui tuerait des millions de personnes sans approbation publique ni débat parlementaire. 

    L’intense secret qui entoure le plan de guerre nucléaire a dissimulé non seulement la dévastation infligée aux cibles, mais aussi les graves dangers et accidents sérieux sur la nation par ses propres armes. Et quand ces secrets nucléaires seront révélés, même partiellement, les plans qui étaient jugés “crédibles” par ces gens au pouvoir paraîtront  non crédibles et presque incroyables à tous les autres.

    Les armes nucléaires sont les machines les plus mortelles jamais inventées, mais la dissuasion qu’elles procurent est quelque chose d’indéfinissable. “Le but principal de la dissuasion… est psychologique,” comme l’expliqua une fois un rapport du Pentagone. “La mission, c’est la persuasion.” La destruction d’Hiroshima et Nagasaki a montré ce qu’une seule bombe peut infliger à une ville. 

     

    Mais la répulsion générale au sujet des pertes humaines a poussé les USA à explorer l’utilisation des armes nucléaires sur des cibles militaires traditionnelles.

     

    En 1946, les USA ont mené leurs premiers essais d’après-guerre d’armes atomiques. Le but de l’un de ces tests était de découvrir l’effet d’une explosion nucléaire sur une flotte de navires de guerre. Le résultat fut décourageant. Sur les 88 navires arrimés près du point de déflagration dans l’atoll de Bikini, seulement cinq ont coulé. 

     

    L’Evaluation Of The Atomic Bomb As A Military Weapon (évaluation de la bombe atomique comme arme militaire), un rapport top secret envoyé à Harry Truman concluait que “les navires en mer” et les “corps d’armée” étaient des cibles médiocres. “La bombe est en premier lieu une arme contre la vie et les activités humaines dans des grands site urbains et industriels” avançait le rapport. De telles armes étaient utiles, principalement, pour tuer et terroriser des civils. Selon le rapport, certaines des meilleures cibles étaient “les villes marquées par une forte signification sentimentale.”

     

     

    Le premier plan de guerre nucléaire américain, adopté en 1948 au nom de code Halfmoon, estimait à 50 le nombre de bombes atomiques devant être larguées sur l’Union soviétique. Leur nombre fut porté ensuite à 133, visant 70 villes. Leningrad devait être touchée par sept bombes, Moscou par huit. Il n’y avait, semble-t-il, aucune alternative à la menace de massacres de masse. Cette stratégie américaine fut désignée comme “le concept de massacre d’une nation.”

    Durant une audition au Congrès en octobre 1949, les USA ont eu le débat de haut niveau le plus médiatisé à propos de l’éthique de telles cibles nucléaires. Un groupe d’amiraux condamna fermement le plan de l’US Air Force contre les Soviétiques. “Je ne crois pas aux massacres de masse de civils,” a témoigné l’amiral Arthur W Radford, alors que le vice-amiral Ralph A. Ofstie, qui avait visité les cités détruites au Japon, décrivait le feu atomique comme “un massacre aléatoire d’hommes, de femmes et d’enfants,” et disait que l’idée même était “impitoyable et barbare”, contraire aux valeurs américaines.

    Au milieu des années 50, le plan de guerre américain avait été modifié. De plus de frappes sur les cibles (villes) “contreproductives” en destruction de cibles “antagonistes” (installations militaires). 

    L’invention de la bombe à hydrogène a créé des armes nucléaires des centaines de fois plus puissantes que celle qui a détruit Hiroshima. L’Union soviétique avait alors ses propres armes nucléaires, et les détruire devint le but principal de l’Air Force.

    En décembre 1960, les USA approuvaient son premier Single Integrated Operational Plan (Siop) [Plan Intégré Unique Opérationnel], qui spécifiait le moment et les cibles des attaques menées par les forces US et le UK Bomber Command (Commandement des bombardiers UK). Ce plan, sous une forme ou une autre, restera d’actualité pendant plus de trois décades. La plupart du SIOP reste secret, mais des mémos rédigés durant l’administration de JFK, au sommet de la crise de Berlin en 1961, donne une idée de l’ampleur de la destruction que provoquerait le SIOP. Il indique 3729 cibles, devant être frappées par 3423 armes nucléaires.

     

     Les cibles sont localisées en Union soviétique, Chine, Corée du Nord et Europe de l’Est. Environ 80% sont des objectifs militaires, le reste civils. Sur les “complexes industriels civils destinés à la destruction”, 295 étaient en Union soviétique, 78 en Chine.

     

     

    Les estimations des dommages et victimes du SIOP était très restreintes. Elles étaient basées seulement sur l’effet de l’explosion, et excluaient le mal pouvant être causé par la radiation thermique, les incendies et les retombées radioactives, qui étaient compliquées à évaluer. En trois jours d’une attaque initiale par les USA et le R-U, la puissance totale du SIOP tuerait à peu près 54% de la population russe, 16% de la population chinoise: environ 220 millions de personnes. En plus des millions qui périront de brûlures et d’exposition aux radiations.

     

    Les plans de guerre en Grande-Bretagne n’ont jamais été aussi conflictuels que ceux des USA. Après quelques semaines après la destruction d’Hiroshima, Clement Attlee a exprimé succinctement ce qui deviendra la philosophie britannique : “La réponse d’une bombe atomique sur Londres sera une bombe atomique sur une autre grande cité.” La grande Bretagne n’a pas les moyens de construire des armes nucléaires pouvant menacer des dizaines de milliers de cibles militaires en Union soviétique. Et la population anglaise n’est pas largement dispersée sur un grand continent. En 1955, un rapport secret de William Strath, un fonctionnaire au Central War Plans Secretariat (Secrétariat central des plans de guerre), concluait que si 10 bombes à hydrogène frappaient la côte ouest du Royaume-Uni, les incendies et la radioactivité consécutifs tueraient immédiatement environ 1/3 de la population. La plupart des terres agricoles du pays seraient inutilisable pendant deux mois, et l’eau potable serait contaminée. Même si la Grande-Bretagne arrivait plus ou moins à détruire la plupart des armes nucléaires en Union soviétique, une poignée d’armes soviétiques pourrait provoquer l’effondrement de la société britannique.

     

     

    En 1958, le plan d’urgence du Bomber Command américain prévoyait la destruction de 44 villes russes. Une telle attaque aurait causé la mort d’environ 38 millions de personnes. Une bombe à hydrogène devait être lâchée sur chaque centre-ville, sauf Moscou qui devait en recevoir quatre et Leningrad deux. Si la Grande-Bretagne était entrée en guerre aux côté des États-Unis au début des années 60, elle aurait demandé au Bomber Command de détruire 25 villes russes supplémentaires. A mesure que l’Union soviétique améliorait ses défenses anti-aériennes, la Grande-Bretagne réduisait le nombre de centres urbains qu’elle souhaitait détruire de son propre chef. 

     

    A la fin des années 60, les missiles embarqués par les sous-marins Polaris servirent de dissuasion stratégique à la Grande-Bretagne et n’étaient plus pointés que sur une petite douzaine de villes russes. Jusqu’à la fin de la Guerre froide, la destruction totale de la capitale de l’Union soviétique – connue sous le nom de “critère Moscou” – était le principal objectif du Royaume-Uni.

     

    Le Joint Intelligence Committee a considéré que les plans de guerre soviétiques seraient encore plus brutaux. Selon son rapport sur “les probables cibles nucléaires au Royaume-Uni”, Londres serait touchée par huit bombes à hydrogène et deux bombes atomiques. Edimbourg serait atteinte par deux de chaque type, Glasgow par quatre bombes à hydrogène et une bombe atomique, tandis que les bases anglaises de sous-marins, en Ecosse, seraient atteintes par quatre bombes à hydrogène et quatre bombes atomiques. Au final, le JIC s’attendait, dans le cas d’une guerre avec l’Union soviétique, à ce que le Royaume-Uni soit touché par environ 300 armes nucléaires.

     

    La base navale de Faslane, sur la Clyde. L'Écosse accueille les sous-marins anglais de type Trident et attire la plus forte opposition, avec le leader du SNP Alex Salmond visant à les supprimer si l'Écosse gagne son indépendance. Ceci pourrait être désastreux pour la force de dissuasion anglaise : construire une nouvelle base prendrait des années et coûterait des milliards. Photo: Murdo MacLeod.

     

    La base navale de Faslane, sur la Clyde. L’Écosse accueille les sous-marins anglais de type Trident et attire la plus forte opposition, avec le leader du SNP Alex Salmond visant à les supprimer si l’Écosse gagne son indépendance. Ceci pourrait être désastreux pour la force de dissuasion anglaise : construire une nouvelle base prendrait des années et coûterait des milliards. Photo: Murdo MacLeod.

     

     

    Un secret officiel strict a permis aux stratèges anglais et américains de choisir leurs cibles sans la curiosité du public. Cela a aussi facilité la gestion de l’opinion publique sur les armes nucléaires. Le rapport Strath a été supprimé, et Winston Churchill a ordonné à la BBC de ne pas diffuser d’information sur la bombe à hydrogène pour ne pas effrayer les gens. De la décision d’Attlee de construire une bombe atomique jusqu’aux négociations de James Callaghan pour obtenir des USA des missiles Trident, la politique nucléaire britannique a été menée sans beaucoup de supervision parlementaire. 

    “Toutes les décisions clés ont été prises par un petit nombre de très vieux ministres du gouvernement, se rencontrant dans des comités ad hoc informels,” comme le soulignent les historiens John Baylis et Kristan Stoddart. 

    “Ces décisions ont été gardées secrètes des principaux cabinets d’alors.”

    Aux USA, les spécifications planifiées des armes nucléaires n’ont même pas besoin d’être secrètes. Selon le Atomic Energy Act de 1946, elles sont “nées secrètes”, classées aussitôt créées. C’est le simple bon sens de garder secrets les plans de l’arme nucléaire, mais le secret justifié par la nécessité de prévenir l’espionnage étranger est devenu une habitude, plutôt que de cacher les problèmes de sécurité, en cachant les accidents nucléaires et protégeant les bureaucraties de la Défense de l’embarras.

     

     

    La liste des bavures et problèmes avec des armes nucléaires, qui auraient pu menacer le public, mentionne 32 accidents. Et encore, une étude de 1970 par un des laboratoires sur les armes nucléaires américaines, obtenue grâce au Freedom of Information Act, a recensé 1200 armes impliquées dans des accidents entre 1950 et 1968. 

    La plupart de ces accidents était bénins, mais un nombre d’accidents sérieux ont en quelque sorte été oubliés de la liste du Pentagone. Et surtout le risque d’explosions nucléaires accidentelles n’a pas été entièrement compris par les stratèges américains jusqu’à la fin des années 60, et ce risque est en fait beaucoup plus grand que l’on pouvait s’attendre. Un crash d’avion, un incendie, une explosion de missile, un éclair d’orage, une erreur humaine, et même la chute d’une arme d’un avion parqué sur une piste sont des causes répertoriées d’une explosion nucléaire potentielle.

     

    Deux parmi les pires accidents arrivèrent en un seul mois. Le 15 septembre 1980, un des réacteurs d’un bombardier B-52 prit feu à la base de l’Air Force de Grand Forks au Nord Dakota. L’avion portait quatre bombes à hydrogène et huit missiles à tête nucléaire de courte portée. Un vent fort éloigna les flammes des armes, et un pompier grimpa sur l’avion en feu, éteignit le feu et prévint un désastre. Trois jours après, un technicien fit tomber un outil dans le silo d’un missile balistique intercontinental Titan II près de Damascus, Arkansas. L’outil heurta le fond du silo, rebondit, frappa le côté du missile, perça la coque et causa une fuite de carburant. Le Titan II portait l’ogive nucléaire la plus puissante construite par les USA. Malgré un effort héroïque pour sauver le missile, il explosa, mais pas l’ogive nucléaire. Ces deux Etats auraient pu être détruits.

    Les problèmes de sécurité avec les armes nucléaires américaines ont été tenus secrets jusqu’à la fin de la Guerre froide. Une étude financée plus tard par le Congrès donne une “note de sécurité” à chaque type d’arme nucléaire de l’arsenal national. Les notes étaient basées sur le risque potentiel d’une explosion accidentelle ou de dispersion de plutonium. Trois armes reçurent un A. Sept reçurent un B. 

     

    Deux reçurent un C+. Quatre un C. Deux un C-. Et douze obtinrent un D, la note la plus basse.

    Les problèmes de sécurité des armes nucléaires américaines ont des implications bien au-delà des frontières des États-Unis.

     

     Les forces de l’OTAN s’appuient sur beaucoup d’entre elles. Pendant des années, le nombre d’armes nucléaires américaines déployées en Grande-Bretagne excéda le nombre de ses propres armes. Selon l’historien John Simpson, en 1959, la RAF comptait 71 bombes atomiques britanniques et 168 bombes américaines. 

    Dans les années qui ont suivi, le nombre d’armes nucléaires fabriquées en Angleterre atteignit, remarquablement, celui de celles fabriquées en Amérique, grâce au US-UK Mutual Defence Agreement (Accord Mutuel de Défense US-UK). La conception de “Red Snow“, le composant nucléaire au cœur de la première bombe à hydrogène anglaise largement déployée, était basé sur celui de la bombe Mark 28 américaine. En 1961, Harold Macmillan a été averti que le développement de l’armement s’était “presque entièrement limité à copier les modèles américains.”

     

    Le secret entourant les accidents d’armes nucléaires a bien dépassé celui destiné à cacher les accidents américains. En juillet 1992, un rapport de Sir Ronald Oxburgh, conseiller scientifique en chef au ministère de la Défense, annonça 19 accidents arrivés avec des armes britanniques, entre 1960 et 1991. Le rapport Oxburgh suggérait qu’aucun de ces accidents n’était particulièrement tracassant, et selon le ministère de la Défense, le Royaume-Uni n’a pas enregistré d’accidents impliquant des armes américaines sur le sol anglais.

     Cependant, en cherchant les problèmes de sécurité concernant les armes américaines, je suis tombé sur une information à propos d’accidents très sérieux, non mentionnés dans le rapport Oxburgh.

     

    Deux des accidents arrivèrent sur la base RAF de Lakenheath. En juillet 1956, un bombardier américain B-47 faisait des exercices de touch-and-go. L’appareil dévia hors de la piste et alla cogner contre un igloo de stockage contenant des bombes Mark 6. Un officier américain témoin de l’accident l’a décrit dans un télégramme classifié : “Le B-47 a déchiqueté l’igloo et tapé dans environ trois Mark 6. 

     

    L’avion a alors explosé en une pluie de carburant en feu. L’équipage est mort. Une grande partie de la carcasse pivota sur l’igloo puis stoppa avec le nez juste en avant du quai de l’igloo, ce qui a maintenu l’incendie de carburant en dehors de l’igloo détruit. Des officiers démineurs ont fait un examen préliminaire et ont dit que c’est un miracle que l’un des Mark 6, dont les détonateurs ont été cisaillés, n’ait pas explosé. Les pompiers ont éteint l’incendie rapidement autour des Mark 6.”

     

    Les cœurs nucléaires des armes étaient stockés dans un autre igloo. Si le B-47 avait heurté cet igloo, un large nuage de plutonium aurait flotté au-dessus de la campagne du Suffolk. Les poussières de plutonium sont mortelles quand on les inhale. 

    Une fois dispersées, c’est très difficile de s’en débarrasser et elles demeurent actives pendant 24 000 ans.

     

    Un autre accident arriva à Lakenheath le 16 janvier 1961. Les réservoirs de carburant placés sous les ailes d’un chasseur américain F-100D ont été largués par erreur quand le pilote a démarré son réacteur. Les réservoirs largables ont touché la piste et se sont fissurés, du carburant a pris feu, et une bombe à hydrogène Mark 28 montée sous l’avion a été noyée par les flammes. Les pompiers ont réussi à circonscrire l’incendie avant que la bombe ne soit gravement endommagée. Une erreur dans le câblage des bombes à hydrogène Mark 28, découverte plus tard, aurait pu permettre à une chaleur excessive de court-circuiter le mécanisme de sûreté de l’arme et entraîner une détonation nucléaire.

     

     

    La sécurité des missiles Trident D5 a longtemps été source de débat. En décembre 1990, le Panel on Nuclear Weapons Safety (groupe de travail sur la sécurité des armes nucléaires), un groupe d’éminents physiciens rémunérés par le Congrès américain, a alerté que leur conception inusitée entraînait des risques significatifs. 

    Pour gagner de la place, les multiples têtes nucléaires n’étaient pas montées au sommet du missile, elles entouraient le troisième étage du moteur de la fusée. Et le carburant class 1.1 à “haute énergie” utilisé par ce moteur de fusée avait plus de probabilité d’exploser que tout autre carburant. “Le problème de sécurité mis en avant,” a annoncé le panel, “est de savoir si un accident durant les manipulations d’un missile opérationnel – c’est-à-dire, transport, chargement – pourrait faire détonner le carburant qui, à son tour, ferait exploser les HE (explosifs à fort pouvoir de destruction) des têtes nucléaires, menant à la dispersion de plutonium, voire au déclenchement d’une explosion nucléaire.”

     

     

    La décision d’utiliser le carburant ayant le plus fort pouvoir énergétique et les explosifs les plus instables fut prise au début des années 1980, pour augmenter la distance franchissable du missile Trident D5 et diminuer le poids des ogives. Le premier sous-marin britannique Trident est parti patrouiller en mer quatre ans après la découverte de ces risques, et le missile Trident D5 est supposé rester en service jusqu’en 2042. Le risque d’une explosion et de la diffusion de plutonium est le plus élevé quand les charges militaires sont chargées ou déchargées du sous-marin, ou transportées par route entre l’Écosse et l’Atomic Weapons Establishment à Aldermaston, Berkshire.

     

     

    Le pire accident qui aurait pu survenir durant les manipulations d’armes nucléaires au Royaume-Uni, selon le rapport Oxburgh, est arrivé le 7 janvier 1987, quand un camion de la RAF a fait une embardée pour éviter un autre véhicule sur une route verglacée du Wiltshire. Le camion, qui transportait deux bombes à hydrogène, est sorti de la route et s’est couché sur le flan. Un camion de la RAF, derrière lui, transportant deux autres bombes, a également quitté la route. Aucune des armes n’a été endommagée. 

    Mais des documents US récemment déclassifiés révèlent des détails au sujet d’un autre incident sérieux survenu au Royaume-Uni, et d’autres ont eu lieu sans aucun doute. Le 17 août 1962, dans une base de la RAF non précisée, quelque part en Angleterre, deux rétrofusées sur un missile Thor se sont déclenchées alors qu’il subissait un contrôle de routine. Le pas de tir a été évacué et quand les employés sont revenus, ils ont constaté que le cône du nez du missile, contenant l’ogive, n’avait pas été déplacé. 

     

    L’ogive était environ 60 fois plus importante que la bombe qui a détruit Hiroshima. “La cause de l’incident,” annonce le rapport, “fut l’échec à suivre des règles de sécurité préétablies.”

    Une étude américaine a déterminé des niveaux de sécurité pour chaque arme nucléaire au sein de l'arsenal national. 12 ont reçu la note D, la plus faible.

    Une étude américaine a déterminé des niveaux de sécurité pour chaque arme nucléaire au sein de l’arsenal national. 12 ont reçu la note D, la plus faible.

     

    Les USA ont grandement réduit le nombre de leurs armes nucléaires stratégiques, de près de 90% depuis l’ère Reagan. Le Siop a été remplacé par un autre jeu de cibles, connu comme l’Operations Plan (OPlan) 8010, plus particulièrement conçu pour utiliser les armes nucléaires face à la Russie, la Chine, la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran. “Un plan adaptatif” permet de choisir des cibles dans d’autres pays à la dernière minute. En juin, l’administration Obama a publiquement diffusé la nouvelle Stratégie d’Emploi des Armes Nucléaires

     

    Elle affirme que les USA utiliseraient les armes nucléaires seulement contre des cibles militaires et “ne visera pas intentionnellement des populations civils ou des équipements civils.” Une des erreurs avec une telle stratégie antagoniste est qu’elle peut transformer les armes nucléaires en armes légitimes à utiliser dans une campagne militaire. Même l’attaque nucléaire la plus précise entraînera des dommages collatéraux et des retombées radioactives mortelles.

     

     

    Comme l’observait feu Michael Quinlan, ex-secrétaire permanent au ministère de la Défense, après la Guerre froide, les plans de guerre anglais semblaient avoir acquis un caractère très général de “à-ceux-qui-pourraient-être-concernés”. Le Strategic Defence and Security Review de 2010 confirma cette opinion : “Aucun État en ce moment n’a l’intention et la capacité de menacer l’indépendance et l’intégrité du Royaume-Uni.” 

     

    Le rapport appela la politique britannique de dissuasion nucléaire minimum une “ultime police d’assurance” dans un “âge d’incertitude”, sans spécifier comment ou contre qui. Et il n’y a pas mention qu’une telle politique ait traditionnellement souligné la destruction de villes, non de forces militaires.

    Il peut bien sûr être nécessaire de menacer des millions de gens d’annihilation pour dissuader d’une attaque au Royaume-Uni. Cet argument, cependant, devrait être basé sur plus que la confiance méritée de fonctionnaires élus. 

     

    D’après les Accords de Nassau de 1962 qui garantissent au Royaume-Uni l’utilisation des bases sous-marines nucléaires américaines, ces armes devraient être employées seulement au nom de l’OTAN, sauf si le gouvernement anglais sent qu’il y ait un “intérêt national supérieur en jeu.” Le sens de cette phrase n’a jamais été expliqué, et aucun Premier ministre n’a décrit de situation plausible dans laquelle le R-U aurait à utiliser ses armes nucléaires unilatéralement, sans aucun support des USA ou des autres nations de l’OTAN. Une attaque qui détruirait Londres, par exemple, tuerait aussi 200 000 Américains. Durant la précédente décade, les USA ont financés deux guerres, au coût de 2 trillions de dollars, pour venger la mort de beaucoup moins de personnes.

     

    Le seul mot utilisé plus souvent que “crédible” dans les rapports officiels anglais sur la dissuasion nucléaire, est “indépendance”. Mais les missiles Trident D5 dans les sous-marins anglais n’appartiennent pas spécifiquement au R-U. Ils sont fournis par un groupe anglo-américain, ils retournent aux USA pour leur rénovation et être remplacés par d’autres missiles. Il y a presque 50 ans, Harold Wilson a soulevé la question à propos “de la soi-disant dissuasion, soi-disant indépendante, soi-disant anglaise.” Ces questions n’ont jamais reçu de réponses appropriées.

     

    Maintenir délibérément l’ambigüité sur les plans de guerre nucléaire est un bon moyen pour les responsables du gouvernement d’étouffer un débat significatif. Et alors que des problèmes nationaux plus pressants dominent l’actualité, celui-ci ne pourrait être plus important. 

     

    La Grande-Bretagne n’a jamais eu un débat total et vigoureux au sujet de ses armes nucléaires, basé sur des faits. Alors que d’autres pays cherchent à s’équiper en armes de destruction massive, l’enjeu ne saurait-être plus élevé. Est-ce que les sous-marins Trident vont protéger la Grande-Bretagne ou compromettre son futur ? J’espère que le peuple anglais en décidera.

     

     

    Source : The Guardian, le 14/09/2013

     

    Source et Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


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    6 décembre 2016

    Le 2 décembre, le FSB a publié une note informant de l’intention des services spéciaux étrangers de mener une attaque contre les grandes banques russes afin de destabiliser le système financier national.

    La source a été identifiée en Hollande... c’est-à-dire au coeur de l’Union européenne.

     

    Les mesures nécessaires ont été prises, mais restent en suspend des questions, devenues rhétoriques : nous sommes en guerre contre la Russie ?

    Quelle est la légitimité des individus qui prennent de telles décisions si nous vivons dans un système démocratique ?

     

    Comme cela a été publié sur le site du FSB :

     

    Dans une période partant du 5 décembre, des services spéciaux dont les forces et le centre de commandement ont été basés en Hollande, ont préparé une cyber attaque contre certains grandes banques russes afin de destabiliser le système financier.

    Ils utilisent pour cela un hébergeur ukrainien, BlazingFast.

     

    L’attaque était prévue en deux temps : d’une part l’attaque cybernétique elle-même et d’autre part le lancement d’une campagne de désinformation par SMS, messages dans les blogs, les groupes sociaux etc, diffusant de fausses informations sur le retrait de licence de certaines banques et leurs succursales, leur banqueroute etc. dans une zone géographique couvrant une dizaine de centres urbains.

     

    La Banque centrale russe et le FSB ont pris les mesures nécessaires pour prévenir, ce qui n’est pas une nouveauté.

    En novembre, 5 des plus grandes banques russes ont subi une DDoS-attaque, considérée comme sans précédent du point de vue de son ampleur et engageant déjà des Etats étrangers.

    Il est évident que les sanctions, notamment adoptées contre le système financier russe, n’ont pas permis d’atteindre le but recherché : son effondrement. Il faut donc passer à une phase plus agressive.

     

    Or, si des services spéciaux étrangers agissent, au nom d’Etats, de cette manière contre un Etat souverain, en l’occurrence la Russie, c’est au minimum qu’ils considèrent cet Etat comme ennemi, comme une cible à abattre.

    Sauf erreur de ma part, aucun Etat n’a reçu mandat de sa population, qui reste encore le Souverain, pour mener ce types de politique suicidaire.

     

    Si nous sommes réellement en démocratie, pourquoi ne pas organiser un référendum pour demander aux citoyens s’ils veulent adopter des sanctions contre la Russie ?


    S’ils veulent que leur pays s’engage dans une politique de confrontation avec la Russie, que celle-ci soit militaire, économique, politique ?


    Auncun de ces référendums ne sera jamais organisé en Europe de l’Ouest car chacun connait la réponse : les gouvernants n’obtiendront jamais de soutien populaire pour mener cette politique, qui est actuellement menée dans leUE contre la Russie.

    Quelle est alors la légitimité de notre système politique, de notre système de gouvernance ?

     

    Karine Bechet-Golovko 
    vendredi 2 décembre 2016

    Russie politics


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    Le changement de régime par Takfiris interposés a échoué

    CrisesDroit internationalIrakQatarSyrieTurquie
     

    Les lobbyistes appellent à l’occupation américaine de la Mésopotamie supérieure

    Moon of Alabama – 7 décembre 2016

    La bataille d’Alep se termine. La Syrie va remporter la guerre contre les Takfiris soutenus par l’étranger, tout comme l’Irak. Il faut donc que les instigateurs et les commanditaires de la guerre trouvent autre chose pour atteindre leurs objectifs.

    Voilà une carte du chaudron est-Alep il y a 2 jours.

    alep-carte-1

    Voilà la carte de ce matin.

    alep-carte-2

    Cartes de @NatDefFor

    Depuis ce matin, une autre partie de la zone tenue par les « rebelles » au sud-est du chaudron, le quartier du Sheik Sa’ed, a été libérée par les forces gouvernementales syriennes.

    On pense que toute la zone tenue par les « rebelles » d’Al-Qaïda sera libérée et nettoyée des Takfiris ce week-end. Les miliciens qui y sont encore ont le choix entre partir ou être – inévitablement – tués.

    Comparez ces cartes à la (grande) carte que nous avons postée dans notre dernier article sur Alep. Au total, les quelque 90% de la superficie détenue par les « rebelles » il y a deux semaines sont maintenant revenue dans les mains du gouvernement.

    Toutes les zones tenues par les « rebelles » au nord et au nord-est de la Citadelle d’Alep, qui hier encore étaient détenues par les Takfiris alignés sur al-Qaida, sont maintenant aux mains du gouvernement syrien.

    La dernière avancée résulte de la reddition d’un groupe de « rebelles » locaux aux forces gouvernementales syriennes. Pour la première fois depuis 5 ans, l’entrée principale de la Citadelle est accessible depuis Alep-Ouest qui est tenue par le gouvernement.

    Au total, il y avait là 28 700 civils qui ont quitté les zones précédemment « rebelles ». C’est un chiffre un peu plus élevé que notre estimation d’un maximum de 25 000 civils dans Alep-Est, mais beaucoup moins que les 250 000, 300 000, 500 000 ou 1 000 000 de civils brandis par les Nations Unies et les médias de l’opposition.

    Après avoir remporté la bataille d’Alep, le gouvernement syrien disposera de quelque 35 000 soldats prêts à libérer les autres régions de la Syrie encore détenues par des Takfiris payés par l’étranger.

    C’est une force assez importante et expérimentée et on peut s’attendre à ce que les opérations nécessaires pour libérer toute la Syrie soit terminées dans quelques mois.

    alep-mines

    Les démineurs russe sont à l’ouvrage partout où l’armée avance


    En Irak, les forces gouvernementales combattent les derniers restes de l’Etat islamique qui détiennent la ville de Mossoul dans un siège comparable à celui d’Alep.

    Mais la lutte à Mossoul est plus difficile parce qu’il y a encore au moins un million de civils dans la ville et que les combattants ISIS là-bas sont des fanatiques qui n’hésitent pas à envoyer des centaines d’écoliers en kamikazes contre les forces irakiennes qui approchent.

    Si la résistance se maintient à ce niveau, il faudra sans doute des mois pour reprendre toute la ville.

    Heureusement pour la Syrie la ville de Mossoul est maintenant complètement encerclée. Le plan original des États-Unis était de laisser ouverte la zone occidentale de Mossoul afin que les combattants d’ISIS puissent s’échapper vers la Syrie.

    Le Premier ministre irakien Abadi a empêché cela en envoyant des Forces de mobilisation populaires fermer la zone occidentale.

    Les Etats-Unis avaient déjà préparé le terrain pour que les troupes d’ISIS en retraite prennent la ville de Deir Ezzor dans l’est de la Syrie où les combattants d’ISIS sont assiégés par des troupes gouvernementales syriennes.

    Ils auraient ainsi créé la « principauté salafiste » qu’ils veulent créer depuis au moins 2012. Le mouvement irakien pour fermer Mossoul, soutenu par l’Iran et la Russie, a réussi à empêcher cela.

    Le projet de remettre des zones de l’est de la Syrie et de l’ouest de l’Irak à un « ISIS modéré » a échoué, mais les habituels « experts » encadrés, comme Michael Weiss et Hassan Hassan, plaident maintenant pour que les États-Unis occupent toute la zone et y installent des bases militaires américaines permanentes pour contrôler l’est de la Syrie et l’ouest de l’Irak, riches en pétrole. Les forces spéciales américaines qui travaillent avec des unités de JPG kurdes dans le nord-est de la Syrie ont déjà construit plusieurs petits aérodromes.

    Voilà ce qu’écrivent ces impénitents suppôts de guerre:

    Transformer ces territoires en solides ancrages dans la région donnera aux États-Unis une capacité de collecte de renseignements absolument nécessaire dans la Jazira ou la Haute Mésopotamie, qui englobera la plaine aride qui s’étend au nord-ouest de l’Irak, au nord-est de la Syrie et au sud-est de la Turquie.

    Garder les contingents des forces américaines dans la région constituera un moyen de dissuasion efficace qui permettra de défendre des combattants anti-ISIS fiables et compétents et de dissuader le régime Assad de toute velléité de reconquête.

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    Haute Mésopotamie, al Jazera ca. 80 avant JC – Carte via Wikimedia

    Une telle entité américaine d’occupation dans la Jazera :

    – Empêcherait tout trafic de l’Iran chiite et de l’Irak avec les zones syriennes et libanaises de la côte méditerranéenne. Le soi-disant croissant chiite serait coupé par une entité contrôlée par les États-Unis, composée majoritairement de peuples sunnites.

    -Créerait un espace pour le pipeline de gaz naturel que veut l’entité Qatar-Turquie-Europe tout en empêchant la construction d’un éventuel pipeline de gaz naturel Iran-Méditerranée-Europe à travers la même zone.

    -Réaliserait une autre étape du plan Yinon qui appelle au morcellement de tous les États arabes en entités plus petites pour sécuriser le royaume d’Israël.

    Attendez-vous à entendre les« experts » de think tanks, achetés au prix fort, bientôt affirmer qu’il faut confier cette nouvelle « mission » complètement démente aux forces américaines.

    Le président élu, Donald Trump, a répété hier qu’il ne ferait rien de la sorte :

    Trump a promis de rendre l’armée plus forte qu’elle l’a jamais été, mais il a dit que, sous son commandement, le pays « cesserait de courir renverser des régimes étrangers dont nous ne savons rien ».

    « Il faut mettre fin à ce cycle destructeur d’interventions et de chaos, » a-t-il dit.

    On peut espérer que Trump s’en tiendra à cette position raisonnable et renoncera à toute ingérence dans les affaires des peuples du Moyen-Orient et d’ailleurs.

     

     

    Moon of Alabama | 7 décembre 2016

    Traduction : Dominique Muselet

    Source: http://arretsurinfo.ch/le-changement-de-regime-par-takfiris-interposes-a-echoue/


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    9 décembre 2016

    une explosion, image d` illustration

    L’aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis a bombardé la région d’al-Msheirfeh, dans la province syrienne de Raqqa.

     

    L’attaque a emporté la vie de 20 Syriens civils.

    D’après l’agence de presse syrienne SANA, les avions de la coalition internationale dirigée par les États-Unis ont effectué des frappes aériennes dans la région d’al-Msheirfeh, dans la province syrienne de Raqqa. ​

    Vingt Syriens ont trouvé la mort lors du bombardement.

    « Les avions de la coalition internationale ont massivement bombardé des bâtiments résidentiels dans la région d’al-Msheirfeh, au nord de Raqqa.

    On dénombre 20 morts ». Il y a en outre des blessés graves, annonce SANA.

     

    Le raid aérien a en outre considérablement endommagé l'infrastructure de la ville et les biens personnels des habitants.

    La coalition internationale avec les Etats-Unis en tête n’a pas donné de commentaires officiels en la matière.

    L’attaque précédente des forces aériennes alliées contre les civils syriens à Raqqa remonte au 29 novembre. Les avions des forces aériennes alliées ont frappé la localité d’Er Rahyat.

    L’attaque a fait 4 morts.  Le 21 novembre, la coalition a bombardé la localité d'Al-Salih, également à Raqqa. Les obus sont tombés dans une zone où se trouvait une usine de coton.

    Trois employées, un habitant local ainsi qu’une famille de 6 personnes, dont des enfants, ont perdu la vie.

    Le Pentagone a pourtant déclaré que la coalition n'avait pas fait de frappes.

    Les États-Unis frappent les positions de Daech en Syrie depuis 2014 sans autorisation des autorités de ce pays.

    Des entités des forces spéciales américaines soutiennent également des groupes locaux opposés au président syrien Bachar el-Assad dans leur lutte contre les terroristes.

    Raqqa est considérée comme une « capitale » non officielle des djihadistes de Daech en Syrie, leur deuxième fief dans la région, après Mossoul en Irak. Les djihadistes ont pris le contrôle de la ville en 2013.

    Actuellement, les forces de l’opposition syrienne mènent une opération visant à bloquer Raqqa et à la libérer.



    En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201612091029085695-raqqa-syrie-frappe-coalition/


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    Afficher l'image d'origineLe 7 décembre, F. Mogherini a fait une déclaration qui laisse sans voix: l'UE serait le SEUL fournisseur d'aide humanitaire en Syrie.

     

    Voici à quel degré d'hystérie tombe la communauté internationale lorsque la libération d'Alep semble irréversible.

    Comme le reprend l'agence d'information Regnum:

    "Nous sommes les seuls, non pas un parmi d'autres, mais bien les seuls à fournir une aide humanitaire en Syrie"

    Rappelons que en septembre, après le bombardement du convoi humanitaire de l'ONU sur la route Castello à l'entrée d'Alep, l'ONU a déclaré que c'était trop dangereux pour continuer et le grand plan d'aide est tombé à l'eau. 

    Pendant ce temps là, la Russie apporte plusieurs tonnes d'aide alimentaire, en médicaments, en eau et autres besoins vitaux chaque jour, comme vous pouvez le voir en détail ici.

    En octobre, la Commission européenne met en place un grand plan pour sauver la population civile ... à Alep-Est. Très ciblé, le plan ... pour 25 millions d'euros. Je cite la déclaration adoptée le 2 octobre:

     

    Elle vise premièrement à faciliter la fourniture urgente d'une aide humanitaire de base destinée aux civils d'Alep-Est qui couvre les besoins médicaux et les besoins en eau et en nourriture. (...) 

    En second lieu, elle vise dans le même temps à garantir, depuis Alep-Est, l'évacuation sanitaire des blessés et des malades ayant un besoin urgent d'assistance médicale, la priorité étant accordée aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées.

    Rassurez-vous, Alep-Ouest n'est pas oubliée, car il est proposé d'y entreposer les réserves d'aide humanitaire ... pour ensuite tout transporter à l'Est.

    Les civils à l'ouest peuvent donc ... souffrir, avoir faim, soif, être sous les bombes des "terroristes modérés".

    Il faut sauver l'est de la ville, là où sont les groupes "d'opposition" soutenus par l'Occident. Daesh et Al Nusra.

     

    Même si maintenant, avec la libération progressive de la ville, l'on sait que les civils à l'est n'avaient pas accès à l'aide humanitaire qui était réservée aux terroristes et stockée, que les hommes devaient se battre s'ils voulaient un bout de pain, que les terroristes faisaient un chantage à l'eau pour obtenir de l'essence et les sac d'aides humanitaires étaient utilisés pour se protéger, rien ne change dans le discours de la communauté internationale.

     

    La libération en cours d'Alep devrait les rendre heureux, mais non. L'on observe une hystérie collective, qui tend à protéger, désormais ouvertement, les terroristes.

     

    L'on ne compte plus les ministres des affaires étrangères et les dirigeants qui demandent l'interruption immédiate des combats. A l'ONU, il est clairement affirmé que l'agresseur n'est pas Daech, mais le régime qui a le toupet de défendre son territoire:

    L'émissaire des Nations unies Staffan de Mistura a laissé entendre qu'Alep-Est pourrait tomber aux mains du gouvernement d'ici la fin de l'année.

     

    Lors d'une conférence à Rome, il a dit espérer qu'un «genre de formule» soit trouvé pour éviter «une terrible bataille qui se terminerait à Noël ou au Nouvel An».

    La libération d'Alep et la joie des habitants enfin sortis du joug des terroristes sont des images insupportables pour l'Occident.

    La libération d'Alep confronte cet Occident boursoufflé à sa propre bassesse, insoutenable.

    source


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    • Les constructions dans les colonies juives de Cisjordanie et dans certains quartiers de Jérusalem ont presque toujours eu lieu dans le cadre de la loi et conformément aux autorisations délivrées par les autorités compétentes ; les constructions palestiniennes en revanche, sont illégales à tous les sens du terme.

    • L'objectif des Palestiniens est de créer un état de fait irréversible sur le terrain. L'énormité du projet oblige à poser la question : qui a financé ces villes dans les villes ? Et pourquoi ? Il y a de bonnes raisons de penser que l'OLP, certains Etats arabes et musulmans, mais aussi l'Union européenne, sont à l'origine de l'initiative palestinienne.

    • L'avant-poste juif d'Amona et ses 42 familles, suscite aujourd'hui une controverse passionnée aussi bien en Israël qu'à l'international. Apparemment, les colonies ne sont un « obstacle majeur à la paix » que lorsqu'elles sont juives.

    • L'UE, certains gouvernements et organisations islamiques financent la construction de colonies palestiniennes illégales, tout en exigeant qu'Israël cesse de construire des logements pour les familles juives à Jérusalem et dans les colonies existantes en Cisjordanie.

    • L'hypocrisie et la malveillance de l'UE et de la communauté internationale sur la question des colonies israéliennes s'affichent sans fards. Cette hypocrisie est également le fait des grands médias occidentaux qui voient s'ériger progressivement les colonies palestiniennes autour de Jérusalem, mais ont choisi de ne faire état que des constructions juives.

    Alors que la communauté internationale continue de stigmatiser Israël pour ses nouvelles constructions dans les colonies juives, les Palestiniens eux, ont édifié en toute quiétude des quartiers entiers en divers endroits de la Cisjordanie et de Jérusalem. Ce désintérêt manifeste des occidentaux envers les projets immobiliers palestiniens à l'inconvénient de gommer une différence cruciale entre les deux dynamiques : les nouvelles constructions juives au sein des colonies existantes en Cisjordanie et à Jérusalem ont presque toujours eu lieu dans un cadre légal et conformément aux autorisations délivrées par les autorités compétente ; les projets palestiniens en revanche sont illégaux à tous les sens du terme.

    Derrière cette stratégie immobilière qui ne respecte aucune norme technique, architecturale ou urbaine, les Palestiniens n'ont qu'un but : créer un état de fait irréversible sur le terrain.

    Une rapide visite des collines qui environnent Jérusalem au nord, à l'est et au sud donne un aperçu des chantiers colossaux qui sont en cours. Dans la plupart des cas, cdes immeubles de grande hauteur se juxtaposent sans permis, sans planification ni respect aucun des règles de sécurité.

     

    Un exemple de constructions palestiniennes illégales près de Shufat et Anata, à la périphérie nord-est de Jérusalem.

     

    L'avant-poste juif d'Amona qui, au centre de la Cisjordanie, abrite 42 familles juives, fait actuellement l'objet d'une controverse ardente tant en Israël qu'à l'international. En 2006, la Cour suprême d'Israël a déclaré cet avant-poste illégal au regard de la loi israélienne, car il est situé sur des terres privées palestiniennes. En 2014, la Haute Cour a donné deux ans au gouvernement pour évacuer et démolir cet ensemble d'habitations.

    En Israël, Amona démontre que personne n'est au-dessus de la loi. L'indépendance du système judiciaire israélien est pratiquement sans égale.

    Mais alors que la polémique bat son plein en Israël sur le sort d'Amona, les Palestiniens tournent en dérision lois et règlements d'urbanisme pour édifier en toute illégalité d'impressionnants complexes urbains. Apparemment, les colonies ne sont un « obstacle majeur à la paix » que lorsqu'elles sont juives.

    Depuis plusieurs années, les Palestiniens, aidés en cela par des donateurs occidentaux qui considèrent que seule la construction juive est un anathème, travaillent nuit et jour à rendre irréversible une sorte d'avènement urbain, soit sous forme de maisons individuelles, soit plus surement en édifiant une masse imposante d'immeubles de grande hauteur. L'énormité du projet oblige à poser la question : qui finance ces impressionnantes villes dans la ville ? Et pourquoi ?

    Il y a de bonnes raisons de croire que l'OLP, certains Etats arabes et musulmans, et en particulier l'Union européenne sont à l'origine des initiatives immobilières et urbaines palestiniennes.

    Ironie du sort, ces chantiers passent par des vols de terrains qui appartiennent à des Palestiniens.

    Les constructions palestiniennes ont lieu principalement dans la zone C de la Cisjordanie, soit la portion de territoire qui, selon les Accords d'Oslo, relève du contrôle exclusif d'Israël. Mais elles se sont également multipliées en bordure de Jérusalem, au nord, à l'est et au sud, sous forme de villages clés en main qui ne laissant à la ville qu'une seule option pour s'étendre : l'ouest. Ce collier géant de béton n'a été constitué que dans un seul but : entourer et étouffer le Jérusalem juif.

    Des quartiers arabes bondés de gratte-ciel ont donc surgi autour de Jérusalem. Parfois, quelques pas à peine séparent certains bâtiments des autres. La plupart ne disposent pas de systèmes d'égouts adéquats. Le prix de ces appartements varie de 25 000 $ à $ 50,000 USD (23 à 46 000 euros). Des prix dérisoires par rapport au coût réel des appartements à Jérusalem. Trouver un trois pièces à moins de 250 000 $ US (230 000 €) dans un quartier juif ou arabe de Jérusalem – on parle ici des quartiers légaux - relève de l'exploit.

    Au nord de Jérusalem, les nouveaux quartiers sont situés à Kufr Akab, Samiramis, Kalandya, Beit Hanina, Shufat, Ras Khamis et Anata.

    Au sud et à l'est de la ville, à Ras Al-Amoud, A-Tur, Al-Zaim, Jabal Mukaber et Um Tuba, d'autres nouveaux quartiers ont surgi avec la même rapidité déconcertante. Ces zones sont situées aux limites municipales de Jérusalem. Sauf coup d'arrêt donné à ces constructions illégales, Jérusalem sera bel et bien assiégé au nord, à l'est et au sud. Les responsables de la municipalité de Jérusalem reconnaissent eux aussi que, sauf action immédiate, Israël aura perdu la guerre des constructions palestiniennes illégales.

    Inquiet, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a, dans une mesure sans précédent, saisi la Cour Suprême pour que la ville obtienne le droit de démolir 14 structures construites illégalement à l'est de Jérusalem.

    Point très important, la population arabe ne souffre pas de crise du logement ; cette frénésie immobilière illégale est politique : il s'agit d'afficher à la face du monde que Jérusalem est une ville arabe, et non pas juive. En réalité, les appartements sont vides : la demande réelle est inexistante.

    Qui est derrière cette vague sans précédent de constructions illégales ? Selon les habitants arabes de Jérusalem, bon nombre de ces « promoteurs immobiliers » sont en réalité des voleurs et des voyous qui ont entrepris de mettre la main sur des terres appartenant à des familles palestiniennes ou sur des terres dont les propriétaires vivent à l'étranger. Ils soulignent également que l'UE, l'OLP et certains gouvernements arabes et islamiques financent les projets.

    « Ils repèrent un terrain vague et le clôturent pour se l'approprier », a déclaré un propriétaire dont le terrain a été « confisqué » par des entrepreneurs illégaux.

    « Ils expliquent que si ça ne nous plaît pas, on peut aller au tribunal, sachant que le temps qu'une procédure se mette en place, ils auront réussi à construire un autre grand bâtiment et même à vendre quelques-uns des appartements.

    « Beaucoup de propriétaires fonciers arabes se sentent impuissants. Ils s'entendent dire qu'il est de leur devoir national de construire autant que possible sur un terrain vide, car sinon les Juifs finiront par le faire. »

    Les Palestiniens estiment qu'en quelques années, plus de 15.000 logements illégaux ont ainsi été construits autour de Jérusalem dans le cadre d'un plan concerté d'encerclement de la ville. La construction se poursuit en ce moment, sans relâche. Un financement partiel provient de l'Autorité palestinienne (AP) et de pays arabes comme le Qatar, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Koweït et d'autres riches Etats pétroliers du Golfe. Toutefois, les Palestiniens se plaignent sans cesse que le financement arabe et islamique demeure inférieur aux attentes.

    Dans la zone C, soit 60% de la Cisjordanie, l'Union européenne, qui dénonce aigrement l'illégalité des implantations juives, finance ouvertement les constructions illégales des Palestiniens. L'UE plaide que le soutien qu'elle apporte à la construction palestinienne relève de « l'aide humanitaire » laquelle est admissible en droit international.

    Mais l'objectif réel de l'UE est d'aider les Palestiniens à créer des états de fait sur le terrain, des situations irréversibles avant qu'un accord de paix soit signé entre Palestiniens et Israéliens. Dans cette perspective, il s'agit d'aider les Palestiniens à occuper autant de terres qu'il est possible, même si cela implique de financer des constructions illégales ou de fournir des maisons mobiles aux communautés palestiniennes sur cette portion de la Cisjordanie.

    En résumé, l'UE et certains Etats Arabes et musulmans financent la construction de colonies palestiniennes illégales, tout en exigeant qu'Israël cesse d'édifier de nouvelles maisons pour les familles juives de certains quartiers de Jérusalem ou au sein de colonies existantes en Cisjordanie.

    L'hypocrisie et la malveillance sans fards de l'UE et du reste de la communauté internationale sur la question des colonies israéliennes est une évidence. Cette hypocrisie se mesure également au silence des grands médias occidentaux qui voient s'ériger autour de Jérusalem des colonies palestiniennes, mais font le choix de ne rendre compte que des constructions juives.

    Quarante-deux familles juives d'Amona ont le monde entier qui colle à leurs basques, mais ce même monde n'aurait rien à dire sur l'accaparement massif des terres par les Palestiniens ?

     

    Il est temps que ces agissements illégaux et ce deux poids – deux mesures soient appelés par leur nom : une trahison.

    Il est temps également que les Palestiniens cessent de construire illégalement des colonies dont le seul objectif est de prédéterminer un futur accord de paix.

    Bassam Tawil est basé au Moyen Orient.

     

    SOURCE:  Gatestone Institute <comments@gatestoneinstitute.org>


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    La belle unanimité de la presse française à propos de la Syrie se brise

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    La belle unanimité de la presse française à propos de la Syrie se brise

    Avec la libération d’Alep-Est par l’armée arabe syrienne et ses alliés, une partie de la presse française montre des signes de rédemption en donnant la parole à de vrais analystes, tandis qu’une autre partie reste campée sur les positions officielles de propagande de guerre en dépit des nombreux témoignages qui arrivent d’Alep.

    Dans le premier cas, c’est le Figaro qui nous fait l’immense et agréable surprise de publier un entretien avec le colonel Caroline Galactéros qui nous livre une analyse dont le sérieux, l’honnêteté et la rigueur sont à l’opposé de ce que nous lisons habituellement dans les colonnes des journaux subsidiés.

     

    C’est peut-être un tournant, marquant la fin du règne des faux experts et commentateurs de nos grands médias.

    Mais ce n’est là qu’un début, qui pourrait même n’être qu’une exception, car d’autres journaux continuent sur la voie de la propagande.

    C’est le cas notamment de Libération qui va même invoquer – qui l’eut cru ? –

     Robespierre. Lire à ce propos l’article des Grosses Orchades.

    Il est évident que les petits soldats de Libération, les Apathie, BHL et consorts n’auront jamais d’autres discours que celui qu’ils tiennent depuis plus de cinq ans.

     

    Cependant, il existe des journalistes honnêtes dont la parole pourra bientôt être libérée par l’évidence de la vérité.

     
     

    AvicRéseau International

    Photo: Quartier al-Shaar, à Alep-Est, le 5 décembre. Photo George Ourfalian. AFP


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