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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    BOOM ! Wikileaks confirme la vente d’armes à l’EI par Hillary Clinton

    vente d'armes

    Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, est un personnage controversé. Mais on ne peut pas nier que les courriels qu’il a collecté à l’intérieur du Parti démocrate sont réels, et il est prêt à exposer Hillary Clinton.

     

    Maintenant, il est heureux d’annoncer qu’Hillary Clinton et son Département d’État armaient activement les djihadistes islamiques, ce qui inclut l’État islamique (ISIS) en Syrie.

    Clinton a nié à plusieurs reprises ces revendications, y compris pendant plusieurs déclarations sous serment devant le Sénat américain.

     

    WikiLeaks est sur le point de prouver qu’Hillary Clinton mérite d’être arrêtée :

    Les responsables de l’administration Reagan espéraient obtenir la libération de plusieurs otages américains, et ensuite récupérer les bénéfices des ventes d’armes à l’Iran, pour financer les Contras au Nicaragua.

    Dans le second mandat d’Obama, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a autorisé l’envoi d’armes fabriquées en Amérique au Qatar, un pays redevable aux Frères musulmans, et sympathique aux rebelles libyens, dans un effort pour renverser le gouvernement / Kadhafi en Libye, puis expédier ces armes à la Syrie afin de financer Al-Qaïda, et renverser Assad en Syrie.

     

    Clinton a pris le rôle principal dans l’organisation des soi-disant « Amis de la Syrie » (alias Al-Qaïda / ISIS) pour soutenir l’insurrection menée par la CIA pour un changement de régime en Syrie.

    Sous serment, Hillary Clinton a nié qu’elle était au courant des livraisons d’armes au cours de témoignage public au début de 2013, après l’attaque terroriste de Benghazi.

     

    Dans une interview avec Democracy Now, Julian Assange de Wikileaks indique maintenant que 1.700 courriels contenus dans le cache de Clinton connectent directement Hillary à la Libye, à la Syrie, et directement à Al-Qaïda et ISIS.

    Via The Duran

    Voici la transcription incroyable :

    JUAN GONZALEZ : Julian, je veux parler de quelque chose d’autre. En mars, vous avez lancé une archive consultable avec plus de 30.000 e-mails et pièces jointes envoyées vers et depuis le serveur de messagerie privée d’Hillary Clinton alors qu’elle était secrétaire d’État.

    Les 50,547 pages de documents couvrent la période de juin 2010 à août 2014 ; 7500 des documents ont été envoyés par Hillary Clinton elle-même.

    Les e-mails ont été mis à disposition de tous sous la forme de milliers de fichiers PDF par le Département d’État des États-Unis à la suite d’une demande de la Loi pour la liberté d’information.

    Pourquoi avez-vous fait cela, et quelle est l’importance, de votre point de vue, d’être en mesure de créer une base consultable ?

     

    JULIAN ASSANGE : Eh bien, Wikileaks est devenu la bibliothèque rebelle d’Alexandrie. C’est la collection la plus importante d’informations qui n’existe nulle par ailleurs, accessible pour tous, sous forme consultable, sur la façon dont les institutions modernes se comportent en réalité.

     

    Et tout ça est en marche pour libérer les gens de prison, où les documents ont été utilisés dans leurs affaires judiciaires ; tenir la CIA responsable des programmes de’interprétations ; alimenter les cycles électoraux, qui ont abouti à la fin, dans certains cas, ou contribué à la cessation des gouvernements, dans certains cas, pris la tête des services de renseignement, les ministres de la défense et ainsi de suite.

     

    Donc, vous savez, nos civilisations peuvent seulement être aussi bonnes que notre connaissance de ce que notre civilisation est. Nous ne pouvons pas espérer réformer ce que nous ne comprenons pas.

     

    Donc, ces e-mails d’Hillary Clinton se connectent avec les câbles que nous avons publié sur Hillary Clinton, la création d’une image riche de la façon dont Hillary Clinton travail au bureau, mais plus largement, comment le Département d’État américain fonctionne.

     

    Ainsi, par exemple, la désastreuse intervention, absolument désastreuse en Libye, la destruction du gouvernement Kadhafi, qui a conduit à l’occupation d’ISIS dans de grandes parties de ce pays, les armes allant vers la Syrie, poussées par Hillary Clinton, les djihadistes en Syrie, y compris ISIS, tout est là dans ces e-mails.

    Il y a plus de 1700 emails dans la collection Hillary Clinton, que nous avons publié, seulement sur la Lybie.

    Il apparaît qu’Hillary Clinton a fait un faux témoignage, comme son mari quand il était Président.

    Màj : Les révélations qui mettent à mal Hillary Clinton : Réseau pédophile, emails et la déclaration choc de l’ancien directeur du FBI

    Source : The Political Insider


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    • « Nous nous sommes engagés à préparer une armée de combattants ; la totalité de nos moyens et de notre énergie passe à consolider l'option militaire comme seul et unique moyen de libérer la Palestine ». — La branche armée du Fatah, Brigades des Martyrs al Aqsa, Division Martyr Nidal Al-Amoudi.

    • La communauté internationale continue de percevoir le Fatah comme le parti palestinien « modéré » avec lequel Israël devrait faire la paix. Mais le Fatah n'est pas loin s'en faut, un bloc monolithique; de nombreux groupes au sein du mouvement continuent de promouvoir la « libération de la Palestine » au moyen de la lutte armée. Ni Abbas, ni aucun de ses partisans au sein du Fatah, n'ont répudié les milices existantes. Point crucial, nombre de ces miliciens continuent de percevoir un salaire de l'Autorité palestinienne.

    • Ces miliciens du Fatah qui se préparent à la guerre avec Israël reçoivent indirectement leurs salaires des donateurs occidentaux, les États-Unis et nombre de pays membres de l'UE, qui financent l'Autorité palestinienne.

    • Ces groupes croient qu'ils représentent le vrai Fatah, celui qui n'a jamais reconnu le droit à l'existence d'Israël et pour qui la lutte armée est le seul moyen de « libérer la Palestine ». Ces groupes ne sont pas formés de dissidents. Ils continuent à fonctionner sous le nom de Fatah.

    • Le Fatah est une hydre à deux têtes ; l'une dit à la communauté internationale ce qu'elle souhaite entendre, à savoir, qu'elle soutient une solution à deux Etats et cherche un règlement pacifique au conflit avec Israël ; mais l'autre dit la vérité : elle a choisi la lutte armée pour la «libération de la Palestine» et se prépare à la guerre avec Israël.

    Environ 300 membres du Fatah, le mouvement dirigé par Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne (AP), ont commencé « une formation militaire » dans la bande de Gaza en vue de la prochaine guerre avec Israël.

    La branche armée du Fatah, les Brigades des Martyrs d'al Aqsa – division Martyr Nidal Al-Amoudi -, a annoncé que ses soldats ont intégré une nouvelle académie militaire destinée à la formation des « combattants ». Cette académie, récemment inaugurée dans la bande de Gaza, aura pour mission d'initier les « combattants » à diverses méthodes de combat « dans le cadre d'un programme de préparation à toute future bataille » avec l'« ennemi sioniste ».

    L'académie Nidal doit son nom à Nidal Al-Amoudi, un célèbre militant du Fatah qui, après avoir mené des attaques en série contre des civils et des soldats israéliens pendant la Deuxième Intifada, a été tué par le Forces de défense israéliennes le 13 janvier 2008. « L'académie porte le nom du commandant Nidal Al-Amoudi (Abu Hussein) pour réaliser son rêve de former des combattants aguerris au plan militaire, moral, religieux et révolutionnaire », peut-on lire sur un communiqué de la branche armée du Fatah. Les quelques 300 « combattants » qui ont intégré l'académie, seront formés à des techniques de guerre diversifiées indique la branche militaire du Fatah.

    Et elle ajoute : « nous nous sommes engagés à préparer une armée de combattants ; nous allons consacrer la totalité de nos compétences et de notre énergie à l'option militaire comme seul et unique moyen de libérer la Palestine ».

    La Division Martyr Nidal Al-Amoudi est l'une des nombreuses milices affiliées au Fatah qui continue d'opérer à Gaza. Pas plus que les autres, elle ne représente une menace pour le Hamas qui contrôle Gaza depuis l'été 2007. D'ou la liberté avec laquelle ce groupe paramilitaire - et ses homologues - opère dans différentes zones du territoire. La politique explicite de ces milices est de préparer la guerre contre Israël et de lancer des attaques terroristes contre les Israéliens. Bien que le Hamas ait expulsé les dirigeants du Fatah et qu'il continue à persécuter les militants du Fatah par dizaines, le mouvement islamiste ne fait pas partie de leurs cibles.

    Qu'une milice affiliée au Fatah inaugure à Gaza sa propre académie « militaire » est une innovation. Jusqu'à présent, les groupes armés du Fatah postaient des vidéos de leurs séances d'entrainement dans des vergers et terrains vagues, loin des regards de leurs rivaux du Hamas. Cette académie indique clairement que le Hamas n'a rien à craindre des groupes armés du Fatah.

    Par chance pour le Hamas, les luttes intestines ne laissent guère de temps à ces milices du Fatah pour s'interroger quant aux moyens d'améliorer les conditions de vie de la population.

    Loin de s'entrainer pour libérer Gaza du joug du Hamas, chacune de ces milices rivalise avec les autres et avec le Hamas lui-même, pour le titre de « Mieux Préparé pour Détruire Israël ».

    Comme le Hamas, ces « combattants » veulent gagner les cœurs et les esprits des Palestiniens de Gaza en jouant à qui prépare le mieux la « lutte armée » contre Israël comme seul et unique moyen de « libérer la Palestine ».

    Pas moins de cinq milices affiliées au Fatah opèrent aujourd'hui à Gaza : les Brigades Abu Rish, les Brigades Jihad Jibril, Les Brigades Abdel Qader Husseini, les Brigades des Martyrs d'al Aqsa et les Fatah Sukkur (faucons). Toutes rivalisent férocement entre elles au plan politique et c'est peu dire que l'harmonie ou l'amour ne règne pas entre elles. Plusieurs de ces groupes ont également revendiqué des tirs de roquettes sur Israël.

    Différentes sources d'information à Gaza confirment que ces miliciens sont pour la plupart, d'anciens policiers de l'Autorité palestinienne. Ils ont perdu leur emploi après la prise de pouvoir du Hamas, mais nombre d'entre eux continuent d'être salariés de l'Autorité palestinienne.

    Peu importe qu'ils aient viré de bord et vilipendent publiquement Mahmoud Abbas et ses orientations politiques. En bref, ces miliciens du Fatah préparent la guerre contre Israël mais touchent indirectement leurs salaires des donateurs occidentaux, y compris les États-Unis et de nombreux pays de l'UE, qui financent l'Autorité palestinienne.

    La Division martyr Nidal Al-Amoudi a récemment dénoncé Abbas pour avoir assisté aux funérailles de Shimon Peres, à Jérusalem. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a mis en scène les miliciens masqués de cette division en train de lire une vigoureuse condamnation d'Abbas pour sa présence aux funérailles de l'ancien président israélien.

    Sur la vidéo, les mêmes ont réitéré leur opposition à toute « normalisation » avec Israël et ont exigé d'Abbas qu'il présente ses excuses aux Palestiniens et au Fatah.

    Leur message se concluait par l'affirmation que la « lutte armée » est le seul moyen de « libérer la Palestine ».

     

    Les membres de la Division Martyr Nidal Al-Amoudi du Fatah ont lu une déclaration condamnant Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, pour sa présence aux funérailles de l'ancien président israélien Shimon Peres.

     

    Plus récemment, ce même groupe a « salué » l'exécution par balles de deux Israéliens de Jérusalem, - une grand-mère de 60 ans et un ancien officier de police de 29 ans - par Musbah Abu Sbeih. « Cette opération héroïque montre clairement que la lutte armée est profondément ancrée chez les Palestiniens », a déclaré la Division martyr Nidal Al-Amoudi. Le communiqué ajoutait : « l'opération est une réponse naturelle aux crimes de l'occupation ».

    Il ne faut pas s'y tromper. Ces groupes ne sont pas des dissidents. Ils sont convaincus d'être les seuls et authentiques représentants du Fatah, le vrai, celui qui n'a jamais reconnu le droit à l'existence d'Israël et qui tient la lutte armée comme le seul moyen de « libérer la Palestine ».

    En fonctionnant sous le label du Fatah, ils entendent rester fidèles à leur ancien chef, Yasser Arafat, qui a construit le Fatah comme un « mouvement de libération nationale » et n'a jamais vraiment abandonné l'option militaire contre Israël.

    Ce sont Abbas et ses collègues au sein du Fatah qui, disent-ils, ont dévié de la doctrine du Fatah et de ses vrais objectifs.

    Les jeux de pouvoir entre ces milices du Fatah sont le reflet des divisions politiques croissantes à la direction du Fatah. Selon diverses sources palestiniennes, les cadres du Fatah à Gaza n'ont plus rien en commun avec les dirigeants du mouvement en Cisjordanie. Les proches d'Abbas rejettent la responsabilité du schisme sur l'homme fort du Fatah en exil, Mohammed Dahlan.

    Ce dernier est accusé d'aider financièrement les dissidents pour mieux saper l'autorité de l'actuel président de l'Autorité palestinienne... qui est également le chef du Fatah. Abbas a récemment convoqué en urgence, à Ramallah, les cadres du Fatah de Gaza pour discuter de l'influence croissante de Dahlan à Gaza et des divisions au sein du Fatah.

    Cette initiative a eu lieu après que plusieurs milliers de membres du Fatah fidèles à Dahlan aient manifesté dans les rues de Gaza-City contre Abbas. Au cours de la manifestation, des photos de Mahmoud Abbas ont été brûlées et piétinées.

    Ces évolutions au sein du Fatah méritent d'être notées pour une bonne et simple raison : la communauté internationale continue de percevoir le Fatah comme le parti palestinien « modéré » avec lequel Israël devrait faire la paix.

    Or le Fatah est loin d'être un bloc monolithique ; de nombreux courants y prospèrent qui continuent de prôner – selon leur propre vocabulaire – la « libération de la Palestine » par la lutte armée.

    Par ailleurs, ni Abbas ni aucun de ses partisans en Cisjordanie n'ont jamais répudié les milices armées du Fatah. Et surtout, nombre de ces miliciens du Fatah continuent de percevoir un salaire de l'Autorité palestinienne.

    Le Fatah est en réalité une hydre à deux têtes ; l'une tient à la communauté internationale anglophone le discours qu'elle a envie d'entendre, à savoir, qu'elle soutient une solution à deux Etats et cherche un règlement pacifique au conflit avec Israël ; mais l'autre dit la vérité : elle est engagée dans une lutte armée pour la « libération de la Palestine », et prépare même la guerre avec Israël.

    A noter que certaines milices du Fatah opèrent également en Cisjordanie dans des territoires sous contrôle des forces de sécurité d'Abbas. Et comme leurs homologues de la bande de Gaza, leurs miliciens sont les salariés de l'Autorité palestinienne.

    Abbas a perdu la bande de Gaza deux fois : non seulement le territoire est passé entre les mains du Hamas en 2007, mais les milices qui, autrefois, relevaient de la direction du Fatah, empruntent un sentier à l'opposé des souhaits du commandement du Fatah en Cisjordanie.

    Le conflit entre le Fatah et le Hamas, qui a initialement divisé les Palestiniens en deux entités, l'une en Cisjordanie et l'autre dans la bande de Gaza, explique en partie pourquoi les Palestiniens sont plus éloignés que jamais de la construction d'un Etat indépendant.

    Mais les luttes internes au Fatah et le fossé qui sépare les différents dirigeants rend cet avènement plus problématique encore.

     

    Même les plus crédules soutiens d'Abbas n'ignorent pas que le Fatah qu'il incarne a perdu toute crédibilité : dans la réalité, ses « combattants », par milliers, préparent la guerre contre Israël.

    Khaled Abu Toameh, journaliste plusieurs fois primé, est basé à Jérusalem.

     

    Source:   https://fr.gatestoneinstitute.org/list_unsubscribe.php


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    Thinkerview : panorama géopolitique du Moyen-Orient

    Publié le dans Édito

    En octobre 2015, Pierre Conesa, spécialiste en intelligence économique et militaire, qui a fait une bonne partie de sa carrière au Moyen-Orient, s’entretenait avec Thinkerview et détaillait en une trentaine de minutes les positions de l’Arabie Saoudite et son rôle dans l’extension du sunnisme.

    Un an après, c’est l’occasion de revenir plus en détails sur la question et de tenir compte des développements récents dans la région.

    Et cette fois-ci, le spécialiste aura accordé un peu plus d’une heure de son temps à l’équipe de Thinkerview. En une heure, le balayage des sujets est évidemment trop rapide, et on a évidemment un petit goût de trop peu sur bien des aspects.

    La vidéo est disponible ici :

    Il ressort encore une fois de cet exercice le différentiel assez frappant de qualité de contenu qu’on peut obtenir d’une personne de terrain comme l’est manifestement Pierre Conesa, comparé aux « analyses » vagues et consensuelles qu’on nous propose sur d’autres médias, pourtant mieux dotés en moyens.

    Au passage, ce différentiel doit être encore plus visible lorsque, comme l’évoque Conesa vers 1:06:22, il se retrouve en présence de politiciens habituels sur le médiocre plateau d’une émission grand public, et qu’il est obligé de rappeler aux petits comiques politiciens alors présents que non, le Front National n’est pas la menace la plus prégnante au sortir des attentats parisiens.

    Ainsi, si notre homme est – format de l’exercice oblige – contraint de survoler certains aspects et de faire quelques raccourcis dans ses explications (que d’aucuns pourront évidemment trouver grossiers), la description qu’il fait des différentes forces en présence au Moyen-Orient et l’explication raisonnée de la diplomatie française sont assez claires et permettent de dresser un portrait sans fard de l’implication occidentale évidente dans les soubresauts qui secouent cette partie du monde.

    Dans cette vidéo, Conesa explique bien le mécanisme qui a vu, progressivement, les occidentaux, Français compris, s’acoquiner avec une Arabie Saoudite de plus en plus extrémiste : partant du principe, toujours posé, que 10 milliards d’euros de contrat allaient tomber, les Français ont toujours pris d’énormes pincettes avec les Saoudiens.

    Le prix à payer aura été un mutisme assez phénoménal de la France devant les atteintes pourtant nombreuses au droits de l’Homme dans ce pays (et on n’évoquera pas les corruptions politiques plus ou moins actives, « Nos Très Chers Émirs » faisant ça très bien).

     

    D’un autre côté, la France peut se réjouir de leur vendre des armes qui, suivant l’expression de Conesa, ne sont en définitive que des anxiolytiques pour un régime intrinsèquement instable à l’intérieur et, par conséquent, fort peu enclin aux conflits extérieurs.

     

    De leur côté, et Conesa l’explique là encore très bien (à partir de 5:30), les Saoudiens se sont retrouvés coincés entre les marchés passés avec les Occidentaux, pourtant infidèles, leurs demandes d’aide en cas de problèmes à leurs frontières (typiquement, lorsque l’Arabie Saoudite a été frappée sur son sol par les radicaux qu’elle a elle-même formés), et, de l’autre côté, la nécessité de respecter les dogmes islamiques édictés par leurs oulémas.

    Ces derniers ont habilement utilisé le levier religieux et obtenu en échange de leur souplesse théologique une application de plus en plus étendue de la sharia en Arabie Saoudite.

    Vers 16:30, Conesa s’attarde un peu sur l’épineux problème syrien (« une crise régionale et c’est nous [les occidentaux] qui sommes en train de la mondialiser »), et le replace dans le contexte plus global des interventions occidentales répétées (en Afghanistan, en Irak, Libye, puis Syrie) en notant qu’on a essayé de perpétuer ces États alors qu’il s’agit d’impostures créées de toutes pièces à la suite des colonisations puis des décolonisations et qu’elles ne tenaient qu’à coups de dictatures.

    Plus généralement et en incluant le Pakistan, la Somalie, le Bahreïn, le Yémen et le Nigéria, Conesa remarque qu’il s’agit essentiellement de conflits religieux entre les sunnites et les chiites et que les interventions occidentales y sont donc grossièrement déplacées (au même titre qu’une intervention de pays musulmans en Irlande du Nord pour séparer catholiques et protestants serait vue comme parfaitement inappropriée).

    Évidemment, ces éléments ramenés au niveau de la France en font un pays de « moyenne impuissance », emberlificoté dans ses grands principes humanistes, sa realpolitik énergétique et militaire et des jeux d’alliance avec les autres pays développés.

    Cette notion de « moyenne impuissance » est assez bien décrite vers 25:54 lorsque Conesa se lance dans un petit développement de nature stratégique : vers 1990, la révolution dans les affaires militaires américaines, utilisant les dernières évolutions technologiques, permet de mettre en place différents paradigmes stratégiques, comme des frappes suffisamment précises à distance de sécurité, de limiter à l’objectif précisément désigné et de rendre le champ de bataille « transparent » ; le principe est de limiter les dommages collatéraux et de réduire à zéro le nombre de morts occidentaux.

    En contraposée, une autre révolution a pris place : puisque nous frappions à distance, l’ennemi s’est rapproché de nous ; au zéro-mort de soldats occidentaux répondra les massacres terroristes de civils ; mieux : en face de la peur de soldats morts, on mettra des candidats au suicide.

    Comme d’habitude dans l’histoire, ce sont les perdants d’une guerre qui renouvellent la stratégie, pas les gagnants.

     

     

    image: http://h16free.com/wp-content/uploads/2015/11/hollande-les-fran%C3%A7ais-ne-doivent-pas-aller-dans-les-zones-%C3%A0-risques-parce-que-cest-dangereux.jpg

    hollande les français ne doivent pas aller dans les zones à risques parce que c'est dangereux

    Et malheureusement, comme d’habitude, la France semble à nouveau en retard d’une guerre : Daesh a des moyens de renseignements multiples sur le territoire français (32:00), et le salafisme, terreau du terrorisme islamique, est maintenant très présent sur le territoire sans que les autorités n’aient vraiment cherché à le combattre jusqu’à récemment.

    La tactique politico-religieuse mise en place par les intégristes, basée sur une dénonciation permanente de racisme ou d’islamophobie, a d’ailleurs très bien fonctionné.

    Au passage, Conesa remet l’église (ou la mosquée ?) au milieu du village en notant que la République française, jacobine, centralisatrice et très attachée à son Éducation Nationale, ayant toujours combattu l’apparition d’écoles coraniques, se retrouve en meilleure posture que certains autres pays qui se sont laissés tenter (Canada notamment).

    A contrario (vers 40:16), ce sont ces mêmes penchants, cette même défense laïcarde forcenée qui auront empêché la création d’une université de théologie musulmane vers 2000 par Mohammed Arkoun, et qui aurait pourtant permis de former des imams en dehors de l’influence délétère de l’Arabie Saoudite.

    En somme, avec cet entretien, Conesa nous offre une synthèse rapide mais globalement pertinente du tableau actuel des opérations, des forces en présence et des influences de pouvoir dans la géopolitique du Moyen-Orient et son impact sur la politique française.

    On s’étonnera cependant, sur la fin de l’interview (vers 1:00:00), d’un léger décalage entre ses positions vis-à-vis de l’Arabie Saoudite, assez lucides, et ses positions en faveur d’un renforcement de la capacité de l’État à agir, alors même que ce dernier peine à démontrer son efficacité ou sa pertinence, voire montre tous les jours que son envahissement dans notre vie privée se fait d’abord au détriment de nous tous.
    —-
    Sur le web


    En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/11/02/270479-thinkerview-panorama-geopolitique-moyen-orient#XyF8pbSUkTY2IauP.99

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    Abu Bakr Al-Baghdadi, un wahhabite exemplaire

    La calife autoproclamé de Daech obéit fidèlement au fondateur du salafisme

     

    Par  Albane de Saint Germain


    journaliste freelance

    Publié le 02 novembre 2016 / Monde Religion

     

     
    Al-Baghdadi wahhabisme Etat Islamique

    Al-Baghdadi en 2014. SIPA 00687708_000001

     

    Jamais la grande mosquée d’Al-Nuri, au minaret penché, que les habitants de Mossoul comparaient à la tour de Pise, n’avait connu pareil personnage.

    Un Irakien de la quarantaine, le teint bistre, les lunettes cerclées et la barbe noire bien taillée, le même qui quelques jours plus tôt avait menacé de détruire le célèbre minaret, priait maintenant devant une assemblée de fidèles.

    La vieille cité de Mossoul avait été obligée d’ouvrir ses portes à cet ancien étudiant de l’université islamique de Bagdad qui avait été successivement professeur de Charia, frère musulman, insurgé irakien, membre d’Al-Qaïda et du conseil consultatif des moudjahidines en Irak, émir de l’État islamique d’Irak, ami d’Oussama Ben Laden, et enfin émir de cet État islamique en Irak et au Levant qui prétendait s’étendre jusqu’en Syrie.

     

    Scène étrange

    Étrange parcours qui devait, en ce jour de juin 2014, en pleine période de Ramadan, mener ce haut représentant du terrorisme sunnite à revêtir une abaya et un turban noir et à prier et prêcher sous les auspices du drapeau de l’autoproclamé État islamique – un drapeau noir où le sceau du prophète Mahomet côtoie l’inscription « Il n’est pas d’autre Dieu qu’Allah ».

    Prêche où il fut beaucoup question du Jihad, ce « devoir ordonné par Allah » qui, assura l’homme à son auditoire, « vous fera entrer dans des jardins sous lesquels poussent des roseaux ».

    Très vite, on annonça les couleurs : les armes devaient être distribuées pour lutter contre les ennemis d’Allah, qu’ils fussent polythéistes, chrétiens, juifs, ou bien tout simplement infidèles.

     

    L’apocalypse était paraît-il à venir, et la justice divine allait faire la part belle à ceux qui lutteraient dans les sentiers d’Allah.

    L’étrange scène fut filmée, et fit vite le tour du monde. L’homme à l’abaya noire, c’était Abu Bakr Al-Baghdadi, et il venait de s’autoproclamer calife de l’État islamique sous le nom d’Ibrahim.

     

    Chose singulière que cette renaissance du califat, et plus singulière encore du fait que ce califat fantasmé par les salafistes djihadistes disciples d’Al-Baghdadi n’était point celui de l’Empire Ottoman, mais celui – jugé plus pur et plus raccord avec les principes originels de l’Islam, des Abbassides : peu importait cependant à ce calife de pacotille que le califat des Abbassides fût pour la civilisation islamique une grande époque de développement des arts et des lettres ; il ne s’agissait point pour le nouveau califat de prétendre renouer avec la haute civilisation Arabe, mais plutôt d’en épouser les plus noirs préceptes, à savoir la conquête et l’assujettissement de tous à la loi islamique.

    S’inspirer du fondateur du salafisme

    Et pour ce faire, quoi de mieux que de s’inspirer du fondateur du salafisme, Mohammed ben Abdelwahhab ?

    Ce prédicateur arabe du XVIIIe siècle, fondateur du mouvement qui porte son nom, le wahhabisme – mais que l’on connaît généralement mieux sous l’appellation de salafiste, par référence aux salaf, ces trois premières générations de musulmans qui pratiquèrent, paraît-il, un Islam de toute pureté – s’était distingué en son temps par ses prises de position particulièrement orthodoxes : à ses pairs, prétendument avilis et corrompus, il opposa les préceptes de l’école juridique sunnite la plus rigoriste qui fût, à savoir celle qui fut fondée au IXe siècle par Ahmad ibn Hanbal – l’école hanbalite.

    Mais cela n’était guère suffisant : il fallait encore qu’il possédât une doctrine, un manuel de savoir-vivre wahhabite qui pût devenir le livre de chevet de ses sectataires : ce fut là le rôle donné au Kitab al-Tawhid– ou « Traité sur l’Unicité » – dans lequel Mohammed ben Abdelwahhab dénonça les idolâtres, le culte des saints et de leurs tombes alors pratiqué dans la péninsule arabique – le fameux polythéisme aujourd’hui dénoncé par Abu Bakr Al-Baghdadi -, mais aussi les sorciers – catégorie qui regroupait entre autres les voyants, les augures et les astrologues -, auxquels il faut ajouter les blasphémateurs, et les façonneurs d’images – promis à la Géhenne, et bien sûr les juifs et les chrétiens – accusés tantôt d’être des polythéistes, tantôt d’être des sorciers.

    Le fondateur du wahhabisme était donc un dogmatique pour le moins sévère. Il ne négligeait pas non plus le droit islamique : comme Al-Baghdadi de nos jours, il suivait très assidûment les préceptes juridiques du jurisconsulte médiéval de la fin du XIIIe siècle Sheikh Taqi ibn Taymiyyah, lequel croyait à la très-haute autorité des salafs, attachait une grande importance au martyr et au djihad, distinguait clairement le domaine de l’Islam – dar-al-Islam – de celui des kouffars ou incroyants – dar-al-kufr -, et permettait que l’on qualifiât d’apostat quiconque n’agréait pas à ses vues sur l’Islam – que ce fussent les chrétiens, les juifs, les chiites, les soufis, ou bien encore les Mongols qui avaient conquis Bagdad en 1258, renversé le califat Abbasside, et qui ne respectaient pas scrupuleusement la Charia ; par surcroît, il préconisait de convertir les non-musulmans ou de leur imposer une jizya – c’est-à-dire un impôt – en cas d’insoumission  ; il s’agissait aussi, évidemment, de voiler entièrement les femmes.

    Ainsi imprégné de la plus rigoriste des doctrines hanbalites moyenâgeuses qui fût, le fondateur du wahhabisme devint un homme influent en s’alliant avec Mohammed ben Saoud, le premier de la dynastie des Saoud. Les wahhabites s’emparèrent ensuite de la Mecque et de Médine, et infusèrent leur doctrine dans le Royaume d’Arabie Saoudite créé au début du XXe siècle.

    Le plus exemplaire des wahhabites

    Revenons à Abu Bakr Al-Baghdadi : de l’eau a coulé sous les ponts depuis ce vendredi noir de Ramadan où il annonça aux fidèles de la grande mosquée de Mossoul le rétablissement du Califat, et si des distances ont été prises avec l’Arabie Saoudite wahhabite – trop conservatrice pour apprécier les velléités révolutionnaires d’Al-Baghdadi – et Al-Qaïda – qui n’a jamais eu la volonté de construire un État -, le wahhabisme reste le ciment commun du royaume saoudien, de maintes organisations terroristes – Al-Qaïda, Boko Haram, les Talibans – et de l’Etat islamique du calife autoproclamé.

     

    Abu Bakr Al-Baghdadi peut même se targuer d’être devenu le plus exemplaire des wahhabites : fort d’un trésor de guerre d’un demi-milliard de dollars – fruit d’une quinzaine de puits de pétrole – et d’un territoire presque aussi grand que celui du Royaume-Uni, le calife wahhabite a pu assujettir tout un peuple à la doctrine aussi dangereuse que néfaste de son père spirituel, Mohammed ben Abdelwahhab : l’éducation de la jeunesse du califat n’a point été négligée : elle apprend désormais tantôt le maniement de la kalachnikov, tantôt les préceptes du salafisme révolutionnaire ; l’art et la musique, diaboliques par essence, ont été proscrits ; et surtout, la Charia a été très strictement mise en place : des décapitations, des crucifixions et des lapidations d’infidèles et d’apostats ont lieu régulièrement sur la place publique : rien qu’au mois d’octobre, un garçonnet de onze ans, voleur du dimanche, a vu sa main coupée, tandis que des «  apostats » ont été décapités ; une brigade des mœurs dirigée par des femmes, la brigade Al-Khansaa, a été mise en place : copie féminine de la police religieuse d’Arabie Saoudite, elle distribue d’improbables châtiments aux femmes qui auraient le malheur de ne pas respecter scrupuleusement la Charia – porter du maquillage, notamment, est un crime qui, à Raqqa comme à Mossoul, peut vous valoir des coups de fouet.

    C’est donc un fort bon élève de Mohammed ben Abdelwahhab que cet Abu Bakr Al-Baghdadi ; c’est un Salaf qui ne fait point de compromis ; c’est un wahhabite exemplaire. Plus exemplaire que les Saoud car peu lui chaut de paraître infréquentable aux yeux de l’Occident.

     

    La Légion d’honneur et le palais de l’Élysée, c’est l’apanage du royaume wahhabite saoudien.

     

    Le wahhabite de Mossoul, lui, préfère couper des têtes en toute quiétude – jusqu’à la chute de son bastion irakien, du moins, car la bataille de Mossoul bat son plein.

     

    Source:    http://www.causeur.fr/abu-bakr-al-baghdadi-


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    CARTE. Irak : comment a évolué le front à Mossoul après 15 jours de combats

    Après des mois de préparations, l'offensive pour la reprise de Mossoul, dernier grand bastion en Irak de l'Etat islamique, a débuté il y a quinze jours. 

     

    Pour mesurer l'évolution du front depuis lors, nous avons représenté les territoires contrôlés par les différentes forces en présence sur deux cartes.

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    Nicolas Enault   France Télévisions

    Mis à jour le
    publié le

    Cliquez de part et d'autre de l'image, ou déplacez la barre verticale blanche située au milieu de l'écran, pour constater l'évolution entre le 17 octobre 2016 (à gauche) et 3 novembre 2016 (à droite).

    La principale avancée des forces de sécurité irakiennes se situe à l'est et au sud-est de Mossoul.

    Les soldats de l'armée loyaliste ont ainsi réalisé leur première entrée dans les rues de la ville depuis sa chute, au milieu de l'année 2014.

    Les jihadistes de l'Etat islamique opposent une forte résistance à cet assaut, vendredi 4 novembre, selon les déclarations d'un responsable des unités du contre-terrorisme irakiennes rapportées par l'AFP.

    Sur le front ouest, les forces de sécurité, composées pour l'essentiel de milices chiites, progressent en direction de la ville de Tall Afar, dont la prise marquerait l'encerclement total de la ville de Mossoul. 

     

    Enfin, l'armée irakienne poursuit également sa progression sur le front sud.

     Seule la ville d'Hammam al-Alil se dresse désormais entre elle et les faubourgs de Mossoul.

    Selon l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW), l'objectif principal des forces de sécurité sur ce front sud serait l'aéroport de Mossoul ainsi qu'une base militaire actuellement occupée par les combattants du groupe Etat islamique.

    La prise de ces installations faciliterait les prochaines opérations en direction du centre-ville.


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    SANGARIS, UNE VICTOIRE POUR L’ISLAM CONQUÉRANT

    (par l’Imprécateur)

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    En France, depuis le 30 octobre, Hollande vient de terminer une guerre de plus après celle du Mali. L’opération Sangaris au Centrafrique est arrêtée.

     

    De même qu’au Mali et en Afghanistan, plusieurs centaines de soldats français vont rester en Centrafrique pour former les militaires de la force internationale chargée de prendre le relais et protéger le gouvernement en place qui convient bien, comme au Mali, au gouvernement français actuel.

    Au Mali, après le départ des Français, les bandes de narco-islamistes et les trafics qui les alimentent financièrement ont repris dans le Nord où la force internationale a pour ordre d’éviter les provocations, de ne tuer personne et de limiter son inaction à la protection de Tombouctou.

    On ne parle plus des deux journalistes de RFI enlevés à Kidal en 2013 et retrouvés tués le 2 novembre de la même année. Hollande ne fera aucune commémoration aux Invalides, cela pourrait réveiller des souvenirs et inciter quelques journalistes ou autres curieux à penser, par exemple, que c’est le moment de retourner à Kidal (N-E du Mali) voir les Touaregs qui disent connaître le véritable emplacement du crash du vol Air Algérie dont la disparition reste toujours aussi mystérieuse (1). Impossible, Kidal est tenue par les groupes djihadistes et mafieux et les autorités aussi bien maliennes que militaires internationales refusent les autorisations de s’y rendre.

    Au Centrafrique la France s’en va. Contente ! La capitale est à peu près calme, le gouvernement local reconnaissant à la France, les affaires ont repris, que demander de plus vous diront Le Drian et Hollande ?

    Souvenons-nous. En 2013, les paysans centrafricains sont excédés par les exactions, les viols, les incendies d’églises avec croyants inclus.

    Ils sont très majoritairement chrétiens, prennent les armes, c’est-à-dire leurs coupecoupes, pour se venger et chasser les milices et mafias musulmanes qui les oppriment et les rançonnent. On les baptise « anti-balakas » et ils se mettent à tuer les musulmans qu’ils trouvent sur leur chemin sans se soucier de savoir s’il s’agit de djihadistes, les sélékas armés eux de kalachnikovs, ou de commerçants. Ils mettent même le feu à quelques lieux de prière musulmans, quelle horreur !

     

    C’en est trop pour la bienpensance française, on parle de « génocide des musulmans » et les socialistes envoient l’armée pour rétablir l’ordre, comme d’habitude sans demander l’avis pourtant obligatoire du parlement.

     

    L’opération Sangaris commence le 5 décembre 2013, ce n’est après tout que la septième intervention militaire française depuis l’indépendance du pays en 1960 où des tyrans, dont Bokassa, se sont succédés avec la bénédiction de Paris. France-Afrique est toujours bien vivante.

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    Pourquoi Sangaris ? C’est le nom d’un papillon africain « un papillon, ce n’est pas méchant, ça ne dure pas très longtemps, c’est considéré comme joli et politiquement correct » explique J-V Brisset, directeur des recherches de l’Iris dans Les Echos. Explication qui a certainement plu à Hollande.

     

    Elle est bisounours comme aiment les socialistes et vaut mieux que l’explication plus militaire et plus virile qu’en donne Plutarque : Sangaris serait le nom du fleuve rougi par le sang des Amazones égorgées par Achille et ses compagnons.

    Or le papillon Cymothoe sangaris est bien de couleur rouge sang. Peu importe finalement, sinon pour le symbole, Sangaris est morte. Mais pour quel résultat ?


    Bernard Lugan, l’un des meilleurs, sinon Le meilleur connaisseur de l’Afrique, affirme que le résultat annoncé n’a pas été atteint.

    Le 5 décembre 2013, 600 militaires sont envoyés rejoindre ceux qui se trouvent déjà à Bangui, la capitale, de façon quasi permanente sous des prétextes divers. Ils arrivent le 6 décembre, en pleine bagarre entre les milices musulmanes sélékas et leurs kalachnikovs et les Chrétiens armés de leurs coupe-coupes. 

     

    En deux jours, selon Amnesty international qui a une antenne locale, 1000 chrétiens sont massacrés et 60 musulmans tués« .

     

    ’était donc bien le « génocide de musulmans » que craignaient les socialistes ! L’armée française rétablit l’ordre, ça c’est bien.

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    En décembre 2013, les islamistes sélékas tiennent la zone orange. Les Français arrivent pour protéger Bangui.

    Ce qui est moins bien, c’est qu’elle s’éloignera rarement de Bangui, limitant son action à protéger le gouvernement, l’aéroport international et les biens des résidents français.

     

    Pour faire court, fin 2016 les Chrétiens du Sud du pays n’osent plus aller dans le Nord et l’Est tenus maintenant par les musulmans et leurs milices surarmées formées au Soudan d’où ils sont arrivés par la frontière Est.

    Inversement, les musulmans savent que s’ils vont dans le Sud, ils seront massacrés.

    L’islam, qui n’était présent que dans le cinquième nord-ouest du pays et la capitale en 2013, a conquis et islamisé plus de la moitié du pays sous le regard attendri de Le Drian, prenant en étau les Chrétiens.

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    Jugez de la détermination des troupes françaises : « le 5 décembre, alors qu’elles sécurisent l »aérodrome de M’Poko, sur lequel se sont réfugiés près de 2 000 Centrafricains pour fuir les combats, les forces françaises ont été prises à partie à trois reprises par un pick-up armé.

     

    Selon le ministère de la défense française, au troisième tir, les militaires français ont riposté détruisant le véhicule. » (Wikipedia) Alors quoi ? Ils jouaient à la belote et ont attendu la fin de la partie pour commencer à riposter ? Non, ils attendaient l’ordre les autorisant à le faire. Hallucinant ! Mais l’alerte a été chaude.

     

    Deux jours après, l’effectif est porté à 1200 hommes et ils seront autorisés à riposter immédiatement à une attaque. On sait réagir à l’attaque d’un pick-up et de cinq ou six djihadistes en armes, au ministère de la guerre tenu par le socialiste Le Drian.

    C’est dur la guerre à la mode socialiste !

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    Il y a quand même eu 3 morts, dont un dans un accident de voiture, et 120 blessés chez les Français tentant à Bangui de s’interposer dans les bagarres entre sélékas et anti-balakas.

    Bref, Bangui finit par être « sécurisée » début 2014 avec la participation des troupes internationales africaines de la FOMAC, la future MISCA. Surtout parce que beaucoup de musulmans ont fini par quitter la ville et que l’archevêque est intervenu pour calmer les chrétiens assoiffés de vengeance..

    De plus, la sécurisation de Bouar et Bossangoa, deux autres villes centrafricaines, a été provisoirement  réalisée par des troupes françaises venues du Cameroun et reparties aussitôt.

    Bangui a été sauvée, mais pas le reste du pays, dit Bernard Lugan, ce que confirme Peter Bouckaert, en mission pour Human Rights Watch. « Les Français pensaient pouvoir se limiter à désarmer les ex-rebelles au cours d’une mission qui leur semblait simple au départ, conçue pour un succès rapide. Or rien ne s’est passé comme prévu … Face à cette nouvelle réalité, les militaires français donnent surtout l’impression d’être tétanisés. Quand on leur a signalé que les musulmans allaient être massacrés dans le quartier de PK13 à Bangui, ils nous ont répondu qu’ils ne souhaitaient pas prendre parti dans ce conflit ! »


    C’est en partie inexact. La réalité, c’est que les militaires recevaient des ordres contradictoires du ministère qui voulait être tenu au courant de tout et décider de tout.

    Peter Bouckaert, finit à la longue par le comprendre et en tire la conclusion que le gouvernement français n’avait « pas de stratégie digne de ce nom« .

    Pour l’ambassadeur français en Centrafrique, Charles Malinas, le bilan de l’opération est positif, la vie commence à reprendre son cours et « tout redémarre à Bangui« . Il déclare que les violences « sont de plus en plus limitées et circonscrites à quelques arrondissements« . Juste quelques lynchages, une misère.


    L’important est que Bangui ait retrouvé le calme et, surtout, que la communauté musulmane ait été protégée, comme l’a signalé en mars dernier Volker Turk, haut responsable du HCR à l’ONU.


    C’est bien, comme cela ils pourront, sitôt les troupes de Sangaris parties, recommencer ce qui avait provoqué la colère des chrétiens : islamiser, imposer la charia dans le villages conquis et la capitale, soumettre et persécuter les chrétiens. L’islam ordinaire.

    « Aujourd’hui, le chaos centrafricain n’a pas cessé et le pays est largement aux mains de cette même Séléka et de ses divers chefs de guerre, souvent des Soudanais.

    L’échec est donc total et il doit être imputé aux dirigeants politiques français qui ont constamment donné aux militaires des ordres aberrants« . (Bernard Lugan)

    Le président Touadera, élu en 2016 grâce à la France, est incapable de reconstituer un Etat qui n’existe plus, les sélékas tiennent plus de la moitié du pays.


    « Les malheureuses populations occupées sont ainsi revenues aux temps des raids à esclaves lancés depuis le Soudan et dont leurs grands-parents avaient été délivrés par la colonisation. Elles avaient naïvement cru que les troupes françaises étaient venues pour les libérer.

    Leur amertume est donc grande car l’Elysée n’avait en réalité décidé qu’une gesticulation humanitaire sous habillage militaire.« 

    Hors de question en effet de prendre le risque de fâcher la communauté musulmane nationale française en exterminant au Centrafrique le colonisateur islamique que sont les sélékas, il fallait au contraire le protéger, objectif réel de Sangaris.

    Le gouvernement socialiste n’est-il pas l’ami et le fourrier de l’islam et de sa déclinaison saoudienne et qatarie l’islamisme sunnite ?

    L’Imprécateur

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    RAPPEL

    (1) Pour les lecteurs qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur ce qui est devenu un secret d’Etat (denrée devenue rare depuis les confidences journalistiques du président sortant), nous publions ci-dessous des extraits des articles signés Maurice D., parus l’été 2014, quelques mois avant la fermeture arbitraire et illégale de Minurne 1 par la police politique du gouvernement Valls en décembre 2014.

    Le 27 juillet 2014

    AH 5017 : UN MENSONGE D’ETAT ? (par Maurice D.)

    Vendredi matin Hollande n’avait pas grand-chose à dire à chacune de ses interventions sur BFMTV : un coup pour nous dire qu’un avion d’Air Algérie était porté disparu dans le Nord du Mali, un coup pour nous dire qu’il avait été retrouvé dans le Sud du Nord à la frontière du Burkina Faso et qu’il avait donné l’ordre aux militaires basés à Gao d’entreprendre activement des recherches, un coup pour nous dire qu’on avait retrouvé l’une des deux boites noires, un coup pour nous dire qu’il restait au micro tant que la lumière ne serait pas faite sur ce drame, un coup pour nous dire que des familles entières avaient été décimées et qu’elles seraient reçues (sic) au ministère des Etranges Affaires par monsieur Fabius, le père du célèbre flambeur Thomas Fabius qui doit 2 millions d’euros au casino de Monaco, roule en Audi, a un appartement de 7 millions d’euros à Paris, mais qui, n’ayant aucun revenu officiel, ne paie pas d’impôts.

    Finalement on ne sait pas grand-chose. De quel avion parle-t-on ? La plupart des journalistes ne le savent pas, j’ai lu que c’était un Boeing 777, puis un Airbus et le plus souvent, dans les articles, aucune marque ni modèle n’est mentionné. Il s’agit d’un MD83, donc un vieux modèle de Mac Donnell Douglas de trente ans d’âge, équipé de deux gros moteurs JT8D Pratt & Witney.

    Ces vieilles touques ne volent pas très vite, plus ou moins 800 kmh, consomment beaucoup, mais ne présentent pas de risque particulier si elles sont bien entretenues.
    Il est loué par Air Algérie, qui l’exploite, à une société espagnole qui dit l’avoir fait vérifier à Toulouse il y a une quinzaine de jours. Donc, a priori, ce n’est pas un défaut d’entretien qui serait la cause de l’accident.


    Il peut emporter 178 personnes, il y en avait 116 à bord, il n’était donc pas à pleine charge.


    Il devait partir dans la nuit de mercredi à jeudi, à 0 h 45 de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, il n’est parti qu’à 1 h 17. Pourquoi ? Incident technique de dernière minute ? VIP en retard ayant obtenu un sursis de 30 minutes ? Mauvaises conditions météorologiques ? Nous n’avons pas la réponse, mais il y avait des orages plus au Nord, vers la frontière et au-delà, qui ont peut-être justifié ce retard. Il allait à Alger. Tiens, premier mensonge.

    On nous répète en boucle que c’était un vol Ouagadougou-Alger, or, c’était en réalité un vol Ouagadougou-Paris avec escale à Alger.

    RFI a publié le plan de vol, il va bien jusqu’à Paris. Cette différence en apparence minime explique en partie l’ingérence massive de la France et de son président, Allah le bénisse et l’oigne d’huile d’olive vierge, dans une affaire qui est a priori une affaire entre le Burkina, aéroport de départ, et l’Algérie dont la compagnie nationale gère le vol.
    Sur les 116 passagers, il y avait 54 Français « en incluant les bi-nationaux » (Le Monde). Combien exactement de bi-nationaux franco-burkinabés ? Tsss, tsss, la France ne tient pas de statistiques ethniques. Et ceux-là seuls comptent, les 62 autres sont des métèques sans importance, des Allemands, des Algériens, un Ukrainien, 4  Canadiens… qu’est-ce que notre vertueux gouvernement, qu’Allah le protège, en a à branler ? Hein, je vous le demande.


    Le MD83 décolle, franchit la frontière du Mali, avec difficulté nous dit Le Monde, « alors qu’il tentait de franchir la frontière malienne« . Quoi ? Barbelés ? Chiens féroces et gardes armés jusqu’aux dents ? Haute muraille ? Non, c’est une figure de style que les scribouillards  du Monde qui se disent journalistes utilisent pour dramatiser la scène. Il commence à survoler le Mali à 33 000 pieds (en principe, mais on ne sait pas, il volait peut-être plus bas, les boites noires le diront), une altitude où il se moque des tempêtes de sables.

    « Elles vont rarement au-delà de 3 000 mètres » m’ont affirmé deux vieux ex-pilotes, (dont l’un fut directeur de l’aéroport de Niamey) qui ont traversé le Sahara des centaines de fois dans les années 60-80 « si on volait bas,on sautait par-dessus« .

    Ce n’est pas une tempête de sable qui a causé la chute du MD83. Par contre, il y a les cumulo-nimbus dont la base est à 1 000 mètres ou plus et qui peuvent culminer à 15, voir 18 000 mètres avec en leur centre des vents tourbillonnants ascendants et descendants de plus de 100 km/h. « Ils sont dangereux, mais on les évite en tournant autour.

     

    Le radar les signale longtemps avant (aujourd’hui 200 km), et même de nuit, sans radar, on voit ces nuages de loin, surtout s’ils sont porteurs d’orages avec des éclairs. Et puis, au-dessus des nuages où nous sommes, il y a la lune, on voit bien de loin ces énormes colonnes zébrées d’éclairs« . « OK, mais si vous en contournez un, que vous vous trouvez surpris par un second qui était derrière ? » « Ça m’est arrivé plusieurs fois, me dit l’un, on est très secoué, l’avion tombe dans des « trous d’air » quand il arrive dans une colonne de vent descendante, mais à ma connaissance, on s’en sort toujours, secoué, le trouillomètre à zéro avec parfois des traces de brûlure sur la carlingue si l’avion a été touché par la foudre, mais avec la vitesse de l’avion et l’altitude, on a largement le temps de récupérer en sortant du nuage« .


    D’ailleurs à leur connaissance, il n’y a eu aucun accident d’avion provoqué par la météo dans le Sahara (l’avion dans lequel le général Leclerc et l’équipage plus un inconnu moururent – 27 novembre 1947 – a officiellement été victime d’une tempête, elles ont bon dos, mais selon les Touaregs du coin, il a surtout été victime de tirs).


    Si le MD83 est tombé pour une raison météorologique, il faudra nous le prouver ! Cependant, à 200 km environ au nord de la frontière, le MD83 demande l’autorisation de faire demi-tour, puis cesse d’émettre. Nous sommes jeudi matin vers 2 h 30 – 2 h 45. À 6 h, Alger constate qu’il n’est pas arrivé, il faut bien admettre qu’il a disparu.

    Mais Alger refuse de diffuser la nouvelle, attend la fin de la matinée pour convenir de la disparition de l’avion et n’envoie personne aux premières réunions de crise organisées par le gouvernement du Burkina.

    Les familles et un diplomate venus accueillir à l’aéroport d’Alger ceux qu’ils attendaient s’en plaignent, c’est le début d’un mouvement de protestation qui se développe sur les réseaux sociaux algériens. Pourquoi cette mauvaise volonté du gouvernement  algérien ?

    Mystère. C’est par les chaînes de télévision du Burkina et du Mali qui ont diffusé la nouvelle dans la matinée du jeudi que les familles algériennes apprennent la nouvelle, parce que l’armée du Burkina était sur le site du crash dès jeudi et a pris des photos et vidéos.

    Ce sont celles que diffuse France 2 plusieurs heures plus tard « en exclusivité ». Car la France aussi a tardé à annoncer la catastrophe : alors que l’avion n’était pas arrivé à Orly en milieu de matinée, l’annonce n’a été rendue publique que le soir. Pourquoi ? Le temps de se concerter avec Alger pour savoir quelle version balancer aux naïfs téléspectateurs ? Bizarre, vous avez dit bizarre ?

    Ainsi, quand notre valeureux et vénéré président, qu’Allah le bénisse, donne l’ordre à « son » armée de lancer des recherches, ce qui reste de l’avion est déjà cerné de soldats burkinabés !

    Du coup, nos militaires partent immédiatement de Gao (ils y sont un millier) avec camions et 4×4 en sachant exactement où il faut aller chercher.


    Le vendredi matin, ils sont sur place. Ils voient des débris de petite taille, quelques dizaines de centimètres au plus, étalés sur 300 mètres, version Fabius, 500 mètres, version du général burkinabé Gilbert Diendéré arrivé le premier, plus quelques rares gros morceaux, deux tâches blanches en haut de la zone brûlée, pour l’essentiel des tôles.


    Le général Diendéré déclare aussitôt qu’il sera quasiment impossible de retrouver des corps, car il ne voit que quelques petits débris humains.

    Les « experts » français,  que je mets entre guillemets car ils ont prouvé leur inexpertise flagrante avec le précédent crash, celui de MH17 en Ukraine, déclarent aussitôt que la concentration des débris métalliques sur une si petite surface prouve que l’avion n’a pas explosé en vol, mais en arrivant au sol.

    Un de mes deux vieux ex-pilotes me dit qu’il a regardé le nombre de débris au m2 et que s’il n’y en a que sur 300 mètres, il manque environ 80 % du poids de l’avion (73 tonnes dans le cas du MD83) et presque cent pour cent du poids de passagers (entre 8 et 9 tonnes) dont pratiquement rien n’est visible à l’œil nu. Il l’a remarqué tout de suite.

     

    Les « experts-rigolos » ont fini par en convenir aussi et ils trouvent une explication : l’avion est tombé à la verticale à grande vitesse et s’est enfoncé dans le sol. On ne voit rien à la surface, mais il est en dessous, juré-craché, croix de bois croix de fer, si j’mens j’vais en enfer.

    Celui de mes deux vieux qui connaît le terrain pour y avoir chassé quand il était directeur d’un aéroport voisin et qu’on pouvait circuler en toute sécurité parce qu’il n’y avait pas de djihadistes, manque de s’en étouffer de rire. « Impossible, m’affirme-t-il.

    Le sol est marécageux en saison des pluies, c’est vrai, mais ce sont des flaques qui se forment pendant la pluie et disparaissent en 24 heures. Le sol est peut-être perméable et un peu mou en surface en cette saison, mais caillouteux et dur en profondeur même quand il est boueux  pendant quelques heures.

    Si l’avion s’était écrasé à la verticale, il aurait explosé au sol et on retrouverait en surface les gros morceaux qui manquent : les moteurs, de gros morceaux de carlingue, des fauteuils, des bagages, notamment les sacs qui explosent mais étant mous résistent mieux que les valises, et des corps sinon intacts, du moins avec des morceaux conséquents, bustes, bras, etc. »


    J’adhère à son raisonnement d’autant mieux que je pense à un « détail », la queue pèse dans les 6 tonnes, donc il y aurait 70 tonnes de ferrailles qui auraient été ensevelies ? Sans laisser de traces à l’extérieur, notamment un énorme cratère aux bords élevés en talus de plusieurs mètres de haut, encore amplifiés par l’explosion des réservoirs ?

    Impensable !  « Alors ? » « Alors, il n’y a là que la queue de l’avion avec ses deux boites noires, le reste est ailleurs, peut-être quelques kilomètres plus loin, et cela montre que l’avion a explosé en vol et non au sol, d’ailleurs les traces de brûlure sont beaucoup trop restreintes pour que ce soit celles de l’incendie de plusieurs tonnes de carburant. » «

     Mais un berger peul dit avoir vu l’avion tomber en flammes » « Oui, il y a des Peuls dans le voisinage, mais ce berger n’a sans doute vu qu’un morceau de l’avion« .


    Conclusion : que veulent dissimuler les autorités ? Un attentat anti-algérien,  ce que pensent les autorités algériennes semble-t-il, ou anti-français, ce que craignent les autorités françaises car l’avion allait à Paris et devait peut-être exploser au-dessus de la France, sans compter le modèle multiculturaliste du « vivre ensemble » qui s’effrite sous leurs yeux de jour en jour ?

     

    J’arrête ici, car François Hollande intervient encore (sur iTélé) pour annoncer la construction d’un mausolée à l’emplacement désigné pour être l’endroit où l’avion MD83, n° de vol AH5017 se serait écrasé.

    Ils vont être contents les Peuls du coin, ça leur fera un endroit vertical pour pisser, chose rare dans ce semi-désert.

     

    Et ils n’offenseront aucune mémoire puisque les corps des victimes du crash ne sont pas là, pas plus que l’essentiel de l’avion.

    Et puis, il y aura bientôt un nouvel événement pour distraire le bon peuple, et dans quinze jours AH5017 sera tout aussi oublié que l’est déjà MH17.

     

    Le 31 juillet 2014

    VOL AH 5017 : LES RAISONS D’UN MENSONGE D’ETAT (par Maurice D.)

    Beaucoup de réponses devraient être apportées par les deux boîtes noires miraculeusement retrouvées alors que 80 % de l’avion manque.


    Mais pas avant longtemps, car le B.E.A. (Bureau d’Enquêtes et d’Analyses) chargé de leur étude est toujours très lent à rendre ses conclusions, au minimum plusieurs mois, parfois plusieurs années (trois ans pour le vol Rio-Paris). De plus, l’une des boites est, dit-on, « très abimée« , justement celle qui contient les enregistrements à l’intérieur de l’appareil. Cela doit arranger bien du monde ! Il sera en effet difficile de répondre aux questions :

    • Pourquoi le pilote a-t-il annoncé un demi-tour alors qu’il avait dépassé la zone orageuse, comme s’il voulait y retourner ?  
    • Pourquoi est-il impossible de connaître le nombre exact de passagers ? Les autorités du Burkina donnent 108 passagers (pax) + 6 équipages = 114, Air Algérie 111 pax + 6 équipages = 117, Jeune Afrique a trouvé 119 pax + 7 équipages = 126, l’Elysée a donné une fois 116, puis 118.
    • Même imprécision sur les effectifs des trois nationalités les plus représentées : Français 51, chiffre donné par F.Hollande, 53, 54 ou 55 chiffres donnés par le Burkina et l’Algérie ? Burkinabés 24 ou 26 ? Libanais 6, 8, 16 ou 20 comme l’ont affirmé les autorités libanaises ?

    « 33 soldats de l’armée française qui étaient au Mali et en Afrique, parmi lesquels trois officiers supérieurs des services de renseignements français» se trouvaient à bord du vol, ainsi qu’un «leader du Hezbollah se faisant passer pour un homme d’affaires » ont écrit International Business Times, Corriere della Sera, Times of Israël, le journal algérien Echobrouk et quelques autres.

    Le Monde (29 juillet) s’en moque et parle d’une « information non vérifiée« , mais lui-même n’a pas vérifié si elle n’était pas exacte, se contentant de plaindre ces pauvres journaux qu’il traite en médias de seconde zone ! Incertitude aussi sur les explications données pour justifier le manque de l’essentiel de l’avion, de bagages, de sièges et de corps : pour les uns l’avion s’est enfoncé verticalement, ce qui est mécaniquement impossible dans un sol aussi dur même humidifié en surface par les pluies, pour les autres il a explosé et les morceaux manquants seraient « sous un mètre de sable« .

    Mais s’il a explosé, même au sol, il y aurait alors une grande partie des sièges, bagages et passagers éparpillés à l’entour, ils n’y sont pas.

    Le général Diendiéré l’a répété à deux reprises, jeudi et samedi : très difficile de trouver les corps, il n’y a que des petits débris de chair éparpillés dont un grand nombre ont déjà été mangés par les hyènes, les fennecs et autres charognards.

    Très difficile d’avoir une certitude sur l’avion lui-même, faute de grosses pièces et de morceaux permettant avec certitude son identification, « il est complètement désintégré« .

    De plus, un Monsieur Somda, membre d’une famille qui a perdu quatre personnes dans l’accident et qui a pu se rendre sur le site dans un hélicoptère de l’armée du Burkina l’a déclaré aussi : « Je n’ai vu aucun débris humain« . Comment rapatrier des corps dans ces conditions ?

    Le Monde du 27 juillet faisant référence au premier rapport des gendarmes et de membres du B.E.A. écrit : « Le cratère dans le sable laisse imaginer la violence inouïe de l’impact.

    Il ne reste quasiment rien de l’avion, littéralement pulvérisé.

    Il y a çà et là, concentré sur un carré de 300 mètres, des débris, de rares affaires personnelles accrochées dans les buissons desséchés, une longue trace en V de sable et pierres noircis, aucun morceau intact de carlingue ou de turbine mais des pièces métalliques tordues, fondues. Et aucun corps des 118 personnes qui se trouvaient à bord« .

    L’auteur de l’article montre une photo indiquant dans le carré en bas à gauche  la zone circulaire de 80 km de diamètre dans laquelle, à son avis, il faudrait rechercher le reste de l’appareil et les corps des passagers, car lui aussi ne croit pas que l’avion entier soit dans le cône marqué en rouge en haut de la photo. Dans le texte du Monde, « des débris, de rares affaires personnelles… aucun corps » confirme que le gros de l’appareil n’est pas là. Est-il interdit de penser que l’avion perd un morceau de sa queue, quelques bagages de soute et peut-être quelques passagers, continue sa route puisqu’il a toujours ses moteurs, mais l’équipage amorce une descente rapide (repérée par les radars burkinabés) pour sauver les passagers, annonce son demi-tour, ne peut l’effectuer et l’avion déjà à basse altitude et hors de vue des radars burkinabés va chuter plus loin ?

    Les habitants de Anguiff, au Nord-ouest de Kidal, ont signalé à « des militaires » avoir entendu un avion tomber la même nuit, à la même heure, vers deux heures du matin. Pourquoi personne n’est-il allé vérifier ?

     

    La réponse est donnée par Jeune Afrique (Le Monde osera-t-il dire que ce journal réputé n’est pas fiable lui non plus ?) dont la version diffère largement de la version officielle française : « Le contact avait été perdu avec l’équipage dans l’espace aérien malien », près de la frontière algérienne, … (citant RFI) : l’appareil d’Air Algérie aurait été localisé au nord de la localité d’Aguelhoc, dans la région de Kidal, au Mali.

     

    Tôt ce matin, des habitants de la zone ont dit avoir entendu de fortes explosions et ont alerté des forces militaires présentes dans le nord du pays… » Alors pourquoi ne pas avoir été vérifier ?

    Réponse de Jeune Afrique : « On se bat.

    Entre l’armée, les milices et les rebelles touaregs, rien ne va plus… Au moment même où les négociations entre l’Etat malien et les groupes armés qui occupent le Nord du pays débutaient, le 16 juillet à Alger, dans le désert les hommes affûtaient leurs armes et leur soif de vengeance.

    Lorsque les uns s’apprêtaient à livrer bataille sur des mots (« autonomie », « indépendance »), les autres se demandaient quand aurait lieu la prochaine boucherie… la situation dans le Nord-Mali est plus instable que jamais.

    Ce n’est plus un désert de sable, c’est un labyrinthe de sang dont personne n’a pour l’heure trouvé l’issue, et dans lequel seule l’hydre à plusieurs têtes que sont les groupes jihadistes semble trouver son bonheur.

    Le 14 juillet, l’armée française a perdu un neuvième homme depuis le début de l’opération Serval.

    Tué dans les environs d’Al Moustarat, au nord de Gao, par une voiture chargée d’explosifs et lancée à toute vitesse sur une centaine de soldats en mission…Aujourd’hui, le Nord est une mosaïque de milices incompréhensible pour le profane. Des Touaregs se battent contre des Touaregs.

    Des Arabes se battent contre des Arabes.

    Et tout ce beau monde cohabite avec les groupes jihadistes, qui sont toujours là. C’est une poudrière incontrôlable. Et incontrôlée…

    L’armée malienne, défaite par les irrédentistes touaregs à Kidal, n’a pas seulement déserté le fief des Ifoghas. Elle a aussi perdu le contrôle de presque toute l’étendue désertique qui se situe au Nord de la boucle du fleuve Niger. En quelques heures, une bonne partie des localités qu’elle avait réinvesties dans le sillon de l’armée française début 2013 ont été abandonnées aux forces rebelles, ou à leur propre sort.

     

    Ménaka, Tessalit, Aguelhok, Anéfis, Ber, Kidal… Les seules villes du Nord dans lesquelles l’armée est en mesure d’imposer sa loi (avec l’aide des forces étrangères) sont Tombouctou, Gao et Bourem. Les drapeaux du MNLA et du HCUA flottent à nouveau…

    Les Français n’ont pas pour vocation de faire la police et ne veulent surtout pas se mêler du conflit avec les rebelles touaregs, qu’ils considèrent comme un problème intérieur au Mali. « Notre priorité est de traquer les éléments terroristes », indique-t-on à Paris.

    Quant aux Casques bleus, ils brillent par leur absence, surtout dans les zones rurales. (Citant le membre de la famille Somda, le libanais Méroué -dont l’épouse et les enfants sont morts dans le crash- et un responsable du consulat de France à Ouagadougou, tous trois dans l’hélicoptère miliaire burkinabé) : « Nous avons vu des débris d’avion. Des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion« .

    Ce qui confirme les déclarations du général Diendiéré et l’avis selon lequel il manque au moins 70 tonnes d’avion.

    J’ai résumé ci-dessus plusieurs articles de Jeune Afrique qui donnent la réponse à deux questions : pourquoi ne va-t-on pas chercher la carlingue, les ailes et les moteurs du MD83 au Nord de la boucle du Niger vers Kidal où ils se trouvent peut-être, sinon très probablement ?

    Et, pourquoi Hollande a-t-il annulé tous ses déplacements pour les jours à venir, organisé plusieurs réunions de crises et a même personnellement rencontré les familles des 54 victimes françaises.

    Pourquoi Hollande s’est-il totalement investi dans cette affaire au point d’en négliger l’essentiel de sa fonction présidentielle et de ne pas déléguer ce qui n’est somme toute que la gestion d’un fait divers, humainement catastrophique, certes, mais un fait divers quand même, à ses ministres, pourquoi « il en fait des tonnes » (Le Canard enchaîné), pourquoi lui seul ?

    Parce qu’aller chercher l’avion au Nord aurait attiré l’attention des journalistes sur l’échec politique total de l’opération Serval.

    Le Nord est redevenu comme avant l’intervention française une zone contrôlée par les narco-djihadistes et les factions touarègues. L’armée malienne en a été chassée, l’ONU n’y va pas et le gouvernement a trouvé un prétexte pour que l’armée française n’y aille plus pour éviter des morts supplémentaires.

    De plus, comme l’ont rappelé les Algériens, AQMI dispose de missiles sol-air, du coup, « Air France a décidé de contourner la zone du nord du Mali« .

    Et les militaires qui ne manquent pas d’esprit ont trouvé un nouveau nom pour l’opération Serval : « Barkhane ». Serval, c’est un petit félin agile et meurtrier, Barkhane c’est une dune au ventre de sable mou en forme de croissant qui se déforme au gré des vents, c’est Hollande tout craché ! Adieu, François, grand chef de guerre !

    10 août 2014

    AH5017 : LA VERITE DANS 3 A 5 MOIS ?… (par Maurice D.)

    Le directeur du BEA Rémy Jouty et son homologue malien N’Fally Cissé semblaient bien empêtrés dans leurs explications alambiquées jeudi au Bourget…

    Cette prestation n’a pas été de nature à nous rassurer sur la transparence et la fiabilité des informations distillées par les voix officielles. Imperturbable, Maurice poursuit son enquête ; une chose est sûre : « on ne nous dit pas tout » !

    MLS

    L’une des nombreuses questions pour lesquelles tant de Français doutent de la « vérité officielle » véhiculée par tous les médias français, c’est la raison pour laquelle les boîtes noires du vol AH 5017 ont été envoyées en France :

    http://www.planet.fr/international-crash-dair-algerie-pourquoi-les-boites-noires-ont-elles-ete-envoyees-en-france.666048.29335.html

    C’est justement ce qui avait intrigué un vieil ami qui fut jusqu’il y a deux ans vice-président de l’Aviation Civile Internationale. Il me fit part hier de son étonnement du fait que – l’avion étant propriété d’une société espagnole, loué à Air Algérie, parti du Burkina, tombé au Mali, – ce soit la France, pays étranger à l’affaire, qui ait décidé de son propre chef de récupérer les boites noires ! 

    Ce serait proprement un vol caractérisé, et l’Espagne pourrait porter plainte. Avoir des ressortissants à bord, même en nombre, n’autorisait pas la France à prendre ces boites.  Si c’est le prétexte avancé par les autorités françaises pour justifier cette action illégale, le Liban – qui avait également de nombreux ressortissants à bord – aurait pu en faire autant.

    Le Lt colonel Touron (qui supervise l’enquête sur le site) dit que « Les enregistreurs ont été retrouvés sur le terrain, ils ont été sous l’égide des autorités judiciaires maliennes et du gouvernement malien envoyés en France pour être exploités« .

    Admettons, mais le Mali n’est pas non  plus propriétaire de l’avion tombé sur son sol. Il est plus probable, me dit mon correspondant, que les heures de retard mises jeudi 24 juillet à annoncer la nouvelle du crash ont été utilisées par la diplomatie française à négocier avec les diverses parties prenantes à l’affaire pour que la France soit la seule à la gérer. Il y aurait même eu un échange de bons procédés avec la Russie dont les satellites peuvent localiser n’importe quel avion au monde « à un mètre près ».

    Genre : « vous arrêtez de nous harceler avec le vol MH74 en Ukraine, et on ne dit rien de ce que nous savons de votre responsabilité dans le crash du vol AH5017 au Mali ».

    Deuxième sujet d’étonnement : avant même que les experts les aient examinées, il était déjà annoncé de source officielle française que la boîte CVR (Cockpit Voice Recorder) contenant les enregistrements des conversations et bruits divers dans la cabine de pilotage était « trop abimée pour être exploitable« .

     

    C’était tellement invraisemblable, car ces boites sont conçues pour résister à tout, qu’un rectificatif fut vite donné « en fait, la boite concernée était en panne AVANT le crash et n’a rien enregistré » (iTélé). Cette affirmation est tout aussi invraisemblable, car les boites ont été révisées dans la semaine du 15 au 22 juin et sont en outre vérifiées avant chaque vol. Donc, nouvelle et troisième version du mensonge hier soir : « c’est un modèle ancien à bande magnétique (comme les vieux magnétophones), la bande s’est cassée et il en manque un morceau« . Or, s’il y a bien une bande magnétique à quatre bandes, la survie des données est assurée par une mémoire flash, c’est-à-dire une mémoire à semi-conducteurs ré-inscriptible, autrement dit une mémoire dont les données ne disparaissent pas lors d’une mise hors tension, ce que nous appelons « une puce ».

    Les photos de la boite montrent qu’elle est légèrement cabossée, sans plus. Admettons que la bande magnétique ait été rompue : peu importe, puisque la puce quasiment indestructible est toujours là. Les conversations peuvent donc être lues, mais l’Etat ne voudrait pas qu’elles le soient ?

    La question est : pourquoi ?

    J’ai contacté l’aéroport de Ouagadougou et obtenu sans difficulté la liste des passagers embarqués, connue dès jeudi matin 24 juillet, vous pouvez la trouver en cliquant sur le site ci-dessous :

    http://www.aeroport-ouagadougou.com/informations_aeroport.php?idnew=154

    En tout 110 passagers, plus 6 membres d’équipage, soit 116 personnes. L’aéroport précise : « Le contact avec l’Airbus A320, et non un DC9 comme indiqué dans un premier temps, a été rompu à 3h55 ce jeudi matin« .

    Airbus ou DC9 ?

    J’ai vérifié avec l’immatriculation EC-LTV de l’appareil. Il s’agit bien d’un DC9 Mc Donnell Douglas modèle MD-83, fabriqué en juin 1996, donc vieux de 18 ans et deux mois, qui a été acheté par Heliopolis Airlines, revendu à la Cie australienne Ansett, puis une seconde fois à la Cie espagnole Swiftair qui venait de le louer le 20 juin à Air Algérie après l’avoir fait contrôler et réviser de fond en comble juste avant le transfert.

    Ses trois propriétaires successifs étant trois compagnies sérieuses, l’avion était donc en très bon état, pas du tout la poubelle que certains ont décrite pour expliquer qu’il n’aurait pas résisté à un orage.

    D’ailleurs les cartes sont claires, il était sorti de la zone orageuse qu’il avait contournée par l’Ouest quand il a eu son accident. Tous les spécialistes aéronautiques, à l’exception des français sous tutelle gouvernementale, sont d’accord pour dire que ni l’orage ni des vents violents ne sont la cause de sa chute.

    Un site d’information européen spécialisé dans la géostratégie et la politique résume bien ce sentiment et cherche une explication ailleurs.  Voici le texte complet d’Openews.eu :

    « C’est une rumeur de plus en plus insistante qui circule autour de la véritable volatilisation du vol AH 5017. En réalité, le jour même de la disparition de cet avion se tenaient à Alger des négociations entre les parties maliennes pour tenter de trouver une solution de règlement politique au conflit. La cérémonie de clôture était prévue pour le 24 juillet… jour de la disparition du vol AH 5017.

    Autre élément et nous en arrivons à cette rumeur insistante qui raconte qu’un très haut-gradé du Hezbollah et plusieurs de ses gardes du corps « auraient été tués dans le crash jeudi du vol AH 5017 d’Air Algérie dans lequel 116 personnes, dont 19 Libanais, ont péri », rapporte dimanche le site israélien d’information Walla, » se basant sur des informations de responsables français de la Sécurité« .

    Tiens ? (Walla est très bien informé et très connu au Moyen-Orient) « Il y aurait eu également à bord plusieurs militaires français en accompagnement…

    Ce qu’il faut savoir c’est qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait promis de frapper le Hezbollah après un attentat qui avait coûté la vie à 45 sunnites à Tripoli, au Liban. Mais il n’y a pas que cela. Le contentieux entre ces deux organisations commence à être très lourd puisqu’elles s’affrontent sur le terrain notamment en Syrie où le Hezbollah soutient sans réserve le pouvoir de Bachar al-Assad alors qu’Al-Qaïda lui fait une guerre sans merci.

     

    Enfin il ne faut pas oublier l’opération française Serval au Mali qui n’a jamais été du goût d’AQMI… (la France n’a pas été invitée aux négociations d’Alger).

    Il se pourrait donc que ce soit bien un attentat à l’origine de la disparition de cet avion, lié aux accords concernant le Mali actuellement négociés à Alger sur fond de guerre fratricide entre deux organisations musulmanes. Évidemment, on vous expliquera que le vent était un peu fort et que les aléas météo expliquent la disparition d’un avion… Cela reste tout de même assez rare… pour ne pas dire que cela ne s’est jamais produit.

    Enfin les images que l’on nous montre sont parfaitement incompatibles avec le scénario annoncé. L’appareil ne s’est pas volatilisé à l’impact mais bien en vol.

    La question est donc : pourquoi ? » Mais aussi comment ? Missile ? Peu probable, même si Aqmi en possède…

    Explosifs à bord ? Plus probable, même si Ouagadougou Airport affirme qu’il a passé les bagages au détecteur d’explosifs. J’ai re-visionné toutes les photos et vidéos concernant ce crash, c’est évident, il manque l’essentiel de l’avion.

    Mais le Lt colonel Touron dit que : « Si nous avons l’extrémité de l’avion, il y a quand même de fortes probabilités pour que le reste soit présent aussi » (Faso.net). Donc, une probabilité, mais pas de certitude.

    Et si le reste de l’avion est présent, où est-il puisqu’après avoir ratissé le terrain par bandes, les enquêteurs n’ont pas trouvé grand-chose ?

    La première explication avancée a été que l’avion tombant verticalement avait heurté le sol tellement violemment qu’il s’était enterré et qu’on le retrouverait en creusant. « Il sera nécessaire d’acheminer du matériel lourd » avait dit Fabius ! Une explication tellement invraisemblable qu’il a fallu là encore modifier le message. Dans un interview donnée à TF1, « JT TF1 : vol AH5017 : un enquête minutieuse commence » filmée quatre jours après le crash, le Lt colonel Patrick Touron donne la nouvelle « version officielle » : « Il n’y a bien qu’un seul lieu d’impact, enfin… a priori, et le choc a été tellement violent que l’avion s’est poly-fragmenté… et les passagers aussi« . Donc explique-t-il, faites une croix sur les corps, ils ne seront pas retrouvés et les morceaux trop minuscules ne pourront pas être identifiés, il précise que la chaleur et la pluie les ont déjà beaucoup abîmés.

    Il oublie de mentionner hyènes, fennecs et vautours, et précise que « même les empreintes digitales ou dentaires ne peuvent pas fonctionner » (sic). Nouvelle invraisemblance flagrante.

     

    Admettons que les 2 320 doigts des passagers aient tous été broyés et brûlés dans l’explosion de l’avion, ce qui serait déjà très surprenant. Pour les approximativement 3 500 dents, c’est impossible.

    Les ouvrages d’anthropométrie indiquent que pour brûler totalement un corps, il faut le chauffer à plus de 850° pendant une heure trente (ce qu’avait déjà calculé le Dr Petiot pour les têtes des victimes qu’il brûlait dans sa cuisinière), les os ne brûlant qu’à partir de 800°. Quant aux dents, il faut 1 200°, ce qui explique que dans les cas de corps brûlés dans des braséros par leurs assassins, la police cherche les dents dans les cendres car elles y sont encore presque toujours.

    Or l’état des buissons sur le lieu de l’impact montre que l’incendie n’a pas été violent, ni long, d’autant que de l’aveu même des autorités, il pleuvait la nuit de l’impact.

    Donc les dents peuvent et doivent être retrouvées. Si elles ne le sont pas c’est soit qu’on ne veut pas les retrouver, soit que les corps ne sont pas là, ce qui est l’explication la plus vraisemblable puisqu’il n’y a pas non plus trace de fauteuils ni de bagages – d’après ce qu’ont rapporté les militaires burkinabés qui furent les premiers sur les lieux dès le jeudi matin (témoignage du général Diendéré) -, puis les rares témoins civils autorisés à s’approcher du site. D’ailleurs ces derniers en sont maintenant tenus éloignés et ne peuvent le voir que de loin.

    Il y a aussi un bruit qui court avec insistance à Gao même : des riverains de l’aéroport disent avoir entendu deux Mirages 2000D décoller dans la nuit, un seul serait revenu. Impossible d’obtenir des autorités l’information sur leur heure de départ comme de leur retour et combien de Mirages, c’est le black-out complet. L’autorité aéroportuaire concède seulement que deux Mirages ont bien décollé « dès que la nouvelle du crash a été connue… afin d’effectuer des recherches« .

    Or vous avez remarqué que l’aéroport de Ouagadougou donne comme heure de rupture du contact « 3 h 55 jeudi matin« . Pour un avion qui a décollé à 1 h 05 et volé 50 minutes, c’est curieux, non ? L’explication est que 3 h 55 c’est l’heure de Paris, il y a deux heures de décalage avec l’heure locale qui était 1 h 55.

     

    Il serait donc utile de connaître l’heure locale précise de décollage des Mirages afin de couper court à la rumeur qui prétend qu’ils ont décollé vers 1 h 30, donc avant que la nouvelle soit connue, et qu’ils avaient ordre d’intercepter le DC9 pour l’obliger à faire demi-tour.

    Ce qui expliquerait les informations contradictoires sur les déclarations des pilotes qui auraient d’abord refusé de faire demi-tour, puis accepté. Cela permet la supposition suivante : y aurait-il eu une collision entre l’un des chasseurs tentant de contraindre le DC9 à faire demi-tour et ce seraient les débris du chasseur et de ses deux pilotes qui seraient à Gossi, et non le DC9 (ce qui expliquerait la faible quantité de « matériel » métallique et humain retrouvé) ? 

    D’autant que les crashes de Mirages sont fréquents ces derniers temps : 12 mai à Baroches en Meurthe-et-Moselle, 10 juin au Niger, 4 août au-dessus du Lubéron ! Le DC9 serait-il plus loin au Nord, là où on ne peut pas aller le chercher, la région étant contrôlée par les Touaregs et les djihadistes en guerre ?

    Ce n’est qu’une supposition découlant d’une rumeur : possibilité mais pas certitude. Tout sent le mensonge dans cette histoire.

    D’ailleurs le directeur du BEA (Bureau d’enquête et d’analyse) en convient : « La thèse d’une action délibérée, soit un attentat ou un détournement, n’est pas éliminée à ce stade. » (Metro news)

    Et l’odeur du mensonge est amplifiée par la précipitation du président à s’emparer de la communication sur l’accident, sa fébrilité évidente, et le soin que mettent les autorités civiles et militaires françaises à s’approprier toute l’enquête et à en dissimuler certains éléments.

    C’est beaucoup plus une affaire politique qui menace peut-être le président et sa politique africaine qu’un accident technique.

    « La réponse dans trois à cinq mois » (Faso.net), c’est ce que pense le Lt colonel Touron.

     

     


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    05Source : Le Grand Soir, Robert Fisk, 20-10-2016

    Robert FISK
     
     
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    Toute l’armée du califat de Daech pourrait être dirigée contre le gouvernement Assad et ses alliés – un scénario qui pourrait provoquer une certaine satisfaction à Washington

    L’armée syrienne, le Hezbollah et ses alliés iraniens se préparent à une invasion massive par des milliers de combattants de Daech qui seront chassés de l’Irak lorsque Mossoul tombera.

    L’objectif réel derrière la “libération” de la ville irakienne planifiée par les Etats-Unis et tant claironné serait, selon l’armée syrienne, d’inonder la Syrie avec les hordes de combattants de Daech fuyant leur capitale irakienne pour leur « mini-capitale » de Raqqa à l’intérieur même de la Syrie.

    Depuis des semaines, les médias occidentaux, et les experts américains qu’ils aiment citer, prédisent une combat jusqu’à la mort de Daech à l’intérieur de Mossoul digne du siège de Stalingrad – ou une victoire rapide sur Daech suivie par des combats sectaires entre Irakiens pour le contrôle de la ville.

     

    L’ONU met en garde contre les colonnes massives de réfugiés qui se déverseront de la ville assiégée.

    Mais les Syriens – après avoir été témoins de l’effondrement soudain et l’évacuation de Palmyre lorsque leur propre armée a repris l’ancienne ville syrienne plus tôt cette année – pensent que Daech va simplement abandonner Mossoul et essayer d’atteindre les zones de la Syrie qu’elle contrôle encore.

    Déjà, les services de renseignement de l’armée syrienne ont entendu des rapports inquiétants d’une demande faite par Daech dans les villes et villages au sud de Hasaka – une ville syrienne contrôlée par les forces du régime et les Kurdes dans le nord du pays – pour installer de nouvelles sources d’électricité et d’eau en prévision d’un afflux des combattants de Daech en provenance de Mossoul.

    En d’autres termes, si Mossoul tombe, toute l’armée du califat de Daech pourrait être dirigée contre le gouvernement Assad et ses alliés – un scénario qui pourrait provoquer une certaine satisfaction à Washington.

     

    Lorsque la ville irakienne de Fallujah est tombée entre les main de l’armée et des milices irakiennes plus tôt cette année, de nombreux combattants de Daech ont immédiatement fui vers la Syrie.

    Sayed Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, qui a envoyé des milliers de ses hommes pour combattre (et mourir) dans la lutte contre Daech et Jabhat al-Nusra en Syrie, a déclaré dans un discours marquant les commémorations de l’Achoura la semaine dernière que les Américains « ont l’intention de répéter le complot de Fallujah lorsqu’ils ont ouvert une voie à Daech pour leur permettre de s’échapper vers l’est de la Syrie » et a averti que « le même plan pourrait être mis en oeuvre à Mossoul. »

     

    En d’autres termes, une défaite de Daech à Mossoul encouragerait Daech à fuir ver l’ouest pour essayer d’abattre le régime Assad en Syrie.

    Ces soupçons n’ont pas vraiment été apaisées par une série de commentaires de généraux américains et de sources militaires américaines au cours ces dernières semaines.

    Le commandant américain nouvellement nommé dans la région, le Lt Gen Stephen Townsend – à la tête de ce que les États-Unis ont pompeusement appelé « Opération Résolution Inhérente » – a dit que non seulement Mossoul, mais aussi la ville syrienne de Raqqa, seraient capturées « sous son commandement ».

    Mais qui croit-il va prendre Raqqa ? L’armée syrienne a toujours l’intention de se battre jusqu’à Raqqa par la route militaire de Damas-Alep à ouest de la ville, après une première tentative plus tôt cette année qui a été abandonnée plus pour des raisons politiques que militaires.

    La Russie semble penser qu’il est préférable de concentrer sa puissance de feu sur d’autres milices, en particulier al-Nosra / al-Qaïda, que à la fois Moscou et Damas considèrent désormais comme beaucoup plus dangereux que Daech.

     

    Tous deux ont remarqué comment Nosra – qui a changé son nom à Jabhat Fateh al-Sham, le “Front de soutien du peuple du Levant”, dans d’effacer ses liens avec Al-Qaïda – est de plus en plus qualifiée par les politiciens et les journalistes occidentaux de « rebelles » [gras par le traducteur qui l’avait effectivement remarqué – NdT], ainsi qu’une pléthore d’autres milices qui combattent le régime syrien.

     

    Un général américain non identifié a été cité le mois dernier exprimant sa préoccupation que les forces chiites irakiennes pourraient s’emparer de la ville de Tal Afar, à la frontière irako-syrienne, afin de piéger les combattants de Daech en Irak – et empêcher ainsi leur fuite vers la Syrie.

    Il a été rapporté que Daech aurait abandonné Tal Afar il y a quelques jours.

    Le magazine en ligne Military Times aux États-Unis (qui est, comme on dit, « proche » du Pentagone) a fait valoir que le général Townsend, qui a à peine 5 000 troupes étasuniennes sur le terrain en Irak et l’extrême nord de la Syrie, doit « poursuivre Daech en Syrie, où les Etats-Unis ont peu d’alliés sur place » – c’est le moins que l’on puisse dire – tandis que Townsend lui-même parle d’une « bataille longue et difficile » pour Mossoul.

    Il a également parlé d’un « siège » de Mossoul. Ce sont les terribles prédictions auxquelles les Syriens ne croient pas.

    La propre armée d’Assad, avec ses 65 000 morts dans une guerre qui dure depuis maintenant cinq ans, a déjà été bombardée par les Américains à Deir Ezzor, où au moins 60 soldats syriens ont été tués – Washington a qualifié l’opération d’erreur – et se prépare maintenant à confronter l’énorme afflux de combattants de Daech qui pourrait traverser la frontière après la chute de Mossoul. Nasrallah lui-même y a fait allusion dans son discours.

    Il a suggéré que si les forces de Daech ne sont pas vaincues par les Irakiens eux-mêmes à Mossoul, alors les Irakiens – sans doute la milice chiite irakienne qui est l’un des fers de lance de l’armée gouvernementale – « seront obligés de se déplacer vers l’est de la Syrie pour combattre le groupe terroriste ».

    Compte-tenu de la possibilité que les troupes syriennes et leurs alliés russes pourraient avoir à faire face à ce même groupe, il est peu étonnant qu’ils essaient de conclure leur capture des quartiers est d’Alep – quel que soit le coût en vies humaines – avant la chute de Mossoul.

    Robert Fisk

    Traduction “encore des pannes de satellites US à prévoir” par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

    Source : Le Grand Soir, Robert Fisk, 20-10-2016


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    L’Algérie conteste l’histoire : réponse du Général Faivre

     
    Guerre D Algerie

    L’Algérie conteste l’histoire : réponse du Général Faivre

    Général Maurice Faivre, historien, spécialiste de la guerre d’Algérie ♦

    Général Maurice Faivre

    Général Maurice Faivre

    Reçu de Rémy Valat, historien et collaborateur du site, MÉTAMAG a publié recemment un communiqué des historiens sur le 17 octobre 1961 et la responsabilité du Fln dans les émeutes du jour. Le site internet du journal algérien El-Watan, dans deux articles intitulés « Dénoncer la falsification de l’histoire » et « Le retour de discours apologétiques de la colonisation« , conteste en citant Olivier Le Cour Granmaison, cette version des faits.

    Le Général Faivre répond à Olivier Le Cour Grandmaison qui attaque les signataires du communiqué et s’abstient de toute démonstration historique, n’hésitant pas à accuser le général d’avoir nié la pratique de la torture par l’armée française pendant la guerre d’Algérie.

     

     

    Le débat sur la torture pendant la guerre d’Algérie reste un des sujets privilégiés de la propagande médiatique.

    Il n’est pas question de nier sa pratique, qui a été reconnue par maintes autorités.

    1. Dans le manifeste de 2002, approuvé par 521 officiers généraux anciens d’Algérie, le général Gillis écrit :
    « Certains pendant la bataille d’Alger en particulier, ont été confrontés à un dilemme : se salir les mains en interrogeant durement de vrais coupables, ou accepter la mort d’innocents. S’il y eut des dérives, elles furent marginales et en contradiction même avec les méthodes voulues et les objectifs poursuivis par la France et son armée».

    2. Dans l’été 1957, le colonel Godard poursuit la bataille d’Alger sans violence, par infiltration des groupes terroristes (bleuite); il écarte le colonel Aussaresses.

    3. Zora Driff reconnaît que « ces méthodes (de torture) n’avaient plus court quand j’ai été prise » (septembre 1957).

    4. Maurice Patin, président de la Commission de sauvegarde du droit et des libertés (16 enquêteurs), fait le point dans ses rapports successifs :
    – septembre 1958 : l’emploi est proscrit mais persiste dans des cas isolés,
    – juin 1960 : les déclarations tardives de Djamila Boupacha ne sont pas convaincantes,
    – octobre 1960 : il n’y a plus de tortures spectaculaires,
    – février 1961, diminution des pratiques illégales,
    – décembre 1961, l’ordre a été rétabli par les Procureurs militaires, le système a fini par se disloquer.

    5. 20 chefs de corps, en majorité parachutistes, cités par Jean Charles Jauffret, ont dit non à la torture ; parmi eux, le colonel Trinquier à El Milia et le général Faivre.

    6. 400 enquêtes du CICR dans les centres d’internement en Algérie et en métropole établissent à moins de 20% le nombre des prisonniers qui ont été torturés.

     

    Le colonel Allaire affirme que 9 suspects sur 10 parlaient spontanément.

    Ces différents constats ne confirment pas la pratique généralisée de la torture.

     

    Certains historiens citent la déclaration de Massu : « On aurait pu faire autrement», mais oublient de rappeler qu’avec l’âge, il avait perdu la lucidité de sa jeunesse et oublié que le colonel Godard avait « fait autrement ».

     


    Il est donc injuste d’accuser tous les combattants de s’être mal conduits, alors que la majorité est venue en aide à la population musulmane.

     

     

    Source:  http://metamag.fr/2016/11/04/

     


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    Entretien avec Gilbert Achcar conduit par Ilya Budraitskis. Le 17 octobre 2015, Zakaria Malafji, membre de l’Armée syrienne libre à Alep, déclarait à un journaliste du Guardian: «Le régime d’Assad a avancé de 6 km le vendredi 16 octobre et s’est emparé de trois villages.

    Les Russes nous ont arrosés avec des bombes, y compris sur les zones habitées par des civils. Ils veulent tout nettoyer afin que les tanks du régime et même les fantassins puissent avancer.»

    Paul Khalifeh rapportait de Beyrouth, le 18 octobre, sur les ondes de RFI qu’Hassan Nasrallah avait déclaré lors de la cérémonie en hommage «à l’un des plus importants chefs militaires du Hezbollah, Hassan Hussein al-Hage tuée en Syrie la semaine dernière que ce commandant est mort au combat en participant avec ses troupes à l’offensive de l’armée syrienne dans la province d’Idleb, près de la Turquie, très loin du Liban». Nasrallah a conclu: «La bataille actuelle est essentielle et décisive.Nous sommes présents partout où nous devons l’être.»

    Selon P. Khalifeh, basé à Beyrouth: «Des experts évaluent à 10’000 le nombre de combattants du Hezbollah actuellement déployés en Syrie.»

    Afin de contextualiser et de saisir les lignes de force de la guerre civile en Syrie et les interventions de la Russie comme des forces militaires occidentales, Ilya Budraitskis s’est entretenu avec Gilbert Achcar.

     

    Nous présentons ci-dessous la traduction français de cet entretien. (Rédaction A l’Encontre)*****

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    Entretien avec Gilbert Achcar conduit par Ilya Budraitskis

    Le 17 octobre 2015, Zakaria Malafji, membre de l’Armée syrienne libre à Alep, déclarait à un journaliste du Guardian: «Le régime d’Assad a avancé de 6 km le vendredi 16 octobre et s’est emparé de trois villages.

     

    Les Russes nous ont arrosés avec des bombes, y compris sur les zones habitées par des civils. Ils veulent tout nettoyer afin que les tanks du régime et même les fantassins puissent avancer.»

     

    Paul Khalifeh rapportait de Beyrouth, le 18 octobre, sur les ondes de RFI qu’Hassan Nasrallah avait déclaré lors de la cérémonie en hommage «à l’un des plus importants chefs militaires du Hezbollah, Hassan Hussein al-Hage tuée en Syrie la semaine dernière que ce commandant est mort au combat en participant avec ses troupes à l’offensive de l’armée syrienne dans la province d’Idleb, près de la Turquie, très loin du Liban».

    Nasrallah a conclu: «La bataille actuelle est essentielle et décisive.Nous sommes présents partout où nous devons l’être

    Selon P. Khalifeh, basé à Beyrouth: «Des experts évaluent à 10’000 le nombre de combattants du Hezbollah actuellement déployés en Syrie.»

    Afin de contextualiser et de saisir les lignes de force de la guerre civile en Syrie et les interventions de la Russie comme des forces militaires occidentales, Ilya Budraitskis s’est entretenu avec Gilbert Achcar. Nous présentons ci-dessous la traduction français de cet entretien. (Rédaction A l’Encontre)

    *****

    Ilya Budraitskis: Il y a plusieurs jours (30 septembre) que les opérations militaires russes en Syrie ont débuté; les objectifs et la stratégie de cette opération restent peu clairs. L’explication donnée par les autorités russes n’est pas évidente.

    D’un côté, elles affirment que la raison principale de cette opération est de combattre l’Etat islamique et, de l’autre, ainsi que Poutine l’a fait aux Nations unies [le 28 septembre], elle est présentée comme une contribution visant à légitimer le gouvernement d’Assad. D’après vous, quel est le véritable objectif de cette opération ?

    Gilbert Achcar: La raison officielle initiale donnée pour l’intervention a été façonnée pour que la Russie obtienne un feu vert occidental, en particulier américain.

    Dans la mesure où les pays occidentaux bombardent l’Etat islamique en Syrie, ils n’étaient certainement pas en mesure de formuler des objections à la Russie de faire de même. C’est avec ce prétexte que Poutine a vendu son intervention à Washington avant de la mettre en œuvre, et Washington a officiellement acheté. Au tout début, avant que la Russie planifie le commencement des bombardements, les déclarations de Washington saluaient la contribution de la Russie au combat contre l’Etat islamique.

    C’était, bien entendu, complètement illusoire – une supercherie. Mais je serais très surpris si, à Washington, ils s’imaginaient réellement que la Russie déployaient des forces en Syrie pour combattre l’Etat islamique.

    Ils ne peuvent ignorer que le véritable objectif de l’intervention russe est de consolider le régime de Bachar el-Assad.

    Le fait est que Washigton partage le véritable objectif de l’intervention de Moscou: empêcher l’effondrement du régime Assad. Depuis la première phase du soulèvement en Syrie, l’administration des Etats-Unis, même lorsqu’elle commença à dire qu’Assad devrait se retirer, a toujours insisté sur le fait que le régime devrait rester en place.

    Contrairement ce qu’imaginent des critiques simplistes des Etats-Unis, l’administration Obama n’est en aucune mesure impliquée dans une affaire de «changement de régime» en Syrie – c’est plutôt le contraire qui est vrai. Elle souhaite uniquement un régime Assad sans Assad.

    C’est la «leçon» qu’elle a tirée de l’échec catastrophique des Etats-Unis en Irak: rétrospectivement, elle pense que les Etats-Unis auraient dû opter pour un scénario que l’on pourrait qualifier de «saddamisme sans Saddam», plutôt que de démanteler les appareils du régime iraken.

    C’est la raison pour laquelle l’intervention de Poutine était vue plutôt favorablement par Washington. Il y a beaucoup d’hypocrisie dans la plainte actuelle de l’administration Obama sur le fait que la plus grande partie des frappes russes sont dirigées contre l’opposition syrienne n’appartenant pas à l’Etat islamique.

    Ils blâment la Russie pour ne pas frapper suffisamment l’Etat islamique: si la proportion des frappes russes contre l’Etat islamique avaient été plus importante, leur collusion leur aurait été plus confortable. Ils se seraient opposés dans une bien moindre mesure aux frappes consolidant le régime Assad.

    Et, pourtant, l’espoir de Washington est que Poutine empêchera non seulement un effondrement du régime et le consolidera, mais qu’il contribuera également à aboutir à une espèce de résolution politique du conflit. Pour l’heure, cela relève plus du prendre ses désirs pour une réalité que d’une concrétisation que de cette option.

    L’objectif central de l’intervention militaire russe en Syrie était d’étayer le régime en un moment où ce dernier subissait de fortes pertes depuis l’été dernier. Assad lui-même a reconnu en juillet 2015 l’incapacité du régime de conserver des fractions de territoire qu’il contrôlait jusque-là.

    L’intervention de Moscou a pour objectif d’empêcher l’effondrement du régime et de lui permettre de reconquérir le territoire qu’il a perdu au cours de l’été passé. C’est là l’objectif fondamental et premier de l’intervention russe.

    Il y a toutefois un second but, qui dépasse largement la Syrie et qui se traduit dans le fait que la Russie a envoyé en Syrie une certaine sélection de ses forces aériennes de combat et a procédé à des tirs de missiles depuis la mer Caspienne.

    Cela apparaît un peu comme le «moment du Golfe» de l’impérialisme russe. Ce que je veux dire par là, c’est que Poutine réalise, à plus petite échelle, ce que les Etats-Unis réalisèrent en 1991 lorsqu’ils firent étalage de leur armement avancé contre l’Irak au cours de la première guerre du Golfe.

    C’était une manière de dire au monde: «Voyez à quel point nous sommes puissants! Voyez quelle est l’efficacité de notre armement!» Et c’était là un argument majeur pour la réaffirmation de l’hégémonie américaine en un moment historique crucial. La Guerre froide touchait à sa fin – 1991 se révéla, comme vous le savez bien, la dernière année d’existence de l’Union soviétique. L’impérialisme américain avait besoin de réaffirmer la fonction de son hégémonie au sein du système mondial.

    Ce que Poutine fait actuellement avec cette démonstration de force revient à dire au monde: «Nous, Russes, possédons aussi un armement avancé, nous pouvons aussi être à la hauteur, et nous sommes en réalité plus fiables que les Etats-Unis.»

    L’intimidation machiste de Poutine contraste fortement avec l’attitude timide de l’administration Obama au Moyen-Orient au cours des dernières années.

    Poutine se gagne des amis dans la région. Il a développé des relations avec l’autocrate contre-révolutionnaire d’Egypte Sissi ainsi qu’avec le gouvernement irakien.

    L’Irak et l’Egypte sont deux Etats qui étaient considérés comme appartenant à la sphère d’influence des Etats-Unis, et pourtant les deux soutiennent l’intervention russe, les deux achètent des armes russes et développent des rapports militaires et stratégiques avec Moscou.

    Cela est, bien entendu, une percée majeure pour l’impérialisme russe dans sa concurrence avec l’impérialisme des Etats-Unis.

    De ce point de vue, l’intervention en cours de la Russie devrait être vue comme faisant partie de la compétition inter-impérialiste. Il y a plus de 15 ans, je considérais que la guerre au Kosovo faisait partie d’une nouvelle Guerre froide.

    Cette caractérisation était critiquée à l’époque; nous sommes désormais en plein dedans, c’est une chose manifeste.

    Nombreux sont ceux qui affirment que ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, avec l’intervention russe, relève d’un échec complet de la politique des Etats-Unis.

    D’autres pensent qu’il y a un dessein caché des Etats-Unis pour que ceux-ci impliquent la Russie dans le conflit.

    Et il semble, en outre, qu’il y ait une véritable division au sein des élites américaines autour de la question syrienne.

    Quelle est, selon vous, la position des Etats-Unis dans cette situation ?

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    Il y a assurément, aux Etats-Unis, un désaccord ouvert au sommet en ce qui concerne la Syrie. A propos de la fourniture d’aide à l’opposition dominante syrienne, ce n’est pas un secret qu’il y a eu une querelle entre Obama et Hillary Clinton, lorsque cette dernière était secrétaire d’Etat, et d’autres, au sein de l’armée et de la CIA, partageant ses vues. En 2012, lorsque ce débat commença, la force d’opposition principale, l’Armée syrienne libre, était encore en position dominante.

    C’est en fait la faiblesse de cette opposition syrienne – faiblesse qui tient à l’absence de soutien de la part de Washington et, en particulier, au veto des Etats-Unis à la fourniture de sa part de moyens de défenses anti-aériennes – qui a permis aux forces islamiques «djihadistes» de développer une opposition en parallèle qui est devenue ensuite plus importante dans l’affrontement armé contre le régime syrien.

    Ceux qui étaient partisans d’un soutien à l’opposition alors dominante, comme H. Clinton et celui qui était alors directeur de la CIA, David Petraeus, sont maintenant convaincus que les événements ont montré qu’ils avaient raison, que le développement catastrophique de la situation en Syrie est, dans une large mesure, un résultat de la mauvaise politique d’Obama.

    En effet, Obama fait face à un bilan très négatif de sa politique vis-à-vis de la Syrie. Il s’agit d’un désastre complet, quel que soit l’angle sous lequel vous l’analysez, humanitaire ou stratégique. Les pays de l’Union européenne sont inquiets de la très grande vague de réfugiés, laquelle est la conséquence d’un désastre humanitaire massif.

    L’administration Obama tente de se consoler en affirmant que la Russie glisse dans un piège, que cela sera son deuxième Afghanistan. Ce n’est pas un hasard si, lors de ses récentes critiques de l’intervention russe, Obama a utilisé le terme de «bourbier»: un mot utilisé pour les Etats-Unis au Vietnam et pour l’Union soviétique en Afghanistan.

    On dit donc maintenant que la Russie s’empêtre dans un bourbier en Syrie. C’est encore là prendre ses désirs pour des réalités. Le but consiste à adoucir à amortir l’effet d’un échec majeur.

     

    Pour l’heure, il semble en fait que des alliés principaux des Etats-Unis, comme l’Allemagne et la France, n’expriment pas une position absolument négative quant à l’intervention russe.

    Pensez-vous que l’intervention russe ait provoqué une division entre les Etats-Unis et l’Europe et qu’elle pourrait offrir à la Russie une possibilité de traiter avec l’Union européenne séparément des Etats-Unis ? 

    Je ne le crois pas. Tout d’abord, il n’y a pas de différences majeures entre les positions française et américaine. Elles sont en réalité assez proches.

    La position allemande est légèrement différente parce qu’elle n’est pas directement engagée dans une action militaire contre l’Etat islamique.

    La France a critiqué la Russie pour cibler l’opposition n’appartenant pas à l’Etat islamique. Et la position française est très stricte au sujet d’Assad.

    A l’instar de Washington, et même plus catégoriquement, Paris affirme qu’il doit s’en aller et qu’il ne peut y avoir de transition politique en Syrie avec sa participation.

    Et c’est, en fait, assez manifeste parce que si une transition politique doit être fondée sur un accord, un compromis entre le régime et l’opposition, il est impossible que cette dernière accepte un gouvernement conjoint sous la présidence de Bachar el-Assad.

    La position de Washington et de Paris suppose cela. Par contraste avec celle de Moscou, qui considère Assad comme le président légitime et insiste que tout accord doit être approuvé par lui. Il y a pour l’heure un écart significatif entre les deux positions.

    Ainsi que je vous l’ai dit, Washington et ses alliés européens prennent leurs désirs pour des réalités.

    Ils espèrent que, une fois le régime syrien consolidé, Poutine exercera une pression sur ce dernier afin d’ouvrir la voix à un compromis aux termes duquel Assad accepterait de remettre son pouvoir après une période transitoire dont le point culminant serait des élections.

    Angela Merkel, bien qu’elle ait rectifié sa position le jour suivant, a déclaré à un moment donné que la communauté internationale devrait s’accorder avec Assad. Et nous avons entendu la même chose en provenance de plusieurs secteurs en Europe comme aux Etats-Unis: «Après tout, Assad est mieux que l’Etat islamique. Nous pouvons faire des affaires avec lui. Mettons-nous d’accord sur une espèce de transition avec lui.» C’est, en réalité, contre-productif.

    Cela n’aboutit qu’à unifier l’opposition n’appartenant pas à l’Etat islamique contre cette perspective. L’opposition armée comprend toutes les nuances de «djihadisme», chacune surenchérissant sur l’autre dans son opposition à Assad. Il n’est pas possible qu’une quelconque fraction crédible de l’opposition puisse accepter un accord impliquant une présence continue d’Assad. Son départ est une condition indispensable à tout accord politique visant à mettre un terme à la guerre en Syrie. Sans cela, elle ne s’arrêtera pas.

    Washington a émis de nombreuses déclarations hypocrites condamnant l’action russe, même s’il lui a tout d’abord donné le feu vert.

    La raison principale à cela tient dans le fait que l’administration Obama ne veut pas apparaître comme soutenant ouvertement le sauvetage du régime Assad et, ainsi, se mettre à dos les sunnites de la région, tels qu’elle les voient. Les Etats-Unis utilisent en réalité l’intervention russe pour enfoncer un coin entre Moscou et les pays à majorité sunnite.

    Les Saoudiens ont commencé des discussions avec la Russie et on rapporte qu’ils ont proposé un accord visant à augmenter les prix du pétrole comme récompense d’un changement d’attitude de la Russie vis-à-vis de la Syrie. Et ils sont actuellement très déçus par l’intervention de Moscou, bien qu’il soit possible qu’ils espèrent que Poutine impose finalement un départ d’Assad.

    Au même moment, toutefois, des secteurs comme les Frères musulmans et les chefs religieux du royaume saoudien ont appelé à la guerre sainte contre le deuxième Afghanistan russe, en symétrie frappante avec la qualification par l’Eglise orthodoxe russe de guerre sainte pour ce qui a trait à l’aventure militaire de Poutine.

    Notez la différence entre les guerres impérialistes précédentes et celles de la période récente: la guerre était considérée comme religieuse uniquement du côté «musulman».

    Désormais, pour la première fois dans une histoire longue, nous avons un affrontement de «guerriers sacrés»! En ce sens, Poutine un est cadeau de Dieu pour les djihadistes: l’ennemi parfait.

    Comme vous le savez probablement, le général iranien Qasem Soleimani a effectué une visite secrète à Moscou cet été. C’est après cette rencontre qu’a été prise la décision finale concernant l’intervention russe.

    L’Iran a joué un rôle clé dans cette décision. A votre avis quel intérêt l’Iran a-t-il à une intervention russe ?

    L’Iran partage avec la Russie un intérêt commun à préserver le régime Assad, qui est un allié stratégique pour les deux pays. Pour l’Iran, la Syrie représente un lien clé dans un axe qui va de Téhéran au Hezbollah du Liban en passant par l’Irak et la Syrie.

    La Syrie joue un rôle crucial pour les fournitures que l’Iran transmet au Hezbollah; elle accorde aussi à l’Iran un accès stratégique à la Méditerranée. Pour la Russie, la Syrie est le seul pays sur la Méditerranée qui héberge des bases navales et aériennes russes.

    Ces raisons expliquent l’actuelle contre-offensive qui se déploie en Syrie associant les forces du régime Assad, les troupes iraniennes (directement ou par procuration) et les frappes aériennes russes. En fait, le régime Assad est complètement dépendant de l’Iran depuis quelque temps déjà.

    C’est l’Iran qui mène le jeu en Syrie.

    La Russie exerce également beaucoup d’influence sur Damas puisqu’elle en est le principal fournisseur d’armes. Le rôle de la Russie est devenu beaucoup plus important en Syrie suite à cette intervention directe.

    En Occident certains accueillent favorablement cette intervention russe en pensant que cela diminuera le rôle de l’Iran, mais cela revient de nouveau à prendre ses désirs pour des réalités.

    Les médias russes décrivent la situation en Syrie comme si ce pays avait un gouvernement légitime et un ordre «normal» et que les différentes forces anti-gouvernementales ne cherchaient qu’à détruire l’Etat et à introduire le désordre.

    D’après un autre point de vue, le régime Assad aurait subi une profonde transformation pendant la guerre civile et on ne peut pas dire qu’il s’agit d’un Etat «normal» qui s’affronte à des forces anti-étatiques.

    Il y aurait eu une dégénérescence de l’Etat et le régime Assad actuel en serait le produit. A votre avis, quelle est actuellement la véritable nature du régime Assad et dans quel sens a-t-il changé pendant les années de guerre ?

    Commençons par le fait que Poutine et Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères, décrivent tout le temps le régime Assad comme étant un gouvernement «légitime». Cette affirmation est issue d’une conception extrêmement restreinte de la légitimité.

    On pourrait bien sûr dire que Assad représente le gouvernement légitime du point de vue de la loi internationale, mais certainement pas de celui de la légitimité démocratique.

    Le gouvernement est peut-être «légal» selon les critères des Nations unies mais il n’est certainement pas «légitime» puisqu’il n’a jamais été élu démocratiquement. Ce régime est le produit d’un coup d’Etat qui a eu lieu il y a 45 ans. Il est encore au pouvoir après une transmission de la présidence par héritage au sein d’une la dynastie quasi royale qui dirige le pays au moyen de services de sécurité et d’une dictature militaire. La Syrie est un pays où il n’y a eu ni élections justes ni libertés politiques depuis un demi-siècle.

    Ce régime s’est encore aliéné la population au cours des deux dernières décennies en accélérant des réformes néolibérales qui ont conduit à l’appauvrissement de larges secteurs de la population, surtout dans les campagnes, et à une montée brusque du chômage et du coût de la vie.

    La situation était devenue intolérable, et c’est la raison pour laquelle le soulèvement populaire s’est produit en 2011. Ce régime brutalement dictatorial n’a évidemment pas pu faire face de manière démocratique aux manifestations de masse, qui étaient très pacifiques au début, par exemple en organisant des élections réellement libres. Il n’en était pas question.

    Et la seule réponse du régime a été la force brutale, qui s’est intensifiée peu à peu, tuant tous les jours plus de gens et menant à une situation qui a fait que le soulèvement s’est transformé en une guerre civile. En outre, il est bien connu que durant l’été/automne 2011, le régime a relâché les djihadistes qu’il détenait dans ses prisons.

    L’objectif était qu’ils créent des groupes djihadistes armés – conséquence que leur remise en liberté rendait inévitable dans le contexte d’un soulèvement – de manière à confirmer le mensonge que le régime avait répandu depuis le début, à savoir qu’il se trouvait confronté à une rébellion djihadiste. C’était un bon exemple de prophétie auto-réalisatrice, et les militants libéré des prisons par le régime dirigent actuellement certains des groupes djihadistes clés en Syrie.

    Il faut comprendre que quoi que l’on puisse dire du caractère réactionnaire d’un important secteur de ceux qui luttent contre le régime, en premier lieu c’est le régime lui-même qui les a produits.

    Plus généralement, par sa cruauté, le régime a suscité le ressentiment qui a engendré le développement du djihadisme, y compris l’Etat islamique (Daech), qui est en effet une réponse barbare à la barbarie du régime, dans ce que j’ai appelé le heurt des barbaries (clash of barbarisms).

    Il y a un autre aspect à cette question. Le régime Assad est maintenant bien pire qu’il ne l’était avant le soulèvement. Actuellement ce n’est plus seulement un Etat dictatorial mais aussi un pays dans lequel des gangsters meurtriers déchaînés – les shabiha, comme on les appelle en arabe – sont aux commandes. C’est la terreur semée par les shabiha dans la population des régions contrôlées par le régime qui a entraîné la récente la vague de réfugiés syriens fuyant vers l’Europe.

    Ce sont les nombreuses personnes qui ne supportent plus de rester soumis à ces gangsters criminels que le régime Assad a encouragés.

    La population syrienne n’a aucune confiance en l’avenir du régime, c’est pourquoi tous ceux qui peuvent se le permettre décident d’essayer de fuir en Europe.

    Comme vous pouvez le voir dans les reportages à la télévision, beaucoup de réfugiés qui fuient vers l’Europe n’appartiennent pas aux secteurs les plus pauvres de la population. Il y a une proportion significative de personnes de la classe moyenne parmi les réfugiés. Souvent ces personnes ont vendu tout ce qu’elles possédaient en Syrie parce qu’elles n’avaient aucun espoir d’y revenir.

    Cela va coûter très cher à l’avenir du pays. Ceux qui restent en Syrie sont soit des gens qui ne peuvent pas faire autrement, soit ceux qui profitent de la guerre.

    La situation est très sombre. Personne ne peut blâmer les Syriens parce qu’ils décident de quitter définitivement leur pays, il faut vraiment être très optimiste pour conserver un quelconque espoir dans l’avenir de la Syrie.

    Néanmoins l’histoire a connu des situations dramatiques encore pires qui ont été suivies de renouveau, même si cela peut prendre des années.

    La première condition pour la cessation de la guerre et le début d’un relèvement de la Syrie est cependant le départ d’Assad. Il sera impossible de mettre un terme à cette terrible tragédie tant qu’il sera au pouvoir.

    Les médias occidentaux parlent encore d’une opposition modérée en Syrie.

    Le principal contre-argument de Poutine est qu’il n’y a pas de frontière claire entre les djihadistes et les modérés dans l’opposition armée. Lavrov a même déclaré récemment qu’il pourrait bien parler à l’Armée libre syrienne, mais qu’il n’était pas clair qui étaient ses dirigeants et si elle existait réellement.

    Pouvez-vous me donner une appréciation des groupes d’opposition non-Daech ?

    Il existe tout un éventail de groupes. Cela va des groupes initiaux de l’Armée libre syrienne, qui étaient relativement laïques et non sectaires, en passant par toutes les variantes de djihadistes et de modérés dans l’opposition armée, jusqu’à Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida.

    Tous les djihadistes partagent le programme d’imposer la loi de la charia dans les régions sous leur contrôle, mais aucun de ces groupes, y compris Al-Nosra, n’arrive à la cheville de l’incroyable barbarie de Daech, qui est une détestable caricature d’un Etat fondamentaliste qui aurait été déclarée comme étant invraisemblable s’il avait été décrit dans une œuvre de fiction. Les groupes islamistes de l’opposition non-Daech représentent un ensemble de forces fondamentalistes qui vont des Frères musulmans à Al-Qaida.

    Ils sont tous opposés à Daech. Rien de tout cela n’inspire de l’optimisme concernant l’avenir de la Syrie.

    Il est vrai que la barbarie du régime a tué plus de gens que tous les autres groupes, y compris Daech. La plupart des forces d’opposition représentent des alternatives qui sont loin d’être enthousiasmantes.

    Mais la précondition indispensable pour inverser cette tendance – produite par le régime lui-même – est le renversement d’Assad.

    Il y a également des forces kurdes en Syrie, elles constituent le groupe armée le plus progressiste – voire le seul – qui participe à cette lutte. Jusqu’à maintenant les forces kurdes se sont principalement battues contre Daech, alors qu’elles adoptaient une position plus ou moins neutre par rapport au régime et au reste de l’opposition.

    L’année dernière les forces kurdes étaient – et sont encore – soutenues par des frappes aériennes et des livraisons d’armes des Etats-Unis. Elles contrôlent et défendent essentiellement les régions avec des populations kurdes. Pour jouer un rôle au-delà de leurs régions et ainsi dans le destin de la Syrie dans son ensemble, les Kurdes devront établir des alliances avec les Arabes et les autres minorités.

    C’est ce que Washington essaie de faire, avec quelques succès, d’abord en les amenant à travailler avec les groupes de l’Armée libre syrienne, et maintenant avec des tribus arabes syriennes, sur le modèle que les Etats-Unis ont impulsé en Irak contre Al-Qaida et qu’ils tentent maintenant de relancer contre Daech.

    Pensez-vous qu’une coalition de ce genre puisse jouer un rôle de premier plan en Syrie, et peut-être représenter une perspective progressiste pour l’avenir du pays ?

    Franchement je ne suis pas optimiste concernant toutes les forces qui existent actuellement sur le terrain. Ce qu’on peut espérer de mieux est de mettre un terme à la guerre: arrêter ce terrible carnage et la destruction du pays est une priorité absolue.

    Une alternative progressiste devra être reconstituée en utilisant le potentiel encore existant. Même s’il n’y a pas de forces organisées représentant une alternative progressiste il y a encore un potentiel important, notamment chez les jeunes qui ont lancé le soulèvement en 2011, mais des milliers d’entre eux sont actuellement en exil, d’autres sont en prison et beaucoup d’autres se trouvent encore en Syrie mais ne peuvent pas jouer un rôle déterminant dans la guerre civile. Il faut donc d’abord mettre un terme à la guerre.

    Mais pour que la situation puisse inspirer de l’optimisme il faudra l’émergence d’une nouvelle alternative progressiste sur la base du potentiel existant.

    Peut-on dire qu’il faudra une aide ou une intervention étrangère pour arrêter ce conflit? Ou pensez-vous que les interventions étrangères, qu’elles soient russes ou occidentales, ne font que prolonger la guerre ?

    Jusqu’à maintenant l’intervention occidentale n’a ciblé que Daech. Les frappes de la coalition dirigée par les Etats-Unis ont toutes été effectuées sur des régions contrôlées par Daech et elles ont complètement évité celles contrôlées par le régime. En ce qui concerne les frappes russes, elles sont pour la plupart dirigées contre l’opposition non-Daech dans les régions qui sont l’objet d’un combat entre le régime et l’opposition, il y a eu très peu de frappes russes contre Daech.

    Dans ce domaine il existe donc une différence importante entre les interventions de la coalition dirigée par les Etats-Unis et celle des forces russes.

    L’intervention russe est effectivement en train de prolonger la guerre civile syrienne. Quelles que soient les illusions en Occident concernant le rôle possible de la Russie, le fait est qu’avant l’intervention russe le régime syrien était épuisé, il perdait du terrain et semblait être près de l’effondrement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Poutine est intervenu. Un écroulement du régime Assad aurait été une défaite terrible pour lui.

    Daech a effectué son expansion spectaculaire il y a plus d’une année, et ni la Russie ni le régime Assad n’ont rien entrepris d’important pour le combattre. Le souci principal de Poutine – tout comme celui d’Assad d’ailleurs – est la survie du régime.

    En le consolidant, Poutine est en train de prolonger la guerre, et cela est criminel. On peut évidemment souhaiter que les illusions occidentales se réalisent et que Poutine arrivera à forcer Assad à démissionner. Il est difficile de connaître les projets de Poutine dans ce domaine.

    Mais la Russie court un grand risque de rester coincée dans un «bourbier» («quagmire» selon le terme utilisé par Obama), si la guerre n’est pas stoppée à court terme. Il faudra donc observer comment les choses se développent. Le plus beau rêve des gens ordinaires en Syrie est actuellement la fin de la guerre avec un déploiement de forces des Nations unies pour maintenir l’ordre et reconstruire l’Etat et le pays.

     

     

    (Traduction A l’Encontre; entretien publié en anglais dans LeftEast, le 15 octobre 2015.

    La version en russe peut être trouvée en cliquant sur le lien suivant:http://openleft.ru/?p=7083)

    Gilbert Achcar est professeur à la School of Oriental and African Studies (SOAS) à l’Université de Londres. Dernier ouvrage publié en français: Marxisme, orientalisme, cosmopolitisme, Ed. Actes Sud, Sindbad, 2015.

    Ilya Budraitskis est historien et doctorant à Institute for World History, Russian Academy of Science, à Moscou. Il est le porte-parole du Mouvement socialiste russe et membre de du comité éditorial du Moscow Art Magazine et du site OpenLeft.Ru.

    Source : Blog Mediapart, Gilbert Achcar, 31-10-2015


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    • « Nous verrons bien comment votre ami islamiste [Erdogan] se comporte une fois qu'il aura eu raison de l'establishment laïque ». — L'auteur à un ami, 2004.

    • Les frontières que la Turquie a acceptées en 1923 avec le Traité de Lausanne « sont la plus grande injustice faite au pays et à la nation ». — Recep Tayyip Erdogan, Président de la Turquie, 19 octobre 2016.

    • Les nouvelles revendications d'Erdogan semblent marquer le retour de vieux désirs hégémoniques vers l'ouest (Grèce), mais aussi en direction du sud (Syrie) et du sud-est (Irak). La Turquie souhaite évidemment être partie prenante d'une offensive irakienne -- mais aussi kurde -- contre Mossoul contrôlé depuis 2014 par l'État islamique en Irak et au Levant (ISIS).

    Sirotant un ouzo dans un café d'Athènes, une chaude après-midi de 2004, un ami, diplomate grec, m'a souri et a dit :

    «Vous avez tort au sujet Erdogan. Il va réformer la culture démocratique de la Turquie, l'aligner sur celle de l'Union européenne, renforcer ses liens avec l'OTAN et poursuivre une politique qui favorise la paix dans cette partie du monde. En attendant, il va écraser l'establishment militaire laïque et la Turquie ne représentera plus une menace pour ses voisins ».

    J'ai répondu : « Nous verrons comment votre ami islamiste [Erdogan] se conduit une fois qu'il sera venu à bout de l'establishment laïque ».

    Douze ans après, j'apprécie toujours de partager un ouzo pacifique avec ce même ami grec. Mais en revanche, les relations de la Turquie avec ses voisins, y compris la Grèce, semblent beaucoup moins paisibles.

    Lors d'un rassemblement public le 22 octobre dernier, le président Erdogan a déclaré : « Nos frontières nous ont été imposées ». Il a ajouté : « Au moment [ou les frontières actuelles ont été établies], nous l'avons accepté, mais la véritable erreur a été de se résoudre à ce sacrifice ».

    Qu'est-ce que tout cela signifie ?

    Le 19 octobre, Erdogan a déclaré que la Turquie avait été contrainte par les puissances étrangères à « perdre la mémoire de son histoire ottomane et seldjoukide », à oublier que nos ancêtres Turcs contrôlaient un territoire qui courait à travers l'Asie centrale et le Moyen - Orient. Ces mots ont été prononcés au moment où les médias à la solde du gouvernement publiaient d'anciennes cartes ottomanes ou les frontières s'étendaient jusqu'à Mossoul, la deuxième plus grande ville d'Irak, une ancienne province ottomane.

    Le même jour, Erdogan a dit :

    « [En 1914], nos territoires recouvraient une zone de 2,5 millions de kilomètres carrés. Neuf ans après, le Traité de Lausanne a réduit la Turquie à 780.000 kilomètres carrés .... Il faut le dire, [les frontières de 1923] sont la plus grande injustice infligée à notre pays et à notre nation. Alors que tout change dans le monde d'aujourd'hui, le maintien de notre statut de 1923, ne peut être considéré comme un succès ».

    Cette réactivation des grandeurs passées est, de la part d'Erdogan, l'expression d'un souhait hégémonique en direction de l'ouest (Grèce), mais aussi en direction du sud (Syrie) et du sud-est (Irak). La Turquie souhaite évidemment participer à l'offensive irakienne et kurde contre Mossoul, contrôlée depuis 2014 par l'Etat islamique d'Irak et de Syrie (ISIS). Le but de la Turquie serait de faire en sorte que le Mossoul post-Etat islamique soit à « dominante sunnite» et non pas chiite.

    En Syrie, la Turquie cible les Kurdes avec l'aide de ses alliés, les islamistes semi-djihadistes de l'Armée syrienne libre (FSA). Le 24 août, l'armée turque a lancé son armée sur le territoire syrien et a gardé le contrôle de la région depuis, soutenant par ailleurs diverses factions islamistes sunnites de l'Armée syrienne libre. Le 20 octobre, un jour après qu'Erdogan ait évoqué l'« injustice des frontières de 1923 », l'armée turque a reconnu que ses avions de combat avaient bombardé les combattants kurdes alliés des Etats-Unis au nord de la Syrie.

    Ces bombardements ont eu lieu au moment ou les combattants kurdes combattaient l'Etat islamique près d'Afrin, une ville située à 40 kilomètres au nord-ouest d'Alep. La Turquie a affirmé que 160 à 200 combattants kurdes avaient été tués, mais le HDN, un parti politique majoritairement kurde en Turquie, a déclaré que 14 personnes, dont quatre civils, avaient été tués.

    Ces opérations ont non seulement représenté un risque opérationnel imprévu pour la campagne alliée contre l'Etat islamique, mais sont également susceptibles d'engendrer des tensions militaires entre la Turquie et la Syrie, cette dernière étant soutenue par l'Iran et la Russie. Le gouvernement syrien a rapidement lancé un avertissementà Ankara : tout avion turc qui s'aventurerait dans l'espace aérien syrien serait « abattu par tous les moyens ».

    Le 22 octobre, des sources locales ont informé l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme que les bombardements turcs se poursuivaient sur les zones contrôlées par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Ce jour-là, les forces turques ont tiré plus de 200 obus de canons et de chars sans oublier les missiles.

    Le révisionnisme pro-ottoman d'Erdogan vise à réveiller la fierté de dizaines de millions de Turcs quant au passé glorieux de leurs ancêtres ; il peut même avoir pour conséquence d'élargir la base électorale de ce président déjà très populaire. Mais l'irrédentisme, surtout s'il est porté par la puissance des armes, ne fera que rendre cette région instable, encore plus instable– jusques et y compris à l'intérieur du territoire turc.

     

    En 2013, The Economist a publié en couverture un photomontage fusionnant le sultan ottoman Selim III et le Premier ministre de la Turquie (aujourd'hui président) Recep Tayyip Erdogan, pour illustrer les tendances de plus en plus autocratiques de ce dernier (à gauche). En 2015, Erdogan pose dans son palais avec « 16 guerriers » en costumes qui le protègent, et qui incarnent chacun l'un des 16 régimes qui ont dominé l'histoire turque, y compris l'empire moghol, l'empire timouride et l'empire ottoman (droite).

     

    Burak Bekdil, basé à Ankara, est éditorialiste du journal turc Hürriyet Daily et Fellow du Middle East Forum.


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    [Vidéo] La France ne peut tenir son statut que par l’exploitation de ses « anciennes » colonies africaines

     
     
     
     
     

    france-afrique - Macky sall, président du Sénégal, François Hollande, Ali Bongo, président du Gabon et Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire, le 6 février 2015 à Paris. Crédit : Ian Langson / AFP

    Macky Sall, président du Sénégal, François Hollande, Ali Bongo et Alassane Ouattara, le 6 février 2015 à Paris. Crédit : Ian Langson / AFP

     


    L’Etat français encaisse par an 440 milliards d’euros en taxe de ses anciennes colonies.

    La France est dépendante des recettes économiques en provenance d’Afrique pour ne pas s’enfoncer dans l’insignifiance économique avait mis en garde l’ancien président Jacques Chirac.

     

    Cette affaire montre à quel point un monde juste est difficilement possible du fait que d’anciennes puissances coloniales sont devenues dépendantes elles-mêmes de l’exploitation de leurs « anciennes » colonies.

    Dans les années 1950-60 les colonies africaines de la France ont décidé de prendre leur indépendance. Certes, le gouvernement à Paris acceptait formellement les demandes d’indépendance, mais exigeait en contre-partie que les pays signent un soi-disant « pacte de poursuite de la colonisation« .

     

    En cela ils s’engageaient à maintenir la monnaie coloniale française, le franc CFA (« le franc pour les colonies de la France en Afrique« ), à garder le système scolaire français, le système militaire et le système français comme langue officielle.

    En raison de cette loi, 14 Etats africains sont toujours obligés de stocker environ 85% de leurs réseves de change à la banque centrale française à Paris. (Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres ; Aucune décision de la CEMAC, de l’UEMOA et de leurs banques centrales ne peuvent être prises sans l’accord de la Banque de France ; N.B. : En 2005, la BEAC et la BCEAO disposaient d’un dépôt de plus de 3 600 milliards de francs CFA (environ 72 milliards d’euros) auprès du Trésor public, NdT).

     

    Là ils dépendent du contrôle direct du ministère des finances français. Les pays concernés n’ont aucun accès à cette partie de leurs réserves. Si les 15% restants de leurs réserves ne suffisaient pas, ils doivent emprunter des moyens supplémentaires au ministère des finances français aux intérêts du marché.

    Depuis 1961 Paris contrôle ainsi les réserves de change du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau, de la Côte-d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo, du Cameroun, de la république centrafricaine, du Tchad, du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Gabon.

    En outre, ces pays doivent payer et transmettre chaque année à Paris leurs « taxes coloniales » pour les infrastructures construites par la France, comme Silicon Africa le détaille.

     

    Ainsi la France prend environ 440 milliards d’euros chaque année. Le gouvernement de Paris dispose aussi d’un droit de préemption sur toutes les présences de matière première nouvellement découvertes dans les pays de son pré-carré africain.

    Et, enfin, les entreprises françaises doivent être traitées préférentiellement dans les ex-colonies françaises. En conséquence, les plus grands avoirs dans ces pays dans les domaines de l’approvisionnement, des finances, du transport, de l’énergie et de l’agriculture se retrouvent dans les mains des consortiums français.

    L’élite principale des pays respectifs (du pré-carré colonial français, NdT) n’a pas à répondre à des exigences d’élections démocratiques. Si les hommes politiques africains refusent (le joug colonial français, NdT), ils peuvent subir des attentats ou un renversement de gouvernement. Au cours des 50 dernières années, 67 coups d’état ont lieu en tout dans 26 pays africains. Seize de ces 26 pays étaient d’anciennes colonies de la France.

    Une illustration exemplaire en est le premier président (élu démocratiquement, NdT) du Togo de l’Afrique occidentale, Sylvanus Olympio (plus récemment on pourrait citer le cas de Laurent Gbagbo ou de Muammar Kadhafi, NdT). Il refusait de signer le « pacte de poursuite de la colonisation ».

    Mais la France exigeait que le Togo paie la taxe sur les infrastructures que les Français avaient construites pendant le temps de la colonisation.

    La somme se montait par an à environ 40% du budget du Togo en 1963 et précipitait ce pays récemment indépendant dans ses limites économiques.

    En outre, le nouveau président du Togo avait décidé de supprimer la monnaie coloniale française du franc CFA et à imprimer sa propre monnaie nationale.

    Seulement trois jours après cette décision, le nouveau gouvernement était renversé par un groupe d’anciens légionnaires et le président était tué.

    Le chef des légionnaires, Gnassingbe Eyadema, a reçu 550 euros de l’ambassade française locale pour la réalisation de l’attentat, comme l’a rapporté le journal britannique The Telegraph.

    Quatre ans plus tard, Eyadema avec le soutien de Paris devenait le nouveau président du Togo. Il établissait une dictature tyrannique dans ce pays de l’Afrique occidentale et a gardé le pouvoir jusqu’à sa mort en 2005 (transmise à son fils Faure Gnassingbé qui a pris le pouvoir par un coup d’état en 2005 suivi d’élections frauduleuses et d’une répression sanglante soutenue par la France de Jacques Chirac. [Amnesty international dénonce la répression et le rôle de la France au Togo, juillet 2005].

    Le fils est encore au pouvoir aujourd’hui et a récemment été adoubé par les autorités françaises lors de la visite de Manuel Valls le 26 octobre 2016 : Manuel Valls : « La France croît au Togo », NDT).

    Au cours des années qui ont suivi l’assassinat de Sylvanius Olympio, le gouvernement français a toujours eu recours à d’anciens légionnaires pour renverser les gouvernements non favorables dans ses ex-colonies.

    Ainsi le premier président de la république centrafricaine, David Dacko a été renversé, en 1966 par d’anciens membres de la légion étrangère (Lire également : Les révélations de Bokassa sur le rôle de l’Etat français en Centrafrique (video) ; Centrafrique : ce que les médias français ne vous diront pas à propos de l’intervention de François Hollande, NdT)…

    Et le premier président de la république du Mali, Modiba Keita, fut la victime en 1968 d’un putsch d’ex-légionnaires. Seulement quelques années avant, il avait aussi décidé de supprimer la monnaie coloniale française.

    Au contraire de la France, les autres anciennes puissances coloniales ont renoncé à de telles mesures. La Grande-Bretagne a dû apprendre sa leçon au cours de la révolution étatsunienne de 1763. Le déclencheur est à imputer à la décision britannique, de faire payer aux colonies étatsuniennes les frais pour la guerre menée par la France qui venait de se terminer et à la guerre contre les indiens.

    La protestation étatsunienne a abouti à la guerre d’indépendance et à la fondation des Etats-Unis en 1776. En 1778 le parlement britannique renonçait à la taxation des colonies.

    En cela la Grande-Bretagne a renoncé aux taxations sur les chiffres d’affaires dans les colonies « British America » et « British West Indies ».

    Ceci est aussi valable pour les anciennes colonies de l’Australie et du Canada. Certes, celles-ci appartiennent toujours au « Commonwealth » et dépendent formellement de la maison royale britannique, mais les taxes depuis l’indépendance de ces pays  sont régies depuis le début du 20ème siècle exclusivement par les gouvernements de ces pays là.

    De même l’ancienne puissance coloniale des Pays-Bas ne lève plus aucun impôt sur ses anciens domaines d’influence en Amérique du Sud et dans le sud-est asiatique.

    Au sud-est asiatique (Indonésie, NdT), les taxes ont été maintenues au début du 20ème siècle en raison des guerres désastreuses, les Pays-Bas devaient régulièrement soutenir financièrement leurs colonies.

    Le royaume s’est séparé d’une grande partie de ses colonies déjà au début du 19ème siècle.

    Finalement, les Antilles néerlandaises en octobre 2010 quittaient le royaume. Seuls les îles des Caraïbes d’Aruba, de Curaçao et de Saint Martin (qui dispose au sud d’une partie néerlandaise et au nord d’une partie française, NdT) font toujours partie du royaume des Pays-Bas.

    L’élite politique de la France n’envisage pas du tout d’éliminer les vestiges du temps colonial et d’accepter l’indépendance complète de ses anciennes colonies.

    La crainte semble au contraire prédominer à Paris d’un risque de voir la France s’enfoncer dans une insignifiance économique si elle perdait ses recettes économiques (en provenance de ses « anciennes colonies » africaines, NdT). En mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac déclarait déjà : « Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [ du monde ] »

     

     

    Source:   Deutsche Wirschafts Nachichten | 5 Novembre 2016

    Article original : Frankreich kann seinen Status nur mit Ausbeutung der ehemaligen Kolonien halten

    Traduit par le blog-sam-la-touch


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    L’opération Sangaris : un échec politique qui avait été annoncé

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    Le dimanche 30 octobre 2016, la France a mis un terme à l’Opération Sangaris lancée au mois de décembre 2013 pour mettre fin aux massacres commis par la Séléka[1].

     

    Aujourd’hui, le chaos centrafricain n’a pas cessé et le pays est largement aux mains de cette même Séléka et de ses divers chefs de guerre, souvent des Soudanais.

    L’échec est donc total[2] et il doit être imputé aux dirigeants politiques français qui ont constamment donné aux militaires des ordres aberrants.  Rappel des faits et exposé des responsabilités socialistes.

     

    Dans le dossier de la RCA, François Hollande a constamment tergiversé et accumulé les erreurs :

    1) La première date de la fin de l’année 2012 (voir mes communiqués de l’époque) quand, avec peu de moyens, il eut été possible de « traiter » rapidement et efficacement les coupeurs de route de la Séléka. Mais, harcelé par le Quai d’Orsay, François Hollande hésita.

    2) Au mois de mars 2013, alors que tous les connaisseurs du pays le pressaient d’agir, il laissa la Séléka prendre Bangui. La Centrafrique sombra alors dans le chaos cependant que les chrétiens – 95% de la population de souche -, étaient persécutés.

    3) Début 2014, face au désastre humanitaire dont ses hésitations étaient la cause, François Hollande décida finalement d’intervenir mais en précisant toutefois que l’entrée en scène des forces françaises n’avait pas de but militaire…  Nos troupes ne reçurent donc pas d’ordres clairs puisque ni l’ « ami », ni l’ « ennemi » ne furent désignés, Paris demandant simplement à nos soldats de jouer les « bons samaritains ». Pour cette intervention, nos forces n’ont donc pas eu d’objectif clair. Entre l’humanitaire et le désarmement des milices, quelle fut leur mission? On l’ignore toujours…

    4) Le déploiement de notre contingent se fit d’une manière totalement contraire à toute tactique militaire cohérente. Alors que l’objectif militaire prioritaire aurait en effet dû être le verrou de Birao dans l’extrême nord du pays[3] afin de couper la Séléka de sa base soudanaise, il fut au contraire décidé d’enliser les forces françaises à Bangui dans une mission d’interposition relevant de la gendarmerie mobile.

    L’intérieur de la Centrafrique fut donc laissé à la Séléka qui eut tout le loisir d’y poursuivre ses massacres. L’actuelle situation catastrophique est clairement la conséquence de ce choix militairement incompréhensible. Ce dernier s’explique probablement parce qu’il ne fallait pas « choquer » l’opinion musulmane en paraissant intervenir aux côtés des chrétiens…

     

    5) Dès le début de l’Opération Sangaris, au lieu de leur demander de détruire  les bandes de la Séléka, Paris ordonna donc à nos soldats de simplement séparer agresseurs et agressés, bourreaux et victimes. Alors qu’il fallait leur donner les moyens de sidérer l’adversaire et de saturer l’objectif, les chiches moyens alloués à nos troupes ne leur permirent que de lancer des patrouilles, non de quadriller et de tenir le terrain.

    Comment prétendre en effet rétablir la paix dans un pays plus vaste que la France avec seulement 1600 hommes dont plusieurs centaines affectés à la seule garde de l’aéroport ?

    L’impression d’impuissance fut accentuée par le fait qu’à Bangui, au lieu d’être désarmée, la Séléka voulut bien accepter d’être cantonnée…en conservant ses armes et en gardant ses gains territoriaux à travers le pays.

    6) Alors que la solution était d’abord militaire, le Quai d’Orsay ne cessa d’affirmer que la résolution de la crise se ferait par la reconstruction de l’Etat à travers le mirage électoral de 2016. Or, le président Faustin-Archange Touadéra a naturellement été incapable de reconstituer un « Etat » centrafricain, lequel n’a d’ailleurs jamais existé; sauf peut-être à l’époque de Bokassa.

    Aujourd’hui, les massacres sont quotidiens et le pays est coupé en deux. Aucun administrateur sudiste n’ose en effet s’aventurer dans le nord où il s’y ferait massacrer, cependant que les fonctionnaires nordistes ne sont guère volontaires pour venir se faire lyncher à Bangui…

    Quant aux bandes de la Séléka et à leurs diverticules, elles tiennent plus de la moitié du pays.

    Les malheureuses populations occupées sont ainsi revenues aux temps des raids à esclaves lancés depuis le Soudan et dont leurs grands-parents avaient été délivrés par la colonisation.

    Elles avaient naïvement cru que les troupes françaises étaient venues pour les libérer.

    Leur amertume est donc grande car l’Elysée n’avait en réalité décidé qu’une gesticulation humanitaire sous habillage militaire.

    Bernard Lugan

     

    [1] « La Séléka, une nébuleuse criminelle (…) une internationale criminelle organisée et prospère ». Rapport de la fédération internationale des droits de l’homme du mois de septembre 2013 intitulé « RCA : un pays aux mains des criminels de guerre de la Séléka ».

    [2] Je l’avais annoncé et même décrit. Voir à ce sujet les numéros de l’Afrique Réelle et mes communiqués des années 2013-2015.

    [3] Cette position clé avait été évacuée le 30 mars 2010 sur ordre du président Sarkozy.

     

    Source

    Photo : Wikimedia (cc)


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    Trump, l'incroyable ascension (PORTRAIT)

    Libération Publié le - Mis à jour le

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    Monde

    Tout serait parti de là. Entre les robes de gala et les nappes blanches, Donald Trump aurait décidé de se lancer en politique lors du traditionnel dîner des ­correspondants à la Maison Blanche, en avril 2011.

     

    Ce soir-là, le milliardaire, présent dans la salle comme une partie du gotha de la côte Est, se fait étriller par Barack Obama lors de son one-man show annuel. Il le dépeint comme un homme crédule, voire crétin : «Donald peut désormais se poser les vraies questions, comme : avons-nous vraiment marché sur la Lune ? Que s’est-il vraiment passé à Roswell ? Où sont Biggie et Tupac ?»

    Car depuis quelques mois, Trump distille son venin sur les plateaux télé : où est vraiment né Barack Obama ? Peut-on voir son certificat de naissance ? Peut-être est-il musulman ? S’il n’est pas américain, son élection depuis 2008 est «la plus grosse arnaque de tous les temps !»

    La «birther conspiracy», propagée par des sites suprémacistes blancs, aura collé aux basques d’Obama pendant toutes ses années à la ­Maison Blanche.

    Quand Donald Trump la reprend à son compte, il sait très bien à quel type d’Américains il fait les yeux doux.

    Mais ce soir d’avril 2011, le Président finira par produire en conférence de presse son certificat de naissance. Obama lâche ses coups.

    Dans la salle, Trump est sourire crispé, regard droit. L’humiliation, disent ses proches, est la pire des tortures pour le milliardaire.

    Les enregistrements de l’interview-fleuve de Trump datant de 2014, que son biographe, Michael D’Antonio (The Truth About Trump), a transmis au New York Times fin octobre, confirment sa hantise de l’échec, de la honte publique.

    Devant le tout-Washington présent ce soir d’avril 2011 à la Maison Blanche, Donald Trump bouillonne. «Je crois que c’est ce soir-là qu’il a décidé de se présenter à l’élection, affirme Roger Stone, l’un des conseillers politiques de Trump, dans The Choice 2016, un documentaire de PBS diffusé sur Arte. Il s’est dit : je vais leur faire voir.»

     

    Cul-de-poule

    Eh bien, il a fait voir : cinq ans plus tard, ­contre toute attente, le voilà 45e président des Etats-Unis. Que celui qui avait mis son billet sur cet improbable candidat, incarnant tous les clichés de la bouffonnerie américaine, icône des années fric, de la démesure, star de télé-réalité, personnage de cartoon, lève le doigt.

    Ni les médias, ni ses adversaires, ni même son propre parti ne l’ont vu venir. Et certainement pas Barack Obama. Qui a, involontairement, réveillé la bête ­politique qui sommeillait sous la mémèche blonde savamment rabattue. De sa déclaration de candidature, le 16 juin 2015, descendant l’escalator doré de la Trump Tower à Manhattan tel un ange satisfait, jusqu’à son élection mardi, le mystère Donald demeure.

    Comment ce septuagénaire raillé par la Terre entière, cheveux tels une vague de paille, sourcils broussailleux assortis, bouche en cul-de-poule et teint orangé, au vocabulaire de CM1 et pour qui tout est «huge» (énorme) ou «tremendous» (formidable), peut-il se retrouver à la tête de la première puissance mondiale ? «Je serai le meilleur président pour l’emploi que Dieu ait jamais créé», lâche-t-il dans son premier discours de candidat, ­donnant le ton de sa campagne d’emphases et d’insultes. «Un clown candidat à la présidence», titre le lendemain le tabloïd new-yorkais Daily News.

    Ce désir de présidence, pas inédit – Trump en parlait depuis les années 80 –, est une «quête impro­bable», pour le New York Times. Voire, pour USA Today, une «distraction indési­rable».

    La campagne présidentielle, une «distraction» de plus pour Donald Trump ? Après tout, l’homme d’affaires n’a jamais eu peur de se diversifier. Promoteur immobilier à succès, promoteur immobilier en faillite, homme-sandwich – des hôtels, des golfs, des pizzas, des steaks portent son nom – qui rachète ­tantôt une compagnie aérienne, tantôt des ­concours de beauté (Miss Univers), puis qui devient personnage de télé-réalité… Alors pourquoi pas président des Etats-Unis ?

    «C’est quelqu’un qui a une revanche à prendre sur les élites intellectuelles new-yorkaises qui l’ont toujours considéré comme un plouc, analyse la polito­logue Marie-Cécile Naves, chercheuse associée à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et auteure de Trump : l’onde de choc populiste (éd. FYP). Maintenant, il a envie de nouveaux défis, de nouveaux combats : faire campagne, c’est une manière d’être à nouveau sous les projecteurs.»

    Donald Trump divise le monde en deux catégories : les winners d’un côté, les losers de l’autre. Né en juin 1946 dans le Queens, à New York, dans l’opulence d’une grande maison à colonnades et à l’ombre d’un père promoteur immobilier, Fred Trump, issu d’une famille d’immigrés allemands, «The Donald» grandit dans le mythe de ce monde binaire. Une enquête fouillée du Washington Post le décrit en enfant «athlétique, magouilleur et de mauvaise foi, refusant de reconnaître ses erreurs».

    Son attitude turbulente l’envoie à l’internat de l’Académie militaire de New York, où il apprend «à se battre et à aimer ça», comme il l’explique sur les enregistrements de Michael D’Antonio. Dans son album de promo, une photo du jeune Donald est légendée «Ladies’ man» («homme à femmes»).

    Il idolâtre Hugh Hefner, fondateur de Playboy et empereur du kitsch. Les sermons capita­listes du pasteur Norman Vincent Peale (la Puissance de la pensée positive), qui glorifient la réussite économique et que Trump écoute à la Marble Collegiate Church de Manhattan, le façonnent.

    Il se plaît à se présenter en self-made-man. «Rien n’a été facile pour moi, ose-t-il en octobre 2015 sur NBC. J’ai commencé à Brooklyn, mon père m’a fait un petit prêt d’1 million de dollars.»

    Obsession

    Donald n’est pourtant pas le premier choix de son père. Fred Jr., le fils aîné, d’abord désigné héritier des affaires Trump, déçoit. Il meurt prématurément de complications liées à son alcoolisme, à 43 ans. «Il n’était pas dans cette dynamique d’entrepreneur sans pitié, décrit la politologue Marie-Cécile Naves. Les espoirs de Fred Trump se sont donc déplacés sur le deuxième fils : ça a dû jouer dans sa trajectoire, cette volonté de satisfaire son père. Fred Trump n’a jamais pu faire fortune à Manhattan, alors le fils s’est mis en tête de faire mieux que le père.» C’est même son obsession.

    Donald reprend ainsi les affaires de son père dès 1971. Très vite, il s’impose dans l’immobilier de Manhattan en s’associant à l’avocat Roy Cohn, figure de la chasse aux sorcières des ­années McCarthy. C’est à ce ­moment-là que Trump a son premier procès, pour discrimination (il inscrit la lettre «C» pour «colored»à côté des noms de potentiels locataires noirs).

    Symbole de cette implantation en plein Manhattan, la Trump Tower, 58 étages, 202 mètres de hauteur, pousse en 1983. Evidemment, il vivra tout en haut, dans un triplex m’as-tu-vu en cuivre et marbre rose. Epousera Ivana, un mannequin, a trois enfants. En tout, il en aura cinq de trois femmes différentes – le dernier, Barron William Trump, a 10 ans. Ses frasques sentimentales et sexuelles s’étalent dans la presse, au grand bonheur de Trump lui-même, grisé par l’attention des médias.

    Mais «The Donald» a les yeux plus gros que le ­ventre : dans les années 90, il s’endette pour faire construire un gigantesque casino, le Taj Mahal, à Atlantic City… qui fait faillite peu après. Considérant que son patronyme ­conserve une forte valeur commerciale, les banques le sauvent.

    Trump doit quand même revendre son yacht, ses avions, abandonner la moitié de ses parts… «Trump est un mélange de vantardise, d’échecs commerciaux et de succès réels», analyse le Washington Post.

    Qu’à cela ne tienne : quelques années plus tard, il parvient à se réinventer génie du business dans son émission de télé-réalité, The Apprentice. Pendant quatorze saisons, il est le boss de la boardroom, le symbole de la réussite et de la prospérité qui vire les incompétents avec gourmandise. Toujours présenté sous son meilleur profil, les répliques percutantes évidemment écrites à l’avance, dans une réalité scriptée qui le met forcément à son avantage.

    Too much

    «Make America Great Again !» : c’est avec ce slogan aux relents thatchériens que Donald Trump lance sa campagne, en juin 2015. Il évoque cette nostalgie d’une Amérique fantasmée, un peu rance, blanche, sans crise, recroquevillée sur elle-même. Dès son premier discours, en roue libre, le milliardaire insulte les immigrés mexicains clandestins : «Ils apportent des drogues, ils apportent du crime. Ce sont des violeurs.»

    Il défend une vision ­pessimiste de l’Amérique, des positions pro-armes, attise les peurs, le racisme, brandit son climatoscepticisme comme un gage de ­défiance vis-à-vis des élites intellectuelles, de relance économique pour l’Amérique ouvrière, le tout en décomplexant les Américains gros consommateurs d’énergies fossiles.

    «Les attaques contre notre police et le terrorisme dans nos villes menacent notre mode de vie», martèle-t-il en clôture de la convention républicaine, le 21 juillet à Cleveland (Ohio). Il insulte tout le monde, s’en prend à la gent féminine. Le 8 octobre, le Washington Post révèle une vidéo de 2005, où l’on entend Trump se vanter d’«attraper par la chatte» et d’embrasser des femmes sans leur consentement.

    A un mois jour pour jour de l’élection, des élus républicains désavouent leur candidat. Une dizaine de femmes brisent le silence et accusent le milliardaire d’agression sexuelle. Après huit ans de progressisme à la Maison Blanche, cet homme de 70 ans au logiciel obsolète, rejeton des années 80, de l’argent facile et des femmes en plastique faire-valoir, ­semble complètement anachronique. «Une partie de ma beauté, c’est que je suis riche», clame sans rire ce pape du too much, qui réajuste ses boutons de manchettes à chaque fois qu’il sort de sa limousine ou de son hélico, n’a jamais exercé le moindre mandat politique, et dont la fortune est estimée par le magazine Forbes à 3,7 milliards de dollars (3,35 milliards d’euros) – le triple par lui-même. Et que le monde a, décidément, du mal à imaginer en commander in chief.

    Adulé par les uns, vu comme une fascinante bête de foire par les autres, il bénéficie d’une énorme couverture médiatique. Pendant sa campagne, il ne s’entoure que de ses proches, n’a pas de speechwriter, ne commande pas de sondages…

    Nul analyste ou universitaire pour épauler Donald Trump, mais Stephen Bannon du site «alt-right» Breitbart.com (lireLibération des 8 et 9 octobre)ou Roger Ailes, ancien patron de Fox News viré pour harcèlement sexuel… «C’est comme s’il avait FdeSouche et Valeurs actuelles dans son équipe de cam­pagne ! compare Marie-Cécile Naves.

    Ce ne sont ni des experts ni des spin doctors, mais des idéologues de l’ultradroite et des spécialistes de la communication.» Un mois après l’annonce de sa candidature, Donald Trump prend la tête des sondages dans le camp républicain. Pour ne plus jamais la quitter.

    Tambouille

    En janvier, il prendra ses quartiers à la Maison Blanche. «Il faut reconnaître à Trump une très bonne capacité de diagnostic : il a du nez, note Marie-Cécile Naves. Il a compris qu’il y avait une brèche dans laquelle s’engouffrer en raison des divisions très fortes au sein du Parti républicain, sur des sujets très importants : l’économie, l’immigration…»

    Pour preuve : il y avait dix-sept candidats lors de la primaire républicaine, et aucun n’a pu lui faire barrage. Outre le bon tempo, il a également su capter l’air du temps. «Je sais ce qui se vend et ce que les gens veulent», affirmait-il à Playboy en 1990. Dès 1987, il a même élaboré un concept, «l’hyperbole véridique» (en fait, c’est le coauteur de son livre The Art of Deal qui en est à l’origine) : «Je joue avec les fantasmes des gens. J’appelle ça l’hyperbole véridique. C’est une forme innocente d’exagération – et une technique de promotion très efficace.» Même tambouille trente ans plus tard. «Il a compris qu’une grande partie de la société était en colère, avait peur et du mal à accepter un certain nombre de changements sociétaux, écono­miques et culturels», détaille Marie-Cécile ­Naves.

    La reprise de la croissance n’a pas bénéficié à la petite classe moyenne, les inégalités explosent… «Et puis il y a un rejet des transformations démographiques : dans trente ans, les Blancs d’origine européenne seront minoritaires dans le pays, reprend la spécialiste des Etats-Unis.

    Ce sentiment de “ne plus être chez nous” alors qu’un Noir occupe la Maison Blanche, qui a beaucoup fait pour les droits des homosexuels, promeut un discours multiculturaliste, de fin du patriarcat est insupportable pour un certain nombre d’Américains.

    Et Trump a beaucoup misé sur ce sentiment. Même son projet protectionniste est guidé par la thématique de l’identité.» Pour la polito­logue, «Donald Trump n’est pas un accident : il a un vrai projet politique.» Pas au sens d’un programme, mais d’une «vision de la société» : une société fermée, le multiculturalisme vu comme un fardeau, une forte défiance vis-à-vis des élites…

    Même s’il n’est jamais entré dans le détail des mesures qu’il envisage. «Je n’ai pas l’impression que Donald Trump ait une vraie passion pour les affaires publiques, avance Marie-Cécile Naves.

    Je ne suis pas sûre qu’il ait vraiment envie de gouverner. Gagner, oui, mais gouverner…»


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    Trump a les pétromonarchies et l’Iran dans le viseur

    Entretien avec Fabrice Balanche

    Daoud Boughezala

    Daoud Boughezala
    est rédacteur en chef de Causeur.

    Publié le 09 novembre 2016 / Monde

    Mots-clés :

    D'après le spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche, le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump va certes se rapprocher de la Russie et prôner une politique "réaliste" au Moyen-Orient mais aura à la fois l'Iran et les pétromonarchies sunnites dans le viseur.
     
    Cela devrait rassurer Israël et l'Arabie saoudite, qui a perdu pied en Syrie au profit des forces favorables à Bachar Al-Assad...
    trump syrie iran liban

    Donald Trump, élu président des Etats-Unis, arrive pour faire une déclaration, le 9 novembre 2016 à New York © AFP SAUL LOEB

     

     

    Daoud Boughezala. Vous qui officiez désormais à Washington D.C., quelles conséquences sur la politique américaine au Moyen-Orient voyez-vous dans la victoire surprise de Donald Trump à la présidentielle américaine ?

    Fabrice Balanche1. La victoire de Donald Trump va provoquer une inflexion majeure de la politique américaine. Le nouveau président est isolationniste sur le plan international, sa principale préoccupation est l’économie du pays et ses cibles sont par conséquent le Mexique et la Chine.

    L’auteur de  Art of the deal est un pragmatique sensible aux dynamiques de terrain plus qu’aux idéologies. Avec lui plus de « regime change », mais du réalisme en fonction des intérêts américains.

    Vis-à-vis de la Russie, on peut s’attendre à un rapprochement contre le terrorisme islamique, qui est la seconde priorité de Donald Trump. Les pétromonarchies du Golfe sont dans son viseur car considérées comme les promoteurs de l’Islam radical.

    Mais paradoxalement, l’Iran aussi est ciblé par le nouveau Président américain qui le considère également comme un acteur du terrorisme international. Il condamne d’ailleurs fermement l’accord sur le nucléaire iranien conclu par Barack Obama.

    Ce qui peut rassurer à la fois l’Arabie Saoudite et Israël sur l’avenir de la politique américaine au Moyen-Orient.

     

    Autre élection, celle de Michel Aoun à la Présidence de la République libanaise la semaine dernière. Est-ce une victoire de Damas et de l’axe iranien ?

    C’est clairement une victoire de l’Iran, parce que l’Arabie saoudite avait mis son véto à l’élection d’un président pro-Hezbollah. Aoun étant l’allié du Hezbollah depuis 2006, il n’était pas question pour les Saoudiens qu’il arrive au pouvoir au Liban. Son élection a été permise parce que le camp pro-Assad est en train de l’emporter en Syrie. Ce rapport de force influence les politiques libanais, en particulier Walid Joumblatt, l’inamovible chef druze du Parti socialiste progressiste, que beaucoup qualifient de girouette, car c’est quelqu’un qui sent les événements et dont les revirements sont très révélateurs.

     

    Mais Saad Hariri, lié à l’Arabie Saoudite, a été de nouveau nommé Premier ministre. Signe que Ryad n’a pas renoncé au Liban…

    Il est normal que Saad Hariri soit Premier ministre, car le chef du gouvernement doit obligatoirement appartenir à la communauté sunnite. Il n’y avait pas d’autre candidat sérieux à la fonction. Même Achraf Rifi, pourtant vainqueur d’une élection municipale à Tripoli, ne pouvait réellement concourir car il n’est pas issu des anciennes familles qui contrôlent le Liban et ne possède pas une fortune et un réseau politique comparable à ceux d’Hariri, même si ce dernier est déclinant.

    Mais la désignation de Saad Hariri ne change rien à la lassitude qu’éprouvent les Saoudiens à l’égard du Liban. Ce pays leur coûte cher, d’autant qu’ils n’ont plus assez de levier pour peser sur la politique libanaise. Et ce rapport qualité-prix négatif a incité l’Arabie à abdiquer au Liban au profit de l’Iran.

     

    A quelques kilomètres de la frontière libanaise, la guerre civile syrienne fait rage. Là-bas également, l’Arabie saoudite a-t-elle plié face aux pro-Assad ?

    Le régime Assad est clairement sauvé en Syrie, alors qu’il était fort mis à mal à l’été 2015.  Sans l’intervention russe, qui a eu une influence décisive, le territoire contrôlé par Damas se serait considérablement restreint et peut-être limité aux zones alaouites. Le régime aurait perdu Alep, Hama, etc. Les Russes ont mis en place une dynamique de reconquête, a fortiori depuis leur arrangement avec la Russie Turquie. Auparavant, l’essentiel des armes et du matériel des rebelles passaient par la Turquie, ce qui posait un grand problème à Damas. Or, en contrepartie de l’autorisation blanc-seingà la Turquie pour intervenir en Syrie contre les Kurdes, la Russie a obtenu d’Ankara qu’elle restreigne son soutien à l’opposition syrienne.

     

    Malgré l’hostilité turque, les Kurdes syriens ont annoncé leur participation à la bataille de Raqqa…

    Les Kurdes ont fait cette déclaration pour obtenir la protection américaine contre la Turquie. En réalité, ils n’ont aucune envie ni aucun intérêt d’aller à Raqqa, une ville arabe dans un territoire arabe. Ce que veulent les Kurdes de Syrie, c’est faire la jonction entre leurs territoires d’Arfin et de Kobané, projet qu’a contrecarré l’intervention de l’armée turque en Syrie.

    Mais les Kurdes savent que la prise de Raqqa tient à cœur aux Occidentaux, puisque c’est de là que sont partis les attentats européens. Ils jouent donc une partie de poker menteur, s’engageant à marcher sur Raqqa de façon à ce que la Turquie ne les gêne pas car ils craignent une offensive militaire turque. Au printemps, les Kurdes syriens ont perdu mille combattants à Manbij, localité dans laquelle ils avaient accepté de combattre parce que les Américains leur avaient promis l’unification de leur territoire en Syrie.

    Cette promesse est restée vaine. Aussi les Kurdes ne prendront-ils plus un tel risque. Pourquoi conquérir Raqqa, si bien défendue par l’Etat islamique, et perdre des milliers d’hommes pour ensuite être abandonnés par les Américains et poignardés par les Turcs ?

    Le plus probable est que les Kurdes se contentent de donner quelques gages aux Américains, lançant des offensives pour la forme, prenant quelques villages au nord de Raqqa, sans s’attaquer frontalement à la capitale de Daech.

    Plus à l’Ouest, Bachar Al-Assad paraît bien parti pour remporter la mise face à la rébellion. Pour autant, même en cas de règlement négocié du conflit, en sera-t-il fini des Etats-nations syrien et irakien ?

    Les nations syriennes et irakiennes n’ont jamais existé ! L’Irak et la Syrie étaient des Etats-territoires, cadres d’une illusion de nation donnée par le régime. Mais les Irakiens et les Syriens se sentaient avant toute chose des membres de communautés (alaouite, chrétien, druze, sunnite, etc.). Toute la question est aujourd’hui de savoir si les frontières vont changer.

    Ce n’est pas le scénario le plus probable car la communauté internationale va tout faire pour éviter de crée un nouveau Soudan (la partition du Sud a été une catastrophe !). La Turquie et l’Iran multi-ethniques n’ont aucune envie de toucher aux frontières.

    En revanche, on risque de voir se constituer au milieu d’Etat officiels des territoires autonomes comme le Kurdistan d’Irak.

     

     

     

     

    Dans cette hypothèse, Bachar Al-Assad gouvernerait à Damas pendant que des pouvoirs locaux tenus par des seigneurs de la guerre règneraient dans certaines provinces en sauvant les apparences, comme Poutine le fit en Tchetchénie. Assad cherche-t-il ses Kadyrov ?

    C’est en effet le scénario que les officiels de Damas m’ont expliqué. Ils savent très bien qu’il sera impossible de réinstaurer une puissance centralisatrice comme auparavant. Et c’est donc tout naturellement qu’ils vont se tourner vers des potentats locaux, en particulier des chefs rebelles qui sont parmi les plus facilement corruptibles. Ceux-ci ont envie de profiter paisiblement de l’argent amassé pendant le conflit, quitte à faire allégeance à Assad pour tenir leur territoire.

    Ce schéma était prévu pour Zahran Allouche, le chef de Jaych-al-Islam, un puissant groupe rebelle de la banlieue de Damas, mais cet imbécile il est allé prêter allégeance aux Saoudiens en décembre 2015. S’agissait d’une absence de vision d’avenir ou d’un moyen de faire monter les enchères entre Ryad et Damas. Résultat : lorsqu’il est rentré dans son fief, il s’est pris un missile dans les dents !

    De même, en attendant la libération de Raqqa, beaucoup de chefs tribaux résident à Damas depuis la chute de la ville en 2013. Ils espèrent bien récupérer le pouvoir une fois l’Etat islamique vaincu.

     

    1. Agrégé et docteur en Géographie, Fabrice Balanche est maître de conférences à l’Université Lyon-2 et chercheur invité au Washington Institute.

    Source et Publication:   http://www.causeur.fr/trump-


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    Cuba vs USA : Concessions ou nouvelle crise des missiles?


    Par Germán Gorráiz López– Le 31 octobre 2016 –

    Source katehon.com


    La fin de l’embargo commercial des États-Unis sur Cuba, exigée pour la 23e année consécutive par l’Assemblée générale des Nations Unies et adoptée par une écrasante majorité de 191 voix pour et 2 abstentions (États-Unis et Israël), un embargo obsolète établi par Kennedy en 1962, devrait rétablir le libre-échange et les eaux libres.

    Mais l’embargo continuera à rester en vigueur, parce que le vote n’est pas contraignant. Cela pourrait signifier des pertes directes ou indirectes de 110 milliards de dollars selon le Programme des Nations Unies pour le développement et plus de 1 000 milliards de dollars selon le gouvernement cubain.

    Prensa Latina a estimé qu’entre mai 2012 et avril 2013, le système de santé publique cubain a engagé des dépenses inutiles de 39 millions de dollars, parce qu’il a dû acquérir des médicaments essentiels et de l’équipement de marchés lointains.

    L’embargo dure depuis 52 ans et court le risque de devenir interminable, avec tous les effets secondaires qui pourraient en résulter. Même le président Obama a identifié cette résolution comme étant d’une importance capitale.

    Détente USA-Cuba

    La décision de libérer les 75 opposants et journalistes indépendants arrêtés en 2003 dans le cadre du «printemps noir» annoncé début juillet 2010 a marqué le début d’un réchauffement dans la relation précédemment hostile entre les États-Unis et Cuba.

    En retour, en 2010, Obama a rétabli la politique de Clinton envers Cuba, abrogée par George W. Bush en 2003, qui a réduit les restrictions sur les voyages et l’argent envoyé entre les deux pays. Mais Obama a insisté sur la nécessité de la libération d’Alan Gross pour faire de nouvelles concessions, y compris la libération des «Cinq Cubains».

    L’histoire des «Cinq Cubains» commence par René Gonzalez, qui a passé 13 ans en prison aux États-Unis pour avoir infiltré une organisation d’exilés cubains en Floride. Il a été accusé de faire partie du «Wasp Network», qui a impliqué plus de 40 agents de renseignement cubains et des informateurs dans le sud de la Floride. Gonzalez a été détenu en 1998 et condamné pour espionnage en 2001 à Miami avec Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González.

    Alan Gross, en revanche, était un travailleur contractuel pour un «programme pro-démocratique» de l’USAID et a été arrêté à Cuba en 2009 pour «distribution illégale d’équipements Internet» et condamné à Cuba la même année pour «avoir donné des équipements de communication sophistiqués aux juifs cubains».

    Quatre ans après l’arrestation d’Alan Gross, espion juif américain supposé, condamné en 2011 à 15 ans de prison pour avoir commis «des actions contre l’intégrité territoriale de l’État», nous avons été témoins du début d’une entreprise diplomatique nouvelle et complexe qui pourrait aboutir à l’échange de Gross contre les «Cinq Cubains», comme geste de bonne volonté. Ce serait une étape nécessaire pour mettre fin à l’embargo américain obsolète sur Cuba et débuter une nouvelle ère dans les relations entre les États-Unis et Cuba.

    Les manœuvres diplomatiques ont commencé lorsque Gross a envoyé une lettre personnelle au président Obama lors du quatrième anniversaire de son arrestation à Cuba, où il a exprimé sa déception en disant: «Je crains que mon gouvernement – le gouvernement que je servais lorsque j’ai commencé ce cauchemar – ne m’ait abandonné. […] Je vous demande aussi de prendre des mesures pour obtenir ma libération, pour moi et pour ma famille», suivie d’une autre lettre, envoyée à la Maison Blanche par la famille de Gross.

    Ces lettres ont été suivies un mois plus tard par une autre lettre écrite par un groupe bipartisan de 66 sénateurs, mené par le démocrate Patrick Leahy, exhortant Obama à «agir promptement pour prendre toutes les mesures qui soient dans l’intérêt national pour obtenir sa libération».

    Depuis 2009, l’administration Obama a demandé publiquement et en privé la libération de Gross, et cette situation est devenue le principal obstacle pour assouplir les restrictions, politique que le président a entamée au début de sa présidence.

    Le secrétaire d’État américain John Kerry l’a confirmé: «Dans le cas de M. Gross, nous avons développé un certain nombre d’initiatives et de sensibilisations au cours des dernières années […] et nous sommes actuellement engagés dans des discussions à ce sujet, mais je n’ai pas la liberté d’entrer dans les détails

    En plus de ces mesures officielles, il y a des conversations secrètes entre Arturo López-Levy, un professeur juif cubain à l’Université de Denver, et les autorités cubaines, pour négocier un accord entre les «Cinq Cubains» et Gross, ce qui éliminerait un obstacle important dans le long chemin pour rétablir la normalité entre les États-Unis et Cuba.

    Arturo López-Levy a créé et délivre un cours d’été de troisième cycle au Centre Carter à Atlanta, en Géorgie, et a un accès direct à Raul Castro parce que son cousin, fils d’un général des Forces armées révolutionnaires cubaines, est marié à l’une des filles de Castro.

     

    Une fin de l’embargo ou une nouvelle crise des missiles?

    Les mesures prises par l’administration Obama ont suivi la voie de l’administration Clinton en relâchant les restrictions de communication, en permettant à l’île de recevoir plus d’argent de ses expatriés et en lançant une série de conversations sur l’immigration.

    Mais ils ont laissé l’embargo intact et n’ont pas changé substantiellement les politiques à Washington. À tout le moins, les mesures reflètent le consensus d’un bon pourcentage de citoyens américains en faveur d’un changement de politique envers l’île, encouragé par le fait que le régime cubain diminue le contrôle de l’État sur l’économie et autorise le libre échange et la petite entreprise.

     

    Néanmoins, le renouvellement automatique de l’embargo commercial pour une autre année par les États-Unis et la mise en œuvre de mesures régressives poussées par les lobbyistes anti-Castro à Miami (banques américaines ne permettant pas au Bureau d’intérêt de Cuba d’utiliser leurs services et l’obstruction d’un accès ouvert aux informations de Prensa Latina) menacent les systèmes financiers et politiques internationaux actuels.

    Cela pourrait signifier des pertes de 50 milliards de dollars pour Cuba et l’asphyxie économique du régime de Castro, alors même que l’administration Obama commence lentement à établir les bases d’une nouvelle doctrine de «relations entre égaux» entre les États-Unis et Cuba.

    Si les discussions discrètes entre López-Levy et Raul Castro échouent, un nouveau désintérêt pour Obama pourrait surgir à Cuba, créant une opportunité parfaite pour Poutine d’organiser un nouveau traité militaire cubano-russe (rappelant le pacte secret signé en 1960 à Moscou entre Raul Castro et Khrouchtchev).

    Une nouvelle base radar pourrait être installée sur la base militaire abandonnée de Lourdes, parfaite pour écouter confortablement les chuchotements secrets à Washington, et les bases pourraient être équipées de missiles Iskander et d’avions militaires dotés d’armes nucléaires (par exemple, les redoutables TU-160 connus dans le monde Ouest comme Blackjacks).

     

    Nous pourrions voir la renaissance de la crise des missiles Kennedy-Khrouchtchev et la signature subséquente du Traité d’interdiction des essais nucléaires.

    Germán Gorráiz López

    Note du Saker FrancophoneTout l'intérêt de l'article se trouve dans le dernier paragraphe et la menace implicite de l'utilisation de laisser l'influence russe grandir à Cuba, ce qui mettrait la pression sur Washington à travers notamment l'hystérie du lobby anti-castriste, le lobby militaire qui pourrait se servir de ce prétexte pour augmenter les budgets militaires couler le déficit public. C'est un des nombreux «petits» sujets qu'il faut surveiller et qui donnent la température globale de ce qui se passe sous la table.

    Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

     


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    Poutine a lancé un mandat international contre G. Soros pour terrorisme international

      Soros finançait les opposants russes qui ont dénoncés les soi-disants manipulations des dernières élections russes et qui essaient de renverser le régime en poussant une partie de la population incrédule à manifester dans les rues.

       

      Soros a maintenant peu de chance de poursuivre ses jeux sales avec la spéculation qui mis à genoux l’ensemble du système financier mondial et toujours en collaboration de Rothschild, des Rockefeller et les autres chacals. 


      Soros utilisait les produits dérivés danois avec d’autres devises étrangères pour commencer à attaquer les actions de la monnaie russe sur le marché ! 

      Notez que Soros a utilisé ces dérivés avec l’aide de banques du Luxembourg, ce qui est strictement interdit d'après les accords de Bâle II paraphés par les États de l’UE. 

      De même Vladimir Poutine s’est opposé dernièrement au président de la Réserve Federal (FED) Ben Bernanke, lorsqu’il signifia à ce dernier que la Fédération de Russie ne tolérera plus les fraudes massives en monnaies étrangères de George Soros et de Marc Rich de Zug, qui sont en train de déstabiliser l’économie mondiale. 

      Le FMI et Interpol européen ont émis un « avis de rouge », qui correspond à une arrestation immédiate non seulement contre Soros, mais aussi contre les requins de la finance, Bush, organisation criminelle de Clinton, Marc Rich et sa compagnie situé en Suisse ainsi que les produits de courtier-Richfield. 

      Poutine commence donc à chasser ces criminels et les complices des banquiers Rothschild, Rockefeller.

      Source     http://fr.whatsupic.com/nouvelles-politiques-monde/1478883358


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      On raconte un peu tout et n’importe quoi sur les réseaux Gladio –

      L’Histoire étant comme souvent bien plus moche que ce que sait le Français moyen, mais moins que ne le fantasment les plus craintifs…

      Il s’agit en fait plus précisément des cellules stay-behind (littéralement : restés derrière), qui étaient des réseaux clandestins coordonnés par l’OTAN.

       Implantées dans seize pays d’Europe de l’Ouest, ces cellules visaient à combattre une éventuelle occupation par le bloc de l’Est, se tenant prêtes à être activées en cas d’invasion par les forces du Pacte de Varsovie.

       

      La plus célèbre de ces cellules, et la première à avoir fait l’objet de révélations, est le réseau italien, nommé Gladio.

      L’existence de ces cellules n’est révélée au grand public par les médias qu’en 1990.

      Je vous propose pour commencer une petite série ce reportage d’Emmanuel Amara passé sur France 5 en 2011 “1950-1990 Le scandale des armées secrètes de l’OTAN” :

      “Alors que l’Europe est progressivement scindée en deux blocs à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Américains et les Britanniques mettent en place des armées secrètes, des réseaux appelés «Stay Behind», destinés à réagir en cas d’invasion soviétique.

      Mais alors même qu’une attaque russe devient improbable, ces réseaux ne seront jamais démantelés.

      Ils sont même à l’origine d’actes de terrorisme et responsables de la mort d’innocents civils.

      A chaque fois que la gauche menaçait d’accéder au pouvoir, ils ont usé de la force et sont intervenus dans les processus démocratiques nationaux.

       

      Parfois, ils ont été protégés par les forces de police et les services de sécurité pour préserver leur capacité de combat.”

      Licio Gelli, chef de la loge P2 en Italie

      Licio Gelli, chef de la loge P2 en Italie

      À suivre…

       


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      Des milices d’Al-Qaïda formées de « djihadistes » ouïghours chinois envoyées en Syrie

       

      Des milices d’Al-Qaïda recrutées par Erdogan sont formées de « djihadistes » ouïghours chinois envoyées en Syrie

      Le président turc Erdogan a utilisé son armée de mercenaires pour lutter contre les forces militaires du gouvernement syrien dans le but de changer le régime.

      Ce projet militaire de changement de régime en Syrie a été conçu, soutenu et établi par les États-Unis d’Amérique, qui est un proche allié de la Turquie, et membre de l’OTAN.

      « Ceci est un mémo qui décrit comment nous allons faire sortir sept pays en cinq ans, en commençant par l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et, pour finir, l’Iran.

      « Démocratie maintenant » datée de 2007. 

      http://www.globalresearch.ca/we-re-going-to-take-out-7-countries-in-5-years-iraq-syria-lebanon-libya-somalia-sudan-iran/5166

      L’armée de mercenaires du Président Erdogan est formée de citoyens chinois provenant de la région la plus occidentale de Chine, la région autonome Ouïghour du Xinjiang (ancien Turkestan oriental).

      Ils sont musulmans sunnites et représentent une des cinquante-six nationalités reconnues officiellement par la république populaire de Chine.

      Les ouïghours parlent l’ancienne langue turque, qui est la racine de la langue turque moderne maintenant parlée en Turquie.

      Leur province est le Xinjiang, et leur capitale est Urumqi.

      chine

      Google.com Map

      Pendant de nombreuses années, le Président Erdogan a soutenu les revendications des Ouïghours oppressés par le gouvernement chinois. Le Président Erdogan a fait des discours dans lesquels il a comparé le peuple ouïgour aux ancêtres du peuple turc. Erdogan estime qu’il existe un lien historique et ethnique étroit entre la Turquie moderne et le peuple ouïgour.

      Dans un discours, le Président Recep Tayyip Erdogan a déclaré que « le Turkestan oriental n’est pas seulement le foyer des peuples turcs, mais il est aussi le berceau de l’histoire, de la civilisation et de la culture turques. Les martyrs du Turkestan oriental sont nos propres martyrs.»

      Sa désignation du Turkestan oriental est en fait la province chinoise du Xinjiang, patrie du peuple ouïgour.

      Le Président Erdogan a utilisé sa propre armée de mercenaires composées de citoyens chinois : les Ouïghours. Il leur a délivré des passeports turcs qu’ils ont utilisés pour venir en Turquie. Les services d’immigration des aéroports turcs ont reconnu ces passeports et les ont confisqués, mais ils ont autorisé leurs détenteurs chinois à entrer en Turquie.

      Le Président Erdogan a organisé leurs transports depuis les aéroports turcs jusqu’en Syrie à travers la large et poreuse zone frontalière au nord de Idlib, autrefois une ville de taille moyenne au Nord-Ouest de la Syrie.

      Dans le district de Zeytinburnu d’Istanbul, Nurali T., un Turc ouïghour travaillant au transport des terroristes en Syrie, avec la permission implicite du gouvernement turc, et en particulier des services de renseignement, fournit aux militants des passeports dans le monde entier.

      Selon le responsable du bureau de Nurali T., « plus de 50 000 Turcs ouïgours sont venus en Turquie avec des faux passeports via la Thaïlande et la Malaisie et sont entrés en Syrie après avoir passé une journée à Istanbul».

      Les militants qui sont entrés en Turquie avec ces faux passeports sont hébergés soit dans des hôtels ou des pensions pour une journée avant qu’ils passent en Syrie par les frontières qui sont sous contrôle terroriste. 

       

      http://chinamatters.blogspot.com/2015/07/turkey-plays-uyghur-card.html

      syrie-terroristes-chinois

      Idlib était un foyer de violence et de destruction dès les premiers mois de la crise syrienne en mars 2011.

      À la fin de l’été 2011, Idlib était presque vide de résidents, soit ils fuyaient vers les camps de réfugiés turcs à proximité, soit vers les camps de réfugiés de Latakia.

      Idlib a été transformé en un quartier général de la Free Syrian Army (Armée syrienne libre) et une base d’opérations.

      Lorsque le sénateur républicain John McCain de l’Arizona a fait son fameux voyage illégal en Syrie, pour rencontrer les commandants de l’Armée syrienne libre (ASL), il était près d’Idlib. Finalement,  l’ASL a recruté et invité des groupes Al-Qaïda de Libye, d’Afghanistan, de Tchétchénie et d’autres pays arabes et occidentaux tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Europe et l’Australie.

      La majorité des résidents syriens ne soutiennent pas la révolution armée. En raison de ce manque de soutien sur le terrain, l’ASL a choisi d’appeler leurs frères djihadistes dans le monde entier.

      Le bureau américain de la CIA à Adana, en Turquie, qui dirige le commandement et les approvisionnements de l’ASL, n’a eu aucun problème à permettre à Al-Qaïda et à ses affiliés de renforcer les forces terrestres de l’ASL, qui avaient diminué.

      L’Amérique a utilisé l’ASL et des filiales d’Al-Qaeda comme Jibhat al-Nusra, armée islamique, Nour-al Deen al Zinki et Ahrar al Sham, pour combattre les forces gouvernementales syriennes, évitant ainsi de déployer des soldats américains.

      En fait, l’ASL, et toutes les autres milices armées, agissent comme des « soldats américains sur le terrain ».

      Le Parti Islamique du Turkestan (TIP) est un groupe politique radical islamique composé d’Ouïghours. Leur chef est Emir Abd al-Ḥaqq al-Turkistānī.

      Depuis 2001, le TIP est affilié à Al-Qaïda. Les chefs de terrain du champ de bataille du TIP dans la province d’Idlib, en Syrie, sont Abu Rida al-Turkestani et Ibrahim Mansour. En 2013 le TIP s’est aligné avec Jibhat al-Nusra, un groupe terroriste en Syrie qui figure sur la liste des groupes terroristes interdits aux États-Unis.

      L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré : « Les Tchétchènes qui ont quitté ISIS (Islamic State of Iraq and the Levant) ont été remplacés par le Parti islamique du Turkistan ouïghour allié à Al-Qaïda ».

      «Islam Awazi», le centre médiatique du Parti Islamique du Turkestan (TIP), publie trois à quatre vidéos mensuelles dans la rubrique « Un appel des premières lignes du djihad » qui rapportent les « succès » militaires des combattants du TIP.

      En outre, une vidéo mensuelle « Tourisme des croyants » est produite qui démontre la vie « pacifique » et « militaire » des combattants ouïghours en Syrie. En particulier, le 22 juillet 2016, le Parti Islamique du Turkestan a distribué une vidéo intitulée « My Desire », qui a mis en évidence des photos de combattants ouïghours en Syrie.

       http://thediplomat.com/2016/08/chinas-nightmare-xinjiang-jihadists-go-global/

      Aujourd’hui, les radicaux inspirés de l’Etat islamique répètent l’expérience des combattants du TIP qui ont massacré des Chinois Han (Les Han constituent le peuple chinois « historique ») dans les gares de Kunming et de Guangzhou à l’aide de couteaux, de haches et de machettes en 2014. Le TIP a une longue histoire d’attaques terroristes en Chine contre les non-musulmans.

      Maintenant que le TIP est en Syrie en grand nombre, ils sont devenus un concurrent sérieux dans le Jihad mondial. En octobre 2013, cinq personnes sont mortes quand une voiture s’est écrasée contre un groupe de piétons près de la place Tiananmen à Pékin; le TIP a revendiqué l’attaque dans une vidéo.

      Cette loi nous rappelle l’attaque avec un camion sur la promenade des Anglais à Nice qui a tué et blessé un grand nombre de personnes lors de la fête nationale française, le 14 juillet 2016.

      Les terroristes de TIP à Idlib ont été très fiers de détruire les différentes Églises chrétiennes de la région. Comme dans de nombreuses parties de la Syrie, la région d’Idlib avait accueilli des musulmans, des chrétiens et des sectes minoritaires.

      Le TIP a fait de nombreuses vidéos de la destruction des églises avec leur drapeau TIP sur les clochers.

      Les Ouïghours sont un groupe assez pauvre et peu éduqué en Chine. Ils ont un fort sens de la famille et certains ont ressenti l’aliénation politique du gouvernement chinois et de la société.

      Pour cette raison, la plupart des ouïghours qui ont émigré à Idlib, en Syrie, ont amené leurs familles entières avec eux. Hommes mariés, femmes, enfants et leurs parents âgés. C’est différent de la plupart des jihadistes, qui sont de jeunes hommes voyageant seuls.

      Parce que ces djihadistes du TIP sont arrivés à Idlib, en Syrie, comme des unités familiales entières, ils ont eu besoin d’arrangements de vie spéciaux, contrairement aux camps typiquement terroristes masculins.

      Le TIP a occupé un village entier dans la province d’Idlib, nommée Az-Zanbaqi, qui abrite aujourd’hui 3 500 Ouïghours de tous âges des deux sexes. Il y avait tant d’enfants avec eux, qu’ils ont établi leurs propres écoles.

      L’enseignement du Coran et la formation militaire « Junior Jihadis » sont les principales matières enseignées aux enfants.

      Leur rêve est de survivre au djihad syrien, de s’affirmer dans les combats terroristes, puis de retourner en Chine pour commencer leur attaque contre la Chine et la transformer en un État islamique.

      Les pétrodollars de l’Arabie Saoudite et du Qatar servent à financer le projet de changement de régime en Syrie. L’argent est distribué en Turquie par un fonctionnaire saoudien.

      L’Amérique est la source de la politique de changement de régime à l’égard de la Syrie, avec la Turquie comme la base logistique d’opérations.

      La Syrie est le champ de bataille et les civils syriens désarmés représentent le plus grand nombre de victimes.

      La Turquie est une démocratie moderne. Depuis longtemps, elle se targue de sa forme laïque de gouvernement. Cependant, le parti AKP, le parti au pouvoir du Président Erdogan, est en fait un parti islamiste. Erdogan a continuellement apporté des changements substantiels au tissu social et politique de la Turquie afin d’amener la société turque vers un islam radical. L’islam radical n’est pas une religion ou une secte, mais une idéologie politique.

      Les Frères musulmans sont un parti politique mondial fondé sur l’islam radical. Les Frères musulmans sont interdits dans de nombreux pays, notamment en Égypte et en Syrie. Erdogan est un partisan et un défenseur des Frères musulmans. L’opposition armée syrienne a une aile politique, la Coalition nationale syrienne (SNC). Le Président Erdogan a accueilli la SNC à Istanbul.

      Les États-Unis abritent également des Frères musulmans, avec des bureaux et des membres dans presque toutes les grandes villes. Le Congrès des États-Unis a déjà débattu de la proscription des Frères musulmans ; cependant, la loi n’a pas passé.

      Des membres des Frères musulmans occupent des postes importants dans l’administration Obama et dans des départements clés comme la sécurité et la défense. Au Royaume-Uni, les Frères musulmans se trouvent également dans tout le pays et sont étroitement liés au gouvernement britannique. On peut en dire autant de l’Australie.

      L’Arabie Saoudite est la terre d’élection du wahhabisme, tandis que le Qatar fait la promotion du salafisme, la Turquie, les États-Unis et le Royaume-Uni sont des bases des Frères Musulmans. Tous se revendiquent de l’islam radical.

      Ces trois courants sont les trois côtés de la même pièce. Cependant, la grande majorité des musulmans dans le monde rejettent l’islam radical, et selon des savants islamiques, ils rejettent le « culte de la mort » appelé Etat islamique, né des trois courants décrits plus haut.

      Le « Chinatown » en Syrie n’est pas un endroit touristique, connu pour ses lanternes rouges lumineuses et ses plats savoureux de nouilles. Pour cela, il faut aller à San Francisco ou Seattle.

      Le « Chinatown » en Syrie est un petit village de campagne au milieu des collines et des oliviers, une ville terroriste, pas une ville touristique.

      Un jour, le visa de ces « touristes » ouïghours viendra à expiration et ils auront alors deux solutions : affronter la mort sur les champs de bataille ou retourner chez eux par l’antique Route de la Soie que leurs ancêtres ont rendu célèbres.

       

      Steven Sahiounie | 5 novembre 2016

      Original: Global Research

      Traduit de l’anglais par Michael Rubin pour Arrêt sur Info


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      • « Dans certains quartiers de Berlin, ou du nord de Duisbourg, nos collègues osent à peine contrôler une voiture - ils savent qu'ils seront encerclés par 40 à 50 hommes ». Ces attaques représentent un « défi délibéré à l'autorité de l'Etat - leurs auteurs manifestent ainsi leur mépris pour notre société. » — Rainer Wendt, président du Syndicat de la police allemande.

      • « Autrefois Duisbourg-Marxloh était un quartier commerçant et résidentiel. Aujourd'hui, les mafias ont pris le contrôle des rues. La police est impuissante. La traversée du quartier est cauchemardesque. » — N24 Télévision.

      • La police se dit alarmée par la brutalité et l'agressivité des mafias familiales qui dit-on, pratiquent le crime comme un sport de loisir. Quand la police ose intervenir, les membres du clan se mobilisent par centaines, prêts à en découdre.

      • Un rapport de 17 pages à révélé aux élus du Parlement de Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW) comment les clans libanais de Duisbourg se répartissent les territoires pour mieux mener à bien leurs activités criminelles, comme le vol, le trafic de drogue et l'extorsion.

      • « Une collecte exhaustive de ces données n'est pas légale. Tout recensement, interne ou externe, qui pourrait être utilisé pour dénigrer des êtres humains doit être évité. A cet égard, la police ne doit plus utiliser les termes « clan familial. » — Ralf Jäger, ministre de l'intérieur, Rhénanie du Nord-Westphalie.

      • Deux agents de police ont arrêté un automobiliste qui venait de brûler un feu rouge. Le conducteur est sorti de la voiture et s'est enfui. Quand la police l'a rattrapé, elle a été prise à partie par une foule de plus de 50 migrants. Un adolescent de 15 ans, a attaqué un policier par derrière et a commencé à l'étrangler, lui faisant ainsi perdre connaissance.

      L'immigration de masse incontrôlée, en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient a transformé certaines parties du territoire allemand en « no-go zones » - des zones de non-droit ou l'Etat n'exerce plus aucun contrôle et où les Allemands nés en Allemagne, y compris la police, n'osent plus s'aventurer.

      Les pouvoirs publics nient fermement l'existence des « no-go zones », mais certains rapports confidentiels de police, les témoignages de policiers de terrain et les plaintes des citoyens s'accordent à dire que certains quartiers de grandes villes allemandes sont hors la loi et que le contrôle des rues n'est plus exercé par la police mais par des bandes de criminels fraichement immigrés.

      Certains observateurs affirment que le gouvernement allemand a exacerbé le problème en concentrant aux mêmes endroits des centaines de milliers de demandeurs d'asile et de réfugiés.

      Le journal Bild et le magazine Focus entre autres, ont identifié (ici, ici et ) plus de 40 « zones à problèmes » (Problemviertel) à travers l' Allemagne. Des zones qui se caractérisent par de fortes concentrations de migrants, un niveau de chômage élevé et une forte dépendance à l'aide sociale. Le tout associé à un fort délabrement urbain a donné naissance à des incubateurs d'anarchie.

      Dans un article intitulé « Plongée dans le ghetto Allemand », Bild décrit ces zones comme des « ghettos en plein essor, des sociétés parallèles et des no-go zones ». Ils se situent à : Berlin-Neukölln, Bremerhaven-Lehe / Brême-Huchting, Cologne-Chorweiler, Dortmund-Nordstadt, Duisbourg-Marxloh, Essen-Altenessen, Hambourg-Eidelstedt, Kaiserslautern-Asternweg, Mannheim-Neckarstadt Ouest et Pforzheim-Oststadt.

      Le problème des « no-go zones » s'avère particulièrement aigu en Rhénanie du Nord-Westphalie (RN-W), l'Etat d'Allemagne le plus peuplé. Selon le Rheinische Post, les zones à problèmes se situent :

      Aix-la-Chapelle, Bielefeld, Bochum, Bonn, Bottrop, Dorsten, Duisbourg, Düsseldorf, Essen, Euskirchen, Gelsenkirchen-Süd, Gladbeck, Hagen, Hamm, Heinsberg, Herne, Iserlohn, Kleve, Cologne, Lippe, Lüdenscheid, Marl, Mettmann, Minden, Mönchengladbach, Münster, Neuss, Oberhausen, Recklinghausen, Remscheid, Rhein-Erft-Kreis, Rhein-Sieg-Kreis, Solingen, Unna, Witten et Wuppertal.

      A Duisbourg, l'engrenage des violences perpétrées par des migrants en provenance du Moyen - Orient et des Balkans a transformé de fait, certaines parties de la ville en « no-go zones » pour les forces de l'ordre, indique un rapport confidentiel de la police divulgué par Der Spiegel.

      Ce rapport produit par la direction de la police de Rhénanie du Nord-Westphalie avait pour but d'informer les autorités civiles qu'elles étaient en train de perdre le contrôle des quartiers difficiles et que la capacité de la police à maintenir l'ordre public « ne pouvait être garantie sur le long terme ».

      Duisbourg (500.000 habitants) qui abrite près de 60.000 musulmans turcs en majorité, est l'une des villes les plus islamisées en Allemagne. Ces dernières années cependant, l'arrivée de milliers de Bulgares et de Roumains (notamment les « Tsiganes » Sinti et Roms) ont transformé Duisbourg en chaudron ethno-religieux extrêmement instable.

      Selon Der Spiegel :

      « Dans certains quartiers, les gangs d'immigrants ont pris le contrôle de la rue. Les résidents d'origine, les commerçants et employés sont en butte à une intimidation permanente et réduits au silence. Les personnes qui utilisent les tramways en soirée et la nuit affirment que leur « vie est devenue un cauchemar. » Les policiers, et en particulier les policières, sont soumises à des « niveaux élevés d'agressivité et de manque de respect ».

      « La situation ne devrait pas évoluer sur le moyen terme. Notamment en raison d'un taux de chômage élevé, du manque de qualifications des immigrants par rapport aux besoins du marché du travail allemand et des tensions ethniques entre migrants ....

      « Les experts ont prédit très tôt que les quartiers à problèmes pouvaient devenir des « no-go zones ». Le président du syndicat de la police allemande, Rainer Wendt, a dit au Spiegel en ligne il y a quelques années : « Dans certains quartiers de Berlin, ou du nord de Duisbourg, nos collègues osent à peine contrôler une voiture - parce qu'ils savent qu'ils seront vite encerclés par 40 ou 50 hommes ». Ces attaques représentent un « défi délibéré à l'autorité de l'Etat - les auteurs de ces attaques manifestent leur mépris à l'égard de notre société. »

      Le quartier Marxloh à Duisburg, l'un des plus problématiques d'Allemagne, a été décrit comme « un mémorial à l'échec des politiques d'intégration en Allemagne ». Plus de la moitié des 20.000 habitants du quartier sont des migrants. Ils viennent de 90 pays différents. Plus de la moitié des résidents de Marxloh vivent de l'aide sociale.

      Dans un reportage intitulé, « Duisburg-Marxloh : Comment un Quartier Allemand est devenu une No-Go Zone », la chaîne N24 a décrit le déclin de la zone :

      « Autrefois Duisburg-Marxloh était un quartier commerçant et résidentiel. Aujourd'hui, les mafias ont pris le contrôle des rues. La police est impuissante. La traversée du quartier est cauchemardesque.

      « La police ne peut avoir accès à certaines parties de Marxloh qu'avec des renforts. Plusieurs voitures de patrouille sont nécessaires pour constater une banale collision de voitures. Trop souvent, les agents sont entourés par une foule agressive, couverts de crachats et menacés. L'an dernier, la police a dû intervenir à Marxloh plus de 600 fois avec quatre voitures de patrouille au minimum et souvent plus. Cet été, la spirale de violence s'est encore accentuée. Des mafias familiales ont pris possession des rues. Les citoyens osent à peine sortir la nuit. Chaque événement peut dégénérer en scène de violence ».

      Selon un rapport de police qui a fuité dans la presse, les rues de Marxloh sont contrôlées par des mafias familiales libanaises qui bravent la police allemande, ont pris le contrôle de rues entières et s'adonnent à divers trafics. Les nouveaux migrants en provenance de Bulgarie et de Roumanie ajoutent à la complexité de la situation. Selon Die Welt, certaines rues de Marxloh indiquent des frontières invisibles entre groupes ethniques. Les résidents parlent de « la rue kurde » ou « la rue roumaine ».

      La police elle-même, s'alarme de la brutalité et l'agressivité de ces mafias qui pratiquent le crime comme un loisir. Chaque fois que la police ose intervenir, les membres du clan se mobilisent par centaines pour affronter la police. Une résidente a déclaré au micro de Deutschlandfunk Radio qu'elle craignait pour sa sécurité : « A la nuit tombée, je m'échappe car il y a des rixes entre étrangers, spécialement entre Libanais et Turcs ».

      Le Rheinische Post a récemment publié un photoreportage intitulé « Dans les rues de Marxloh la nuit ». Une des photos est ainsi légendée : « Les citoyens normaux ne sortent plus la nuit. Le Marxloh ancien a disparu ». Une autre légende indique : « La nuit, les Roumains dansent dans les rues, la sono des voitures à fond ».

      Un rapport de 17 pages à destination des élus du Parlement de Rhénanie du Nord-Westphalie décrit comment différentes mafias libanaises se sont partagées les quartiers de Duisburg pour le vol, le trafic de drogue et l'extorsion. Ces groupes bravent ouvertement l'autorité de la police. Ils sont composés d'hommes jeunes, âgés de 15 à 25 ans et connus de la police dans « près de 100% » des cas. Les infractions dominantes sont les agressions physiques, le vol et le vol avec effraction.

      Concernant Laar, un quartier de Duisbourg, mis en coupe réglée par deux puissantes familles libanaises, le rapport décrit la situation ainsi : « ils se sont répartis les rues. Les outsiders sont physiquement agressés, volés et harcelés. L'expérience montre que les clans libanais « peuvent très rapidement mobiliser plusieurs centaines de personnes sur simple appel téléphonique ».

      Peter Biesenbach du parti d'opposition Chrétien Démocrate (CDU) a déclaré : « Si ce n'est pas une no-go zone, alors je ne sais pas ce que c'est ». Il a appelé à une enquête officielle pour déterminer la taille réelle des clans criminels en Rhénanie du Nord-Westphalie.

      Ralf Jäger, ministre de l'intérieur, un social-démocrate (SPD) a rejeté cette demande en raison de son caractère politiquement incorrect :

      « Un recensement exhaustif de ce type n'est pas légal. Toute classification, interne ou externe, qui pourrait être utilisée pour dénigrer des êtres humains doit être évitée. A cet égard, la police ne doit pas utiliser les termes « clan familial. »

      Dans la ville voisine de Gelsenkirchen, les clans kurdes et libanais sont en lice pour le contrôle des rues et nombreuses sont celles qui échappent déjà au contrôle des autorités allemandes. Récemment, une patrouille de police qui s'était aventurée au sud de la ville a été soudainement entourée et agressée physiquement par plus de 60 membres du même clan.

      Un autre incident a éclaté quand deux agents de police ont arrêté un automobiliste qui venait de brûler un feu rouge. Le conducteur est sorti de la voiture et s'est enfui. Quand la police l'a rattrapé, les agents ont été pris à partie par une foule de plus de 50 migrants. Un adolescent de 15 ans, a attaqué un policier par derrière et a commencé à l'étrangler, lui faisant perdre connaissance. Seuls des renforts de police massifs et l'usage d'importantes quantités de lacrymogènes au poivre ont permis de rétablir l'ordre.

      Dans un communiqué, la police de Gelsenkirchen a déclaré : « malheureusement, les agents de police et les représentants d'autres services d'urgence subissent une hostilité croissante, des insultes et même des violences à Gelsenkirchen ».

      Récemment, les responsables de la police de Gelsenkirchen ont tenu une réunion secrète avec les chefs des trois clans arabes pour « instaurer la paix sociale entre Allemands et Libanais ». Selon un compte rendu de la police qui a fuité en direction des médias locaux, les clans ont informé Ralf Feldmann, le chef de police qu'il « ne pouvait gagner la guerre parce que nous, Libanais, sommes plus nombreux ». Les chefs de clans ont ajouté : « Ceci est valable pour tout Gelsenkirchen, c'est nous qui fixons les règles ».

      Quand Feldman a rétorqué qu'il enverrait des renforts désorganiser leurs trafics, les chefs de clan lui ont ri au nez : « le gouvernement n'a pas assez d'argent pour déployer des policiers en nombre suffisant face aux Libanais » lui ont-ils expliqué. La note de police reconnait que les autorités allemandes ne doivent pas nourrir d'illusions : en cas de rapport de forces, « la police serait vaincue ».

      Gregor Golland, un élu local, a lancé un appel pour que la police soit mieux équipée : « Quand des sociétés criminelles parallèles tiennent le haut du pavé, nos policiers ont besoin d'être mieux équipés – et ce, de façon permanente ».

      Selon un autre rapport de police qui a fuité, les clans familiaux sont également « l'organe exécutif d'un système judiciaire parallèle organisé pour auto-administrer les problèmes qui surgissent entre les familles kurdes et libanaises en Ruhr occidentale. « Ces clans « méprisent la police et les tribunaux allemands » et entendent « régler leurs affaires selon leurs propres règles ».

      La Frankfurter Neue Presse, dans un article intitulé, « Quartiers de RN-W : No-Go Zones et sociétés parallèles », rapporte que, à Gelsenkirchen, les mafias kurdes, libanaises et roumaines se sont partagées les quartiers de Bismarck, Rotthausen, Uckendorf, ainsi que les alentours de la gare centrale. Dans ces zones, les clans « se sont appropriés les rues une par une ». Tous ces quartiers comptent une très forte proportion d'étrangers et de migrants. En raison du chômage exorbitant des jeunes, ces zones sont des fosses de désespoir et de terreur que les natifs allemands ont abandonné depuis longtemps ».

      Dans un entretien accordé à Focus, Arnold Plickert, le chef du syndicat de police en Rhénanie du Nord-Westphalie, a mis en garde contre l'apparition de ces zones de non droit à Cologne, Dortmund, Duisburg et Essen. « Les mafias libanaises, turques, roumaines et bulgares se battent pour le contrôle des rues ». Il a ajouté : « Elles font leurs propres règles, la police n'a plus rien à dire. »

      Au micro de Deutschlandradio Kultur, Plickert a ajouté : « Dès le plus petit accrochage entre voitures, ou lors de contrôles d'identité, la police se voit rapidement entourée de vastes groupes de jeunes hommes issus de l'immigration. Bousculades, insultes et agressions physiques sont monnaie courante ».

      Le 6 octobre, plus de 400 habitants du quartier d'Altenessen à Essen ont participé à une « Rencontre avec le maire » retransmise en video pour discuter de la vague de violence et de criminalité qui sévit dans la région. Les résidents se sont plaints du refus fréquent de la police de répondre aux appels au secours de la population et ont prié les fonctionnaires municipaux de rétablir l'ordre. « Je suis né ici et je ne me sens plus en sécurité » a dit un habitant.

      Les élus locaux ont catégoriquement rejeté les doléances. Le maire, Thomas Kufen a déclaré : « Altenessen n'est pas une zone de non-droit, les gens ici sont juste en colère ». Le chef de la police Frank Richter a ajouté : « Je suis fatigué et ça me rend malade d'entendre parler de No-Go zones à Essen ». Essen et Altenessen jouissent d'une parfaite sécurité a-t-il insisté.

       

      La police quadrille une scène de crime à Essen, le 9 avril 2016. Le meurtre a eu lieu sur le territoire d'une mafia libanaise. (Image source: WDR video screenshot)

       

      Dans un entretien accordé à Der Westen, le commissaire de police d'Osnabrück, Bernhard Witthaut, a demandé : « y-a-t-il des zones urbaines - dans la Ruhr par exemple - des districts et des cités qui sont des « no-go zones », ou la sécurité n'est plus assurée par la police ? » Il a répondu :

      « Chaque commissaire de police et chaque ministre de l'intérieur va nier. Mais bien sûr, nous savons où nous pouvons aller patrouiller en voiture de police et où, nous devons patrouiller en voiture banalisée. Nos collègues eux-mêmes ne se sentent plus en sécurité par deux et craignent de devenir eux-mêmes victimes d'un crime. Nous savons que ces zones existent.

      Pire encore : dans ces endroits, les crimes ne donnent plus lieu à des enquêtes. On laisse tomber. C'est seulement dans les cas les plus graves que la police finit par apprendre quelque chose. Le pouvoir de l'Etat s'est évanoui. »

       

       

      Soeren Kern est Senior Fellow du Gatestone institute basé à New York.

      Il est également Senior Fellow pour la politique européenne au Grupo de Estudios Estratégicos / Groupe d'études stratégiques basé à Madrid.


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      Daech interdirait à ses terroristes d’attaquer les avions de la coalition

      Publié par wikistrike.com sur 17 Novembre 2016, 07:34am

      Catégories : #Politique internationale

      Daech interdirait à ses terroristes d’attaquer les avions de la coalition
      Après la libération d’une des villes irakiennes près de Mossoul, les milices populaires ont découvert un avertissement bizarre.

       

       

      Un document où il est écrit que le groupe terroriste État islamique (EI ou Daech) interdit à ses combattants d’attaquer les avions de la coalition internationale dirigée par les États-Unis au-dessus de Mossoul et ses banlieues a été découvert par les Unités de protection des plaines de Ninive (UPN) dans la ville de Bakhdida, située dans le district d’Al-Hamdaniya de la province de Ninive.

      image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/11/1028730581.jpg

      Documents interdisant d'attaquer les avions de la coalition En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201611161028731306-daech-interdiction-frappes/

      Documents interdisant d’attaquer les avions de la coalition

      Le document était accroché au mur d’un soi-disant « centre de recrutement », situé dans le centre de la ville.
      « Il est absolument interdit d’abattre les avions, quelle que soit l’arme utilisée, leur altitude et même s’ils atterrissent sur les toits des maisons », lit-on dans le document.

      image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/11/1028730491.jpg

      1028730491

       

      Le document porte la signature d’un commandant de Daech, un certain Abu Muawia. En ce qui concerne les « centres de recrutement », ils ont été créés par le groupe terroriste afin de militariser les civils et former de nouveaux djihadistes.
       
      Il est à noter que seuls les avions de la coalition internationale dirigée par les États-Unis effectuent des frappes aériennes dans cette zone. La coalition a été accusée à maintes reprises d’avoir frappé l’armée irakienne et les milices et d’avoir largué l’aide humanitaire dans des zones contrôlées par Daech.

       

      L’une des dernières frappes a fait 18 morts parmi les miliciens de Ninive et a provoqué un scandale. Les miliciens ont été attaqués en plein combat contre les terroristes, ce qui a permis à ces derniers de s’enfuir.


      En savoir plus sur http://reseauinternational.net/daech-interdirait-a-ses-terroristes-dattaquer-les-avions-de-la-coalition/#HooYEE6gOwdlXuKZ.99


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