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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    fed150ccdcb1c9957a8400c3306155ec« En pensant à Hillary Clinton présidente, je ne dors plus la nuit. Les positions politiques d’Hillary sont bien plus effrayantes que celles de Donald Trump, qui ne veut pas la guerre avec la Russie. »

    Le docteur Jill Stein est l’un des deux petits candidats de l’élection présidentielle américaine avec le libertarien Gary Johnson, qui atteint 6,4 % dans les intentions de vote. Les Verts sont à 2,1 %.

    C’est son commentaire de politique étrangère, lors d’une interview pour C-Span, qui surprend d’honnêteté.

    Jill Stein a fortement insisté sur le fait qu’en politique étrangère, les options de Donald Trump envers la Russie et la Syrie ne sont pas aussi effrayantes que celles d’Hillary Clinton.

    Extrait :

    Jill Stein :

    Il faut faire attention à ce que nous faisons. Ce n’est pas qu’un moment à passer, car il faut voir où le fait de voter pour le moindre mal va nous entraîner.

    C’est Hillary Clinton qui veut déclencher une guerre dans les airs avec la Russie en imposant une zone d’exclusion aérienne en Syrie. 

    Nous avons 2000 missiles nucléaires en alerte et prêts à être lancés. Et l’on nous dit que nous sommes plus près d’une guerre nucléaire [avec la Russie] que nous ne l’avons jamais été. 

    Sous la présidence Hillary Clinton, nous risquons de glisser très rapidement dans un conflit nucléaire en raison des positions qu’elle a adoptées sur la Syrie. 

    C’est un fait, je ne dormirais pas bien la nuit si Donald Trump est élu, mais il est certain que je ne dormirais si Hillary Clinton est élue.

    Sur les sujets de la guerre et des choix nucléaires, ce sont les décisions d’Hillary qui sont plus effrayantes que celles de Donald Trump, qui ne veut pas entrer en guerre avec la Russie. 

    Il veut trouver les moyens de travailler de concert avec les Russes, ce qui est le chemin que nous devons suivre pour éviter la confrontation et la guerre nucléaire avec la Russie.

    J’imagine évidemment que ces fracassantes déclarations, venant de la candidate des Verts, feront la Une du Monde et de Libération, des médias traditionnellement hostiles aux va-t-en-guerre.

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pourDreuz.info.


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    (VIDEO) Lien direct des casques blancs avec des groupes terroristes

     
    Les Casques blancs étaient pressentis pour le prix Nobel de la paix en 2016 et dépeint tels des héros par les médias traditionnels du monde entier.
     
     
    Leur association a également reçu le soutien du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à l’issue de la rencontre pour la paix en Syrie, le 14 octobre 2016.

     

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    Les Casques blancs, sont-ils vraiment les héros anonymes du conflit syrien ?

    Aux yeux du monde entier, ce sont des sauveteurs. Mais lorsqu’on se penche sur l’origine des fonds qu’ils reçoivent, la personnalité et le parcours de leurs responsables leur action prend un tour différent que celui que narrent les grands médias.

    Ils étaient pressentis pour le prix Nobel de la paix en 2016 et dépeint tels des héros par le monde entier : les Casques blancs.

     L’association a également reçu le soutien du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à l’issue de la rencontre pour la paix en Syrie, le 14 octobre 2016.

    L’association existe depuis 2013 et affirme être une «ONG neutre, impartiale et humanitaire». Pourtant, ils reçoivent des sommes colossales de l’Occident : 100 millions de dollars des Etats-Unis, 65 millions environ de la Grande-Bretagne, quant à la France, elle fournit également des équipements.

    A la tête de l’organisation, Raed Saleh, expulsé des Etats-Unis en 2016, car soupçonné d’entretenir des relations avec des groupes extrémistes. 

    Il s’y est rendu pour recevoir un prix humanitaire, mais n’a pas eu la permission de poser le pied sur le sol américain et a été renvoyé à Istanbul. 

    En réaction, le porte-parole du département d’Etat américain, Mark Toner, a déclaré : «Une fois qu’un individu dans tout groupe est soupçonné d’avoir des liens avec des groupes extrémistes ou bien qu’il est considéré comme une menace à la sécurité des Etats-Unis, nous agissons en conséquence».

     

    Le lien direct des casques blancs avec des groupes terroristes

    D’après Vanessa Beeley, journaliste et chercheuse indépendante, les Casques blancs «sont entièrement compris dans les régions contrôlées par les terroristes.

     

    Ils fournissent des soins médicaux aux terroristes, ils acheminent les équipements par la Turquie dans les régions terroristes […].

    Ils ont été filmés participant à l’exécution d’un civil à Alep. Ils diffusent des vidéos, sur leurs pages dans les réseaux sociaux, des exécutions de soldats et de civils arabes».

    Par ailleurs, d’après Vanessa Beeley, James le Mesurier, fondateur de l’ONG Mayday Rescue et entraîneur des Casques blancs n’est autre qu’un ancien militaire britannique. 

     

    Si on analyse de plus près sa carrière, Vanessa Beely constate qu’il a des étroites connexions avec des sociétés privées de sécurité utilisées par l’armée américaine ou la CIA, telles que Blackwater, maintenant appelée Academi, qui était, en fait mandatée par l’armée américaine pour accomplir des missions délicates pour l’armée d’un pays. De ce fait, la chercheuse estime que la crédibilité des têtes d’affiche des Casque blancs est à prendre avec des pincettes.

    RT – 14 octobre 2016


    Voir également la vidéo et un articles publié le 12 octobre:

    Syrie : Une journaliste britannique révèle la gigantesque intox médiatique sur Alep

    Que se passe-t’il réellement à Alep ? Assad et Poutine massacrent-ils la population innocente par plaisir comme le clament Hollande, Ayrault et leurs collègues des pays de l’OTAN ?

     

    Les miraculeux sauveteurs aux « casques blancs » sortis de nulle part comme par magie sont-ils vraiment les héros sans peur et sans reproches que célèbrent le quotidien « Le Monde », l’AFP et consorts dans leurs éditos dithyrambiques ?

    Les « rebelles modérés » méritent-ils le prix Nobel de la Paix ?

    La journaliste britannique Vanessa Beeley, tout juste de retour d’Alep, répond sans détours à toutes ces questions:

    Source vidéo: Ron Paul Liberty Report

    Traduction: Vincent Parlier

    Publié par Arrêt sur Info le 12 octobre


     

     

     

    «Les preuves du soutien aux terroristes en Syrie par « les Casques blancs » financés par l’étranger»

    Avec les Casques blancs, on voit l’élimination des institutions étatiques en Syrie et l’implantation d’un Etat fantôme, soutenu par Londres et Washington, selon Vanessa Beeley, chercheuse et journaliste indépendante.

    Les Casques blancs en Syrie étaient pressentis pour le prix Nobel de la paix 2016, faisant les gros titres comme «des héros de la paix», avec médias et hommes politiques les appuyant.

    RT : Les Casques blancs se disent être une «ONG neutre, impartiale et humanitaire». Est-ce vraiment le cas ?

    Vanessa Beeley (V. B.) : Cette déclaration n’est aucunement légitime. Prenons l’affirmation que c’est «neutre».

     

    Ils proclament qu’ils ne reçoivent pas de financement de gouvernements ayant un intérêt direct dans le conflit syrien. En réalité, ils reçoivent des millions, selon une estimation prudente, 100 millions de dollars des Etats-Unis, 23 millions via l’USAID ; de la Grande Bretagne 65 millions environ – au début c’était 19,7 millions de livres sterling, et Boris Johnson a annoncé encore 32 millions. La France fournit les équipements. [On trouve aussi] le Danemark, les Pays-Bas et même le Japon, par l’intermédiaire de l’agence internationale au Japon.

    Il est alors très difficile de comprendre comment cette organisation peut être décrite comme n’étant pas affiliée aux organismes gouvernementaux qui ont un intérêt, et un intérêt bien connu et déclaré, dans le changement de régime en Syrie.

    Ensuite, si on considère leur prétendue neutralité : ils sont entièrement incorporés dans les régions contrôlées par les terroristes, soit principalement par Al-Nosra, Daesh, ou tout autre brigade associée aux terroristes dirigés par le Front Al-Nosra. C’est là que se trouvent exclusivement les Casques blancs.

    Il y a d’innombrables preuves vidéo et photo provenant de l’intérieur de la Syrie, qu’ils dirigent un groupe de soutien terroriste. Ils fournissent des soins médicaux aux terroristes, ils acheminent les équipements par la Turquie dans les régions terroristes […].

     

    Ils ont été filmés participant à l’exécution d’un civil à Alep. Ils diffusent des vidéos, sur leurs pages dans les réseaux sociaux, des exécutions de soldats et de civils arabes.

    Selon le témoignage de la Défense civile syrienne, ils ont aussi été impliqués dans la prise de contrôle de ses unités, dans le vol de leurs équipements et dans d’éventuels massacres et enlèvements d’équipes.

     

    RT : Qui en sont exactement les leaders et les membres ?

    V. B. : Si l’on considère les leaders, ils ont été deux éminents manifestants antigouvernementaux […] Raed Saleh a été expulsé des Etats-Unis en avril 2016, de l’aéroport Dulles.

     

    Et Mark Toner a évité les questions concernant les raisons de son expulsion et la manière dont il a été expulsé, alors que les Etats-Unis donnent 23 millions à cette organisation. Il a en fin de compte dit [qu’il avait été expulsé] «à cause de relations avec les extrémistes». Nous savons que Raed Saleh, a été autorisé à se rendre à New York en septembre, mais aussi aux Nations unies, où il a rencontré le secrétaire d’Etat John Kerry.

     

    Mais ce n’est la première fois que les Etats-Unis ont autorisé les chefs de factions terroristes à entrer dans le pays. Labib Al Nahhas, qui a reçu cette autorisation en décembre 2015, étant un leader d’Ahrar Al-Sham. Il est fréquent que les chefs des groupes terroristes ou de groupes douteux soient accueillis aux Etats-Unis. L’emtraineur des Casques blancs, ce qui est très important, est l’ancien contractant militaire privé britannique, James le Mesurier, décoré d’un OBE [Order of the British Empire] en juin 2016 par le gouvernement britannique.

     

    Si on jette un coup d’œil sur sa carrière et sur ses connexions, il a des relations avec les organisations, les sociétés privées de sécurité, telles que Blackwater, maintenant appelée Academi, qui était, en fait, comme on se souvient, une organisation en charge des assassinats de la CIA, qui avait vu des millions lui être fournis par le président Bush, et même par le président Obama qui leur a donné plus de 250 millions de dollars pour qu’ils continuent d’assumer le rôle d’experts en assassinats pour la CIA.

    RT :On désigne souvent les Casques blancs comme la «Défense civile syrienne». Est-ce que c’est la même chose ?

    V. B. : C’est une utilisation de droits d’auteur tout à fait criminelle et illégale. La réelle défense civile existe en Syrie depuis 63 ans ; les Casques blancs existent depuis trois ans – ils ont été fondés en 2013.

     

    Ce que nous voyons ici, c’est l’éradication des institutions gouvernementales syriennes et l’implantation d’un Etat fantôme en Syrie, principalement par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis et avec le soutien des gouvernements européens.

    RT: 12 octobre

    Source: https://francais.rt.com/opinions/27507-soutien-terroristes-casques-blancs

     

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    Les habitants d’Alep-Ouest en leur majorité applaudissent des deux mains l’offensive de l’armée syrienne

     
     

    alep

    La ville d’Alep vue depuis l’Ouest avant l’arrivée des djihadistes


    Alep, côté Ouest

    Par Dr Nabil Antaki, 30 septembre 2016.

    Publié dans la revue Témoignage Chrétien le 6 octobre 2016.

    Alep ville martyre. Notre ville fait la Une des journaux télévisés et de la presse écrite depuis 2 semaines. Les habitants d’Alep se passeraient de cette renommée d’autant plus que leurs souffrances ne datent pas d’hier.

    Bien qu’elle ait débuté en mars 2011 en Syrie, la guerre n’a vraiment atteint la ville d’Alep qu’en juillet 2012 quand les « rebelles » armés ont occupé quelques quartiers à l’Est de la ville provoquant un déplacement de 500,000 personnes qui ne voulaient pas vivre sous le contrôle des islamistes.

     

    Depuis, la ville est divisée en deux parties : la partie Est qui représente 25% de la superficie et qui ne compte plus aujourd’hui que 200,000 habitants – les autres habitants se sont réfugiés [à l’arrivée des groupes armés, ndlr] dans la partie Ouest d’Alep sous la protection de l’Etat syrien, ce qui représente 75% de la superficie et compte un million et demi de personnes.

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    Depuis 2012, les rebelles islamistes lancent quotidiennement des obus de mortiers et des bonbonnes de gaz remplies de clous et d’explosif sur les quartiers d’Alep causant des décès et des blessés graves.

     

    De plus, ils ont coupé l’approvisionnement en eau de la ville depuis 2 ans (les autorités ont dû forer 300 puits en pleine ville pour remplacer l’eau courante) ; et ont aussi arrêté l’alimentation de la ville en électricité.

     

    Ils ont à plusieurs reprises imposé le blocus d’Alep-Ouest avec l’arrêt du ravitaillement de la ville en produits alimentaires, essence, fioul etc. provoquant des pénuries très graves.

    alep-ouest

    De son côté, l’armée syrienne aidée par ses alliés, cherche depuis 4 ans de libérer Alep-Est du contrôle des rebelles armés et de ramener ce territoire sous l’administration de l’Etat syrien sans succès.

     

    De part et d’autre, les bombardements et les snipers ont fait des milliers de victimes et la vie à Alep, depuis 4 ans, est devenue un enfer.

    Il y a un mois, les rebelles armés ont pris le contrôle de la seule route qui relie Alep-Ouest au reste du monde empêchant, comme ce fut le cas à plusieurs reprises dans le passé, les habitants de quitter la ville ou d’y rentrer et causant une pénurie grave.

    Après 3 semaines de combat, les troupes gouvernementales ont repris la route et ont assiégé les quartiers Est. Depuis 2 semaines, les rebelles sont encerclés à Alep-Est avec ce qui reste d’habitants qui n’ont pas pu ou voulu quitter cette zone.

    L’Etat Syrien est déterminé cette fois-ci à libérer une fois pour toutes Alep-Est des mains des terroristes d’Al-Nosra qui occupent les quartiers Est (Al-Nosra est considéré unanimement par la communauté internationale comme groupe terroriste au même titre que Daesh).

     

    Comme l’armée syrienne a finalement pu encercler la partie rebelle d’Alep, elle utilise les bombardements aériens et les combats terrestres pour atteindre son objectif.

    Auparavant, elle a lancé des tracts et envoyé des messages SMS demandant à la population civile restante – la majorité a quitté Alep-Est au fil des ans – de partir et de venir se réfugier dans Alep-Ouest.

     

    Elle a ouvert 7 points de passage et beaucoup en ont profité, au péril de leurs vies.

     

    Parce que les groupes armés ne les laissent pas quitter voulant s’en servir comme bouclier humain. Ces actes de guerre font naturellement beaucoup de victimes parmi les terroristes et aussi dans la population.

    D’un autre côté, les terroristes d’Alep-Est ont intensifiés leurs bombardements des quartiers civils d’Alep-Ouest faisant des dizaines de victimes tous les jours.

     

    Mercredi 28 septembre, un déluge d’obus et de bonbonnes tombent sur le quartier chrétien d’Azizié faisant dix morts et le double de blessés. Aujourd’hui vendredi 30 septembre, tous les quartiers d’Alep sont la cible des rebelles avec pour le moment un bilan très lourd : 36 morts et beaucoup de blessés graves.

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    Les médias en Occident ne montrent que des images d’Alep-Est avec les destructions, les souffrances des personnes et l’indignation de la communauté internationale. Par contre, rien n’est dit sur les souffrances des habitants d’Alep-Ouest, leurs morts et blessés des suites des bombardements lancés par les rebelles.

    Les chrétiens d’Alep habitaient depuis toujours les quartiers du centre-ville et de l’Ouest de la ville. En 5 ans de guerre, les trois-quarts des chrétiens ont pris le chemin de l’exode et il ne reste plus actuellement que quarante milles chrétiens à Alep. Les bombardements des derniers jours les ont particulièrement atteints.

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    Les habitants d’Alep-Ouest dans leur immense majorité applaudissent des deux mains l’offensive de l’armée syrienne.

    Ils ont beaucoup souffert depuis 4 ans des coupures de l’eau, de l’électricité, du blocus à maintes reprises et des obus de mortiers qui ont fauché tous les jours leurs femmes, leurs maris, leurs enfants et leurs amis et poussé à l’exode la moitié de la population.

     

    Ils pensent qu’il est du devoir d’un Etat de protéger sa population et de libérer ses villes.

    De notre côté, nous refusons les actes de guerre inhumains, nous dénonçons les crimes de guerre, nous sommes révoltés par toutes les souffrances mais nous sommes aussi indignés par le traitement partial et biaisé de la guerre d’Alep par les médias.

    Tous les Syriens et particulièrement les Alépins n’aspirent qu’à la paix. Ils ont la nostalgie de leur beau pays, stable, sûr, prospère et laïc d’avant la guerre. Personne ne veut vivre sous un régime islamiste et tout le monde veut que cette guerre – qui a fait 300’000 victimes, le double de blessés et d’amputés, 8 millions de déplacés, 3 millions de réfugiés pour une population de 23 millions [près de 9 millions de Syriens se sont enfuis dans les zones contrôlées par le gouvernement, ndlr] – s’arrête par un processus politique et négocié.

    Par Nabil Antaki – Alep, le 30 septembre 2016

     

     

    P.S. Depuis le 30 septembre, le bilan des victimes d’Alep-Ouest ne cesse de s’alourdir et nous déplorons tous les jours de nombreuses personnes tuées.

    Photos: Quartiers d’Alep-Ouest bombardés depuis les postions « rebelles » qui occupent par la force des quartiers d’Alep-Est

    URL: http://arretsurinfo.ch/les-habitants-dalep-ouest-en-leur-majorite-applaudissent-des-deux-mains-loffensive-de-larmee-syrienne/

     

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    Conflit Mondial pour un Gazoduc ?, …
    Puisque vous n’y comprenez rien, … Lisez !
     

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    Mais que veut et que cherche tout ce petit Monde ?, … Irak, Syrie, Libye, Yémen, Turquie, Qatar, Arabie Saoudite, Russie, États-Unis, Ukraine, Europe et, enfin, la France.

     

    Ce qu’on ne vous dit pas dans les journaux sur le rapprochement de la France et de l’Iran

    Vous devez comprendre que tout est lié, et savoir quelles sont les raisons et objectifs stratégiques, économiques et géopolitiques qui en sont à l’origine.

    Il me paraît nécessaire de les expliquer plus clairement et en toute objectivité. Par Manuel GOMEZ le 5 Octobre 2016

    Épisode 1 :

     

    Cela débute en 1971. Dans le golfe persique, une immense poche de gaz est découverte qui couvre 20% des réserves naturelles du monde.

    Répartie par moitié entre l’Iran et le Qatar, les premiers l’ont baptisée « South Pars » et les seconds « North Dome ».

    Les premiers forages ont débuté en 1988, et dès 1996 sont passés en phase de production et leur capacité a augmenté au fil des années.

    Frappé par un blocus économique, l’Iran n’a pas bénéficié immédiatement de cette manne, ce qui, on vient de le lire, ne fut pas le cas pour le Qatar.

    D’un autre côté il y a l’Europe, énorme consommatrice de ce même gaz qu’elle ne produit pas et qu’elle doit acheter sur le marché international.

    Or, les trois grandes sources de ce gaz nécessaire à l’alimentation de l’Europe sont l’Algérie, la Russie et les productions de la Mer du Nord, exploitées par la Norvège et la Grande-Bretagne.

    La Russie a noué de fortes relations économiques avec l’Algérie, sur la commercialisation de ce gaz avec l’Europe, ainsi les pays européens sont toujours sous la possible menace d’une coupure d’approvisionnement de ce gaz russe, et donc également du gaz algérien, qui la plongerait dans une très grave crise énergétique.

    Cette situation préoccupante et la conjonction de tous ces facteurs font que l’Europe, qui se trouve devant la nécessité de diversifier ses sources d’approvisionnements énergétiques, se tourne obligatoirement vers l’Iran et le Qatar.

    Cela explique, mais vous l’aviez compris, le rapprochement notamment entre la France et le Qatar, mais également le relâchement récent du blocus iranien.

    © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

     

     

    Episode 2

    Dès 2007, le Qatar, a pour objectif de vendre son gaz à la France, mais surtout, celui plus lointain et plus important de construire un gazoduc direct qui relierait le Qatar à l’Europe, traversant l’Arabie saoudite, la Turquie puis les Balkans. Il a investi largement notre pays en s’offrant des palaces, des entreprises, des clubs de foot, etc., dans l’unique but de se rendre populaire.

    Le problème majeur se situait près de chez eux, car entre l’Arabie saoudite et la Turquie, il lui était obligatoire de traverser l’Irak et la Syrie.

    L’Irak étant en guerre, comme on le sait, les Qataris et les Saoudiens n’ont eu comme seule ressource que de proposer à Bachar El Assad de construire ce gazoduc en Syrie.

    Allié des Russes, El Assad a refusé ce partenariat qui allait forcément priver la Russie de son énorme atout stratégique et énergétique contre l’Europe.

    Le Qatar et l’Arabie saoudite décidèrent donc, par rétorsion, de consacrer quelques milliards à la création de milices terroristes en Syrie, dans l’objectif d’aboutir à la destitution de Bachar El Assad, et dans l’éventualité que son successeur, très probablement un islamiste, accepterait comme seule obligation de sa prise de pouvoir, la construction de ce gazoduc.

    Ainsi ces deux pays arabes ont financé très largement Al Nosra, branche d’Al Qaïda en Syrie, et la guerre civile a éclaté.

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    Elle se poursuit depuis des années et se poursuivra encore longtemps.

    Ce que n’avait pas prévu ni le Qatar ni l’Arabie saoudite, c’est que ce qui ne devait être qu’une guérilla qui, au début, a été très défavorable au régime de Bachar El Assad, allait faire naître une énormité : l’État Islamique, le califat.

    Ce que n’ont pas compris immédiatement — dès septembre 2013 — les États-Unis, l’Angleterre et la France, c’est qu’il s’agissait là d’une menace mondiale et dans un premier temps, ils décidèrent d’intervenir militairement par une flotte de guerre, afin de soutenir les rebelles syriens et obtenir la chute du régime de Bachar El Assad.

    C’était sans compter sur la Russie.

    Elle s’est opposée à cette intervention, et plusieurs navires de guerre se sont interposés entre la côte syrienne et la flotte de la coalition, qui allait passer à l’attaque.

    Deux premiers missiles Tomahawk ont été lancés, pour « essai », mais ils sont tombés à la mer, brouillés par les contre-mesures électroniques des Russes.

    Alors que les médias nous disaient que l’attaque allait avoir lieu incessamment, que François Hollande l’annonçait publiquement, et bien la coalition rentrait à la maison les oreilles basses, et l’attaque fut déprogrammée.

    On n’en parla plus… au moins durant quelques mois. Le temps que la vengeance… mûrisse.

    © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

     

     

    Épisode 3 : la vengeance

    Quelques mois plus tard, les services secrets européens, les barbouzes de la DGSE, avec l’accord des USA, organisaient un coup d’État en Ukraine.

    Quelques milliers de mercenaires offraient ce pays à une junte pro-occidentale.

    L’objectif premier était de rendre coup pour coup à la Russie, qui avait eu l’audace de s’opposer à la coalition quelques mois plus tôt et qui s’imaginait devenir une super puissance avec laquelle il allait falloir désormais compter.

    La réaction des Russes fut immédiate.

    Profitant des forts sentiments pro-russes de la moitié Est de la population ukrainienne, elle annexa sans coup férir la Crimée, s’offrant ainsi un port direct vers l’Occident, et engagea une guerre civile en Ukraine.

    Un avion abattu dans le ciel d’Ukraine par un missile venu « d’on ne sait où » et tiré par « on ne sait qui », fournit l’occasion à l’Europe de prendre des sanctions économiques contre Poutine, dans l’éventualité de mettre en difficulté le pays et obtenir une forte dévaluation de la valeur du rouble face à l’euro et au dollar.

    La Russie a survécu sans trop de problèmes à ce choc qu’elle attendait.

    Et pendant ce temps, la guerre se poursuivait en Syrie et en Irak, et Al Nosra installait confortablement l’état islamique et le califat.

    Constatant que l’Arabie saoudite finançait ouvertement les islamistes, l’Iran, qui se voulait l’allié des pouvoirs légitimes en place, aussi bien en Syrie qu’en Irak, et qui était en conflit permanent avec les Saoudiens, organisa une révolte armée au Yémen contre l’Arabie saoudite. Elle débuta en mars 2015.
     
    Deux pays, Iran et Arabie, s’opposaient dès lors sur trois fronts : Syrie, Irak et Yémen avec toujours comme objectif principal l’exploitation des deux poches de gaz : « North Dome » et « South Pars ».

    Bachar El Assad, face à de grosses difficultés militaires sur les différents terrains d’opérations, où son armée opposait de moins en moins de résistance aux rebelles et aux islamistes, demanda aide et assistance à Poutine, qui prit la décision, il y a quelques mois, d’intervenir lourdement avec son aviation et quelques troupes au sol afin de le soutenir.

    L’issue de la guerre changea immédiatement de camp et, toujours avec l’aide des Kurdes dans le nord, ses alliés involontaires qui luttent pour leur propre cause, l’armée syrienne reprit progressivement le dessus.

    Les attentats, ciblés ou non, organisés partout dans le monde par les terroristes de l’État islamique, obligèrent les démocraties occidentales à changer leur fusil d’épaule.

    Ne pouvant plus s’opposer ouvertement à l’habile Poutine qui gagnait, dans un premier temps, la guerre médiatique en Occident, avant de la gagner sur le terrain, elles prirent fait et cause pour le régime de Bachar El Assad (à l’exception de la France, toujours hostile, qui réserve ses frappes et son intervention au territoire irakien).

    Toutes ces guerres, ces centaines de milliers de morts, ces massacres, ces attentats, ces crimes, ce barbarisme, pour la construction d’un gazoduc qui ne verra jamais le jour et dont on ne reparlera jamais plus.

    Dans quel monde de fous vivons-nous !

    © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

    Source : Dreuz.info

    Denissto: Avec un pétrole à 40 ou 50 dollars le baril, dans 6 mois les Etats-Unis seront au plus mal !

     


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    L’axe du mal de Hillary Clinton


    «Garder le doigt de Hillary Clinton loin du bouton nucléaire est une question de vie ou de mort»


     

    Par Pepe Escobar – Le 12 octobre 2016 – Source Russia Insider

    Allons droit au but : Hillary Clinton est prête à entrer en guerre contre la Russie en Syrie – avec des conséquences thermonucléaires intrinsèques potentiellement terrifiantes.

     

    Anticipant le résultat de l’élection présidentielle américaine comme une répétition du tremblement de terre de Nixon en 1972, Hillary a également fabriqué une version remixée de l’axe du mal : la Russie, l’Iran et «le régime d’Assad», dans le plus pur style de George Debeliou Bush.

    Cela sans même compter la Chine, qui, par l’intermédiaire d’une «agression» dans la mer de Chine méridionale, se mettra également en vedette comme un ennemi certifié pour la Mère fondatrice du pivot vers l’Asie.

    Et comme si tout cela n’était pas suffisamment préoccupant, la Turquie semble maintenant en route pour rejoindre l’axe. Les présidents Poutine et Erdogan se sont réunis à Istanbul. Moscou s’est montré disposé à développer à grande échelle la coopération militaro-technique avec Ankara.

    Cela inclut, bien sûr, la construction, par Rosatom, de quatre centrales nucléaires à Akkuyu pour $20 milliards, et l’impulsion pour «accélérer les travaux» du pipeline Turkish-Stream, qui renforcera encore plus, de facto, la position de la Russie sur le marché européen du gaz, en contournant l’Ukraine pour de bon, tout en scellant la position d’Ankara comme carrefour énergétique clé entre l’Est et l’Ouest.

    En outre, Moscou et Ankara soutiennent la position de l’envoyé spécial des Nations Unies en Syrie, Staffan de Mistura, disant que les «rebelles modérés»– selon le jargon washingtonien –, qui retiennent des otages à l’est d’Alep, doivent être éradiqués.

    La nouvelle donne géopolitique va de soi. Autant Erdogan peut être un derviche tourneur politique, insondable et peu fiable, autant Poutine est un maître du jeu stratégique à long terme, les intérêts d’Ankara et de Moscou ont tendance à converger dans le Nouveau Grand Jeu, présageant une intégration plus étroite à l’aube du  siècle eurasien.

    Presque une coupe de ciguë pour Hillary Clinton, qui a déjà assimilé Poutine à Hitler.

    Changement de régime ou guerre chaude ?

    Pendant le spectacle épouvantable qui s’est déroulé lors du deuxième round du match interminable Trump / Clinton, Donald Trump a avancé une fois de plus un point rationnel – exprimant son souhait d’une relation de travail normalisée avec la Russie. Pourtant, c’est un anathème absolu pour le parti de la guerre, dans la nébuleuse néocons / néolibérauxcons de l’axe Washington–Wall Street.

    La Clinton-cash-machine contrôlée par les démocrates a une nouvelle fois condamné Trump comme outil de Poutine, alors que les républicains désorientés condamnent Trump parce qu’il va à l’encontre de la «pensée républicaine dominante».

    Voici ce qu’a dit Trump : «Je n’aime pas du tout Assad, mais Assad tue ISIS. La Russie est en train de tuer ISIS et l’Iran est en train de tuer ISIS.»

    Les perspectives de Trump en Asie du Sud-Ouest vont dans une seule direction : détruire ISIS / ISIL / Daesh. Voilà ce que le conseiller et ancien directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA), le lieutenant-général Michael Flynn, aujourd’hui retraité, a réussi à caser dans le crâne de Trump, dans un de ses moments d’attention notoirement courts.

    Flynn a beau avoir admis officiellement que l’expansion de ISIS / ISIL / Daesh était une décision «volontaire» prise par l’administration Obama, pourtant, dans son livre décousu Field of Fight [Champ de bataille], Flynn insiste sur le fait que «les Russes n’ont pas été très efficaces pour lutter contre les djihadistes sur leur propre territoire», qu’ils sont «de connivence avec les Iraniens», et que «la plus grande partie de leurs efforts vise les opposants au régime d’Assad».

    Ces propos sont une formule consacrée néocon. Sans surprise, le co-auteur du livre de Flynn est le néocon Michael Ledeen.

    Depuis le rusé American Enterprise Institute (AEI) et le Washington Institute for Near East Policy (WINEP), des «experts» en chambre et d’anciens conseillers du Département d’État souscrivent tous à l’idée risible que l’axe remixé du mal – désormais pleinement adopté par Hillary – est inutile contre les djihadistes. Les bons gars qui font le travail difficile sont ceux  de «la coalition menée par les USA». Et que ceux qui osent critiquer les «modérés relatifs» soutenus par la CIA aillent au diable.

    Ce que Trump dit n’est pas seulement un anathème pour l’establishment républicain qui méprise Obama, car il ne lutte pas contre l’axe du mal remixé par Hillary, c’est aussi un péché mortel car il «ne tient pas compte» de la base du consensus bipartisan des États-Unis en politique étrangère, jugé sacré comme la Bible.

    D’où le succès du Pentagone, dirigé par le néocon Ash Carter, dans le sabotage de l’accord  de cessez-le-feu Kerry–Lavrov qui impliquait des frappes aériennes coordonnées contre  ISIS / ISIL / Daesh d’une part et le Front de la conquête d’autre part, anciennement Jabhat al-Nusra, alias al-Qaïda en Syrie.

    Les néocons et les républicains traditionnels blâment l’équipe du canard boiteux Obama pour sa «dépendance malsaine» à la Russie et à l’Iran, tandis que les néolibérauxcons blâment la Russie par principe. Et très haut sur l’autel de la vertu, l’hystérie règne, avec le président des néocons de la NED [ONG pour les Droits de l’homme blanc, NdT] demandant au gouvernement américain de «rassembler sa volonté» pour un changement du régime Poutine.

    Prêt à passer au nucléaire ?

    Hillary Clinton continue d’insister sur le fait que les États-Unis ne sont pas en guerre contre l’islam. Les États-Unis sont de facto en guerre en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Somalie, et dans les zones tribales du Pakistan ; également impliqués dans la guerre secrète en Iran ; et ont totalement détruit la Libye. Il est facile de faire le calcul.

    En parallèle, le discours assourdissant à propos de Washington avançant maintenant un plan C en Syrie est un non-sens. Il n’y a jamais eu de plan C mais seulement un plan A, qui était d’attirer la Russie dans un autre Afghanistan. Le piège n’ayant pas fonctionné avec la démolition contrôlée de l’Ukraine, il ne fonctionnera pas non plus en Syrie. Moscou est prêt à fournir beaucoup d’aide aérienne et la puissance de ses missiles, mais pas de bottes sur le terrain, quoi qu’il arrive. C’est l’affaire de l’armée arabe syrienne, de l’Iran, des milices chiites, et du Hezbollah.

    Ash Carter a menacé la Russie de «conséquences». Après avoir sabordé le cessez-le-feu, le Pentagone – soutenu par le Joint Chiefs of Staff[état-major interarmes]– colporte maintenant l’idée de «frappes potentielles» sur la force aérienne syrienne pour «punir le régime» de ce que le Pentagone a effectivement fait : détruire le cessez-le-feu. On ne peut pas faire ce genre de choses.

    Le major-général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, a envoyé un message rapide à «nos collègues de Washington» : réfléchissez à deux fois, si vous croyez que vous pouvez vous en sortir avec le lancement d’une guerre chaude furtive contre la Russie. Celle-ci va cibler tous les aéronef furtifs ou inconnus attaquant des cibles du gouvernement syrien – et ils seront abattus.

    La seule question sérieuse est alors de savoir si un Pentagone hors de contrôle va obliger la force aérienne russe – fausse bannière et autrement – à abattre des avions de combat de l’US Air Force, et si Moscou a la puissance de feu suffisante pour les détruire tous.

    Donc, dans cette fenêtre de trois mois des «affres de la mort» de l’ère Obama, avant l’intronisation probable de la Reine de la guerre, la question est de savoir si le Pentagone va risquer de lancer la Troisième guerre mondiale parce qu’«Alep tombe».

    Ensuite, les choses sont destinées à être encore plus meurtrières. Le gouvernement américain maintient ouverte l’option d’une première frappe nucléaire contre la Russie. Hillary soutient cette option fermement, alors que Trump a précisé qu’il «ne frapperait pas le premier».

    La perspective de voir l’obsédée de l’axe du mal, Hillary Clinton, avec un doigt sur le bouton nucléaire doit être considérée comme l’issue la plus vitale de tout ce cirque.

    Article originalparu sur Sputnik – Russian news agency

    Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

    Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

     


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    Mossoul : les forces en présence

     

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    Les forces irakiennes rassemblées le 16 octobre 2016 sur la base aérienne de Qayyarah, avant le lancement de la reconquête de Mossoul des mains de Daech.

    Les forces irakiennes rassemblées le 16 octobre 2016 sur la base aérienne de Qayyarah, avant le lancement de la reconquête de Mossoul des mains de Daech.

    afp.com/AHMAD AL-RUBAYE

    L'opération pour reprendre la ville de Mossoul au groupe djihadiste Etat islamique (EI) a été lancée dans la nuit.

    L'annonce a été faite par le Premier ministre irakien.

    L'ONU s'inquiète du sort des 1,5 million d'habitants du principal bastion de Daech en Irak.

    "Le temps de la victoire est venu et les opérations pour libérer Mossoul ont commencé".

    C'est par ces mots que le Premier ministre irakien Haider al-Abadi s'est adressé aux Irakiens dans une allocution à la télévision officielle irakienne.

     

    Objectif, informer les habitants de la région de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, dans le nord, du début de la reconquête de la ville.

    "Je déclare aujourd'hui le début de ces opérations victorieuses pour vous libérer de la violence et du terrorisme de Daesh", acronyme arabe de l'EI. 

    Les forces irakiennes peuvent compter sur le soutien militaire des Etats-Unis.

    Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a estimé que l'opération était "un moment décisif dans notre campagne pour infliger à l'Etat islamique une défaite durable".

    "Nous sommes confiants que nos partenaires irakiens vaincront notre ennemi commun et libèreront Mossoul et le reste de l'Irak de la haine et de la brutalité de l'Etat islamique", a dit Ashton Carter.  

     

    CHRONIQUE >> Mossoul, un fossé ouvert sous les pieds des occidentaux 

    Le chef du gouvernement irakien n'a pas donné de précisions sur les opérations militaires lancées dans la nuit de dimanche à lundi. Elles devraient dans un premier temps se borner à encercler la ville, avant le début de violents combats de rues. 

    Environ 5000 djihadistes dans les rangs de Daech

    Lourdement armés, les djihadistes, approximativement au nombre de 5.000 hommes, ont eu des années pour se préparer à cet assaut. Mossoul, ville à majorité sunnite, avait été prise avec une relative facilité en juin 2014 par les djihadistes sunnites de l'EI, en partie à cause de la profonde défiance de la population locale envers les forces de sécurité irakiennes, dominées par les chiites. 

    LIRE AUSSI >> Comment la coalition a préparé la bataille de Mossoul 

    Dès 2014, l'EI s'en est pris aux mausolées chiites et aux sanctuaires, souvent richement décorés. Le groupe a dynamité la mosquée abritant la tombe du prophète Jonas (Nabi Younès) et le sanctuaire de Seth (Nabi Chith) considéré comme le troisième fils d'Adam et Eve dans les traditions juive, chrétienne et islamique.

    C'est à Mossoul, que le leader de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait publiquement proclamé un califat, installé en juin 2014 sur des territoires conquis par les jihadistes en Irak et en Syrie. 

     

    1,5 million de civils exposées aux combats

    Avant l'annonce du lancement de l'opération, l'armée irakienne avait indiqué avoir largué par les airs des dizaines de milliers de tracts sur Mossoul, dont certains donnant des consignes de sécurité aux habitants en prévision de l'offensive. 

    Le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les affaires humanitaires et l'aide d'urgence, Stephen O'Brien, s'est dit "extrêmement préoccupé pour la sécurité de quelque 1,5 million de personnes vivant à Mossoul qui pourraient être touchées par les opérations militaires".

    Selon lui, "les familles sont exposées à un risque extrême d'être prises entre deux feux ou prises pour cibles par des snipers". 

    Les forces du gouvernement irakien, assistées par diverses autres forces, ont resserré depuis des mois leur dispositif autour de Mossoul. Elles ont récemment repris des positions clés près de Qayyarah, une ville située à environ 60 kilomètres au sud de Mossoul, y préparant l'offensive finale.

    Le Premier ministre a précisé que seules l'armée et la police irakiennes entreraient dans Mossoul, alors que de nombreuses autres forces sont déployées en vue de l'offensive, dont des combattants peshmergas kurdes et des milices sunnites et chiites. 

     

    Source et Publication:   http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/l


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    Source : Russia Today, 07-10-2016

    Alep, Syrie

    Alep, Syrie

    La ligne des Etats-Unis en Syrie n’est pas claire au vu des divergences internes existant au sein du commandement américain et mène à la defaite, estime le politologue et spécialiste de la Syrie, Bassam Tahhan.

    RT France : La Russie et les Etats-Unis ont arrêté toute collaboration en Syrie. A quel point les tensions entre ces deux pays sont-elles graves ?

     Peut-il y avoir un incident semblable à celui de l’avion russe abattu par la Turquie ?

    Bassam Tahhan (B. T.) : Nous savons que la coopération concernant le dossier syrien pour lutter contre Daesh, le Front Al-Nosra et tous les autres groupes terroristes a été suspendue, mais il reste quand même des contacts au niveau du contrôle de l’espace aérien syrien pour éviter tout incident.

    La rupture n’est donc pas totale. Comment l’interpréter ?

    Les Etats-Unis ne veulent pas entrer en guerre contre la Russie sur le territoire syrien, tout en sachant que la Russie a déployé des S-300, des S-400 à Khmeimim et à Tartous.

    Donc, toute la côte syrienne est bien défendue par les Russes.

    Il n’y a pas de décision centrale aux Etats-Unis en ce qui concerne les activités militaires en Syrie

    Ce qui s’est produit à Deir es-Zor [attaque de l’aviation américaine contre l’armée syrienne] montre qu’à n’importe quel moment il peut y avoir un dérapage. Mais un dérapage camouflé.

    C’est-à-dire, le chef des armées américaines dans cette région peut prendre une décision et abattre un avion russe si ce commandant appartient aux «faucons», car il n’y a pas de décision centrale aux Etats-Unis en ce qui concerne les activités militaires.

    Les Américains vont aider ce qu’ils appellent l’opposition modérée – qui n’existe pas

    RT France : A quel point le risque de confrontation est-il réel ? 

    B. T. : A mon avis, les Etats-Unis ne rentreront pas en guerre directe avec les Russes en Syrie. Il y a des déclarations du porte-parole du Département d’Etat, John Kirby [qui a dit : «Les groupes extrémistes continueront d’exploiter les vides en Syrie pour étendre leurs activités, ce qui pourrait inclure des attaques contre les intérêts russes, peut-être même les villes russes.

    La Russie continuera de renvoyer ses troupes au pays dans des sacs mortuaires et continuera de perdre des ressources, peut-être même des avions»].

    Si on lit entre les lignes, les Américains vont aider ce qu’ils appellent l’opposition modérée – qui n’existe pas. Ils vont aider les quelque 100 groupes islamistes à s’attaquer aux intérêts russes en Syrie, mais pas seulement en Syrie – si l’on relit sa déclaration – ils enverront même des djihadistes pour commettre des attentats dans les grandes villes russes.

    A l’avenir cette tension ne servira qu’à essayer d’épuiser la Russie en Syrie.

    Je ne pense pas que la Russie puisse être affaiblie par cette guerre au niveau économique. Mais Vladimir Poutine s’est engagé dans cette bataille et il ne peut pas perdre cette bataille.

    Et à mon avis, les Etats-Unis l’ont déjà perdue, mais pas entièrement. Il me semble donc que Vladimir Poutine va continuer sur cette ligne forte et le fait d’avoir à nouveau déployé des missiles montre qu’il est décidé à continuer d’une manière ferme.

    Les Américains seront beaucoup plus hésitants à intervenir avec des forces terrestres

    RT France : Mais jusqu’où les deux parties peuvent-elles aller pour faire triompher leur point de vue dans la région ? Y a-t-il une limite ?

    B. T. : Je crois que les Américains auront plus d’appréhension à intervenir avec des forces terrestres, à augmenter leur présence militaire après ce qu’il s’est passé à Deir Es-Zor [où des troupes de l’armée ont été ciblées par des frappes de l’armée américaine].

    Par contre, ils vont mener une sorte de guerre par procuration. Ils vont essayer d’avoir les Turcs de leur côté, de continuer à encourager le Royaume saoudien et les pétromonarchies du Golfe à aider les islamistes.

    La position des Américains au Moyen-Orient sur plusieurs dossiers reste faible et évolue vers une défaite

     

    RT France : Le conflit en Syrie, peut-il dégénérer en allant au-delà d’une guerre civile et d’une guerre contre le terrorisme et devenir l’objet d’une confrontation mondiale ?

    B. T. : Je ne pense pas, parce que si ce grand dérapage survient personne ne sait comment les choses vont évoluer. D’autant plus que la Russie a aussi renforcé sa présence en Crimée et face à l’Ukraine et que Moscou bénéficie du soutien de pays qui ont du poids sur la scène internationale et qui ne seront pas forcément, en cas de conflit généralisé, du côté américain.

    Il s’agit de la Chine et de l’Iran, par exemple.

    De plus, la position des Américains au Moyen-Orient sur plusieurs dossiers reste faible et mène à une défaite.

    Les Etats-Unis ont des choses plus urgentes à gérer, comme ce qui se passe en mer de Chine. L’Extrême-Orient commence à inquiéter les Etats-Unis beaucoup plus que le Moyen-Orient.

     

    Vladimir Poutine a bien compris et évalué la situation avant de s’engager avec autant de fermeté : il savait que les Américains n’allaient pas s’engager jusqu’au bout contre lui, sinon ils seraient perdants.

     

     

    Bassam Tahhan est politologue franco-syrien, spécialiste des questions internationales, islamologue et professeur de lettres arabes.

    Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

    Source : Russia Today, 07-10-2016

     

     

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    Washington : «Si la Russie ne cesse pas ses bombardements, les extrémistes la viseront directement»

    Source : Russia Today, 28-09-2016

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    Selon le département d’Etat américain, si la Russie n’arrête pas sa violence en Syrie, les extrémistes vont exploiter le chaos dans le pays pour attaquer les intérêts russes et même son territoire.

    «Les groupes extrémistes continueront d’exploiter les vides en Syrie pour étendre leurs activités, ce qui pourrait inclure des attaques contre les intérêts russes, peut-être même les villes russes.

    La Russie continuera de renvoyer ses troupes au pays dans des sacs mortuaires et continuera de perdre des ressources, peut-être même des avions», a déclaré John Kirby, porte-parole du département d’Etat américain, lors d’une conférence de presse.

    Selon lui, si la guerre continue «de plus en plus de vies russes seront perdues, de plus en plus d’avions russes seront abattus».

    Au matin du 28 septembre, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a menacé de mettre fin à toute coopération entre les Etats-Unis et la Russie en Syrie, à moins que les forces russes et le gouvernement syrien ne cessent leurs bombardements sur Alep.

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a présenté une version différente de l’appel lancé par son homologue américain, rappelant que les Etats-Unis devaient avant tout contraindre les forces syriennes d’opposition à se séparer des groupes terroristes tels que l’ex-Front Al-Nosra, rebaptisé Front Fatah al-Cham, depuis qu’il a annoncé qu’il avait rompu avec le groupe terroriste Al-Qaïda.

     

    Sergueï Lavrov a également rappelé, que de nombreux groupes rebelles considérés comme «modérés» par Washington venaient grossir les rangs du groupe Front Fatah al-Cham, qui selon les déclarations récentes de plusieurs dirigeants du groupes terroriste, recevaient un appui militaire de la part des Etats-Unis.

     

    John Kirby a précisé que les Etats-Unis avaient «une influence sur certains groupes, mais pas tous».

    «D’autres nations ont une influence [sur les groupes en action en Syrie]. Nous admettons que tous les groupes d’opposition n’ont pas rejoint le cessez-le-feu, mais nous continuons de travailler dans ce sens», a ajouté John Kirby.

    Source : Russia Today, 28-09-2016

     

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    Il n’y a que trois combattants d’Al-Qaïda à Alep-Est, à en croire l’Occident !

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    L’ « Occident » pro-djihadiste fait de son mieux pour évaluer à la hausse le nombre de civils dans Alep-est, et à la baisse le nombre de combattants d’Al-Qaïda.

    Si cela continue, il n’y aura bientôt plus de combattants d’Al-Qaïda à Alep, bien qu’aucun ne soit parti. Ils seront requalifiés en « rebelles modérés » qui ont droit à la trêve qu’ils avaient refusée au départ.

    Les terroristes d’Alep-est sont encerclés et assiégés. L’armée arabe syrienne grignote morceau par morceau leur emprise territoriale pendant que les forces de l’air syrienne et russe attaquent toute les concentrations de forces ou de matériel identifiées. C’est seulement une question de temps avant qu’ils ne soient complètement écrasés.

    La plupart des combattants de la zone assiégée sont associés à Al-Qaïda. Ils sont plusieurs milliers, mais il reste peu de civils. La partie orientale de la ville abritait autrefois environ 300 000 habitants. Il en reste environ 10% et probablement moins. Voilà les chiffres réalistes.

    Les organes de propagande en ont d’autres.

    Quand, en 2013, les rebelles extrémistes encerclaient et assiégeaient (voir la carte) les parties de la ville tenues par le gouvernement, chacune de leur victoire était qualifiée de libération.

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    Depuis, ils ont tué beaucoup de ceux qu’ils avaient « libérés ». D’autres ont réussi à s’enfuir.

    Mais le vent a tourné. Cette carte animée montre le développement de la situation entre septembre 2015 et 2016. Les zones « rebelles », désormais assiégées, d’Alep-est diminuent chaque jour.

    Aujourd’hui un grand pan de la partie nord de la zone assiégée, dont le camp Handarat palestinien, est à nouveau aux mains du gouvernement.

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    Tôt ou tard, l’armée arabe syrienne va essayer de diviser la partie tenue par les « rebelles » le long de la route est-ouest qui va de l’aéroport vers la (vieille) ville.

    Le jeu des nombres se joue devant l’Organisation des Nations Unies et dans les « médias occidentaux ». Voilà les premiers chiffres dans un post du 5 octobre :

    C’est principalement al-Qaïda qui tient Alep », a déclaré (vidéo) le colonel Warren, le porte-parole de l’opération « Résolution Inhérente », menée par les Etats-Unis. C’était en avril et al-Qaïda (aka Jabat al-Nusra) a depuis renforcé ses capacités dans la ville. Fabrice Balanche, l’expert français sur la Syrie (renseignement militaire) a dit au Figaro :

    Son (al Qaeda) emprise sur Alep-est n’a fait qu’augmenter depuis le printemps 2016, date à laquelle il a envoyé 700 combattants en renforts parce que des combattants des brigades modérées commençaient à quitter la zone avant que la dernière sortie ne soit coupée. L’ouverture provisoire d’une brèche dans le siège d’Alep, en août 2016 (bataille de Ramousseh), a encore augmenté son prestige et son emprise sur les rebelles.

    De Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, a dit (vidéo, 27:43) au Conseil de sécurité des Nations Unies :

    Nous avons des informations provenant d’autres sources qui disent que plus de la moitié des combattants présents dans Alep-est appartiennent à al-Nusra. Nous avons également des rapports qui font état de la disposition intentionnelle de tir des positions à proximité des infrastructures sociales, à l’intérieur et à l’extérieur des quartiers où vivent les civils.

    Quelques jours après ce discours, De Mistura a tenu une conférence de presse pendant laquelle il a offert d’escorter les combattants d’Al-Qaïda hors de la zone assiégée. Il avait fortement réduit le nombre de combattants d’Al-Qaïda à moins de 10% de tous les combattants. Voilà ce qu’il a dit ce 6 octobre :

    Nous avons fait une analyse beaucoup plus récente de la présence d’al-Nusra dans Alep-est. Je sais qu’on a rapporté, à juste titre, que j’avais donné un chiffre proche de 50%, au Conseil de sécurité, je crois. Eh bien, sur la base d’estimations plus précises, qui sont aussi plus actuelles et qui ne peuvent jamais être absolument parfaites mais qui sont, à mon avis, tout à fait fiables, nous parlons maintenant d’une présence dans Alep-est d’au maximum 900 personnes, 900 combattants. Le chiffre précédent était probablement basé sur une estimation qui n’était plus d’actualité selon laquelle près de 1500 combattants al-Nusra avaient quitté Idlib et d’autres endroits pour se joindre à la bataille de al-Ramousseh qui, vous vous en souvenez, a eu lieu il y a quelque temps quand ils ont tenté de reprendre la route d’al-Ramousseh. Mais ces combattants, selon nos informations, se sont retirés, après que cette contre-offensive a échoué.

     

    Donc, cela corrige, et s’il vous plaît prenez ce nouveau chiffre comme le bon, même s’il peut toujours être modifié par des faits, des chiffres et une analyse plus efficace, mais cela corrige les soi-disant 50%. Il y a 900 combattants d’Al-Nusra dans Alep-est.

    Le nombre total des combattants, le nombre de tous les combattants, y compris les soi-disant combattants modérés, ou les groupes armés d’opposition dans Alep-est, est de 8000 personnes ; 8000, c’est le chiffre maximum.

    Donc, nous sommes passés de « c’est principalement al-Qaïda qui tient Alep » à environ 10% de tous les combattants, en quelques mois, sans qu’aucun combattant d’al-Qaïda ne soit parti. Et cela, alors que les « rebelles » ont ouvert une brèche dans le siège en août, et que des combattants d’Al-Qaïda supplémentaires en ont profité pour entrer dans la ville, selon les rapports.

    On a le sentiment que Samantha Power, « la Banshee* des lamentations », et l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, ont dicté ces « estimations plus précises » à De Mistura.

    Mais même ces nouveaux chiffres sont encore trop élevés d’après ce que disent maintenant des « sources diplomatiques » à Reuters :

    Le nombre de rebelles islamistes dans Alep-est qui ne sont pas protégés par un accord de cessez-le-feu et qui peuvent donc être légitimement ciblés, est beaucoup plus faible que l’estimation donnée par l’Organisation des Nations Unies, ont confié des sources diplomatiques à Reuters.

    …Plusieurs sources ont déclaré indépendamment à Reuters que le chiffre communiqué par Mistura pour les combattants était beaucoup trop élevé, et que le nombre réel ne dépassait pas 200 et était peut-être même inférieur à 100. Un diplomate occidental a dit que leur présence était surtout « symbolique  ».

    La semaine prochaine, nous en serons à un ou deux combattants « symboliques » d’Al-Qaïda dans Alep-est. Lorsque De Mistura les escortera finalement hors de la ville, il n’aura besoin que de quelques personnes pour l’aider à pousser les fauteuils roulants de ces quelques vieillards handicapées.

    Alep-est sera alors « libérée » de tous les djihadistes combattants et seuls, les rebelles laïques, démocratiques et au-dessus de tout soupçons y resteront. Ils tomberont sous le coup du cessez-le-feu (celui aux États-Unis et ces « rebelles » n’ont jamais accepté ou ont immédiatement rompu). Ils ne pourront plus être ciblés par la Russie et le gouvernement syrien – peu importe ce qu’ils font.

     

    Voilà ce que John Kerry et les médias « occidentaux » vont raconter aux gens. C’est, bien sûr, un tissu de conneries et aucun analyste sérieux n’en croira un seul mot. Mais ils n’auront pas droit de cité dans les médias.

    Pendant que le nombre de djihadistes et des rebelles est revu à la baisse, le nombre de civils présents dans la zone maintenant assiégée augmente. Les zones assiégées de l’est de la ville abritaient à l’origine environ 3 à 400 000 habitants et les zones de l’ouest de la ville tenues par le gouvernement près de 2 millions. C’est déroutant quand on regarde les cartes ci-dessus. Mais si l’on étudie en détail les images satellites qui servent de base aux cartes, on remarque qu’au moins la moitié des parties maintenant assiégées sont des terrains vagues et des zones industrielles.

    La partie bâtie est beaucoup plus petite que dans la zone occidentale. Les estimations actuelles des Nations Unies pour les parties occidentales varient entre 1,3 et 1,5 million. Cela est conforme aux affirmations du gouvernement syrien. L’ONU a plusieurs missions de secours et des bureaux dans les régions occidentales et ces estimations semblent donc fiables.

    Mais pour la partie orientale, l’ONU a donné des estimations autour de 250 000-275 000, difficiles à comprendre. Elle n’a pas communiqué de sources pour ces chiffres. Elle n’a pas non plus de bureaux, ni de missions, dans la partie orientale.

    Il n’est pas vraisemblable que si peu de personnes aient quitté une zone gouvernée par divers groupes djihadistes concurrents, qui est souvent privée d’électricité et d’eau et qui est la cible de combats depuis des années. Jusqu’à très récemment des passages vers Alep-ouest étaient ouverts aux civils. Les rebelles viennent juste de mettre en place leur blocus.

    Il y a une estimation indépendante de la population réelle de Alep-est de Martin Chulov, un journaliste du Guardian qui est allé un dizaine de fois dans la zone depuis qu’elle est occupée par des rebelles venant de l’extérieur. Après sa dernière visite, il a estimé qu’il y restait moins de 40 000 habitants :

    Ceux qui sont restés à Alep-est, à peu près 40 000 personnes sur une population d’avant-guerre

    Et la semaine dernière, Chulov a reconfirmé son observation :

    Je suis retourné dans la ville pour la dernière fois. J’ai eu du mal à trouver des résidents dans l’est. Ceux qui étaient encore là n’ont pas l’intention de partir. Umm Abdu, une couturière de robes de mariée devenu infirmière était l’une d’entre eux.

    Umm Abdu a quitté Alep, et quelques autres habitants que j’ai rencontrés au cours de mes visites sont restés.

    Les estimations du gouvernement syrien sont conformes aux observations de Chulov :

    EHSANI2 @ EHSANI22
    Selon des sources bien informées et haut-placées à #Damas, le nombre de civils dans #Alep ne dépasse pas 60 000 selon leur meilleure estimation
    11:02 – 14 octobre 2016

    EHSANI2 @ EHSANI22
    @MoonofA @TPAtticus @CamilleOtrakji La la « fourchette » de l’estimation du gouvernement syrien des civils restants à Alep-est est 40k-60k … 60k est une estimation haute
    11:48 – 14 octobre 2016

    Dans d’autres zones assiégées où les rebelles se sont rendus au gouvernement syrien, le nombre de personnes qui sortaient étaient bien inférieur à celui des habitants d’origine. Les chiffres étaient aussi plus faibles que toutes les estimations antérieures.

    Daraya, près de Damas, avait à l’origine quelque 80 000 habitants. Les chiffres des personnes assiégées à Daraya que l’ONU avait donnés variaient entre plusieurs dizaines de milliers et 8 000.

    Lorsque l’évacuation de Daraya a commencé l’armée arabe syrienne estimait que 800 à 1200 combattants et 4 000 civils en sortiraient. En fin de compte, environ 600-700 combattants et moins de 2 000 civils sont sortis. La zone a été fouillée et il ne restait personne.

    Sur la base des chiffres de Daraya et des autres endroits assiégés en Syrie, il n’y a probablement pas plus de 4-5 000 combattants et pas plus de 3 à 5 certains civils par combattant, autrement dit, leur famille immédiate, à Alep-est. Le total réel pourrait ne pas dépasser 20 000.

    Mais même alors, les combattants d’Al-Qaïda constitueraient toujours la majorité des « rebelles » de la ville. Il est peu vraisemblable que leur nombre total soit maintenant inférieur aux nombres des renforts précédemment annoncés.

     

    Les officiels propagandistes qui ont parlé à Reuters veulent évidemment que les chiffres diffusés soient très, très bas pour que les combattants d’Al-Qaïda restent en vie et disponibles pour de futures opérations.

    Je suis convaincu que ni la Syrie, ni l’armée russe n’avaleront ces conneries. C’est bon pour les journalistes « occidentaux » et les habituels « analystes » lobbyistes employés par le Qatar, les États-Unis et autres sponsors djihadistes.

    Theo Patnos, qui a été retenu en otage par Al-Qaïda en Syrie pendant près de deux ans, a été interviewé par Vanity Fair (voir la vidéo à ce lien). Interrogé sur ce que les candidats présidentiels savent de la Syrie, il a répondu :

    Ils ne connaissent pas du tout la Syrie.

    Les journalistes non plus, d’ailleurs.

    Ils font de leur mieux, mais ils ne savent rien. Ils devinent. Ils parlent avec beaucoup d’autorité, mais ils en savent vraiment très peu. Je ne les accuse pas d’incompétence, mais je leur reproche de ne pas se renseigner sur le terrain. Ils parlent d’une planète qu’ils n’ont jamais visitée et ils en parlent comme s’ils savaient de quoi ils parlent, et cela me déroute.

     

    Note :
    *Banshee : Une banshee, banshie ou « bean sí » est une créature féminine surnaturelle de la mythologie celtique irlandaise, considérée comme une magicienne ou une messagère de l’Autre monde (« sidh »). Elle est comparable à d’autres créatures mythologiques d’Europe (mythologie galloise ou nordique).

    Moon of Alabama


    Traduction : Dominique Muselet

    source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7730


    En savoir plus sur http://reseauinternational.net/il-ny-a-que-trois-combattants-dal-qaida-a-alep-est-a-en-croire-loccident/#pwT1mKsDR3QCuAR6.99

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    Thinkerview : regards de la Russie et géopolitique du Moyen-Orient

    Publié le dans Édito

    Alors que les tensions entre la Russie et les États-Unis se font tous les jours un peu plus vives, et dans un contexte difficile dans lequel Hollande, le président français, avec son tact inimitable, vient de se fâcher avec Poutine, son homologue russe, Thinkerview nous propose ce mois-ci un entretien avec Artem Studennikov, l’actuel numéro 2 de l’Ambassade de Russie en France.

     

    L’exercice, s’il reste conventionnel – on imagine mal le diplomate russe balancer des tacles à droite ou à gauche – n’en reste pas moins intéressant dans les sous-entendus qu’il laisse passer à l’occasion de quelques unes des questions posées.

    Dès les premières minutes, Studennikov fait un recadrage de la géopolitique actuelle et surtout au Moyen-Orient en insistant notamment sur le conflit yéménite que les médias semblent oublier un peu trop facilement.

     

    L’analyse, celle qui est d’ailleurs officiellement tenue par le Kremlin, est que l’Arabie Saoudite mène une guerre contre l’Iran par proxy, en se servant des conflits au Yemen et, probablement, en Syrie, pour mener ses objectifs stratégiques personnels.

    Studennikov en profite pour rappeler la position officielle de la Russie concernant le conflit syrien, qui retrouve dans ce pays la mosaïque de cultures et d’ethnies qu’elle supporte actuellement en Tchétchénie.

    La fédération réaffirme sa volonté de ne pas laisser tomber Bachar El Assad pour éviter l’effondrement de la Syrie, dont les répercussions seraient comparables à ce qui s’est passé pour la Libye dont on peine encore à voir le bénéfice.

    Le diplomate russe en profite pour rappeler que, selon leurs analyses, l’opposition syrienne modérée, celle qui serait à même de former un gouvernement de transition ou de remplacement de l’actuel dictateur et compatible avec les vues occidentales, Russie comprise, est bien trop faible face à l’opposition radicale, essentiellement menée par l’État Islamique, qui mènerait le pays bien loin des standards démocratiques (pour le dire diplomatiquement).

     

    Dans cette présentation, Studennikov nous refait le coup des dominos que d’autres, de l’autre côté de l’Atlantique, nous firent jadis concernant les pays communistes : la chute de la Syrie, c’est la fin des haricots et le début d’une mise à feu et à sang de toute la région moyen-orientale. En tout cas, difficile de donner complètement tort au diplomate lorsqu’on constate qu’en effet, la situation locale empire à mesure qu’augmentent les interventions de toutes les forces dans ces territoires « sensibles » : pour ainsi dire, toute la région est en ébullition et sert plus ou moins d’exutoire à plusieurs armées.

     

    Notons que vers 10:48, Studennikov explique calmement une partie de la situation courante par le sponsoring débridé des factions les plus rabiques de l’opposition par certains pays du Golfe, sans en donner le nom. Coïncidence de l’actualité, les récentes révélations de Wikileaks permettent de lever toute ambiguïté sur les non-dits du n°2 de l’ambassade de Russie : dans cet e-mail entre Podesta, alors conseiller de Barack Obama, et Hillary Clinton, on découvre que cette dernière entend mettre un peu la pression sur le Qatar et l’Arabie Saoudite qui ont la fâcheuse tendance à financer l’État islamique :

    Parallèlement à nos opérations militaires et paramilitaires, nous devons utiliser notre diplomatie et profiter des atouts de nos services de renseignement pour mettre sous pression les gouvernements du Qatar et de l’Arabie saoudite, qui fournissent un soutien financier et logistique à Daech et à d’autres groupes radicaux dans la région

    l'ours qui fume un cigare et tire à la mitraillette en faisant du surf sur un requin

     

    (Apparté : on ne pourra pas s’empêcher de noter l’absence presque totale de scandale qu’une telle révélation aura provoqué. La presse, massivement pro-Clinton, aura tôt fait d’étouffer cette fuite pourtant symptomatique de la connivence directe entre certaines monarchies du Golfe et l’État islamique que l’Occident prétend combattre.

    De la même façon, la presse oubliera de préciser que ces e-mails, remontant à 2014, montrent sans le moindre doute que la candidate à la présidentielle américaine devrait depuis bien longtemps avoir fait le ménage dans ses relations avec ces deux pays tant leurs connivences sont intimes avec des ennemis directs de l’Amérique.)

    Pour en revenir à notre diplomate russe, il en profite vers 13:30 pour dissiper les actuelles rumeurs de volontés conflictuelles entre Russes et Américains et rappelle que si des incidents sont toujours possibles, surtout lorsque des opérations armées se déroulent sur des espaces restreints (en Syrie notamment), le dialogue reste toujours ouvert.

    On ne peut que le souhaiter, tant les déclarations des généraux, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, laissent en réalité comprendre que les deux armées sont plutôt à couteaux tirés.

     

     

    Studennikov ne s’étend pas sur les récentes manœuvres militaires russes qu’il fait semblant d’ignorer, même si on peut trouver un peu partout dans la presse internationale le compte-rendu des récentes installations de missiles russes dans l’enclave de Kaliningrad.

    Tout juste évoque-t-il, vers 36:00, l’historique russe et la perte d’influence du grand pays suite à la chute de l’Union Soviétique au début des années 90, ainsi que les tentatives d’extension de l’OTAN aux frontières même de la Russie (pays Balte) ainsi que dans des pays traditionnellement proches (Georgie, Ukraine) qui ont été rapidement vues comme allant un peu trop agressivement contre les intérêts russes.

    On comprendra ici que notre interviewé reste, bien évidemment, un diplomate tenu à ses obligations professionnelles, ce qui explique qu’à chaque question sur un sujet brûlant d’actualité, il se contente de répondre poliment dans les limites posées par la ligne politique officielle du Kremlin.

     

    On n’apprendra donc pas forcément grand chose de ce côté. Notons tout de même, vers 30:00, le retour du sujet du Yémen où Studennikov reproche à demi-mots le traitement très singulier qu’en offre la presse : malgré les bombardements réguliers de l’aviation saoudienne de civils, d’hôpitaux ou de cérémonies qui font systématiquement des massacres, force est de constater que les bavures militaires sont bien plus souvent exposées lorsqu’il s’agit de la Syrie.

    À mi-chemin entre propagande polie et distillation des problématiques réelles de son pays, le diplomate russe nous permet avec cet entretien de poser ici un jalon sur les relations franco-russes et russo-américaines qui pourra peut-être éclairer, dans quelques semaines ou quelques mois, les prochains développements géopolitiques que nous observerons certainement à l’occasion de l’élection américaine ou française.
    —-
    Sur le web

    http://www.contrepoints.org/2016/10/18/269261-thinkerview-regards-de-la-russie-et-geopolitique-du-moyen-orient?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=85a80aee71-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-85a80aee71-113922297&mc_cid=85a80aee71&mc_eid=c48a1b8507


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    mercredi 19 octobre 2016

    [ Casques Blancs ] Honte au gouvernement qui a accueilli un groupe de soutien terroriste à l'Assemblée Nationale et à l'Elysée

    Partout dans la presse française, on nous a vanté les mérites de ce groupe de "bénévoles humanistes" impartiales et non financés par des gouvernements qui ont même été cités pour le Prix Nobel de la paix (si, si, ils n'ont peur de rien).

    Cette version de l'histoire est un roman qu'on nous sert au même titre que celui des dits "rebelles modérés" comme l'ASL qui décapite ses opposants et se sert de civils dans des cages pour se protéger des bombardements.

     

    La journaliste Vanessa Beeley a récemment démasqué l'imposture des Casques Blancs.

    Capture

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voilà ce qu'elle déclarait sur RT (on comprend mieux pourquoi l'Union Européenne voudrait censurer les médias russes... vu qu'aucun média français hormis les médias alternatifs n'a voulu couvrir cette information).
     
    "Ils proclament qu’ils ne reçoivent pas de financement de gouvernements ayant un intérêt direct dans le conflit syrien.
     
    En réalité, ils reçoivent des millions, selon une estimation prudente, 100 millions de dollars des Etats-Unis, 23 millions via l’USAID ; de la Grande Bretagne 65 millions environ – au début c’était 19,7 millions de livres sterling, et Boris Johnson a annoncé encore 32 millions.
     
    La France fournit les équipements. [On trouve aussi] le Danemark, les Pays-Bas et même le Japon, par l’intermédiaire de l’agence internationale au Japon.

     

     
    Il y a d’innombrables preuves vidéo et photo provenant de l’intérieur de la Syrie, que les Casques blancs dirigent un groupe de soutien terroriste
    Il est alors très difficile de comprendre comment cette organisation peut être décrite comme n’étant pas affiliée aux organismes gouvernementaux qui ont un intérêt, et un intérêt bien connu et déclaré, dans le changement de régime en Syrie.
     
    Ensuite, si on considère leur prétendue neutralité : ils sont entièrement incorporés dans les régions contrôlées par les terroristes, soit principalement par Al-Nosra, Daesh, ou tout autre brigade associée aux terroristes dirigés par le Front Al-Nosra.
     
    C’est là que se trouvent exclusivement les Casques blancs.

     

    Il y a d’innombrables preuves vidéo et photo provenant de l’intérieur de la Syrie, qu’ils dirigent un groupe de soutien terroriste.
     
    Ils fournissent des soins médicaux aux terroristes, ils acheminent les équipements par la Turquie dans les régions terroristes […].
    Ils ont été filmés participant à l’exécution d’un civil à Alep.
     
    Ils diffusent des vidéos, sur leurs pages dans les réseaux sociaux, des exécutions de soldats et de civils arabes.
     
    Selon le témoignage de la Défense civile syrienne, ils ont aussi été impliqués dans la prise de contrôle de ses unités, dans le vol de leurs équipements et dans d’éventuels massacres et enlèvements d’équipes

     

    Or, on apprend pourtant aujourd'hui que des membres des Casques Blancs ont été reçu hier à l'Assemblée Nationale par Valls ainsi qu'à l'Elysée par Hollande. 

     

    On trouve bien une discrète vidéo de leur présence sur le compte Youtube de l'AFP mais je n'ai trouvé que 4 articles de leur venue dans les médias. Pas très glorieux pour des soit disant "héros".
    La vidéo en fin d'article montre à quel genre d'activité s'adonne les Casques Blancs en Syrie. Des images que vous ne verrez jamais dans nos médias.

     
     
     
     



    Des humanitaires avec des armes de guerre...


     

     

     

     

     

     
    Un casque blanc brandissant un drapeau d'Al nosra aux côtés de leurs troupes.
     

     
    Deux membre des casques blancs font le signe de la victoire lorsqu'ils emmènent le cadavre des victimes djihadistes.
     

    D'autres avouent jeter les corps des troupes syriennes...à la poubelle.
     

     
    Voilà le genre d'organisation que Valls et Hollande invitent en grandes pompes à Paris...
     
     
    Avertissement: Cette vidéo montre une exécution par arme à feu (floutée) mais qui peut choquer les âmes sensibles (00:32-00:42)




     
    Posté par Nadmiiizà

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    mercredi 19 octobre 2016

    La Russie et la Chine se préparent à une guerre – au seuil même de l’Amérique

    Voilà à quoi s’exposent les USA à force d’aller provoquer la Russie et la Chine.
    A une guerre au seuil même de l’Amérique ce qui devrait nous épargner une guerre en Europe.

    S’ils pouvaient par la même occasion mettre hors d’état de nuire, "le régime de la communauté de l’anneau", les 2 cancers du monde, nous pourrions avoir enfin la paix sur le monde.

     

    Vous avez l’article entier édité par Horizons et débats à télécharger ci-dessous :

    Article du 17 octobre 2016 - Guerre Russie et Chine contre les USA.pdf

     

    Et le cadeau de Poutine aux USA 

    Plutonium: la Douma adopte la loi suspendant l'accord avec les USA 

    La chambre basse du parlement russe a ratifié ce mercredi la suspension de l'accord avec les États-Unis sur le recyclage du plutonium.

    Une loi prévoyant la suspension de l'accord signé en 2000 entre les gouvernements russe et américain sur le recyclage du plutonium a été adoptée à une large majorité ce mercredi par la Douma (chambre basse du parlement russe). Le document a été soumis le 3 octobre par le président russe Vladimir Poutine.

     

    Celui fait à la Palestine par l’UNESCO


    L'UNESCO adopte la résolution controversée sur la vieille ville de Jérusalem L'Unesco a formellement adopté la résolution sur Jérusalem-Est portée par des pays arabes au nom de la protection du patrimoine culturel palestinien. Elle a été vivement contestée en Israël, où elle a été présentée comme un soutien au terrorisme.

     

     

    Pour empêcher une nouvelle grande guerre …

     

    Tchoukotka, une province au nord-est de la Russie, juste en face de l’Alaska. (photo Wikimedia Commons, TUBS)

     http://www.zeit-fragen.ch/fileadmin/_processed_/7/f/csm_ZF_20161011_23_Eurasien_ccba0e2657.jpg

     

     

    La Fédération de Russie a effectué, du 5 au 10 septembre, l’un des plus grands exercices militaires jamais exécutés, «Caucase 2016». 120 000 soldats et officiers ont participé à cet exercice de défense.

    Selon l’agence Tass, tout cela a eu lieu dans le voisinage immédiat de la péninsule de Crimée. Il n’y aurait jamais eu plus de 12 500 participants à l’exercice en même temps, a annoncé le 9 septembre Valéry Guérassimov, chef de l’état-major général russe.

    Des représentants des ministères et des membres de la banque centrale russe y ont également pris part.

    Guérassimov a décrit les manœuvres militaires comme un «entraînement militaire intensif». Il s’agissait d’un test difficile pour tous les gradés, qui a également mis les organismes de contrôle militaires à dure épreuve et testé leurs capacités de coordination des opérations des forces armées unies.

     

    Un avertissement clair pour l’Occident

    L’ampleur même de ces manœuvres et le choix de l’endroit peuvent être considérés, sans qu’on ait besoin de le souligner de façon explicite, comme un avertissement clair à l’Occident afin qu’il n’utilise pas la question de l’«annexion de la Crimée» et ne mette pas à trop rude épreuve la patience de la Russie dans le Donbass.

    On a appris en même temps la construction projetée jusqu’en 2018 d’une ligne de défense côtière à la pointe orientale de la Russie.


    Une semaine avant le début de l’exercice militaire «Caucase 2016», le ministre russe de la Défense Shoigu a fait état de la création d’une unité spéciale dans la région de la Tchoukotka impliquant d’énormes dépenses en personnel et en matériel.

    La décision a été prise en 2015 et fait «partie d’un plan d’installation d’un système unifié de défense depuis la côte arctique au Nord jusqu’au territoire de Premorja au Sud».

    Le but en est de sécuriser les Iles Kouriles et la mer de Béring ainsi que d’assurer la protection des routes maritimes de la flotte dans le Pacifique et d’accroître la combativité de la marine nucléaire.

    Les nouvelles divisions doivent assurer la défense des régions très faiblement peuplées de la côte orientale de la Fédération de Russie.

     

    Des divisions russes à la frontière orientale de la Russie

    Le communiqué n’en dit pas plus. Par rapport à ces deux nouvelles, il est vraiment intéressant de noter que la Fédération de Russie adresse un message tout à fait clair à Washington.

    Jusqu’à présent, la Russie n’avait aucune division défensive côtière. Les frontières ouest de la Russie se trouvent sur le continent européen et du côté est, désert, il n’y avait aucune nécessité à défendre les côtes contre l’Alaska qui se trouve en face, elle aussi pratiquement déserte.

    Il n’y a aucune indication, ni sur ce à quoi une défense côtière orientale doit ressembler, ni sur son déploiement où sur l’armement prévu.

    Jusqu’à présent – à l’époque soviétique –, il y avait des forces navales en mer Baltique, dans l’océan Arctique, en mer Noire et dans le Pacifique assurant la défense des côtes russes.

    Pourquoi met-on alors en place des divisons terrestres entières le long des côtes?

    Une division est une grande organisation de forces terrestres capable de mener un affrontement «interarmes», c’est-à-dire infanterie, génie militaire, défense NBC, blindés, service de santé, missiles et artillerie lourde … bref, tout l’attirail du «Grand Cirque».

    Dorénavant, plusieurs divisions seront installées le long de la côte orientale.

     

    Pas plus de 90 kilomètres de l’Alaska

    Un coup d’œil sur la carte, et on se rend compte que le point le plus avancé du nord-est de la Russie n’est séparé des Etats-Unis que par le détroit de Béring.

    Là, où il est le plus étroit, les deux superpuissances ne se trouvent pas à plus de 90 kilomètres l’une de l’autre.

    L’Alaska n’est qu’à un jet de pierre. Mais qu’y a-t-il en Alaska, à part des élans, des loups, des ours, des rennes et quelques villages?

    Il y a déjà quelques bases militaires américaines pas tout à fait anodines, telle la base Elmendorf Air Force à Anchorage.

    C’est là qu’on trouve non seulement les derniers modèles d’avions de combat F-22-Raptor, capables d’en décoller pour intercepter les bombardiers stratégiques russes, mais aussi le Norad pour la zone d’Alaska, le Command of the 11th Air Army et Fort Richardson, avec la 4th Brigade Combat Team (parachutistes) de la 25e division d’infanterie.


    Les avions de combat américain auraient à peine le temps de décoller en cas de guerre

    Comme mentionné plus haut, les divisions pourraient aussi être équipées de missiles de différentes sortes.

    Dans l’une de ses analyses, l’analyste militaire Sergej Ischenko a remarqué que si la Russie installait le long de sa côte orientale des rampes de lancement mobiles pour le système de missiles balistiques à courte portée Iskander, les F-22-Raptors des Américains auraient à peine le temps de décoller pour intercepter les bombardiers russes.

    Comme nous l’avons appris avec le cas «Donald Cook» et d’autres démonstrations de force des Russes, ces derniers peuvent paralyser complètement l’électronique militaire américaine, ce qui se produirait très vraisemblablement également en Alaska, plongeant dans le noir tous les postes d’observation et d’alerte.

    «Tout comme au temps de la guerre froide, les troupes des bases militaires d’Elmendorf et de Fort Richardson iront se coucher chaque soir avec un mauvais pressentiment», résume Ischenko.

     

    Avec les USA, la Russie applique ce qu’elle a dû elle-même supporter

    La Russie applique à présent exactement ce qu’elle a dû elle-même supporter au cours des dernières années: les bases militaires et les troupes de la puissance adverse se resserrent sur les frontières des Etats-Unis.

    Là-dessus, comme l’a souligné le président chinois Xi Jinping lors du Sommet du G20 à Hangzhou: la Chine poursuivra avec confiance ses intérêts dans la mer de Chine méridionale.

    Celle-ci se situe juste au-dessous de la côte orientale de la Russie. Cela ne se présente pas très bien pour les Etats-Unis.

     
    Cependant, il n’y a pas que les divisions de défense côtière dans la Tchoukotka et les côtes du sud vers la Chine. L’armée de l’air russe a construit dix bases aériennes dans l’Arctique. L’organisation russe pour les constructions spéciales (Spetsstroy) développe actuellement les installations d’infrastructure de ces bases militaires aériennes dans le grand Nord, en Extrême-Orient et en Sibérie pour 20 000 militaires, leurs familles et des employés civils du ministère de la Défense.

    Selon un rapport du site Internet «The National Interest», les avions de combat des 10 bases de l’armée de l’air sont équipés du redoutable Vympel R-37 (missile air-air) à très haute portée et qui est en mesure d’abattre de manière ciblée les avions américains AWACS et C4-ISTAR; ils peuvent également se déplacer sur une si grande distance qu’ils sont inaccessibles pour les avions de combat américains qui doivent protéger les AWACS et les C4-ISTAR.

    Les avions de combat russes peuvent en outre abattre avec une très grande précision les avions ravitailleurs des Américains, ce qui, lors de l’explosion du chargement de kérosène hautement inflammable, rend obsolète la possibilité pour l’équipage de s’échapper en utilisant leurs sièges éjectables. Un tir réussi transforme immédiatement le chargement de kérosène volant en boule de feu.

     
    Viennent en outre les missiles air-air Nivator KS-17 qui portent déjà parmi les Américains le nom d’AWACS-killers et atteignent sûrement leur but sur une portée de 400 kilomètres.

    Ce sont les missiles air-air les plus lourds et les plus destructeurs n’ayant jamais été construits.

    L’armée de l’air indienne en possède afin d’armer ses SU-30MKI-FIGHTERJETS russes.

     

    1500 soldats d’élite russes en Bolivie

    Le réarmement ne s’arrête cependant pas à la frontière nord-ouest de l’Amérique. Le 6 septembre, l’agence Tass a rapporté que la Fédération de Russie avait envoyé 1500 soldats d’élite, les Spetsnaz, pour action immédiate en Bolivie.

    Cette mesure faisait partie d’un accord sur la collaboration militaire signé entre la Fédération de Russie et la Bolivie et appliqué sur le champ.

    Il s’agit là également d’une avant-garde – qui ne devrait pas s’en tenir au nombre de 1500 – se rapprochant des frontières étatsuniennes.

    La Bolivie voit la Russie comme un pays fraternel, avec lequel elle entretient d’excellentes relations, a fait savoir le ministre de la Défense bolivien.

    De son côté, la Russie voit en la Bolivie un partenaire prometteur, a répondu avec bienveillance le ministre de la Défense russe Shoigu.

     

    Pas de nouveau Brésil

    L’empressement de la Bolivie à collaborer avec la Russie doit être vu dans un contexte de crainte de devenir le prochain Venezuela ou le prochain Brésil où les Etats-Unis provoqueraient désordres et renversements politiques.

    Au Brésil, où Washington serait derrière la destitution de Dilma Rousseff, dont le successeur au poste de président, Michel Temer, a, selon des informations de Wikileaks, travaillé de longues années comme informateur des services secrets américains contre son propre pays.

    L’article indique ensuite que Temer va nommer Goldman Sachs et le FMI pour gérer et diriger l’économie brésilienne.

    Lors du renversement de Dilma Rousseff, Temer était soutenu par le sénateur Aloysio Nunes qui a œuvré pour la destitution de celle-ci. Une fois que le renversement a abouti, Nunes est allé trois jours aux Etats-Unis pour y rencontrer des représentants du gouvernement américain.

    Parmi ceux-ci, on trouvait aussi des membres du US-Senate Foreign Relations Committee, de l’Albright Stonebridge Group (Présidente: Madeleine Albright) et l’ancien ambassadeur américain au Brésil, Thomas Shannon. De plus, l’actuelle ambassadrice des Etats-Unis au Brésil Liliana Ayalde est une femme qui, selon Wikileaks, a déjà été impliquée dans la chute du gouvernement paraguayen.

     

    Avion-espion américain au-dessus de la mer Noire

    La Russie s’est justifiée du renforcement massif de ses efforts militaires – dirigés à l’évidence contre les Etats-Unis – par le survol de la mer Noire, d’un des avions-espions américains P8-Poseidon, ayant tenté de pénétrer la semaine dernière, avec son transpondeur éteint, dans l’espace aérien russe.

    Il a été intercepté par un SU-27. Le Pentagone s’est ensuite plaint de ce que l’avion de combat russe ait opéré des manœuvres dangereuses et s’est approché de l’avion américain à une distance de 10 pieds.

    La tentative de pénétrer dans l’espace aérien russe est contre toutes les règles internationales et, serait en outre le prolongement des agressions américaines délibérées du 1er août, lorsque les Etats-Unis ont fait voler le long de la frontière nord de la Russie plusieurs bombardiers stratégiques pouvant transporter des armements nucléaires.

     
    Si l’on prend en compte également le fait – déjà mentionné plus haut – que la Chine a ouvertement montré sa disposition de s’opposer aux activités américaines dans la région, et l’armement qu’a développé la Chine, il en résulte une nouvelle image de la situation internationale.

     

    Une nouvelle image de la situation internationale

    Avec son missile PL-15, la Chine a plongé les instances dirigeantes de l’armée américaine dans la perplexité. Les AIM-120 AMRAAM des avions de combat américains, vieux de plusieurs décennies, ne peuvent plus tenir la comparaison. «Que pouvons-nous opposer à cette menace?» a demandé le général Herbert Carlisle, commandant de l’Air Combat Command.

    Et il a exigé: «Le PL-15 et la portée de ce missile … nous devons tout simplement être capables de le surclasser.»

    En outre, les Chinois ont également développé avec le Chengdu-J-20, un avion de combat furtif, efficace et ultramoderne. Les Chinois dissimulent certes de nombreuses données, mais il est clair pour les militaires américains qu’ils ont là affaire à un avion optimisé capable d’atteindre une vitesse élevée et de très grande portée.

    En armant ces avions de combat de missiles PL-15, les Chinois peuvent détruire les avions ravitailleurs américains ainsi que des navires de guerre. Cependant, afin de permettre les opérations aériennes des avions de combat américains F-22 en mer, trois ou quatre avions ravitailleurs doivent, selon un RAND-Briefing, décoller toutes les heures pour délivrer 2,6 millions de gallons de kérosène aux avions de combat. Cela, Pékin le sait aussi.

    Les avions Chengdu J-20 n’ont qu’à cibler – à distance sécurisée – les lourds et maladroits avions-ravitailleurs avec des PL-15 à grande portée pour les tirer comme des pigeons et paralyser l’armée de l’air américaine dans les eaux extraterritoriales de Chine et des côtes orientales de la Russie.

     

    Les Américains doivent se faire à l’idée d’une guerre menée dans leur propre pays

    Si la Russie y ajouterait encore sa capacité à éliminer le très complexe système électronique AEGIS des forces armées américaines, les Etats-Unis ne pourraient à moyen terme plus se permettre aucune épreuve de force avec la Chine et la Russie dans cette région. Il ne serait pas possible aux bombardiers américains de pénétrer profondément en Chine et en Russie pour détruire les grandes villes et les centres importants par des attaques à la bombe, pas plus que de mener des opérations d’engagement dans les zones côtières de la Chine et de la Russie.

    L’Amérique est en train de perdre sa souveraineté aérienne sur la mer de Chine méridionale, région de grande importance avec les itinéraires commerciaux mondiaux et perd aussi son influence sur les Etats riverains qui voient le champion jusqu’ici incontesté provoqué et mis à mal.

    En revanche, la Russie et la Chine ont de bonnes chances d’affronter les Américains le long de leur côte occidentale sur leur propre sol, dans de très dures attaques aériennes.

    Privées de leurs systèmes d’alerte électroniques, que la Russie peut désactiver, les possibilités de la défense antiaérienne seront restreintes. En combat aérien, les missiles de grande portée russes et chinois sont supérieurs à ceux des Américains.

    Cette fois-ci, les Américains doivent se faire à l’idée d’avoir la guerre dans leur propre pays. Toute la côte ouest, jusqu’à loin dans l’arrière-pays, serait touchée. Si les Etats-Unis jouaient la carte du nucléaire, la riposte consisterait en au moins une bombe atomique sur une grande ville américaine de la côte ouest.

    La tendance esquissée ici montre à l’évidence que la Chine et la Russie veulent le faire voir clairement aux Américains et sont décidées, le cas échéant, à mettre leurs plans en œuvre.

    Le peuple américain n’est cependant psychologiquement absolument pas préparé à un tel scénario catastrophe.

    Il y aurait une explosion de panique déclenchant une tourmente anti-gouvernementale.

     

    Les Etats-Unis ne seraient pas en mesure de mener une telle guerre plus de deux semaines.    •

    Source: http://www.zeit-fragen.ch/fr/ausgaben/2016/nr-23-10-oktob...

     du 13/9/16

    (Traduction Horizons et débats)

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    Posté par Nadmiiizà

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    Guerre en Syrie: Le projet occidental que l'on vous cache

    Publié par wikistrike.com sur 21 Octobre 2016, 15:41pm

    Catégories : #Politique internationale

    Guerre en Syrie: Le projet occidental que l'on vous cache

    Hormis la contrôle de la route de la soie, l'autre enjeu de la guerre en Syrie - et plus largement la déstabilisation du Proche-Orient et du Maghreb - est avant tout énergétique. Explications: 

    Par Joseph Kirchner 

     

     

    La Syrie a trouvé une solution malgré les nombreux morts entre soldats gouvernementaux et rebelles - presque 300 en une semaine et 170 en seulement deux jours – grâce un accord soutenu par les russes sur la destruction des armes chimiques qui devrait se déroulaient en mer, dans les eaux internationales.

     

    La Syrie était le blocage principal pour l’OTAN et l’UE dans la perspective de la création d’un gazoduc intercontinental.

    Celui-ci est construit en deux étapes :

    -La première déjà effectuée relie désormais l’Egypte, la Libye, la Tunisie pour remonter par voie sous-marine vers l’Europe et l’Italie. Le Printemps arabe est « étrangement » bien tombé.

     

    Grâce à l’appui des islamistes, les travaux ont fort avancé. Plus que le pouvoir offert par l’Occident, ils auront leur part. Notons que les islamistes ont pris la tête des pays suivants en une semaine: Libye, Tunisie, et Egypte.

    Cependant, ce dernier pays a vu le peuple et l’armée renverser les Frères Musulmans. Les Etats-Unis, via leur allié préféré dans le coin, la Turquie, tentent néanmoins de reprendre le contrôle de la situation.

    -La deuxième phase devrait prochainement relier la Tunisie à l’Algérie pour remonter vers l’Espagne et nourrir ainsi l’ouest de l’Europe en gaz.

    L’utilité du gazoduc est crucial, il permettra à l’Union Européenne de ne plus dépendre du géant russe Gazprom.

    Ce qui signifie que, grâce à lui, l’Europe acquiert une certaine indépendance énergétique, et par la même,  obtient quelques économies non négligeables en temps de crise, une crise que vous me direz inventée pour la seule raison qu’elle n’existe que dans le portefeuille des peuples.

    De cette nouvelle source énergétique, évidemment, vous n’en verrez quoi que ce soit sur vos factures, le but n’étant pas de réduire celles-ci mais d’augmenter les richesses du privé et des politiciens corrompus jusqu’à la moelle.

    Nonobstant l’accord syrien sur les armes chimiques, la guerre se poursuit, l’UE continue à verser des sommes astronomiques aux grands pays totalitaires du Proche et Moyen Orient en échange d’hommes dans ce conflit.

    L’Arabie Saoudite ou le Qatar peuvent être cités en exemple.

    Pourquoi la Syrie est-elle si importante dans le projet de ce gazoduc américano-européen ?

    Parce qu’il prend pour origine la Syrie, sans elle, aucun gazoduc ne se peut ni donc aucune indépendance énergétique.

    Pourquoi continuer à guerroyer tandis qu’un accord a été trouvé ?

    Parce que la signature de cet accord n’a pour but que d’attendrir l’occident et l’Asie sur ce qui est une véritable tragédie humaine. Il fallait un « semblant d’accord » face aux images. Mais l’objectif reste inchangé pour l’Europe, virer Bachar al-Assad, et dévier ses richesses ; et le même pour Moscou, ne pas se laisser faire et asseoir sa domination gazière sur le vieux continent.

    Les menaces d’une intervention militaire ont certainement permis d’éviter le pire, ce qu’aucun parti ne souhaitait, mais révèle l’immensité des tensions entre russes et américains. Il faut dire que l’enjeu va de pair avec l’importance des menaces : navires de guerre, soldats déployés en Jordanie et en Turquie par l’UE et les USA,  et navires et menaces ukrainiennes, entre autres, brandit par la Russie.

    La signature, vous l’aurez compris, nettoie l’opinion publique, pourtant, la Syrie tombée dans l’oubli médiatique connaît un nombre record de morts dont les chiffres peinent à percer. Le combat pour la Syrie est toujours en cours.

     

    L’Algérie, prochaine cible 

    Si cela ne marche pas d‘un côté, on passe de l’autre. Ainsi, il est probable que l’Algérie soit le prochain pays sur la liste. Il ne fait aucun doute que ce pays approche de la guerre. Leur Président Bouteflika décédé, les USA et l’UE préparent en secret la guerre civile. Un gouvernement de transition a même déjà été créé en France il y a de cela trois ans. Le pays est par ailleurs encerclé par l’OTAN. Un commandement avancé des USA a été construit à la frontière avec la Libye, des GI ont pris place en 2013 à la fois dans le sud de l’Espagne et dans le sud de l’Italie. Les pions positionnés, il ne reste qu’à attendre… Mais pas trop longtemps, cela coûte cher.

    Le gazoduc en question est la SOURCE des évènements dans le nord-Afrique et en Syrie.

    La France, qui espère ne pas se laisser prendre la « nouvelle merveille » qui est le gazoduc, a pris ses marques au Mali. C’est évidemment pas demain que les soldats français quitteront ce territoire islamisé par la France elle-même, car c’est bien le Qatar qui a importé ces islamistes au Mali, en les payant pour déstabiliser la contrée et permettre l’envoi d’hommes tricolores.

    Les USA au nord, les français au sud, l’Algérie est sur la sellette.

    USA, Europe, Arabie, Qatar sont de faux amis, s’ils font la route ensemble grâce à l’OTAN d’un côté, grâce à la main d’œuvre et l’argent de l’autre, chacun voudra sa paie, reste à savoir comment se fera le partage.

     

    En politique, rien n’est hasard, tout est stratégie, la manipulation des masses pour patrie.

     

    Joseph Kirchner pour WikiStrike.

     

    "Si vous lisez ceci, c'est que vous êtes la résistance"

     


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    21 octobre 2016

    Alep: les groupes terroristes fusillent la pause humanitaire

    Depuis le début de la pause humanitaire proposée par la Russie pour permettre à la population de l'Est d'Alep, zone tenue par les groupes terroristes ("modérés" ou non), de quitter la ville, possibilité également donnée aux terroristes, peu de civils sont sortis et quelques terroristes ont demandé à être exfiltré.

    En revanche, bombardements des corridors humanitaires, répressions contre les civils qui voulaient passer à l'Ouest, tirs sur les journalistes et les postes de garde militaire se sont multipliés.

    Pour autant, aucune réaction internationale ne se fait entendre. Rien. Silence on tue.

    J'oubliais, ce sont les "pro-occidentaux" des quartiers Est d'Alep qui tirent, pas les soldats d'Assad. 

    Comme l'indique le rapport journalier du 20 octobre du Centre russe pour la réconcilliation des parties belligérantes en Syrie:

    Dans la ville d'Alep la pause humanitaire a débuté ce matin à 08h00 et a duré jusqu'à 19h00. Ensuite on l'a prolongée de 24 heures.

    À partir du 18 octobre les Forces aérospatiales russes et les Forces aériennes syriennes ont cessé de porter des coups sur les positions des terroristes et au début de la pause humanitaire les forces syriennes ont été retirées à la distance qui permettait  aux rebelles et aux civils de quitter la ville d’Alep orientalle par les huit couloirs humanitaires.

    Les huit rebelles blessés ont profité de la pause humanitaire et sont sortis de la ville d’Alep. On leur a fournis une assistance médicale, une alimentation chaude et de nouveaux vêtements.

    Ensuite l’autobus les a transportés par le couloir du sud hors de la ville d’Alep sur le territoire sous le contrôle des formations armées illicites.

    Le groupement terroriste «Ahrar al-Cham» a exécuté les quatorze représentants des autorités locales des quarties orientaux de la ville d'Alep, qui avaient appelé les civils et les rebelles à quitter la zone de la ville contrôlée par les terroristes.

    Tous les couloirs humanitaires se trouvaient sous un feu ajusté constant. Trois officiers du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie ont reçu des blessures légères près du marché Souk-al-Khai aux cours des tirs des rebelles contre le couloir du sud. Ils ont été transportés sus la base de Hmeimim. Leurs vies ne sont pas en danger. 

    . 

    Selon les journalistes russes sur place, au début de la journée, les soldats syriens étaient confiants, ils attendaient les civils avec le sourire, les bus verts étaient près, les ambulances bien garées.

    Ils pensaient que des groupes combattants allaient poser les armes, fatigués de ce conflit qui n'a aucun sens, voulant retrouver une vie normale. Ils espéraient la fin des combats.

     

    Mais c'était sans compter le poids stratégique de Alep dans le combat contre le régime syrien. Les terroristes ne peuvent se permettre de perdre Alep, ils menacent civils et combattants qui veulent partir. 

     

    Les corridors humanitaires sont bombardés: 

    Ne voyant rien venir, le moral tombe. A la fin de la première heure du cessez-le-feu, il faut reculer les bus de transport et les ambulances, car les tirs s'intensifient aux abords des corridors humanitaires, afin de dissuader toute personne de les utiliser. A Boustan al Kassr, la situation est très tendue.

    Par téléphone, les membres surveillant le corridor humanitaire arrivent à discuter avec un contact sur place pour comprendre ce qui se passe. L'on entend principalement des gens crier ... puis des tirs ... puis plus rien.

    Quelques centaines de personnes s'étaient regroupées pour demander aux terroristes de les laisser partir vers l'Ouest de la ville, les terroristes modérés leur ont tirés dessus.

    Quant aux plus de 2000 personnes qui étaient stationnées aux portes du corridors dès le matin, ils furent immédiatement dispersés à coup de fusil.

    Et la route de Castello est sous le feu du mortier des terroristes modérés. Imaginons ce qui se passerait s'ils n'étaient pas modérés ...

     Les journalistes aussi furent pris pour cible, comme cette équipe deRussia Today qui a vu trois obus leur tomber à côté:

    C'était la panique. Tout le monde s'est précipité vers n'importe quel abri que nous pouvions trouver. Nos collègues arabes sont allés dans une maison, nous sommes entrés dans une autre maison un peu plus loin. (...)

     De toute évidence, ce qui s'est passé était voulu. Ils ont essayé d'envoyer un message.

    , un texte on ne peut plus lapidaire dont voici l'intégralité:    Le Figaro

    Pourtant, étrangement, rien. Pas de réaction internationale. Quant à la presse française, l'attitude est déplorable. 

    Des combats et des tirs d'artillerie ont eu lieu ce matin dans un des couloirs "humanitaires" définis par Moscou peu après le début d'une trêve à Alep, a constaté un journaliste de l'AFP dans le secteur rebelle.

    Qui a tiré? Contre qui les tirs étaient dirigés? Silence. 

    Un photographe de l'AFP présent dans le secteur tenu par le régime a confirmé pour sa part avoir entendu des tirs, près du passage situé dans le centre d'Alep, tandis que l'agence officielle Sana a accusé "des groupes terroristes" d'être responsables de ces tirs.

    Mais lorsque l'on lit l'article publié sur le site de France 24, finalement on regrette Le Figaro. ici, l'on apprend que l'armée d'Assad assiège la ville ... comme s'il s'agissait d'une armée d'occupation alors qu'il s'agit de l'armée régulière. Et son but semble plus que perfide au journaliste français:

    En donnant son feu vert pour l’ouverture de ces corridors, Damas cherche à vider ces secteurs rebelles des quelque 250 000 habitants pour reprendre plus facilement ces zones qui échappent à son contrôle depuis 2012.

    En effet, quelle drôle d'idée de lutter contre des terroristes modérés pro-occidentaux et de vouloir, pour un Etat, récupérer le contrôle de son territoire. Mais la suite est encore mieux:

    Pour Karim Bitar, directeur de recherches à l'Institut de relations internationales et stratégiques, "les habitants d'Alep font face à un terrible dilemme, ils ont le choix entre risquer de mourir de faim ou risquer de mourir dans leur fuite"."Une chute d'Alep constituerait un revers majeur pour les rebelles.

    Cela signifierait qu'Assad et (le président russe Vladimir) Poutine ont (...) repris le dessus", indique-t-il. "La tragédie syrienne a souvent montré que l'humanitaire a été utilisé comme stratagème cynique servant des intérêts géopolitiques", selon lui.

    Aucun mot sur les représentants des conseils locaux fusillés pour avoir soutenu le départ des civils, sur ces civils fusillés pour avoir voulu partir.

    Comme si les gens voulaient rester avec ces gentils "terroristes modérés pro-occidentaux", le mythe de la fameuse "Révolution de la dignité" ukrainienne revu et adapté à Daesh. 

     

    Quant aux tirs sur les corridors, cela frise la désinformation:

    Un médecin travaillant pour une organisation humanitaire a déclaré que les troupes avaient tiré au canon sur des familles se rassemblant près d'un autre de ces "corridors", dans le quartier de Boustan al Kassr. Alors que l'aide n'est plus parvenue à Alep depuis le 7 juillet, des médecins syriens des zones rebelles ont également averti, depuis Genève, qu'une société entière était "en train d'être éradiquée sous les yeux du monde"à Alep.

     

    Tout d'abord cela laisserait entendre que ces "troupes" sont celles du régime, car il n'est pas dit "rebels", voire "terroristes", ce qui est faux. 

     

    Ce sont justement ces "opposants" soutenus par l'Occident et la presse qui sont en train d'éradiquer tout un peuple sous le regard vide d'une société occidentale zombifiée.

    Ensuite, pourquoi toutes les sources françaises considérées comme fiables sont-elles du côté des "terroristes modérés"?

     

    L'on comprend, dans ce contexte de désinformation volontaire et de manipulation de l'opinion publique, la réaction de l'ambassadeur russe à l'ONU, V. Tchourkine, qui s'interroge sur la position des instances dirigeantes de cet organe face aux groupes terroristes.

     

    Le secrétaire général de l'ONU lors de son allocution sur la situation en Syrie, n'a pas une seule fois évoqué ni Daesh, ni Al Nusra et le représentant spécial pour la Syrie, quant à lui, annonce garantir une exfiltration en toute dignité et ce au nom du Secrétaire général de l'ONU.

    Il semblerait que les deux corridors mis à disposition de ces groupes ne soient pas suffisants comme garantie ... Nous sommes impressionnés par le degré de convergence entre les points de vue des groupes terroristes et des organes de l'ONU.

     

    A-t-on oublié contre qui nous nous battons ou avons-nous changé d'ennemi en cours de route?

    Car ce sont justement ces terroristes modérés qui font exploser café et salles de concerts en France, qui font de la viande hachée des estivants, qui minent la société française.

     

    Mais il est vrai qu'ils permettent au pouvoir en place, en France, de justifier sa politique. Ça le vaut bien quand même ...

     

    PS; Etrange comme l'histoire se répète, il est à nouveau difficile de passer à l'Ouest, sauf que les rôles sont inversés.

    L'histoire se répète, radote, dérape.

    L'imagination humaine est très limitée.

    SOURCE

     

    Pour mieux comprendre !  rappel !

     

    22Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 22-08-2016

    La mère des batailles qui fait rage à Alep, et quel qu’en soit l’issue, n’annonce pas pour autant la fin de l’organisation Etat islamique (Dae’ch), ni des autres groupes terroristes de l’islam radical, mais plutôt un tournant majeur : celui de l’après-Dae’ch, à savoir de nouveaux théâtres de jihad. Une reconquête d’Alep par l’armée gouvernementale syrienne et ses alliés accélérera, sans doute, la reprise de Raqqa en Syrie, puis de Mossoul en Irak.

    Les quelques 30 000 mercenaires jihadistes étrangers ont déjà intégré ce scénario et préparé leur repli en bon ordre dans différents sanctuaires du Caucase, d’Afghanistan et du Nord-Ouest chinois. Ils continueront à utiliser le « hub » turco-méditerranéen pour menacer l’Europe et entretenir des complicités rhizomatiques en Asie, dans la Corne de l’Afrique et dans la bande sahélo-saharienne.

    D’autres loups solitaires ou en meute s’inspireront de ce redéploiement pour frapper ici ou là, selon des modes opératoires variés. Leurs deux filiations idéologiques principales – wahhabisme et weltanschauung des Frères musulmans – continueront à inspirer leurs attentats.

    L’Arabie saoudite et d’autres pétromonarchies continueront à financer recrutement, formation et assurance-vie des familles de leurs « martyrs ». Initiée par les Etats-Unis dans les années 1980, cette politique d’« instabilité constructive » continuera, outre le Moyen-Orient, à cibler la Russie, la Chine et l’Europe… L’éradication « officielle » de Dae’ch changera tout pour que rien ne change…

    Au-delà des percées et des replis de la rébellion syrienne, l’enjeu géopolitique le plus large de la bataille d’Alep met en confrontation deux cartographies incompatibles : celle d’un nouveau Sykes-Picot, autrement dit le « Grand-Moyen-Orient » de George W. Bush et Condoleezza Rice – que les deux administrations Obama ont recyclé avec quelques nuances – et celle d’une réaffirmation des Etats-nations arabo-persiques issus du démantèlement de l’empire ottoman.

    La première cherche à démanteler les Etats-nations pour les fragmenter en micro-Etats (type Kosovo ou Soudan du Sud), voire pour les re-tribaliser en autant de petits émirats sunnites, chi’ites, druzes, kurdes, etc. selon la bonne vieille recette des imperium (de Rome à l’Hyper-puissance américaine).

    A l’image ce de qui a été fait en Irak et en Libye, Washington, ses satellites européens, les pétromonarchies du Golfe, Ankara et Tel-Aviv exigent toujours le départ de Bachar al-Assad pour démanteler la Syrie en deux émirats sunnites (Alep et Damas), un micro-Etat druze sur le Golan et un réduit alaouite dans les montagnes qui dominent Lattaquié et Tartous.

    La deuxième refuse cette logique de fragmentation, estimant que des Etats nationaux souverains constituent les « monades » essentielles pour résister à l’instauration de cette cartographie d’une mondialisation d’inspiration anglo-saxonne néo-libérale.

    En effet, les prédateurs de Wall-Street, de la City et de Bruxelles cultivent la même sainte horreur de souverainetés nationales empêcheuses d’exploiter en rond… Moscou (dans une moindre mesure Pékin), Téhéran, Damas, le Hezbollah libanais et plusieurs organisations palestiniennes misent toujours sur la défense et l’affirmation du fait national afin de garantir un monde multipolaire, ultime riposte à la World-company que Washington veut imposer à toute la planète, sous prétexte de « droits de l’homme » et de liberté du commerce.

    C’est la première bataille d’Alep : celle d’une armée nationale syrienne qui travaille à reconquérir la totalité de son territoire national contre les hordes de jihadistes, mercenaires serviles de la mondialisation anglo-saxone. Sur ce front, on voit converger Dae’ch et d’autres groupes terroristes dont Jabhat al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie), remisant la fiction des « rebelles modérés, laïcs, sinon démocratiques » au rayon des illusions occidentales. A cet égard, Bouthaïna Chabaane, la conseillère de Bachar al-Assad a eu amplement raison d’affirmer dernièrement sur le plateau de la chaine de télévision libanaise Al-Mayadeen, que « la bataille d’Alep démasquait au grand jour les mensonges de la diplomatie occidentale ».

    C’est la deuxième bataille d’Alep qui entérine la suprématie des groupes salafo-jihadistes sur les autres composantes de la rébellion syrienne (Armée syrienne libre et compagnies…). Sous-chef opérations de l’état-major des armées françaises, le général Didier Castres affirmait le 16 décembre 2015 devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat qu’il fallait en finir avec le « mythe des rebelles syriens modérés ».

    Loin de partager la même lucidité, les stratèges du Pentagone ont alors forcé la main des terroristes de Jabhat al-Nosra pour qu’ils annoncent, conférences de presse à l’appui, l’abandon de leur allégeance à Al-Qaïda. Ce tout de passe-passe de pure communication (l’ex-Nosras’appelle désormais Fatah al-Cham), qui n’a trompé personne, était surtout destiné à permettre au Congrès américain de voter de nouveaux crédits à une rébellion d’apparence désormais plus respectable.

    Et pour faire bonne mesure, un général saoudien rendait dernièrement visite à ses homologues israéliens pour coordonner l’appui logistique aux « nouveaux jihadistes de la liberté ».

    De leur côté, les forces spéciales turques et européennes (françaises notamment) pouvaient poursuivre leurs livraisons de matériels aux autres groupes terroristes réunis au sein de Fatah al-Cham.

    Se répètent ainsi les mêmes erreurs commises au Kosovo, lorsque plusieurs services européens (dont le service-action de la DGSE) armaient de pied en cap l’UCK1 du criminel de guerre Hashim Thaci qui deviendra Premier ministre du Kosovo…

    Sur le terrain, les groupes salafo-jihadistes mènent depuis plusieurs semaines des opérations dans les quartiers du sud-ouest d’Alep. Ils ont réussi à s’infiltrer dans la localité de Ramousseh sans pour autant prendre le contrôle de l’est de la ville, essuyant de lourdes pertes. 

    A l’ouest, le Hezbollah libanais a engagé une force spéciale dite « bataillon Rezwan » dans la région d’al-Hamadaniyeh. Cette contre-offensive a été suivie d’un autre déploiement, celui de 2 000 combattants de Al-Nojaba d’Irak.

     Les forces de ce bataillon ont déjà participé à la libération de certaines localités du Rif d’Alep. Des sources syriennes affirment que la bataille intense que mènent les terroristes vise à libérer les officiers de liaison turcs et occidentaux dont des français pris au piège à l’est d’Alep.

    Selon le journal libanais As-Safir, citant des sources militaires syriennes, les Turcs ont dépêché l’une de leurs meilleures unités lors de la deuxième vague de l’attaque pour briser le blocus d’Alep. Elle comptait dans ses rangs des forces du Hizb al-turkestani al-islami et des Ouïghours, jihadistes chinois.

    Ces derniers éléments ont formé le gros lot des kamikazes qui ont lancé une attaque simultanée en provenance de l’ouest, au moment où les blindés syriens opéraient leur percée.

    Les kamikazes chinois Ouighour2 rattachés au Parti islamique du Turkestan jouent un rôle déterminant dans cette deuxième bataille. Ils ont été redéployés du nord de Hama vers le sud d’Alep. Ils se sont fait exploser par dizaines (près d’une soixantaine) durant les deux premiers jours de l’offensive aux portes des complexes militaires du quartier de Ramoussa. Jabhat al-Nosra a pris le relais.

    « Ce qui est assez paradoxal est de voir ces brigades ouighour, tchètchènes, ouzbèques, ainsi que les jihadistes saoudiens figurer aujourd’hui parmi ceux que la presse occidentale s’obstine à nommer « rebelles modérés », explique un officier français de renseignement ; « sans parler du chef du Conseil islamique d’Alep, le saoudien Abdallah Mohaycini qui s’est imposé comme l’un des leaders incontestés de ces « modérés » promettant 72 vierges aux jihadistes s’ils réussissaient à briser le siège.

    On le voit dans une vidéo en train de galvaniser les jihadistes en décrivant la sensualité des vierges du paradis… »

    Un autre fait capital n’a pas non plus été relayé par la presse occidentale : de généreux bailleurs de fonds saoudiens (encore eux !) assurent de substantiels versements aux familles des kamikazes ouighours par l’intermédiaire de plusieurs banques installées au Koweït.

    Mais c’est une troisième bataille, elle-aussi occultée par les grands médias mainstream, qui pourrait s’imposer comme l’enjeu crucial des affrontements d’Alep : celle qui opposent désormais les forces kurdes à l’armée syrienne.

    Jusqu’à récemment, les Kurdes de Syrie (du PYD, aile syrienne du PKK – Parti des travailleurs du Kurdistan principalement basé en Turquie) observaient une certaine neutralité vis-à-vis de Damas, escomptant un statut d’autonomie au sein de la Syrie historique.

    Misant non seulement sur les jihadistes d’ex-Nosra, Washington a décidé de jouer aussi la carte kurde afin de prendre à revers les avancées de l’armée syrienne en direction d’Alep.

    Pour répondre aux opérations aériennes russes qui s’effectuent désormais aussi à partir de bases iraniennes, la chasse américaine est intervenue dans la région d’Hassaké (au nord-est de la Syrie) pour appuyer la progression des forces kurdes.

    Des agents de liaison américains ont été identifiés également dans le Kurdistan d’Iran aux côtés d’activistes du PJAK (l’aile iranienne du PKK) ayant mené plusieurs opérations contre des convois de ravitaillement destinés aux Pasdarans engagés aux côtés de l’armée syrienne. Washington a même annoncé vouloir instaurer une « no-flying zone » dans cette partie de la Syrie.

    Parallèlement, les services israéliens redoublent d’activité aux côtés des organisations du Kurdistan d’Irak, qui malgré des divergences passées avec les Kurdes de Syrie, leur offrent désormais la profondeur stratégique nécessaire à la consolidation d’un front autonome à l’est d’Alep.

    Quelles nouvelles promesses les Etats-Unis ont-ils fait aux organisations kurdes d’Iran, d’Irak, de Syrie et de Turquie ? A n’en pas douter, estiment plusieurs officiers européens de renseignement en poste dans la région, ce nouveau soutien américain massif (appuis aériens, matériels, encadrement et renseignement) aux différentes factions kurdes vise trois objectifs : empêcher la reconquête d’Alep par l’armée syrienne ; contenir la dérive militaire turque post-coup d’Etat ; et enfin, ouvrir une nouvelle guerre asymétrique dans le Kurdistan iranien.

    Et, concluent les mêmes sources, cette troisième bataille d’Alep pourrait être la plus décisive afin de permettre une nouvelle partition ethnico-confessionnelle de la Syrie qui ne pourra pas être assurée par les seuls jihadistes soit disant modérés, laïcs et démocratiques…

    Cette troisième bataille d’Alep, de tous contre tous, ne va certainement pas favoriser les négociations de Genève ni un proche retour à la paix.

    Richard Labévière
    22 août 2016

     

     



    1 L’Armée de libération du Kosovo ou UÇK (en albanais Ushtria Çlirimtare e Kosovës) est une organisation paramilitaire qui a combattu pour l’indépendance du Kosovo à la fin des années 1990.

    Après la guerre du Kosovo remportée grâce à l’intervention de l’OTAN, et suite à la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies le mouvement est dissout et intégré au Corps de protection du Kosovo. Certains de ses membres jouent toujours un rôle de premier plan dans la politique kosovare.

    Le mouvement a fait l’objet de nombreuses accusations de crimes contre l’humanité pour, entre autres, des faits de trafic d’organes et d’épuration ethnique à l’encontre des populations serbes et roms.

     


    2 Les Ouighours représentent,en effet, l’ethnie la plus nombreuse du Xinjiang, soit 46% de la population (13 millions) malgré une «hanisation» galopante depuis l’arrivée au pouvoir de Mao. Il existe par ailleurs une diaspora ouïgoure très active regroupée dans le Congrès mondial des Ouïghours dont le siège est à Munich, l’Allemagne ayant accueilli de nombreux réfugiés politiques ouïghours.

    Cette organisation est présidée par Rebiya Kadeer, militante des droits de l’homme libérée des prisons chinoises, qui vit aux États-Unis où existe une association américaine des Ouïghours: le Uyghur Human Rights Project, forme classique des ONG soutenues par la CIA et le département d’État américain . 

    Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 22-08-2016


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    Ecoutez Radio Sputnik

    Recherche Daech / Moscou:
     
    Les plans d'acheminer les terroristes de Mossoul en Syrie sont criminels © AP Photo/ Lefteris Pitarakis International 17:53 20.10.2016URL courte 597104642
     
     
    L'acheminement des extrémistes de l'organisation terroriste État islamique de la ville irakienne de Mossoul en Syrie constituerait un crime, selon la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
     
     
    « Les plans d'acheminer les combattants de l'EI retranchés à Mossoul dans la direction de la Syrie sont contreproductifs.    C'est tout simplement un crime.
     
    S'ils arrivaient en Syrie, ils rejoindraient les groupes des djihadistes qui luttent contre les forces gouvernementales, dont les rangs sont clairsemés après une opération antiterroriste.
     
     
    Cette politique est franchement hypocrite, érodant la base de la lutte intransigeante contre le terrorisme international coordonnée par le Conseil de sécurité de l'Onu », a-t-elle lancé.
     
    Dans le même temps, la porte-parole de la diplomatie russe a affirmé que la Russie soutenait les actions des autorités irakiennes visant à libérer Mossoul des terroristes de Daech dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. «
     
     
    Nous soutenons les mesures audacieuses des dirigeants irakiens pour combattre l'extrémisme de l'EI, pour assurer la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'État.
     
    Dans le même temps, nous faisons valoir l'importance de prendre, lors d'une telle opération militaire d'envergure dans cette ville avec une population de 1,5 million de personnes, des mesures de protection des habitants restant et d'aide accordée à ceux qui ont décidé de partir », a-t-elle noté.
     
    Le président français François Hollande © REUTERS/ Regis Duvignau Irak/Syrie: Hollande met en garde contre la fuite de djihadistes de Mossoul vers Raqqa
     
    Auparavant, une source diplomatique et militaire russe avait indiqué que les services spéciaux américains et saoudiens avaient convenu d'assurer pour les extrémistes de l'État islamique et pour leurs familles une sortie en toute sécurité de Mossoul avant son assaut par les forces de la coalition internationale.
     
    Selon lui, le plan des États-Unis et de l'Arabie saoudite prévoit également que plus de 9 000 membres de Daech soient déployés de Mossoul dans les régions orientales de la Syrie pour procéder à une offensive majeure qui impliquerait la prise des villes de Deir ez-Zor et de Palmyre contrôlées actuellement par les troupes gouvernementales.
     
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    Des navires militaires russes au large du Nord et du Pas-de-Calais

    Ce vendredi vers 11 h, une armada russe est passé au large de Douvres, rapporte La Voix du Nord.

    • @F3nord avec AFP
    • Publié le , mis à jour le
     
    Huit navires militaires russes se dirigent vers la Syrie en passant par la Manche
     
    Spectacle rare et impressionnant. Une flotte de huit navires militaires russes a été vue au large de Douvres ce vendredi.
     
    Le porte-avions Amiral Kouznetso, le croiseur Piotr Veliki, le navire de guerre Vice Amiral Koulakov et des navires anti-sous-marins, ont été filmés.
    Ils se dirigent vers la Syrie. C'est l'une des plus importantes flottes russes de ces dernières années à passer au large des côtes britanniques et françaises. Et cela crée de l'émoi notamment en Angleterre et du côté de l'OTAN.

    "La Russie bien sûr a le droit d'opérer dans les eaux internationales"

    Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'est dit "préoccupé" jeudi par la progression vers la Méditerranée de cette flotte navale de Russie, avec l'unique porte-avions russe en service, susceptible selon lui de "participer" aux bombardements sur Alep, en Syrie.
     
    "La Russie bien sûr a le droit d'opérer dans les eaux internationales", a dit M. Stoltenberg lors d'une conférence de presse au côté du président ukrainien Petro Porochenko, au siège de l'Otan à Bruxelles.
     
     Le chef de l'Otan a souligné que ce porte-avions et son escorte avaient déjà été déployés plusieurs fois en Méditerranée dans le passé.
     
     Mais, a ajouté M. Stoltenberg, "ce qui nous préoccupe maintenant c'est que cette escorte navale puisse être utilisée pour participer aux opérations militaires au-dessus de la Syrie et pour augmenter les attaques sur Alep".
     

    Il a précisé que des navires de l'Otan surveilleraient ce groupe aéronaval à l'approche de sa destination. "Ils le feront de manière responsable et mesurée ,comme ils le font toujours, parce que c'est comme ça que nous suivons les activités militaires russes", a assuré le patron de l'Alliance atlantique. 
     
    La flotte russe avait annoncé samedi que son porte-avions Amiral Kouznetsov, habituellement basé à Severomorsk, en mer de Barents, se dirigeait vers la Syrie, avec à son bord plusieurs avions et hélicoptères de combat, pour renforcer la présence militaire de la Russie dans cette zone.

    L'Amiral Kouznetsov et sept autres bâtiments l'accompagnant ont été photographiés lundi dans les eaux internationales au large de la Norvège, selon le centre des opérations de l'armée norvégienne.
     
    Source

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    C’est le site bladi.net qui, le 26 septembre, s’en faisait l’écho :

    Najat Vallaud Belkacem classée 5e des 10 femmes politiques les plus puissantes du Monde arabe (Myriam El Kohmri lui ayant ravi la 4e place) sans qu’elle ait partagé sa fierté avec nous !

     

    La double nationalité franco-marocaine lui donne deux casquettes. Celle de promouvoir l’égalité, la théorie du genre, de rendre facultatif l’enseignement du clergé en 5ème.

    Et celle de promouvoir l’apprentissage de l’islam en 6ème et la langue arabe dès le CP.

     

    Le titre décerné à la ministre de l’Education nationale aurait-il un rapport avec les préconisations de la Stratégie de l’Action Culturelle à l’extérieur du Monde islamique adoptée à Doha en 2000, aboutissant au « Plan d’action triennal et Budget 2016-2018 » mis en oeuvre par l’Islamic Educational Scientific and Cultural organization – ISESCO crée 1982 , dont le siège se situe à Rabat – ? Organisation qui multiplie ses conférences à travers toute l’Europe.

     

    Ses principaux « mobiles » :

    « L’Etablissement durable des communautés islamiques à l’extérieur du monde islamique », « le renforcement de leur appartenance à l’islam » et l’amélioration de la « coordination entre Centres islamiques implantés hors pays islamiques », le devoir pour « les immigrés musulmans de sauvegarder la présence de l’islam et de préserver son avenir » et la lutte contre « les tendances laïques » des sociétés occidentales sur les adultes et enfants musulmans.

     

    Ses « objectifs spécifiques aux domaines de l’éducation-enseignement » :

    « Protéger complètement les enfants musulmans de l’invasion culturelle et de l’aliénation intellectuelle exercée par certains systèmes éducatif » afin de « préserver leur identité culturelle ».

    Enseignement de « la langue arabe indispensable comme base de consolidation et de renforcement de l’identité » car c’est « la base du Qoran ». Enseignement qui « peut profiter même aux enfants autochtones » contribuant à développer chez eux « leur estime et leur respect pour les Arabes ».

     

     

    Une mise en oeuvre qui traduirait la continuité des accords signés, suite à la guerre syrio-égyptienne contre Israël, en 1973, entre les pays de l’OPEP – qui, le premier camp ayant essuyé une défaite, avaient multiplié par quatre le prix du pétrole – et les 9 pays de la CEE de l’époque. C’est ce qu’explique Alain Wagner, spécialiste de l’islam et le président de l’UDCC (Union de Défense des Citoyens et Contribuables).

     

    https://clyp.it/0ia10sgs

     

    Les Européens en profitèrent alors pour demander l’importation de main-d’oeuvre maghrébine laquelle fut acceptée sous conditions. Parmi elles, « l’égalité totale entre les droits sociaux et politiques entre immigrés musulmans et nationaux » et l’obligation d’adopter un « narratif arabe ».

     

    On comprend alors la déclaration de J.Chirac sur les « racines de la France autant musulmanes que chrétiennes », le désir d’une Marianne maghrébine de Laurent Fabius, et la déclaration de François Hollande relatée dans « Un président ne devrait pas dire ça « , annonçant pour demain, une « Marianne voilée ».

     

    Une coïncidence, l’analogie entre les nouveaux programmes scolaires, le programme d’ISESCO et la récompense décernée à NVB ?

     

    Source:   Caroline Artus


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    [Vidéo] Assad à une télévision suisse : Je n’attaque pas le peuple, je le défends

    CrisesDroit internationalHégémonieIngérenceSyrie
     
     
     

     

    L’entretien du président Assad par la télévision suisse allemande SRF1 s’est déroulé le 19 octobre à Damas. Le ministère syrien de l’information a exigé qu’il soit diffusé en Suisse dans son intégralité. [ASI] 

     


    assad-tv-suisse


    Interview du Président syrien Bachar al-Assad par la télévision suisse SRF1 – 19 octobre 2016


    Journaliste : Monsieur le Président, nous vous sommes très reconnaissants d’avoir accueilli la télévision suisse et notre émission Rundschau ici à Damas.

    Président Assad : Vous êtes les bienvenus en Syrie.

    Question : Tout d’abord, permettez-moi de clarifier une chose : je peux vous poser n’importe quelle question ?

    Président Assad : N’importe laquelle, sans exception.

    Question : Je vous le demande parce que l’une de vos conditions était que cette interview soit diffusée dans son intégralité. Avez-vous peur que nous manipulions vos déclarations ?

    Président Assad : Vous devriez répondre vous-même à cette question, mais je pense que nous devons construire cette relation sur la confiance, et je présume que vous vous préoccupez de la confiance de votre audience, donc je ne pense pas. Il me semble que vous avez la réputation d’être honnêtes dans tous les sujets que vous essayez de couvrir.

    Question : Le monde vous considère comme un criminel de guerre. Considérez-vous que ce soit une accusation mensongère ?

    Président Assad : Cela dépend de ce à quoi on se réfère pour la définition de ce terme. Est-ce le droit international, ou est-ce l’agenda occidental ou l’humeur politique occidentale, disons, qui sont définis par des politiciens de l’Ouest ayant des intérêts directs dans ce dossier ? Selon le droit international, en tant que Président, en tant que gouvernement et en tant qu’armée syrienne, nous défendons notre pays contre les terroristes qui ont envahi la Syrie comme mercenaires agissant pour le compte d’autres pays. Si vous voulez revenir à cette notion de « criminel de guerre », je pense que les premiers qui doivent être jugés à ce titre sont les responsables occidentaux, en commençant par George Bush, qui a envahi l’Irak sans mandat du Conseil de sécurité. Deuxièmement, Cameron et Sarkozy, qui ont envahi et détruit la Libye sans mandat du Conseil de sécurité. Troisièmement, les responsables occidentaux qui soutiennent les terroristes depuis cinq ans en Syrie, que ce soit en leur fournissant un parapluie politique, en les soutenant directement avec des armements, ou en imposant un embargo sur le peuple syrien qui a conduit à la mort de milliers de civils syriens.

    Question : Mais nous sommes ici pour parler de votre rôle dans cette guerre, et le Secrétaire d’Etat américain John Kerry vous a appelé à la fois « Adolf Hitler » et « Saddam Hussein ». Cela vous dérange-t-il ?

    Président Assad : Non, parce qu’ils ne disposent d’aucune crédibilité. C’est le premier point. Deuxièmement, en tant que Président, ce dont je me soucie d’abord et avant tout est la façon dont le peuple syrien me regarde ; d’autre part, de mes amis du monde entier – je ne parle pas de mes amis personnels en tant que Président, je veux dire les amis de la Syrie, comme la Russie, l’Iran, la Chine, et (d’autres pays dans) le reste du monde – pas de l’Occident, cet Occident qui a toujours essayé de personnaliser les choses, afin de dissimuler ses objectifs réels qui sont la destitution du gouvernement et se débarrasser d’un certain Président afin de le remplacer par des marionnettes en fonction de son agenda. Donc, pour revenir à votre question, non, je ne me soucie pas de ce que dit Kerry, pas du tout. Cela n’a aucune influence sur moi.

    Question : Vous êtes le Président d’un pays dont les citoyens fuient, la moitié de vos concitoyens. Les gens ne fuient pas seulement à cause des terroristes, de Daech, ou des rebelles, mais aussi à cause de vous.

    Président Assad : Que voulez-vous dire par moi ? Je ne demande pas aux gens de quitter la Syrie, je ne suis pas en train d’attaquer les gens ; je défends le peuple. En réalité, les gens quittent la Syrie pour deux raisons : la première est l’action des terroristes, l’action directe de tuer le peuple. La seconde est l’action des terroristes afin de paralyser la vie en Syrie : attaquer les écoles, détruire les infrastructures dans tous les secteurs. Troisièmement, l’embargo de l’Occident qui a poussé de nombreux Syriens à aller trouver leur subsistance en dehors de la Syrie. Telles sont les principales raisons. Vous pouvez peut-être voir que le deuxième et le troisième facteurs sont liés, je veux dire le rôle des terroristes et de l’Occident dans la sape des moyens de subsistance des Syriens est identique, c’est un point commun entre les terroristes et l’Europe.

    Question : Quand vous parlez de terroristes, qui voulez-vous désigner ? Daech, certes, mais aussi l’ « Armée syrienne libre » ou les Kurdes ?

    Président Assad : Je désigne les mêmes personnes que vous désigneriez en tant que citoyen suisse : quiconque porte des armes et tue des gens à n’importe quel titre, commettant des actes de vandalisme, détruisant des biens publics ou privés, est un terroriste. Toute personne qui adopte une voie politique afin de réaliser un changement quelconque n’est pas un terroriste. Vous pouvez le désigner comme faisant partie de « l’opposition ». Mais vous ne pouvez pas désigner comme « membre de l’opposition » quelqu’un qui tue des gens ou prend les armes, ni dans votre pays, ni dans mon pays.

    Question : Eh bien, vous ne disposez pas d’opposition libre dans votre pays.

    Président Assad : Bien sûr que si, bien sûr que nous en avons une. Nous avons une véritable opposition, nous avons des gens qui vivent en Syrie, dont la base est le peuple syrien, ils ne sont pas une opposition qui a été forgée dans d’autres pays comme la France ou le Royaume-Uni, l’Arabie Saoudite ou la Turquie. Nous avons une telle opposition, et vous pouvez aller à leur rencontre et les filmer avec votre caméra. Vous pouvez le faire vous-même.

    Question : Comment expliquez-vous à vos trois enfants ce qui se passe à Alep ? Je suis sûr que vous en parlez à la table familiale.

    Président Assad : Oui, bien sûr que je leur explique ce qui se passe, je leur explique ce qui se passe en Syrie, et non seulement à Alep, en prenant en considération le fait que mes enfants sont des adultes maintenant, et qu’ils comprennent ce que qui se passe en Syrie. Mais si vous voulez expliquer à eux ou à tout autre enfant ce qui se passe, vous devez expliquer le rôle des terroristes, le rôle du Qatar, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite qui soutiennent ces terroristes avec de l’argent, avec un soutien logistique, et le rôle de l’Occident qui soutient les terroristes soit avec de l’armement, soit en les aidant avec de la propagande et de la publicité. Je dois leur expliquer absolument tout ce qui se passe.

    Question : En tant que père, dites-vous aussi que vous n’avez rien à voir avec les bombardements des hôpitaux à Alep ?

    Président Assad : Ecoutez, quand ils disent que nous bombardons les hôpitaux, cela implique que nous sommes en train de tuer des civils. Tel est le sens de ces paroles. La question est pourquoi le gouvernement tuerait-il des civils, que ce soit dans les hôpitaux, dans les rues, dans les écoles ou ailleurs ? Vous parlez de tuer les Syriens. Si nous tuons des Syriens, en tant que gouvernement ou en tant qu’armée, la plus grande partie de la société syrienne sera contre nous. Nous ne pouvons pas réussir dans notre guerre si nous tuons des civils. Donc cette histoire et ce récit sont fallacieux, pour être franc avec vous. Bien sûr, malheureusement, toute guerre est une mauvaise guerre, dans toutes les guerres vous avez des victimes innocentes, que ce soit les enfants, les femmes, les personnes âgées, tout autre civil, tout autre innocent qui ne fait pas partie de cette guerre pourraient payer le prix, c’est une triste réalité. Voilà pourquoi nous devons lutter contre le terrorisme. Lorsque nous ne disons pas cela, cela revient à dire – selon le récit supposé par votre question – que les terroristes, Al-Qaïda, Al-Nusra, Daech, protègent les civils, et que nous, en tant que gouvernement, nous tuons les civils. Qui peut croire une telle chose ? Personne.

    Question : Mais qui d’autre a des avions ou des bombes anti-bunker en dehors de votre armée ?

    Président Assad : On dirait que vous prétendez que tous ceux qui sont tués en Syrie le sont par les avions ou les hélicoptères ! La majorité des victimes ont été tuées par des obus de mortiers tirés sur eux par les terroristes pendant qu’ils étaient à l’école, dans les hôpitaux, dans les rues, partout. Elles ne sont pas liées au bombardement aérien. Parfois, vous avez des bombardements aériens contre les terroristes, mais cela ne signifie pas que chaque bombe qui est tombée quelque part était larguée par avion ou par l’armée syrienne. Si vous parlez d’un incident spécifique, par exemple, nous devons vérifier l’incident spécifique, mais je vous réponds ici de manière générale.

    Question : Mais vous avez aussi le pouvoir de changer la situation pour les enfants à Alep.

    Président Assad : Bien sûr, et c’est pourquoi…

    Journaliste : Allez-vous le faire ?

    Président Assad : Exactement, telle est notre mission, conformément à la Constitution, conformément à la loi ; nous devons protéger le peuple, nous devons nous débarrasser des terroristes d’Alep. Voilà comment nous pouvons protéger les civils. Comment pouvez-vous les protéger tant qu’ils sont soumis au contrôle des terroristes ? Ils sont tués par eux, et ils sont entièrement contrôlés par les terroristes. Notre rôle est-il de nous asseoir de côté et de regarder ? Est-ce la façon dont nous pouvons protéger le peuple syrien ? Nous devons attaquer les terroristes, c’est une évidence.

    Question : Puis-je vous montrer une image ?

    Président Assad : Bien sûr.

    Journaliste : Ce jeune garçon est devenu le symbole de la guerre. Je pense que vous connaissez cette image.

    Président Assad : Bien sûr je l’ai vue.

    Journaliste : Son nom est Omran. Il a cinq ans.

    Président Assad : Oui.

    Journaliste : Couvert de sang, effrayé, traumatisé. Y a-t-il quelque chose que vous souhaitiez dire à Omran et à sa famille?

    Président Assad : Il y a quelque chose que je voudrais vous dire à vous tout d’abord, parce que je veux que vous reveniez après mon interview, et aller sur Internet pour voir la même image de ce même enfant, avec sa sœur, tous deux ont été sauvés par ceux qu’on appelle les « Casques blancs » en Occident, et qui sont un lifting d’Al-Nusra à Alep. Ces enfants ont été sauvés deux fois, chacune dans un incident différent, dans le cadre de la propagande de ces « Casques blancs ». Aucun de ces incidents n’était vrai. De telles manipulations sont possibles, et il s’agit bien d’une manipulation. Je vais vous envoyer ces deux images, elles sont sur internet, afin de vous montrer qu’il s’agit d’une image fabriquée, et pas d’une vraie. Nous avons des images réelles d’enfants blessés, mais celle-ci en particulier est un faux.

    Question : Mais il est vrai que des civils innocents meurent à Alep.

    Président Assad : Bien sûr, et pas seulement à Alep, dans toute la Syrie. Mais vous me parlez d’Alep maintenant à cause de toute l’hystérie en Occident autour d’Alep, pour une raison simple ; non pas parce qu’Alep est en état de siège, car Alep a été assiégée par les terroristes durant les quatre dernières années, et nous n’avons pas entendu la moindre question posée par les journalistes occidentaux au sujet de ce qui se passait à Alep, pas plus que nous n’avons entendu la moindre déclaration de responsables occidentaux au sujet des enfants d’Alep durant toutes ces années. Ils ne parlent d’Alep que maintenant, et seulement parce que les terroristes y sont en mauvaise posture. C’est la seule raison, parce que l’Armée syrienne y gagne du terrain, et les pays occidentaux – principalement les États-Unis et leurs alliés comme le Royaume-Uni et la France – ont le sentiment qu’ils perdent leurs dernières cartes du terrorisme en Syrie, et le bastion principal de ce terrorisme est aujourd’hui Alep.

    Question : Tout vous est permis dans cette guerre.

    Président Assad : Non, bien sûr, il faut obéir au droit international, à la Charte des droits de l’homme. Mais dans toutes les guerres, dans toutes les guerres de l’Histoire, il est impossible d’assurer à 100% qu’on pourra tout contrôler à cet égard. Vous avez toujours des fautes, et c’est pourquoi je dis que toute guerre est une mauvaise guerre. Mais il y a une différence entre les erreurs individuelles et la politique du gouvernement. Dire que la politique du gouvernement est d’attaquer des civils, d’attaquer les hôpitaux, d’attaquer les écoles, de commettre toutes ces atrocités, ce n’est pas possible, parce que vous ne pouvez pas œuvrer ou aller à l’encontre de vos intérêts. Vous ne pouvez pas aller à l’encontre de votre devoir envers le peuple, sinon vous allez perdre la guerre en tant que gouvernement. Vous ne pouvez pas résister à une guerre d’une telle férocité pendant cinq ans et demi alors que vous tuez votre propre peuple. C’est impossible. Mais vous avez toujours des erreurs, que ce soit à cause des tirs croisés, des erreurs individuelles… apportez-moi une guerre, une seule guerre dans l’histoire récente, qui fut une guerre propre. Vous n’en trouverez pas.

    Question : Est-ce que vous aussi, vous avez commis des erreurs dans cette guerre ?

    Président Assad : En tant que Président, je définis la politique du pays, et les principaux piliers de cette politique au cours de la crise sont (premièrement), de lutter contre le terrorisme, ce qui je pense est juste, et nous ne changerons pas cette orientation. (Deuxièmement), bien sûr, de promouvoir le dialogue entre les Syriens, et je pense que c’est une bonne voie. Troisièmement, le pilier qui a prouvé son efficacité au cours des deux dernières années est la réconciliation : réconciliations locales avec les militants qui ont porté les armes contre le peuple, contre le gouvernement et contre l’armée, et cette mesure s’est avérée efficace. Tels sont les piliers de cette politique. On ne peut pas parler d’erreurs dans cette politique. Vous pouvez parler d’erreurs dans la mise en œuvre de cette politique, qui pourraient être liés à des individus.

    Question : Vous croyez encore à une solution diplomatique ?

    Président Assad : Absolument, mais il n’y a pas à proprement parler de solution diplomatique ou de solution militaire ; il y a une solution, mais chaque conflit a de nombreux aspects, et l’un d’entre eux est la sécurité, comme dans notre situation, et l’autre est l’aspect politique de cette solution. Par exemple, si vous me demandez comment il faut agir avec à Al-Qaïda, avec Al-Nusra, avec Daech ? Est-il possible de négocier avec eux ? Ils ne négocieront pas, ils ne sont pas prêts à cela, ils ne le seront jamais. Ils ont leur propre idéologie, une idéologie répugnante, de sorte que vous ne pouvez pas trouver de solution politique avec ces groupes ; vous devez les combattre, vous devez vous en débarrasser. Alors que si vous parlez de dialogue, vous pouvez dialoguer avec deux types d’entités ; la première, les entités politiques, toutes les entités politiques, qu’elles soient avec ou contre vous ou neutres ; (la seconde), avec chaque militant qui est prêt à déposer les armes au profit de la sécurité et de la stabilité en Syrie. Bien sûr, nous y croyons.

    Question : Des nouvelles de Russie évoquent une courte pause humanitaire à Alep pour jeudi [20 octobre]. Que signifie cette pause humanitaire, pouvez-vous nous l’expliquer ?

    Président Assad : C’est un court arrêt des opérations afin de permettre l’approvisionnement humanitaire de parvenir dans différentes zones d’Alep, et en même temps de permettre aux civils qui souhaitent quitter les zones contrôlées par les terroristes de passer dans la zone contrôlée par le gouvernement.

    Question : Est-ce vraiment une étape importante ?

    Président Assad : Bien sûr, il s’agit d’une première étape importante, mais cela ne suffit pas. Il s’agit de la poursuite des opérations : comment pouvez-vous permettre à ces civils de partir ? La majorité d’entre eux voulait quitter la zone contrôlée par les terroristes, mais ils l’interdisent. Soit ils leur tirent dessus, soit ils tuent leurs familles s’ils quittent cette zone.

    Question : La Russie est de votre côté, qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

    Président Assad : Non, elle n’est pas de notre côté. Elle est du côté du droit international. Elle est du côté qui est opposé au camp des terroristes. Telle est la position de la Russie, parce qu’elle veut faire en sorte que le droit international l’emporte, non pas l’agenda occidental consistant à renverser tous les gouvernements qui ne se plient pas à leurs visées. La Russie veut s’assurer que le terrorisme ne prévaudra pas dans cette zone, car cela affecterait négativement les Russes eux-mêmes, la Russie elle-même en tant que pays, ainsi que l’Europe et le reste du monde. Voilà ce que cela signifie pour la Russie de se tenir aux côtés du gouvernement syrien légitime et du peuple syrien.

    Question : Monsieur le Président, vous utilisez des armes chimiques et des bombes-baril en Syrie contre votre propre population, ce sont des rapports de l’ONU (qui l’indiquent), vous ne pouvez pas l’ignorer.

    Président Assad : Vous parlez de deux questions différentes. Il a été démontré que la question chimique était mensongère, et ils n’ont pas la moindre preuve indiquant que l’armée syrienne ait utilisé des armes chimiques, en particulier avant que nous ayons renoncé à notre arsenal en 2013, car maintenant nous n’en avons plus de toute façon. Avant cela, c’était de la fiction parce que si vous voulez utiliser une telle arme de destruction massive, vous allez tuer des milliers de personnes d’un coup, et aucun incident de ce genre n’a eu lieu. Du reste, nous ne pourrions pas l’utiliser parce que cela reviendrait à tuer notre propre peuple, ce qui est contre notre intérêt. Ceci est donc une fausse allégation. Nous n’avons pas à perdre notre temps avec elle. Nous vivons en Syrie, il y a une guerre traditionnelle, mais il n’y a rien qui soit lié à des armes de destruction massive.

    Journaliste : Mais le rapport de l’ONU n’est pas une fiction.

    Président Assad : Le rapport de l’ONU n’a jamais été crédible, jamais, parce qu’ils ont émis des rapports basés sur des allégations, sur d’autres rapports, des rapports falsifiés, et ils présentent cela comme un rapport [sérieux]. Ont-ils envoyé une délégation pour faire enquête ? Ils en ont envoyé une en 2013, et elle n’a pas pu établir que l’armée syrienne avait utilisé des armes chimiques. Voilà pour le premier point. Deuxièmement, un point encore plus important, le premier incident a eu lieu début 2013 à Alep, lorsque nous avons déclaré que les terroristes avaient utilisé des armes chimiques contre notre armée, et nous avons invité les Nations Unies à envoyer une délégation. Voilà ce que nous avons fait, mais à cette époque, les Etats-Unis se sont opposés à cela parce qu’ils savaient déjà que cette enquête – bien sûr si elle était impartiale – allait prouver que ces terroristes, leurs mercenaires, avaient utilisé des armes chimiques contre l’Armée syrienne.

    En ce qui concerne les bombes-baril, je veux vous demander : quelle est la définition d’une bombe-baril ? Si vous allez vous enquérir auprès de notre armée, vous ne trouverez rien qui soit appelé « bombe-baril », alors comment comprenez-vous – afin que je sache comment je peux vous répondre – ce qu’est une bombe-baril ? Nous avons des bombes…

    Journaliste : La destruction… il s’agit de la destruction (causée par ces bombes), et c’est contraire au droit humanitaire.

    Président Assad : Toute bombe cause des destructions, toute bombe, il n’existe pas de bombe qui ne cause rien. C’est un mot qui a été utilisé dans l’Ouest dans le cadre du récit occidental visant à faire croire qu’il y a des bombardements indiscriminés qui ont tué des civils sans distinction, ce qui du reste contredit le récit occidental lui-même, je vais vous montrer la contradiction : dans d’autres lieux, ils prétendent que nous bombardons intentionnellement les hôpitaux, comme vous l’avez mentionné, que nous ciblons délibérément les écoles, et que nous avons ciblé intentionnellement les convois humanitaires à Alep le mois dernier, mais ces objectifs requièrent des missiles de précision. Donc, ils doivent choisir quelle partie du récit est vraie : soit nous employons des bombes indiscriminées, soit nous employons des bombes de précision. Ils ne cessent de se contredire dans le même récit, telle est la réalité occidentale maintenant. Alors, quelle version choisir ? Je peux vous répondre, mais encore une fois, nous ne disposons pas de bombes indiscriminées. Si nous tuons les gens sans distinction, cela signifiera que nous perdons la guerre parce que les gens seront contre nous. Je ne peux pas tuer le peuple syrien, ni sur le plan de la morale, ni dans mon seul intérêt, parce que dans ce cas, je pousserais la communauté et la société syriennes vers les terroristes, et non l’inverse.

    Question : Je voudrais mentionner le sujet des prisons où la torture est exercée, Monsieur le Président. Amnesty parle de dix-sept mille morts. En ce qui concerne la prison de Saidnaya, il y a encore des rapports horribles. Quand allez-vous permettre à un observateur indépendant de visiter cette prison ?

    Président Assad : Amnesty International n’est pas indépendant, ce n’est pas un organisme impartial.

    Journaliste : Et le CICR ?

    Président Assad : Nous n’avons pas évoqué cette question avec la Croix-Rouge, nous n’en avons pas parlé. Cela devrait être abordé au sein de nos institutions, si nous souhaitons autoriser… s’il y a des allégations (de torture), cela pourrait être discuté. Nous ne disons pas oui ou non, mais le rapport que vous avez mentionné a été établi par le Qatar, et financé par le Qatar. Vous ne connaissez pas la source, vous ne connaissez pas les noms de ces victimes, rien n’est vérifié à propos de ce rapport. Il a été directement financé par le Qatar dans le but de diffamer et salir le gouvernement syrien et l’armée syrienne.

    Journaliste : Mais il y a beaucoup de témoins oculaires.

    Président Assad : Personne ne sait qui ils sont. Vous n’avez rien de clair à ce sujet. Ce n’est pas vérifié. Donc non.

    Journaliste : Ouvrez donc la porte à des organisations comme la Croix-Rouge.

    Président Assad : La décision n’est pas de mon ressort. Nous avons des institutions, si nous devons discuter de cette question, nous avons besoin de solliciter les institutions compétentes pour pouvoir dire oui ou non.

    Question : Pourquoi êtes-vous sûr que vous allez gagner cette guerre ?

    Président Assad : Parce que nous devons défendre notre pays, et nous devons croire que nous pouvons gagner la guerre pour défendre notre pays. Si nous n’avions pas cette conviction, nous serions vaincus. Vous savez, une partie de la guerre est ce en quoi nous croyons, donc il est évident et intuitif que nous devons absolument avoir cette conviction.

    Question : Lorsqu’on marche à travers Damas, on voit que votre photo est partout, dans chaque boutique, dans tous les restaurants, dans chaque voiture, un symbole pour un dictateur, est-ce votre façon d’asseoir votre pouvoir ?

    Président Assad : Il y a une différence entre un dictateur et une dictature. Le dictateur est une personne (qui agit en tant que tel). Je n’ai pas demandé à quiconque en Syrie d’arborer ma photo, je ne l’ai fait. Voilà le premier point. Deuxièmement, pour décrire quelqu’un comme un dictateur, vous devez vous enquérir auprès de son peuple, je veux dire qu’il n’y a que son peuple qui peut dire qu’il est un dictateur ou qu’il est quelqu’un de bien.

    Journaliste : Monsieur le Président, je vous remercie d’avoir répondu à nos questions pour la télévision suisse et l’émission Rundschau.

    Président Assad : Je vous remercie d’être venus en Syrie.

    Fin


    [Source Vidéo: agence syrienne Sana]

    Interview avec Baschar al-Assad (English) – 19.10.2016


    Rundschau: SRF – Interview mit Baschar al-Assad (Deutsch) – 19.10.2016


    Traduit de l’anglais par Arrêt sur Info

    Photo: Sana

    Source: http://arretsurinfo.ch/video-assad-a-une-television-suisse-je-nattaque-pas-le-peuple-je-le-defends/

     

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    28 octobre 2016

    Pour la troisième fois en octobre, l’ambassade russe en Syrie, située dans la capitale Damas, a été ciblée par des tirs d’obus provenant d’une zone contrôlée par des rebelles islamistes, sans faire de victimes.

    Les deux obus qui ont frappé l’ambassade dans l’après-midi du 28 octobre ont été envoyés depuis «le district de Jobar, contrôlé par les forces anti-gouvernementales», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères, précisant que «par une heureuse coïncidence», aucune victime n’était à déplorer.

    Les bâtiments ont toutefois subi des «dommages matériels» et quatre voitures de diplomates russes ont été touchées.

    Il s’agit de la troisième fois depuis le début du mois d'octobre que l’ambassade de Russie, située dans le quartier de Mazraa, dans le centre de Damas, est bombardée depuis des zones contrôlées par des terroristes.

     

    Les deux attaques précédentes, respectivement le 4 et le 13 octobre, ont également causé des dégâts aux bâtiments sans faire de victime.

    Source

     


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    29 octobre 2016

    «Email gate» : le FBI décide de rouvrir l'enquête contre Hillary ClintonLe directeur du FBI James Comey a annoncé à plusieurs membres du Congrès des Etats-Unis que l'enquête allait reprendre à la suite de la découverte de nouveaux emails.

    Pour Donald Trump, c'est peut-être sa planche de salut.

     

    Le FBI a annoncé qu'il allait rouvrir l'enquête sur l'utilisation d'un serveur et d'une adresse mail privés par la candidate à la présidence alors qu'elle était secrétaire d'Etat : «Dans le cadre d'une autre affaire, le FBI a appris l'existence d'emails qui paraissent pertinents», a ainsi indiqué James Comey à des membres du Congrès.

    Voir l'image sur Twitter Voir l'image sur Twitter Suivre Bradd Jaffy ✔ @BraddJaffy FBI Director Comey, in letter to members of Congress, says FBI is investigating additional emails in Clinton private server case 19:04 - 28 Oct 2016 2 387 2 387

    Retweets 2 273 2 273 j'aime «Il va de soi que le FBI doit procéder avec méthode dans son enquête afin de déterminer si ces courriers électroniques comportent des informations classifiées», a-t-il ajouté, sans préciser toutefois s'il s'agissait d'emails pris parmi les milliers que le site lanceur d'alerte Wikileaks a promis de publier jusqu'au 8 novembre 2016, date de l'élection.

     

    Selon le New York Times, les mails auraient toutefois été découverts après la saisie par l'agence fédérale des appareils électroniques appartenant à une assistante d'Hillary Clinton, du nom de Huma Abedin et de son mari, Anthony Weiner.

    Photo ©Brian Snyder/Reuters

    Le directeur du FBI James Comey a annoncé à plusieurs membres du Congrès des Etats-Unis que l'enquête allait reprendre à la suite de la découverte de nouveaux emails.

    Pour Donald Trump, c'est peut-être sa planche de salut.

    Le FBI a annoncé qu'il allait rouvrir l'enquête sur l'utilisation d'un serveur et d'une adresse mail privés par la candidate à la présidence alors qu'elle était secrétaire d'Etat : «Dans le cadre d'une autre affaire, le FBI a appris l'existence d'emails qui paraissent pertinents», a ainsi indiqué James Comey à des membres du Congrès.

    «Il va de soi que le FBI doit procéder avec méthode dans son enquête afin de déterminer si ces courriers électroniques comportent des informations classifiées», a-t-il ajouté, sans préciser toutefois s'il s'agissait d'emails pris parmi les milliers que le site lanceur d'alerte Wikileaks a promis de publier jusqu'au 8 novembre 2016, date de l'élection.

    Selon le New York Timesles mails auraient toutefois été découverts après la saisie par l'agence fédérale des appareils électroniques appartenant à une assistante d'Hillary Clinton, du nom de Huma Abedin et de son mari, Anthony Weiner.

    La route vers l'élection présidentielle américaine semblait n'être plus qu'une promenade de santé pour Hillary Clinton, laquelle avait creusé l'écart dans les sondages avec son concurrent Donald Trump.

    Seulement voilà, les révélations de la correspondance électronique de la candidate continuent d'empoisonner la vie de l'équipe de campagne du Parti démocrate. En juillet 2016, le FBI décidait d'abandonner les poursuites contre Hillary Clinton pour son utilisation d'une boîte mail privée dans le cadre de ses fonctions officielles et se contentait d'admonester la candidate pour sa «négligence extrême».

    Dénonçant la «corruption» de son adversaire, et voyant dans la réouverture de l'enquête du FBI une occasion d'empêcher le «crime organisé» d'accéder à la Maison Blanche, Donald Trump s'est félicité d'une «opportunité de réparer une grave erreur judiciaire». «En fin de compte, peut-être que justice sera faite», a-t-il lancé devant son public.

    source


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    Syrie : « Les médias occidentaux vous mentent ! »

    1 novembre 2016
     

    deshLa journaliste indépendante d’investigation Vanessa Beeley, qui revient à peine d’Alep, dénonce la propagande des médias mainstream sur la guerre menée contre la Syrie et dévoile l’imposture des Casques blancs qui soutiennent les terroristes, financés par les Occidentaux.

     

    Selon Vanessa Beeley, la majorité des médias occidentaux décrivent « sans réserve » Alep comme étant une ville homogène.

    « Ceci n’est pas vrai », affirme-t-elle. « Il s’agit clairement de deux villes. Alep a été divisée par l’invasion terroriste en 2012. Cette invasion a mené à des actions punitives à Alep-Ouest. 600 000 civils ont fui d’Alep-Est vers Alep-Ouest, dès l’occupation de cette partie de la ville par les terroristes.

    Ceux qui sont restés représentent, selon l’association médicale d’Alep que nous avons rencontrée en nous y rendant, environ 200 000, peut-être même moins à présent », raconte Vanessa Beeley qui indique qu’au moins un quart des gens demeurant encore à Alep-Est, sinon plus, sont « des terroristes avec leurs familles ».

    Elle ajoute : « La majorité des civils qui restent à Alep-Est est retenue en otage. » Pour preuve, elle évoque les témoignages de Syriens dont les familles sont bloquées à Alep-Est et qui sont utilisées comme bouclier humain par les terroristes.

    La journaliste, qui dénonce « l’énorme campagne de déshumanisation des Syriens » par les médias occidentaux, affirme que la description de ces derniers, concernant les gens d’Alep-Ouest, comme étant des soutiens d’Al-Assad « est un mensonge total ! ».

    « 90% de la population est partie vers des zones contrôlées par le gouvernement syrien pour sa protection. C’est plus de sept millions de Syriens qui ont fui vers des zones contrôlées par le gouvernement. »

    Et de souligner : « Ces gens ne sont pas nécessairement des partisans d’Al-Assad. Ils pourraient très bien être contre lui. La différence est qu’ils ne croient pas que tuer la Syrie est une méthode pour l’améliorer. »

    Pour elle, ces faits « détruisent » à jamais la vieille idée sectaire. Car selon la journaliste britannique, les zones côtières comme Tartous ou Lattaquié accueillent des sunnites, des Alaouites, des chrétiens et « toute sorte de gens qui ont fui vers ces régions pour cohabiter et coexister ».

     

    Pour ce qui est des hôpitaux situés à Alep-Est, dont la destruction est attribuée par les médias mainstream à l’armée syrienne, en avril, Vanessa Beeley se demande comment ont-ils pu être reconstruits pendant ces trois derniers mois.

    Elle révèle que les hôpitaux d’Al-Dakak, d’Al-Zahra et d’Abdul-Aziz sont tous occupés par les terroristes. « Les étages supérieurs sont utilisés comme tours pour snipers. Les terroristes y sont traités en priorité, bien avant les civils. »

    La journaliste a tenu à souligner que chaque habitant qu’elle a pu rencontrer durant son voyage en Syrie ne considère pas qu’il y ait de différence à faire entre terroriste, rebelle, rebelle modéré ou opposition. « Ils sont tous des criminels, tous tueurs en masse, tous violeurs, tous tortionnaires, abuseurs de ces enfants et de leurs familles. Ils sont en train de massacrer des Syriens », réitérant encore une fois : « Il n’y a pas une catégorie de personnes ou des partisans d’Al-Assad.

    Il y a des Syriens, qu’ils soient chrétiens, sunnites, chiites ou alaouites. Tout ce que dirait chacun d’entre eux, c’est : « Nous sommes avant tout syriens.

    Et même si nous ne sommes pas d’accord avec notre gouvernement, nous ne sommes pas ici pour tuer notre pays afin de l’améliorer ». »

    Concernant les Casques blancs qui activent en Syrie, la journaliste les accuse tout simplement d’être des terroristes. « Bien qu’on dise que c’est une ONG indépendante, qu’elle ne reçoit pas de subventions de parties intéressées par le conflit en Syrie, cette organisation perçoit, probablement, environ 100 millions de dollars », atteste-t-elle.

    Selon elle, elle reçoit 23 millions de dollars des Etats-Unis et 32 millions de livres du Royaume-Uni. Elle cite d’autres pays qui sont impliqués dans le financement de cette ONG, tels que le Japon, le Danemark, les Pays-Bas et l’Allemagne qui vient de confirmer qu’elle donnerait sept millions de dollars.

    La journaliste d’investigation ne s’arrête pas là. Elle accuse cette ONG de fabriquer des preuves et d’agir comme une organisation terroriste.

    « Nous savons, par les faits, que les Casques blancs fabriquent les preuves. Ceci est démontré dans mon rapport.

    Nous savons qu’ils sont sectaires. Ils ont volé des ambulances, trois camions de pompiers, ils ont tué les membres de la vraie défense civile. Ils en ont kidnappé.

    Ils en ont chassé d’Alep-Est vers Alep-Ouest. » Elle affirme que le même procédé a été appliqué à Idlib, à Deir Ez-zor, à Rakka, à travers toute la Syrie.

    « Cette organisation agit comme les groupes terroristes et cela en de nombreuses circonstances. A mes yeux, les Casques blancs sont des terroristes. » Pour Vanessa Beeley, la propagande de la sale guerre en Syrie est alimentée par cette organisation qui est décrite par les gouvernements occidentaux comme une organisation humanitaire de premier plan et qui est favorite pour décrocher le prix Nobel de la paix.

    La journaliste n’a pas caché son inquiétude du genre d’outil que peut devenir cette ONG dans les mains du prochain président américain, notamment si c’est Hilary Clinton.

    « Ce serait terrifiant.

    Si ces types obtenaient le prix Nobel de la paix, et nous parlons là de terroristes recevant le prix Nobel de la paix, cela équivaut à une déchéance vers l’insanité. »

     

     

    dimanche 16 octobre 2016, par Comité Valmy

    La vidéo où Vanessa Beeley dénonce l’intox sur Alep


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