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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Maël de Calan ne veut pas affronter Florian Philippot

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    C’est la gloire pour Maël de Calan, (UMP-LR),conseiller départemental de Saint-Pol-de-Léon, président de la fédération  « les Républicains » du Finistère et collaborateur d’Alain Juppé dans la campagne pour la primaire de la droite.

    Tous les médias – ou presque – on consacré un papier ou un commentaire à son ouvrage La vérité sur le programme du Front national (Plon).

    Même Le Canard enchaîné s’est félicité de voir l’équipe Juppé avoir « une riche idée : rassembler dans un livre (…) la totalité des propositions de FN en matière économique ». Il ne restait plus qu’au magazine Bretons de s’y mettre à son tour.

    Bien entendu, Bretons se devait d’aborder la question bretonne. En mettant les pieds dans le plat : « Pour la Bretagne, il faut aussi rappeler que le Front national est hostile à toute forme de reconnaissance de la langue bretonne, à la signalétique bilingue, par exemple ? ».

    La réponse de Calan en faisait presque un militant breton : « Oui, même si je ne connais pas en détail les positions des responsables régionaux et que je sais que de temps en temps on voit des gens attachés à la culture bretonne qui votent FN.

    Mais au niveau national, le parti est absolument hostile à l’identité bretonne en dehors du folklore.

    Ils aiment les binious, les défilés du mois d’août.

    En revanche, affirmer la langue bretonne, protéger ses drouits, essayer d’enrayer son déclin, ils y sont absolument hostiles. »

    Si M. de Calan fait preuve de peu d’empressement pour affronter Florian Philippot, le N°2 du FN – c’est une « bête médiatique qui, en plus, tient un discours populiste » – il se flatte en revanche d’avoir « débattu face à Gilles Pennelle [patron du FN en Bretagne] sur France 3, qui est lui seulement populiste.

    Et on voit que très vite, il s’effondre. Dès qu’on a commencé à parler de son programme, il était dans les cordes ».

    Pas évident du tout, pour quiconque a regardé le débat d’autant plus que le discours libéral de la droite a été facilement démonté

    Quelques exemples simples susceptibles de parler à un esprit libéral : une dette publique atteignant 2 096,9 milliards d’euros au 31 décembre 2015 (soit 96,1 du PIB) ; d’après la loi de finances 2016, les intérêts se rapportant au budget de l’État sont évalués à 44,452 milliards d’euros (crédits de paiement),ce qui fait de cette « mission » la seconde dépense de l’État après l’«Enseignement scolaire» (67,069 milliards d’euros).

    Autre exploit des partis de gouvernement : le nombre de demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi en France métropolitaine (catégories A,B,C,D,E). Pendant le mandat de Nicolas Sarkozy, 3 464 600 en juin 2007 et 4 888 300 en mai 2012, soit une progression de 1 423 700 chômeurs (dont + 824 000 pour la seule catégorie A). François Hollande fait aussi bien : 4 888 300 en mai 2012, puis 6 103 900  en avril 2016, soit une progression de 1 215 600 chômeurs (dont + 629 700 pour la seule catégorie A).

    « La sortie de l’UE et de l’euro » proposée par le FN fait évidemment sauter Maël de Calan au plafond, oubliant qu’on pourrait alléger le déficit de l’État en supprimant le « prélèvement sur les recettes de l’État au profit de l’Union européenne », soit 20,169 milliards d’euros (loi de finances 2016). Inévitable autre vache sacrée pour le porte-plume d’Alain Juppé :la mission « immigration, asile et intégration » qui prévoit des crédits de paiement pour 804,121 millions en 2016. Oser toucher à ces tabous « conduirait la France au chaos », s’empresserait de répéter le collaborateur de M. Juppé !

    Une certitude : un contradicteur connaissant bien son affaire ferait exploser M. de Calan en vol. Avec un argument choc : il est impossible de faire pire que les partis de gouvernement qui se sont succédé depuis dix ans. Et n’oublions pas que son champion, un certain Juppé, appartenait au gouvernement de Nicolas Sarkozy… Le bilan de Sarkozy est donc également le bilan de Juppé.

    Paul Bernard

    Crédit photo : DR
    [cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine


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    25 septembre 2016

    CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE DU CANDIDAT RÉPUBLICAIN DONALD TRUMP AUX U.S.A.

     
     
    SOURCE : PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 25.09.2016
     

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    Donald Trump tenait un meeting à Cleveland Heights, Ohio, dans l’église afro-américaine « Spirit Revival Center » du révérend Darrell Scott.

    Le révérend qui a accepté de l’accueillir a expliqué que si les promesses des candidats n’incluent pas la communauté noire, rien ne changera.

    Donald Trump — et aucun politicien n’avait osé le dire avant lui — lance :

    « la communauté noire américaine a souffert sous le contrôle des démocrates : 4 enfants noirs sur 10 vivent sous le seuil de la pauvreté. 58 % des Noirs américains sont sans travail… »

    Trump ajoute :

    « les démocrates ont manipulé et ont tiré avantage des Afro-Américains. Nous allons reconstruire les quartiers dangereux de nos villes et ramener la sécurité et la paix pour tous nos citoyens. »

    • Le taux de participation au travail est le plus faible depuis les années 90 : près de 95 millions d’Américains sont sans travail.
    • Jamais depuis les années 40 l’Amérique a si mal récupéré d’une crise économique.
    • Le nombre de propriétaires de leur logement est proportionnellement le plus faible depuis 51 ans.
    • Le nombre d’Américains qui mangent grâce aux tickets alimentaires de l’Etat a progressé de 13 millions.
    • 43 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté, soit 8 millions de plus que lorsqu’Obama est devenu président.
    • Le revenu moyen des ménages est plus bas que ce qu’il était en 2007.
    • 1 famille américaine sur 5 n’a pas un seul membre de la famille au travail.
    • 1 homme américain sur 6 entre 18 et 35 ans, est soit en prison, soit au chômage.

     

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    Et ce tragique tableau a été rendu possible alors qu’Obama quittera son bureau en ayant accumulé plus de dettes que les 43 présidents des Etats-Unis réunis, et qu’il n’a pas réparé les infrastructures délabrées (routes, autoroutes, ponts, aéroports) du pays.

    Et comme les premiers touchés sont toujours les plus fragilisés, l’impact de la politique démocrate a touché encore plus durement les noirs Américains :

    • Le nombre de noirs américains qui vivent de tickets alimentaires a progressé de 58 %.
    • Le nombre de noirs américains sans travail a progressé de 28 %.
    • Le nombre de noirs propriétaires de leur logement est inférieur de 20 % à la moyenne nationale.
    • Le taux de chômage des Afro-américains est 8,1 % contre 4,9 %.
    • Les inégalités de salaire entre les Afro-américains et les Blancs sont les pires depuis les années 80.
    • Le revenu moyen de la communauté noire est de 20.000 dollars inférieurs à la moyenne nationale.
    • Le taux de pauvreté de la communauté noire américaine est de 21 %, soit 10 % de plus que la moyenne nationale.

    La criminalité dans les quartiers noirs a explosé.

    A Chicago, ville de Barack Obama, plus de 3.100 personnes ont été blessées par balles dans les rues de Chicago pour la seule année 2016.

    Depuis qu’Obama est président, 3.660 Américains ont été tués dans les rues de Chicago par des citoyens noirs, et selon le Chicago Tribune, 75 % de ces victimes sont noires et les auteurs sont essentiellement des noirs.

    L’éducation nationale est en ruine, et elle touche le plus durement les familles pauvres et modestes, les ghettos noirs :

    • Le taux de réussite à l’équivalent du bac est 9 % inférieur chez les noirs que la moyenne nationale.
    • Le taux d’échec scolaire des enfants noirs est supérieur à la moyenne nationale.

    L’Amérique se classe au 4e rang mondial pour le montant dépensé par enfant scolarisé par l’éducation publique (11 000 dollars), mais elle ne se classe qu’au 17e rang mondial dans les tests d’aptitude à la lecture, 19e pour la science, 26e pour les maths.

    Et Hillary Clinton dit qu’elle veut continuer la politique Obama…

    Remarque : ces chiffres sont disponibles dans les statistiques nationales. Ils ne sont jamais mentionnés par les médias, qui sont devenus des organes de propagande des théories de gauche.

    A cela, Donald Trump dit à la communauté noire :

    « Qu’est-ce que vous avez à perdre ! »

    Imaginez le danger :

    • Donald Trump est élu.
    • Il tient ses promesses et met en pratique son courageux programme économique et social.
    • Par voie de conséquence, la situation économique de la communauté noire s’améliore, le taux de chômage recule donc la criminalité recule, le nombre de pauvres baisse, ainsi que celui vivant de tickets alimentaires, le prix de l’essence baisse fortement (Trump veut atteindre l’autonomie énergétique en annulant nombreuses réglementations écologistes liberticides).
    • La criminalité endémique des quartiers noirs est jugulée en appliquant les principes du maire Giuliani à New York dans les années 70, avec le foudroyant succès que l’on connaît.

    Imaginez. L’effet domino sur la gauche, le tsunami sur la politique démocrate.

    Si vous ne parvenez pas à l’imaginer, croyez bien que les démocrates, eux, l’imaginent parfaitement, ce qui explique le mode panique dans lequel ils sont entrés, au point que certains grands médias, devenus fous, comparent maintenant Trump à Hitler, oui, Hitler, vous avez bien lu !

     

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pourDreuz.info.


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    Syrie : pourquoi la bataille d'Alep est-elle si importante ?

    Cette ville du nord de la Syrie est sous un déluge de feu des forces aériennes russes et syriennes depuis plusieurs jours.

    Les médecins sur place décrivent une situation critique.

    Franceinfo explique les raisons de cet acharnement.

    Dans une rue d'Alep (Syrie), le 24 septembre 2016.
    Dans une rue d'Alep (Syrie), le 24 septembre 2016. (IBRAHIM EBU LEYS / ANADOLU AGENCY / AFP)
     
    Louis San     France Télévisions

    Mis à jour le
    publié le

     

    Les Nations unies y évoquent des "crimes de guerre" et "la plus grave catastrophe jamais vue en Syrie".

     

    La ville d'Alep est toujours sous le feu nourri des forces aériennes russes et syriennes, jeudi 29 septembre. La veille, les deux principaux hôpitaux de la ville ont été bombardés. "Je pense que c'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'il y a une vraie volonté de détruire les hôpitaux de cette façon-là"explique sur franceinfo Oubaida Al Moufti, vice-président de l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM).

    Depuis plusieurs semaines, Alep est au cœur de toutes les discussions diplomatiques et la cible principale des manœuvres militaires.

     Franceinfo vous explique pourquoi la bataille d'Alep représente un enjeu majeur.

     

    Parce qu'Alep est la 2e ville du pays

    Au niveau démographique, elle était la cité la plus importante de Syrie avec 2,9 millions d'habitants intra-muros, quand Damas n'en compte que 1,5 million. L'agglomération de la capitale est cependant plus développée avec 5 millions d'habitants.

    Alep était également l'un des poumons économiques du pays, porté par une forte activité industrielle. "C'est la capitale industrielle de Syrie et la principale plaque tournante pour le commerce agricole", expliquait Jihad Yazigi, rédacteur en chef du bulletin économique en ligne The Syria Report, cité par Le Monde, en 2012.

    Avant le début du conflit, la zone industrielle de la ville appelée Cheikh Najjar, espérait même devenir la plus grande du Moyen-Orient.

    Parce que la ville est un haut-lieu historique

    "Alep est classée au patrimoine mondial de l'humanité car c'est l’une des plus anciennes citées au monde. Elle était déjà habitée en 5 000 avant Jésus-Christ si l'on en croit des tablettes cunéiformes, la première forme d'écriture de l'humanité", a souligné franceinfo, en mai.

    La ville était une importante destination touristique où l'on se pressait pour admirer, entre autres, la citadelle du XIIIe siècle, la Grande Mosquée du XIIe siècle, ainsi que les influences des différentes populations qui l'ont dominée : "Des Hittites, des Assyriens, des Arabes, des Mongols, des Mamelouks et des Ottomans", énumère l'Unesco.

     

    Le pont qui mène à la Citadelle d'Alep (Syrie), en 1997.
    Le pont qui mène à la Citadelle d'Alep (Syrie), en 1997. (FELIPE J. ALCOCEBA / BILDERBERG / AFP)

     

    Après cinq ans de conflit, la ville est méconnaissable, comme l'a constaté une équipe de France 2 qui s'est rendue dans le quartier historique, en janvier.

    La mosquée a notamment perdu son dôme et le vieux souk a été dévasté.

    Mais même en ruines, difficile d'imaginer Bachar Al-Assad laisser ce joyau historique aux mains des rebelles ou d'autres factions.

    Parce que sa situation géographique est stratégique

    La ville, située dans le nord-est de la Syrie, "est la voie de passage la plus directe de la Méditerranée vers la Mésopotamie", remarque La Croix.

    Concrètement, elle est un carrefour routier et ferroviaire de toute la région puisqu'elle se trouve à équidistance de l’Euphrate et de la côte méditerranéenne, et à seulement 45 km de la Turquie, pays par lequel s'approvisionnent les rebelles.

    Parce que Bachar Al-Assad et les rebelles ont besoin d'Alep pour exister

    Depuis 2012, la ville est divisée entre quartiers sous le contrôle du régime, à l'Ouest, et quartiers aux mains des rebelles, à l'Est.

    "C’est en gardant le contrôle d’Alep que le pouvoir de Damas peut entretenir la prétention d’être légitime. Cela permet à Bachar Al-Assad de donner l’illusion de ne pas seulement régner sur une petite partie du territoire", estime auprès de LCI Thomas Pierret, maître de conférences en islam contemporain à l'université d'Édimbourg.

    La ville est tout aussi importante pour les rebelles. Elle est d'ailleurs présentée comme la capitale de la révolte. "C’est le fait de contrôler la moitié de cette ville, la seconde du pays, qui leur a permis de prétendre à être autre chose qu’une révolte rurale et périphérique", explique également Thomas Pierret.

    Le régime de Damas fait face à une forte résistance des rebelles et doit réaffirmer son autorité car il ne contrôle plus que 30% ou 40% du territoire syrien original, indique à franceinfo Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, et chargée de cours à Sciences Po.

    Si l'armée de Bachar Al-Assad arrivait à reprendre Alep, cela voudrait dire qu'elle est en train de gagner. Et cela serait une victoire car elle n'a pas enregistré de succès depuis des mois et des mois.

    Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient

    à franceinfo

    Autrement dit, si les forces loyales à Bachar Al-Assad venaient à simposer à Alep, cela sonnerait le glas de la rébellion syrienne, déjà affaiblie par la montée en puissance des groupes jihadistes.

    C'est pour cette raison que chaque percée, chaque avancée, chaque recul des uns et des autres est scruté avec attention. Les forces russes et les troupes du régime de Damas tentent d'assiéger la ville.

    Pour y parvenir, ils cherchent à bloquer les routes qui permettent aux rebelles de s'approvisionner en Turquie. 

     

    Parce que la Russie y joue sa crédibilité

    "Lorsque l'on parle de bataille d'Alep, on parle très peu de Bachar Al-Assad. On parle des combats, on parle de la Russie, on parle de l'Iran mais très peu du président syrien parce qu'il n'est absolument pas en capacité de reprendre la ville, commente Agnès Levallois.

    Si Bachar Al-Assad a l'espoir de remettre la main dessus, c'est parce que les Russes ont décidé de mettre tout leur poids dans la balance pour que cette ville retourne dans son escarcelle."

    D'un point de vue plus global, "les Américains ont complètement délégué la gestion de la crise syrienne aux Russes, estime Agnès Levallois.

     Il y a de l'agitation diplomatique parce que les Américains ne peuvent pas dire clairement 'on ne s'en occupe pas, on s'en détourne et on laisse faire n'importe quoi'. Mais on s'aperçoit à chaque fois que les Américains délaissent la gestion aux Russes.

    Donc ils jouent leur crédibilité, leur volonté de montrer qu'ils sont la nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient, que ce ne sont plus les Américains qui donnent le 'la'." 

    C'est une question vitale pour les Russes de montrer qu'ils sont maintenant les maîtres du jeu en Syrie. Ils veulent dicter la poursuite des combats et dicter les conditions d'une sortie de crise lorsqu'ils auront décidé que la sortie de crise est une option envisageable.

     

    Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient à franceinfo

     

    En attendant, la bataille d'Alep n'est pas terminée. Et elle risque de faire encore beaucoup de morts car, comme l'a résumé en août(en anglais) Charles Lister, spécialiste de la Syrie et chercheur auprès du Middle East Institute, "elle est sans doute la plus symbolique et la plus stratégique des batailles".


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    1 octobre 2016

    Washington détruit les ponts de Deir ez-Zor pour empêcher la progression de l'armée syrienne vers la ville, située sur l'Euphrate, dont la majeure partie est occupée par Daech.

     

    Selon Tasnim, les avions de la coalition internationale anti-Daech, dirigée par les États-Unis, ont bombardé ce jeudi le pont de la ville d'al-Ashara, dans la banlieue est de Deir ez-Zor.

    Le pont a été détruit par ce raid aérien. Hier, mercredi, la coalition internationale avait bombardé le pont de la ville de Mayadin.

     

    L'objectif des États-Unis est d'isoler les villes et les villages situés aux alentours de Deir ez-Zor, afin d'empêcher la progression des unités de l'armée syrienne vers cette ville.

    La Coalition internationale détruit systématiquement les ponts de Deir ez-Zor. ©Tasnim

     

    Le pont d'al-Ashara était l'une des voies de communication les plus importantes de la province de Deir ez-Zor (est) entre les deux rives de l'Euphrate.

    Des sources locales confirment que le pont d'al-Ashara a été détruit dans la nuit de mercredi à jeudi. C'est le troisième pont de la ville, entre les deux rives de l'Euphrate, bombardé et détruit par la Coalition.  

    Ces derniers jours, les avions de la coalition internationale ont bombardé et détruit systématiquement les pont de la province : les ponts de Mayadin et de Bou Kamal (dans la banlieue est), mais aussi le Pont suspendu, le pont Siyassiah et le pont Qanamat à l'intérieur de la ville de Deir ez-Zor.

    source


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    Un commandant du Front Al-Nosra : «Les USA sont de notre côté et nous arment via des pays tiers»

    © Capture d'écran de la video de Jürgen Todenhöfer
     
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    Un commandant d'Al-Nosra (Fatah al-Cham) a accordé une interview à un journal allemand, où il révèle que les Etats-Unis ainsi que d’autres pays soutiennent le groupe djihadiste en Syrie, confirmant ainsi ce que Moscou affirme depuis longtemps.

    Armes «Made in USA»

    «Oui, les Etats-Unis soutiennent l’opposition [en Syrie], mais pas directement. Ils soutiennent les pays qui nous soutiennent. Mais nous ne sommes pas encore satisfaits de ce soutien», a déclaré le commandant d’unité du Front Fatah al-Cham (anciennement Front Al-Nosra) Abou Al Ezz, dans une interview accordée au journal allemand Koelner Stadt-Anzeiger depuis la ville syrienne d’Alep.

    Ce commandant a révélé que le groupe terroriste avait gagné des batailles grâce aux missiles antichars TOW de fabrication américaine qui ont été «donnés directement» à ses troupes. Grâce à ces missiles, «la situation dans plusieurs régions [syriennes] est sous contrôle», se félicite Abou Al Ezz.

    Quant à l’armement lourd, il aurait été fourni via des pays tiers : «Nos chars et de nombreux lance-roquettes sont venus de Libye via la Turquie», confie-t-il.

    Mais, à l'en croire, les Etats-Unis et d’autres pays aident les djihadistes en les fournissant non seulement en armes, mais aussi en personnel. Quand le Front Al-Nosra a été assiégé, il y a eu «des officiers de Turquie, du Qatar, d’Arabie saoudite, d’Israël et des Etats-Unis ici… Des experts en satellites, missiles, renseignement et caméras thermiques de sécurité». Quand le journaliste lui a demandé si des instructeurs se trouvaient vraiment parmi les djihadistes, Abou Al Ezz a tout simplement répondu : «Les Américains sont de notre côté.»

     

    «Nous lutterons contre la Russie et l’Occident»

    Le commandant s’insurge aussi dans son interview que l’Occident ne les soutienne pas directement, alors qu’il y a dans leurs rangs de «nombreux combattants d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et d’autres pays». «Nous lutterons contre la Russie et l’Occident, parce que l’Occident n’est pas de notre côté. L’Occident ne nous envoie que des moudjahidines», a-t-il déploré.

    Abou Al Ezz a déclaré également que les combattants du Front Al-Nosra «lutter[aient] jusqu’à la chute du régime», tout en reconnaissant que la lutte était «difficile», à cause de la force du pouvoir en place et du soutien russe dont il bénéficie.

    Les Al Saoud aux finances

    Si les Etats-Unis assument l’armement du Front Al-Nosra, l’Arabie saoudite s’occupe quant à elle du financement du groupe, si l’on croit le commandant qui affirme que le groupe terroriste est payé pour atteindre des buts militaires lors du conflit syrien.

    «Nous avons reçu 500 millions de livres syriennes (plus de deux millions d’euros) de l’Arabie saoudite. Pour s'emparer de l’Ecole d’infanterie d'Al Muslimiya il y a quelques années, nous avons reçu 1,5 million de dinars koweïtiens (soit environ 450 000 euros) et cinq millions de dollars de l’Arabies saoudite (presque 4,5 millions d’euros)», a révélé le commandant, ajoutant que cet argent venait des gouvernements de ces Etats et non de donateurs privés.

    Au-dela des Etats-Unis, l’Occident dans son ensemble contribue à aider le Front Al-Nosra, selon Abou Al Ezz. Des pays européens auraient «ouvert la voie» aux nombreux djihadistes qui viennent en Syrie depuis l'étranger, explique-t-il. 

    Pour le Front Al-Nosra, le cessez-le-feu est une chance pour «se préparer à de nouvelles attaques»

    Dans cette interview, le commandant ne fait ainsi que confirmer les déclarations de Moscou et de Damas, selon qui les combattants de ce groupe utilisent le cessez-le-feu conclu par la Russie et les Etats-Unis le 9 septembre pour préparer une nouvelle offensive.

    «Nous ne reconnaissons pas le cessez-le-feu. Nous regrouperons nos troupes. Nous mènerons une nouvelle attaque écrasante contre le régime dans les jours à venir. Nous avons regroupé nos forces dans toutes les provinces, notamment à Homs, Alep, Idlib et Hama», a ainsi expliqué le commandant.

    Le Front Al-Nosra rejette tout gouvernement de transition

    Le Front Al-Nosra est opposé à l’idée d’un gouvernement de transition en Syrie, selon le djihadiste : «Nous n’acceptons personne du régime d’Assad ou de l’Armée syrienne libre qualifiée de modérée. Nous avons pour but de renverser le régime et établir un Etat islamique, conformément à la charia.»

    «Daesh est utilisé dans les intérêts des Etats-Unis»

    Quant aux affiliations du groupe, le commandant a ouvertement confirmé que le Front Al-Nosra faisait partie d’Al-Qaïda et ne regardait pas Daesh d'un très bon œil. «Nous étions dans un groupe avec Daesh. Mais Daesh est utilisé dans les intérêts et buts politiques de grandes puissances telles que les Etats-Unis, et ce groupe s’est éloigné de nos principes. La plupart des leaders de Daesh travaillent avec des services de renseignement, c’est clair pour nous. Nous, le Front Al-Nosra, avons notre propre voie», a confié Abou Al Ezz.

    Lire aussi : Ironie tragique : 15 ans après le 11 septembre, l'Amérique est partenaire d'Al-Qaïda en Syrie

     

    L’interview de ce commandant du Front Al-Nosra a été réalisée dans une carrière de pierre à Alep, le 17 septembre, par le journaliste allemand Jurgen Todenhofer.

     

    Raconter l'actualité

     
     
     
     

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    Published On: Sun, Oct 2nd, 2016
     

    “Une agression des USA contre la Syrie mènera à une guerre à grande échelle” (Gouvernement russe)

     

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    BREIZATAO – ETREBROADEL (02/10/2016) Comme nous le rapportions il y a deux jours (lire ici), les graves revers subis à Alep par les islamistes et djihadistes d’al-Qaeda soutenus par les USA ont fait remonter la tension entre Washington et Moscou.

     

    Interrogée sur la situation, la Porte-parole du ministre des Affaires Étrangères russe Maria Zakharova a mis en garde les USA contre une “agression directe” contre la Syrie qui se transformerait en “guerre à grande échelle”.

    Al Masdar News (source) :

    “Des lobbies aux USA sont vraiment en train de pourrir la situation et d’empêcher la conclusion d’un accord”.

    La Porte-parole du gouvernement russe a ajouté :

    “Leur [aux Américains] logique est celle-ci : “Pourquoi aurions-nous besoin de la diplomatie, de l’ONU, du droit international, pourquoi aurions-nous besoin de nous tenir à nos engagements sur la scène internationale quand il y a la force et le droit du plus fort, quand nos propres lois nationales peuvent se tenir au dessus des autres lois et peuvent être mises en œuvre par une résolution par la force d’un problème”…

    Nous connaissons déjà cette logique, il n’y a rien de neuf à ce sujet.

    Cela finit généralement d’une seule façon : une guerre à grande échelle“.

     

    Questionnée sur la réaction de la Russie en cas d’agression américaine contre la Syrie, Maria Zakharova est restée évasive :

    “Je ne peux pas spéculer sur ce qui se passerait si… C’est la tâche des experts.

    Ma tâche consiste à expliquer pourquoi il est si important de rester dans le cadre de travail des accords. Si les USA entament une agression directe contre Damas et l’armée syrienne, cela mènera à un mouvement tectonique, non seulement en Syrie mais dans toute la région”.

    Les “lobbies” en question sont parfaitement connus : ce sont les mêmes que ceux qui s’opposent frontalement à l’élection de Donald Trump.

    C’est-à-dire Wall Street, les multinationales globalistes et autres médias bellicistes stipendiés par eux.

    Sans oublier la CIA, le Pentagone ou encore les Frères Musulmans dont Clinton est l’alliée privilégiée

    (lire ici).

     

    Il ne reste plus qu’un mois avant l’élection présidentielle américaine et Hillary Clinton, empêtrée dans des scandales de corruption de grande ampleur, fait face à une puissante hostilité de la part des classes moyennes.

    Déclencher une guerre de dernière minute constitue à n’en pas douter une forte tentation pour la Maison Blanche.

    Ce serait un moyen idéal de forcer le public à se rassembler autour de l’actuelle présidence et de son successeur désigné par le Parti Démocrate.

    Cette vaste vaste conspiration inclut toujours les mêmes acteurs, tel le candidat à l’élection présidentielle Alain Juppé :

     

    Ancien ministre des Affaires Étrangères de Nicolas Sarközy, Alain Juppé a participé en 2011 aux projets de changement régime en faveur des Frères Musulmans en Libye et en Syrie.

    Il s’agit ici de la réitération d’un serment d’allégeance aux intérêts globalistes avant l’élection de 2017 en France.

    Mais pour permettre aux Frères Musulmans et aux djihadistes d’al-Qaeda de l’emporter, il faudra d’abord vaincre un opposant de taille.

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    Casques Blancs: Des sauvetages soigneusement mis en scène

     
     
     
     
    Malgré les incessantes campagnes de séduction, les Casques Blancs – une ONG qui travaille dans des zones tenues par les groupes terroristes en infraction avec le droit qui s’applique dans le cadre de la guerre contre le terrorisme – n’ont pas obtenu le prix Nobel qu’ils espéraient.
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    Sauvetage théâtral ! Les sauveteurs se précipitent vers les caméras

    Un homme tenant un enfant dans ses bras court vers l’appareil photo.

    Le visage de l’enfant est recouvert de rouge, mais semble par ailleurs intact.

    En bas à gauche de l’image, nous pouvons voir le dos d’un homme avec le logo Casques blancs (White Helmets) sur sa veste.

    De la poussière en arrière-plan. Toujours de la poussière ou de la fumée.

    Plusieurs hommes ayant l’air très occupé. Mais font-ils réellement quelque chose ?

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    Ce serait une photo coup de chance pour n’importe quel photographe. Même dans un pays où on peut trouver au coin de la rue les décombres d’un bombardement récent.

    J’ai été, il y a plusieurs années, photographe professionnel. Les vrais accidents ou bombardements sont beaucoup plus sanglants que n’importe laquelle de ces images.

    Et cette couleur rouge sur le visage de l’enfant est tout sauf du sang.

    La photo ci-dessus est typique de la propagande « les Casques blancs portent secours à un enfant ». Les vieux décombres mis à part, elle est complètement mise en scène.

    Ci-dessous, les 43 clichés du même thème le démontrent. Demandez-vous juste ceci : ces photos bien composées, soi-disant réalisées « par chance », prises en une année, pourraient-elles ressembler à ça si elles avaient été prises sur les sites de vrais événements de ce genre ?

    Vraiment ? Aucune n’est mise en scène ? Si l’une d’entre elles l’est, combien le sont ?

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    La suite des photos sur moonofalabama | Juin 21, 2016 [Traduction E&R]

     

     

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     TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

    L’aspect principal de cette saison politique ne sont pas les élections, mais la guerre

     

    Comme nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises, l’aspect principal de cette saison politique ne sont pas les élections, mais la guerre.

    Mais si les élections ont une importance quelque part, alors c’est aux États-Unis où, encore une fois, elles sont étroitement liées à la guerre.

    Il y a deux jours, le samedi 17 septembre, la probabilité de cette guerre était vertigineuse. Comme nous le savons, les troupes américaines, qui n’ont jamais été invitées en Syrie, ont bombardé les positions de l’armée syrienne à Deir ez-Zor.

     

    À la suite de cet attentat, 60 soldats syriens ont été tués

    [Ndlr, 80 tués et 150 blessés].

    Cette frappe était extrêmement importante pour les militants d’ISIS, que les États-Unis, de façon informelle, conseillent et arment tout en prétendant les combattre.

    On a franchi une ligne rouge. Bombarder des soldats syriens est une chose, mais cela signifie une déclaration de guerre non seulement contre la Syrie, mais aussi contre la Russie, qui se bat en Syrie du côté d’Assad.

    Et cela signifie que nous avons atteint un point culminant.

    Bien sûr, le leadership américain a immédiatement signalé que le raid aérien était une erreur et a mis en garde les dirigeants russes de ne pas se laisser entraîner par leurs émotions. Mais les Américains ne peuvent que mentir, car la technologie moderne permet aux objets satellites d’être vus à partir d’un ordinateur de bureau.

    Théoriquement, les bombardiers américains ne pouvaient pas simplement se tromper de cible lors d’une telle frappe. Et ce qui est le plus important : s’ils vous avaient dit qu’ils se préparaient à vous bombarder, et que vous n’avez rien dit, alors cela veut-il dire que vous êtes d’accord ?

    Il est tout à fait évident que les États-Unis se préparent à lancer une guerre contre la Russie. Les incidents frontaliers représentent des opérations de reconnaissance.

    Mais comment Moscou, Poutine et le Kremlin vont-ils réagir ? Le point de non-retour n’a pas encore été franchi, mais est-ce que la réaction de Moscou n’a pas montré combien les Russes sont prêts pour une confrontation frontale directe avec les États-Unis et l’OTAN ?

    Ce fut la raison pour laquelle l’attaque aérienne a été lancée contre les positions de l’armée syrienne.

    Le leadership américain globaliste ne peut évidemment pas gouverner le monde entier et, qui plus est, la menace posée par Trump remet leur contrôle sur l’Amérique elle-même en question.

    Maintenant, alors que la marionnette Barack Obama est toujours en fonction et que le candidat des globalistes, Hillary Clinton, se désintègre devant les yeux mêmes des électeurs américains, c’est leur dernière chance de commencer une guerre.

    Cela leur permettrait de reporter les élections ou de forcer Trump, s’il devait gagner, à commencer sa présidence dans des conditions catastrophiques.

    Ainsi, les néo-conservateurs et globalistes américains ont besoin de la guerre. Et vite, avant qu’il ne soit trop tard. Si Trump obtient la Maison Blanche en temps de paix, alors il n’y aura pas de guerre, au moins pas dans un avenir prévisible.

    Et cela signifierait la fin de l’omnipotence des élites mondialistes maniaques.

    Ainsi en cet instant, tout est très, très grave. Les idéologues de l’OTAN et les globalistes américains tombent dans un besoin abyssal de guerre, maintenant – avant les élections américaines. Une guerre contre nous. Pas tellement pour la victoire, mais pour le processus lui-même.

    Ceci est la seule façon pour eux de prolonger leur domination et de détourner l’attention des Américains et du monde entier de leur interminable série d’échecs et de crimes. Le jeu des globalistes a été révélé.

    Bientôt, ils vont devoir se retirer du pouvoir et comparaître devant les tribunaux. Seule la guerre peut sauver leur situation.

    Mais qu’en est-il de nous ? On n’a pas besoin de guerre. Pas maintenant, ni demain, ni jamais. Jamais dans l’histoire nous n’avons eu besoin de la guerre.

    Mais nous avons constamment combattu et, en fait, nous n’avons presque jamais perdu. Le coût de ces guerre a entraîné des pertes terribles et des efforts colossaux, mais nous avons gagné.

    Et nous allons toujours gagner. Si ce n’était pas le cas, alors aujourd’hui, nous n’aurions pas un tel pays, immense et non contrôlé depuis l’étranger.

    Mais dans le cas présent, nous avons besoin d’acheter autant de temps que possible. Les Américains ont essentiellement attaqué nos positions, comme les Géorgiens à Tskhinvali en août 2008.

    Les Russes sont sous le feu, ce qui ne peut pas être ignoré. Notre réaction est extrêmement prudente et équilibrée. Nous avons exprimé ce que nous pensons de cet acte d’agression américain, mais en des termes très délibérés.

    La fatalité de la situation réside dans le fait que si Washington décide d’opter pour la guerre maintenant, alors nous ne pouvons pas l’éviter. S’ils devaient insister et répéter encore et encore ce genre de situation comme celle du 17 septembre, alors nous devrons accepter le défi et entrer en guerre, ou admettre sciemment la défaite.

    Dans cette situation, le résultat de la lutte pour la paix qui est, comme toujours, pleinement dans notre intérêt, ne dépend pas de nous. Nous avons vraiment besoin de la paix, pour gagner du temps jusqu’au 8 novembre, et alors tout sera beaucoup plus facile.

    Mais est-ce que le colosse qui s’effondre nous le permettra cette fois-ci ?

    À Dieu ne plaise que cela arrive. Mais ceux qui pouvaient prier, ont prié à la veille de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.

     

    Dans tous les cas, notre objectif est toujours et seulement la victoire. Notre victoire.

    Les Américains bombardent nos gars. Une troisième guerre mondiale n’a jamais été aussi proche.

    Par Alexandre Douguine |19 septembre 2016| Katehon

    Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

     

    Source et Publication:    http://arretsurinfo.ch/

     

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    Published On: Fri, Oct 7th, 2016
     

    Syrie : La Russie abattra tout avion américain qui tentera d’appuyer les djihadistes (Gouvernement russe)

     

    Russian Prime Minister Vladimir Putin adjusts his sunglasses as he watches an air show during MAKS-2011, the International Aviation and Space Show, in Zhukovsky, outside Moscow, on August 17, 2011. AFP PHOTO / DMITRY KOSTYUKOV (Photo credit should read DMITRY KOSTYUKOV/AFP/Getty Images)

    BREIZATAO – ETREBROADEL (07/10/2016)

     

    Nous pouvons voir plus clairement que jamais le jeu des ploutocraties occidentales, USA et France en tête, en faveur des djihadistes et autres milices islamistes en Syrie. `

     

    Depuis plusieurs jours maintenant, la propagande gouvernementale se déchaîne en faveur des insurgés d’Alep qui compte dans leurs rangs les combattants salafistes d’Arhar al-Sham et les djihadistes d’al-Qaeda.

    Alors que la Russie et l’armée syrienne entamaient l’anéantissement final des djihadistes à Alep et Deir el Zor, les USA ont soudainement décidé de rompre les négociations et de menacer de recourir à la force pour sauver leurs alliés islamistes (voir ici).

    Toute cette agitation, à laquelle s’est encore ajoutée la visite du clown de Nantes Jean-Marc Ayrault en faveur de la pouillerie d’Alep (voir ici), devait attirer une réponse sans ambiguïté de la part de Moscou. Et elle vient de tomber.

     

    Sputnik News (source) :

    Le ministère russe de la Défense a annoncé planifier d’abattre tous les objets volants non identifiés en Syrie à des fins défensives, ce suite aux informations selon lesquelles Washington réfléchissait à effectuer des frappes contre l’armée syrienne.

    La défense aérienne russe abattra tout aéronef non identifié en Syrie, a communiqué le ministère russe de la Défense, soulignant que les systèmes antiaériens S-300 et S-400 n’auraient pas le temps de déterminer son appartenance. « Il faut être conscient du fait que les systèmes russes n’auront pas le temps de déterminer “en ligne directe” le trajet précis des missiles et leur appartenance.

    Et ceux qui prétendent qu’il existe des avions invisibles vont au devant de graves déconvenues », a mis en valeur le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.

    Les S-400 russes ont pour mission de détruire tout appareil US qui essaierait d’intervenir en faveur des djihadistes tandis que les S-300 ont pour mission de traiter les missiles de croisière américain “Tomahawk” susceptibles de frapper les centres de commandement de l’armée syrienne.

    Ce dont il est question ici c’est d’une guerre ouverte entre les USA et l’Otan d’une part et la Russie et ses alliés d’autre part.

    Les ploutocraties occidentales ayant lié leur destin à la victoire de l’islam radical en Syrie et, à terme, partout au Moyen-Orient.

    Les Russes ne peuvent pas reculer pour une raison simple : leurs soldats assistent l’armée syrienne à de multiples échelons. Tout bombardement contre l’armée syrienne tuera inévitablement des soldats russes.

    Imaginer un instant que le Kremlin restera sans réagir face à une agression ouverte contre leurs troupes serait une grave erreur :

    Toute frappe aérienne ou tir de missile contre les territoires contrôlés par le gouvernement syrien posera une menace évidente aux militaires russes, a précisé M. Konachenkov.

    « Aujourd’hui, la plupart d’officiers du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie travaillent au sol, livre de l’aide humanitaire, mènent des pourparlers avec les gouverneurs des localités et des unités armées dans de nombreuses provinces syriennes », at-il expliqué M. Konachenkov.

    « Grâce à leur activité, 732 localités et des centaines de milliers de Syriens ont pu retrouver une vie normale.

    Aussi tout tir de missile ou frappe aérienne contre le territoire contrôlé par le gouvernement syrien présentera-t-il une menace flagrante pour les militaires russes », a poursuivi le général.

    La finance trotskiste new-yorkaise et son bras armé qu’est l’US Army l’a parfaitement compris. Et réfléchit publiquement en ces termes. Le général Mark Milley, Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre USA s’est exprimé récemment à la réunion annuelle de l’Association de l’US Army à Washington :

    «Je veux être bien clair […] l’armée des États-Unis – en dépit de tous nos défis, en dépit de notre tempo opérationnel, en dépit de tout ce que nous avons fait, nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant.
    Ne vous méprenez pas à ce sujet».
     
    Il a en outre cité les propos de l’ambassadeur russe à Londres : «L’ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental […] la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner. »
     
    En forme de réponse, le général a assuré un adversaire quasi-pair sera « hautement létale, contrairement à ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre Mondiale. »
     

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    Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ? (Th. Meyssan)

    La suite de l’article d’hier. Le ton monte de plus en plus entre les deux blocs, à l’initiative, qui s’en étonnera, des va-t-en guerre de l’Empire du chaos.

    Les haut gradés du Pentagone ont averti qu’un conflit « extrêmement meurtrier » avec la Russie était « quasiment certain ».

    Coup de bluff ? Il semble en tout cas que la Russie ne soit pas disposée à plier. Elle aurait tort d’ailleurs, car d’une part elle possède l’avantage sur le terrain, d’autre part un lâchage de Damas aurait des conséquences désastreuses sur le plan stratégique… OD

    Russian President Putin visits China, Day 2

    « Les événements s’accélèrent autour de la crise syrienne et révèlent l’ampleur du conflit entre le camp atlantiste et le bloc russo-chinois.

    Après avoir observé le risque grandissant de guerre généralisée conventionnelle, voire nucléaire, Thierry Meyssan analyse les manœuvres des États-Unis et les réponses de la Russie ».

    « Après la destruction du fleuron de la Marine des Émirats arabes unis, le 1er octobre, les armées des pétro-dictatures du Golfe hésitent à poursuivre seules la guerre contre la République arabe syrienne.`

    Il est clair pour tous que le missile sol-mer qui a détruit le catamaran perce-vagues est une arme extrêmement sophistiquée que l’on n’avait jamais vue sur un champ de bataille.

    Il n’a été tiré ni par les Houthis, ni par les partisans de l’ancien président Saleh, qui ne disposent pas d’une telle arme, mais par la Russie, qui est secrètement présente depuis l’été au Yémen.

    L’idée d’une coordination des jihadistes sans intervention des États-Unis, par leurs seuls alliés locaux, est d’autant plus difficile à imaginer que la rivalité entre l’Arabie saoudite et le Qatar n’a cessé de miner les étapes précédentes de la guerre.

    Washington envisage donc sérieusement l’unique option restante : la confrontation militaire directe.

    Les États-Unis ont sollicités les 64 États et les 3 institutions internationales qui ont rejoint leur Coalition dite anti-Daesh afin de lancer une attaque contre Damas. Dans la pratique, seuls le Canada, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont présents.

    L’idée est de tirer des missiles de croisières sur Damas et Lattaquié, et de bombarder l’Armée arabe syrienne. Ce projet avait été annoncé aux membres de l’Otan, lors du Conseil atlantique du 27 septembre. Il a été soutenu par le sénateur John McCain dans le Wall Street Journal.

    Cette opération implique une réorganisation de la préparation actuelle de la libération de Mossoul en Irak, occupé par Daesh.

    D’ores et déjà, chacun a pu constater que l’objectif de cette Coalition n’est pas celui qu’elle a annoncé, mais le changement d’occupant de Mossoul. Il s’agit de mettre en place non pas des autorités représentatives de l’Irak, ni de ses habitants historiques, mais des seuls sunnites irakiens de manière à créer un « Sunnistan ».

    La Coalition n’a pas bombardé Daesh, mais n’a pas hésité à anéantir « par erreur » une milice de volontaires chiites venue, elle, délivrer la ville de l’obscurantisme.

    Le président Recep Tayyip Erdoğan a vendu la mèche en déclarant au journal Sabah qu’une fois Mossoul libérée, la ville appartiendrait à ses habitants, « seuls les arabes sunnites, les turkmènes et les kurdes sunnites pourront y rester ».

    En d’autres termes, la Coalition se propose de terminer le travail que Washington avait confié à Daesh. Son véritable objectif est d’avaliser le nettoyage ethnique pratiqué par les jihadistes, notamment l’expulsion ou le massacre des chrétiens et des kurdes yazidis, afin de créer un État religieusement homogène.

    Ainsi que nous l’avons déjà plusieurs fois annoncé, Daesh devrait migrer de Mossoul vers Rakka et Deir ez-Zor, à la manière dont il a évacué Jarablous devant l’armée turque, sans livrer de combat.

    Réagissant au projet de bombardement de la République arabe syrienne, la Russie a révélé l’installation en Syrie de batteries d’armes anti-aériennes S-300 et S-400.

    Selon les experts russes, ces armes sont capables non seulement de détruire n’importe quel avion en vol, y compris les avions furtifs, mais aussi les missiles de croisière.

    La situation ne s’étant jamais présentée sur le champ de bataille, personne n’en sait rien.

    Mais, depuis des siècles, les Russes n’ont jamais menti quant aux performances de leur armement.

    Cette annonce a soulevé un vif émoi en Israël où les experts sont désormais persuadés que ce sont ces armes russes qui ont abattu un de ses avions et touché un autre, lorsque Tsahal a violé la cessation des hostilités de l’Aïd, le 13 septembre. L’état-major israélien a déclaré avoir perdu la dominance aérienne à la fois en Syrie et au Liban.

    Les États-Unis ont répondu en faisant bombarder l’ambassade de Russie à Damas par des jihadistes. La Russie a annoncée l’arrivée en Méditerranée de trois nouveaux bâtiments de guerre, tandis que son porte-avion —qui était espéré en juillet— est en route.

    Consciente du risque de guerre nucléaire, la France a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Moscou. Celui-ci a présenté un projet de résolution qu’il entend déposer au Conseil de sécurité à propos d’Alep.

    Ce pourrait être un moyen pour les Occidentaux de sortir la tête haute de cette confrontation. Ne l’ayant pas encore lu, je ne peux commenter ce projet de résolution.

    Cependant la presse française regorge d’articles sur la crise d’Alep basés sur des données fausses.

    Actuellement, la partie Ouest de la ville héberge entre 1,4 et 1,5 million d’habitants partisans de la République. La partie Est héberge entre 25 000 et 30 000 personnes. Le rapport se situe donc entre 46 et 50 fois plus de population et non pas à égalité comme on le suggère.

    Ce sont les jihadistes qui ont abattu les habitants d’Alep-Est qui tentaient de fuir durant la trêve de l’Aïd.

    Ce sont encore eux qui ont brûlé le convoi humanitaire du Croissant rouge syrien destiné aux civils qu’ils tiennent en otages à Alep.

    Après avoir offert lors de l’Aïd la possibilité à tous les résidents d’Alep-Est, qu’ils soient civils ou combattants, syriens ou étrangers de quitter la ville, l’armée syrienne et ses alliés libanais, russes et iraniens ont lancé une opération contre les jihadistes au risque de tuer également les civils qu’ils tiennent en otages.

    Ceci en application de la résolution 2249 du 20 novembre 2015 qui demande aux Etats membres de l’Onu de de « mettre un terme aux actes de terrorisme commis en particulier par l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, ainsi que par le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida ».

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a fait part à son homologue français, Jean-Marc Ayrault, de plusieurs amendements qu’il souhaiterait voir figurer dans le projet de résolution.

    Il a proposé que l’on revienne aux termes de l’accord de cessation des hostilités de l’Aïd. Mais il est peu probable que ce retour en arrière soit accepté par Washington, c’est-à-dire qu’il reconnaisse qu’il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie. Le projet —amendé ou pas— sera présenté samedi au Conseil de sécurité. Le président Poutine se rendra en France le 19 octobre ».

    Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, le 7 octobre 2016

     

    Voir aussi :

    Les menaces du général Mark Milley, chef d’état-major de l’armée américaine, à l’égard de la Russie (sans la nommer) : « Nous vous arrêterons, nous vous battrons comme vous n’avez jamais été battus… »

    Un ton martial, le regard noir, de gros coups de menton…


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    Une mystérieuse photo d'un dîner entre époux Kerry et Assad énerve la droite américaine

    Cette photo d'un dîner "intime" entre époux Kerry et Assad aurait été prise en 2009 dans un restaurant de Damas.

    Cette photo d'un dîner "intime" entre époux Kerry et Assad aurait été prise en 2009 dans un restaurant de Damas.

    Dimanche 1er septembre, sur le plateau de l'émission Meet the Press sur NBC News, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a comparé Bachar el-Assadà «Adolf Hitler et Saddam Hussein» dans la violation des normes internationales en place depuis 1925.

    La blogosphère conservatrice Outre-Atlantique s’est alors empressée de dénoncer l’hypocrisie du chef de la diplomatie américaine, l'accusant de chanter, encore récemment, les louanges du président syrien.

    Et pour preuve de ce revirement brutal, elle diffuse largement une photo montrant John Kerry, alors président de la commission des relations extérieures du Sénat, dîner avec sa femme, Teresa Heinz, et les époux Assad dans un restaurant huppé de Damas.

    La photo aurait été prise en 2009 dans le restaurant le Naranj à Damas, selon Noel Sheppard de News Busters, un blog dédié à «combattre la partialité des médias libéraux» [gauchistes en français], qui se demande comment les médias osent passer cette information à la trappe. Il diffuse en plus une vidéo dans laquelle Assad dit faire «confiance au Sénateur Kerry»: «Il est authentique... je l’ai rencontré cinq fois.»

     
     
     
     
     
     

    Le journal russe La Pravda reprend l'histoire, estimant que si en «2011, Kerry appelait Bachar el-Assad "un homme très généreux"», sans doute est-ce parce qu'il se souvient du «dîner que lui et sa femme ont partagé avec les Assad, deux ans auparavant, en se souriant poliment les uns les autres autour de la table».

    Sauf que voilà, personne à l’AFP n’a pu confirmer à Slate.fr avoir pris cette photo pourtant unanimement attribuée l’agence de presse française.

    Si l'AFP a bien rapporté le fait que John Kerry, alors président de la Commission des relations extérieures du Sénat a rencontré Assad à Damas, le 21 février 2009, l'agence a fermement démenti à Slate.fr être l'auteur d'une telle photo et l'a ensuite confirmé publiquement sur Twitter:

    Alors qui a pris cette image qui a tout d'une photo de paparazzi? Et d'où vient-elle?

    Benny Johnson de Buzzfeed l'avait déjà relayée le 26 août dernier dans un article intitulé «Quand l'Occident flirtait avec Assad», en citant comme source un article de 2012 du Weekly Standard.

    Fin décembre 2012, ce journal relatait effectivement la visite de la Commission en Syrie, en citant la dépêche AFP. Le Weekly Standard incluait également la photo du dîner, mais sans donner plus d'informations sur l'image insérée entre d'autres photos identifiées et diffusée par Reuters. 

    La confusion s'est peut-être faite avec cet article mêlant informations de l'AFP et photo à l'origine inconnue. Après la sortie de John Kerry sur Assad et Hitler, le tabloïd britannique conservateur Daily Mail –repris par de nombreux blogs– a republié l'image, sans identifier son auteur.

    On retrouve trace d'un dîner entre les deux couples dans un billet publié sur le blog de gauche le Daily Kos en décembre 2012, qui fait également état de réunions privées entre Assad et Kerry. Quant à la photo, elle avait déjà été mentionnée par Buzzfeed comme venant du site Syrianhistory, en septembre 2012, mais le Syrianhistory n'avait pas répondu à un mail sur le sujet.

    Ce mardi 3 septembre au soir, Alec Gerlach, conseiller en communication de John Kerry, n'a pas pu confirmer l'origine de la photo, et a ajouté: 

    «Il y a plus de quatre ans, ce n’est un secret pour personne, le sénateur Kerry s’est rendu à Damas pour savoir si Assad pouvait changer. Kerry, comme ses prédécesseurs Kissinger et Baker, croyait à la solution diplomatique. Deux ans plus tard, Assad a réprimé brutalement le Printemps Arabe par la force, il a plongé le pays dans la guerre civile et le Sénateur Kerry a alors condamné les agissements d’Assad, et l’a appelé à quitter le pouvoir, sans discussion possible.»

     

     

    Si quelqu'un sait d'où vient cette photo, n'hésitez pas à nous le dire dans les commentaires ou à envoyer un mail à infos [@] slate.fr.

    Mise à jour avec la réponse d'Alec Gerlach


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    Pour Moscou, la résolution de Paris sur Alep «ne pourra pas passer»

     
     

     

    Une diplomatie de provocation 

     

     Le 6 octobre, à la veille du départ du chef de la diplomatie française à Washington, nous écrivions ceci: « La diplomatie française montre, par la voix de son ministre des affaires étrangères Ayrault, qui déguise ses objectifs en préoccupations humanitaires, combien elle craint que la Syrie et ses alliés puissent gagner, libérer Alep et conduire à la défaite des groupes terroristes qu’elle soutient en Syrie.
     
    Tout porte à croire que la France veuille se saisir de la rupture des relations entre la Russie et les USA pour revenir dans le jeu et obtenir cette fois d’Obama l’intervention militaire qu’il avait stoppée fin août 2013.
     
    « * C’est bien ce qui est en train de se produire. Le quai d’Orsay continue de pousser à la confrontation.

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    Vendredi 7 octobre, Moscou a critiqué la résolution proposée par la France sur la Syrie, expliquant que cette dernière se basait sur plusieurs propositions inacceptables pour Moscou et visait à provoquer un veto russe.

    «Je ne vois tout simplement pas comment nous pourrions laisser cette résolution passer», a déclaré à la presse Vitali Tchourkine, ambassadeur de Russie à l’ONU, interrogé sur l’éventuel usage par Moscou de son droit de veto.

    «Je crois sincèrement que la proposition française ne vise pas à faire des progrès et à sortir de l’impasse, elle ne vise pas à apporter une aide à Staffan De Mistura, mais à provoquer le veto russe», a déclaré Vitali Tchourkine.

     

    «Le projet de résolution français contient un certain nombre de propositions inacceptables pour nous.

    Il politise inutilement l’ensemble de la sphère humanitaire et vise uniquement à mettre une pression supplémentaire sur le gouvernement syrien et, par conséquent, sur la Russie», a par ailleurs déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guenadi Gatilov.

    Précédemment, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait exprimé l’espoir que Paris prendrait en compte les amendements apportés par la Russie à son projet de résolution, ajoutant que dans le cas contraire, le Conseil de sécurité des Nations unies ne serait, en l’état, pas en mesure de contribuer au règlement de la crise syrienne.

    Le 6 octobre, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault s’était rendu à Moscou pour rencontrer son homologue russe afin de discuter de la situation en Syrie et du projet de résolution que Paris compte présenter au Conseil sécurité de l’ONU.

    A l’issue de cet échange, le ministre français avait déclaré à la presse que la France voyait la négociation comme la seule issue possible du conflit, appelant à une reprise des négociations à Genève.

    7 oct. 2016

    *http://arretsurinfo.ch/moscou-annonce-ses-plans-dabattre-tout-missile-menacant-en-syrie/

    Source: https://francais.rt.com/international/27318-russie-considere-impossible-resolution-paris

     

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    Sun Oct 9, 2016 1:25PM
     
    Qui va gagner Assad ou Obama?
    Qui va gagner Assad ou Obama?

    Alors que Russes et Américains continuent à échanger des propos incendiaires sur la Syrie, l'armée syrienne continue sa progression, quitte à ouvrir de nouveaux fronts.

    Les commentaires se succèdent sur une possible confrontation militaire Moscou/Washington en Syrie.

    L'idée de frapper les aéroports syriens par des missiles de croisière et ce, depuis la Méditerranée et dans l'objectif de faire clouer au sol les "Sukhoï d'Assad" se trouve sur la table des Américains, si on en croit "Washington Post". 

    La rupture du dialogue avec Moscou a poussé ce dernier à déployer ses S300 et S400 à Tartous et à Lattaquié. C'est la première fois que les S400 ont quitté le sol russe, chargés d'une mission : protéger les intérêts stratégiques de la Russie hors de ses frontières.  

    Côté russe, l'heure est aussi aux représailles : coup sur coup, Poutine a révoqué deux accords à vocation nucléaire avec Washington pour cause de " comportement non amical" de Washington. 

    Mais quelles sont les options que la Maison Blanche étudie pour contrer ce qui apparaît de plus en plus comme une "victoire irrévocable" de la Syrie et de ses alliés? 

    Les Etats-Unis pourront imposer de nouvelles sanctions contre la Syrie, la Russie ou l'Iran, façon de contraindre ces derniers à stopper leur campagne militaire contre les terroristes takfiristes.

    Mais Washington pourrait aussi être tenté par une autre option : armer les terroristes de missiles anti-avions et ce sera là une guerre déclarée contre l'aviation syrienne et russe avec à la clés l'affaiblissement de la puissance de frappe syro-russe. 

    N'empêche que l'armée syrienne, indifférente à ce brouhaha médiatique, progresse sur la quasi-totalité des fronts, repoussant à la fois Al Nosra et Daech. 

    Dans la banlieue de Damas, l'armée syrienne a repris le contrôle des voies de communication reliant "Khan al Cheikh", " Al Dar Khiba" et " Al Maqilibiya".

    Ces localités sont situées dans la stratégique Ghouta orientale. Dans cette zone, les terroristes sont désormais complètement isolés. 

    Dans la banlieue de Hama, l'armée syrienne a repris le contrôle des villages de Al Talissiya, de Al Ghahara, de Al Mattar al Zarai et de Tal al Asswad au prix d'âpres combats avec les terroristes. La cité de Khafsin est aussi tombée entre les mains de l'armée . 

    Quant aux quartiers de l'Est d'Alep, l'armée syrienne avance dans la localité de Al Ameriya ainsi qu'Al Awija et à Al Jandoul ..... les forces syriennes avancent lentement mais sûrement sur fond de bataille des textes au Conseil de sécurité..... Alep est à deux pas de libération...  

     

    ET AUSSI

     

    Sun Oct 9, 2016 3:40PM
    Un chef de Jund al-Aqsa tué par un groupe terroriste rival, le 6 septembre 2016. ©FARS
    Un chef de Jund al-Aqsa tué par un groupe terroriste rival, le 6 septembre 2016. ©FARS

    Alors que des efforts ont été fournis de part et d’autres pour mettre un terme à la guerre intestine entre deux organisations terroristes à Idlib, Jund al-Aqsa et Ahrar al-Cham continuent à s'entretuer.

    En effet, dans la banlieue d’Idlib, en Syrie, on assiste depuis plusieurs jours à des affrontements sans précédent entre les groupes terroristes, rapporte l'agence Fars.

    Les hostilités ont commencé avec une attaque de Jund al-Aqsa sur une base d’Ahrar al-Cham, située dans la ville de Khan Cheikhoun, qui a fini par la mort de plusieurs membres d'Ahrar al-Cham et la prise de contrôle de la base.

    Le groupuscule terroriste Abna al-Cham, qui a essayé de s’entreposer entre les deux autres groupes terroristes, a failli dans sa tâche de "médiateur" et les batailles ont perduré jusque vendredi soir.

    Jund al-Aqsa a publié un communiqué dans lequel il a accusé Ahrar al-Cham d’avoir tué quelques-uns de ses hommes et d’avoir saboté les opérations de ses unités à Hama.

    Ahrar al-Cham a riposté, à son tour, par un communiqué dans lequel il annonce que ses hommes avaient arrêté plusieurs éléments de Daech, et que Jund al-Aqsa [qui soutient Daech] a réagi en kidnappant un grand nombre de membres d’Ahrar al-Cham qu’il aurait massacrés par la suite.

    Selon Fars, les médias affiliés à "l’opposition syrienne", ont, eux, annoncé qu’un terroriste saoudien nommé Abdullah al-Mohiseni, qui est un chef de Jaïch al-Fatah, voulait faire la médiation entre les deux organisations terroristes, avant qu’Ahrar al-Cham ne s’y oppose.

    Ces batailles entre les deux groupes terroristes ont eu lieu à une vingtaine de localités, dans la banlieue d’Idlib. De nombreux terroristes ont été tués et blessés de part et d’autre. 

     

    Source et Publication:  http://presstv.com/DetailFr/2016/10/09/488312/


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    dimanche 9 octobre 2016

    [ Bachar Al Assad ] : " les Etats-Unis cherchent la domination du monde et mènent la guerre à ceux qui s'y opposent "

    Pour le président syrien, la soif d'hégémonie des Etats-Unis provoque ravages et effondrements des Etats de par le monde.

    Leur ingérence dans le conflit syrien vise à « sauver ce qui reste » de la prédominance mondiale américaine, estime le dirigeant. 

     

     

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    Dans une interview au magazine iranien Tehran Foreign Policy Studies Quarterly ce mercredi 5 octobre, le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que les Etats-Unis recouraient à la force chaque fois qu'ils craignaient qu'un défi à leur influence et à leur capacité de contrôler l'agenda international unilatéralement n'apparaisse. 

    « Les Etats-Unis se basent sur un principe de prédominance sur les autres Etats et c'est ainsi depuis qu'ils ont profité de l'effondrement de l'URSS en mettant en place un contrôle unilatéral qu'ils exercent jusqu'à ce jour sur ce monde », affirme Bachar el-Assad. 

    « Ce qui se passe en Syrie est une tentative de sauver ce qui reste de l'hégémonie américaine »


    « Aujourd'hui, les Etats-Unis mènent des guerres dans le seul but de consolider leur projet de contrôle total, en lançant des attaques contre tous ceux qui s'opposent à leur domination », a déclaré Assad, en soulignant que Washington rejetait et refusait de reconnaître le nouveau rapport des forces dans les affaires mondiales, et la montée en puissance des autres Etats. Une politique qu'on retrouverait donc en premier lieu en Syrie :

    « Ce qui se passe en Syrie est une tentative de sauver ce qui reste de l'hégémonie américaine et occidentale dans le monde. » 

    Selon le président syrien, « la seule chose que les Américains ont réussis de faire est la création de problèmes et la destruction d'Etats, rien d'autre » et ils ont recours à tous les moyens pour infliger des défaites à leurs rivaux idéologiques, en recourant entre autres au « terrorisme », aux opérations psychologiques et pressions économiques.

    Cependant, le leader syrien pense que c'est la couverture biaisée du conflit réalisée par les médias traditionnels qui porte l'un des coups les plus importants aux rivaux de l'Amérique : « Ici, nous ne parlons pas seulement de l'état d'esprit des fonctionnaires, mais [aussi] de celui des gens, de l'analyse erronée de ce qui se passe et du fait que les choses sont présentées d'une manière déformée ».

    « Il est inutile d'analyser la politique des Etats-Unis avec le sens commun, elle est guidée par les intérêts des différentes factions »

    Si la Syrie parvenait à résister à la pression et à déraciner le terrorisme de son sol, cela ouvrirait la voie à la « diffusion d'idées de développement indépendant dans le monde - ce que l'Occident craint le plus », estime Assad, ajoutant que « ce qui se passera en Syrie aura un impact sur le plan politique ». 

    Le président syrien ne croit pas que la politique étrangère américaine puisse changer de façon de faire dans un avenir proche, étant donné que les guerres servent l'intérêt de puissants groupes de pression américains, notamment les lobbies des armes et du pétrole : « Il est inutile d'analyser la politique des Etats-Unis avec le sens commun, comme elle est guidée par les intérêts des différentes factions. » 

    Plus tôt, Moscou a évoqué ses préoccupations au sujet de l'impact possible de la tentative des Etats-Unis de renverser le président syrien en ayant recours à une agression militaire directe. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a averti qu'une telle entreprise conduirait à un « mouvement tectonique terrible non seulement dans le pays, mais dans toute la région ».

    Source: Comité valmy


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    Source : http://www.contrepoints.org/2016/10/10/265713-guerre-yemen-lechec-de-strategie-americaine?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=f13f1ea80b-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-f13f1ea80b-113922297&mc_cid=f13f1ea80b&mc_eid=c48a1b8507

     

    Guerre au Yémen : l’échec de la stratégie américaine [Replay]

    Publié le dans Moyen Orient

    Par Laurent Gayard.

    Dans les années qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001, le Yémen a pris une importance majeure aux yeux des stratèges du Pentagone. L’attentat perpétré contre le destroyer USS Cole le 12 octobre 20001 dans le port d’Aden avait déjà alarmé les autorités américaines.

    Même si le gouvernement soudanais fut tenu pour responsable de l’attentat, l’implantation d’Al Qaida au Yémen ne faisait aucun doute et l’accueil réservé aux agents du FBI et du NCIS2 chargés d’enquêter sur l’attentat suffisait en lui-même à démontrer la radicalité du sentiment anti-américain partagé tant par  le gouvernement que par les chefs de clan yéménites.

    À leur arrivée à l’aéroport, les enquêteurs furent accueillis avec chaleur sous la menace des kalashnikovs, et durant leur court séjour à Aden, les agents rapportèrent que le niveau de menace était tel qu’ils dormaient tout habillés avec leur arme immédiatement à portée de main.

    La croissance faible du Yémen

    Un peu moins grand que la France (527 000 km2) pour une population trois fois moins nombreuse (23 millions d’habitants), la république du Yémen, située à la pointe sud-ouest de la péninsule arabique, est l’un des pays les plus pauvres du monde. 82 % de la population serait en situation de dépendance humanitaire d’après le CIA World Factbook, 27 % de la population est au chômage et avec 0,50, le pays possède l’un des indices de développement les plus faibles au monde3.

    C’est avec l’aide de la communauté internationale, et notamment des États-Unis et du Fonds Monétaire International que le Yémen a tenté ces dernières années de progresser sur le plan économique en modernisant notamment ses industries gazière et pétrolière.

    En place depuis 1990 (et auparavant président de la République arabe du Yémen de 1978 à 1990), le président Ali Abdallah Saleh, véritable équilibriste politique, n’a pas hésité à s’appuyer sur les éléments salafistes et djihadistes pour lancer une vaste offensive contre les séparatistes houthis4 en 2004, avant de redevenir un allié dans la guerre contre Al Qaida et d’obtenir un surprenant renversement d’alliance en ralliant à sa cause les Houthis au moment où il s’apprêtait à être chassé du pouvoir à l’issue des événements du Printemps Arabe, dans un pays quasiment en proie à la guerre civile.

     

    Tandis qu’Ali Abdallah Saleh échappe de peu à une tentative d’assassinat et se voit contraint de fuir temporairement le pays quand le Conseil de coopération du Golfe, sous obédience saoudienne et américaine, obtient du président yéménite la signature d’un plan de sortie de crise et le transfert du pouvoir au vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi le 23 novembre 2011.

    Le Conseil de coopération du Golfe représente le fer de lance de la diplomatie sunnite à l’oeuvre  dans la crise yéménite mais constitue aussi un levier de pression important des États-Unis d’Amérique dans la région.

    Créé en 1981 à l’issue du coup d’État raté initié à Bahreïn par le Front Islamique de Libération de Bahreïn – organisation révolutionnaire chiite soutenue par l’Iran – le Conseil de coopération du Golfe (CCG) se présente dès son origine comme un moyen de faire pièce à l’expansionnisme chiite iranien, deux ans après la révolution de 1979.

    Composé des six pétromonarchies du Golfe, Arabie Saoudite, Oman, Bahreïn, Qatar, Koweït et Émirats Arabes Unis, le CCG et aussi une alliance militaire défensive dont le siège est à Al-Batin en Arabie saoudite.

    Durant toute la guerre Iran-Irak, le CCG reçoit le soutien des États-Unis et les pays membres de l’organisation intègrent la coalition internationale contre Saddam Hussein en 1990.

    La place stratégique du Yémen dans l’endiguement de l’Iran

    Le 12 mai 2012, les pays membres du CCG ont été à l’origine de la création d’une union renforcée visant à faire à nouveau barrage à l’influence iranienne dans la région.

     

    À la médiation des pétro-monarchies, s’ajoute celle du groupe Friends of Yemen, formé à l’initiative du Royaume-Uni, de l’Arabie saoudite et du Yémen, qui réunit régulièrement entre 2011 et 2012 les ministres des Affaires étrangères des trois pays fondateurs, ainsi que les représentants du CCG, de la France, des États-Unis ou du FMI, chargé notamment de superviser l’aide économique accordée au Yémen. L’équilibre des forces dans la relation triangulaire entre pétro-monarchies, Iran et puissances occidentales était cependant trop précaire pour se maintenir longtemps en l’état.

    La fuite de Saleh et son remplacement par le président Hadi n’ont en rien assuré le retour à la stabilité politique. Bien au contraire, le Yémen est devenu un terrain d’affrontements entre une multitude de groupes armés, religieux ou séparatistes, dont les rebelles Houthis dans le nord du pays, ralliés à Saleh, leur ancien adversaire ou l’AQPA (Al Qaida dans la Péninsule Arabique) dans le sud du pays.

    Consciente de la dégradation de la situation sur le terrain et de la montée en puissance d’AQPA – nouvelle avatar d’Al Qaida dans la région – l’administration Obama a mené une politique d’intervention discrète, appuyée sur des frappes de drones, dont le but était de réduire autant que possible l’influence de l’organisation islamiste.

    Si ces frappes ont entraîné la mort d’Harith Al-Nadhari, un des principaux chefs de l’organisation5, elles n’ont pas permis de réduire durablement la capacité d’action d’Al Qaida dans la Péninsule Arabique.

    Le directeur de la CIA, John Brennan, estimait récemment que cette organisation collaborait désormais avec l’État Islamique au Yémen contre des ennemis communs : les rebelles Houthis soutenus par l’Iran et le gouvernement yéménite actuel.« Nous voyons une coopération au niveau tactique pour repousser leurs ennemis communs », a confié Brennan lors d’une conférence au Council for Foreign Affairs6, une analyse réitérée lors d’un entretien accordé en septembre 2016 au Combating Terrorism Center de l’Académie de West Point.

    L’éternel allié saoudien

    Cependant, l’opinion publique américaine n’étant pas plus déterminée que le Congrès à allouer des moyens supplémentaires à l’administration Obama pour peser plus largement sur le devenir de la politique yéménite, les États-Unis ont été obligés de recourir une fois de plus à l’éternel et encombrant allié saoudien, qui partage une large frontière avec le Yémen et voit les succès remportés par les Houthis chiites comme une menace à son intégrité territoriale.

    « Avec des ressources limitées et une tolérance encore plus limitée de l’opinion publique pour un fardeau supplémentaire en termes de politique étrangère, les États-Unis doivent recourir à l’influence des acteurs régionaux que sont l’Arabie saoudite et le CCG », estimait déjà un analyste américain en 2011.

    Le problème est évidemment que l’agenda des États-Unis et des pétro-monarchies du CCG n’est pas vraiment le même.

    Pour les États-Unis, il s’agit de garantir un équilibre instable dans le chaos religieux et clanique du Yémen en misant sur la capacité du gouvernement actuel à reprendre tôt ou tard la main pour que le gouvernement yéménite redevienne l’allié qu’il était du temps de Saleh dans la « guerre contre le terrorisme ». La prise du palais présidentiel par les Houthis en janvier 2015 a mis fin à cet espoir.

    À court de stratégie à long terme et de ressources, l’administration américaine a donc donné carte blanche à la coalition emmenée par l’Arabie saoudite pour intervenir au Yémen et « redonner espoir » à la population yéménite7. Mais la communauté d’objectifs entre Washington et Ryad s’arrête à la porte du palais présidentiel de Sanaa, dont il s’agissait de faire déguerpir les Houthis au plus vite.

    Pour les Saoudiens, le véritable but de guerre était la destruction complète des Houthis au Yémen et la volonté de contrecarrer l’Iran dans toutes ses entreprises… à n’importe quel prix.

    Pourtant, dire que pour le moment la coalition emmenée par l’Arabie saoudite au Yémen ne remplit pas ses objectifs est un doux euphémisme. Si les Houthis ont reculé et essuyé des revers sur le plan militaire, les frappes de la coalition arabe n’ont en rien réussi à les éradiquer : ils campent toujours fermement dans le nord-ouest du pays.

    En revanche, les frappes aériennes de la coalition  aggravent largement la situation humanitaire déjà désastreuse pour la population yéménite. Entre mars 2015 et août 2016, près de 4 000 civils ont perdu la vie. L’intervention saoudienne a conduit à laisser une partie des opérations au sol entre les mains de l’AQPA ou de l’État Islamique avant que Ryad ne commence à réaliser son erreur.

    Et tandis que les Saoudiens perdent de plus en plus la main politiquement – échouant à rallier le Pakistan à leur cause et perdant le soutien des Émirats Arabes Unis qui se sont retirés de la coalition en juin 2016 – les bombardements occasionnent des pertes civiles de plus en plus choquantes pour l’opinion internationale : un hôpital de Médecins Sans Frontières détruit en octobre 2015, 16 ouvriers tués dans le bombardement d’une usine alimentaire le 9 août 2016, 19 personnes tuées le 15 août dans le bombardement d’un autre hôpital de MSF.

    Les États-Unis en retrait

    Témoins de l’enlisement progressif des Saoudiens dans le bourbier yéménite, les États-Unis ne sont plus prêts à le soutenir. Le 19 août dernier, l’armée américaine a décidé de rappeler l’essentiel de son personnel encore basé en Arabie saoudite afin de coordonner le soutien américain. Il ne reste plus, rapporte désormais l’agence Reuters, que… cinq membres du « Joint Combined Planning Cell » en Arabie saoudite.

    Ainsi que le résume Ted Lieu, représentant démocrate et colonel de l’US Army : « Quand des frappes répétées tuent désormais des enfants, des docteurs, des jeunes mariés ou des malades, vous ne pouvez qu’en arriver à la conclusion que soit les Saoudiens ne nous écoutent pas, soit ils s’en fichent complètement. »

    Le torchon brûle par ailleurs plus que jamais entre Washington et Ryad, et l’affaire des fameuses 28 pages du rapport de 2003 de la commission d’enquête américaine sur les attentats du 11 septembre, dont la déclassification serait susceptible de lever le voile sur l’implication de l’Arabie saoudite dans les attaques, ne fait que publiciser largement la défiance qui s’est installée de longue date entre les deux pays, malgré des relations apparemment cordiales.

    On assiste maintenant, avec le désengagement américain au Yémen, son rapprochement avec l’Iran et l’esquisse de condominium avec les Russes au Proche-Orient, à une reconfiguration géopolitique dans laquelle les Saoudiens ont beaucoup à perdre.

    La famille royale saoudienne est-elle en train de payer des années de jeu dangereux et de soutien aux pires factions islamistes entretenues par les membres les plus complaisants de la famille royale ?

    Rien n’est moins sûr tant que l’Arabie saoudite peut continuer à parler au portefeuille des pays occidentaux en faisant miroiter de mirifiques contrats d’armements aux uns et aux autres.

    Mais sur le plan économique, la chute des cours du pétrole place le Royaume dans une situation financière aussi préoccupante qu’inédite.

    Et le retour en grâce de l’Iran dans la communauté internationale n’est certainement pas fait pour améliorer les perspectives qui s’offrent aux dirigeants saoudiens. En attendant, les Yéménites paient au prix fort le désarroi de plus en plus marqué de la diplomatie saoudienne et l’égarement de sa politique étrangère… dont l’État Islamique et AQPA profitent encore largement. États-Unis, Royaume-Uni et France tentent quant à eux de s’éloigner du bourbier sur la pointe des pieds.

     
    1.  L’attentat perpétré et revendiqué par Al Qaida alors que le Cole mouillait dans le port d’Aden causa la mort de 17 marins américains et en blessa 39 autres. ↩
    2.  Naval Criminal Investigative Service (NCIS) ↩
    3.  Populationdata.net ↩
    4.  Faction d’obédience chiite soutenue par l’Iran et ralliée à l’ex-président Saleh. ↩
    5.  Qui a revendiqué les attentats commis en France en janvier 2015. ↩
    6.  Le CTC est un think tank américain fondé en 1921 qui se consacre à l’étude de la politique étrangère américaine. Le texte de la conférence est disponible ici : http://www.cfr.org/intelligence/john-brennan-transnational-threats-global-security/p38082 ↩
    7.  Malheureux choix de nom sans doute. L’opération « Restoring hope », emmenée par l’Arabie saoudite, qui a succédé à l’opération « Decisive Storm », rappelle la funeste « Restore Hope » en Somalie en 1993, l’un des plus gros échecs américains après la guerre froide. De mauvais augure pour Ryad… ↩

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    • « Vous [les responsables iraniens] serez inscrits à l'avenir dans les annales de l'histoire en tant que criminels. Le plus grand crime commis sous la République Islamique, depuis le début de la révolution jusqu'à ce jour et qui sera condamné par l'histoire, est ce crime [ des exécutions de masse] que vous avez commis. » — L'Ayatollah Hossein Ali Montazeri, qui a été l'un des pères fondateurs de la République Islamique d'Iran.

    • Fait intéressant, tous ceux à qui s'adresse Montazeri et qu'il avertit dans la bande audio semblent occuper actuellement des postes importants.

    Le massacre de plus de 30.000 personnes perpétré par l'Iran a été récemment révélé par le fils de l'Ayatollah Hossein Ali Montazeri, Ahmad, un religieux modéré, qui a posté un enregistrement audio confidentiel de son père sur son site et a reçu l'ordre des services de renseignements iraniens de l'en enlever.

    Né à Ispahan, en Iran, l'Ayatollah Hossein Ali Montazeri a été l'un des pères fondateurs de la République Islamique d'Iran. C'est un militant des droits humains, un théologien islamique, et c'était le successeur désigné du Guide Suprême de la révolution islamique, l'Ayatollah Ruhollah Khomeini, jusqu'aux derniers instants de la vie de Khomeini. Ses photos étaient affichées dans les rues à côté de celles de Khomeini.

    Dans l'enregistrement, Montazeri déclare :

    « Vous [les responsables iraniens] serez à l'avenir inscrits dans les annales de l'histoire en tant que criminels. Le plus grand crime commis sous la République Islamique, depuis le début de la révolution jusqu'à ce jour et qui sera condamné par l'histoire est ce crime [des exécutions de masse] que vous avez commis. »

    Alors que certaines organisations des droits de l'homme, l'Administration Obama et les Nations unies semblent ne pas vouloir voir ce massacre et d'autres crimes contre l'humanité, plusieurs responsables ont pris des mesures. Une Résolution de la Chambre des représentants américaine condamnant ces massacres et autres exécutions a été déposée par le Président de la Sécurité intérieure de la Chambre, Mike McCaul, et coparrainée par le Président Ed Royce, le membre de la Chambre, Eliot Engel, et le Président du Comité du Règlement, Pete Sessions.

    La résolution a été présentée alors que le Président iranien, Hassan Rouhani, à la tête du gouvernement qui a la première place au monde, par habitant, en matière d'exécutions, prenait la parole devant la 71ème Session de l'Assemblée générale des Nations unies.

    Pendant son discours, selon l'Associated Press, un nombre sans précédent de manifestants s'était rassemblé sur l'Esplanade Dag Hammerskjold, devant l'ONU. Parmi eux, le Sénateur Joe Lieberman et Sir Geoffrey Robertson, ancien Président du tribunal pour les crimes de guerre pour le Sierra Leone, qui a écrit un rapport sur les massacres de 1988 en Iran, rapport publié sur le site des Arts Initiative des Nations unies.

    La résolution de la Chambre énonce :

    Attendu que sur une période de quatre mois, en 1988, le gouvernement de la République Islamique d'Iran a perpétré des exécutions de masse barbares de milliers de prisonniers politiques et de nombreux autres groupes politiques sans liens ;

    Attendu que, selon un rapport du Centre de Documentation Iranien pour les Droits de l'Homme, le massacre a été commis en application d'une fatwa, ou décret religieux, émise par le Guide Suprême d'alors, l'Ayatollah Ruhollah Khomeini,qui visait les Moudjahidin du Peuple Iraniens (PMOI), connu également comme les Mujahidin-e-Khalq – Moudjahidin du Peuple – (MEK) ;

    Attendu que, selon un rapport du 2 novembre 2007 d'Amnesty International, « entre le 27 juillet 1988 et la fin de l'année des milliers de prisonniers politiques [en Iran], y compris des prisonniers de conscience, ont été exécutés dans des prisons dans toute la nation. » ;

    Attendu que, selon Amnesty International, « la majorité de ceux qui ont été tués étaient des partisans des PMOI, mais des centaines de membres et de partisans d'autres groupes politiques...ont également été parmi les victimes des exécutions. » ;

    La résolution donne d'autres détails de crimes contre l'humanité les plus monstrueux et « du plus grand crime commis par la République Islamique, pour lequel l'histoire nous condamnera » :

    ... les tueries ont été commises sur l'ordre d'un juge, d'un responsable du ministère des Renseignements et d'un procureur d'État, connus par les prisonniers comme « les Commissions de la Mort » qui ont engagé les procédures afin d'éliminer les opposants au régime ;

    Attendu qu'il y a parmi ceux qui sont personnellement responsables de ces exécutions de masse de hauts responsables du gouvernement actuel d'Iran ;

    Attendu qu'on rapporte que les prisonniers étaient traduits devant les commissions et interrogés brièvement sur leur affiliation politique et que si un prisonnier refusait de renoncer à son affiliation à des groupes perçus comme ennemis par le régime, il était emmené et exécuté ;

    Attendu qu'on comptait les victimes par milliers, y compris des adolescents et des femmes enceintes, emprisonnés simplement pour avoir participé à des manifestations pacifiques dans les rues et pour avoir été en possession de matériel de lecture à caractère politique, et dont un grand nombre avaient déjà purgé ou étaient en train de purger une peine de prison ;

    Attendu que les prisonniers étaient exécutés en groupe, certains par des pendaisons de masse et d'autres exécutés par des pelotons d'exécution et que l'on se débarrassait de leur corps dans des charniers ;

    De plus : « les familles de ceux qui étaient exécutés ne pouvaient obtenir de renseignements sur leurs proches et il leur était interdit de porter le deuil en public », et ce qui est plus fondamental :

    « l'actuel Guide Suprême, Ali Khamenei, était apparemment au courant du massacre et, plus tard, l'a approuvé publiquement ; Attendu que, en violation de ses obligations internationales, le gouvernement de l'Iran continue à commettre systématiquement de graves violations des droits humains fondamentaux du peuple iranien ; »

    Fait intéressant, tous ceux à qui s'adresse Montazeri et qu'il avertit dans la bande audio, tous ceux qui ont été impliqués dans ces crimes, semblent occuper actuellement des postes importants. Mostafa Pourmohammadiétait un représentant du ministère des Renseignements dans la prison notoire d'Evin et il a récemment été nommé par le soi-disant modéré, le Président Hassan Rouhani, au poste de ministre de la Justice. Ebrahim Raeisi était procureur de la République et a été nommé par le gouvernement de Rouhani à la tête de Astan Quds Razavi, qui a des revenus de milliards de dollars. Hussein Ali Nayeri était juge et est maintenant membre de la Cour Suprême d'Iran.

    Dans son mémoire, Montazeri écrit qu'il avait dit à Hussein Ali Nayeri d'arrêter les exécutions au moins pendant le mois de Mouharram – premier mois du calendrier musulman -, mais que Nayeri avait répondu : « Nous avons exécuté sept cent cinquante personnes à Téhéran jusqu'ici ...une fois que nous en aurons fini avec deux cents de plus, alors nous écouterons ce que vous aurez à dire. »

     

    Montazeri a écrit aussi plusieurs lettres au Guide Suprême, Khomeini, pour le mettre en garde.

     

    La photo de Jahangir Razmi, qui lui a valu le Prix Pulitzer, est celle de l'exécution de Kurdes et d'autres personnes par le régime islamique iranien en 1979.

     

    Nous ne devrions pas voir l'Iran que par le prisme de l'accord nucléaire.

    Pour être du bon côté de l'histoire et défendre les droits individuels, les droits humains, la justice sociale et la liberté, le Congrès doit agir, condamner le gouvernement iranien, faire pression sur l'Iran pour que soient donnés plus de renseignements aux familles des victimes et exhorter le Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits humains en Iran et le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à ouvrir une enquête complète et créer une commission pour le suivi de cette question.

    Le Dr. Majid Rafizadeh, politologue et universitaire à Harvard est président du Conseil International Américain sur le Moyen-Orient. Il est joignable à cette adresse mail :Dr.rafizadeh@post.harvard.edu.

     

    Source et Publication:   https://fr.gatestoneinstitute.org/9110/iran-commis-massacre


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    Messieurs les anglais, tirez les premiers  ???

     

    WW3 – Les pilotes de la Royal Air Force ont reçu l’ordre de tirer sur les avions russes « hostiles » en Syrie !!

    13Oct

    C’est une info capitale, et pourtant aucun média  n’en parle .

    Apres la Russie qui a installé ses batteries de missiles en Syrie, avec l’ordre de tirer sur toute menace aérienne (ce ne peut être personne d’autre que l’Otan ou la coalition occidentale, les seuls à posséder des avions), jamais nous n’avons été aussi proches depuis la fin de la guerre froide d’une escalade fatale .

    Il suffirait qu’un seul avion soit abattu d’un coté ou de l’autre pour mettre le feu aux poudres .

    Chaque partie à fait part la semaine dernière de sa volonté d’en découdre, tant les Russes que les occidentaux .

    Dans le dernier développement dramatique, les pilotes de la Royal Air Force (RAF) ont l’ordre de tirer sur les avions russes « hostiles » en Syrie !!

    Voici Zero Hedge :

    Comme les États – Unis entrent officiellement dans la campagne militaire au Yémen, le Royaume-Uni semble prêt et disposé à precipiter un événement catalytique à partir duquel il n’y aura pas de retour. Avec les relations entre la Russie et l’Occident au plus bas depuis l’ après-guerre froide et qui se détériorent rapidement , les pilotes de la Royal Air Force (RAF) ont reçu le feu vert pour abattre des avions militaires russes en missions de vol sur la Syrie et l’ Irak, si ils sont mis en danger par eux.

    Le développement est livré avec des avertissements que le Royaume-Uni et la Russie sont désormais « un peu plus proches » d’être en guerre, selon le Sunday Times.

    Alors que les pilotes de Tornado de la RAF ont été chargés d’éviter tout contact avec des avions russes dans l’exercice de missions pour l’Opération Shader, le nom de code anti-Isis de la RAF en Irak et en Syrie, leurs avions ont été armés de missiles air-air et les pilotes ont obtenus  le feu vert pour se défendre si ils sont menacées par des pilotes russes.

    «La première chose qu’un pilote britannique va faire est d’essayer d’éviter une situation où une attaque  air-air est susceptible de se produire – vous évitez une zone si il y a de l’activité russe, » a dit au Sunday Times une source non identifiée du Quartier général interarmées permanent du Royaume – Uni ( PJHQ) .  

     

    » Mais si on tire sur un pilote ou qu’il croit qu’on est sur le point de lui tirer dessus, il peut se défendre .

    Nous avons maintenant une situation où un seul pilote, sans distinction de nationalité, peut avoir un impact stratégique sur les événements futurs. »

    Là où les choses se compliquent est le qualificatif «s’il croit qu’on est sur le point de lui tirer dessus,   » – car cela rend l’engagement ouvert en fonction de l’ évaluation des menaces en temps réel lors de conditions de stress, la probabilité d’une escalade qui pourrait se traduire par deux avions de combat qui se tirent l’un sur l’autre, qui a bondit de manière significative.

     

    Les avion Tornados de la RAF seront armés de Missiles Air-Air à recherche avancée de chaleur  (Asraams, également appelés missiles AIM-132), le IBT ajoute .

    Ces armes, qui ont coûté 200 000 £ chacun, ont une portée plus longue que d’ autres missiles air-air, permettant aux pilotes de la RAF d’ abattre des avions ennemis sans être eux-mêmes ciblés.

    Fournissant une couverture largement sous-estimée d’une escalade importante, le Sunday Times fait état d’une évaluation effectuée par les responsables de la défense du Royaume-Uni qui ont déclaré: «Il a fallu six jours pour la Russie afin de frapper des cibles d’Isis, et toutes les frappes aériennes ont inclus des groupes d’opposition modérés qui se battent pour défendre leurs zones d’Isis.

    Parmi les cibles touchées il y avait trois hôpitaux de campagne « . Dans les dernières 24 heures le ministère de la Défense de la Russie a déclaré qu’il a poursuivi ses frappes aériennes sur les positions d’ISIS à Hama, Idlib, Latakia et Raqqa.

    Il a rapporté que les attaques ont entraîné la «destruction complète» de «53 zones fortifiées et de points forts avec de l’armement et du matériel militaire », sept dépôts de munitions, quatre camps sur le terrain des «terroristes», un centre de commandement et des batteries d’artillerie et de mortier.

    La Russie a répliqué que les frappes aériennes des États-Unis ont échouées à avoir beaucoup d’impact sur les cibles d’ISIS, et qu’a été effectué le mois dernier, une frappe « trompeuse » par les forces américaines de la coalition qui a tué plus de 60 soldats syriens dans un mouvement que la Russie a accusé d’être une provocation à la guerre .

    Le rapport du Sunday Times, citant une source de la défense comme disant: « .

     

    Jusqu’à présent, les Tornados de la RAF avaient été équipés de 500 bombes guidées par satellite – il n’y avait pas ou peu de menaces air-air . Mais dans la dernière semaine, la situation a changé . Nous devons réagir en conséquence.  »

     

    Mais une autre source a résumé la gravité de la situation quand il a dit que « nous devons protéger nos pilotes , mais en même temps , nous faisons un pas de plus vers la guerre.

     

     Il faudrait juste qu’un avion soit abattu dans une bataille air-air et l’ensemble du paysage va changer.  »

    Par resistanceauthentique

    https://resistanceauthentique.net/2016/10/13/ww3-les-pilotes-de-la-royal-air-force-ont-recu-lordre-de-tirer-sur-les-avions-russes-hostiles-en-syrie/


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    La presse britannique s’affole – C’est sûr, Poutine se prépare à la guerre nucléaire avec l’Europe
    13 Oct

     

    Comme je le rapporte dans le précédent papier, dans le tout dernier développement dramatique qui peut dégénérer n’importe quand, Les pilotes de la Royal Air Force ont reçu l’ordre de tirer sur les avions russes « hostiles » en Syrie .

    La tension monte fort outre manche quant à l’éventualité d’une 3e guerre mondiale, y compris dans la presse .

    C’est de la belliqueuse Grande Bretagne que pourrait venir l’étincelle fatale .

     

    Les médias Russes s’affolent aussi, voici RT :

    Des tabloïds britanniques citant une source russe affirment que si les proches des responsables russes vivant en Europe sont priés de rentrer fissa en Russie, c’est pour que Moscou puisse y porter une frappe nucléaire.

    Un mystérieux rapport, dont l’authenticité n’a pas été vérifiée, publié par le tabloïd britannique Daily Star, serait l’objet de tous les fantasmes depuis quelques jours : s’appuyant sur des présumées sources russes anonymes et citées par le site znak.com, basé en Russie, le rapport révèle que le président russe serait sur le point de déclencher une attaque nucléaire contre l’Occident !

    Les prétendues cibles de Poutine en cas de guerre nucléaire

    Et pour cause : Znak.com, basé dans l’Oural, affirme citer cinq officiels unanimes quant aux recommandations qui leur auraient été faites concernant leurs familles expatriées.

    Ainsi, les étudiants russes inscrits dans des universités étrangères seraient contraints d’exiger leur transfert dans des universités russes pour poursuivre leurs études.

    Les personnes âgées qui envisageaient de couler leurs vieux jours en Occident seraient également priées de revenir dans des maisons de retraite en Russie.

    Selon le Daily Star, ces révélations trahissent des manœuvres en cours qui n’ont qu’un but : que Moscou puisse librement procéder à une attaque nucléaire.

    Le Kremlin n’y serait pas allé de main morte pour s’assurer que ses recommandations ont été prises à la lettre : les officiels auraient intérêt à être convainquants avec leurs proches, sous peine d’être pénalisés dans leur carrière.

    Il en faut décidément peu pour que les tabloïds britanniques se mettent à imaginer le grand méchant Vlad armé d’ogives et prêt à frapper leur Royaume !

    Alors que le Kremlin a nié ces allégations par le biais de son porte-parole, Dmitri Peskov, qui affirme n’avoir jamais entendu une telle rumeur, le titre de l’article citant le rapport ne manque pas de piment :

    «La Russie rappelle en urgence les familles de ses officiels à l’aube de la 3e guerre mondiale».

     

    Cette théorie a visiblement du succès outre-Manche puisqu’un autre tabloïd britannique, le Daily Mail, a également repris la rumeur.

     

     Source et Publication:   https://resistanceauthentique.net/2016/10/13/la-presse-britannique-saffole-

     


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    La Troisième Guerre mondiale n'aura probablement pas lieu mais pour quiconque allume son téléviseur en Russie, elle a déjà commencé.

     
    Des tanks russes dans un camp militaire en Syrie à Palmyre, le 5 mai 2016

    Des tanks russes dans un camp militaire en Syrie à Palmyre, le 5 mai 2016 - VASILY MAXIMOV ©AFP

    Le bateau de guerre russe class Corvette 617 "Mirazh" traverse le Bosphore à Istanbul et se dirige vers la Syrie, le 7 octobre 2016

    Le bateau de guerre russe class Corvette 617 "Mirazh" traverse le Bosphore à Istanbul et se dirige vers la Syrie, le 7 octobre 2016 - OZAN KOSE ©AFP

    La Troisième Guerre mondiale n'aura probablement pas lieu mais pour quiconque allume son téléviseur en Russie, elle a déjà commencé.

    Sur la première chaîne d'Etat, c'est le présentateur de l'émission phare du dimanche soir qui annonce que les batteries antiaériennes russes en Syrie vont "abattre" les avions américains.

    Sur la chaîne d'informations en continu Rossia 24, c'est un reportage sur la préparation des abris antinucléaires à Moscou.

    A Saint-Pétersbourg, le site d'informations Fontanka croit savoir que le gouverneur veut rationner le pain pour une future guerre malgré les explications des autorités qui affirment vouloir simplement stabiliser le prix de la farine.

    Et à la radio, on discute des exercices de "défense civile" mobilisant, selon le ministère des Situations d'urgence, 40 millions de Russes pendant une semaine. Au programme: évacuations d'immeubles et exercices d'incendie.

    Pour celui qui aurait éteint son téléviseur pour se promener dans les rues de Moscou, il est fort possible de tomber sur un des immenses graffitis "patriotiques" des artistes pro-Poutine de l'organisation "Set" qui tapissent désormais les immeubles comme cet ours, symbole de la Russie, distribuant des gilets pare-balles à des colombes de la paix.

     

    La cause d'une telle fièvre, de cet emballement pour l'imminence d'une "Troisième guerre mondiale" ? La rupture le 3 octobre des négociations entre Washington et Moscou sur le conflit syrien après l'échec d'un cessez-le-feu que les deux puissances avaient âprement négocié à Genève en septembre.

    Dans la foulée, les bombes russes et syriennes ont transformé Alep en "enfer sur Terre" selon l'ONU et suscité les critiques des Occidentaux.

    Sur le terrain, l'armée russe a continué la semaine à faire cavalier seul en déployant sur sa base navale, dans le port syrien de Tartous, des batteries antiaériennes S-300 aptes à détruire des avions de chasse, mais aussi en envoyant des corvettes équipées de missiles pouvant, en théorie, couler des navires de guerre.

    Autrement dit, une démonstration de force visant, non pas les jihadistes ou les rebelles syriens, mais bien la Marine et les avions américains.

    - Confrontation -

    Des cadets du mouvement patriotique Yunarmiya à Moscou, le 12 octobre 2016

    A Moscou, où les journalistes russes et occidentaux se lèvent et se couchent en recevant les communiqués du ministère russe de la Défense, le climat de confrontation est relayé, amplifié par les médias. Le porte-parole de l'armée russe, le général Igor Konachenkov, adresse ses mises en garde à la Maison Blanche, au Pentagone, au Département d'Etat.

    "Je rappelle aux +stratèges+ américains que les missiles antiaériens S-300 et S-400 qui assurent la couverture aérienne des bases russes de Hmeimim et de Tartous ont un rayon d'action qui pourraient bien surprendre n'importe quel aéronef non identifié", a-t-il dit le 6 octobre en une menace à peine voilée contre les Etats-Unis.

    Sur l'antenne de la chaîne d'Etat Rossia 1, le présentateur Dmitri Kissilev, également patron de l'agence de presse Ria Novosti, résume la pensée du général Igor Konachenkov pour "les simples gens comme vous et moi": "nous abattrons" les avions américains. Puis il dévoile le "plan B" des Etats-Unis en Syrie. "Le plan B, c'est en gros que les Etats-Unis vont avoir un recours direct à la force contre les forces syriennes du président Bachar al-Assad et contre l'aviation russe", dit-il.

    "Est-ce qu'il faut craindre des provocations ? C'est comme cela que les Etats-Unis ont engagé la guerre au Vietnam", conclut M. Kissilev avant de mettre en garde les Occidentaux: les missiles déployés à Kaliningrad, l'enclave russe proche de la Pologne pourraient emporter des têtes nucléaires.

    "La Russie actuelle est plus que prête, mais avant tout psychologiquement, à la nouvelle spirale de confrontation avec l'Ouest", résume Gueorgui Bovt dans une tribune sur le site d'informations Gazeta.ru.

    Le politologue envisage deux scénarios, compte tenu par ailleurs des difficultés économiques de la Russie. Le premier, optimiste, où les deux puissances vont "se mettre d'accord sur de nouvelles conditions de coexistence, en gros un Yalta-2", référence au partage des aires d'influence entre les Etats-Unis et l'Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et le scénario catastrophe: la Russie va réagir selon une loi de la rue bien connue: "si la bagarre ne peut pas être évitée, frapper le premier".

    Syrie : les forces russes et américaines

    Dans une interview à Ria Novosti, le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et initiateur il y a 30 ans à Reykjavik avec le président américain Ronald Reagan du début de la fin de la Guerre froide, prévenait récemment: le monde flirte "dangereusement avec la zone rouge".

     

    Et mercredi, premier signe de détente après des jours d'invectives verbales, Moscou annonçait une réunion internationale sur la Syrie samedi à Lausanne qui a déjà des allures pour le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de rencontre de la dernière chance.
     
    Source: http://www.planet.fr/revue-du-web-a-la-television-russe-la-3e-guerre-mondiale-a-deja-commence.1207586.1912.html?xtor=ES-1-1196490[Planet-a-la-Une]-20161014

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    Jean-Clément Jeanbart, né en 1943 (73 ans) à Alep (Syrie) est un prélat catholique syrien de l’Église grecque-catholique melkite. Il est archevêque de l’archéparchie d’Alep depuis 1995. Dès le début de la guerre civile syrienne en 2011, il est particulièrement actif dans la protection des fidèles, persécutés par les islamistes.

    jc-jeanbart

    Voici une compilation de sa vision (qui n’est bien entendu pas non plus forcément LA vérité, mais qui aide à mieux la cerner) depuis un an – à rebrousse-poil de celle de François Hollande et donc de nos médias…

    14 octobre 2015

    rts

    « En Syrie, les chrétiens ne voient pas d’alternative à Bachar el-Assad »

    L’archevêque grec-catholique d’Alep, Jean-Clément Jeanbart, décrit la situation dramatique des chrétiens en Syrie et estime que le régime de Damas est pour l’instant leur plus sûr bouclier

    L’archevêque grec catholique Jean-Clément Jeanbart montre des photos d’Alep, la capitale économique de la Syrie coupée en deux depuis l’offensive des rebelles en 2012. Les tirs de mortiers répondent aux barils d’explosifs largués par l’armée syrienne sur les quartiers tenus par les rebelles, à moins que cela soit l’inverse. Plus personne dans cette ville martyrisée ne sait exactement. L’archevêché a été durement touché par les bombes. Jean-Clément Jeanbart a dû déménager dans un couvent plus loin de la ligne de front, réfugié dans sa propre ville, comme beaucoup d’autres chrétiens. L’archevêque était à Genève à l’invitation du cercle international de la Fondation pour Genève.

    Le Temps: Combien de chrétiens restent-ils à Alep?

    Jean-Clément Jeanbart: Je n’ai pas de chiffres précis mais il doit en rester un peu moins que 100 000, soit deux fois moins qu’avant la guerre. Tous les chrétiens résident dans la partie de la ville contrôlée par le gouvernement. Beaucoup se sont réfugiés dans d’autres parties de la Syrie ou dans les pays voisins, au Liban ou en Jordanie. Le problème, ce sont ceux qui ont émigré en Europe ou outre-Atlantique.

    Pourquoi est-ce un plus grand problème?

    Parce qu’ils ne reviendront probablement pas. L’émigration saigne les communautés chrétiennes de Syrie, une présence deux fois millénaire. Les premiers chrétiens à avoir été baptisés après les apôtres étaient syriens. Ils étaient venus à Jérusalem pour le pèlerinage de la Pentecôte juive. À l’époque, on ne baptisait que des juifs, le peuple de Dieu. Il était plus dangereux de se convertir pour les habitants de Jérusalem que pour les pèlerins. On estime que 3000 d’entre eux venus d’Alep, de Damas, d’Homs, de Sidon, de Tyr, au Liban, et d’autres villes du Proche-Orient ont été baptisés. Plus tard, Saint-Paul a été le premier à baptiser des non-juifs. Il a été lui-même converti, baptisé et ordonné prêtre par l’Église de Syrie.

    Comment reprocher aux gens de vouloir quitter un pays en guerre?

    C’est vrai: les chrétiens avaient perdu espoir. Nos jeunes partaient, parce qu’ils étaient préoccupés pour leur avenir et ne voulaient pas être enrôlés dans l’armée. Parfois, ce sont leurs parents qui les incitaient à fuir. Il y a déjà eu tellement de morts. Je reproche à certains pays de favoriser l’émigration massive des Syriens. Je ne crois pas à la possibilité de tels mouvements de population vers l’Europe sans complicité. […]

    Qui aurait intérêt à encourager l’exode des Syriens?

    Avec le nombre de réfugiés qui arrivent en Europe, il devient plus facile de justifier des solutions radicales. Certains se demandent quelle pourrait être la suite. Une nouvelle intervention militaire en Syrie ou une zone d’exclusion aérienne. Pour l’instant, les Occidentaux s’y sont refusés mais cela pourrait changer.

    Vous semblez particulièrement remonté contre la Turquie?

    Alep faisait autrefois partie de l’Empire ottoman et le sultan considérait que c’était son bien le plus précieux. Sans cette ville, la Syrie serait amputée de son poumon économique. Avant la guerre, il y avait plus de 1400 usines qui employaient plus d’un million d’ouvriers. Tout a été détruit par les groupes armés à la solde des pays étrangers. À Pâques, un quartier chrétien et arménien a été bombardé par les rebelles. Il y a eu une quarantaine de morts. Ce n’était pas un hasard: le pape venait de reconnaître le génocide des Arméniens par les Turcs. Beaucoup d’Arméniens ont fui Alep, car ils craignaient de connaître le même sort que leurs ancêtres.

    Ce sont maintenant les Russes qui bombardent en Syrie.

    Ces frappes ont redonné espoir aux chrétiens. Voilà la réalité. J’ai parlé avec de nombreux collègues mais aussi des laïques. Tous voyaient désormais une lueur d’espoir pour que chacun se mette enfin autour d’une table pour mettre un terme à cette guerre folle et inhumaine. Avant le conflit, nous avions commencé à construire quelque 70 appartements à Alep pour des jeunes familles chrétiennes. Le chantier a dû être interrompu à cause des combats et certaines familles ont tenu à récupérer leur argent, même si la livre syrienne s’est effondrée. Juste après le début des frappes russes, une famille nous a suppliés de la reprendre à nouveau dans le projet. Ils croyaient à nouveau à la possibilité d’une solution position.

    Mais, depuis le début des bombardements russes, l’État islamique s’est rapproché d’Alep. Ne craignez-vous pas une prise de la ville?

    Cela ne veut rien dire. Comme Raqqa, le fief de l’État islamique, est visé, il est logique que les djihadistes se soient repliés aux abords d’Alep, où ils ont toujours été présents. L’armée syrienne semble avoir renforcé ses positions dans la ville.

    Sur le terrain, ce sont surtout les rebelles anti-Assad qui combattent l’État islamique.

    Peut-être mais ils les avaient auparavant invités en Syrie. Quand il est apparu que l’État islamique voulait en réalité les dominer et créer son propre califat, ils se sont alors mis à le combattre.

    N’y a-t-il pas de rebelles syriens qui trouvent grâce à vos yeux?

    Les rebelles modérés existent encore mais ils sont trop peu nombreux. La plupart ont fui le pays ou se sont réconciliés avec d’autres factions. La majorité des musulmans syriens sont modérés. Mais leur voix est étouffée par les cris des plus aguerris et des plus fanatiques. C’est une autre forme de dictature.

    L’avenir de la Syrie peut-elle passer par le maintien au pouvoir de Bachar el-Assad?

    Pas nécessairement mais le problème est que 80% de ses opposants sont des fondamentalistes. Nous réclamons un régime démocratique, pluraliste et non-confessionnel, gardien de la liberté religieuse des nombreuses dénominations de Syrie. Si les djihadistes et les autres groupes étaient prêts à garantir que nos fidèles ne soient pas égorgés, exécutés ou obligés de renier leur foi pour trouver un emploi ou un logement, nous ne verrions pas d’inconvénient à ce qu’ils exercent le pouvoir. Mais ce n’est pas le cas. Nous ne voyons donc pour le moment pas d’alternative au régime de Bachar el-Assad.

    Vous ne voyez vraiment personne à même de le remplacer, alors qu’il a tellement de sang sur les mains?

    Vous savez, c’est un homme cultivé et ouvert. Il a d’ailleurs épousé une femme née et éduquée au Royaume-Uni. Cela montre une sympathie pour l’éducation à la démocratie et aux valeurs qu’elle a reçues. Ce n’est pas vraiment le profil d’un fanatique. Bachar el-Assad n’est pas aussi mauvais que vous le dites en Occident, où la vision de la situation est contaminée par l’argent versé par certains pays. Ils ont intérêt à affaiblir la Syrie mais, contre toute attente, elle résiste encore. Bachar el-Assad a-t-il plus de sang sur les mains que les autres? Franchement, je n’en sais rien. Au début du conflit, il a plutôt fait preuve de retenue. Ce n’est pas le pire président de la région et il est encore aimé en Syrie. Il ne demanderait sans doute pas mieux que de sortir de ce guêpier. Une fois la guerre terminée, je ne serais pas surpris qu’il ne se représente pas à de nouvelles élections. De toute façon, le camp loyaliste devra forcément être inclu dans le futur règlement de paix.

    Rangez-vous tous les chrétiens dans le camp du président?

    Non. Ils ne sont pas nécessairement tous loyalistes, mais ils trouvent que jusqu’à présent ils n’ont pas été maltraités par ce régime. Nous voulons surtout la fin de la guerre et son cortège d’atrocités et la réconciliation et la concorde entre tous les Syriens.

    Source : Le Temps

    28 janvier 2016

    L’archevêque d’Alep en Syrie : l’incitation à l’immigration est “une déportation”

    Publié le dans International

    La 7ème Nuit des Témoins se tiendra ce vendredi soir à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Milices armées, Bachar Al-Assad, immigration : Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque d’Alep en Syrie, racontera la situation dans son pays. Il était notre Grand Témoin.
    Alep, Mgr Jean-Clément Jeanbart la connaît bien. Et pour cause : il y a vu le jour  en 1943 au sein d’une famille grecque-catholique melktite de douze enfants. ordonnée prêtre en 1968n cela fait maintenant plus de 20 ans qu’il est archevêque d’Alep. Une ville de Syrie qui, il y a deux ans encore, était inaccessible.« C’était très difficile de se déplacer et de maintenir des liens avec l’extérieur », raconte-t-il,« désormais, nous pouvons maintenant sortir, il y a une route latérale qui nous permet d’aller jusqu’au Liban pour prendre l’avion, les lignes téléphoniques fonctionnent de nouveau, l’internet reprend ». La vie quotidienne n’est pas pour autant meilleure : pas d’électricité, pas d’eau. « Notre eau vient de l’Euphrate, les canalisations ont été coupées par les rebelles », explique Mgr Jeanbart, « Alep est une ville de trois millions d’habitants, imaginez ce que c’est sans eau ! ». Autrefois, plus d’un million d’ouvriers travaillaient dans les usines, Alep étant la ville la plus industrialisée d’Orient. « Ces usines ont été rasées par les rebelles ».

    « De très bonnes relations avec les musulmans »Umayyad Mosque in Aleppo

    Pour autant, la moitié des chrétiens sont restés sur place. Du coup, explique l’archevêque d’Alep,« l’affluence est plus importante aux célébrations religieuses, les gens viennent plus qu’avant. Nous n’avons aucun problème à vivre notre vie religieuse là où il y a le gouvernement. Nous avons de très bonnes relations avec les musulmans. Ils représentent 80 % des habitants ». Mgr Jeanbart souligne également que les écoles sont toujours debout, accueillant à la fois des élèves chrétiens et des élèves musulmans.

    L’immigration : une Syrie vidée de ses « forces vives »

    Quelques chiffres qui en disent long : avant le début de la guerre, la Syrie comptait 22 millions d’habitants. Aujourd’hui, 12 millions de personnes ont perdu leur logement. 8 millions ont été déplacées à l’intérieur du pays et 4 millions sont parties à l’étranger. « Devant cette grande catastrophe qu’est l’exode des chrétiens, il ne faut pas baisser les bras, même si on se demande toujours si tout le monde ne va pas partir », lance Mgr Jeanbart qui n’hésite pas à parler de « déportation ». Et l’archevêque d’Alep d’expliquer :« Nous avons vu non seulement des gens partir, mais aussi des pays offrir le transport par avion gratuit, donner des visas à peine demandés… Tout à coup,  on les emmène, on prend les quelques forces humaines restantes… C’est comme si c’était une déportation ». Un mot fort, que reprend à son compte le directeur général de l’AED en France, Marc Fromager :« Derrière ce mot, il y a l’action voulue et organisée de prélever de la Syrie les forces vives, on peut parler de rapt« , ajoute-t-il, « La plupart des migrants arrivés cet été en Europe sont des hommes jeunes, qui pourraient reconstruire le Moyen-Orient, notamment la Syrie, lorsque la guerre sera terminée. Si tout le monde est parti, qui va reconstruire ce pays ? Le mot ‘déportation’ est fort mais correspond à la réalité ».

    Un complot occidental ?

    Mgr Jeanbart, lui, va plus loin et s’interroge : « C’est la première fois de l’histoire que des centaine de milliers de personnes se déplacent comme ça, sous les yeux de la Turquie qui avait les moyens de les empêcher de passer. Cela justifiait auprès de l’opinion publique un silence et un laissez-faire face à d’éventuelles frappes », souligne l’archevêque d’Alep,« je suis de plus en plus persuadé qu’il y avait un complot pour justifier une intervention militaire musclée en Syrie. Un complot des Etats-Unis, de l’Europe, de l’OTAN. Mais la donne a changé avec l’intervention soudaine russe, ils ont été pris de court ». Mgr Jeanbart le répète, il ne s’agit là pas d’une information mais d’une opinion personnelle. Il rappelle également que le pape François a, dès le début du conflit, été très positif envers la Syrie en demandant qu’il n’y ait pas de frappes. « Il a toujours poussé à une solution politique ». Revenant sur la situation des migrants, il rappelle les deux points de vue. Le point de vue occidental d’abord : « Si des réfugiés arrivent, il faut les accueillir, on ne peut pas les laisser dans leur souffrance et leur désarroi ». Le point de vue syrien, ensuite : « De notre côté, partir fait du tort au pays et aux immigrants eux-mêmes, car ils rêvent d’un monde meilleur. Ce monde meilleur, s’il y a des réformes dans le pays, ils l’auront sur place, peut-être mieux qu’en Europe ».

    Pourparlers : « un signe d’espoir et de sérieux dans la recherche d’une solution politique »

    Évoquant les discussions politiques : « Je trouve que la solution politique serait que tout le monde mette un peu d’eau dans son vin, on ne peut pas parler de vin avec nos frères musulmans qui ne boivent pas, c’est une expression », explique dans un sourire Mgr Jeanbart, « il faut que l’on trouve un dénominateur commun qui puisse mettre à l’aise tout le monde ». Il explique :« Le gouvernement syrien refuse absolument que le dénominateur commun soit religieux, confessionnel. Il tient à un pays laïc, non dans le sens opposé à l’islam ou au christianisme, mais laissant le domaine religieux dans le privé, séparé de la politique ». L’opposition rebelle n’est évidemment pas d’accord. Pour l’Archevêque, le Président Bachar Al-Assad n’est donc pas le problème. Opinion partagée par Marc Fromager : « C’est aux Syriens de décider », dit-il, « vu la dangerosité de l’Etat Islamique qui commence à se retourner contre ses parrains originaux –  locaux comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie ou occidentaux comme les Etats-Unis, la France et l’Allemagne – et avec l’intervention russe qui redistribue les cartes dans la région, on peut espérer qu’un jour tout le monde se mettra d’accord sur la nécessité de réduire sérieusement la capacité de nuisance des l’EI, mais pour le moment nous n’y sommes pas encore… Si l’on voulait vraiment mettre fin à cette guerre, la seule solution est pour le moment le scénario russe, défendre l’Etat syrien, d’attaquer l’ensemble des rebelles, y compris les pseudo-modérés qui n’existent pas« .

    Pire sans Bachar Al-Assad ?

    Mgr Jeanbart défend, lui aussi, le maintien de la structure politique actuelle : « En maintenant le gouvernement, l’armée, l’Etat, on sauvegarde le pays d’une guerre civile. Si le régime coulait, le Président s’en allait, ce serait une infinité de guerres locales partout. Les gens s’entre-tueraient. Ce serait terrible.Bachar Al-Assad n’est pas seulement une personne, un symbole, il a toute une population derrière lui… Il faut donner la possibilité à la Syrie de continuer à vivre. Si la Syrie n’est plus gouvernable, les pays limitrophes pourront prendre une partie du pays et faire ce qu’ils veulent. Il faut éviter le chaos. Sans ça, vous n’aurez plus de chrétiens, de minorités, il y aura des atrocités ».

    RéécouterRéécouter Le Grand Témoin

    Source : Radio Notre Dame

    29 janvier 2016

    L’archevêque d’Alep appelle les Syriens à ne pas fuir le pays

    L’archevêque d’Alep regrette que la Syrie “se vide”, alors que des millions de personnes ont déjà quitté le pays à cause de la guerre.

    Source : BFM

    « Alep a 8 000 ans, elle en a vu d’autres », affirme son évêque

    30 janvier 2016

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    Si Bachar Al-Assad quitte le pouvoir, ce sera la guerre civile

    « Je suis inquiet parce que je vois nos fidèles partir. Avec l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés en Europe, j’ai peur de l’avenir. Je sens comme si une déportation de notre population était organisée, surtout de notre population productive, ceux qui pouvaient reconstruire le pays et l’Église. C’est la classe moyenne, la charnière et la colonne vertébrale de notre société, qui est en train d’être absorbée ».

    L’archevêque d’Alep adresse ainsi un message aux chrétiens d’Occident. « Je voudrais que vous vous rappeliez que les premiers chrétiens sont les chrétiens de Syrie. L’Église a commencé chez nous. J’appelle les chrétiens d’Europe et du monde entier à ne pas oublier cette Église et à la préserver », lance-t-il.

    Des pourparlers entre l’ONU et les représentants du régime de Damas ont débuté à Genève le vendredi 29 janvier. Y-a-t-il encore des raisons de croire à la paix en Syrie ? « Tout dialogue est positif. Toutes les fois que deux personnes de bonne volonté se rencontrent, elles trouvent toujours des lieux communs même si ça prend un peu de temps ».

    Le président iranien Hassan Rohani, en visite à Paris il y a quelques jours, a expliqué qu’en l’état actuel des choses, il n’y a pas d’autres solutions que de maintenir Bachar Al-Assad au pouvoir. « Il a raison. Si, par malheur, le président part, ce sera la guerre civile. Ce sera tout le monde contre tout le monde et on s’entretuera. Maintenant, c’est le gouvernement, l’armée contre l’opposition et les rebelles. Sans le président, ce sera l’armée qui s’entretuera, les gens et les différentes communautés qui s’entretueront ».

    9 février 2016

    L’archevêque d’Alep estime que “la moitié des chrétiens ont quitté” la ville

    L’archevêque d’Alep, Monseigneur Jean-Clément Jeanbart, redoute que les chrétiens d’Orient ne reviennent plus en Syrie. “Ce que nous voulons, c’est que les Syriens vivent de nouveau ensemble “, a-t-il répété, ce mardi sur RMC.

    Source : RMC

    28 avril 2016

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    Le grand entretien. Mgr Jean-Clément Jeanbart : « La France n’aurait jamais dû soutenir la rébellion syrienne »

    L’archevêque d’Alep était l’invité jeudi 21 avril de l’association SOS chrétiens d’Orient qui lui a remis un chèque de 150 000 euros destiné à la reconstruction de sa ville martyre.

    Aleteia : Quelle est la situation à Alep ?
    Mgr Jean-Clément Jeanbart : La trêve a été interrompue. De violents combats ont eu lieu autour de la ville qui vont causer de nouvelles violences et un nombre croissant de victimes. Certains États ne veulent pas la paix dans les circonstances actuelles et espèrent au contraire que la situation se renverse. Je pense à la Turquie en particulier mais aussi Israël et l’Arabie saoudite. Une solution diplomatique compromettrait leur objectif de voir la Syrie se désintégrer. Les djihadistes sont pris en étau tandis que l’armée est sur le point de les encercler. Les Alepins sentent qu’une grande offensive approche et sont profondément préoccupés. Approximativement un million de personnes sont encore dans la ville. Pour vous donner une idée, avant la guerre plus de trois millions d’habitants vivaient à Alep. Il est donc terrible de voir cette ville en pleine expansion ainsi démolie…

    Malgré tout, peut-on croire en une issue prochaine du conflit ?
    Je pense que oui dans le mesure où de nombreuses personnes de l’opposition ont réalisé qu’il était absurde de continuer de s’entretuer. D’un autre côté, l’opposition basée à Ryad (Arabie saoudite, ndlr), la plus réticente aux négociations, a finalement rejoint la table des négociations à Genève. Troisièmement, la conjoncture internationale a considérablement changé, autant pour l’Europe qui subit la menace du terrorisme que pour les États-Unis et la Russie qui s’accordent. On est arrivé à un point où exclure la Russie n’est plus possible, contrairement à ce qu’espérait au départ l’OTAN. Après son intervention et son succès.

    Vladimir Poutine se place désormais en grand défenseur des chrétiens d’Orient, ressentez-vous les choses de la même manière ?
    Il peut bien se présenter comme il veut ! Mais il faut reconnaître que nous avons été soulagés par l’intervention russe parce qu’elle a éloigné les terroristes les plus fondamentalistes, Daesh et al-Nosra qui sont ceux qui inquiètent le plus les chrétiens. Même les musulmans syriens ne sont pas épargnés par ces islamistes : la majorité des musulmans de Syrie sont modérés, considèrent que la religion est importante au même titre que leur citoyenneté. Dans ce pays, demander à quelqu’un sa religion est presque impoli. Ce qui compte c’est que l’on vive ensemble et que l’on partage une nationalité. Cela ne veut pas dire que la société était parfaite, il y avait beaucoup de réformes importantes, mais sur le plan de la laïcité du moins la situation convenait à tous.

    Quelle est votre position vis-à-vis de Bachar el-Assad ?
    Notre position est la suivante, vis-à-vis de qui que ce soit : notre avis sera positif dès l’instant où cette personne nous donnera le droit de vivre décemment dans notre pays. Celui qui vient et qui nous garantit ce droit et la liberté d’être nous-mêmes, d’avoir notre religion tout en étant un citoyen avec tous les droits et devoirs que cela comporte, celui-là est le bienvenu. Nous craignons que l’opposition ne soit pas capable de nous donner cet élément indispensable à notre vie dans ce pays qui est le nôtre finalement. Par la force des choses, nous refusons donc la rébellion telle qu’elle se présente. Nous ne refusons pas une opposition modérée, capable de vivre en harmonie avec toutes les différentes populations.

    Vous refusez de personnaliser le conflit en quelque sorte ?
    Oui car c’est en réalité un conflit entre différentes façons de concevoir la citoyenneté : une identité monolithique et confessionnaliste face à une identité laïque où le citoyen se sent fils de ce pays parce qu’il y est né, qu’il remplit son devoir pour celui-ci, qu’il le sert et veut le bâtir. En parallèle, qu’il soit musulman ou chrétien, l’important est qu’il soit libre. Nous sommes favorables à cette dernière conception des choses et soutiendrons la personne – ou le groupe ou gouvernement – qui nous donnera cela. […]

    La politique de la France envers la Syrie vous a-t-elle déçu ces dernières années ?
    Oui parce que nous aimons la France et que c’est un pays que nous considérions comme ami. Nous avons passé beaucoup d’années à étudier la langue, la culture, la littérature et l’Histoire de votre pays. Nous sommes d’une certaine manière des enfants de France. Vous comprenez alors que cela nous déconcerte de la voir nous délaisser comme cela parce que nous ne sommes pas assez riches à ses yeux, elle à qui nous avons donné notre cœur et pour laquelle nous avons tout tenté pour la faire aimer de nos concitoyens.

    Qu’aurait dû faire le gouvernement français selon vous ?
    Ne pas soutenir la rébellion armée. S’il n’y avait pas eu d’opposition armée, nous aurions fait partie de l’opposition ! Il fallait faire un effort pour améliorer ce qui existait et non pas soutenir ceux qui détruisent tout.

    Les relations tendent à s’améliorer ?
    Oui sans aucun doute, beaucoup de sénateurs, de députés ont visité dernièrement la Syrie et commencent maintenant à revenir sur leur position initiale. On sent qu’il y a davantage de discrétion dans les déclarations et moins d’agressivité.

    Comment percevez-vous l’initiative du pape François de ramener des musulmans avec lui jusqu’au Vatican ?
    C’est une très bonne chose ! C’est un signe envoyé aux musulmans que les chrétiens les aiment et c’est un fait, nous les aimons et ne leur voulons que du bien. Mais il faut qu’ils nous aiment aussi et qu’ils n’aient pas peur de nous. Il ne faut pas interpréter d’une mauvaise façon le geste du Pape et croire qu’il encourage les Syriens à quitter leur pays, je suis sûr que ce n’est pas ce qu’il souhaite. Cela me plaît que François sème un peu de doute sur son action, qu’il veuille n’être que Miséricorde et non pas un instrument politique. Tout comme lorsque le Saint-Père invite chaque paroisse à accueillir une famille. Il n’a pas dit que tous les Syriens devaient aller vivre en France mais seulement que ceux qui étaient déjà sur place, désemparés, puissent être accueillis. Il y a une grande différence entre « Accueillez-les tous » et « Soutenez une famille dans la détresse ». […]

    Propos recueillis par Arthur Herlin

    26 juillet 2016

    Msg Jeanbart : « La Paix reviendra par la force des choses… »

    Msg Jeanbart, archevêque d’Alep en Syrie, préside le Grand pardon. Dans un contexte international tendu, il vient en messager. Combatif défenseur de la Paix, il porte l’espoir des Chrétiens d’Orient persécutés.
    Msg Jean-Clément Jeanbart, archevêque d’Alep en Syrie est l’invité du Grand pardon qu’il préside ce mardi aux côté de Msg Centène, évêque de Vannes. ” Sainte-Anne et moi, c’est une longue histoire, explique l’archevêque. Je prie Sainte-Anne depuis l’âge de 11 ans et je suis entré au grand séminaire de Sainte-Anne de Jérusalem avant d’être ordonné prêtre en 1968″.

    Msg Jeanbart évoquera sans doute en jour de pardon, la situation des Chrétiens d’Orient. “Chaque jour, la ville compte de nouvelles victimes, c’est là le malheur. La partie administrative d’Alep est protégée des incursions jihadistes. Mais notre archevêché, situé entre la vieille ville, investie par les rebelles et la nouvelle ville, a déjà été visé six fois. Il règne une grande confusion dans l’opposition au régime de Bachar El Hassad”.

    Source : Ouest France

    4 août 2016

    « Si vous nous voulez du bien, aidez-nous à rester chez nous »

    Au-delà de la destruction du patrimoine religieux, des morts et de la faim, le «grand problème» des chrétiens de Syrie est «l’exode», un exode que le Canada a encouragé, déplore l’archevêque d’Alep, Jean-Clément Jeanbart. De passage au Canada à l’occasion du Congrès suprême des Chevaliers de Colomb, qui se termine aujourd’hui à Toronto, Monseigneur Jeanbart s’est entretenu avec La Presse au sujet de la guerre qui déchire la Syrie depuis plus de cinq ans et dont la fin approche, croit-il.

    Plus de cinq ans après le début de la guerre civile, croyez-vous que l’issue est proche ?

    Si vous m’aviez posé cette question il y a six mois, j’aurais hésité à vous répondre. Maintenant, je pense que les choses s’annoncent bien et qu’on a des raisons de croire que cette guerre-là sera terminée très bientôt. Peut-être même avant la fin de l’année. Je ne dis pas que la guerre cessera entièrement, mais au moins [ce niveau de] violence. Le siège d’Alep qui dure depuis cinq ans sera défait assez prochainement et, petit à petit, la solution va arriver.

    Vous parlez du siège d’Alep. Comment les chrétiens d’Alep vivent-ils la guerre ?

    Ils la vivent difficilement parce qu’ils ont peur, ils sont terrorisés, il y a des bombardements des quartiers, des mortiers qui tombent sur leurs maisons et sur eux. Il y avait aussi dans le temps, maintenant un peu moins, le risque d’incursion des terroristes dans la ville. Ils manquent de beaucoup [de choses], ils vivent modestement, pauvrement, mais ils continuent à vivre. Notre grand problème actuellement est l’émigration, l’exode, qui est encouragé par certains pays, mais qui peut nous rendre vraiment un très mauvais service et condamner cette Église deux fois millénaire, l’Église des premiers chrétiens, à la disparition, ce qui serait un grand drame.

    Justement, dans quel état se trouve l’Église syrienne, aujourd’hui ?

    Il y a eu beaucoup d’églises détruites, mais il y en a aussi beaucoup qui restent. Pour ce qui est du patrimoine ancien, archéologique, il n’y a pas énormément de destruction, à ce que je sache, mais nous avons perdu plus de 100 églises [actives]. Ce sont des églises récentes qui ont été atteintes. […] Grâce à Dieu, nous sommes encore au-delà de la moitié [de la communauté], mais nous espérons que la paix arrive et se fasse pour que ceux qui sont là restent. Après la guerre, il y aura beaucoup de travail, la vie sera différente, la liberté plus grande, nous aurons un nouveau pays où nous aurons la possibilité de vivre ensemble, respectueusement, les uns avec les autres. […] Vous savez, jusqu’à maintenant, nous vivons avec nos frères musulmans dans les villes. Le problème, ce sont les musulmans qui viennent de l’étranger et qui n’ont rien à voir avec nous. Les musulmans syriens sont habitués à vivre avec les chrétiens. Nous vivons très bien avec eux.

    Vous déplorez l’exode des chrétiens et les pays qui l’encouragent, c’est clairement un reproche au Canada ?

    J’aime le Canada, je trouve que c’est un acte de charité, mais je pense que vous auriez pu nous aider en faisant arrêter ces violences, en poussant les nations à ne pas financer les terroristes et à ne pas envoyer des armes et des mercenaires. Mais prendre nos fidèles chez vous… Vous avez un beau pays, très agréable, vous êtes gentils et accueillants, je n’ai pas à [vous] critiquer, mais vous êtes un peu trop gentils actuellement. […] Ce n’est pas ce qui peut nous aider. Si vous nous voulez du bien, aidez-nous à rester chez nous.

    Mais il y a des gens qui meurent en Syrie, faut-il les inciter à rester chez eux ?

    Non ! Ceux qui meurent, c’est autre chose. Mais les statistiques montrent qu’il y a très peu de morts parmi les chrétiens. Moi, j’ai fait une étude, il y en a, mais proportionnellement, ça ne représente pas ce que certains prétendent. Bien sûr, quand il y a danger de mort, je suis tout à fait d’accord, je serais le premier à leur dire de s’en aller. […] Il y a des cas malheureux, oui, mais ce n’est pas aussi important que ce qu’on pense.

    En 2012, un an après le début de la guerre, vous avez dit faire confiance au président Bachar al-Assad… Est-ce toujours le cas ?

    Jusqu’à maintenant, pour éviter une désintégration, une guerre civile, le président Assad peut être une solution provisoire. Il sera là jusqu’à établir un gouvernement qui puisse gérer le pays et il s’en ira de lui-même. Je pense qu’il ne tient pas à ce poste qui est vraiment très difficile et qui demande beaucoup de sacrifices.

    Vous pensez qu’il ne s’accrochera pas au pouvoir ?

    Non, non, non. Certainement pas. Il a tout ce qu’il faut pour être heureux ailleurs. […] À moins que le peuple le pousse malgré lui, mais je pense qu’il résistera.

    Source : La Presse.ca

    1er septembre 2016

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    Le credo anti-islamiste de l’archevêque d’Alep

    Pour Jean-Clément Jeanbart, la descente aux enfers de la Syrie correspond aux objectifs de l’Arabie saoudite et de la CIA américaine. Le meilleur allié des chrétiens? La Russie

    Jean-Clément Jeanbart, l’archevêque d’Alep, a des raisons de s’alarmer. A Genève, où il est passé cette semaine après avoir été reçu au Vatican par le pape François, il a eu l’occasion de décrire une nouvelle fois la tragique situation que vivent aujourd’hui les chrétiens de Syrie. Mais le prélat apportait aussi une bonne nouvelle: ses mises en garde, qu’il répète inlassablement depuis le début de la guerre en Syrie, ont fait leur effet. «Notre vision des faits progresse. Les gens comprennent mieux ce qui est réellement en train de se passer», souligne-t-il.

    Cette vision «chrétienne» du conflit, au demeurant, n’est pas très éloignée de celle que professent à satiété, par exemple, les médias de propagande russes lorsqu’ils évoquent la situation en Syrie.

    OB : ce qui est drôle là-dedans, c’est à quel point pour un “journaliste” le fait que, sur ce point, l’hypothèse que le gouvernement russe puisse avoir bien plus raison que le gouvernement français est une abomination, un délire absolu… Puisque sur 100 % de sujets, la Russie a donc tort.

    La guerre actuelle? Elle oppose désormais, grosso modo, les djihadistes à un pouvoir syrien qui, certes, a ses défauts mais qui reste le rempart essentiel face aux islamistes fanatiques. L’opposition modérée? «Elle avait du bon à l’origine, mais elle est sortie du jeu de la guerre. Aujourd’hui, elle n’existe pratiquement plus.»

    Cette radicalisation de la guerre a un coupable principal, aux yeux du prélat : c’est l’Arabie saoudite, qui alimente désormais tous les opposants, regroupés dans la bouche de l’archevêque sous la même appellation de Daech (l’acronyme en arabe de l’organisation de l’État islamique). Mais cette descente aux enfers a aussi ses complices. Le sauve-qui-peut de millions de réfugiés syriens, par exemple, qui risquent leur vie pour fuir les combats et les barils d’explosifs largués par les hélicoptères du régime? «C’est un scénario monté par la CIA américaine afin de terroriser l’opinion publique internationale et de préparer une intervention contre Bachar el-Assad», assure Mgr Jeanbart.

    De fait, une mise en scène similaire avait déjà été utilisée à l’heure de faire croire à l’utilisation d’armes chimiques à la Ghouta, près de Damas, qui a fait des centaines de morts en 2013 selon des enquêtes indépendantes. «C’était, là aussi, un prétexte des Américains pour bombarder Damas. Seule l’intervention du pape François a permis d’éviter ce qui se préparait», croit savoir l’archevêque.

    Jean-Clément Jeanbart en convient: c’est désormais sur la Russie – quelles que soient ses raisons politiques inavouées – que reposent les espoirs des chrétiens d’Orient. Moscou a «bousculé» le projet fou qui consistait à tenter de «désintégrer la Syrie». […]

    Mais l’archevêque le reconnaît également: il prêche surtout pour ses fidèles, dont il a à coeur de garantir la survie. Ainsi, pas un mot pour évoquer les quelque 200 000 personnes assiégées dans les quartiers de l’Est d’Alep qui subissent quotidiennement les bombardements des armées russe et syrienne et qui sont menacés de famine. C’est une zone contrôlée par «Daech». Et les chrétiens, là-bas, «se comptent sur les doigts d’une main».

    Source : Le Temps ou

    27 septembre 2016

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    L’archevêque d’Alep : “Si crimes de guerre il y a, ils sont perpétrés des deux côtés”

    Mgr Jean-Clément Jeanbart, joint par téléphone dans la partie de la ville syrienne aux mains du régime de Bachar el-Assad, confie sa colère et son désarroi.

    Le Point.fr : Comment vivez-vous actuellement à Alep ?

    Jean-Clément Jeanbart : Nous arrivons à nous ravitailler, grâce aux organisations humanitaires, par exemple l’Unicef. Mais nous n’avons pas d’électricité, l’eau est souvent coupée, le travail devient impossible. Il n’y a plus d’emplois. Nous sommes terrorisés par ce qui se passe. La situation n’a jamais été aussi préoccupante. Ce que nous espérions avec la dernière trêve malheureusement n’a pas eu lieu. Qu’allons-nous devenir ? Depuis cinq ans nous vivons sous les bombes. Notre ville, naguère, était prospère, hyperactive, cosmopolite ; tout le monde pouvait y vivre ensemble, main dans la main. Et maintenant ?  Tout cela est réduit à néant. On dirait qu’Alep subit le même sort qu’Hiroshima ou Nagasaki. Allons-nous pouvoir un jour reconstruire tout cela ? Nous sommes terrassés, mais nous gardons espoir.

    OHHHH le méchant provocateur, parler d’Hiroshima – dont les responsables n’ont jamais été poursuivis…

    Partagez-vous les condamnations devant l’ONU des représentants français, américains et anglais dénonçant les bombardements russes et syriens comme « crimes de guerre » ?

    Avant d’incriminer, il faut vérifier. Beaucoup d’informations arrivent de façon faussée. Je vois toutes ces violences, toutes ces batailles, mais je ne sais pas quelle conclusion en tirer… Si crimes de guerre il y a, ils sont perpétrés des deux côtés. Toute guerre est un crime. Je condamne la guerre d’où qu’elle vienne. Je vous dis cela en toute bonne foi. Je ne me couvre pas les yeux, je n’ai pas peur que l’on m’arrête. Je demande qu’une seule chose : que toutes les parties s’assoient autour d’une table, et on trouvera une solution. Mais si certains refusent le dialogue, qu’ils sortent ! Pour vivre ensemble, il faut d’abord respecter l’autre. Ce pays appartient à tous les Syriens. Personne ne peut prétendre à un droit exclusif sur cette terre. Arrêtons cette folie ! Que cherchez-vous ? Vous voulez détruire ce pays et vous le partager comme des loups ? C’est une guerre pleine de sang, d’argent, de corruption, de mensonges. Arrêtez de jouer en dessous de la table ! Laissez-nous tranquilles ! Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? Je parle en homme d’Église, avec sa conscience et son cœur. Chaque jour qui passe, je souffre comme si je perdais un frère ou une sœur.

    Quand nous nous étions vus à Paris il y a quelques mois vous imploriez les chrétiens de ne pas fuir Alep. Est-ce toujours votre état d’esprit ?

    Oui, et plus que jamais, car, sans prétention, je pense que notre société a besoin des chrétiens parce qu’ils œuvrent pour la convivialité, l’acceptation de l’autre, la gratuité. Ici, les chrétiens ont souvent été à l’avant-garde, en médecine, en sciences et en urbanisme, notamment. La Syrie, qui a vu naître le christianisme et des centaines de millions de chrétiens qui ont contribué à son édification, est ma terre autant que celle des autres. Nous devons rester ici parce que nous y sommes enracinés, autant religieusement que socialement. En moins de deux ans, nous avons restauré 250 maisons pour que leurs habitants restent, nous avons fourni des prêts gratuits à 70 jeunes, nous avons proposé des bourses d’études pour 1 200 élèves, nous avons créé un centre de formation aux métiers du bâtiment, un centre de promotion pour les femmes, une coopérative alimentaire… Nous avons lancé un mouvement qui s’appelle Bâtir pour rester. Nous attendons avec impatience la paix, qui sera le salut de tout le monde. Le 6 octobre, nous rassemblerons plus de mille enfants chrétiens et musulmans de sept à douze ans pour prier ensemble pour la réconciliation et la paix.

    Source : Le Point

    28 septembre 2016

    Voici une lettre de Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque melkite d’Alep, datée du 28 septembre dernier :

    Le monde entier est terrorisé à la vue de l’image d’Alep que lui ont servi les médias de masse ces derniers jours. Un grand nombre de nos amis de l’étranger se préoccupent pour nous et veulent avoir de nos nouvelles. Il est évident que nous vivons des moments tragiques de notre Histoire et ce qui arrive continue à faire souffrir Alep et les Alépins qui depuis cinq ans n’ont pu avoir aucun répit, tellement ils ont été harcelés et malmenés par les groupes armés venus, de toute part dans le monde, pour mener une soi-disant guerre sainte, dans un pays gouverné par des impies et des infidèles ! Depuis cinq ans maintenant ces terroristes font la loi, là où les autorités civiles du pays n’arrivent pas à être présentes. Ils ont semé la terreur partout, tué des dizaines de milliers d’innocents, détruits par milliers les usines, les commerces et les institutions de services publiques, saccagé les habitations et volé sans souci aucun, les biens du pays et des citoyens. Ils ont fait beaucoup de victimes innocentes, enlevé et sauvagement assassiné d’innombrables personnes pacifiques, y compris des religieuses, des prêtres et même des évêques.

    Cela continue aujourd’hui, ce matin une dizaine d’obus sont tombés sur deux de nos quartiers résidentiels provoquant de nouvelles destructions et faisant, encore une fois, de nombreuses victimes entre morts et blessés. Des batailles font rage dans les banlieues de la ville, les rebelles du Front Al-Nosra essaient de reprendre position dans des zones considérées comme stratégiques, quasi totalement dépeuplées et presque entièrement détruites, qu’ils occupaient jusqu’en juin dernier dans la périphérie de la ville. Des vues de ces lieux de désolation totale sont largement diffusées par les chaînes de télévision : c’est là que les grandes batailles en cours ont lieu actuellement.

    Nous avons mis de grands espoirs sur le cessez-le-feu décidé il y a trois semaines, nous souhaitons qu’il puisse permettre une pacification, suivie d’une réconciliation nationale et d’une reprise de la vie normale dans le pays ! Malheureusement cette trêve, fragilisée par les infractions continuelles des opposants radicaux, a été officiellement rompue il y a quelques jours, suite aux frappes inattendues de la Coalition, alliée des rebelles, sur Deir-El-Zor. Ces frappes ont atteint une base militaire de l’Armée syrienne et causé la mort de plus de 90 soldats présents dans leurs casernes, sans compter le nombre non déclaré de blessés. Est-ce que cette reprise des combats peut s’arrêter ? Nous le souhaitons et comptons pour cela sur la grâce de Dieu, seule capable d’éveiller la conscience des grands décideurs. Le spectacle horrifiant de ce qui se passe a de quoi secouer tout homme qui respecte la sacralité de la vie humaine. Si M. Staffan de Mistura [envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie] réussit à relancer le processus de paix déjà entamé, nous pouvons espérer une éclaircie et peut-être même des résultats concrets de pacification, préalable indispensable aux assises du dialogue tant souhaité.

    Le plus dur pour les chrétiens présents actuellement à Alep serait de devoir vivre, matin et soir, dans l’anxiété d’une situation d’insécurité déstabilisante et d’incertitude troublante. Ils ont peur du lendemain, l’avenir de leurs enfants les préoccupe énormément. Imaginer qu’un jour un État d’obédience musulmane fondamentaliste leur serait imposé est pour eux un cauchemar insupportable.

    C’est la raison pour laquelle nous nous tournons vers nos frères en France et partout en Occident et nous les supplions de nous aider en faisant en sorte que cela n’advienne point.

    Nous ne leur demandons pas de faire la guerre pour nous, mais tout simplement de mettre un terme aux prétentions injustes de leurs alliés qui veulent nous imposer des lois vétustes, insupportables pour un homme du XXIe siècle qui veut être libre de choisir sa culture, son mode de vie et sa foi.

    Nous faisons appel à nos frères en France pour prier pour nous et que toutes les femmes et tous les hommes Français soucieux de la dignité de l’être humain et épris de liberté, viennent à notre secours pour sortir notre pays chéri du gouffre du régime fondamentaliste dans lequel on cherche à nous plonger.

     

    De grâce, aidez-nous à continuer à vivre dignement sur cette terre bénie qui nous a vu naître et grandir !

    À suivre..

     

    Source et Publication:    http://www.les-crises.fr/


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