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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    jeudi 10 mars 2016

    Exercices de l'OTAN : une tentative de Washington de montrer être prêt à une guerre contre la Russie

    Les exercices de l'OTAN sont une tentative de montrer à la Russie et au monde que les États-Unis sont prêts à risquer une guerre mondiale pour défendre leur droit à renverser des gouvernements, selon l’analyste politique Dan Glazebrook.

    Dan Glazebrook est un écrivain politique indépendant qui a écrit pour RT, Counterpunch, ZMorning Star, the Guardian, the New Statesman, the Independent and Middle East Eye entre autres. Son premier livre "Divide and Ruin: The West’s Imperial Strategy in an Age of Crisis» a été publié par Liberation Media en octobre 2013.

    Il contient une collection d'articles écrits à partir de 2009 qui examinent les liens entre l'effondrement économique, la montée des BRICS, la guerre en Libye et en Syrie et les politiques d’«austérité». Il fait actuellement des recherches pour un livre sur l'utilisation américano-britannique d’escadrons de la mort contre des États indépendants et les mouvements de l'Irlande du Nord et de l'Amérique centrale dans les années 1970 et 1980, et au Moyen-Orient et en Afrique de nos jours.

    La Norvège accueille le plus grand exercice militaire annuel de l'Europe dont le nom de code est le «Cold Response». Quelque 15 000 soldats des pays de l'OTAN y seront impliqués.

    Le scénario va suivre la trame d’un conflit militaire avec les forces armées d’un pays froid fictif. Pendant ce temps, l’actuel rapport norvégien sur la sécurité (lui tout à fait réel) inclut la Russie comme l'une des principales menaces. Des responsables de l'OTAN, cependant, prétendent que les deux évènements n’ont aucun lien.

    L’OTAN entoure et encercle la Russie avec ses troupes, menace la Russie avec ce type d’exercices

    RT : C'est l'un des plus grands exercices du genre qui se déroule, avec le déploiement par les États-Unis de bombardiers stratégiques, mais l'OTAN dit que cela n'a aucun rapport avec la Russie. Que pensez-vous de cela ?

    Dan Glazebrook : Il faut observer l'histoire récente du militarisme américain et des agressions de l'OTAN. Cette dernière est profondément impliquée dans des opérations de changement de régime par procuration – plusieurs desquelles ne se sont pas bien passées, par exemple en Syrie et en Ukraine. 

    L'OTAN n'a pas réussi à assurer le succès de ses dernières opérations de changement de régime… Elle ne veut pas les voir échouer.

    Or, l'une des raisons de ces échecs est le refus de la Russie de se soumettre et de permettre aux États-Unis de mettre des États en faillites les uns après les autres.

    Donc, la Russie est profondément méprisée par de nombreux éléments à l'intérieur de l'establishment militaire américain pour être un épine dans le pied de la technique destructrice américaine du changement de régime.

    Nous devons avoir en tête que les pays de l'OTAN et les États-Unis conduisent déjà une guerre économique contre la Russie à travers les sanctions et la politique d’encouragement aux Saoudiens pour baisse les prix du pétrole.

    Cela n'a pas marché. On en vient par conséquent à un militarisme pur et simple, cela fait partie d’un tout. Et puis, nous avons vu un membre de l'OTAN, la Turquie, attaquer et abattre un avion russe, nous avons vu depuis quelques semaines la Turquie et l'Arabie Saoudite préparer une invasion de la Syrie…

    Tout cela fait partie des tentatives systématiques de démontrer au monde que les États-Unis sont prêts, capables et désireux de se lancer dans une guerre mondiale, potentiellement avec la Russie.

    Pas seulement de se battre contre la Syrie ou la Libye, mais, de fait, de risquer une guerre mondiale contre la Russie pour défendre son droit à mener des changements de régimes illégaux, de créer des Etats en faillite et de faire plonger de paisibles pays dans un bain de sang.

    Voilà ce dont il s’agit.

    C’est une situation très dangereuse qu’on voit se développer ici

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    RT : Dans les jeux de guerre, on trouve un rôle d’agresseur et un rôle de défenseur. Pensez-vous qu’il y ait une nuance stratégique ou c’est tout simplement une manière pour l’Otan de manifester sa puissance militaire ?

    D.G. : Il y a des éléments stratégiques. Il y aura des guerres stratégiques pour les ressources de l’Arctique, et ils se préparent pour les mener...

    Rappelez-vous la stratégie américaine de domination complète annoncée après la fin de la Guerre froide : l’idée était qu’il ne devait pas y avoir un centimètre sur la planète qui échapperait réellement au contrôle militaire américain...

    Mais je continue à penser qu’ils ont avant tout besoin de convaincre la planète, de montrer au monde qu'ils sont prêts à entrer en guerre avec la Russie.

    Cela peut être du bluff, mais ils ont besoin de convaincre le monde que ça n’en est pas un et qu’ils sont capables de mener cette guerre. Et bien sûr, il y a des éléments dans l’establishment militaire américain qui seraient prêts à y aller, et pour qui ça n’est pas un bluff. Donc, c’est une situation très dangereuse qu’on voit se développer ici.

    RT : L’OTAN dit qu’il n’y a pas de raison pour la Russie de considérer ces exercices et l’ensemble de son activité dans la région comme une menace. Pensez-vous que ces déclarations soient crédibles ?

    D.G. : Ces pays [membres de l’OTAN] ont souvent ce genre d’analyse, mais ils marchent sur la tête. Qui se déplace dans le monde entier en mettant des Etats en faillite ? Si on observe les actions de la Russie, celles-ci ont été défensives. Par exemple, en Ukraine, où leur implication a été, en fait, assez minime ils ont surtout tenté de défendre les peuples de l’Est de l’Ukraine de l’attaque de forces néo-nazis déchaînées par l’opération de changement illégal de régime soutenue par les Etats-Unis.

    En Syrie, ils ont été invités par le gouvernement syrien pour empêcher la chute du gouvernement syrien face à l’attaque de l’escadron de la mort sponsorisé par les Etats-Unis, par la Grande-Bretagne et encore d‘autres.

    Cette tentative de définir cela comme une agression russe alors qu’en réalité les Russes ne font que se défendre face une agression illégale se déroulant partout dans le monde et menée par les Etats-Unis... c’est le monde à l’envers.

    C’est un fait, observable, empirique, que l’OTAN entoure et encercle la Russie avec ses troupes, menace la Russie avec ce type d’exercices. Nous savons aussi, par expérience, qu’il ne faut pas faire confiance aux leaders des pays de l’OTAN lorsqu’ils «rassurent» la Russie.

    Par exemple, George Bush senior disait que l’OTAN n’avancerait pas d’un centimètre vers l’Est, mais tous les pays de l’Est qui ont rejoint l’Union européenne sont par la suite devenus membres de l’OTAN.

    Les assurances de l’OTAN ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites.

    Peu importe ce que dit l'OTAN, ce qui compte, c’est ce qu’elle fait.

    RT

     

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    Posté par Nadmiiizà -
     
     
    11 mars 2016

    La longue période d’absence de conflits que connaissent l’Europe et les Etats-Unis ne garantit en rien que ces derniers ne puissent pas ressurgir, estime George Friedman.

    Le risque que l'Europe soit confrontée à une guerre au cours de ce siècle est bien réel, estime George Friedman, fondateur de la société américaine de renseignement et d'analyse géopolitique Stratfor, dans une prévision publiée par l'édition américaineBusiness Insider.

    D'après lui, la situation pourrait s'aggraver en raison des contradictions internes du système international actuel.

     

    Le fondateur de Stratfor, un think-tank également appelé "CIA de l'ombre", estime que la longue période d'absence de conflits que connaît Europe ne garantit pas que ces derniers ne puissent pas surgir à nouveau.

     

    "De 1815 à 1871, il n'y a eu aucune guerre entre les Etats européens ", a indiqué George Friedman. Et puis la Première Guerre mondiale a éclaté".
    D'après l'analyste, l'évolution des relations internationales risque de déboucher sur une guerre d'envergure.

    "On ne connaît aucun siècle qui ait été épargné par une guerre systémique, autrement dit, une guerre capable d'ébranler tout le système. Etes-vous prêts à parier que ce siècle sera le seul qui n'en verra pas une?", a-t-il observé, évoquant la guerre de Sept ans du XVIIIe siècle, les guerres napoléoniennes du XIXe siècle ainsi que les conflits mondiaux survenus au XXe siècle.

    Selon M. Friedman, les guerres éventuelles pourraient se dérouler en Europe de l'est, au Proche-Orient et dans le Pacifique. En ce qui concerne l'Europe, le conflit potentiel pourrait être provoqué par l'émergence de la Pologne et de la Turquie, alors que dans le Pacifique, une guerre maritime mettrait aux prises les Etats-Unis et le Japon, estime l'analyste.

     

    Dans ce contexte, George Friedman considère que ce n'est pas tant le développement de tel ou tel pays en particulier qui représente une menace, mais l'instabilité qui accompagne le processus d'émergence de nouveaux Etats.

     

    Stratfor est une société privée américaine qui œuvre dans le domaine du renseignement. Fondée en 1996 par George Friedman, elle publie régulièrement des prévisions basées sur les informations provenant de sources ouvertes et privées. Il est pourtant à noter que la qualité des études menées par Stratfor est fréquemment critiquée et que ses prévisions se matérialisent très rarement.

    source


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    11 mars 2016

       Lors de la séance de questions au Gouvernement de ce 8 mars, Thierry Mariani, député des français de l'étranger, a demandé au Gouvernement français de défendre les intérêts nationaux devant les structures de l'UE et de voter contre la prolongation des sanctions européennes contre la Russie, l'exécution des accords de Minsk ne dépendant pas d'elle. 

    La réponse fut simplement affligeante, creuse, à l'image de la diplomatie de notre pays aujourd'hui.

    (...)

    La question restant encore de savoir jusqu'à quand ces sanctions devront restées en vigueur, car l'instabilité politique dans laquelle tombe l'Ukraine (voir notre article ici) ne va pas s'arranger: le gouvernement n'a plus de majorité parlementaire pour gouverner, des élections générales se profilent et le système est destabilisé par une corruption endémique bloquant même l'aide du FMI.

    Quelle est la responsabilité de la Russie ici aussi?

     

    La réponse gouvernementale est simplement ahurissante d'inconsistance. En substance, non la France ne votera pas contre la prolongation des sanctions européennes, mais elle travaille activement avec la Russie à "la diplomatie des terroirs" (c'est beau et l'efficacité était flagrante au salon de l'agriculture) et à "obtenir un travail avec la Russie" (ça veut dire quoi???) ainsi qu'à l'obtention de "débouchées alternatives pour nos agriculteurs" (même si de nouveaux importareurs occupent maintenant le marché russe).

    (...)

    Pourquoi donc les ministres en visite n'arrêtent d'invoquer la suspension des sanctions européennes à l'égard de la Russie pour l'été?

    C'est justement parce que ces sanctions font mal. Et surtout à trois pays en Europe: à l'Allemagne qui a déjà perdu 29,9 milliards d'euros et 500 000 emplois, à l'Italie avec une perte de 16,3 milliards d'euros et 300 000 emplois et à la France à hauteur de 11,1 milliards d'euros et 162 000 emplois.

     

    C'est peut-être pour cette raison que le ministre de l'agriculture,Stéphane Le Foll, a fait, lors de sa visite à Moscou, des déclarations surprenantes - et dégradantes pour le pays qu'il représente.

     

    En substance: la France ne peut lever les sanctions contre la Russie, elle n'en a pas le pouvoir, c'est de la compétence de l'UE, nous n'y pouvons rien, même si je suis contre, même si le Gouvernement est contre et le Président aussi, nous ne pouvons rien faire, mais la Russie, elle, elle peut lever les sanctions contre la France.

    (...)

    La Russie, quelque peu surprise, a gentillement, oui vraiment très gentillement, répondu que les "contre-sanctions", qui ont été prises après la deuxième vague de sanctions européennes, seront levées immédiatement. Immédiatement après que les pays européens lèvent les sanctions prises contre la Russie.

     

    M. Le Foll est-il conscient qu'il affiche à la face du monde l'image d'un pays qui affirme avoir perdu sa souveraineté, pleurniche quelques arrangements, comme on donne les restes d'un repas aux serviteurs. 

    Est-ce cela la diplomatie française consciente de son rôle et de sa grandeur, à laquelle faisait appel le secrétaire d'état en réponse à la question de M. Mariani? Elle flotte dans le rôle.

     

    Et pour être réaliste, les sanctions ne seront pas levées cet été. Même si la population française les demande, même si les entrepreneurs n'en peuvent plus, les agriculteurs sifflent un Président qui a du mal à mettre un pied dehors, même si la classe politique - de droite - l'exige, même si les députés montent au créneau.

    Même si F. Fillion affirme avec raison à qui veut l'entendre que c'est une erreur.

     

    Les sanctions continueront car les Etats Unis en ont besoin dans leur combat d'influence contre la Russie. Non seulement la représentante américaine à l'ONU affirment qu'elles doivent être liées à la Crimée, or la Crimée ne redeviendra jamais ukrainienne car la population ne le veut pas, mais J. Kerry affirme encore que la Russie viole les accords de Minsk en condamnant Savtchenko pour avoir tuer des civils, notamment russes, dans son action dans les rangs du bataillon punitif ukrainien Aïdar (voir notre article ici).

    Des députés du Parlement européen demandent même de prendre des sanctions contre ... le Président russe. L'absurdité n'a plus de limites.

     

    Il est évident que les sanctions ne seront pas levées. En tout cas, pas par ce Gouvernement.

    Les prochaines élections donneront la possibilité de changer de majorité, mais les nouveaux représentants du peuple auront-ils le courage de rendre au pays sa souveraineté?

    Car l'enjeu pour la France est ici.

    source   http://www.citoyens-et-francais.fr/2016/03/


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    13 MARS 2016

    NEWS INTERNATIONAL - LE DANGER NUCLEAIRE IRANIEN ...DEMAIN LA BOMBE?

    LE DANGER IRANIEN PROGRESSE, PARCE QUE OBAMA DOIT SAUVER LA FACE 

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    Tirs de missiles balistiques depuis des bases secrètes de lancements dans les montagnes iraniennes. 

    Comme d’habitude, les journalistes des médias de masse sont incapables (ou non-désireux) de nous donner l’heure juste dès qu’il s’agit du Moyen Orient et d’un pays islamique ou dès qu’une analyse pourrait remettre en question le jugement de Saint Barak Obama, président des USA jusqu’en novembre.

    J’ai donc traduit pour les lecteurs de Dreuz, ce petit texte d’Elliott Abrams publié le 9 mars dernier sur le site du Council on Foreign Relations.

    Elliott Abrams donne son avis sur la politique étrangère des Etats-Unis, en mettant l’accent sur les questions de démocratie et de droits de l’homme au Moyen-Orient.

    Les Illusions dangereuses entretenues à propos de l’Iran

    L’accord nucléaire avec l’Iran, signé l’an dernier a été présenté au public à l’aide d’arguments puissants dont les plus importants étaient ceux-ci:

    1. l’accord allait renforcer les Iraniens «modérés» et donc le comportement de l’Iran changerait ; et
    2. l’accord nous permettrait d’obtenir un aperçu et une connaissance sans précédent du programme nucléaire iranien.

    Ces deux arguments se sont maintenant révélés faux.

    Nous avons les preuves que l’argument de la «modération» est fallacieux, mais cette preuve est tout simplement ignorée (par les médias).

    L’argument de la «connaissance» est loin d’être démontré, mais ce fait est passé sous silence.

    Voici de quelle façon ces deux idées fausses ont été mises de l’avant.

    L’idée que l’accord sur le nucléaire allait récompenser les «modérés» de l’Iran et servirait à les renforcer était un principe de base utilisé lors de la défense de l’accord.

    Si l’Iran demeurait la théocratie belliqueuse et répressive qu’elle est aujourd’hui, lorsque l’accord prendrait fin, l’Iran serait libre de construire des armes nucléaires sans limites et nous serions dans une position dangereuse.

    Comme il est essentiel que l’Iran change, les défenseurs de l’accord s’efforcent de prouver que c’est bien le cas.

    Les nouvelles preuves qu’ils brandissent sont les récentes élections en Iran. D’après eux, ces élections ont été une grande victoire pour les «modérés» contre les durs, et contribuent à prouver que l’accord sur le nucléaire était une idée empreinte de sagesse.

    Malheureusement, ces élections étaient tout sauf une victoire pour les réformateurs de l’Iran.

    Comme Mehdi Khalaji l’a écrit à propos de l’élection de l’Assemblée des experts :

    « …Si l’on entend par « réformistes » des figures politiques qui ont émergé pendant le mouvement de réforme de la fin des années 1990 et qui sont associées aux partis et aux groupes créés à cette époque, alors ni les candidats sur la liste «réformiste», ni les vainqueurs des seize sièges de l’Assemblée de Téhéran ne peuvent véritablement être appelés ainsi. »

    Pour prendre un exemple, Khalaji cite Mahmoud Alavi qui s’est présenté sur ce qui a été appelé la «liste réformiste». Alavi est le ministre actuel des Services de Renseignement. Il avait été nommé chef de l’organisation idéologique et politique des militaires de 2000 à 2009 par le leader suprême, Ali Khamenei.

    Khalaji conclut qu’«aucun nouveau réformiste éminent n’a remporté de siège et que la proportion de purs et durs du régime est restée la même.»

    Ray Takeyh et Reuel Gerecht en tirent une conclusion difficile : les élections de cette année « ont signifié la fin du mouvement de réforme de l’Iran autrefois si vivace ….»qui a tout simplement été écrasé par le régime.

    « Le cycle électoral a commencé avec la disqualification massive habituelle des réformateurs et politiciens d’esprit indépendant », nous rappellent-ils.

    Je dois citer aussi le fait que les réformateurs des années électorales passées, les candidats présidentiels Mir-Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, sont restés en résidence surveillée où ils sont relégués depuis maintenant cinq ans, c’est à dire pendant toute la présidence de Rouhani, démontrant ce qu’est le sort véritable des réformateurs même les plus timides.

    À quoi sert donc de raconter cette histoire de soi-disants «réformiste»?

    Comme le notent Takeyh et Gerecht, « les étrangers ne veulent pas avouer qu’ils investissent dans une théocratie de plus en plus conservatrice et de plus en plus forte ; ils prétendent être occupés à aider des «modérés» au détriment de la ligne dure. Cette comédie a, en fait, assez bien fonctionné, produisant une après une dans les médias occidentaux à propos des soi-disants «victoires réformistes».

    On peut tromper la plupart des gens de temps en temps, ou au moins la plupart des personnes qui ont un fort désir de se laisser berner pour protéger l’accord sur le nucléaire et ses auteurs.

    L’attitude de l’Iran est une preuve de radicalisation plutôt que de modération. Ces dernières semaines, on a vu se répéter des essais de missiles balistiques.

    Les missiles balistiques ne sont pas construits et perfectionnés pour transporter 226 kg de bombes non-guidées ; ils sont utilisés pour transporter des armes nucléaires.

    Donc, la poursuite des travaux iraniens sur de telles armes démontre qu’il n’ont jamais renoncé à leurs ambitions nucléaires, même pas brièvement, ne serait-ce que pour sauver les apparences.

    La réponse américaine a été faiblarde voire pathétique. Nous avons menacé d’en appeler à l’Organisation des Nations Unies.

    Deux missiles ont été testés, portant l’inscription «Israël doit être effacé de la surface de la terre».

    Ces essais violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, mais la réaction américaine est prudente : un discours, un débat à New York, peut-être des sanctions, mais rien qui ne pourrait conduire l’Iran à annuler l’accord sur le nucléaire.

    Vu que l’Iran sait prévoit la réaction de l’administration Obama, on doit s’attendre à d’autres essais de missiles balistiques.

    De plus en plus, on doit s’attendre aussi à d’avantage d’interceptions, de captures, et d’humiliations des marins américains dans le Golfe.

    On doit s’attendre à plus d’action militaire iranienne dans toute la région.

    Toute une modération !

    Le chef du CENTCOM, le général Lloyd Austin, présente la situation de cette façon :

    « Nous observons des activités nuisibles, non seulement dans toute la région, mais dans le monde entier, … Nous n’avons encore aucune indication qu’ils ont l’intention de poursuivre une chemin différent. Le fait demeure que l’Iran est aujourd’hui une force déstabilisatrice importante dans la région … Les comportements de l’Iran que nous observons n’ont rien à voir avec ce que l’on serait en droit d’attendre de la part d’une nation qui veut être prise au sérieux en tant que membre respecté de la communauté internationale ».

    Sommes-nous prêts maintenant à nous tourner vers la deuxième question, l’obtention d’un aperçu sans précédent du programme nucléaire iranien ?

    Est-ce bien l’une des réalisations de l’accord ?

    Il semble bien que non. Au contraire.

    Comme l’a dit l’AP :

    « … les quatre pays occidentaux qui ont négocié avec l’Iran – les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne – auraient préféré avoir plus de détails que n’en a montré le rapport de l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA) dans sa première mouture post-accord du mois dernier. En revanche, deux autres pays – la Russie et la Chine – considèrent le nouveau rapport comme étant équilibré, alors que l’Iran se plaint qu’il est trop approfondi. Le chef de l’AIEA, Yukiya Amano, pense qu’il a trouvé le bon équilibre, considérant que l’Iran n’est plus en violation des exigences de l’ONU qui visent à freiner son programme nucléaire. Son rapport à lui était beaucoup moins détaillé que les résumés d’avant l’accord … ».

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    Beaucoup moins détaillé ? Bien sûr, parce que les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU en vertu desquelles l’AIEA a fourni les détails ont disparu, anéanties par l’accord sur le nucléaire.

    Le rapport du 26 février de l’AIEA était son premier depuis que l’accord sur le nucléaire est entré en vigueur, et manquait de détail sur des questions telles que les stocks d’uranium, la production de certaines pièces de centrifugeuses, et les progrès réalisés par l’Iran pour respecter les obligations de sécurité.

    L’administration Obama a hésité, disant parfois qu’il y avait suffisamment de détails, pour ensuite en exiger d’avantage.

    L’accord a été présenté, en partie, comme un moyen d’assurer la transparence, mais cela ne semble pas être le cas : il servirait plutôt à légitimer l’opacité.

    Plus tôt cette semaine, il y a eu un échange remarquable entre un journaliste et un porte-parole du Département d’Etat John Kirby, qui a défendu le degré de connaissance que nous avons.

    Kirby a déclaré :

    « Nous en savons maintenant plus que nous n’en ayons jamais su, grâce à cet accord, sur le programme de l’Iran.»

    Le journaliste Matt Lee de l’AP, lui a alors demandé « quelle quantité d’uranium hautement enrichi à 20 % de concentration l’Iran possède t-il maintenant ? »

    Kirby répondu : «Je ne sais pas».

    Ce à quoi Lee a répliqué «vous ne le savez pas parce que ce n’est pas dans le rapport de l’AIEA.»

    Ainsi, les bases sur lesquelles l’accord sur le nucléaire avec l’Iran a été présenté au public se sont écroulées.

    Les modérés ne sont pas au pouvoir, l’Iran ne modère pas son comportement, et nous en savons plutôt moins que plus sur ce qu’il est en train de faire avec son programme nucléaire.

    Certaines de ces conclusions sont rejetées par l’Administration et par des personnes crédules de la presse, et d’autres sont ignorées. Mais toutes ces joutes verbales ne nous mettent pas plus en sécurité.

    SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pourDreuz.info.

     

     

    L'Iran construit-il
    des armes nucléaires ?

     

    Riche en pétrole et en gaz naturel, l'Iran mène un programme nucléaire que justifie mal la seule production d'électricité.

    En 1995, le gouvernement iranien annonce qu'il a signé des contrats d'un montant de 4,5 milliards de francs avec le ministère russe de l'Énergie atomique, afin de construire une centrale nucléaire près de la ville de Bushehr, sur le golfe Persique. Aussitôt les États-Unis réagissent : le secrétaire d'État américain Warren Christopher fait campagne pour éviter que les Russes n'aident ainsi l'Iran à constituer un arsenal nucléaire. Il n'a pas gain de cause, mais le projet a peu progressé au cours des 30 derniers mois, et de nombreux experts pensent que le coût final sera bien supérieur aux prévisions initiales.

    Le projet de Bushehr est déconcertant: pourquoi l'Iran, qui a d'énormes réserves de gaz naturel et d'autres combustibles fossiles, investit-il plusieurs milliards de francs dans une centrale nucléaire qui produira de l'électricité à un coût supérieur à celui d'une centrale thermique?

    Naturellement la centrale de Bushehr pallierait la grave pénurie d'électricité qui gêne le développement du pays, et sa construction s'accompagnerait de la formation d'ingénieurs capables de faire fonctionner des réacteurs nucléaires (civils, producteurs d'électricité, mais aussi militaires, producteurs de plutonium). À plus court terme, le projet de Bushehr serait une excellente couverture pour des activités de contrebande: le ministère russe de l'Énergie atomique enverra jusqu'à 3 000 techniciens et 7 000 tonnes d'équipements pour la réalisation du projet, créant ainsi un trafic suffisamment intense pour couvrir des transferts clandestins d'équipements, de matériels et de compétences.

    Le projet de Bushehr a toutefois l'avantage (faible) qu'il permettra de tester les mesures de lutte contre la prolifération nucléaire qui seront bientôt mises en oeuvre par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), établie à Vienne. À la suite de la guerre du Golfe, lorsque le monde découvrit que l'Irak avait trompé les inspecteurs de l'AIEA et conduit un programme clandestin de construction d'une bombe atomique, l'AIEA a révisé ses modalités d'inspection et de surveillance et établi un programme nommé 93 + 2. Les responsables du nucléaire iranien ont accepté de se soumettre aux inspections définies par ce programme; tiendront-ils leurs engagements?

    Deux petits centres de recherches nucléaires

    Malgré les efforts des services secrets occidentaux, on ignore encore si l'armée iranienne a ou non un programme nucléaire actif. La défaite de l'Irak, en 1991, a convaincu le gouvernement iranien que le pays ne pouvait compter sur ses seules forces conventionnelles pour dissuader une intervention des Occidentaux dans la région du Golfe : les armes nucléaires permettraient d'éviter les ingérences occidentales et, aussi, de lutter contre des ennemis plus proches, tel l'Irak, qui utiliseraient des armes chimiques et biologiques. En 1991 et 1992, l'Iran tenta de se procurer des équipements en Argentine, en Chine, en Europe et en Inde; avec les compétences appropriées, ces équipements auraient permis à Téhéran de construire un petit arsenal nucléaire. Les États-Unis bloquèrent les ventes, mais des rapports de divers services secrets indiquent que le réseau d'achat clandestin de l'Iran est resté intact.

    Ayant échoué dans cette tentative, l'Iran n'a qu'une faible infrastructure nucléaire. Deux réacteurs iraniens peuvent aujourd'hui produire du plutonium. L'un est un réacteur recherche, au Centre nucléaire Amirabad, fondé en 1960 sous le régime du shah et équipé par le gouvernement américain.

    En plus du réacteur, le Centre dispose d'un petit laboratoire permettant de séparer le plutonium combustible irradié qui est récupéré à la sortie du réacteur. Cependant le laboratoire ne peut séparer que 0,6 kilogramme de plutonium par an alors qu'il faut cinq à sept kilogrammes de plutonium pour construire une bombe (à titre de comparaison, les réacteurs de Bushehr produiraient plus de 180 kilogrammes plutonium par an).

    Les ingénieurs du Centre nucléaire d'Amirabad pourraient accumuler secrètement assez de matériau pour une bombe, mais un tel détournement ne serait pas facile, car Amirabad, comme toutes les installations nucléaires iraniennes, est étroitement surveillé par l'AIEA.

    Le seul autre réacteur iranien capable de produire du plutonium fournirait que des quantités insignifiantes. Situé au Centre de recherche nucléaire d'Esfahan, il a été commencé vers 1975 par une entreprise française et terminé après le renversement du shah, grâce à la Chine. L'Iran veut agrandir Esfahan; l'activité intense du centre, en 1996, a incité l'AIEA à y effectuer des inspections, dont aucune n'a toutefois démontré qu'un programme clandestin d'élaboration d'armes nucléaires était en cours.

    L'uranium de la bombe

    Bien que la plupart des armes nucléaires modernes soient à base de plutonium, des bombes peuvent fonctionner à l'uranium très enrichi. Mieux encore, de telles bombes devraient intéresser les pays en développement qui veulent s'armer clandestinement, car leur construction est plus simple et ne nécessite pas d'usine de retraitement, pour séparer le plutonium produit par un réacteur.

    La production d'uranium très enrichi impose des équipements particuliers, afin d'augmenter la concentration en isotope 235 fissile, de 0,7 pour cent, concentration à l'état naturel, à 93 pour cent. Cet enrichissement est complexe, mais les installations nécessaires sont plus faciles à dissimuler sous la forme d'usines ordinaires que les unités de retraitement, qui produisent des isotopes dont la présence trahit immédiatement les vraies finalités de l'usine.

    Aujourd'hui l'enrichissement de l'uranium s'effectue classiquement dans des batteries de centrifugeuses, qui séparent les molécules d'hexafluorure d'uranium 235, plus légères, des molécules d'hexafluorure d'uranium 238, plus lourdes. Les services secrets de plusieurs pays ont découvert que l'Iran a cherché à acquérir des centrifugeuses pour la séparation de l'uranium.

    La séparation électromagnétique d'isotopes est une autre méthode d'enrichissement de l'uranium, qui fut conçue par les physiciens du Projet américain Manhattan, au cours de la Seconde Guerre mondiale: on dévie un courant d'ions uranium à l'aide d'électro-aimants dans une chambre à vide ; une séparation a lieu, parce que les ions uranium 238, plus lourds, sont moins déviés que les ions uranium 235. La chambre de séparation est placée dans un cyclotron particulier, nommé calutron (pour "cyclotron de l'Université de Californie"), qui consomme beaucoup plus d'énergie que les centrifugeuses, mais dont les composants sont plus faciles à importer ou à fabriquer.


    Le parc nucléaire iranien comprend, outre des gisements d'uranium importants, plusieurs installations de recherche aux environs de Téhéran et à Esfahan. Un réacteur nucléaire russe doit être installé à Bushehr (photographie de gauche), dans une centrale partiellement construite avant la révolution islamique par la firme allemande Kraftwerk Union.

    Les experts soupçonnent les Iraniens d'avoir étudié l'enrichissement de l'uranium dans trois installations nucléaires : au Centre de recherche nucléaire d'Esfahan, à l'Université de Téhéran et au Centre de médecine nucléaire de Karaj. Un cyclotron acheté à la société belge Ion Beam Applications a été installé en 1991 à Karaj, laissant penser aux experts français que l'Iran lançait un programme de recherche sur l'enrichissement de l'uranium. Karaj dispose également d'un petit calutron fourni par la Chine. Aucun de ces accélérateurs ne pourrait produire des quantités militaires d'uranium très enrichi, mais tous deux pourraient servir à la recherche et à la formation en matière de séparation d'isotopes.

    Les techniques d'enrichissement telles que la centrifugation ne servent pas uniquement à la fabrication d'armes; elles peuvent également produire du combustible pour des réacteurs nucléaires. Cependant, tant d'uranium faiblement enrichi a été produit à la suite de la guerre froide que l'on comprend mal pourquoi l'Iran voudrait produire lui-même le combustible de la centrale de Bushehr. Le développement d'une telle capacité d'enrichissement serait extrêmement coûteux pour un pays non industrialisé qui, de surcroît, possède le deuxième gisement de gaz naturel du monde. 

    Une pénurie d'électricité 

    Pourtant, malgré ses atouts énergétiques, l'Iran manque cruellement d'électricité. Sa capacité de production actuelle est d'environ 20 000 mégawatts. L'augmentation de la demande est difficile à chiffrer, mais elle semble être de six à huit pour cent par an, supérieure aux deux à trois pour cent généralement constatés dans les pays en développement. L'Iran semble incapable d'exploiter ses réserves de pétrole et de gaz naturel, qui constituent surtout une sourcede revenus précieuse : l'exportation de pétrole et de gaz naturel représente jusqu'à 85 pour cent des revenus commerciaux du pays.

    Pourquoi alors construire la centrale de Bushehr, qui coûtera extrêmement cher au pays? Le projet date du milieu des années 1970, lorsque le shah a passé un contrat avec la société allemande Kraftwerk Union pour la construction de deux réacteurs Siemens de 1 000 mégawatts. En 1979, lorsque la révolution islamique balaya le shah, 70 pour cent des travaux étaient effectués.

     

     

    L'ENRICHISSEMENT DE L'URANIUM se fait habituellement dans des centrifugeuses (en haut), où l'hexafluorure d'uranium gazeux tourne à des vitesses extrêmement élevées. Près de la paroi du cylindre, les Molécules renfermant les atomes plus lourds d'uranium 238 (en bleu) sont plus nombreuses que celles qui contiennent de l'uranium 235 (en rouge). On peut également séparer les isotopes de l'uranium en déviant des ions uranium dans un dispositif nommé calutron (à gauche) : le champ magnétique dévie davantage les ions les plus légers.

     

    Aujourd'hui les ingénieurs du ministère russe de l'Énergie atomique ont le plus grand mal à modifier les structures existantes pour y adapter un réacteur russeVVER-1000 et les systèmes de récupération de l'énergie.

    Six générateurs de vapeur horizontaux devront être installés à la place des quatre unités Siemens verticales, pour lesquelles la structure a été conçue. Les Russes devront effectuer la transformation sans aucun document technique ni plan directeur, car les Allemands ne les ont pas fournis aux Iraniens dans les années 1970. 

    Aussi le kilowatt produit à Bushehr devrait revenir à plus de 850 $, dans l'hypothèse d'un déroulement normal des travaux, contre 680 $ pour de l'énergie produite par des centrales thermiques alimentées au gaz naturel (ou 510 $ si plusieurs centrales thermiques étaient simultanément construites).

    On imagine souvent que l'énergie nucléaire est moins coûteuse que l'énergie fournie par les centrales thermiques, mais, en Iran, l'abondance du gaz naturel rend les centrales thermiques bien plus rentables que les centrales nucléaires. Le choix iranien d'une solution antiéconomique rend le pays suspect.

    Signataire du Traité de non-prolifération, l'Iran doit laisser l'AIEA inspecter Bushehr, ce qui compliquerait considérablement le détournement du combustible de la centrale vers la fabrication secrète d'armes nucléaires. L'Iran a affirmé n'avoir ni le besoin, ni le désir de conserver l'uranium irradié que produira le réacteur une fois en service, et aurait l'intention de le renvoyer en Russie.

    Bien que préférable, cette situation n'éliminerait pas tout risque de détournement, car le combustible irradié passerait plusieurs années à refroidir dans des piscines, avant de quitter le pays. En outre, comme la Russie contrôle mal les matériaux et les techniques nucléaires, la circulation d'équipements et de techniciens augmente le risque que l'Iran ne se procure de l'uranium ou du plutonium, soit directement au marché noir, soit, comme le Pakistan, par acquisition de la technique d'enrichissement de l'uranium. De plus, le projet de Bushehr donnerait à l'Iran des raisons légitimes de poursuivre les recherches et des formations dans le domaine du nucléaire, ce qui lui permettrait de mieux dissimuler un programme militaire.

    Comment éviter cette éventualité? La communauté internationale pourrait réclamer que l'AIEA applique sans attendre de nouvelles méthodes de surveillance, afin de mettre immédiatement en évidence des travaux de séparation du plutonium, d'enrichissement de l'uranium ou de construction de composants d'armes nucléaires. En 1993, après la découverte d'un programme nucléaire en Irak, l'AIEA a défini de nouvelles procédures d'inspection qu'elle pensait appliquer deux ans plus tard (d'où le nom de 93 + 2). Depuis l'approbation de la première tranche du programme, en 1996, les inspecteurs peuvent employer de puissantes techniques de détection isotopique.

    Les inspections de l'environnement

    Les autorités iraniennes ont accepté le principe de ces détections, dont l'application fait l'objet de négociations laborieuses. De surcroît, le conseil des gouverneurs de l'AIEA a adopté, le 16 mai 1997, une résolution d'élargissement du système de surveillance à n'importe quelle installation dans tout pays membre de l'AIEA, y compris les installations qui n'ont pas été déclarées comme sites nucléaires. L'Iran serait suspect de refuser ce nouveau type de surveillance.

    Les techniques de détection isotopique sur lesquelles se fonde le programme 93 + 2 permettent d'effectuer ce que l'on nomme une surveillance de l'environnement: on recherche d'infimes quantités de matière radioactive qui serait inévitablement libérée par les usines et installations nucléaires. Des techniques de spectrométrie de masse, par exemple, permettent l'analyse isotopique d'échantillons contenant moins d'un milliardième de gramme de matière. Les proportions d'uranium 235 et d'uranium 238 étant quasi identiques dans tous les minerais d'uranium, des échantillons présentant un rapport supérieur ou inférieur révéleraient un probable enrichissement.

    De même, des concentrations élevées en plutonium signaleraient qu'un retraitement a été effectué, et la détection de produits de fission nucléaire, tels l'iode radioactif et des isotopes du krypton, sur les murs ou sur les équipements, ainsi que dans des échantillons de sol, d'air, de végétation et d'eau prélevés sur des sites choisis avec pertinence, serait l'indice d'une fabrication d'armes nucléaires.

    L'lran, qui a accepté des inspections de tous ses sites industriels, ne devrait pas s'opposer à la mise en place d'un programme de surveillance de l'environnement sur l'ensemble de son territoire. L'AIEA, pour sa part, pourrait exiger une application généralisée de ces techniques, qui se sont révélées performantes en Irak (le programme 93 + 2 ne détecterait pas l'acquisition de matières de qualité militaire au marché noir ou le vol d'une bombe atomique "mal surveillée"). Pourra-t-on toutefois justifier politiquement d'en faire plus en Iran que dans un autre pays?

    Avec ses colossales réserves de gaz naturel et la proximité des marchés en croissance d'Asie et d'Europe de l'Est, l'Iran pourrait devenir un acteur économique de premier plan au cours du siècle prochain. L'importance croissante du gaz naturel, le renforcement des liens économiques avec d'autres pays et la stimulation du développement économique intérieur devraient tempérer les ambitions nucléaires du pays. L'lran peut s'éviter les dépenses exorbitantes d'un programme nucléaire... si ses intentions sont vraiment pacifiques.

     

    SOURCE : David Schwarzbach,

     

     

    Pour La Science n° 238, août 1997.

    David SCHWARZBACH travaille au Centre d'études de l'énergie et de l'environnement, à l'Université Princeton.

    Anthony CORDESMAN, Iran and Iraq: The Threat from the Northern Gulf, Westview Press, Boulder, Colorado., 1994.

    Shahram CHUBIN, Does Iran Want Nuclear Weapons ?, in Survival, vol. 37, n°1, pp. 86-104, printemps 1995.

    Environmental Monitoring for Nuclear Safeguards, U.S.Congress Office of Technology Assessment, U.S. Governement Printing Office (OTA-BP-ISS-168), Washington, D.C., septembre 1995.

    David SCHWARZBACH, Iran's Nuclear Program : Energy or Weapon?, publication de Natural Resources Defense Council, Nuclear Weapons Databook series, 1995.

    Bombe-Mururoa-3-juillet-1970

     

     

    http://diaconescotv.canalblog.com/archives/2016/03/13/33506123


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    Sky News récupère les noms de 22.000 membres de l'EI

    Publié par wikistrike.com sur 10 Mars 2016, 07:14am

     

    Sky News récupère les noms de 22.000 membres de l'EI

    A lire ici la première partie des noms, (Zaman English)

     

    La chaîne d'information Sky News a affirmé mercredi que des documents contenant les noms de 22.000 membres de l'Etat islamique (EI) lui avaient été livrés par un ex-membre du groupe jihadiste.

     

    Selon Sky News, une clé USB contenant les documents lui a été donnée par un ancien membre de l'EI désabusé, qui les aurait volés au chef de la police interne de l'organisation jihadiste.

    Les documents en question, qui contiennent les noms, adresses ou encore numéros de téléphone des recrues, sont des formulaires remplis par des ressortissants de 55 pays ayant rejoint l'EI, a ajouté Sky News. 

     

    Certains documents contiendraient des informations sur des jihadistes jusqu'à présent non identifiés qui se trouvent en Europe occidentale, aux Etats-Unis, au Canada, au Maghreb et au Moyen-Orient, selon la chaîne.

     

    "Sky News a informé les autorités de cette prise", a indiqué la chaîne sur son site.

    Réponses à 23 questions
    Les ministères britanniques de l'Intérieur et des Affaires étrangères n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour réagir.

    Groupe sanguin, nom de jeune fille de leur mère ou encore "niveau de compréhension de la charia", la loi islamique...

    Les recrues de l'EI doivent répondre en tout à 23 questions, selon des reproductions de formulaires diffusés par Sky News.

    Certains sont déjà identifiés
    Sur Twitter, Richard Barrett, ancien patron du contre-terrorisme au sein du renseignement extérieur britannique, a qualifié le butin de "ressource inestimable pour les analystes". 

    Certains noms de jihadistes déjà identifiés sont contenus dans les documents.

    C'est le cas, par exemple, d'Abdel-Majed Abdel Bary, un ancien rappeur originaire de Londres qui s'est illustré en postant sur Twitter une photo de lui brandissant une tête tranchée.

    Les documents ont été livrés à Sky News par un ancien combattant de l'Armée syrienne libre ayant rejoint les rangs de l'EI et se faisant appeler "Abu Hamed". 

    Après avoir dérobé les documents, il les a transmis à un journaliste en Turquie, expliquant avoir quitté l'EI après l'"effondrement des principes islamiques auxquels il croit" au sein du groupe, selon Sky News.

    Selon lui, l'organisation jihadiste aurait abandonné son quartier général de la ville de Raqa (nord de la Syrie) pour le désert.

    "Comme dans toute organisation d'envergure, il y aura des luttes de pouvoir et on pourrait voir à l'avenir une implosion de l'EI en différentes factions", a dit à l'AFP Olivier Guitta, directeur général du cabinet de conseil GlobalStrat. 

     

    De précédentes fuites de documents avaient déjà trahi la tendance bureaucratique prononcée de l'EI, qui contrôle de vastes zones en Syrie et en Irak.

     

    Source   


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    Exclusif: Yasser Abou Hilala, patron d’Al-Jazeera et « salafiste djihadiste » (vidéos) !


    10 Mars 2016

    Révélation explosive sur ce PDG de la TV islamo-terroriste qatarie.

     

    C’est une enquête sur l’itinéraire bis de Yasser Abou Hilala, avant qu’il ne prenne la grande autoroute Doha-Daech !

     

    Nous avons voulu savoir ce que l'ancienne productrice d'Al-Jazeera voulait dire par "notre nouveau directeur est daéchien", et nous avons compris !


    Exclusif: Yasser Abou Hilala, patron d’Al-Jazeera et « salafiste djihadiste » (vidéos) !
    Qui est donc Yasser Abou Hilala, le PDG d'Al-Jazeera, dont les Tunisiens ignoraient jusqu'au nom avant de découvrir son récent statut sur facebook au sujet des commentaires injurieux de ses deux employées Fatma Triki et Khadija Benguenna ?

    Ce qui nous a mis la puce à l'oreille pour fouiller dans le passé bien enfouie de Yasser Abou Hilala, c'est la lettre de l'égyptienne Howaida Taha, qui a passé 19 ans dans Al-Jazeera où elle était productrice de documentaires (voir l'article de Samira Hendaoui).

    Nous avons alors fouillé et nous avons trouvé suffisamment d'éléments et de preuves pour déduire que Yasser Abou Hilala est vraiment l'homme qu'il faut à la place qu'il faut !  
         
    Un Frère musulman passé au salafisme djihadiste 

    D’origine jordanienne, Yasser Abou Hilala a commencé sa carrière islamo-journalistique au début de 1990 dans certains quotidiens jordaniens, notamment le journal Al-Ribat ( الرباط ), l’une des voix officielles des Frères musulmans dans ce pays.
     
    Il a été recruté par Al-Jazeera en 1999 et grâce à ses relations intimes avec le Frère musulman Waddah Khanfar et avec Hamad Ben Thameur, le président du conseil d’administration d’Al-Jazeera, il a été nommé directeur du bureau de cette chaîne à Amman, poste qu’il occupera jusqu’en juillet 2014, date à laquelle il a été désigné en tant que PDG remplaçant Waddah Khanfar, qui a été éclaboussé par un câble de Wikileaks datant du 20 octobre 2005 et démontrant ses liens avec la CIA (1). 

    Quant à sa carrière intégriste, Yasser Abou Hilala l’a commencée très tôt, au sein de la jeunesse des Frères musulmans de Jordanie.
     
    Comme il le racontait lui-même en juillet 2012, il a avoué qu’il appartenait « à un parti politique.
    J’étais opposant, j’appelais au changement du régime et je disais que c’est un régime antéislamique ( جاهلي ) et apostat (كافري ) , qu’il faut absolument se révolter contre lui pour instaurer un Etat islamiste.
     
    Je croyais en tout cela et j’étais prêt à mourir…Mais maintenant j’ai changé… »(2). A voir ! 
                  
    Il avait tellement changé que dès sa nomination à la tête d’Al-Jazeera en juillet 2014, il a eu droit à une salve de l’un de ses anciens Frères en secte, qui estime que la « nomination de Yasser Abou Hilala en tant que directeur général d’Al-Jazeera a une seule signification.
     
    L’homme ne brille pas par son excellence en matière de journalisme… Son maintien à la tête du bureau d’Al-Jazeera à Amman il ne le doit qu’à son ami Waddah Khanfar… ». L’auteur anonyme de cet article ajoute que « Yasser Abou Hilala est un ancien des Frères musulmans qui se dit proche du salafisme djihadiste… » (3).

    Dès janvier 2013, Yasser Abou Hilala a reconnu ses relations avec les salafistes djihadistes syriens ainsi qu'avec le chef du groupe terroriste "Front d'Al-Nosra" (4).
     
    De son côté, le journaliste et opposant syrien Nizar Nayouf affirmait le 25 juillet 2014 que « le terroriste et criminel Abou Hilala, fils de la confrérie des Frères musulmans, était parmi les premiers à avoir fait entrer, au printemps 2011, dans la région de Deraa dans le sud syrien, des armes et des appareils de communication par satellite…
     
    Il l’a fait avec la collaboration des services de renseignement jordaniens ainsi que des Frères musulmans de Jordanie. »
    Toujours selon Nizar Nayouf, c’est Yasser Abou Hilala « en personne qui avait organisé l’entrevue entre Abou Mohamed Joulani (le chef de Jabhat Al-Nosra) et Tayseer Allouni (journaliste d’Al-Jazeera) et membre d’Al-Qaïda, que la chaîne Al-Jazeera a diffusé en décembre 2013 » (5). 
                 
    La "valeur ajoutée" de Yasser Abou Hilala au sein d’Al-Jazeera

    Bien avant sa promotion à la tête d’Al-Jazeera, Yasser Abou Hilala s’est distingué par ses nombreux reportages et interviews des plus dangereux terroristes islamistes dans le monde.
     
    Le 25 avril 2006, Al-Jazeera publiait un film de propagande sur Abou Moussab Al Zarqaoui (vidéo disponible sur Internet en particulier sur alsaha.net), réalisé et commenté par le « journaliste » Yasser Abou Hilala.
     
    En plein « printemps arabe », en juillet 2011, celui-ci voulait allumer la Jordanie renouant ainsi avec son vieux rêve de détruire les « régimes antéislamiques ».
     
    Mais, contrairement aux Tunisiens en 2011, les Jordaniens ne se sont pas fait avoir et ils ont infligé une bonne correction à Yasser Abou Hilala (6).  
     
    Yasser Abou Hilala est si proche du salafisme djihadiste qu’à peine une année après son accession à la présidence générale de cette chaîne intégriste, un « sondage » a été diffusé le 26 mai 2015, qui posait aux téléspectateurs la question suivante : « Soutenez-vous les victoires de l’Etat Islamique au Moyen-Orient ? » Les personnes interrogées ont massivement apporté leur soutien à l’Etat Islamique, avec 81% de “oui” à la question posée ! Le « sondage » aurait généré près de 38 000 réponses, avec seulement 19% de personnes répondant par un “non” !

    Comme le disait si bien Howaida Taha (voir l’enquête de Samira Hendaoui), auparavant, « l’esprit daéchien était discret » ! Et à cette ancienne productrice de la chaîne qatarie d’ajouter : « Je suis triste que ce lieu (Al-Jazeera) soit devenu à ce point daéchisé.
     
    Les financiers d’Al-Jazeera étaient autrefois plus intelligents lorsqu‘ils faisaient tout leur possible pour dissimuler leur vrai visage. Je crois que leur intelligence les trahie aujourd’hui qu’ils sont devenus indifférents au fait que d’autres constatent leur daéchisation flagrante… »

    Sondage sur le FIS en 2007, sondage sur Daech en 2015

    Le « sondage » sur les victoires de l’Etat islamique nous fait peser à un autre « sondage » du même type qu’Al-Jazeera a réalisé le 12 décembre 2007, au lendemain d’un attentat particulièrement meurtrier en Algérie. La question posée aux « sondés » était la suivante : « Êtes-vous en faveur des attentats d’Al-Qaïda en Algérie ? »
    La réponse comportait tout simplement un “oui” et un “non”. Les résultats sans surprise étaient : 54% des sondés affirment soutenir les actions terroristes en Algérie !

    C’était juste pour rappeler qu’avec Al-Jazeera, c’est toujours le changement administratif dans la continuité islamo-terroriste.
     
    Que ce soit Waddah Khanfar ou Yasser Abou Hilala ou un autre, cette chaîne subversive intégriste et manipulatrice, propriété des émirs qataris, aura toujours une seule ligne éditoriale : le triomphe partout dans le monde de l'idéologie totalitaire de ce que certains appellent "l'islam politique" et que nous appelons le fascisme vert.

    Pour avoir diffusé un film vaguement antisémite, la chaîne Al-Manar a été censurée en Occident; parce qu'elle est politiquement incorrecte, la chaîne Al-Mayadine a été mise à l'index. Qu'attendent donc les autorités françaises pour interdire la chaîne de l'intolérance, de l'intégrisme et du terrorisme, Al-Jazeera ?

    Quant à nos compatriotes Tunisiens, le peuple et non pas le gouvernement, ils connaissent maintenant l'idéologie, le passé et les objectifs de celui qui dirige Al-Jazeera.
     
     
    Ils savent ce qui leur reste à faire: pétitionner, manifester et exiger la fermeture de cette chaîne en Tunisie et l'expulsion de ses journalistes-espions.
     
    Pour avoir un accès sur le monde, France 24, c'est largement suffisant.

    Nebil Ben Yahmed              
      
    (1)- Lien du câble de Wikileaks au sujet de Waddah Khanfar:
    https://wikileaks.org/plusd/cables/05DOHA1765_a.html#par1

    (2)- Vidéo confession de Yasser Abou Hilala en juillet 2012:
     

     

    (3)- Article d’un Frère musulman, le 27 juillet 2014 :
    http://ghareeb-alikhwan.blogspot.fr/2014/12/blog-post_795.html

    (4)- Voir ce lien : 
    http://www.syriantelegraph.com/?p=62891

    (5)- Page Facebook de Nizar Nayouf :
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10152525511096893&set=a.54112551892.62219.607636892&type=1&theater

    (6)- Yasser Abou Helala, à Amman, en juillet 2011 :
    https://www.youtube.com/watch?v=JfFTBxtU3uU#t=217

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    Soros finance une organisation pour pousser les immigrés à se mobiliser contre Trump

    Traduction de l’article de New Observer.


    Le milliardaire juif George Soros a annoncé qu’il met 5 millions de dollars dans un nouveau comité d’action politique (PAC) conçu exclusivement pour mobiliser les hispaniques dans un bloc de vote non-blanc anti-Trump.

     

    Cette mobilisation politique racialement fondée – que Soros serait parmi les premiers à qualifier de « raciste » si elle était faite par des blancs – va prendre la forme d’un « [Les] électeurs immigrés gagnent PAC », et va aider à coordonner les efforts d’un certain nombre de groupes politiques non-blancs.

    D’après un article du New York Times, la « campagne pour mobiliser les latinos et autres immigrés » à 5 millions de dollars de Soros espère « canaliser la fureur contre la réthorique politique de Donald J. Trump et d’autres républicains en une poussée de vote pour les candidats démocrates en Novembre ».

    L’article indique que la mobilisation raciale des non-blancs serait le « plus large effort des démocrates [pour la] participation des électeurs jamais dédiée exclusivement aux électeurs latino et immigrés ».

    L’essentiel de l’argent sera dépensé à travers des organisations au Colorado, en Floride et au Nevada, des États avec une large population hispanique qui seront « décisifs dans la course présidentielle et dans la bataille pour le contrôle du Sénat ».

    Les organisateurs espèrent pousser au moins 400.000 « nouveaux » électeurs démocrates aux urnes lors des élections présidentielle de Novembre, la campagne incluant du « porte à porte, des appels téléphoniques et l’envoi de courriers pour toucher 728.000 électeurs – essentiellement latinos et asiatiques – au Colorado, au Nevada et en Floride ».

    Les hispaniques sont déjà une part assez importante des électeurs dans ces trois États pour changer l’issue d’élections serrées.

    « C’est vraiment retirer les gants », a déclaré Cristóbal Alex, président du « Projet pour la Victoire Latino » ouvertement racialement fondé, et décrit comme « l’un de plusieurs groupes nationaux pro-immigration ou hispaniques travaillant avec le super PAC ».

    Il a continué en affrimant que le mur proposé par Trump séparerait des « millions de familles » et que le pays était « au bord du précipice ».

    Soros a déclaré avoir trouvé les déclarations de campagne de Trump « profondément blessante. C’est nuisible pour notre démocratie et nos intérêts nationaux. Il devrait y avoir des conséquences pour les propositions et déclarations scandaleuses que nous avons régulièrement entendues. »

    Pendant ce temps, un autre article du New York Times intitulé « Davantage de latinos recherchent la citoyenneté pour voter contre Trump » indique qu’il y a désormais une « ruée de nombreux immigrés latinos pour être naturalisés à temps pour voter en novembre ».

    Capture d'écran du New York Times

    Les demandes de naturalisation ont augmenté de 11 pourcents en 2015, et ont bondit de 14 pourcents lors des six mois de août 2015 à janvier 2016.

    Il est estimé que les chiffres finaux pourraient être autour d’un million en 2016, environ 200.000 de plus que la moyenne des dernières années.

    Des 8,8 millions de résidents légaux éligible à la naturalisation, environ 2,7 millions sont mexicains.

    Dans un sondage des électeurs hispaniques mené fin février par le Washington Post et Univision, la chaîne de télévision en langue espagnole, 80 pourcents des sondés ont déclaré avoir une opinion « défavorable » de Trump dont 72 pourcents ayant une opinion « très défavorable », beaucoup plus que pour les autres candidats républicains.


    Le vote de bloc de la part d’un groupe racial constitue une agression raciale, que l’on veuille bien le voir ou non. Les bougnoules et les nègres en France ; tout comme les nègres et les hispaniques aux États-Unis, pratiquent ce vote de bloc.
     
    Les blancs sont encore un peu lents à la détente pour comprendre ce qui se passe réellement, du fait de la propagande anti-raciste ; cela doit changer.

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    Le 18 Mars 2016 un compte sur  twitter mentionne la mort des sept (7) « combattants » dans les luttes qui se deroulent  à la périphérie de la ville antique de Palmyre. Selon la source, il s΄ agit probablement des mercenaires qui opèrent du côté des djihadistes et ils sont venus de la France comme le montrent les documents correspondants:

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    A cette periode la bataille de Palmyre est la mère de toutes les batailles au front de la  guerre à Syrie. L ‘Agence de presse Sputnik souligne :« Hier samedi, une source dans l’Etat-major syrien a déclaré que l’armée et les milices avaient achevé la première phase de l’opération et s’étaient approchés de l’enceinte de la ville. » .

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    Les impressions d’un Français sur

    son voyage au Donbass

     
    Ukraine

    Les impressions d’un Français sur son voyage au Donbass

     
     

    Xavier Moreau, géopolitologue français♦

    Xavier Moreau habite et travaille depuis 16 ans en Russie. Il  est arrivé à Paris pour présenter son livre « L’Ukraine – pourquoi la France s’est trompée» paru récemment aux éditions du  «Rocher».

    L’Observateur russe a profité de cette occasion pour demander à Xavier Moreau ses impressions sur son voyage à Donetsk.

    Interview réalisée par Catherine Gadal, rédaction de Egor Iakounine

    L’Observateur russe : Pendant la conférence, vous avez parlé de votre voyage à Donetsk. Comment y êtes-vous arrivé ? Quand ? Pour combien de jours ? Quelle était votre mission ?


    Xavier Moreau : J’y suis resté sept jours, je ne suis allé qu’à la république populaire de Donetsk, c’était il y a quatre semaines. J’ai été invité par une association qui s’appelle «Vostok France – Solidarité Donbass» qui a été créée par Elena Ruffo qui est une Ukrainienne qui habite en France depuis les années 1980. Elle est de la Zaporozhie, à l’Est de l’Ukraine.

    Elle me connaissait par l’internet et moi ça m’intéressait, je voulais notamment savoir comment les gens du Donbass, les Russes du Donbass, ce sont des Russes, voient leur avenir avec ou sans l’Ukraine.

    J’ai posé la question à tous les gens que j’ai rencontrés soit dans la rue, taxi, dans l’endroit où j’ai acheté ma carte SIM, les gens m’ont invité chez eux, dans les orphelinats, les écoles.

    A tous j’ai demandé : « Comment voyez-vous votre avenir avec l’Ukraine ? »

    Et tous m’ont répondu : « D’aucune manière »

    Je n’ai pas senti de haine dans la population, en revanche, ils sont déterminés à ne plus faire partie des Ukrainiens et tous se disent : « Nous sommes les Russes du Donbass ».

    Ils construisent un état qui fonctionne bien, Donetsk dans des endroits éloignés du front est très propre, beaucoup plus propre que certaines villes en Russie, des grosses villes de province.

    Et les habitants m’ont dit que c’était beaucoup plus propre qu’avant la guerre. Il y a vraiment une volonté de Zakhartchenko de montrer que la RPD (République Populaire du Donbass) peut être un état fiable et d’ailleurs ils ont augmenté la production de charbon, elle est supérieure à celle de 2013, avant la guerre.

    Et il y a des gens qui travaillent ?
    Oui, tout le monde travaille. Je n’ai vu personne glandouiller dans les rues, il y a un couvre-feu à 23h, ils ne font pas la fête tous les soirs on peut dire, mais les gens, tout le monde travaille et certains travaillent sans salaire mais pour expliquer cela on peut dire que c’est la tradition au Donbass, c’est la classe travailleuse et ils sont très fiers d’avoir une forte identité. Ils sont mineurs, métallurgistes, industriels, ils sont les Russes du Donbass.

    Il y avait très peu de personnes qui voulaient entrer dans la Fédération russe mais ils veulent être une partie du monde russe.

    J’ai senti une volonté d’être indépendant et c’est pour ça que je pense que personne ne veut aujourd’hui que l’Ukraine devienne un espace complètement anarchique ce qui d’ailleurs est en train de se passer à l’Ouest de l’Ukraine.

    Donc avec une large autonomie mais vraiment très large, une espèce de confédération, ça pourrait fonctionner.

    Monsieur Moreau, vous comme ancien militaire devriez savoir mieux que moi que dans un Etat il ne peut y avoir qu’une seule armée. Comment voyez-vous la solution de ce problème ?


    Oui, c’est vrai et à cause de cela je parle d’une confédération, tout dépend du niveau de fédéralisation des états membres, et bien sûr c’est une question à discuter. Il y a une armée, une police, une police locale… Et à mon avis cette police-la gardera ses chars parce qu’ils ne vont pas avoir confiance en Kiev.

    Aujourd’hui Kiev est dans une situation économique et énergétique catastrophique et pour Kiev, il faut maintenir les bombardements pour expliquer à la population qu’il y a une guerre pour leur faire oublier leur quotidien qui chaque jour va de pire en pire.

    En plus il faut savoir que sur la ligne de front il y a des bataillons de représailles, des bataillons de nazis et eux, ils ont besoin de la guerre.

    Sur une chaine de télé ukrainienne il y avait une interview du fondateur du bataillon « Azov », Andrei Bélétskii.

    C’est toujours intéressant, comme le ministre d’intérieur Avakov, lorsqu’on lui pose une question dans la langue ukrainienne, répond en russe parce qu’il n’arrive pas à parler ukrainien.

    C’est tellement intéressant de voir que le plus grand leadeur nationaliste ukrainien n’est pas capable de répondre à une question en ukrainien.


    Selon ses réponses, il était désespéré. Et en plus quel constat j’ai fait quand je parlais aux gens qui ont des proches de l’autre coté, dans l’armée ukrainienne, ils parlent au téléphone régulièrement et on leur dit : « On attend l’offensive et on déserte, comme ça la RPD va gagner la guerre et cela sera terminé.

    Personne ne veut se battre du côté de l’armée ukrainienne sauf des bataillons de nazis formés par les Américains, eux, ce sont des guerriers.»

    Vous voulez dire que la frontière de la RPD peut changer ?


    Les gens des zones occupées attendent quand deux parties de Donetsk , Marioupol et Slaviansk seront réunifiées.

    Et le résultat des élections à Slaviansk montre bien cela, les habitants ont voté au premier tour pour le candidat prorusse.

    Et les élections à Marioupol ont été sabotées car le pouvoir savait d’avance que le résultat serait identique.

    Et le mythe vendu par la propagande ukrainienne que Marioupol veut se rattaché à l’Ukraine, c’est faux.

    On a été dans une école à Enakievo où il y avait une armoire avec des portraits de Tarass Chevtchenko et des livres et le poème Kobzar, tout écrit en ukrainien et j’ai demandé « Vous ne voulez pas vous dé-ukrainiser comme ils le font de l’autre coté avec la dérussification?»

    Et on m’a dit « Non, ça fait partie de notre patrimoine et on ne fait la guerre ni contre la langue, ni contre les statues » et encore je n’ai pas senti d’agressivité, une grande dignité et beaucoup de mépris pour les bataillons de représailles qui sont arrivés au début avec les cris «Sieg Heil!» et en menaçant les gens et pillant leurs biens alors qu’au premier coup de feu de l’offensive de la RPD, ils sont partis en courant comme des lâches.

    Comme ça ils les méprisent.

    Et à Novoasovsk, qui a été occupé par des bataillons de représailles pendant des mois, à peine les tirs avaient commencé qu’aussitôt tout le monde s’y carapatait.

    Après ces faits j’ai réalisé que ces bataillons de nazis, ce sont des bandes de pilleurs qui ne savent pas se battre.

    Une question d’un autre domaine, quelle monnaie a cours dans la république de Donetsk


    Tout est en roubles. Si vous avez des hryvnias, vous pouvez les échanger. Mais les prix sont affichés en roubles, tous les supermarchés sont pleins parce qu’il y a des liens commerciaux avec la Russie.

    L’association humanitaire que j’ai présentée m’avait demandé de tout acheter dans des supermarchés du Donbass plutôt que d’ammener des produits avec moi.

    Comme cela ça fait fonctionner l’économie locale.

    En même temps vous avez dit qu’il y a des gens qui travaillent sans salaire, avec quel argent font-ils les courses aux supermarchés ?


    La RPD a commencé à vendre sa production dont le charbon que j’ai déjà évoqué. De l’aide humanitaire leur parvient depuis plusieurs pays dont la Russie.

    Auprès de la ligne de front, c’est dur, mais les magasins sont ouverts et les liaisons par autobus entre villes fonctionnent.

    Les parcs au Donetsk sont très bien entretenus. On voit bien que la zone est dirigée.


    Ils recommencent petit à petit, grâce à la vente du charbon et du métal, à payer un peu de retraite et c’est d’ailleurs parce qu’il n’y a pas de hryvnias que Kiev, contrairement aux accords de Minsk, ne paye pas les retraites.

    Il y a aussi beaucoup de choses que le gouvernement ukrainien ne fait pas, comme les échanges de prisonniers par exemple.

    Je pense que les accords de Minsk étaient une bonne chose, c’était la reconnaissance de l’autonomie du Donbass, même si le gouvernement ukrainien ne garde pas ses promesses.

    En conclusion je peux dire que j’étais très impressionné parce que je ne m’attendais pas à voir tout cela comme ça au Donbass.

    Je vois l’avenir de cette région plutôt positif. Car les Russes ne gardent que 15% de dette et les autres 85% sont pour les fonds internationaux. L’Ukraine ne pourra jamais les rembourser, le FMI va s’arrêter de les aider et la faillite les attend: l’état central ne pourra plus payer les services publics : l’armée, la police, les pompiers…

    On chargera alors les régions plus riches à l’Est. Et à un certain moment on aura un Etat avec un pouvoir central à Kiev qui n’aura aucune autorité et des pouvoirs locaux très puissants.

    Xavier Moreau, « L’Ukraine – pourquoi la France s’est trompée»,  éditions du Rocher

    SOURCE : L’OBSERVATEUR RUSSE

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    La Russie prête à frapper les groupes armés violant la trêve en Syrie

    Devant l’inaction et le refus  des Etats-Unis de discuter sérieusement des moyens à adopter en commun pour faire respecter la trêve en Syrie, la Russie a décidé de passer seule à l’action.

    Elle devait sans doute s’attendre à une telle situation , et devait donc avoir prévu la réponse à lui donner.

    RI

    ***

    A partir du 22 mars, la Russie sera prête à recourir à la force à l’égard des forces armées violant systématiquement la trêve en Syrie, a déclaré lundi le chef du Commandement opérationnel principal de l’Etat-major de l’armée russe Sergueï Roudskoï.

    Ces mesures seront prises si les Etats-Unis ne répondent pas aux propositions russes sur le contrôle du cessez-le-feu avancées le 25 février.

    « Je souligne, la force militaire ne sera utilisée qu’après que Moscou aura reçu des preuves fiables des violations systématiques par des groupes armés des modalités approuvées dans le cadre du plan russo-américain de cessez-le-feu en Syrie, datant du 22 février 2016″, a précisé M. Roudskoï, soulignant que « la force ne sera pas appliquée contre les groupes respectant la trêve, ni les civils, ni les objets civils ».

    Le 14 mars, la Russie s’est dite alarmée par les violations du cessez-le-feu dans la province de Hama par des milices d’opposition inscrites par Washington dans la liste de celles observant la trêve.

    Le 22 février, les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Barack Obama, ont approuvé un plan de cessez-le-feu en Syrie.

    Cette initiative a été appuyée par les dirigeants de nombreux autres pays qui se sont déclarés prêts à contribuer à sa réalisation. La trêve est entrée en vigueur le 27 février à minuit.

    La trêve ne concerne pas les organisations terroristes Etat islamique (EI ou Daech), Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda) et d’autres groupes reconnus comme terroristes par le Conseil de sécurité de l’Onu.

    Le 14 mars, Vladimir Poutine a ordonné le retrait des forces aériennes russes de Syrie à partir du 15 mars. Selon lui, les militaires russes ont accompli leur mission et inversé la tendance dans la lutte contre le terrorisme.

    source: https://fr.sputniknews.com/international/201603211023540255-russie-syrie-violations-treve/


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    L'AG. DU CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS / BRETAGNE ......

     

     En Avril la pluie du matin réjouit le pèlerin.  

     

    Le CNC Bretagne/35 se réunira le Dimanche 10 Avril 2016 au Lieu-dit

    "Le Vallon"

    35230 NOYAL-CHATILLON

     

    PROGRAMME DE LA JOURNEE

     

     

    10h00

      

     Accueil

      

    11h00

                   

    Assemblée Générale

     

    12h30

                                           

     Repas

     

    14h30

                                                      

    Tombola

     

     

    Vous pouvez poser des questions avec votre inscription ; elles seront étudiées avant l’A.G.

     

     

    Entre RENNES ET CHARTRES de BRETAGNE, Au Feu rouge  devant Matériaux DENIS, prêt de Citroën, au Sud de RENNES à 1 Km de la rocade. (Grand parking).

    ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

     

    COUPON  A RETOURNER, accompagné de votre règlement par chèque à l’ordre du C.N.C. 35 avant le 4 Avril 2016 à :  

     

    Michel MADORÉ, 46 Rue de Châteaubriant, 35770 VERN /SEICHE.

     

    02.99.00.49.50 ou 06.17.64.19.60 ou madore.michel@sfr.fr

     

    Avec votre Famille et vos Amis.

     

    Monsieur, Madame : ____________________________________________________

      Assisteront                   N’assisteront pas

    Cocher la case choisie avec le nombre, Merci                                        (NOTER  VOS CHOIX)

    KIR ou nature

     

    Entrée

     

      Cassolettes de Coquilles ST JACQUES.

              

                Plats au choix

     

     Filet mignon de porc paysan         :

    OU

     Pavé de bœuf sauce  poivre         :  

                                            Accompagnements  

                                       

     □  Gratin dauphinois, fagot de haricots :      

    OU

     Frites                                                      :

     

     

                                                                      

    Assiette de fromages, salade

     

    Tartelette tatin glace vanille - café

     

     

     

    Boissons : Eau, vins blanc, rosé  et rouge.

     

    Animations, tombola surprise

     

    Remise d’épinglettes du CNC

     

    Nombre de personnes………………………..X 23€ =……………€

    Nombre d’enfants (- de 12 ans)…………     .X 12€ =……………€

    Merci  de répondre.

    Mise à jour des cotisations

    Publié par JEAN-MARIE Lebraud à 03:53


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    COMMUNIQUÉ DU PARTI DE LA FRANCE / JEUNES EN BRETAGNE !

     
     AVANT LE CONGRÈS DU PARTI DE LA FRANCE LE 7 MAI 2016

    REJOIGNEZ LE PDF JEUNES BRETAGNE

    Ce blog est consacré aux idées du Parti de la France et en particulier, à la jeunesse nationaliste Bretonne.

    Ce dernier est en lien permanent avec le PDF Bretagne.

    D'un point de vue contenu, il sera mis à votre disposition, toutes les informations et tout les renseignements concernants :

    les débats, les rencontres, les activités du parti ainsi que toutes les actualités.

    N'hésitez pas à nous donner vos avis, vos requêtes etc... 



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    mardi 22 mars 2016

    Qui nous menace vraiment ?

    Comment fait-on pour justifier la guerre s’il n’y a pas d’ennemi qui nous menace ?

    C’est simple, il suffit de l’inventer ou de le fabriquer.

     

    C’est ce que nous enseigne le général Philip Breedlove, le chef du Commandement européen pour les Etats-Unis qui va passer à un autre général étasunien le bâton de Commandant suprême allié en Europe.

     

     

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    Dans sa dernière audition au Pentagone, il prévient qu’ « à l’Est l’Europe en face d’elle une Russie résurgente et agressive, laquelle pose une menace essentielle à long terme ».

    Il renverse ainsi la réalité : la nouvelle guerre froide en Europe, contraire aux intérêts de la Russie, a été provoquée avec le putsch de Place Maïdan par la stratégie USA/Otan, qui continue à alimenter les tensions pour justifier le déploiement croissant de forces en Europe orientale.

    En Ukraine, a été constitué un Commandement conjoint multinational pour l’entraînement « jusqu’en 2020 » des forces armées et des bataillons néonazis de la Garde nationale, dont s’occupent des centaines d’instructeurs de la 173ème Division USA transférés de Vicence (Vénétie), flanqués de Britanniques et de Canadiens.

    Le Commandement européen des Etats-Unis, souligne Breedlove, travaille avec les alliés pour « contrecarrer la Russie et se préparer au conflit si nécessaire ».

    Au Sud, prévient le Commandant suprême allié en Europe, « l’Europe a en face d’elle le défi de l’émigration de masse provoquée par l’écroulement et par l’instabilité d’Etats entiers, et du groupe État Islamique (EI) qui se répand comme un cancer menaçant les nations européennes ».

    Il soutient ensuite que « l’intervention de la Russie en Syrie a compliqué le problème, car il a fait peu pour s’opposer à l’Isis et beaucoup pour soutenir le régime d’Assad ».

    Il renverse à nouveau la réalité : ce sont les Etats-Unis et l’Otan qui ont provoqué avec la guerre l’écroulement de l’Etat libyen et l’instabilité de celui de Syrie, et l’émigration de masse qui s’ensuit, en favorisant la formation de l’Isis fonctionnel à leur stratégie, qu’ils ont fait semblant de combattre, alors que l’intervention russe en Syrie en appui des forces gouvernementales a durement frappé l’Isis en le faisant reculer.

    Maintenant que la Russie, ayant atteint son premier objectif, redimensionne son engagement en Syrie, l’Otan sous commandement étasunien étend sa présence militaire au Moyen-Orient.

    Le 29 février, le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg a signé avec le Koweit un accord qui permet de créer la première escale aéroportuaire de l’Alliance atlantique dans le Golfe, à la fois pour la guerre en Afghanistan et pour « la coopération de l’Otan avec le Koweit et d’autres partenaires », surtout l’Arabie Saoudite soutenue par le Pentagone dans la guerre qui fait des massacres de civils au Yémen.

    Le 2 mars à Abu Dhabi, Stoltenberg a renforcé « la coopération avec les Emirats Arabes Unis pour affronter les défis communs à la sécurité ».

    Le 17 mars, il a reçu à Bruxelles le roi Abdullah II, pour renforcer le « partenariat de l’Otan avec la Jordanie ».

    Le 18 mars, il a reçu Al Zayani, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Bahrein, Emirats Arabes Unis, Koweit, Oman, Qatar), pour « approfondir la coopération entre les deux organisations ».

    En Afrique -tandis que se prépare l’opération qui, sous le prétexte de les libérer de l’EI, vise à occuper les zones de la Libye économiquement et stratégiquement les plus importantes- est en cours du Sénégal au Golfe de Guinée l’exercice Obangame/Saharan Express, auquel participent dans une fonction « antiterrorisme et antipiraterie », des forces navales USA, Europe, Afrique et même Brésil.

     

    Dirigé depuis le quartier général de Naples des U.S. Naval Forces Europe-Africa, dont la mission est de « promouvoir les intérêts nationaux étasuniens, la sécurité et la stabilité en Europe et en Afrique ».

    Manlio Dinucci

     

    Edition de mardi 22 mars 2016 de il manifesto

    Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


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    COMMUNIQUÉ DU PARTI DE LA FRANCE

     

    Mardi 22 Mars 201618:23

     


    BRUXELLES : NOUVELLE TUERIE ISLAMISTE DANS UNE VILLE EUROPÉENNE COLONISÉE


    L'internationale islamiste a cette fois-ci frappé à Bruxelles, quelques jours après l'arrestation du terroriste Salah Abdeslam dans le quartier désormais musulman de Molenbeek.

     

    Le Parti de la France adresse tout d’abord ses condoléances et son soutien à nos voisins belges, Flamands et Wallons, et surtout aux familles des victimes innocentes de la barbarie islamiste.


    Tout comme en France, le pouvoir politique belge est au mieux irresponsable, sourd et aveugle et au pire responsable d’une politique ayant facilité et permis ces attentats.

    Le Parti de la France ne cesse d’alerter l’opinion et de mettre en garde les Français et les Européens sur la véritable nature de ces actions terroristes : il s’agit clairement, d’un processus de guerre révolutionnaire, d’une guerre politique, psychologique et religieuse, d’une guerre totale, dont l’objectif final est l’établissement d’un califat mondial et d’un ordre islamique basé sur la charia.

    Il s’agit d’une guerre de domination et de conquête, menée par une internationale révolutionnaire islamique, pour laquelle le terrorisme est un instrument d’action classique, au service d’un projet politique et religieux.


    La colonisation migratoire de peuplement qui submerge la France, idéologiquement et politiquement organisée, par la gauche française depuis plus de trente ans, permet aujourd’hui aux organisations révolutionnaires islamistes de recruter, de former et d’armer des militants djihadistes, qui se déplacent et agissent en Europe comme des poissons dans l’eau.

    Le temps est venu d’en finir avec des politiques qui menacent l'Europe, l’affaiblissent, la détruisent de l’intérieur et brisent l’identité et l’unité des Nations.


    Une nouvelle fois nous réclamons l’inversion du courant migratoire, la mise en œuvre du patriotisme social, la préférence nationale, le rétablissement du contrôle aux frontières nationales, la création dans les délais les plus brefs, d’une garde nationale permettant à des dizaines de milliers de jeunes Français, de participer à l’effort de sécurité intérieure, des moyens décuplés, affectés à nos services de renseignement, ainsi que plus de pouvoir à notre police, avec notamment une réforme urgente de la législation sur la légitime défense, afin que nos forces de police puissent agir plus sereinement et plus efficacement.


    Enfin, une coopération diplomatique et politique active, avec la Russie et le gouvernement légal syrien sont, plus que jamais, une nécessité et un devoir, pour contrer les assassins fanatiques de l’État islamique et des groupes islamistes qui pullulent en Europe et dans le monde.

    Pour nos libertés et notre sécurité, nous devons reprendre notre destin en mains.

    Communiqué de Carl Lang, Président du Parti de la France

    22/03/2016

    Directeur de la publication : Carl Lang
    Le Parti de la France. 6 Allée des Templiers.
    F78860 Saint Nom La Bretèche

     

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    COMBATTRE LE TERRORISME !

    « La croyance superstitieuse en la force historique des complots (quand bien même ils existeraient, de type individuel ou collectif) laisse complètement de côté la cause principale des échecs subis aussi bien par les individus que par les Etats : les faiblesses humaines » - Alexandre Soljenitsyne



    Qu’ils soient intégristes, fanatiques religieux ou anarchistes, les terroristes prêchent le viol de la société, et, par conséquent, ils ne sauraient être traités comme des adversaires réguliers. Car « vouloir donner aux choses le sens de ses désirs est la pire forme de dérèglements de l’esprit ». Ainsi s’est exprimé Bossuet dans une de ses prédictions au souffle lyrique de ses visions grandioses.


    Le caractère d’extrême gravité que revêt le terrorisme international a fait de la France (et désormais de la Belgique) l’une de ses plaques tournantes et nous met dans l’obligation de réagir avec fermeté contre tous ceux qui tentent de faire de notre pays un « champ de tir » du terrorisme, son refuge ou son « laboratoire d’expériences » révolutionnaires… d’autant plus que ces actions terroristes impliquent nécessairement une chaine de connivence et d’appui logistique sur notre sol et une préparation minutieuse…


    A la guerre révolutionnaire ou « guerre sainte » prônée par les islamistes, nous devons opposer la guerre populaire totale ou guerre de libération nationale. Face à une menace terroriste, il faut faire le choix majeur qui s’impose et en tirer toutes les conséquences ; agir sans oublier la foi formulée par Engels : « Ne jamais jouer avec l’insurrection armée et, quand on la commence, la mener jusqu’au bout ».

    La France est aux yeux de l’islam une aire de guerre, « dâr al-harb », et elle se doit de traiter ce dernier de la même manière qu’il la traite.


    Nous n’arriverons probablement jamais -en dépit de toute fermeté- à réduire totalement les actions criminelles mais il serait possible d’en limiter le nombre par l’instauration d’une juridiction et de tribunaux d’exception identiques à ceux créés par le régime gaulliste durant la guerre d’Algérie afin d’éradiquer l’OAS… et qui menèrent sans le moindre état d’âme au poteau d’exécution quatre soldats français dont deux officiers.


    Puisque cela fut accompli contre des patriotes dont le seul crime fut de vouloir conserver l’Algérie française, pourquoi cette juridiction ne serait-elle pas reconduite contre les ennemis de la France reconnus coupables d’avoir sacrifié des victimes innocentes ? Dès lors, le rétablissement et la mise en application immédiate de la peine de mort seraient prononcés à leur endroit.

    Qui a tué doit être tué ! L’horreur du mal est le principe même de la justice. Elle doit s’imposer comme une règle impérative, car elle est notre propre raison. « La loi, en général, est la raison humaine –disait Montesquieu- en tant qu’elle gouverne tous les peuples de la terre »…


    Les demi-mesures, comme c’est le cas actuellement, ne mènent à rien car les vices impunis s’accroissent à l’infini. Mais châtier les coupables, les condamner à mort ou leur infliger une sanction à la hauteur de leurs crimes, ne ferait -dans notre société émolliente, indifférente, conservatrice- que révolter les consciences de la « bien-pensance », des associations « humanistes » et provoquer la colère des islamo-compatibles issus de la gauche bobo-caviar et de la droite capitularde et louvoyante toujours prompts à brandir le carton rouge au nom de leur angélisme républicain.
    Dostoïevski écrivait déjà, dans la « légende du Grand Inquisiteur » : « Qui aime trop l’humanité en général est en grande partie incapable d’aimer l’homme en particulier. Qui plaint trop le malfaiteur est fort souvent incapable de plaindre la victime ».

    Et le drame actuel c’est que nos sociétés vieillottes s’interdisent tout moyen coercitif. Elles ont lentement accumulé pendant une longue procession de siècles, les règles, les précautions et les interdits destinés à protéger l’idée qu’elles se faisaient de la civilisation.

    Elles ont imaginé couler la sagesse dans des lois… codifier l’indulgence et la mesure, pour défendre l’homme contre lui-même. Préoccupées d’exorciser la violence qui bouillonne toujours confusément dans des instincts mal maîtrisés, elles ont naturellement été conduites à interdire la seule forme de violence sur laquelle elles pouvaient peser : la cruelle mais indispensable gamme des châtiments qui prétendent moins punir le crime, que décourager le criminel.


    Négligeant cette suprême mise en garde d’Aristote « Tolérance et apathie sont les dernières vertus d'une société mourante », elles ont inventé un arsenal de répression humain conçu à l’exacte mesure de coupables considérés comme des « égarés » ou des « déséquilibrés ». Or, on ne combat pas des terroristes avec de simples lois. On doit adopter une riposte appropriée afin de les arrêter dans leur élan velléitaire et agressif. « Plus l’Etat est corrompu, plus les lois se multiplient » clamait Tacite, cet historien et sénateur de l’antique Rome.


    La France vit sous des menaces de plus en plus récurrentes que l’on ne peut contenir par la seule force de la loi. « Les français vont devoir s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats qui vont, à mes yeux, immanquablement survenir.

    Nous sommes désormais dans l’œil du cyclone, le pire et devant nous » a déclaré dans « Ouest France », le 14 novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris, le juge Marc Trévidic.
    Bruxelles vient à son tour d’en subir les affres… et les terroristes vont de nouveau frapper. La France, confrontée à l’un des plus graves périls de son histoire ne doit pas s’embarrasser de préjugés pour prendre les mesures appropriées afin d’assurer sa propre survie.

    « Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais » soutenait Léon Trotski.


    Mais, empêtrée dans ses règles, ses décrets et ses scrupules, voilà notre civilisation chrétienne paralysée par les dogmes qui la fondent et les lois qui la défendent, qui ne peut transgresser sans se renier. Et voici les barbares –forts de cette assurance- qui répandent leur terreur en voulant tout détruire, tout raser pour tout recommencer sur les décombres d’un passé qu’ils haïssent parce qu’ils ne le comprennent pas. Et ils tentent d’imposer leur loi par l’assassinat et la terreur à des sociétés qui ont su dissiper ces cauchemars depuis si longtemps qu’elles n’en imaginent plus l’éventuel retour.

    Voici qu’enchaînées par les règles qu’elles ont accumulées pour se prémunir contres les excès de leur propre colère, les sociétés stupéfaites s’abandonnent aux coups que leur portent des colères inconnues…

    Et voici que s’écroule la civilisation parce que les barbares puisent dans son raffinement, ses complications et son indulgence, la seule force qui rend leurs débordements irrésistibles. Ils retrouvent naturellement le plaisir d’égorger sachant combien timide sera la répression. Jamais les passions déchaînées n’ont fait autant de ravages… semé autant de morts…

    Jamais on n’a assassiné autant d’hommes au nom du bonheur de l’humanité… Jamais le mot de Malaparte n’a été plus juste : « Jamais on n’a couché autant de Christs dans les charniers du monde ».


    Et nous, pauvres occidentaux, sommes en passe de perdre cette ultime guerre qui nous est imposée parce qu’irrémédiablement condamnés à capituler… au nom de la défense de la civilisation qui n’est autre qu’un suicide devant un assaut qui en nie l’essentiel.
    Soljenitsyne a écrit : « Toute notre vie là-bas nous a appris qu’il existe un seul moyen de résister à la violence : c’est la fermeté ! »


    Dans la lutte contre la subversion et le terrorisme, rien n’est plus important que l’application d’une politique de défense préventive ferme et impitoyable à l’égard des adversaires de la Nation. Celui qui sème le vent doit récolter la tempête.

    José CASTANO
    e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

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  • 03/26/16--01:43: WASHINGTON LACHE ANKARA ???
  • Moscou et Washington contre Ankara

    Publié par wikistrike.com sur 26 Mars 2016, 08:36am

     

    Catégories : #Politique internationale

    Moscou et Washington contre Ankara

    Le Levant est en pleine effervescence après la mise en application de l'accord russo-états-unien sur la paix en Syrie.

    Chaque acteur tente de tirer son épingle du jeu. Pourtant celui-ci n'est pas terminé. Moscou et Washington se préparent à déstabiliser le président Erdoğan. 

    Les différents acteurs régionaux, constatant qu'ils ne parviendront pas à renverser la République arabe syrienne se cherchent de nouveaux objectifs, alors que l'Armée arabe syrienne se prépare à libérer Idlib, Alep et Palmyre. 

    Ainsi Israël intervient en sous-main pour provoquer une seconde guerre civile au Liban plutôt que de devoir affronter une nouvelle fois le Hezbollah.

    Simultanément, le président Reuven Rivlin s'est rendu, le 17 mars, à Moscou pour y présenter ses revendications (pas d'Iraniens à la frontière syro-israélienne et reconnaissance de l'annexion du Golan).

    Il s'est entendu répondre comme prévu que, dans le cadre d'un règlement régional de paix, la Russie peut aider à négocier avec les Iraniens. Quant au Golan, la question a été réglée depuis longtemps par le Conseil de sécurité.

    De son côté, Dore Gold est en Turquie. Il tente de voir comment utiliser le désarroi d'Ankara pour jouer la carte terroriste au Liban. 

    L'Iran agite ses contacts en Arabie saoudite en espérant pouvoir y organiser une révolution. Les chiites du Golfe sont prêts, les sunnites de la Mer rouge ont besoin d'encore un peu de temps.

    Londres laisse faire en espérant que les troubles à venir permettront à la City de spéculer sur le prix du pétrole.

    Tandis que Washington s'inquiète de sécuriser l'arme atomique saoudienne. 

    L'Union européenne refuse de s'avouer vaincue. Le 18 mars, elle a accordé 3 milliards d'euros annuels à Ankara pour ralentir le flux de migrants.

    Dans les faits, la Turquie prévoit d'utiliser cet argent pour financer les jihadistes et tarir le flux des migrants en renversant le président el-Assad.

    Inconscients, les Européens ont décidé d'abolir dans les semaines à venir les visas d'entrée pour les Turcs, établissant ainsi la libre-circulation depuis les camps d'Al-Qaïda en Turquie jusqu'à Bruxelles. 

    Moscou, qui n'a toujours pas obtenu réparation de la destruction de son Sukhoï-24, est convenu avec Washington de renverser ensemble le « sultan » Erdoğan.

    Le 17 mars, les leaders du Nord de la Syrie ont déclaré leur volonté d'instaurer un système fédéral au sein de la République arabe syrienne.

    Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas du début de la partition de la Syrie.

    D'ores et déjà, des armes et des munitions parviennent en grande quantité à la fois au Rojava et au Gouvernement régional kurde d'Irak.

    Elles sont immédiatement transférées en Turquie et remises au PKK. En Turquie, précisément où les attentats se multiplient et où la guerre civile, d'abord confinée à l'Est, s'étend progressivement à Ankara et à Istanbul.

    Dans les prochains mois, nous devrions assister à un appel du PKK pour une Turquie fédérale, suivi d'une intensification de la guerre civile jusqu'à ce qu'un groupe de patriotes turcs renverse le Frère Erdoğan. 

    À partir du 21 avril, le président Obama se rendra à Riyad, Berlin et Londres. Précédé par son entretien incorrect à The Atlantic, il rappellera son accord avec la Russie aux uns et aux autres.

     

    Ceux qui n'obéiront pas devront affronter les conséquences de fuites incontrôlées dans la presse sur leurs actions secrètes durant les dernières années en Syrie.

     

     

    Source   

     

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    Encerclé par Daesh, un soldat russe appelle un bombardement sur sa propre position

    Nul doute que ce courageux soldat aura les honneurs de la nation. Source: Reuters
     
    Nul doute que ce courageux soldat aura les honneurs de la nation.
     

    Un officier appartenant aux Forces spéciales russes (FSR) s’est distingué par un acte d’héroïsme digne d’un roman alors qu'il était encerclé par les combattants de Daesh.

    L’armée russe peut être fière. Chargé de marquer les cibles terroristes au sol pour aiguiller les avions de chasse, un officier russe s’est retrouvé encerclé par les soldats du califat à côté de la ville stratégique de Palmyre.

    Se sachant condamné, il a alors pris une décision dont la funeste issue n’a eu d’égal que sa bravoure.

    Il a indiqué sa propre position à l’aviation qui s’est chargée de larguer ses bombes.

     

    «L’officier est mort en héros, appelant une frappe sur sa propre position après que sa mission ait été compromise», a confié le 24 mars, une source militaire à l'agence Interfax.

     

    Palmyre, théâtre d’une féroce bataille

    La ville antique, trésor archéologique de la Syrie, fait actuellement l'objet de terribles combats entre l’armée régulière syrienne, appuyée par ses alliés, et les soldats du califat.

    Dans ce cadre, les forces spéciales russes mènent des opérations de reconnaissance et de marquage des cibles potentielles.

    Auteur: RT France

     

    «Il mènent des opérations de reconnaissance, présélectionnent les cibles pour nos avions, les assistent dans leurs frappes et conduisent d’autres opérations», a rappelé le général Aleksandr Dvornikov, à la tête de l’opération syrienne.

    C’est le cinquième soldat russe qui trouve la mort depuis le début de l’opération en septembre 2015.

    Avant lui, Ivan Cheremisin et Fedor Zhuravlev sont tombés.

    Ainsi qu’Oleg Peshkov, pilote du SU-24 abattu par la Turquie en novembre dernier et Aleksandr Pozynich.

    Ce dernier était chargé de secourir le survivant du crash.

     

     Source RT France

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    Congrès du Parti de la France :

     

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    Chère amie, Cher ami,

    Nous vous rappelons que le Parti de la France tiendra son 3ème Congrès le 7 mai 2016 à Paris.

     

    Se dérouleront notamment l’élection du nouveau Conseil national et du Président du Parti de la France (Carl Lang étant candidat à sa succession).


    Le lendemain, le dimanche 8 mai, les adhérents du PdF seront invités à participer au défilé traditionnel en hommage à la sainte de la patrie, Jeanne d’Arc.

     

    Les informations pratiques seront données le jour même.

     

    Face au péril migratoire et à l’islamisation menaçante et grandissante que nous connaissons, il est plus que grand temps que la voix des patriotes authentiques et des défenseurs de l’identité française se fasse entendre !

     

    Nous demandons, à tous nos adhérents et sympathisants, de se mobiliser dans la capitale pour ces deux journées.

    La réussite de ces évènements sera un élément fondateur pour les campagnes électorales à venir.

     

     

    Quelques précisions quant au déroulement du Congrès.

     

    Sur la journée en elle-même :


    9:00 Ouverture du IIIe Congrès. Accueil du Public et remise des dossiers.


    9:45 Assemblée Générale Extraordinaire (Modification des statuts)


    10:00 Assemblée Générale Ordinaire : avec un rapport financier de la trésorière, Myriam Baeckeroot. (Vote du quitus).


    10:15 Rapport moral du Président au nom du Bureau Politique : avec Carl Lang (vote du quitus).


    10:00/11:30 Opérations de vote pour l’élection du Conseil National et l’élection du Président.


    10:30 Table Ronde « Elections Législatives 2017 » animée par le Secrétaire Général, Thomas Joly.


    11:15 Table Ronde « Actions des Elus du PDF » animée par Jean-Claude Rolinat, maire-adjoint.

     

    12:00 Déjeuner Libre (Des formules de restauration sont proposées par l’Hôtel (réservation nécessaire) dans lequel se déroulera le Congrès : soit une formule « Chaude » assis à 31 €/personne soit une formule « Sandwich » buffet à 14 € par personne ou bien possibilité de manger en dehors de la structure).

    13:45 Publication des résultats de l’élection au Conseil National et de l’élection du Président.

     

     

    14:00 Reprise des travaux :

     

    - Discours du Président d’Honneur, Roger Holeindre.

     

    Discours de la Vice-Présidente, Martine Lehideux. - Discours des personnalités et invités.

    16:30 Publication des résultats de l’élection au Bureau Politique.

    16:45 Discours de clôture du Président.

     

     

    En ce qui concerne la participation aux frais de ce congrès. L’entrée est de :

    - Adhérent(e) seul(e) : 10 €
    - Invité(e) : 10 €
    - Famille : 20 €
    - Jeunes/Précaires : 5 €

     

    Nous vous rappelons également que seuls les membres adhérents à jour de cotisation auront la possibilité de participer aux opérations électorales.

     

     

    Par ailleurs, un adhérent peut venir avec un non adhérent en qualité « d’invité » (qui ne pourra donc prendre part au vote) dès le début de la journée.

     

    Les sympathisants pourront quant-eux nous rejoindre l’après-midi à partir de 14 h.

     

     

    Nous vous invitons à réserver et régler au plus vite votre place pour le congrès. (Les adhésions, inscriptions ou réservations sont disponibles sur le site du Parti de la France).

     

     

    Enfin, sachez que la sécurité de l’ensemble des travaux de notre IIIe Congrès sera assurée par Notre Service Encadrement et Protection (SEP).

     

    Nous vous attendons nombreux !

     

     

    Pour tous Renseignements:

    Le parti de la France

    Tél: 06 38 73 25 61

     

     

     

     


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    FRAPPES RUSSES.

    La reprise de Palmyre et le silence assourdissant des chancelleries occidentales

     
     
     

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    MamAfrika TV | Par Allain Jules

     

    En Syrie, le mensonge a pris l’ascenseur, et la vérité les escaliers. Le pire ennemi de l’Occident dans la guerre en Syrie c’est le temps.

    Ses prédictions du début du conflit selon lesquelles le président syrien Bachar al-Assad n’allait tenir que 6 mois sont caduques. Il est en poste depuis 5 ans. Pour ceux qui doutaient encore, la lutte contre le terrorisme est à géométrie variable.

    Quand le Gouvernement syrien gagne face aux terroristes, comme c’est le cas à Palmyre, très peu de félicitations, à part le Secrétaire général de l’ONU M. Ban ki-Moon, le président russe M. Vladimir Poutine, ou encore la directrice générale de l’UNESCO, Madame Irina Bokova, sinon rien.

     

    Le président Bachar Al-Assad a qualifié « d’exploit important » la reprise de Palmyre. Il s’agit d’une « nouvelle preuve de l’efficacité de la stratégie de l’armée syrienne et de ses alliés dans la guerre contre le terrorisme, en comparaison avec le manque de sérieux de la coalition menée par les Etats-Unis » contre l’EI, a-t-il ajouté. Une vérité vraie.

     

    Une gifle pour ceux qui caressent dans le sens du poil les terroristes, qui sont leurs alliés en Syrie, et leurs ennemis en Occident.

    Une folie douce qui se transformera bientôt en guerre…en Occident.

    image: http://cdn.stickyadstv.com/prime-time/intext-roll-ad-message-fr.svg

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    PALMYRE1

     

    De l’aveu même des médias occidentaux, ce que nous mentionnions depuis, on apprend maintenant que, avec la reprise de Palmyre, l’armée arabe syrienne déclinée en « armée du régime » ou encore à  « armée de Bachar » fera cap vers Raqqa et Deir-Ezzor où, la bête immonde a encore des territoires syriens.

     

    D’entendre ensuite que cette offensive sonnera sans doute le glas de Daesh en cas de victoire, et que ça ne sera pas facile vu la soi-disant résistance à Palmyre, on atteint les sommets de l’hypocrisie. D’ailleurs, elle ne fait aucun doute, considérant que la Russie ne fait pas semblant de combattre le terrorisme en Syrie.

    L’Occident, pour ne pas condamner l’agression sanguinaire du Yémen par l’Arabie saoudite, a bon dos en expliquant que c’est à l’appel du président déchu Ali Abdallah Saleh, que le royaume saoudien intervient sur place. D’ailleurs, il lui fournit des armes comme à ses « modérés » en Syrie.

     

    Le même Occident, toute honte bue, alors que la Russie intervient en Syrie à l’appel du président élu et actuel de la Syrie, Bachar al-Assad, critique cette intervention.

    Aujourd’hui, elle aura du mal à dire les « qui » la Russie combat vraiment en Syrie avec la reprise de Palmyre…

    La divagation politique a été de dire que le président syrien Bachar al-Assad était l’allié naturel de Daesh.

    Aujourd’hui, vu le silence assourdissant des chancelleries occidentales face aux victoires de l’armée arabe syrienne sur Daesh, c’est plutôt le contraire qui transparaît, n’en déplaise aux esprits chagrins.

     

    Verser des larmes de crocodile à Bruxelles ou Paris, après les attentats-suicides de ces derniers jours et mois, surtout que ces derniers émanent de Daesh qu’on soutient plus ou moins en Syrie contre le gouvernement en place, c’est limite.

    Accuser les mosquées et Internet alors que le Bachar-Bashing est devenu un sport médiatique national occidental, c’est être incohérent.

     

    C’est même se moquer du peuple. Pauvre peuple lobotomisé, anesthésié par sa faiblesse et son besoin de facilité..

    L’honnêteté intellectuelle commande de reconnaître qu’on a misé sur le mauvais cheval en Syrie, porté par une idéologie morbide pilotée par l’Arabie saoudite et le Qatar.

    Depuis que la guerre a commencé au pays de Sham, il n’y a eu aucun communiqué de condamnation de l’Elysée, de la Maison Blanche, du Bundesregierung ou du 10 Downing Street, après un attentat-suicide commis par les « modérés » en Syrie, qui vise toujours des innocents, femmes, enfants et vieillards sans défense. Ces journées funestes n’ont jamais été des jours de recueillement en Occident. 

     

    Face à la victoire donc, c’est le deuil. Les drapeaux sont en berne à Paris, Washington, Berlin et Londres.

    Quelle hypocrisie et quel cynisme !

     

    Les frappes russes et le réapprovisionnement en armes de l’armée syrienne, le changement de stratégie, permettent aujourd’hui à l’armée de progresser sans discontinuer.


    En savoir plus sur http://www.mamafrika.tv/blog/frappes-russes-la-reprise-de-palmyre-et-le-silence-assourdissant-des-chancelleries-occidentales/#ilefJVRdSb1bsSA7.99

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    29 mars 2016 L’armée irakienne encercle Daech à Ninive, les terroristes subissent des pertes La 15ème brigade de l'armée irakienne, les forces des peshmergas, et celles de la mobilisation populaire (Hached Chaabi) ont lancé la bataille de la libération des deux villages Al-Nasr et Hmeidane à 50 km au sud de Ninive, dans le cadre de la bataille visant à reprendre ladite province aux terroristes de Daech.

     

    Selon une source sécuritaire s'exprimant au site Soumariya news, "les forces irakiennes mènent de violents affrontements avec les terroristes dans ces deux villages", précisant que "leur nettoyage prendra fin dans les prochaines heures".

    S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, cette même source a indiqué que "les forces militaires agissent selon un plan stratégique visant à couper les voies de ravitaillement de Daech". Vendredi, une force conjointe de l'armée et du Hached Chaabi a libéré les deux villages de Kherbet Daran et Khattab au sud- Ouest de la province de Makhmour.

    Les responsables médiatique et militaire de Daech tués Dans la province d'al-Anbar, précisément à l'Est de Ramadi, le président du conseil de la province de Khaldiya (Anbar) Ali Daoud, a confirmé la mort du "responsable médiatique et le responsables des armes" du groupe terroriste Daech, dans un bombardement de la coalition.

     

    Interviewé par Soumariya news, Daoud a indiqué que les avions de guerre de la coalition internationale, et en coordination avec les forces de l'armée, ont bombardé un siège de Daech à Boubali, à 23 km de l'Est de Ramadi.

    Le siège a été complètement détruit. Al-Asriya enterre ses morts Le village d'Al-Asriya, au sud de Bagdad, a enterré ses morts ce samedi au lendemain d'un attentat suicide revendiqué par le groupe terroriste wahhabite Daech (EI) qui a fait 32 morts, en majorité des mineurs, après un match de football.

     

    Le kamikaze, vraisemblablement un adolescent selon une photo diffusée par l'EI, s'est fait exploser dans la foule au moment de la remise des trophées. "Il y a 32 morts et 84 blessés, dont 12 dans un état critique", a indiqué à l'AFP un responsable du département santé de la province de Babylone.

     

    "Dix-sept des personnes décédées sont des garçons âgées de 10 à 16 ans" a-t-il ajouté. Al-Asriya se situe près de la localité d'Iskandariyah, à environ 40 km au sud de la capitale irakienne. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre un homme s'exprimer devant une table recouverte de trophées et appeler le nom d'un joueur avant une énorme explosion.

    "Le kamikaze a fendu la foule pour approcher le centre du rassemblement et s'est fait exploser alors que le maire présentait les récompenses aux joueurs", a raconté à l'AFP Ali Nashmi, un témoin âgé de 18 ans.

     

    Le maire du village, Ahmed Shaker, a été tué de même que l'un de ses gardes du corps et au moins cinq membres des forces de sécurité. Des photos postées sur les réseaux sociaux montrent des poteaux de but abîmés et maculés de sang.

    Condoléances du président de la Fifa Le président de la Fifa Gianni Infantino s'est dit dans un communiqué "choqué et terriblement attristé" par l'attentat suicide dans le village d'Al-Asriya. "J'ai été choqué et terriblement attristé après avoir eu connaissance de l'affreuse tragédie survenue hier à Iskanderiyah", adressant ses "plus profondes condoléances aux familles des victimes".

     

    "A travers le monde le football réunit les gens.

    C'est un jour très triste lorsque les gens qui vont ensemble à un match deviennent les victimes d'une telle violence" s'est ému le président de l'instance suprême du football mondial.

    Ban Ki-moon à Bagdad Sur le plan politique, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon est arrivé ce samedi à Bagdad pour s'entretenir avec des hauts responsables sur les moyens d'aider l'Irak.

     

    Ban, dont la dernière visite dans la capitale irakienne remonte à un an, voyage en compagnie du directeur de la Banque mondiale Jim Yong Kim et du président de la Banque islamique de développement Ahmad al-Madani. Ils sont arrivés du Liban, où ils étaient jeudi et vendredi, et ont directement rejoint le ministre des Affaires étrangères Ibrahim al-Jaafari pour des pourparlers. Ibadi: poursuite des pourparlers pour un remaniement ministériel

     

    Au cours d'un point de presse avec Ban Ki Moon, le Premier ministre Haydar Ibadi a indiqué que les pouparlers politiques se poursuivent pour effectuer un remaniement ministériel, considérant que cette mesure s'inscrit dans le cadre des réformes qui comprennent aussi la lutte contre la corruption.

    Ibadi a précisé avoir débattu des modalités d'aide que devraient fournir l'organisation internationale et les deux institutions financières d'Irak pour une meilleure lutte contre la corruption.

     

    De son côté, Ban a insisté sur l'importance de stopper le flux des terroristes et le directeur de la Banque mondiale Jim Yong Kim a estimé que la renaissance de l'économie irakienne favorise la lutte contre le terrorisme.

     

    AFP et Alalam source


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    Syrie: Quand les groupes armés recrutaient au Kosovo

    CrisesDroit internationalIngérenceIrakSyrieUE
     
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    Retour aux origines de la guerre menée contre l’Etat syrien par des puissances occidentales, France en tête, et les monarchies du Golfe, par groupes terroristes interposés [1]

    Les Etats européens qui ont soutenu, voir encouragé hier le terrorisme – aidés par les médias – le combattent-ils sérieusement aujourd’hui ? Jusqu’à quel point les citoyens peuvent-ils les croire?

     

    Il convient de rappeler que les hommes contre lesquels toutes les polices d’Europe partent à la chasse depuis que les attentats frappent nos sociétés sont les mêmes qui dès 2012 – bien avant l’apparition de l’Etat islamique – terrorisaient la province de Homs, embrigadés dans des brigades terroristes comme al-Farouk, al-Nosra et l’ASL (une création des services français financée par le Qatar).

    Depuis le début des troubles en Syrie, nous avions alerté nos lecteurs sur le danger qu’encouraient les Syriens là où des hommes armés venus de l’extérieur s’étaient infiltrés, préoccupée que nous étions par le va et vient des mercenaires qui se rendaient en Syrie au vu et au su de nos polices des frontières et grandement encouragés par la diplomatie française et la ribambelle de journalistes qui les suivaient dans des zones prétendument « libérées », buvaient leurs paroles et ignoraient leurs atrocités.

    La vidéo ci-dessous, prise au hasard parmi les centaines de vidéos que tout un chacun pouvait voir en temps réel, en dit assez sur l’aveuglement de nos sociétés toutes à la dévotion des « gentils opposants » qui s’attaquaient violemment à l’Etat syrien.

    A suivre… [Silvia Cattori]

    Syrie

    Combattants de l’ASL 

    Syrie : Un groupe de « l’opposition » aurait été entraîné au Kosovo

    albinfo.ch, 16 mai 2012

    L’ambassadeur de la Russie à l’ONU, Vitalij Çurkin, s’est déclaré inquiet devant le Conseil de sécurité par le fait que des insurgés syriens seraient formés au Kosovo.

    Il a déclaré que, dans le cas où ces informations se révéleraient exactes, la présence de combattants syriens au Kosovo deviendrait un enjeu international mettant directement en cause le rétablissement de la paix en Syrie.

    Pour Çurkin, la présence au Kosovo d’un centre de formation pour insurgés ainsi que d’autres unités armées sont autant de sérieux facteurs de déstabilisation qui vont au-delà de la région des Balkans.

    Le ministre kosovar des Affaires étrangères, Enver Hoxhaj, a admis que le gouvernement kosovar était en relation avec l’opposition syrienne.

    Il a rappelé que le Kosovo avait été parmi les premiers pays en Europe à soutenir l’opposition en Libye et dans les autres pays arabes en 2011, et ce parce que « nous nous sommes également battus pour les mêmes aspirations », a-t-il déclaré. Il a cependant réfuté les rumeurs selon lesquelles des combattants de l’opposition syrienne seraient formés au Kosovo.

    albinfo.ch, 16 mai 2012

    (*) http://www.silviacattori.net/article3384.html
    http://www.silviacattori.net/article3283.html
    http://www.silviacattori.net/article3310.html
    http://www.silviacattori.net/article3303.html
    http://www.silviacattori.net/article3340.html 
    http://www.silviacattori.net/article3379.html

    http://www.silviacattori.net/article3224.html

    Source: http://www.silviacattori.net/article3225.html

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    Le Kosovo, camp international d’entraînement pour commandos

    Ria Novosti | 14.05.2012

    Moscou exhorte les organisations internationales présentes au Kosovo à empêcher que cette région ne se transforme en camp d’entraînement pour commandos, lit-on lundi dans un communiqué du département de l’Information et de la Presse du ministère russe des Affaires étrangères.

    Moscou exhorte les organisations internationales présentes au Kosovo à empêcher que cette région ne se transforme en camp d’entraînement pour commandos, lit-on lundi dans un communiqué du département de l’Information et de la Presse du ministère russe des Affaires étrangères.

    « Ces derniers temps, les informations relayées par certains médias sur des contacts entre l’opposition syrienne et les autorités de ladite République du Kosovo attirent l’attention. D’autant plus qu’il ne s’agit pas seulement d' »échange d’expériences » en matière d’organisation de mouvements séparatistes pour renverser des régimes en place, mais aussi d’entraînement de commandos syriens sur le territoire du Kosovo », indique le document.

    Le communiqué précise que les commandos en question s’entraînent dans des zones qui ressemblent géographiquement aux reliefs syriens.

    « La création de centres d’entraînement dans des anciennes bases de l’Armée de libération du Kosovo n’est pas exclue », est-il expliqué.

    La Syrie est secouée depuis plus d’un an par un mouvement de contestation contre le régime de Bachar el-Assad, qui a hérité le pouvoir de son père. Les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont fait à ce jour, selon l’Onu, plus de 9.000 morts. Les autorités syriennes démentent ce chiffre et assurent que des bandes terroristes entraînés et financés par l’étranger opèrent dans le pays.

    Ria Novosti | 14.05.2012

    Source: https://fr.sputniknews.com/international/20120514194699574/

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    Quand les groupes armés recrutaient au Kosovo

    Lavdrim Muhaxeri

    Lavdrim Muhaxeri

    Antoine Malo – Le Journal du Dimanche –  27 septembre 2015

    Dans le registre de l’abomination, Lavdrim Muhaxheri n’a pas de leçons à recevoir. En mai dernier, ce combattant de l’Etat islamique (EI), 26 ans, visage replet et tignasse rousse, apparaît dans l’une de ces vidéos de propagande du groupe terroriste tournées en Syrie : on le voit, un lance-roquette sur l’épaule, tirer sur un prisonnier attaché à un poteau. Un an auparavant, [avant la création de l’Etat islamique, ndlr] il s’était illustré dans un autre document où il décapitait un soldat du régime de Bachar el Assad. Au Kosovo, ces images ont abasourdi une population qui découvre que l’horreur est aussi perpétrée par l’un des siens. Et même si T.D., un autre kosovar lui aussi passé par la Syrie, décrit Muhaxheri comme « un clown décrédibilisé au sein de Daech qui passe son temps à regarder le nombre de like qu’il récolte sur Facebook », le bourreau est devenu la tête de gondole du djihad made in Kosovo.

    Selon les chiffres officiels, depuis 2011, 300 Kosovars se sont rendus en Syrie et en Irak et 80 y combattraient encore aujourd’hui, principalement chez Daech et Jabhat al-Nosra, organisation liée à Al-Qaïda. Des chiffres inquiétants. « Avec 16 combattants pour 100.000 habitants, le taux de recrutement au Kosovo est huit fois supérieur à celui de la France, qui est pourtant le plus gros fournisseur de djihadistes en Europe« , rapporte dans une note l’institut CTC (Combatting terrorism Center) rattaché à l’académie militaire de West Point. Le gouvernement minimise le phénomène en expliquant que le Kosovo est un pays à majorité musulmane et que ces chiffres doivent être comparés davantage à ceux de la Tunisie ou du Maroc qu’aux pays de l’UE. Il n’empêche. Le Kosovo est un territoire où la laïcité est très répandue. L’influence américaine y est aussi importante. Et dans les autres pays de la région à majorité musulmane comme la Bosnie, les engagés du djihad ne sont pas aussi nombreux.

    « Longtemps, les autorités n’ont pas voulu s’attaquer au problème, explique Florian Qehaja, directeur du think tank KCSS qui a publié au printemps dernier un rapport sur le sujet. Les politiques avaient trop peur de se mettre à dos la population musulmane (si la laïcité est très répandue au Kosovo, 90% de la population est dite de tradition musulmane). » Il y a un peu plus d’un an, le gouvernement se résout à agir. En août 2014, la police procède à un vaste coup de filet. Une soixantaine de personnes sont arrêtées – des combattants revenus au pays, huit imams dont le grand Mufti de Pristina, des responsables d’ONG…

    Le coup porté a-t-il été suffisant? « Non, estime la journaliste Serbeze Haxhiaj, qui a travaillé sur ce dossier. Même si le nombre de départs a drastiquement baissé (seulement une grosse vingtaine depuis le début de l’année), on a frappé trop tard et laissé les réseaux djihadistes s’implanter. » « On a coupé la tête du serpent mais le corps bouge encore« , résume Florian Qehaja.

    Le réseau a eu effectivement le temps de s’enraciner. A la fin de la guerre contre la Serbie, le Kosovo s’ouvre, à tout, et notamment aux thèses wahhabites venues d’Arabie saoudite. Des mosquées, financées par les pays du Golfe, sortent de terre, des associations caritatives saoudiennes prennent pied dans le pays. En 2005, s’implante un autre courant de l’islam radical, le takfirisme, idéologie qui fait de la violence sa pierre angulaire. Des imams, formés en Egypte, reviennent dans les Balkans. En Macédoine d’abord. Puis au Kosovo. Ils infiltrent les mosquées, certaines ONG saoudiennes.

    « Le djihadiste kosovar type a 28 ans et n’est pas allé au-delà du lycée »

    Quand apparaît Jabhat al-Nosra [en novembre 2011] et Daech [en juin 2014, ndlr] en Syrie et en Irak, ces prédicateurs takfiristes jouent les recruteurs. Ils fréquentent les mosquées quand ils ne sont pas eux-mêmes imams, organisent des réunions dans des appartements privés. Un dortoir à Pristina accueillent les étudiants et tentent de les endoctriner. La propagande sur internet fait le reste. Leur cible? Les jeunes ruraux désœuvrés, qui sont nombreux dans un pays où le chômage frappe 35% de la population. « Le djihadiste kosovar type a 28 ans et n’est pas allé au-delà du lycée, explique Florian Qehaja. 40% d’entre eux possède aussi un passé criminel« , poursuit le responsable du think tank. La zone d’action? Les villes, Pristina ou Prizren, mais surtout la zone frontalière avec la Macédoine, cette région montagneuse traditionnellement très croyante et davantage tournée vers la Macédoine où officient des imams radicaux. C’est d’ailleurs via les réseaux macédoniens que 80% des djihadistes rejoignent la Syrie.

    Le « monstre » Lavdrim Muhaxheri. [formé au camp Bondsteel]

    C’est dans cette région, au cœur d’une vallée encaissée, que situe Kaçanik, 35.000 habitants. Cette bourgade est l’une des places fortes du djihadisme kosovar. C’est là qu’est né « le monstre » Lavdrim Muhaxheri, « un gamin qui était normal, plutôt poli », dit-on en ville. Comme lui, 23 autres jeunes ont quitté la ville pour rallier la Syrie ou l’Irak. Le maire, Besim Ilazi, semble presque s’en accommoder : « 7 à 8% des combattants kosovars en Syrie viennent de ma commune, ce n’est pas si important. » Si des réunions sur la sécurité sont désormais organisées chaque mois avec le grand imam de la ville, l’édile explique qu’il n’en parle pas vraiment du problème avec ses administrés, n’a pas cherché à le comprendre en visitant les familles des djihadistes, n’a pas vu sa ville se radicaliser et les associations humanitaires douteuses s’implanter. Il avance quelques arguments pour expliquer le phénomène, la pauvreté de Kaçanik, la religiosité aussi de la région et estime que la question n’est plus vraiment d’actualité puisqu’aucun départ n’a été enregistré ces derniers mois. Visiblement, le sujet dérange tout comme il indispose les autorités de la grande mosquée, où l’on accuse plutôt les médias d’avoir trop « sali l’image de l’islam« .

    Raif Dema, ancien président de la mosquée du quartier Bob, lui, s’inquiète depuis longtemps de cette radicalisation : « Les barbus, on les a vus arriver après la guerre, lâche ce sexagénaire jovial. A l’époque, je les avais chassés de la mosquée. Mais c’est comme une mauvaise herbe, ils se sont répandus partout. » L’un de ses cousins a ainsi été converti et est parti en Syrie où il a été tué. Selon lui, malgré de nombreuses arrestations, le réseau dans la ville n’a pas été totalement décapité : « Ils sont encore là. Ils travaillent en souterrain. »

    « Notre gouvernement nous a dit qu’il fallait se battre contre Assad et une fois là-bas on se fait bombarder par les Américains »

    Ce milieu ultra radical, M.F., 27 ans qui vit aujourd’hui à Kaçanik, jure qu’il ne le fréquente plus. Entre novembre 2013 et août 2014, le jeune homme a séjourné en Syrie, à Kafr Hamrah, au nord d’Alep. De ces huit mois de djihad, il a gardé une barbe rousse éparse et une colère incroyable dans le regard. M.F. raconte qu’il a choisi de rejoindre le combat « après avoir vu sur internet des enfants syriens dont les droits étaient violés« . Même s’il a bénéficié de deux mois d’entraînement militaire, il assure n’avoir jamais combattu, s’est contenté de faire le planton dans un camp d’Ahrar al-Cham, un groupe salafiste. « Avec mon ami, on était les seuls Albanais du Kosovo. Tous les autres étaient syriens. » Pourquoi dans ce cas est-il incapable de prononcer un seul mot en arabe? Parce qu’il ment, assure un expert qui a travaillé sur son cas et qui souhaite rester anonyme : le jeune homme a en réalité officié chez Daech. Aujourd’hui, M.F dit regretter énormément « le mal qu’il a pu faire à sa famille ».

    Mais tous les djihadistes ne font pas tous leur mea culpa. A quelques kilomètres de Kaçanik, dans le village de Elez Han, Muxhahid, qui refuse de s’exprimer, laisse comprendre qu’il ne regrette rien de son passage chez Daech :

    « Notre gouvernement nous a dit qu’il fallait se battre contre Assad et une fois là-bas on se fait bombarder par les Américains, vous trouvez ça normal?« , lâche-t-il avant de tourner les talons.

    Quel danger représentent ces djihadistes non repentis? « Le Kosovo est davantage une terre de recrutement que d’opération pour Daech. Le niveau d’alerte reste modéré« , estime Florian. Reste que le pays a eu aussi droit à des menaces de ses ressortissants via des vidéos postées par l’EI depuis le Levant. En juillet, une panique s’est emparée du pays quand la police a arrêté cinq individus, liés à l’EI, qui auraient envisagé d’empoisonner le lac qui approvisionne une partie du pays en eau. Le pouvoir de nuisance des takfiristes et autres radicaux reste certain. T.D., le djihadiste repenti, raconte ainsi qu’il est menacé par d’anciens compagnons d’armes. Ceux qui travaillent de près sur le sujet le sont aussi. D’autant que tous les djihadistes ne sont pas repérés à leur retour du djihad. Ainsi cet ancien de combattant de l’UCK, devenu très croyant, parti se battre en Syrie est passé sous le radar des services secrets. Aujourd’hui, il se cache dans la région de Prizren, la deuxième ville du pays.

    Comment contrer efficacement ce radicalisme? Florian Qehaja estime que le gouvernement kosovar devrait faire davantage. « Aujourd’hui, c’est l’option sécuritaire qui est privilégiée. Or, il faudrait aussi agir dans les domaines de l’éducation ou de la culture. Mais pour l’instant, rien n’est fait. »

    Antoine Malo, envoyé spécial à Pristina et Kaçanik (Kosovo) – Le Journal du Dimanche – 27 septembre 2015

    http://www.lejdd.fr/International/Europe/Quand-Daech-recrute-au-Kosovo-752879

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    Le seul pays musulman qui adore l’Amérique commence à avoir un sérieux problème d’extrémisme

    Des Kosovars partent pour le Moyen-Orient et y combattent les mêmes troupes qui ont autrefois aidé leur pays à obtenir son indépendance.

    La page Facebook de Musli Musliu pourrait ressembler au profil de n’importe quel autre garçon de son âge: le vingtenaire y poste des selfies et des vidéos YouTube, et une application lui permet de jouer au poker avec ses amis. Mais, en réalité, sa page est loin d’être caractéristique d’un jeune homme de la génération Y. Les vidéos que poste Musli sont des appels au djihad qui exhortent ses amis à combattre les ennemis de l’islam. Sur une de ses photos, on voit un homme le visage caché sous une cagoule. Sur une autre, il s’agit d’un combattant avec un fusil mitrailleur en bandoulière et une cartouchière enroulée autour de son cou, comme s’il s’agissait d’une écharpe.

    Si on en croit sa famille, ces photos ont été prises selon toute probabilité au Moyen-Orient, où Musli et son frère, Valon, tous les deux nés au Kosovo, sont partis rejoindre les rangs de groupes extrémistes.

    En avril, Musli avait appelé chez lui pour dire que Valon venait d’être tué à Falloujah, pendant l’offensive de l’Etat islamique sur la ville. Valon, qui aurait aujourd’hui 22 ans, avait suivi les cours d’une madrassa, un lycée islamique, de la capitale kosovare, Pristina, avant de déménager en Egypte pour étudier à l’Université Al-Azhar (la famille n’a pas donné de détails sur la formation de Musli). Huit mois après son départ pour le Moyen-Orient, Valon était revenu voir ses parents, qui avaient tout fait pour le dissuader d’y retourner.

    «On en avait parlé avec lui, et nos oncles aussi», explique Selman, un autre frère qui habite le village de Tushilë, à une cinquantaine de kilomètres de Pristina.

    «On lui a dit qu’il y avait des manipulateurs là-bas, et que c’était souvent les plus innocents qui finissaient par souffrir.»

    Fin septembre, si la mort de Musli n’avait rien de sûr, sa famille était très fébrile, car cela faisait trois mois que plus personne n’avait de nouvelles de lui.

    Valon et Musli font partie des 150 Albanais du Kosovo –la majorité ethnique de ce pays des Balkans comptant quasiment 2 millions d’habitants et où l’islam est la religion dominante– qui,selon les autorités kosovardes, seraient partis en Syrie ou en Irak pour combattre aux côtés des djihadistes. Quarante y auraient trouvé la mort.

    Je vous commande de partir sur les terres de Shâm parce que c’est la terre choisie par Allah

    Un imam kosovar, en 2012

    Il y a quinze ans de cela, le Kosovo était embarqué dans sa propre guerre: menées par les Etats-Unis, les forces de l’Otan menaient une campagne de frappes aériennes qui, en 2008, allaient permettre au Kosovo de déclarer son indépendance vis-à-vis de la Serbie. Et aujourd’hui, de jeunes Kosovars rejoignent le Moyen-Orient et s’opposent aux mêmes forces qui ont contribué à garantir la souveraineté de leur pays.

    Le gouvernement de Pristina cherche à assécher le flot de potentiels djihadistes: ces dernières semaines, la police kosovare a arrêté plusieurs dizaines d’individus suspectés d’avoir combattu en Syrie ou en Irak, ou d’avoir fait l’apologie du terrorisme, dont 14 imams. Pour autant, d’aucuns voient dans cette émigration de candidats au djihad une source d’embarras pour un pays qui cherche toujours sa place sur la scène internationale –d’autant plus que ce pays doit largement sa liberté à une intervention occidentale.

    Pendant plusieurs années après la fin des bombardement de l’Otan, l’islam extrémiste n’avait rien d’un sujet de préoccupation au Kosovo.«On a passé quinze ans à s’inquiéter des accidents de la route provoqués par des conducteurs sans permis», dit un responsable des services secrets souhaitant rester anonyme, en faisant par là référence à la nécessité de construire ex-nihilo toute une infrastructure publique. Mais tandis que le Kosovo émergeait difficilement de la guerre, de nombreuses organisations islamiques conservatrices et étrangères en ont profité pour construire des écoles et financer l’édification de mosquées dans tout le pays. Et quand la guerre a éclaté en Syrie, ajoute l’agent de renseignement, le radicalisme islamiste était devenu pour le coup un réel problème.

    Au départ, l’inquiétude s’est focalisée sur les mosquées et, quelques temps après, sur le risque posé par certains leaders religieux incitant des Kosovars à partir combattre en Syrie. En 2012, par exemple, Enes Goga, un imam kosovar, proclamait un sermon des plus va-t-en guerre sur la Syrie, en citant le Prophète Mahomet. «Je vous commande de partir sur les terres de Shâm parce que c’est la terre choisie par Allah et que sur cette terre vivent tous les plus fervents croyants d’Allah», avait dit Goga, en faisant référence à Mahomet –«Les anges d’Allah ont déployé leurs ailes sur les terres de Shâm».

    Nous remboursons ce que nous devons à nos alliés

    Un membre des services secrets kosovars

    «S’il n’a pas explicitement exhorté quiconque à prendre les armes», explique le journaliste kosovar Artan Haraqija, qui a reçu des menaces de mort pour ses articles traitant de la communauté musulmane au Kosovo, «pour moi, [c’est] un appel clair à rejoindre les combats en Syrie».

    C’est à la même époque que certaines figures du terrorisme kosovar ont commencé à émerger: en septembre 2012, un Kosovar du nom de Naman Demolli, qui avait servi dans les rangs de l’Armée de libération du Kosovo pendant la guerre contre la Serbie, mourait en Syrie. Et en mars 2014, selon les informations de l’organe de presse Balkan Insight, un Kosovar né en Allemagne,Blerim Heta, parti combattre en Syrie, où il avait pris le nom de Abou Al Khabab Kosovo, tuait 52 personnes lors d’un attentat suicide à Bagdad.

    En juin 2014, c’est une vidéo postée sur Internet qui montrait Lavdrim Muhaxheri, un Albanais kosovar et soldat de l’Etat islamique, proférant un discours fanatique et en arabe devant une foule exaltée, sans doute à Falloujah. Il promettait de conquérir Jérusalem, Rome et l’Andalousie, avant de déchirer son passeport kosovar et de le transpercer avec un sabre. Le mois suivant, Muhaxheri publiait sur Facebook des images effroyables qui le montraient sur le point de décapiter un adolescent syrien. Sur une autre image, on le voyait une tête ensanglantée à la main.

    En septembre, le gouvernement américain consignait Muhaxheri, qui a été déclaré mort pendant un temps, sur une liste de «terroristes internationaux spécifiquement désignés», une distinction qui s’accompagne de sanctions financières. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Muhaxheri se frotte aux Américains: au Kosovo, il a été employéà la base militaire américaine de Camp Bondsteel, où 800 Américains sont toujours déployés en service actif. Ensuite, selon des informations locales, il aurait travaillé deux ans en Afghanistan en tant que contractuel.

    Beaucoup de chefs religieux musulmans ont fermement condamné ceux qui ont pu partir rejoindre des groupes extrémistes au Moyen-Orient. La Communauté islamique du Kosovo, une organisation religieuse indépendante, a ainsi exhorté les combattants kosovars à «rentrer dans leur famille et dans leur pays aussi vite que possible». L’organisation s’en est aussi pris aux groupes qui recrutent des djihadistes au Kosovo.

    Parallèlement, le gouvernement kosovar, qui reste intensément dévoué aux pays occidentaux, cherche à débusquer de possibles soutiens des groupes radicaux. Dans une tribune publiée le 30 septembre dans The Guardian, le Premier ministre, Hashim Thaçi, promettait «d’écraser toutes les cellules pensant, à tort, pouvoir se cacher au Kosovo». En plus des récentes arrestations, le gouvernement a aussi démantelé 14 associations islamiques et diligenté des enquêtes pour savoir si elles sont ou non en lien avec des groupes radicaux.

    «Nous remboursons ce que nous devons à nos alliés», explique le responsable des services secrets. Il fait remarquer aussi que l’Agence du renseignement kosovar, l’équivalent local de la CIA, ne répugne pas au fait que les Etats-Unis cible des citoyens kosovars combattant dans les rangs de l’Etat islamique; pas moins de 8 Kosovars auraient été tués par un tir de drone en septembre. «Ils nous ont libérés et, maintenant, c’est à nous de répondre à leur appel», dit l’agent en faisant référence aux récentes initiatives nationales qui visent à endiguer le flot de candidats au djihad.

    En moyenne, selon l’Agence du renseignement kosovar, ces derniers mois, ce sont entre 3 et 6 Kosovars qui sont rentrés de Syrie et d’Irak chaque mois. Mais le responsable des services secrets se montre optimiste: les récentes arrestations, couplées avec des mandats d’arrêt ciblant 30 individus censés combattre actuellement en Syrie, devraient freiner la migration d’extrémistes radicaux dans la région.

    Si mes frères avaient pu trouver du travail ici, jamais ils n’auraient pensé à partir là-bas.

    Mais d’autres craignent que ces arrestations puissent, au contraire, se révéler contre-productives et radicaliser encore davantage de monde.

    «Le Kosovo a besoin d’une stratégie en amont», affirme Abit Hoxha, analyste pour le Centre national des études de sécurité. «Arrêter ces gens et les condamner alors qu’ils n’ont encore rien fait [afin d’améliorer la gouvernance] n’aura qu’un effet boomerang.»

    Un jeune Kosovar de Kaçanik, la ville natale de Muhaxheri, est du même avis. «Les gens sont consternés par une telle injustice», explique le jeune homme de 24 ans en sortant de la prière du vendredi. «Cela ne fait qu’aggraver la situation. Est-ce que ça ne vous énerverait pas qu’on arrête votre frère? Nous, les musulmans, nous sommes tous frères.»

    D’autres Kosovars expriment leur frustration face à un gouvernement qui ne fait rien pour s’attaquer aux racines réelles d’un tel extrémisme: la pauvreté, un système éducatif misérable, la défaillance de l’Etat. «Nos écoles sont incompétentes et laissent les individus vulnérables à la propagande religieuse», ajoute Hoxha.

    Selon la Banque mondiale, le taux de chômage atteint les 45% au Kosovo; chez les jeunes, il grimpe à 60%. La moitié de la population a moins de 25 ans. Ce qui ont un travail gagnent en moyenne 370 euros par mois.

    Muhamet, l’aîné de la fratrie Musliu, dit que la situation économique désastreuse du Kosovo est en partie responsable de la mort de son frère. «Le Kosovo marche sur la tête», dit-il. «Si mes frères avaient pu trouver du travail ici, jamais ils n’auraient pensé à partir là-bas.»

    «Mais l’Etat les a laissés sur le carreau», ajoute-il, «et se fichait bien mal de leur sort».


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