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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Vers l’effondrement de l’Arabie saoudite

    Publié par wikistrike.com sur 12 Janvier 2016, 08:42am

    Catégories : #Politique internationale

    Le prince Mohammed ben Salmane Al Saoud, 30 ans, prince héritier suppléant, second Premier ministre suppléant, ministre d’État, ministre de la Défense, secrétaire général de la Cour royale, président du Conseil pour les Affaires économiques et le Développement.

    Le prince Mohammed ben Salmane Al Saoud, 30 ans, prince héritier suppléant, second Premier ministre suppléant, ministre d’État, ministre de la Défense, secrétaire général de la Cour royale, président du Conseil pour les Affaires économiques et le Développement.

    Alors que les Saoud jouissent des derniers moments de leur dictature, la décapitation du chef de son opposition, Nimr al-Nimr, prive la moitié de la population saoudienne de tout espoir.

     

    Pour Thierry Meyssan, la chute du royaume est devenue inévitable.

    Elle devrait s’accompagner d’une longue période d’extrême violence.

     

    En un an, le nouveau roi d’Arabie, Salmane, 25e fils du fondateur de la dynastie, est parvenu à consolider son autorité personnelle au détriment des autres branches de sa famille, dont le clan du prince Bandar ben Sultan et celui de l’ancien roi Abdallah. Cependant, on ignore ce que Washington a promis aux perdants afin qu’ils n’entreprennent rien pour récupérer leur pouvoir perdu.

    Quoi qu’il en soit, des lettres anonymes, parues dans la presse britannique, permettent de penser qu’ils n’ont pas abandonné leurs ambitions.

    Contraint par ses frères de nommer comme héritier le prince Mohamad ben Nayef, le roi Salmane l’a rapidement isolé et a limité ses compétences au profit de son propre fils, le prince Mohammed ben Salmane, dont l’impulsivité et la brutalité ne sont pas tempérées par le Conseil de famille qui ne se réunit plus. 

    De facto, c’est désormais lui et son père qui gouvernent seuls, en autocrates, sans aucun contre-pouvoir dans un pays qui n’a jamais élu de Parlement et où les partis politiques sont interdits.

    Ainsi a-t-on vu le prince Mohammed ben Salmane prendre la présidence du Conseil pour les Affaires économiques et le Développement, imposer une nouvelle direction au Ben Laden Group et s’emparer de l’Aramco.

    Chaque fois, il s’agit pour lui d’écarter ses cousins et de placer des hommes liges à la tête des grandes sociétés du royaume.

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    Le cheikh al-Nimr décrivait ainsi la vie des chiites en Arabie saoudite : « Du moment où vous êtes né, vous êtes entouré par la peur, l’intimidation, la persécution et les abus. Nous sommes nés dans une atmosphère d’intimidation. Nous craignions même les murs. Qui d’entre nous n’est pas familier avec l’intimidation et de l’injustice à laquelle nous avons été soumis dans ce pays ? Je suis âgé de 55 ans, plus d’un demi-siècle. Depuis le jour où je suis né jusqu’à aujourd’hui, je ne me suis jamais senti en sécurité dans ce pays. Vous êtes toujours accusé de quelque chose. Vous êtes toujours sous la menace. Le directeur de la Sûreté de l’État l’a admis devant moi. Il m’a dit quand je fus arrêté : “Vous tous, chiites, vous devriez être tués”. Voilà leur logique. »

    En matière de politique intérieure, le régime ne repose que sur la moitié de la population sunnite ou wahhabite, et discrimine l’autre moitié de la population. Le prince Mohammed ben Salmane a conseillé à son père de faire décapiter le cheikh Nimr Baqir al-Nimr parce qu’il avait osé le défier.

    En d’autres termes, l’État a condamné à mort et exécuté le principal chef de son opposition dont le seul crime est d’avoir formulé et répété le slogan : « Le despotisme est illégitime ».

    Le fait que ce leader ait été un cheikh chiite ne fait que renforcer le sentiment d’apartheid des non-sunnites, qui sont interdits d’éducation religieuse, et qui sont tous interdits d’entrée dans la fonction publique. Quant aux non-musulmans, soit un tiers de la population, ils ne sont pas autorisés à pratiquer leur religion et ne peuvent pas espérer recevoir la nationalité saoudienne.

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    Saad Hariri, double national libano-saoudien. Leader du Courant du Futur. Officiellement fils de Rafic Hariri, officieusement d’un prince de la famille royale saoudienne.

    Au plan international, le prince Mohammed et son père le roi Salmane mènent une politique fondée sur les tribus bédouines du royaume.

    Ce n’est qu’ainsi qu’il est possible de comprendre à la fois la poursuite du financement des Talibans afghans et du Courant du Futur libanais, la répression saoudienne contre la Révolution au Bahreïn, le soutien aux jihadistes en Syrie et en Irak, l’invasion du Yémen.

    Toujours, les Saoud soutiennent des sunnites —qu’ils considèrent comme les plus proches de leur wahhabisme d’État—, non pas contre les seuls chiites duodécimans, mais d’abord contre les sunnites éclairés, puis contre toutes les autres religions (ismaéliens, zaydites, alévis, alaouites, druzes, sikhs, catholiques, orthodoxes, sabatééns, yazidis, zoroastriens, hindous, etc.). Surtout, dans tous les cas, ils soutiennent exclusivement des leaders issus des grandes tribus sunnites saoudiennes.

    Au passage, on notera que l’exécution du cheikh al-Nimr suit l’annonce de la création d’une vaste Coalition anti-terroriste de 34 États autour de Riyad. Sachant que le supplicié, qui a toujours récusé l’usage de la violence, a été condamné à mort pour « terrorisme » (sic), on doit comprendre que cette Coalition est en réalité une alliance sunnite contre les autres religions.

    Le prince Mohammed a pris sur lui de lancer la guerre au Yémen, prétendument pour secourir le président Abd Rabbo Mansour Hadi, renversé par une alliance entre les Houthis et l’armée de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, en réalité pour s’emparer des champs de pétrole et les exploiter avec Israël. Comme on pouvait le prévoir, la guerre tourne mal et les insurgés lancent des incursions en Arabie saoudite où l’armée se débande, abandonnant son matériel.

    L’Arabie saoudite est donc le seul État au monde propriété d’un seul homme, gouverné par cet autocrate et son fils, refusant tout débat idéologique, ne tolérant aucune forme d’opposition, et n’acceptant que la vassalité tribale. Ce qui a été longtemps considéré comme des résidus du passé appelés à s’adapter au monde moderne s’est donc sclérosé jusqu’à devenir l’identité même d’un royaume anachronique.

    La chute de la Maison des Saoud pourrait être provoquée par la baisse des cours du pétrole. Incapable de réformer son train de vie, le royaume emprunte à tout va, de sorte que, selon les analystes financiers, il devrait tomber en faillite d’ici deux ans. La vente partielle de l’Aramco pourrait accorder une prolongation à cette agonie, mais elle se fera au prix d’une perte d’autonomie.

    La décapitation du cheikh al-Nimr aura été le caprice de trop. La chute est désormais inévitable en Arabie parce qu’il n’y a plus aucun espoir pour ceux qui y vivent. Le pays se trouvera alors précipité dans un mélange de révoltes tribales et de révolutions sociales qui sera bien plus meurtrier que les conflits proche-orientaux précédents.

    Loin de s’opposer à cette fin tragique, les protecteurs états-uniens du royaume l’attendent avec impatience. Ils ne cessent de célébrer la « sagesse » du prince Mohammed comme pour l’encourager à plus d’erreurs. Déjà en septembre 2001, le Comité des chefs d’état-major travaillait sur une carte de remodelage du « Moyen-Orient élargi » qui prévoyait la partition du pays en cinq États. Tandis qu’en juillet 2002, Washington envisageait la manière de se débarrasser des Saoud, lors d’une célèbre séance du Defense Policy Board. Désormais, ce n’est plus qu’une question de temps.

    À retenir : 
    - Les États-Unis sont parvenus à régler la question de la succession du roi Abdallah, mais poussent aujourd’hui l’Arabie saoudite à la faute. Leur objectif est désormais de diviser le pays en cinq. 
    - Le wahhabisme est religion d’État, mais les Saoud s’appuient à l’intérieur et à l’extérieur sur les seules tribus sunnites et tiennent les autres populations en apartheid. 
    - Le roi Salmane (80 ans) laisse l’exercice du pouvoir à l’un de ses enfants, le prince Mohammed (30 ans). Celui-ci s’est emparé des grandes sociétés du pays, a déclaré la guerre au Yémen, et vient de faire exécuter le chef de son opposition, cheikh al-Nimr.


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    2 navires de guerre américains arrêtés par l'Iran pour être entrés dans leurs eaux territoriales

    Publié par wikistrike.com sur 13 Janvier 2016, 08:29am

     

    Catégories : #Politique internationale

    2 navires de guerre américains arrêtés par l'Iran pour être entrés dans leurs eaux territoriales

    Les forces navales des Gardiens de la révolution ont affirmé mercredi "attendre les ordres" sur le sort des deux bateaux de guerre américains et leurs dix marins interceptés selon Téhéran dans les eaux territoriales iraniennes dans le Golfe.

    Intervenant en direct à la télévision d'Etat, l'amiral Ali Fadavi, commandant des forces navales des Gardiens de la révolution, a affirmé que le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait contacté le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif "pour demander la libération des marins".

    "M. Zarif a eu une position très ferme en précisant que les marins se trouvaient dans les eaux territoriales de l'Iran et qu'il fallait que les Etats-Unis présentent des excuses.

    Ce processus a eu lieu et cela ne prendra pas beaucoup de temps.

    Les forces navales des Gardiens de la révolution attendent les ordres pour les appliquer", a déclaré M. Fadavi.

    Dans la nuit, les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique, avaient confirmé l'interception des deux bateaux américains.

    "Les deux bateaux de guerre américains avec 10 marins armés sont entrés dans les eaux territoriales iraniennes mardi à 16H30 (13H00 GMT) dans les environs de l'île Farsi et ils ont été interceptés par des unités de guerre des forces navales des Gardiens de la révolution et emmenés sur l'île", avait affirmé le communiqué, cité par l'AFP, ajoutant que les marins sont "en bonne santé".

    Le communiqué précisait que "les dix marins, neuf hommes et une femme, ont été emmenés dans un lieu sûr" et qu'au moment de leur interception le porte-avion américain Trumann et le porte-avion français Charles de Gaulle se trouvaient dans la zone mais "dans les eaux internationales".

    Selon l'agence Fars, considérée comme proche des Gardiens de la révolution, les deux bateaux de guerre américains étaient entrés de "deux kilomètres à l'intérieur des eaux territoriales iraniennes et leurs appareils GPS le confirment".



    http://fr.sputniknews.com/international/20160113/1020892056/usa-iran-marins-arret.html#ixzz3x6xVQetA


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    Iran : l’ennemi principal ?
    Pas étonnant que la cote des journalistes soit aussi basse.
    La grande presse hexagonale ne confond-elle pas trop souvent information et propagande ?

    Pas étonnant que la cote des journalistes soit aussi basse. La grande presse hexagonale ne confond-elle pas trop souvent information et propagande ? Quand le correspondant à Tel Aviv de tel grand quotidien (grand par les subventions que lui accorde l’État) nous raconte que « les dirigeants israéliens se frottent les mains [eu égard à] la rivalité grandissante entre l’Arabie soudite et l’Iran », il ne ment évidemment pas mais il se moque du monde, sachant que cette « rivalité grandissante » est a fortiori le fruit des efforts persévérants de l’État hébreu… dont l’Iran est l’ennemi principal, dixit Yossi Cohen (יוסי כהן), le tout nouveau chef du Mossad.

     

    Toujours selon la presse libérale-libertaire, Israël ferait également ses choux gras de « l’affaiblissement de l’Égypte, des ennuis de la Turquie avec la Russie et de la désintégration de pays tels l’Irak et la Syrie » et verrait« renforcé son statut de puissance régionale stable ».

    Remettons les choses un peu à l’endroit. L’utilisation d’un langage puéril – les ennuis de la Turquie – n’est pas très sérieux. Ankara n’a pas d’ennuis avec les Russes.

    La destruction en vol, le 24 novembre dernier, d’un bombardier russe Su-24 n’a pas été accidentelle, il s’est agi d’un acte de guerre prémédité… d’ailleurs accompli peut-être grâce aux suivis satellitaires de Tsahal.

    C’est donc faire preuve d’une grande légèreté que de présenter des événements d’une telle gravité dans un registre ludique pour mieux faire accroire qu’au milieu de la tourmente, Israël serait parvenu à tirer son épingle du jeu, ce qui, ipso facto, lui permettrait de voir « renforcé son statut de puissance régionale stable ».

    Soyons clairs : Israël n’est pas un État stable, ni à l’intérieur ni à l’extérieur. En 2013, selon le classement de l’OCDE, Israël arrivait en troisième position derrière la Turquie et le Mexique pour le taux de pauvreté.

    L’État hébreu vit, en effet, sous perfusion permanente. L’aide américaine à Tel Aviv depuis 1948 se monte officiellement à quelque 234 milliards de dollars et, à partir de 2017, l’aide militaire annuelle des États-Unis devrait passer de 3 à 5 milliards pour répondre aux exigences de M. Netanyahou.

    Difficile, au regard de ces chiffres, de croire qu’un Israël surnageant au milieu du chaos ambiant pourrait être resté neutre face à « la désintégration de l’Irak et de la Syrie ».

    En réalité, « il suffira à Israël d’attendre » parce que, la peur aidant, « les monarchies arabes sunnites finiront de toute façon par s’allier d’une manière ou d’une autre avec Israël »… contre l’Iran et le monde chiite. Précisons que la chose est déjà faite. 1

    Certains avancent l’idée géopolitiquement saugrenue qu’il serait opportun de renvoyer Riyad et Téhéran dos à dos, leur contentieux relevant d’une banale confrontation entre « deux théocraties rivales aspirant l’une comme l’autre au leadership régional ». Conflit qui serait en outre « idéologique : une monarchie religieuse contre une république issue d’une révolution » et enfin géo-économique en raison d’une concurrence de rerum natura entre producteurs d’hydrocarbures.

    Tout cela n’est, bien entendu, ni tout à fait faux ni totalement exact. Il faudrait, en effet, par souci de précision, rajouter le paramètre eschatologique, singulièrement ignoré des experts, à savoir l’antagonisme irréductible du wahhabisme et du chiisme.

    Ceci en marge d’une considération purement géostratégique : la bataille visant à interdire l’accès du leadership régional à l’Iran, premier et presque unique sujet de préoccupation de Tel Aviv. Domaine où intervient silencieusement mais puissamment le troisième larron sioniste.

    Configuration qui annule et ridiculise l’idée de renvoyer dos à dos Iran et Arabie, le projet d’une nécessaire alliance entre Israël et ses « voisins pour combattre le radicalisme islamique »étant désormais la seule vraie priorité… l’État islamique, fils puîné de Riyad et l’Iran, tout deux étant mis dans le même sac.

    1. « Depuis plusieurs années déjà, Israël échange par le biais de la Jordanie des renseignements avec plusieurs pays arabes sunnites officiellement considérés comme « ennemis ». Des vols non immatriculés décollent régulièrement depuis Tel Aviv avec une destination bidon. En réalité, ils emmènent des businessmen israéliens spécialisés dans les systèmes électroniques de défense, des consultants en sécurité, ainsi que des émissaires officieux dans les Émirats arabes » (liberation.fr, 7 janvier 2016). ↩
     
    Bd Voltaire

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    15 janvier 2016

    d0b0d180d0bcd0b8d18f-417[1]

    Tout le monde a encore à l’esprit, la lâche agression de la Turquie, détruisant un Sukhoï SU-24.

    Aucune justification ne pouvait être acceptée, puisque l’attitude turque aurait dû être neutre.

    Aujourd’hui, nous savons que c’est de rage que les Turcs ont abattu cet appareil, parce que les Russes avaient découvert le trafic de pétrole entre daesh et la Turquie.

    Vladimir Poutine avait été d’un sang-froid admirable. Mais, il avait déclaré que la Turquie paierait cher cette traîtrise.
    Il avait donné ordre à son armée d’abattre tout avion turc avion ou tout charroi turc entrant ou sortant de Syrie.

    C’est ce qui passé avec des milliers de camions-citernes qui ont déjà été pulvérisés. Les images de convois en feu, ont abondamment circulé.

    Afin de ne pas rater les avions turcs, la Russie a achevé de déployer en Syrie, ses redoutables missiles sol-air BUK.

    Cette famille de missile à longue portée est muni d’un système radar d’acquisition de la cible qui est d’une très grande fiabilité.

    Certains ont une portée de 30 km à mach 3.

    Du coup, c’est la panique parmi l’aviation de la coalition. Ne cherchez pas cette information, dans les médias main Stream. La censure ne permet pas la diffusion de ce genre de renseignement. Vous citoyens, vous n’avez pas le droit de savoir, cela fausserait la propagande que l’on vous assène.

    Désormais, l’aviation britannique ose à peine s’aventurer au-dessus de la Syrie. L’engagement des Britanniques se résume jusqu’à présent à trois missions. Des Tornados ont au total, lâché 19 bombes sur le champ pétrolifère d’Omar, entre la date de permission d’attaque, donnée par le parlement britannique et le 16 décembre 2015.

    Autrement dit un engagement purement symbolique ou pathétique. C’est selon.

    Même les Américains pour lesquels les médias occidentaux sont toujours dithyrambiques, n’ont réalisé que 148 bombardements entre le 1er décembre et le 22 décembre 2015.

    Ne parlons pas des frappes françaises, nous n’avons pas d’information. Nous supposons des vols de reconnais
    Il suffit de comparer la mollesse de la coalition avec la pugnacité de l’aviation russe.

    Au total, depuis leur engagement, les Russes ont réalisé 5.200 sorties aériennes et 164 entre le 25 et le 28 décembre 2015. L’avez- vous l’avez lu dans vos médias ?

    Comparer les efforts Russes et ceux de la coalition, démontre sans problème que ceux qui mènent le combat en Syrie que ce soit dans les airs ou au sol sont les Russes et l’armée Syrienne. En Irak, nous sommes d’accord que l’armée Irakienne a réalisé une petite avancée. Pour combien de temps ?

    Pourquoi la coalition a-t-elle freiné considérablement freiné son offensive en Syrie ? Officiellement pour ne pas faire de victimes civiles collatérales.

    La réalité est tout autre, les avions de la coalition ont été accrochés par les faisceaux radars des systèmes de tirs des BUK.

    L’affolement s’est emparé des états-majors de la coalition.
    Nous l’avions écrit : la coalition utilise tous les prétextes possibles pour éviter de bombarder daesh.

    Ceci démontre une fois de plus que tous nos médias sont bâillonnés et ne peuvent relater les véritables événements. Il est grand temps de se poser la question des subsides distribués à des médias hypocrites.

    A terme, cela se terminera par une reconquête de la Syrie par les troupes de Bachar appuyé par les Russes.


    Une victoire du stratège Vladimir Poutine !

    JACQUES D’EVILLE

    Source : http://siecle21.com/2016/01/10/syrie-les-russes-ont-deploye-des-missiles-buk-panique-dans-la-coalition/


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    Le commandant Louis Martin, plus connu sous l'appellation « Loulou » Martin est décédé à l'hôpital de Cimiez, le 20/09/2005 à Nice, à l’âge de 81 ans.

     

    Retiré à Nice depuis quelques années, le chef Loulou Martin avait été élevé, le 14 juillet dernier, à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.


    Promu commandeur à 34 ans et avait dû attendre presque 50 ans pour devenir grand officier malgré ses 14 citations dont 8 à l'ordre de l'armée et cinq blessures.

    Né en 1924 à Guingamp (Côtes-d'Armor), il reçoit sa première citation à 20 ans comme sergent, chef de section dans un maquis en Bretagne.


    En 1945, il entre à Saint-Cyr puis rejoint la Légion Etrangère et s'y couvre de gloire à la 13e DBLE et au 1er BEP (Bataillon étranger de parachutistes).

    Parachuté à Dien Bien Phu le 21 novembre 1953, il est cité trois fois et blessé quatre fois.

    Le 22 mars 1954 lors d'une ouverture de route vers la position « Gabrielle », il met deux compagnies ennemies hors d'état de nuire. Le 13 avril, à la tête de sa compagnie, il reprend « Eliane l » et le 16 avril, il dégage « Huguette ».

    Le 16 avril 1954, il tombera aux mains des Viets et ne sera libéré que quatre mois plus tard.

     

    Du 31 octobre au 26 décembre 1956, au sein du 1er REP, il participe à l'expédition franco-britannique de Suez dans le cadre de la force Alpha.


    Il se couvre encore de gloire en participant aux combats d'Algérie.
    Il obtient sept citations dont quatre à l'ordre de l’armée.
    Il quitte le service actif en 1963 officiellement pour raisons de santé, mais après avoir pris part au putsch militaire contre le général de Gaulle, à Alger, en avril 1961.

     

    Après cette carrière hors normes, « Loulou » Martin a essentiellement travaillé à l'étranger.

     

    Conseiller militaire en Arabie Saoudite de 1964 à 1968, fondé de pouvoir de plusieurs sociétés en Afrique noire, il était devenu l'inamovible chef de la sécurité du président gabonais Omar Bongo, de 1970 à 1988, avant de devenir son conseiller spécial pour la sécurité jusqu'en 1999.

     
    Photo de Robert Bertrand.
     

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    ARABIE-IRAN : LA GUERRE DES RELIGIONS (par L’Imprécateur)

    Le conflit actuel entre l’Arabie et l’Iran, vu d’Europe, semble n’être que l’épiphénomène d’un conflit beaucoup plus vaste et plus ancien que les Occidentaux en général et les États-Unis en particulier, croient maîtriser en y intervenant de manière le plus souvent stupide et anarchique, obsédés par la seule chose qui compte réellement à leurs yeux : garantir la sécurité de leurs approvisionnements en hydrocarbures.

    C’est une réalité, la terre arabe suinte littéralement de pétrole, “un don de dieu”, disent les Arabes.

     

    Ce pétrole a été découvert par les Occidentaux et longtemps exploité par eux, aujourd’hui les Arabes le contrôlent par une organisation professionnelle où ils sont majoritaires : l’OPEP.

    Cette suprématie est remise en cause par l’exploitation des schistes bitumineux nord-américains et l’émergence des énergies dites “renouvelables”. Ces deux productions malgré des progrès récents restent très coûteuses et, pour les énergies renouvelables, elles sont aléatoires. Les Arabes résistent en baissant le prix du pétrole.

    monde islamique
    [comme d’habitude, cliquez sur la carte, puis “retour-arrière” pour revenir au texte]

    À cette caractéristique s’en ajoute une seconde : la terre arabe est très majoritairement musulmane. Seulement, là où les Occidentaux voient une seule religion, l’Islam, et une seule communauté, “l’oumma”, il y a en réalité des dizaines de sectes dont deux dominent en effectifs de croyants : le Sunnisme et le Chiisme.

    Chacune des sectes est convaincue d’être la seule à détenir “l’Islam vrai” qui lui donnera l’accès au paradis d’Allah. Certaines sont pacifiques et vivent en harmonie avec les autres religions, comme les Soufis mevlevis. Beaucoup sont peu agressives et ne le sont en fait que pour se défendre si nécessaire : Malékites, Hanbalites, Alaouites… Les deux majoritaires, mais dans un rapport de un à cinq en faveur du Sunnisme, croient à leur mission divine de convertir de gré ou de force le monde à l’Islam.

    Après un premier échec militaire face à l’Europe, mais aussi l’Inde et la Chine, qui s’est traduit par la colonisation humiliante de la terre d’islam, “dar el-islam”, au XIXème siècle, Chiites et Sunnites voient dans l’affaiblissement militaire de l’Europe et celui intellectuel de son élite ramollie par le droit-de-l’hommisme, une possibilité de reconquête par l’islamisation rapide, deux ou trois dizaines d’années, de la plus grande partie de l’Europe. Pour cela l’Islam se sert pour son seul profit des “valeurs” qu’une certaine gauche décérébrée croit “universelles”.

    « Vous êtes riches, nos peuples sont pauvres, vous devez les accueillir et les nourrir » disent les dirigeants musulmans.

    Aucun dirigeant européen n’est là pour leur répondre que, s’ils commençaient par mettre au service de leurs peuple les immenses richesses dont les énormes profits leur permettent d’acheter nos entreprises, nos palaces, nos plus belles voitures, nos clubs de foot et même un bon nombre de nos politiciens, les peuples musulmans ne serait pas obligés de fuir les terres musulmanes pour coloniser l’Europe.

    « Vous n’avez plus foi en votre Christianisme, la laïcité est une hérésie, nous vous apportons la seule vraie foi, l’Islam. Convertissez-vous par la volonté et la permission d’Allah ».

     

    Pas un dirigeant européen pour leur répondre que nous avons aussi un principe qui découle de la notion républicaine d’égalité, la réciprocité, et que nous accepterons les mosquées s’ils acceptent chez eux des églises, des synagogues et des temples.

    Heureusement, si l’on peut dire, la conquête sunnite de l’Europe par la richesse des dirigeants musulmans, les mosquées “dont les minarets sont les baïonnettes” et la terreur que provoque le terrorisme islamique, est ralentie parce qu’une grande partie de l’énergie colonisatrice de l’Islam est absorbée par les guerres internes à l’Islam.

    Cette religion ayant été fondée par son prophète Mahomet sur trois piliers indissociables : la foi en Allah, la gouvernance absolue de la société par la charia et la violence des armes musulmanes, le fameux “sabre de l’islam” qui orne beaucoup de drapeaux de pays musulmans, dont celui de l’Arabie saoudite.

    sabre islam

    Ce pays est le fer de lance de la colonisation musulmane de l’Europe. Avec son immense richesse, il peut financer l’armement des mouvements terroristes qu’il manipule et dissimule sous des noms et des méthodes d’action diverses : al-Qaïda, al-Nosra, Daech, AQMI, GIA, Boko Haram, etc. qui idéologiquement sont structurés par le mouvement international des Frères Musulmans, éventuellement peuvent se battre entre eux pour des questions de domination territoriales, mais concourent tous à la main mise de l’Arabie sur “dar el-Islam” et à la préservation de sa source de richesse principale : les gisements pétroliers.

    C’est pourquoi la montée en puissance du Chiisme concurrent, dont le grand pays est l’Iran, suscite la fureur arabe.

    Le 2 janvier, l’Arabie saoudite a donné le ton en exécutant 47 personnes accusées d’actes de terrorisme, dont le cheikh Nimr Baqer al-Nimr, dignitaire chiite et figure de la révolte contre les Saoud, le plus grand nombre étant des membres d’AQPA (al-Qaïda dans la péninsule arabique).

    Objectif : reprendre en main les mouvements radicaux sunnites qui séduisent une partie non négligeable des Saoudiens, et donner un avertissement à l’Iran chiite qui soutient des mouvements révolutionnaires anti-saoudiens, comme au Yémen. L’Arabie veut montrer qu’elle reste le défenseur des Sunnites et qu’elle ne tolère aucune contestation de son pouvoir chez elle. En même temps, elle se donne vis-à-vis des Occidentaux de faux-airs de champions de la lutte contre le terrorisme qu’elle finance, c’est la “taqqyia”, la dissimulation.

    L’exécution du cheikh Nimr Baqer el-Nimr s’inscrit dans la continuité de la politique anti-iranienne menée par l’Arabie.

    La menace iranienne est clairement perçue comme prioritaire par rapport à la menace des jihadistes sunnites. « Il y a comme une paranoïa au sein de l’establishment saoudien quant à la menace iranienne.

    Comme si la flotte iranienne était toute proche de leurs côtes et que l’armée iranienne s’apprêtait à les envahir. Les Saoudiens se sentent abandonnés par les Américains, ce qui n’est pas tout à fait faux. Le paradoxe, c’est que les Iraniens, de leur côté, sont moins tendus et moins agressifs depuis la signature de l’accord nucléaire avec les 5+1.

    Les Saoudiens sont complètement irrationnels quand il s’agit de l’Iran. Mais la peur a tendance à accélérer l’avènement de ce dont on a peur », analyse un diplomate arabe cité par L’Orient le Jour.

    En Iran, la réaction à l’exécution du dignitaire chiite ne s’est pas faite attendre. L’ayatollah Ali Khamenei a affirmé que les dirigeants saoudiens devraient s’attendre à une vengeance “divine”.

    Des manifestations ont ensuite éclaté en Iran, où l’ambassade d’Arabie saoudite a été attaquée, en Arabie, au Yémen, au Liban, à Bahreïn, en Irak, au Pakistan, au Cachemire indien, donnant une réelle dimension politique, au moins pour un temps, à la notion de “croissant chiite” : ensemble des pays à majorité chiite. « Les Iraniens ont pleinement intériorisé le fait qu’ils sont les protecteurs des minorités chiites dans le monde arabe. »

    La tension est encore montée d’un cran quand Riyad a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Téhéran.

    Mais, « Il n’y aura sans doute pas de réactions militaires de la part de Téhéran, mais des risques d’exacerbation des crises au Liban, à Bahreïn et en Irak. Il risque d’y avoir un raidissement de la part du Hezbollah ».

    tiounine_moyen-orient

    Déjà en pleine guerre par procuration en Syrie et au Yémen, Riyad et Téhéran pourraient être tentés de poursuivre leur affrontement sur d’autres théâtres afin de conquérir l’hégémonie régionale qui se traduit par le monopole de la légitimité politique et religieuse, ainsi que la domination sur le marché du pétrole. La crise entre les deux théocraties du Golfe risque également de compromettre toute chance de résolution des conflits en Syrie et au Yémen.« En Syrie, le processus est en panne. Au Yémen, on cherche à sauver la face de chacune des parties. On est loin de compromis politiques. »

    La division Sunnites/Chiites n’est certes pas le seul facteur d’instabilité dans la région. Mais la politique menée actuellement par Riyad et par Téhéran contribue à en faire la principale source de tensions dans tout le Moyen-Orient. [Source : L’Orient le Jour]

    Les États-Unis profitent de ces conflits permanents dans le monde islamique pour faire avancer leurs affaires, parfois à notre détriment.

    L’Europe n’a plus de diplomates vraiment compétents comme ils l’étaient autrefois quand France et Grande-Bretagne se trouvaient au Levant comme des poissons dans l’eau. Laurent Fabius a accumulé en trois ans un nombre impressionnant d’erreurs d’analyse, que ce soit sur l’Égypte, la Syrie, le Yémen, Israël, l’État Islamique, la Russie ou l’Ukraine, se plaçant le plus souvent à la remorque des États-Unis, manipulé aussi bien par John Kerry que Sergeï Lavrov et le roi Salmane d’Arabie. Il serait urgent de le débarquer du Quai d’Orsay avant que la France ait perdu toute crédibilité internationale.

    Il est malheureusement à craindre que le président Hollande, qui a toujours fait passer sa petite cuisine corrézienne avant l’intérêt de la nation, le garde au gouvernement jusqu’en 2017 par peur de perdre les voix du courant fabiusien au sein du PS.

    L’Imprécateur

    Bannière 2016

     


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    POUTINE OUVRE UN Q.G. EN JORDANIE


    Jusqu’à présent, la Jordanie combattait par procuration contre le protégé de la Russie, Bachar al Assad, à partir d’un centre de commandement des opérations conjointes, situé au nord d’Amman, appelé le Centre de Commandement Central américain avancé en Jordanie, partie prenante d’un alignement entre les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël.

     


    Mais cette semaine, la Jordanie s’est embarquée à bord d’un nouvel avion.


    Les sources des renseignements militaires de Debkafile affirment que la décision du Roi Abdallah de Jordanie de faire équipe avec Moscou est le début d’une nouvelle donne complète, dans la chaîne de décision et le partage des renseignements.

    Il n’a pas l’intention pour autant de fermer sont centre de commandement avec les Etats-Unis et Israël, mais le centre de gravité des efforts fournis par la Jordanie en matière de renseignements militaires sera réorienté vers ce nouveau point de convergence avec la Russie, ce qui constitue un tremblement de terre majeur pour ces régions.

     
     
    Le centre de gravité des efforts fournis par la Jordanie en matière de renseignements militaires sera réorienté vers ce nouveau point de convergence avec la Russie, ce qui constitue un tremblement ...
     
     
    infosdanyfr.wordpress.com
     
     

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    18 janvier 2016

    Les forces gouvernementales syriennes ont réussi à repousser l'assaut des terroristes de l'Etat islamique et à reprendre le contrôle de la ville de Deir ez-Zor.

     
    La veille, les djihadistes de Daech ont attaqué la ville syrienne de Deir ez-Zor, qui était contrôlé par les forces gouvernementales.
     
     
    La ville a une importance cruciale pour l'EI car elle est le seul obstacle qui empêche la connexion directe entre Raqqa (capitale de facto des djihadistes) et les zones contrôlées en Irak.

     

    Au moins 300 personnes avaient trouvé la mort samedi dans les attaques des terroristes contre Deir ez-Zor.

    Les islamistes n'ont épargné ni les femmes, ni les enfants, ni les vieillards. Si ce bilan est confirmé, il serait l'un des plus élevés en une seule journée pour cette guerre déclenchée en mars 2011.

    Le soir du 16 janvier, les extrémistes ont pris d'assaut la ville de Deir ez-Zor. Selon les rapports, l'armée syrienne l'a débarrassé des terroristes.

     

    Assiégée par les extrémistes depuis quelques mois, Deir ez-Zor est le chef-lieu de la province du même nom.
     
    Les troupes gouvernementales quant à elles gardent le contrôle de quelques quartiers de la ville et de l'aéroport militaire.
     
    La ville est riche en pétrole et est un endroit permettant de connecter les branches irakiennes et syriennes du groupe terroriste.

     

    Pour aider la population locale en détresse, les forces aérospatiales russes ont procédé à des opérations humanitaires.

      Des Iliouchine Il-76 russes ont acheminé 22 tonnes de denrées.



    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160117/1021006721/armee-syrienne-daech-deir-ez-zor.html#ixzz3xWqgCIto


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    dimanche 17 janvier 2016

    La terre brûlée fécondée par le chant...

     
    Des maisons et des vies à reconstruire...
     
    Déjà évoqués ici dans des précédents articles, le sort des enfants du Donbass est terrible, car depuis deux ans ils vivent dans la peur, entourés d'un danger mortel et banalisé... Nombre d'entre eux ont été tués ou ont perdu des parents et des proches, d'autres ont vu leur environnement ravagé par les bombardements ukrainiens. 
     
    Sur la ligne de front, des enfants vivent depuis plus d'un an dans des caves
    Dans ce pays où le moindre jardin et parc urbain est fleuri par des toboggans et des balançoires multicolores, les enfants occupent une place importante dans la vie de tous les jours. Ces "enfants-rois" mais éduqués sont l'objet d'attentions particulières permanentes de la part de parents qui souvent sacrifient tout pour essayer d'effacer de leur environnement cette guerre abjecte.
     
    Ainsi ce concert donné ce samedi 16 janvier à la maison des Syndicats de Donetsk aux enfants ayant perdu leurs maisons dans les bombardements ukrainiens.
    Des groupes folkloriques mais aussi des jeunes de Donetsk et Makeevka ont enchaîné danses et chants pour offrir un peu de rêve et faire oublier en ce début d'année les cendres noircissant la neige à seulement 25 minutes de la salle de spectacle...
     
    La jeune République de Donetsk a su, malgré les conditions difficiles imposées par les bombardements et le blocus ukrainien, se donner les moyens de ses ambitions, et n'attendant pas la fin de la guerre les différents ministères ont entamé des programmes de reconstruction des habitas détruits, des programmes sociaux et sanitaires d'aides aux victimes de guerre etc...
     
    Le dynamisme, la rigueur et l'intelligence de coeur animent chaque décision et réalisation décidées par les jeunes gouvernements, soucieux d'améliorer en permanence le bien-être de la population et protéger son avenir et notamment celui de sa jeunesse...
     
    Après la Victoire sur les soudards de Kiev, le miracle républicain du Donbass pourra rayonner à sa juste valeur et au delà de son territoire libéré, porté n'en doutons pas un seul instant par ces enfants incarnant l'espérance des peuples d'Europe...
     
    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


    Enfants de Donetsk
    "Tu trouveras le soleil dans le coeur de enfants..." (Calogero)
     

    Extraits du spectacle 


    Lors de ce spectacle qui leur est dédié, les enfants du Donbass nous ont offert un spectacle de haute qualité et surtout une belle leçon de vie comme car comme me l'a fait remarquer Lionel un camarade en Guyane "ils ont un pouvoir d'adaptation supérieur aux adultes ! les enfants ne veulent voir la vie que du bon coté, jouer, rire, ils font le choix inconscient d’être heureux en toute circonstances .Il ne réclame que de l'amour !"

    Un public tour à tour spectateur et acteur du spectacle
     
    Des groupes folkloriques du Donbass

    Tonio sous le charme des sons et des couleurs de la vie dansante
     
    Les enfants bombardés ont tenu aussi a participer au spectacle
     
     
     
     
    Un concert pour les enfants ayant perdu leurs maisons
    bombardées par les ukrainiens
     
    "Ce samedi à la maison des syndicats de Donetsk se tenait un concert caritatif au profit des enfants et des familles ayant des enfants qui ont perdu leurs maisons bombardées par les Ukrainiens. De manière bénévole un ensemble de collectifs, d’ensembles de danses, de chanteurs et musiciens auxquels se sont joints les Français Erwan Castel au chant et Laurent Brayard à la danse ont proposé à l’assemblée pendant plus de deux heures un spectacle. La plupart des groupes étaient d’ailleurs eux-mêmes constitués d’autres enfants plus chanceux du Donbass. L’événement était organisé par un syndicat gouvernemental de la ville de Donetsk qui avec l’aide de la Fédération de Russie a pu offrir aux participants des petits cadeaux et aux victimes également d’autres cadeaux.
     
    Les petits et les grands avaient préparé différents spectacles, de musique et de chant, la surprise est venue des Français, Erwan Castel poussant la chansonnette, notamment tirées du répertoire traditionnel français et breton et modestement accompagné par Laurent Brayard à la danse entraînant une partie des enfants dans une danse bretonne et une simple scottish. Le moment fut très émouvant lorsque que les enfants victimes des bombardements ukrainiens se sont présentés à leur tour pour présenter des petits spectacles, en chanson et poésie, de la plus petite seulement âgée de 3 ans aux plus grands âgés de 14 ans. L’événement était suivi par une partie des volontaires étrangers de la République populaire de Donetsk, quelques Français accompagné par Russell « Texas » Bentley membre du bataillon et de l’organisation Cout Vremeni s’occupant aussi d’humanitaire et de ré-informations.
     
    Les enfants dans une discipline parfaite se sont prêtés au jeu de la représentation comme s’ils étaient des professionnels du spectacle et toute l’assemblée ne pouvait qu’être émue du drame qui frappe la plupart d’entre eux. La famille la plus touchée était composée de quatre enfants accompagnés de leur papa, la dignité et la réserve de ces gens a été admirable dans ce moment dramatique et tragique, alors que sans logis, leurs maisons éventrées et détruites par les criminels ukrainiens, ils doivent vivre de la charité et de l’aide notamment de la Fédération de Russie sans qu’ils ne reçoivent aucune aide de l’Occident, prompt à inventer des contes justement pour enfants sur le Donbass, mais jamais pressé de communiquer sur les crimes sans fin commis dans la région par l’Armée ukrainienne"

    Laurent Brayard, volontaire français, journaliste pour DONi.Press

    Des photos prises par Laurent Brayard :




     

    Sources de l'article
     
    - Site DONi press, le lien : ICI
     
     

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    samedi, 16 janvier 2016

    LE GENERAL LEE REVIENT AU GALOP

    2-Lee-Sanders-200x300.jpgJean-Claude Rolinat

    Je pensais tout connaitre de la saga sudiste suite à mes multiples voyages dans le « Deep South », mais c’était sans compter avec la lecture du Robert Lee d’Alain Sanders, la récente biographie que ce spécialiste des Etats-Unis a consacré à ce « chevalier du Sud ».

     

    A Appomatox, charmant village perdu au fin fond de la verte Virginie, l’Etat natal du général, s’est jouée une tragédie ou, plus exactement, s’est dénouée une tragédie dont les conséquences sont encore lisibles dans les onze Etats confédérés du Sud : dans la maison du major Mac Lean, le général Grant, commandant en chef des armées nordistes, accueillit le commandant en chef des confédérés.

     

    Quelques instants après la signature officielle de la reddition des troupes du Sud, Lee remonta en selle et, les larmes aux yeux, regagna ses lignes. Ses hommes l’entourèrent avec affection, le pressant de questions…

    C’était fini, on vivait là les ultimes minutes du « Blanc soleil des vaincus » comme l’a si admirablement dépeint Dominique Venner dans son livre réédité récemment chez Via Romana.

    Au fil de 118 pages denses mais faciles à lire, Sanders retrace le parcours de ce brillant chef militaire qui avait débuté sa carrière comme élève à l’Académie de West Point. Ses faits d’armes nombreux le poussèrent aux cimes de la hiérarchie.

     

    C’est uniquement par fidélité à son Etat, la Virginie, qu’il refusa les propositions de Washington lui ouvrant les portes du département de la défense. Il ne fut en aucun cas un esclavagiste convaincu, bien au contraire ! Mais tous les observateurs et les historiens honnêtes savent bien que « la question noire » fut un prétexte à la guerre que menèrent les USA au gouvernement de Richmond,  « le » prétexte des yankees pour coloniser le Sud et le réduire à l’impuissance.

     

    Mais comme Sanders le laisse entendre, si la Confédération, et avec elle Robert Lee, ont perdu la guerre, ils ont gagné la bataille des cœurs. La mémoire du sud, malgré les agressions contre son drapeau - le célèbre « southern battle flag » - est plus vivante que jamais.

    Le cinéma et la littérature lui ont donné ses lettres de noblesse.

    Avec cette biographie d’un homme à la loyauté sans faille à son pays natal – « je ne puis abandonner l’Etat où je suis né à l’heure de sa plus grande détresse », disait-il - l’auteur ajoute une belle pierre au monument qui, année après année et malgré la désinformation, s’édifie à la gloire du « Sud profond ».

     

    A mettre en toutes les mains, celles des étudiants par exemple, matraqués par la bien-pensance, comme une sorte d’indispensable contrepoison.

     

    Robert Lee, Alain Sanders, collection "Qui suis-je ?" éditions Pardès, 2015, 12 €


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    A propos de l’action russe en Syrie, le gouvernement français ment effrontément

     

    Il semble que les membres du gouvernement français soient en mission commandée pour accuser la Russie de tous les maux.

    Le premier à avoir propagé des allégations mensongères fut le ministre de la Défense, Le Drian.

    Il a déclaré (voir la vidéo) que les frappes russes contre l’Etat islamique « sont rares » et implicitement que les Russes ne s’impliquaient pas assez dans la lutte contre l’Etat islamique (EI).

    Sortie surprenante de la part du cumulard de la République (ministre de la Défense et Président du Conseil régional de Bretagne) quand on sait que les frappes aériennes de la France contre l’EI ont été sporadiques, que la France refuse de coopérer avec les Russes en Syrie contre l’EI et à l’instar des USA et de la Grande-Bretagne que la France refuse également de bombarder Al-Quaïda en Syrie s’en faisant de facto les complices.

     

    Comment Le Drian, membre initié du Grand Orient de France, peut-il dire de telles choses alors qu’il est très mal placé pour donner des leçons aux Russes sur leur action en Syrie.

    L’action russe contre l’EI n’est pas négligeable. Même les Etatsuniens le reconnaissent en admettant que la stratégie russe contre l’EI est la bonne.

    Récemment à Deir Es zor, l’armée russe a envoyé de l’aide humanitaire aux civils assiégés par les terroristes de l’EI qui ont massacré 300 personnes et ont pris 400 civils en otage.

    Fars News Agency déclarait en octobre que les bombardements russes avaient détruit près de 40% des infrastructures de l’EI tandis que les Russes ont été les premiers à bombarder les sites pétroliers volés par l’EI à la Syrie (voir photo).

     

    A un tel point que pour montrer l’effort de guerre étatsunien contre l’Etat islamique et ses sites pétroliers, la chaîne publique des Etats-Unis utilise des images de bombardements russes (voir les vidéos 1 et 2).

     

    Sans compter que la Russie a tiré 97 missiles de croisière contre les positions de Daech en Syrie et que l’armée arabe syrienne doit une grande partie de ses victoires contre les « rebelles » syriens (soutenus par l’Occident comme en Libye) mais aussi contre les terroristes de l’EI grâce aux frappes aériennes russes.

     

    L’Observatoire syrien pour la défense des Droits de l’homme basé au Royaume-Uni considère que les bombardements russes ont tué plus de 600 miliciens de l’Etat islamique (EI), selon The Independant.

    On est alors en droit, de se demander sur quel planète vit le ministre de la Défense français ? Dans un bunker idéologique du Pentagone ?

    Photo de bombardements russes de zones pétrolières capturées par l'EI.

    Photo de bombardements russes de zones pétrolières capturées par l’EI.

    Vidéo 1

    Vidéo 2

    Même question pour le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, connu pour son soutien politique à Al-Quaïda en Syrie en 2012, lorsqu’il déclarait que le Front Al-Nosra affilié à Al-Quaïda en Syrie « faisait du bon boulot« . Récemment, il a déclaré que les bombardements russes faisaient un grand nombre de victimes civils en Syrie. Or il semble que les méthodes utilisées par les Russes pour bombarder les terroristes de l’EI et d’Al-Quaïda ne sont pas les mêmes que celles utilisées par les USA, l’Arabie saoudite et Israël. Ces derniers pays étaient coutumiers des dommages collatéraux contre les civils (destruction d’hôpitaux, de quartiers résidentiels, de dispensaires, de centre de l’ONU…).

    « Le Ministre Des Affaires Étrangères français, Laurent Fabius, a montré l’opposition de son gouvernement à la guerre de la Russie contre l’EI – demandant de cesser ses opérations militaires, derrière des fausses accusations de tuer des civils« . Selon Lendman, il s’agit de fausses allégations.

    Selon Stephen Lendman, « la Russie utilise des armes guidées de haute précision dans sa campagne aérienne syrienne, frappant précisément des cibles visées« .

    « Des efforts minutieux sont pris pour frapper l’EI et d’autres éléments terroristes, évitant scrupuleusement des pertes humaines civiles. Selon Lendman, des preuves photographiques le prouveraient.

    Washington (comme Tel Aviv) considère les civils comme des cibles légitimes, les massacrant délibérément dans toutes leurs guerres, indifférentes aux principes d’État de droit et la souffrance humaine ».

    Même si on ne peut méconnaître qu’il peut y avoir des effets collatéraux des frappes de précision russes en Syrie, cet empressement français à disqualifier l’action russe en Syrie avec des arguments douteux sonne comme une campagne de propagande atlantiste.

    SOURCE New 360 slt
     

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    18 janvier 2016

    Le dispositif Barkhane rend les espaces nordistes du Mali et du Niger de plus en plus hostiles aux terroristes

    Analyse de Bernard Lugan quelque peu différente de celle de Jean-Dominique Merchet :

    Blog"Au moment où, paniqués par la progression de Daesh en Libye, certains en sont quasiment arrivés à croire qu’il était possible de soutenir une partie des jihadistes contre les autres, le massacre commis à Ouagadougou venant après celui de l’hôtel Radisson de Bamako le 20 novembre 2015, rappelle que nous sommes en présence d’un même phénomène.

    Comme en Syrie, où le président Poutine ne cesse de dire qu’il n’y a pas plus de jihadistes « modérés » qu’au Sahel.

    Au-delà de la description événementielle et journalistique, l’analyse du massacre qui vient de se produire à Ouagadougou peut se faire autour de quatre points :

    1.Aqmi et Daesh sont actuellement engagés dans une surenchère. Cette dernière explique en partie, mais en partie seulement, la multiplication des actions terroristes dans la région, notamment au Burkina Faso où, depuis plusieurs mois, des unités de la gendarmerie sont régulièrement la cible d’attaques.

    2.Comme il n’existe pas de cloisonnement hermétique entre les jihadistes qui peuvent prendre des étiquettes différentes au gré des circonstances, l’erreur serait de tenter une classification « géométrique », à l’européenne, avec des étiquettes collées sur des individus ou sur des mouvements. Nous sommes en effet face à une nébuleuse à la fois poreuse et en perpétuelle recomposition, mais d’abord dynamique.

    3.Le Burkina Faso est devenu une cible idéale car le pays est frontalier du Mali, de la Côte d’ivoire, du Ghana, du Togo, du Benin et du Niger. Quelques centaines de kilomètres le séparent du nord du Nigeria où opère Boko Haram. Or, le Burkina Faso qui était le pivot de la stabilité régionale avec Blaise Compaoré, a lui aussi été déstabilisé au nom de la démocratie. Une fois de plus…En renversant son président, le pays est donc entré dans une zone de turbulences dont cherchent à profiter les islamistes. Comme toujours en pareil cas.

    4.Le plus important est cependant l’émergence d’un phénomène nouveau. Ce dernier n’a pas été vu par les « spécialistes » auto-proclamés, mais ils vont naturellement le reprendre à leur compte après avoir lu les lignes qui suivent :

    Depuis plusieurs mois, j’écris dans l’Afrique Réelle que se produit un glissement du jihadisme depuis la zone saharo-sahélienne au nord, vers la zone sahélo-guinéenne au sud. La raison en est simple :  et de plus en plus difficiles aux trafiquants. Gênés dans leurs activités par la présence française, ces derniers ont donc commencé à se détacher des jihadistes.

    Un phénomène important s’est produit il y a quelques semaines quand les chefs des tribus et ceux de leurs membres qui contrôlent les trafics transsahariens se sont réunis afin d’en revenir au partage des axes de circulation traditionnels afin de ne plus devoir dépendre des options choisies par les jihadistes.

    Ce phénomène a concerné à la fois Maures, « Arabes » et Touareg. Un accord tribalo-commercial a même été conclu au terme duquel les marchandises que les uns et les autres s’étaient mutuellement volées, seraient rendues ou indemnisées.

    Risquant de perdre leurs relais, les jihadistes ont certes menacé, mais ils ont compris que la région n’était plus totalement sûre pour eux. Comme il leur fallait trouver une autre zone d’action, voilà pourquoi ils opèrent désormais de plus en plus vers le sud où ils bénéficient de solidarités dans la toile wahhabite patiemment tissée depuis plusieurs décennies par les monarchies pétrolières arabes.

    Cela ne veut évidemment pas dire que le jihadisme nordiste est moribond, bien au contraire, car il va chercher à reconquérir ses positions. Néanmoins, les lignes bougent et il est essentiel de bien le voir afin de ne pas demeurer cramponné à des analyses obsolètes."

    N'oublions pas que parmi ceux qui critiquent les résultats de l'opération Barkhane, il y a des hauts fonctionnaires qui aimeraient diminuer les moyens militaires tel ce diplomate évoquant le coût de l'opération : "On pourrait en faire des choses avec une telle somme"...

    Entendrons-nous demain un haut fonctionnaire réclamer la suppression de 10 000 postes dans les armées (volume de l'opération Sentinelle) en cas de nouvel attentat sur le territoire national ?

     

    Posté le 18 janvier 2016 à 07h26 par Philippe Carhon      /    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/01


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    Source Consortiumnews.com, 20 novembre 2015

    En exclusivité : Tandis qu’à Washington les autorités consacrent beaucoup de temps et d’énergie aux demandes d’extension de la guerre en Syrie et à la nécessité de refouler les réfugiés syriens, les Démocrates et les Républicains esquivent la question la plus judicieuse : comment confronter l’Arabie saoudite à son financement caché de l’État islamique et des terroristes d’Al-Qaïda, écrit Daniel Lazare

     

    Par Daniel Lazare

    Comment l’EI finance-t-il ses opérations ? Ceci est la question centrale au moment où la guerre contre l’organisation terroriste franchit un niveau supérieur depuis les atrocités commises à Paris.

    Mais la réponse la plus courante constitue une part du problème.

    Cette réponse, partagée par de nombreux responsables politiques et autres « experts en terrorisme », est que Daesh (aussi connu sous le nom de l’EIIL, l’État islamique et l’EIIS) finance ses opérations grâce à diverses activités illicites comme la vente illégale d’antiquités, les enlèvements contre rançon, les hold-up de banque et le trafic de brut depuis les champs pétrolifères sous son contrôle depuis le nord de la Syrie et de l’Irak.

    Le roi saoudien Salman rencontre le président  Barack Obama à l’hôtel Erga durant une visite d’État en Arabie saoudite le 27 janvier 2015

    La ligne, consciencieusement suivie par les organes de presse depuis le New York Times jusqu’au Wall Street Journal et au Guardian, est pour le moins politiquement correcte. Si Daesh s’autofinance réellement, alors il est essentiellement autonome. Dans ce cas, les puissances occidentales, après l’avoir bouclé dans son califat, n’auront plus qu’à envoyer des F-18 et des Mirage 2000 afin de déclencher une pluie de bombes « intelligentes » et le réduire en miettes.

    Telle est la pensée qui affleure les propos malheureux tenus le 12 novembre par le Président Barack Obama lorsqu’il répondit à George Stephanopoulos sur ABC This Week qui lui demandait si Daesh gagnait en puissance. Il rétorqua que ce n’était tout simplement pas le cas :

    « La vérité est que depuis le début, notre but a tout d’abord été de les contenir, et nous les avons contenus. Ils n’ont pas gagné de terrain en Irak. Et en Syrie, ils viendront et repartiront. Mais vous ne verrez pas une avancée systématique de Daesh sur le terrain. Ce que nous n’avons pas encore pu faire, c’est décapiter complètement leur structure de commandement et de contrôle. Nous avons fait des progrès en essayant de réduire le flux de combattants étrangers »

    Contenir et décapiter, voici l’essence même de la stratégie américaine. Ainsi, plus le gouvernement Obama tente de contenir militairement Daesh, plus il fait savoir que ce dernier est également économiquement autonome.

    Et si ce n’était pas le cas ? En réalité, il y a tout lieu d’être sceptique face à la position américaine et pas seulement parce que cela fait près de deux décennies que les dirigeants américains crient victoire dans diverses luttes contre le terrorisme islamique même si, de petites cellules disparates à l’origine, il s’est transformé en un vaste mouvement s’étendant du Nigeria au Bangladesh.

     

    Des sommes surévaluées

    Commençons par les antiquités. L’année dernière, NBC Newsrapporta en toute hâte que Daesh puisait dans un marché noir de 7 milliards de dollars pour financer ses opérations : « Des pièces historiques inestimables provenant de fouilles illicites ou dérobées dans les musées sont devenues une des quatre produits de contrebande les plus répandus — avec la drogue, les armes et les êtres humains. »

    Mais le total de 7 milliards de dollars est curieux si l’on considère que le marché de l’art contemporain, en ne comptant que la partie émergée, se monte à seulement 2 milliards de dollars. Les marchés noirs sont impossibles à évaluer pour la simple raison que les participants s’enfuient comme des rats dès qu’on allume la lumière.

    Le rôle de Daesh est néanmoins doublement difficile car il opère très secrètement. Mais nous savons certaines choses, par exemple que les antiquités ne se déplacent pas aussi facilement que, disons, le maïs ou le blé. Au contraire, les acheteurs sont relativement rares et clairsemés, des évaluations sont requises et le marchandage est la norme. Avec autant de policiers fouinant partout, les acheteurs sont particulièrement prudents de peur de se faire prendre en transférant de l’argent à Daesh. Donc, les antiquités ne sembleraient jouer qu’un rôle accessoire.

    Il en va de même pour les braquages de banques. Même si Daesh a été généralement crédité d’un butin de 400 millions de dollars lors de la prise de Mossoul, au nord-est de l’Irak en juillet 2014, le Financial Times a décrit cette prise comme le plus grand braquage « jamais réalisé. »

    Le journal citait un responsable du secteur bancaire irakien qui déclarait : « Nous sommes en contact permanent avec les banques là-bas »,. “nous avons été informés qu’elles sont toutes gardées de l’extérieur par leurs propres gardes et que rien n’a été enlevé des locaux d’aucune banque, pas même pas un morceau de papier »

    L’enlèvement contre rançon lui aussi semble moins que rentable dans une économie appartenant à un territoire contrôlé par un État islamique déclinant. De même pour la taxation locale. Tandis que les ventes pétrolières illicites peuvent jouer un rôle important, elles aussi ne sont probablement pas aussi rentables qu’on le pense. En supposant qu’ils fussent pleins à ras bord, les 116 camions-citernes que des avions américains ont détruits lundi pouvaient contenir cent barils de brut chacun. Dans le meilleur des cas et d’après les tarifs actuels, Daesh aurait pu vendre le baril à environ 30 $. Ainsi, les dégâts à la « trésorerie » de l’État islamique représentent un montant relativement peu élevé d’environ 350 000 $.

    De plus, à ce jour l’État islamique est une vaste organisation. Les troupes ont des effectifs d’au moins 20 000 à 31 500 combattants (chiffres diffusés par la CIA en septembre 2014) et peuvent s’élever jusqu’à 200 000, bien que 100 000 semble plus plausible. Où qu’ils soient, les combattants gagneraient de 350 à 800 $ par mois, ou plus. Ces chiffres, quoique très imprécis, suggèrent à tout le moins une organisation avec un budget mensuel approchant les dix millions.

    Ainsi les revenus d’une centaine de camions-citernes n’expliquent  pas comment l’EI règle ses factures. Pas plus que les hypothèses au sujet du trafic des antiquités. Donc si l’État islamique ne tire pas l’essentiel de ses fonds de pareilles ressources, d’où provient l’argent ?

     

    La connexion saoudienne

    La réponse, celle qui dérange, est qu’il provient de l’extérieur, c’est-à-dire d’autres endroits au Moyen-Orient dans lesquels les champs pétrolifères ne sont pas d’ordre secondaire comme en Syrie et en Irak, mais au contraire, riches et productifs; pays dans lesquels les raffineries sont ultramodernes et où le pétrole est acheminé par pipeline et non par camions. Il s’agit également d’un marché massivement corrompu, peu soumis aux contrôles financiers et travaillé par de fortes affinités idéologiques, à la fois avec l’EI et Al-Qaïda.

    Ce qui veut dire les États arabes du Golfe : le Koweït, le Qatar, les Émirats Arabes Unis et l’Arabie saoudite, des pays disposant de richesses massives en dépit d’une chute de 50% des prix du pétrole. Les États du Golfe sont des autocraties politiques, pratiquant un sunnisme militant et, de surcroît, empêtrés dans une douloureuse contradiction idéologique.

    Au niveau mondial, le nombre des sunnites dépasse celui des chiites dans un rapport d’au moins quatre pour un. Mais parmi les huit nations qui entourent le golfe Persique, la situation est inverse, les chiites étant presque deux fois plus nombreux que les sunnites. Plus le monde devient théocratique — et cette tendance est à l’œuvre non seulement dans le monde musulman, mais également en Inde, en Israël, voire aux États-Unis si certains républicains parviennent à leurs fins — plus le sectarisme s’intensifie.

    Basiquement, le conflit entre sunnites et chiites est une guerre de succession parmi les partisans de Mahomet, disparu au septième siècle. Plus l’une des parties étend son pouvoir politique au nom de l’Islam, plus elle devient vulnérable aux accusations de l’autre partie qui prétend que sa revendication de pouvoir est tout sauf légitime.

    La famille royale saoudienne, qui se présente elle-même comme « la gardienne des deux mosquées saintes » de La Mecque et de Médine, est particulièrement sensible à de telles accusations, ne serait-ce que parce que sa situation politique apparaît de plus en plus précaire. C’est la raison pour laquelle elle s’est jetée dans une croisade anti-chiite, du Yémen à la Syrie en passant par Bahreïn.

    Alors que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France condamnent Bachar el-Assad en tant que dictateur, ce n’est pas la raison pour laquelle les rebelles sunnites se battent dans le but de le renverser. Ils le font en revanche parce que, en tant que pratiquant de la doctrine alaouite, une forme du chiisme, il appartient à une branche de l’Islam que les cheikhs du pétrole à Riyad considèrent comme une menace pour leur existence même.

    La guerre civile est rarement un facteur de modération et, alors que la lutte contre Assad s’est intensifiée, le pouvoir au sein des rebelles est passé aux mains des forces sunnites les plus militantes, jusqu’à et y compris Al-Qaïda et son rival encore plus agressif, l’EI.

    Autrement dit, l’État islamique n’est pas un phénomène local et autosuffisant, mais la construction et le bénéficiaire de pouvoirs plus importants et, dans son essence, une force paramilitaire agissant en sous-main pour le compte des cheikhs des États du Golfe. Les preuves d’un large soutien régional sont abondantes, même si des organes de presse comme le New York Times ont fait de leur mieux pour les ignorer. Quelques faits saillants sur cette piste de l’argent:

    - Dans un rapport diplomatique datant de 2009 et rendu public par Wikileaks, Hillary Clinton, alors ministre des Affaires étrangères, indiqua que « les donateurs en Arabie Saoudite représentent la source de financement majeure des groupes terroristes sunnites dans le monde entier. »

    (Mercredi, à l’occasion d’un discours belliciste devant le conseil des Affaires étrangères, Clinton, à présent la candidate démocrate la mieux placée dans la course à la présidentielle, a mis l’accent sur ses projets d’escalade militaire, incluant une invasion américaine de la Syrie pour « y imposer des zones d’exclusion aérienne » et sécuriser ce qu’elle a appelé « un espace sûr ».

    Mais elle a brièvement ajouté une allusion exaspérée à la réalité financière en disant : « une fois pour toutes, les Saoudiens, les Qataris et d’autres encore doivent empêcher leurs citoyens de financer directement les organisations extrémistes ainsi que les écoles et les mosquées qui par le monde ont conduit trop de jeunes gens sur le chemin de la radicalisation. »)

    - En août 2012, un rapport de la DIA, l’ agence du renseignement de la défense, qui signalait qu’Al-Qaïda, les salafistes et les Frères Musulmans dominaient le mouvement de rébellion syrien et que leur but était d’établir « une principauté salafiste dans l’est de la Syrie », à l’endroit où se situe actuellement le califat de l’État islamique.

    - Le propre dossier du Times , deux mois plus tôt, affirmant que la CIA travaillait avec les Frères Musulmans pour faire parvenir aux rebelles sunnites en Syrie des armes fournies par la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar.

    - Le remarquable aveu de Joe Biden à la Harvard’s Kennedy School en octobre 2014 que « les Saoudiens, les émirats, etc. […] étaient si décidés à renverser Assad et fondamentalement à mener en sous-main une guerre entre sunnites et chiites [...] [qu'] ils ont déversé des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d’armes sur quiconque se montrerait décidé à combattre Assad — sauf que ceux qui en ont bénéficié étaient Al-Nosra et Al-Qaïda. »

    - Un éditorial du Times sorti tout juste le mois dernier se plaignant que les Saoudiens, les Qataris et les Koweïtiens continuent à faire parvenir des fonds à l’État islamique.

    - Enfin, dans un article de première page vendredi, le Times a tardivement admis le rapport dévastateur de la DIA, à peine six mois après qu’il fut rendu public par les chiens de garde conservateurs de Judicial Watch. Mais même là, le journaliste Ian Fisher s’est arrangé pour laisser dans l’ombre le passage le plus important, qui est que le bastion salafiste que les sunnites cherchent à instaurer représente « exactement ce que les puissances soutenant l’opposition — c’est à dire l’Occident, les États du Golfe et la Turquie — souhaitent pour isoler le régime syrien. »

    En affirmant qu’il y a « de nombreuses responsabilités » dans la débâcle en cours, Fisher s’est arrangé pour critiquer tout le monde sauf son propre journal.

     

    L’argent roi

    Pourquoi est-il si difficile de dire la vérité ? Une grande partie de la réponse est l’argent. Parce que les États-Unis, la France et d’autres puissances occidentales dépendent des États du Golfe pour le pétrole et voient les États du Golfe comme un marché de plus en plus important pour les armes de haute technologie.

    Il y a un mois à peine , le Pentagone a annoncé qu’il vendait aux Saoudiens jusqu’à quatre navires de combat côtier fabriqués par Lockheed pour un total de 11,25 milliards de dollars, alors que la semaine dernière a suivi la nouvelle qu’il vendait pour 1,29 milliard de dollars de bombes intelligentes fabriquées par Boeing et Raytheon aux Saoudiens, afin de remplacer celles que le royaume a lancées sur le Yémen dans le cadre de sa croisade contre les Houthis chiites.

    Les États-Unis fournissent donc les Saoudiens en bombes qui vont écraser des quartiers yéménites, produire plus de réfugiés et, dans la foulée, renforcer « Al-Qaïda dans la Péninsule arabe », afin que les États-Unis puissent alors envoyer des drones pour éliminer quelques membres d’Al-Qaïda.

    Tout le monde s’y retrouve — les fabricants d’armes, le Pentagone, les politiciens de Washington comme les Clinton qui profitent des largesses saoudiennes, et même Al-Qaïda qui, tout en perdant quelques-uns de ses membres, voit sa puissance grandir en conséquence.

    Mettre en évidence la manière dont l’argent coule depuis l’Arabie saoudite et les autres pays du Golfe vers les groupes responsables du carnage à Paris mettrait en danger cette organisation aux bénéfices mutuels.

    Compromettre ce circuit d’argent lucratif est une chose que Washington ne peut pas supporter, c’est pourquoi l’administration Obama préfère laisser apparaître l’EI comme une organisation autonome qui peut être paralysée par des opérations militaires du type bombardement d’un convoi de camions-citernes.

    Tandis que la xénophobie enflamme l’Europe, la vraie question n’est pas les arabes ou l’Islam mais la relation « spéciale » américano-saoudienne qui est peut-être encore plus sacro-sainte que la relation avec Israël.

    C’est une alliance qui demande aux États-Unis de ne pas voir, entendre ou parler du démon caché dans ce partenaire arabe majeur. Ainsi, Washington doit cacher la cause réelle des horreurs allant du World Trade Center au Bataclan et à la guerre civile syrienne.

    Tant que la relation « spéciale » américano-saoudienne continuera, les cadavres continueront à s’empiler.

    Daniel Lazare est l’auteur de plusieurs livres, incluant The Frozen Republic: How the Constitution Is Paralyzing Democracy (Harcourt Brace).

    Source Consortiumnews.com, 20 novembre 2015

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


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    Syrie: la présence militaire russe, illimitée

    image: http://media.ws.irib.ir/image/4bhi6d5c821f8213e1_800C450.jpg

     

    IRIB- L'accord entre Moscou et Damas, sur le déploiement militaire russe, en Syrie, où des dizaines d'avions de chasse russes effectuent des raids aériens contre les miliciens takfiristes, n'a aucune limite de temps, selon le texte officiel, publié vendredi.

     

    Cet accord, concernant la présence russe, sur la base militaire de Hmeimim, (Ouest), a été signé, à Damas, le 26 août, plus d'un mois, avant le début de l'intervention militaire contre Daech et les autres groupes takfiristes, opérant en Syrie.

     

    L'accord de sept pages donne toute latitude à l'armée russe, pour déployer, en Syrie, les armes et les soldats qu'elle souhaite.

     

    Il stipule que "l'accord est conclu, pour une période sans limite".

    Le Président russe, Vladimir Poutine, avait indiqué que le déploiement des bombardiers et avions d'attaque au sol "Soukhoï" durerait aussi longtemps que l'exigerait l'intervention, décidée à la demande de son homologue syrien, Bachar al-Assad.

     

    Le Président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, (Chambre basse du Parlement russe), Alexeï Pouchkov, avait, pour sa part, évoqué "trois à quatre mois" de raids, effectués par la cinquantaine d'avions et d'hélicoptères russes.

     

    Jan 15, 2016 11:04 UTC

     

    http://francophone.sahartv.ir/infos/moyen_orient-i18783-syrie_la_pr%C3%A9sence_militaire_russe_illimit%C3%A9e


    En savoir plus sur http://www.jacques-tourtaux.com/blog/syrie/presence-illimitee-de-l-armee-russe-en-syrie.html#jD4XY9KT2fOupJrF.99


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    Aidez-nous amis néerlandais, on compte sur vous !

    Bref, cela démontre l’importance des référendums d’initiative populaire !

    Source : Luxemburger Wort, 9-01-2016

    Jean-Claude Juncker et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, le 7 janvier
    Photo: Reuters

    La Haye, 9 jan 2016 (AFP) – Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé samedi les Néerlandais à ne pas s’opposer à l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine lors du référendum prévu en avril, estimant qu’un non pourrait provoquer une “crise européenne”.

    Trois organisations eurosceptiques aux Pays-Bas sont parvenues à obtenir un référendum non contraignant sur la question, prévu le 6 avril, en récoltant plus de 300.000 signatures.

    Un non néerlandais “pourrait ouvrir la voie à une crise européenne”, a estimé M. Juncker dans une interview publiée samedi par l’influent quotidien NRC.

    Ne transformons pas ce référendum en un vote sur l’Europe

    OB Notez, le gars est lucide, hein… Bon, démocrate, non, à l’évidence…

    “Ne transformons pas ce référendum en un vote sur l’Europe”, a ajouté le président de la Commission européenne. “J’espère sincèrement que (les Néerlandais) ne voteront pas en faveur du non, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le traité lui-même”.

    Même si le référendum n’est pas contraignant, il sera vraisemblablement suivi de près dans un pays où les eurosceptiques caracolent en tête des sondages en vue des élections législatives de 2017.

    Si le non l’emporte, c’est la Russie “qui en sera le grand bénéficiaire”, a souligné M. Juncker.

    Donc aucun souci à se couper un bras, si ça empêche la Russie de gagner…

    L’accord de libre échange conclu entre Kiev et l’UE est entré en vigueur le 1er janvier. Il vise à renforcer le dialogue politique ainsi que les échanges économiques et commerciaux entre l’UE et l’Ukraine.

    Le refus en 2013 de l’ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch de signer cet accord avait entraîné la révolte sur la place Maïdan, à Kiev, et sa chute.

    Donc le type est “pro-russe” mais il a négocié un accord avec l’UE pendant 4 ans, avant de se rendre compte que ça aller couler son pays et ne pas le signer…

    Lors d’une visite aux Pays-Bas en novembre, le président ukrainien, Petro Poroshenko, a salué l’accord comme le début d’une nouvelle ère pour son pays.

    Il n’a pa smenti notez -l’ère Uption ?

    Moscou, de son côté, voit cet accord d’un mauvais œil, et le considère comme un empiètement des Européens dans sa sphère d’influence.

    Ils sont bizarres ces Russes…

    Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, dont le pays vient de prendre la présidence tournante de l’UE, a indiqué qu’il évaluerait les conséquences du référendum une fois son résultat connu. Son gouvernement jugera alors si des changements de politique sont nécessaires.

    Ouf, j’ai cru qu’il allait dire qu’il en respecterait le résultat…

    Source : Luxemburger Wort, 9-01-2016

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    Aux Pays-Bas, une consultation sur les relations UE-Ukraine à haut risque

    Énorme : GROS RISQUE démocratique en vue !

    Source : Le Monde, Jean-Pierre Stroobants, 15-01-2016

    La tension politique monte, aux Pays-Bas, à l’approche d’un référendum sur l’accord d’association conclu entre l’Union européenne (UE) et l’Ukraine. Appliqué de manière provisoire depuis le 1er janvier, ce texte doit être entériné par les 28 pays membres de l’Union. Si 25 Etats l’ont déjà approuvé, aux Pays-Bas, trois organisations eurosceptiques ont obtenu qu’il soit soumis à une consultation populaire, prévue pour le 6 avril. Un « non » serait une fâcheuse épine dans le pied de la présidence néerlandaise de l’UE, qui a commencé le 1er janvier.
     
    À La Haye, les députés sont furieux : ils jugent contre-productives de récentes déclarations du président de la Commission de Bruxelles, Jean-Claude Juncker. Il a souligné, le 9 décembre 2015, qu’un « non » de la population néerlandaise pourrait « entraîner une crise continentale » et bénéficier à la seule Russie.
     
    Pour les partis favorables à l’Europe, ces propos sont maladroits et ont focalisé l’attention sur cette consultation dont un tiers des citoyens disait ne pas avoir entendu parler. « M. Juncker a raté une nouvelle occasion de se taire », déclare le député Han ten Broeke, membre du Parti libéral (VVD), la formation du premier ministre Mark Rutte. Diederik Samsom, le dirigeant des sociaux-démocrates du PVDA, membres de la coalition au pouvoir, a estimé que « les menaces ne sont vraiment pas nécessaires ».
     
    Les partis proeuropéens craignent, en fait, une réédition de l’épisode de 2005, quand les électeurs avaient, quelques jours après les Français, rejeté le projet de Traité constitutionnel européen. A l’époque, toutes les grandes formations avaient été désavouées. Aujourd’hui, les principaux responsables politiques savent que M. Juncker a raison d’inviter leurs concitoyens à ne pas transformer la consultation en « un vote sur l’Europe » mais ils redoutent que beaucoup de Néerlandais profitent de l’occasion pour manifester leurs critiques à l’égard de ce qu’Emile Roemer, leader du parti de la gauche radicale SP, appelle « le mépris total de la population par la petite élite bruxelloise ». Son parti est le seul, avec le Parti de la liberté (PVV, extrême droite) de Geert Wilders et le Parti des animaux (PVDD) à avoir voté contre l’accord conclu entre l’UE et Kiev.

    L’Ukraine présentée comme instable et corrompue

    Les trois organisations qui ont relayé leurs critiques ont réuni 428 000 signatures– il leur en fallait 300 000 au minimum – pour obtenir que la population se prononce sur l’accord. La Chambre, le Sénat et le roi ont entériné ce texte, toutefois suspendu, désormais, au résultat de la consultation. Le résultat de celle-ci ne sera pris en compte que si 30 % des électeurs y participent et il ne sera pas contraignant : le gouvernement et les Assemblées pourraient passer outre un « non » éventuel. Le premier ministre, le libéral Mark Rutte, indique qu’il « évaluera » le bilan du référendum.
     
    Quand même, il vaut mieux lire ça qu’être aveugle, mais c’est tellement incroyable… A une époque, le politique et le journaliste auraient été lapidés par la foule…
     
    La plupart des observateurs pensent, cependant, qu’il ne pourrait tenter un passage en force. D’autant que sa coalition atteint des records d’impopularité tandis que M. Wilders, incarné en leader du camp du « non », frôle les sommets : le dernier sondage, publié dimanche 10 janvier, le crédite de 36 % des intentions de vote et de 41 des 150 sièges de la deuxième chambre. Quatorze de plus que les deux partis du gouvernement.
     
    M. Wilders a, lui aussi, réagi au propos de M. Juncker, en évoquant une tentative « d’intimidation » qui « ne servira à rien ». Comme les partisans du référendum, il refuse que les Pays-Bas soutiennent financièrement une Ukraine présentée comme instable et corrompue, conteste l’idée que l’accord d’association puisse assurer la stabilité du pays et agite le spectre d’une future adhésion à l’Union. M. Rutte dément formellement : « Cela n’a rien à voir avec un élargissement. »
     
    Même s’il a appelé ses concitoyens à voter « oui », M. Rutte paraît hésiter à engager son gouvernement dans la campagne. Il préfère laisser le champ libre à l’association Stem voor Nederland (Votez pour les Pays-Bas) : récemment constituée, en liaison avec le patronat et le ministère des affaires étrangères, elle entend informer la population sur les vrais enjeux de ce dossier, pour renverser une tendance qui indiquait, en décembre, que 17 % des Néerlandais seulement étaient, a priori, favorablesà l’accord avec l’Ukraine.
     
    Là aussi, j’ai dû mal lire : le journaliste n’a quand même pas écrit que le Premier Ministre ne va pas faire la campagne électorale, mais qu’il va laisser la patronat le faire à sa place ?
     
    Source : Le Monde, Jean-Pierre Stroobants, 15-01-2016
     
     
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    Les Pays Bas s’apprêtent à infliger une leçon de démocratie à l’Union Européenne

    Par Djordje Kuzmanovic, Blog Mediapart, 15/01/2016

    Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, craignant les conséquences d’un tel vote juste avant des élections législatives cruciales au Pays-Bas et en France en 2017, mais aussi en pleine négociation du TTIP, le traité de libre-échange transatlantique, a enjoint les citoyens des Pays-Bas à ne pas « mal voter ».

    L’accord d’association controversé entre l’Ukraine et l’Union européenne a été l’un des déclencheurs du renversement du gouvernement ukrainien de Ianoukovitch à la suite du mouvement populaire du Maïdan. Le nouveau gouvernement ukrainien présidé par M. Porochenko, signataire de cet accord et appuyé par les États-Unis, a été à l’initiative d’une guerre civile à l’est du pays qui a fait plus de 10 000 victimes, dont de nombreux civils, et a provoqué le déplacement de plus de 1 100 000 réfugiés.

    Il est légitime que les peuples des États membres de l’Union européenne se posent la question de l’opportunité d’un tel accord, d’une part eu égard aux coûts colossaux qu’il va faire peser sur les budgets européens, et d’autre part, car il pose la question du bien-fondé des décisions des institutions européennes rarement prises dans l’intérêt des peuples. Enfin, il marque l’alignement de l’Union européenne sur la politique étrangère étatsunienne, au risque de la paix en Europe, pourtant argument principal légitimant l’existence de l’Union.

    Cet accord, déjà ratifié par le parlement néerlandais, est entré en vigueur le 1er janvier 2016. La très démocratique loi néerlandaise prévoit la tenue d’un référendum consultatif si au moins 300 000 signatures sont recueillies auprès des citoyens. Les auteurs de l’initiative visant à rejeter cet accord d’association en ont réuni 420 000. Le vote aura donc lieu le 6 avril. Si de plus, le taux de participation dépasse les 30 %, le gouvernement serait formellement obligé de reconsidérer l’accord. Or, selon les sondages, environ trois quarts des électeurs néerlandais voteront “probablement ou certainement” contre l’accord.

    Jean-Claude Juncker, qui avait déclaré il y a quelques mois qu’”il ne [pouvait] y avoir de choix démocratique contre les traités européens“, est en train de réaliser que le peuple peut encore faire irruption sur la scène politique à l’échelle de l’Union. Inquiet, il a appelé les Néerlandais à ne pas s’opposer à l’accord et fait remarquer qu’une réponse négative pourrait “déboucher sur une grave crise continentale, qui dépasserait largement le cadre néerlandais” (Reuters).

    Ne doutons pas que Juncker, entre deux moments d’ébriété, y voit clair et s’inquiète à juste titre de chaque retour du peuple dans la vie politique. La portée du vote sera fortement symbolique, car ce référendum se tiendra alors que la Hollande, centrale dans l’Union européenne dont elle est fondatrice, assure la présidence tournante depuis le 1er janvier.

    Les Pays-Bas pourraient réaliser un vote de défiance vis-à-vis de l’Union européenne et ses traités en illustrant combien les élites européennes sont coupées des intérêts des peuples qu’elles sont censées servir. Ce serait également un coup porté aux certitudes bruxelloises et au dogme de l’élargissement sans fin de l’Union européenne. Cela relancerait enfin le débat sur le degré d’intégration de chaque État-Nation dans l’Union et donc d’abandon de souveraineté, un an avant des élections législatives d’importance aux Pays-Bas et en France, deux pays phares de l’Union européenne où, par référendum populaire, le Traité constitutionnel européen avait été rejeté de manière retentissante en 2005 (61 % de « non » aux Pays-Bas, 55 % en France).

    Les Néerlandais se prononceraient légitimement contre cet accord de libre-échange compte tenu du coût colossal pour l’Union européenne, donc pour ses citoyens, qu’il impliquerait. L’économie ukrainienne est, en effet, en faillite continue, soutenue à bout de bras par l’Union européenne et le FMI (qui, au contraire de la Grèce, lui a accordé une restructuration de sa dette). Il faudrait y injecter entre 40 et 65 milliards d’euros pour la remettre à flots et assurer un soutien de quelque 15 milliards d’euros par an pendant de nombreuses années, sommes impensables dans un contexte de récession, de crise grave, de chômage et de politique d’austérité dans les autres pays européens. Ces aides risqueraient d’ailleurs de n’y rien changer puisque le niveau de corruption de l’actuelle Ukraine est un des plus élevés au monde et supérieur – si c’est possible – à celui en vigueur sous Ianoukovitch.

    Par ailleurs, le rapprochement plus marqué de l’Union européenne et de l’Ukraine augure d’un dumping social sans précédent en Europe, déjà largement initié par l’Allemagne dans ses usines. L’Ukraine compte une des plus importantes populations d’Europe – 46 millions d’habitants – pour un salaire moyen de 250 euros par mois et un salaire minimum de… 50 euros par mois. Ce rapprochement risque de causer un tsunami social dans toute l’Europe de l’Ouest où le travail, de plus en plus rare et précaire, est dévoyé par le déferlement des « travailleurs détachés » – nom pudique donné en Europe à la légalisation de l’exploitation.

    Juncker redoute également les conséquences géopolitiques d’un « non » néerlandais, tant cet accord d’association sert surtout les intérêts hégémoniques des États-Unis. Pour Washington, l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN et son éloignement de la sphère d’influence de la Russie reste un des objectifs géostratégiques centraux et l’accord d’association UE/Ukraine n’en est qu’une étape. Cet accord mettrait l’Europe encore plus en porte-à-faux par rapport à la Russie ; or sans ce pays, comme le déclarait le général de Gaulle, un projet européen indépendant n’est pas viable.

    Il est à noter que cela se déroule au même moment où se négocie, en catimini, l’accord sur le traité de libre-échange transatlantique, le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership - Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), visant à construire un grand marché entre l’Europe et les États-Unis, lequel, s’il était ratifié ainsi que le désirent ardemment les élites européennes, signerait le basculement définitif et complet de l’Europe dans le giron étasunien.

    Si le référendum d’initiative populaire néerlandais se soldait par un vote « non » à l’accord d’association UE/Ukraine, une crise supplémentaire éclaterait au sein de l’Union européenne. Ce serait le retour du peuple dans un système d’institutions qui ne le représente plus et où la démocratie est inexistante : la banque centrale européenne n’a pas les mêmes prérogatives que la réserve fédérale des États-Unis, la Commission européenne est non élue et le parlement européen est composé de députés élus, mais sans réels pouvoirs. Caractère non démocratique qui sera encore renforcé par une des dispositions phares du TTIP, les tribunaux d’arbitrage, instances non élues dont les décisions s’imposeront aux États-Nations, si nécessaire en opposition aux décisions prises par le peuple, que ce soit par voie référendaire ou par le truchement de ses représentants au parlement – ce qui dans le cas de notre pays est en contradiction radicale avec l’article 3 de la Constitution.

    Si, monsieur Juncker, il peut y avoir un choix démocratique contre les traités européens !

     

    Source et Publication:   http://www.les-crises.fr/


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    VERS UNE 3ème GUERRE MONDIALE ?

     

    Sans vouloir céder au pessimisme, cette communication d’un prof de Fac, économiste reconnu, interpelle quelque peu.


    Cette thèse est écrite par l'économiste Jean-Hervé LORENZI.


    Jean-Hervé LORENZI, né le 24 juillet 1947, est professeur à l’université Paris-Dauphine depuis 1992 (Master 218 Assurance et gestion du risque), président du Cercle des économistes, conseiller du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild...

     

    On sait également que son cœur est plutôt à gauche..... Pessimiste ou réaliste, à vous de juger.

     

     

    « La Troisième guerre mondiale : prédictions.

    Une Troisième guerre mondiale, d’une ampleur probablement égale ou supérieure aux deux précédentes est en préparation et éclatera dans la première moitié de ce siècle. Voici pourquoi et voici quels seront ses protagonistes.

    La guerre de 1914-1918 dont nous fêtons le centenaire et qui fut une catastrophe majeure pour l’Europe était prévisible bien des années auparavant. La Seconde guerre mondiale ne fut que son prolongement et, elle aussi, était prévisible dès la signature du Traité de Versailles et surtout dès l’arrivée de Hitler au pouvoir et du parti belliciste au Japon.

    La Guerre froide (1945-1991) qui opposa les Alliés, sous direction américaine, au camp soviétique (et, partiellement communiste chinois) ressembla à un avortement.

    Parce que c’était un affrontement sans enjeux forts. L’URSS s’est effondrée comme un soufflet, sans violences.

    Pourquoi la guerre froide, communisme contre monde libre, n’a-t-elle jamais débouché sur une guerre chaude ? Parce qu’elle était idéologique et non ethnique, religieuse ou économique. Les trois ressorts passionnels et belliqueux de l’humanité, ceux qui donnent naissance aux guerres, sont le nationalisme ethnique, la religion et l’intérêt économique sous toutes ses formes.

    La sacralité et le matérialisme vital. L’affrontement communisme/capitalisme, purement idéologique, relevait d’une forme froide de conflit qui n’a jamais débouché sur une confrontation générale, mais seulement sur des guerres limitées (Corée, Vietnam). C’est cette raison, et non pas la crainte d’une apocalypse nucléaire, qui a évité la guerre généralisée entre l’OTAN et l’URSS.

    Dans l’Antiquité, les guerres puniques étaient prévisibles parce que Rome et Carthage étaient dans une rivalité économique vitale pour le contrôle des circuits économiques de la Méditerranée occidentale. La Première guerre mondiale était prévisible (et tout le monde s’y préparait) à cause de l’exacerbation nationaliste des États européens et de leurs peuples, opinions publiques chauffées à blanc. De même, aujourd’hui, une troisième grande confrontation mondiale est prévisible, nous allons le voir.

    Depuis l’Antiquité, le déclenchement des guerres est, au fond, prévisible. Il repose sur les mêmes mécanismes que les lois de la physique : une tension finit toujours par éclater en déflagration. La montée en température d’un gaz donne lieu à une explosion, la poussée de plaques tectoniques se termine en séisme, l’accumulation de cumulo-nimbus finit par provoquer un orage, des précipitations trop fortes provoquent des inondations, etc. On peut parfaitement prévoir, donc, le déclenchement des guerres. En revanche, on ne peut pas pronostiquer la forme qu’elles prendront.

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    Comme l’éthologie humaine le démontre, l’état de paix ne correspond pas à la nature humaine. L’agressivité intra spécifique est la règle dans notre espèce. L’idéal kantien ou chrétien moderne de la paix perpétuelle, n’a jamais fonctionné. L’histoire humaine est véritablement structurée par la guerre. L’état de paix n’est qu’une transition passagère entre deux états de guerre.

    La guerre est très ambiguë, ambivalente plutôt, comme la fameuse innovation destructrice de Schumpeter. Elle est à la fois un facteur de destruction et d’évolution. Contrairement à une idée reçue, depuis la fin du néolithique les guerres n’ont représenté qu’une cause marginale de la mortalité. V

    ouloir éliminer la guerre (idéologie pacifiste), c’est aussi stupide que de vouloir éliminer la sexuation (idéologie du genre), la religion et l’économie privée (idéologie marxiste) ou le sentiment d’appartenance et d’identité ethniques (idéologie cosmopolite).

    Le problème n’est pas d’éliminer les guerres, c’est de les gagner ; et le plus rapidement possible, pour que les effets positifs de la victoire l’emportent sur les effets négatifs de l’effort guerrier trop prolongé. L’auteur de cette vision de la guerre n’est ni Sun-Tzu ni Clausewitz, c’est un certain Jules César.

    Pourquoi parler de guerre mondiale ? Depuis 1945, on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais de guerre mondiale, mais seulement des guerres locales et régionales, et que l’ONU parviendra à éviter une Troisième guerre mondiale. On avait commis la même grave erreur après 14-18 qu’on appelait d’ailleurs la Der des Ders et la création de la SDN. Or, dans un environnement mondialisé, ce qui est le cas, en gros, depuis 1880, il est inévitable qu’éclatent des guerres mondiales.

    Dire il n’y aura plus jamais de guerre mondiale, c’est comme dire je ne mourrai jamais ou l’été durera éternellement.

     

     

    Étudions maintenant le scénario de la future Troisième guerre mondiale, la TGM.

    Les foyers de tensions sont multiples et ne cessent de s’aggraver. Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, d’une humanité devenue globalisée et de plus très nombreuse (9,5 milliards bientôt), sur une planète rapetissée, les risques d’un incendie général n’ont été aussi forts. La globalisation est un facteur de confrontation géante, plus que de création d’un État universel qui n’aurait que des problèmes de police à régler. Cette globalisation (ou mondialisation poussée au maximum) n’est pas un facteur de paix, mais de guerre généralisée.

    Voici quels sont les foyers de tension qui risquent d’interagir et de provoquer un embrasement général :

    1) L’immigration massive en Europe (surtout de l’Ouest) sous la bannière de l’islam va progressivement dériver vers une guerre civile ethnique. L’incapacité de l’Europe à endiguer l’immigration invasive en provenance du Maghreb et de l’Afrique continentale en explosion démographique débouchera inévitablement sur un conflit majeur. (1) La présence en Europe de très fortes masses de jeunes, d’origine arabo- musulmane, de plus en plus islamisées, avec une minorité formée militairement et voulant en découdre dans un djihad d’émeutes insurrectionnelles et de terrorisme, sera le facteur déclencheur d’une spirale incontrôlable.

    2) La confrontation globale entre islam et Occident (y compris Russie) en dépit de la guerre de religion entre sunnites et chiites va peu à peu dominer le paysage et prendre une forme militaire, avec conflits interétatiques. Impossible actuellement de prévoir leur forme. À l’échelle du monde, l’islam, qui est une idéologie-religion, ou idéo-

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    religion fortement ethnicisée, ne cesse de se renforcer et de s’extrémiser dans le

    monde entier. L’islam est un facteur majeur de l’explosion mondiale inévitable.
    3) Le problème d’Israël, insoluble, va inévitablement déboucher sur une nouvelle guerre entre l’État hébreu et ses voisins, avec, en toile de fond la révolte contre les colons juifs intégristes de Cisjordanie et la montée en puissance des organisations terroristes islamistes. Sans oublier que l’Iran réussira très probablement à se doter de quelques têtes nucléaires. L’éradication d’Israël est une idée fixe de tous les musulmans. Y compris du régime turc d’Erdogan, néo-islamiste et néo-ottoman. L’embrasement est

    programmé et les USA ne pourront pas ne pas intervenir.
    4) Le monde arabo-musulman (à l’exception du Maroc) est entré dans une spirale de

    chaos qui ne va que s’accentuer, avec deux fronts entremêlés : sunnites contre chiites et dictatures militaires contre islamistes. Sans oublier la volonté de liquider tous les chrétiens. D’où l’accentuation des désordres qui ne peuvent qu’amplifier l’immigration vers l’Europe. Les actuels évènements guerriers de Syrie et d’Irak qui voient la naissance d’un État islamique sauvage (le califat) sont un pas de plus vers une confrontation.

    5) Le conflit Chine-USA dans le Pacifique, choc entre deux impérialismes de nature essentiellement économique, va déboucher sur un heurt géopolitique majeur. La Chine veut ravir aux USA le statut de première puissance mondiale. Circonstance aggravante : la tension Chine-Japon (allié des USA) ne fait que croître et ce dernier pays, travaillé par un néo nationalisme, vient de lever l’obstacle constitutionnel aux interventions armées.

    6) Les conflits en latence Inde-Pakistan et Inde-Chine (toutes puissances nucléaires) doivent aussi être pris en compte.

    Il faut mentionner les facteurs aggravants, essentiellement économiques et écologiques, qui vont peser sur le climat, sur les ressources énergétiques fossiles, sur l’eau (le bien rare par excellence), sur les ressources minières. Le point de rupture physique se situe dans la première moitié de ce siècle. Sans oublier évidemment le terrorisme de grande ampleur, notamment avec des moyens nucléaires artisanaux, ce à quoi nous n’échapperons pas.

    L’islam est le principal facteur de déclenchement d’une TGM, dans la mesure où l’on assiste partout à la montée du radicalisme islamiste, en partie financé par l’Arabie et le Qatar, avec un ennemi implicite mais très clairement présent dans les esprits : la civilisation occidentale, à laquelle la Russie est d’ailleurs assimilée. En gros, dans l’esprit des islamistes du monde entier, dont l’idéologie se répand comme un virus, l’ennemi c’est le monde blanc et chrétien, même si cela ne correspond à aucune réalité sociopolitique. (2)

    Les lignes de force des confrontations et des alliances seront complexes, plus encore que pendant la précédente guerre mondiale. Les zones majeures géopolitiques d’explosion sont l’Europe, l’Afrique du Nord, le Moyen Orient et, éventuellement le Pacifique. La forme de cette guerre : elle sera à foyers multiples et additionnera les guerres civiles, les affrontements interétatiques, les guérillas et les frappes nucléaires. À ce propos, l’État d’Israël est en grand danger. Bien qu’il dispose de la dissuasion nucléaire, cela n’empêchera pas certains de ses voisins, probablement bientôt dotés de la même arme, de jouer les kamikaze et de le frapper. On imagine le carnage...Il faut bien comprendre que les fanatiques islamisés ne raisonnent absolument pas comme les Russes et les Américains pendant la guerre froide, avec la retenue de la dissuasion mutuelle. Israël peut parfaitement être l’amorce de l’explosion générale.

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    Contrairement à ce que rabâchent tous les perroquets, la Russie ne sera absolument pas un facteur de troubles. L’impérialisme russe orienté vers l’Europe orientale et qui constituerait un danger d’agression est un mythe construit par la propagande de certains cercles de Washington. En revanche, la Russie, elle aussi, est aux prises avec l’islam.

    La prévisible confrontation mondiale produira bien entendu une catastrophe économique, notamment à cause de la rupture des approvisionnements pétro-gaziers de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient. Une économie mondialisée, très fragile parce que très complexe, fondée sur les flux intenses (maritimes, aériens, numériques, etc.) tombera comme un jeu de dominos en cas de perturbation conflictuelle de grande ampleur.

    La principale faiblesse des Occidentaux, surtout des Européens de l’Ouest, réside dans leur vieillissement démographique et dans leur ramollissement mental, leur passivité, leur crainte de se défendre, un syndrome qui avait frappé les Romains à partir du IIe siècle. La TGM, comme la Première guerre mondiale, pourra commencer par un évènement localement limité et se poursuivre par un enchaînement de faits incontrôlables, comme une avalanche. La TGM verra très probablement des échanges de coups nucléaires. Mais ils ne seront pas plus graves qu’Hiroshima et Nagasaki. Leurs effets seront plus destructeurs sur le plan psychologique que physique.

    On pourra assister à un recul global de l’humanité, sur les plans technique et démographique, pendant plusieurs siècles. Pas du tout du fait des morts de la TGM, mais à cause de l’effondrement économique et sanitaire qu’elle provoquera. L’embrasement risque de se produire vers 2025-2035. Après, les choses pourront mettre plusieurs siècles à se rétablir. Le recul de civilisation s’est déjà produit au Ve siècle quand Rome s’est effondrée. On a mis mille ans à s’en remettre. Une pichenette à l’échelle de l’histoire. Simplement, au moment où l’on va fêter, dans une euphorie feinte, le centenaire de la Première guerre mondiale, il serait bon de se préparer à la Troisième qui se profile.

     

     

    NOTES.

    >> >> (1). Thèse défendue par l’économiste Jean-Hervé Lorenzi dans son récent essai Un monde de violences, l’économie mondiale 2015-2030. (Eyrolles). Pour lui, les fortes migrations en Europe occidentale, tendant à un véritable remplacement de populations, associées à un vieillissement des autochtones et à une stagnation économique, déboucheront sur le retour du populisme et de la guerre. Il écrit : « ce scénario, qui paraît utopique aujourd’hui, est inéluctable et doit donc être pris en compte comme un invariant ». Cf. aussi La convergence des catastrophes. Guillaume Corvus. Voir référencements net.

     

    (2). N’oublions pas ce qu’expliquait Carl Schmitt : ce qui compte le plus en politique et en polémologie, ce n’est pas la définition que l’on se donne de soi-même mais celle que donne l’ennemi de nous-mêmes, selon ce qu’il perçoit.

    ***************************************************************************

    L’ancien ministre giscardien, Michel Poniatowski, écrivait dans son livre-testament une conclusion dont on ne voit pas quelle ligne on pourrait changer 21 ans plus tard.

     

     

     

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    "Son âme, la France est en train de la perdre, non seulement à cause de la mondialisation, mais aussi, et surtout, à cause de la société à la fois pluri ethnique et pluri culturelle que l’'on s’acharne avec de fausses idées et de vrais mensonges, à lui imposer.

     

    Si cet essai a permis à quelques-uns de mesurer devant quels périls nous nous trouvons placés, il aura déjà atteint son but. (...) Ces pages peuvent apparaitre cruelles.

     

    Mais elles correspondent à un sentiment très profond. Le moment est venu de traiter énergiquement le problème de l’'immigration africaine et notamment musulmane.

     

    Si tel n’'est pas le cas, la France aura deux visages : celui du «cher et vieux pays» et celui du campement avancé du tiers monde africain. Si nous désirons voir les choses dégénérer ainsi, il suffit de leur laisser suivre leur cours.

     

     

    Le campement africain toujours plus grand, plus vaste, plus illégal, grignotera d’'abord, puis rongera, avant de faire disparaître tout entier le cher vieux pays, dont la défaite sera annoncée du haut des minarets de nos nombreuses mosquées. Nos temps sont assez graves pour ne pas faire appel à de médiocres facilités politiciennes.

     

    Nous allons vers des Saint- Barthélemy si l’'immigration africaine n’'est pas strictement contrôlée, limitée, réduite et expurgée de ses éléments négatifs et dangereux, si un effort d'’intégration ne vient pas aussi compléter cette nécessaire répression. Les mesures à prendre sont sévères et il ne faudra pas que le vieux pays frémisse de réprobation chaque fois qu'’un charter rapatriera des envahisseurs illégaux. Il faut donc ainsi que ce cher vieux pays restitue à l’'état sa place normale.

     

    Les libéraux l’'ont affaibli, les socialistes l’'ont détruit. " Où sont les grandes tâches dévolues à l’'État ? La Justice, l’'Armée, l’'Éducation nationale, la Sécurité, la Police, notre place en Europe ? En miettes. La France est à l’'abandon, est en décomposition à travers le monde. Sa recomposition est dans un retour énergique à l’'unité et à la cohérence, et de la Nation et de l’'État."

    ***************************************************************************

    "Si la vérité vous choque, faites en sorte qu'elle devienne acceptable, mais ne bâillonnez pas celui qui en dénonce l'absurdité, l'injustice ou l'horreur."

     

    Merci Sam !


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    Raqqa: un commando SAS en burqah fait un carton parmi les combattants jihadistes médusés

    Jan 19, 201611


    Raqqa: un commando SAS en burqah fait un carton parmi les combattants jihadistes médusés

     
    Les huit hommes du commando SAS ont éliminé plusieurs combattants jihadistes après avoir levé le voile de leur burqah et ont ouvert le feu sur les jihadistes médusés, qui n’ont pas eu le temps de se protéger des tirs nourris du commando.

    Le groupe s’est vêtu comme le sont elles-mêmes les épouses des chefs de Daesh qui se couvrent de la tête aux pieds dans les robes noires traditionnelles, et sont ainsi parvenus à s’infiltrer dans le saint des saint du groupe terroriste.

    Ils ont été conduits à travers la ville dans un pick-up Toyota – la marque préférée des assassins jihadistes – avec l’aide de Syriens locaux travaillant avec les services secrets pour aider à combattre Daesh.

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    Les soldats d’élite ont même réussi à cacher des armes d’assaut, des grenades et des munitions sous leurs robes qui leur tombaient aux chevilles pour le cas où ils rencontreraient une résistance armée de la part des militants islamistes.

    Après avoir traversé la ville, ils ont repéré la maison d’un chef terroriste et transmis son emplacement et ses coordonnées à un avion AWACS de contrôle de la mission de l’US Air Force qui volait à des milliers de pieds au-dessus de leurs têtes.

     

    L’avion espion américain a alors transmis l’information à un drone américain Reaper, qui, quelques secondes plus tard, a tiré un missile Hellfire sur le bâtiment, pulvérisant ce QG de Daesh et plusieurs de ses sbires.

     

    Lorsque les militants djihadistes ont entendu l’explosion, ils se sont précipités dans les rues et ont découvert les hommes du commando en burqah, qui ont mitraillé plusieurs djihadistes au cours d’une fusillade féroce puis se sont mis en sécurité.

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    Une source a déclaré au Daily Star, dimanche : «L’équipe de SAS était en train de revenir à leurs véhicules après la frappe ciblée du missile et déjà des hommes armés étaient dans les rues et arrêtaient tout le monde, alignant les gens contre les murs et menaçant de tuer tous ceux qui avaient aidé les« espions ».

    « L’attaque a eu lieu en début de soirée, environ une heure avant le couvre-feu, donc il y avait encore des gens dehors.

    « Alors que les soldats britanniques revenaient dans une fourgonnette plusieurs hommes armés leur ont ordonné d’arrêter. Les soldats ont ignoré les avertissements et étaient sur le point de s’échapper quand les djihadistes ont ouvert le feu.

     

    Ils ont ajouté: « Les hommes du commando SAS ont alors sauté hors du véhicule, levé leurs burqahs et ouvert le feu. Cela a été un choc énorme pour les djihadistes.

    « L’un a été tué sur le coup et deux autres ont courru pour se mettre à l’abri. La fusillade a donné au commando SAS juste assez de temps pour s’échapper.

    « Nous avons entendu plus tard des combattants de Daesh qui faisaient courir la rumeur dans la ville en disant que les« infidèles »avaient envoyé des femmes en burqah pour combattre à la place des hommes. »

     

    La mission audacieuse a eu lieu il y a trois semaines au siège terroriste de Raqqa, où l’infâme Colombien Djihadi John a péri dans une attaque de drone.

     

    jforum

     


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    mercredi 20 janvier 2016

    Les volontaires, à la fois acteurs et témoins

     
    Entretien avec le Ministère de l'Information


    Avec Олесь Хуторной, 
    Ce mercredi 20 janvier j'ai été sollicité pour un nouvel entretien auprès du Ministère de l'information de la République de Donetsk.
    Cela fait maintenant plus de 20 entretiens ou reportages réalisés avec des membres du groupe des volontaires français, sans que nous y soyons les initiateurs, je tiens à le préciser.
     
    En effet notre présence qui est plus importante que nos personnes révèle une dimension régionale européenne au conflit et souligne l'étendue de ses enjeux et menaces. Nous n'avons pas la prétention d'être des mercenaires ou des révolutionnaires ayant choisi le Donbass pour se forger une réputation ou un curriculum vitae d'aventurier, mais juste des européens qui la conscience éveillée et l'esprit libre ont pu rejoindre la rébellion contre l'hégémonie étasunienne qui s'est concrétisée ici dans le Donbass.

     
    Parallèlement à la guerre militaire qui se terminera un jour que j'espère prochain par la libération des territoires occupés par les ukrainiens et la chute du gouvernement atlantiste de Kiev, une guerre de l'information qui fait rage et sera très longue est engagée contre la propagande de guerre étasunienne, relayée par ces larbins de l'Union Européenne...
     
    Cette propagande de guerre, comme l'a très bien décrit Michel Collon s'appuie sur 5 principes fondamentaux qu'ils nous appartient de dénoncer quotidiennement :
     
    1 / CACHER LES INTÉRÊTS
    2 / DIABOLISER L'ENNEMI
    3 / VICTIMISER L'AMI
    4 / MANIPULER L'HISTOIRE
    5 / CONTRÔLER LES MÉDIAS
     
    C'est ici que notre engagement militaire qui, pour la plupart d'entre nous, est la mise au bout du fusil d'un idéal métapolitique, prend toute sa dimension dans son prolongement sur le front de l'information, ou plus exactement de la "ré-information", car les combats que nous menons ici sont avant tout des moyens d'éveiller les consciences et de les faire s'interroger non pas sur nous mais sur le contexte et les motivations qui nous ont fait venir ici aux confins de l'Europe et de l'Eurasie.


    "VOUS AVEZ DÉSORMAIS ICI UNE DEUXIÈME PATRIE !"

    Un grand merci à Олесь Хуторной pour ses paroles ayant à mon coeur plus de valeur qu'une médaille. Cet homme libre de la République Populaire de Donetsk, partage cette amitié franco-russe éternelle, harmonie européenne qui résiste aux vents violents de l'Histoire et finit toujours par par faire triompher les valeurs civilisationnelles dans lesquelles nos deux peuples puisent leurs racines historiques...


    Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya

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    Les manifestants font irruption au siège du parlement moldave

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    Des échauffourées ont éclaté entre des manifestants et les forces de l'ordre à Chisinau, en Moldavie, suite à la nomination du nouveau gouvernement de Pavel Filip.

     

    21h54 — Quinze personnes dont 9 policiers et 6 civils ont été blessées lors des échauffourées, a annoncé Igor Kurov, chef des urgences de l'Hôpital d'aide médicale urgente de Chisinau.

    21h51 — Les manifestants ont quitté le siège du parlement moldave à Chisinau. Certains d'entre eux quittent la place, d'autres s'installent devant le parlement pour y passer la nuit.

    21h28 — La cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement de Pavel Filip a été reportée sur fond des actions de protestation à Chisinau.

     

    20h33 — Selon les sources médicales, six personnes ont été blessées mercredi lors des échauffourées à Chisinau. Parmi les blessés figurent des députés et des membres du mouvement Dignité et vérité.

     

    20h19 — La police a bouclé le siège du parlement et attend à la sortie les manifestants qui y ont pénétré plus tôt dans la journée.

    19h30 — Le dirigeant chef du Parti des socialistes de Moldavie, Igor Dodon, qui intervient devant les manifestants au centre de Chisinau, a exhorté l'opposition moldave à œuvrer pour le départ du gouvernement et les législatives anticipées. 

     

    19h27 — Les membres du mouvement de centre-droite Dignité et vérité, qui préconisent la réunification de la Moldavie avec la Roumanie, essaient de percer le périmètre de sécurité installé par la police près du parlement. Les manifestants essaient toujours d'arracher des casques et des boucliers antiémeutes aux policiers.

     

    18h54 — L'opposition moldave appelle les manifestants à quitter le siège du parlement.

    "Nous ne sommes pas des maraudeurs, nous avons la majorité. Il ne faut pas lutter contre la police ni pénétrer dans les bâtiments administratifs. Sortez sur la place. Nous ne voulons pas d'émeutes.

    Nous réclamons des législatives anticipées", a déclaré le chef du Parti des socialistes de Moldavie, Igor Dodon.

    Selon Renato Usatîile, chef du Notre parti de Moldavie (conservateur), il n'y a pas de raison de prendre l'assaut du parlement, puisque "tous les députés et ministres déguisés en policiers ont déjà quitté l'édifice".

    17h58 — La police moldave, qui protège le siège du parlement à Chisinau, a utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui ont fait irruption au parlement. 

     

    17h53 — Des dizaines de manifestants ont essayé d'arracher des casques et des boucliers aux policiers.

     

    17h50 — Plusieurs dizaines de journalistes sont bloqués au siège du parlement pris d'assaut par les manifestants.

    17h38 — Les manifestants ont cassé une porte pour pénétrer dans le batiment. Un cordon de policiers les a accueillis à l'intérieur de l'édifice. Les policiers ont reçu l'ordre de ne pas faire recours à la force. 

    16h53 — Des échauffourées ont éclaté entre manifestants et policiers chargés de protéger le siège du parlement suite à la nomination de Pavel Filip, candidat du Parti démocratique, au poste de premier ministre.

    15h56 — Après l'approbation de la candidature de Pavel Filip au poste de premier ministre les manifestants ont commencé à scander "Annulez le vote!" et "Voleurs!".

    15h37 — 57 des 101 parlementaires ont voté en faveur de la candidature de M.Filip. Le Parti socialiste a boycotté le vote. 

    15h27 — Des milliers de protestataires se rassemblés devant le parlement pour réclamer la dissolution du parlement et la tenue d'élections anticipées avant le vote. Des actions de protestations s'étaient déjà déroulées samedi dernier à Chisinau après la présentation de la candidature de M.Filip.

    La vague de manifestations qui gronde en Moldavie depuis septembre 2015 ne tarit pas. Les militants exigent la démission du parlement et du procureur général et de prendre des mesures anti-corruption dans le pays. Le gouvernement moldave précédent à démissionné en octobre dernier.

    La Moldavie traverse une crise politique suite aux révélations sur la disparition d'un milliard de dollars des trois plus grandes banques du pays — la Banca de Economii, la Banca Sociala et l'Unibank, qui forment ledit "groupe BEM".

    Le gouvernement de Vladimir Filat, sous lequel a eu lieu le "braquage du siècle", a démissionné en 2014.

    Vladimir Filat, récemment inculpé pour corruption, est accusé d'avoir volé 250 millions de dollars, selon le député moldave Bogdan Tirdea.



    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160120/1021085693/moldavie-manifestation-parlement-gaz-police.html#ixzz3xtBqOrlS


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