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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Onze islamistes arrêtés à Sarajevo : ils préparaient un attentat pour le Nouvel An depuis une mosquée


    Selon la justice de Bosnie-Herzégovine, une cellule terroriste islamiste avait prévu un attentat à Sarajevo pour la nuit du réveillon du Nouvel An.

    Onze individus ont été arrêtés lors d’opérations de police dans deux mosquées dans le secteur de Sarajevo et plusieurs habitations, notamment dans le quartier où deux militaires ont été assassinés le mois dernier.

    L’une des salles de prières était décorée d’un drapeau de l’État islamique (ÉI, ed-dawla el-Islāmiyya).

    Selon l’un des avocats des islamistes, ils « n’ont fait que pratiquer leur religion ».


    Les noms des islamistes sont : Elvir Muratović, Kemal Murić, Semir Salković, Bilal Dervišić, Zulfo Alajbegović, Edin Tabaković, Darko Peco, Elvir Mašić, Adis Kešan, Nermin Ćuprija et Admir Ahmetović.


    Selon les autorités, ils étaient liés à des tueurs actuellement en activité en Syrie et en Irak.

    Selon la justice bosniaque, des éléments matériels montrent que le projet d’attentat pour la Saint-Sylvestre était prêt.

     
    Photo de Jeune Nation.
    Photo de Jeune Nation.

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    L’État islamique a réuni 5000 combattants en Libye

    etat_islamique

    28/12/2015 – 08H00 Tripoli (Breizh-info.com) – L’État islamique a sous ses drapeaux 4 à 5000 combattants en Libye, a affirmé le porte-parole du ministère de l’Intérieur tunisien Walid al-Vaqini lors d’une conférence sur les armes de destruction massive de l’État islamique dans le nord de l’Afrique et la rive sud de la Méditerranée.

    Depuis l’intervention franco-occidentale de 2011, la Libye est devenue un État failli déchiré entre deux gouvernements (Tripoli et Tobrouk) et des logiques claniques.

    L’État Islamique, qui s’y est implanté sans faire de vagues, a de grandes possibilités de s’y tailler un nouveau fief, à 500 km des côtes de l’Europe.

    Selon les propos du ministre, relayés par l’agence de presse iranienne Farsnews, la plupart des combattants de l’EI en Libye sont originaires du Maghreb, c’est à dire qu’ils sont en grande partie francophones.

    Le porte-parole du ministère de l’Intérieur de la Tunisie a ajouté que 1600 de ses compatriotes se battaient aux côtés de l’Etat Islamique en Syrie et Irak ; près de 600 étaient déjà revenus au pays et 800 autres ont été tués là-bas.

    L’État islamique tient 250 km de côtes autour de la ville de Syrte.

    La Libye peut devenir un important centre d’entraînement pour préparer des attentats terroristes en Europe et au Maghreb : lorsqu’en novembre l’État tunisien a démantelé une cellule terroriste qui préparait des attentats contre les forces de l’ordre et les hôtels, près de 70 terroristes ont été arrêtés : ils avaient été entraînés en Syrie et en Libye.

    S’implanter en Libye a un autre avantage pour l’organisation internationale terroriste : le pays est riche en pétrole.

    Avant le début de l’intervention russe en Syrie, il était prévu que l’EI fasse 600 millions d’€ de recettes avec les ventes de pétrole, notamment à la Turquie.

    Mais depuis le début de leur intervention le 30 septembre, les Russes ont bombardé près de 2000 camions-citernes et la quasi-totalité des installations pétrolières tenues par les islamistes (raffineries, dépôts, gisements).

    Le reste a été bombardé par la France – depuis les attentats du 13 novembre – mais aussi le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

     

    Résultat : les recettes pétrolières de l’EI en Syrie se sont effondrées et son emprise territoriale a diminué de 14% en un an notamment en Irak (Tikrit et Ramadi ces jours-ci) et en Syrie sous l’action conjuguée des Kurdes et de Damas.

    En Libye, l’État islamique est nettement plus tranquille – et il a déjà commencé à progresser vers l’intérieur du pays, afin de mettre la main sur un nombre croissant d’installations pétrolières.

    Photo : DR
    [cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

     

     


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    News

    Le maire d’Ajaccio confirme que la salle de prière attaquée n’était pas déclarée « Il faut régulariser la situation ». Désinformation sur Europe 1 « Un lieu de culte légal »


    Attentats de Paris: La mère d’un kamikaze dit ses regrets de n’avoir « rien vu » venir


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    Iran : Le président Rohani demande aux pays musulmans « de corriger l’image de l’islam »
    Ajaccio : Un colis suspect a été déminé dans un restaurant marocain
    Zurich : un terroriste Éthiopien armé d’un couteau attaque des policiers en pleine rue. Comme en Israël le terroriste est abattu

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    La liste des quartiers sensibles de France où règnent la délinquance, les dealers, les armes et les islamistes… Les zones de non-droit !

    fév 11, 201519
    La liste des quartiers sensibles de France où règnent la délinquance, les dealers, les armes et les islamistes… Les zones de non-droit !

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    Voici la liste des quartiers sensibles de France où règnent la délinquance, les dealers, les armes et les islamistes… Les zones de non-droit répertoriées ville par ville, département par département.
    Cette liste compile diverses sources dont celle du Ministère de la Ville ici. Toutes les villes ou tous les quartiers indiqués ne sont pas des « zones de non droits » fort heureusement. Mais sont répertoriés comme « sensibles ».
    Lire aussi >>> Désinformation: 6 millions d’immigrés « version officielle ». En réalité, il y a sept millions de Français d’origine seulement algérienne.

    Délinquance, violences urbaines, règlements de compte, viols, dealers, trafic d’armes, certains de ces quartiers sont un terreau idéal pour le recrutement de terroristes islamistes. Ils ont été parfois le terrain d’émeutes violentes. La Police a souvent ordre de ne pas y entrer pour ne pas créer de troubles et d’émeutes. L’argent de la drogue finance les achats d’armes.

    Antisémitisme, haine des « blancs », haine de la France, sentiment « anti-français », y sont répandus…

    Le gang des barbares, Merah, Nemouche, Kouachi, Coulibaly, tous venaient de ces quartiers sensibles… Pour les 4 derniers tous y étaient devenus des islamistes radicaux.

    Les gouvernements successifs par lâcheté, par peur des émeutes, ont abandonné ces quartiers « sensibles ».

    A ceux qui pensent que nous « stigmatisons » des populations entières en désignant ces quartiers, c’est exactement la même lâcheté et la même hypocrisie qui a conduit à laisser perdurer des zones de non droit au sein même de la République.

    Lister des quartiers sensibles ce n’est pas stigmatiser des populations mais au contraire dénoncer l’abandon dans lequel on laisse ces populations qui sont les premières à souffrir de ces zones de non droit, de cette délinquance, de cette violence.
    Les premières victimes sont les populations qui y vivent et qui n’ont pas les moyens de partir aller vivre ailleurs ! Elles n’ont d’autre choix que de subir le dictât des gangs, des dealers, des extrémistes…

    Faut-il rappeler l’émeute de Trappes suite au simple contrôle d’identité d’une femme voilée ?

    Faut-il rappeler ces hordes de jeunes qui ont dévalisées les corps lors du déraillement du RER à Juvisy ?

    Faut-il rappeler les centaines de voitures brûlées par ces « jeunes des quartiers » lors du jour de l’an ou de diverses « festivités » ?

    Enfin faut-il rappeler les émeutes de 2005 où les banlieues se sont enflammées parce que deux délinquants étaient morts suite à un délit de fuite ?

    Il est honteux de continuer à se taire sur les quartiers « sensibles », honteux mais surtout dangereux et inconscient de faire comme si ils n’existaient pas et que tout allait pour le mieux dans nos banlieues.

    Mais à l’heure de la République des « Juges », qui condamnent Zemmour pour avoir osé dire ce que tous ceux qui connaissent les prisons savent, qui mettent en examen Arno Klarsfeld pour avoir osé pointer du doigt l’antisémitisme des jeunes des banlieues, ce que tous ceux qui connaissent les dites banlieues savent, il n’est plus permis de dire la réalité de ce que vivent les français sans risquer d’être condamné…

    Au vu de certains commentaires de « bisounours du politiquement correct » qui poussent des cris hypocrites, nous avons décidé de fermer les commentaires sur cet article.

    Définition des quartiers sensibles :

    Niveau 1 : QSN (QUARTIERS SENSIBLES DE NON-DROIT): Quartiers où règnent les bandes et la délinquance avec des faits de violences urbaines, fusillades ou règlements de comptes et trafic en tout genre. Ce sont les quartiers les plus chauds de France considérées comme des zones de non droit.

    Niveau 2: QSTD: (QUARTIERS SENSIBLES TRÈS DIFFICILES): des faits de délinquance réguliers et de toute sortes. La plupart de ces quartiers ont été auparavant des zones de non droit.

    Niveau 3 : QSD (QUARTIERS SENSIBLES DIFFICILES): des faits de délinquance assez réguliers, trafic de drogue et toutes sortent de trafics, des nuits de violences urbaines qui peuvent arriver a la suite d’une petite tension.

    Niveau 4 : QSP (QUARTIERS SENSIBLES PROBLEMATIQUEs): petite délinquance qui peut être régulières et qui peut exploser a certains moments mais généralement ces quartiers sont calment et font parler d’eux de temps à autres et posent quelques soucis a la ville mais ne sont pas considérés comme chauds.
    Classement des villes dont certains quartiers sont les plus sensibles de France:

    Villes de Niveau 1:

    93- Aulnay-sous-bois, Montfermeil, Clichy-sous-bois , La Courneuve, St-Denis, Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, Pierrefitte-Stains.
    95- Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Argenteuil.
    91- Corbeil-Essonnes, Evry, Grigny.
    94- Vitry-sur-Seine, Champigny-sur-Marne.
    77- Meaux.
    78- Mantes-la-Jolie, Les Mureaux, Trappes.
    92- Nanterre, Gennevilliers.
    75- Paris 18éme, paris 19éme

    Villes de Niveau 2:

    93- Bondy, Sevran, le Blanc-Mesnil, Bobigny, Montreuil, Pantin, Noisy-le-Grand.
    95- Goussainville, Villiers-le-bel, Cergy, Gonesse,Franconville,St Gratien.
    91- Massy, Vigneux-sur-Seine, Les Ulis, Courcouronnes, Epinay-sous-sénart, Etampes.
    94- Choisy-le-Roi, Créteil, Orly.
    77- Chelles, Melun, Montereau-Fault-Yonne, Dammarie-les-Lys.
    78- Sartrouville, Chanteloup-les-Vignes.
    92- Antony, Asnières-sur-Seine, Colombes, Bagneux.
    75- Paris 20éme.

    Villes de Niveau 3:

    93- Villepinte, Noisy-le-Sec, Neuilly-sur-Marne, Bagnolet, Tremblay-en-France, Villetaneuse, Drancy, Les Lilas, Dugny, Romainville, Rosny-sous-Bois, Neuilly-Plaisance, St-Ouen.
    95- Pontoise, St Ouen L’Aumône, Ermont-Eaubonne, Deuil-la-Barre, Persan, Sannois, Beaumont,St-Gratien, Taverny, Soisy-sous-Montmorency, Bezons.
    91- Savigny-sur-Orge, Ris-Orangis, Athis-mons, Fleury-Mérogis, Viry-Châtillon, Brétigny-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge, Longjumeau, Montgeron-Draveil, Ste-Gennevieve-des-Bois, St-Michel-sur-Orge, Chilly-Mazarin, Brunoy, Boussy-st-Antoine, Quincy-sous-Senart,Yerres.
    94- Villeneuve-Saint-Georges, Villejuif, Villeneuve-le-Roi, Alfortville, Maison-Alfort, Cachan, Villiers-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Boissy-st-Leger, Ivry-sur-Seine, Fresnes, Thiais, Valenton, Joinville-le-Pont, L’Hay-les-Roses, Chevilly-la-Rue, Arceuil, Le-Kremlin-Bicêtre.
    77- Villeparisis, Le-Mée-sur-Seine, Torcy, Savigny-le-Temple, Combs-la-Ville, Champs-sur-Marne, Emerainville, Logne, Moissy-Cramayel, Noisiel, Roissy-en-Brie, Vaires-sur-Marne, Pontault-Combault, Nemours.
    78- Poissy, Houilles, Achères, Guyancourt, Elancourt, Magny-les-Hameaux, Mantes-la-Ville, Plaisir, Versailles, Ecquevilly, Fontenay-le-Fleury, Aubergenville, Carrières-sous-Poissy, St-Cyr.
    92- Clichy-la-Garenne, Villeneuve-la-Garenne, Boulogne-Billancourt, Chatenay-Malabry, Courbevoie, Clamart, Malakoff, Montrouge, Issy-les-Moulineaux, Chatillon, Meudon.
    75- Paris 11éme, Paris 15éme, Paris 13éme, Paris 14éme, Paris 17éme, Paris 12éme.
    Par département dont certains quartiers sont les plus sensibles de France:

    01 AIN
    Niveau 3:
    Bourg en Bresse: la Reyssouze
    Oyonnax: la Plaine-la Forge
    Niveau 4:
    Bourg en Bresse: Pont des Chèvres
    Montluel: la Maladiere
    Saint Maurice de Benoyst: les Folliets

    02 AISNE
    Niveau 2:
    Saint Quentin: ZUP Europe
    Soissons: Presles

    Niveau 3:
    Chateau Thierry: les Vaucrises
    Saint Quentin: le Vermand
    Niveau 4:
    Chateau Thierry: Blanchard
    Chauny: Résidence
    Laon: Champagne-Moulin Roux
    Saint Quentin: Faubourg d’Isle
    Soissons: Chevreux

    03 ALLIER
    Niveau 4:
    Montluçon: Bien Assis
    Montluçon: Fontbouillant
    Moulins: Quartiers Sud: Champins-Champmillan-Nomazy
    Vichy: les Ailes-Port Charmeil

    06 ALPES MARITIMES
    Niveau 1:
    Nice: l’Ariane
    Niveau 2:
    Nice: les Moulins (Saint Augustin)
    Vallauris: la Zaine
    Niveau 3:
    Nice: Saint Charles-Bon Voyage-Pasteur
    Niveau 4:
    Cannes (la Bocca): Buissons Ardents-Collines des Puits
    Grasse: la Blaquière
    Nice: Trachel
    Saint Laurent du Var: Point du Jour

    07 ARDECHE
    Niveau 4:
    Annonay: le Zodiaque
    Aubenas: les Oliviers
    le Teil: la Violette

    08 ARDENNES
    Niveau 2:
    Charleville Mezières: Ronde Couture

    Niveau 3:
    Sedan: ZUP du lac
    Niveau 4:
    Charleville Mezières: la Houillère
    Charleville Mezières: Manchester
    Fumay: le Harnois
    Revin: Orzy
    Sedan: Torcy Cité

    10 AUBE
    Niveau 3:
    la Chapelle saint Luc/les Noes prés Troyes et Troyes: Chantereigne Montvilliers
    Troyes: Chartreux
    Niveau 4:
    Bar sur Aude: Varennes
    Pont sainte Marie: les 20 Arpents
    Romilly sur Seine: Nouveau Romilly
    Troyes: Marots-Blanqui
    Troyes: Point du Jour
    Troyes: Vouldy-Jules-Guesde-Trévoix-Les Sénardes

    11 AUDE
    Niveau 2:
    Carcassonne: la Conte
    Carcassonne: Ozanam
    Niveau 3:
    Carcassonne: Cité saint Jacques
    Narbonne: Razimbaud

    13 BOUCHES DU RHONE
    Niveau 1:
    Marseille 3eme: Bellevue (Felix Pyat)
    Marseille 11eme: Air Bel
    Marseille 13eme: Frais Vallon-la Rose-Petit Seminaire
    Marseille 13eme: les Oliviers-les Lauriers-Parc Corot
    Marseille 14eme: Picon-la Busserine-Font Vert-le Mail-les Flamants-Iris
    Marseille 15eme: Bassens
    Marseille 15eme: la Castellane-la Bricarde
    Marseille 15eme: la Solidarité-Parc Kallisté
    Niveau 2:
    Arles: Barriol
    Marignane: Florida-Parc Chaume
    Marseille 9eme: les Hauts de Mazargues (la Cayolle-la Soude)
    Marseille 14eme: Jean Jaures-Massalia-Maison Blanche-Méditerranée
    Marseille 14eme: la Paternelle
    Marseille 14eme: les Rosiers-Marine Bleu
    Marseille 14eme et 15eme: le Castellas-la Maurelette-le Micocouliers
    Marseille 15eme: Campagne Leveque
    Marseille 15eme: la Savine
    Marseille 15eme: la Viste-HLM les Aygalades
    Marseille 15eme: Plan d’Aou
    Salon de Provence: la Monaque

    Niveau 3:
    Marseille 3eme: Centre Nord (Saint Lazare)
    Miramas: Quartier Nord

    Niveau 4:
    Aix en Provence: Beisson
    Aix en Provence: Corsy
    Arles: Griffeuille
    Arles: Trébon
    La Ciotat: Abeille-la Maurelle
    La Ciotat: Centre
    Marseille 1er: Noailles-Opéra-la Plaine
    Marseille 2eme: le Panier
    Marseille 3eme: la Belle de Mai
    Marseille 3eme: la Villette
    Marseille 3eme: Saint Mauront
    Marseille 10eme: la Sauvagere
    Marseille 11eme: la Rougiere
    Marseille 14eme: la Visitation
    Marseille 14eme: les Marronniers
    Marseille 15eme: Consolat
    Marseille 15eme: la Cabucelle
    Marseille 15eme: les Bourrelys
    Port de Bouc: Amarantes
    Port de Bouc: la Lèque-Aigues Douces
    Port de Bouc: les Comtes
    Port saint Louis: Vauban
    Salon de Provence: les Canourgues
    Tarascon: Centre-les Ferrages

    14 CALVADOS
    Niveau 2:
    Caen: la Guériniere-la Grace de Dieu

    Niveau 3:
    Herouville saint Clair: Quartiers Est (Le Val-Les Belles Portes-Le Grand Parc)
    Niveau 4:
    Caen: Chemin Vert
    Caen: la Pierre Heuzé

    16 CHARENTE
    Niveau 2:
    Angouleme: Basseau

    Niveau 3:
    Soyaux: Champ de Manoeuvre
    Niveau 4:
    Angouleme: Bel Air

    17 CHARENTE MARITIME
    Niveau 3:
    La Rochelle: Mireuil
    La Rochelle: Villeneuve les Salines
    Niveau 4:
    Rochefort: Petit Marseille
    Saintes: Bellevue

    18 CHER
    Niveau 2:
    Bourges: Quartiers Nord (Chancellerie-Gibjonc-Turly-le Moulon)

    Niveau 3:
    Vierzon: Clos du Roy
    Niveau 4:
    Bourges: Cité Aéroport
    Bourges: Val d’Auron
    Vierzon: Henri Sellier

    19 CORREZE
    Niveau 4:>
    Brive la Gaillarde: les Chapelies

    20 CORSE
    Niveau 4:
    Ajaccio: Jardins Empereur
    Bastia: Quartiers Sud

    21 COTE D’OR
    Niveau 2:
    Chenove: le Mail
    Dijon: les Grésilles
    Dijon: Fontaine d’Ouche
    Niveau 4:
    Dijon: Stalingrad
    Longvic: Bief du Moulin
    Quétigny: Centre Ville
    Talant: le Belvedere

    22 COTES D’ARMOR
    Niveau 4:
    Lannion: Ker Uhel
    Saint Brieuc: Croix saint Lambert-Ville Oger
    Saint Brieuc: le Plateau-Balzac-Ginglin

    25 DOUBS
    Niveau 2:
    Montbeliard: Petite Hollande
    Audincourt: Champs Montants
    Besançon: Clairs Soleils
    Besançon: Planoise
    Valentigney: les Buis
    Niveau 4:
    Besançon: Cité Brulard
    Besançon: Palente-Orchamps
    Bethoncourt: Champvallon
    Grand Charmont: les Fougères
    Montbeliard: la Chiffogne

    26 DROME
    Niveau 2:
    Valence: Le Haut (Fontbarlettes-le Plan)
    Romans sur Isere: la Monnaie

    Niveau 3:
    Montelimar: Pracomtal
    Valence: le Polygone

    Niveau 4:
    Donzère: l’Enclos
    Pierrelatte: le Roc
    Valence: Valensolles

    27 EURE
    Niveau 2:
    Evreux: la Madeleine
    Vernon: Valmeux-Boutardes

    Niveau 3:
    Evreux: Netreville
    Val de Reuil: Germe de Ville
    Niveau 4:
    Louviers: ZAC de la Justice
    Vernon: Vernonnet

    28 EURE ET LOIR
    Niveau 2:
    Dreux: Plateau Est (Lievre d’Or- la Croix Tienac-les Chamards-Oriels)
    Dreux: les Bates

    Niveau 3:
    Chartres: Beaulieu
    Chateaudun: Beauvoir
    Vernouillet: Cité de la Tabellione
    Niveau 4:
    Dreux: les Bergeronettes
    Dreux: les Rochelles
    Mainvilliers: Tallemont

    29 FINISTERE
    Niveau 2:
    Brest: Pontanezen
    Niveau 4:
    Brest: Bellevue
    Brest: Kerangoff
    Brest: Keredern
    Brest: Kérourien
    Brest:Recouvrance
    Quimper: Kermoysan

    30 GARD
    Niveau 1:
    Nimes: ZUP Pissevin-Valdegour

    Niveau 2:
    Nimes: Mas de Mingue
    Nimes: Chemin bas d’Avignon

    Niveau 3:
    Ales: les Cevennes-Prés saint Jean

    Niveau 4:
    Bagnols sur Cèze: les Escanaux
    Beaucaire: Centre
    Saint Gilles: Sabatot

    31 HAUTE GARONNE
    Niveau 1:
    Toulouse: le Grand Mirail (Reynerie-Bellefontaine-Faourette-Bagatelle-Bordelongue)

    Niveau 2:
    Toulouse: Empalot
    Toulouse: les Izards

    Niveau 4:
    Cugnaux: Vivier
    Toulouse: Bourbaki
    Toulouse: Ginestous

    32 GERS
    Niveau 4:
    Auch: ZUP Garros

    33 GIRONDE
    Niveau 2:
    Bordeaux: les Aubiers
    Cenon, Floirac et Lormont: le Grand Ensemble

    Niveau 4:
    Bassens: le Moura
    Bordeaux: Bacalan
    Bordeaux: Grand Parc
    Libourne: Peyronneau-Peyregourde-Garderose
    Pessac: Saige-Chateaigneraie-Cité Ladonne
    Talence: Thouars
    Villenave d’Ornon: Sarcignan

    34 HERAULT

    Niveau 1:
    Montpellier: la Paillade-Hauts de Massane

    Niveau 2:
    Beziers: la Deveze
    Montpellier: le Petit Bard-Pergola
    Sète: Ile de Thau

    Niveau 3:
    Béziers: les Arènes
    Montpellier: Cité Gely
    Montpellier: les Cevennes

    Niveau 4:
    Béziers: Centre-Faubourg
    Frontignan: Quartier Nord
    Lunel: la Roquette
    Montpellier: Pas du Loup-Val de Croze-Paul Valéry

    35 ILLE ET VILLAINE
    Niveau 2:
    Rennes: le Blosne

    Niveau 3:
    Rennes: Villejean
    Rennes: Maurepas
    Niveau 4:
    Saint Malo: la Découverte

    36 INDRE
    Niveau 2:
    Chateauroux: ZUP Saint Jean

    37 INDRE ET LOIRE
    Niveau 2:
    Tours: le Sanitas
    Joué les Tours: la Rabière

    Niveau 3:
    Saint Pierre des Corps: la Rabaterie

    Niveau 4:
    Tours: les Fontaines

    38 ISERE
    Niveau 1:
    Grenoble-
    Echirolles: la Villeneuve (Arlequins-Baladins-Village Olympique-Malherbe/les Essarts Surieux)
    Grenoble: Mistral

    Niveau 2:
    Grenoble: Teisseire

    Niveau 3:
    Villefontaine: Servenoble/Saint Bonnet-les Roches
    Niveau 4:
    Bourgoin Jallieu: Champfleuri
    Échirolles: Luire-Viscose
    Échirolles: Village 2
    Fontaine: Floralies
    Pont Évêque: Plan des Aures-Genets
    Saint Martin d’Hères: Renaudie
    Vienne: Grand Estressin-Portes de Lyon
    Vienne: Malissol
    Vienne: Salomon-Vallée de la Gère

    39 JURA
    Niveau 2:
    Dole: les Mesnils Pasteurs

    Niveau 3:
    Saint Claude: les Avignonnets

    Niveau 4:
    Saint Claude: Chabot

    40 LANDES
    Niveau 4:
    Mont de Marsan: le Peyrouat
    Saint Pierre du Mont: La Moustey

    41 LOIR ET CHER
    Niveau 2:
    Blois: ZUP Begon-Croix de Chevalier

    Niveau 4:
    Romorantin-Lanthenay: les Favignolles
    Vendome: les Rottes

    42 LOIRE
    Niveau 2:
    Saint Etienne: Montreynaud

    Niveau 3:
    Firminy: Chazeau-Bruneaux
    La Ricamarie: le Montcel
    Le Chambon-Feugerolles: la Romiere-le Bouchet
    Rive de Gier: Grand Pont
    Roanne: Parc des Sports
    Saint Etienne: Quartiers Sud Est (Beaulieu-Montchovet-Marandinière-La Palle)

    Niveau 4:
    Saint Chamond: Fonsala
    Saint Etienne: la Cotonne

    44 LOIRE ATLANTIQUE
    Niveau 1:
    Nantes et Saint Herblain: Bellevue

    Niveau 2:
    Nantes: Malakoff
    Nantes: Breil-Malville
    Nantes: Dervallieres

    Niveau 4:
    Nantes: Quartier Nord
    Saint Nazaire: Quartier Ouest (La Boulletterie-Tréballe-La Chesnaie)

    45 LOIRET
    Niveau 2:
    Orléans: l’Argonne
    Orléans: la Source
    Niveau 3:
    Saint Jean de la Ruelle: Salmoneries

    Niveau 4:
    Chalette sur Loing: Chateau Blanc
    Gien: les Montoires
    Orléans: les Blossières
    Pithiviers: Quartiers Nord
    Pithiviers: Saint Aignan
    Saint Jean de la Ruelle: les Chaises

    47 LOT ET GARONNE
    Niveau 2:
    Agen: Montanou

    Niveau 4:
    Agen: Zone Sud Est (Cité Rodrigue-Cité Tapie-Cité Barleté)49 MAINE ET LOIRE
    Niveau 2:
    Angers: le Grand Pigeon
    Angers: Montplaisir

    Niveau 3:
    Angers: Belle Beille
    Niveau 4:
    Angers: Verneau
    Cholet: Bonnevay

    50 MANCHE
    Niveau 3:
    Cherbourg: les Provinces
    Niveau 4:
    Cherbourg: le Maupas
    Saint Lo: Val saint Jean

    51 MARNE
    Niveau 2:
    Reims: Croix Rouge-Wilson
    Reims: Orgeval

    Niveau 3:
    Epernay: Bernon
    Vitry le François: le Hamois
    Vitry le François: Rome-Saint Charles

    Niveau 4:
    Chalons en Champagne: Rive Gauche: Mont Saint Michel-La Bidée-Frison gare
    Chalons en Champagne: Verbeau Alsace
    Epernay: Vignes Blanches
    Reims: Epinettes
    Reims: les Chatillons
    Vitry le François: la Fauvargue

    52 HAUTE MARNE
    Niveau 2:
    Saint Dizier: Vert Bois
    53 MAYENNE
    Niveau 3:
    Laval: ZUP saint Nicolas
    Niveau 4:
    Laval: les Pommeraies
    Laval: Pavement

    54 MEURTHE ET MOSELLE
    Niveau 2:
    Nancy: Haut du Lièvre-Plateau de la Haye
    Laxou: les Provinces
    Vandoeuvre les Nancy: Nations

    Niveau 4:
    Jarville-la-Malgrange: la Californie
    Lunéville: Niéderbronn-Zola
    Malzéville-Saint Max: Jéricho-Saint Michel
    Mont saint Martin: Val saint Martin

    55 MEUSE
    Niveau 4:
    Verdun: Anthouard-Pré L’Eveque
    Verdun: Cité Verte
    Verdun: les Planchettes

    56 MORBIHAN
    Niveau 2:
    Vannes: Kercado

    Niveau 4:
    Lorient: Kervenanec
    Vannes: Ménimur

    57 MOSELLE
    Niveau 2:
    Metz: Bellecroix
    Metz: Borny
    Woippy: Saint Eloi
    Uckange: Grand Ensemble-les Tilleuls

    Niveau 3:
    Behren les Forbach: la Cité

    Niveau 4:
    Creutzwalder: Maroc
    Fameck: Ramelange
    Farebersviller et Théding: Cité
    Floshviller et Valmont: Cité du Furst
    Forbach: Bellevue
    Forbach: Wiesberg-Hommel
    Freyming-Merlebach et Hombourg-Haut: la Chapelle
    Hombourg-Haut: Cité des Chenes
    Moyeuvre Grande: Froidcul
    Metz: Chemin de la Moselle
    Metz: Hannaux-Frécot-Barral
    Metz: Patrotte
    Saint Avold: Carrière Wehneck
    Sarrebourg: Cité Lorraine
    Sarreguimes: Beau Soleil
    Thionville: Cote des Roses

    58 NIEVRE
    Niveau 4:
    Nevers: la Grande Pature59 NORD

    Niveau 1:
    Lille: Quartiers Sud (Faubourg de Bethune-Belfort-Moulins-l’Epi du Soleil)
    Roubaix: Quartiers Nord (l’Alma-Gare-Hommelet-Fosses aux Chênes-Cul du Four)
    Tourcoing: la Bourgogne

    Niveau 2:
    Hem: Hauts Champs
    Maubeuge: Epinettes
    Mons-en-Baroeul: Nouveau Mons
    Roubaix: l’Epeule
    Roubaix: Pile-Trois Ponts
    Wattrelos: Beaulieu

    Niveau 3:
    Roubaix: Saint Elisabeth
    Tourcoing: Pont Rompu
    Wattrelos: Mousserie

    Niveau 4:
    Auby, Douai, Flers-en-Escrebieux, Roost-Warendin: Les Asturies-Dorignies-Pont de la Deûle-Belleforière
    Beauvrages: Cité Fénélon
    Condé sur l’Escaut: Macou
    Denain: Faubourg du Chateau
    Douchy les Mines: la Liberté
    Grande Synthe: Albeck-Europe
    Jeumont: Lambreçon
    Hautmont: les Cités
    Lille: Fives
    Loos: les Oliveaux
    Marly et Valenciennes: la Briquette-Faubourg de Cambrai
    Maubeuge: Provinces Françaises
    Ostricourt: Cités Minières
    Pecquencourt: Cités Minières
    Raismes: Cité Sabatier
    Saint Pol sur Mer: Cité Liberté
    Sin le Noble: le Bivouac
    Seclin: la Mouchonnière
    Sin le Noble: les Epis
    Somain: Cité de Séssevalle
    Teteghem: Degroote
    Valenciennes: la Chasse Royale

    60 OISE
    Niveau 1:
    Creil: les Hauts (Plateau Rouher-les Cavées-ZAC du Moulin)

    Niveau 2:
    Montataire: les Martinets
    Nogent sur Oise: Grand Ensemble (les Rochers(ex Commanderie)-les Obiers-Granges)
    Beauvais: Saint Jean
    Compiègne: Clos des Roses
    Méru: la Nacre

    Niveau 3:
    Beauvais: ZUP Argentine
    Noyon: ZUP Mont saint Siméon

    Niveau 4:
    Beauvais: Saint Lucien
    Compiègne l’Echarde (Bellicart)
    Compiègne: Royallieu (Pompidou-Mercières-Vivier-Corax)
    Compiègne: les Marechaux (ZUP 922)-la Victoire
    Noyon: Beausejour
    Pont saint Maxence: les Terriers

    61 ORNE
    Niveau 2:
    Alençon: Courteille

    62 PAS DE CALAIS
    Niveau 2:
    Avion: République
    Lens: Grande Résidence

    Niveau 3:
    Arras: Blancs Monts-Beaudimont
    Boulogne sur Mer: Chemin vert

    Niveau 4:
    Auchel: Cité Vandervelde
    Béthune: Mont Liébaut
    Bully les Mines et Mazingarbes: Cité des Brebis
    Calais: Beau Marais
    Calais: Fort Nieulay
    Courrières: Quartier du Rotois
    Harnes: Cité Bellevue-Cité d’Orient
    Henin Beaumont: Cité Kennedy
    Henin Beaumont: Sud Ouest
    Lens: Résidence Sellier-Cité du 4
    Lievin: Cité Riaumont-Résidence Blum-Salengro
    Liévin: Résidence Lebas-Vent de Bise-Rollencourt

    63 PUY DE DOME
    Niveau 2:
    Clermont Ferrand: Quartiers Nord (Croix de Neyrat-la Gauthière-Champratel-les Vergnes)
    Clermont Ferrand: Saint Jacques

    64 PYRENEES ATLANTIQUE
    Niveau 2:
    Pau: Ousse des Bois

    Niveau 4:
    Bayonne: Hauts de Saint Croix
    65 HAUTE PYRENEES
    Niveau 3:
    Tarbes: Laubadere

    66 PYRENEES ORIENTALES
    Niveau 2:
    Perpignan: Saint Jacques
    Perpignan: le Vernet

    Niveau 4:
    Perpignan: Baléares
    Perpignan: Champ de Mars
    Perpignan: Cité Clodion
    Perpignan: HLM saint Assiscle

    67 BAS RHIN
    Niveau 1:
    Strasbourg: Hautepierre
    Strasbourg: Neuhof

    Niveau 2:
    Strasbourg: Cronenbourg
    Strasbourg: la Meinau

    Niveau 3:
    Strasbourg: Koenigshoffen Nord et Centre

    Niveau 4:
    Bischheim et Schiltigheim: Quartier des Ecrivains ( cité Erstein)
    Lingolsheim: Tiergaertel (Les Hirondelles)
    Strasbourg: Elsau-Montagne Verte
    Strasbourg: Port du Rhin

    68 HAUT RHIN
    Niveau 1:
    Mulhouse: Bourtzwiller (Brossolette)
    Mulhouse: les Coteaux

    Niveau 2:
    Colmar: Europe
    Mulhouse: Drouot

    Niveau 3:
    Mulhouse: Briand Franklin
    Mulhouse: Wolf-Wagner-Vauban-Neppert

    Niveau 4:
    Mulhouse: Porte du Miroir
    Wittenheim: Markstein
    Wittlesheim: la Thur

    69 RHONE
    Niveau 1:
    Vaulx-en-velin: Mas du Taureau
    Venissieux: les Minguettes

    Niveau 2:
    Bron: Teraillon
    Givors: les Vergnes
    Lyon 8eme: Etats Unis-Mermoz
    Lyon 9eme: la Duchere
    Rillieux la Pape: Ville Nouvelle
    Saint Priest: Bel Air
    Villeurbanne: les Buers

    Niveau 3:
    Oullins: la Saulaie
    Saint Fons: l’Arsenal
    Villefranche sur Saone: Belleroche

    Niveau 4:
    Brignais: les Pérouses
    Bron: Parilly
    Caluire et Cuire: Montessuy-Saint Clair
    Decines-Charpieu: le Prainet
    Lyon 3eme et 7eme: la Guillotiere
    Meyzieu: les Plantées
    Pierre Bénite: Hautes Roches
    Saint Genis Laval: Champlong
    Saint Fons: les Clochettes
    Saint Priest: le Bessay
    Tarare: la Plata
    Vaulx en Velin: Vernay-Verchères-Thibaude
    Venissieux: Max Barrel
    Villefranche sur Saône: Beligny
    Villeurbanne: Bel Air
    Villeurbanne: Saint Jean
    Villeurbanne: Tonkin
    70 HAUTE SAONE
    Niveau 3:
    Vesoul: Grand Montmarin
    Niveau 4:
    Gray: les Capucins
    Héricourt: les Chenevrières
    Lure: le Mortard

    71 SAÔNE ET LOIRE
    Niveau 2:
    Chalon sur Saone: Fontaine aux Loups (le Stade)

    Niveau 3:
    Chalon sur Saone: Prés saint Jean

    Niveau 4:
    Le Creusot: Harfleur
    Macon: Chanaye
    Montceau les Mines: Bois du Verne
    Torcy: Résidence du Lac72 SARTHE

    Niveau 2:
    Le Mans: les Sablons

    Niveau 3:
    Le Mans et Coullaines: Bellevue
    Le Mans: Ronceray-Glonnières

    73 SAVOIE
    Niveau 2:
    Chambéry: Le Haut (ZUP)

    Niveau 4:
    Aix les Bains: Marlioz
    Aix les Bains: Sierroz Franklin Roosevelt
    Albertville: Val des Roses
    Chambéry: Biollay
    Chambéry: Faubourg de Montmélian

    74 HAUTE SAVOIE
    Niveau 3:
    Annemasse: le Perrier
    Cluses: Ewues

    Niveau 4:
    Bonneville: Bois Jolivet-les Iles
    Gaillard: Sigem-Froissard
    Scionzier: le Crozet
    Thonon les Bains: Collonges

    75 PARIS
    Niveau 1:
    Paris 18eme: la Goutte d’Or (Barbes)
    Paris 19eme: Flandre: (Cambrai-Curial-Riquet-Stalingrad)

    Niveau 2:
    Paris 13eme: Quartiers Sud
    Paris 19eme: Place des Fetes
    Paris 20eme: Belleville-Amandiers
    Paris 20eme: Saint-Blaise

    Niveau 3:
    Paris 14eme: Porte de Vanves
    Paris 17eme: Porte de Saint Ouen
    Paris 18eme: Porte de Clignancourt
    Paris 19eme: Danube
    Paris 20eme: Porte de Bagnolet

    Niveau 4:
    Paris 10eme: Grange aux Belles
    Paris 11eme: La Roquette
    Paris 12eme: Passerelle
    Paris 14eme: Moulins de la vierge-156-Cité de l’eure-Porte de Chatillon
    Paris 15eme: Les Perichaux
    Paris 17eme: Porte d’Asnieres
    Paris 18eme: Porte de la Chapelle
    Paris 18eme: Porte d’Aubervilliers
    Paris 19eme: Jaurès
    Paris 19eme: Ourcq-Rue Petit-Laumiere
    Paris 20eme: 140 Menilmontant

    76 SEINE MARITIME
    Niveau 1:
    le Havre: Mont Gaillard-La Foret-Mare Rouge (Bois de Bleville)
    Rouen: les Hauts (Lombardie-Le Chatelet-La Grand-Mare)

    Niveau 2:
    Le Havre: Caucriauville

    Niveau 3:
    Saint Etienne du Rouvray: Cité du Chateau Blanc

    Niveau 4:
    Canteleu: Cité Rose
    Canteleu: Cité Verte
    Dieppe: Val Druel
    Elbeuf: Le Puchot-Mesliers-Mont Duve
    Fécamp: Parc du Ramponneau
    Le Havre: Eure-Brindeau
    Le Havre: Graville
    Le Petit Quevilly: Saint Julien-Quartier des Bruyères
    Le Petit Quevilly: ZAC Nobel Bozel
    Rouen: la Sablière
    Saint Etienne du Rouvray: Cité Hartmann

    77 SEINE ET MARNE
    Niveau 1:
    Meaux: Beauval-Pierre Collinet

    Niveau 2:
    Dammarie-les-Lys: la Plaine du Lys
    Emérainville: le Clos d’Emery
    Melun: Quartier Nord
    Montereau-Fault-Yonne: ZUP de Surville
    Savigny le Temple: Centre Ville-Droits de l’Homme
    Torcy: le Mail

    Niveau 3:
    Chelles: Gambetta
    Le Mée sur Seine: ZAC des Courtilleraies
    Nemours: ZUP du Mont saint Martin
    Provins: Champbenoist
    Niveau 4:
    Chelles: la Grande Prairie
    Dammarie les Lys: la Justice
    Lognes: Mandinet Nord
    Lognes: le Segrais
    Moissy Cramayel: Noyer Perrot
    Noisiel: le Luzard
    Roissy en Brie: Aulnes
    Roissy en Brie: la Renardière
    Torcy: Arche Guédon
    Villeparisis: Niemen

    78 YVELINES
    Niveau 1:
    Les Mureaux: Bougimonts-Vigne Blanche-Les Musiciens
    Mantes la Jolie: Val Fourré
    Trappes: les Merisiers

    Niveau 2:
    Chanteloup les Vignes: ZAC de la Noé
    Ecquevilly: Cité du Parc
    la Verrière: le Bois de l’Etang
    Mantes la Ville: les Merisiers-Plaisance
    Poissy: Beauregard-la Coudraie
    Sartrouville: Cité des Indes

    Niveau 3:
    Achères: Les Champs de Villars-Barricades-Les Plantes d’Ennemont
    Vernouillet: Cité du Parc

    Niveau 4:
    Aubergenville: Cité D’ Acosta
    Carrières sous Poissy: les Grésillons
    Elancourt: les Petits Prés
    La Verrière: Quartier Orly Parc
    Les Mureaux: Cité Renault
    Les Mureaux: Grand Ouest
    Limay: Centre Sud
    Mantes la Ville: Domaine de la Vallée
    Mantes la Ville: les Brouets
    Plaisir: le Valibout
    Trappes: Jean Macé
    Versailles: Jussieu

    79 DEUX SEVRES
    Niveau 3:
    Niort: le Clou Bouchet

    80 SOMME
    Niveau 1:
    Amiens: Quartier Nord

    Niveau 2:
    Amiens: Etouvie

    Niveau 3:
    Amiens: Quartiers Sud-Est

    Niveau 4:
    Abbeville: Quartiers Est (Soleil Levant-Zac-l’Esperance)

    81 TARN
    Niveau 3:
    Castres: Laden-Petit Train

    Niveau 4:
    Albi: Cantepau
    Albi: Lapanouse-Saint Martin
    Carmaux: Quartiers Nord (Cambous-Cerou-Europe)
    Castres: Aillot-Bisséous
    Gaillac: Vieux Gaillac

    82 TARN ET GARONNE
    Niveau 4:
    Montauban: les Chenes

    83 VAR
    Niveau 2:
    la Seyne sur Mer: ZUP de Berthe
    Fréjus: la Gabelle

    Niveau 3:
    Toulon: la Beaucaire
    Toulon: Sainte Musse

    Niveau 4:
    Hyères: Val des Rougières
    la Seyne sur Mer: Centre Ancien
    Toulon: Centre Ancien
    Toulon: Le Jonquet-La Baume-Le Guynemer

    84 VAUCLUSE
    Niveau 1:
    Avignon: Quartiers Sud: (la Rocade-Barbiere-Croix des Oiseaux-Monclar-
    Saint Chamand)

    Niveau 2:
    Avignon: Quartiers Est: (Saint Jean-la Reine-Grange d’Orel)
    Cavaillon: Docteur Ayme
    Orange: Fourchesvieilles
    le Pontet: Cité Joffre

    Niveau 3:
    Carpentras: Elephant-Amandiers
    Sorgues: les Griffons

    Niveau 4:
    Carpentras: Pous du Plan

    85 VENDEE
    Niveau 4:
    la Roche sur Yon: les Pyramides
    la Roche sur Yon: Vignes aux Roses

    86 VIENNE
    Niveau 3:
    Châtellerault: Plaine d’Ozon

    Niveau 4:
    Poitiers: Bel Air
    Poitiers: Bellejouanne
    Poitiers: Couronneries
    Poitiers: Trois Cités

    87 HAUTE VIENNE
    Niveau 2:
    Limoges: Beaubreuil

    Niveau 4:
    Limoges: la Bastide
    Limoges: Val d’Aurence

    88 VOSGES
    Niveau 4:
    Epinal: Plateau Justice-Zac-Saut Le Cerf
    Saint Dié: Kellerman
    Saint Dié: L’Orme-Saint Roch

    89 YONNE
    Niveau 2:
    Sens: Champs Plaisants

    Niveau 3:
    Auxerre: Saint Genevieve-les Rosoirs

    Niveau 4:
    Avallon: la Morlande

    90 TERRITOIRE DE BELFORT
    Niveau 2:
    Belfort: les Résidences

    Niveau 4:
    Belfort: les Glacis
    Offemont: Arsot

    91 ESSONNE
    Niveau 1:
    Corbeil-Essonne: les Tarterets
    Evry: les Pyramides
    Grigny: la Grande Borne
    Grigny: Grigny 2

    Niveau 2:
    Athis-Mons: le Noyer Renard
    Corbeil-Essonne: Montconseil
    Courcouronnes: le Canal
    Etampes: le Plateau de la Guinette
    Evry: les Aunettes-Epinettes
    les Ulis: Quartier Ouest
    Massy: le Grand Ensemble
    Montgeron et Vigneux sur Seine: la Prairie de l’Oly
    Vigneux sur Seine: la Croix Blanche

    Niveau 3:
    Sainte Geneviève Des Bois: Les Aunettes

    Niveau 4:
    Brunoy: Hautes Mardelles
    Corbeil-Essonne: Ermitage
    Corbeil-Essonne: la Nacelle
    Draveil: L’Orme des Mazières-Danton
    Draveil et Vigneux sur Seine: les Bergeries
    Epinay sous Senart: Cinéastes-Plaine
    Etampes: Emmaus-Saint Michel
    Etampes: Croix de Vernailles
    Evry: Bois Sauvage
    Evry: Champtier du Cocq
    Longjumeau: Quartiers Sud
    Quincy sous Senart: Vieillet
    Ris Orangis: Grand Ensemble du Plateau
    Savigny sur Orge: Grand Vaux
    Savigny sur Orge: Prés saint Martin

    92 HAUTS DE SEINE
    Niveau 1:
    Gennevilliers: le Luth
    Nanterre: Pablo Picasso

    Niveau 2:
    Asnieres sur Seine: Quartier Nord
    Colombes: les Fossés Jean
    Colombes: Petit Colombes
    Nanterre: Petit Nanterre-Chemins de l’ile
    Villeneuve la Garenne: la Caravelle-Seine Sablière

    Niveau 3:
    Anthony: les Baconnets
    Fontenay-aux-Roses: les Blagis
    Boulogne Billancourt: Pont de Sèvres
    Clichy la Garenne: les Sanzillons

    Niveau 4:
    Bagneux: Quartiers Nord
    Bagneux: Quartiers Sud
    Boulogne Billancourt: Square de l’Avre et des Moulineaux
    Chatenay Malabry: la Butte Rouge
    Gennevilliers: les Agnettes
    Gennevilliers: les Grésillons
    Nanterre: Provinces Françaises-M.Berthelot-Anatole France
    Plessis Robinson: Leon Blum

    93 SEINE SAINT DENIS
    Niveau 1:
    Aubervilliers: les 4 Chemins
    Aulnay sous Bois: les 3000
    Clichy sous Bois-Montfermeil: le Grand Ensemble
    Epinay sur Seine: Orgemont
    la Courneuve:les 4000
    Saint Denis: les Francs Moisins
    Saint Ouen: Grand Ensemble (Arago-Cordon-8-Mai-1945-Soubise-Dhalenne-Charles-Schmidt-Paul Vaillant-Zola)
    Sevran: les Beaudottes
    Pierrefitte sur Seine: les Poetes (Cité Rose)
    Stains: Clos saint Lazare-Allende

    Niveau 2:
    Aubervilliers et Saint Denis: le Landy
    Bobigny: Karl Marx-Paul Eluard
    Bobigny et Drancy: l’Abreuvoir
    Bobigny et Pantin:les Courtillières-Pont de Pierre
    Bondy: Quartier Nord
    le Blanc Mesnil: Quartier Nord
    Montreuil: Grand Pechers-Bel Air
    Montreuil: la Noue
    Neuilly sur Marne: les Fauvettes
    Noisy le Grand: Pavé Neuf
    Saint Denis: Quartiers Nord (Cité Allende-Floréal Saussaie-Peri-Langevin-Stalingrad-Politzer-Semard-Delaune-Guynemer)
    Sevran: Pont Blanc
    Sevran: Rougemont

    Tremblay en France: Grand Ensemble

    Niveau 3:
    Bondy: Blanqui
    Epinay sur Seine: la Source-les Presles
    Saint Denis: Quartiers Centre Ville-Basilique
    Stains: Moulin Neuf
    Villetaneuse: Allende

    Niveau 4:
    Aubervilliers: la Frette-Valles
    Aubervilliers: Emile Dubois-Maladerie
    Aubervilliers: Péri-Robespierre
    Bagnolet: les Coutures
    Bagnolet: Malassis
    Drancy: Avenir Parisien
    Drancy: la Muette-Jules Auffrey
    Dugny: Allende
    Dugny: Langevin-le Moulin
    Dugny: Quartier Sud
    la Courneuve: les 6 routes
    le Blanc Mesnil: Quartiers Sud
    les Lilas/Romainville: l’Avenir-Gargarine
    Montreuil: Montreau-Ruffin
    Neuilly-Plaisance: les Cahouettes
    Noisy le Grand: la Butte verte
    Noisy le Sec: Champy
    Noisy le Sec: la Boissière
    Noisy le Sec: le Londeau
    Pantin: Cité Hoche
    Pierrefitte sur Seine: Joncherolles
    Pierrefitte sur Seine: les Marroniers
    Romainville: Marcel Cachin
    Romainville: Cité Cachin
    Rosny sous Bois: la Boissière
    Rosny sous Bois: Marnaudes-Bois Gentil
    Villepinte: Europe
    Villepinte: Mallet
    Villepinte: Pasteur
    Villetaneuse: Grandcoing
    Villetaneuse: Langevin

    94 VAL DE MARNE
    Niveau 1:
    Champigny sur Marne: le Bois de l’Abée-Mordacs
    Vitry sur Seine: Balzac-Marroniers

    Niveau 2:
    Créteil: Mont Mesly
    Fontenay-sous-Bois: le Val de Fontenay
    Orly: Pierre au Pretre-Le Domaine-Gaziers-Aviateurs
    Villejuif: Alexandre Dumas
    Villeneuve saint Georges: Quartier Nord
    Villeneuve saint Georges: le Bois Matard-le Plateau
    Villiers sur Marne: les Hautes Noues

    Niveau 3:
    Alfortville: Quartier Sud

    Choisy le Roi: Jacques Cartier
    Kremlin Bicetre: les Martinets
    Valenton: la Lutèce

    Niveau 4:
    Arcueil et Gentilly: Chaperon vert
    Boissy saint Léger: la Haie Griselle
    Bonneuil sur Marne: Le Grand Ensemble-Cité Fabien
    Champigny sur Marne: Cité Jardin-Les Boullereaux
    Chevilly Larue: les Sorbiers
    Créteil: Bleuets-Bordières-Planètes
    Créteil: Palais
    Gentilly: Gabriel Péri
    Ivry: Cité Gagarine
    Ivry: Cité Pierre et Marie Curie
    L’Hay les Roses: Paul Hochard
    Limeil-Brévannes: Résidence du Parc (Saint Martin)
    Maisons Alfort: les Juilliottes
    Maisons Alfort: Vert de Maisons
    Thiais: les Grand Champs
    Valenton: les Polognes
    Villejuif: Lebon-Mermoz-Lozaits
    Villeneuve le Roi: Quartier du Bord de l’Eau (Cité Paul Bert)
    Vitry sur Seine: Barbusse

    95 VAL D’OISE
    Niveau 1:
    Argenteuil: Val d’Argent
    Garges les Gonesse: Dame Blanche-la Muette
    Sarcelles: les Locheres

    Niveau 2:
    Cergy: Saint Christophe
    Gonesse: la Fauconnière
    Goussainville: les Grandes Bornes-Buttes aux Oies
    Saint Gratien: les Raguenets
    Saint Ouen l’Aumone: Chennevrières
    Villiers le Bel: ZAC-Puis la Marlière-les Bleuets
    Niveau 3:
    Argenteuil: Cité Joliot Curie
    Garges les Gonesse: Les Basses Bauves-Les Doucettes
    Gonesse: Saint Blin (Orly-Parc)
    Persan: le Village
    Pontoise: Marcouville
    Sarcelles: Chantepie-les Rosiers
    Niveau 4:
    Argenteuil: Champagne-Bordelais-Roussillon
    Beaumont sur Oise: Boyenval
    Bezons: Quartier de l’Agriculture
    Bezons: Tete de Pont
    Bezons: Val Notre Dame
    Cergy: le Haut
    Deuil la Barre: la Galathée
    Eragny: les 10 Arpents
    Ermont: les Chenes
    Fosses: le Plateau
    Franconville: la Fontaine Bertin
    Gonesse: les Marronniers
    Louvres: Cité Corot
    Montigny les Cormeilles: les Frances
    Montmagny: les lévriers
    Osny: le Moulinard
    Pontoise: Louvrais
    Saint Ouen l’Aumone: Parc le Notre

    971 GUADELOUPE
    Niveau 1:
    les Abymes et Point à Pitre: Boissard-Mortenol-Les Lauriers
    les Abimes et Point à Pitre: Sortie Sud Est (Carénage, Cour Zamia, Chemin neuf)

    Niveau 2:
    Point à Pitre: Baie Mahault

    Niveau 3:
    Basse Terre: Rivière des Pères,
    les Abymes: Grand Camp
    Saint Martin: Orléans
    Niveau 4:
    Point à Pitre: Lauricisque

    972 MARTINIQUE
    Niveau 1:
    Fort de France: Terres Sainville
    Niveau 3:
    Fort de France: Centre
    Fort de France: Dillon
    Fort de France: Godissart
    Fort de France: Sainte Therese
    Fort de France: Trénelle Citron
    Fort de France: Volga
    le Lamentin: Quartiers Ouest (Vieux Pont-Bas Mission-Four à Chaux)

    973 GUYANE
    Niveau 2:
    Cayenne: Village Chinois-Quartiers Sud
    Kourou: Quartier Nord : Village Indien-Cité des 205
    Niveau 4:
    Saint Laurent de Maroni: Bourg-Charbonnière
    Kourou: Quartier Europe-Bourg

    974 LA REUNION
    Niveau 3:
    Bras-Panon, Saint-André et Saint-Benoît: La Cressonnière-Quartier Rive droite
    Saint Denis: Le Chaudron-Moufia-Cerf-Sainte Clotilde


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    Sécurité : la Libye, prochaine cible de la France ?

    Des avions de chasse français effectuent des repérages au-dessus de la Libye.

    Le pays serait la prochaine cible de la France. Explications de France 2.

     
    FRANCE 2

    Des avions de chasse français effectuent des repérages au-dessus de la Libye, depuis fin novembre.

    Pour de nombreux experts le repérage est précurseur de futures actions : "Bien évidemment, l'Etat-major planifie des opérations en Libye, destinées à éliminer des bases, des soldats jihadistes et éventuellement leurs leaders", explique Michel Goya, ancien officier de l'armée de terre ce lundi 28 décembre au micro de France 2.

    Une coalition avec les Américains

    Il sera difficile de protéger la population locale de ces probables bombardements sur le pays. La France s'appuierait sur des militaires déjà présents dans la région pour attaquer des camps d'entraînement jihadistes.

    Les Etats-Unis effectuent déjà des bombardements préparés depuis leur base de Stuttgart en Allemagne.

     

    La France pourrait donc s'allier aux Américains ainsi qu'aux Italiens et aux Britanniques qui ont indiqué leur volonté d'apporter leur soutien dans la résolution de ce conflit.

     

    Source :  http://www.francetvinfo.fr/monde/


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    Le Premier ministre irakien s'engage à "libérer" son pays de l'Etat islamique en 2016

    Haider Al-Abadi s'est exprimé lundi quelques heures après la reprise de Ramadi par l'armée irakienne, face à l'Etat islamique.

    Le Premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi à la télévision irakienne, le 28 décembre 2015.
    Le Premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi à la télévision irakienne, le 28 décembre 2015. (IRAQIYA / AFP)

    "Si 2015 était une année de libération, 2016 sera celle des grandes victoires qui mettront fin à la présence de Daech en Irak." Le Premier ministre irakien a prononcé un discours offensif à la télévision, lundi 28 décembre.

    "Nous allons libérer Mossoul"

     

    Quelques heures après la reprise de Ramadi par l'armée irakienne, face à l'Etat islamique, Haider Al-Abadi s'est ainsi engagé à libérer son pays du groupe jihadiste Etat islamique (EI). Il en a profité pour féliciter les forces irakiennes après cette prise stratégique.

    "Nous irons libérer Mossoul, qui sera le coup fatal infligé à Daech", a-t-il ajouté, en allusion à la deuxième ville irakienne qui est aux mains des jihadistes depuis juin 2014. Mais le Premier ministre n'a pas dit explicitement si Mossoul serait le prochain objectif des forces irakiennes après Ramadi.

     


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    ALERTE INFO !

     

    Cauchemar occidental: Damas autorise les forces chinoises à venir en Syrie

     
     
     
     

    image: http://www.mamafrika.tv/wp-content/uploads/2015/12/assad-1-681x454.jpg

    Bachar al-Assad et le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zhai Jun.

    MamAfrika TV |  Par Allain Jules

     

    La République populaire de Chine a reçu l’autorisation expresse de la République arabe syrienne afin de commencer à poster ses militaires en Syrie.

    Des avions gros porteurs seraient partis de Chine vers la Syrie aujourd’hui…On parle d’à peu-près 5000 hommes qui feront le déplacement.

     

    Un vrai cauchemar pour l’Occident qui est en échec total en Syrie pour deux raisons: la première est celle de n’avoir pas pu épuiser le président syrien Bachar al-Assad, la deuxième est celle de l’échec des « rebelles », à majorité des étrangers.

     

    Les choses ont commencé en Chine. Les troupes chinoises d’élite sont donc en route pour la Syrie.

    Elles ont eu l’autorisation, hier, de l’Assemblée nationale de Chine après l’adoption de la première loi anti-terroriste de l’Empire du milieu.

    La Chine a adopté cette loi contre les terroristes de la province chinoise du Xinjiang, frontalière avec huit pays: la Mongolie, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde.

     

     

    LIRE AUSSI: NOTRE DERNIÈRE INTERVIEW

    Les peuplades de la province de Xinjiang sont pour la plupart non-chinois. Il y a surtout les musulmans Ouïgours, qui accusent Pékin de les discriminer et dont certains extrémistes passent à l’acte.

     

    De nombreux Ouïghours se battent en Syrie au côté des islamistes, et sont membres du « mouvement islamique du Turkestan oriental ».


    En savoir plus sur http://www.mamafrika.tv/blog/alerte-info-cauchemar-occidental-damas-autorise-les-forces-chinoises-a-venir-en-syrie/#ROIlGrlRK86jHlku.99
     
     
     

    Parfait le top !!! Le ministère de la Défense nationale ( Mond ) de la République populaire de Chine a obtenu la permission de la République arabe syrienne pour commencer » le débarquement » dans la zone de guerre du Levant jusqu’à 5.000 hommes de ses meilleurs forces militaires d’élite , et qui incluera en premier les Forces Spéciales « Tigre Sibérien » de la Région Militaire Shenyang et les Unités de Forces Spéciales « Tigre Nocturne » de la région miliaire de Lanzhou.


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    mercredi 30 décembre 2015

    [ Michel Chossudovsky ] - Pourquoi mène‑t‑on une campagne de haine contre les musulmans?

    Pourquoi mène‑t‑on une campagne de haine contre les musulmans?

     

    Pourquoi les musulmans sont‑ils de plus en plus assimilés à des terroristes?

    Pourquoi cette campagne de haine fait‑elle partie de la campagne présidentielle US?

    Pourquoi Donald Trump demande‑t‑il l’application de mesures dignes d’un État policier aux musulmans américains?

    Pourquoi les musulmans font‑ils l’objet de profilage ethnique et de mesures discriminatoires en matière d’emploi?

    Pourquoi le président français Francois Hollande a‑t‑il suspendu les droits civils et assorti pareille mesure à une campagne de haine à l’endroit des musulmans de France, qui représentent 7,5 % de la population du pays?

    Pourquoi l’Occident est‑il en guerre contre des pays musulmans?

    Pourquoi l’islam est‑il perçu comme l’incarnation du mal?

     

     

    La réponse à toutes ces questions est à la fois simple et complexe.

    Comme par hasard, plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole brut se trouve dans des pays musulmans.

    Les musulmans sont les habitants des pays qui possèdent le pétrole. Et les projets impérialistes US consistent à s’approprier le contrôle de ces réserves mondiales de pétrole.

    Si ces pays étaient habités par des bouddhistes, les politiciens occidentaux – avec le soutien des médias grand public – s’attacheraient à diaboliser les bouddhistes.

    Les pays musulmans, ce qui inclut l’Arabie saoudite, l’Iraq, l’Iran, le Kuwait, Les Émirats arabes unis, le Qatar, le Yémen, la Libye, le Nigéria, l’Égypte, l’Algérie, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Malaisie, l’Indonésie et le Brunei, possèdent plus de 60 % des réserves mondiales de brut.

    Pour ce qui est du brut classique (à l’exception des sables bitumineux du Venezuela et du Canada), le pourcentage des réserves mondiales présentes dans les pays musulmans est beaucoup plus considérable encore.

    Les pays qui possèdent de grandes réserves de brut sont destinés à être déstabilisés.

    Plus de 50 % des réserves mondiales de brut se trouvent entre l’extrémité de la péninsule arabique et le bassin de la mer Caspienne, soit au Yémen, en Arabie saoudite, dans les Émirats arabes unis, au Kuwait, au Qatar, en Iran, en Iraq, en Syrie et en Azerbaïdjan.

     

    THÉÂTRE DE GUERRE DU MOYEN‑ORIENT

    Légende (traduction):

    Théâtre de guerre international

    Théâtre de guerre régional

    ISRAËL : partenaire stratégique de la coalition dirigée par les US

    Base aérienne US

    Base navale US

    Principales réserves et régions productrices de pétrole et de gaz

    Oléoducs (pétrole ou gaz) :

    Existants

    Projetés

    Carte : droit d’auteur Eric Waddell, Mondialisation 2003

     

    La région illustrée ci‑dessus est le théâtre de guerre des États‑Unis. C’est là que se livre la bataille pour le brut sous la bannière de la « guerre contre le terrorisme ». Ce sont là les pays musulmans désignés pour être conquis ou pour subir un changement de régime. L’Arabie saoudite et les monarchies et émirats du golfe Persique sont des États vassaux fermement soumis au dictat US.

    La diabolisation collective des musulmans, qui inclut la diffamation des préceptes de l’islam, en cours à l’échelle planétaire, constitue, sur le plan idéologique, un instrument de conquête des ressources énergétiques mondiales. Elle fait partie des vastes rouages économiques et politiques qui sous‑tendent le nouvel ordre mondial.

    Dans les faits, cette diffamation s’organise par la création d’organisations terroristes ralliées par des musulmans, et ce, dans le cadre d’une opération secrète de longue date remontant à la guerre soviéto‑afghane.

     

    Al‑Qaïda et ses organisations affiliées sont des créations de la CIA. Elles ne sont pas le produit de la société musulmane. Les attaques terroristes sont menées par des entités djihadistes qui agissent clandestinement pour le compte de la CIA.

    Le groupe État islamique (EI) est une création des services secrets utilisée essentiellement à deux fins connexes :

     

    1. Ses membres sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale, ses instruments de déstabilisation, recrutés, entraînés et financés par cette même alliance. Les différentes entités affiliées à Al‑Qaïda sont les instruments de déstabilisation au service des guerres par alliés interposés parrainées par les États‑Unis et l’OTAN (AQMI au Mali, Boko Haram au Nigéria, ISIS en Syrie et en Iraq). En même temps, leur présence sert de prétexte et de justification pour intervenir par des campagnes de bombardement destinées à « lutter contre le terrorisme ».

     

    2. Sur le front intérieur, les différentes cellules terroristes affiliées à Al‑Qaïda ou à ISIS – appuyées clandestinement par les services occidentaux – sont les instruments d’une opération de propagande diabolique et criminelle qui consiste à tuer des civils innocents pour légitimer la mise en place de mesures dignes d’un État policier censées protéger la démocratie. Ces attaques sous fausse bannière prétendument perpétrées par des organisations terroristes sont ensuite utilisées pour mobiliser l’opinion publique occidentale contre les musulmans.

    L’objectif inavoué est de mener une guerre de conquête illégale au Moyen‑Orient et au‑delà de ses frontières sous la bannière de la « guerre mondiale contre le terrorisme ». Au dire des politiciens occidentaux, « nous nous défendons contre les terroristes ».

    Nos gouvernements affirment que les raids de bombardement prétendument dirigés contre les terroristes en Syrie « ne constituent pas un acte de guerre » et les présentent à l’opinion publique occidentale comme un « acte d’autodéfense ». « L’Occident est attaqué par les terroristes d’ISIS », ISIS a son quartier général à Raqqa, dans le nord de la Syrie, donc « nous devons nous défendre » en bombardant ISIS.

    On nous dit qu’il ne s’agit pas là d’un acte de guerre, mais plutôt d’un acte de représailles et d’autodéfense.

    Le seul problème dans toute cette opération de propagande c’est que « les terroristes, c’est nous », ce sont nos gouvernements et nos services secrets qui soutiennent ISIS depuis le début.

    Pour l’opinion publique, la guerre doit se faire pour une « cause juste ». Et une guerre est dite juste si les raisons invoquées pour la faire sont d’ordre moral, religieux ou éthique. La diffamation des musulmans à laquelle se livrent les pays occidentaux sert des visées impérialistes, elle est un moyen permettant de justifier la déstabilisation des pays musulmans sous prétexte humanitaire. Citons le cas de l’Iraq, de la Syrie, de la Libye, du Nigéria et du Yémen.

    Les États‑Unis mènent une sainte croisade contre les musulmans et les pays musulmans. La « guerre contre le terrorisme » est censée défendre le territoire US et protéger le « monde civilisé ». Elle est présentée comme une « guerre de religion », comme le résultat d’un « choc de civilisations », alors qu’en fait son objectif principal est la mainmise sur les vastes ressources pétrolières de la région.

    La diffamation de l’ennemi est une stratégie maintes fois utilisée dans l’histoire. Au Moyen Âge, les Croisades consistaient à diaboliser les Turcs, qualifiés d’infidèles et d’hérétiques, pour justifier une entreprise militaire.

    La diabolisation sert des objectifs géopolitiques et économiques. De même, la campagne contre le « terrorisme islamique » (qui bénéficie lui du soutien clandestin des services US) est menée en vue de la conquête des ressources pétrolières.

    Les musulmans sont assimilés à des terroristes : en Europe et en Amérique du Nord, l’islamophobie sert à mener des campagnes d’envergure nationale contre les musulmans.

    Il s’agit d’un outil de propagande de guerre qui sert à déprécier l’histoire et les valeurs des pays musulmans, à dégrader leurs institutions et leur tissu social, et à présenter, du même coup, les préceptes de la « démocratie occidentale » et du « libre marché » comme seule alternative offerte à ces pays.

     

    Part des réserves mondiales de brut de l’OPEP, 2014 

    Réserves prouvées de brut de l’OPEP, fin 2014 (en milliards de barils, part de l’OPEP)

    Liste des 10 principaux pays renfermant des réserves pétrolières

    Réserves prouvées de brut. 2014

     

    Michel Chossudovsky

    Article original en anglais :

    Why is a Hate Campaign being Waged against Muslims? Publié le 10 décembre 2015

     Traduction par Jacques pour Mondialisation.ca

     
    Posté par Nadmiiizà -   http://www.chaos-controle.com/

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    Sur la tombe du dernier roi de Bretagne

    Publié le 30/12/15 13:49, dans Reportage par Philippe Argouarch   pour ABP

     
    • A quoi devait ressembler le château de Rieux au millieu du vaste plan d'eau qui s'étendait entre Rieux et Redon. Le  Donjon devait être aussi imposant. Un pont, comme celui-ci enjambait la Vilaine (château de Deilean Donan en Écosse)
    • L'imposant pont-levis du château. Un autre pont à levage existait sur le pont enjambant la Vilaine.
    • ruines du château de Rieux
    • Vue du plan d'eau aujourd'hui asséché. Au loin Redon.
    • Mur d'enceinte.
    • Fémur humain inseré dans le mur d'enceinte de l'ancien couvent des Trinitaires provenant de la profanation des tombes.
    • L' ancien couvent des Trinitaires avec au fond la chapelle qui aurait contenu le caveau des Rieux --y compris la tombe d'Alain Le Grand ? (collection privée Pierre Guehenneux)
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir, puis flèches clavier pour naviguer (7 photos)

    Le passé est une partie de notre identité. Ne fait-il pas partie de nous comme de notre terre ? Et cette terre n'est-elle pas composée des cendres de nos ancêtres et du sang versé pour la défendre ? Même les rois et les ducs qui ont incarné une époque font partie de ce patrimoine. Il est regrettable que l'absence de l'enseignement de l'histoire de Bretagne s'accompagne de la destruction des vestiges de notre passé breton. Si en France, les sépultures des Rois ont été rassemblées à la basilique de Saint-Denis, ceux d'Angleterre à Westminster ou celles des ducs et rois de Savoie à Brou, pour les souverains bretons, c'est la dispersion la plus totale. Bien sûr, aucune volonté politique n'existe, y compris au conseil régional de la région administrative, pour mettre fin à la destruction du patrimoine breton, alors même que l'industrie touristique risque de bientôt dépasser l'agriculture.

    Cinq des sépultures ducales ne sont pas en Bretagne administratives et les archives du duché se trouvent, à Nantes, dans la région administrative voisine, aux archives départementales de Loire-Atlantique. Le tombeau de Nominoe se trouve à l'abbaye de Redon, comme d'ailleurs celui de son fils le roi de Bretagne Eripsoé. Le roi Salomon serait inhumé au monastère de Saint-Sauveur de Plélan (Saint Maxent à Plélan-le- Grand). Les tombes de Gurwant, Pascweten, Judicael ont disparu. Les tombes des ducs sont dispersées à droite et à gauche. Quant à la duchesse Anne, elle a été coupée en deux, son coeur allant à Nantes et le reste à Saint-Denis.

     

    Mais où est la tombe d'Alain Le Grand ?

    La tombe d'Alain le Grand, le dernier roi de Bretagne, se trouvait à Rieux, au Pays de Redon , mais on ne sait pas exactement où. Bernard Le Nail pensait que sa tombe se trouvait en l'église de Rieux, mais il n'en est rien, non seulement l'église fut détruite par les Allemands en 1945, mais l'ancien recteur, qui a connu l'église d'avant sa destruction, a certifié à ABP qu'aucune tombe d'Alain Le Grand ne s'y trouvait. Par contre il est fort probable qu'elle était dans ce qui reste de la motte féodale ou du couvent des Trinitaires au nord de Rieux, sur les bords de la Vilaine.

     

     

    Une place forte qui verrouillait le royaume breton

    De la route venant de Redon, on ne voit qu'une colline au milieu des anciens marais car ce lieu lourd d'histoire de Bretagne est quasi oublié, à peine un écriteau discret dans le virage en haut de la ville indiquant "Le Château". Ce pays de Redon est pourtant le centre historique de la Bretagne. C'est là, ou pas très loin, que se sont jouées toutes les batailles qui ont établi l'indépendance du royaume comme la bataille de Ballon en 845 près de Bains-sur-Oust, ou la bataille de Jengland qui vit la déroute de l'empereur Charles Le Chauve en 851. Une armée franque, commandée par Ebraker, fut d'ailleurs massacrée en essayant de passer la rivière au pied du château.

     

    Au carrefour de deux anciennes voies romaines, celle qui allait de Nantes à Vannes et celle qui venait de Rennes, Rieux était la clé stratégique du royaume breton. Rieux contrôlait aussi le dernier gué franchissable à marée basse. Les Vénètes d'abord s'y sont installés, puis les Romains y fondèrent une ville importante duro ritum (qui voudrait dire le gué fortifié). La ville se serait étendue des deux côtés de la vilaine et aurait compté plusieurs dizaines de milliers d'habitants.
    Duro-ritum devint Dioretie, puis bretonnisé en Reus avant de devenir Rieux.. Au niveau économique, Rieux devint vite une clé de l'économie des ressources royales puis ducales. Les péages étaient doubles. Ceux qui empruntaient le pont, comme ceux qui passaient dessous, devaient payer une taxe.

    Au Moyen-Âge, il était tout naturel que les Bretons fortifient ce lieu en y construisant une forteresse sur une motte entourée d'un coté de la Vilaine et de deux des trois autres côtés, d'une zone inondée aux grandes marées ou inondable durant les crues de la Vilaine. Du coté de la terre ferme il y avait une douve profonde captant l'eau de la vilaine et un pont-levis impressionnant que l'on peut encore voir aujourd'hui. Une forteresse imprenable ? presque... Surgissant du vaste plan d'eau qui existait entre Rieux et Redon, la forteresse devait ressembler à ces châteaux écossais comme celui d'Eilean Donan. Il a aussi dû faire partie du légendaire arthurien. Le décor en tout cas y était propice car la forêt de Brocéliande venait mourir sur les coteaux à l'ouest. Ce verrou stratégique bloquait les armées franques venant de Rennes ou de Nantes et les Vikings qui voulaient remonter la Vilaine. Redon ne prit l'importance qu'avait Rieux que bien plus tard à mesure que la ville se développait autour du monastère Saint-Sauveur. Ce n'est pas un hasard si Alain-le-Grand vint s'installer dans le château de Rieux. Le vainqueur des Vikings à Questembert comprenait que l'endroit était la clé de son système défensif et il semble bien que ce soit la chute de ce verrou, après la mort du grand roi breton, qui entraîna l'effondrement de la Bretagne tout entière. Après le départ des Vikings, la forteresse resta des siècles aux mains des descendants d'Alain Le Grand qui prirent le nom de Rieux. Une famille illustre qui donna un maréchal de Bretagne et deux maréchaux de France.

     

    Le démantèlement de la forteresse

    Il ne reste plus grand chose de la forteresse. Dévastée par les armées françaises en 1488, Anne de Bretagne donna bien 100 000 écus d'or pour en restaurer les défenses mais l'histoire tourna le destin de la duchesse autre part et l'annexion de la Bretagne par le royaume de France rendit obsolètes toutes ces défenses sur la Vilaine ou sur les marches. Démantelée par ordre du cardinal Richelieu, qui, on le sait, fut aussi gouverneur de Bretagne, les 17 communes réquisitionnées par le cardinal n'en arrivèrent pas à bout tant les murs étaient solides et épais. C'est un tremblement de terre qui fit tomber le donjon en 1799.

     

    Le dernier descendant, Louis de Rieux, âgé de 20 ans, fut sauvagement assassiné à coup de croc de boucher, le 27 août 1795 par un garçon meunier désireux de lui voler sa veste brodée (1). Débarqué quelques semaines plus tôt à Quiberon avec les émigrés, ils sont vaincus par l'armée du général Hoche avant même d'avoir pu quitter la presqu'île. Il se rendit avec ses compagnons au général Hoche contre une promesse de vie sauve..Mais ils sont fusillés sur ordre de la convention. Les soldats du peloton d'exécution ne l'auraient blessé que légèrement. Profitant de la nuit, il aurait réussi à s'échapper pour se cacher dans les marais et y finir tragiquement 900 ans après son illustre aïeul Alain Le Grand.

    Après la révolution, le terrain du château passa a des propriétaires privés qui en firent un jardin anglais. Ce n'est qu'en 1990, que les ruines furent délimitées, rendues accessibles, balisées par des panneaux historiques relativement convenables grâce en particulier au service archéologique de Nantes et à l'ancien maire de Rieux, Michel Maheas. Le site est ouverts aux touristes. Souvent des britanniques qui font escales en été aux pieds du mur, ou se trouve les quais d'un petit port fluvial aménagé par la ville de Rieux.

    Il reste une partie des remparts et du donjon ensevelis sous une épaisse calotte végétale. L'ancien maire a déclaré a ABP « que la commune n'avait certainement pas les fonds pour déblayer 5 mètres de débris et que c'était aussi bien que ce sanctuaire restât dans un sarcophage, car tout ce qui s'y trouverait de valeur partirait au musée de Saint-Germain en-Laye en région parisienne". Il a sans doute raison et même écrire cet article pourrait avoir des conséquences néfastes pour ce sanctuaire. Seule une volonté politique bretonne pourra restaurer ce lieu convenablement.

     

    La profanation des tombes

    La crypte des Rieux, où se trouvaient les tombes de la famille, y compris probablement celle d'Alain Le Grand, se serait trouvé dans une chapelle aujourd'hui disparue qui faisait partie de l'ancien couvent des Trinitaire.

     

    Au Moyen Âge, les Rieux avaient donné le terrain qui juxtaposait le château l'ordre religieux des trinitaires, un ordre initialement fondé en 1194 pour racheter les croisés malchanceux qui avaient été capturés par les Sarrasins. À la révolution la communauté des Trinitaires de Rieux, émigra au Canada et le monastère, saisi comme bien national, fut vendu.

    L'avant dernier propriétaire des ruines du monastère fit raser la chapelle vers 1950 pour agrandir son poulailler. Les pierres auraient été utilisées pour faire de mur d'enceinte de la propriété. Aujourd'hui, il ne reste plus rien des bâtiments du monastère sauf une maison d'habitation. Même le cimetière des moines de l'autre côté du terrain a été profané et détruit. Un voisin, aujourd'hui décédé, Pierre Guéhenneux, a déclaré à ABP « avoir vu les crânes et les ossements dans la benne du bulldozer ».

     

    ABP est retourné sur les lieux et a pu photographier, avec la permission des propriétaires, des os de fémurs qui surgissent ça et là du mur d'enceinte (voir photo).

    La crypte qui existait dans la chapelle est peut-être toujours là sous les plants de tomates avec les restes du dernier roi de Bretagne.

     

    Notes:
    (1) Le pays de Rieux 2000 ans d'histoire. Abbé Henri Le Breton,1957; page 189.
    Rieux, un demi siècle de mutation par Georges Le Cler. Éditions Communale, 1994.

     

     


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    Le président Poutine adresse aux Russes ses vœux du Nouvel An

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    Chers citoyens de Russie! Chers amis!

     

    Dans quelques minutes, nous allons accueillir le Nouvel An. L'approche de ce moment magique qui fait le pont entre le passé et l'avenir nous est familier dès l'enfance. Nous l'attendons avec joie, espoir et émotion. Nous espérons tout le meilleur et le plus brillant.

    La tradition veut que nous célébrions cette fête en famille, avec nos amis les plus proches. Bien sûr, tous ne peuvent pas fêter le Nouvel An avec leurs parents: il faut travailler dans les hôpitaux et dans les usines, il faut effectuer son devoir personnel et son service militaire, il faut protéger les frontières et rester en surveillance permanente pour assurer notre sécurité au sol, en mer et dans les airs. Nous sommes reconnaissants à tous ceux qui restent en poste jour et nuit, même s'il s'agit des jours fériés.

     

    Aujourd'hui, je voudrais particulièrement adresser mes vœux, à l'occasion de cette fête, à nos militaires qui luttent contre le terrorisme international, qui défendent les intérêts nationaux de la Russie à l'étranger, faisant preuve de volonté, de résolution et de fermeté de caractère. D'ailleurs, nous avons toujours besoin de ces qualités, partout et dans tout ce que nous faisons.

     

    Le succès de notre pays dépend du travail efficace et du progrès de chacun d'entre nous. Nous sommes liés par des buts communs, par l'aspiration à être utiles pour la Patrie, responsables de son sort.

    En 2015, nous avons commémoré le 70e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Notre histoire, l'expérience de nos pères et grands-pères, leur unité pendant des temps difficiles ainsi que leur force morale sont pour nous un exemple important à suivre. Ils nous ont aidés et nous aideront à faire face avec dignité aux défis de notre époque.

    Chers amis!

    Maintenant, en cette nuit du Nouvel An, nous nous rendons particulièrement compte à quel point nos proches nous sont chers, à quel point il est important que tout aille bien dans leur vie, qu'ils soient en bonne santé, que nos parents éprouvent la chaleur de notre attention et de nos soucis et qu'ils reçoivent en retour toutes les bonnes choses qu'ils nous ont apprises et qu'ils continuent de nous apprendre. Que nos enfants grandissent sages, actifs, et que l'amour, la disponibilité à aider, la générosité morale et la charité soient notre soutien dans nos affaires quotidiennes.

     

    Nous sommes à quelques instants seulement du Nouvel an. Alors souhaitons-nous succès, joie et bonheur les uns les autres. Remercions-nous les uns les autres pour la compréhension et le soutien, les soins et l'attention. Et portons sans faute un toast à la prospérité et au bien-être de la Russie.

     

    Je vous souhaite de joyeuses fêtes et une bonne année 2016!



    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/russie/20151231/1020689931/russie-poutine-nouvel-an.html#ixzz3vyqtPz6V


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    5 janvier 2016
    Des hackers de Daesh ont piraté les données personnelles de 1400 militaires, diplomates et hommes politiques© Pichi Chuang Source: Reuters
    Des hackers de Daesh ont piraté les données personnelles de 1400 militaires, diplomates et hommes politiques

    Les hackers de l'organisation terroriste sont parvenus à mettre la main sur les données personnelles de près de 1400 hautes personnalités anglaises, américaines et australiennes. Des militaires, diplomates et politiques désormais en danger de mort.

    La liste se présente sous la forme d'une feuille de calcul excel. Noms, prénoms, intitulé du poste occupé, mots de passe des ordinateurs, emails, numéros de téléphone, adresses...les données piratées par Daesh sont aussi précises qu'inquiétantes. 

    Elles concernent 1400 militaires, diplomates et hommes politiques anglais, américains et australiens. Tous sont ciblés dans une «liste noire» mise en ligne par l'organisation terroriste.

    «Nous avons vos noms et vos adresses, nous lisons vos mails, nous regardons et enregistrons chacun de vos mouvements,  nous surveillons vos comptes sur les réseaux sociaux.

    Nous allons transmettre vos renseignements personnels à nos soldats du Califat, qui bientôt avec la permission d'Allah, vont venir vous égorger sur vos propres terres!» a ainsi averti la «Division de Hackers de l'Etat Islamique» en publiant le document sur le web.

    L'avertissement de la Division de Hackers de l'Etat islamique© Capture d'écran sur le site de Mailonline
     
    L'avertissement de la Division de Hackers de l'Etat islamique
     

    Une «liste noire» qui se diffuse sur le web à grande vitesse, via notamment le réseau twitter et les comptes de djihadistes qui combattent en Syrie. 

    Comme celui de l'anglais Junaid Hussain, qui en postant le document, prévient: «Ils nous ont sur leur liste noire, mais nous les avons sur la nôtre».

    En savoir plus: Un hacker anglais au service de Daesh est numéro 3 sur «la liste noire» des Etats-Unis


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    La guerre saoudienne contre l’Iran peut lui revenir en boomerang sous la forme de missiles Houthis

    IrakSyrieArabie saouditeIranLiban 
     
     
     

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    Je continue de penser que, du point de vue des dirigeants saoudiens, l’exécution des membres d’al-Qaïda et apparentés, et du chiite saoudien fauteur de troubles Nimr Baqr al-Nimr était une façon astucieuse de détourner l’attention du peuple des problèmes qui s’accumulent sur la tête de ses gouvernants, et de la récente hausse de 40% du prix de l’essence.

    Mais cela les a entraînés dans une escalade coûteuse.

    Le plus grand danger pour la famille al-Saoud qui règne en dictateur sur l’Arabie saoudite, c’est que son peuple puisse comparer son régime avec un autre système de gouvernement islamique qui a fait ses preuves.

    C’est le cas de la République islamique d’Iran, et sa réintégration dans le monde, après l’accord sur le nucléaire, met au grand jour la qualité de son mode de gouvernance.

    Cela pourrait donner l’idée à des gens et des érudits  islamiques en Arabie Saoudite d’avoir, eux aussi, un système où tous les votes comptent et où les décisions politiques sont prises en votant. Et cela sans une famille dictatoriale et cupide et, surtout, sans renoncer à leurs valeurs islamiques fondamentales.

    C’est pour cela, et non à cause de la religion, que les Saoudiens combattent l’Iran depuis sa révolution en 1979 et qu’ils tenter d’endiguer son influence partout où ils peuvent. Les al-Saoud craignent pour leur famille et leurs sinécures.

    C’est pour ça que les Saoudiens, avec Israël, ont tout tenté pour saboter l’accord nucléaire. Ils veulent que l’Iran retourne dans sa cellule d’isolement. Mais c’est maintenant trop tard.

    Je n’ai pas lu un seul article aujourd’hui dans les médias « occidentaux » qui soit négatif sur l’Iran et/ou positif sur l’Arabie saoudite.

    Le vent de la politique internationale a tourné, et c’est maintenant l’Arabie Saoudite qui est sous pression.

    La réaction impulsive des dirigeants saoudiens actuels, c’est l’escalade et toujours plus d’escalade, et la lutte contre l’Iran partout où il est présent, comme en Irak, en Syrie et au Liban, ou même où il n’y est pas, comme au Yémen.

    Les Saoudiens affirment que l’Iran soutient les Houthis au Yémen mais il n’y a pas la moindre preuve à l’appui de cette affirmation.

    On n’a pas trouvé le moindre Iranien au Yémen ni la moindre arme iranienne. Les Houthis que les Saoudiens combattent au Yémen ne sont pas chiites comme les Iraniens, ils sont plus près de l’islam sunnite que du chiisme duo décimain iranien.

    Il n’y a aucune preuve que les Houthis aient reçu quoi que ce soit de l’Iran, et toutes les histoires d’expéditions d’armes iraniennes au Yémen se sont avérées fausses.

    Cela va peut-être changer maintenant.

    Après le meurtre d’al-Nimr, des radicaux iraniens ont envoyé un groupe d’activistes prendre d’assaut l’ambassade saoudienne à Téhéran et la saccager.

    Ils en veulent au président iranien Rouhani à cause de ce qu’ils considèrent comme des politiques d’apaisement.

    L’administration Rouhani a été stupide de ne pas avoir prévu cette attaque et de ne pas avoir augmenté la protection de l’ambassade. Rouhani multiplie maintenant les courbettes pour se faire pardonner, mais en vain.

    Les Saoudiens ont coupé les relations diplomatiques avec l’Iran et pressé le Bahreïn et le Soudan d’en faire autant. Les dirigeants du Bahreïn ont besoin de la protection saoudienne et le Soudan de l’argent saoudien.

    Les Émirats arabes unis ont seulement réduit leur présence diplomatique à Téhéran en remplaçant l’ambassadeur par un chargé d’affaires. Il est intéressant de noter que les autres pays du Golfe n’ont pas suivi la décision saoudienne.

    Les Saoudiens ont également arrêté tous les vols civils entre l’Iran et l’Arabie saoudite et ont interdit à leurs citoyens de se rendre en Iran. Les relations d’affaires doivent être interrompues entre les pays.

    Les Iraniens en pèlerinage à La Mecque sont toujours les bienvenus.

    On ne comprend pas bien le but de toutes ces mesures. Qu’est-ce que l’Iran pourrait raisonnablement faire qui permettrait aux dirigeants saoudiens de revenir en arrière dans perdre la face?

    Il s’agit là encore de décisions impulsives et erratiques qui ne font de tort qu’au peuple saoudien et à la réputation internationale de la famille régnante.

    On s’attend à d’autres mesures tout aussi stupides.

    Les Saoudiens vont probablement intensifier leur lutte par procuration contre l’Iran en Syrie et peut-être aussi en Irak, en donnant plus d’armes et d’argent aux djihadistes un peu partout.

    Le nouveau gouvernement au Liban, sur lequel l’Iran et l’Arabie saoudite s’étaient mis d’accord récemment, est maintenant à nouveau hors de portée.

    Les Saoudiens vont aussi tenter d’intensifier la lutte contre les Houthis au Yémen et leur soutien iranien imaginaire. Mais après neuf mois de bombardements qui ont réduit l’infrastructure du Yémen en poussière, il y a peu de marge pour une escalade. Toutes les attaques au sol des Saoudiens et de leurs différents mercenaires ont été repoussées et ils sont immobilisés.

    C’est donc l’endroit idéal pour l’Iran pour se livrer à son tour à l’escalade. L’Iran dispose de la technologie et du savoir-faire nécessaire pour doter les Houthis de sérieuses capacités de missiles.

    Ces missiles leur permettraient de réaliser des attaques ciblées sur des cibles saoudiennes.

    Tout le sud de l’Arabie saoudite deviendrait alors un champ de tir houthi. L’Arabie saoudite serait alors obligée de faire la paix ou d’évacuer des parties importantes de son territoire.

    L’exécution d’al-Nimr et la diversion de l’attention publique vers la lutte contre l’Iran aideront les dirigeants saoudiens à apaiser les tensions internes.

    Mais l’escalade a des coûts politiques importants au niveau international et elle pourrait finalement augmenter, par le biais des missiles houthis, ces mêmes problèmes internes que les Saoudiens ont tout fait pour éviter.

    Moon of Alabama | 4 janvier 2016

    Article original: http://www.moonofalabama.org/2016/01/the-saudi-war-on-everything-iran-may-bounce-back-as-houthi-missiles.html

    Traduction : Dominique Muselet

    Source: http://arretsurinfo.ch/la-guerre-saoudienne-contre-liran-peut-lui-revenir-en-boomerang-sous-la-forme-de-missiles-houthis/


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    52 muftis saoudiens appellent au djihad contre la Russie

    Publié par wikistrike.com sur 5 Janvier 2016, 10:53am

     

    52 muftis saoudiens appellent au djihad contre la Russie

     

    La chaîne BBC rapporte que plus d’une cinquantaine de muftis ( clergé religieux ) saoudiens, partisans du renversement du régime de Bachar al-Assad, ont demandé aux pays arabes et musulmans d’apporter un soutien «moral, matériel et militaire» au «djihad» contre la Russie, l’Iran et l’armée gouvernementale syrienne.

    Selon une pétition diffusée en ligne, signée par 53 membres du clergé saoudien, les frappes aériennes russes ont visé des «combattants de la guerre sainte en Syrie» dans le cadre d’une croisade chrétienne orthodoxe en terre d’islam.

    D’après eux, «les combattants de la guerre sainte en Syrie défendent la nation musulmane dans son ensemble» et si ils sont battus, «les pays de l’islam sunnite tomberont tous les uns après les autres».

    Pour cette raison, ils appellent les musulmans à apporter leur soutien au «djihad» contre la Russie, l’Iran et le président Assad.

    L’opération aérienne russe qui a commencé le mercredi 30 septembre et déjà mené à la destruction de plus de 60 cibles terroristes a été comparée à l’opération soviétique en Afghanistan, en 1979, par ces muftis.

    Selon les déclarations officielles, les religieux ne sont pas liés au gouvernement de l’Arabie Saoudite mais leur position reflète l’état d’esprit de nombreux habitants des pays qui soutiennent la lutte contre le président Bachar el-Assad.

    Parallèlement à cet appel, certains groupes de l’opposition syrienne, y compris Ahrar al-Sham (Mouvement islamique des hommes libres du Sham) et l’Armée syrienne libre ont publié une lettre qui appelait aussi les pays de la région à la lutte commune contre «l’occupation russo-iranienne de la Syrie».

    Lundi 5 octobre, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou ne portait pas de frappes contre l’Armée syrienne libre puisqu’elle n’était pas une organisation terroriste.

    Pourtant, il l’a qualifiée de «structure fantôme». «On ne sait rien sur elle», a précisé le ministre des Affaires étrangère russe.

     

    Néanmoins, il a précisé que Moscou avait la volonté d’établir des contacts avec l’Armée syrienne libre «…s’il s’agit d’un groupe patriote composé de Syriens».

     

    Lu ici


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    Exécution d'un clerc chiite au Moyen-Orient : conflits sectaires ou politiques ?

     

    Par Salah Lamrani

     

    « Depuis notre naissance, nous sommes soumis à l’oppression, à l’intimidation, aux persécutions et à la terreur, au point que même les murs nous faisaient peur.

    Même les murs ! Y a-t-il quelqu’un qui n’a pas subi l’injustice et l’oppression dans ce pays ? J’ai plus de 50 ans, soit un demi-siècle.

    Depuis que je suis venu au monde, je ne me suis jamais senti en sécurité dans ce pays, nulle part, depuis mon enfance.

    Nous sommes continuellement accusés, menacés et agressés de toutes parts... Nos poitrines resteront nues face à vos balles et nos mains resteront vides (sans arme), mais nos cœurs resteront emplis de foi… Nous n’avons qu’une alternative : vivre sur cette terre en hommes libres et dignes, ou y être enterrés avec les honneurs (après le martyre)… Nous ne cesserons de dénoncer votre oppression et de revendiquer nos droits. » Nimr al-Nimr, 7 octobre 2011.

     

     


    Les médias occidentaux et du monde arabe ont largement rapporté l’exécution par décapitation du dignitaire chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr, ainsi que de 46 autres saoudiens – majoritairement sunnites – accusés de terrorisme et/ou de sédition.

    Ils ont également insisté sur les réactions très virulentes du monde chiite, de Sayed Ali Khamenei, Guide Suprême de la République Islamique d’Iran, à Sayed Hassan Nasrallah, le Secrétaire Général du Hezbollah (qui est allé jusqu’à parler d’un acte de décès pour le règne dynastique des Saoud), en passant par celle de Sayed Ali Sistani, la plus haute autorité religieuse d’Irak.

    Même si cela a été peu mentionné, d’autres instances, mouvements et personnalités ont condamné cette exécution, en Irak, au Pakistan, en Inde, au Yémen, au Bahreïn et au Liban, notamment le Conseil des Fatwas irakien (sunnite), le FPLP palestinien, ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme Amnesty International et Human Rights Watch.

    L’accent a surtout été porté sur le caractère sectaire de cet événement, souvent replacé dans le cadre d’une « fracture » croissante entre sunnites et chiites, notamment entre l’Arabie Saoudite, berceau de l’Islam et « cœur » du sunnisme, et de l’Iran, cœur spirituel du chiisme, dans une apparente lutte d’influence pour la domination du Moyen-Orient. Le différend millénaire entre les « sunnites » ou « loyalistes » de l’ « Ecole des Califes » (Compagnons qui ont dirigé le monde musulman après le décès du Prophète) d’une part, et les « chiites » ou « partisans » de l’ « Ecole de la Demeure » (les Imams de la lignée du Prophète, figures « d’opposition ») d’autre part, est très souvent présenté comme le sésame qui permet de comprendre les luttes et guerres impitoyables qui déchirent la région.

     

    Et ce jusqu’à la coalition américano-saoudienne qui dévaste depuis 10 mois le Yémen zaydite – une branche minoritaire du chiisme –, et la lutte contre Daech auxquelles seraient opposées une alliance « traditionnelle » (Amérique du Nord et Europe alliées à l’Arabie Saoudite et aux autres pétromonarchies du Golfe sunnites) et une alliance « orthodoxe » (Iran, Irak et Hezbollah chiites, Syrie alaouite – une autre branche minoritaire du chiisme – et Russie).

    Mais ces analyses, par trop simplistes, traduisent une méconnaissance de l’Histoire du monde arabo-musulman et de la géopolitique du Moyen-Orient, et reposent sur des présupposés fallacieux qui ne résistent pas à l’examen. Et, de manière révélatrice, elles ne posent pas même les questions qui s’imposent, à savoir, puisqu’il s’agit au départ de l’exécution d’une importante figure religieuse, celles des motivations alléguées, présumées et/ou probables de cet acte, dans un tel contexte de surcroît, car Nimr al-Nimr était emprisonné depuis juillet 2012 et condamné à mort depuis plus d’un an.

    Qui était donc Nimr al-Nimr ? C’était effectivement une figure religieuse chiite (un « Cheikh »), qui avait suivi un cursus de théologie en Iran avant de revenir prêcher dans sa province natale de Qatif, en Arabie Saoudite. Mais dès l’abord, il faut souligner que le seul qualificatif de religieux est insuffisant pour désigner Nimr al-Nimr, car la « laïcité » ne règne pas en terre d’Islam, nombre de figures politiques majeures étant des clercs (Hassan al-Banna, Sayed Qutb, Ruhullah Khomeini, Hassan Nasrallah, etc.), surtout après les efforts occidentaux – couronnés de succès – visant à marginaliser et/ou briser les dirigeants et Etats séculaires (l’Egypte de Nasser, l’Irak de Saddam Hussein, la Libye de Kadhafi, la Syrie de Bachar al-Assad), avec les résultats que l’on connait. Nimr al-Nimr doit donc être considéré certes comme un prédicateur religieux, mais aussi, indéniablement, comme une figure politique majeure de l’opposition, très populaire au sein de la jeunesse, et ayant un rayonnement bien au-delà de sa secte et de son pays, notamment grâce à son charisme et à son courage face aux injustices criantes de la société saoudienne.

    Nimr al-Nimr dénonçait en effet la dynastie des Saoud de manière très virulente et réclamait des réformes et une démocratisation du pays, face à une monarchie médiévale qui, comme chacun le sait, considère les droits de l’homme, les libertés en général et la liberté d’expression en particulier comme des hérésies, et, soulignons-le, punit l’hérésie par le tranchant du sabre voire la crucifixion. Nimr al-Nimr a souvent été emprisonné, et très certainement torturé pour ses déclarations véhémentes et sa participation à des manifestations malgré les violences auxquelles étaient soumis les citoyens, la répression à balles réelles, les arrestations abusives, les tortures, etc. En 2012, le quotidien britannique The Guardian décrivait cette situation comme « le conflit le moins rapporté du Moyen-Orient », expliquant cette omerta médiatique occidentale sur le « Printemps arabe » saoudien par les contrats énergétiques et d’armements faramineux conclus avec cette pétromonarchie par Washington et Londres – et Paris –, dont elle est un allié stratégique.

    La situation des droits de l’homme en Arabie Saoudite est décrite en ces termes par Amnesty International dans son rapport 2014-2015 : « Dans le Golfe, les autorités de Bahreïn, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont inlassablement muselé la dissidence et réprimé tout signe d’opposition au pouvoir, avec la conviction que leurs principaux alliés dans les démocraties occidentales ne risquaient guère de soulever des objections… [En Arabie Saoudite,] des restrictions sévères pesaient sur la liberté d’expression, d’association et de réunion. Le gouvernement a réprimé la dissidence en arrêtant et en incarcérant des personnes qui le critiquaient, y compris des défenseurs des droits humains. Beaucoup de ces personnes ont été jugées dans le cadre de procès inéquitables par des tribunaux n’appliquant pas une procédure régulière, notamment un tribunal spécial antiterroriste qui prononçait des condamnations à mort. Une nouvelle loi assimilait réellement au terrorisme les critiques à l’égard du gouvernement et d’autres activités pacifiques. Les autorités ont réprimé le militantisme en ligne et intimidé les militants et les membres de leur famille qui dénonçaient des violations des droits humains. La discrimination envers la minorité chiite persistait ; certains militants chiites ont été condamnés à mort et beaucoup d’autres à de lourdes peines d’emprisonnement. Des informations ont fait état de tortures régulièrement infligées aux détenus ; des accusés ont été déclarés coupables sur la base d’ ‘aveux’ obtenus sous la torture, d’autres ont été condamnés à des peines de flagellation… Le gouvernement ne tolérait pas l’existence de partis politiques, de syndicats ni de groupes indépendants de défense des droits humains. Des personnes qui avaient créé des organisations non autorisées ou en étaient membres ont été arrêtées, poursuivies en justice et emprisonnées… Tous les rassemblements publics, y compris les manifestations, demeuraient interdits en vertu d’un arrêté pris en 2011 par le ministère de l’Intérieur. Ceux qui tentaient de braver cette interdiction risquaient d’être arrêtés, poursuivis et emprisonnés, entre autres pour avoir ‘incité la population à s’opposer aux autorités’. » On le voit, c’est bien au péril de sa vie – et de celle de ses proches – qu’on s’engage sur la scène politique en Arabie Saoudite.

    Nimr al-Nimr était une figure majeure de ce mouvement de contestation pacifique qui réclamait le respect des droits humains et davantage de libertés, et malgré les provocations et sévices auxquels étaient soumis les manifestants, dont son neveu de 17 ans qui fut également arrêté, torturé et condamné à mort – il attend encore son exécution –, il resta un partisan farouche de la non-violence. Précisons qu’il en va de même pour le mouvement de protestation au Bahreïn qui dure depuis 2011, et dont les dirigeants ont maintenu le caractère pacifique malgré une répression sanglante et l’intervention des forces armées saoudiennes – contre laquelle de nombreuses manifestations ont été organisées en Arabie Saoudite même, avec la participation active de Nimr al-Nimr.

    Au Bahreïn comme en Arabie Saoudite, les manifestants demandaient avant tout une démocratisation du pays, tout comme les autres mouvements populaires spontanés du « Printemps arabe », en particulier la Tunisie et l’Egypte. Mais alors que ces mouvements ont largement été relayés par les médias arabes et occidentaux, qui dans l’ensemble sympathisaient avec ces revendications légitimes, les mouvements populaires au Bahreïn et en Arabie Saoudite ont été ignorés et/ou dénoncés comme des revendications sectaires, au seul prétexte de la grande proportion de chiites qui y participent.

    Rappelons que 15% de la population saoudienne est chiite, surtout concentrée dans les zones pétrolières stratégiques à l’Est du pays où elle est majoritaire, ainsi que 60% de la population du Bahreïn, et qu’elles font face à des monarchies wahhabites – branche extrémiste et marginale du sunnisme qui considère le chiisme (et nombre d’écoles du sunnisme) comme des hérésies, plus encore que la démocratie, la liberté, etc.

    Les mouvements populaires en Arabie Saoudite et au Bahreïn ne sont pas sectaires, et ne demandent pas plus de droits pour les seuls chiites – bien que ces populations soient particulièrement marginalisées et opprimées – mais pour toute la population, brimée dans son ensemble par des dynasties régnantes tyranniques, les Saoud et les Al-Khalifa. Voilà ce que déclarait Nimr al-Nimr le 7 octobre 2011 : « Nous avons trois revendications essentielles : des réformes politiques dans le sens de plus de liberté et de dignité pour le peuple, la libération des prisonniers politiques arrêtés pour leur simple participation à des manifestations, dont certains sont emprisonnés depuis plus de 16 ans, et la fin de la répression au Bahreïn. » Est-ce là une revendication sectaire, une querelle de chapelle ?

    Certes pas : c’est bel et bien un authentique mouvement en faveur de la liberté et du respect des droits de l’homme. Et il ne pourrait en aller autrement : du fait même qu’ils sont minoritaires dans le monde islamique, et qu’ils sont toujours les cibles et les principales victimes des discours sectaires, les dirigeants chiites sont très vigilants sur ces questions, évitant tout propos sectaire et prônant l’unité islamique et citoyenne, dénonçant tout discours factieux et toute idée de division, de sécession ou de lutte armée, accusations traditionnellement lancées contre eux pour les discréditer auprès du reste de la population et justifier leur répression sanglante.

    Il est absurde, indigne et irresponsable de donner une caractérisation sectaire à ces revendications de démocratie pour la seule raison que, de fait, elles permettraient une meilleure représentation des chiites, ce qui est le propre de toute démocratie représentative.

    A ce titre, toute revendication de démocratie pourrait être caricaturée comme la simple manifestation d’un esprit de parti, car il suffirait de stigmatiser la couleur politique (et/ou religieuse) des manifestants ou porte-paroles de ces mouvements pour en nier le caractère légitime et universel. On pourrait même dire, de manière à peine plus abusive, que cela reviendrait à donner un caractère sectaire à un acte de banditisme après avoir découvert que l’agresseur était sunnite et l’agressé chiite, ou vice versa, même si aucun d’entre eux ne pouvait le savoir et que le mobile était bien évidemment purement matériel. Et même si le détrousseur et/ou meurtrier arguait (à tort ou à raison) de questions sectaires pour rallier des complices crédules, la cause première ne resterait-t-elle pas le gain matériel ?

    Nimr al-Nimr ne faisait référence à son appartenance sectaire que pour aller dans le sens de l’unité, comme il le fit dans ce même discours d’octobre 2011 : « Qui a prétendu que les chiites sont les seuls à être opprimés ? Devrions-nous nous taire parce que nous ne sommes pas les seules victimes des arrestations et de la répression ? Mais c’est pire encore !

    En quoi cela serait-il une excuse (pour le régime) ? Devrions-nous tolérer qu’ils arrêtent (injustement) des sunnites ? Sur quelle base ? Pourquoi arrêtent-ils ces milliers de personnes (sunnites et chiites) ? Nous sommes tous victimes (de ce régime). Où est l’argent, où sont les milliards ?

    Le chômage, l’emprisonnement, le dénuement touchent toute la population… Nous continuerons à réclamer les droits de tous les opprimés. » Il dénonçait également les allégeances sectaires, rappelant que l’Islam abhorrant tout type d’oppression, la responsabilité d’un musulman est de se désolidariser de tout oppresseur, quel qu’il soit : familles Saoud et al-Khalifa en premier lieu, jusqu’à la famille al-Assad, tant les sunnites que les chiites sont innocents des crimes des uns et des autres, et doivent les condamner sous peine d’en être complices, affirmait-il en décembre 2011, en concluant que tous les opprimés doivent s’unir contre leurs oppresseurs.

    Enfin, Nimr al-Nimr était un défenseur acharné de la cause palestinienne, et appelait son gouvernement à envoyer ses forces armées contre Israël au lieu d’agresser le Bahreïn.

    Certains médias ont parlé du caractère « provocateur » des discours de Nimr al-Nimr, mais ce sont là des « précautions oratoires » absurdes voire indécentes qui semblent faire abstraction de la violence massive et inouïe, physique et non pas verbale, à laquelle ils constituent une réponse. Dans l’un de ses derniers discours datant du 22 juin 2012, deux semaines avant son arrestation, Nimr al-Nimr évoquait la mort du Prince Nayef, Ministre de l’Intérieur et héritier au trône, en affirmant explicitement que la seule réaction possible face à la disparition du meurtrier, tortionnaire et geôlier de leurs enfants – dont des membres de sa propre famille –, était de glorifier Dieu et de se réjouir, seul « l’Ange de la mort » étant capable d’atteindre de tels despotes. Une déclaration tout à fait « proportionnée », pour reprendre un terme cher à nos hommes politiques et médias, et qui ne justifie certes pas l’épithète flétrissante de « provocateur » face à des assassins et tortionnaires de sang-froid : au contraire, dans de telles conditions d’oppression, c’est plutôt sa sagesse et sa modération qu’il faudrait saluer, car il a toujours rejeté les appels à la violence et à la sédition auxquelles on s’évertuait à l’acculer, et a toujours été un avocat ardent de la contestation pacifique.

    L’accusation d’être un agent de « l’expansionnisme » perse – bien que l’Iran n’ait commis aucun acte d’agression depuis le XIXe siècle – a également été portée contre lui. Mais sa dénonciation du régime syrien, allié stratégique de Téhéran, est un signe éloquent de son indépendance, maintes fois revendiquée.

    De plus, Nimr al-Nimr a montré l’inanité et les contradictions de cette accusation non étayée en rappelant que l’oppression contre les chiites, inhérente au wahhabisme, est bien antérieure à la Révolution Islamique. De telles persécutions se sont produites dès l’établissement du premier état saoudien suite à l’alliance de Muhammad Ibn Abd-al-Wahhab et de la Maison des Saoud au XVIIIe siècle, et ont perduré jusqu’à ce jour, s’étendant à toute la population, comme l’indiquait clairement le rapport d’Amnesty International.

    Et du reste, soulignait Nimr al-Nimr, il sied mal au régime saoudien et aux pays du Golfe, dont le territoire abrite maintes bases militaires américaines et que l’Occident inonde de ses armes, de les accuser d’obtenir une quelconque aide de l’Iran, qui ne peut consister qu’en un soutien moral. Nimr al-Nimr était donc un authentique opposant politique national, au sens le plus noble du terme. C’est pourquoi Amnesty International a clairement dénoncé « un procès politique et inique » et une instrumentalisation de questions annexes : « Les autorités saoudiennes ont indiqué que les exécutions avaient pour but de combattre la terreur et de préserver la sécurité. L’exécution de Nimr al-Nimr en particulier semble toutefois indiquer qu’elles recourent également à la peine de mort sous couvert de lutte antiterroriste pour régler des comptes et écraser la dissidence. »

    Pourquoi le régime saoudien a-t-il décidé d’exécuter Nimr al-Nimr dans ce contexte particulier ? Certainement par dépit face à l’échec de sa campagne au Yémen, qui se révèle un échec spectaculaire malgré 9 mois de guerre sans merci d’une coalition des pays arabes les plus riches – soutenus par l’Occident – contre le plus pauvre d’entre eux, dans laquelle l’Arabie Saoudite ne parvient même pas à défendre son propre territoire contre les frappes et incursions yéménites régulières qui déciment ses troupes.

    De même, les investissements et espoirs de l’Arabie Saoudite en Irak et surtout en Syrie sont partis en fumée depuis l’intervention russe, Daech – dont Saoud est le père et le wahhabisme la mère – battant en retrait sur tous les fronts.

    Ces dépenses colossales, conjuguées à la chute des prix du pétrole, grèvent l’économie saoudienne et lui imposent des réformes, tandis que ses dirigeants sanguinaires sont réduits à des actes de vengeance tels que l’exécution de Nimr al-Nimr et davantage de destructions et de crimes contre la population civile au Yémen où Riyad a annoncé la fin du cessez-le-feu, espérant inculquer la terreur à tous et étouffer toute revendication par ce message sanglant.

    Qu’en est-il de la question sectaire et de la « rivalité » entre l’Arabie Saoudite « sunnite » (disons plutôt wahhabite) et l’Iran chiite ?

    Il est évident que l’Arabie Saoudite, qui, depuis la Révolution Islamique d’Iran en 1979, a dépensé des milliards de dollars pour inonder le monde musulman de diatribes anti-chiites, calomniant sans vergogne les adeptes de cette école et présentant l’Iran comme le principal ennemi du monde arabo-musulman (bien avant les Etats-Unis ou Israël), n’a cessé de faire tout son possible pour donner cette coloration sectaire aux conflits.

    La propagande de Daech recrute des « djihadistes » pour combattre en Irak et en Syrie par ces mêmes procédés, en persuadant des brutes conditionnées par des décennies de propagande wahhabite qu’ils défendront la pureté originelle de l’Islam contre les « innovateurs chiites et alaouites » qu’il faudrait passer par le fil de l’épée. Ce discours, galvanisé par les desseins de Washington, Londres et Paris au Moyen-Orient et leurs ressources et moyens illimités, a pu toucher des dizaines de milliers de fanatiques au début de la crise syrienne, mais il a beaucoup perdu de son impact au contact de la réalité du terrain, surtout depuis que les crimes indiscriminés des terroristes takfiris ont été révélés au grand jour.

    La grande majorité de leurs victimes sont en effet des sunnites, et dès le début de la crise en 2011, notamment en Syrie où la majorité de l'armée loyaliste est sunnite, toutes les ethnies, religions et sectes ont combattu Al-Qaïda, Daech et autres côte à côte, de même qu’elles ont coexisté pacifiquement pendant des siècles.

    Ce nouvel acte barbare de l’Arabie Saoudite pourrait également constituer un acte de provocation visant à raviver ces tensions sectaires, à l’instar de sa rupture des relations diplomatiques avec l’Iran consécutive à l’attaque contre son ambassade à Téhéran.

    Quelle est la place réelle de la religion dans tout cela ? Il en va pour ces guerres comme pour toutes les guerres précédentes : la religion n’en est jamais le véritable mobile, mais elle n’est qu’un simple prétexte pour cacher des desseins purement politiques, des luttes d’influence et de pouvoir, entre des aspirations à l’indépendance et à la liberté et des volontés d’hégémonie et de domination, aux échelles des nations, de la région et du monde.

    Pour se convaincre du fait que la « rivalité » entre l’Iran et l’Arabie Saoudite est de nature politique et aucunement religieuse, il suffit de rappeler que si l’Iran est une République Islamique depuis 1979, elle est chiite depuis le XVIe siècle. Lorsque l’Iran, sous le Shah Muhammad Redha Pahlavi, était le principal allié des Etats-Unis et le « gendarme du Moyen-Orient », n’était-il pas l’allié et même le maître des Saoud ?

    L’actuel roi d’Arabie Saoudite, Salmane b. Abd-al-Aziz al-Saoud, n’a-t-il pas lui-même accueilli le Shah en dansant au début des années 1970 ? Le Shah n’était-il pas un perse, n’était-il pas prétendument un chiite ? L’Arabie Saoudite n’était-elle pas déjà wahhabite ? Certes si. Mais cela ne posait aucun problème, car l’essentiel était sauf, à savoir les liens de vassalité mutuels envers les Etats-Unis et leur politique impériale et néocoloniale au Moyen-Orient, dont Téhéran et Riyad, tout comme Tel-Aviv, étaient de fidèles agents.

    Il est donc absurde de prétendre que les questions sectaires constituent la base de la rivalité entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, qui ne date que de 1979, année de la Révolution de l’Imam Khomeini qui a transformé l’Iran en une puissance indépendante, ennemie implacable des Etats-Unis, tout comme Cuba en 1959, face auxquels Washington craignait un « effet domino » du souverainisme qui a bel et bien eu lieu en Amérique Latine, et qui est en cours au Moyen-Orient.

    C’est alors qu’il a fallu combattre l’Iran, au prétexte de la lutte contre le chiisme pour l’Arabie Saoudite, de la lutte contre les « perses » pour l’Irak de Saddam Hussein (la population en étant majoritairement chiite, le prétexte sectaire était impensable), et de la lutte contre le fondamentalisme ou la prolifération nucléaire pour les Etats-Unis.

    Nimr al-Nimr dénonçait vivement cette imposture dans son discours, s’adressant aux Saoud et condamnant leurs politiques séditieuses tant à l’intérieur du pays que dans la région : « Nous ne voyons aucun problème entre les sunnites ou les chiites, entre les différents pays sunnites et l’Iran.

    Le seul problème c’est vous, et vous vous moquez du monde [en instrumentalisant cette prétendue rivalité sectaire]. Il n’y a pas de problèmes entre les sunnites et les chiites, ce ne sont que des mensonges et des falsifications dont vous vous servez pour tromper les ignorants d’entre vos partisans et les brutes qui se prétendent ‘salafistes’ : les ‘salafistes’ de Nayef, les ‘salafistes’ des Saoud, qui n’accordent aucune considération à la religion, le ‘salafisme’ qui se base sur le meurtre, le viol de l’honneur, la trahison, la collaborationnisme avec les Etats-Unis, tel est leur ‘salafisme’.  Tels sont les Saoud. »

    Par sa foi en la lutte non-violente et en la force invincible d’une parole de vérité face à la plus rétrograde, à la plus impitoyable des tyrannies, Nimr al-Nimr incarnait de manière exemplaire l’aspiration des peuples arabes à la démocratie et à la dignité.

    Bien que la condamnation de son exécution ait été assez tiède en Occident, se réfugiant souvent derrière de timides condamnations de principe de la peine de mort, tous les partisans authentiques du droit à l’auto-détermination des peuples et de la liberté d’expression peuvent considérer Nimr al-Nimr comme un martyr et en porter le deuil.

    Source et Publication:  Merci Salah Lamrani


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    Reconnaitre l’Iran

    Reconnaitre l'Iran

    Voilà bien le type même d’essai historique qui vous met mal à l’aise, vous fait monter au front le rouge de la honte : Les grandes figures de l’Iran  mettent en scène treize figures majeures d’un peuple héritier en filiation directe de l’antique Perse.

    L’Iran procède d’une histoire étirée sur 35 siècles au moins. Qu’en savons-nous en France ? Très peu de choses.

    Il y a bien, aux origines, Zarathoustra (mais très recomposé et déformé par Nietzche), Cyrus le Grand, Darius et Xerxès Ier, les deux vaincus de Marathon et Salamine, des faits d’armes exaltés par les Grecs mais secondaires aux yeux des Perses.

    Et puis, après, un vide immense, peut-être Shah Abbas, contemporain d’Henri IV et Louis XIII…

    Dans le contexte de la guerre froide, Mossadegh, le pourfendeur nationaliste des géants pétroliers venus exploiter le pétrole iranien…, le dernier shah, Mohamed Réza Pahlavi qu’un ayatollah couvé par la France, Khomeyni, renverse pour fonder une république théocratique, tout juste retournée, en 2015, dans le jeu international.

    Des miettes d’histoire donc et d’immenses solutions de continuité qui mettent à mal l’intelligence d’un « continuum » faisant de l’espace iranien un flux inscrit dans un « temps long » du double de la France ! Comment remédier à notre ignorance ?

    En lisant de bons auteurs. Houchang Nahavandi a été recteur des universités de Shivaz et Téhéran, Yves Bonati, diplômé de l’Ecole pratique des hautes études, est spécialiste d’histoire des religions du Proche-Orient. Deux universitaires donc mais à la démarche parfaitement pédagogique, livrant un travail accessible à tous, ou presque.

    Ajouter à cela des qualités d’exposition et d’écriture (Nahavandi écrit en français) qui rendent leur suite de figures mémorables passionnante.

    Impossible, ici, de les reprendre toutes, juste quelques étapes.

    – Zarathoustra qui écrit ses « Ghates », ses hymnes sacrés, autour du 15° siècle avant notre ère.

    Il est le Zoroastre des Grecs. Sa méditation sur les principes permettant d’accéder au bonheur sera proscrite par le deuxième calife, Omar ibn al Khattâb mais elle survivra, plus ou moins souterraine. Le dieu unique Ahura Mazda qui cumule les principes mâle et femelle vient avant les religions du Livre et les perfuse.

    – Cyrus le Grand (559-530 av. J.-C.) fut non seulement un conquérant mais aussi un législateur.

    Ce qu’on appelle le « cylindre de Cyrus » (une inscription d’argile qui consigne, dans la gloire, sa vie) peut être reconnu comme la première des déclarations des droits de l’homme. Cyrus garantit la liberté et la sécurité de tous, il affranchit les peuples réduits en esclavage.

    – Une démarche organisatrice et régulatrice que l’on retrouve chez Mithridate Ier, sixième roi de la dynastie des Arsacides qui s’imposa pendant un demi-millénaire, de 250 avant notre ère à 224. Il met en place des organes représentatifs pouvant légiférer.

    Selon les auteurs, Mithridate anticipe sur la Grande Charte imposée à Jean Sans Terre en 1215.

    – Chapour Ier le Sassanide (200-272) fut le vainqueur du Romain Valérien à Carrhes en 259. Mais il est aussi celui qui fait traduire en pahlavi (ancien persan) les grands textes grecs, latins et bouddhistes. Il réunit à  Ctésiphon, sa capitale, des érudits de toutes origines et fonde une académie.

    A l’aube du deuxième millénaire, les auteurs insistent sur la figure de Ferdowsi (930-1020), immense poète qui délecta Heine et Lamartine. De lui :

    « Les édifices les mieux construits se désagrègent
    Sous l’action de la pluie et de l’ardent soleil
    Mais sur le monument que mes vers ont bâti
    Ni le vent ni la pluie n’auront de prise… »

    – Son contemporain Avicienne (980-1037) a été salué comme le prince des savants. Un musulman éclairé, sans tabous ni interdits sexuels, mettant en marche une médecine expérimentale et préventive, un millénaire avant Claude Bernard !

    Poursuivons, trop vite, avec Ismaïl Ier (1487-1527) le « shah aux yeux bleus », monarque de droit divin, maître d’un empire de trois millions de km2. Ennemi des Turcs ottomans qu’il endigue un temps.

    L’imposition du chi’isme comme religion d’Etat n’est pas « un caprice royal » mais une manière de réunir tous ses sujets « sous une même bannière, en creusant un fossé irréversible avec les peuples voisins».

    – A Shah Abbas (1571-1628), le grand Safavide, revient le mérite d’avoir donné aux Iraniens Ispahan, « la moitié du monde », ses joyaux, le « Meidan-è-shah », la place royale, la mosquée royale…

    Le déclin iranien vient ensuite. Un état décadent qui fait du pays une proie facile pour les puissances coloniales.

    Pour leur résister, un grand ministre réformateur, Amir Kabir (1802-1852) qui se met à l’école de l’Europe.

    Son échec est resté dans toutes les mémoires et il survit dans l’esprit de Réza Shah (déposé par les Anglo-Américains et les Russes en 1941) et dans celui de son fils, le dernier Shah.

    Pour conclure, Bomati et Nahavandi insistent sur la spécificité iranienne, cette « iranité » qui a toujours su résister aux agressions extérieures.

    Le plus grand défi aujourd’hui est d’affronter le monde ouvert à tous les caprices et méfaits de la mondialisation.

    Retour aux sources et modernité doivent se conjuguer et redonner sa place à un pays de vieille culture, si proche de l’Europe puisque procédant de la même matrice indo-européenne.

    Jean Heurtin 

    Les grandes figures de l’Iran, Houchang Nahavandi et Yves Bomati, Perrin

    Photo : DR
    [cc] Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine


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    6
    Jan
    2016

    Les missiles d’Okinawa du mois d’octobre 1962, par Aaron Tovish

    Encore une incroyable histoire des bienfaits des armes nucléaires…

    L’espèce humaine : l’avenir d’une illusion ?

    Source : Bulletin of the Atomic Scientists, le 25/10/2015

    Aaron Tovish

    John Bordne, un habitant de Blakeslee en Pennsylvanie, a dû garder pour lui son histoire personnelle pendant plus de cinquante ans.

    C’est seulement récemment que l’armée de l’Air des États-Unis l’a autorisé à la conter, et, si sa vérité est confirmée, elle constituera un ajout terrifiant à la liste déjà longue et effrayante des erreurs et dysfonctionnements qui ont failli plonger le monde dans la guerre nucléaire.

    L’histoire commence juste après minuit, aux toutes premières heures du 28 octobre 1962, au moment même où la crise des missiles de Cuba atteignait son sommet. John Bordne, qui était alors navigant de l’armée de l’air, raconte qu’il a pris son service plein d’appréhension.

    A ce moment-là, en réponse à l’évolution de la crise née du déploiement secret de missiles soviétiques à Cuba, toutes les forces stratégiques américaines avaient été mises en état d’alerte numéro 2 (Defense Readiness Condition 2, DEFCON2) ; ce qui veut dire qu’elles étaient prêtes à passer à l’état d’alerte numéro 1 (DEFCON1) en quelques minutes. Une fois sous DEFCON1, un missile peut être lancé dans les quelques minutes qui suivent l’ordre donné à une équipe de le faire.

    Bordne officiait dans l’un des quatre sites secrets de lancement de missiles de l’île japonaise d’Okinawa alors sous occupation américaine. Il y avait deux centres de contrôle des lancements sur chaque site. Chacun d’eux était servi par une équipe de sept membres. Avec le soutien de son équipe, chaque officier de tir était responsable de quatre missiles Mace B équipés de charges nucléaires mark 28.

    Le modèle de charge mark 28 avait une puissance équivalente à 1,1 million de tonnes de TNT, c’est-à-dire que chaque charge était à peu près 70 fois plus puissante que les bombes d’Hiroshima et Nagasaki. Toutes ensemble, on avait donc là 35,2 millions de tonnes de TNT.

    Avec sa portée de 2 300 kilomètres, le Mace B d’Okinawa pouvait atteindre les capitales communistes de Hanoi, Pékin, et Pyongyang, et aussi les installations militaires de Vladivostok.

    Plusieurs heures après le début de son service, dit-il, le commandant du centre d’opérations d’Okinawa a commencé une transmission radio vers les quatre sites, comme il était habituel de le faire à la moitié du temps de service. Après les vérifications ordinaires de l’heure et la mise à jour des informations météo, arrivait l’ordinaire chaîne de caractères du code. Normalement le début de la chaîne ne correspondait pas aux caractères qu’avait l’équipe.

    Mais cette fois-ci, les caractères étaient les mêmes, indiquant qu’une instruction spéciale devait suivre. De temps à autre, on transmettait des caractères se correspondant, à titre d’entraînement, mais dans ces cas-là la seconde partie du code ne correspondait pas à celle du code détenu par l’équipe de lancement. Lorsque l’alerte avait été portée au niveau 2, les équipes avaient été informées qu’il n’y aurait plus de tels tests.

    Donc, cette fois-ci, où la première partie du code transmis coïncidait avec la première partie du code des équipes, l’équipe de Bordne s’est immédiatement alarmée, et, de fait, la seconde partie du code transmis, pour la première fois, coïncidait aussi.

    A ce stade, l’officier de tir de l’équipe de Bordne, le capitaine William Bassett, avait l’autorisation d’ouvrir sa pochette. Si le code contenu dans la pochette coïncidait avec la troisième partie du code transmis par radio, le capitaine avait pour instruction d’ouvrir une enveloppe prise dans la pochette et contenant les informations sur les cibles et les clés de lancement. Bordne dit que tous les codes correspondaient, confirmant l’authenticité de l’ordre de lancement de tous les missiles de l’équipe.

    Puisque l’émission à mi-service était à destination de toutes les huit équipes, le capitaine Bassett, en tant que plus haut responsable sur le terrain pendant ce service, a commencé à prendre la direction des opérations, sur la supposition que les sept autres équipes de l’île d’Okinawa avaient aussi reçu l’ordre, comme me l’a fièrement dit Bordne au cours d’un entretien de trois heures en mai 2015. Il m’a également permis de lire dans ses mémoires non publiées le chapitre sur cet incident, et j’ai échangé avec lui plus de cinquante courriels pour être bien sûr que je comprenais son récit de l’incident.

    Selon le compte rendu de Bordne, au moment du pic de la crise des missiles de Cuba, les équipes de l’armée de l’air américaine basées à Okinawa avaient reçu l’ordre de lancer 32 missiles, chacun d’entre eux portant une forte charge nucléaire. Seule la prudence, le bon sens et l’action décisive des personnes en poste ayant reçu ces ordres a empêché le lancement – et évité la guerre nucléaire qui plus probablement aurait suivi.

    Le journal japonais Kyodo News a parlé de cette affaire, mais seulement en ce qui concerne l’équipe de Bordne. Selon moi, les souvenirs complets de Bordne, parce qu’ils impliquent aussi les sept autres équipes, doivent être aussi bien rendus publics maintenant, car ils fournissent plus de raisons qu’il n’en faut au gouvernement américain pour rechercher et publier en temps opportun tous les documents en rapport avec ce qui s’est passé à Okinawa pendant la crise des missiles de Cuba. S’il est vrai, le compte rendu de Bordne sera un apport appréciable à la compréhension historique, non seulement de la crise cubaine, mais du rôle qu’ont joué, et continuent à jouer en cet Age Nucléaire, les accidents et les erreurs de calcul.

    Ce qu’affirme Bordne. Bordne avait été longuement interrogé l’année dernière par Masakatsu Ota, collaborateur important du Kyodo News, journal qui se décrit lui-même comme le principal organe d’information japonais, présent partout dans le monde avec plus de quarante bureaux hors du Japon. Dans un article de mars 2015, Ota exposait la plus grande partie du récit de Bordne et écrivait qu’ “un autre vétéran américain ayant servi à Okinawa a lui aussi récemment confirmé [ce que dit Bordne] sous condition d’anonymat”. Ota a par la suite refusé de dévoiler l’identité de ce vétéran, à cause de la promesse d’anonymat qui lui avait été faite.

    Ota ne rapporte pas les parties de l’histoire racontée par Bordne et qui sont basées sur les échanges téléphoniques que Bordne dit avoir surpris entre son officier de tir, le capitaine Basset, et les sept autres officiers de tir. Bordne, qui était dans le centre de contrôle de lancement avec le capitaine Basset, n’était directement au courant que de ce qui se disait à un bout de la ligne au cours de ces conversations – sauf dans le cas où le capitaine aurait directement répété à Bordne et aux deux autres membres de l’équipe présents dans le centre de contrôle de lancement ce que venait de dire un autre officier de tir.

    Cette réserve étant entendue, voici le compte rendu fait par Bordne de la suite des événements de cette nuit :

    Immédiatement après avoir ouvert sa pochette et obtenu la confirmation qu’il avait bien reçu les ordres de lancement de tous les quatre missiles dont il était responsable, le capitane Basset, m’a dit Bordne, a manifesté son impression que quelque chose clochait. Les ordres de lancement d’armes nucléaires n’étaient censés être donnés qu’au plus haut état d’alerte ; et, en effet, c’était là la différence principale entre DEFCON2 et DEFCON1. Bordne se souvient du capitaine disant “Nous n’avons pas reçu l’avis de montée à DEFCON1, ce qui est hautement irrégulier, et il nous faut procéder avec prudence. Cet ordre peut être vraiment voulu, ou ce peut être le plus énorme plantage qu’on aura jamais connu de toute notre existence.”

    Pendant que le capitaine consultait par téléphone d’autres officiers de lancement, l’équipe se demandait si par extraordinaire l’ordre de passage à DEFCON1 aurait pu être brouillé par l’ennemi, tandis que le bulletin météo et l’ordre de lancement codé aurait pu d’une façon ou d’une autre réussir à passer. Et, se souvient Bordne, le capitaine Basset faisait connaître une autre inquiétude communiquée par l’un des autres officiers de lancement : une attaque préventive était déjà en cours, et, dans leur précipitation à répondre, les commandants s’étaient dispensés du stade DEFCON1. Après quelques calculs rapides, les membres de l’équipe réalisèrent que si Okinawa avait été la cible d’une attaque préventive, ils auraient déjà dû avoir senti l’impact. Chaque moment qui passait sans les bruits et les tremblements d’une explosion rendait cette possible explication de moins en moins plausible.

    Malgré tout, pour se protéger de cette éventualité, le capitaine Basset a donné l’ordre à l’équipe de vérifier définitivement que les missiles étaient prêts à être lancés. Quand le capitaine prit connaissance de la liste des cibles, il apparut, à la grande surprise de l’équipe, que trois des quatre cibles n’étaient pas en Russie. A ce moment, se rappelle Bordne, le téléphone inter-site a sonné. C’était un autre officier de tir, faisant savoir que sa liste contenait deux cibles non russes. Pourquoi s’en prendre à des pays non-belligérants ? Ceci ne semblait pas être approprié.

    Le capitaine ordonna que les portes des baies des missiles aux objectifs non-russes restent fermées. Puis il entrouvrit la porte du missile visant la Russie. Dans cette position, elle pouvait facilement être complètement ouverte (même à la main), ou, dans le cas où surviendrait une explosion à l’extérieur, être fermée par le souffle, augmentant ainsi les chances du missile d’échapper à la destruction. Il prit la radio et avisa toutes les autres équipes de faire la même chose, en attendant une “clarification” de la communication faite à mi-service.

    Bassett a alors appelé le Centre des opérations de missiles et a demandé, sous le prétexte que la transmission d’origine ne lui était pas parvenue clairement, que le rapport envoyé à mi-service lui soit retransmis. L’espoir était que cela aiderait ceux du centre à remarquer que l’instruction codée de la transmission originale avait été délivrée par erreur et qu’ils profiteraient de la retransmission pour corriger les problèmes. À la consternation de toute l’équipe, après la vérification de l’heure et la mise à jour du bulletin météo, l’instruction de lancement codée a été réitérée, sans changement. Les sept autres équipes ont également entendu la répétition de l’instruction.

    Selon le compte-rendu de Bordne, qui, rappelons-le, est basé sur ce qu’il entendait à un bout seulement de la ligne téléphonique, la situation d’une équipe de lancement était particulièrement difficile : tous ses objectifs étaient en Russie. Son officier de lancement, un lieutenant, ne reconnaissait pas que l’officier supérieur sur le terrain – c’est à dire le capitine Bassett -  avait l’autorité nécessaire pour lui intimer de passer outre à l’ordre maintenant répété du commandant. Le second officier de lancement de ce site a rapporté à Bassett que le lieutenant avait ordonné à son équipe de procéder au lancement de ses missiles ! Bassett a immédiatement ordonné à l’autre officier de lancement, ainsi que Bordne se souvient, “d’envoyer deux aviateurs avec des armes pour abattre le [lieutenant] s’il essaie de lancer sans [ou bien] l’autorisation verbale de l’officier supérieur sur le terrain ou bien l’ordre de passage au niveau DEFCON 1 du Centre des Opérations des Missiles .” Près de 30 mètres de tunnel souterrain séparaient les deux Centres de Contrôle de Lancement.

    A ce moment le plus stressant, ajouta Bordne, il lui apparu soudain qu’il était très bizarre qu’une si importante instruction soit punaisée à la fin d’un bulletin météo. Il fut également frappé par l’étrange fait que le commandant ait méthodiquement répété l’instruction codée sans la moindre trace de stress dans sa voix, comme si elle n’était pas rien de plus qu’une corvée ennuyeuse. Les autres membres de l’équipe en ont convenu ; Bassett s’est immédiatement résolu à téléphoner au commandant pour lui dire qu’il avait besoin d’une ou deux choses :

    • L’élévation de DEFCON au niveau 1, ou
    • L’envoi d’un ordre d’annulation du lancement.

    A en juger par ce que Bordne dit de ce qu’il avait entendu de la conversation téléphonique, cette demande a provoqué une réaction plus marquée par le stress de la part du commandant, qui a immédiatement pris la radio et dicté une nouvelle instruction codée. C’était un ordre de retirer les missiles … et, juste comme ça, l’incident était clos.

    Pour s’assurer que la catastrophe avait vraiment été évitée, le Capitaine Bassett a demandé et reçu la confirmation des autres officiers de lancement qu’aucun missile n’avaient été tiré.

    Au début de la crise, nous dit Bordne, le capitaine Bassett avait prévenu ses hommes. “Si tout ceci a lieu parce que quelqu’un a merdé et qu’on ne lance pas les missiles, nous n’en aurons aucune reconnaissance, et ceci ne sera jamais arrivé.” Et maintenant, quand tout a été fini, il a dit : “Aucun d’entre nous ne parlera de quoi que ce soit de ce qui s’est passé ici cette nuit, et je dis bien de quoi que ce soit. Pas de discussion dans les baraquements, dans un bar, ou même ici sur le site de lancement. Suis-je parfaitement clair ?”

    Pendant plus de cinquante ans, le silence a été observé.

    Pourquoi le gouvernement devrait rechercher et communiquer les documents. Tout de suite. Maintenant cloué en fauteuil roulant, Bordne a tenté, jusqu’ici sans succès, de retrouver les dossiers liés à l’incident d’Okinawa. Il soutient qu’une enquête a été menée et que chaque officier de lancement a été interrogé.

    Environ un mois plus tard, dit Bordne, ils ont été appelés à participer à la cour martiale jugeant le commandant qui a émis les ordres de lancement. Bordne dit que le Capitaine Bassett, dans la seule violation de son propre ordre de secret, a dit à son équipe que le commandant avait été rétrogradé et forcé à prendre sa retraite à la fin de la période de service minimum de 20 ans, qu’il était sur le point de terminer de toute façon. Aucune autre mesure n’a été prise, pas même l’attribution d’éloges aux officiers de lancement qui avait empêché une guerre nucléaire.

    Basset est mort en mai 2011. Bordne a cherché, en utilisant internet, à retrouver d’autres membres de l’équipe de lancement qui pourraient être capables de l’aider à compléter ses souvenirs. Le National Security Archives, un groupe de surveillance basé à la bibliothèque Gelman de l’Université George Washington, a formulé une demande auprès de l’Armée de l’Air au nom de la loi sur l’accès libre à l’information, cherchant à obtenir les dossiers relatifs à l’incident d’Okinawa, mais souvent de telles demandes n’aboutissent jamais avant des années, quand elles aboutissent.

    Je reconnais que le compte-rendu de Bordne n’est pas définitivement validé. Mais je me rends compte qu’il a toujours dit la vérité sur tous les points que j’ai pu confirmer. Un incident de cette importance, je crois, ne devrait pas avoir à reposer sur le témoignage d’un seul homme. L’ Armée de l’Air et d’autres organismes gouvernementaux devraient de leur propre initiative rendre disponible dans son intégralité, et rapidement, toute espèce d’information qu’elles ont sur cet incident. On a longtemps présenté une fausse image au public des dangers inhérents au déploiement d’armes nucléaires.

    Le monde entier a le droit de connaître la vérité complète sur le danger nucléaire auquel il est confronté.

    Note de l’éditeur : au moment où l’on était en train d’envisager la publication de cet article, Daniel Ellsberg, qui était un consultant de la Rand Corporation au ministère de la Défense au moment de la crise des missiles de Cuba, a envoyé un long message par courriel au Bulletin, à la demande de Tovish. Le message déclarait, en partie : “Je pense qu’il est urgent de savoir si l’histoire de Bordne et les conclusions provisoires que Tovish en tire sont vraies, étant donné les implications qu’aurait leur vérité pour les dangers présents, et pas seulement pour l’histoire passée.

    Et ceci ne peut pas attendre le traitement par la “voie normale” d’une demande FOIA [Freedom of Information Act - droit d'accéder aux documents des agences fédérales, NdT] du National Security Archives ou du Bulletin. Une enquête du Congrès n’aura lieu, à ce qui semble, que si le Bulletin publie ce rapport, attentif à être prudent dans ses conclusions et sa demande pour que la documentation précise issue d’une enquête officielle, documentation dont il se dit qu’elle existe, soit publiée, mettant fin à une inexcusable (bien que très prévisible) classification prolongée.”

    Au cours de cette même période, Bruce Blair, un chercheur du Programme de la Science et de la Sécurité Mondiale à l’université de Princeton, a également écrit un message électronique au Bulletin. Ceci est l’intégralité du message : “Aaron Tovish m’a demandé de peser avec vous si je pensais que son rapport devait être publié dans le Bulletin, ou bien n’importe où ailleurs. Je crois qu’il devrait l’être, même s’il n’a pas été entièrement vérifié à ce stade.

    Ce qui me frappe est qu’un compte-rendu de première main, provenant d’une source crédible au sein de l’équipe de lancement elle-même, est d’une grande aide pour établir le caractère plausible du compte-rendu. Ce qui me frappe aussi est le côté plausible de la suite des événements, sur la base de ce que je sais du commandement nucléaire et des procédures de contrôle au cours de cette période (et plus tard). Franchement, ce n’est pas non plus une surprise pour moi que l’ordre de lancement ait été transmis par inadvertance aux équipes de lancement nucléaire. C’est arrivé plusieurs fois à ma connaissance, et probablement plus souvent que je n’en ai connaissance. Ceci est arrivé au moment de la guerre au Moyen-Orient en 1967, quand un avion gros-porteur de l’équipe de l’arme nucléaire auquel a été envoyé un ordre d’attaque réelle au lieu d’un ordre d’exercice / entraînement nucléaire.

    C’est arrivé dans les années 1970 lorsque [le Strategic Air Command, Omaha] retransmit un ordre de lancement d’exercice … comme un véritable et réel ordre de lancement. (Je peux personnellement me porter garant de ce cas puisque la confusion avait été expliquée peu après aux équipes de lancement du Minuteman.) Dans ces deux incidents, la vérification de code (des moyens d’authentification cachetés dans le premier incident, et la validation du format du message dans le second) montrait qu’il n’était pas valable, contrairement à ce qui s’était passé lors de l’incident relaté par le membre d’équipage de lancement dans l’article de Aaron.

    Mais vous voyez ce que je veux dire. Ce n’était tout simplement pas si rare que ce genre de confusion se produise. Un dernier élément pour étayer ce point : le moment où les Etats-Unis ont été les plus près de lancer par inadvertance un missile stratégique sur ordre du Président s’est situé en 1979, lorsqu’une bande vidéo du NORAD pour l’exercice aux alertes avancées et décrivant une attaque stratégique soviétique en grandeur réelle s’est retrouvée par inadvertance diffusée dans le vrai réseau d’alerte avancée.

    Le conseiller à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, a été appelé deux fois dans la nuit pour s’entendre dire que les États-Unis était sous attaque, et il était sur le point de décrocher son téléphone pour persuader le président Carter qu’il fallait immédiatement donner l’autorisation d’une réplique dans toute sa force, quand un troisième appel l’a informé que c’était une fausse alarme.

    Je comprends et je vous remercie de votre prudence éditoriale dans ce cas. Mais à mon avis, le poids de la preuve et l’héritage des erreurs nucléaires graves se combinent pour justifier la publication de ce dossier. Je pense qu’ils font pencher la balance.

    C’est mon point de vue, pour ce qu’il vaut.

    Dans un échange de courriels avec le Bulletin en Septembre, Ota, le rédacteur en chef du Kyodo News, dit qu’il a « 100% confiance » dans son article sur le compte-rendu de Bordne des événements d’Okinawa, “même s’il manque encore beaucoup de pièces.”

    Source : Bulletin of the Atomic Scientists, le 25/10/2015

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

     
     
     

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    Impérialisme US

    Libye : Histoire De Pétrole Ou De Banque Centrale ?

    « …Kadhafi a osé prendre l’initiative de refuser le Dollar et l’Euro et a appelé les nations arabes et africaines à utiliser une nouvelle monnaie à la place, le Dinar Or.

    Kadhafi a suggéré d’établir un continent africain unifié dont les 200 millions d’habitants utiliseraient une seule monnaie…

    Cette initiative a été mal vue par les US et l’UE, le président français, Nicolas Sarkozy, a dit de la Libye qu’elle était une menace pour la sécurité financière de l’humanité... »

     


    Libye : Histoire De Pétrole Ou De Banque Centrale ?
     
     

    Plusieurs journalistes ont remarqué que fait étrange les rebelles libyens ont pris le temps pendant leur rébellion en Mars de créer leur propre banque centrale - ceci avant même d’avoir un gouvernement. Robert Wenzel a écrit dans l’Economic Policy Journal :

    « Je n’ai jamais entendu parler auparavant d’une banque centrale créée juste après quelques semaines d’un soulèvement populaire. Ceci veut dire que nous avons à faire à autre chose qu’un groupe de rebelles déguenillés courant partout et qu’il y a derrière des influences plutôt subtiles ».

    Dans le New Américan Alex Newman a écrit :

    « Dans une déclaration faite la semaine dernière les rebelles ont fait part des résultats d’une rencontre ayant eu lieu le 19 Mars. Les révolutionnaires soit disant déguenillés ont annoncé entre autres choses la « désignation de la Banque Centrale de Benghazi comme autorité compétente en matière de politique monétaire en Libye et ont nommé un gouverneur à la Banque Centrale de Libye avec un Q G temporaire à Benghazi. »

    Newman a cité l’éditeur en chef de CNBC, John Carney, qui a demandé « est ce la première fois qu’un groupe révolutionnaire a crée une banque centrale alors même qu’il est en plein milieu de combats avec un pouvoir central retranché ? Cela semble vraiment indiquer à quel point les banques centrales sont devenues puissantes à notre époque «.

    Autre anomalie donnant lieu à une justification officielle pour prendre les armes en Libye. C’est supposé être justifié par des violations des droits de l’homme, mais les preuves disent le contraire.

    Selon un article sur le site de Fox News du 28 Février :

    « Alors même que l’Onu œuvre fiévreusement pour condamner le chef libyen Muammar Khadafi pour réprimer les manifestants, le conseil des Droits de l’Homme de l’ONU est sur le point d’adopter un rapport stupéfiant plein d’éloge pour le compte rendu sur le respect des droits de l’Homme en Libye.

    Le compte rendu loue la Libye pour avoir amélioré les chances en matière d’éducation, pour avoir fait des droits de l’homme sa «priorité » et pour avoir amélioré son cadre « constitutionnel ».

    Plusieurs pays dont l’Iran , le Venezuela, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite mais aussi le Canada ont distribué des bon points à la Libye pour avoir accordé des protections légales à ces citoyens - qui se révoltent actuellement contre le régime et sont confrontés à ne répression sanglante. »


    Quoiqu’on dise des crimes personnels de Kadhaf le peuple libyen semble prospérer. Une délégation de professionnels du secteur médical de Russie d’Ukraine et de Biélorussie ont écrit une lettre d’appel au président russe Dimitri Medvedev et au premier ministre Vladimir Poutine après s’être familiarisé avec la vie en Libye et de leur point de vue dans peu de nations les gens vivent dans un tel confort.

    « Les Libyens bénéficient de soins gratuits et leurs hôpitaux ont les meilleurs équipements dans le monde. L’éducation en Libye est gratuite les gens capables ont la possibilité d’étudier à l’étranger au frais du gouvernement. Quand ils se marient les jeunes couples reçoivent 60 .000 dinars libyens (environ 50 000 $ US) comme aide financière en prêt d’état sans intérêt et comme le montre la pratique sans date limite. Grâce aux subventions d’état le prix des voitures est bien moins cher qu’en Europe et chaque famille peut se permettre d’en avoir une. L’essence et le pain coûte presque rien il n’y a pas de taxe pour les agriculteurs. Le peuple libyen est calme et pacifique n’est pas porté à boire et est très religieux ».

    Ils affirment que la communauté internationale a été mal informée sur la lutte contre le régime. « Dites- nous » disent-ils « qui n’aimerait pas un tel régime ? »

    Même si c’est juste de la propagande on ne peut nier au moins une réalisation du gouvernement libyen. Il a apporté l’eau du désert en construisant le projet d’irrigation le plus cher et le plus important dans l’histoire, le GMMR ( Great Man-Made River) un projet de 33 milliards de $ US. Encore plus que le pétrole l’eau est vitale pour la Libye.

    Le GMMR fournit 70% de la population en eau potable et pour l’irrigation la pompant de la nappe aquifère souterraine du Désert de Nubie au Sud et la transportant à 4000 Km au Nord aux zones côtières densément peuplées. Le gouvernement libyen a fait au moins une bonne chose.

    Une autre explication à propos de la Libye c’est que c’est «entièrement une question de pétrole ». Mais cette théorie est aussi problématique. Comme l’a fait remarquer le National Journal le pays produit seulement 2% du pétrole mondial. L’Arabie Saoudite à elle seule a suffisamment de capacité en réserve pour palier à l’absence de pétrole libyen si celui-ci venait à disparaître du marché. Et si tout est une question de pétrole alors pourquoi se précipiter pour créer une banque centrale ?

    Autre données provocantes circulant sur le Net c’est une interview du Gl (ret) US Wesley Clark sur Démocracy Now. Dans celle-ci il dit qu’environ 10 jours après le 11 Septembre 2001 un général lui a dit que la décision avait été prise de faire la guerre à l’Irak. Clark a été surpris et a demandé pourquoi. « Je ne sais pas » lui a-ton répondu. « Je suppose qu’ils ne savent pas quoi faire d’autre » . Plus tard le même général a dit qu’ils projetaient de s’en prendre à 7 pays en 5 ans : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Lybie, la Somalie, le Soudan et l’Iran.

    Qu’ont ces 7 pays en commun ? Dans le domaine bancaire l’élément commun c’est qu’aucun d’eux n’est sur la liste des 56 membres bancaires de la BIS( Bank of International Settlements). Cela les place évidemment hors de portée du long bras régulateur des banques centrales de la banque centrale de Suisse.

    Les plus renégats d’entre eux seraient la Libye et l’Irak les deux qui ont en fait été attaqués. Kenneth Schortgen, Jr, qui écrit dans le Examiner.com a noté que : « 6 mois avant que les US n’entrent en Irak pour déloger Saddam Hussein ce pays producteur de pétrole avait accepté des Euros à la place de Dollars en paiement du pétrole et cela est devenu une menace à la domination mondiale du Dollar comme monnaie étalon et son empire du pétro dollar. »

    Selon un article russe intitulé « Bombing in Libye - Punishment for Kadhafi for His Attempt to Refuse US Dollar » Bombardement en Libye - Punition pour Kadhafi pour avoir essayé de refuser le dollar US - Kadhafi a osé prendre l’initiative de refuser le Dollar et l’Euro et a appelé les nations arabes et africaines à utiliser une nouvel monnaie à la place le Dinar Or. Kadhafi a suggéré d’établir un continent africain unifié dont les 200 millions d’habitants utiliseraient une seule monnaie.

    L’année dernière l’idée a été approuvée par de nombreux pays arabes et la plupart des pays africains. Seuls opposants la République d’Afrique du Sud et le chef de la ligue arabe. Cette initiative a été mal vue par les US et l’UE le président français Nicolas Sarkozy a dit de la Libye qu’elle était une menace pour la sécurité financière de l’humanité ; Mais Kadhafi est passé outre et a continué à aller de l’avant dans la création d’une Afrique unie.

    Et cela nous ramène au puzzle de la banque centrale libyenne. Dans un article posté sur le Market Oracle , Eric Encina remarque que :

    « Un fait pratiquement pas mentionné par les politiques occidentaux et les experts des médias c’est que la Banque Centrale de Libye appartient 100% à l’état … Actuellement, le gouvernement libyen crée sa propre monnaie, le Dinar libyen, via les établissements de sa propre banque centrale. On peut difficilement argumenter que la Libye n’est pas un état souverain avec ses propres ressources importantes, capable de gérer économiquement son avenir. L’un des problèmes majeurs pour les cartels bancaires mondialistes c’est que pour faire des affaires avec la Libye ils doivent passer par la Banque Centrale de Libye et sa monnaie nationale un endroit ou ils n’ont absolument aucun pouvoir ou capacité de prendre le pouvoir. Donc, détruire la Banque Centrale de Libye n’apparaît probablement pas dans les discours d’Obama Cameron et Sarkozy mais c’est certainement au sommet de l’agenda mondialiste d’absorber la Libye dans son giron de nations dociles. »

    La Libye n’a pas seulement du pétrole. Selon le Fond Monétaire International (FMI) sa Banque Centrale a environ 144 tonnes d’or dans ses coffres. Avec une telle richesse qui a besoin de la BIS ou du FMI et de leurs règles ?

    Tout ceci pousse à regarder de plus près les règles de la BIS et leurs effets sur les économies locales. Un article sur le site de la BIS déclare que les banques centrales du Réseau de gouvernance de la Banque Centrale sont supposées avoir comme « unique ou principal objectif de base » de « préserver la stabilité des prix ».

    Elles doivent rester indépendantes des gouvernements pour être sûr que des considérations politiques n’interfèrent pas avec cet objectif. « Stabilité des Prix » cela veut dire maintenir une réserve monétaire stable même si cela implique de faire porter le poids de la lourde dette étrangère aux peuples. On décourage les banques centrales d’augmenter leur réserve monétaire en faisant fonctionner la planche à billets et en les utilisant au bénéfice de l’état soit directement soit sous forme de prêts.

    Dans un article de 2002 paru sur Asia Times Online intitulé

    « the BIS vs national banks »

    Henri Liu affirmait :

    “Les règles de la BIS servent un seul but celui de renforcer le système bancaire privé international en mettant même en danger l’économie des nations. La BIS fait aux systèmes bancaires nationaux ce que le FMI a fait aux systèmes monétaires nationaux. Les économies nationales ne servent plus les intérêts nationaux à cause de la mondialisation financière.

    « … Le FDI ( Foreign Direct Investment - Investissement Direct Etranger) chiffré en monnaies étrangères principalement le Dollar a condamné de nombreuses économies nationales à développer leurs exportations de façon déséquilibrée ceci principalement pour verser des intérêts en Dollars au FDI avec très peu de bénéfice pour les économies domestiques. »


    Il a ajouté :

    « En appliquant la Théorie de la Monnaie d’Etat tout gouvernement peut financer avec sa propre monnaie tous ses besoins de développement domestiques pour maintenir le plein emploi sans inflation. » La « Théorie de la Monnaie D’Etat » fait référence à la monnaie créée par les gouvernements plutôt que par les banques privées.

    Le fait d’être contre l’emprunt auprès de la banque centrale du gouvernement c’est qu’il est soit disant facteur d’inflation alors que d’emprunter auprès des banques privées ou du FMI ne le serait pas. Mais en fait toutes les banques créent l’argent qu’elles prêtent dans leurs documents comptables qu’elles soient publiques ou privées. La plupart de l’argent crée provient des prêts bancaires. L’emprunter de la banque centrale du gouvernement cela a l’avantage que c’est sans intérêt. Il a été prouvé qu’éliminer les intérêts d’emprunt réduisait le coût des projets publics de 50%.

    Et il semble que c’est de cette façon que fonctionne le système libyen. Selon Wikipedia parmi les fonctions de la Banque Centrale de Libye il ya celle d’« imprimer frapper et réguler les billets et pièces de monnaies en Libye » et de « gérer et accorder tous les prêts ». La Banque de Libye appartenant à l’état peut tout à fait produire la monnaie nationale et faire des prêts ayant des objectifs étatiques.

    Ceci explique d’où la Libye tire l’argent pour fournir une éducation et une couverture santé gratuites et pour verser à chaque jeune couple 50 000$ d’emprunts d’état sans intérêt. Ceci explique aussi d’où le pays a puisé les 33 milliards de $ pour construire le GMMR. Les Libyens craignent que les attaques aériennes de l’OTAN ne s’approchent dangereusement prés de c e pipeline, menace d’une autre catastrophe humanitaire.

    Alors cette nouvelle guerre est-elle pour le pétrole ou pour le système bancaire ?

    Peut être les deux - et pour l’eau aussi. Avec des ressources énergétiques, de l’eau et un important crédit pour développer les infrastructures pour y accéder une nation peut être libre de la main mise des prêteurs étrangers. Et cela est peut être la véritable menace que représente la Libye : cela pourrait montrer au monde ce qu’il est possible de faire.

    La plupart des pays n’ont pas de pétrole mais des nouvelles technologies sont en cours de développement qui pourraient rendre les nations non productrices de pétrole indépendantes énergiquement particulièrement si les coûts des infrastructures étaient couverts par des emprunts auprès d’une banque publique.

    L’indépendance énergétique libérerait les gouvernements des réseaux bancaires internationaux et du besoin d’orienter leur production vers l’exportation sur les marchés internationaux pour couvrir les emprunts et au lieu de cela ils pourraient satisfaire les besoins du marché national.

    Si le gouvernement de Kadhafi tombe ce sera intéressant d’observer si la nouvelle banque centrale rejoint la BIS si l’industrie pétrolière nationalisée est vendue aux investisseurs étrangers et si l’éducation et l’accès aux soins continuent d’être gratuits.

    Ellen Brown 14/04/2011 - (Copyright Ellen Brown 2011)

    Article en anglais

    Ellen Brown est juriste et présidente du Public Banking Institute, http://PublicBankingInstitute.org. Dans son dernier livre “ In Web of Deb”,( elle en a publié 11)elle montre comment un cartel privé a usurpé le pouvoir du people à battre monnaie et comment le peuple peut récupérer ce pouvoir

    Ses sites internet http://webofdebt.com et http://ellenbrown.com.

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    jeudi 7 janvier 2016

    Vers de nouveaux horizons

     
    Au front dans les nuits glacées,
    les volontaires internationaux du Donbass
     
    A bord d'un camion "Oural" qui nous ramène d'un mission sur le front, l'horizon ukrainien s'éloigne à travers les ornières figées par le froid (Photo Laurent Brayard)
    Nous nous apprêtons a quitter le front Sud de Donetsk, après plus de quatre mois de missions de reconnaissance sur une ligne de front d'environ 25 km de long...
     
    Au cours de ces 4 mois, la section s'est étoffée, aguerrie, et les derniers volontaires connu le baptême du feu au cours d'accrochages et de bombardements ukrainiens. Nos missions de reconnaissance nous ont plongé dans un univers silencieux où le temps et l'espace semblent figés par le froid et le danger... 
     
    Le terrain d'opération des razvedkas est difficile à décrire à celui qui n'a jamais engagé sa vie dans l'inconnu de cette zone grise, qui semble être le royaume de la Mort et du Hasard, dansant devant les pas prudents des hommes avançant au milieu des champs de mines et des guetteurs ennemis... Dans cet univers secret, pas de combats hollywoodiens, qui étonnent et détonnent les chroniques de guerre, pas même de comptes rendus ou récits popularisant le quotidien des défenseurs du Donbass, rien qui attire les amateurs de sensationnel, car ici l'expérience est d'abord intérieure et forge les âmes plus que les corps...
     
    Cette fin d'année fut éprouvante mais aussi initiatrice pour notre groupe de combat : la tension de cette trêve violée quotidiennement par Kiev mais qui nous force à subir avant de pouvoir réagir, la difficulté des missions menées avec peu de moyens et beaucoup d'inconnues, les assauts violents du Général Hiver qui en quelques jours nous plonge dans une atmosphère sibérienne (avec des nuits à - 25°) à laquelle nous ne sommes pas habitués...
    Mais surtout ce sont les lourdes pertes subies par le groupe en moins de 3 semaines par le feu des mines, ces pièges implacables et lâches, fauchant les 1er et  24 décembre 2 chefs de groupe, tuant Dietrich et mutilant Aleksandr (voir le lien ici : Un bien triste Noel). Ces pertes ont marqué les esprits en personnifiant d'une manière intime la dure réalité de la guerre moderne où les meilleurs d'entre nous peuvent tomber devant l'inhumanité de ces petites boites plastiques cachées sous la neige.
     
    Pour Sacha, les épreuves donnent à la Vie qui continue,
    encore plus de sens sacré 
    (Photo Laurent Brayard)
    Demain, notre groupe restera uni au delà des chemins différents qu'inévitablement un jour certains emprunteront, répondant à l'appel de leur destinée, ou simplement à la fatigue de longs mois passés sur le front du Donbass, car l'aventure humaine vécue ici ensemble est une forge d'où nos âmes sortiront soudées pour toujours. 
    En attendant, la vie et surtout notre devoir, tous deux librement choisis, continuent à nous offrir cette expérience unique et intérieure et la possibilité de donner un sens à nos actes. Bientôt quelques jours de repos bien mérités sur Donetsk avant de repartir vers un nouveau secteur du front et de nouvelles missions...

    Au cours de ces dernières semaines, nous avons accueilli des reporters et des photographes désireux de témoigner de notre petite présence sur le long front du Donbass. Guillaume Chauvin, photographe passionné par la vie militaire qui est revenu pour la deuxième fois en un an à notre rencontre et partager quelques jours de notre aventure humaine, et bien sûr, Laurent Brayard notre fidèle ami, volontaire lui aussi et engagé à Donetdk sur le front de l'information au sein de l'agence Internationale DONi dirigée par Janus Putkonen...
     
    Laurent qui s'est proposé de nous suivre dans nos actions militaires ou humanitaires est venu nous rendre visite sur une position d'observation, au contact des lignes ukrainiennes. 
     
    Une courte visite quelque part sur le front sud de Donetsk, mais que le froid a rendu intense...
     
    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
     
     

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    8 janvier 2016

    En trois ans les terroristes sont parvenus à s'emparer de territoires importants en Irak et en Syrie. Selon certaines estimations, Daech contrôlerait près de 90.000 km².

     

    Le groupe terroriste Etat islamique (EI, Daech) a perdu environ 30% de ses territoires au cours de l'année 2015, a déclaré mardi à Bagdad le colonel Steve Warren, porte-parole de la coalition anti-EI mise en place par les Etats-Unis.

    "Nous pensons qu'en Irak, c'est de l'ordre de 40%. En Syrie, où il est plus difficile (pour nous-ndlr.) d'avoir de bons résultats, nous pensons que c'est environ 20%. Au total, ils ont perdu 30% des territoires qu'ils contrôlaient naguère en Irak et en Syrie", a indiqué M.Warren lors d'une conférence de presse.

     

    À la mi-décembre le président américain Barack Obama avait déjà déclaré que Daech avait perdu environ 40% des territoires qu'il contrôlait en Irak. Selon le président, le groupe terroriste n'avait mené aucune opération terrestre réussie depuis l'été 2015.

    En 2014, l'EI a commencé à intensifier son activité dans la région du Proche-Orient en cherchant à créer un califat sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle. Une coalition de 65 pays dirigée par les Etats-Unis bombarde le territoire irakien depuis août 2014. Un mois plus tard, la coalition a lancé des attaques contre les positions des terroristes en Syrie. Les forces aérospatiales russes accordent leur assistance aux forces du président syrien Bachar el-Assad depuis le 30 septembre 2015.



    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160105/1020764550/daech-territoires-irak-syrie.html#ixzz3wOq6H1En

     

    ET AUSSI

     

    8 janvier 2016

    SOURCE  Les médias britanniques affirment que les combattants de l'Etat islamique sont désormais capable de réactiver des missiles américains abandonnés et de les remettre en état de fonctionnement.

    Les experts en armement de l’Etat islamique auraient développé des nouvelles armes sophistiquées capables d’abattre des avions de ligne. A l’origine de cette information, une vidéo de la chaine de télévision anglaise Sky News qui montre des combattants de l’Etat islamique tester leurs missiles. Ces derniers seraient précis à 99% s’ils ont verrouillé leur cible.

    Lire aussi : «Très forte probabilité» d’utilisation d'armes chimiques par Daesh en Syrie, selon Moscou

    Selon plusieurs experts consultés par la chaine anglaise, il n’est pas surprenant que l’Etat islamique possède de tels missiles, d’autant que le groupe terroriste a pu avoir accès grâce à ses conquêtes à d’importants stocks d’armes abandonnés. Ce qui étonne en revanche les spécialistes, c’est la capacité présumée de Daesh à stocker ces missiles et à créer les batteries thermiques indispensables à leur fonctionnement.

    Les Talibans avaient d’ailleurs eux aussi, mis la main sur de tels missiles sol-air, mais n’ont jamais été en mesure de les faire fonctionner. Si l’Etat islamique y parvient, ce sont des milliers de missiles désaffectés qui pourraient être remis en marche. Des milliers de missiles américains livrés à l'opposition soi-disant «modérée» seraient en effet aux mains des djihadistes.

    Selon la vidéo, récupérée par Sky News auprès de l’Armée syrienne libre, on peut aussi voir les membres de l’Etat islamique tester une voiture télécommandée, utile pour des attentats, ou des missiles à chaleur thermique.

    Lire aussi : Journaliste infiltré chez Daesh à RT : les terroristes recrutent les enfants à partir de trois ans

    Pour un ancien technicien de l’armée britannique interrogé par The Independent, «ce que l’on peut voir dans ces vidéos de propagande montre qu’ils ont aujourd’hui un équipement de très haut niveau.

    Cela illustre la diversité des menaces auxquelles nous pouvons faire face».


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    Nimr al-Nimr, symbole de la résistance à l'oppression et de la liberté d'expression

     

    Suite à mon article sur l’exécution de Nimr al-Nimr et les tensions entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, je publie un extrait d’un discours de Cheikh Nimr al-Nimr datant du 7 octobre 2011.

    Prononcé avant la prière rituelle du vendredi, il comprend deux sections, l’une religieuse et l’autre politique, une disposition traditionnelle chez les chiites depuis la Révolution Islamique de l’Imam Khomeini.

     

    Cet extrait se situe à la transition entre ces deux sections, et en plus d’apporter des informations précises sur le « Printemps arabe » en Arabie Saoudite – soumis à un embargo politico-médiatique depuis 2011 –, il permet de voir comment la religion peut être non pas un vecteur d’oppression et d’arriération, mais bien un instrument de libération et d’émancipation des peuples, conception avec laquelle l’Occident n’est pas forcément familier.

     

    La dénonciation politique de la religion en tant qu’instance de domination réactionnaire, inculquant la résignation aux peuples face au pouvoir politique temporel en échange d’hypothétiques récompenses éternelles, était combattue par Marx, farouchement athée, mais également par Rousseau, Robespierre et Jaurès, dont la pensée s’inspirait largement – et explicitement – de sources religieuses.

     

    Par sa dénonciation virulente, éloquente et courageuse d’un régime barbare qui compte parmi les plus tyranniques au monde (mais ne laisse pas d’être un allié stratégique de Washington, Londres et Paris) et son combat pacifique pour la liberté et la dignité, qui n’étaient certes pas de vains mots pour lui, Nimr al-Nimr est incontestablement un martyr de la lutte pour l’auto-détermination des peuples et la liberté d’expression. Loin de l’étouffer et de l’éteindre, son exécution ne fera que donner un plus grand écho à sa voix.

     

     

     

    Salah Lamrani

     

    Vidéo sous-titrée 1 : https://www.youtube.com/watch?v=T0qXYjiVGQw

     

    Vidéo sous-titrée 2 : https://www.youtube.com/watch?v=BtK-IoVA9Z8

     

     

    Transcription :

     

    […]

     

    Ces soldats, ces officiers, ces journalistes, ces écrivains, tous ces gens-là sont des valets de ce régime tyrannique. Ils vendent leur religion au tyran contre les profits du monde d’ici-bas : ils tuent, écrivent [des mensonges], versent le sang, etc., en mercenaires. Ce sont les pires créatures de Dieu, les plus viles. Ils vendent leur religion pour des avantages matériels, pour qu’un tyran reste au pouvoir, pour que le tyran jouisse et se délecte dans l’oppression du peuple. Ces gens-là, quel est leur destin ? Le Feu de l’Enfer, éternellement ! Ce sont les pires créatures de Dieu.

     

    Eh bien, nous, dans de telles conditions et face à de tels événements, face à ces plumes mercenaires, face à ces langues calomniatrices et à ces âmes perverties, nous devrions nous taire ? Proclamer la vérité est un devoir impérieux. Car lorsque nous sommes confrontés à une volonté et des actions agressives visant à frapper la société, à commettre des actes criminels contre la société, tuer les citoyens, les arrêter, les terroriser, lorsque nous sommes confrontés à un pouvoir oppresseur déterminé à écraser l’aspiration des citoyens à la liberté et à la dignité, lorsque des écrits, etc., soutiennent ces actions et machinations des oppresseurs, le silence est un péché.

     

    Le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui et sa famille) a dit : « Rester silencieux lorsque proclamer la vérité est obligatoire est une innovation (péché mortel). » Lorsqu’il y a une nécessité impérieuse de s’exprimer, faute de quoi l’honneur des gens serait violé, leur sang versé, et que les croyants se verraient agressés, alors il devient un devoir (religieux) de proclamer la vérité et de dénoncer le mensonge et les manipulations, les révélant pour ce qu’ils sont.

     

    Le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur sa famille) a déclaré : « Lorsque les innovations apparaissent... »

     

    Certains demanderont où voit-on des innovations ? L’oppresseur est un innovateur, et la pire des innovations est l’oppression de l’oppresseur. Car qu’est-ce que l’innovation ? C’est quelque chose qui revêt (frauduleusement) l’habit de la religion. Un despote qui s’arroge une légitimité religieuse, c’est là la plus grande des innovations. La plus grande des innovations est qu’un tyran s’habille des vêtements de la religion, et qu’il se considère comme le dépositaire de l’autorité divine auprès des hommes et des croyants. C’est la plus grande des innovations !

     

    « Lorsque les innovations apparaissent dans ma Communauté, que le savant expose son savoir, et s’il ne le fait pas, la malédiction de Dieu est sur lui. » (Hadith du Prophète) Et si, au contraire, le savant ajoute l’innovation à l’innovation et défend le tyran... Que Dieu nous en préserve !

     

    C’était là une introduction sur (les péchés) que peut causer la langue (calomnies, impostures...). Poursuivons notre propos.

     

    Le Ministre de l’Intérieur a publié un communiqué menaçant, mensonger, manipulateur et falsificateur, qui s’inscrivait clairement dans les déclarations et rencontres précédentes indiquant que l’Etat et le gouvernement s’apprêtaient à commettre un massacre dans ce pays, mais ce projet a échoué grâce à la réponse appropriée de la jeunesse qui est revenue à la sagesse et à la raison. Ils avaient longuement préparé leur complot, car durant la journée, avant même les événements de la nuit, ils ont lancé l’accusation d’ingérence étrangère. Tous les faits, toutes les déclarations télévisées sont disponibles pour confirmer qu’il s’agissait d’une provocation planifiée. Ils avaient tout préparé pour pousser les gens à la réaction et perpétrer un massacre, pour répandre le sang, terroriser le peuple. Ils ont donc publié leur communiqué. Appliquons maintenant nos principes.

     

    « Celui qui tait (ne proclame pas) la vérité est un diable muet. » (Hadith du Prophète). C’est ce que nous enseigne le hadith, « Celui qui tait (ne proclame pas) la vérité est un diable muet. » Allons plus loin. Si quelqu’un ne tait pas la vérité, mais la pervertit, mélangeant le vrai et le faux, c’est encore pire ! Ou s’il inverse la vérité et le mensonge, c’est encore pire ! Que dirons-nous à leur propos ? Si « Celui qui tait (ne proclame pas) la vérité est un diable muet », alors celui qui mélange le vrai et le faux, ou pervertit le vrai, et revêt le faux des vêtements de la vérité, alors il est pire que le dernier des chiens ! Il est pire que le dernier des chiens !

     

    Pour tous ces gens-là (journalistes, fonctionnaires, « savants » au service des Saoud), on peut utiliser ces termes. L’Etat vous demande... « Celui qui tait (ne proclame pas) la vérité est un diable muet », allez donc ! Prononcez les paroles de vérité ! Appliquez ce hadith ! Appliquez-le quand il le faut ! Dites la vérité ! Ecrivains, savants, penseurs, tous ceux qui publient des déclarations ou écrits.

     

    Vous voulez vous taire ? Vous ne pouvez pas parler ? Vous êtes excusés. Car le hadith condamnant celui qui tait la vérité ne concerne que ceux qui ont la capacité de s’exprimer. Quiconque ne peut pas, il est excusé, il peut ne pas s’impliquer. Mais parler pour dire des contre-vérités, revêtir la vérité du mensonge, prendre le parti de l’oppresseur contre l’opprimé, cela en fait les pires des diables, si celui qui se tait est un diable muet !

     

    Eh bien, poursuivons. Leur communiqué présentait leur position, à nous de présenter la nôtre. Leur communiqué nous demande de proclamer clairement notre position vis-à-vis de ces événements, donc revenons sur tout ce qui les a précédé pour leur donner leur portée véritable.

     

    Depuis 100 ans, nous subissons l’oppression, la tyrannie, la peur et la terreur. Depuis l’instant de notre naissance, nous sommes confrontés à la peur, à la terreur, au harcèlement et aux persécutions. Nous sommes nés dans un environnement de terreur tel que même les murs nous faisaient peur. Même les murs ! Que n’a pas subi chacun d’entre nous en fait de terreur, d’injustice et d’oppression dans ce pays ?

     

    J’ai plus de 50 ans, soit un demi-siècle. Depuis que je suis venu au monde et jusqu’à ce jour, je ne me suis jamais senti en sûreté ou en sécurité dans ce pays, nulle part, depuis mon enfance. Car nous sommes continuellement accusés en tous lieux en en toutes circonstances, et menacés à chaque instant. Et c’est ce que m’a dit le chef de la police judiciaire en personne, lorsque j’ai été arrêté, il m’a dit : « Vous les chiites, il faut tous vous tuer. »Telle est leur logique ! « Vous tous ! » C’est le mot du chef de la police de la région orientale, lui-même ! Et bien d’autres choses similaires...

     

    Où est donc la sécurité ? Et comme dit le Commandeur des Croyants (l’Imam Ali), « Il n’y a aucun bienfait dans un pays, si ce n’est avec la sécurité et le bonheur. » Et nous manquons de l’un et de l’autre. Quels sont les bienfaits de ce pays ? Où est le bonheur ? Qui jouit du bonheur ? Il n’y a que des couches de misères. Dans tous les domaines : misère sécuritaire, misère économique, misère sociale, misère politique, misère de la connaissance, une misère universelle ! Et c’est pourquoi nous avons une position claire, qui constitue une réponse au communiqué mensonger du jour.

     

    Incroyable ! La presse d’aujourd’hui m’attribue des déclarations qui justifieraient la répression contre ma communauté ?! Que Dieu nous préserve ! Ils n’ont pas le droit ! C’est une infamie ! Les journaux d’aujourd’hui et d’hier écrivent que Nimr al-Nimr, de la ville d’Al-Awamiya, appelle à la cessation des manifestations, etc. Ils retournent mes propos et les pervertissent pour leur faire dire le contraire de ce qu’ils signifiaient ! Mes déclarations sont enregistrées et publiées. Je n’ai jamais appelé à cesser les manifestations, jamais ! Ce sont des manifestations autorisées (du point de vue de la loi religieuse).

     

    L’Etat avait un plan, mais nous avons déjoué cette machination et nous avons déclaré aux jeunes que ce n’était pas vrai. Cette nuit même, dans cette région, aux habitants d’Al-Awamiya : nous n’avons pas appelé à arrêter les manifestations, nulle part, ni à disperser les regroupements où que ce soit ! A Al-Awamiya, les jeunes ont demandé : « Comment parvenir à une issue avec un tel Etat, face à de tels développements ? » Je leur ai dit de manifester cette nuit même. Qu’ils sortent et manifestent ! Pourquoi devrions-nous laisser l’Etat nous manipuler, se jouer de nous, etc. ? Mais cet Etat (est aussi falsificateur) que ceux qui ont prétendu « Dieu n’a pas dit ‘Malheur à ceux qui boivent’ mais ‘Malheur à ceux qui prient’. » Voyez avec quelle impudence ils déforment les paroles ! Eh bien, poursuivons.

     

    Ce que nous avons dit (qu’ils mentent autant qu’ils veulent dans leurs communiqués), j’ai dit que le pouvoir est coupable, que c’est lui qui a provoqué le peuple, et pendant plus de trois heures, la police tirait à balles réelles sur le peuple. Pourquoi n’ont-ils pas reproduit cette déclaration ?

     

    Et j’ai condamné le pouvoir, et j’ai dit que personne n’a le droit de critiquer ou de persécuter ces jeunes. Pourquoi ne l’écrivent-ils pas ? Pourquoi ? En plus de ça, vous voulez encore utiliser mes déclarations pour frapper ma communauté en mon nom ? Votre machination a échoué, et la manipulation des médias étatiques s’est retournée contre vous. Car les déclarations du chef des forces de sécurité ont mis à jour votre machination face aux médias étatiques. Maintenant, vous voulez une caution de la société (pour vos actes) ?

     

    Nous avons invité les groupes à maintenir leurs manifestations pacifiques, et vous voyez maintenant les campagnes dans la presse et les médias. Leur plan est toujours d’actualité, à savoir perpétrer un massacre et déverser le sang, bienvenue à vous ! Nous sommes prêts ! Notre sang n’est pas cher payé lorsqu’il s’agit de la défense de nos valeurs ! Nous ne craignons pas la mort, et convoitons le martyre ! Nous revendiquons nos droits ! [...]

     

    Nous avons rappelé que ces choses se produisent depuis 100 ans ; revenons maintenant aux derniers événements. Il y a quelques mois, la flamme de l’aspiration à la dignité a commencé à brûler chez les jeunes. La flamme de la liberté scintille : le peuple est sorti pour demander des réformes, sa dignité et ses libertés.

     

    Il y a des manifestants qui sont prisonniers depuis plus de 16 ans, injustement opprimés. Et après cela, nous avons vu l’armée saoudienne traverser la péninsule pour violer et écraser le Bahreïn. Puis arrestations après arrestations. Qui a donc est responsable de la sédition et des violences ?

     

    Est-ce celui qui a manifesté pacifiquement, ne portant que des pancartes, de manière tout à fait légale et licite, et il ne se trouve aucun jurisconsulte (autorité religieuse) pour l’interdire. Qu’un individu manifeste pacifiquement pour demander son droit, sa dignité, aucun jurisconsulte ne peut interdire cela. Et celui qui interdirait cela (au nom de la religion) n’est pas un jurisconsulte, car un (authentique) jurisconsulte n’interdirait jamais cela. Les gens peuvent nommer (indûment) de telles personnes « jurisconsultes » ou « savants »... Et comme disait l’Imam al-Sadiq, « Peut-on trouver un seul jurisconsulte (authentique) dans cette ville ? ». De telles personnes ne sont pas des jurisconsultes.

     

    C’est le pouvoir qui cause la sédition, les conflits et les violences dans la ville d’Al-Awamiya, et non le peuple. Ceux qui causent la sédition, les conflits et les violences sont le gouvernement et ses forces tyranniques. Et avant ces incidents, ils provoquaient déjà le peuple en tirant à balles réelles sur les passants qui marchaient simplement dans la rue, et ils écrasaient les gens avec leurs véhicules : combien de passants ont été écrasés volontairement (par les véhicules des forces armées), combien de passants ont été blessés ou tués par balles, combien d’actes de provocation aux points de contrôle, sans parler des arrestations et de la répression.

     

    Qui cause donc la sédition, les conflits et les violences ? Celui qui subit la répression ? Celui sur qui on tire à balles réelles ? Celui qu’on emprisonne ? Celui qu’on opprime ? C’est le pouvoir qui cause la sédition, les conflits et les violences, et pas le peuple ! Dans ce pays, personne n’a causé la sédition, les conflits et les violences sinon le gouvernement !

     

    Pourquoi les gens manifestent-ils ? Ils demandent leur dignité. Ils manifestent leur solidarité avec le peuple du Bahreïn. Ils demandent la libération des prisonniers (politiques). Ils demandent des réformes. Ils demandent des droits. Enonçons les trois points principaux et laissons le reste de côté (les réformes, la dignité, la liberté, la justice, etc.).

     

    1 / Les prisonniers que vous arrêtez durant les manifestations ;

     

    2 / Les prisonniers que vous détenez depuis plus de 16 ans ;

     

    3 / L’ingérence de l’armée saoudienne pour frapper notre peuple au Bahreïn.

     

    Ce sont ces trois points qui ont provoqué, entrainé et amplifié la sédition, et leur maintien ajoute à la sédition. Et nous continuerons à défendre les prisonniers, passés et présents, nous nous tiendrons à leurs côtés, et nous sommes prêts à être arrêtés avec eux, et même à ce que notre sang soit versé pour eux, en leur défense. Et nous persisterons à nous mobiliser et à manifester de plus en plus notre soutien à notre peuple au Bahreïn. Même si l’armée saoudienne n’était pas intervenue, il aurait tout de même été de notre devoir de nous tenir aux côtés du Bahreïn qui est notre peuple, alors qu’en est-il maintenant que l’armée saoudienne elle-même participe à l’écrasement, au meurtre, au viol de l’honneur et au pillage ?

     

    Ils veulent nous intimider et nous imposer le silence, mais nous ne nous tairons pas ! Nous ne resterons pas silencieux !

     

    Ils sont la source de la sédition ! Ils veulent mettre fin à la sédition ? Alors qu’ils se retirent du Bahreïn ! Qu’ils relâchent les prisonniers ! Qu’ils fassent des réformes ! Qu’ils rendent au peuple sa dignité.

     

    Certaines personnes viennent nous dire : « Mais vous n’êtes pas les seuls à être opprimés. » Incroyable ! Est-ce là une excuse (pour le régime) ? Mais c’est pire encore ! « Vous n’êtes pas les seuls, il n’y a pas que les chiites, beaucoup d’autres se font arrêter (injustement). » Mais c’est pire encore ! Qui prétend que cela serait une excuse (pour le régime) ? Pourquoi arrêtent-ils (injustement) des sunnites ? Sur quelle base ? Pourquoi arrêtent-ils ces milliers de personnes (sunnites et chiites) ? « Vous n’êtes pas les seuls à vivre dans la misère, d’autres la subissent aussi. » Pourquoi tolèrerions-nous que d’autres soient dans la misère ? Où est l’argent, où sont les milliards ? Pourquoi nous disent-ils « Vous n’êtes pas les seuls à subir le chômage, vous n’êtes pas les seuls à être emprisonnés, vous n’êtes pas les seuls à être privés de ceci et cela, etc. » Mais c’est encore plus grave, c’est pire pour le régime, c’est une accusation plus grande encore lancée contre lui !

     

    C’est ce pouvoir tyrannique qui a causé cette sédition. Mais qu’il sache que nous persisterons à défendre les prisonniers, à défendre notre peuple au Bahreïn et à manifester notre solidarité avec eux, jusqu’à ce qu’ils l’emportent et récupèrent leurs droits, avec la volonté de Dieu.


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    Turquie : une explosion d'origine inconnue fait plusieurs morts dans une zone touristique d'Istanbul

    L'explosion s'est produite près de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue.

    Vue sur la Mosquée bleue d'Istanbul. 
    Vue sur la Mosquée bleue d'Istanbul.  (MANUEL COHEN / AFP)

    Une puissante explosion d'origine inconnue est survenue mardi 12 janvier dans le quartier touristique de Sultanahmet, près de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue, à Istanbul (Turquie). Elle a fait des morts et des blessés, selon les médias turcs. La chaîne de télévision turque Haberturk TV avance un bilan d'au moinbs 8 morts.

    De nombreuses ambulances sont sur place, ainsi que d'importants effectifs de police sont rapidement arrivés sur place, selon les images diffusées par les chaînes d'information turques. Des témoins cités par la chaîne CNN-Türk ont parlé d'une"violente explosion qui a été entendue depuis des districts avoisinants".

    Plusieurs télévisions turques ont cité des témoins évoquant un attentat suicide, mais cette information n'a pas été confirmée de source officielle. 


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