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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    USA: Opération au sol en cours en Syrie

    Publié par wikistrike.com sur 15 Décembre 2015, 08:51am

    USA, Russie, Turquie, France, Iran, Grande-Bretagne, Allemagne... Un bordel sans nom naît dans cette région du monde qui débouchera assurément sur des bavures...

    USA, Russie, Turquie, France, Iran, Grande-Bretagne, Allemagne... Un bordel sans nom naît dans cette région du monde qui débouchera assurément sur des bavures...


    Le président des Etats-Unis Barack Obama a déclaré que les forces spéciales américaines avaient commencé de soutenir les opérations au sol contre le groupe terroriste Etat islamique sur le territoire de la Syrie.

    Le président américain a annoncé que les militaires avaient déjà commencé d'aider les forces locales qui menaient l'offensive dans le sud de la Syrie et renforçaient la pression sur Raqqa, capitale autoproclamée de Daech.

    Il a également noté que les Etats-Unis poursuivaient leurs frappes aériennes contre l'infrastructure pétrolière de Daech.

    Il a fait état d'un nombre record de bombardements effectués par la coalition contre le groupe terroriste en novembre.

    "Des centaines de citernes et d'entreprises de traitement du pétrole ont été détruites, et nous continuerons de les bombardements dans l'avenir", a dit le président américain.

    Le combat continue, les alliés américains poursuivent les opérations contre Daech en Syrie et en Irak.

    Les djihadistes battent en retraite et se retranchent dans les quartiers résidentiels, utilisant la population civile en qualité de bouclier vivant.

     

    Selon Barack Obama, Daech a déjà perdu environ 40% des territoires peuplés qu'il contrôlait en Irak.

    "Les Etats-Unis reserrent l'étau autour de Daech et portent des "coupes chirurgicales" sur ses chefs et ses positions", a déclaré Barack Obama.

    Il a évoqué les contacts entre Washington et Ankara visant à fermer un secteur de la frontière entre la Syrie et la Turquie pour empêcher les djihadistes de la franchir.

    Il a aussi souligné le rôle des détachements kurdes qui avaient réussi à évincer les terroristes "pratiquement dans toute la région frontalière avec la Turquie".

     

    Le 7 décembre, ORC International et la chaîne de télévision CNN ont publié les résultats de leur sondage d'après lequel 53% des Américains étaient favorables à l'envoi de forces américaines terrestres pour combattre Daech en Syrie et en Irak.

    64% des personnes interrogées se disent critiques envers la façon dont le président Obama mène la campagne contre Daech; 60% considèrent les opérations militaires des Etats-Unis en Syrie et en Irak comme un échec, et 68% des Américains les trouvent "insuffisamment agressives".

     

    Le 6 décembre, le président américain a déclaré que les Etats-Unis se proposaient d'utiliser "toutes les possibilités" contre le terrorisme, la coopération avec leurs alliés et la Russie comprises.

     

    Le 30 octobre, on annonçait qu'il avait donné l'ordre d'envoyer en Syrie un groupe de 50 spécialistes en vue de coordonner les opérations de l'aviation de la coalition et des alliés au sol, ainsi que de soutenir l'opposition modérée.

    Le Pentagone a précisé par la suite que leur nombre pouvait être augmenté.

    Une coalition de 65 pays dirigée par les Etats-Unis bombarde le territoire d'Irak depuis août 2014 et soutient les forces kurdes au sol.

    Un mois plus tard, la coalition a lancé ses attaques sur les positions des terroristes en Syrie.

     

    Les forces aérospatiales russes accordent un soutien à l'armée du président de Syrie Bachar al-Assad depuis le 30 septembre 2015.

     

    Source 


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    lundi, 14 décembre 2015

    A CARACAS, LE « CHAVISME » SANS « CHAVEZ » NE FAIT PLUS RECETTE !

    Rolinat JCl.jpgLe bloc-notes

    de Jean-Claude Rolinat

    Dans le « maelström » des nouvelles qui nous submergent, une information en provenance d’Amérique latine est passée presque inaperçue : l’opposition vient de remporter la majorité des sièges au Congrès vénézuélien.

    L’opposition vénézuélienne, la Table de l’Unité Démocratique,Mesa de la unidad democratica (MUD), une coalition hétéroclite d’une trentaine de partis – pas moins ! – vient de remporter dimanche 6 décembre dernier les élections législatives en battant le parti gouvernemental, le PSUV, Parti socialiste unifié du Venezuela.

    Le Président Nicolas Maduro, successeur depuis avril 2013 du colonel Hugo Chavez, a reconnu sa défaite au cour d’une conférence de presse donnée dans les salons de la présidence. La MUD a obtenu 99 des 167 sièges du Parlement contre 46 pour le PSUV, lequel détenait jusqu’à présent le pouvoir absolu avec pas moins de 100 députés.

    Un immense chantier s’ouvre pour la nouvelle majorité, reconstruire l’économie sinistrée d’un pays « sovietisé » depuis la mise en route de la fameuse « Révolution bolivarienne » qui n’a abouti qu’à une inflation galopante de près de 200 % (!). Les ressources pétrolières qui alimentaient les subventions données aux classes les plus défavorisées de cet immense pays situé sur la côte nord Est de l’Amérique latine, se sont effondrées au même rythme que les cours du brut. Les pénuries de produits de première nécessité ajoutées au caractère autoritaire pour ne pas dire dictatorial du régime – il y a encore 75 prisonniers politiques dont l’un des leaders de l’opposition Leopoldo Lopez du parti « Volonté populaire » - ont poussé les électeurs vers l’opposition.

    Cette dernière pour la première fois depuis la prise de pouvoir par l’ex-putschiste Chavez en décembre 1998 avec 56,23 % des voix, a remporté les élections générales.

     

    Héros des classes populaires, officier de parachutistes amnistié après plusieurs tentatives ratées de coups d’Etat, ce métis à la carrure d’athlète allait dominer la vie politique vénézuélienne jusqu’à son décès en mars 2013 des suites d’un cancer du côlon.

    Il avait dessiné un univers socialiste à son pays à qui il voulait offrir le leadership d’une croisade anti-impérialiste sur le continent Sud-américain, s’alliant pour la circonstance avec Cuba à qui il offrait son pétrole contre l’envoi de techniciens, de médecins et de professeurs.

    Il avait fait quelques émules en Equateur et en Bolivie notamment, où l’indianiste Evo Moralès est toujours au pouvoir au Palais Quemadaà La Paz. Partenaire de la Syrie et de l’Iran, Bête noire de Washington, il n’en commerçait pas moins d’une manière pragmatique avec les Etats-Unis.

    Son nationalisme teinté de socialisme était bien plus un marxisme coloré de nationalisme qu’une social-démocratie « pépère » à l’européenne…

     

    N’est pas « Peroniste » qui veut

    Pour autant rien à voir avec un mouvement populiste comme le Péronisme argentin qui, sous le règne de son fondateur et avec l’immense aura de son épouse Evita, s’affirmait dans les années 1950 avant tout comme un mouvement nationaliste désirant s’émanciper de la tutelle américaine, mais fondamentalement anti-communiste et chrétien.

    La chimérique « Révolution socialiste bolivarienne », en référence auLibertador de la Grande Colombie Simon Bolivar, le « Napoléon » latino-américain qui chassa les espagnols au début du XIXème siècle, n’a pas tenu ses promesses. Pauvreté, insécurité, endettement, corruption, tous les maux récurrents des pays du tiers monde, étaient au rendez-vous. « La politique économique du Chavisme, basée sur le contrôle étatique et la redistribution, est désastreuse pour les finances publiques » écrivait Jean Rouvière dans l’édition du 14 mars 2013 du quotidien Présent. Rien n’a changé.

     

    Un tournant chez les Latinos ?

    Déjà le 14 avril 2013, c’est à la suite d’une victoire serrée que Nicolas Maduro, avec seulement 50,66 % des suffrages, avait accédé au Palais Miraflorès– la résidence présidentielle - face au candidat d’opposition Henrique Capriles qui avait obtenu 49,07 %, moins de 250 000 voix d’écart les séparant sur 15 millions de bulletins ! De violentes manifestations faisant 7 morts et 61 blessés avaient ponctué la proclamation de la victoire du dauphin d’Hugo Chavez. Nicolas Maduro avait crié au coup d’Etat et imputé aux « fascistes de l’opposition » les victimes des évènements et, pour faire bonne figure comme dans tout régime autoritaire qui se respecte, avait fait arrêter 135 personnes dont certaines sont toujours embastillées.

    L’ex-général Raul Baduel, un proche de Chavez tombé en disgrâce, dénonçait pour sa part depuis sa prison militaire dans la banlieue de Caracas, « la mainmise de Cuba sur le Venezuela ». Avant d’ajouter que le serment fait pour mettre en place une vraie démocratie dans le pays « avait été perverti ».

    Le 8 décembre suivant, la majorité « Bolivarienne » perdait lors des élections municipales les mairies de 9 capitales provinciales, signal avant-coureur de craquements dans l’édifice politique du PSUV. En janvier et février 2014, lors de manifestations d’étudiants liés à l’opposition, 10 personnes étaient tuées suite à des tirs effectués par des miliciens du régime membres du Colectivo du « quartier 24 janvier », là où est inhumé Hugo Chavez.

    Depuis, la tension n’a jamais cessé de monter, le ministre de l’énergie menaçant les « rebelles » de l’Etat de Tachira, « sous occupation fasciste », de couper aux populations les livraisons de carburant.

     

    Accentuant le caractère totalitaire du régime, Maduro créait en mai 2014 une nouvelle police à sa botte, « la Brigade Spéciale contre les Groupes Générateurs de Violence ». Les organisations de défense des droits de l’homme qui pouvaient encore faire parvenir des messages à l’extérieur dénonçaient « un gouvernement qui renforce chaque jour sa doctrine de sécurité nationale (…) par rapport aux droits des citoyens » et qui désignait l’opposition au pouvoir d’Etat comme un ennemi.

    Comme pour ajouter une caractéristique supplémentaire à la nature dictatoriale du pouvoir, le parti gouvernemental sans craindre le grotesque de la situation, encourageait ouvertement un culte à la mémoire d’Hugo Chavez en réécrivant « le Notre Père » et lui substituant dans la prière le nom du défunt Président ! Une petite brise Nord-Coréenne soufflait du côté des Caraïbes !

     

    Hésitant à truquer les élections à la lecture des sondages qui annonçaient tous une défaite du Chavisme, le pouvoir s’est résigné à laisser légalement se dérouler le processus électoral. Pour quels lendemains ?

    Une difficile cohabitation s’annonce entre les pouvoirs exécutif et législatif. En tout cas, avec cette spectaculaire défaite de la gauche extrême au Venezuela, la victoire du droitiste Macri à Buenos Aires et la mise en cause de la présidente Brésilienne Dilma Roussef et de son Parti des Travailleurs (PT) pour corruption, les forces « progressistes » en Amérique centrale et du Sud connaissent leur premier coup d’arrêt depuis de nombreuses années.

    Les Sandinistes s’accrochent encore au Nicaragua comme les successeurs desTupamaros en Uruguay. Mais il semble que les vieilles lunes Castristes aient fait leur temps, même si à La Havane le communisme s’attarde encore avec au pouvoir le frère du lider maximo. Le continent est, politiquement, plus contrasté que jamais.

     

    Ces pays méritent notre attention. La France y conserve encore un certain prestige. Il ne faudrait pas négliger cet aspect des choses pour d’obscures complicités « romantiques » avec Cuba d’une époque révolue.

     
    Source: Synthèse National.com

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    lundi, 14 décembre 2015

    Conférence de presse de l'association "Urgence enfants du Dombass"à Paris

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    Le Président Fragny et le Vice-Président Leroy lors de la conférence de presse de vendredi dernier à Paris.

    Le 11 décembre 2015 se tenait à Paris, une conférence de presse organisée par l'association humanitaire "Urgence, enfants du Donbass".

    Les journalistes réunis dans un salon d'une célèbre brasserie parisienne ont écouté pendant plus d'une heure Alain-Christian Fragny et Emmanuel Leroy, respectivement président et vice-président de l'association relater les deux actions qu'ils ont menées durant l'année 2015 en faveur des populations civiles du Donbass.

     

    Parmi les journalistes étaient présents des représentants de la presse patriote comme Synthèse nationale,Rivarol et TV Libertés.

    L'agence Tass, le service presse de l'ambassade de la fédération de Russie et le Mondeétaient aussi représentés. Il faut citer également un correspondant de l'Agence Novorossia Todaycliquez ici par ailleurs membre de l'association de soutien au Donbass, Novopole.

     

    Le président Fragny a expliqué les motivations qui l'on conduit à s'engager. Citoyen européen, malheureux du déclin de notre continent il a regardé avec sympathie et admiration l'œuvre de redressement de la Russie accomplie par Vladimir Poutine.

     

    Ce patriotisme tranche malheureusement avec l'aveuglement des dirigeants ouest européens soumis aux diktats de Washington. Cette soumission allant jusqu'à soutenir les pires hommes de main du nouvel ordre mondial, les terroristes salafistes en Syrie, les bataillons punitifs ukrainiens dans le Donbass.

     

    Ce dernier conflit provoqué par la volonté des occidentaux d'encercler la Russie a engendré plus de 8 000 morts, 17 000 blessés et le bombardement aveugle de populations civiles.

    Un fait divers a particulièrement choqué Alain-Christian Fragny. Durant les combats de 2014, les troupes du régime kievien n'ont pas hésité à mener une attaque aux gaz contre l'hôpital de traumatologie de Donetsk.

    Cette abomination a été le déclencheur qui a conduit à la création de l'association en septembre 2014.

    Emmanuel Leroy a ensuite détaillé les actions menées pendant l'année écoulée. "Urgence, enfants du Dombass" ne reçoit aucune aide des pouvoirs publics français mais fait appel à la générosité des particuliers.

     

    En mai 2015 en liaison avec le ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Donetsk, une première mission a été organisée. Elle a permis de remettre 3 000 € au centre de réhabilitation des enfants. Cette somme représente une véritable aide pour un pays ou le salaire moyen des fonctionnaires équivaut à 80€ par mois.

    En décembre, lors d'un deuxième voyage, les bénévoles de l'association on remis cette fois ci 8 000 € pour remettre en état le chauffage de la maison des enfants, prendre en charge les soins de 4 petits blessés et avec le reste de l'argent acheter des jouets pour les fêtes de Noël.

    L'orateur a indiqué que les buts de l'association était essentiellement humanitaire mais que devant la multiplication des crimes de guerre ukrainien," Urgences, enfants du Donbass" souhaitait qu'une action puisse être engagée devant le tribunal pénal international à l'encontre des dirigeants de la junte de Kiev.

    En appui de ces propos, plusieurs dizaine des photos insoutenables représentants des civils mutilés par les bombardements terroristes ont été présentées aux journalistes.

    La conférence c'est terminée par les questions posées par l'assistance. Alors qu'un journaliste demandait si l'association rencontrait des difficultés à diffuser son message, Emmanuel Leroy a répondu "qu'aujourd'hui le polarité s'étant inversée, le monde russe représente un monde liberté alors qu'a l'ouest, les médias aux ordres font peser une chape de plomb sur l'information."

    Urgences Enfants du Donbass poursuivra son action en 2016, une collaboration avec l'association Novopole est envisagée pour créer une synergie en faveur du Donbass et de sa population.

     

    Source: Synthèse Nationale.com


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    Photo de Jean-marie Lebraud.
    Jean-marie Lebraud
     
     

    LE 23 JANVIER 2016 VOUS ÊTES PRIS !!!

    ORGANIGRAMME

    10H30 CONFÉRENCE DE PRESSE à Lorient

    Présences obligatoires pour les Délégués Départementaux

    Présentation des nouveaux Adhérents au Parti de la France !
    Tenue correct exigée !

    LE REPAS ET LA GALETTE DES ROIS AURA LIEU :

    Aux Rendez-vous des Pêcheurs

    À PONT-AUGAN ( Près de BAUD ) MORBIHAN

     

    12H30 Repas + Galette (a 16h30 émoticône frown 28 e
    Apéritif, Entrée, plat , fromage salade , vins et café compris

    14H30 Discours de Carl LANG

    15h 30 Temps libre


    16h30 Galettes + Boissons = 7e

    Réservation Obligatoire avant le 17 janvier 2016

    Chéques à l’ ordre de Daniel Lucas.

    Adresse: Lucas Daniel

    3 impasse de l’ Iroise

    22950 Trégueux

    Tél: 06 6146 60 12

    PRÉPAREZ VOTRE CO-VOITURAGE ET BLA BLA CAR !


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    Régionales 2015 : 13 communes de Bretagne portent le FN en tête au deuxième tour.

    15/12/2015 – 08H00 Bretagne (Breizh-info.com) –

     

    Le soir du dimanche 6 décembre, elles étaient une centaine de communes sur la Bretagne historique à porter le Front National en tête du premier tour aux élections régionales. Une semaine après, elles ne sont plus que 13, ce qui constitue tout de même une première historique pour un second tour en Bretagne.

    D’autant plus que le vote Front national progresse entre les deux tours, passant de 218 474 voix à 246 177.

     

    Ces villes où le FN est en tête sont situées en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan. Dans le Morbihan, il s’agit des communes de Remungol ( 935 habitants), Radenac ( 1000 habitants) , Guéhéno (795 habitants), Saint-Malo des trois fontaines (556 habitants ), Pleugriffet (1181 habitants ).

     


    En Ille et Vilaine, il s’agit de Comblessac ( 697 habitants) , Saint-Seglin (503 habitants) , Saint-Sulpice des Landes (781 habitants) , Visseiche (807 habitants) , Saint-Georges de Gréhaigne ( 364 habitants), Monthault (257 habitants) et Mellé ( 668 habitants).


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    L'État islamique perd la ville de Ramadi en Irak

    "La ville sera totalement purgée dans les 72 prochaines heures", a annoncé le porte-parole des services de lutte antiterroriste irakiens, Sabah al-Nomane.

     

    SOURCE AFP
    Publié le | Le Point.fr
    Les forces irakiennes progressent face à l'État islamique. Image d'illustration.
    Les forces irakiennes progressent face à l'État islamique. Image d'illustration.© AFP/ -
     

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    Le Hezbollah enterre son "martyr", accuse Israël promet de riposter
     

    Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a promis lundi de répondre à l’assassinat de Samir Kantar, une figure du mouvement chiite libanais tuée près de Damas par un raid imputé à Israël.

    « On se réserve le droit de répondre à son assassinat, à l’endroit et au moment que nous jugerons appropriés. Nous (..) allons exercer ce droit », a affirmé M. Nasrallah dans un discours télévisé retransmis sur Al Manar, la chaîne du mouvement chiite.

    Il s’exprimait quelques heures après d’imposantes funérailles dans le sud de Beyrouth rendant hommage au « martyr » Samir Kantar, qui était en charge du front du Golan, secteur occupé par l’Etat hébreu depuis 1967 puis annexé.

    « Pour nous, Israël porte pleinement la responsabilité de son assassinat (…)Nous n’avons pas le moindre doute (…) », a poursuivi le chef du Hezbollah.

    L’annonce dimanche du décès de Kantar avait été suivie d’échanges de roquettes et d’obus à la frontière libano-israélienne.

    Israël s’est félicité de sa disparition mais sans revendiquer la responsabilité du raid perpétré samedi. Un haut responsable de la sécurité israélienne avait toutefois averti en 2008, peu après la libération du Libanais d’une prison israélienne, qu’il restait une « cible pour Israël ».

    Lundi, dans le quartier de Ghobeiri à Beyrouth, fief du Hezbollah, des barrages ont été dressés et des militants en habit militaire portaient des drapeaux de leur parti, du Liban et de la Palestine. Le cercueil était lui aussi recouvert de la bannière du Hezbollah et a été porté jusqu’au mausolée réservé aux « martyrs » du groupe.

    « Les Israéliens n’ont toujours pas appris qu’avec toutes ces tentatives d’assassinat de leaders, ils sont en train de commettre une énorme bêtise », a lancé un haut responsable du Hezbollah, Hachem Safieddine.

    « Mort à Israël, mort aux Etats-Unis », scandait une foule compacte derrière le cercueil de Samir Kantar.

    Ancien militant du Front de libération palestinien (FLP) incarcéré pendant près de 30 ans en Israël pour une opération meurtrière commise à l’âge de 16 ans, ce druze libanais avait rejoint aussitôt le mouvement chiite après sa libération en 2008.

    L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) l’a présenté comme le « chef de la résistance syrienne pour la libération du Golan », un groupe créé il y a deux ans par le Hezbollah pour lancer des opérations dans cette région occupée par Israël.

    « Pendant ses sept ans de liberté, Samir s’est impliqué dans la résistance (contre Israël) au Liban et quand sont apparus les premiers signes de la résistance sur le front du Golan occupé, il a été le premier à la rejoindre. Israël a essayé six fois de l’assassiner au Liban et en Syrie », a affirmé son frère Bassam dans un article publié lundi par le quotidien libanais Al-Akhbar.

    – ‘Symbole de la résistance’ –

    Pour Waddah Charara, expert du Hezbollah, « Samir Kantar représentait l’emblème d’un projet (…) de constitution d’un front de résistance dans le sud druze syrien (…) Et quand Nasrallah a annoncé qu’on verrait bientôt une résistance syrienne aussi efficace que la résistance chiite au Liban-sud, Kantar faisait partie de l’équation ».

    « Kantar a essayé de jouer de son appartenance à la communauté druze pour (…) chercher à ébranler la loyauté des druzes à l’égard de l?État hébreu. Israël ne pouvait pas l’accepter », a souligné l’auteur du livre « l’Etat Hezbollah ».

    Les quelque 20.000 druzes qui vivent sur le plateau du Golan ont dans leur immense majorité refusé la nationalité israélienne après son annexion en 1981 par Israël.

    Originaire d’Aabey, dans la région druze au sud-est de Beyrouth, Kantar a appartenu à la frange de la jeunesse libanaise qui s’était engagée dans les années 70 aux côtés des combattants palestiniens au Liban.

    Ainsi le chef druze Walid Joumblatt, dont le père fut le symbole de l’alliance entre les mouvements progressistes libanais et les Palestiniens avant son assassinat en 1977, lui a rendu hommage.

    « Malgré nos différences dans nos positions politiques sur la crise syrienne, nous condamnons la mort du militant Samir (…) qui a dédié sa vie à la lutte contre l’occupation israélienne (…) Il restera un symbole de la résistance et de la liberté », a-t-il dit dans un communiqué.

    Sur les réseaux sociaux, les critiques pleuvent sur l’inaction des Russes, alliés du Hezbollah contre les rebelles en Syrie, qui disposent au sol d’un système de radars ultra-performants et de missiles de longue portée S-400.

    Manifestement gênés, les médias sympathisants du Hezbollah ont justifié l’inaction russe par le fait que les avions israéliens n’étaient jamais entrés dans l’espace aérien syrien pour viser Kantar mais avaient tiré quatre missiles depuis le territoire israélien.

    Pour M. Charara, professeur de sociologie à l’université libanaise, « dès le départ, la Russie a tenu à marquer le fait que sa défense du régime syrien ne concernait pas le conflit syro-israélien ».

     

    Source:  Bd Voltaire


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    Hassan Nasrallah : la Résistance libèrera tout le Moyen-Orient (VOSTFR)

     

    Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, durant le Jour du Martyr, le 11 novembre 2015.

     

    Source : http://sayed7asan.blogspot.fr/2015/12/hassan-nasrallah-la-resistance-liberera.html

    Traduction et sous-titres : Salah Lamrani (Sayed Hasan)

     

     

    Vidéo sous-titrée : https://www.youtube.com/watch?v=S0O2-_Aj7Hk

     

     

    Transcription :

     

    […]

     

    Et parmi les accomplissements les plus importants de ce sang [des Résistants martyrs], nous trouvons les conséquences bénéfiques ici-bas (la Libération, la liberté, la dignité, la sécurité, la paix, la gloire) – tout cela compte parmi les bienfaits d'ici-bas, que nous venons d'évoquer avec des versets (coraniques). Parmi les accomplissements les plus importants (de ce sang), il y a cette âme que nous ont insufflée les martyrs, à notre peuple et aux peuples de notre Communauté (musulmane).

    L'âme de djihad (lutte), l'âme de la Résistance, l'âme du martyre, la gloire, la dignité, la fierté, l'enthousiasme, la noblesse des cœurs, le refus de la bassesse, de l'humiliation, de l'abandon des principes, de la lâcheté et du défaitisme.

    Voilà ce que les martyrs ont insufflé à notre Communauté. Cet éveil des esprits et des cœurs, cette conscience, cette détermination, cette persévérance. En d'autres termes, cette revivification des âmes.

     

    Le sang des martyrs a revivifié les âmes de notre jeunesse, de notre génération, de notre peuple et des peuples de notre Communauté, et il nous a apporté la garantie de la persévérance dans la voie de la Résistance et du djihad pour réaliser les objectifs restants, à savoir la libération des terres, des lieux saints, la confrontation du projet sioniste dans la région, et la réalisation des rêves d'indépendance, de souveraineté et de liberté de nos peuples, de nos gouvernements et de nos lieux saints. Tout cela est dû à la grâce du sang des martyrs.

     

    Cet élan des familles, des pères, des mères, des épouses, des enfants, des proches, des voisins, de l'opinion publique. Tout cela n'aurait pas pu être obtenu seulement par des déclarations orales, des prises de position, des discours, des exhortations, des médias. Le sang des martyrs était le plus à même de réveiller les cœurs et d'insuffler l'esprit de Résistance, d'aiguiser les volontés et les déterminations, et c’est lui qui nous a conduits à ce que nous avons aujourd'hui, par la Grâce de Dieu le Tout-Puissant, en fait de force, de capacités, de possibilités, et de puissance pour faire face aux menaces et aux défis. Tout cela est dû à la grâce du sang des martyrs. C'est là notre arme la plus puissante et la plus durable.

     

    Depuis le début, cette âme du djihad et du martyre, ces actions de djihad et ces opérations martyre, ont constitué notre arme la plus puissante face à la tyrannie de l'ennemi, à son appareil militaire prodigieux disposant d'un soutien américain colossal et illimité, depuis l'année 1982 [invasion du Liban par Israël]. Si nous avions attendu de posséder des moyens (militaires) en qualité et en quantité, et à une sorte d'équilibre stratégique avec l'ennemi, il n'y aurait pas eu de Résistance, et il n'y aurait pas eu de Libération. Et l'ennemi se trouverait toujours dans notre pays, sur notre territoire, il s'en serait emparé, le contrôlerait et le dominerait tyranniquement, et aurait réalisé les objectifs de cette invasion et de cette occupation.

     

    De même en Palestine, il en allait ainsi depuis le début et c'est toujours le cas. Aujourd'hui, c'est cette âme (du djihad) qui revivifie une nouvelle fois la Résistance et l'Intifada, et qui impose à nouveau la cause de la mosquée d'Al-Aqsa (à Jérusalem) et des lieux saints au monde entier. C'est cette même âme.

     

    Le gouvernement ennemi peut assiéger le peuple palestinien, et il le fait, il peut diviser les régions palestiniennes en territoires isolés, séparer Gaza de la Cisjordanie, la Cisjordanie des territoires de 1948, et à l'intérieur de la Cisjordanie, telle ville de telle autre ville. (Le gouvernement israélien) peut couper les voies de ravitaillement, et il le fait, et d'empêcher que les armes, munitions ou moyens parviennent aux Palestiniens dans telle ou telle région. Il peut, par une opération sécuritaire, briser ou isoler des factions et réseaux de la Résistance qui préparent des actions de djihad.

     

    Mais il ne peut pas assiéger les individus un par un. Il ne peut pas empêcher qu'un couteau parvienne à la main d'un homme ou d'une femme, d'un jeune homme ou d'une jeune femme, et il ne peut pas mettre fin à ces attaques (au couteau) tant que les jeunes palestiniens et palestiniennes ont cette âme (du djihad).

     

    Ce que nous avons vu il y a quelques jours à la télévision est une fierté pour tous, et également une leçon pour tous, et surtout pour les hommes de cette Communauté, les hommes qui restent assis et silencieux et abandonnent et fuient leurs responsabilités. Lorsque nous voyons à la télévision cette jeune femme palestinienne, avec une grande sérénité, avec assurance et détermination, alors qu'elle sait ce qui l'attend, à savoir la mort ou la prison à vie, mais avec calme et assurance, elle sort son couteau de son sac à main et poignarde ce soldat, et lorsqu'il s'enfuit, elle continue et le poursuit. Mais le plan de la caméra ne nous permet pas de voir la fin de la scène. C'est une preuve, un argument contre tous les hommes de cette Communauté, et également une source de fierté. A quoi cela est-il dû ? A cette âme (du djihad), cette âme pure et puissante.

     

    Ce que je veux vous dire en ce Jour du Martyr, à tous les spectateurs et auditeurs, c'est que cette âme, il est de notre responsabilité de la préserver, car depuis des décennies, ils s'efforcent de la contenir, de la briser, de la faire disparaitre, de l'avilir. Ils mènent de véritables guerres contre cette âme de la Résistance, dépensant des centaines de millions de dollars, comme le reconnaissent les USA et leurs instruments (vassaux). Des guerres menées dans les médias, sur les réseaux sociaux, par tous les moyens disponibles, pour rendre douteuse, rabaisser, moquer, avilir, insulter, salir, rejeter, calomnier cette Résistance et tous les moudjahidines (combattants) des mouvements de Résistance de toute la région, afin d'en finir avec cette âme. Car s'ils parviennent à l'éradiquer, à quoi serviraient les missiles, les armes stratégiques, les dépôts de munitions, les structures militaires formidables, les grands nombres (de soldats), tout cela ne serait que de la chair et des os, sans âme, sans dignité, sans volonté. Voilà ce qu'ils veulent nous arracher.

     

    Et nous devons faire face à ce genre de guerre qui a ses instruments internationaux, régionaux et locaux, qui œuvrent jour et nuit ; notre responsabilité est de leur faire face. De même qu'il est de notre responsabilité de préserver les armes de la Résistance pour libérer les territoires qui restent, pour dissuader toute agression, pour être partie prenante de la Communauté qui récupèrera ses lieux saints, nous devons également préserver cette âme.

     

    C'est la responsabilité des savants, des orateurs, des médias, des intellectuels, des hommes politiques, des pères, des mères, des épouses, des familles de martyrs, des blessés, de tout le monde. Nous devons assumer cette responsabilité.

     

    Bien sûr, nous sommes confiants dans notre capacité à préserver cette âme, et même à la développer, et elle se renforce, elle s'élargit, elle s'étend. Et cela confirme l'échec de toutes ces guerres qui ont été menées depuis des décennies, et ce développement en qualité et en quantité que nous trouvons chez la Résistance, chez les hommes, les femmes, les plus jeunes et les plus âgés, et surtout dans la génération des jeunes hommes et femmes, c'est là une autre composante parmi les différents aspects de la victoire de la Résistance sur les types de guerres les plus dangereux qui sont menés contre elle.

     

    Cet élan, cet entrain, ce développement dans le mouvement de la Résistance est également une conséquence bénéfique du sang des martyrs. Aujourd'hui encore, leur sang nous pousse à aller de l'avant, nous aguerrit sur les champs (de bataille), et nous permet de brandir les poings, les armes et la voix face à l'Occupation, à l'oppression et à la tyrannie, ainsi qu'aux projets d'accaparement (des territoires et richesses) de cette Communauté.

     

    Et l'un des visages les plus importants de cette âme (de la Résistance) est les familles de martyrs, qui atteignent ce statut et cette caractéristique et gagnent ce titre lorsqu'ils offrent l'un de leurs chers comme martyre sur la Voie de Dieu, qu'il s'agisse d'un fils, d'un frère, d'un père, d'un époux, d'une épouse, d'une sœur, d'une fille, etc. Les familles de martyrs comptent aujourd'hui parmi les fruits du sang de ces martyrs.

     

    Cet état d'esprit élevé que nous trouvons chez les familles des martyrs, ce sentiment humaniste, moral, de djihad, est également un bienfait de ce sang, qui laisse ses traces chez le père, la mère, l'épouse, les fils, les filles, les frères, les sœurs, les proches, l'entourage... Lorsque nous considérons les familles de martyre, que nous portons notre regard sur l'un des accomplissements de ces martyrs, que voyons-nous chez les familles de martyrs ?

     

    Nous les entendions précédemment, et j'avais déjà écouté ce propos hier, et je l'ai visionné dans sa totalité. Que trouvons-nous auprès des familles de martyrs, qui se trouvent actuellement parmi nous dans ces husseyniyats (lieu de dévotion) et assemblées ? Nous ne voyons chez eux que la persévérance, la patience, la pondération, le contentement face à ce qu'a décrété pour eux Dieu le Très-Haut, la reconnaissance envers Dieu pour ce qu'il a décrété pour eux, la fierté, l'orgueil de leurs martyrs et de ce qu'ils ont accompli, la détermination à poursuivre la lutte, et la disposition à donner et sacrifier plus encore, promptement.

     

    Les Américains, les sionistes et leurs instruments dans la région, et beaucoup d'ennemis et d'opposants s'imaginent que lorsque nous apportons la nouvelle du martyre, ou son corps, sa dépouille pure à sa famille, que le Hezbollah fait alors face à de gros problèmes. Mais je vous le déclare, tout ce que nous voyons de la part des familles des martyrs, de leurs pères, de leurs mères, ils déclarent aux frères ou aux sœurs qui viennent à eux (avec cette information) que (leur proche) qui a trouvé le martyre est leur garantie de sécurité, leur fierté, leur orgueil, leur gloire, et qu'ils remercient Dieu de ce qu'il a décrété pour eux, et que le reste de leurs enfants est présent (et prêt à aller combattre), un, deux, trois, quatre, cinq.

     

    Et certains l'ont déjà fait, car on trouve des familles qui comportent deux, trois, quatre martyrs, ce qui prouve la sincérité de ces déclarations. Ce ne sont pas des déclarations exagérées ou embellies, et ce que vous venez d'entendre de la part de familles de martyrs prouve la vérité de ce en quoi ils croient, et ils sont véridiques et sincères dans chaque lettre, chaque mot qu'ils prononcent.

     

    Oui, voilà ce que l'on voit de la part des pères, des mères et des familles de martyrs. Et cela est dû à la grâce de ce sang.

     

    C'est pourquoi, lorsque nous possédons dans notre pays et dans notre Communauté de tels martyrs et de telles familles de martyrs nobles et endurantes, fières et généreuses, il ne nous est pas permis d'avoir peur ni des menaces, ni des défis, pas plus qu'il n'est permis d'avoir des craintes quant à l'avenir, car nous possédons cette force : la véritable force est celle-ci. C'est après elle que viennent les capacités matérielles, les compétences, l'expérience, les armes, les possibilités, qui renforcent notre puissance dans cette lutte.

     

    Tant que nous resterons un peuple vivant (éveillé), tant que nous posséderons ces (Résistants) vivants, ces vivants parmi les « hommes qui ont tenu loyalement leur engagement vis-à-vis de Dieu ; certains d'entre eux ont déjà accompli leur destin (le martyre) » et ont vu leur vie s'aguerrir et se renforcer, « et d'autres attendent leur tour » [Coran, XXXIII, 23], tant que nous entendrons ces déclarations et ces prises de position de leur part, alors tout cela nous poussera à davantage de détermination, de persévérance, de force, de présence, de certitude et de confiance dans l'avenir. La confiance dans l'avenir.

     

    Ils veulent que notre peuple, que nos peuples et notre Communauté (arabes et islamiques) soient réduits au désespoir, afin qu'une fois désespérés, nous renoncions à nos causes, abandonnions nos lieux saints, délaissions nos responsabilités et fuyions en mer, dans l'exode mortel des réfugiés, ou que nous fuyions dans des sentiments et conceptions réprouvées par Dieu et dans lesquelles il y a notre perte à tous. Mais tant que cette force vitale et que ces vivants seront présents parmi nous, nous ne devons permettre à aucun désespoir de s'emparer de nous.

     

    Voilà ce que je voulais dire en première partie, et en vérité, à travers cette commémoration bénie [Jour du Martyr], nous pouvons voir (s'accomplir) la promesse que Dieu le Très-Haut nous a faite. C'est là la récompense d'ici-bas, et nos martyrs ont atteint la récompense de l'au-delà dans le monde intermédiaire (barzakh), et ils attendent la plus grande partie de cette récompense pour la Grande Résurrection, et nous profitons également des bienfaits d'ici-bas.

     

    Tels sont les bienfaits d'ici-bas, cette grandeur, cette noblesse, cet honneur, ce sentiment de puissance, cette capacité à faire face aux défis, la sécurité, la paix, la quiétude, etc. […]

     

    Merci Sayed Hasan

     

     

     

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    mardi 22 décembre 2015

    [Erdogan entre daech et drogue]

    Agence anti-drogue russe : des laboratoires turcs transforment l'opium afghan revendu en Europe

    L’opium afghan est transformé en héroïne en Turquie, pour être revendu en Europe et en Russie, a fait savoir le chef de l’agence anti-drogue russe.

    Les itinéraires de ce trafic ont été révélés au terme d’une opération russo-afghane anti-drogue.

     

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    Une cargaison a voyagé sur l'itinéraire Badakhshan-Doshi-Bamiyan-Herat, avant d'arriver, via l’Iran, en Turquie où l’opium a été transformé dans des laboratoires bien équipés […] en héroïne de haute qualité avant d'être expedié en Europe et en Russie», Viktor Ivanov, le chef de l'Agence fédérale russe de contrôle du trafic de stupéfiants (FSKN) lors d’une réunion du comité anti-drogue.

     

    Ivanov a aussi annoncé que 600 kilos d’opium avaient été saisis dans une opération conjointe menée par les unités de lutte anti-drogue afghanes et russes dans la ville de Doshi, située dans la province de Baghlan, au nord de l’Afghanistan.

    L’opération a été conduite à la mi-décembre par l’unité anti-drogue afghane Kabul Gates avec le soutien du FKSN qui a fourni les renseignements, a ajouté Ivanov. La cargaison de drogue a été trouvée dans un camion se dirigeant vers la Turquie via l’Iran.

    Le chef du FKSN a souligné que le trafic de drogue a permis à l’organisation terroriste Etat islamique d’augmenter ses effectifs par quatre depuis 2012.

    «L'augmentation du nombre des combattants de Daesh correspond à l’augmentation annuelle du trafic de drogue au Moyen-Orient, qui est confirmée par le nombre croissant de saisies de drogue dans la région», a conclu Ivanov. 

    Russiatoday

     

     
    Posté par Nadmiiizà -

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    mardi 22 décembre 2015

    #DERNIERE MINUTE - Daech pilonne une école de jeunes filles en Syrie, plusieurs morts

    Mardi 22 décembre, les terroristes de Daech ont bombardé aux mortiers une école à Deir ez-Zor dans le nord-est de la Syrie, annonce-t-on de source informée de la mairie de la ville.

     

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    Neuf enfants ont été tuées et quinze autres ont été blessées.

    Le ministère de l'Intérieur a déclaré que c'était un lycée de filles du quartier de Harabech qui a été bombardé. Les obus ont explosé dans la cour d'école durant la matinée au moment où les fillettes entraient dans le bâtiment.

    Le gouvernement a condamné cette attaque.

    Le premier-ministre syrien Wael al-Halki a déclaré que de telles attaques n'empêcheraient pas les générations futures d'obtenir une bonne formation et de reconstruire le pays.

     

    En ce moment, la ville de Deir ez-Zor est contrôlée par des forces gouvernementales.

    Les terroristes de Daech attaquent les quartiers de la ville où habite la population civile pour déstabiliser la situation dans la région.

    De plus, ils terrorisent les habitants locaux qui refusent l'idéologie de Daech.

    Daech demeure la principale menace à la sécurité mondiale. Au cours des deux dernières années, cette organisation terroriste a pu s'emparer de territoires considérables en Iraq et en Syrie.

    De surcroît, les djihadistes essaient de répandre leur l'influence sur les pays de l'Afrique du nord, en particulier, la Libye.

    Les informations sur le nombre de djihadistes oscillent entre 50.000 et 200.000 personnes.

    Sputniknews




     

     


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    SOUTIEN A LA RÉBELLION DU DONBASS.


    Erwan Castel


    22 décembre, 16:57

    SERVIR ET NON SE SERVIR...

    Un conflit asymétrique peut attirer toutes sortes de volontaires attirés par le front médiatique et/ou militaire.

    Parfois dans les actes et les paroles on observe des engagement mythomanes centrés et même recroquevillés sur des egos surdimensionnés en souffrance de reconnaissance affective...

     

    Mais tous ceux aujourd'hui qui sont regroupés dans notre unité partagent un regard compassionnel et un engagement altruiste pour ce peuple du Donbass dont le courage n'a d'égal que la souffrance...

    Soldats de la République de Donetsk, nous tenons aussi a marquer notre engagement directement auprès des victimes de ce conflit qui a jeté sur les chemins de la détresse physique et morale des milliers de femmes, d'enfants et d'hommes dont certains aujourd'hui ont tout perdu en dehors de leur dignité.

    Cette aide humanitaire nous ne pouvons la réaliser que grâce à la confiance et la générosité des personnes qui régulièrement apporte leur contribution pour atténuer les souffrances humaines...

    Ils partagent pleinement avec nous l'Honneur de servir le peuple martyrisé du Donbass et je veux signifier ici à toutes ces femmes et ces hommes parfois anonymes qu'ils sont les premiers destinataires des remerciements que nous recueillons sur le terrain où nous ne sommes que des passeurs d'espérance...

     

    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

    http://alawata-rebellion.blogspot.fr/2015/12/les-francais-sur-le-front-


    Soutien à la rébellion du Donbass
    alawata-rebellion.blogspot.fr


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    mardi 22 décembre 2015

     

    Guerre sans merci au Yémen : « La mélodie de notre exil »



     

    Source : https://www.youtube.com/watch?v=rZrNh--XGYM

     

    Traduction : Salah Lamrani (http://sayed7asan.blogspot.fr/)

     

     

    La ville historique de Sanaa a été ouverte à des populations provenant de diverses régions et milieux depuis le 4ème siècle avant J.C. Elle les a accueillis tout au long de ses périodes prospères et difficiles, devenant un témoin de leurs joies et de leurs peines.

     

    Encore une fois, Sanaa est prise dans une période de turbulences, et ses vents portent des mélodies d’exil, au point que ses habitants se sentent comme des étrangers. Aujourd’hui, ils attendent dans la peur et la crainte de l’inconnu.  

     

    Pourtant, la résilience de Sanaa ne peut pas et ne sera pas détruite. Elle continue d’aimer ses habitants, et maintient la conviction que le soleil se lèvera à nouveau. « Mélodies d’étrangers ».

    Par ses images puissantes, cette courte vidéo donne vie aux poèmes du poète yéménite Abd-al-Aziz Al-Maqaleh, qui rappellent aux citoyens la force et la résilience de leur ville malgré les nombreux conflits.


    Le message est un rappel que, peu importe à quel point la ville semble étrangère, ses habitants ne sont pas des étrangers dans leur propre ville.

    C’est leur ville. C’est chez eux.

    C’est le lieu où ils feront la différence en tant qu’agents de la paix



    Voir également :

     

    De la Palestine au Yémen : honneur et déchéance du monde arabe

     

    Guerre sans merci au Yémen


    Yémen : Une Voix dans le Désert (Témoignage poignant sur la barbarie saoudienne)

     

     

     

    La mélodie de notre exil.

     

    Est-ce que la folie est devenue sensée ?

    Est-ce que l’irrationalité est devenue raison ?

    C’est une question que pose l’esprit humain

    paralysé par la peur

    et accablé par les chagrins.

    Est-ce que la nuit qui répand ses ténèbres sur la terre est devenue une barrière éternelle ?

    Ou y a-t-il, après la nuit, un jour

    qui a sur la terre une durée déterminée et des périodes fixes ?

     

    Elle est la mélodie de notre exil et la couleur de nos discussions,

    et notre prière aux heures de joie et d’ennui.

    Qu’importe combien la nuit a recouvert ses montagnes,

    et combien le danger a envahi et opprimé ses rues,

    qu’importe que la vieille chaîne ait paralysé sa jambe

    telle une blessure béante à la face du soleil, sur l’œil de la lune.

    Un ouragan dévastera les ténèbres de son jour

    et une aube généreuse l’embrassera dans sa tendresse.

     

    Nous avons brisé le visage de notre exil,

    et ce que nos nuits étrangères ont conservé en fait de fausses images.

    Les navires du départ se sont fracassés

    et elle a expiré dans les bras de notre rive véritable.

     

    Sanaa est incontournable.

     

    Un jour, le chant du destin a été entonné depuis notre exil.

     

    Sanaa est incontournable, si long que soit le voyage pour l’atteindre.

    Elle est incontournable.

    Notre amour, son désir de nous revoir

    font résonner cet appel tout autour de nous : « Où trouverons-nous refuge ? »

    Nous avons porté ses chagrins et ses blessures sous nos paupières, ils ont germé et les fruits sont mûrs.

     

    Sanaa... Même si elle s’endort sur ses chagrins pour un temps...

    Même si elle s’endort sur ses chagrins pour de bon, et que la torpeur et l’engourdissement la saisissent.

    Son aube se révoltera à la face des ténèbres, sans aucun doute,

    et ce jour-là, la pluie noiera sa sècheresse.

     

    Oeuvre du poète yéménite Abd-el-Aziz Al-Maqaleh, dans “Réalité insensée”, « Sanaa est incontournable »

     

    Publié par Sayed Hasan à 21:46

    - See more at: http://sayed7asan.blogspot.fr/2015/12/guerre-sans-merci-au-yemen-la-melodie.html#sthash.Mf92F2Go.dpuf


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    AVERTISSEMENT : ceci est la traduction du rapport de l’ONG Freedom House à propos de programmes scolaires en Arabie Saoudite.

    Tout comme cette ONG, le site les-crises.fr condamne ces propos sans la moindre réserve.

    Leur diffusion vise simplement à alerter sur un comportement inacceptable d’un pays “allié”.

    Source : Freedom House, 2006

     

    Le “Center for Religious Freedom” (Centre pour la Liberté Religieuse), section de Freedom House (Maison pour la Liberté), a publié un rapport analysant un ensemble de manuels du ministère de l’éducation saoudien utilisé par les élèves des niveaux primaires et secondaires.

     

    Les manuels font la promotion de la haine à l’encontre de ceux (y compris musulmans) qui n’adhèrent pas à la secte wahhabite.

    Le “Center for Religious Freedom” (Centre pour la Liberté Religieuse), section de Freedom House (Maison pour la Liberté), a publié un rapport analysant un ensemble de manuels du ministère de l’éducation saoudien utilisé par les élèves des niveaux primaires et secondaires. Les manuels font la promotion de la haine à l’encontre de ceux (y compris musulmans) qui n’adhèrent pas à la secte wahhabite.

    Le rapport, intitulé “Programme de l’intolérance en Arabie saoudite”, a été rédigé par le Centre pour la Liberté Religieuse en coopération avec l’Institut des Affaires du Golfe.

    Le Centre a analysé une douzaine de manuels du ministère saoudien d’éducation religieuse, utilisés au cours de cette année scolaire en Arabie saoudite (et dans les écoles saoudiennes à l’étranger). Ces textes ont été rassemblés par l’Institut des Affaires du Golfe, basé à Washington, avec l’aide de professeurs, administrateurs et familles ayant des enfants dans ces écoles. Ces textes ont été ensuite traduits par deux arabophones indépendants.

    “Ce qu’enseignent les manuels scolaires saoudiens aujourd’hui sur la façon dont les musulmans doivent aborder les autres religions va empoisonner l’esprit de la nouvelle génération,” déclare Nina Shea, directrice du Centre pour la Liberté Religieuse et principal auteure du rapport. “Quels qu’aient pu être les modifications faites au système saoudien d’éducation, il faut aller beaucoup plus loin.”

    Les conclusions de ce rapport contredisent les déclarations faites continuellement par les porte-parole du gouvernement saoudien qui ont révisé minutieusement leurs matériels éducatifs. Il y a plus d’un an, le porte-parole de l’ambassade saoudienne Adel al-Jubeir a déclaré : “Nous avons revu nos programmes d’éducation. Nous avons retiré le matériel provoquant ou intolérant envers les personnes d’autres religions.” Le nouvel ambassadeur saoudien aux États-Unis, le prince Turki al-Faisal, durant une tournée à l’échelle nationale un peu plus tôt cette année, a affirmé : “Nous avons éliminé ce qui pouvait être perçu comme de l’intolérance de nos anciens manuels qui étaient dans notre système.” La semaine dernière, le 18 mai, le ministre des affaires étrangères saoudien, le prince Saud Al-Faisal, a déclaré : “… le système éducatif entier est en train d’être revu de fond en comble. Les manuels ne sont qu’une petite partie de ce qui a été entrepris par l’Arabie saoudite.”

    Cependant, le rapport démontre que ces textes :

    • Condamnent et dénigrent la majorité des musulmans sunnites qui ne suivent pas l’idéologie wahhabite de l’Islam, et les qualifient de déviants et de descendants de polythéistes.
    • Condamnent et dénigrent les croyances et pratiques des musulmans chiites et soufistes considérées comme hérétiques et les qualifient de polythéistes ;
    • Ordonnent aux musulmans de haïr les chrétiens, les juifs, les “polythéistes” et autres “mécréants”, incluant les musulmans non-wahhabites, bien qu’il ne faille pas les traiter “injustement” ;
    • Enseignent les infâmes contrefaçons des Protocoles des Sages de Sion, comme s’il s’agissait d’un fait historique ;
    • Enseignent les autres théories du complot, accusant les franc-maçon, les Lions Clubs et le Rotary International de comploter pour affaiblir les musulmans ;
    • Enseignent que “les juifs et les chrétiens sont les ennemis des croyants [musulmans]” et que l’affrontement entre ces deux royaumes est perpétuel ;
    • Enseignent aux étudiants à ne pas “saluer”, “prendre pour ami”, “imiter”, “montrer de la loyauté”, “traiter courtoisement”, ou “respecter” les mécréants ;
    • Affirment que la propagation de l’Islam par le djihad est une “obligation religieuse” ;
    • Enseignent que “le combat entre musulmans et juifs” continuera jusqu’au jour du jugement, et que les musulmans sont promis à la victoire sur les juifs à la fin ;
    • Incluent une carte du Moyen-Orient qui montre Israël dans ses frontières d’avant 1967 comme une “Palestine occupée en 1948.”

    La doctrine wahhabite de l’Islam est la base de l’idéologie politique de l’État saoudien, et au cœur de son programme d’éducation. D’après l’ambassade saoudienne de Washington, le système éducatif saoudien comporte 25 000 écoles, formant quelque 5 millions d’étudiants. L’Arabie saoudite fait également fonctionner des universités dans 19 capitales, incluant celle à l’extérieur de Washington à Alexandria, Virginie, qui utilise certains des mêmes textes religieux. De plus, l’Arabie saoudite distribue également ses textes religieux à travers le monde à des écoles islamiques et des madrasas qu’il ne gère pas directement.

    Étant donné la nature fermée de la société saoudienne, le Centre n’a pas entrepris un examen complet de l’effort de réforme totale du système éducatif saoudien. Le rapport a été entrepris en réponse aux préoccupations concernant le retrait supposé des passages intolérants de ses manuels scolaires par le gouvernement saoudien, et il presse le gouvernement américain de remonter au plus haut niveau l’effort continu d’enseignement de la haine et de l’intolérance en Arabie saoudite.

    Voir le rapport complet

    Voir les extraits des manuels du ministère de l’éducation saoudien pour les études islamiques : arabe avec traduction anglaise

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    Extraits des manuels scolaires d’études islamiques du ministère de l’Éducation saoudien

    A PROPOS DU CENTRE POUR LA LIBERTE RELIGIEUSE

    Le “Center for Religious Freedom” (Centre pour la Liberté Religieuse) est une section de Freedom House (Maison pour la Liberté). Fondée il y a plus de 60 ans par Eleanor Roosevelt, Wendell Willkie, et d’autres Américains inquiets du renforcement des menaces pour la paix et la démocratie, Freedom House a été une importante force de promotion des valeurs démocratiques, et un opposant déterminé aux dictatures d’extrême droite et d’extrême gauche. Son Centre pour la Liberté Religieuse défend tous les groupes autour du monde contre la persécution religieuse. Il milite pour que la politique étrangère des États-Unis défende ceux qui sont persécutés pour leur religion ou leurs croyances dans le monde, et défend le droit à la liberté religieuse pour chaque individu.

    Depuis son lancement en 1986, sous la direction de l’avocate des droits de l’homme Nina Shea, le Centre a documenté la persécution religieuse des individus ou des groupes de personnes à l’étranger et pris en charge, en leur nom, leur défense auprès des médias, du Congrès des USA, du Département d’État et de la Maison-Blanche. Il parraine également des enquêtes de terrain.

    A PROPOS DU “INSTITUTE FOR GULF AFFAIRS” (INSTITUT DES AFFAIRES DU GOLFE)

    Le principal travail de recherche pour ce rapport a été réalisé par l’Institut des Affaires du Golfe. Il a recueilli les manuels scolaires et a fourni des extraits de douze d’entre eux au Centre pour la Liberté Religieuse de Freedom House.

    “L’Institute for Gulf Affairs” est une organisation indépendante, non partisane qui diffuse des informations étayées sur la région du Golfe et produit des analyses approfondies de la politique et des relations internationales dans la région du Golfe. Basé à Washington, DC, l’Institut est au centre d’un réseau mondial de personnes fiables, dont certaines, en raison de la nature fermée du système politique saoudien, n’ont pas d’autres canaux pour exprimer leurs points de vue. Pour remplir cette mission, l’Institut organise des conférences à Washington, où des analystes éclairés débattent des sujets les plus importants concernant les pays du Golfe et des relations entre ces pays et les États-Unis ; il mène des recherches et des enquêtes indépendantes, dont les rapports sont affichés sur son site web : www.gulfinstitute.org ; il favorise une compréhension plus profonde des pays du Golfe par les décideurs de Washington et par les membres de la presse, en leur fournissant des informations récentes et exclusives, et en les mettant en contact avec des analystes fiables ; et il parraine des groupes de travail dont les rapports aident à définir le programme de politique étrangère.

    AVANT-PROPOS

    Après les événements du 11 septembre 2001, beaucoup de gens réfléchis — y compris des fonctionnaires des gouvernements des États-Unis et d’Arabie saoudite — ont exprimé leur inquiétude sur le fait que le système éducatif de l’Arabie saoudite pouvait effectivement favoriser l’intolérance et l’animosité qui ont contribué à conduire aux attaques meurtrières ce jour-là. Par la suite, le “UN Arab Development Reports” (Rapport des Nations Unies sur le Développement Arabe) et les rapports de la Commission du 11 septembre ont, parmi d’autres, identifié le rôle clé de la réforme de l’éducation dans la promotion du pluralisme et l’expansion de la liberté dans la région. Au cours des dernières années, la politique étrangère des États-Unis a mis en avant l’objectif de la réforme des systèmes éducatifs à travers le Moyen-Orient élargi, y compris en Arabie saoudite.

    Les Saoudiens eux-mêmes comptent parmi les plus préoccupés par cette situation. L’une des analyses les plus précises et les plus détaillées était une étude menée en 2003 conjointement par l’ancien juge saoudien Cheikh Abdelaziz Al-Qassem et le journaliste et auteur Ibrahim Al-Sakran, qui ont examiné trois programmes d’étude de collège et de lycée : AL-Hadith (relation des faits et dits du Prophète), un programme concernant les traditions de l’islam, Al-Fiqh (jurisprudence religieuse), un programme concernant les questions de loi religieuse et de rituel, et AL-Tawhid (l’unicité divine), un programme concernant l’objet des croyances. Cette étude a été présentée lors du second forum pour le dialogue national qui s’est tenu en Arabie saoudite fin décembre 2003 sous l’égide du prince-héritier Abdallah Ibn Abdelaziz et publié début 2004. Cette étude montre que le programme religieux du royaume “encourage la violence envers les autres, et induisent les élèves en erreur en leur faisant croire qu’afin de préserver leur propre religion, ils doivent violemment réprimer et même éliminer physiquement “l’autre”.

    Même si à notre connaissance ce rapport n’a jamais été officiellement adopté par les autorités religieuses ou éducatives, son existence montre que des analyses rigoureuses et approfondies sont menées en Arabie saoudite. Depuis, le gouvernement saoudien a déclaré en de nombreuses occasions, qu’il avait pris les mesures nécessaires et réformé en profondeur le système éducatif public afin de répondre à ces problèmes. La dernière déclaration en date remonte au 18 mai 2006, lors d’une visite du ministre saoudien des Affaires étrangères à Washington, au moment même où ce rapport était publié par la presse. Le ministre en question, le prince Séoud Al-Faïçal, a affirmé lors d’une conférence de presse conjointe avec la secrétaire d’État Condoleezza Rice que “…le système éducatif dans son ensemble est en train d’être remanié de fond en comble. [La refonte des] livres scolaires ne représente qu’une mesure parmi d’autres qui ont été menées par l’Arabie saoudite.”

    Cependant, il semble que les actions menées soient loin d’avoir entièrement résolu le problème. L’étude qui suit est un passage en revue d’une série de manuels scolaires d’études islamiques, publiés par le ministère de l’Éducation en Arabie saoudite et apparemment en usage actuellement, à la fois dans le royaume saoudien et dans les instituts islamiques qu’il finance. La section dédiée à la liberté religieuse de Freedom House, en coopération avec l’Institute for Gulf Affairs, a examiné des passages de livres destinés aux élèves et couvrant les classes de l’école primaire jusqu’au lycée, en s’intéressant en premier lieu au traitement de toutes les religions ou courants religieux qui ne peuvent être rattachés au wahhabisme, ce courant de l’Islam qui a un statut de religion officielle en Arabie saoudite. Les éléments recueillis montrent que le gouvernement saoudien continue de propager une idéologie de haine à l’encontre des “incroyants”, catégorie qui inclut les chrétiens, les juifs, les chiites, les soufis, tous les sunnites qui ne suivent pas la doctrine wahhabite, les hindous ainsi que les athées et d’autres encore.

    L’objectif de ce rapport est à la fois de produire de l’information et d’alimenter le débat quant à savoir si des réformes appropriées ont été mises en œuvre dans le système éducatif saoudien, mais également de pousser à une accélération des réformes dans l’avenir.

    En raison du caractère fermé de la société saoudienne, il n’y a eu que très peu d’occasions de mener un examen global et approfondi du système éducatif “réformé”. Nous ne savons pas avec certitude ce qu’on enseigne au quotidien dans les écoles saoudiennes. Ce que nous connaissons, c’est le contenu de ces manuels scolaires. Ce que nous savons également, c’est que tout ce qui est actuellement enseigné dans les manuels scolaires au sujet des musulmans et de la relation avec les autres religions et cultures influencera une nouvelle génération de Saoudiens, ainsi qu’un nombre croissant de musulmans à travers le monde dont l’éducation se fait par ces textes.

    Nous ne le savons que trop bien : l’Arabie saoudite n’est pas le seul pays concerné par le problème du fanatisme religieux, de l’incitation à la violence et de la propagation de l’intolérance. Tout au long de l’histoire, des gouvernements s’appuyant sur des idéologies extrémistes, parfois religieuses, parfois athées, ont essayé de dépeindre ceux qui vivaient en dehors de leur système de valeurs comme étant des infidèles ou des êtres inférieurs. Des évènements récents, que ce soit au Darfour, au Kosovo ou au Rwanda, ont montré les conséquences en terme de coût humain de telles idéologies fondées sur la haine. Dans le monde globalisé dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui, l’enseignement qui est donné aux enfants, à ceux des autres comme aux nôtres, constitue un enjeu pour tous.

    Peter Ackerman

    Président de Freedom House

    RÉSUMÉ

    Ce rapport a été écrit à la suite d’interrogations concernant la mise en place effective de réformes appropriées au sein du système éducatif gouvernemental saoudien. Après le 11 septembre 2001, des critiques se sont fait entendre dans le monde entier, y compris par le gouvernement des États-Unis, selon lesquelles les écoles saoudiennes diabolisaient l’Occident et “l’autre”.

    Des porte-parole éminents du gouvernement saoudien ont également reconnu ce sujet comme étant un problème, et ont assuré à de nombreuses reprises que des réformes étaient en cours, ou avaient été menées à bien (1). Cependant, le résultat de notre étude entre en contradiction avec les déclarations publiques de l’Arabie saoudite selon lesquelles les contenus polémiques avaient été retirés des manuels scolaires.

    Etant donné le caractère fermé du régime saoudien, Freedom House n’a pas pu conduire de manière exhaustive l’étude de tous les manuels scolaires et programmes utilisés dans le pays. Il n’est pas possible de dire avec précision comment ces manuels sont utilisés au quotidien. Toutefois, le fait que le ministère de l’Éducation continue de publier les livres décrits dans ce rapport, le fait également que ces livres aient été fournis aux chercheurs de l’Institute for Gulf Affairs par les familles des enfants et par d’autres acteurs associés aux écoles rendent ces ouvrages dignes d’être étudiés et discutés.

    Comme le montrent les extraits de la douzaine de manuels d’études islamiques en vigueur analysés dans ce rapport, le programme de religion des écoles publiques saoudiennes continue de propager une idéologie de haine à l’encontre des “mécréants”, à savoir, les chrétiens, les juifs, les chiites, les soufis, les sunnites qui ne suivent pas la doctrine wahhabite, mais également les hindous, les athées et autres. Cette idéologie est introduite dans un manuel de religion dès la première année de l’enseignement élémentaire, réaffirmée et développée tout au long du parcours scolaire, avec pour point culminant la dernière année du lycée, où un texte enseigne aux lycéens que c’est une obligation religieuse de “combattre” les infidèles pour propager la foi. (2)

    A l’heure où le gouvernement saoudien essaie de s’affirmer comme la voix qui fait autorité sur l’Islam, ces textes prennent une grande signification. Ce qui est enseigné aujourd’hui dans les manuels scolaires saoudiens sur les musulmans et sur la façon dont ils doivent envisager les relations avec d’autres cultures et religions vont influencer une nouvelle génération de Saoudiens, mais également un nombre croissant de musulmans de par le monde qui utilisent ces livres.

    INTRODUCTION

    Ce rapport passe en revue certains des principaux manuels d’études islamiques publiés par le ministère saoudien de l’Éducation et utilisés durant l’année académique en cours dans les classes des écoles publiques en Arabie saoudite ainsi que dans les écoles saoudiennes à l’étranger.

    Lorsque l’on découvrit que 15 des 19 pirates qui ont attaqué l’Amérique le 11 septembre étaient de jeunes ressortissants saoudiens, les Américains commencèrent à se poser des questions sur le royaume d’Arabie saoudite, non seulement à propos de la possibilité d’un financement du terrorisme par de l’argent saoudien, mais également à propos du système éducatif, suspecté d’enseigner aux jeunes à considérer les Américains comme des ennemis, et de propager l’intolérance à l’égard d’autrui. (3)

    L’Arabie saoudite n’est pas une société libre, et il est difficile d’établir ce qui est enseigné dans ses salles de classes. Néanmoins, ces dernières années, des universitaires respectés et des défenseurs des droits de l’Homme aux États-Unis – au cours de campagnes menées essentiellement par des musulmans – ont pu obtenir quelques manuels saoudiens et les ont analysés. (4) Ils ont découvert que l’Arabie saoudite a en effet semé les graines de l’hostilité à l’égard de l’Occident, tant dans les programmes de ses écoles religieuses que dans d’autres matériels éducatifs tels que les compilations de fatwa religieuses qui ont une autorité d’autant plus forte qu’elles sont collectées et publiées par l’État et proviennent d’imams occupant des postes rémunérés par le gouvernement. (5)

    De plus, les chercheurs ont découvert que depuis plusieurs décennies, les publications saoudiennes ont endoctriné les étudiants dans une idéologie de haine religieuse à l’encontre des chrétiens, des juifs, et autres, y compris les musulmans n’adhérant pas à l’enseignement wahhabite strict. (6)

    Les Saoudiens eux-mêmes ont clairement fait état du besoin d’une véritable réforme en profondeur de l’éducation. Dans un rapport publié il y a un an et demi, un groupe d’études du palais saoudien a déclaré que le programme d’études religieuses du royaume “encourage la violence à l’encontre des autres, et induisent les élèves en erreur en leur faisant croire qu’afin de préserver leur propre religion, ils doivent violemment réprimer et même éliminer physiquement “l’autre”. (7)

    Le gouvernement saoudien a depuis affirmé publiquement que tous les éléments d’intolérance avaient été retirés des manuels de ses écoles publiques. L’ambassadeur saoudien aux États-Unis, le prince Turki al-Faisal, a déclaré à plusieurs reprises que son gouvernement avait éliminé des manuels saoudiens “tout élément  qui aurait pu être interprété comme soutenant l’intolérance ou l’extrémisme”. (8) Pendant plus d’une année, l’ambassade saoudienne à Washington a donné des assurances similaires, disant que les réformes avaient été menées. Le 7 mars 2007, un porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré lors d’une conférence de presse de son ambassade a Washington : “Nous avons révisé nos programmes scolaires. Nous avons retiré les éléments qui incitent à l’intolérance envers les personnes d’autres religions.” (9)

    Le présent rapport démontre que cela n’est tout simplement pas le cas.

    Les manuels scolaires d’études islamiques publiés par le ministère saoudien de l’Éducation que le présent rapport examine continuent à promouvoir une idéologie de haine qui enseigne le fanatisme et condamne la tolérance. Ces textes continuent à enseigner aux étudiants une vision binaire du monde dans laquelle il existe deux règnes incompatibles — l’un formé par les authentiques croyants de l’Islam, ceux qui croient dans le “monothéisme” (10) et l’autre celui des mécréants — royaumes qui ne peuvent jamais coexister pacifiquement. On apprend aux étudiants que les chrétiens, les juifs et d’autres musulmans sont les “ennemis” du vrai croyant, et qu’ils ne doivent se lier d’amitié et ne montrer du respect qu’envers de vrais croyants, tels que les wahabbites. Ces manuels scolaires de l’État saoudien propagent la croyance que les chrétiens, les juifs et les autres mécréants se sont ligués pour conduire une guerre contre l’Islam qui s’achèvera dans la destruction complète de ces infidèles. (11) A l’instar des déclarations d’Oussama ben Laden, ils portent l’idée que les croisades ne se sont jamais terminées et qu’elles continuent de nos jours sous différentes formes. Parmi les exemples les plus préoccupants, on peut citer (voir l’appendice A pour les citations des textes) :

    Concernant les sunnites, les chiites, les soufis et les autres musulmans non wahabbites ou non salafistes, les manuels :

    • Condamnent la majorité des musulmans sunnites sur la terre comme étant de “mauvais successeurs” et de “mauvais prédécesseurs”. (12)
    • Condamnent et dénigrent les croyances et les pratiques des musulmans chiites et soufis, qualifiées d’hérétiques, ces derniers étant appelés “polythéistes”. (13)
    • Dénoncent les musulmans qui n’interprètent pas le Coran [de manière] “littérale”. (14)

    A l’égard des chrétiens, des juifs, des polythéistes (y compris les musulmans qui ne sont pas adeptes du wahabbisme) et d’autres infidèles, les livres :

    • Ordonnent aux musulmans de “haïr” les chrétiens, les juifs, les polythéistes et les autres “incroyants,” y compris les musulmans non wahabbites — tout en demandant de manière assez incongrue, de ne pas les traiter de manière “injuste”. (15)
    • Enseignent que les croisades n’ont jamais pris fin, et dénoncent les universités américaines à Beyrouth et au Caire, d’autres organismes sociaux occidentaux ou chrétiens, des groupes de médias, des centres d’études et de recherche sur le monde arabe, et des campagnes pour les droits des femmes comme autant d’aspects de la phase moderne des croisades. (16)
    • Enseignent que “les juifs et les chrétiens sont les ennemis des croyants musulmans” (17) et que “l’affrontement” (18) entre les deux royaumes “continue jusqu’au jour de la Résurrection.” (19)
    • Apprend aux élèves à ne pas “saluer” (20), “imiter” (21), être loyaux (22), être courtois (23) ou “à respecter” (24) les infidèles.
    • Définissent le Djihad comme comprenant “la lutte contre les infidèles en les appelant à la foi et en les combattant” (25) et affirment que propager l’Islam par la voie du Djihad est une “obligation” [religieuse] (26). [Le terme qital, traduit ici par combat, dérive du verbe qatala, "tuer", et n'est presque jamais employé métaphoriquement.]

    A propos de l’antisémitisme, ils :

    • Enseignent que le “combat entre les musulmans et les juifs” (27) se poursuivra “jusqu’à l’heure [du jugement]” (28) et que les “musulmans triompheront car ils ont raison” et que “celui qui a raison est toujours victorieux.” (29)
    • Sélectionnent des passages prônant la violence à l’encontre des juifs, tandis que dans la même leçon, ils ignorent les passages du Coran et des Hadiths [les récits de la vie du prophète] qui conseillent la tolérance. (30)
    • Enseignent les “Protocoles des Sages de Sion” comme des faits historiques et les relient à des événements contemporains. (31)
    • Parlent des Juifs en termes violents, les accusant de pratiquement toutes les “séditions” et les guerres du monde moderne. (32)

    A PROPOS DU RAPPORT

    Ce rapport a été préparé par le Centre pour la Liberté Religieuse de Freedom House, avec l’aide de l’Institute for Gulf Affairs, qui a réuni les manuels scolaires examinés ici. Le directeur de l’institut, Ali al Ahmed, est un ressortissant saoudien vivant à Washington, qui a collecté des manuels scolaires de l’État saoudien, et écrit à leur propos depuis 2001. Nina Shea, la directrice du centre, est l’auteur de ce rapport.

    Ce rapport est basé sur une douzaine de manuels scolaires d’études islamiques, publiés par le ministère saoudien de l’Éducation, et utilisés au cours de l’année scolaire dans les classes des écoles publiques des niveaux élémentaires, collège et lycée. Il ne s’agit pas de l’analyse de tous les textes saoudiens d’études religieuses, mais il inclut un large éventail de textes utilisés dans les niveaux élémentaires, collège et lycée, et que nous pensons représentatifs des supports utilisés dans les cours d’éducation religieuse des écoles publiques saoudiennes de la filière générale. (33)

    Ces textes religieux sont destinés à être utilisés dans les écoles publiques d’Arabie saoudite, ainsi que dans les écoles dirigées par l’État saoudien dans les principales villes du monde. L’une de ces écoles, de laquelle proviennent certains de ces manuels, est l’Islamic Saudi Academy (Académie Islamique saoudienne), et se trouve près de Washington D.C. (voir Appendice B).

    Les manuels étudiés dans ce rapport ont été obtenus auprès du Gulf Institute de manière non officielle, via des enseignants, du personnel administratif et des familles dont les enfants sont élèves des écoles saoudiennes, à la fois en Arabie saoudite et à la Saudi academy (lycée saoudien) près de Washington. Comme l’indique la couverture de ces manuels, ils ne sont pas en vente, et généralement ils ne sont pas disponibles au public non plus, en particulier à l’extérieur du pays. En septembre 2005, le ministre des Affaires étrangères saoudien Séoud al-Faïçal (34) a annoncé au président de la commission judiciaire du Sénat américain, le sénateur Arlen Specter, qu’il lui fournirait l’ensemble des manuels scolaires utilisés actuellement, pour au final n’en fournir qu’un seul. (35)

    Les exemplaires originaux des ouvrages cités ici sont conservés aux archives de l’Institue for Gulf Affairs. Freedom House a fait traduire les extraits par deux traducteurs différents. Des photocopies des textes originaux en arabe de toutes les pages citées dans ce rapport sont publiées sur le site internet de Freedom House : www.freedomhouse.org/religion.

    Cette étude ne prétend pas être une analyse générale de tous les aspects du cursus scolaire saoudien. Nous n’avons pas essayé de répondre à la question de savoir si le programme saoudien s’est modernisé dans d’autres matières telles que les mathématiques ou les sciences, pour mieux préparer les élèves à l’accès à l’emploi après leur diplôme. Il ne s’agit pas non plus d’une analyse exhaustive du contenu complet des ouvrages disponibles. Notre attention s’est portée en premier lieu sur la manière dont ces ouvrages traitent des groupes religieux et des croyants, y compris des autres musulmans, même si nous avons également inclus certains extraits historiques portant sur les questions relatives à Israël et à la Palestine. Les textes n’ont pas été étudiés quant à leur contenu portant sur d’autres questions importantes telles que la situation des femmes, la démocratie ou encore les pratiques commerciales et économiques.

    Le Center for Religious Freedom a réuni un comité consultatif constitué d’éminentes personnalités, dont Zineb Al-Suwaij, directrice générale de l’American Islamic Congress ; Zeyno Baran, Professeur et directeur du Centre pour les politiques eurasiatiques de l’Hudson Institute ; Hillel Fradkin, professeur et directeur du Centre sur l’Islam, la démocratie et l’avenir du monde musulman à l’Hudson Institute ; Mary Habeck, professeur associé des Etudes stratégiques de l’université Johns Hopkins de la Paul H. Nitze School of Advanced International Studies (SAIS) ; Hussein Haqqani, professeur invité au Carnegie Endowment for International Peace et directeur du Center for International Relations at Boston University ; et R. James Woolsey, co-président du Committee on Present Danger (Comité sur les Dangers Actuels) et ancien directeur de Central Intelligence. Le rapport a aussi été évalué par les responsables de Freedom House et par le comité exécutif du Conseil des actionnaires.

    POURQUOI CECI EST-IL IMPORTANT

    L’importance du programme des études islamiques et des manuels scolaires dans la société saoudienne ne devrait pas être sous-estimée. Le système scolaire public saoudien dispose de 25 000 écoles. Ce sont quelque 5 millions d’enfants saoudiens de tous niveaux qui reçoivent un enseignement en études islamiques dispensé par les manuels du ministère de l’Éducation. Les spécialistes estiment que, dans le programme scolaire public saoudien, les études islamiques correspondent à une moyenne comprise entre un quart et un tiers des cours hebdomadaires dans les écoles primaires et les collèges, auquel il faut ajouter plusieurs heures par semaine au lycée. (37)

    La religion est la base de l’idéologie politique de l’État saoudien, et est également une part importante de l’éducation saoudienne. L’Arabie saoudite se définit elle-même en tant qu’État musulman, et a établi le wahhabisme en doctrine officielle de l’État. (38) Le Wahhabisme saoudien est une interprétation extrême de l’Islam, fondée sur une vision dualiste dans laquelle les “vrais” monothéistes sont obligés de “combattre” les “polythéistes” et les “idolâtres” jusqu’au “jour du Jugement”, et cela inclut les chrétiens, les juifs, et les musulmans sunnites non totalement dévots. (39)

    En Arabie saoudite, le désaccord avec le dogme religieux d’É peut aboutir à une condamnation officielle et à des poursuites judiciaires (pour “crime”). Nous en avons un exemple dans la fatwa lancée par l’ambassade saoudienne à Washington dans un pamphlet d’”éducation” qui réprimande un prêcheur musulman en Europe pour son “infidélité, car il a émis des doutes à propos de l’infidélité des juifs et des chrétiens.” (40) Le gouvernement saoudien exerce un contrôle strict sur l’enseignement religieux dispensé par les enseignants à leurs élèves. En novembre 2005, un instituteur fut renvoyé et condamné à 750 coups de fouet et à 3 ans et demi de prison pour avoir exprimé des opinions positives sur les juifs et sur le Nouveau Testament ; il fut pardonné à la suite de protestations internationales. (41)

    Les adhérents du wahhabisme constituent une faible minorité dans le monde musulman, mais cela n’empêche pas l’Arabie saoudite d’essayer de s’imposer comme la voix de l’Islam faisant autorité. Sa conquête du Hejaz en 1924 lui a donné le contrôle des deux lieux les plus saints et du Hajj, le pèlerinage annuel à La Mecque, qui est l’un des cinq piliers de l’Islam. Ce rôle, ajouté à la manne pétrolière, a été utilisé par l’Arabie saoudite pour prétendre être prépondérante à l’intérieur du monde musulman, et être le protecteur de la foi, une déclaration confirmée et gravée dans la loi saoudienne. Le Conseiller des Affaires étrangères saoudiennes Adel al-Jubeir déclara à Tony Snow à la télévision américaine que “le rôle de l’Arabie saoudite dans le monde musulman était similaire à celui du Vatican.” (42) Dans une interview avec Barbara Walters en 2005, le roi Abdullah fit aussi un parallèle entre le rôle de l’Arabie saoudite dans l’Islam et celui du Vatican dans l’ensemble du monde catholique. De même, l’ambassadeur saoudien Turki Al-Faisal reprit cette analogie en 2006 dans une lettre à la Commission américaine sur la liberté religieuse dans le monde. (43) Autrefois confinée au rang d’une secte marginale dans un coin reculé de la Péninsule Arabe, l’idéologie wahhabite jouit d’une audience planétaire grâce aux finances du gouvernement saoudien.

    L’Arabie saoudite cherche également à influencer l’instruction délivrée par les autorités islamistes, particulièrement dans les 85 pour cent du monde musulman d’obédience sunnite. Abdurrahman Wahid, ancien président d’Indonésie et un érudit islamiste, a été à la tête de la plus grande organisation musulmane, Nahdlatal Ulama, et a observé que grâce à la manne pétrolière, “durant les récentes décades, l’idéologie wahabbite/salafiste a fait une percée substantielle à travers le monde musulman.” (44) Selon certaines estimations, l’Arabie saoudite a dépensé 75 milliards de dollars dans les 25 dernières années pour sa propagande, environ trois fois plus que ce qu’avait dépensé l’Union Soviétique à l’apogée de la guerre froide. (45) Les manuels pour les études islamiques édités par le ministère de l’Éducation saoudien sont aussi utilisés dans le réseau international des écoles directement supervisées par l’État saoudien. Une brochure de l’Académie saoudienne islamique à Alexandria, Virginie, affirme : “Le programme d’études d’Arabe, d’Études islamiques, et d’Études sociales arabes, et l’instruction civique, sont basés sur le programme du ministère de l’Éducation saoudien. D’autres programmes, tels que les sciences, mathématiques, études sociales, l’anglais et l’informatique, sont similaires aux programmes d’études offerts par les Écoles Fairfax County, en Virginie.” (46) Les manuels religieux saoudiens ont aussi été trouvés dans certaines écoles musulmanes et madrassas à travers le monde, qui ne sont pas directement sous l’égide du gouvernement saoudien. Le rapport de la Commission du 9/11 a observé qu’à travers le monde, et “ceci même dans les pays riches, les écoles wahhabites fondées par l’Arabie saoudite sont souvent les seules écoles islamiques.” (47)

    Par conséquent, ce qui est enseigné aujourd’hui dans les manuels d’éducation publiques saoudiens à propos des musulmans, et comment ceux-ci devraient se comporter envers les autres religions et cultures, ne va pas seulement influencer une nouvelle génération de saoudiens, mais aussi ces musulmans du monde entier qui se fient à l’affirmation du gouvernement saoudien que ses instructions sur l’Islam font autorité.

    LES PROCLAMATIONS SAOUDIENNE DE MODÉRATION

    Depuis le 11 septembre 2001, le gouvernement saoudien a souvent répété devant une audience américaine qu’il a commencé une réforme en profondeur de l’éducation. En plusieurs occasions, le roi saoudien Abdullah, le représentant de l’Arabie saoudite à Washington et les ministères saoudiens de l’Éducation et des Affaires étrangères ont chacun déclaré leur volonté de réformer le système éducatif du royaume. Certaines réformes était assez spécifiques. L’un a précisé que seuls cinq pour cent du programme ont été conservés. (49) Un autre a attesté que 36 manuels sur 66 ont été révisés. (50) Un troisième que l’Arabie saoudite a retiré 31 points controversés de son programme. (51) Dans le même temps, ces représentants ont insisté sur le fait que la réforme sera appliquée “doucement” (52), ou ne prendra effet qu’après une “période de trois ans de vérifications” (53) ou même sur une période de “dix ans”. (54)

    Le prince ambassadeur saoudien Turki el-Faisal, qui prit son poste à Washington à l’automne 2005, a travaillé assidument à convaincre les Américains que la réforme de l’éducation avait déjà eu lieu. En décembre 2005, l’ambassade a fait passer une annonce dans The New Republic, un journal politique américain, proclamant que :

    Ayant modernisé tous les programmes scolaires pour mieux préparer nos enfants aux défis de demain… l’Arabie saoudite a fait vœu de combattre le mal par la justice, de confronter les pensées déviantes avec la sagesse et les idées nobles, et de défier l’extrémisme par la modération et la tolérance. (55)

    Au cours d’une série de conférences aux États-Unis, l’ambassadeur Turki a fait la déclaration suivante, lors d’un meeting au Town Hall de Los Angeles, le 21 mars 2006 :

    “Le Royaume a fait l’inventaire de toutes ses pratiques et matériels d’enseignement, et a supprimé les éléments en contradiction avec les besoins d’un enseignement moderne. Nous n’avons pas seulement éliminé de nos vieux manuels ce qui pouvait être perçu comme de l’intolérance, nous avons aussi mis en œuvre une révision interne complète et un plan de modernisation. Les nouveaux programmes mettent l’accent sur la pensée critique, les mathématiques et les sciences, et ils insistent aussi sur l’enseignement des vraies valeurs islamiques, sur les qualités positives requises pour une bonne citoyenneté et une bonne productivité, ainsi que sur la façon de sauvegarder (sic) la communauté dans la paix, et aussi l’environnement, la santé et les droits de l’Homme. À chaque niveau d’éducation, de l’école primaire au lycée, jusqu’à l’université, le gouvernement est même allé jusqu’à sponsoriser des cours destinés à promouvoir la modération et la tolérance. Dès les classes de maternelle, on enseigne aux enfants l’importance de la tolérance et de la paix.”

    L’ambassadeur a aussi transmis à la Commission américaine sur la Liberté Religieuse Internationale un document de 74 pages publié par l’ambassade, daté de mars 2006, et intitulé “Résumé du programme complet de révision des programmes éducatifs nationaux de l’Arabie saoudite”. Désirant démontrer que les manuels saoudiens ont été réformés, ce document fournit une sélection d’exemples des suppressions et des révisions de leçons, tirés de certains des textes examinés ici (une partie des modifications étaient censées attester d’une tolérance accrue à l’égard du “capitalisme”, du “commerce”, des “relations commerciales avec les non-croyants”, des “partis politiques”, du patriotisme national, et de la “législation”, sujets qui ne sont pas traités dans cette étude). En ce qui concerne la tolérance envers d’autres religions, le rapport de mars 2006 donne les exemples suivants :

    • Dans les textes destinés au primaire, suppression des références à la croisade que des Chrétiens continuent de mener, aux revendications du jihad, et la dénonciation de l’étude de l’Orientalisme. Toutefois, selon la présente étude, des déclarations similaires figurent toujours dans les manuels scolaires à destination des cycles secondaires.
    • Redéfinition d’Abraham, présenté comme un “monothéiste”. Les opinions publiques occidentales sont susceptibles de comprendre cette révision comme étant le signe d’une plus grande tolérance à l’égard des Juifs, et même des Chrétiens, qui considèrent eux aussi qu’Abraham est leur “père dans la foi”. (58) Pourtant, les Musulmans aussi se réclament du prophète Abraham, et ce changement n’indique pas pour autant que leur position soit nouvelle, voire plus tolérante à l’égard d’autres religions.
    • De nouvelles exemptions par rapport à l’interdiction des images dans un passage mettant en garde contre “le fait de glorifier des images sculptées telles que des idoles ou des statues représentant la création de Dieu.” Cette révision, toutefois, ne semble pas nécessairement porter sur la tolérance d’autres groupes religieux, tels que les Musulmans chiites pour qui l’art fait partie de leur expression islamique. Le passage révisé répète sa mise en garde contre l’art religieux et dit clairement que ces exceptions sont d’ordre pragmatique et concernent les photographies figurant sur les passeports et les cartes d’identité. (59)
    • Le langage révisé qui enjoint le croyant à haïr l’incroyant et à le traiter “justement” (dans le texte révisé du CM1 sur le monothéisme). La nouvelle formulation est la suivante : “Haïr les infidèles qui s’opposent aux Musulmans, mais ne pas faire preuve d’injustice à leur encontre” ; et “Et aimer pour l’amour de Dieu et haïr pour l’amour de Dieu.” (60) Au mieux, les révisions des manuels envoient un message brouillé. D’autres manuels utilisés actuellement continuent à appeler au “jihad” (61) contre les infidèles, et à inciter à tuer des Juifs.

    LA RÉACTION AMÉRICAINE

    Depuis 2004, le Département d’État américain qualifie l’Arabie saoudite de “pays particulièrement inquiétant”, s’appuyant sur la Déclaration Internationale pour la Liberté Religieuse, après avoir découvert que “la liberté religieuse n’existait pas” dans le Royaume, (62) mais il s’est largement  désintéressé de l’enseignement et la propagande saoudiens, sur le plan à la fois domestique et international.

    Ce n’est qu’à la fin de l’année 2005 qu’un officiel américain a posé publiquement une question concernant le rôle du gouvernement saoudien dans la diffusion d’une idéologie islamiste extrémiste à travers ses publications éducatives. En visite en Arabie saoudite en octobre 2005, la sous-secrétaire d’État Karen Hughes a publiquement fait état des préoccupations américaines à ce propos, et cela pour la première fois, citant une étude, publiée plus tôt cette année-là par le Centre pour la Liberté Religieuse de Freedom House, concernant les manuels scolaires du gouvernement saoudien et les publications incitant à la haine religieuse, disponibles aux États-Unis.

    En mars 2006, dans un rapport sur l’Arabie saoudite, le Département d’État américain, avec son Rapport sur les Droits de l’Homme, a fait pour la première fois un bref commentaire de la question : “Des ONG ont fait des rapports sur l’intolérance dans le système éducatif, et, en particulier, sur les manuels scolaires religieux encourageant l’intolérance et la haine des autres traditions religieuses, particulièrement le christianisme et le judaïsme. Des officiels saoudiens ont déclaré avoir corrigé les manuels scolaires pour en retirer les contenus visant à dénigrer les religions autres que l’Islam. Pourtant, de nombreux manuels récemment publiés ont continué à faire preuve d’intolérance, dans leurs textes, à l’égard du judaïsme, du christianisme et de la tradition chiite en particulier.” (63)

    En dehors de ce commentaire sommaire du rapport du Département d’État, il y a peu d’indices que le gouvernement américain fournisse un effort soutenu pour donner suite aux déclarations du sous-secrétaire Hugh.

    Ayant eu l’occasion de faire directement des remarques sur la réforme éducative saoudienne lors d’une conversation publique au Royaume-Uni le 31 mars 2006, la secrétaire d’État Condoleezza Rice a affirmé que la réforme est en cours, puis elle a minimisé l’ampleur des réformes, avant de changer de sujet sur les programmes d’échange avec l’étranger. (64) Les possibilités d’échanges pour les étudiants saoudiens sont en effet importantes, mais elles ne remplacent pas une réelle réforme éducative réelle qui profiterait aux étudiants en Arabie saoudite et dans les écoles financées par les Saoudiens dans le monde entier.

    CONCLUSION

    Les descriptions de l’”autre” – musulmans “déviants”, “polythéistes” et “infidèles” – dans ces manuels d’études islamiques de l’année scolaire en cours ne correspondent pas à l’image de “modération et de tolérance” présentée par l’ambassadeur saoudien à Washington et d’autres officiels saoudiens. Ces manuels continuent à être le reflet d’un programme qui inculque la haine religieuse envers ceux qui ne suivent pas l’enseignement wahhabite. Comme l’année scolaire se termine, des milliers de diplômés des écoles publiques saoudiennes sortiront imprégnés de la croyance que ceux qui sont d’une religion différente leur sont moralement inférieurs et même diaboliques.

    L’histoire des autres guerres et conflits devrait nous rappeler que l’éducation peut être utilisée pour promouvoir la haine, la division et l’hostilité. Dans sa volonté de jouer un rôle central dans le monde musulman, l’Arabie saoudite devrait mettre en œuvre des politiques d’éducation tenant compte des inquiétudes des États-Unis et des autres gouvernements démocratiques. L’éducation est la base des perspectives d’importants progrès vers la liberté et la démocratie dans la région. Le leader d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, l’avait bien compris. Le 23 avril 2006, dans sa cassette audio, il s’énervait contre ceux qui “se mêleraient des programmes scolaires.”

    Un échec de l’Arabie saoudite à reformer son système éducatif sapera directement les objectifs de la politique étrangère visant à encourager les progrès en matière de modération et de démocratie dans le monde musulman.

    De toute évidence, nous manquons d’informations. Le Département d’État devrait fournir des informations plus détaillées dans ses rapports publics concernant l’utilisation et les contenus des manuels d’études islamiques du programme des écoles publiques d’Arabie saoudite.

    Le gouvernement américain doit aussi appuyer clairement ceux qui dénoncent l’intolérance. Aux plus hauts niveaux de l’État, il faudrait soulever auprès de l’Arabie saoudite le problème de l’enseignement du fanatisme et de l’intolérance existant dans le matériel éducatif. Il devrait apporter son aide à ceux qui prennent la défense des minorités musulmanes non wahhabites et des non musulmans résidant dans le Royaume.

    En tant que signataire de la Déclaration des Droits de l’Homme, et en tant qu’État membre des Nations Unies, l’Arabie saoudite se doit de défendre la tolérance, le respect du pluralisme et la liberté de religion. En tant qu’allié stratégique des États-Unis, elle devrait mettre immédiatement fin à la propagation de la haine et des prétextes religieux prônant l’hostilité et la violence dans ses programmes et manuels d’éducation.

    APPENDICE A : EXTRAITS DETAILLES DES MANUELS

    Dans le manuel du cours préparatoire sur le monothéisme et sa jurisprudence, on enseigne aux étudiants que les juifs, les chrétiens et autres non musulmans sont promis “au feu de l’enfer”. Alors que beaucoup de religions enseignent qu’elles sont l’unique et vraie foi, les affirmations saoudiennes sont d’une nature différente : elles sont parrainées par le gouvernement, elles contredisent l’Islam qui enseigne que le judaïsme et le christianisme sont “des religions divines”, et elles sont utilisées comme point de départ d’une argumentation qui finalement conduit les manuels de l’enseignement secondaire à présenter une justification de la violence religieuse.

    • “Toute religion autre que l’Islam est fausse.” (65)
    • “Remplir les blancs avec les mots appropriés (Islam, enfer) :

    Toute religion autre que _____ est fausse. Quiconque meurt en dehors de l’islam va _____.” (66)

    • “Donnez des exemples de fausses religions, comme le judaïsme, le christianisme, le paganisme, etc.” (67)
    • “Expliquez que quand quelqu’un meurt en dehors de l’islam, l’enfer est son destin.” (68)

    Un manuel de CM1 sur le monothéisme et sa jurisprudence apprend aux élèves que “haïr les polythéistes et les infidèles” est une exigence de la “vraie foi”. D’une façon incongrue, la même phrase leur apprend qu’ils ne doivent pas traiter les infidèles “avec injustice”, mais ne fournit aucun éclaircissement de ce que ceci peut signifier.

    • “Croire n’est pas seulement un mot qu’une personne prononce avec la langue. Croire se manifeste par un discours, une conviction et une action.” (69)
    • “La Vraie croyance signifie : … Que vous haïssez les polythéistes et les infidèles mais que vous ne les traitez pas injustement.” (70)

    La question de la haine de l’infidèle est développée plus loin dans une discussion sur la loyauté et l’amitié dans le manuel du CM2 sur le monothéisme, les hadiths, la jurisprudence et la récitation coranique. On apprend aux élèves à être loyal et à ne se lier d’amitié qu’aux autres “croyants au monothéisme”. Il enseigne que :

    • “Il n’est pas permis d’être un ami loyal de ceux qui s’opposent à Dieu et à Son prophète.” (71)
    • “Celui qui obéit au prophète et accepte l’unicité de Dieu ne peut pas être loyal à ceux qui s’opposent à Dieu et Son Prophète, même s’ils sont ses plus proches parents.” (72)
    • “Il est interdit à un musulman d’être l’ami loyal de quelqu’un qui ne croit pas en Dieu et en son Prophète, ou de quelqu’un qui combat l’Islam.” (73)
    • “Un musulman, même s’il vit au loin, est votre frère en religion. Quelqu’un qui s’oppose à Dieu, même s’il est votre frère par les liens familiaux, est votre ennemi en religion.” (74)

    Le manuel de sixième sur le monothéisme, les hadiths, la jurisprudence et la récitation coranique ordonne aux élèves de ne pas “pleurer” aux funérailles et de ne pas “prier” dans les cimetières ou dans les mosquées construites sur des tombes, et donc de bannir les traditions de deuil de nombreux chiites et autres musulmans :

    Interdictions pour les obsèques :

    1. Il est interdit d’être en colère pour la perte du défunt, de pleurer fort, de déchirer ses vêtements, ou de se frapper les joues ou autres parties du corps.
    2. Il est interdit de s’asseoir et de marcher sur les tombes.
    3. Il est interdit de prier sur les tombes, à l’exception de la prière funéraire.
    4. Il n’est pas bon d’élever la voix au cours des funérailles, même pour mentionner le nom de Dieu ou faire la lecture du Coran.
    5. Il est interdit de construire des mosquées sur les tombes. ” (75)

    Le manuel de sixième sur l’Histoire de l’Arabie saoudite contient une leçon sur la Palestine, dans laquelle les élèves apprennent que si les musulmans s’unissent dans le “combat” contre les Juifs et leurs alliés américains et britanniques, ils seront victorieux, comme ils le furent naguère contre les croisés chrétiens. En reliant la question palestinienne avec les croisades, on pourrait facilement déduire du texte que ce “combat” pourrait ou devrait être militaire. Une carte de la région accompagne le texte, mais à la place d’Israël avec ses frontières d’avant 1948, la légende mentionne “Palestine occupée, 1948.”

    • “Tout comme les musulmans se couvrirent jadis de succès lorsqu’ils s’unirent pour entreprendre de vraiment chasser de Palestine les croisés chrétiens, les arabes et les musulmans sortiront victorieux — si Dieu le veut — des Juifs et de leurs alliés, s’ils s’unissent et combattent le vrai jihad de Dieu, car Dieu en a le pouvoir.”
    • “Quel est le chef musulman qui a défait les croisés et libéré Jérusalem ?”
    • “Quel est le nom de la bataille où il triompha ?”
    • “Citer un autre verset du Coran qui proclame que Dieu aide les croyants.”
    • “Citer le noble hadith qui explique les caractéristiques des juifs.”

    En quatrième, le manuel sur le monothéisme met en garde contre l’imitation des incroyants, et apprend aux élèves à repérer les caractéristiques “condamnables” des juifs. On y apprend aussi que font partie des incroyants, les musulmans qui ne respectent pas la pratique wahhabite consistant à ne pas construire de mosquée sur des lieux de sépulture.

    • “L’élève remarque certaines caractéristiques condamnables des juifs.”
    • “L’élève est mis en garde contre l’imitation des juifs et des chrétiens, qui vénèrent excessivement les hommes de bien.”
    • “L’élève donne des exemples de polythéisme parmi les membres de cette nation (l’Arabie saoudite).”
    • “Ce sont les gens du Chabbat, dont Dieu transforma les jeunes en singes et les vieux en porcs, pour les punir.” “Comme on le trouve dans Ibn Abbas : les singes sont [les] juifs, les gardiens du Chabbat, tandis que les porcs sont les chrétiens infidèles qui communient en Jésus.”
    • “Dieu a dit à son prophète Mahomet, à propos des juifs qui apprirent du livre de Dieu (la Torah et les Évangiles) que Dieu seul est digne d’adoration. Malgré cela, ils épousent de fausses croyances d’idolâtrie, de divination et de sorcellerie. En faisant cela, ils obéissent au Malin. Ils préfèrent les gens de fausseté aux gens de vérité, par envie et inimitié. Ils s’attirent ainsi la condamnation, et c’est pour nous une mise en garde de ne pas faire comme ils firent.”
    • “Les juifs ont perdu leur religion et attaqué la religion de l’Islam, qui consiste à accepter l’unicité de Dieu et ne vénérer que lui seul.”
    • “Ce sont les juifs, qui sont maudits de Dieu et contre lesquels Sa colère est telle que jamais plus il ne sera satisfait [d'eux].”
    • “Des gens du peuple du Chabbat furent transformés en singes et en porcs pour punition. Certains d’entre eux adorèrent le Malin, et non pas Dieu, par la consécration, le sacrifice, la prière, l’appel à l’aide, et d’autre types d’adorations. Certains juifs vénèrent le Malin. Pareillement, certains membres de cette nation (l’Arabie saoudite) vénèrent le Malin, et non pas Dieu.”
    • “Construire des mosquées sur des tombes est une forme de polythéisme.”
    • “Certains pays musulmans ont vu des tombes d’hommes de bien vénérées par la construction de mosquées. Des tombes ont été adorées. Ainsi, les musulmans imitèrent les chrétiens.”
    • “Lister certaines caractéristiques condamnables des juifs d’après le verset.”
    • “Activité : l’élève rédige une composition sur les dangers de l’imitation des infidèles, donnant des exemples d’imitation parmi les élèves. Il en fait ensuite la lecture à ses camarades de classe.”

    Un manuel saoudien de troisième sur les hadiths décrit en termes apocalyptiques la violence de la punition de Dieu contre les juifs, les chrétiens et les autres incroyants. Il cite de manière sélective un hadith incendiaire à propos de la violente sanction contre les juifs, et le rend applicable largement, sans le remettre dans le contexte historique, et en ignorant les hadiths respectueux envers les juifs. Cette leçon est ensuite directement reliée à la situation politique des Palestiniens.

    • “Les affrontements entre cette communauté musulmane (oumma) d’une part, et les juifs et les chrétiens d’autre part, durent depuis longtemps, et continueront selon la volonté de Dieu. Dans ce hadith, Mahomet nous donne une illustration de la bataille entre les musulmans et les juifs.”
    • “Rapporté par Abu Huraira : le prophète a dit que l’Heure (du Jugement) n’adviendrait pas avant que les musulmans n’aient combattu les juifs et ne les aient tués. [Elle ne viendra pas] tant que les juifs se cachent derrière des rochers et des arbres, tant que les rochers et les arbres ne disent : “O musulman ! O serviteur de Dieu ! Il y a un juif qui se cache derrière moi. Viens et tue-le.” À part le gharqad, qui est un arbre des juifs.”
    • “C’est la sagesse de Dieu que musulmans et juifs continuent à lutter jusqu’à l’Heure du Jugement.”
    • “Voici la bonne nouvelle pour les musulmans : à la fin, Dieu leur viendra en aide contre les juifs, et ce sera un des signes qu’il est l’Heure du Jugement.”
    • “Les musulmans vont triompher car ils sont droits. Celui qui est droit triomphe toujours, même lorsque la majorité est contre lui.”
    • “Dieu aidera les musulmans si leur intentions sont sincères, s’ils sont unis, s’ils adhèrent à la loi de leur Seigneur, s’ils obéissent à Ses jugements, et s’ils sont patients et endurants.”
    • “Les juifs et les chrétiens sont les ennemis des croyants, et ils ne peuvent reconnaître les musulmans.”
    • “Ce hadith a montré une des caractéristiques des juifs. C’est : [remplir les balncs].”
    • “Aider ses camarades de classe à trouver des exemples de la façon dont nos frères musulmans souffrent en Palestine, et à proposer des moyens de réduire ces souffrances.”

    Un manuel de seconde sur le monothéisme contient un long exposé où sont accusées de “polythéisme” d’autres traditions musulmanes qui interprètent différemment le Coran, en faisant référence aux sunnites, chiites et soufis, qui ensemble composent la majorité des musulmans qui résident en Arabie saoudite, et dans le monde en général. Les disciples de la doctrine Ashrite (musulmans sunnites qu’on trouve partout dans le monde) et ceux de la doctrine Maturidi (musulmans sunnites installés principalement au Pakistan et en Inde), c’est-à-dire des millions de sunnites au travers du monde, sont décrits comme “polythéistes” ou idolâtres :

    • Il affirme que les fondateurs et les disciples de ces doctrines sunnites sont “de mauvais prédécesseurs à de mauvais successeurs.”
    • Ils y sont aussi condamnés soit parce qu’ils ne font pas une lecture littérale des textes concernant les noms et caractères de Dieu, “comme interpréter le visage [de Dieu] comme Son essence, et Sa main comme les bénédictions qu’Il dispense”, soit parce qu’ils sont accusés de “croire que [les écritures] ne veulent pas dire ce que leur sens littéral suggère.”

    Un autre manuel scolaire de seconde, sur le Hadith et la culture islamique, contient une leçon sur le “mouvement sioniste”. C’est un mélange curieux de théories conspirationnistes échevelées autour des loges maçonniques, des Rotary ou Lions clubs, accompagné d’insultes antisémites. Il affirme que “Les Protocoles des Sages de Sion” est un document authentique et enseigne aux élèves qu’il révèle ce que les juifs croient vraiment. Il tient les juifs pour responsables de beaucoup de guerres et discordes dans le monde. Bien que facilement identifiables comme cinglées, ces théories conspirationnistes gagnent du terrain. Le Hamas a adopté dans sa charte des théories complotistes qui sont calquées presque point par point sur celles de ce manuel saoudien. Cette année, le Mémorial des États-Unis pour l’Holocauste a inauguré une exposition sur les Protocoles, l’identifiant comme “dangereux” et signalant qu’ “en dépit d’innombrables démonstrations que les Protocoles est un faux, le mythe de la conspiration juive mondiale a conservé une force incroyable pour les Nazis et d’autres qui cherchent à répandre la haine des juifs.” Ce manuel saoudien de seconde affirme :

    • “La Franc-maçonnerie est secrètement juive. Elle met en avant des slogans généraux et humanistes de sorte que des non-juifs puissent rallier sa cause. C’est un mouvement séculier, athée et secret qui sert indirectement les juifs. Elle est le pouvoir secret qui crée des circonstances et conditions favorables pour les juifs. En tant que tel, elle aide le Sionisme à atteindre ses objectifs.
    • “Buts du mouvement sioniste
    1. Instiller un état d’esprit belliqueux parmi les juifs, ainsi qu’un fanatisme religieux et nationaliste pour défier les autres religions, nations et peuples.
    2. Etablir un contrôle du monde par les juifs. Le point de départ pour arriver à cette fin est l’instauration de leur gouvernement dans la terre promise, qui s’étend du Nil à l’Euphrate.
    3. Inciter à la rancœur et à la rivalité entre les grandes puissances afin qu’elles se combattent, et allumer le feu de la guerre entre les États, pour les affaiblir et favoriser leur propre avènement.
    • Les Protocoles des Sages de Sion “a été découvert au XIXe siècle. Les juifs ont tenté de le réfuter mais il y a de nombreuses preuves de leur véracité et de leur origine parmi les sages de Sion.”
    • “Le protocole est résumé par les points suivants :
    1. Saper les fondations de la communauté internationale existante et ses systèmes pour permettre au sionisme de s’arroger le contrôle sur le monde.
    2. Eliminer en particulier les nationalités, les religions et les nations chrétiennes.
    3. Œuvrer à accroître la corruption des gouvernements existant en Europe. Le sionisme croit en la corruption et l’effondrement de ces gouvernements.
    4. Prendre le contrôle de la presse et des moyens de publication et de propagande ; utiliser l’or pour attiser les troubles ; exploiter les désirs des peuples et propager la dépravation.”
    • “La preuve irréfutable de la véracité des Protocoles et des plans juifs infernaux qu’il contient est que les plans, complots et conspirations qu’il détaille ont été mis à exécution. Quiconque lit les Protocoles — et il est apparu au XIXe siècle — réalisera à quel point ce qu’il décrit a déjà été mis en pratique.”
    • “Exemples de moyens par lesquels les sionistes atteignent leurs objectifs :
    1. La sédition, les ruses et la conspiration tout au long de l’histoire. Par exemple :
      1. La Révolution française : les juifs ont exploité la Révolution française pour combattre les religions, détruire les valeurs et répandre des slogans insensés. Ils ont participé aux préparatifs de la Révolution et à l’établissement de ses codes moraux.
      2. La Première Guerre mondiale : les juifs ont joué un rôle en la déclenchant.
      3. La chute du califat ottoman islamique : le rôle des juifs Dönme dans sa chute n’est pas un secret.
      4. La Révolution russe bolchévique contre le règne du Tsar. Il est connu que les racines de la pensée marxiste sont juives. Karl Marx était un juif d’Allemagne.
    • “On ne peut quasiment pas trouver d’exemple de sédition dans laquelle les juifs n’aient pas joué un rôle.”
    • “La tentative de submerger les peuples par le vice et la prostitution généralisée. Les juifs ont pris le contrôle de cette économie et essayent de la développer. Ils gèrent des bars en Europe et en Amérique, ainsi qu’en Israël.”

    “La prise de contrôle de la littérature et des arts ; la diffusion de littérature dégénérée, pornographique ; et l’encouragement de tendances perverties dans la littérature et les arts.”

    “La prise de contrôle de l’industrie du cinéma dans le monde occidental et ailleurs dans le monde.”

    “Fraude, corruption, vol, et escroqueries.”

    • “Les mouvements visant la destruction que le sionisme a utilisés pour atteindre ses buts.
    1. Franc-maçonnerie. Il s’agit d’une organisation secrète juive qui travaille sournoisement à l’avancement des intérêts juifs au sens large. La Maçonnerie est un mot trompeur qui oriente les auditeurs à penser qu’il s’agit d’une noble profession de foi, puisqu’elle signifie “libre construction” et que son slogan est “liberté, fraternité et égalité.”
    2. B’nai Brith, ou fils de l’Alliance. Ce groupe a été créé en Amérique en 1834.
    3. Lions Club International. “Lions” veut dire lions. Ce sont des clubs maçonniques basés en Amérique, et ils ont des agents secrets partout sur la planète.
    4. Rotary Club. Il a été fondé à Chicago en 1905 et s’est depuis répandu partout dans le monde.”

    Le texte de niveau seconde sur la jurisprudence enseigne que, selon la loi, la vie d’une personne non musulmane (ainsi que des femmes et, par implication, des esclaves) ne vaut qu’une fraction de celle d’un “male musulman libre”. (117) Le prix du sang (la diyya) est l’argent payé à la victime ou à ses héritiers en cas de meurtre ou de blessure.

    • “La diyya pour un infidèle libre. [Sa quantité] est la moitié de la diyya pour un musulman mâle, qu’il appartienne ou non aux “gens du livre” (comme les païens, zoroastriens etc.)” (118)
    • “La diyya pour une femme : la moitié de la diyya pour un homme, selon sa religion. La diyya pour une femme musulmane est la moitié de la diyya pour un musulman mâle et la diyya pour une femme des infidèles est la moitié de la diyya pour un infidèle mâle.” (119)

    Le manuel de première sur les hadiths et la culture islamique pour les garçons des filières Gestion, Études sociales, Histoire naturelle et Études techniques enseigne aux musulmans de ne pas saluer les infidèles et de ne pas faire preuve de courtoisie envers eux.

    • “La salutation ‘Que la paix soit avec vous’ est réservée aux fidèles. Elle ne peut être adressée aux autres.” (120)
    • “Si on arrive dans un lieu où il y a à là fois des musulmans et des infidèles, on devrait employer une salutation destinée aux musulmans.” (121)
    • “Ne leur [les chrétiens et les juifs] cédez pas le passage dans une route étroite par honneur et par respect.” (122)

    Le manuel de première pour garçons sur les Hadiths dans les filières de Gestion, Sociologie, Histoire Naturelle et Études Techniques comprend également une leçon d’histoire sélective sur “La menace du Croisé” qui est identifiée comme “l’origine du conflit entre musulmans et chrétiens.” Il n’y est fait mention ni de la conquête musulmane du Moyen-Orient ni des invasions de l’Europe par les musulmans avant les Croisades ni d’aucun exemple de cohabitation paisible entre les musulmans et l’Occident ni d’aucun exemple d’aide militaire et de coopération des États-Unis envers l’Arabie saoudite ou aucun autre pays musulman. Il y est enseigné que la menace du Croisé a commencé avec la première Croisade en 1095 et se poursuit dans l’ère moderne avec le prosélytisme chrétien, les études orientalistes et le colonialisme. Cet enseignement inclut “le débat sur la condition de la femme” dans la croisade moderne. Différentes missions médicales ainsi que des écoles, universités, programmes radio et services sociaux chrétiens à l’œuvre au Moyen-Orient sont cités comme faisant partie de la croisade moderne. Le plus alarmant est que cet enseignement maintient que les croisades n’ont pas pris fin. En ceci, il fait écho aux déclarations d’Oussama ben Laden qui avait désigné ses ennemis comme “Croisés-Sionistes”.

    • “La nouvelle approche des croisades a pris plusieurs formes, dont :
    1. Prosélytisme (Évangélisation) : conduit par l’Église et soutenu par les gouvernements chrétiens.
    2. L’Orientalisme : conduit par des érudits et des intellectuels au service de l’Église et des gouvernements chrétiens.
    3. La colonisation militaire.” (123)
    • “Domaines d’activité missionnaire
    1. Services de santé

    L’activité consiste à établir des hôpitaux et des cliniques chrétiennes et d’y envoyer des médecins itinérants. Comme dit l’un des évangélistes, “là où il y a des gens, il y a de la douleur. Et là où il y a de la douleur, il y a besoin de médecins. Et partout où il y a besoin de médecins, il y a une opportunité d’activité missionnaire (évangélisation).”

    L’un des premiers exemples fut la Mission Médicale Américaine de Sivas en Turquie en 1859.

    Après 1875, des centres médicaux croisés furent établis à Gaza, Naplouse et d’autres villes de Syrie et de Palestine.

    1. Fondation d’églises, monastères et couvents

    Cela a eu lieu dans tous les pays musulmans où se trouvent des chrétiens, même si ces derniers se comptent sur les doigts de la main. Des églises ont même été fondées dans des pays dans lesquels il n’y a pas de chrétiens parmi la population.

    1. Fondation d’écoles

    Ils fondèrent plusieurs écoles dans le monde islamique avec différents niveaux d’instruction. Ceci inclut : l’Université Américaine de Beyrouth et du Caire, l’Université Jésuite, le Collège Robert à Istanbul, le Collège Gordon [Memorial] à Khartoum, et d’autres trop nombreux pour être mentionnés.

    1. Services sociaux

    Il y a des maisons d’accueil pour orphelins, pour les vieux, les veuves, les femmes divorcées, etc.

    1. Création de stations de radio diffusant dans les pays musulmans, dans leur langue

    La radio “La Voix du Pardon”, Radio Chypre à Nicosie, Radio Monte Carlo, la radio “La Voix des Bonnes Nouvelles” à Addis-Abeba, et Radio Vatican.

    1. Presse écrite et livres appelant à la conversion au christianisme”

    Un manuel de terminale sur le Hadith et la culture islamique, destiné à des garçons inscrits au cursus de Gestion, Études Sociales, Sciences Naturelle et Technique, contient un chapitre “le Jihad et le chemin de Dieu”. Celui-ci explique les diverses significations du Jihad et examine leur application. Bien que le texte explique que l’un des sens du Jihad se trouve dans l’auto-amélioration et le “combat spirituel”, il reconnaît également que le mot contient aussi un sens plus militant. Cette discussion ne mentionne pas l’interdiction de l’usage de la contrainte dans l’Islam, et ne clarifie pas le fait de savoir si les infidèles peuvent être militairement forcés à accepter “l’appel”. En fait, en plusieurs endroits, le texte justifie l’aspect militant en tant que vecteur de propagation de la foi. Le mot qital, traduit ici par “bataille”, est dérivé de qatala, “tuer” et n’est quasiment jamais utilisé métaphoriquement.

    • “Le Jihad est le chemin de Dieu — qui consiste à combattre les incroyants, l’injustice et ceux qui la perpètrent — c’est le summum de l’Islam. Cette religion s’est levée par le Jihad et grâce au Jihad son étendard a flotté haut. C’est l’un des actes les plus nobles, qui rapproche de Dieu, et d’une des preuves les plus magnifiques de l’obéissance à Dieu” (125)
    • “Les clercs musulmans reconnaissent que le Jihad, utilisé pour répandre la foi, est une obligation. Si un nombre suffisamment important de personnes s’y attèlent, ceux qui restent n’ont pas commis de péché” (126)
    • “Dieu a interdit aux musulmans de faire le Jihad en masse, et leur recommande de mobiliser un groupe dans chaque communauté pour se soumettre à l’obligation du Jihad, ce qui libère le reste du groupe [de cette obligation].” (127)
    • “Quand le Jihad de combat est-il le chemin de Dieu ? La bataille ne peut poursuivre que deux buts : obéir à un ordre de Dieu, se sacrifier sur Son chemin, répandre la foi du Dieu Unique, défendre le royaume de l’Islam et des musulmans, et élever le verbe de Dieu. Cela est le Jihad dans la voie de Dieu.” (128)
    • “Le Jihad se poursuit jusqu’au jour de la Résurrection.” (129)
    • “Dans sa sagesse, Dieu fait perdurer le combat entre la Vérité et le Mensonge jusqu’au jour de la Résurrection. Aussi longtemps que ce conflit continue, le Jihad continue.” (130)

    ANNEXE B

    L’ACADEMIE ISLAMIQUE SAOUDIENNE

    L’Académie Islamique saoudienne est la branche américaine d’un réseau mondial de 20 écoles supervisées et financées par l’État saoudien. Le président du conseil d’administration de l’académie est l’ambassadeur saoudien à Washington, actuellement le prince Turki Al-Faisal. Les frais de scolarité sont payés par le gouvernement saoudien. (131) Les études islamiques y sont enseignées à partir des mêmes manuels wahhabites qui ont été analysés dans cette étude (certains de ces manuels référencés dans cette étude ont été fournis par des familles liées avec l’Académie).

    Établie en 1984, son campus principal (Classe 2 – 12) est situé à Alexandrie, Virginie, dans la périphérie de Washington, D.C. (132) Sa mission consiste à “être l’établissement d’enseignement de premier plan” pour la communauté musulmane. (133) L’école comprend plus d’un millier d’étudiants chaque année. Comme d’autres académies saoudiennes à l’étranger, l’inscription est ouverte aux enfants de diplomates saoudiens et à d’autres étudiants qui n’ont pas de lien avec le royaume.

    Toutes les académies saoudiennes à l’étranger, avec l’exception de celles basées aux États-Unis et en Grande-Bretagne, utilisent le même programme fixé par le ministère saoudien de l’Éducation qui est également utilisé par les écoles publiques en Arabie saoudite même. Aux États-Unis, l’Académie saoudienne a un programme d’enseignement double, rassemblant le programme du ministère saoudien de l’Éducation pour les études islamiques et l’arabe avec le programme d’enseignement du district local pour les mathématiques, l’informatique, les sciences et l’anglais. (134)

    En 2002, le Washington Post fournît un rare aperçu de ce qui est enseigné à l’Académie : “Alors [les étudiants] remplissent les classes du cours d’études islamiques, où les manuels leur disent que le Jour du Jugement ne peut pas venir avant que Jésus Christ ne revienne sur Terre, casse la croix et convertisse chacun à l’Islam, et avant que les musulmans ne commencent à attaquer les juifs.” (135) Un citoyen américain qui y était major de sa promotion fut reconnu coupable le 29 mars 2006 pour avoir comploté l’assassinat du Président George W. Bush et être un membre d’Al-Qaïda, et fut condamné à 30 années d’emprisonnement. (136)

    L’Académie est accréditée par l’Association Méridionale des Collèges et Écoles et la Commission pour l’Accréditation Internationale et Trans-Régionale.

    Dix-neuf autres écoles saoudiennes, chacune présidée par l’ambassadeur local d’Arabie saoudite, sont installées de par le monde, à Alger, Ankara, Beijing, Berlin, Bonn, Djibouti, Islamabad, Istanbul, Jakarta, Karachi, Kuala Lumpur, Londres, Madrid, Moscou, Paris, Rabat, Rome, Tunis et Vienne. (137)

    Source : Freedom House, 2006

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


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    Qui était Madame Claude, la célèbre proxénète disparue ?

    • Elle avait créé un réseau de prostitution, fameux dans les années 1960-1975. Madame Claude est décédée samedi, à Nice, à l’âge de 92 ans.
      Elle avait créé un réseau de prostitution, fameux dans les années 1960-1975. Madame Claude est décédée samedi, à Nice, à l’âge de 92 ans. | Archives AFP

    Colette DAVID.

    Elle avait créé un réseau de prostitution, fameux dans les années 1960-1975. Madame Claude est décédée samedi, à Nice, à l’âge de 92 ans.

    Réalité et fiction 

    Sur des coupures de presse, c’est une petite blonde à grosses lunettes d’écaille, cheveux courts, chemisiers en soie et col lavallière impeccablement noué.

    Sur grand écran, dans le Madame Claude de Just Jaeckin (1977), elle est campée par l’impériale Françoise Fabian. La bande son est signée Serge Gainsbourg, classe.

     

    Sur grand écran, dans le Madame Claude de Just Jaeckin (1977), elle est campée par l’impériale Françoise Fabian.
    Sur grand écran, dans le Madame Claude de Just Jaeckin (1977), elle est campée par l’impériale Françoise Fabian. | DR

     

    Retour sur la vie d’une des plus célèbres « mères maquerelles » – elle aurait détesté l’expression – du siècle dernier.

    Une enfance angevine

    Avant de s’appeler « Claude », elle est née Fernande Grudet, le 6 juillet 1923 à Angers. Sa mère est issue d’un milieu modeste. Son père tient un café rue Diderot et vend des sandwiches à la gare pour arrondir ses fins de mois. Fernande n’a pas connu sa sœur aînée, Joséphine, morte en 1924 à l’âge de 19 ans.

     

     

    La gamine reçoit une excellente éducation catholique à l’institution Jeanne-d’Arc, puis à l’Immaculée Conception.Le père succombe à un cancer du larynx en 1941. Fernande a 18 ans.

    Gagner sa vie

    Fernande est mère célibataire, « fille mère » comme on disait à l’époque, avec mépris. Elle s’installe à Paris, enchaîne les petits boulots, se prostitue.

    A la fin des années 1950, elle crée son premier réseau de prostitution de luxe au 32, rue Boulainvilliers, dans le XVIe arrondissement. Plus tard, elle officiera au 11, rue Saint-Gilles, dans le quartier du Marais.

    Le système call-girls

    Les maisons closes sont fermées depuis la loi de 1946. Madame Claude ne tient donc pas un bordel. Tout le système repose sur son carnet d’adresses et le téléphone. Elle met en relation les clients et les cinq cents filles qui ont travaillé pour elle. Elles sont des «call-girls», et surtout pas des putains, assure Madame Claude, « révoltée par ce mot dégradant ». Elle tient à jour les plannings, les fiches. La nuit se négocie jusqu’à 1 000 francs, voire plus. Madame Claude empoche au moins 25% des gains. En femme d’affaires avisée, elle dépose même sa marque, afin que personne n’abuse de son nom !

    En 1975, « l’impresario » des call-girls aurait touché un pourcentage en trois ans, sur 1 631 rendez-vous galants, que le fisc évalue entre 100 000 et 140 000 francs par mois.

    Le « cheptel » est composé de filles qu’elle veut belles (elle leur impose des opérations de chirurgie esthétique), de préférence cultivées, au courant de l’actualité, discrètes et disponibles.

    De nombreuses filles se sont reconverties en mannequins, actrices, chefs d’entreprise, etc. Beaucoup se sont rangées bourgeoisement en épousant des clients fortunés.

    Gratin mondain

    Les clients sont riches et souvent célèbres : hommes politiques, artistes, diplomates, industriels, mais aussi policiers et barbouzes.

    On cite les noms de John Fitzgerald Kennedy, du Shah d’Iran, de Giovanni Agnelli (fondateur de la Fiat), de Marlon Brando...

    Elle ne dévoile pas le nom des Français. À la police et aux services de renseignements, elle refile sans doute parfois tuyaux et infos, ce qui lui assure une relative tranquillité.

    Procès et prison

    A partir de 1975, la roue tourne. Valéry Giscard d’Estaing est à la tête de l’État et Michel Poniatowski, ministre de l’Intérieur.

    Le juge Bruguière entreprend de démanteler le réseau. Le fisc réclame 11 millions de francs ( 2,1 millions d’euros) à Madame Claude. Elle s’enfuit à Las Vegas.

    Elle rentre en France en 1985. Fin décembre, elle est interpellée dans sa maison du Lot, proche de celle de son amie Françoise Sagan à Carjac. Elle est condamnée, purge quatre mois de prison.

    Pour « préparer sa retraite », elle remonte un réseau de call-girls. Replonge. En 1992, elle est condamnée pour proxénétisme aggravé à trois ans de prison, dont trente mois avec sursis, et à un million de francs d’amende. Retour à la prison de Fleury-Mérogis.

    Passé recomposé

    Démêler le vrai du faux ? En 1975 paraît « Allô oui ou les Mémoires de Madame Claude », rédigé par Jacques Quoirez, le frère de Sagan. En 1994, elle publie « Madam », une autobiographie qu’elle signe « Claude Grudet ».

    Madame Claude a aussi accordé des interviews à la radio et à la télévision, notamment en 1992 pour promouvoir ses Conseils de séduction en cassette vidéo.

    On n’est pas obligés de croire ce qu’elle a dit. Elle a abondamment romancé et fantasmé son passé.

    Oui, elle a eu une fille, s’est mariée deux fois. Non, elle n’est pas née dans une famille aisée, n’a jamais été déportée dans le camp de Ravensbrück, n’a pas eu trois frères.

    Fin de vie

    Elle s’était installée dans le Midi. Le Point a annoncé qu’elle est décédée samedi, dans un hôpital niçois, à l’âge de 92 ans.

     

    Source et Publication:   http://www.ouest-france.fr/

     

    ET AUSSI

     

    Madame Claude n’est plus : la fin d’une certaine douceur angevine…
    Fernande Grudet n’était certes pas une sainte, car plus connue sous le sobriquet de Madame Claude, telles les pipes éponymes.

    À 92 printemps, Fernande Grudet s’en est allée.

    Ce nom ne dira probablement rien aux plus jeunes de nos lecteurs, mais pourtant, quand on pensait à Fernande, comme le chantait jadis Georges Brassens, c’était moins à Grudet qu’à Fernande…

    Fernande Grudet n’était certes pas une sainte, car plus connue sous le sobriquet de Madame Claude, telles les pipes éponymes.

     

    Petit détail : cette grande dame officia des années durant, celles du gaullo-communisme triomphant et du pompidolisme immobilier, en tant que maquerelle en chef de la Cinquième République.

    C’est-à-dire que les demoiselles qui travaillaient pour cézigue épongèrent à peu près tout ce que comptait le gratin d’alors : la haute de la politique, du show-biz et de l’industrie.

    Le grand registre de ses clients, peut-être parce qu’aux pages collées de foutre blanchi sous le harnais, n’en finit de faire fantasmer. Qui en était ? Qui n’en était pas ? Les rumeurs continuent encore d’animer les dîners mondains.

    Dans les sûrs : le chah d’Iran, John Fitzgerald Kennedy et Giovanni Agnelli.

    Dans les moins sûrs, voire même les incertains, la quasi-totalité du gotha mondain, national comme international – entre autres qualités, la dame savait exporter le savoir-faire à la française.

    Avant le ministère du Redressement national d’Arnaud Montebourg et son Made in France, on n’avait donc pas notre pareil pour déjà bricoler gaulois et trombiner tricolore. À sa manière, Fernande Grudet fut une patriote d’avant-garde.

    Mieux : une bienfaitrice en matière d’œuvres sociales. Ainsi, combien de gourgandines, par autre qu’elle maquées, auraient arpenté le bitume à la chasse aux asperges pour finir en maison de retraite ?

    En effet, ses protégées, pour la plupart, ont conclu de beaux mariages bourgeois, chrétiens et chabroliens, ayant harponné le bon client, plein aux as, quoique légèrement vieillissant. Mieux qu’un bobinard de luxe, une agence matrimoniale…

    Là, rumeurs toujours. Car si Fernande Grudet a bel et bien rédigé ses mémoires (Madam, Michel Lafon, 1994), la vieille carne s’est toujours obstinée à ne point donner de noms.

    Pourtant, dans les dîners mondains plus haut évoqués, on parle d’actrices en vue et de femmes de ministres renommés…

    Fernande Grudet a vu le jour en Anjou, chère douceur angevine. A grandi chez les bonnes sœurs, comme il se doit, à une époque où on ne disait pas : « Elle est bonne, ta sœur ? » Elle s’est lancée dans le tapin haut de gamme à une époque où le pain de fesse était encore toléré, heureuse époque que n’aurait sûrement pas reniée Saint Louis, monarque auquel on doit l’organisation administrative des bordels abritant ces filles de joie portant si bien leur nom.

    Comme toujours, notre chère Fernande Grudet est tombée pour raisons fiscales. A fait quelques mois de zonzon et perdu tous ses sous et autres amis influents. La seule à ne l’avoir jamais lâchée ?

    Françoise Sagan qui, en matière de consommation d’autres produits plus ou moins illicites, ne s’en ait jamais laissé remontrer par personne.

    Aujourd’hui, l’affaire est close. Comme les maisons du même nom.

    Bien à vous, Madame Claude.

    Bd Voltaire

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    C’est l’histoire d’une coalition…

    Du retour de l’humour (noir) en géopolitique

    Pierre Brunet

    Pierre Brunet
    est écrivain.

    Publié le 22 décembre 2015 à 14:00 / Monde Politique

    Mots-clés : , , ,,

    coalition Arabie Saoudite Daech

    On n’avait pas fait une aussi bonne blague depuis longtemps. Il faut dire que les Saoudiens ont encore plus d’humour que Vladimir Poutine, qui s’est bien payé la tête des Américains en faisant l’éloge public de Donald Trump et de son intelligence…

    Non, l’annonce, mardi 15 décembre dernier, par le ministre de la défense saoudien (et surtout vice-prince héritier) Mohamed ben Salman, de la formation, chapeautée par Ryad, d’une coalition de 34 pays musulmans « contre le terrorisme » (sous-entendu contre Daech, mais surtout sans le dire vraiment), est vraiment la meilleure.

    C’est un peu comme si Tariq Ramadan devenait rédacteur en chef de Charlie.

    Et le plus drôle, c’est qu’il y a des gens pour faire semblant d’y croire et de trouver ça encourageant. Jusqu’au secrétaire à la défense américain Ashton Carter, qui a fait mine d’estimer que les Saoudiens venaient de prendre une initiative formidable autant que crédible.

    Nous voilà donc priés de faire comme si la blague n’était pas mauvaise. Comme si le wahhabisme saoudien, largement diffusé depuis des décennies et soutenu financièrement par d’innombrables fondations et ONG saoudiennes, n’était pas le père spirituel du salafisme djihadiste d’Al-Qaïda puis de Daech.

     

    Ainsi que le rappelait récemment l’ex juge antiterroriste Marc Trévidic, qui peut établir une véritable différence entre la vision du monde des wahhabites saoudiens et celle des dirigeants de Daech ? Et qui peut affirmer que cette organisation n’est plus, aujourd’hui, alimentée par aucun financement saoudien ?

    Qui, enfin, saura discerner une différence de conception de l’administration de la justice, de l’humanité, entre les décapitations de Daech et les décapitations saoudiennes ?

    La guerre engagée, avec l’appui de ses alliés des Emirats arabes unis, par l’Arabie Saoudite au Yémen, contre les Houtis soutenus par l’Iran, est également assez instructive à cet égard : bombardements indiscriminés écrasants les populations civiles, ciblage des écoles et des hôpitaux (dont celui de MSF), refus d’accès aux organisations humanitaires…

    Sans parler du fait que l’offensive des Saoudiens et des Emiratis au Yémen a eu pour premier effet, outre d’y semer le chaos et l’horreur, d’y renforcer sur place AQPA (Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique) et la branche yéménite de Daech, le fameux « ennemi terroriste » visé par la grande coalition montée par Ryad…

    Si les Américains ou les Russes avaient fait le quart de ce que font les Saoudiens et les Emiratis au Yémen, et y avaient semé ce qu’ils y ont semé, qu’est-ce qu’on aurait entendu ! Là, curieusement, c’est silence radio.

    Mais, tout le monde le sait, les Saoudiens achètent des Airbus, et peut-être des Rafale, financent le rachat par l’Egypte des deux BPC classe Mistral initialement destinés à la Russie, et plus encore. Et les Emiratis ne sont pas en reste, puisqu’ils font une très sale guerre au Yémen avec des chars lourds français Leclerc…

    Cette guerre au Yémen, en mobilisant l’essentiel des forces armées saoudiennes et alliées opérationnelles, vide déjà de tout contenu convainquant, d’un simple point de vue pratique, le volet militaire éventuel de la grande coalition antiterroriste proclamée par les Saoudiens.

    Reste donc le volet le plus rigolo, si on possède un solide sens de l’humour, c’est le « volet idéologique » censé, sous l’égide donc des dirigeants du royaume, développer des outils pour contrer les capacités d’endoctrinement des groupes « terroristes »…

    Voici donc les fondateurs, les doctrinaires, les gardiens et les zélateurs de la radicalité et de l’intolérance à la pointe du combat contre l’endoctrinement radical… C’est là le cœur de l’humour saoudien, et il faut reconnaître qu’ils n’y vont pas de main morte, quand il s’agit de se moquer du monde.

    A tel point que leur humour, par son audace débridée, a fait peur à certains gouvernements frileux, un peu coincés question rigolade, qui avaient été annoncés par Ryad comme embarqués dans sa grande coalition : après le Pakistan et la Malaisie, c’est au tour du Liban de se déclarer « pas au courant » de cette blague.

    Les gens sont ingrats. Voilà un pays qui fait des efforts pour faire rire au milieu des larmes, et on fait la grimace.

    Il y en a déjà qui s’étaient insurgés, en septembre dernier, à la nomination du représentant de l’Arabie Saoudite au poste de président du comité de sélection des rapporteurs de la commission des droits de l’homme de l’ONU.

     

    A croire que le retour de l’humour noir en géopolitique ne suffit pas à consoler les consciences.

    *Photo : AP21834994_000007

     

    Source et Publication:  http://www.causeur.fr/

     

     

    Et aussi

     


     
     
     
     
     

    MERCREDI 23 DÉCEMBRE 2015

    Au cœur de l’Europe, un haut lieu de l'islamisme depuis que l’Arabie saoudite a influencé la pratique de l’islam

     
    Dans L'Obs, Jean-Baptiste Naudet consacre un article à Osve, hameau bosniaque où flotte le drapeau de l'Etat islamique :
    "[...] Osve, à 130 kilomètres au nord-ouest de Sarajevo, serait même un centre d'entraînement pour terroristes, partisans de l'Etat islamique en Bosnie (3,8 millions d'habitants, plus de 45% de musulmans). [...]
    Osve est le théâtre d'un Clochemerle à la mode islamiste.
     
    Certes, tous les habitants se croient revenus à l'heure du Prophète - hommes en tunique, aux longues barbes fournies, à la moustache soigneusement rasée, femmes en burqa, entièrement voilées de noir. 
     
    Tous pratiquent un islam salafiste, rigoriste, d'inspiration wahhabite, saoudienne. 
     
    Loin, très loin de l'islam traditionnel, européen bosniaque, tolérant et éclairé, souvent plus nationaliste que religieux, où l'on arrose parfois les fêtes musulmanes avec de l'alcool. [...]
     
    C'est pendant la guerre (1992-1995) que le ver de l'extrémisme musulman a été introduit dans le fruit de l'islam modéré bosniaque. Au nom du djihad, des volontaires accourent alors de différents pays musulmans pour se battre aux côtés des Bosniaques. 
     
     
    Des associations, des fondations caritatives musulmanes, souvent des pays du Golfe, amènent finances et aide humanitaire mais importent aussi un islam rigoriste, salafiste, très éloigné de celui des Bosniaques mais qu'ils imposent en échange de leur soutien.
     
     
    L'Arabie saoudite et son islam rétrograde prennent pied dans le pays alors assiégé et affamé.
    Les Saoudiens ont construit à Sarajevo une grande mosquée de marbre gris, la mosquée du roi Fahd Abdul Aziz, où l'on pratique et enseigne leur variante wahhabite et obscurantiste de l'islam.
     
     
    Officiellement, il ne s'agit que de la version pacifique.
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/12/au-c%C5%93ur-de-leurope-un-haut-lieu-de-lislamisme-depuis-que-larabie-saoudite-a-influenc%C3%A9-la-pratique-de.html

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    mercredi 23 décembre 2015

    Bilan financier novembre décembre 2015

     
    Merci à toutes et à tous !

    L'année 2015 s'achève et dans le Donbass les scintillements de Noël qui percent les fenêtres tamisées ou éclairent les places publiques des villes et des villages bombardés défient la guerre toujours présente et montrent que la lumière de la vie est toujours plus forte que la noirceur de la mort...
    A quelques kilomètres des canons ukrainiens, le coeur de Donetsk est illuminé pour la Tradition éternelle et invincible
    Pour ces 2 derniers mois, nous avons reçus de nombreux dons, dont le montant total s'élève à 2850 euros dédiés à l'unité, la communication et l'humanitaire, et nous remercions vivement les donateurs de leur générosité 
     
    Les dépenses déjà engagées sont les suivantes :
     
    Frais d'envoi et de réception des 5 mandats envoyés à Donetsk : 325 euros (les frais d'envoi western Union et surtout le taux de change pratiqué à Donetsk qui est de 65 roubles pour 1 euro)
     
    POUR l'UNITÉ : 69 800 roubles
     
    - 2 x 10 000 roubles pour le carburant  du véhicule de liaison de l'unité (réunions, liaisons etc)
     
    - 5 000 roubles pour un complément carburant du camion 

    - 5 000 roubles pour un complément de chargeurs 
     
    - 30 000 roubles pour le nouveau logement servant de base arrière à Donetsk (2 loyers  + 1 d'avance (18000), frais d'agence et mois de caution (12000))
     
    - 7 600 roubles en frais divers (alimentation, piles, produits d'entretien etc...)
     
    - 2 200 roubles pour les frais de déplacement (taxi)
     
    POUR LA COMMUNICATION : 8 500 roubles
     
    - 2 500 roubles pour les frais de mission communication (transports et repas)
     
    - 6 000 roubles pour un téléphone et une connexion internet. (50% de la facture totale)
     
    POUR l'HUMANITAIRE : 25 000 roubles

    La majorité des sommes dédiées à l'aide humanitaire proviennent de donateurs qui expriment eux mêmes cette destination et en cette période de Noël de nombreuses personnes ont désiré aider les enfants du Donbass, en particulier ceux qui survivent aux bombardements dans des orphelinats...


    - 10 000 roubles pour le Noël des 98 enfants d'un orphelinat isolé de Gorlovka
     
    - 5 000 roubles pour l'hôpital traumatologie de Donetsk
     
    - 3 650 roubles pour l'achat de médicaments pour un prisonnier libéré et opéré
     
    - 1 350 roubles pour un deuxième prisonnier libéré et sa famille en situation de précarité extrême 
     
    le reste de la somme remise à "Save Donbass People" sera employée dès la disponibilité des médicaments restant à acheter


    SOLDE au 22 janvier : 1250 euros
    ___________
     
    Prévisionnel pour janvier :
     
    A la demande du Président Zakharchenko l'unité va effectuer un transfert courant janvier pour rejoindre un bataillon où doivent être regroupés les volontaires étrangers occidentaux le désirant. Ce transfert, souhaité par l'ensemble des volontaires de l'unité, engendrera certainement des frais d'équipements complémentaires. 
     
    3 nouveaux volontaires doivent intégrer l'unité début janvier avec les frais correspondants à leurs incorporations.
     
    Continuation de l'aide humanitaire en coopération avec l'organisation "Save Donbass People" notamment à destination des orphelinats de la Donetsk.
     
    Plus les frais de fonctionnement courant du groupe (déplacements, loyers etc...)


    ___________

    L'argent reste le nerf de la guerre et le moyen au coeur de de pouvoir agir concrètement en aidant les volontaires et les victimes de la guerre a améliorer leur quotidien...  


    Nous remercions les donateurs pour leurs grandes générosité et confiance, leur souhaitant chaleureusement pour eux et leurs familles de bonnes fêtes de fin d'année, en espérant que 2016 apporte la paix  et le bonheur aux familles européennes plongées dans le chaos du monde moderne.


    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


    Avec le réseau de soutien, les volontaires français se sont engagés au service du peuple du Donbass (Photo Laurent Brayard)
    __________
     
    Pour nous soutenir...

    Pour aider les volontaires étrangers présents (21) dans l'unité, vous pouvez envoyez vos dons, mêmes les plus modestes à l'adresse bancaire suivante. Les sommes collectées servent :

    - A compléter l'équipement individuel de chacun (surtout à l'approche de l'hiver)
    - A subvenir aux besoins de vie courante des volontaires 
    - A subvenir aux salaires en absence des nouveaux volontaires en cours d'incorporation.
    - A couvrir les frais administratifs et logistiques du groupe 
    - A payer les frais de logement et de transport sur Donetsk, lors des repos 
    - A réaliser des aides humanitaires auprès d’hôpitaux, d’orphelinat, de maisons de retraites etc...

    Actuellement aucun système bancaire ne fonctionnant dans le Donbass, les sommes sont collectées sur un compte en France avant d'être envoyées par tranche de 500 euros en moyenne vers l'unique bureau Western Union local qui fonctionne à Donetsk.


    Merci d'avance de votre soutien matériel :
     
     

     

     
     
     
     
     
     

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    Que se passe-t-Il en Turquie ?

    Publié par wikistrike.com sur 23 Décembre 2015, 12:13pm

     

    Catégories : #Politique internationale

    Que se passe-t-Il en Turquie ?

    Ces images ne sont pas prises en Syrie, mais dans l’est de la Turquie où l’armée assiège des quartiers et les villes kurdes de Cizre, Silvan, Nusaybin et Mardin.

     

    De telles exactions n’avaient plus eu lieu depuis les années 90, époque où la Turquie était unanimement décrite comme une dictature militaire.

    Depuis quelques mois, l’armée turque assiège des villes, tire à balles réelles sur des manifestants et procède à des arrestations massives.

     

    La véritable cible de cette opération est le PKK et plus largement les Kurdes, militants pour l’autonomie ou pas.

    Les arrestations se font sans distinction et vont du syndicaliste, à l’instituteur en passant par les adolescents.

    A l’université de Sirnak, la police turque a investi des logements étudiants et a arrêté 15 étudiantes pour avoir protesté contre le siège des villes kurdes par l’armée turque en faisant du bruit depuis leur logement

    Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Diyarbakir, Tahir Elçi a été tué d’une balle dans la tête alors qu’il s’adressait aux médias à l’occasion d’une conférence de presse. Il appelait à l’apaisement et à la fin du siège de Sur, quartier de la grande ville kurde de Diyarbakir.

    La violence de l’armée a atteint des sommets difficilement compréhensibles. Des centaines de civils ont déjà été tués.

    Du processus de paix à la guerre ouverte

    Erdogan a décidé de tourner la page des négociations de paix avec le PKK entamées lors de son précédent mandat et de mener une guerre ouverte aux Kurdes, qu’ils soient modérés ou rebelles.

    Erdogan a vu sa majorité mise à mal par les élections du 7 juin 2015. Avec 13% des voix et 80 députés, le parti pro-kurde et de gauche HDP lui ôtait sa majorité absolue. Il s’agit aussi de l’opposition la plus critique à son égard.

    Les co-représentants du groupe HDP au Parlement turc, Pervin BULDAN et Idris BALUKEN, avaient déposé une proposition d’enquête parlementaire concernant les relations existantes entre l’AKP, parti d’Erdogan, et Daesh.

    Pour reprendre une majorité absolue au parlement et faire taire les critiques qui lui reprochant ses liens avec les islamistes les plus radicaux, Erdogan veut éjecter le HDP en les assimilant au PKK.

     

    Assimiler l’opposition kurde au PKK, c’est aussi aller dans le sens du parti d’extrême droite MHP, dont l’AKP avait besoin pour constituer une majorité.

    Et puis la lutte contre le terrorisme est un argument électoral porteur, Erdogan en était bien conscient.

    Erdogan a lancé des élections anticipées sans aucun fondement légal. On a rarement vu en démocratie qu’un chef d’Etat mécontent du résultat d’élections législatives en juin appelle à de nouvelles élections en novembre de la même année, soit cinq mois plus tard.

    Ce détournement du processus démocratique aurait certainement fait hurler les médias et les chancelleries occidentales s’il avait eu lieu au Venezuela ou en Bolivie.

    Comme il s’agit d’un allié précieux et d’un membre de l’OTAN, Erdogan a pu relancer des élections et récupérer une majorité absolue sans soulever de tollé. Il a – à présent- les mains libres pour faire ce qu’il veut, même du très sale boulot.

    L’alliance à Daesh

    Dans ses discours, Erdogan assimile le PKK à Daesh. Il prétend lutter contre le terrorisme en général. Alors que les forces kurdes – PKK et YPG – résistent à Daesh en Syrie et en Irak et qu’Erdogan est lui-même plus que complaisant à l’égard des groupes djihadistes.

    Deux attentats ont ensanglanté la Turquie, l’attentat de Suruç et celui d’Ankara qui a, le 10 octobre 2015, tué 108 militants de gauche pro-kurdes lors d’une manifestation.

    Ces attentats sont revendiqués par les Islamistes de Daesh. Il faut cependant rappeler les liens entre l’Etat turc et des organisations comme Daech ou Al Nostra (Al Quaïda).

    On relèvera que les djihadistes ne se sont jamais attaqués aux intérêts de l’Etat turc, mais ont concentré leurs attaques sur les ennemis traditionnels d’Erdogan, la gauche et les Kurdes.

    La complaisance de l’Etat turc qui laisse les djihadistes rejoindre la Syrie alors qu’il arrête les militants qui veulent rejoindre les combattants kurdes est critiquée de très longue date déjà. Même les Etats Unis ont demandé à leur allié de fermer sa frontière avec la Syrie.

    Le fait que l’Etat turc ait prétendu vouloir bombarder Daesh alors qu’il s’est quasi-exclusivement consacré à bombarder les forces kurdes qui luttent contre ce groupe est aussi très symptomatique d’un vrai malaise (1).

    Mais c’est la découverte récente d’armements que l’Etat turc livrait par camions (camions appartenant au MIT, les services secrets turcs) aux djihadistes de Daesh et d’Al Nostra (Al Quaïda) qui a révélé une véritable complicité entre la Turquie et ces organisations fanatiques et barbares.

    Cette opération, sous couvert de l’ONG IHH, permettait à la Turquie de venir en aide aux groupes qui ont perpétrés des attentats extrêmement meurtriers à l’encontre de l’opposition de gauche ou pro-kurde.

     

    Des journalistes turcs ont publié les images d’armes livrées par la Turquie aux djihadistes en Syrie (2).

    Face aux accusations de complicité entre IHH et les groupes djihadistes suite à la découverte de ces camions, Erdogan a réagi en imposant un black-out médiatique à ce sujet et en arrêtant les deux journalistes responsables de la fuite, pour « appartenance à une organisation terroriste ».

     

    Les trois officiers de gendarmerie qui avaient ordonné le contrôle des camions remplis d’armes à destination des djihadistes ont été incarcérés.

     

    Ces événements démontrent une étroite collaboration entre des organisations comme Daech ou Al Nostra (Al Quaïda) et l’Etat turc et donne une toute autre portée aux attentats commis en Turquie et aux violences régulières subies par les militants kurdes. Il ne s’agit plus de groupes fanatiques et barbares qui attaquent des civils turcs sans que l’Etat ne parvienne à réagir mais de groupes qui agissent avec le soutien de l’Etat turc pour mener une stratégie de la tension qu’Erdogan a mise en place à l’encontre d’opposants kurdes et de gauche.

    Un autre projet de société

    Si les Kurdes irakiens collaborent étroitement avec les Américains, il faut souligner que les Kurdes du PKK (Turquie) et du PYD (Syrie) ont une position différente.

    Ils – et surtout elles – résistent aux combattants islamistes avec un courage et une ténacité exemplaire mais surtout avec un projet de société diamétralement opposé à celui des fanatiques religieux (démocratie participative, émancipation des femmes, ouverture aux minorités, écologie…).

     

    Un projet de société surtout caractérisé par sa remise en question radicale des états nationaux et donc du monde tel qu’il existe aujourd’hui.

    Les Occidentaux – Américains et Européens – acceptent difficilement des visions du monde opposées aux leurs et considèrent le PKK et son parti frère le PYD comme des organisations terroristes. Pourtant, en Syrie, les Kurdes sont les seuls alliés possibles contre Daesh.

    D’abord parce que même seuls et peu armés, ils ont gagné des batailles.

    Après la victoire à Kobané, ils ont avancé sur le front de Hassaké, chef-lieu régional, et en ont chassé les djihadistes. Pourtant, les combattants des YPG n’ont pas reçu de missiles sophistiqués, tels que ceux qui ont été livrés à d’autres groupes (comme l’Armée syrienne libre (ASL) et les autres groupes rebelles soutenus par les Américains qui retournent leur veste, rejoignent l’EI ou leur vendent des armes fournies par Washington).

     

    Personne ne peut donc plus faire semblant de croire à la fable du soutien aux modérés d’Al Nosra (Al Qaida) contre les radicaux de Daesh.

     

    Ensuite, parce que les Kurdes de Syrie, cherchant des alliés, pourraient se tourner vers la Russie.

    Il est question de l’ouverture d’une représentation officielle à Moscou. Des armes russes ont également été livrées aux combattants des YPG.

    Si les Kurdes sont des alliés stratégiques dans le jeu des grandes puissances au Moyen-Orient, Saleh Muslim, coprésident du Parti de l’union démocratique (PYD), dont dépendent les YPG, est catégorique : « Nous ne sommes pas des mercenaires.

     

    Nous nous battons pour l’autonomie démocratique de la Rojava ». Et Rojava n’est pas que le nom de la région kurde de Syrie, il est devenu le nom de la société utopique qu’ils et elles défendent envers et contre tous.

     

    Photos :

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    Notes :

    (1) http://www.opinion-internationale.c… https://francais.rt.com/opinions/59…,http://www.huffingtonpost.fr/olivie…http://www.lefigaro.fr/vox/monde/20…).

    (2) http://www.lemonde.fr/proche-orient…

    Source : Investig’Action

    via: http://www.michelcollon.info/Que-se-passe-t-il-en-Turquie.html?lang=fr


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    Un grande pyramide engloutie découverte au large du Portugal

    Publié par wikistrike.com sur 24 Décembre 2015, 14:46pm

    Catégories : #archéologie -

     

     

    Une très grande pyramide sous-marine a été découverte par Dioclétien Silva entre les îles de São Miguel et Terceira aux Açores du Portugal.

     

     

     D’après nos informations, la structure serait parfaitement carrée et orientée grâce aux points cardinaux.

    Grâce à un GPS haute technologie , on a pu estimer que cette pyramide sous-marine mesurait 60 mètres de haut avec une base de 8000 mètres carrés.

     

    L’Institut Hydrographique de la Marine portugaise a actuellement la tâche d’analyser les données pour déterminer si la structure a été conçue par l’homme ou non.

    « La pyramide est parfaitement façonnée et apparemment orientée grâce aux points cardinaux », a déclaré Silva Diário, du journal local.

    Le journaliste insulaire a indiqué que la pyramide sous-marine a été découverte dans une région médio-atlantique et qu’elle existe depuis au moins 20.000 ans.


    – L’organisme NOAA qui étudie cette zone de forte ‘activité volcanique , aurait découvert par hasard cette mystérieuse structure grâce à l’imagerie sonar et d’autres équipements de pointe sophistiqués pour analyser cette activité volcanique.

    Si la pyramide a été érigée il y a plus de 20 000 ans, c’est donc une civilisation, humaine ou non, d’avant l’âge de glace qui en a été responsable ce qui paraît très étonnant.

    La marine Portugaise est en cours d’analyse des origines de cette Pyramide et le processus d’identification durera certainement plusieurs années.

    Ce qui rend plus intéressant cette découverte, c’est que elle génère beaucoup de questions :– Pourquoi cette structure n’a pas été signalée plus tôt?

    Beaucoup de personnes pensent que le NOAA avait déjà découvert cette pyramide et qu’il gardait cette information secrète.

     

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    Afin de soutenir davantage l’idée que cette pyramide aurait été construite par des civilisations différentes, les archéologues de l’Association Portugaise des Recherches Archéologiques ont découvert des preuves sur l’île de Pico qui suggère que des croyances humaines auraient existé à l’époque dans la région des Açores avant l’arrivée des Portugais.

     

    Aujourd’hui, il n’existe toujours pas d’explications sur l’origine de l’art rupestre retrouvé sur les îles. 

    La pyramide aurait-elle été construite par une autre civilisation avant les Portugais?

    Aurait-elle été construite par des mains extraterrestres?

    atlantic
    Est-ce le continent englouti d’Atlantis?

    Açores est une région intéressante car c’est une chaîne de neuf îles volcaniques réparties en trois groupes principaux situés à environ 1500 km à l’ouest de Lisbonne.


    Il est important de noter que le lieu exact où est située la pyramide n’a pas été communiqué. On croit qu’une découverte de deux autres pyramides a eu lieu dans la région suggérée dans les images ci-dessus qui auraient un lien avec celles construites en Egypte.

    Elles sont toutes situées autour des lignes de fracture entre l’Amérique du Nord, des plaques tectoniques Eurasienne et Africaine.

    Un endroit intéressant pour l’emplacement d’une pyramide étant donné les qualités énergétiques situées autour.

    Cette vidéo parle d’informations intéressantes qui explorent l’authenticité de l’histoire et de l’emplacement visuel à l’aide des cartes.

    NOAA : La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) est l’agence américaine responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère. NOAA fut fondée le 3 octobre 1970 à la suite d’une proposition du président Richard Nixon afin de créer un service national« …afin de mieux protéger la vie et la propriété des catastrophes naturelles… de mieux comprendre l’environnement… (et) pour l’exploration et le développement vers une utilisation intelligente des ressources marines ».

    La NOAA fut créée par le Congrès des États-Unis comme un service au sein du Département du Commerce des États-Unis, via le plan de réorganisation no 4 de 1970.

    Elle regroupait alors trois agences déjà existantes et fort anciennes du gouvernement américains, soit le United States Coast and Geodetic Survey, fondé en 1807, le National Weather Service, fondé en 1870, et le Bureau of Commercial Fisheries, fondé en 1871.

    Elle remplaçait ainsi l’Environmental Science Services Administration, créée en 1965 comme un début de regroupement des services environnementaux.

     

     

    Sources:
    Portuguese-American Journal

    Azores Pyramid Website

    InternationalBusinessTimes

    Credits: HumansAreFree


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  • 12/26/15--01:33: NOÊL EN SYRIE .........
  • Syrie : Le Noël que les médias français ne vous montreront pas

    Publié par wikistrike.com sur 26 Décembre 2015, 08:20am

     

    Catégories : #Religion 

    Syrie : Le Noël que les médias français ne vous montreront pas

    Voici des images que vous ne verrez certainement pas dans les médias français!

    A Damas, sous la protection du régime de Bachar Al Assad que Fabius et Valls trouvent odieux (ils préfèrent les « modérés » de Jabhat Al Nosra), les syriens fêtent Noël comme chez nous en toute tranquillité…
    Dans les zones sous contrôle des « rebelles modérés » que vous affectionnez tant, M. Fabius, comment se passent les fêtes de Noël ? 

    ____________

    Pendant ce temps à Bethléem…

    Bethlehem-s

    Le mur de la honte n’est toujours pas tombé…

     

     

     


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    Syrie: pour l’Armée syrienne, le Père Noël existe…

    Standard

    L’année 2015 s’achève. Annus horribilis ou mirabilis, peu importe.

    Au delà des pertes et profits, demeure la condition humaine.

    Le père Noël existe peut-être, du moins pour l’armée syrienne dont les bombardiers viennent d’éliminer à Al-Ghouta (Damas) une demi-douzaine de commandants rebelles dont le Chef suprême de Djeich Al-Islam (Armée de l’Islam), Zahrane Allouche, en lutte contre le pouvoir depuis 1987.

    Zahrane Allouche, né en 1970, est le fils du Cheikh Abdallah Allouche, une des grandes figures de proue du Salafisme en Syrie. Après des études en Législation islamique à l’université de Damas, il part à Médine en Arabie Saoudite avant de revenir en Syrie et être arrêté en 2009 par la branche des Affaires palestiniennes du renseignement intérieur syrien pour détention d’armes de guerre.

    Il est amnistié avec plus de 1500 détenus « islamistes » deux ans plus tard à la veille du début de la guerre en Syrie.

    L’amnistie de détenus politiques a toujours précédé de grands troubles à l’ordre public.

    On se rappelle de l’amnistie générale du colonel Gaddafi en Libye, quelques jours seulement avant les évènements du 17 février 2011, marquant le début de la guerre. Des amnisties similaires ont eu lieu en Irak, en Jordanie et en Syrie à moins de six mois d’intervalle. Certains observateurs évoquent des pressions externes mais cela est un autre sujet.

    Quoi qu’il en soit, l’ensemble des amnistiés prendra les armes contre les forces gouvernementales. Allouche en tête en Syrie. Issu d’une famille religieuse dont les grands-parents sont venus accompagner en Syrie l’Emir Abdelkader vers les années 1860, il formera la Sarya d’Al-Islam (la Compagnie de l’Islam) avant que cette dernière ne devienne la Brigade islamique. En 2013, cette brigade devient Djeich (Armée) en incorporant plus de 45 organisations armées. dont plus de la moitié des unités de l’Armée Syrienne Libre (ASL).

    Restait le Front Ennosra, dernier avatar d’Al-Qaïda avec laquelle Allouche entretenait des relations plus ou moins empreintes de méfiance.

    Mais ce dernier a fini par former -via une médiation assurée par les pays soutenant la rébellion, une alliance avec le Front pour former l’ossature de l’Armée de la conquête, destinée à être le fer de lance d’une super-offensive sur le littoral syrien, fief supposé du régime.

    C’est suite à une percée effectuée par les forces de cette nouvelle armée étonnament bien équipée et dotée des armes les plus modernes dans le gouvernorat de Lattaquié que le président Al-Assad fit appel à une intervention militaire russe.

    Les forces rebelles combinées finirent par être repoussées bien au delà des lignes de défense de la Syrie dite utile.

    Allouche avait une vision particulière du Califat, conçu plutôt comme la continuation du Califat Ommeyade et non celui des premiers Califes éclairés. Une vision s’opposant avec celle d’une organisation comme Daech bien que les deux s’opposent violamment au concept de la Res Publica ou, pire, celui de la démocratie.

    Djeich Al-Islam recevait des armes de la Turquie. C’est l’une des organisations les mieux équipées de l’échiquier syrien.

    Ses officiers  portaient des treillis de combat US 3 Color Desert et Woodland, des gilets pare-balles modulaires,  et utilisaient des drones de reconnaissance, des missiles TOW et Kornet ainsi q’un système de communication quasiment impossible à décrypter jusqu’à hier.

     

    Source:    https://strategika51.wordpress.com


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