Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


Channel Description:

LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

older | 1 | .... | 202 | 203 | (Page 204) | 205 | 206 | .... | 245 | newer

    0 0

    Liberté d'expression...

    Un peuple qui élit des politiques corrompus n'est pas une victime, il en est complice.Georges Orwell.

    Histoire de France sous le terrorisme islamique de 714 à 1197. Ce qu'il faut savoir.

    Publié le 6 Octobre 2014

    Les musulmans sont entrés pour la première fois en 714 dans ce qui était la France de l’époque.

     

    Ils se sont emparés de Narbonne, qui est devenue leur base pour les 40 années suivantes, et ont pratiqué des razzias méthodiques. I

     

    ls ont ravagé le Languedoc de 714 à 725, détruit Nîmes en 725 et ravagé la rive droite du Rhône jusqu'à Sens. 

    En 721, une armée musulmane de 100.000 soldats mit le siège devant Toulouse, défendue par Eudes, le duc d'Aquitaine. 

    Charles Martel envoya des troupes pour aider Eudes. Après six mois de siège, ce dernier fit une sortie et écrasa l'armée musulmane, qui se replia en désordre sur l’Espagne et perdit 80.000 soldats dans la campagne.

    On parle peu de cette bataille de Toulouse parce qu'Eudes était mérovingien. Les Capétiens étaient en train de devenir rois de France et n'avaient pas envie de reconnaître une victoire mérovingienne. 

     
    Les musulmans ont conclu alors qu'il était dangereux d'attaquer la France en contournant les Pyrénées par l'est, et ils ont mené leurs nouvelles attaques en passant à l'ouest des Pyrénées. 15.000 cavaliers musulmans ont pris et détruit Bordeaux, puis les Pays de la Loire, et mis le siège devant Poitiers, 
    pour être finalement arrêtés par Charles Martel et Eudes à vingt kilomètres au nord de Poitiers, en 732. 


    Les musulmans survivants se sont dispersés en petites bandes et ont continué à ravager l'Aquitaine. 

    De nouveaux soldats les rejoignaient de temps en temps pour participer aux pillages. (Ces bandes n'ont finalement été éliminées qu'en 808, par Charlemagne). Les ravages à l'est ont continué jusqu'à ce qu'en 737. Charles Martel descend au sud avec une armée puissante, et reprend successivement  Avignon, Nîmes, Maguelone, Agde, Béziers et met le siège devant Narbonne.


    Cependant, une attaque des Saxons sur le nord de la France obligea Charles Martel à quitter la région. En 759 enfin, Pépin le Bref reprit Narbonne et écrasa définitivement les envahisseurs musulmans. 


    Ces derniers se dispersèrent en petites bandes, comme à l'ouest, et continuèrent à ravager le pays, notamment en déportant les hommes pour en faire des esclaves castrés, et les femmes pour les introduire dans les harems d'Afrique du Nord, où elles étaient utilisées pour engendrer des musulmans. 

    La place forte des bandes se situait à Fraxinetum, l'actuelle Garde-Freinet (le massif des maures). Une zone d'environ 10.000 kilomètres-carrés, dans les Maures, fut totalement dépeuplée. 

    En 972, les bandes musulmanes capturèrent Mayeul, Abbé de Cluny, sur la route du Mont Genèvre. Le retentissement fut immense. 
    Guillaume II, comte de Provence, passa 9 ans à faire une sorte de campagne électorale pour motiver tous les Provençaux, puis, à partir de 983, chassa méthodiquement toutes les bandes musulmanes, petites ou grandes. 

    En 990, les dernières furent détruites. Elles avaient ravagé la France pendant deux siècles. La pression musulmane ne cessa pas pour autant. Elle s'exerça pendant les 250 années suivantes par des razzias effectuées à partir de la mer.  Les hommes capturés étaient emmenés dans des camps de castration en Corse, puis déportés dans les bagnes du Dar al islam, et les femmes d'âge nubile dans les harems. 


    Les repaires des pirates musulmans se trouvaient en Corse, Sardaigne, Sicile, sur les côtes d'Espagne et celles de l'Afrique du Nord. 

    Toulon a été totalement détruite par les musulmans en 1178 et 1197, les populations massacrées ou déportées, la ville laissée déserte.  Finalement, les musulmans ayant été expulsés de Corse, Sicile, Sardaigne, du sud de l'Italie et de la partie nord de l'Espagne, les attaques sur les terres françaises cessèrent mais elles continuèrent sur mer par des actions de pirateries. 

    Ce n'est qu'en 1830 que la France, exaspérée par ces exactions, se décida à frapper le serpent à la tête, et à aller en Algérie détruire définitivement les dernières bases des pirates musulmans. (Sur une demande du Congrès de Vienne qui était l'ONU d'aujourd'hui. Ndlr Gérard Brazon
    Vous savez ce qu'est devenue ensuite l'Algérie, et l'histoire ne s'est pas figée. Ce qu'il y a de frappant, c'est qu'entre 714, la première entrée, et 1830, l'écrasement définitif des pirates barbaresques, il s'est écoulé plus d'un millénaire, ce qui montre qu'ils ne renoncent jamais. 
    Et aujourd'hui, effectivement, ils reviennent en masse, par le biais "pacifique" d'une immigration de peuplement, qui exploite à fond les failles de nos lois, de nos principes démocratiques, et de nos avancées sociales.


    Un jour ils seront assez nombreux pour prendre démocratiquement le pouvoir dans les villages, les banlieues, les villes, les régions, les pays d'Europe ! 


    Il ne faut pas croire ceux qui les décrivent comme "modérés" !

     (L'islam modéré est celui qui est au repos; l'islamisme est l'islam en mouvement. Ndlr Gérard Brazon)


    Car les exemples des "printemps arabes" qui se sont déroulés sous nos yeux en Tunisie, Libye, Égypte, montrent s'il en était besoin que les "musulmans dit modérés sincères dans l'expression démocratique" se font finalement toujours évincer par les représentants de l'islam ! Des sortes d'idiots utiles de l'islam mais musulmans.


    Ces représentants de l'islam ne cherchent qu'une chose : appliquer la charia et transformer nos pays d'Europe en un "Dar al Islam", une terre d'islam. 

    Il suffit de voir les exactions actuelles contre les chrétiens d'Orient et d'Afrique du Nord, d'Égypte, d'Indonésie, du Nigéria, etc. 

    Nous pouvons facilement, par l'histoire des conquêtes de l'islam, savoir ce qui nous attend sous la domination de ce système juridique et totalitaire.

    Pour plus d'informations, il suffit de se pencher sur l'histoire du Maghreb (nom arabe) qui fût d'abord, comme l'Irak, la Syrie, l'Égypte, Jérusalem, une terre romaine puis judéo-chrétienne. L'habitude de l'islam est de raser les cultures et d'imposer qu'une seule vision. C'est l'islam ou la mort (pour les religions du livre, l'esclavage par la dhimmitude)


    La France est le pays européen avec la plus importante population musulmane qui augmente très rapidement avec l’immigration de peuplement et la démographie galopante.

    Captifs chrétiens à Alger en cours de rachat par les pères.

     

    Marché aux esclaves à Alger. Examen des dents.

     

    Marché aux esclaves (filles et enfants)

     

     

    Source et Rédigé par Gérard Brazon


    0 0

    L’EI MENACE LES ENSEIGNANTS, «ENNEMIS D’ALLAH » QU’IL CONVIENT DE « COMBATTRE ET TUER»!

     
    L’EI menace les enseignants, «ennemis d’Allah » qu’il convient de « combattre et tuer»!
    Download PDF

    Le nouveau numéro de Dar Al-Islam, la revue en français de l’Etat islamique, a été mis en ligne le 30 novembre 2015 et diffusé par Twitter. Dans ce numéro, les enseignants de l’école laïque sont menacés de mort en ces termes : « Il devient clair que les fonctionnaires de l’éducation nationale qui enseignent la laïcité tout comme ceux des services sociaux qui retirent les enfants musulmans à leurs parents sont en guerre ouverte contre la famille musulmane. Ainsi, la dernière trouvaille de l’Etat français est de retirer les enfants des musulmans qui ont simplement l’intention de rejoindre l’Etat du Califat. Il est donc une obligation de combattre et de tuer, de toutes les manières légiférées, ces ennemis d’Allah »

    La couverture montre la photo d’un policier effondré dans les bras d’un autre policier sous le titre : « La France à genoux ». Ce numéro de 58 pages comporte huit chapitres, intitulés : LA MÉTHODOLOGIE PROPHÉTIQUE DANS L’ÉTABLISSEMENT DE LA RELIGION, qui recommande d’établir la religion pour unir et non pour diviser ; Ô VOUS QUI AVEZ CRU ! PRÉSERVEZ VOS PERSONNES ET VOS FAMILLES D’UN FEU, sur la nécessité d’extraire les enfants musulmans des institutions laïques ; DEUX, TROIS OU QUATRE, en référence au nombre d’épouses qu’il est permis d’avoir ; TU LES CROIRAIS UNIS, ALORS QUE LEURS COEURS SONT DIVISÉS ; une interview d’Abu Samir Al-Urdini, ex-membre du conseil consultatif de Jabhat al-Julani, ayant rejoint l’Etat islamique ; LES MOTS DE L’ENNEMI qui rapporte ce qui a été dit de l’Etat islamique par « l’ennemi » ; un reportage photos ; des nouvelles de l’Etat islamique.

    Le résumé suivant s’intéresse à l’Introduction et au chapitre consacré à l’Education.

    I – Introduction : les attentats de novembre encensés et la France menacée de nouveaux attentats plus terribles ; chaque musulman appelé à prendre « un Français, un Américain ou un allié » pour cible

    Après le sommaire, le magazine présente pour illustrer l’introduction la photo d’un cadavre recouvert d’un drap blanc dans la rue, devant l’un des cafés ayant été pris pour cibles le 13 novembre à Paris. Les attentats sont qualifiés d’ « attaques bénies » dans le premier paragraphe qui commence en ces termes : « Pauvre France. Elle finit l’année comme elle l’a commencée : dans les larmes et le sang. La minable petite France a été frappée de plein fouet par les lions du Califat lors des attaques bénies du 13 Novembre 2015, à Paris et Saint-Denis. » Un verset du Coran est cité à l’appui de ces propos.

    Paris est présenté comme le summum aussi bien de la perversion que de la chrétienté : Paris est appelé « capitale des abominations et « porte la bannière de la croix » : « Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du Califat – qu’Allah lui donne puissance et victoire – a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe : Paris. »

    L’introduction présente les auteurs des attentats comme des personnes ayant « divorcé de la vie d’ici-bas » pour « secourir la religion d’Allah » et « humilier Ses ennemis », les « croisés » : « Allah a conquis par leurs mains et a jeté l’effroi dans le cœur des croisés sur leur propre terre ».

    L’introduction retrace ensuite les attentats du 13 novembre : les lieux ciblés ont été choisis « minutieusement », « au cœur de la capitale », incluant le lieu ou se jouait un match entre « deux pays croisés », l’Allemagne et la France, et auquel assistait « l’idiot de la France, François Hollande », et incluant aussi le Bataclan, qui abritait des « idolâtres » dans une « fête de la perversité ». Le texte insiste sur la terreur qui a saisi la ville : « Huit jeunes frères munis de ceintures explosives et de fusils d’assaut ont pris pour cibles des endroits choisis minutieusement à l’avance au cœur de la capitale française : le stade de France lors du match des deux pays croisés que sont la France et l’Allemagne et auquel assistait l’idiot de la France, François Hollande, le Bataclan ou étaient rassemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité, ainsi que d’autres cibles dans divers arrondissements de Paris et ce simultanément. Paris a tremblé sous leurs pieds et ses rues leur sont devenues bien étroites. Le bilan de ses attaques est d’au moins 200 croisés tués et encore plus de blessés. La louange et le mérite appartiennent à Allah.”

    S’agissant des auteurs des attentats qui se sont fait exploser, il convient pour les musulmans de les « rejoindre » en suivant leur exemple : « Puisse Allah les accepter parmi les martyrs et nous permettre de les rejoindre. »

    L’introduction prévient qu’il y aura de nouveaux attentats et que la France est la cible privilégiée : « La France et ceux qui suivent sa voie doivent savoir qu’ils restent les principales cibles de l’Etat Islamique et qu’ils continueront à sentir l’odeur de la mort pour avoir pris la tête de la croisade, avoir osé insulter notre prophète, s’être vantés de combattre l’Islam en France et avoir frappé les musulmans en terre du Califat avec leurs avions qui ne leur ont profité en rien dans les rues malodorantes de Paris. Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux qui veulent méditer et tirer des leçons. Allah est le plus Grand. »

    Abû Muhammad al-‘Adnânî, porte-parole de l’Etat islamique en charge des opérations extérieures de l’Etat islamique, est cité, menaçant notamment les enfants et la population civile dans son ensemble : « Vous en paierez le prix [des attaques contre l’Etat islamique] très cher. Vous en paierez le prix lorsque votre économie s’effondrera, vous en paierez le prix lorsqu’ils enverront vos enfants nous faire la guerre et qu’ils vous reviendront infirmes, dans des cercueils ou malades mentaux. Vous en paierez le prix lorsque l’un d’entre vous aura peur de voyager dans n’importe quel pays. Plutôt, vous en paierez le prix lorsque vous marcherez dans vos rues en vous retournant de peur des musulmans et vous ne serez plus en sécurité même dans vos chambres. Vous en paierez le prix lorsque votre présente campagne de croisade se brisera et que nous attaquerons au cœur de votre terre. Après cela, vous n’agresserez plus jamais personne. Vous en paierez le prix et nous vous avons préparé, par la permission d’Allah, ce qui vous causera un grand tort ! » [Extrait du discours Ton Seigneur Demeure aux Aguets d’Abû Muhammad al-‘Adnânî]

    L’introduction poursuit avec des menaces sous forme de questions rhétoriques et une injonction finale, celle de s’ « efforcer à tuer un mécréant français ou américain, ou n’importe lequel de leurs alliés » : « « Ô toi le muwahhid (…) vas-tu laisser l’Américain, le Français ou n’importe lequel de leurs alliés, marcher sur la Terre en toute sécurité tandis que les armées de la croix frappent de leurs avions les pays des musulmans sans faire de distinction entre civils et militaires ? (…) Vas-tu laisser le mécréant dormir sereinement dans sa maison tandis que les avions des croisés terrorisent, nuit et jour, les enfants et femmes des musulmans par leur vrombissement au-dessus de leur tête ? (…) Ainsi, ô toi le muwahhid où que tu sois, aide tes frères et ton Etat autant que tu le peux, et le mieux que tu puisses faire c’est de t’efforcer comme tu le pourras à tuer un mécréant français ou américain, ou n’importe lequel de leurs alliés. »

    II – « l’Islam en tant que seule religion de vérité ne peut cohabiter avec cette laïcité fanatique [française] » ; les valeurs républicaines doivent être combattues ; l’Islam n’accepte pas la liberté de conscience ; frapper les enfants qui ne font pas la prière

    Dans le chapitre intitulé Ô VOUS QUI AVEZ CRU ! PRÉSERVEZ VOS PERSONNES ET VOS FAMILLES D’UN FEU, les auteurs enjoignent les musulmans à délaisser « l’éducation des mécréants ». L’éducation laïque publique française est qualifiée de « judéo-maçonnique » et aurait pour objectif de « cultiver chez les masses l’ignorance de la vraie religion ». Il est précisé : « Le but de l’éducation dans le système de la jâhiliyah contemporaine est de cultiver chez l’enfant et l’adolescent les plus abjects comportements et de l’affaiblir jusqu’à ce que, enchaîné à ses plus vils instincts, il soit esclave des vrais maîtres de l’Occident : les juifs corrupteurs. » Des versets du Coran sont cités pour appuyer ces propos. Il est dit plus loin : « Le musulman doit savoir que le système éducatif français s’est construit contre la religion en général et que l’Islam en tant que seule religion de vérité ne peut cohabiter avec cette laïcité fanatique. »

    Les valeurs de la République sont qualifiées de « tissu de mensonges » qu’il convient de « combattre » : « De nos jours, la charte de la laïcité est enseignée à l’école. Elle stipule que : « la Nation confie à l’Ecole la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République. » Ces « valeurs » ne sont pour le musulman qu’un tissu de mensonges et de mécréance qu’Allah lui a ordonné de combattre et de rejeter tout en déclarant la mécréance de ses adeptes ». En particulier, la valeur d’égalité est critiquée : « L’Islam est une religion de justice et ne croit pas à l’égalité telle qu’elle est enseignée dans les écoles de la république (…) En outre, les hommes et les femmes ne sont pas égaux puisqu’Allah nous dit : {Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris) (…) ».

    Aux valeurs républicaines est opposée Allah comme seul et unique législateur : « La laïcité est la séparation de la religion et des affaires de l’Etat. Le musulman, lui, sait qu’Allah est Le seul législateur et que quiconque fait des lois, en dehors du cadre du Coran et de la sunnah, est un mécréant… ». Il est précisé que « l’Islam n’accepte pas la liberté de conscience » et que « quiconque renonce à l’Islam ou apostasie doit être tué ».

    Le chapitre conclut avec l’affirmation que placer son enfant dans une école de la République, c’est le condamner à la voie de l’Enfer : « Lorsque tu mets ton enfant à l’école de la république, tu acceptes qu’il ingurgite cette bouillie de mécréance, corrompant ainsi sa prime nature et lui faisant emprunter les voies des gens de l’Enfer ».

    Les « mécréances et péchés enseignés dans les écoles » sont ensuite énumérés ; y figurent la « laïcité et la démocratie », qualifiées de « fausse religion ».

    Les valeurs d’ « humanisme » et de « tolérance » sont aussi rejetées, en ce qu’il ne devrait par y en avoir pour les « mécréants » : « Dans les écoles de la jâhiliyah, sont enseignés la tolérance, le respect des valeurs républicaines et le pluralisme des convictions. Or, le musulman déteste la mécréance et les mécréants, il les prend comme ennemis comme l’ont fait avant lui les prophètes. »

    Les enfants doivent apprendre la prière et être « frappés » s’ils ne l’effectuent pas à l’âge de dix ans : « Le messager d’Allah a rendu obligatoire aux parents musulmans d’enseigner et d’ordonner la prière à leurs enfants dès l’âge de sept ans. Il a dit : Enseignez à vos enfants la prière alors qu’ils ont sept ans, et frappez-les s’ils ne la font pas à dix ans (…) Malheureusement, si un musulman applique ce commandement prophétique en France, il finira en prison et son enfant placé dans une institution. »

    La « fornication », l’homosexualité et l’avortement sont condamnés et imputés aux juifs et aux francs-maçons : « Les mêmes mains judéo-maçonniques qui avaient chassé la religion de l’école y firent entrer la fornication, l’homosexualité, le meurtre d’enfants poliment nommé avortement » Et de préciser : « L’homosexualité est donc pour le musulman un vice maléfique et une perversion. A l’école républicaine, ce n’est qu’une ‘orientation sexuelle’ comme une autre »

    Dans ce chapitre consacré à l’éducation, l’obligation de porter le hijab est rappelée pour « les mères, épouses, filles des croyants ». La mixité des écoles est condamnée, car propice à la « fornication ».

    Finalement, l’enseignement de la musique est honni : « Un autre péché imposé est la musique présente à tous les niveaux de l’enseignement des écoles de la mécréance. »

    Les enseignants de l’école républicaine pris pour cibles : des « ennemis d’Allah » qu’il convient de « combattre et tuer »

    Le chapitre propose des « solutions » aux problèmes d’éducation rencontrés en France : l’immigration pour le califat islamique, ou hijrah ; l’autre solution est de « combattre et tuer tous ces corrupteurs » : « Il devient clair que les fonctionnaires de l’éducation nationale qui enseignent la laïcité tout comme ceux des services sociaux qui retirent les enfants musulmans à leurs parents sont en guerre ouverte contre la famille musulmane. Ainsi, la dernière trouvaille de l’Etat français est de retirer les enfants des musulmans qui ont simplement l’intention de rejoindre l’Etat du Califat. Il est donc une obligation de combattre et de tuer, de toutes les manières légiférées, ces ennemis d’Allah ». « Cela vaut pour les professeurs qui enseignent la laïcité aux enfants. Quant aux services sociaux qui arrachent les enfants musulmans à leur famille pour les confier à des mécréants et détruire ce que le musulman a de plus cher après sa religion, ceux-là combattent par la main et nous incitons nos frères en terre de guerre à les frapper le plus durement possible. »

    Une comparaison est faite entre les « juifs qui tuent des enfants palestiniens » est les « institutions de la République qui assassinent les enfants musulmans », ce deuxième crime étant considéré comme plus grave : « Quant à toi qui es bouleversé par les enfants palestiniens que tuent les juifs, sache que tous les jours des enfants musulmans sont assassinés dans les institutions de la république judéo-maçonnique. »

    Source     http://www.delitdimages.org/90101-2/


    0 0

    3 décembre 2015

    L'Observatoire de la christianophobie montre que la Russie ne compte pas laisser tranquille la Turquie. Des députés de la Douma ont soutenu l’idée de demander la restitution de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople à l’Église orthodoxe.

    « Ce pas pourrait aider la Turquie et l’islam à démonter que la bonne volonté se trouve au-dessus de la politique. Il est nécessaire de rendre Sainte-Sophie aux chrétiens ».


    0 0

    Publié le 02 décembre 2015 à 14h33 | Mis à jour le 03 décembre 2015 à 08h51

     

    Tuerie en Californie: un des suspects aurait voyagé en Arabie saoudite et «vivait le rêve américain»

        •  

          Plein écran

          Des centaines de membres de forces de l'ordre ont été déployés, avec le soutien du FBI, à San Bernardino, une ville située environ une heure à l'est de Los Angeles.

          PHOTO REUTERS

      1 / 12
     
    Agence France-Presse
    SAN BERNARDINO, Californie

    Syed Riswan Farook célébrait avec des douzaines de collègues du département de santé du comté de San Bernardino, réunis mercredi matin pour une fête de fin d'année. L'homme qui selon la police travaillait depuis cinq ans pour le comté s'est alors éclipsé. Quelques instants plus tard, une fusillade éclatait alors que deux personnes lourdement armées faisaient irruption dans la salle de conférence du centre de services sociaux Inland Regional Center, tuant au moins 14 personnes et en blessant 17 autres.

    Ces deux personnes tomberont par la suite sous les  balles des policiers lors d'un échange de tirs avec les forces de l'ordre à la suite d'une course-poursuite. Les deux tueurs présumés sont identifiés par les autorités comme étant Syed Riswan Farook, 28 ans, et sa femme de 27 ans, Tashfeen Malik.

    Les motivations des auteurs de la pire tuerie survenue aux États-Unis depuis trois ans sont encore indéterminées. Quand des collègues ont entendu le nom de Farook comme étant l'un des possibles auteurs de ce carnage, ils étaient sous le choc, rapporte le Los Angeles Times. L'homme de 28 ans qui aurait récemment voyagé en Arabie saoudite pour aller rencontrer sa future femme qu'il avait connue sur le Web et avec qui il est revenu aux États-Unis est décrit par ces derniers comme un jeune homme qui «vivait le rêve américain». Le jeune homme était un fervent musulman, selon son père. Le couple avait une petite fille de six mois. Ils avaient confiée leur bébé à la mère de Syed Farook en début de journée prétextant un rendez-vous médical, selon un beau-frère de Farook. 

    Quelques heures après le drame, le chef de la police locale Jarrod Burguan a assuré à la presse que les mobiles des deux auteurs présumés de la fusillade, tués dans la foulée, n'étaient pas connus «à ce stade». «Mais nous n'avons pas exclu le terrorisme», a précisé Jarrod Burguan. «Il s'agit au minimum d'une attaque de l'ordre du terrorisme intérieur», a estimé M. Burguan.

     

     > Réagissez sur le blogue de Richard Hétu

    Peu d'informations circulaient en revanche sur l'identité des victimes de la fusillade, parmi lesquelles figuraient 17 blessés, dont certains dans un état critique.

    Les deux suspects ont été tués dans un 4x4 noir par la police lors d'un échange de tirs sur un axe routier.

    «Ils étaient tous les deux armés d'un fusil d'assaut et d'une arme de poing», avait auparavant indiqué M. Burguan.

    David Bowdich, un responsable du FBI de Los Angeles, n'a ni confirmé ni écarté l'hypothèse d'un acte terroriste.

    Alors qu'aucun lien n'avait encore été établi par les autorités avec une quelconque idéologie ou religion, la communauté musulmane de Californie a fermement condamné la fusillade lors d'une conférence de presse impromptue.

    «Pourquoi a-t-il fait une chose pareille? Je n'en ai aucune idée», a dit un beau-frère de Syed Farook, Farhan Khan, invité à la conférence. «Je suis choqué», a-t-il ajouté.

    La tuerie a été perpétrée lors d'une réunion festive des personnels de santé du comté de San Bernardino, durant laquelle une dispute a éclaté, un convive quittant les lieux. La police a ensuite confirmé que ce convive était Syed Farook.

    Les deux suspects décédés étaient «déterminés» et vêtus de tenues paramilitaires.

    Une troisième personne a été interpellée, mais son implication dans l'attaque reste à prouver, a souligné le policier.

    Avec plusieurs auteurs, cette fusillade diffère d'autres tueries aux États-Unis souvent réalisées par des déséquilibrés solitaires qui atteignent un point de rupture.

    Le chef de la police de San Bernardino,... (PHOTO AP) - image 2.0

    Agrandir

    Le chef de la police de San Bernardino, Jarrod Burguan.

    PHOTO AP

    «Comme en mission»

    Les tireurs «avaient préparé leur acte, comme s'ils étaient en mission», a commenté Jarrod Burguan.

    La fusillade a consterné le président Barack Obama.

    Le visage grave, il a déploré ces tueries qui se reproduisent aux États-Unis et sont «sans équivalent ailleurs dans le monde».

    Le bilan de cette fusillade est le plus lourd depuis le carnage perpétré en décembre 2012 dans l'école de Sandy Hook à Newtown, où 26 personnes avaient trouvé la mort, dont 20 enfants de CP.

    Les coups de feu se sont produits en fin de matinée au Inland Regional Center, un centre social au service de personnes handicapées.

    Olivia Navarro, 63 ans, a reçu un appel de sa fille Jamile, qui travaillait dans ce vaste bâtiment où les handicapés, en particulier les enfants, reçoivent des soins.

    «Elle m'a dit: il y a des tireurs dans le bâtiment! On va s'enfermer dans une pièce et éteindre la lumière», a raconté Olivia Navarro à l'AFP.

    Le bain de sang a plongé San Bernardino dans la stupeur et l'effroi, les écoles recevant notamment l'instruction de confiner les élèves et les habitants de rester chez eux.

    Des centaines de membres de forces de l'ordre ont été déployés, avec le soutien du FBI.

    Les télévisions américaines ont diffusé des images prises d'hélicoptère montrant des agents des forces d'intervention, abrités derrière leurs véhicules, près du 4x4 criblé de balles, un corps reposant à terre non loin.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     


    Des gens qui se trouvaient près des lieux... (PHOTO AFP) - image 4.0

    Agrandir

    Des gens qui se trouvaient près des lieux de la fusillade sont escortés par la police. 

    PHOTO AFP

    Cinq jours après une autre tuerie

    Cette nouvelle fusillade intervient cinq jours seulement après une tuerie dans un centre de planification familiale dans le Colorado qui avait déjà provoqué la colère du président Obama et relancé pour la énième fois le débat sur la réglementation des armes à feu aux États-Unis.

    La candidate démocrate à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, a affirmé dans un tweet qu'elle refusait «d'accepter ceci comme normal». «Nous devons agir pour mettre fin à la violence avec les armes à feu immédiatement», a-t-elle ajouté.

    Plusieurs candidats républicains, dont Donald Trump, ont fait part de leurs «pensées et prières» pour les victimes et les forces de l'ordre.

    À la date du 27 novembre, les États-Unis ont été le théâtre de 351 fusillades de masse en 2015, soit plus d'une par jour, selon le site Shootingtracker, qui recense tous les incidents de ce type.

    CE QUE L'ON SAIT

    14 morts, 17 blessés

    Quatorze personnes ont été tuées et 17 blessées, dont deux gravement.

    Les assaillants ont ouvert le feu dans une salle de conférence d'un centre de soins pour handicapés de San Bernardino, qui avait été louée pour un repas de fin d'année à des personnels de santé du comté de San Bernardino.

    Un couple, un bébé

    Cette fusillade diffère d'autres drames similaires par le fait qu'elle a été perpétrée par plusieurs personnes, et non pas, comme c'est majoritairement le cas, un homme solitaire.

    Un homme et une femme mariés, selon un responsable d'une association de défense des droits des musulmans de la région, sont les auteurs de l'attaque.

    Syed Farook, un Américain de 28 ans, employé du service de santé de la ville et fervent musulman, selon son père.

    Tashfeen Malik, 27 ans, dont la nationalité n'est pas connue.

    Les deux sont morts, les armes à la main, lors d'une fusillade nourrie avec la police.

    Farook et Malik sont les parents d'une petite fille de six mois.

    Lourdement armés

    Vêtus de tenues paramilitaires, armés de fusils d'assaut et d'armes de poing, les tueurs étaient «déterminés», «comme s'ils étaient en mission», selon la police.

    Les tueurs auraient aussi laissé sur place des engins explosifs, selon la police, qui a fait appel à des services de déminage.

    Dispute ou terrorisme?

    Les mobiles des deux auteurs de la fusillade ne sont pas connus «à ce stade», mais la thèse d'un acte de terrorisme n'est pas exclue par les autorités. Syed Farook a quitté la fête des employés de l'agence pour laquelle il travaillait comme inspecteur sanitaire, après une altercation. Il y est revenu plus tard avec sa femme et a ouvert le feu.

    -Avec Le Los Angeles Times, Véronique Dupont de l'Agence France-Presse et lapresse.ca


    0 0

    Le grand coup de Poutine

    1 Décembre 2015 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Russie, #Moyen-Orient, #Etats-Unis, #Gaz

    Le grand coup de Poutine

    Le maître du Kremlin est-il en train de prendre les Kurdes aux Américains et de commencer à sceller la frontière syrienne contre les Turcs ? Ca en prend visiblement le chemin...

    Qu'on l'aime ou pas, il est difficile de ne pas reconnaître en lui un génie stratégique de la veine d'un Richelieu ou d'un Sun Tzu. Selon les préceptes du judo qu'il affectionne tant, Vladimir "abracadabra" Poutine retourne toujours tout à son avantage, ce qui doit finir par être désespérant pour ses adversaires.

    La réaction russe au "coup de poignard dans le dos" de la part de Ben Erdogan a déjà étonné par sa rapidité et son ampleur. Ce n'est d'ailleurs pas fini car l'on apprend maintenant que la coopération scientifique entre les deux pays est arrêtée et que plus de 1 000 camions turcs sont bloquésà la frontière. De plus, le Turk Streamrisque bien d'être gelé par la partie russe, si l'on en croit des sources au sein de Gazprom. Mais il est évident que Moscou allait également tenter de retourner la situation à son avantage sur le plan stratégique. Des informations émergent et elles ne sont pas tristes...

    La Russie aurait commencé à s'entendre avec les YPG kurdes de Syrie afin de couper le passage entre l'Etat Islamique et la Turquie, ce qui changerait considérablement la donne stratégique. Nous avions déjà plusieurs fois évoqué ce qui n'était alors qu'une possibilité ; grâce à l'incident du Sukhoi, celle-ci se mue peu à peu en certitude, au grand dam du sultan qui risque de regretter longtemps, très longtemps son coup de folie.

    Quelques explications sont nécessaires pour mesurer l'importance de la chose. Et d'abord une carte :

    Le grand coup de Poutine

    Après les échecs de Daech face aux Kurdes à Hassaké et à Kobané, la voie de communication avec le parrain turc est réduite à une porte d'environ 80 km, commençant un peu à l'est d'Aazaz et allant jusqu'à Jarabulus sur l'Euphrate (les deux points rouges sur la carte). On le voit, les YPG kurdes, bête noire d'Ankara qui les considère comme "terroristes", sont situées de part et d'autre et ne rêvent que de réunir leurs territoires (appelons-les pour l'instant "Kurdes ouest" et "Kurdes est").

    Le sultan avait décidé d'une ligne rouge à ne pas franchir pour les Kurdes syriens : l'Euphrate, au-delà duquel les avions turcs n'hésiteraient pas à les bombarder, ce qui est arrivé plusieurs fois. Le piquant de l'affaire est que ces mêmes YPG sont sensés être les alliés des Etats-Unis, eux-mêmes alliés de la Turquie. Bref, un maelström sur lequel Poutine joue comme dans du velours, nous y reviendrons.

    Lorsqu'à l'été il fut question d'une opération kurde pour prendre Jarabulus et perturber le ravitaillement de Daech, Ankara menaça d'intervenir militairement. Finalement, un accord fut trouvé entre Américains et Turcs. Les premiers assuraient aux seconds l'annulation de l'opération contre l'utilisation par les jets US de la base d'Incirlik. On en était là quand le Sukhoi a été abattu...

    Si les "Kurdes est" de Kobané n'ont pas encore bougé ni franchi l'Euphrate, les "Kurdes ouest" ont fait mouvement et engagé la bataille dans la plaine au nord d'Alep... soutenus par les bombardements russes ! Les YPG ont pris le contrôle de plusieurs villages à un jet de caillou de la frontière turque, mettant en péril l'approvisionnement des terroristes modérés (Al Qaeda, Ahrar al Cham). Ce qui se profile à l'horizon est un mouvement en tenaille entre les "Kurdes est" franchissant l'Euphrate et les "Kurdes ouest", le tout protégé par les fameux S-400 russes qui vont abattre comme des mouches les avions turcs qui s'aventureraient dans la région.

    Le grand coup de Poutine

    Les Américains, embringués dans des alliances totalement contradictoires, sont paralysés et ce diable de Poutine en profite avec délice. Si Moscou soutient les YPG, Washington ne pourra non seulement rien faire, mais même rien critiquer, puisque ces milices kurdes sont ses alliés théoriques. Une fois de plus, Barack à frites verra avec horreur les Russes débaucher ses propres associés.

    Car Vladimirovitch voit plus loin. Il a appelé Assad et le PYD (parti kurde chapeautant les YPG) à s'unir.

    Les Kurdes sont preneurs depuis un certain temps ; jusqu'ici, c'est Assad qui n'était pas très chaud, mais il est l'obligé de Moscou depuis la campagne aérienne lancée il y a deux mois.

     

    Cette alliance - qui semble déjà se faire sur le terrain militaire à défaut d'un accord politique formel - porterait un coup mortel à l'EI et autres terroristes modérés chers à l'Occident, giflerait les Turcs et embarrasserait terriblement les Américains.

    Source:  Observatus geopoliticus

     


    0 0
  • 12/04/15--00:49: POUTINE À LA DOUMA ........
  • Vidéo sous-titrée de l'extrait sur la Turquie : https://www.youtube.com/watch?v=Jsj6jptiEwg


    Vladimir Poutine : « Allah a aveuglé la clique dirigeante en Turquie »


    Section internationale du discours présidentiel à l’Assemblée fédérale

     

    3 décembre 2015 – Kremlin, Moscou


    Vladimir Poutine a prononcé son discours présidentiel annuel à l’Assemblée fédérale. Conformément à la tradition, cette adresse a eu lieu dans le Hall St George du Kremlin devant un parterre de plus de 1000 personnes.

     

     

     


    Etaient notamment présents les membres du Conseil de la Fédération, les députés de la Douma, les membres du gouvernement, les chefs des Cours Constitutionnelles et Suprêmes, les gouverneurs régionaux, les chefs des assemblées régionales législatives, les chefs des confessions religieuses traditionnelles de la Russie, des personnalités publiques, y compris les présidents des chambres régionales publiques et les dirigeants des plus grands médias de Russie.

     

    Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/50864

     

    Traduction : Salah Lamrani (http://sayed7asan.blogspot.fr)


    * * *

     

    https://www.youtube.com/watch?v=Jsj6jptiEwg

     

    Vladimir Poutine, Président de la Russie : Citoyens russes, membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma,


    Je voudrais commencer mon discours en exprimant notre gratitude pour les soldats russes qui luttent contre le terrorisme international.


    Aujourd’hui, dans ce Hall St George, une salle historique de la gloire militaire russe, nous avons avec nous des pilotes de chasse et des représentants des Forces Armées qui participent à l’opération anti-terroriste en Syrie.


    Gelena Peshkova et Irina Pozynich, qui ont perdu leur mari dans la guerre contre le terrorisme, sont également parmi nous. Je vous fais part de mon plus profond respect, ainsi qu’aux parents de nos héros.


    Je voudrais que nous honorions tous la mémoire des soldats qui ont donné leur vie en accomplissant leur devoir, ainsi que la mémoire de tous les citoyens russes qui ont été victimes du terrorisme.


    (Moment de silence)

     

     

     

    Chers collègues,


    La Russie est depuis longtemps en première ligne de la lutte contre le terrorisme. C’est une lutte pour la liberté, la vérité et la justice, pour la vie des individus et l’avenir de toute la civilisation.


    Nous savons ce qu’est l’agression du terrorisme international. La Russie y a fait face au milieu des années 1990, lorsque notre pays, notre population civile ont subi des attaques cruelles. Nous n’oublierons jamais les prises d’otages de Budennovsk, de Beslan et de Moscou, les attentats impitoyables contre des bâtiments résidentiels, le déraillement du Nevsky Express, les explosions dans le métro de Moscou et l’aéroport de Domodedovo.


    Ces tragédies ont causé des milliers de victimes. Nous les pleurons encore et nous en porterons toujours le deuil aux côtés de leurs proches.


    Il nous a fallu près d’une décennie pour enfin briser l’échine de ces extrémistes armés. Nous avons presque réussi à expulser les terroristes de Russie, mais nous combattons toujours les terroristes clandestins restants. Ce mal est toujours là. Il y a deux ans, deux attaques ont été commises à Volgograd. Un avion civil russe a été récemment victime d’une attaque au-dessus du Sinaï.


    Le terrorisme international ne sera jamais vaincu par un seul pays, surtout dans une situation où les frontières sont pratiquement ouvertes, et où le monde traverse une nouvelle période de réinstallation des peuples, tandis que les terroristes bénéficient d’un soutien financier régulier.


    Le terrorisme est une menace grandissante aujourd’hui. Le problème de l’Afghanistan n’a pas été résolu. La situation y est alarmante et ne nous apporte pas d’optimisme, tandis que certains des pays relativement pacifiques et stables du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord – l’Irak, la Libye et la Syrie – ont maintenant plongé dans un chaos et une anarchie qui représentent une menace pour le monde entier.


    Nous savons tous pourquoi cela est arrivé. Nous savons qui a décidé de renverser les régimes indésirables et d’imposer brutalement leurs propres lois. Où est-ce que cela les a menés ? Ils ont semé le trouble, détruit les institutions étatiques des pays, monté les composantes du peuple les unes contre les autres puis s’en sont « lavé les mains », comme on dit en Russie, ouvrant ainsi la voie à des militants armés radicaux, extrémistes et terroristes.


    Les militants armés en Syrie constituent une menace particulièrement grande pour la Russie. Beaucoup d’entre eux sont des citoyens de la Russie et les pays de la CEI. Ils reçoivent de l’argent et des armes et se renforcent de jour en jour. S’ils deviennent assez forts pour l’emporter en Syrie, ils vont retourner dans leurs pays d’origine pour y semer la peur et la haine, pour faire sauter, tuer et torturer les gens. Nous devons les combattre et les éliminer là-bas, loin de nos demeures.


    Voilà pourquoi nous avons décidé d’y lancer une opération militaire basée sur une demande officielle des autorités syriennes légitimes. Nos soldats se battent en Syrie pour la Russie, pour la sécurité des citoyens russes.

     

     

     

     

    L’armée et la marine russes ont démontré de façon convaincante leur préparation au combat et leurs capacités accrues. Les armes russes modernes ont prouvé leur efficacité, et l’expérience inestimable que constitue leur utilisation dans des conditions de combat est analysée et sera utilisée pour améliorer davantage nos armes et notre matériel militaire. Nous sommes reconnaissants envers nos ingénieurs, nos ouvriers et tous les autres membres du personnel de notre industrie de défense.


    La Russie a fait preuve d’une responsabilité et d’un leadership immenses dans la lutte contre le terrorisme. Le peuple russe a soutenu ces actions résolues. La position ferme adoptée par notre peuple découle de sa compréhension approfondie du danger absolu que représente le terrorisme, de son patriotisme, de ses hautes qualités morales et de sa conviction que nous devons défendre nos intérêts nationaux, notre histoire, nos traditions et nos valeurs.


    La communauté internationale devrait tirer les leçons du passé. Les parallèles historiques dans cette situation sont indéniables.


    La réticence à unir nos forces contre le nazisme au 20ème siècle nous a coûté des millions de vies durant la guerre la plus sanglante du monde dans l’histoire humaine.


    Aujourd’hui, nous nous retrouvons à nouveau face à face avec une idéologie destructrice et barbare, et nous ne devons pas permettre à ces forces sombres de l’ère moderne d’atteindre leurs objectifs.

    Nous devons mettre fin à nos querelles et oublier nos différences pour construire un front anti-terroriste commun qui agira en conformité avec le droit international et sous l’égide des Nations Unies.


    Chaque pays civilisé doit contribuer à la lutte contre le terrorisme, réaffirmant sa solidarité, non pas en paroles, mais en actes.


    Cela signifie que les terroristes ne doivent trouver refuge nulle part. Il ne doit pas y avoir de double standard. Aucun contact avec des organisations terroristes. Aucune tentative de les utiliser pour des buts égoïstes. Aucune transaction criminelle avec les terroristes.

     

     


    Nous savons qui se remplit les poches en Turquie et permet aux terroristes de prospérer grâce à la vente du pétrole qu’ils ont volé en Syrie. Les terroristes utilisent ces fonds pour recruter des mercenaires, acheter des armes et planifier des attaques terroristes inhumaines contre des citoyens russes et contre des civils en France, au Liban, au Mali et dans d’autres pays. Nous nous souvenons que les extrémistes armés qui opéraient dans le Caucase du Nord dans les années 1990 et 2000 ont trouvé refuge et ont reçu une aide morale et matérielle en Turquie. Ils s’y trouvent toujours.


    Cependant, le peuple turc est généreux, travailleur et capable. Nous avons beaucoup de bons amis dignes de confiance en Turquie. Permettez-moi de souligner qu’ils doivent savoir que nous ne les assimilons pas à la partie de l’élite dirigeante actuelle qui est directement responsable de la mort de nos soldats en Syrie.


    Nous n’oublierons jamais leur collusion avec les terroristes. Nous avons toujours considéré la trahison comme l’acte le plus grave et le plus honteux qui puisse être commis, et cela ne changera jamais. Je voudrais qu’ils se souviennent de cela – ceux en Turquie qui ont tiré sur nos pilotes dans le dos, ces hypocrites qui ont tenté de justifier leurs actions et de couvrir les terroristes.


    Je ne comprends même pas pourquoi ils l’ont fait. Tout différend qu’ils pouvaient avoir, tout problème, tout désaccord au sujet desquels nous ne savions rien auraient pu être réglés d’une manière différente. De plus, nous étions prêts à coopérer avec la Turquie sur toutes les questions les plus sensibles qu’elle avait soulevées ; nous étions prêts à aller encore plus loin, là où ses alliés mêmes ont refusé d’aller. Allah seul sait, je suppose, pourquoi ils ont fait ça. Et sans doute, Allah a décidé de punir la clique au pouvoir en Turquie en les privant de leur discernement et de leur raison.


    Mais s’ils s’attendaient à une réaction nerveuse ou hystérique de notre part, s’ils voulaient nous voir devenir un danger pour nous-mêmes autant que pour le monde, ils n’obtiendront rien de tel. Ils ne recevront aucune réponse visant à impressionner la galerie ou même à obtenir quelque gain politique immédiat. Ils ne l’obtiendront pas.


    Nos actions seront toujours guidées principalement par la responsabilité – envers nous-mêmes, envers notre pays, envers notre peuple. Nous n’allons pas faire cliqueter les sabres. Mais si quelqu’un s’imagine qu’ils peuvent commettre un crime de guerre odieux, tuer nos citoyens et s’en tirer, sans rien subir à part un embargo sur les importations de tomates ou quelques restrictions dans la construction ou d’autres industries, il se fait vraiment des illusions. Nous leur rappellerons ce qu’ils ont fait, plus d’une fois. Ils vont le regretter. Nous savons ce qu’il faut faire.


    Nous avons mobilisé nos forces armées, nos services de sécurité et nos instances de police et de justice pour repousser la menace terroriste. Tout le monde doit être conscient de sa responsabilité, y compris les autorités, les partis politiques, les organisations de la société civile et les médias.


    La force de la Russie réside dans le libre développement de tous ses peuples, sa diversité, l’harmonie des cultures, des langues et des traditions, le respect mutuel et le dialogue entre toutes les religions, y compris les chrétiens, les musulmans, les juifs et les bouddhistes.


    Nous devons fermement résister à toute manifestation d’extrémisme et de xénophobie, tout en défendant notre accord ethnique et religieux, qui est le fondement historique de notre société et de l’Etat russe.


    En 2016, nous allons organiser des élections à la Douma. Je tiens à rappeler aux dirigeants des partis, à tous les participants à la prochaine campagne électorale et à toutes les forces sociales et politiques les mots suivants de notre célèbre historien, Nikolaï Karamzine : ‘Ceux qui n’ont aucun respect pour eux-mêmes ne peuvent pas espérer être respectés par les autres. Cela ne signifie pas que l’amour pour notre patrie doit nous aveugler au point de nous faire dire que nous sommes meilleurs que tous les autres dans tout ce que nous faisons. Mais Russes doivent connaître leur valeur.’


    Oui, nous pouvons débattre des moyens de résoudre telle ou telle question. Mais nous devons rester unis et nous rappeler de ce qui est le plus important pour nous : la Russie. […] »

     

    Merci Sayed Hasan

     

     


    0 0

    4 décembre 2015

    SOURCE Les atrocités que commet Daesh en Syrie lui rapporte de l’argent, qu’il s’agisse du trafic d’êtres humains ou de l’esclavage sexuel des femmes. RT a parlé à des personnes qui sont parvenues à fuir ces violences.

    «Ils coupaient des têtes, enlevaient des filles et des femmes et les emmenaient à Raqqa.

    De quoi les esclaves étaient-elles coupables ? De pécher», se rappelle une femme.

    Un homme évoque l’hypocrisie de l’Etat islamique qui d’une part souhaite que les femmes restent discrètes, mais de l’autre, les déshabillent pour mieux les vendre en tant qu’esclaves. «Ils forçaient des femmes à être totalement couvertes et à ne jamais montrer aucune partie de leur corps.

    Cependant, ils faisaient se déshabiller leurs esclaves pour les vendre alors que les femmes ne sont pas autorisées à montrer quoi que ce soit», a-t-il confié à RT.

     
     
    "Ils coupent des têtes"

    Un autre homme s’est rappelé que des femmes et des filles chrétiennes étaient enlevées et que les églises étaient détruites. «Ils volaient la propriété et détruisaient les églises.

    Nos sœurs chrétiennes ont été faites prisonnières. Quelques-unes d’entre elles ont été prises otages et détenues en vue d'une rançon», a-t-il dit.

     

    L’esclavage sexuel et le trafic d’êtres humains sont des méthodes qui illustrent la façon dont Daesh procède pour augmenter ses revenus.

    En novembre, les restes de 80 femmes yézidis ont été découverts en Irak.

    Elles étaient âgée de 40 à 80 ans, ce qui laisse croire que l’organisation terroriste ne s’intéresse qu’aux femmes plus jeunes.

    En savoir plus : Un charnier contenant 80 corps de femmes yézidis tuées par Daesh découvert en Irak

    Une liste de prix vérifiée par l’ONU comme authentique confirme le fait que les jeunes filles rapportent plus aux terroristes. Les enfants de un à neufs ans se vendent 165 dollars, alors que le prix des femmes plus de 40 ans n’est que de 41 dollars.
     

    Mais nombreuses sont les femmes qui, malgré cela, luttent contre Daesh. Ainsi, une femme irakienne courageuse a fait la une des journaux en septembre dernier après avoir tué un commandant de l’EI qui l’avait enlevée et forcée à être une esclave sexuelle.

    En savoir plus : Une Yézidie tue le commandant de Daesh qui l’a forcée à l’esclavage sexuel

    D’autres femmes ont été moins heureuses et ont péri en luttant contre l’organisation terroriste. En août dernier, les combattants auraient exécuté 15 femmes sur la base aérienne de Ghazlani, près de Mossoul en Irak, après qu’elles aient refuser d’épouser des terroristes. 19 autres femmes avaient déjà été exécutées à Mossoul en juillet dernier pour la même raison


    0 0

    Avec Boudjellal, on se demande si c’est du lard ou du cochon !
    Alors Mourad, patriote français ou universaliste ?
    La réponse est simple il est avant tout nombriliste tendance … Boudjelliste.
     
    Ancien officier de Gendarmerie
    Diplômé de criminologie et de criminalistique
     Même chez les gendarmes… Le général Favier dénonce le bordel !La guerre civile aura bien lieu !
     

    Qui ne connaît pas aujourd’hui Mourad Boudjellal, le président du Rugby Club toulonnais, ce condensé de BHL et de Bernard Tapie un petit brin philosophe, un gros brin homme d’affaire… le tee-shirt à la place de la chemise blanche.

     

    Voilà ce que l’homme aux formules à l’emporte pièce expliquait après les attentats du 13 novembre :
    « Je ne l’ai jamais dit mais je suis quasiment (vous noterez le quasiment) fier d’être Français par rapport à la réaction du pays. »


    Belle phrase on en aurait la larme à l’œil.

    S’il n’avait pas eu précédemment un tout autre discours :
    « Je suis un mondialiste. J’ai compris que rien ne pourra se gérer à l’échelle d’un pays. J’ai compris aussi que la planète s’est réduite, que la culture est devenue commune : les enfants qui naissent sur la planète lisent les mêmes livres, écoutent les mêmes chansons, les mêmes séries télés »

     

    Alors Mourad, patriote français ou universaliste ? La réponse est simple il est avant tout nombriliste tendance … Boudjelliste.

    Il faut reconnaître que les médias dressant leurs micros à tout bout de champ le conforte dans cette opinion.


    C’est aussi un connaisseur de la seconde Guerre mondiale : « Quand vous regardez la liste de Maréchal-Le Pen, on retrouve des types comme Philippe Vardon, les Jeunesses identitaires, des mecs à la droite de Göring et Goebbels ! » Quelle clarté d’esprit !

    On ne savait pas qu’il avait un doctorat d’Histoire.

     

    Mais allons plus loin, comparons cette condamnation péremptoire à son analyse de Daesh : « Ce sont des fauves qui ont été manipulés par des gens qui sont beaucoup plus intelligents qu’eux, qui parlent de Dieu mais ils n’ont pas de dieu en tête, simplement une ambition de domination du monde. Ils manipulent des gens qui sont manipulables parce qu’ils sont sûrement dans la détresse, dans la souffrance, et qu’ils n’ont plus rien à perdre. »


    Moralité, Vardon lui, n’a aucune circonstance atténuante quand les gens de l’EI eux sont dans la désespérance.

    À écouter le président du Racing Club Toulonnais on se demande tout d’un coup qui, de Daech ou des identitaires, a tué 130 personnes.

    Mais le top du top, le grand moment d’anthologie, c’est cette double déclaration :
    « Voter FN, c’est aussi voter Daech aujourd’hui… L’organisation État islamique (EI), responsable des attentats veut diviser les communautés. Et qu’est-ce qui les divisera plus que l’arrivée du Front national ? »… et puis encore : « Les seuls qui ont intérêt à voter Maréchal-Le Pen aujourd’hui, ce sont les charcutiers parce qu’ils augmenteraient leurs chiffres d’affaires … »

    Il faut en déduire en raccourcissant les propos et en suivant la pensée tortueuse de M. Boudjellal que les charcutiers votent Daech.

    Et donc en conclusion qu’islamistes et charcutiers mènent le même combat.


    Faites attention M. Boudjellal, je crois qu’Al-Baghdadi va pas être content et que cela risque pour vous de se finir en eau… de boudin !

     
    Bd Voltaire

    0 0

    Voici les enfants du Califat

    (Slate) L’Etat islamique est en train de soulever une armée de petits soldats, et l'Occident pourrait bien avoir à les combattre pendant plusieurs générations.

    A Racca, le fief syrien de l’Etat islamique, ils sont aux premiers rangs lors des crucifixions et des décapitations publiques. On se sert de leur sang pour transfuser les combattants de l'EI blessés. On les paye pour dénoncer les infidèles ou ceux qui critiquent l'EI.

    On les forme à devenir des kamikazes. Ce sont des enfants, âgés pour certains d'à peine 6 ans, que l’Etat islamique transforme en soldats du futur.

    Pour recruter des enfants, l’Etat islamique a mis au point un système complet et extrêmement bien organisé, qui vise à les endoctriner avec les croyances extrémistes du groupe, avant de leur apprendre des techniques rudimentaires de combat. Les djihadistes se préparent à une longue guerre contre l'Occident et espèrent que les jeunes soldats formés aujourd'hui seront toujours au front dans plusieurs années.

    Des maltraitances infantiles à échelle industrielle

    Si aucun chiffre ne permet de dire avec précision combien d'enfants sont concernés, des témoignages de réfugiés et des données collectées par les Nations unies, des groupes de défense des droits de l'Homme et des journalistes laissent entendre que l'endoctrinement et l'entraînement militaire des enfants est un phénomène considérable.

    Les enfants soldats n'ont rien d'une nouveauté en temps de guerre. Des dizaines d'armées et de milices africaines intègrent de jeunes garçons dans leurs rangs, notamment parce que, selon ce qu'ont pu montrer des recherches, les repères moraux ne sont pas encore bien formés chez les enfants, qui peuvent dès lors être facilement incités à commettre des actes de cruauté et de violence.

    A long terme, les jeunes combattants de l'EI pourraient représenter un problème particulièrement dangereux, tant ils sont arrachés à une scolarité normale, remplacée par une propagande islamiste facile à digérer, conçue pour déshumaniser autrui et les persuader de la noblesse qu'il y a à combattre et mourir pour leur foi.

    «[L’Etat islamique] dénie délibérément toute éducation à ceux qui se trouvent sur son territoire, sans compter qu'ils leur lavent aussi le cerveau», affirme le lieutenant général H.R. McMaster, militaire chargé de réfléchir aux menaces futures et de planifier l'avenir de l'Armée américaine. «Il s'agit de maltraitances infantiles à une échelle industrielle. Ils brutalisent et déshumanisent systématiquement les jeunes populations. Cela va générer un problème multi-générationnel.»

    Ivan Šimonović, le Secrétaire général adjoint aux droits de l'Homme de l'ONU, vient de rentrer d'un voyage en Irak, où il s'est entretenu avec des déplacés irakiens de Bagdad, Dahuk et Erbil. Il parle d'un programme «de recrutement considérable et redoutablement efficace».

    Des camps d'entraînement

    A l'ONU, devant un petit parterre de journalistes, Šimonović a expliqué que les djihadistes «séduisaient» les plus jeunes et qu'ils étaient passés maîtres dans la «manipulation des jeunes hommes et des enfants». Avant d'ajouter qu'«ils donnent une impression de puissance et de triomphe», tout en promettant à ceux qui tomberont au combat un «accès direct au paradis».

    «Pour moi, a-t-il poursuivi, le plus saisissant est de rencontrer des mères [qui nous disent] “nous ne savons pas quoi faire. Nos fils se portent volontaires et nous ne pouvons pas les en empêcher”.»

    En Irak ou en Syrie, les garçons qui, sur les lignes de front, sont enlevés par l'EI ou le rejoignent volontairement, sont envoyés dans divers camps d'entraînement religieux ou militaire en fonction de leur âge. Dans ces camps, tout leur est inculqué, de l'interprétation que fait l'EI de la charia au maniement d'une arme à feu.

    On leur apprend même à décapiter un autre être humain en leur donnant des poupées sur lesquelles s'exercer, selon les informations que révélait en septembre Syria Deeply, un site dédié à la guerre civile syrienne

    Les enfants sont aussi directement envoyés sur les champs de bataille, où ils sont utilisés comme boucliers humains ou comme réserves de sang pour les transfusions des blessés de l'EI, selon Shelly Whitman, directrice exécutive de la Roméo Dallaire Child Soldiers Initiative, une association qui se bat pour mettre fin au phénomène des enfants soldats.

    Un nombre en augmentation

    Des témoignages venant des villes irakiennes de Mossoul et de Tall Afar, et recueillis par des enquêteurs des Nations unies, font part de jeunes enfants armés de fusils qu'ils peuvent à peine porter et vêtus de l'uniforme de l’Etat islamique. Des enfants menant des patrouilles de rue et arrêtant les habitants

    Au sein de l'ONU, des experts des droits de l'Homme ont aussi «reçu des informations confirmées faisant part d'enfants d'à peine 12 ou 13 ans suivant des entraînements militaires organisés par l'EI à Mossoul», peut-on lire dans un rapport conjoint du Bureau du haut commissariat aux droits de l'Homme et du Bureau des droits de l'Homme de la Mission d'assistance des Nations unies en Irak

    Selon le rapport, le nombre de jeunes garçons tenant des barrages routiers a «dramatiquement augmenté» durant la dernière semaine d'août autour d'al-Sharqat, dans la province de Salâh ad- Dîn. Et dans les plaines de Ninive et de Makhmour, un grand nombre d'adolescents a été recruté en août par des soldats de l'EI. Certains de ces garçons auraient été «forcés à se mettre en première ligne pour protéger les soldats de l'EI pendant l'offensive, et obligés de donner leur sang pour soigner les blessés», toujours selon le rapport.

    Abou Ibrahim Raccaoui, le pseudonyme d'un homme de 22 ans qui vivait encore en Syrie il y a un mois, est le fondateur de Racca se fait massacrer en silence. Sur Twitter et Facebook, son collectif rend compte de la violence de la vie quotidienne à Racca, la ville où il a grandi. En plus de Raccaoui et de trois autres personnes qui ont désormais quitté la Syrie, 12 individus vivant toujours à Racca collaborent régulièrement au site, en envoyant des images et des informations sur ce qui se passe dans la ville.

    À l'entrée de la ville de Racca

    Des garçons de 8 ans à l'entraînement

    Interviewé par Skype, Raccaoui nous explique que l’Etat islamique est monté d'un cran dans son programme de recrutement des jeunes et dispose désormais d'un camp d'entraînement spécifiquement conçu pour les enfants et les adolescents, où on leur apprend des techniques de combat.

    Il explique que des jeunes de Racca sont rapidement formés, puis envoyés sur le front de Kobané, la ville de la frontière turco-syrienne où l’Etat islamique se heurte depuis maintenant plusieurs semaines aux soldats kurdes, dans des combats d'une extrême violence. Autour de la ville, les Etats-Unis et la coalition ont mené plus de 135 frappes aériennes contre les combattants de l’Etat islamique, tuant des centaines de djihadistes.

    A Racca, où la misère est endémique après plus de trois ans de guerre, le groupe persuade souvent les parents d'envoyer leurs enfants dans ses camps d'entraînement en échange d'argent, explique Raccaoui. Parfois, l'EI attire directement les enfants en organisant des fêtes ou des démonstrations militaires, et leur donne de l'argent pour qu'ils participent aux entraînements. A Racca, avec toutes les écoles fermées, les enfants n'ont pas grand-chose d'autre à faire, commente Raccaoui.

    Dans la province de Racca, on dénombre plusieurs camps d'entraînement de jeunes le camp al- Zarqaoui, le camp Oussama ben Laden, le camp al-Cherkrak, le camp al-Taleea et le camp al- Sharea. Dans le camp al-Sharea, Raccaoui estime entre 250 et 300 le nombre d'enfants à être enrôlés, sachant que ce camp ne reçoit que des jeunes de moins de 16 ans.

    Raccaoui nous a montré des images de ces enfants. On peut y voir de jeunes garçons assis en train de manger. Sur une autre photo, un jeune sourit: il vient de terminer une course d'obstacles.

    Quand il y a une grande bataille à mener, comme celle de Kobané, explique Raccaoui, l'entraînement s'intensifie. En Irak, plusieurs faits attestent d'enfants obligés de suivre un entraînement militaire. Fred Abrahams, conseiller spécial pour l'ONG Human Rights Watch, a interviewé des Yazidis d'Irak qui ont réussi à s'enfuir des prisons de l’Etat islamique. Ils disent avoir vu des combattants de l'EI enlever des enfants à leurs parents pour les emmener dans des camps d'endoctrinement religieux ou d'entraînement militaire.

    Dans une base militaire de Sinjar conquise par l'EI, un de ces Yazidis dit avoir vu ses geôliers isoler 14 garçons, âgés de 8 ans à 12 ans, pour les emmener se former au djihadisme.

    Cet été, Vice News publiait un extraordinaire reportage sur l’Etat islamique, sous la forme d'un documentaire en cinq parties détaillant le quotidien des villes tombées dans l’escarcelle du groupe.

     

    La seconde partie est spécifiquement dédiée à la manière dont l'EI prépare son avenir avec le dressage des enfants.

    Les enfants servent de propagande sur les réseaux

     

     

     

    «Nous croyons que cette génération d'enfants est la génération du califat, si Dieu le veut, cette génération combattra les infidèles et les apostats, les Américains et leurs alliés», disait un homme dans la vidéo de Vice. Le reportage montre aussi un garçon de 9 ans affirmer qu'il ira dans un camp après le Ramadan pour y apprendre comment utiliser une Kalachnikov.

    Un porte-parole de l’Etat islamique a précisé aux journalistes de Vice que les enfants de moins de 15 ans vont dans les camps de charia pour apprendre la religion, mais que ceux au-dessus de 16 ans vont dans les camps militaires.

    Les officiers de l’Etat islamique chargés de la communication sur les réseaux sociaux recrutent aussi des gens du monde entier et les persuadent de faire le voyage jusqu'en Syrie ou en Irak pour rejoindre le groupe.

    Une partie de cette stratégie implique d'utiliser des enfants comme outils de propagande, en postant des photos sur les réseaux sociaux, où on en voit porter les uniformes de l’Etat islamique et marcher aux côtés de combattants adultes. «A la mi-août, l'EI a fait irruption dans un centre d'oncologie pédiatrique d'un hôpital de Mossoul et a forcé au moins deux enfants malades à brandir le drapeau de l'organisation, avant de poster les photos sur Internet», détaille le rapport de l'ONU.

    Sur Internet, le recrutement de l’Etat islamique a été des plus efficaces, avec plus de 3.000 Européens partis faire le djihad. Selon le FBI, seule une petite dizaine d’Américains aurait rejoint le groupe, mais l'agence admet qu'ils pourraient être plus nombreux.

    Fin octobre, trois lycéennes originaires du Colorado ont été arrêtées à Francfort, alors qu'elles cherchaient visiblement à rejoindre l’Etat islamique en Syrie. Les jeunes filles se seraient radicalisées sur Internet.

    La vidéo de Vice News montre un Belge arrivé à Racca avec son fils, qui semble avoir entre 6 et 7 ans.

    Le père pousse son fils à dire à la caméra qu'il est de l’Etat islamique, et pas de Belgique. Il lui demande ensuite s'il veut être djihadiste ou kamikaze, le garçonnet répond «djihadiste». Raccaoui explique que lorsqu'il vivait encore à Racca, il lui est arrivé de croiser une famille

    composée d'une femme américaine, d'un mari algérien et de leur fille, qui semblait avoir dans les 4 ans.

    Il dit avoir aussi vu un combattant français avec deux enfants: un garçon aux cheveux blonds, qui avait sans doute 6 ans, et une fille encore bébé, d'environ 1 an. «Dans la ville, nous croisons beaucoup de combattants étrangers, c'est très choquant», commente-t-il.

    En Syrie et en Irak, les enfants ne sont pas simplement radicalisés, mais ils sont aussi quotidiennement exposés à un niveau de violence extrême.

    Raccaoui nous a fournit des photos prises quand il habitait encore la ville. On y voit des enfants assistant à des crucifixions publiques. Selon lui, les enfants sont tellement habitués à regarder de telles exécutions, que la vue d'une tête se détachant d'un corps humain ne leur fait plus aucun effet. «L’Etat islamique a détruit leur enfance, il a détruit leur cœur.»

    Misty Buswell, officier de plaidoyer pour la région Moyen-Orient de l'ONG Save the Children et basée en Jordanie, déclare: «Ce n'est pas exagéré de dire que nous pourrions perdre toute une génération d'enfants au profit du traumatisme.»

    Selon Buswell, les enfants réfugiés qu'elle a rencontrés sont sujets à des cauchemars, ils évitent les contacts avec leurs camarades et manifestent des signes d’agressivité à l'encontre d'autres enfants. «J'ai vu des enfants qui avaient arrêté de parler, ou qui ne parlaient plus depuis des mois à cause des choses terribles dont ils ont été témoins, ajoute Buswell. Et là, il s'agit des plus chanceux, ceux qui ont réussi à traverser la frontière.»

    Elle poursuit: «Avec du temps et des interventions adéquates, on peut aider ces enfants à recouvrer quelque chose s'apparentant à une vie normale. Mais pour les enfants qui sont toujours sur le terrain, et qui assistent quotidiennement à de telles atrocités, les effets à long terme seront bien plus conséquents.»

    Buswell précise que les réfugiés envisagent presque toujours de revenir chez eux une fois la situation stabilisée et la paix revenue.

    Mais, il y a quelques semaines, quand elle a posé la question du retour à des réfugiés de Sinjar, leur réponse l'a stupéfiée. «C'est l'une des premières fois dans ma carrière où j'ai entendu des gens me dire que ce qu'ils avaient vu et vécu était si horrible et traumatisant autant de choses dont leurs enfants ont aussi été les témoinsqu'ils ne voulaient pas retourner chez eux.

    Ils y ont trop de mauvais souvenirs.»

    Source : Les enfants du califat, par Kate Brannen, Slate, 10 novembre 2014

     


    0 0

    samedi 5 décembre 2015

    Daech s'empare de 3.000 passeports vierges

    L'Etat islamique (Daech) a volé dans les administrations irakiennes et syriennes 3.000 passeports vierges.

    Les autorités allemandes craignent qu'ils ne soient utilisés par des terroristes pour commettre des attentats en Europe.

     

    images

     
     

     

     

     

     

     

     

     

    Trois mille passeports authentiques vierges sont tombés entre les mains des terroristes de Daech en Syrie et en Irak, rapporte l'hebdomadaire allemand Focus.

     

     
    Deux ou trois terroristes qui ont commis des attentats à Paris étaient arrivés en Union européenne avec le flux de réfugiés. Ils étaient titulaires de passeports syriens. D'autres terroristes pourront désormais pénétrer en Europe avec des passeports similaires.

     

    Après avoir occupé Mossoul et Raqqa, l'Etat islamique s'est emparé de pièces d'identité vierges qu'il envisage d'utiliser pour envoyer des terroristes perpétrer des attentats à travers le monde.

    "La police judiciaire et l'Office fédéral de protection de la constitution craignent que des groupes de terroristes n'utilisent ces papiers pour s'infiltrer dans d'autres pays, y compris en Allemagne, en se faisant passer pour des migrants", indique le magazine.

    Les services de renseignements français et allemand sont persuadés que le 3 octobre, deux ou trois auteurs des attentats de Paris se sont fait enregistrer sur l'île grecque de Leros en qualité de réfugiés. Il s'agit notamment d'Ahmad Al-Mohammad et de Mohammad Al-Mahmoud, qui ont actionné leurs ceintures d'explosifs devant le Stade de France, affirme l'hebdomadaire.

     

     
    Selon les services de sécurité allemands, les deux terroristes sont arrivés sur cette île avec 198 réfugiés, dont 30 se trouvent actuellement en Allemagne.

     

    "Personne ne peut garantir que parmi ces 30 personnes, il n'y a pas d'agents secrets de Daech", a indiqué le magazine, citant un participant à une réunion secrète qui a rassemblé trois vice-ministres ainsi que les chefs des services de sécurité.

    Source:   Sputniknews


    0 0


    Bachar al-Assad : La France soutient les terroristes qu'elle prétend combattre (VOSTFR)

     

    Interview de Bachar al-Assad par une chaîne de télévision tchèque – 1er décembre 2015

     

    Alors que Laurent Fabius vient de déclarer que la France ne considère plus le départ de Bachar al-Assad comme une condition préalable au processus de transition politique, rompant avec plusieurs années d'intransigeance remarquable à cet égard (notre Ministre des Affaires Etrangères était allé jusqu'à déclarer que « Bachar al-Assad ne mériterait pas d'être sur la terre » et qu'Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda, « fait du bon boulot » en Syrie, une première dans les annales de la diplomatie en temps de paix), et prétend s'engager plus fermement dans la lutte contre Daech en Syrie même, où le rôle de l'Armée Syrienne est incontournable, il est bon de rappeler que de son côté, la Syrie n'est nullement prête à coopérer avec la France, qui avait notamment reconnu armer l' « opposition modérée » syrienne.

     

    Source : http://sana.sy/en/?p=63209

     

    Traduction : Salah Lamrani (http://sayed7asan.blogspot.fr/)

     

    Vidéo sous-titrée : https://www.youtube.com/watch?v=z4Yy80F2dnk

     

    Transcription :

     

    […]

     

    Journaliste : Mais 250 000 victimes, c’est inconcevable, quel que soit le pays.

     

    Bachar al-Assad : C’est le résultat prévisible face à du terrorisme soutenu par des puissances régionales et par l’Occident. Il ne s’agit pas seulement de terroristes issus de l’intérieur de la Syrie.

    Il s’agit de terroristes qui viennent de plus de 100 pays du monde. Ils veulent faire de la Syrie une plaque tournante du terrorisme, et la situation actuelle en est la conséquence naturelle. Et si nous n’avions pas défendu notre pays, le nombre de victimes serait décuplé.

     

    Journaliste : Vous parlez du terrorisme. Il semble que durant les derniers jours, la crise syrienne a connu des développements majeurs. Selon vous, quelle fut la date la plus importante quant au développement de cette crise : le 30 septembre, avec l’intervention russe, ou le 13 novembre, avec les attaques terroristes à Paris ?

     

    Bachar al-Assad : Sans aucun doute, il s’agit de l’intervention russe, ou de ce qu’ils ont appelé le front contre le terrorisme. C’est l’événement le plus important car il s’agit de mesures concrètes contre le terrorisme.

     

    En revanche, ce qui se passe à Paris au niveau politique ne vise qu’à dissiper le sentiment des Français, avec une posture des Français prétendant qu’ils vont attaquer Daech, d’une manière très différente. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Qu’ils n’étaient pas sérieux avant les attaques de Paris ? Tout ce qu’ils vont faire est d’apaiser le sentiment des Français, rien de sérieux, alors que les Russes sont très sérieux dans la lutte contre le terrorisme, d’autant plus qu’il y a de la coopération entre eux et l’Armée Syrienne.

     

    Journaliste : Vous pensez donc que l’augmentation des attaques de la grande coalition occidentale menée par les Etats-Unis est sans effet ?

     

    Bachar al-Assad : Depuis la formation de cette coalition, si on veut parler de faits et non pas d’opinions, Daech s’est étendu, et son recrutement partout dans le monde a augmenté. Alors que depuis l’intervention de la Russie dans cette même prétendue lutte contre le terrorisme, Daech a été affaibli, ainsi qu’Al-Nosra et les autres groupes terroristes. Telle est la réalité. Voilà ce que disent les faits.

     

    Journaliste : N’est-ce pas simplement dû au fait que sur le plan militaire, l’Armée de l’Air russe a pu collaborer avec les forces de l’Armée Syrienne ?

     

    Bachar al-Assad : Bien sûr qu’il y a une telle coopération, c’est ce que j’ai dit. Vous ne pouvez pas combattre le terrorisme par des interventions aériennes, vous ne pouvez pas, c’est impossible. Les Américains ont essayé de le faire en Afghanistan depuis combien de temps ? Depuis plus de 12 ou 13 ans. Sont-ils parvenus à un quelconque résultat ? Nullement. Le terrorisme reste fort en Afghanistan. C’est donc impossible. Vous avez besoin de coopération à l’intérieur du pays en question. Et quelle est la puissance majeure en Syrie ? L’Armée Syrienne, et, bien sûr, le gouvernement.

     

    Journaliste : Le Président français essaie de former une coalition plus large contre le terrorisme. Etes-vous sceptique quant à ses efforts ?

     

    Bachar al-Assad : Bien sûr (que je le suis). S’ils voulaient vraiment tirer les leçons de ce qui s’est passé dernièrement à Paris, pourquoi n’ont-ils pas appris de [l’attaque contre] Charlie Hebdo ? Le même principe, le même concept est à l’œuvre. Et nous avions alors déclaré que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, et que ce qui se trouvait sous l’eau était bien plus important. Ils n’en ont pas tiré les leçons. Voilà le premier point.

     

    Deuxièmement, vous ne pouvez pas combattre le terrorisme tout en soutenant directement les terroristes, en leur fournissant des armes et en ayant des alliances avec les soutiens les plus farouches du terrorisme international, à savoir le Royaume d’Arabie Saoudite. C’est impossible. C’est contradictoire. Vous ne pouvez pas être à la fois le gendarme et le voleur. Il faut choisir votre camp.

     

    Journaliste : Mais je n’ai pas entendu parler d’approvisionnement occidental d’Al-Nosra ou de Daech.

     

    Bachar al-Assad : Vous pouvez en trouver les preuves les plus éclatantes sur Internet : les Français, et d’autres parties bien sûr, leur fournissent des armes, l’exemple français est clair. Comment un pays comme la France pourrait-il vendre de telles armes pour une destination inconnue, sans savoir entre quelles mains elles finiront ? C’est impossible. Ils le savent, via l’Arabie Saoudite, via le Qatar, et peut-être via d’autres pays, ils savent très certainement [que leurs armes finissent entre les mains des terroristes].

     

    Journaliste : Il y a eu un incident à la frontière turque, un bombardier russe abattu [par la Turquie]. Pensez-vous que cet incident va avoir un impact sur les résultats de l’effort de la présidence française visant à former une coalition plus large ? Pensez-vous que cela va compliquer les pourparlers de paix en Syrie ?

     

    Bachar al-Assad : Je ne le pense pas, mais je pense que cet incident a montré les véritables intentions d’Erdogan, qui, disons, a perdu le contrôle de ses nerfs simplement parce que l’intervention russe a modifié l’équilibre des forces sur le terrain. L’échec d’Erdogan en Syrie, l’échec de ses groupes terroristes implique la fin de sa carrière politique. C’est pourquoi il est prêt à faire n’importe quoi pour entraver toute perspective de succès. Il a fait cela, mais je ne pense pas que cela changera en quoi que ce soit l’équilibre des forces.

     

    La guerre contre le terrorisme se poursuit, la participation russe va se faire de plus en plus forte et elle l’est déjà de toute façon, et je pense qu’il n’y a pas de possibilité de marche arrière à cet égard, qu’Erdogan fasse encore une telle chose, de la même manière ou d’une autre manière (ou pas).

     

    Journaliste : Le Président américain dit qu’il ne veut pas refaire la même erreur en lançant une opération terrestre sans savoir qui va remplir le vide (politique). La plupart des candidats à l’élection présidentielle ont dernièrement déclaré qu’ils veulent faire bien plus qu’une campagne de bombardements aériens (contre Daech). Selon vous, quelle est l’approche la plus réaliste qui permettra de vaincre véritablement Daech ?

     

    Bachar al-Assad : En fait, si vous voulez parler du terrorisme en général et pas seulement de Daech, vous avez plusieurs axes, plusieurs aspects pour la résolution (de ce problème) : une partie concerne l’idéologie, une autre concerne l’économie, ou la coopération et les prises de positions politiques, etc. Et le dernier point est la coopération sur le plan sécuritaire et le combat direct.

     

    Du fait de la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement, il n’y a pas d’autre choix que de les combattre directement, mais cela n’est pas suffisant. Si vous voulez les combattre et les vaincre, il faut couper et étouffer leurs lignes d’approvisionnement en armes, en argent et en recrues, qui viennent principalement de Turquie, avec le soutien de l’Arabie Saoudite et du Qatar. Telle est la première chose à faire tandis que vous les attaquez au sol.

     

    Maintenant, le problème est que nous combattons des terroristes qui bénéficient d’un approvisionnement illimité et incontrôlable de la part de différents pays, surtout des pays de la région, avec le soutien ou la bienveillance de l’Occident, de certains pays occidentaux pour être précis.

     

    Journaliste : Vous avez dit que votre priorité est de vaincre les terroristes avant toute solution politique. Qu’entendez-vous par vaincre le terrorisme ? Qu’il n’y ait plus de groupes d’opposition armés en Syrie ?

     

    Bachar al-Assad : Vous ne pouvez pas parler d’opposition au sens politique tant qu’ils prennent les armes. Vous savez bien que dans vos pays, lorsque vous parlez d’opposition, il ne s’agit que de mouvements politiques. Premier point.

     

    Deuxièmement, s’il s’agit d’une opposition politique, elle doit avoir une base populaire. Donc lorsque nous parlons de rebelles, de militants lourdement armés qui attaquent le peuple, les Syriens, l’Armée Syrienne, qui détruisent les biens publics et privés, etc., il s’agit de terrorisme, il n’y a pas d’autre terme. Nous n’acceptons pas cette catégorisation comme « militants de l’opposition », ou « opposition militaire », ou « opposition modérée prenant les armes ». Ce n’est pas de l’opposition, c’est du terrorisme.

     

    L’opposition est pour nous un mouvement politique. A l’extérieur ou à l’intérieur de la Syrie, peu importe. Bien sûr, l’autre aspect de l’opposition est d’être patriotique. On ne peut pas parler d’opposition lorsqu’elle est formée en France, au Qatar, en Arabie Saoudite, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. L’opposition doit être syrienne et pour les Syriens, et nous avons une opposition syrienne, nous avons une véritable opposition syrienne. Quelle est son importance, quelle est sa force, c’est une autre question.

     

    Vaincre le terrorisme signifie donc supprimer tous les obstacles qui entravent le processus politique. Maintenant, si vous vous mettez d’accord sur telle étape ou telle procédure avec n’importe quelle opposition dans le monde, et j’entends par là l’opposition syrienne, que pourrez-vous obtenir ? Pourrez-vous tenir de véritables élections ? Pourrez-vous apporter de la stabilité au pays grâce à l’opposition ? En aucun cas. Les terroristes vivent dans leur propre monde, ils ont leurs propres objectifs, leur propre agenda et leur propre idéologie, c’est complètement différent de la partie politique (du problème).

     

    Si vous vous engagez dans le processus politique – et il faut le faire, je n’ai pas dit que nous n’avons pas commencé à le faire –, je dis que si vous voulez véritablement avancer, de manière concrète, cela doit se faire après que nous ayons commencé à vaincre le terrorisme.

    Je n’ai pas dit après que nous l’ayons vaincu, car le vaincre est un long processus. […]


    0 0

     

    • : CITOYENS ET FRANCAIS
    •  
       
    5 décembre 2015
     
    source  Rédigé par Hicham Rouibah sur SaphirNews
     
    Sans apporter un regard religieux, cet article propose une lecture critique et un questionnement autour de deux concepts hybridés « islamiste » et « islamique ». 

    Tout commence lors d’un débat sur l’islam et le monde arabe dans un établissement parisien d’études supérieures en décembre 2014. J’ai posé des questions à des chercheurs et à des étudiants : quelle est la différence entre « musulman », « islamiste », « islamique » ? Entre « jihadiste » et « moujahid » ?

    La cinquantaine de personnes présente dans la salle ne parvient pas à m’apporter une réponse véritablement argumentée à mes questions. Cela reflète bien la méconnaissance du public, intellectuel ou pas, des mots qu’ils utilisent dans leurs discours. 

    Littéralement, le mot « islamique » désigne ce qui appartient à l’islam, et « islamiste » ce qui en rapport à l’islamisme, sachant que ce dernier englobe différentes variétés de « fondamentalisme »et d’« extrémisme ». 

    Par ailleurs, les dictionnaires de la langue française ne donnent pas une même définition de l’« islamisme », certains comme les 38 DRC (Dictionnaires et recueils des correspondances) le définissent par : « Ensemble des pays soumis à la loi du prophète Mohammed (…). Vieilli : religion musulmane ». Tandis que le dictionnaire Larousse le présente comme un « mouvement regroupant les courants les plus radicaux de l’islam, qui veulent faire de celui-ci une véritable idéologie politique par l’application rigoureuse de la charia (…). Vieilli : de l’islam ». 

    Les deux définitions proposées par ces dictionnaires produisent une forme d’hybridation sémantique qui ne fait qu’accroître l’amalgame autour de l’islam. On comprend ici la nature de la problématique qui caractérise les discours qui ne distinguent guère « islam » et « islamisme ».
     

     

    La définition de l'islamisme dans Le Grand Robert (éd. 2001).
    La définition de l'islamisme dans Le Grand Robert (éd. 2001).

    L’impact sur l’image de l’islam et des musulmans

    Concrètement, selon les médias, un terroriste « musulman » se traduit inévitablement par l’« islamiste »en référence à son « islamisme » et à son « radicalisme ». Toutefois, et à titre de comparaison, les partis politiques dans certains pays musulmans (Les Frères musulmans en Egypte, Al-Nahda en Tunisie…) sont présentés par les médias comme des partis islamistes et non pas islamiques.

    Ainsi, en suivant la logique de ces présentations, les partis politiques islamistes seraient donc des partis potentiellement terroristes ? Pourtant, le lien que l’on veut accorder ici et dans la plupart des cas est l’attachement de ces partis politiques à l’islam et non pas à l’islamisme. 

    D’autre part, paradoxalement, les groupes de Daesh sont présentés comme un « État islamique » et non pas un « État islamiste », bien que les membres de Daesh, selon les médias, soient bel et bien des islamistes-terroristes.
    Alors, pourquoi ne pas les qualifier d’« État islamiste » ?

    Ou bien islamiste rime seulement avec une personne physique et islamique uniquement avec une personne morale ? Si c’est le cas, pourquoi parle-t-on de partis politiques islamistes (qui sont bien des organisations et non pas des individus) ?

    Je rappelle tout de même que le dictionnaire nous apprend que « islamique » est renvoyé à l’islam et non pas à l’islamisme. Ainsi, est-on conscients des enjeux suscités par ces termes significatifs sur l’image de l’islam et des musulmans ?
     
    Ou bien veut-on effectivement déformer la figure de l’islam et mener des attaques frontales contre ce dernier ? 

    On peut poser de nombreuses questions autour de ces propos choisis arbitrairement par d’innombrables intellectuels : journalistes, chroniqueurs, présentateurs… qui ne donnent jamais d’explications justifiées.
    Seuls de rares penseurs manifestent leur position, tel Edgar Morin (invité de Patrick Simon, TV5 Monde, 2013) : « (…) le mot islamique est un mot valise qui recouvre beaucoup de réalités (…), il est dommage, à mon avis, de réduire le mot islamique comme on le fait actuellement. » 

    Dans un autre registre sémantique, à propos des autres religions monothéistes, il n’y a pas de confusion entre « christianiste » et « christianique », ou entre « judaïste » et « judaïque », comme ce fut le cas avec l’islam.
    Tout simplement parce que les termes « christianiste » et « judaïste » ne figurent pas dans le langage médiatique et donc sont inexistants dans la langue française. 

    ***** 
    Hicham Rouibah est doctorant en socio-économie et en anthropologie politique à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales) et à l’IRD (Institut de recherche et développement).
     

    0 0

    Daesh fabrique désormais de vrais passeports syriens ! Direction l'Europe...

    Publié par wikistrike.com sur 11 Décembre 2015, 07:56am

     

    Daesh fabrique désormais de vrais passeports syriens ! Direction l'Europe...

    En se servant de faux passeports que l'on peut acheter en Syrie pour 200 à 400 dollars, les djihadistes peuvent s'infiltrer dans différents pays en tant que réfugiés.

    Le groupe terroriste Etat islamique (Daech) disposerait de matériel permettant de fabriquer d’authentiques passeports syriens, ce qui permet aux djihadistes de s'infiltrer dans différents pays, annonce le Département américain de la Sécurité intérieure dans un rapport.

    Le rapport de 17 pages affirme que Daech a pu obtenir l'accès aux technologies après s'être emparé de la ville syrienne de Deir ez-Zor, dans laquelle se trouvait une imprimerie avec un grand nombre de passeports en blanc. 

    Une autre imprimerie se trouvait à Raqqa, qui est devenue la capitale officieuse des djihadistes.

    La chaîne télévisée ABC note que les faux passeports syriens ont été à plusieurs reprises découverts en Europe.

    Notamment, les deux terroristes qui avaient perpétré le 13 novembre les attentats à Paris en étaient munis.

    Les auteurs du rapport, se référant à une source locale, affirment que la Syrie est déjà submergée par les faux passeports que l'on peut acheter pour un prix de 200 à 400 dollars.

    Créé en 2006 en Irak, le groupe djihadiste Daech ou Etat islamique a proclamé en juillet 2014 un califat islamique sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle.

    Le groupe lié à Al-Qaïda, compterait près de 30.000 combattants selon la CIA.

    Connu pour sa cruauté extrême, Daech est considéré comme organisation terroriste par de nombreux Etats et est accusé par l'Onu, l'UE, les Etats-Unis ou encore la Ligue arabe, d'être responsable de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et de génocide.

     

    Source


    0 0

    Syrie : un bataillon de femmes chrétiennes vient de naître


    f7mJzZljPwE4cjXaMou3PxaTLPrcq92S6byPk1VHO0H2pIfzvpIYitlmiHxD71AOQaTYab5scr1hgPBVJBJsyp-hVg=s0-d-e1-ft

    Les Forces féminines de protection de la terre entre les deux fleuves vient de se constituer en Syrie.

     

    Composé uniquement de jeunes femmes, certaines mariées, ce petit groupe d’une cinquantaine de personnes est désormais sur le terrain face à l’État Islamique après avoir satisfait à un entraînement militaire dans un camp près de Al-Qahyaniyeh (Kabre Hyore en syriaque).

     

    L’expression « terre en les deux fleuves » traduit, évidemment, toute la région habitée historiquement par le peuple syriaque entre le Tigre et l’Euphrate.

     

    Comme elles sont belles et courageuses ces femmes qui ont pris les armes pour assurer l’avenir des leurs et le maintien de la foi des anciens jours !

    Prions aussi pour elles.

    Lucia

    IUki5QFna6vDKDuIcivLYVqCEiaVreU13Gsc1uihVNaY6iUpXDxnBYcOspDmOcHkJRXVeUOYGHOsQghn4CmN-no-Jg=s0-d-e1-ft

    20151213021625

    20151213022023

    12SqBLfxVk4IwORMP1sCUCaHj4_wB0gNCpO4nK-zyvbxavXdO_rDiGX11gXFZlmbmKGQJhOs7uh75B6tvK7-zrnwPQ=s0-d-e1-ft

    e6sJq8sm0qXZ2WAmzoQWa-0kDAuFOtmmNn7P0XnKepyKfiokqO2BReOftcTxaQsZaGSjpTVovEazrjl7dR-somJDJA=s0-d-e1-ft

    Source : Assyrian International News Agency, 13 décembre


    0 0

    13 décembre 2015
     
     

    Un destroyer russe tire pour "éviter une collision" avec un bateau turc

    Publié par wikistrike.com sur 13 Décembre 2015, 15:58pm

    Catégories : #Politique internationale

    Un destroyer russe tire pour "éviter une collision" avec un bateau turc

    Un destroyer russe a dû recourir à des armes à feu dimanche pour éviter une collision avec un bateau turc en mer Egée, a affirmé laRussie, alors que Moscou et Ankara sont engagés dans un bras de fer depuis près d'un mois après la destruction d'un avion russe par la Turquie.

    L'équipage du navire russe Smetlivy, qui se trouvait à 22 km de l'île grecque de Lemnos dans le nord de la mer Egée, "a dû utiliser des armes à feu afin d'éviter une collision avec un bateau de pêche turc" qui s'est approché à environ 600 mètres, a affirmé le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant avoir convoqué l'attaché militaire turc à la suite de l'incident.

    La distance entre les deux navires "garantissait" toutefois que le bateau turc ne serait pas atteint par les tirs, a-t-il précisé.

    La Turquie et la Russie traversent leur pire crise diplomatique depuis la Guerre froide, après qu'un avion militaire russe a été abattu le 24 novembre par l'aviation turque près de la frontière syrienne.

    Selon le ministère russe de la Défense, à 06h03 GMT, le destroyer russe, qui avait jeté l'ancre, a remarqué à une distance d'environ mille mètres un bateau de pêche turc, qui approchait dans sa direction depuis la droite.

    "Malgré plusieurs tentatives du Smetlivy d'établir un contact radio, l'équipage du bateau turc n'a pas répondu, ni réagi aux signaux visuels", explique le communiqué.

    Après les tirs russes, "le bateau turc a immédiatement changé de trajectoire et continué à avancer, dépassant le Smetlivy à une distance d'environ 540 mètres sans aucun contact avec l'équipage russe", a ajouté le ministère.

    Un vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, a convoqué l'attaché militaire turc, Ahmet Hakam Gunes, à la suite de l'incident, selon le communiqué.

    Il lui a adressé "une mise en garde sévère contre d'éventuelles conséquences néfastes des actes irréfléchis d'Ankara vis-à-vis du contingent militaire russe" envoyé en Syrie dans le cadre des frappes aériennes visant le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a souligné le ministère.

    La Russie a exprimé notamment "sa préoccupation profonde devant les actions provocatrices de la partie turque à l'égard du destroyer russe Smetlivy", a-t-il précisé.

    "Ce n'est que grâce à un hasard heureux qu'on a pu éviter une tragédie", ajoute le communiqué.

    Depuis la destruction de l'avion russe par les forces turques, la Russie a annoncé de multiples mesures de rétorsion à l'encontre de la Turquie qui visent principalement les secteurs du tourisme, de l'énergie, de la construction et de l'agriculture.

    Le président Vladimir Poutine a ordonné vendredi à l'armée russe de répondre avec une "extrême fermeté"à toute force qui la menacerait en Syrie.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a de son côté appelé la Russie au "calme" mais prévenu que la patience d'Ankara avait "des limites".

     

       Face à l’attitude menaçante d’un navire turc en Mer Egée s’approchant à moins de 600 mètres de la flotte Russe sans répondre aux messages d’avertissement, le destroyer « Smetlivy » de la Marine Russe a ouvert le feu contre un bâtiment de la marine turque.

    Aussitôt après ces coups de semonce, le navire turc a changé de cap sans pour autant répondre aux messages de la marine Russe.

    L’attaché militaire turc à Moscou a été convoqué au Ministère de la Défense.

    Ces incidents sont à placer dans un contexte de provocations turques non seulement contre la Russie depuis l’attaque de son bombardier, mais également contre la Grèce – la Turquie viole régulièrement les eaux territoriales et l’espace aérien grec – et de l’Irak, où la Turquie a envoyé des troupes au sol. Ceci fait d’ailleurs l’objet d’un recours de l’Irak aux Nations Unies.

    Il semble que la Turquie teste actuellement diverses « lignes rouges » en particulier avec la Russie, sans nul doute avec l’aval de ses sponsors de l’OTAN.

    SOURCE

     

    ET AUSSI

     

    Ministre des affaires étrangères turque:on peut occuper la Russie en moins de 7 jours grâce à l'OTAN

    A lire: Révélation de 50 documents secrets http://documentinterdit.com/downloads/revelation-des-documents-secrets-inedits/

    Les autorités turques semblent perdre leur sang froid et ont prévenu de manière lapidaire la Russie qu'il y avait des "limites" et ont appelé Moscou au "calme". Cela survient en pleine tension entre les deux pays depuis la destruction d'un bombardier russe par l'aviation turque près de la frontière syrienne.

    Ainsi le ministre des affaires étrangères turque, Mevlüt Cavusoglu, a déclaré sur la chaîne d'information turque NTV :
    « Nous appelons la Russie, qui est un de nos partenaires commerciaux majeurs, au calme, mais nous disons aussi que notre patience a des limites » (AFP).


    Il a précisé : "Depuis le crash du "Sukhoi-24" russe, la Russie a saisi toutes les occasions possibles et imaginables, pour porter atteinte à la Turquie. Certes notre gouvernement se comporte comme un gouvernement mâture et expérimenté, mais notre patience a des limites. Face aux démarches russes, nous n'avons, ni peur, ni remords. Nous agissons avec mesure, pour que nos relations reviennent à la normale,en cas de nécessité,je vous assure qu'on peut occuper la Russie en moins de 7 jours  grâce à  l'OTAN et nos alliés régionals ".

    La guerre des mots entre les deux capitales n'a cessé de s'intensifier depuis la destruction en vol du Su-24 russe par les forces aériennes turques. Les Russes ont appelé à éliminer toute force qui menacerait l'armée russe en Syrie faisant allusion en filigrane au rôle trouble de l'armée turque en Syrie. La tension monte entre les deux pays et le déploiement de soldats turques près de Mossoul en Irak ne fait rien pour apaiser la situation pas plus que les accusations de Moscou envers Ankara de collaborer avec l'Etat islamique et de lui acheter son pétrole. Récemment, des terroristes syriens à Idlib ont été transférés en Turquie pour y être soignés tandis que la Russie bombarde les bastions des terroristes à la frontière turque selon Fars News Agency.

     

    Enfin Moscou a convoqué une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU suite à l'intervention turque en Irak.

     

    Révélation de 50 documents secrets

    http://documentinterdit.com/downloads/revelation-des-documents-secrets-inedits/

     


    0 0

    Dans une guerre avec la Russie, l’Otan n’a aucune chance

     

    Aussi longtemps qu’on pourra parler au sujet d’une guerre proche des frontières russes, les projets militaires de la Défense russe ne sont pas une menace pour les USA ou l’Europe de l’Ouest.

    Un récent article de Unz Review  affirme que «selon un scénario probable, la Russie possède la capacité de détruire complètement les USA en tant que pays en 30 minutes environ (les USA de même peuvent en faire autant avec la Russie).

    Tous les planificateurs de guerre étant tenus de prendre en considération le potentiel d’escalade de toute action militaire envers la Russie

    Ceci induit la question de la façon dont la Russie peut contrer l’armée des USA, en considérant, pour les besoins de la démonstration, qu’aucun des deux côtés ne soit décidé à faire usage d’armes nucléaires, y compris d’armes nucléaires tactiques.

    Si par miracle toutes les armes nucléaires disparaissaient, à quoi ressemblerait l’équilibre des forces entre les Russes et les USA ?

     

    Compter des billes 1 n’a absolument aucun sens.

    La réponse typique à ce genre de question est ce que les penseurs de l’US Air Force appellent compter des billes. Généralement les journalistes se réfèrent couramment au document IISS Military Balance ou à une référence telle que Global Firepower  et énumèrent le nombre d’hommes, les principaux chars, les personnels des unités blindées, les véhicules d’infanterie, les avions de combat, les navires de surface, les sous-marins, etc… cités par chaque partie dans leurs relevés.

    La réalité c’est que compter des billes ne signifie absolument et radicalement rien. Prenez un simple exemple : si une guerre survient entre, disons la Chine et la Russie, le fait que la Chine possède, mettons 1000 chars dans le Yunan, cela  ne fera aucune différence sur le cours de la guerre simplement parce qu’ils sont situés trop loin. Si nous appliquons cette règle à un ratio militaire conventionnel russo-américain, nous devons immédiatement répondre à deux questions de base :

    a) Quelle fraction de la Force armée globale des USA peut-elle être immédiatement mobilisable dans le cas d’une guerre avec la Russie?

    b) Sur quelle logistique cette force peut-elle compter et avec quelle rapidité peut-elle être disponible?

    Gardez à l’esprit que chars, bombardiers, soldats, et artillerie ne combattent pas séparément : c’est pourquoi on les nomme logiquement armes d’opérations combinées. Ainsi, même si les USA peuvent mobiliser un nombre X de militaires à l’emplacement A, si ceux-ci n’ont pas tous les éléments des armes combinées pour les soutenir au combat, ils deviennent simplement une cible facile.

    De plus, toute force de combat requiert un effort majeur de logistique et d’approvisionnement. Les Forces armées sont réputées pour leur consommation d’une immense quantité de carburant, d’huiles, et de lubrifiants. Selon les estimations, en 1991, une division US était autosuffisante uniquement pour cinq jours, après quoi elle demandait un effort majeur de réapprovisionnement.

    Pour finir, toute force qui se déplacera vers le point A peut être incapable, une fois arrivée à ce point A d’exécuter le rôle normal qui lui est assigné. Maintenant prenez en considération que le  point A peut être le Moyen-Orient, ou même l’Extrême-Orient, et vous pouvez comprendre que ce soit une décision difficile à gérer pour les généraux US.

     

    Une guerre lourde

    Nous avons un bon exemple de la façon dont les USA fonctionnent : l’ Operation Desert Shield.

    Durant cette gigantesque opération, cela a pris six mois aux USA et un effort logistique sans précédent pour rassembler les forces nécessaires pour attaquer l’Irak.

    Et en sus, l’Arabie saoudite était préparée depuis des décennies pour accueillir cette armada (en accord avec la soi-disant Doctrine Carter), et les USA n’ont rencontré pratiquement aucune opposition de la part de Saddam Hussein.

    a) Dans le cas d’une guerre avec la Russie, quel pays limitrophe de la Russie possédera une infrastructure similaire à celle de l’Arabie Saoudite : équipement prépositionné, larges bases militaires, aéroports, ports en eau profonde, etc… (Réponse : aucun).

    b) Peut-on imaginer que les Russes laisseront aux USA six mois pour préparer la guerre sans agir? (Réponse : impossible).

    Quelqu’un peut objecter que toutes les guerres ne suivent pas le scénario de Desert Storm. Que ce que les USA préparent serait plutôt une intervention ultra-légère mettant en œuvre uniquement les Forces de réaction rapide des USA et de l’Otan?

    Guerre légère type réaction rapide

    Je désire répéter ici quelque chose que j’ai publié en décembre de l’année dernière.

    Les Russes n’ont pas peur d’une menace militaire lancée par l’Otan. Leur seule réaction aux derniers déploiements de l’Otan (nouvelles bases et nouveau personnel en Europe centrale, plus d’investissements, etc…), est de les dénoncer comme des provocations, mais les officiels russes insistent tous sur le fait que la Russie peut gérer cette menace militaire.

    Un député russe le déclare : «Cinq Groupes de réaction rapide de diversion peuvent être ‘traités’ par un seul missile.» Un formule aussi simple que basiquement correcte.

    Ainsi que je l’ai mentionné auparavant, la décision de doubler la taille des Forces parachutistes russes et de hisser le 45e Régiment d’élite parachutiste spécialisé jusqu’au niveau de la Brigade avait été de toute façon décidé avant. Vous pouvez comprendre que la Russie avait prévu de contrer la création des 10 000 militaires de la Force de l’Otan par le renforcement de sa propre force mobile aéroportée, passant de 36 000 à 72 000 hommes.

    Ceci est typiquement Poutine. Alors que l’Otan annonce avec tambours et trompettes que l’Otan va créer une force de réaction rapide de 10 000 hommes, Poutine tranquillement double la taille de ses Forces parachutistes jusqu’à 72 000 hommes.

    Et croyez moi, les Forces parachutistes russes sont largement capables de combattre une Euroforce multinationale hédoniste et démotivée (28 pays), composée de 5 000 hommes de l’Otan qui ont un mal fou à se coordonner.

    En d’autres mots, l’Action militaire légère ou la Réaction rapide sont le domaine d’excellence des Russes et pas le genre de conflit ou les USA ou l’Otan peuvent espérer dominer [cf, la Géorgie en 2008, NdT]. Parallèlement, si cette action légère dure plus longtemps que prévu et escalade vers quelque chose de plus lourd, qui des USA ou de la Russie possède ses renforts lourds le plus près ?

     

    Choc et Terreur

    Il y a aussi un autre modèle disponible pour le commandement US : le schéma Choc et Terreur [Shock and Awe, NdT]. Une attaque massive de missiles soutenue par des bombardements. Ici, on peut facilement objecter que bombarder la Russie n’a rien de comparable avec bombarder l’Irak et que les défenses aériennes russes sont les plus efficaces de la planète.

    Ce que je peux en dire c’est que même si les USA ont un excellent taux de réussite quand ils bombardent des civils, leurs réussites contre des objectifs militaires telles que les Forces armées serbes au Kosovo ont été des ratés abjects. 2

    Mais même si on suppose que d’une façon quelconque les US puissent réussir dans cette guerre à distance favorite, est-ce que quelqu’un peut sérieusement atteindre l’armée russe, ou casser la volonté du peuple russe? Les habitants de Léningrad ont survécu non pas à 78 mais à 900 jours d’un siège infiniment plus féroce de la part des nazis et à des bombardements meurtriers et continuels, sans jamais penser à capituler.

    La réalité est qu’être sur la défensive donne aux Russes un énorme avantage face aux USA, surtout si on envisage l’emploi d’armes conventionnelles. Et surtout si le conflit commence en Ukraine ou dans les États baltes, la proximité géographique donne aux Russes un avantage décisif sur n’importe quelle attaque US/Otan. Le Commandement américain le comprend très bien même s’il prétend le contraire.

    Inversement, une attaque russe contre les USA ou l’Otan est simplement inenvisageable pour ces mêmes raisons. La Russie ne peut projeter ses forces très loin de ses frontières.

    En fait, si vous suivez la manière dont les forces russes sont organisées, structurées, et entraînées, vous comprenez immédiatement qu’elles sont prévues pour vaincre un ennemi sur leurs frontières ou au plus à 1 000 km de celles-ci.

    Oui, bien sûr, vous pensez aux bombardiers russes, aux navires de surface, et aux sous-marins, qui vont plus loin, mais ils ont principalement la mission de faire flotter les couleurs du drapeau russe, pas de s’entraîner sur les scénarios militaires actuels.

    Le seul but réel des Forces militaires des USA est de battre régulièrement quelques petits pays sans défense, afin de leur voler leurs ressources, de déposer un gouvernement qui défie leur hégémonie mondiale, ou simplement pour faire un exemple.

    L’Armée américaine n’a jamais été destinée à mener une guerre majeure contre un ennemi sophistiqué. Seules les Forces nucléaires stratégiques sont actuellement dédiées à défendre les USA contre un autre pouvoir nucléaire (la Russie ou la Chine), ou à mener une guerre majeure.

    Alors que les Forces militaires russes sont à but uniquement défensif et n’ont aucune destination à menacer quelqu’un en Europe, et encore moins les Etats-Unis.

    Cependant les médias européens aux ordres continuent à compter les billes US et russes, mais leur propagande est destinée à créer un effet d’urgence et de peur dans le public en général. La réalité pour un futur envisageable est que personne, des USA ou de la Russie, n’a la capacité d’attaquer avec succès l’un ou l’autre, même avec uniquement des forces conventionnelles.

    Le seul réel danger réside dans une escalade soudaine et imprévue qui peut amener à une confrontation qu’aucun des deux côtés ne désirerait, ni n’est préparé à affronter. L’attaque israélienne sur le Liban en 2006, ou l’attaque géorgienne sur les Soldats de la Paix de l’ONU (russes) en 2008, sont deux effrayantes preuves que quelquefois des politiciens déjantés peuvent prendre des décisions incroyablement stupides.

    Je suis confiant dans le fait que Poutine et son équipe ne désireront jamais prendre une décision aussi idiote mais quand je regarde vers l’équipe actuelle des candidats aux présidentielles des USA, je dois vous confirmer que je suis réellement très inquiet.

    Vous voyez de quoi je parle?

    Traduit par Gilles Chertier, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

     

    Notes

     
    1. Les billes ne valent rien, les compter est un exercice stupide. Un compteur de billes est quelqu’un qui pinaille juste pour avoir raison ou faire des économies de bout de chandelle ↩
    2. 78 jours de bombardements non-stop par les US/Otan, plus de 1 000 aéronefs engagés, 38 000 sorties aériennes, et tout ça pour quoi? Détruire 10 avions serbes (la plupart au sol), et 20 ou plus d’APC et chars détruits, 1 000 soldats serbes morts ou blessés. Tout cela contre une armée de 130 000 militaires serbes, de 80 avions, de 1 400 pièces d’artillerie, de 1 250 chars, et de 825 APC (tout cela selon Wikipedia). Le 3e Corps d’armée serbe est sorti totalement indemne de ce bombardement massif qui peut s’inscrire dans l’Histoire comme la pire défaite aérienne connue. ↩
     

    0 0

    Assad : la France ne lutte pas contre Daesh, elle dissipe la colère de l’opinion après les attentats

    © SANA Source: Reuters
     

    La Syrie ne va pas négocier avec les terroristes pour mettre fin au conflit selon leurs conditions, même si l’Occident essaye de présenter les bandes armées comme des opposants politiques, a fait savoir le président syrien à l’agence EFE.

    Le problème, selon Bachar el-Assad, est dû au fait qu’une large partie de combattants armés et de bandes terroristes en Syrie sont des mercenaires étrangers, que les Etats-Unis et leurs alliés de la région du golfe Persique désirent ardemment inclure dans le processus de négociation.

    «Opposition est un terme politique, pas militaire. Ainsi, parler du concept ne veut pas dire le pratiquer, parce que pour l’instant nous avons vu que certains pays, y compris l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, voudraient que certains groupes terroristes se joignent aux négociations. Ils veulent que le gouvernement syrien négocie avec les terroristes, c’est quelque chose qu’aucun pays n’accepterait», a estimé le dirigeant.

    Dans le même temps, M. Assad a réaffirmé que son gouvernement était toujours ouvert aux négociations avec l’opposition réelle, mais a souligné qu’elle doit tout d’abord être définie.

    «Une opposition, pour le monde entier, ce n’est pas des combattants», a-t-il expliqué. Le président a rappelé que Damas était déjà engagé dans un dialogue avec certains groupes armés, pas des organisations, pour qu’ils déposent leurs armes en échange de l’«amnistie du gouvernement» et de la chance de retrouver une «vie normale».

    «C’est la seule voie pour traiter avec les combattants en Syrie. Lorsqu’ils veulent changer d’approche, déposer les armes, nous sommes prêts, alors que négocier avec eux en tant qu’entité politique, nous refusons catégoriquement de le faire», a clarifié le dirigeant syrien.

    L’accord sur une résolution pacifique à la crise, d’après le président Assad, ne peut être atteint qu’avec «une vraie opposition patriotique et politique», qui est liés à la Syrie, «mais pas à un autre Etat ou régime du monde».

    Plus de 100 nationalités en Syrie se sont unies avec le gouvernement dans leur lutte contre les extrémistes, y compris l’Etat islamique, Al-Qaïda et son affilié le Front al-Nosra. Combattre ces groupes djihadistes à long terme exige de la concentration sur la lutte contre l’idéologie des combattants wahhabites, a ajouté Bachar el-Assad.

    «Cette idéologie a été instillé dans l’esprit des gens ou de la société dans le monde musulman depuis des décennies, par les institutions wahhabites, par l’argent de l’Arabie saoudite qui a été dépensé pour soutenir une idéologie sombre et pleine de ressentiment», a-t-il expliqué. Pour le dirigeant, c’est l’Arabie saoudite et le Qatar qui sont les «principaux responsables des atrocités de Daesh».

    A court terme, les efforts visant combattre Daesh, selon le président syrien, doivent être concentrés sur la neutralisation des voies d’approvisionnement des djihadistes et de leur financement le long de la frontière turque. «Résoudre le problème signifie arrêter l’afflux de terroristes, notamment via la Turquie en Syrie et en Irak, et bien sûr stopper les transferts d’argent et d’armes… arrivant à ces terroristes par la Turquie», a-t-il poursuivi.

    Dans cette interview, Bachar el-Assad a aussi confirmé l’authenticité des données fournies par le Russie concernant le trafic de pétrole de Daesh, expliquant que le pétrole exploité de manière illégale n’avait pas d’autre endroit où aller, si ce n’est la Turquie.

    La plupart des gisements de pétrole en Syrie sont situés dans la partie nord du pays. S’ils veulent l’exporter vers l’Irak, ce serait impossible parce que tout le monde en Irak combat Daesh. En Syrie, c’est la même chose. Au Liban, c’est trop loin. La Jordanie au sud est aussi très loin. Ainsi, la seule bouée de sauvetage pour l’Etat islamique c’est la Turquie. Ces camions transportent du pétrole de la Syrie en Turquie et la Turquie vend ce pétrole à bon marché au reste de la planète», a-t-il répondu.

    Ainsi, le dirigeant syrien a conclu que si l’on continue à faire pression sur la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, «le conflit se terminera certainement en moins d’un an», vu que l’armée syrienne fait des progrès impressionnants au sol.

    En commentant la campagne aérienne de la Russie visant les terroristes en Syrie, Assad a attribué son succès à la coordination avec les forces syriennes sur le terrain. Il a aussi expliqué pourquoi Washington a échoué à livrer un résultat similaire.

    «Il faut combattre Daesh sur le terrain, et c’est pourquoi lorsque les Russes sont venus et ont commencé à participer à la guerre contre le terrorisme, les succès enregistrés par les armées russe et syrienne après quelques semaines seulement étaient plus nombreux que ceux des alliés après plus d’une année de bombardements», a-t-il souligné.

    Une autre raison pour la faillite des Etats-Unis sur le terrain, consiste, d’après le président syrien, à leur soutien indirect accordé aux extrémistes. «En fait [la coalition international menée par Washington] n’a atteint aucun objectif… parce qu’elle soutenait Daesh, peut-être indirectement, parce qu’ils ont réussi à progresser et plus de recrues sont venus les renforcer».

    Le leader syrien a aussi accusé les Etats-Unis de leur manque de volonté à combattre le terrorisme. Dans le même temps, il a critiqué l’implication de la France en Syrie faisant suite aux attentats du 13 novembre, en qualifiant ses frappes de «représailles tardives».

    «Ce lourd bombardement leur sert juste à dissiper la colère auprès de l’opinion publique française, pas pour combattre le terrorisme. Si vous voulez lutter contre le terrorisme, vous n’attendez pas qu’arrive une fusillade. La lutte contre le terrorisme doit être un principe».

    La Russie, au contraire, se bat pour un principe, un principe qui vise à protéger ses frontières. «La Russie est en Syrie aujourd’hui, elle protège l’Europe directement», a conclu Bachar el-Assad.

     


    0 0

    L’OTAN héberge l’État Islamique

    CrisesDroit internationalEtats-UnisFranceHégémonieIrakIranTurquie
     
     
    Pourquoi la guerre nouvelle génération de la France contre l’État islamique est une mauvaise plaisanterie et une insulte aux victimes des attaques de Paris.
     
     
    hollande erdogan

     

    « Nous nous tenons aux côtés de la Turquie dans ses efforts pour la protection de sa sécurité nationale et dans son combat contre le terrorisme. La France et la Turquie sont du même côté dans le cadre de la coalition internationale engagée contre le groupe terroriste ÉI. »

    Déclaration du ministre français des affaires étrangères, juillet 2015

    Le massacre du 13 novembre à Paris restera, comme le 11 septembre, un moment décisif dans l’histoire mondiale.

    L’assassinat de 129 personnes et les blessures de plus de 352 autres, par des sbires de « l’État Islamique » (ISIS) frappant simultanément différentes cibles au cœur de l’Europe, marquent un changement radical dans la menace terroriste.

    Pour la première fois, une attaque rappelant celle de Bombay s’est produite en Occident – la pire attaque en Europe depuis des décennies. Une première qui a déclenché une réponse apparemment proportionnée de la France : la déclaration d’un état d’urgence national, du jamais vu depuis la guerre d’Algérie en 1961.

    ISIS a ensuite menacé d’attaquer Washington et New York.

    En attendant, le président Hollande a appelé les dirigeants de l’UE à suspendre les accords de Schengen sur l’ouverture des frontières, pour permettre d’importantes restrictions à la liberté de déplacement en Europe. Il exige aussi l’adoption par l’UE du système dit des “données des dossiers passagers” (PNR), qui permettra aux services de renseignements de pister les voyages des Européens, en plus d’une prolongation de l’état d’urgence pour au moins trois mois.

    Pendant toute cette durée, la police française peut bloquer n’importe quel site web, assigner des gens à résidence sans procès, perquisitionner sans mandat, et empêcher des suspects d’en rencontrer d’autres s’ils sont considérés comme des menaces.

    « Nous savons que d’autres attentats sont en préparation, pas seulement contre la France, mais aussi contre d’autres pays européens, » a déclaré le premier ministre français Manuel Valls. « Nous allons avoir à vivre longtemps avec cette menace terroriste. »

    Hollande prévoit de renforcer les pouvoirs de la police et des services de sécurité grâce à une nouvelle législation antiterroriste et d’apporter des modifications à la Constitution qui mettraient l’état d’urgence permanent au cœur de la politique française. “Il nous faut un outil approprié que l’on puisse utiliser sans avoir à recourir à l’état d’urgence,” a-t-il expliqué.

    En écho aux lois martiales à l’intérieur des frontières, Hollande a rapidement intensifié l’action militaire à l’étranger, en lançant 30 attaques aériennes sur une douzaine de cibles à Raqqa, capitale de facto de l’État islamique.

    L’engagement provocant de la France, selon Hollande, est de “détruire” l’ÉI.

    Le remous provoqué par les attaques en terme d’impact sur les sociétés occidentales sera probablement permanent. De la même manière que le 11 septembre a vu l’émergence d’une nouvelle ère de guerre perpétuelle contre le monde musulman, les attaques du 13 novembre à Paris sont déjà en train de provoquer une phase nouvelle et résolue dans cette guerre permanente : une nouvelle ère de Vigilance Permanente, dans laquelle les citoyens sont des complices indispensables de l’État policier, promulgué au nom de la défense d’une démocratie rongée par l’acte même qui est censé la défendre, la Vigilance Permanente.

    La surveillance généralisée sur le plan intérieur et l’intervention militaire extérieure perpétuelle sont les deux faces d’une même sécurité nationale qu’il faut tout simplement développer le plus possible.

    “La France est en guerre,” a affirmé Hollande devant les parlementaires français réunis au château de Versailles.

    “Nous ne sommes pas engagés dans une guerre de civilisation, parce que ces assassins n’en représentent aucune. Nous sommes dans une guerre contre le terrorisme djihadiste qui menace le monde entier.”

    Les amis de nos ennemis sont nos amis

    Une absence flagrante cependant se remarquait dans la déclaration de guerre faite d’un ton décidé par Hollande. Aucune mention n’y était faite du plus gros tabou : le soutien des états.

    Les passeports syriens découverts près des corps de deux auteurs supposés des attentats à Paris étaient, selon la police, des faux, vraisemblablement fabriqués en Turquie.

    Plus tôt cette année, le quotidien turc Meydan a rapporté que, selon une source ouïgoure, plus de 100 000 faux passeports turcs ont été donnés à l’ÉI. Ce chiffre, selon le Bureau Militaire des Études Étrangères (FSMO) de l’armée américaine, est probablement exagéré, mais semble confirmé “par des Ouïghours arrêtés avec de faux passeports turcs en Thaïlande et en Malaisie.”

    Une autre confirmation vint d’un rapport du correspondant de Sky News Arabia, Stuart Ramsey, qui révéla que le gouvernement turc certifiait les passeports de militants étrangers qui franchissaient la frontière turco-syrienne pour rejoindre l’ÉI. Ces passeports, obtenus grâce à des combattants kurdes, portait le tampon officiel de la police des frontières turque, ce qui indique que l’entrée de ces militants de l’ÉI en Syrie étaient parfaitement connue des autorités turques.

    Le FSMO résume le dilemme auquel fait face le gouvernement Erdogan : “Si le pays prend des mesures contre les passeports illégaux et les militants qui traversent le pays, ceux-ci pourraient prendre la Turquie pour cible. Cependant, si la Turquie laisse perdurer l’état actuel des choses, ses relations diplomatiques avec d’autres pays et sa situation politique internationale vont tourner à l’aigre.”

    Ce n’est que le début. Un responsable occidental de haut rang, bien au fait d’un vaste ensemble de renseignements obtenus cet été grâce à un important raid dans un refuge de l’ÉI, a déclaré au Guardian que “des relations directes entre officiels turcs et haut membres de l’ÉI sont maintenant ‘indéniables’.”

    Ce même responsable a confirmé que la Turquie, membre de longue date de l’OTAN, soutient non seulement l’ÉI, mais aussi d’autres groupes djihadistes, y compris Ahrar al-Cham et Jabhat al-Nosra, des groupes affiliés à al-Qaïda en Syrie. “La différence qu’ils établissent [avec d’autres groupes d’opposition] est particulièrement ténue,” déclara aussi celui-ci. “Il ne fait aucun doute qu’ils coopèrent militairement avec chacun d’eux.”

    Dans un rare aperçu de ce soutien étatique éhonté à l’ÉI, Newsweek a rapporté il y a un an le témoignage d’un ancien technicien en communications de l’ÉI, qui était parti en Syrie pour combattre le régime de Bachar el-Assad.

    L’ancien combattant de l’ÉI a raconté à Newsweek que la Turquie autorisait les camions de l’ÉI provenant de Raqqa à “franchir la frontière, traverser la Turquie puis franchir à nouveau la frontière pour attaquer les Kurdes syriens dans la ville de Serekaniye, au nord de la Syrie, en février.” Les militants de l’ÉI pouvaient librement “traverser la Turquie en convoi,” et s’arrêter “dans des lieux sûrs tout au long du chemin.”

    L’ancien technicien en communications de l’ÉI a aussi admis qu’il avait régulièrement “mis en relation des capitaines sur le terrain et des commandants de l’ÉI de Syrie avec des personnes en Turquie en d’innombrables occasions,” ajoutant que “les gens à qui ils parlaient étaient des officiels turcs… Les commandants de l’ÉI nous ont dit que nous n’avions rien à craindre parce que la coopération avec les Turcs était totale.”

    En janvier, des documents officiels de l’armée turque authentifiés ont ‘fuité’ sur internet, ils montraient que les services de renseignement turcs avaient été surpris par des officiers à Adana alors qu’ils transportaient en camion des missiles, des mortiers et des munitions anti-aériennes “destinés à l’organisation terroriste al-Qaïda” en Syrie.

    Selon les autres suspects de l’ÉI en procès en Turquie, les services secrets turcs (MIT) ont commencé la contrebande d’armes, y compris celles de l’OTAN, avec les groupes djihadistes en Syrie dès 2011.

    Ces accusations ont été corroborées par un procureur et un témoignage en justice d’officiers de la police militaire turque qui ont confirmé que les services de renseignement turcs livraient des armes aux djihadistes syriens depuis 2013 et jusqu’à 2014.

    Des documents ayant ‘fuité‘ en septembre 2014 ont montré que le prince saoudien Bandar ben Sultan a financé des expéditions d’armes destinées à l’ÉI en passant par la Turquie. Un avion clandestin venant d’Allemagne a livré des armes à l’aéroport d’Etimesgut en Turquie et la livraison a été répartie en trois conteneurs, dont deux ont été délivrés à l’ÉI.

    Un rapport de l’Institut Turc des Statistiques (TurkStat) a confirmé que le gouvernement a fourni pendant cette période pour au moins un million de dollars d’armes aux rebelles syriens, ce qui contredit les dénégations officielles. On peut compter parmi ces armes des grenades, de l’artillerie lourde, des canons anti-aériens, des armes à feu, des munitions, des fusils de chasse, ainsi que d’autres armes. Mais l’institut a refusé de préciser à quels groupes ont bénéficié ces envois.

    Des informations de même nature sont apparues séparément. Il y a tout juste deux mois, la police turque a perquisitionné dans un journal ayant révélé comment le directeur des douanes local avait approuvé des envois d’armes de la Turquie vers l’ÉI.

    La Turquie a également joué un rôle clé en rendant possible un élément vital pour l’expansion de l’ÉI : la vente de pétrole sur le marché noir. Des hommes politiques de haut rang et des sources des renseignements en Turquie et en Irak confirment que les autorités turques ont largement facilité les ventes de pétrole de l’ÉI à travers le pays.

    L’été dernier, un homme politique de l’opposition a estimé le montant des ventes de pétrole de l’ÉI en Turquie à près de 800 millions de dollars. C’était il y a plus d’un an.

    Cela signifie que la Turquie a facilité à ce jour la vente au marché noir de pétrole par l’ÉI pour une valeur supérieure à un milliard de dollars.

    Selon Martin Chulov, du Guardian, il n’existe aucune “économie autosuffisante” pour l’ÉI contrairement aux affirmations fantaisistes du Washington Post et du Financial Times dans leurs dernières pseudo-enquêtes :

    ” … les camions-citernes transportant le pétrole brut issu des raffineries de fortune arrivent toujours à la frontière turco-syrienne. Un membre de l’ÉI estime que l’organisation est encore loin d’avoir établi une économie autosuffisante dans la région de la Syrie et de l’Irak qu’elle contrôle. “Ils ont besoin des Turcs. Je suis au courant de beaucoup de collaborations, et ça m’effraie,” dit-il. “Je ne vois pas comment la Turquie peut attaquer l’organisation sérieusement. Ils partagent les mêmes intérêts.” »

    Des hauts dirigeants de l’AKP ont reconnu l’ampleur du soutien du gouvernement à l’ÉI.

    Le quotidien libéral turc Taraf a cité un fondateur de l’AKP, Denigr Mir Mehmed Firat, qui a admis : “Dans le but d’affaiblir les développements à Rojava (province kurde en Syrie), le gouvernement a fait des concessions à des groupes extrémistes religieux et les a armés… Le gouvernement soignait les blessés. Le ministre de la santé aurait dit : “c’est une obligation humaine de soigner les blessés de l’ÉI.”

    L’article rapporte aussi que les militants de l’ÉI reçoivent habituellement des soins médicaux dans les hôpitaux du sud-est turc – y compris le bras droit d’al-Baghdadi.

    Dans le Hurriyet Daily News, le journaliste Ahu Ozyurt a décrit le choc qu’il a reçu en apprenant les “sentiments pro-ÉI des poids lourds de l’AKP” à Ankara et au-delà, y compris “l’admiration pour l’ÉI de quelques hauts fonctionnaires civils, même à Şanliurfa. Ils sont comme nous, combattant contre sept grandes puissances dans la Guerre d’Indépendance,” dit l’un. Plutôt que le PKK en face, je préférerait avoir l’ÉI comme voisin, ” dit un autre.”

    Pendant ce temps, les dirigeants de l’OTAN feignent l’indignation et les savants pontes libéraux continuent de se gratter la tête, perplexes devant l’extraordinaire résistance et l’inexorable expansion de l’ÉI.

    Sans surprise, les bombardements turcs anti-ÉI ont largement été des gestes symboliques. Sous couvert de combattre l’ÉI, la Turquie en a largement profité pour bombarder les forces kurdes du Parti de l’Union Démocratique (YPG) en Syrie et le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) en Turquie et en Irak. Pourtant, ces forces sont largement reconnues comme les plus efficaces dans le combat sur le terrain de l’ÉI.

    En attendant, la Turquie a bien du mal à contrecarrer quasiment chaque effort américain pour s’opposer à l’ÉI. Cet été, lorsque le Front al-Nosra – branche d’al-Qaïda en Syrie – a pu kidnapper 54 combattants à peine sortis du programme à 500 millions de dollars d’entraînement et d’équipement des rebelles syriens “modérés” mis en place par le Pentagone, ce fut à cause d’un ‘tuyau’ des services de renseignement turcs.

    Le double jeu de la Turquie a été confirméà Mac Clatchy par de nombreuses sources rebelles, mais nié par un porte-parole du Pentagone, qui déclara, en se voulant rassurant :

    “La Turquie est un pays allié de l’OTAN, un ami proche des États-Unis et un membre important de la coalition internationale.”

    Et tant pis si la Turquie a facilité la vente de près d’un milliard de dollars de pétrole de l’ÉI.

    Selon un officier de la division 30 entraînée par les États-Unis qui a eu accès à des informations sur l’incident, la Turquie tentait “d’amplifier l’incident pour exagérer le rôle des islamistes de Nosra et Ahrar dans le nord” et ainsi convaincre les États-Unis “d’accélérer l’entraînement des rebelles.”

    Comme l’a souligné le professeur de la London School of Economics David Graeber :

    “Si la Turquie avait placé le même genre de blocus absolu sur les territoires contrôlés par l’ÉI que celui qu’elle avait imposé sur les zones kurdes de Syrie… ce “califat” taché de sang se serait effondré depuis longtemps – et on peut penser que les attaques de Paris ne se seraient jamais produites. Et si la Turquie le faisait aujourd’hui, l’ÉI s’effondrerait probablement en quelques mois. Pourtant, y a-t-il eu un seul dirigeant occidental pour demander à Erdoğan de le faire ?”

    Ce paradoxe a bien été mis en avant par certains responsables, mais en vain. L’année dernière, la vice-présidente de l’assemblée parlementaire allemande, Claudia Roth, s’est montrée scandalisée que l’OTAN autorise la Turquie à héberger un campement de l’ÉI à Istanbul, qu’elle facilite l’acheminement d’armes aux militants islamistes à travers ses frontières et qu’elle soutienne tacitement les ventes de pétrole par l’ÉI.

    Il ne s’est rien passé.

    Au lieu de cela, la Turquie a été grandement récompensée pour son alliance avec le même état terroriste qui commit le massacre de Paris le 13 novembre 2015. Tout juste un mois plus tôt, la chancelière allemande Angela Merkelproposait d’accélérer le processus d’entrée de la Turquie dans l’UE, ce qui permettrait aux Turcs de voyager en Europe sans passeport.

    Ce serait sans aucun doute une bonne nouvelle pour la sécurité des frontières de l’Europe.

    Parrainage d’État

    Il ne s’agit pas seulement de la Turquie. Des sources provenant de dirigeants politiques et du renseignement du Gouvernement Régional Kurde (KRG) ont confirmé la complicité de fonctionnaires de haut niveau du KRG en tant que facilitateurs concernant les ventes de pétrole de l’ÉI, pour en tirer un bénéfice personnel ainsi que pour faire face à la baisse des revenus du gouvernement.

    Malgré une enquête parlementaire officielle qui corrobore ces accusations, il n’y a eu aucune arrestation, aucune inculpation et aucune poursuite.

    Les intermédiaires du KRG et les autres fonctionnaires du gouvernement qui facilitent ces ventes continuent leurs activités sans entrave.

    Lors de son témoignage devant la commission des forces armées du sénat en septembre 2014, le général Martin Dempsey, alors chef d’état-major général des armées des États-Unis, a été interrogé par le sénateur Lindsay Graham quant à sa connaissance d’un “quelconque allié arabe important qui soit favorable à l’ÉI” ?

    Le général Dempsey a répondu :

    “Je connais des alliés arabes importants qui les financent.”

    En d’autres termes, le plus haut responsable militaire américain du moment a confirmé que l’ÉI était financé par ces mêmes “alliés arabes importants” qui venaient de se joindre à la coalition anti-ÉI menée par les États-Unis d’Amérique.

    Ces alliés incluent l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats Arabes Unis et le Koweït en particulier – qui, ces quatre dernières années au moins, ont fait circuler des milliards de dollars largement à destination des extrémistes rebelles en Syrie. Il n’y a donc rien d’étonnant que leurs frappes aériennes anti-ÉI, déjà minuscules, se soient maintenant réduites presque à néant, se concentrant plutôt sur le bombardement des chiites houtis au Yémen, ce qui, incidemment, ouvre la voieà la montée de l’ÉI là-bas.

    Des liens poreux entre les rebelles de l’Armée Syrienne Libre (FSA) et des groupements militants islamistes comme al-Nosra, al-Cham et l’ÉI ont permis de prolifiques transferts d’armes des rebelles “modérés” aux militants islamistes.

    Les transferts constants des fournitures d’armes de la CIA, des pays du Golfe et de la Turquie vers l’ÉI ont été établispar l’analyse des numéros de série des armes par le Conflict Armament Research (CAR) (Étude de l’Armement des Conflits), organisme basé au Royaume-Uni dont la base de données concernant les ventes d’armes illicites est financée par l’UE et le Département Fédéral des Affaires Étrangères suisse.

    “Les forces de l’État Islamique se sont emparées d’importantes quantités d’armes légères produites aux États-Unis et les ont employées sur le champ de bataille,” a conclu un rapport du CAR en septembre 2014. “Des missiles antichars M79 90mm saisis par les forces de l’ÉI en Syrie sont identiques aux M79 transférés par l’Arabie saoudite aux forces opérant sous l’égide de “l’Armée Syrienne Libre” en 2013.”

    Le journaliste allemand Jurgen Todenhofer, qui a passé 10 jours dans l’État Islamique, a rapportél’année dernière que l’ÉI était “indirectement” armé par l’Occident :

    “Ils achètent les armes que nous donnons à l’Armée Syrienne Libre, ainsi ils obtiennent des armes occidentales – des armes françaises… j’ai vu des armes allemandes, des armes américaines.”

    L’ÉI, en d’autres termes, est parrainé par des États. Il est effectivement parrainé par des régimes prétendument pro-occidentaux dans le monde musulman, qui font partie intégrante de la coalition contre l’ÉI.

    Ce qui amène à se demander pourquoi Hollande et d’autres dirigeants occidentaux qui expriment leur détermination à “détruire” l’ÉI par tous les moyens nécessaires, préféreraient éviter le facteur le plus significatif d’entre tous : l’infrastructure matérielle permettant l’avènement de l’ÉI sur fond de soutien permanent du Golfe et de la Turquie aux militants islamistes de la région.

    Il y a de nombreuses explications, mais peut-être que l’une d’entre elles se démarque : l’abjecte dépendance occidentale aux régimes musulmans terroristes, principalement en vue de maintenir leur accès aux ressources de pétrole et de gaz du Moyen-Orient, de la Méditerranée et de l’Asie Centrale.

    Gazoducs

    Une grande partie de la stratégie qui a cours actuellement a été décrite sans équivoque dans unrapport RAND financé par l’armée américaine en 2008, Exposition de l’Avenir de la Longue Guerre (pdf). Le rapport note que “les économies des pays industrialisés continueront à dépendre fortement du pétrole, ce qui en fait une ressource d’importance stratégique.” Comme la plus grande part du pétrole sera produite au Moyen-Orient, les États-Unis ont un “motif pour maintenir la stabilité et les bonnes relations avec les états du Moyen-Orient” Il se trouve que ces états soutiennent le terrorisme islamiste :

    “La zone géographique de réserves prouvées de pétrole coïncide avec la base du pouvoir d’une grande partie du réseau salafiste djihadiste. Cela crée un lien entre l’approvisionnement en pétrole et la longue guerre qu’on ne peut pas rompre facilement ni décrire en termes simplistes … Dans un avenir prévisible, la croissance de la production mondiale de pétrole et la production totale seront dominées par les ressources du Golfe Persique … La région restera donc une priorité stratégique, et cette priorité va interagir fortement avec celle de poursuivre la longue guerre.”

    Des documents gouvernementaux déclassifiés précisent, sans l’ombre d’un doute, que la motivation principale de la guerre en Irak en 2003, dont la préparation avait commencé juste après le 11 septembre, a été l’installation d’une présence militaire américaine permanente dans le Golfe Persique pour garantir l’accès au pétrole et au gaz de la région.

    L’obsession de l’or noir n’a pas pris fin avec l’Irak, cependant – et celle-ci n’est pas une exclusivité de l’Occident.

    « La plupart des belligérants étrangers dans la guerre en Syrie sont des pays exportateurs de gaz ayant des intérêts dans l’un des deux projets de gazoducs concurrents qui cherchent à traverser le territoire syrien pour délivrer soit le gaz qatari soit le gaz iranien en Europe, » a écrit le professeur Mitchell Orenstein du Centre Davis des études sur la Russie et l’Eurasie de l’Université de Harvard, dans Foreign Affairs, la revue du Conseil de Washington DC sur les affaires étrangères (Council on Foreign Relations).

    En 2009, le Qatar avait proposé de construire un gazoduc pour acheminer son gaz au nord-ouest, via l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie jusqu’à la Turquie. Mais Assad “a refusé de signer,” rapporte Orenstein. “La Russie, qui ne veut pas voir ses positions sur le marché européen du gaz sapées, l’a soumis à une intense pression pour qu’il refuse.”

    Le russe Gazprom vend 80% de son gaz à l’Europe. Donc, en 2010, la Russie a mis tout son poids derrière “un pipeline concurrent Iran-Irak-Syrie qui pomperait du gaz iranien provenant du même champ via des ports syriens tels que Lattaquié puis sous la Méditerranée.” Le projet permettrait à Moscou “de contrôler les importations de gaz d’Europe depuis l’Iran, la région de la mer Caspienne, et l’Asie centrale.”

    Alors, en juillet 2011, un accord pour le gazoduc Iran-Irak-Syrie d’une valeur de 10 milliards de dollars était annoncé, ainsi qu’un accord préliminaire dûment signé par Assad.

    Plus tard dans l’année, les États-Unis, l’Angleterre, la France et Israël intensifiaient leur aide secrète aux factions rebelles en Syrie pour obtenir “l’effondrement” du régime d’Assad “de l’intérieur”.

    “Les États-Unis… soutiennent le gazoduc qatari comme moyen de contrebalancer l’Iran et de diversifier l’approvisionnement en gaz de l’Europe loin de la Russie,” explique Orenstein dans Foreign Affairs.

    Un article du Journal des Forces Armées publié l’année dernière par le commandant Rob Taylor, instructeur à l’US Army Command and General Staff College de Fort Leavenworth, offrait une critique acerbe des comptes rendus des médias conventionnels ne prenant pas en compte la question dugazoduc.

    “Toute analyse du conflit actuel en Syrie qui négligerait l’économie géopolitique de la région est incomplète… D’un point de vue géopolitique et économique, le conflit en Syrie n’est pas une guerre civile, mais le résultat d’un placement sur l’échiquier géopolitique de plusieurs acteurs internationaux en prévision de l’ouverture du gazoduc… La décision d’Assad à propos du gazoduc, qui pourrait sceller l’avantage des trois états chiites sur le gaz naturel, démontre également les liens de la Russie avec le pétrole syrien et avec la région par l’intermédiaire d’Assad. L’Arabie saoudite et le Qatar, tout comme al-Qaïda et d’autres groupes, manœuvrent pour renverser Assad et capitaliser sur l’espérée conquête sunnite de Damas. En agissant ainsi, ils espèrent obtenir une part de contrôle sur le “nouveau” gouvernement syrien, et une part des richesses apportées par le gazoduc.”

    Les gazoducs n’accéderaient pas seulement au gisement de gaz irano-qatari, mais aussi à de nouvelles ressources de gaz côtières potentielles dans l’est de la Méditerranée – englobant les territoires côtiers d’Israël, de Palestine, de Chypre, de Turquie, d’Égypte, de Syrie et du Liban. On estime que la zone renferme 1,7 milliards de barils de pétrole et jusqu’à 3400 milliards de mètres cube de gaz naturel, ce qui pourrait ne représenter que le tiers des quantités totales d’énergies fossiles non-découvertes au Proche-Orient selon les géologues.

    Un rapport de l’US Army War College’s Strategic Studies Institute datant de décembre 2014, rédigé par un ancien directeur du ministère de la défense anglaise, remarque que la Syrie détient un potentiel significatif de pétrole et de gaz côtier :

    “Une fois le conflit syrien résolu, les perspectives de production côtière – à condition que les ressources commerciales soient trouvées –  seront importantes.”

    La brutalité et l’illégitimité d’Assad est indiscutable  - mais jusqu’à ce qu’il ait démontré qu’il n’était pas disposé à rompre avec la Russie et l’Iran, en particulier pour ce qui est du projet proposé de gazoduc,la politique américaine envers Assad a été ambivalente.

    Les câbles du département d’état obtenus par Wikileaks révèlent que la politique américaine a oscillé entre financer les groupes d’opposition syriens pour faciliter le “changement de régime,” et utiliser la menace du changement de régime pour inciter un “changement du comportement.”

    La préférence du président Obama pour la deuxième solution eut pour résultat des représentants américains, John Kerry inclus, courtisant sans honte Assad dans l’espoir de l’éloigner de l’Iran, d’ouvrir l’économie syrienne aux investisseurs américains et d’aligner le régime sur la vision israélo-américaine de la région.

    Ainsi, lors des manifestations du printemps arabe de 2011 qui ont donné lieu à des brutalités de la part des forces de sécurité d’Assad envers des manifestants civils pacifiques, à la fois Kerry puis la secrétaire d’état américaine Hillary Clinton ont insisté sur le fait qu’il était un « réformateur » – ce qu’il a donc interprété comme un feu vert pour répondre par de nouveaux massacres au cours des manifestations suivantes.

    La décision d’Assad de se ranger du côté de la Russie et de l’Iran, ainsi que son approbation à leur projet de gazoduc favori, a été l’un des facteurs clés dans la décision des États-Unis à agir contre lui.

    Quand l’Europe danse avec le diable

    La Turquie, en tant que plaque tournante gazière permettant d’exporter sur les marchés européens tout en évitant la Russie et l’Iran, joue un rôle clé dans le projet soutenu par les États-Unis, le Qatar et l’Arabie saoudite.

    Il ne s’agit que d’un des nombreux pipelines qui pourraient passer par la Turquie.

    Le directeur de l’initiative sur l’avenir des énergies eurasiatiques auprès du Conseil Atlantique, David Koranyi, qui fut également conseiller en sécurité intérieure auprès du premier ministre hongrois, a averti : “La Turquie est déterminante pour la diversification de l’approvisionnement en gaz de l’intégralité de l’Union Européenne. Ce serait une erreur catastrophique que de poursuivre l’enrayement de notre coopération énergétique.”

    Koranyi a indiqué que la récente “découverte de vastes quantités de gaz dans l’est de la Méditerranée,” ainsi que de “réserves de gaz dans le nord de l’Irak” pourraient être utilisées pour alimenter le marché turc et être acheminées au-delà vers l’Europe.

    Étant donné la dépendance de l’Europe envers la Russie pour environ un quart de son approvisionnement en gaz, la priorité stratégique urgente est de minimiser cette dépendance et de réduire la vulnérabilité de l’UE face au risque de réduction de cet approvisionnement. Cette priorité se calque parfaitement avec les efforts entrepris de longue date par les États-Unis pour arracher l’Europe Centrale et l’Europe de l’Est de la zone d’influence de la puissance russe.

    La Turquie occupe la position de pivot sur la nouvelle carte de l’énergie envisagée par les États-Unis et l’UE.

    “L’Union Européenne y gagnerait une source d’approvisionnement fiable pour diversifier un peu plus ses importations en provenance de Russie. La Turquie, en tant que plaque tournante, en bénéficierait au travers de taxes de transit et d’autres recettes liées à l’énergie. Si l’on considère que dans l’ensemble de la région, des ressources en gaz supplémentaires pourront être rendues disponibles à l’export dans les cinq à dix prochaines années, il est clair que la Turquie représente la route naturelle par laquelle celles-ci pourraient être acheminées vers l’Europe.”

    L’an dernier, un rapport du Global Sustainability Institute (GSI) de l’université Anglia Ruskin a déjà averti que l’Europe faisait face à une crise énergétique imminente au cause d’”une pénurie critique des ressources naturelles,” tout particulièrement au Royaume-Uni, en France et en Italie.

    “Les ressources en charbon, pétrole et gaz en Europe s’épuisent et nous avons besoin d’alternatives,” dit Victoria Andersen, professeur du GSI.

    Elle a également recommandé une réorientation rapide vers les énergies renouvelables, mais la plupart des dirigeants européens ont apparemment d’autres idées en tête  -  à savoir, s’appuyer sur un réseau de pipelines qui puisse transporter pétrole et gaz depuis le Moyen-Orient, la Méditerranée occidentale et l’Asie centrale vers l’Europe : par l’intermédiaire de notre très chère amie, la Turquie d’Erdogan.

    Qu’importe que, sous Erdogan, la Turquie soit le principal soutien du barbare “État islamique”.

    Nous ne devons surtout pas poser de questions antipatriotiques à propos de la politique étrangère occidentale, ou sur l’OTAN à ce sujet.

    Nous ne devons pas nous étonner du spectacle inutile des attaques aériennes et des pouvoirs policiers dignes de la Stasi, ni de notre honteuse liaison avec le régime de terreur d’Erdogan qui finance et arme notre propre ennemi.

    Nous ne devons pas poser de question sur les motivations de nos dirigeants qui, bien qu’ils dissimulent cette information depuis des années, continuent, aujourd’hui, de nous mentir ouvertement, alors que le sang de 129 français n’a pas encore séché, prétendant vouloir “détruire” une bande d’ordures, d’assassins, de psychopathes, armés et financés par l’OTAN.

    Non, non, et non. La vie continue. Le cours normal des affaires doit continuer. Les citoyens doivent maintenir leur confiance en la sagesse de la sécurité de l’état.

    Les États-Unis doivent continuer d’appuyer les renseignements turcs qui contrôlent et entraînent les rebelles “modérés” en Syrie, et l’Union Européenne doit continuer d’étendre sa coopération avec le régime d’Erdogan tout en accélérant le processus d’accès à l’union du parrain de l’ÉI.

    Mais n’ayez pas peur, Hollande a toujours l’intention de “détruire” l’État Islamique. Tout comme Obama et Cameron  – et Erdogan.

    Certaines lignes rouges ne peuvent simplement pas être franchies.

    Par Nafeez Ahmed | 19/11/2015

    Article original : Insurge Intelligence

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr


    0 0

    15 décembre 2015
    L’Etat Islamique (ISIS) a acheté des missiles anti-aériens en Ukraine via une cellule du Koweït

    Le Koweït a mis à jour une cellule internationale qui a fourni à l’Etat islamique (anciennement ISIS/ISIL) des armes achetées en Ukraine, des fonds et de nouvelles recrues. Six membres ont été arrêtés, mais quatre autres, y compris des ressortissants australo-libanais, restent en fuite à l’étranger.

    L’information est venue du ministère de l’Intérieur du Koweït, qui a identifié le chef du groupe comme un ressortissant libanais de 45 ans, Oussama Khayat. Le chef de file a été d’abord détenu et a donné l’information sur le reste des membres au cours des interrogatoires, a indiqué le ministère dans un communiqué.

    La cellule a été impliquée dans le trafic d’armes au nom des chefs de l’État islamique en Syrie, y compris l’acquisition de systèmes portables de défense aérienne FN-6 fabriqués en Chine ainsi que d’autres armes, selon les informations fournies par Khayat.

    Les détails du trafic ont révélé que les armes ont été expédiées d’abord de l’Ukraine vers la Turquie, et ensuite en contrebande vers la Syrie,d’après le communiqué cité par l’agence d’informations du Koweït KUNA.

    Lors de son interrogatoire, Khayat a également admis avoir transféré de l’argent sur des comptes bancaires turcs, ainsi que d’avoir propagé la propagande d’ISIS en ligne pour obtenir de nouvelles recrues.

    D’autres personnes impliquées dans la cellule étaient des Syriens, un Egyptien et un Koweïtien. Quatre autres n’ont pas été arrêtés et sont soupçonnés d’être à l’extérieur du Koweït. Les suspects toujours en fuite comprennent deux ressortissants australo-libanais et deux ressortissants syriens.

    Un des membres en charge de l’approvisionnement des terroristes avec les armes a été identifié comme un ressortissant syrien, Mohammad Abdulkarim Selem.

    Les autorités du Koweït ont déclaré que la cellule a été découverte au milieu d’une vague de répression contre le terrorisme dans le pays.

    Le ministère ukrainien de la Défense a publié une déclaration disant que l’Ukraine n’a rien à voir avec les provisions de munitions à l’État islamique.

    «L’Ukraine n’a ni produit ni acheté les systèmes de missiles de défense aérienne FN-6 mentionnés produits en Chine et n’a pas fourni de transit pour leur réinstallation, » selon la déclaration faite par le ministère.

    « Par ailleurs, ni l’armée ukrainienne, ni d’autres unités armées n’ont jamais été armées de systèmes de missiles de défense aérienne FN-6 », a-t-il ajouté.

     

     

    Source: https://www.rt.com/news/322788-isis-kuwait-ukraine-weapons/

    via: https://wikileaksactu.wordpress.com/2015/12/12/letat-islamique-isis-a-achete-des-missiles-anti-aeriens-en-ukraine-via-une-cellule-du-koweit/


    0 0

    Les opérations militaires qui se préparent en Syrie et alentour

    Publié par wikistrike.com sur 15 Décembre 2015, 07:58am

     

    Catégories : #Politique internationale

    Autobus privé syrien décoré avec les portraits de Bachar el-Assad, Vladimir Poutine et Hassan Nasrallah, les trois hommes qui incarnent la Résistance à l’agression étrangère.

    Autobus privé syrien décoré avec les portraits de Bachar el-Assad, Vladimir Poutine et Hassan Nasrallah, les trois hommes qui incarnent la Résistance à l’agression étrangère.

    La presse occidentale parle peu des opérations militaires en Syrie sinon pour affirmer sans la moindre preuve que la Coalition bombarderait avec succès les jihadistes de Daesh, tandis que la Russie tuerait des civils innocents.

    Il est de fait difficile de se faire une idée de la situation actuelle, d’autant que chaque camp fourbit ses armes en vue d’un plus vaste affrontement.

     

    Thierry Meyssan décrit ici ce qui se prépare.

     

    ***

     

    Le silence qui entoure les opérations militaires en Irak et en Syrie ne signifie pas que la guerre s’est interrompue, mais que les différents protagonistes se préparent à une nouvelle manche.

    Les forces de la Coalition

    Côté impérial, la plus grande confusion demeure. Au regard des déclarations contradictoires des dirigeants US, il est impossible de comprendre les objectifs de Washington, s’il y en a.

    Tout au plus apparaît-il que les États-Unis laissent la France prendre une initiative à la tête d’une partie de la Coalition, mais là encore, on en ignore les objectifs réels.

     

    Certes, la France déclare vouloir détruire Daesh en rétorsion après les attentats du 13 novembre à Paris, mais elle l’affirmait déjà avant ces attentats. Les déclarations antérieures relevaient de la communication, pas de la réalité.

    Ainsi le Mecid Aslanov, propriété de la société BMZ Group de Necmettin Bilal Erdoğan, a quitté le 9 novembre 2015 le port de Fos-sur-Mer (France). Il venait de livrer impunément du pétrole qu’il assurait avoir été extrait en Israël, mais qui en réalité avait été volé par Daesh en Syrie.

    Rien en ne permet de penser que les choses ont changées aujourd’hui et qu’il faudrait prendre au sérieux les dernières déclarations officielles.

    Le président français François Hollande et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se sont rendus à bord du porte-avions Charles-De-Gaulle, au large de la Syrie, le 4 décembre.

    Ils ont annoncé un changement de mission, sans explications. Comme l’avait déclaré au préalable le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, le bâtiment a été dérouté vers le Golfe persique.

     

    Le Groupe aéronaval constitué autour du Charles-De-Gaulleest composé de son Groupe aérien embarqué (18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, 2 Dauphin et d’1Alouette III), de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, de la frégate anti sous-marine La Motte-Picquet, du bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne, de la frégate belge Léopold Ier et de la frégate allemande Augsburg, et, bien que le ministère de la Défense le nie, d’un sous-marin d’attaque nucléaire.

    Attachée à ce dispositif, la frégate légère furtiveCourbet est restée en Méditerranée orientale.

    Les forces européennes ont été intégrées à la Task Force 50 de l’USNavCent, c’est-à-dire à la flotte du Central Command US.

    L’ensemble de cette unité comprend désormais une soixantaine de bâtiments.

    Les autorités françaises ont souligné que le contre-amiral René-Jean Crignola a pris le commandement de cette force internationale, sans préciser qu’il est placé sous l’autorité du commandant de la Vème Flotte, le vice-amiral Kevin Donegan, lui-même placé sous l’autorité du général Lloyd J. Austin III, commandant du CentCom.

     

    C’est en effet une règle absolue de l’Empire, le commandement des opérations échoit toujours à des officiers états-uniens, les Alliés n’étant que des supplétifs.

    En fait, hormis la promotion relative du contre-amiral français, on se retrouve dans la même situation qu’en février dernier : une Coalition internationale censée lutter contre Daesh, qui —un an durant— a certes multiplié les vols de reconnaissance et détruit les installations pétrolières chinoises en Irak, mais sans avoir le moindre effet sur son objectif officiel, Daesh.

    Là encore, rien ne permet de penser que les choses vont changer.

    La Coalition a annoncé avoir procédé à de nouveaux bombardements et avoir détruit de nombreuses installations de Daesh, cependant ces imputations sont invérifiables et d’autant plus douteuses que l’organisation terroriste n’a pas émis la moindre protestation.

    De ce dispositif, nous pouvons conclure que la France peut conduire sa propre stratégie, mais que les États-Unis peuvent à tout instant reprendre les affaires en main.

    Les forces terroristes

    Nous pourrions ici traiter des organisations terroristes, mais ce serait faire semblant, comme l’Otan, de croire que ces groupes sont des formations indépendantes surgies du néant, avec leurs salaires, leurs armements et leurs pièces détachées.

    Plus sérieusement, les jihadistes sont des mercenaires au services de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Qatar —il semble en effet que les Émirats arabes unis se soient presque entièrement retirés de ce dispositif— auxquels il faut ajouter quelques multinationales comme Academi, KKR et Exxon-Mobil.

     

    La Turquie poursuit son déploiement militaire à Bachika (Irak), en soutien aux Kurdes du président illégitime Massoud Barzani —alors que son mandat est terminé, il refuse de quitter le pouvoir et d’organiser de nouvelles élections—.

    Sommé par le gouvernement irakien de retirer ses soldats et ses blindés, Ankara a répondu avoir envoyé ces hommes pour protéger des formateurs déployés en fonction d’un accord international antérieur et ne pas être prêt à les retirer.

     

    Il en a même ajouté de nouveaux, portant ses effectifs à au moins 1 000 soldats et 25 tanks.

    L’Irak a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies et la Ligue arabe, sans provoquer le moindre émoi nulle part.

    La Turquie et l’ancien gouverneur de Mossoul, Atheel al-Nujaifi, souhaiteraient être présents lors de la prise de la ville à Daesh et empêcher qu’elle soit occupée par les Forces de mobilisation populaire (al-Hashd al-Shaabi), très majoritairement chiites.

    À l’évidence, tout le monde rêve : le président illégitime Massoud Barzani croit que personne ne remettra en question son annexion des champs pétroliers de Kirkouk et des montagnes de Sinjar ; le leader des Kurdes syriens Saleh Muslim imagine qu’il sera bientôt président d’un pseudo-Kurdistan reconnu internationalement ; et le président Recep Tayyip Erdoğan suppose que les arabes de Mossoul espèrent être libérés et gouvernés par les Turcs comme à l’époque ottomane.

     

    Par ailleurs, en Ukraine, la Turquie a déployé la Brigade islamiste internationale qu’elle a officiellement créée en août dernier.

    Ces jihadistes, qui ont été prélevés sur le théâtre d’opération syrien, ont été divisés en deux groupes à leur arrivée à Kherson.

    La majorité sont partis se battre dans le Donbass au sein des Brigades Cheikh Manour et Djokhar Doudaïev.

    Tandis que les meilleurs éléments se sont infiltrés en Russie pour saboter l’économie de la Crimée. Ils sont ainsi parvenus à couper toute l’électricité de la République durant 48 heures.

     

    L’Arabie saoudite a réuni ses mercenaires à Riyad pour constituer une délégation en vue des prochaines négociations organisées par le directeur des Affaires politiques de l’Onu, le néo-conservateur US Jeffrey Feltman.

    Les Saoudiens n’ont pas invité de représentants d’Al-Qaïda, ni de Daesh, mais uniquement des groupes wahhabites qui travaillent avec eux, comme Jaysh al-Islam ou Ahrar al-Sham. En théorie, il n’y avait donc pas à cette conférence de « groupes terroristes » listés par le Conseil de sécurité de l’Onu, mais en pratique, tous les participants se battent au sein, au nom ou aux côtés d’Al-Qaïda ou de Daesh sans en revendiquer le label, la plupart de ces groupes étant dirigés par des personnalités ayant appartenu à Al-Qaïda ou à Daesh. Ainsi, Ahrar al-Sham a été créé juste avant le début des événements en Syrie par des Frères musulmans et de hauts responsables d’Al-Qaïda issus de l’entourage d’Oussama Ben Laden.

     

    Continuant à agir comme ils le faisaient avant l’intervention russe, les participants sont convenus d’une « solution politique » qui débute par l’abdication du président démocratiquement élu Bachar el-Assad et se poursuive par un partage du pouvoir entre eux et les institutions républicaines.

    Ainsi, bien qu’ils aient perdu tout espoir de l’emporter militairement, ils persistent à envisager une reddition de la République arabe syrienne.

     

    Les représentants des Kurdes de Syrie n’ayant pas été invités à cette conférence, nous pouvons conclure que l’Arabie saoudite considère le projet de pseudo-Kurdistan comme distinct de l’avenir du reste de la Syrie.

    Notons au passage que le YPG vient de créer un Conseil démocratique syrien pour renforcer l’illusion d’une alliance des Kurdes de Selah Muslim avec les arabes sunnites et les chrétiens, alors qu’en réalité ils s’affrontent sur le terrain.

     

    Quoi qu’il en soit, il ne fait pas de doute que Riyad soutient les efforts de la Turquie pour créer ce pseudo-Kurdistan et y expulser « ses » Kurdes.

    En effet, il est désormais attesté que l’Arabie saoudite a fourni une aide logistique à la Turquie pour guider le missile air-air qui a détruit le Soukhoï 24 russe.

     

    Enfin le Qatar fait toujours semblant de ne plus être impliqué dans la guerre depuis l’abdication de l’émir Hamad, il y a deux ans.

    Pourtant les preuves s’accumulent de ses opérations secrètes, toutes dirigées non pas contre Damas, mais contre Moscou : ainsi, le ministère qatari de la Défense a acheté fin septembre en Ukraine des armes anti-aériennes sophistiquées Pechora-2D pour que les jihadistes puissent menacer les forces russes et, plus récemment, il a organisé une opération sous-faux drapeau contre la Russie.

     

    Toujours en Ukraine, il a acheté fin octobre 2 000 bombes fragmentation OFAB 250-270 de fabrication russe et les a dispersées le 6 décembre sur un camp de l’Armée arabe syrienne de manière à accuser l’Armée russe de bavure.

     

    Là encore, malgré les preuves, personne ne réagit à l’Onu.

    Les forces patriotiques

    Les Forces russes bombardent les jihadistes depuis le 30 septembre. Elles prévoient de le faire au minimum jusqu’au 6 janvier. Leur action vise principalement à détruire les bunkers que les groupes armés ont construits, et l’ensemble de leur logistique.

    Durant cette phase, on assiste à peu de changements sur le terrain, sinon à un reflux des jihadistes vers l’Irak et la Turquie.

    L’Armée arabe syrienne et ses alliés préparent une vaste opération pour le début 2016. Il s’agira de provoquer un soulèvement des populations dominées par les jihadistes et de reprendre simultanément presque toutes les villes du pays —à l’exception éventuelle de Palmyre— de sorte que les mercenaires étrangers se replient dans le désert.

    À la différence de l’Irak où 120 000 sunnites et baasistes ont rejoint Daesh uniquement pour se venger d’avoir été écartés du pouvoir par les États-unis au profit des chiites, rares sont les Syriens qui ont acclamé le « Califat ».

     

    Les 21 et 22 novembre, l’Armée russe a procédé en Méditerranée à des exercices avec son alliée syrienne. Les aéroports de Beyrouth (Liban) et de Larnaca (Chypre) ont dû être partiellement fermés.

     

    Les 23 et 24 novembre, les tirs de missiles russes sur des positions de Daesh en Syrie provoquaient la fermeture des aéroports d’Erbil et de Sulaymaniyah (Irak). Il semble qu’en réalité, l’Armée russe ait testé l’extension possible de son arme d’inhibition des communications et des commandes de l’Otan.

     

    Quoi qu’il en soit, le sous-marin Rostov-sur-le-Don a procédé, le 8 décembre, à des tirs depuis la Méditerranée sur des installations de Daesh.

     

    La Russie, qui dispose déjà de la base aérienne d’Hmeymim (près de Lattaquié), utilise également la base aérienne de l’Armée arabe syrienne à Damas, et construirait une nouvelle base à al-Shayrat (près de Homs).

     

    En outre, de hauts gradés russes ont procédé à des repérages en vue de créer une quatrième base au Nord-Est de la Syrie, c’est-à-dire à proximité à la fois de la Turquie et de l’Irak.

     

    Enfin, un sous-marin iranien est arrivé au large de Tartous.

     

    Le Hezbollah, qui a démontré sa capacité à mener des opérations commandos lors de la libération du pilote du Sukhoï prisonnier des milices organisées par l’Armée turque, prépare le soulèvement des populations chiites, tandis que l’Armée arabe syrienne —à plus de 70 % sunnite— se concentre sur les populations sunnites.

    Le gouvernement syrien a conclu un accord avec les jihadistes de Homs qui ont finalement accepté de se rallier ou de quitter la ville.

    Elle a été évacuée sous contrôle des Nations unies, de sorte qu’aujourd’hui Damas, Homs, Hama, Lattaquié et Der ez-Zor sont entièrement sécurisés. Reste à libérer Alep, Idlib et Rakka.

     

     

    Contrairement aux affirmations péremptoires de la presse occidentale, la Russie n’a pas du tout l’intention de laisser le Nord du pays à la France, à Israël et au Royaume-uni pour y créer un pseudo-Kurdistan.

     

    Le plan des patriotes prévoit la libération de toutes les zones habitées du pays, y compris Rakka, actuelle « capitale du Califat ».

     

    Le calme précède donc la tempête.

     

    Source   wikistrike.com 


older | 1 | .... | 202 | 203 | (Page 204) | 205 | 206 | .... | 245 | newer