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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    À la une
    Crise ukrainienne : vers une guerre contre la Russie ? Au profit des USA ? Par Guillaume Faye

    Crise ukrainienne : vers une guerre contre la Russie ? Au profit des USA ? Par Guillaume Faye

    La crise ukrainienne s’envenime sévèrement. Nous risquons, pour la première fois depuis 70 ans, de voir éclater une guerre en Europe contre la Russie. Perspective épouvantable mais bien réelle.

     

    Cette possibilité est ouverte depuis que le gouvernement de Kiev, poussé par l’administration américaine et la CIA, a décidé d’intervenir militairement, au prix de nombreux morts civils, de milliers de réfugiés (400.000 ( !) selon l’ONG Human Right Watch ), de destructions de bâtiments et d’infrastructures innombrables, contre les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine dans le Donbass.

     

    Kiev, conseillé par ses  ”amis” occidentaux (surtout américains) a refusé la seule solution intelligente qui était la négociation diplomatique.

    Analysons l’enchaînement des faits et les intérêts en jeu, pour déterminer qui sont les pousse-au-crime et deviner si la situation ne va pas s’embraser, selon une grille d’ analyse que l’on ne risque pas de trouver dans la presse occidentale.

     

    Les parties de cet article sont :

    1) La stratégie belliciste antirusse de Washington 

    2) Ukraine : le piège tendu à Poutine.

    3) L’hypothèse d’une guerre contre la Russie.

    4) Les Trois Sœursà la tête de l’Amérique.

     

     

    La stratégie belliciste antirusse de Washington

    Washington a déjà essayé, en 1999, d’allumer la guerre en Europe par l’intervention contre la Serbie – avec bombardements meurtriers de l’OTAN auxquels la France a lâchement participé en reniant tous les principes gaulliens –, agression aussi illégale au regard de l’ONU et du droit international que le fut celle contre l’Irak. 

    Aujourd’hui, le processus se répète avec l’Ukraine. Dans les deux cas, ce que peu de polémologues ont vu, il s’agit de provoquer militairement la Russie.

    Afin de la pousser à réagir et de pouvoir entrer dans un processus de guerre ouverte contre elle.

     

    Avant la chute de l’URSS, Washington se serait bien gardé de provoquer militairement l’Union soviétique. La prudence était dictée par le principe du MAD (”fou” en anglais) ou Mutual Assured Destruction (”destruction mutuelle assurée”), c’est-à-dire le risque de guerre nucléaire. Mais aussi parce l’OTAN n’était pas sûre de pouvoir gagner une guerre classique en Europe contre le Pacte de Varsovie. Tout a changé avec la disparition de l’URSS en 1991,  la dissolution du Pacte de Varsovie et l’entrée dans l’OTAN de plusieurs anciens pays communistes, dont surtout la Pologne. La ”nouvelle Russie”, n’étant plus une grande puissance militaire, faisait moins peur.

    On pouvait donc l’encercler et la provoquer sans trop de risques.

    L’arrivée de Vladimir Poutine, en l’an 2000, a été un coup de tonnerre. Il perturbe gravement les plans américains. Il commet le péché suprême de vouloir restaurer la Russie comme puissance internationale, alors que Washington croyait, (depuis Eltsine) qu’elle était définitivement reléguée au rang de puissance régionale. De plus, il a le tort de vouloir renforcer des liens économiques avec certains pays européens, notamment l’Allemagne et la France.

    L’axe Paris-Berlin–Moscou est la hantise du Pentagone. On ne pardonne pas non plus à Poutine, en bon géostratège, d’avoir parfaitement compris, contrairement à Eltsine, la stratégie d’encerclement et de neutralisation américaine. D’autre part, encore plus grave, il est patriote et veut restaurer les valeurs traditionnelles russes, contre l’idéologie occidentaliste cosmopolite et libertaire.

    Ce point est capital : Poutine est beaucoup plus dangereux, pour les idéologues de Washington et l’intelligentsia, que le communisme soviétique qui était devenu un mammouth paralysé et sans danger. Ainsi, Poutine est l’homme à abattre.

    On va donc faire démarrer l’énorme machine de la propagande médiatique internationale, qui fonctionne comme un réseau électrique à haute tension, pour faire passer M. Poutine pour un néo-stalinien, voire un fasciste et un autocrate infréquentable, et la Russie comme un malheureux pays soumis à une dictature.

    Il faut faire vite. Poutine réarme, restaure la puissance russe. Il se rapproche de la Chine, qui réarme aussi. Bien que dépensant 50% du budget militaire mondial, le Pentagone est inquiet. De plus, en Syrie, la diplomatie américaine a été humiliée face à M. Serge Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe. La Russie a marqué un point, c’est inacceptable. Il n’est pas question qu’elle redevienne une grande puissance.

    Mais il faut faire vite, face à ce remuant M. Poutine.

     

    Ukraine : le piège tendu à Poutine

    On va donc tendre à la Russie de Poutine un piège. En utilisant l’instabilité et la mauvaise qualité du régime ukrainien, prétexte idéal. (voir autres articles de ce blog.) Première phase : pousser l’Ukraine à se rapprocher de l’UE, pour braquer la Russie et créer une tension avec elle. Que ce rapprochement soit une aberration économique n’a aucune importance.

    Deuxième acte : la ”révolution” meurtrière de Maïdan, qui permet de renverser le régime de Kiev et le faire remplacer par un autre, antirusse et pro-occidental ou plutôt pro-américain. Les ONG américaines et la CIA  ont grandement aidé ce coup d’État dissimulé, un grand modèle machiavélien. Troisième acte : après le référendum sur le rattachement de la Crimée (russe) à la Fédération de Russie et après la rébellion de l’Est russophone de l’Ukraine supposée être provoquée par le Kremlin ”impérialiste”, on prend des sanctions économiques et financières contre Moscou, décidées en réalité à Washington et servilement suivies par les dirigeants de l’UE.

    Ces sanctions, illégales en droit, nuisent gravement aux intérêts des Européens, mais favorisent les intérêts américains. Elles visent aussi à faire perdre son sang froid au Kremlin et à le pousser à des contre-sanctions (rétorsions) comme la limitation de certaines importations. Ce qui est fait. Et ce qui a pour effet de dégrader encore l’image de la Russie dans les opinions occidentales. 

    À cela s’est ajouté l’affaire de l’avion de la Malaysian Airlines, abattu dans des circonstances peu claires.

    Le quatrième acte, décisif, a été de pousser le gouvernement de Kiev à envoyer son armée contre les sécessionnistes du Donbass, plutôt que d’entamer des négociations sous patronage international comme le proposait la Russie. 

    Structurellement, l’armée d’Ukraine est mal équipée et peu professionnelle. Le Pentagone lui a donc fourni des conseillers. Les dégâts des combats entre l’armée ukrainienne (terre et air) et les sécessionnistes sont considérables, surtout pour les civils. La propagande suggère l’idée que la Russie fournit des armes et des combattants aux sécessionnistes, sans preuve avérée.

    Mais l’objectif de la machination est de pousser l’armée russe à franchir la frontière pour contrer l’armée ukrainienne.

    Le fait que le convoi humanitaire russe ait été bloqué à la frontière renforce cette hypothèse. C’est ce casus belli que recherche  Washington, en misant sur le fait que Poutine ne veut et ne peut pas perdre la face, sur le plan international et vis-à-vis de son opinion publique.

     L’hypothèse d’une guerre contre la Russie

    Imaginons que l’armée russe entre en Ukraine pour venir en aide aux sécessionnistes, faire cesser les massacres et les destructions et se présenter en force d’interposition.

    L’enchaînement serait le suivant : il y aurait affrontement armé direct avec les troupes ukrainiennes. Donc, un état de guerre ouvert de nature juridiquement international entre deux États. La Russie serait présentée comme l’agresseur, l’envahisseur.

    C’est le scénario secrètement espéré par les stratèges du Pentagone. Déjà, on prétend que – premier cran de l’engrenage – des armes lourdes et modernes sont livrées aux rebelles par les Russes, ce qui expliquerait les difficultés de l’armée de Kiev.

    Devant l’impossibilité d’un mandat de l’ONU (vétos russe et chinois), Washington prendrait la tête d’une intervention armée de l’OTAN, sous sa direction, comme en Serbie et en Irak.

    Dans un premier temps, il s’agirait de frappes aériennes contre les troupes russes. Elles sont faciles à réaliser à partir des bases d’Europe orientale (Pologne, Pays baltes) ou de porte-avions munis de F14 Tomcat positionnés dans  le Golfe persique ou en Baltique. Pour la première fois, un affrontement direct aurait lieu entre la Russie et l’OTAN, ce qui ne s’était jamais produit pendant la guerre froide.

    La suite des événements serait alors dramatique pour l’Europe mais conforme aux plans de Washington, ou plus exactement des ”trois sœurs” qui pilotent la Maison Blanche (voir plus bas).

    Le double but est 1) de créer en Europe orientale une situation de crise aigüe déstabilisatrice, qui affaiblirait toute l’Europe et renforcerait le tutorat américain ;

    2) d’obtenir une victoire militaire contre la Russie, forcée de se retirer d’Ukraine, en espérant humilier et faire tomber du même coup Poutine, bête noire de Washington, et le remplacer par un autre, un pion aux ordres.

    Cette stratégie stupide est inspirée par l’idéologie néo-conservatrice et néo-impérialiste américaine. Animée par un fanatisme ”soft”, dissimulé, elle tente de réagir au déclin relatif américain et de maintenir les USA comme ”unique superpuissance”.

    Casser les reins de la Russie apparaît comme un objectif constant. Ce rêve d’unique superpuissance, caressé lors de la chute de l’URSS, est d’autant plus poursuivi qu’il est hors de portée.

    Cette stratégie d’apprentis sorciers joue avec le feu. Elle peut déboucher sur une confrontation militaire ingérable. Elle est combattue par de nombreux lobbies à l’intérieur même des USA, voire même par l’impuissant Obama.

    L’idée que tout cela puisse déboucher sur une catastrophe, notamment nucléaire, est absente : on estime qu’une confrontation militaire avec la Russie ne débouchera pas sur une riposte nucléaire de cette dernière.

    C’est une grande différence avec les analystes de la guerre froide, Mac Namara ou Kissinger, qui prônaient la modération envers l’URSS pour éviter les frappes nucléaires.

    La nouvelle génération de analystes de la CIA et du Pentagone ne croit plus au deterrent (dissuasion) nucléaire russe. Ils pensent qu’on peut faire sans risques une guerre classique à la Russie, qui n’osera jamais utiliser ses armes nucléaires. Cette option stratégique, dépourvue de tout principe de précaution, est démente : cette démence (ou hubris), dissimulée sous le voile de la ”guerre juste”, est malheureusement la marque de fabrique de la politique étrangère américaine, qui, depuis que les ”Trois Sœurs” la dirigent, a perdu tous ses repères.

    Les Trois Sœursà la tête de l’Amérique

    En Syrie, Washington aide objectivement les djihadistes contre Bachar El Assad, mais en Irak, il les bombarde. De même que, jadis, en Afghanistan, les USA armaient les Talibans contre l’Armée rouge avant d’essayer en vain de les exterminer.

    L’invasion illégale de l’Irak a produit le résultat contraire à celui proposé : le chaos absolu. Inutile d’additionner les exemples que toute le monde connaît : la politique étrangère de Washington est celle du ”gendarme du monde”, du ”supersheriff” qui ne sait plus utiliser son bâton ou son révolver, qui perd pied partout et crée le désordre dans tous les saloons. La dernière lubie est de provoquer la Russie à la guerre après avoir créé la crise ukrainienne. (1)

    Les USA ne sont pas du tout une puissance ”militariste”, au sens de la Prusse, mais belliciste. C’est-à-dire que l’état permanent de guerre extérieure et de haut budget militaire est jugé profitable à la fois pour l’impératif d’hégémonie et pour celui de l’industrie d’armement, qui est une locomotive économique – ce qui est très bien vu.

    À condition que le sanctuaire américain ne soit pas touché (il l’a quand même été le 11 septembre, ce qui a bouleversé tous les repères et stimulé l’interventionnisme). C’est le concept de ”guerre de projection”. L’idéologie américaine, dans ce domaine, se fonde évidemment sur la morale, la démocratie d’apparence et une bonne conscience hypocrite issue du puritanisme anglais.

    Un affrontement armé de moyenne intensité, si possible sans envoi de troupes au sol, entre l’OTAN – c’est-à-dire en gros l’Europe sous commandement américain – et la Russie est le rêve secret du Pentagone et de la CIA, irrigués par l’idéologie belliciste des néo-conservateurs.

    Le Président Obama est vent debout contre cette stratégie, mais c’est un faible, qui est neutralisé. Il obéit, il essaie de freiner tant qu’il peut sans vraiment y parvenir. N’oublions pas que, contrairement à une légende, la Maison Blanche (l’exécutif) ne gouverne pas réellement la politique américaine, sauf quand elle se plie– comme Johnson, Reagan et les deux Bush – aux injonctions de la CIA, du Pentagone et du complexe militaro-industriel, qui sont les ”trois sœurs” qui dirigent réellement les USA. Les Présidents qui essayent de s’opposer aux Trois Sœurs sont soit assassinés (Kennedy) soit démis (Nixon).

    On laisse tranquille les faibles  (Carter, Obama) qui ne sont pas d’accord mais laissent faire.

    Les  Trois Sœurs, bien que très puissantes, sont très mauvaises en stratégie et s’en prennent le plus souvent aux ”mauvais cochons” pour parler comme Churchill.

    Elles désignent le plus souvent le mauvais ennemi, s’allient à de mauvais amis, changent constamment d’alliances, combattent ceux qu’elle viennent d’armer Concernant le djihad islamique, qui est objectivement l’ennemi principal de tous les peuples civilisés, elles l’auront plus aidé concrètement  que combattu.

    Elles n’ont pas conscience du danger qu’il représente.

    Cependant, les Trois Sœurs ont un objectif constant : empêcher la renaissance de la puissance russe, car face à la montée inexorable de l’immense Chine, elles ne peuvent strictement rien. Elles se concentrent donc sur trois cibles :

    1) maintenir l’Union européenne dans la dépendance, ce dont les Européens, assujettis volontaires, sont les seuls responsables ;

    2) éviter à tout prix une alliance stratégique et économique forte entre l’UE et la Fédération de Russie, en enfonçant notamment un coin entre les deux, c’est-à-dire la Pologne, les Pays Baltes et l’Ukraine, priés de devenir russophobes ;

    3) affaiblir, déstabiliser puis amollir de l’intérieur la Russie, afin de la neutraliser en douceur.

     

    C’était bien parti avec Eltsine.

    Avec Vladimir Poutine, cet objectif géostratégique s’est heurté à un obstacle.

    Il ne restait plus pour les Trois Sœurs qu’une seule option, le Plan B : la guerre.     Nous y sommes.

     

    (1) Voir mon livre Le Coup d’État mondial, essai sur le nouvel impérialisme américain, L’Aencre.

    Guillaume Faye

    Source : le blog de Guillaume Faye.


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    LE PARTI DE LA FRANCE SUR TOUS LES FRONTS




    Le Parti de la France se mobilise pour le rassemblement du 7 septembre à Calais !


     A l'appel du Collectif Sauvons Calais, le Parti de la France participera au grand rassemblement contre la colonisation migratoire de Calais, de la France et de l'Europe organisé le dimanche 7 septembre Place d'Armes à Calais.

     Thomas Joly, secrétaire général du PdF, prendra la parole afin de dénoncer la submersion migratoire et la substitution de notre peuple méthodiquement manigancées par nos gouvernants depuis des décennies.

    Le peuple français a encore des droits chez lui, notamment celui de vouloir rester français et de refuser que toute la misère du monde ne vienne s'y installer.
     Le Parti de la France a pour objectif la décolonisation migratoire et la désislamisation de la France et de l'Europe menacées tant par les forces mondialistes que par des peuples conquérants et fanatisés par une religion étrangère à notre civilisation.

     Tous les militants, adhérents et sympathisants du Parti de la France sont invités à participer à ce rassemblement unitaire contre l'immigration-invasion.


    Si vous partagez notre enthousiasme, si vous aussi souhaitez peser sur les évènements, rejoignez-nous !


    ET AUSSI

    Les antifas souillent déjà leurs sous-vêtements




    Le dimanche 7 septembre, le groupe local de fascistes "Sauvons Calais" fera à...

    lahorde.samizdat.net|  Par La Horde


    Depuis des années, les gauchistes et suprémacistes islamiques, avec la complicité des grands médias, clament à tout vent que toute opposition au jihad terroriste et au suprémacisme islamique est une réaction de haine.








    Le Parti de la France
    6, Allée des Templiers
    78860 Saint Nom La Bretèche

    Tel : 09 67 17 81 36 - Fax : 01 41 10 81 36
    Email : lepdf@orange.fr





    LE 14 SEPTEMBRE LE PDF/BRETAGNE PRÉSENT À LA FÊTE CHAMPÊTRE DU
    C N C



    Anciens militaires et amis(es)

    Réservez dés maintenant !

    Le Dimanche 14 Septembre à Le Chenêt ( Noyal-Chatillon


    10h30   Accueil

    11h       Cérémonie des couleurs et Discourt du Secrétaire Général et Délégué Régional ( Bretagne )

    12h30   Repas de Cohésion CNC 22, CNC 29, CNC 35, CNC 56 et autres ......


    Prix du repas: 23 Euros Apéritif, Vins et Café compris  


    15H-----------18H      JEUX,TIR,TOMBOLA ETC.........


    18H Descente des couleurs .


    Réservation obligatoire, avant le 9 Septembre .


    Les Amis ( es )  du CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS sont les bien-venus !



    Pour tous renseignements

    Emai:  madore.michel@sfr.fr

    Tél:  06 17 64 19 60


    LE DERNIER LIVRE DE ROGER HOLEINDRE SERA EN VENTE À LA KERMESSE

     

    Cliquez sur les images pour les agrandir

    par Roger Holeindre

    « Le soldat n'est pas un homme de violence.« Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes
        qui ne sont pas les siennes.« Son mérite est d'aller, sans faillir, au bout de sa parole.« Tout en sachant qu'il est voué à l'oubli. »







    LE 27 SEPTEMBRE EN BRETAGNE



    UNION DES DROITES NATIONALES EN BRETAGNE !


    Pour un Renouveau National, Social et Populaire !

    Les Volontaires du PDF trouveront tout le matériel militant chez leurs Délégués nécessaire aux actions que ce soit sur internet ou sur le terrain.

    Notre communication est avant tout vitale, et vise à avoir un impact efficace et immédiat, sur tous les supports disponibles.

    Nous comptons sur vous, chaque action compte, aussi minime soit elle.

    Dans les villes et villages nous comptons sur vous pour propager notre message, par des collages d’affiches, de stickers, ou par des distributions de Tracts .

    Les réseaux sociaux doivent ainsi être exploités au maximum, mais l’aspect virtuel ne suffit pas.
    Chacun, à son niveau, peut contribuer à l’effort de faire connaître notre mouvement : il suffit de franchir le cap !

    Sans oublier l' Adhésion ,qui est le nerf de la guerre  d' un parti politique !

    Des affiches, autocollants sont disponibles Chez vos délégués du 22,29,35 et 56 .

    Dans le cadre des futurs Élections Régionales et Cantonales ( Décembre 2015 ) des réunions Patriotiques et de Cohésions auront bien lieu dans toute la Bretagne !



    Pour la rentrée CARL LANG , Président du Parti de la France sera présent le Samedi 27 Septembre À PONT-AUGAN près de BAUD dans le Morbihan !

    Le prix du repas est fixé à 25 Euros ! Apéritif vins et café compris !

    Vous pouvez réserver dés maintenant ! les chèques faisant foi de réservation !
    Attention: Les places sont limitées !


    Pour plus d' information:


    Monsieur Daniel Lucas Délégué du PDF dans le Morbihan (56 )

    Tél: 06 65 61 08 62
    Email: daniel-lucas1313@bbox.fr



    Pour être informé: les sites du PDF / BRETAGNE


    Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

    BLOG : http://pdfbretagne.blogspot.fr/

    Mail : pdfbretagne@orange.fr



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    Convoi humanitaire russe pour Lougansk : des chauffeurs racontent

     

     convoi-humanitaire-russe-1-mpi

    Dans son édition de ce lundi, le journal russe Rossiïskaïa gazeta publie des témoignages de chauffeurs ayant pris part au fameux convoi de 280 camions d’aide humanitaire à destination de la ville rebelle de Lougansk.

    Andreï Koneev, volontaire de la région d’Orenbourg décrit en ces termes l’accueil reçu : « Les habitants nous ont accueillis les larmes aux yeux.

    Nous sommes arrivés à temps – la famine dans la ville a atteint une telle ampleur que les gens ramassaient les graines de sarrasin tombées de certains sacs percés. […]

    On a attendu dix jours la Croix-Rouge, qui n’a pas rempli sa mission au final. Nous ne les avons pas attendus et sommes partis.

    C’était impossible d’attendre davantage.

    J’ignore ce qu’on écrit à propos de nous sur internet, mais je suis persuadé d’avoir tout fait correctement.»

    Lougansk-2-mpi

    Des femmes pleuraient et montraient des photos de leurs enfants aux chauffeurs russes, les suppliant de ne pas les abandonner. « C’est terrible à regarder. La nuit, j’aidais à décharger le camion quand une fillette d’environ neuf ans s’est approchée de moi. Je lui ai donné de la confiture de la ration et elle s’est jetée dessus comme si elle n’avait pas mangé depuis plusieurs jours. Je lui ai donnée toute la ration, elle s’est éloignée de moi, a mangé encore quelque chose et est repartie avec le reste.

    Peut-être pour sa famille, si elle est encore en vie, ou peut-être pour plus tard… Je n’ai même pas eu le temps de demander d’où elle venait à une heure aussi tardive… […]

    J’avais vu des choses de ce genre à la télévision et c’est très étrange de l’observer en réalité. Comme si un enfant fâché avait joué et jeté ses affaires partout dans la maison.

    Mais ce n’est pas un jeu. C’est la réalité.

    C’est épouvantable.» témoigne un chauffeur originaire de Volgograd.

    convoi-humanitaire-2-mpi

    Ce qui se dégage principalement des témoignages recueillis par Rossiïskaïa gazeta, c’est la certitude qu’ont acquis les membres de l’expédition du bien-fondé de l’aide humanitaire apportée à leurs frères de Nouvelle-Russie.

     

    Quasiment tous les volontaires russes ont émis leur intention de recommencer dès que possible et bénévolement.

     

    Baudouin Lefranc


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    Published On: Mon, Aug 25th, 2014

    Patrick Montauzier : l’homme qui a fait sauter Versailles

     

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    BREIZATAO – MENSUEL DE RENNES (25/08/2014)

     

    Dernier opus de notre série estivale d’anciens portraits du Mensuel, retrouvez cette semaine celui de Patrick Montauzier. Figure ténébreuse de l’indépendantisme breton, condamné à quinze ans de prison puis gracié par Mitterrand, le Rennais a participé à une trentaine d’attentats contre les symboles de l’Etat français.

    Près du canapé veille une statue de Nominoë de bois. Epée à la main, allure guerrière, œil vif, le « Tad ar vro » (« Père de la patrie »), premier souverain de Bretagne au IXe siècle, symbole de la résistance face aux Francs, jouxte une croix celtique posée au mur. Nous ne sommes pas dans un musée du nationalisme breton, mais dans un modeste appartement du Blosne, à Rennes.

    Patrick Montauzier reçoit ici, chez lui, en jeans et chaussons. Sans fioriture, comme l’homme du peuple qu’il prétend incarner.

    De fait, Montauzier est un « prolo », un vrai, fier de sa basse extraction. Signes distinctifs : un épais bouc poivre et sel et, surtout, des yeux bruns perçants, composante majeure d’un regard d’acier.

    Avant que l’on ne pénètre dans le vif du sujet (sa vie, son œuvre), Patrick Montauzier évoque l’évolution du quartier, déplore l’« insécurité » et les « incivilités » qui « gangrènent », selon lui, le Blosne. En cause : l’« immigration ».

    Certains glosent sur le temps qu’il fera demain, lui embraye sans préliminaire sur la « déculturation » et l’« islamisation » en Bretagne. Voilà qui annonce la couleur. On n’en attendait pas moins. Extrémiste de droite ras du front, Montauzier ? Ce serait trop simple.

    Cette figure du nationalisme breton, ex-artificier clandestin reconverti en créateur de partis indépendantistes, recèle des ambiguïtés à l’image de son parcours : sinueux.

    « Dangereux terroriste »

    1979. Dans la nuit du 25 au 26 juin, ça pète au château de Versailles. Un pain de plastic explose dans la galerie des Batailles.

    Premier attentat jamais commis dans l’antre du Roi Soleil. Plusieurs dizaines de mètres carrés sont ratiboisés. Des tableaux en lambeaux jonchent le sol, côtoyant des menuiseries arrachées et des plâtres en miettes. Branle-bas et indignation dans la France de Giscard. « Manifestement, l’auteur est un fou, s’indigne Hubert Landais, directeur des musées de France, au JT de 20 h de TF1*.

    S’attaquer à des richesses nationales est sûrement un signe de déséquilibre. »

    Le « fou » en question s’appelle Patrick Montauzier, alias Colonel Armand, membre du Front de libération de la Bretagne (FLB).

    Accompagné d’un camarade, il a déposé la bombe la veille, en plein jour, avec un réveil électronique en guise de minuterie.

    A leur retour à Rennes, ils ont scotché un message de revendication signé FLB sur une borne téléphonique de la rocade. Problème : les deux compères apparaissent depuis longtemps sur les écrans radars des services de renseignement.« On savait qu’on était surveillés depuis plus de six mois, affirme aujourd’hui Montauzier. Avant de me mettre au vert, je voulais faire un attentat spectaculaire. » Objectif atteint.

    Ce coup d’éclat lui confère le respect ad vitam aeternam de certains nationalistes bretons. Montauzier est « l’homme qui a fait sauter Versailles ». « C’est quelqu’un d’écouté, grâce à son passé et à son autorité personnelle, affirme aujourd’hui un proche. Sa légitimité dure dans le temps. »

    Une « légitimité » acquise au prix d’un passage par la case prison.

    Deux jours après l’explosion, la police le cueille chez lui, à Rennes. Il est considéré comme « dangereux terroriste ». « J’ai fait six jours de garde à vue, soit 144 h. Je n’ai avoué qu’à partir de la cinquième nuit. On nous interrogeait tout le temps, sans nous laisser dormir. Au bout d’un moment, t’es acculé ! Mais on savait où on mettait les pieds. Je n’ai jamais pleuré sur les conditions de garde à vue. Faut assumer ses actes. »

    Au terme de son procès, il écope de quinze ans ferme. La justice lui attribue plus de vingt attentats. A cette époque, déjà, la République blaguait peu avec les poseurs de bombes, furent-ils buveurs de chouchen.

    « Ils nous en voulaient pour Versailles ! J’ai fait onze mois à l’isolement dans une cellule sans fenêtre, entravé au pied, avec une tenue pénitentiaire alors qu’elle est interdite pour les prisonniers politiques. J’ai eu droit à des transferts très mouvementés avec feu dans le fourgon, coups de matraque et de boucliers et une entrée remarquée à Fresnes. »**

    En prison, le soldat Montauzier plie mais ne rompt pas. Son « amour » pour la Bretagne s’affirme, sa colère contre la France, Etat « colonisateur », s’aiguise. Il lit « beaucoup » et approfondit des convictions nationalistes forgées depuis l’adolescence.

     

    Double vie

    Dans les années 1960, le jeune Montauzier, fils d’un ouvrier de l’Arsenal (également haut gradé de la CGT d’Ille-et-Vilaine) et d’une mère au foyer, entend le présentateur Charles Ar Gall parler breton sur l’ORTF. Déclic. « Je me suis dit qu’il existait une autre langue. Ensuite, j’ai lu l’Histoire de la Bretagne de l’abbé Poisson***. J’ai découvert un pays que je ne soupçonnais pas. » Un militant s’éveille.

    En bon rejeton de syndicaliste, Patrick Montauzier s’engage aux Jeunesses communistes (JC).

    Il guette en parallèle les premiers attentats du Front de libération de la Bretagne (FLB). Il « divorce » avec les JC fin 1967 et flirte un moment avec la gauche maoïste révolutionnaire. Lycéen en 1968 à Rennes, il participe aux défilés de mai « sous les Gwenn ha du ».

     

    Au début des années 70, il adhère au parti nationaliste et fédéraliste breton Strollad ar vro et, brièvement, au Parti communiste breton (PCB). Puis viennent les « années de poudre ».

    A partir de 1974-1975, des explosions retentissent presque tous les mois dans les quatre départements bretons. Généralement revendiqués par le FLB ou par une de ses composantes (Armée révolutionnaire bretonne et Armée républicaine bretonne), les attentats visent des symboles étatiques français. Les auteurs exigent l’indépendance de la Bretagne.

    Tout cela fascine davantage Patrick Montauzier que les palabres des groupuscules maoïstes.

    Sa fibre « Breizh » vibre à plein tube.

    « On s’est dit qu’il fallait passer à l’action. On a voulu créer notre groupe FLB en Ille-et-Vilaine. » Boites aux lettres mortes, recrutements clandestins, réunions secrètes… A peine trentenaire, Patrick Montauzier mène une double vie : chauffeur-livreur le jour, « terroriste » la nuit.

    « Le premier attentat, ça a été un événement. Il a fallu apprendre à voler des explosifs dans les carrières et à les manier en veillant à ne pas faire n’importe quoi. » L’artificier fait son nid. Il devient maître en l’art du vol d’explosifs et effectue ou supervise « une bonne trentaine » d’attaques. Dégâts matériels uniquement. « Il y avait un objectif derrière chaque attentat, justifie-t-il. On visait l’Etat colonial français, à travers notamment les impôts et les gendarmeries. A un moment, on s’est demandé si on n’allait pas lasser les Bretons et on a décidé de passer à la vitesse supérieure. »

    Le militant clandestin veut « taper fort ». Il déclenche en 1979 l’opération « Versailles »… avec le résultat que l’on sait.

     

    Evolution idéologique

    L’artificier ne croupit pas derrière les barreaux, malgré sa lourde condamnation. En 1981, le président Mitterrand, fraîchement élu, opère « un grand ménage » dans les geôles françaises. Le pouvoir libère des prisonniers politiques dans une optique de « réconciliation nationale ». Patrick Montauzier est gracié. Retour à Rennes et aux affaires. La poudre en moins.

    A partir de cette date, Montauzier entame sa « deuxième vie » de militant. Il abandonne les bombes et embrasse définitivement la politique « officielle ». Un choix guidé par la raison (difficile de regagner la clandestinité sans affoler des services de renseignement toujours aux aguets) et par l’idéologie : « Sans force politique légale pour l’appuyer, le mouvement armé était voué à l’échec. Or, il n’y avait pas de grands partis politiques bretons pour relayer les revendications des clandestins. » En 1982, quelques mois seulement après sa sortie de « zonzon », il cofonde le Parti pour l’organisation de la Bretagne libre (Pobl), aux côtés notamment de Yann Fouéré. Ce dernier est une figure de proue de l’autonomisme breton. Nationaliste au parcours tortueux, partisan d’une « Europe des ethnies », Fouéré est le maître à penser de Patrick Montauzier :« C’est un père spirituel. Cet homme a voué toute sa vie à la Bretagne. »

    Le Pobl, parti fédéraliste européen classé au centre-droit, rassemble quelques centaines de sympathisants à son apogée au début des années 90. Il envoie des candidats aux élections régionales, sans parvenir à créer une réelle dynamique, ni à rafler des scores faramineux. Montauzier, dans le même temps, vire à droite toute.« J’ai pris conscience que la gauche avait toujours menti à la classe ouvrière. Quatorze ans de socialo-communisme en France n’ont rien apporté aux ouvriers. Or, je suis un fils du peuple resté près du peuple. Je n’accepte pas qu’on le trahisse. Je suis pour une droite sociale et nationale, avec un respect des valeurs fondamentales que sont la famille, les traditions et les racines. »

    En guise d’« aboutissement » de cette évolution idéologique, Patrick Montauzier fonde Adsav ! en 2000. Un « parti du peuple breton » indépendantiste, étiqueté « droite nationale » par son instigateur. Ce dernier réfute l’expression « extrême droite », mais ses chevaux de bataille ne trompent pas.

    Dans le journal bimestriel du parti, intitulé War raok et dirigé par Montauzier, il est question de « corruption des mœurs » et de « perversion » des valeurs chrétiennes et celtes par les « lobbies » homosexuel, progressiste ou musulman.

    Morceau choisi :« [Le] basculement […] pour la Bretagne s’est amorcé avec sa francisation qui, aujourd’hui, arrive à son terme, et se prolonge par la force de l’immigration […] Nos yeux grand ouverts voient nos villes, nos bourgs, nos villages, nos rues et nos écoles devenir les copies conformes des cités crasseuses dites des “pays émergents”. »

    Le reste est à l’avenant… Pas étonnant, dans ce contexte, que les leaders d’Adsav ! frayent avec ceux du Vlaams belang flamand et de la Ligue du Nord italienne****.

     

    Malgré des scores « corrects » aux élections cantonales de 2008 (Patrick Montauzier obtient 4% des voix à Dol-de-Bretagne), Adsav ! ne s’est jamais imposé dans une mouvance autonomiste bretonne qui peine à décoller dans les urnes.

    Surtout, ses positions très droitières lui valent des réprobations catégoriques et unanimes dans une région majoritairement centriste et modérée.

     

    Le retraité Montauzier, désormais grand-père, passionné de pêche en rivière, ne semble pas ébranlé par ces critiques. Il croit dur comme granit à l’utilité de son « combat » pour l’indépendance de la Bretagne : « Si nous n’avions pas existé, il n’y aurait pas eu d’école Diwan, par exemple. »

     

    Si c’était à refaire ? « Je referais tout. Ah oui, tout ! J’essaierais juste de ne pas me faire prendre. »

    About the Author

    - Tyler Durden est en charge de la correction des articles et du suivi technique du site. Il publie également des articles en rubrique "actualités".

    Source :  http://breizatao.com/2014/08/25/patrick-montauzier-lhomme-qui-fait-sauter-versailles/


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    Published On: Tue, Aug 26th, 2014

    Ukraine : Panique à Mariupol, les premiers “libérateurs” noirs arrivent Moldavie (MAJ permanente)

     

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    BREIZATAO – ETREBROADEL (MISE A JOUR) BREIZ ATAO met sur ce fil les dernières nouvelles disponibles sur les derniers développements en Ukraine et entre la Russie et l’Otan.

    Edition du 26/08/2014 :

    Mise-à-jour : les premiers “libérateurs” de la démocratie occidentale ont été photographiés dans un hôtel à Chisinau, capitale de la Moldavie. Depuis plusieurs semaines les USA préparent une attaque en règle de la république de Transdniestrie, prorusse. On notera que la Moldavie se met déjà à l’heure africaine grâce à la CIA. L’exécutif de la République Populaire du Donetsk a déjà évoqué le mois dernier la présence de mercenaires de race africaine parmi les morts des forces de Kiev/Washington.

    Un groupe de soldats américains a été photographié au restaurant Maximilian Pub and Grill dans la capitale de la Moldavie, a signalé le Agence « nouvelle Russie“. Plus tôt un groupe de militaires états-Uniens avec des uniformes des forces spéciales a été remarqué en ville.

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    Situation militaire :

    - La percée des forces d’autodéfense du Donbass dans le Sud, atteignant la Mer d’Azov, a semé la panique à Mariupol, une ville côtière désignée comme nouvelle forteresse par l’Otan. La ville est d’ores et déjà abandonnée par les représentants du régime de Kiev. La Garde Nationale ukrainienne (politisée) semble encore présente dans le secteur, ses intentions inconnues (source). Voici l’état actuel du front dans ce secteur :

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    - Cette percée au Sud est appuyée par une offensive, en parallèle, au nord de celle-ci. Elle vise Mikil’s’ke à l’Ouest et Volnovakha, au Sud. Il semble que les milices prorusses veuillent une nouvelle fois tenter d’encercler les troupes de l’Otan restées en arrière en faisant joindre, comme une pince, des éléments de l’offensive Sud et Nord. Le saillant est visible en orange sur cette carte :

    2014-08-26 17_50_35-Military Maps

    - Dans le même temps, en arrière de ce saillant, sont toujours prisonniers 5 000 hommes des 28ème et 30ème brigades mécanisées, ainsi que la 95ème brigade aéroportée :

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    - Au nord de Donetsk, il semble que les forces de l’Otan tentent de dégager le chaudron où sont enfermés des restes d’unités ukrainiennes :

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    - A Donetsk, continuellement bombardée depuis des semaines, la situation n’a pas sensiblement évoluée, même si au Sud-Ouest de la ville, des opérations menées par les forces prorusses tendent à démontrer qu’elles tentent de passer à l’offensive dans ce secteur. Kiev et Washington semblent acheminer des réserves sur ce secteur et les milices s’attendent à de durs combats dans la zone (source).

    - A Louhansk, la ville est dégagée au Nord Ouest. Au Sud demeurent des unités ukrainiennes prisonnières en cours d’anéantissement. Les forces du Donbass attaquent massivement plus au Nord, à Severodonetsk. Il s’agit de la base arrière des troupes assaillant Louhansk. Sa capture conduirait pour ainsi “mécaniquement” au repli des derniers éléments situés au Nord-Est de la capitale de la république, si elles veulent éviter la destruction par un crochet vers l’Est, jusqu’à la frontière russe, des troupes combattant actuellement à Severodonetsk :

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    Point sur la situation :

    - Globalement, la mutation des milices du Donbass en unités conventionnelles est un succès réel. Il est très difficile de basculer aussi vite d’une organisation conçue pour agir en guérilla, à une organisation massant des formations blindées chargées de réaliser de grandes manoeuvres.

    Les milices du Donbass sont à l’évidence très à l’aise dans l’exécution de celles-ci et il est pour ainsi dire impossible qu’une guérilla parvienne à réaliser, en une semaine, une telle transition opérationnelle. Les phases tactiques des milices s’enchaînent avec aisance et rythme.

    Il fait peu de doutes que les mouvements des milices du Donbass sont étroitement coordonnés par des officiers supérieurs professionnels maîtrisant la “grammaire” de la guerre de mouvement.

    - Le commandement des milices du Donbass avait donc annoncé à raison son offensive, il y a deux semaines. Elle a patiemment accumulé hommes et matériel avant de les lancer dans la bataille. Kiev/Washington a contrario ont systématiquement envoyé leurs réserves à l’assaut, comptant sur la masse pour écraser les forces d’autodéfense, sans regard pour les pertes. Cette stratégie a systématiquement conduit à des désastres, en l’occurence, des encerclements savamment mis en oeuvre par les milices. Celles-ci “reculent” sous la pression pour former un corridor que ses troupes referment sur les arrières de l’envahisseur. Les forces ukrainiennes semblent incapables de modifier leur approche tactique.

    - La stratégie des milices du Donbass apparaît comme classiquement “napoléonienne”. Elles misent tout sur la mobilité de ses troupes et leur capacité de concentration. Elles anéantissent lors de batailles successives les forces ennemies débordées et surprises par un ennemi supérieur à un instant T. Cette approche a été si bien réussie que le front ukrainien semble totalement détruit, tronçonnés en de nombreux points.

    - Il est pour l’heure impossible de deviner la quantité de réserves dont disposent les forces de l’Otan. Mais elles ont perdu un volume important de matériel lourd et surtout d’officiers et de sous-officiers ayant acquis ces cinq derniers mois nune expérience nécessaires aux nouvelles troupes. Leur mise en oeuvre sera problématique si elle a lieu. L’état-major de Kiev en revanche a clairement montré son incompétence et, quoiqu’il arrive, un profond remaniement devrait avoir lieu.

    - Les milices du Donbass disposant d’un effectif encore restreint (20 000 hommes), leur progression victorieuse va nécessairement aboutir à un front étendu, difficile à défendre. Dans ces conditions, l’Otan devrait vraisemblablement continuer à opter pour la carte du surnombre, espérant user les milices jusqu’à épuisement complet et tenter à son tour d’encercler des unités trop isolées.

    - La question centrale est donc de savoir si Kiev/Washington disposent de troupes fraîches, en quelles quantités et commandés par qui.

    Situation politique :

    - Le président ukrainien, Piotr Porochenko, a annoncé la dissolution de l’assemblée ukrainienne (source).

    Situation diplomatique :

    - Viktor Orban, premier ministre de Hongrie, recherche des alliés en Europe pour améliorer les relations avec la Russie (source).

    Edition du 25/08/2014 :

    Situation militaire :

    - La situation dans le Sud-Est de l’Ukraine a connu un renversement complet. Les forces d’autodéfense du Donbass sont passées sans transition de la défense à la contre-attaque générale, aboutissant à des percées impressionnantes.

    - Au Nord-Est, près de Louhansk, les forces de l’Otan ont été encerclées et sont en voie d’anéantissement. L’offensive des forces prorusses se poursuit vers le nord à un rythme soutenu (flèche rouge) :

    2014-08-25 14_39_21-Military Maps

    - Les débris des brigades assiégeantes sont désormais loin des lignes ukrainiennes :

    2014-08-25 14_42_58-Military Maps

    - C’est cependant au sud que le front ukrainien s’effondre de la façon la plus spectaculaire, les milices du Donbass étant sur le point de déboucher sur les rivages de la Mer d’Azov. Leur prochain objectif sera à n’en pas douter Mariupol, qui est à l’heure actuelle en état d’alerte :

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    - Cette percée au Sud a abouti à l’encerclement complet du commandement du 8ème Corps d’Armée ukrainien composée de la 28ème et 30ème brigades mécanisées, de la 95ème brigade aéroportée ainsi que les bataillons de volontaires “Aidar”, “Donbass” et “Shakhtersk”. Cela représente 5000 hommes, 50 chars, 200 blindés légers et 50 pièces d’artillerie (zone encerclée en orange) :

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    - Des prisonniers des forces pro-Otan ont du défiler, hier 24 août, fête de l’indépendance de l’Ukraine, dans les rues de Donetsk, sous les sifflets de la population :

    - La fête de “l’indépendance de l’Ukraine” a été célébrée à Kiev, avec un public conforme au projet voulu par les nouveaux maîtres du pays (source) :

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    Situation diplomatique :

    - Angela Merkel semble pressée d’en finir et appelle à la fin des hostilités, redoutant qu’une crise se prolongeant ne menace le ravitaillement en gaz de l’Allemagne cet hiver. Le président russe Vladimir Poutine et le président Piotr Porochenko se rencontreront demain pour discuter de la situation (source).

    - Au même moment, le Vice-Chancelier allemand a exprimé la position de son pays sur la solution qu’il préconisait : la fédéralisation de l’Ukraine (source).

    Edition du 24/08/2014 :

    Situation militaire :

    - L’offensive de Kiev/Washington sur Louhansk et Donetsk s’est transformée en véritable désastre après le passage des forces prorusses à la contre-attaque. Si la situation du Donbass était critique il y a encore deux semaines, il semble que les renforts venus de Russie, notamment en matériel, ont permis de consolider le front puis d’y engager des réserves stratégiques une fois l’effort ennemi épuisé.

    - Une nouvelle fois, les forces pro-Otan profondément avancées dans le dispositif des forces du Donbass se sont fait couper de leurs arrières et sont maintenant en train d’être détruites.

    - A Louhansk, non seulement les forces du gouvernement ukrainien ont été contenues, mais les milices du Donbass sont maintenant entrées en phase offensive stratégique. Ayant percé massivement et débordé les lignes ukrainiennes, elles peuvent désormais frapper les centres de soutien de l’arrière. Les milices du Donbass ont ainsi totalement encerclé les brigades ukrainiennes autour de Louhansk (droite de la carte). Au Nord-Ouest, elles progressent en direction de Severodonetsk (flèche rouge principale) :

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    - Autour de Louhansk, les troupes ukrainiennes sont prisonnières dans deux “chaudrons” distincts, l’un au nord, l’autre au sud. Ces troupes avaient pratiquement encerclé la capitale de la république, avant que les forces d’autodéfense ne les enferment hier. Ici, le chaudron sud :

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    - A l’Est, à Donetsk la situation n’a pas connu d’évolutions notables mais il semble que les forces de Kiev/Washington continuent de disposer de l’initiative autour de la ville. Dans le sud, la situation est confuse : attaques et contre-attaques se succèdent, sans gains notables de part et d’autre :

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    - Vidéo des combats autour Ilyovaisk, au Sud-Est de Donetsk :

    - Les forces pro-Otan totaliserait 23 498 tués et blessés, 158 prisonniers et 8 972 disparus et déserteurs. Soit environ 33 000 hommes en 5 mois d’opération.

    Edition du 23/08/2014 :

    Situation militaire :

    - 8 parachutistes russes de la 76ème division aéroportée, basée à Pskov, seraient hospitalisés à Louhansk dans un état critique. 30 autres auraient été dirigés vers Rostov (source).

    - Voici la ligne de front en date d’hier. Les troupes ayant tenté l’encerclement de Louhansk, au nord-est, sont encerclées :

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    Edition du 22/08/2014 :

    Situation diplomatique :

    - Le gouvernement russe a annoncé qu’il envoie son convoi humanitaire unilatéralement à Louhansk, sans l’autorisation de Kiev. “Toutes les excuses pour délayer la livraison de l’aide ont été épuisées par Kiev” a commenté le ministère des Affaires Etrangères russe (source).

    Situation militaire :

    - Sur le front de Louhansk, au nord du Donbass, les forces pro-Otan ont lancé une contre-attaque sur la ville de Stanitsya Luhanska qui protège le flanc nord-est de la capitale de la république. Elles en avaient été chassées hier par les troupes d’autodéfense. Celles-ci sont en revanche toujours aux portes de Schastya, au nord de la ville. Enfin, leur contre-attaque visant à encercler les assiégeants de la capitale a réussi :

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    - Au sud de la ville de Donetsk, les forces du Donbass ont réussi une percée spectaculaire, permettant de menacer d’encerclement les troupes pro-Otan qui tentent depuis deux jours de couper Donetsk de Louhansk :

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    - Exercices massifs de défense passive dans le métro de Moscou, transformé pour l’occasion en abris anti-aériens et anti-radiations (source).

    - Mouvement de blindés biélorusses vers la frontière avec l’Ukraine :

     

    - Bombardements sur la ville de Donetsk, hier :

     

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    Edition du 21/08/2014 :

    Situation militaire :

    - Les forces d’autodéfense du Donbass ont poursuivi leur offensive lancée avant-hier au nord de Louhansk, non loin de la frontière russe. Après s’être assurées de la la reconquête de Stanitsya Luhanska, les milices prorusses ont atteint Schastya (flèche rouge, en haut de la carte, à droite). Cette ville est la base arrière qui permet de ravitailler les troupes pro-Otan tentant d’encercler la capitale de la république de Louhansk. Dans le même temps, les forces d’autodéfense tentent d’enfermer les assiégeants dans un nouveau “chaudron” (flèche rouge, en bas de la carte). Les forces pro-Otan risque de connaître un désastre :

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    - Les forces de Kiev/washington auraient réalisé des progrès significatifs au sud, sur les arrières de Donetsk. A Ilovaysk, les milices patriotiques du Donbass ne seraient plus en possession que d’un tiers de la ville. Ce mouvement des troupes ukrainiennes permet à celles-ci de menacer la route H21 qui relie la république de Louhansk à celle du Donetsk et assure à la ville de recevoir des renforts et du ravitaillement. C’est peut-être le véritable objectif de la phase offensive actuelle. Rappelons que le gouvernement de Kiev a fait de la conquête de Donetsk pour le 24 août, fête de l’indépendance, un symbole. Elle est cependant improbable, en revanche son encerclement demeure une possibilité :

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    - La situation générale demeure fragile autour de Donetsk pour les milices qui, malgré une résistance tenace et un commandement ukrainien commettant des erreurs répétitives, sont sur la défensive. En revanche, au nord, autour de Louhansk, les milices du Donbass ont clairement repris l’initiative et vont peut-être infliger une défaite significatif aux troupes pro-Otan, ce qui augurerait d’un repli stratégique de ces dernières.

    - Une retraite générale est en tout cas à l’étude au ministère de la Défense, à Kiev. L’état-major étudie le passage à une campagne d’automne et d’hiver. En cas de retraite, un repli sur l’axe Mariupol – Slaviansk est envisagé. Des travaux de fortification y auraient été entrepris. Kiev entend ainsi barrer la route de Kharkov aux milices prorusses (source).

    - Un reportage sur la ligne de front, hier :

    Situation diplomatique :

    - La Transdniestrie, une république prorusse autoproclamée en 1992, a annoncé la mobilisation de son armée, qui compte 20 000 hommes. La petite république craint une action armée de la Moldavie, sur ordre de Washington, afin de neutraliser le contrôle russe du Dniestr (source).

    Edition du 20/08/2014 :

    Mise-à-jour :

    - Ilovaysk serait tombée aux mains des forces de sécurité de Kiev/Washington (source) qui font face à des contre-attaques de la part des milices du Donbass (source).

    Situation militaire :

    - La contre-attaque menée par les forces prorusses, au Nord-Est de Louhansk, a permis la reconquête de Stanitsya Luhanska. Les troupes ukrainiennes n’y ont pas opposé de résistance consistante. Voici la nouvelle ligne de front dans cette zone :

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    - Dans la région de Donetsk en revanche les troupes pro-Otan conservent l’initiative. Leur effort porte sur la ville de Ilovaysk, en arrière de la ville de Donetsk. Les forces de Kiev/Washington y ont mobilisé tout ce qu’ils possèdent de réserves afin de s’emparer de cette ville stratégique qui permettrait d’envisager l’encerclement de la capitale de la république. Rappelons que l’état-major de l’Otan s’est donné comme date butoir le 24 août pour conquérir Donetsk.

    Il se dépêche donc de rompre le front avant que les milices du Donbass ne finissent de détruire le deuxième chaudron, non loin de là, où sont prisonnières deux brigades du régime de Kiev.

    Les forces pro-Otan savent que Ilovaysk recevra alors des renforts appréciables pour stopper l’offensive dans le secteur.

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    - La Russie continue d’envoyer des équipements de ses surplus issus de la Guerre Froide dans le Donbass. Un convoi aurait été signalé en direction de Louhansk comportant des camions lance-roquettes GRAD ou des cuisines de campagne (source).

    - Le rapport de force entre les deux camps s’établit désormais ainsi, selon les forces d’autodéfense du Donbass : pour le camp prorusse, de 19 000 à 23 000 soldats, 130 blindés lourds et légers, 50 pièces d’artillerie de divers types.

    En face, les forces pro-Otan aligneraient désormais entre 48 000 et 52 000 soldats, de 550 à 600 blindés lourds et légers, 270 pièces d’artillerie de divers types, 15 avions et de 5 à 10 hélicoptères. Soit un rapport de 1/2 en infanterie, de 1/4 en blindés, de 1/5 en artillerie.

    L’état-major des forces d’autodéfense estime que le rééquilibrage des forces, du aux renforts en volontaires et matériel en provenance de Russie, a permis une stabilisation du front ces deux dernières semaines (source).

    Edition du 19/08/2014 :

    Mise à jour :

    - La contre-attaque des forces prorusses de la République Populaire de Louhansk en direction de Schastya a été suspendue. La raison en est une progression marquée des forces d’invasion de l’Otan (orange) qui tentent un encerclement complet de la capitale de la république.

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    - La ville de Donetsk connait une attaque en pince, mais à ce stade il est impossible de savoir si les forces pro-Otan progressent :

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    - Au sud, l’offensive des forces pro-Otan a tourné au désastre pour la seconde fois, avec l’encerclement de deux brigades  qui ont par ailleurs le dos à la frontière russe. La Russie en profite pour bombarder leurs positions sans que les assiégés puissent riposter. Il semble qu’après l’échec de l’offensive visant à séparer les républiques de Donetsk et de Louhansk par un vaste mouvement en pince, Kiev et Washington optent pour un retour à un assaut conventionnel contre Louhansk et Donetsk :

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    Situation militaire :

    - Une puissante contre-offensive a été lancée par les forces prorusses qui avancent dans plusieurs directions.

    - Au nord, la ville de Louhansk, pratiquement encerclée par les forces ukrainiennes, a vu les milices attaquer en direction de Schastya, sur les arrières de la ville. Ce mouvement peut viser à prendre dans une grande nasse les unités ukrainiennes faisant le siège de Louhansk et en tout cas, à priver toutes les unités ukrainiennes de la région de Loushansk de ravitaillement.

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    - Au sud, le “chaudron” a été rapidement réduit hier. Les 80ème et 30ème brigades sont prisonnières dans le même secteur que celui où les 24ème, 72ème, 79ème brigades mécanisées et la 51ème brigade blindée avaient été précédemment encerclées et détruites (4000 morts, prisonniers et blessés).

    Les forces prorusses ont entreprises de les anéantir immédiatement, compte tenu du temps qui presse pour inverser la situation.

    - Au nord de Donetsk, une contre-attaque a été lancée pour dégager les abords de la ville.

    Situation diplomatique :

    - C’est probablement cette contre-offensive qui a poussé le ministre ukrainien, Pavlov Kimklin, à demander des livraisons en armes et matériels à l’Otan et à l’UE, le lendemain des premières “négociations” incluant la France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine à Berlin (source). Une aide que le premier ministre finlandais s’est empressé de rejeter, la présentant comme impossible au regard du fait que l’Ukraine n’est pas membre de l’Otan et que l’UE ne peut légalement procéder à ce genre de soutien (source).

    - La Finlande est devenue très active pour contrebalancer le bellicisme américain, balte et polonais. La Finlande est en effet un pays non-membre de l’Otan qui suit une politique d’équilibre entre la Russie et les USA. Elle craint que les sanctions contre Moscou ne menacent son économie (source). Le gouvernement finlandais a fait savoir qu’il n’ira pas plus loin dans la politique de sanctions contre la Russie (source). Le président finlandais, qui a récemment rencontré Vladimir Poutine à Sotchi, a souligné la volonté de son pays de tout faire pour que les tensions diminuent, ce qu’apprécie visiblement Moscou (source).

    - Quoiqu’il en soit, l’Ukraine découvre progressivement que, hormis des conseillers et du renseignement, les USA ne peuvent pas grand chose pour elle au plan militaire. Le général Breedlove, chef de l’Otan en Europe, a d’ailleurs souligné que l’Otan viendrait à l’aide de chacun de ses membres, une façon déguisée de rappeler à Kiev que l’Otan ne peut en aucune façon intervenir directement en Ukraine (source).

    - Une rhétorique qui met la focale sur l’article 5 du Traité de l’Alliance Nord-Atlantique relatif au soutien de la totalité de ses signataires à l’un de ses membres en cas d’agression extérieure.

    Angela Merkel, lors d’un déplacement en Lettonie, a elle aussi fait référence à ce même article, annonçant une présence “beaucoup plus forte” de l’Otan à l’Est, notamment par des “manoeuvres communes”. Mais le véritable message de la chancelière allemande était en réalité en totale opposition avec les aspirations de Washington, puisqu’elle a rejeté toute présence permanente de troupes de l’Otan dans les Pays Baltes (source).

     

     

    Edition du 18/08/2014 :

    Situation diplomatique :

    - L’Allemagne, et donc la France, tente de négocier une paix entre l’Ukraine et la Russie (source). Un scénario qui se dessinait déjà hier avec l’appel de François Hollande en direction de Kiev invitant le gouvernement ukrainien à faire preuve de “retenue” dans ses opérations militaires. Il s’agit ni plus ni moins que de la mise en oeuvre du plan allemand évoqué il y a deux semaines dans la presse (source) et qui suppose une Ukraine unie, respectant la minorité russe du pays, en échange de la sécurisation de l’approvisionnement en gaz en plus d’un soutien économique russe à Kiev. Ce sont ces négociations qui expliquent la mise à l’écart des séparatistes qui dirigeaient les deux républiques sécessionnistes par Moscou. Cependant, les véritables maîtres du jeu sont bien les Etats-Unis qui devraient rapidement se rappeler au bon souvenir de Berlin et de Paris. Or comme nous l’avons déjà dit, une négociation avec Moscou serait une défaite relative des USA qui recherchent une victoire militaire totale, prélude à une révolution en Russie.

    Situation militaire :

    - Les milices du Donbass ont globalement réussi à contenir l’offensive tous azimuts des forces pro-Otan. La situation est globalement stabilisée à Krasnyi Luch, pour le saillant sud, et à Miusinsk, pour le saillant nord. L’envahisseur pro-occidental avait tenté de couper le Donbass en deux par ce double mouvement et, malgré de solides avancées, il n’est pas parvenu à rompre le front et donc à couper la route M03 qui relie la république de Louhansk à la république du Donetsk.

    - Louhansk reste exposée, mais demeure entre les mains des milices de la république. Donetsk fait face à l’offensive des forces pro-Otan et est exposée à un encerclement, la situation y est précaire.

    - Le saillant sud, résultant de l’offensive sur Krasnyi Luch, a été transformé en “chaudron”, les deux brigades menant l’offensive ayant vu leurs arrières coupés par une contre-attaque des milices du Donbass. Encerclées, elles vont devoir rapidement être secourues par Kiev/Washington, faute de quoi elles connaîtront le sort des 72ème, 79ème, 24ème brigades mécanisées et de la 51ème brigade blindée des forces armées ukrainiennes, détruites la semaine dernière dans le même secteur.

    (source)

    - La carte de la ligne de front actuelle. La “chaudron” où sont enfermées deux brigades est visible au sud du Donbass :

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    Edition 17/08/2014 :

    Situation politique :

    - Beaucoup de bruit autour des premiers “remous” politique au sein des vassaux européens des USA. Le gouvernement grec par la voix de son ministre des Affaires Etrangères a fait savoir qu’il travaillait à réduire au maximum l’impact des sanctions contre la Russie, le pays y exportant beaucoup de produits agricoles (source). La Slovaquie a également mis en doute le bien-fondé des sanctions (source). Le ministre des Finances tchèque a également mis en doute ces sanctions selon l’agence Bloomberg. La France a elle aussi appelé l’Ukraine “à la retenue” dans ses opérations dans le Donbass (source), signe évident que l’Allemagne tente de négocier une sortie de crise avec le Kremlin, par peur de voir l’économie européenne durement touchée alors qu’elle aborde sa troisième récession.

    - Cependant ces réserves ou mécontentements sont à mettre en balance avec l’interdépendance des économies européenne et américaine. Quoiqu’en disent l’Allemagne ou les pays d’Europe Centrale, ceux-ci sont des vassaux intégrés dans l’Otan et le réseau financier occidental. Le but des stratèges américains est bien de maximaliser les antagonismes UE/Russie et à ce titre ne cesseront pas de pousser Kiev à agir en ce sens. En outre, il ne faut pas oublier le soutien massif de la Pologne et des Pays Baltes dans cette entreprise, ce qui mitige l’unanimité européenne. Quant à la possibilité de voir une révolte des vassaux au sein de l’Otan, à l’instar de ce qui se passa au sein de la Ligue de Délos, il suffit de mesurer la dépendance de la Grèce vis-à-vis de la BCE pour réduire à peu de chose ses éventuelles réserves. Si les secteurs agricoles européens sont exposés à la réplique russe, l’exposition des marchés européens à un éventuel effondrement financier américain est autrement plus considérable. Au final, pour les pays de l’UE, les USA et leurs 16% du PIB mondial demeurent, à l’heure actuelle, un partenaire incontournable par comparaison à la Russie et ses 2% du PIB mondial. Si l’Allemagne fera tout son possible pour contenir les débordements américains en Ukraine, elle n’est pas, de par son intégration dans le bloc occidental, candidate à la sécession. Rappelons d’ailleurs que le 21 février dernier, alors que la Pologne, la France et l’Allemagne, par la présence de leurs ministres des Affaires Etrangères à Kiev, avaient obtenu un accord de sortie de crise, ce dernier avait été détruit la nuit suivante sur ordre de Washington par les putschistes.

    Situation militaire :

    - La situation générale n’a pas évolué sensiblement hormis la formation d’une nouvelle poches, au sud, où trois bataillons ukrainiens sont encerclés Le premier ministre Alexander Zakharchenko de la République Populaire du Donetsk a annoncé hier une contre-offensive, dont nous avions déjà parlé il y a plusieurs jours. Des renforts se composant de 1200 combattants formés en Russie, 30 chars, 150 véhicules blindés sont ainsi arrivés dans le Donbass à “un moment critique” selon Alexander Zakharchenko (source). Cependant, les forces pro-Otan reçoivent également des flots considérables de matériel et d’hommes. Il est donc difficile pour l’heure d’évaluer l’impact de ces renforts sur la situation générale des milices prorusses qui, globalement, reculent lentement.

    - Carte de la situation selon le camp prorusse :

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    - Vidéo prorusse sur le champ de bataille dit “du chaudron sud”, à la frontière russe (où un nouveau “chaudron” vient d’être formé). Le camp prorusse affirme que 5000 soldats de Kiev y étaient encerclés issus des 24ème, 79ème et 72ème brigades mécanisées et de la 51ème brigade blindée des forces armées ukrainiennes. Selon le camp prorusse 4000 hommes y ont été tués ou fait prisonniers, 1000 ont pu rejoindre les lignes pro-Otan. L’essentiel du matériel y aurait été détruit :

    Edition du 16/08/2014 :

    Situation politique :

    - Le départ du colonel Strelkov, ancien ministre de la Défense de la République Populaire du Donetsk, a été suivi d’une brutale neutralisation de ses soutiens, essentiellement des nationalistes dans l’appareil d’état, à Moscou. Le pouvoir politique russe écarte donc les tenants de la ligne intransigeante – deux républiques indépendantes – et les remplace par des éléments politiquement acquis à l’idée d’une négociation (source).

    Situation diplomatique :

    - Le gouvernement russe a officiellement condamné la livraison de chars usagés T-72 à l’Ukraine (source).

    Edition du 15/08/2014 :

    Mise-à-jour : le président ukrainien, Piotr Poroshenko, a affirmé que l’artillerie ukrainienne avait détruit une partie d’un convoi russe ayant pénétré dans le Donbass (prorusse). Nous en avons parlé ce matin dans la partie “situation militaire” (source).

    - Cette destruction est niée par les autorités russes qui récusent toute incursion d’un convoi blindé en Ukraine (source).

    - La diplomatie néerlandaise menace la Russie de nouvelles sanctions (source).

    - Le ministère des Affaires Etrangères russe accuse les milices pro-Otan de préparer la destruction du convoi humanitaire en provenance de Moscou dans la région de Louhansk (source).

    - La position de Moscou a été exprimée par le ministère de la Défense : “des fantasmes et extrapolations qui ne méritent même pas d’être discutées”. La Russie estime que l’Otan veut absolument contraindre la Russie à un conflit ouvert en Ukraine afin de briser la coopération économique eurorusse. Le Kremlin se contente donc d’envoyer un soutien limité et clandestin au Donbass, tout en refusant d’intervenir massivement.

    - Voici la dernière carte de la ligne de front. Louhansk presque totalement encerclée :

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    Situation politique :

    - La situation a considérablement évolué dans le Donbass au plan politique. Igor Girkin, a.k.a. “Colonel Strelkov, a démissionné de son poste de ministre de la Défense de la République Populaire du Donetsk. Après la démission de Valery Bolotov de son poste de président de la République Populaire de Louhansk et celle d’Alexander Borodai de son poste de premier ministre de la république du Donetsk.

    - Cette large recombinaison du leadership politique et militaire des deux républiques est perçue comme la volonté d’abandonner le projet de “Nouvelle Russie” intégrant l’Est ukrainien et de tenter de négocier une “petite Trandsniestrie”, un Donbass indépendant de facto mais non reconnu. L’oligarque ukrainien prorusse Rinat Akhmetov est désormais celui qui détermine l’évolution politique des événements, aux côtés de la Russie. Strelkov, figure de proue des nationalistes, était considéré comme trop marqué pour négocier (source).

    - L’impression générale est que Moscou s’accroche au rêve de “négociations” avec Kiev et Washington. Une naïveté assez déconcertante puisque Washington entend reconquérir la totalité du Donbass et travaille à des plans de troubles en Crimée (source).

    Situation militaire :

    - Un convoi militaire russe a été vu pénétrant le territoire du Donbass hier par un journaliste anglaise. Une vingtaine de véhicules blindés léger avec leur soutien logistique a été décomptée (source).

    Edition du 14/08/2014 :

    - La boîte mail du premier ministre russe, Dmitry Medvedev, a été piratée. Son contenu est en voie de diffusion (source).

    - Le convoi d’aide humanitaire russe en provenance de Moscou a atteint Donetsk, sous le feu ennemi :

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    - La Hongrie de Viktor Orban – qualifié de “prorusse” – par l’intermédiaire du ministère de la Défense, a livré à l’Ukraine 80 tanks de type T72 usagés pour un prix fixé à 8500 dollars pièce, 10 fois moins que le prix du marché (source). Photo prise le 2 août à la gare de Nyíregyháza avant de se diriger vers Záhony et rejoindre la frontière ukrainienne :

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    Situation militaire :

    - Valery Bolotov, président de la République Populaire de Louhansk, a démissionné de son poste. Il est remplacé par le ministre de la Défense Igor Plotnitsky (source). Ce changement intervient suite à une direction trop molle des affaires militaires. Valery Bolotov a été un acteur décisif de la création de la république de Louhansk, mais a fortement déçu en tant que commandant-en-chef des forces armées.

    -  Selon les sources prorusses : Les forces d’autodéfense du Donbass parviennent toujours à éviter la rupture des communications entre de la république de Louhansk et de Donetsk. Cependant la progression sur Golovka des forces pro-Otan sur deux axes, l’un sud-est et l’autre nord-ouest, a pratiquement achevé l’encerclement de la ville, menaçant directement les arrières de Donetsk. La rupture du front en deux parties menace donc.

    - Toujours selon les sources prorusses : l’Ukraine concentre des forces considérables à l’arrière du front pour mener une offensive stratégique coordonnée. Le commandement ukrainien, encadré par l’Otan, a abandonné sa (non) stratégie précédente consistant à jeter dans la bataille hommes et matériels, sans plan d’ensemble. Constituées en corps autonomes, ces forces seront composées chacune de 3 à 5 brigades d’infanterie issue de l’Armée Nationale Ukrainienne, de bataillons d’infanterie légère issue de la Garde Nationale (politisés). Ils disposeraient chacun de 100 tanks, 150 pièces d’artillerie, y compris mobiles, pour un total de 20 000 officiers et soldats. Ces corps seraient au nombre de trois, soit 60 000 hommes. Ils bénéficient de l’appui de conseillers US, de l’Otan et de mercenaires étrangers.

    - Ces forces veulent agir vite, avant que le froid ne surgisse, car les forces pro-Otan ne disposent que d’un équipement d’été. Pour bénéficier à plein de l’avantage en mobilité offert par ses forces mécanisées, l’Otan veut remporter la victoire d’ici à fin août. A cette date les forces aux ordres de Kiev et de Washington compteront 80 000 hommes, avec un objectif de 600 000 d’ici à décembre. Virtuellement, le Donbass, seul, ne peut tenir beaucoup plus longtemps le terrain sans une implication massive de la Fédération de Russie. Ce qui s’est d’ailleurs traduit par une perte régulière de terrain.

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    - Les autorités de la République du Donetsk ont réfuté l’annonce d’une blessure grave dont souffrirait Igor Strelkov (source). e dernier a été vu hier en Crimée, lors de la visite du président Vladimir Poutine :

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    - Sur le front, la ville de Donetsk est désormais sous la pression de l’offensive des forces pro-Otan. Ici, une vidéo des bombardements intensifs sur la ville en date d’hier :

    Situation diplomatique :

    - Washington tente de plus en plus d’assimiler l’aide humanitaire russe à une “invasion” (source)

    Edition du 13/08/2014 :

    Urgent : Le colonel Igor Strelkov, ministre de la Défense de la République de Donetsk, a été grièvement blessé a annoncé l’agence d’information de Novorossia. Strelkov est la figure de proue de la résistance armée et donnait régulièrement des points presse depuis Donetsk (source)

    Situation militaire :

    - Pas d’évolutions notables sur le front. Une offensive des forces pro-Otan est attendue d’ici peu.

    - Dernière vidéo des combats pour la conquête de la ville de Donetsk, côté pro-Otan :

    - Vidéo du champ de bataille après la destruction de la 72ème brigade mécanisée ukrainienne, dans le sud du Donetsk :

    - Un bus comportant 12 miliciens de “Secteur Droit” ont été liquidés dans une embuscade :

    Edition du 12/08/2014 :

    - Rappel : il a été décidé par le président appointé par l’Otan et les USA, le juif Petro Porochenko, que les territoires des actuelles républiques de Louhansk et de Donetsk seraient fusionnées avec la région de Dniepopetrovsk, déjà gouvernée par le milliardaire juif israélo-ukrainien Ihor Kolomoyskyi. Ce dernier serait donc un des bénéficiaires directs des opérations actuels : les Blancs s’entretuant pour la plus grande gloire d’Israël.

    - Situation militaire :

    - La Transdniestrie “prête à se défendre”. Yevgeny Shevchuk, président de la république de Transdniestrie – majoritairement russophone et en rupture avec la Moldavie – a annoncé que son pays était prêt à faire face à toute tentative d’agression militaire. Le renseignement de Transdniestrie a fait été d’opérations visant à créer “des incidents de frontières” avec l’Ukraine pouvant conduire à une invasion de forces pro-Otan (source).

    Comme nous l’avions annoncé il y a quelques jours, les premiers conseillers militaires US sont arrivés en Moldavie pour encadrer l’armée de ce pays en vue d’une action contre la Transdniestrie prorusse.

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    - Offensive finale de Kiev/Washington : Les troupes pro-Otan s’apprêtent à lancer ce qu’elles considèrent comme la dernière phase de leur opération sur Donetsk. La concentration des forces a été achevée aux abords de la ville et l’offensive devrait débuter d’ici 1 à 3 jour(s). Les axes probables de l’attaque partiront du Sud, de l’Ouest et du Nord-Ouest. Les assaillants ne comptent pas leurs pertes et ont fixé la date butoir de la chute de la ville au 24 août (source).

    - Contre-offensive annoncée par les forces d’autodéfense du Donbass. Alexandr Zakharchenko, nouveau premier ministre de la république du Donetsk l’a déclaré hier lors de sa conférence de presse (visionner plus ci-après). Environ 200 véhicules blindés auraient été assemblés pour l’opération (source).

    - Conférence de presse quotidienne en date d’hier du premier ministre de la république de Donetsk, Alexandr Zakharchenko :

    Situation diplomatique :

    - La Russie a envoyé, semble-t-il en accord avec toutes les parties, ses premiers convois dépourvus d’escorte armée, en direction de l’Ukraine du Sud-Est. Voici une vidéo prise hier d’un de ces convois :

    Dernière Mise à jour :

    - Nouvelle de dernière minute : Un accord a été trouvé entre Moscou et Kiev pour une aide humanitaire, avec l’appui de la Croix Rouge Internationale. Un convoi russe est marche (source).

    - La route M03 est coupée, la ville de Krasnyi Luch pour l’essentiel conquise, laissant derrière l’avancée des troupes pro-Otan une poche sud (violet). La république de Louhansk est sur le point d’être coupée en un troisième tronçon. La république du Donetsk n’est plus, à cette heure, qu’une forteresse encerclée (rouge) :

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    - Le chef des forces armées prorusses, Alexander Zakharchenko, a annoncé une contre-offensive contre les forces pro-Otan d’ici 2 à 3 jours (source).

    - La ville de Krasnyi Luch est partiellement reconquise par les milices d’autodéfense de Louhansk. Cette ville est l’objet des plus violents combats entre les deux camps, en raison du contrôle qu’elle exerce sur la route M03 dont dépend le sort du Donetsk (source).

    - Vidéo en date d’hier. L’artillerie prorusse pilonne les positions pro-Otan :

    - Résultats des bombardements d’hier sur la ville de Donetsk et ses quartiers d’habitations par les forces pro-Otan :

    - Le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères russe annonce que la Russie n’enverra aucun secours dans le Donbass sans l’accord de Kiev, c’est-à-dire de Washington (Source).

    - Moscou tente une porte de sortie diplomatique. Le Kremlin veut donc pouvoir envoyer de l’aide humanitaire aux populations du Donbass en échange de son abandon formel des combattants prorusses du Donetsk et de Louhansk s’ils ne peuvent l’emporter seuls (source) :

    14:55 GMT:

    Moscow was in talks with Kiev, the Red Cross and the UN on sending humanitarian aid to eastern Ukraine, Sergey Lavrov, Russia’s foreign minister, belives.

    “We think it is a priority now to reach an agreement with the Ukrainian side, the International Committee of the Red Cross and the international UN humanitarian agencies on the necessity to send emergency humanitarian aid to the (eastern Ukrainian Regions) of Lugansk and Donetsk,” Lavrov said..

    Edition du 11 août 2014 :

    - La ville de Krasnyi Luch a été prise par les forces pro-Otan de Kiev, créant un saillant sud dans la zone sous contrôle des milices de la république de Louhansk (violet). Dans le même temps au nord, les mêmes forces ont réalisé une autre percée et menacent donc de couper en deux le territoire des forces prorusses de Louhansk. La ville de Donetsk est encerclée et partiellement conquise (source).

    2014-08-11 18_28_12-Supermoon is the only source of light in Donetsk tonight

    - Il semble que le Kremlin ait décidé de laisser à leur sort les forces du Donbass. Aucun signe diplomatique sérieux n’accrédite une intervention directe de la part de la Russie. Moscou estime également que l’implication de la population – pour l’un ou l’autre camp – fait défaut. Le sort du Donetsk semble donc scellé, tout comme celui de Louhansk.

    - Les manoeuvres dilatoires de la diplomatie russe au sujet d’une aide humanitaire ont été un signe fort de la fragilité de Moscou. Washington, loin d’entrer en discussion, a au contraire renforcé l’offensive armée qui entre dans sa phase finale. Si la presse russe fait état d’un accord de principe entre les USA et la Russie sur la situation humanitaire – manque d’eau, de soins, etc. – la diplomatie russe semble faire preuve d’une naïveté surprenante en se félicitant d’une telle convergence. En réalité, Moscou a décidé d’abandonner le Donbass à son sort, ainsi que ses soldats.

    - Si le pouvoir russe décide effectivement d’abandonner le Donbass à son sort, le coût politique pour Vladimir Poutine sera énorme en Russie. Mais également face aux USA qui seront confortés dans l’idée que les Russes fuient la confrontation armée directe. Moscou pourra donc s’attendre à des révolutions colorées en Biélorussie et en Russie même.

    Edition du 10 août 2014 :

    - Krasnyi Luch subit de nouveau les assauts des troupes pro-Otan (source). Cette localité débouche sur l’axe routier Est-Ouest M03 par lequel les forces d’autodéfense de Louhansk effectuent les ravitaillements et mouvements de troupes.

    Situation militaire :

    - Depuis hier des drones de l’armée russe survolent la ville de Mariopol. Cette nuit les forces d’occupation pro-Otan ont ouvert le feu contre plusieurs d’entre eux (en jaune sur la carte). L’état-major russe semble collecter le plus d’informations possibles sur les mouvements de troupes de cette ville frontalière située non loin de Rostov-sur-le-Don :

    2014-08-10 18_39_46-7 APC, 1 tank, 8 Ural trucks passed Rovenky

    - La république de Louhansk a vu pendant quelques heures hier sa situation mise en grand danger après une percée des forces de la 24ème brigade mécanisée dans la localité de Krasnyi Luch. Ce noeud de communication débouche sur la M03 qui permet aux forces d’autodéfense d’amener le ravitaillement et des renforts de l’Est vers l’Ouest et singulièrement vers la république de Donetsk. L’attaque a cependant été repoussée, permettant d’éviter un désastre. La zone des combats est cerclée en jaune.

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    - Le sort de la république de Donetsk (en rouge) est incertain. Après un encerclement hier, il aurait été brisé et un mince corridor rétabli avec la république de Louhansk (violet).

    - Quoiqu’il en soit la ville de Donetsk est prise sous les bombardements des forces pro-Otan, comme on le voit sur cette vidéo prise cette nuit. Les forces d’autodéfense du Donetsk sont semble-t-il en train de perdre une partie de la ville :

    - Les autorités de la République du Donetsk ont en outre indiqué que des instructeurs américains ont été tués aux côtés de soldats pro-Otan aux ordres de Kiev (Source)

    Edition du 9 août 2014 :

    Dernière mise à jour :

    - La ville de Donetsk, capitale de la république libre du même nom, est désormais bombardée par les forces pro-américaines. Les forces d’autodéfense du Donetsk ont demandé un cessez-le-feu afin de protéger les populations civiles (source). Une division aéroportée russe a été signalée à la frontière et est prête à secourir les populations menacées par l’invasion de l’Otan (source).

    Situation militaire :

    - La situation des troupes des deux républiques du Donetsk et de Louhansk sur le terrain. Les milices patriotiques du Donetsk (rouge) sont encerclées depuis hier

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    Pour rappel, leur situation hier :

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    Un avion russe à destination de Moscou a subitement changé de cap vers Louhansk, capitale de la république pro-russe du même nom, avant de disparaître des radars (Source) :

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    La situation diplomatique :

    - A l’ONU l’ambassadeur des Etats-Unis, Samantha Power, a averti la Russie que toute “intervention” même de nature humanitaire serait considérée par les USA comme une “invasion de l’Ukraine” (AP).

    - L’ancien ambassadeur d’Australie en Russie, Kevin Houge, a averti son gouvernement que les sanctions économiques contre Moscou ne pénaliseront que l’Australie.“Qu’avons-nous à voir dans cette affaire ? C’est un problème essentiellement européen” a-t-il déclaré avant d’ajouter : “Nous devrions fermer nos grandes gueules” (ABC).

    - L’Ukraine a menacé de bloquer les livraisons de gaz vers l’Europe transitant sur son territoire. Une décision largement perçue comme un suicide économique et diplomatique (RT).

    - Un député ukrainien a évoqué la restitution de portions du territoire de l’Ukraine occidentale à la Pologne et de la Bessarabie à la Roumanie, dans ce qui paraît être des négociations avancées pour une alliance entre ces trois pays :

     

    La situation économique :

    Un des conseillers économiques de Vladimir Poutine, Serguei Glazyev, continue de développer ce qu’il considère comme la réponse à une guerre déclarée par la finance internationale et les USA contre la Russie :

    1. Les USA veulent contenir la Chine en neutralisant la Russie et ainsi dominer l’Eurasie, condition indispensable pour éviter l’effondrement de la première puissance mondiale
    2. Les USA tentent donc d’empêcher la Russie de mettre en oeuvre le 1er janvier 2015 son Union Eurasiatique, incluant l’Asie Centrale, la Biélorussie, l’Ukraine, soit un bloc comptant 210 millions d’habitants. De l’intégration de l’Ukraine dépend le futur de la Russie.
    3. La guerre économique déclarée par les USA contre la Russie verra son coût essentiellement supporté par l’Europe. Glazyev évoque un embargo total d’énergie vers l’Europe qui aboutirait à la faillite de plusieurs états de l’UE.
    4. L’Allemagne devrait perdre 250 milliards d’euros tandis que les Pays Baltes seraient virtuellement en faillite.
    5. La Russie pourrait travailler à la destruction du dollar comme monnaie d’échange mondiale en la boycottant dans ses échanges commerciaux, suivie en cela par la Chine, le Brésil, l’Inde et d’autres pays.
    6. Rendre la Russie indépendante des circuits financiers occidentaux en trouvant de nouvelles sources de crédits pour ses investissements.

     

    L’industrie allemande de son côté a lancé la contre-attaque contre les politiciens atlantistes actuellement dominants à Berlin. Le principal journal économique du pays, le Handelsblatt, par la voix de son rédacteur en chef, Gabor Steingart, accuse l’Occident d’être “sur le mauvais chemin” et dénonce la campagne de propagande menée par les médiats allemands détenus par la finance internationale. Pour lui, et donc pour le patronat allemand, la Russie est un partenaire énergétique et stratégique incontournable dont seul Washington gagne à faire de l’Europe une ennemie.

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    « Vivement qu’on ne se souvienne plus de rien. J’ai la mémoire en horreur.  »

     

    La libération de Paris par Audiard

     
    « Vivement qu’on ne se souvienne plus de rien. J’ai la mémoire en horreur.  » La libération de Paris par Audiard

    Vivement qu’on ne se souvienne plus de rien. J’ai la mémoire en horreur.

    On va quand même faire un petit effort, à cause de l’anniversaire, des présidents sur les plages, de la vente des objets souvenirs qui a si bien marché, de tout ça.

    Nous autres, enfants du quatorzième arrondissement, on peut dire qu’on a été libéré avant tous les autres de la capitale, cela en raison d’une position géographique privilégiée. On n’a même pas de mérite.

    Les Ricains sont arrivés par la porte d’Orléans, on est allé au-devant d’eux sur la route de la Croix-de-Berny, à côté de chez nous.

    On était bien content qu’ils arrivent, oui, oui, mais pas tant, remarquez bien, pour que décanillent les ultimes fridolins, que pour mettre fin à l’enthousiasme des « résistants » qui commençaient à avoir le coup de tondeuse un peu facile, lequel pouvait – à mon avis – préfigurer le coup de flingue.

    Cette équipe de coiffeurs exaltés me faisait, en vérité, assez peur.

    La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites-donc – qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça ! On a peine à croire des choses pareilles !

    Des mères de famille, des épouses de prisonnier, qui forniquaient avec des boches pour une tablette de chocolat ou un litre de lait.

    En somme pour de la nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes !

    Alors comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturlurait des croix gammées sur les seins et leurs rasaient les tifs.

    Si vous n’étiez pas de leur avis vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton également populaire.

    C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot– en uniforme de capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de personnes à la casserole.

    Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline.

    Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône sur la plus haute marche de la littérature.

    Mais revenons z’au jour de gloire ! Je conserve un souvenir assez particulier de la libération de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans Paris.

    Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville.

    Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle.

    Édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaïté, tout près d’où j’habitais alors.

    Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti.

    Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne. Ils avaient – naturlicht ! – flingué le chleu.

     

    Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée.

    Oh ! Pas méchant. Plutôt voyez-vous à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés.

    Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens.

    Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs nouveaux de Glen Miller.

    C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement.

    Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la T.S.F la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre, entre autres choses gaies, que les forces françaises de l’intérieur avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute.

    Le général De Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en remerciera jamais assez.

     

    La France venait de passer de la défaite à la victoire, sans passer par la guerre. C’était génial.

     

     

    Michel AUDIARD, in Le Figaro-Magazine, 21 Juillet 1984, reproduit en 2009 dans le numéro nº13 du Petit Célinien

    Voir le film Vive la France de Michel Audiard.


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     BHL inaugure la chaîne info d’un milliardaire israélo-ukrainien et parle au nom de François Hollande


    Posted: 26 Aug 2014 03:55 AM PDT

     



    Le seigneur de guerre est de retour, il ne dispose d'aucun mandat diplomatique officiel.

    Cela ne l'empêche visiblement pas de s'exprimer au nom de la France.

    Dimanche 24 août, l'Ukraine célébrait sa fête nationale.

     

    À cette occasion, l'écrivain Bernard-Henri Lévy, particulièrement proche du nouveau président Petro Porochenko, s'est exprimé sur une chaîne de télévision inaugurée en ce jour et dénommée Ukraine Today.




    Trois constats


    * La médiocre qualité de la vidéo suggère qu'il ne s'agit pas d'un enregistrement professionnel effectué par Ukraine Today mais d'une réalisation personnelle de l'entourage de BHL, concoctée depuis son bureau et transmise par email aux équipes de la chaîne.

    Visiblement, la fortune conséquente de BHL ne garantit pas l'acquisition d'un équipement basique en caméra et prise de son.

    * Dans son montage introductif, Ukraine Today présente BHL comme un producteur de "best-sellers", ce qui ne manquerait pas de faire sourire les spécialistes de l'édition : confortablement médiatisé à chaque sortie d'un nouvel ouvrage, l'auteur est réputé pour son piètre score en termes de ventes.

    * À la fin de la vidéo, BHL affirme, à l'attention des Ukrainiens, que"François Hollande vous envoie, en ce jour très spécial, les salutations de la France".

     

    Un simple coup d'oeil sur les communiqués de l' Elysée permet de vérifier qu'il n'en est rien: le chef de l' Etat n'a pas tenu de propos public au sujet de la fête d'indépendance de l'Ukraine.

     

    Question: BHL a-t-il été autorisé -en privé- par François Hollande à s'exprimer en son nom -en tant qu'émissaire informel sur l'Ukraine- ou s'agit-il là d'une pure affabulation?

    Un élément d'information supplémentaire est à souligner: Ukraine Today appartient à l'oligarque Igor Kolomoisky.




    Multimilliardaire disposant de trois nationalités (ukrainienne, israélienne et chypriote) et résident genevois, ce sioniste et récemment devenu gouverneur de la province de Dnipropetrovsk- fut à l'origine de la création du "Parlement juif européen", un organisme fantoche décrié par le Crif et le Congrès juif européen.

    Il est également propriétaire de Jewish News One, une webtv qui s'est distingué en remettant le "prix de l'activisme" -dédié aux "personnes travaillant pour soutenir la vie juive à travers le monde"- à un certain Hassen Chalghoumi.

     

     

    Source :  Le National Émancipé


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    Libye: est-il encore possible d'empêcher la création d'un "Etat islamique d'Afrique du Nord" ? Par Bernard Lugan

    Libye: est-il encore possible d’empêcher la création d’un “Etat islamique d’Afrique du Nord” ?

     

    Par Bernard Lugan

    Au point de vue militaire la situation libyenne a considérablement évolué depuis mon précédent communiqué en date du 17 août dernier :

     


    - A l’Est, en Cyrénaïque, l’offensive du général Haftar a été bloquée par les milices islamistes; le 22 juillet, à Benghazi, le quartier général de ses forces spéciales a même été pris d’assaut.


    - A l’Ouest, en Tripolitaine, les milices de Misrata (Frères musulmans) et les salafistes de Tripoli surarmés par le Qatar et par la Turquie, paraissent prendre peu à peu le dessus sur les milices berbères de Zenten dans la région de l’aéroport principal de Tripoli.

    Le second aéroport de la capitale, celui de Maïtigua, est déjà contrôlé par les islamistes d’Abdelhakim Belhaj.

    La stratégie des salafistes, des Frères musulmans et du Qatar est désormais claire: faire de la Libye une base de déstabilisation régionale. De fait, l’Egypte et l’Algérie sont directement menacées cependant que la Tunisie n’arrive pas à liquider les maquis des monts Chaambi.

    Quant au Maroc, il va être dans les prochains mois la cible d’un nouveau mouvement fondamentaliste baptisé Unicité et jihad au Maghreb al-Aqsa.

    Au Sud, le Mali, le Niger et le Tchad vont automatiquement subir la contagion de la situation libyenne.

    Le processus de déstabilisation de la Libye a été très largement pensé et supporté par le Qatar qui, dans un premier temps, a utilisé Al-Jazira pour diaboliser le régime Kadhafi.

    Le bras armé de cet insatiable et arrogant petit émirat fut Nicolas Sarkozy qui, subverti par BHL, imposa l’intervention internationale en reprenant à son compte les mensonges d’Al-Jazira au sujet d’une menace inventée sur les populations de Benghazi.

     

    La situation étant aujourd’hui ce qu’elle est, est-il encore possible d’empêcher la création d’un “Etat islamique d’Afrique du Nord ” avec toutes les conséquences régionales qu’aurait un tel événement ?

    Les Européens n’ont comme d’habitude qu’une seule solution à proposer: encore et toujours la démocratie. Le 4 août, jour de sa première réunion à Tobrouk, ils ont ainsi reconnu la légitimité du nouveau parlement pourtant élu par à peine 10% des électeurs, et ils ont appelé ses membres à une “gouvernance démocratique”… Il est difficile d’être davantage déconnecté des réalités, d’être plus prisonnier des nuées, de l’idéologie…

    La solution réaliste comporte deux volets, l’un est militaire, l’autre politique :

    1) Comme je l’annonçais dans mon communiqué daté du 15 juillet 2014, une triple intervention de l’Egypte, de l’Algérie ( en dépit des déclarations contraires du Premier ministre Sellal) et de la France est dans les cartons.

     

    2) Si une telle intervention n’a pas encore débuté c’est parce qu’elle doit impérativement se faire en appui à une résistance libyenne.

    Or, et je viens de le dire, le général Haftar a perdu sa crédibilité.

    Il devient donc urgent et nécessaire de reconstruire le système d’alliances tribales qui existait du temps du colonel Kadhafi.

    Sans lui, il n’y aura pas d’intervention étrangère permettant d’abord de contenir, puis ensuite de réduire les salafistes d’Ansar al Charia et leurs alliés en Cyrénaïque, les résurgences duGICL (Groupe islamique combattant en Libye) en Tripolitaine et les Frères musulmans de Misrata.

    Or, que cela plaise ou non, Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, est le mieux placé pour constituer un tel rassemblement (voir à ce sujet mon communiqué du 17 août).

     

    A défaut, toutes les forces islamistes risquent d’être engerbées et coagulées dans un futur “Etat islamique d’Afrique du Nord” à l’imitation de l’EIL d’Irak.

     

    Bernard Lugan – 24/8/2014

    Source : le blog de Bernard Lugan.

    Crédit de la  carte : Pline, via Wikipédia, (cc).


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    Mercredi 27 août 2014

    Pour l'instant les colons musulmans en provenance de pays européens comme la Norvège, s’envolent pour l’Irak ou la Syrie pour rejoindre l’ISIS. Tantôt, ils n'auront plus à prendre de vol pour n'importe quelle direction.

    norway-flag-burned-by-muslims-in-norway-not-eu-flag-in-photo

     

    Par Daniel Greenfield

    Adaptation française

    Thérèse Zrihen-Dvir

     

    La lutte pour l'état islamique prendra place dans leur arrière-cour.

    Ansar al-Sunna, groupe de terroristes musulman, menace que, si une partie de la capitale de la nation norvégienne n'est pas transformée en une nation musulmane avec la charia, une attaque qui contestera par sa force celle du 9/11 sera lancée sur la nation scandinave.

    « Nous ne voulons pas faire partie de la société norvégienne.

     

    Et nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de s'éloigner de la Norvège, parce que nous y sommes nés et y avons grandi. 

     

    Et la terre d'Allah appartient à tout le monde. Mais laissez-nous le Groenland.

    Fermez ce quartier de la ville et laissez-nous le contrôler à la façon qui nous convient. C'est mieux pour les deux parties. Nous ne voulons pas vivre avec de sales bêtes comme vous ».

    Le motif de cet avertissement est le vœu de ce groupe islamiste radical d’établir un état islamique dans le Groenland, à Oslo.

    «Ne nous contraignez pas à faire quelque chose qui peut être évité. Ce n'est pas une menace, ce ne sont que des paroles de vérité. Les paroles de justice. Un avis que les conséquences pourraient être fatales. Une annonce d’une attaque du genre 9/11 sur le sol norvégien, ou d'attaques plus grandes que celles menées le 22 Juillet. C'est dans votre propre bien et intérêt ».

    Le Groenland est au centre-ville d'Oslo. Apparemment, il s'agit de deux stations de métro jusqu’au parlement.

     

    La date du 22 juillet est liée à l’agression de Brevik. Alors que l'histoire révisionniste des médias dépeint les attaques de Breivik comme antimusulmanes, en fait, ce n’étaient pas les musulmans qu’il visait, et dans son manifeste il avait parlé d’une collaboration avec les terroristes islamistes.

    Il semblerait qu’Ansar al-Sunna essaie de suivre les traces de Breivik.
    Imaginez un peu de la bande de Gaza mit en place au centre d'Oslo. Les choses s'arrêteraient-elles là ? Bien sûr que non.

     

    Cette ISIS locale tire son soutien des suprématies musulmanes qui prétendent posséder des droits supérieurs sur la terre. Cela signifie qu'ils vont développer.

     

    Si leur petit Gaza en Groenland est coupé, ils vont lancer des attaques terroristes, des roquettes et creuser des tunnels.

    Le terrorisme est le résultat inévitable du colonialisme et règlement musulmans.

    Observez à quoi ressemble déjà la vie dans l'état islamique d’Oslo.

     

    Le Groenland est à seulement deux arrêts de métro du Parlement, et une station de la gare centrale, assez près des bureaux du gouvernement, déjà bombardés une fois par Breivik.

     

    Cela ressemble à Karachi, Bassora et Mogadiscio enroulés ensemble. On vend ouvertement de la drogue juste à côté de la station de métro Groenland.

    Ce n'est plus la Norvège ou l'Europe, sauf qu’il y a de l'argent de l'aide sociale à collecter.

    La police a en grande partie levé les bras.

    Au début de 2010 Aftenposten déclarait que des patrouilles de la charia s’y trouvent, et que les couples homosexuels y sont agressés et chassés.

     

    Le colonialisme musulman n'est pas joli et il tend à devenir plus laid avec le temps.

     

    http://www.gerard-brazon.com/article-un-groupe-de-terroristes-demande-un-etat-islamique-au-centre-de-la-ville-d-oslo-124402192.html


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    Souvenez-vous de ce drapeau représentant le nouvel Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)décrété en date du 29 juin 2014 par le "Calife" auto-proclamé répondant au doux nom

    Abou Bakr Al-Baghdadi. Il fleurit un peu partout dans nos cités, et en Europe, ainsi bien sûr que dans toutes les manifs pro-Palestiniennes et ceci en toute impunité...


    >   Et bien regardez ce que l'on fait en Irak au nom de ce drapeau et de l'islamisme.


    >  L'Islam une religion de paix

     


    >  En attendant, de plus en plus de français d'origine arabe et surtout magrhébine se revendiquent désormais de cet islam et de ce drapeau criant ouvertement lors des manifs, leur allégeance totale au Calife Al Baghdadi et à Al Quaida

    Des dizaines de photos prises à Lyon, Marseille, Mulhouse ou Paris, photos sur lesquelles on voit brandis au Trocadero,place Bellecour à Lyon ou dans les quartiers nord de Marseille des drapeaux d'Al Quaida et de la Palestine brandis ensemble, solidaires.

     


    > Des drapeaux d'Al Quaida, de l'Etat Islamique de l'Irak et du Levant ou palestiniens brandis en France
    > sans que cela ne semble gêner personne à commencer par nos autorités...

     

    Attention, ces images sont dures,

    vous n'êtes pas, bien sûr, tenus de les visionner

    mais quelque part j'estime qu'il faut parfois avoir le courage de les regarder

    et de voir la vérité en face afin de bien prendre toute l'ampleur

    de ce qui nous attend en

    ne faisant rien et en maintenant de tels tarés sur notre territoire.

    Cliquez sur le lien :
     
      http://www.prochan.com/embed?f=ab8_1406696952

     

    Merci Michel L.
    >


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    France / 2 Marocaines dans le gouvernement de Manuel Valls!!

     
    France / 2 Marocaines dans le gouvernement de Manuel Valls!!
    C’est une première.
     
    Deux Françaises d’origine marocaine viennent d’intégrer l’équipe du nouveau gouvernement Valls II.
     
     
    Il s’agit de Najat Vallaud-Belkacem, qui est reconduite et devient ministre de l’Éducation nationale, et Myriam El Khomri qui devient secrétaire d’État chargée de la politique de la ville.
     

    Pour Najat Vallaud-Belkacem (36 ans), c’est une consécration.

     

    Cette native de Beni Chiker, dans la région rifaine, est une fidèle de François Hollande après avoir été longtemps très proche de Ségolène Royal, reconduite à son poste, en tant que ministre de l’Ecologie.

    Elle a gravi peu à peu les échelons depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée.

    D’abord Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, elle est propulsée en avril dernier Ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports dans la première version du gouvernement Valls.

    Aujourd’hui, elle va occuper le très difficile portefeuille de l’Education nationaleà la place de Benoit Hamon et où beaucoup d’autres ont déjà laissé des plumes.

    A noter que c’est la première fois qu’une femme occupe ce poste.

    « Ma mère m’a appris à ne compter que sur moi »

    Myriam El Khomri (36 ans) devient la benjamine du gouvernement à la place de … Najat Belkacem.

    Elle est elle aussi native du Maroc, à Rabat, mais passe son enfance à Tanger, dans le nord du pays, où sa maman est professeure expatriée.

    Elle revient à l’âge de 9 ans dans la ville de Thouars, dans les Deux-Sèvres.

    Dans une portrait qui lui a été consacré en 2009 par Jeune Afrique, elle déclare : « Ma mère m’a appris à ne compter que sur moi. ».

    Et c’est ce qu’elle fait en finançant elle-même ses études jusqu’à obtenir un DESS d’administration du politique.

    Elle intègre ensuite l’équipe de Bertrand Delanoë en 2001 et devient chargée de mission pour les affaires scolaires, la prévention, la sécurité et la toxicomanie.

     

    Source    Bladi.net


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    Nous défendre face aux barbares : une réponse au djihadisme

    Publié le 27 août 2014  
     

    Les Occidentaux ont ouvert la voie aux djihadistes en ne défendant pas leur patrimoine et leur civilisation.

     

    Par Philippe Bouchat

    Hamas (Crédits : Zoriah, licence creative commons)

     

     

    J’ai beaucoup hésité à écrire les lignes qui suivent, car je ne peux exclure que la forme de mon propos entrave le fond de ma pensée et que l’on se méprenne ainsi sur mes intentions.

    Alors d’emblée, je tiens à le préciser avec fermeté : rien de ce qui suit n’est dirigé contre l’islam, grande religion qui n’a rien à voir avec ce que les barbares islamistes en Irak, en Syrie ou ailleurs dans le monde font en son nom. Cette précision étant faite, j’en viens à développer mon propos.

     

    Les trois caractéristiques fondamentales de l’Occident

    S’il est difficile de dater le début de l’histoire occidentale, en revanche plusieurs traits de caractère permettent d’en dessiner les contours.

    Tout d’abord, l’Occident est la civilisation qui a vu émerger la raison. Depuis que nos ancêtres de l’Antiquité, dans le monde grec, ont décidé de ne plus se satisfaire des explications mythologiques pour comprendre le monde qui les entourait, la Raison a mené une lutte acharnée contre tous les obscurantismes.

     

    L’Église catholique – qui a souvent eu maille à partir avec la Raison par le passé – reconnaît maintenant officiellement que la Foi ne peut porter atteinte à la Raison et que cette dernière est une porte d’accès à la première (voir en ce sens l’encyclique « Ratio et Fides » de Jean-Paul II).

     

    La Raison a également permis à la philosophie de voir le jour ; elle a contribué – et contribue toujours – à la progression quotidienne de la science.

    Qu’on le veuille ou non, si l’Occident demeure la première civilisation de ce monde, elle le doit en grande partie à l’émergence de la Raison dans sa sphère d’influence.

    Ensuite, il y a le christianisme.

    Que nos sociétés soient complètement – et heureusement – sécularisées n’enlève absolument rien au fait que la rencontre du christianisme avec le monde gréco-romain a complètement bouleversé le sens de l’Histoire.

    Même s’il est de bon ton, en France et en Belgique, de critiquer le fait religieux en général et le christianisme en particulier, c’est oublier que la majeure partie de la population occidentale est de confession chrétienne et que sa pratique est encore vivace dans de nombreux pays.

    Et même chez nous, personne ne peut sérieusement nier que nos populations sont majoritairement de culture chrétienne (voir les jours fériés calqués sur les fêtes chrétiennes, les fêtes de Noël et de la Saint-Nicolas célébrées même par les non croyants, etc.).

    Enfin – et sans prétendre à l’exhaustivité – il y a le droit qui résulte à la fois de la raison et du christianisme. Le droit est l’invention propre à l’Occident qui permet de prévenir et régler pacifiquement les différends existants dans la société.

    C’est d’ailleurs en partie pour cela que les discours axés sur les droits de l’homme n’ont aucune résonance auprès, par exemple, des autorités et de la majeure partie de la population chinoise : le droit n’est pas un instrument oriental de règlement des différends ; pour cela, il y a tout un système de relations fondées sur les anciens (le ‘ren’) et le respect de l’autorité.

    Raison, christianisme, droit : telles sont pour moi les caractéristiques fondamentales de l’Occident, censées protéger notre bien suprême : notre liberté. L’Occident est en effet la civilisation de la liberté.

     

    Or, que constate-on aujourd’hui en Occident ?

     

    Les principes et valeurs de liberté bafoués

    Thomas d'Aquin

    Thomas d’Aquin

    La raison est menacée par les fous de Dieu et les intégristes de tous bords, mais aussi par la médiocratie dans laquelle la « culture » de masse et le refus systématique de l’excellence nous ont plongés.

    Le sens du Dieu chrétien n’est plus enseigné et toutes les valeurs prônées par lui – comme le respect de la Vérité et de la Vie – sont attaquées en règle par les tenants du relativisme et les libertins les plus obtus qui confondent allègrement liberté et licence. La laïcité – indispensable au bien-vivre ensemble – est souvent pervertie en un anticléricalisme aussi stupide qu’inutile.

    La norme juridique, à force d’être si abondante et si complexe, a perdu de son autorité naturelle ; les comportements déviants sont de plus en plus nombreux et nos sociétés sont de plus en plus violentes tournant ainsi le dos à ce qui fut une avancée majeure à l’histoire de l’humanité.

    Quant à la situation de la liberté, il suffit de lire les nombreux et excellents articles publiés par Contrepoints et dans tous les forums libéraux pour se convaincre à quel point elle est malmenée, méprisée et combattue.

    Nous sommes ainsi arrivés dans une situation où les Occidentaux aiment se tirer plusieurs balles dans le pied et se cracher eux-mêmes à la figure. En effet, se rend-on compte que chaque fois qu’on attaque la raison, le christianisme, le droit ou la liberté, c’est notre identité même que l’on renie ?

    Le dénigrement de soi

    Alain Finkielkraut a superbement analysé cela dans son ouvrage de référence L’identité malheureuse : à force de vouloir s’excuser des atrocités que nous avons pu commettre par le passé, à force de vouloir préférer l’étranger à soi-même, à force de se vouloir ouverts sans la moindre réciprocité, on en est arrivé à une situation où l’on ne sait plus qui on est et où le réflexe identitaire ne sait plus s’exprimer que par la violence et la haine de l’autre.

    La relation avec l’islam est symptomatique de cette situation de dénigrement de soi. Les communautaristes les plus doctrinaires – qui ont l’oreille d’une grande partie des mouvements de gauche – ont permis, voire suscité que des « accommodements dits raisonnables »1 soient tolérés, comme les repas halal dans les cantines scolaires, l’absence de jeunes musulmanes aux cours de natation, le refus de se faire soigner par des médecins féminins, etc. Cette tolérance a débouché sur des dérives comme les prières de rue, la demande d’interdiction de porc dans les cantines, l’endoctrinement et la radicalisation de certains jeunes, pour ne citer que ces quelques exemples.

    En réaction, la haine de l’autre – du musulman en particulier – et la parole raciste se sont libérées et banalisées.

    C’est ce rejet de ce qui nous fonde, de ce qui nous identifie qui explique grandement le succès croissant du Front national, parti que je tiens pour républicain, même si ses propositions sont à l’opposé des valeurs dans lesquelles je crois.

    Nous bafouons nous-mêmes nos valeurs ; comment ne pas s’étonner dès lors que nos ennemis ne les bafouent pas également ?

    Nous avons ouvert la voie aux djihadistes en ne défendant pas notre patrimoine et notre civilisation ; il n’est ainsi pas anodin que nos pays sont devenus des bases arrière de l’islamisme radical et que des centaines (des milliers ?) de jeunes nationaux partent de chez nous pour mener la guerre aux « infidèles » qui les ont pourtant accueillis et nourris.

    Revenir aux sources de la civilisation occidentale

    La seule solution pour sauver notre bien précieux qu’est la liberté et de ne pas sombrer dans le délire raciste et haineux est d’en revenir aux sources de notre civilisation.

    Concrètement, nous devons revaloriser la raison et l’esprit critique ; nous devons redonner au droit ses lettres de noblesse en arrêtant de légiférer pour tout et n’importe quoi.

    Et enfin, nous devons retrouver le sens de notre civilisation chrétienne. Attention, je n’entends nullement faire du prosélytisme – ce qui est à la fois contraire au libéralisme et christianisme bien compris –, mais plutôt rappeler que le christianisme, même si nous n’avons pas la foi, est ce qui forge notre culture.

    Et pour ce faire, défendre les chrétiens d’Orient serait non seulement faire œuvre humanitaire, faire reculer la barbarie, mais aussi renouer avec notre tradition historique. Il faut retrouver le sens de la croisade, au sens de protection des chrétiens où qu’ils se trouvent – le Vatican a d’ailleurs ouvert la voie en ce sens, en déclarant licite d’utiliser les armes dans ce cas.

     

    Mais sans se tromper de cible : l’ennemi n’est pas l’islam, mais les djihadistes qui sèment la terreur en son nom.

    Ce n’est qu’en s’affirmant positivement comme espace de raison, de Foi, de droit et de liberté qu’on pourra s’ouvrir sereinement à l’autre et faire reculer le racisme et le djihad ici et là-bas.

     

    Source: Contrepoint


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    Jeudi 28 août 2014

    Il est possible de trouver tout un tas de choses sur Internet, pour peu que l'on maîtrise quelques unes de ses subtilités.

     

    Et tout le monde peut en pâtir: on l'a vu avec les détenteurs de pages perso en début de semaine, on le voit ici avec rien de moins que l'Etat islamique (anciennement Isis), organisation djihadiste qui sévit actuellement en Irak.

    Organisation dont l'un des camps d'entrainement aurait été débusqué par les journalistes du site Bellingcat, à en croire un de leurs articles publié le 22 août dernier.

    Le tout, grâce à l'utilisation de quelques outils en libre accès sur Internet, et facilement utilisables.

    Pour identifier ce camp, les journalistes expliquent ainsi être partis de photos publiées sur l'un des comptes Twitter de l'Etat islamique (aujourd'hui inactif).

    L'organisation djihadiste est en effet connue pour une communication particulièrement élaborée, notamment sur Internet. Ce qui lui a visiblement joué des tours.

    Extrait d'images diffusées sur un compte Twitter de l'Etat islamique, retouché par Bellingcat.

    Sur plusieurs photos en effet, il leur a été possible d'identifier deux ponts et une rivière situés en arrière-plan, grâce à l'outil Google Earth.

    Il s'agirait ainsi du Tigre, fleuve qui traverse Mossoul, ville d'Irak prise en juin dernier par l'organisation islamiste, rappelle le site Quartz.

     

     

    Afin d'affiner leur découverte, les journalistes de Bellingcat se sont ensuite tournés vers Panoramio, un service qui compile les métadonnées associées à des images (comme la date et le lieu où elles ont été créées) afin de placer celles-ci sur une carte de GoogleMaps.

    En comparant les clichés mis en avant par l'organisation islamiste avec d'autres photos de Mossoul compilées sur Panoramio, ils ont pu obtenir des preuves plus précises sur les lieux où s'entrainent les troupes de l'Etat islamique.

    Sur une photo, les mêmes lampadaires; sur d'autres, le même pont, comportant exactement la même inscription.

    Photos de l'Etat islamique et de Panoramio mises en perspective sur le site de Bellingcat. 

    Suivant cette même technique, le site vient également de tenter de localiser le lieu où le journaliste américain James Foley a été exécuté.

     

    Peu de détails, principalement du désert et des collines, filtrent de la vidéo de l'assassinat, diffusée par l'Etat islamique.

    Néanmoins, Bellingcat avance une proposition:

    «Basé sur les informations disponibles, nous pouvons au moins dire que la vidéo de James Foley a été filmée dans les collines au Sud de Raqqa, et probablement au lieu que nous indiquons ci-dessus, ce qui semble aller dans le sens des affirmations du Guardian, selon lesquelles Raqqa est l'endroit probable où les otages sont détenus.»

    Extrait de Bellingcat

    Fondé à la suite d'une campagne de financement collaboratif, le site Bellingcat indique même à ses lecteurs comment utiliser les outils du web pour géolocaliser images et vidéos, dans le cadre d'une investigation.

    Comme le rappelle le site Quartz, le créateur du site s'est précisément fait connaître pour ses talents d'enquêteur sur Internet:

    «[...] Eliot Higgins est devenu célèbre (le New Yorker a même fait son portrait) pour avoir prouvé que la Syrie utilisait des armes chimiques depuis sa chambre de Leicester, en Angleterre, en utilisant seulement des images et des vidéos accessibles en ligne.»

    De la même façon que l'Etat islamique veille à faire connaître ses méfaits, comme le monde entier a pu le constater avec la vidéo de l'exécution de James Foley, la guerre en Syrie bénéfie également d'un large relai sur YouTube, Twitter et compagnie.

     

    Et comme les journalistes peuvent difficilement s'y rendre, écrivions-nous en avril 2013, «ces sources sont souvent les seules preuves de ce qui se passe sur place. La difficulté consistant à distinguer la réalité de la fiction.»

    Conscient de ce biais, Eliot Higgins, qui entretient 500 chaînes YouTube sur les affrontements en Syrie, expliquait alors:

    «Au bout d’un an de visionnage de ces vidéos, je vois beaucoup le même genre de trucs qui repassent sans arrêt, alors quand il y a quelque chose de différent, ça me saute aux yeux»

    C'est pour poursuivre ce travail sur la Syrie et désormais l'Irak, que le journaliste a lancé sa levée de fonds en ligne. Elle lui a rapporté 64.000 euros.

    SOURCE :

    http://www.slate.fr/story/91347/camp-entrainement-etat-islamique-google-maps-bing


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    Jeudi 28 août 2014

    Alex Jones : L’armée admet qu’elle se prépare à exécuter des Américains en masse

    loi-martiale

     

     

    Rapport spécial: Alex Jones révèle les plans de l’armée américaine de maîtriser et tuer des Américains pour désobéissance civile.

     

    Il présente de la documentation qui prouve combien les manifestations à Ferguson MI, ne sont que les prémisses de la tactique d’imposer la loi martiale en Amérique.

     

    via Before It’s News

     

    Source:   le blog www.citoyens-et-francais.fr


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    Pauvres Petits Enfants Musulmans ?

    web-e1373995146759

    Le monde est bouleversé par les enfants de la Palestine …

    Voici les images qu’ils nous montrent :

    Pauvres Petits Enfants Musulmans ? dans Islam 1

    2 dans Islam

    Voici les images qu’ils ne montrent pas :

    3

    4

    ILS DEVIENDRONT DES TUEURS REDOUTABLES CAR ILS N’ONT PAS DE VIE SOCIALE, MORALE.
    ILS NE VIVENT QUE POUR TUER LES INFIDÈLES.
    (non musulmans:  NOUS)

    5

    COMMENT FAIRE DES BOMBES, NE PAS AVOIR PEUR DU SANG….

    6

    7

    8

    S’ENTRAINER COMME DE VRAIS SOLDATS.

    9

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    40

    LE PORT DES ARMES, LE CAMOUFLAGE, PAS D’ÉCOLE, SEULEMENT TUER….

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    28

    LES PARENTS FIERS DE PROMENER LEURS ENFANTS DE 6, 8 OU 9 ANS…
    QUI SERONT DES MARTYRS…
    QUI SE FERONT SAUTER POUR ALLAH…

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    16

    15

    COMMENT LANCER DES PIERRES ET TIRER SUR LES POLICIERS ET MILITAIRES

    21

    20

    22

    PARENTS FIERS D’EXPOSER SON ENFANT QUI SE FERA SAUTER (MARTYR) OU TUER POUR ALLAH

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    31

    32

    Et voilà ce qu’ils pensent du drapeau Américain et de l’ONU !
    (NOUS, Canadiens, FAISONS PARTIE DE L’AMÉRIQUE DU NORD ET SOMMES DANS L’ONU.)

    23

     

    SVP FAITES CIRCULER CES IMAGES

    POUR QU’ELLES FASSENT LE TOUR DU MONDE.

     

    C’est à ÇA que les gouvernements américain et canadien envoie NOTRE argent…

    SUPPOSÉMENT POUR « AIDER LA BANDE DE GAZA ».

    en fait :
    qui sert à acheter des armes et instiller la haine chez les enfants.

    Ces photos font le tour du monde.

    Mais les « PALESTINIENS » (Hamas) continuent à entrer dans nos pays par l’immigration offerte à tous par nos politiciens (par signature ou ordre EXÉCUTIF) ou encore par le Mexique via les trafiquants de drogue.


    Et l’entrée la plus facile en Amérique du Nord est le Québec.


    NOS LOIS SONT SI FLEXIBLES… nous avons l’esprit tellement ouvert…

    Pauvres musulmanes, nous devons les soutenir pour les aider dans leur recherche de la liberté…


    Alors qu’en fait, elles font partie d’une stratégie d’invasion dans tous les pays occidentaux (regardez le bordel causé par les musulmans en Angleterre, en France, en Suède, etc.), une opération financée par des pays arabes afin d’imposer l’ISLAM et la SHARIA.

    Un article de Claude Comte

    Sur la Toile.


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    International

    Ukraine: Kiev et l'Occident essayent de justifier les défaites de l'armée

    Dossier: Situation explosive dans l'est de l'Ukraine

    Les forces d'autodéfense de la république de Donetsk
    10:58 28/08/2014
    DONETSK, 28 août - RIA Novosti

    Kiev et l'Occident parlent toujours de la prétendue intervention russe en Ukraine pour justifier les nombreuses défaites de l'armée ukrainienne dans les combats contre les insurgés, a déclaré jeudi le premier ministre de la république populaire autoproclamée de Donetsk Alexandre Zakhartchenko.

    Il a indiqué que les forces d'autodéfense comptent des volontaires russes au Donbass, dont des anciens militaires qui ne peuvent rester indifférents au sort de la population russophone.

    "Actuellement, beaucoup de personnes se demandent comment les forces d'autodéfense de la république de Donetsk, initialement composées de détachements de partisans isolés  ont réussi à se transformer en une puissante organisation militaire capable non seulement de faire face à l'armée ukrainienne, mais aussi de remporter des batailles.

    Kiev et l'Occident ne cessent de parler "d'intervention militaire" russe pour justifier les nombreuses défaites essuyées par l'armée ukrainienne depuis plusieurs mois", a déclaré le premier ministre dans une interview accordée aux médias russes et diffusée notamment par les chaînes télévisées LifeNews et Russie-24.

    Selon lui, les insurgés "n'ont jamais caché qu'il y avait de nombreux Russes parmi eux et sans lesquels ils auraient pu se retrouver dans une situation très difficile".

    "Pendant tout ce temps, entre 3.000 à 4.000 volontaires russes étaient dans leurs rangs. D'aucuns sont déjà rentrés chez eux, plusieurs  sont restés ici.

    Il y a eu, malheureusement, des morts parmi eux".

    © RIA Novosti.

     

    "Ce n'est pas un secret que les volontaires russes comptent beaucoup d'anciens militaires. Ils combattent à nos côtés comprenant que c'est leur devoir", a dit le premier ministre.

    "Je vous dirai plus, de nombreux militaires russes qui arrivent chez nous préfèrent être avec nous et combattre pour la liberté du Donbass plutôt que de passer leur congé au bord de la mer.

     

    J'estime que les Russes sont les seuls à être dotés de ce sens aigu de la compassion pour le malheur d'autrui qui les fait partir vers n'importe quel point du monde afin de combattre pour l'indépendance, la liberté des gens.

     

    Rappelez-vous l'Espagne, la Serbie et beaucoup d'autres pays.

     

    Ils sont parmi nous au Donbass car ce sont nos frères de sang", a souligné le premier ministre.

     

     


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     A l’Est, les bruits des bombes et des bottes s’intensifient

     

    Bombardements de Donetsk par les troupes de Kiev

    Bombardements de Donetsk par les troupes de Kiev

     

    Alors que la République de Donetsk annonce avoir libéré deux des postes de douanes, qui étaient occupés par les forces de Kiev, sur la frontière russo-ukrainienne, les bombardements ont repris sur la ville ce matin.

    Plus loin l’OTAN continue de tisser sa toile dans un climat de guerre froide.

     

    Selon Les autorités de la République populaire de Donetsk (RPD), les milices contrôlent deux des trois postes de douane sur la frontière entre l’Ukraine et la Russie : Marinovka, Ouspenka, alors que les combats continuent près du poste de Novoazovsk et sur d’autres secteurs de la frontière.

    Pendant ce temps ces autorités affirment avoir démantelé une vingtaine de commandos infiltrés pour saboter les structures de l’intérieur.

     

    Mais ce jeudi matin les bombardements accablent le centre ville de Donetsk (un million d’habitants) où l’électricité et l’eau sont coupées en de nombreux quartiers.

     

    Cette guerre civile qui engendre de très graves conséquences sur le plan humanitaire dans l’indifférence de l’Occident, n’empêche pas l’OTAN, sous l’égide des Etats-Unis de poursuivre son implantation aux abords des frontières de la Russie, notamment en Finlande et en Suède, ces deux pays ayant signé leur accord pour que l’Alliance puisse passer sur leurs territoires.

     

    La Russie, de son côté, a annoncé qu’elle fera tout le nécessaire pour assurer sa protection contre ces menaces. «Les déclarations que nous entendons de la part des dirigeants de l’alliance témoignent que l’OTAN se propose de poursuivre l’accroissement de l’aptitude opérationnelle de ses forces et de rapprocher sa structure militaire des frontières russes prétextant la nécessité de se protéger contre la prétendue menace de l’Est », a dit Alexandre Grouchko, représentant permanent de la Russie auprès de l’Alliance Atlantique, dans un entretien à l’agence Interfax.

     

    Il estime que les relations entre la Russie et l’OTAN sont proches actuellement du « point de congélation ».

     

    Malgré la rencontre de Minsk ou Viktor Porotchenko, le président ukrainien, et Vladimir Poutine, se sont rencontrés et semblent avoir entamé un dialogue, sur le terrain l’escalade continue.

     

    Du sein de l’Union Européenne, des voix discordantes semblent se manifester en coulisse, dont notamment celles de la France et de l’Allemagne dont les intérêts avec la Russie sont de plus en plus compromis.

     

    Mais la Grande Bretagne, cheval de Troie des Etats-Unis, influe de tout son poids sur Bruxelles, pour mettre de l’huile sur le feu en demandant de nouvelles sanctions.

     

    Si en coulisses la guerre diplomatique fait rage, face aux mouvements d’encerclement de l’OTAN, il serait bien surprenant que la Russie ne prépare pas de riposte.

     

    Emilie Defresne

    source:  Média-presse-info


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    Anciens militaires et amis(es)

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    Le Dimanche 14 Septembre à Le Chenêt ( Noyal-Chatillon


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    11h       Cérémonie des couleurs et Discourt du Secrétaire Général et Délégué Régional ( Bretagne )

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    « Le soldat n'est pas un homme de violence.« Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes
        qui ne sont pas les siennes.« Son mérite est d'aller, sans faillir, au bout de sa parole.« Tout en sachant qu'il est voué à l'oubli. »


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    Double meurtre à Argenteuil: « La décapitation, l’horreur à l’état pur », dit un policier

    Posted On27 août 2014
    By :

    La stupéfaction est de mise après la découverte des corps de deux hommes tués dans la nuit à Argenteuil, dans le Val-d’Oise. Un homme a été interpellé et est toujours en garde à vue.

     

    C’est une véritable scène d’horreur qui s’est jouée à deux pas du commissariat d’Argenteuil, en région parisienne, où deux hommes ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi.

    Le drame s’est noué vers 3h30 du matin au quatrième étage d’un immeuble dans une rue calme du centre-ville de la commune du Val-d’Oise.

    La première des deux victimes a été retrouvée agonisante sur le trottoir au pied de l’immeuble. La seconde a été découverte dans la cuisine de l’appartement, décapitée.

    « On ne s’habitue jamais à ce genre de scène »

    Les enquêteurs sont à la fois horrifiés et perplexes.

     « La décapitation n’est pas quelque chose de très courant effectivement.

    Dans un endroit civilisé, en plein coeur d’une ville, à quelques pas d’un commissariat, c’est quelque chose de hors normes, confie Loïc Travers, secrétaire régional du syndicat de police Alliance.

    C’est particulièrement glauque et morbide.

    On ne s’ habitude jamais à ce genre de scène extrêmement violente avec tout ce qu’on peut imaginer comme éclaboussures de sang partout. C’est l’horreur à l’état pur ».

    Un homme en garde à vue

    L’homme qui a alerté la police, présenté comme un colocataire des victimes, a été interpellé. Il est toujours en garde à vue.

    Âgé de 30 ans, il est originaire de Trinidad-et-Tobago et ne parle pas Français.

     

    Selon les premiers éléments de l’enquête, il tient des propos très confus. Il n’avait pas de sang sur les mains et l’arme du crime est toujours introuvable.

    La police judiciaire tente désormais de savoir, notamment auprès des autorités de Trinité-et-Tobago, s’il est connu de la police ou éventuellement de services psychiatriques.

    http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/double-meurtre-a-argenteuil-la-decapitation-l-horreur-a-l-etat-pur-dit-un-policier-7773946636

    © Gaïa pour www.Dreuz.info


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  • 08/28/14--06:50: CIVILISATION !
  • Irak / Le califat ravage le patrimoine de la Mésopotamie!

     
     

     «La sagesse est-elle encore dans l’homme ?»

    L’Irak, entre Tigre et Euphrate, ancienne Mésopotamie, berceau de civilisations, compte son histoire en millénaires.

     

    Les nombreux peuples qui s’y sont installés ont puisé aux mêmes racines culturelles.

    A la tête de vastes constructions politiques, les souverains, qu’ils soient assyriens, babyloniens, perses, régnaient d’abord sur des peuples en respectant leurs diversités, leurs croyances et leurs coutumes.

    Dans les religions polythéistes, les dieux des vainqueurs étant par le sort des armes reconnus par tous supérieurs aux dieux des vaincus, point n’était besoin de détruire systématiquement leurs sanctuaires.

    Les guerres, affaires d’hommes et non de Dieux.

    Au contraire, les statues des dieux vaincus étaient emportées dans la capitale du royaume vainqueur et placées dans des temples, manifestant par leur présence, aux yeux de tous, la victoire remportée et facilitant l’acculturation. Les tributs et les impôts étant proportionnels à la richesse de chacun des peuples soumis, le souverain avait tout intérêt à ce que, à l’intérieur de son royaume, chacun puisse vivre en harmonie. Les guerres, affaires d’hommes et non de dieux, étaient surtout motivées par l’accès à l’eau et aux hydrocarbures, notamment le bitume, utilisé à l’époque, entre autres, pour imperméabiliser les canaux d’irrigation et les bateaux, nécessaires à la prospérité agricole et commerciale, principales richesses.

    Dans cette région argileuse et dépourvue de forêts, les bois de charpente et les pierres nécessaires aux constructions de prestige étant rares, les monuments, sauf exception, étaient préservés au maximum quitte à les réutiliser en les modifiant. Détruire pour détruire n’était pas à l’ordre du jour.

    Mosaïques de peuples

    Si, au fil du temps, les croyances se sont diversifiées et ont évolué, cette terre a su accueillir les uns et les autres. Ainsi, sur un temple voué au dieu Assur s’est élevée une église et sur une tombe du VIIIe siècle avant Jésus-Christ s’est édifiée une mosquée. Cette mosaïque de peuples aux religions différentes, qui a longtemps fait la spécificité et la richesse de cette région, est aujourd’hui remise en question.

    L’Etat islamique qui s’est créé dans le nord de la Syrie, bloqué vers l’ouest par la mer Méditerranée, a décidé de s’étendre vers l’Est. Il a ainsi pris position dans le nord de l’Irak. Il détient, sur le Tigre, les barrages en amont de Mossoul, l’antique Ninive, capitale de l’empire assyrien aux jardins luxuriants. Il est ainsi maître de l’accès à l’eau et à l’électricité pour toutes les villes situées en aval. Il se dirige vers Erbil, l’ancienne Arbèles, célèbre pour la bataille entre Alexandre le Grand et Darius, région riche en hydrocarbures suscitant convoitises et réactions. Mais il ne s’agit plus de régner sur des peuples divers et variés. Avec les progrès techniques, la richesse n’est plus dans les bras des hommes. (1)

    A l’intérieur de ce territoire, comme Dieu a créé le monde, un cadre matériel est mis en place. Certes, dans toute guerre, il y a des destructions. Celles-ci peuvent être collatérales comme en Syrie, elles sont ici volontaires. Les monuments sont ciblés en tant que tels et pour ce qu’ils représentent. C’est sur une table rase qu’est rebâti un monde nouveau.

    Mosquée dynamitée

    Point n’est alors besoin de ce qui fait l’identité d’une ville comme le minaret Al-Hadba à Mossoul, aussi célèbre en Orient et pour les mêmes raisons que la tour de Pise (Italie) en Occident, sauvé de justesse par une chaîne humaine. Point n’est besoin non plus du renom d’un sanctuaire. Ainsi a été dynamitée la mosquée qui s’élevait sur la tombe de Jonas. Les prières doivent être consacrées à Dieu et non à un homme, fût-il un prophète ! (2)

    Jonas est pourtant celui qui acquiert discernement et raison après avoir été avalé par un poisson, symbole de la sagesse en Orient ancien. Le Coran lui consacre la dixième sourate. Bien avant, dans la religion chrétienne, il préfigure le Christ, et dans l’Eglise assyro-chaldéenne, dont les rites sont plus anciens que ceux de l’Eglise de Rome, son nom, lié à la repentance humaine et au pardon divin, est l’objet de l’une des plus grandes fêtes. Les destructions ne sont pas seulement matérielles, elles sont lourdes de sens !

    Après la création du monde vient la création de l’homme. Le nouvel Etat entreprend de vider le territoire de la population qui ne correspond pas à l’image qu’il a lui-même dessinée. Les prises de Mossoul et de Karakoch poussent, entre autres, les chrétiens à se réfugier dans le Kurdistan autonome, où ils s’entassent dans l’église Saint-Joseph.

    Villes cosmopolites

    Sous un soleil ardent, avec des températures dépassant les 40 oC, les yézidis fuient dans les montagnes dénudées du Sinjar, espérant ainsi échapper au massacre. Présentés par ceux qui les pourchassent comme adorateurs du diable, leur croyance prend ses racines dans l’Empire perse bien avant l’apparition du christianisme et plus encore de l’islam. (3)

    Dieu, avant de créer la Terre et l’Homme, aurait créé sept anges dirigés par son envoyé, porteur de lumière, que certains assimilent à Lucifer (en latin lux signifie « lumière » et ferre « porter »). Pour eux, le bien et le mal existent en chaque homme, à ce dernier de choisir entre les deux. Cette liberté, et plus généralement la liberté de conscience, est incompatible avec un pouvoir religieux coercitif quel qu’il soit. Il en va de même pour toutes les minorités religieuses qui se trouvent dans des contextes similaires.

    Installé en Mésopotamie, l’Etat islamique en Irak et au Levant est devenu un califat, son chef reprenant ainsi le titre porté par les successeurs de Mahomet. De successeur, il prétend en devenir la voix, et par-delà celle de Dieu. Comme ses prédécesseurs, il exerce son pouvoir sur ces étendues désertiques à l’intérieur de chacune des villes qu’il a conquises, jour après jour. Mais quelle différence avec la Bagdad du calife Haroun Al-Rachid (763-809) ou le Constantinople (Istanbul) de Soliman le Magnifique (1494-1566), padicha de l’islam, c’est-à-dire « commandeur des croyants », allié du très chrétien roi de France François Ier, ces villes cosmopolites, à l’économie prospère, aux mille et une richesses, au foisonnement intellectuel et à l’avant-garde artistique.

    Jonas, la sagesse est-elle encore dans l’homme ?

    Véronique Grandpierre
    (Historienne, spécialiste de la Mésopotamie)

    Véronique Grandpierre, docteur en histoire ancienne, est membre du laboratoire de recherche Identités, cultures, territoires de l’université Paris-Diderot et auteure d’Histoire de là Mésopotamie (Gallimard «Folio», 2010).

    Notes :

    (1) Voir la vidéo : Comprendre la montée en puissance de l’Etat islamique en cinq minutes
    (2) Lire aussi : En Irak, les djihadistes justifient la destruction des sites de Mossoul pour des raisons religieuses
    (3) Lire le décryptage : Qui sont les yézidis, cible des djihadistes en Irak ?

    Voir aussi :

    Archéologie / Babylone ravagée par la guerre et les militaires américains !

    Lu sur Polémia


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