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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Ce serait un mouvement judicieux si l’Irak devenait un médiateur entre l’Arabie saoudite et l’Iran


    Par Andrew Korybko – Le 22 août 2017 –

     

    Source Oriental Review

    Iraq's Muqtada al-Sadr makes rare Saudi visit, Jul 2017
    Des rapports contradictoires ont récemment affirmé que l’Arabie saoudite appelait l’Irak à servir de médiateur entre elle-même et l’Iran.

     

    L’Agence de presse saoudienne cependant a cité, quelques jours après l’apparition de cette nouvelle, une source qui a violemment nié sa véracité.

    Il est néanmoins important d’examiner pourquoi ce scénario n’est pas seulement crédible, mais serait également très sage s’il s’avérait vrai.

    Le milicien et influent chef religieux chiite Muqtada al-Sadr revient d’une visite au Royaume qui a vu des langues s’agiter dans tout le Moyen-Orient, avec des commentateurs incapables de comprendre pourquoi quelqu’un qui satisfaisait tel un stéréotype à toutes les caractéristiques d’un adversaire saoudien était fêté comme invité d’honneur de haut rang par la famille royale.

     

    J’ai écrit à ce sujet dans mon analyse sur The Duran intitulée « Est-ce que l’Irakien Al-Sadr devient saudien ? », qui postulait que l’une des raisons derrière le voyage aurait pu être que ce pays centralement positionné entre l’Arabie saoudite et l’Iran proposait sa médiation entre ses deux grands et puissants voisins, avec l’un des acteurs non étatiques les plus symboliquement importants, al-Sadr.

     

    Il n’est pas clair à cet instant de savoir quel rôle – si jamais cela devient réalité –  Al-Sadr pourrait jouer dans tout effort de médiation, mais la logique géostratégique derrière le maintien du pays [L’Irak, NdT] comme pivot central entre l’Arabie saoudite et l’Iran tient toujours.

    L’Irak reste plus que tout autre État de la région celui qui détient la clé pour conserver l’équilibre des pouvoirs entre ces deux rivaux du Moyen-Orient.

    En outre, l’Iran et l’Arabie saoudite ont tous deux des intérêts sectaires contigus en Irak en ce qui concerne les communautés chiites et sunnites, et ils sont tous deux préoccupés par ce qui se passera après le vote d’indépendance du Kurdistan irakien le mois prochain.

    La sécession des Kurdes laisserait les communautés chiites et sunnites amèrement divisées dans un état croupion instable sans le facteur d’équilibre que leurs compatriotes du Nord avaient précédemment joué pour garder le pays au moins nominalement uni.

    Une autre guerre civile irakienne entre ces deux groupes n’est pas dans les intérêts de l’Iran ou de l’Arabie saoudite, mais ils pourraient être attirés involontairement dans ce conflit par un élan stratégique incontrôlable et un dilemme sécuritaire.

    L’Iran préférerait se concentrer sur la sauvegarde de ses intérêts dans la Syrie post-Daech, face à la menace croissante du terrorisme kurde le long de sa région frontalière et sur l’amélioration de son économie.

    De même, les Saoudiens doivent se concentrer sur leur nouvelle Guerre froide avec le Qatar, réduire leur participation à la désastreuse guerre contre le Yémen et promouvoir des changements socio-économiques à long terme grâce à l’ambitieux programme Vision 2030 et résister aux risques politiques potentiels qui pourraient survenir en conséquence de ce plan entre la famille dirigeante et les clercs wahhabites.

     

    Pour faire face à ces tâches beaucoup plus urgentes, l’Iran et l’Arabie saoudite doivent trouver un compromis temporaire dans leur rivalité à l’échelle du Moyen-Orient, ainsi que préserver l’intégrité territoriale post-kurde et la stabilité d’un État Irakien fragile.

    C’est pourquoi cela a du sens que Bagdad prenne l’initiative pour réduire les tensions entre Téhéran et Riyad, car il pourrait espérer ainsi trouver un moyen de faire coopérer les deux grandes puissances pour maintenir l’Irak soudé comme le signe le plus visiblement tangible de toute détente prochaine.

     

    Andrew Korybko

    Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone


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    LA BATAILLE DE BAZEILLES

    « L’arme de tous les héroïsmes et de toutes les abnégations, j’ai nommé l’Infanterie de Marine » (Maréchal LYAUTEY – 1854 – 1934)

    Après l’héroïque sacrifice de la Légion étrangère à Camerone, le 30 avril 1863, où les soixante hommes du capitaine Danjou avaient tenu jusqu’au bout leur serment « de se défendre jusqu’à la mort » face à deux mille mexicains, sept ans et quatre mois plus tard, les 31 août et 1er septembre 1870, l’infanterie de marine allait écrire à son tour, à Bazeilles, sa plus glorieuse page d’Histoire.


    La guerre franco-allemande oppose, du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, la France de Napoléon III à la Prusse de Guillaume Ier. Commencée en Alsace et en Lorraine, elle voit l’armée allemande prendre l’avantage sur l’armée française du Rhin qui, commandée par le Maréchal Bazaine, est refoulée et assiégée dans la ville de Metz. Une deuxième Armée (12ème Corps d’Armée), sous les ordres du Maréchal Mac-Mahon -comprenant la Division d’Infanterie de Marine- est aussitôt formée pour lui porter secours et dégager la ville. Cependant, lors de sa difficile progression vers Metz, elle se heurte au gros des forces allemandes et doit se replier en direction de Sedan qu’elle atteint le 31 août.

    C’est alors que le général de Vassoigne, qui commande la division d’infanterie de Marine dite « Division Bleue », reçoit l’ordre d’attaquer, de conquérir et de tenir avec la 2ème brigade le village de Bazeilles, occupé par les Allemands, situé dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne, qui verrouille les accès sud-est de Sedan,


    La « Division Bleue » avait la particularité de réunir, pour la première fois dans l'histoire des troupes de marine, des Marsouins (quatre régiments de marche) et des Bigors (un régiment d’artillerie). Elle était composée de :
    - La 1ère brigade du général Reboul, formée du 1er Régiment d'Infanterie de Marine de Cherbourg et du 4e de Toulon,
    - La 2ème brigade du général Martin des Pallières, formée du 2e Régiment d'Infanterie de Marine de Brest, du 3e de Rochefort et du 1er Régiment d'Artillerie de Marine de Lorient qui fournissait 3 batteries.
    Le 31 août vers midi, c'est l'attaque. Le général Martin des Pallières commande l’assaut. L'ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée ; les pertes sont sévères des deux côtés ; le général Martin des Pallières est blessé et le village en feu.

    Néanmoins, au prix de multiples assauts héroïques et de sacrifices, les Troupes de Marine reprennent le contrôle d’une partie de la localité, sur la frontière nord. La 1ère brigade arrivée en renfort en fin de journée permet la reprise totale de Bazeilles à la tombée de la nuit.


    Le 1er septembre, les forces bavaroises du général Von der Tann investissent à l’aube la localité désertée par les Français. Ce n’était qu’un piège tendu par le Commandant Lambert, sous-chef d'état-major de la division, qui ordonna aussitôt une contre-attaque victorieuse menée par 150 marsouins survoltés. Bazeilles est de nouveau française.


    À ce moment survient un coup de théâtre. Le général Ducrot, qui vient de remplacer Mac Mahon blessé, veut regrouper l'armée et l'ordre est donné d'abandonner Bazeilles. Ce que l'ennemi n'a pas réussi, la discipline et la bêtise l'obtiennent : Bazeilles est évacué.

    Mais le général de Wimpffen, porteur d'une lettre de service, revendique le commandement et, prenant le contrepied des dispositions de son prédécesseur, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées.


    Il faut donc reprendre Bazeilles dont les Bavarois n'ont pas manqué de s'emparer entretemps. De Vassoigne n'hésite pas et, en dépit de la colère et de la rancœur légitime de ses hommes, sa division, bien que fourbue et meurtrie, s'empare une nouvelle fois du village malgré la défense acharnée de l'adversaire.


    Le 1er Corps d'armée Bavarois, renforcé d'une division supplémentaire et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend son pilonnage intensif et ses attaques meurtrières qu'il combine avec des manœuvres d'encerclement, tandis que dans le village se multiplient les incendies.


    Luttant à un contre dix, les soldats français, malgré les obus qui les écrasent, les incendies qui les brûlent et les suffoquent, la faim et la soif, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que peu à peu infligeant à l'ennemi des pertes sévères. Cependant, cette résistance acharnée, cette action désespérée ne peuvent que réduire de minute en minute leur effectif… aggravé par le fait que les munitions commencent à manquer cruellement.


    Vers 11 heures, la 2ème Brigade de la « Division Bleue », submergée par l’adversaire, doit se replier sur les hauteurs de la Moncelle. Pour protéger leur repli, des Marsouins au nombre d’une centaine se regroupent à la sortie nord du village, dans l’auberge de la Bourgerie que le Commandant Lambert a commencé à transformer en fortin.

    Comme leurs camarades légionnaires, à Camérone, ils jurent de ne pas faillir à leur mission et résistent pendant plus de trois heures à un ennemi supérieur en nombre. Les munitions venant désormais à faire défaut, c’est à la baïonnette qu’ils défendent âprement leur position.

    Vers 15h, les officiers encore en vie estimant que le sacrifice de ces quelques hommes d’exception serait vain, ils ordonnent l’arrêt des combats et revendiquent par la voix du Capitaine Aubert, de tirer les onze dernières cartouches, d'où le nom de « Maison des dernières cartouches », qui fit l'objet d'une popularisation comme un des hauts-faits de la guerre.


    La bataille est terminée. Les Bavarois, impressionnés par le courage de ces quelques hommes fourbus, épuisés mais vaillants ne peuvent que les épargner et laissent aux Officiers leur sabre, ultime marque de respect et d’admiration.

    La « Division Bleue » a perdu 2655 hommes au cours de ce seul affrontement. Quarante civils Bazeillais trouvèrent la mort au cours des combats des 31 août et 1er septembre. Cent cinquante autres moururent des suites de leurs blessures dans les six mois qui suivirent la bataille. L'ennemi, pour sa part, avait laissé sur le terrain 7 000 tués dont plus de 200 officiers

    Ce moment d'histoire a été illustré par le célèbre tableau d’Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville, peint en 1873, représentant la défense de l'auberge Bourgerie : « Les dernières cartouches » et conservé à Bazeilles à la Maison de la dernière cartouche.


    Bazeilles est resté depuis, un haut-lieu et un symbole des troupes de marine. L’anniversaire de cette bataille est commémoré chaque année dans tous les corps de troupe de France et d’Outre-mer et sur les lieux mêmes où se produisit cet événement.


    Le 2 septembre 1870, Napoléon III signa la capitulation de Sedan. Cette reddition se solda par la perte des territoires d’Alsace et de Lorraine, entraîna la chute du Second Empire, l’exil de Napoléon III, l’avènement de la Troisième République et pérennisa l’établissement définitif du régime républicain en France.

    José CASTANO
    courriel : joseph.castano0508@orange.fr

     



    « Il y a une sublimation du sens de la discipline où la contrainte devient acceptation où la soumission devient don […] qui libère l’homme, le grandit et le mène aux portes de l’héroïsme » (Général d’armée Olié – discours à l’occasion du baptême de la promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint Cyr)

    - Visitez le musée « Maison de la dernière cartouche » à BAZEILLES :
    Courriel : contact@maisondeladernierecartouche.com

    - « Marsouins » et « Bigors » - Cliquez sur : http://www.troupesdemarine-ancredor.org/Archives/Archives-menu-accueil.htm

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    Conférence : « ISLAM… D’hier à aujourd’hui »

    Cette conférence, organisée par le Cercle algérianiste de TOULOUSE, sera donnée par José CASTANO, Samedi 21 Octobre 2017, à 15h30, au CEFANOM, 1, rue des Pénitents blancs – 31000 TOULOUSE - Entrée gratuite –
    Un repas (facultatif) est prévu à 12h au restaurant La Gourmandine, 17, Place Victor Hugo – Toulouse (inscription obligatoire).
    Pour tout renseignement : Hervé CORTES Tel. 05.61.15.45.98 ou 06.40.38.69.06 - Courriel : cortes.famille@wanadoo.fr

    « TERREUR ISLAMISTE » : Cliquez sur : Voir le message »

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    Conférence sur : « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

    - De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat
    - L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

    « De l’Indochine à l’Algérie, le conférencier évoque le vécu, l’héroïsme et les sacrifices de ces légionnaires, Fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé. Ces soldats-loups à la démarche souple de félins, accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, acceptaient le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil et dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants.

    Ces hommes, « soldats pour mourir », constituaient le plus beau régiment du mode ; jalousés, admirés et vénérés parce qu’ils étaient capables de mourir avec panache en criant : « Vive la Légion ! »`

    … Puis il y eut le 22 avril 1961 et le soulèvement des meilleures unités combattantes dont le 1er REP était le « fer de lance »… sa dissolution et celle des plus belles unités parachutistes… l’émouvant adieu de la population de Zéralda à « leurs » légionnaires… le « cessez-le-feu » et la fin tragique de l’Algérie française… Le génocide des harkis commençait. »

    Cette conférence, organisée par la « Délégation Vauclusienne de l’Association de Soutien à l’Armée Française », sera donnée par José CASTANO, Samedi 4 Novembre 2017, à 15h, salle Bouscarle, 95, Avenue Charles Vidau, 84300 CAVAILLON - Entrée gratuite –
    Pour tout renseignement : Gilles ROUSSSET - Tel. 06 75 54 12 91
    Courriel : gilles.rousset@dartybox.com

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    Mon blog cliquer sur : http://jose.castano.over-blog.com/

    Ma biographie, cliquer sur :- http://www.francepresseinfos.com/2013/05/jose-castano-une-vie-au-service-de-la.html

    Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie –

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    L’internationale islamiste contre la Birmanie de Aung San Suu Kyi

    Publié le 7 septembre 2017 - par - 8 commentaires - 443 vues
     
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    Vous vous souvenez sans doute de Aung San Suu Kyi.

     

    Cette prisonnière de la junte birmane disait-on à l’époque.

    Icone sacrée de la gauche droit-de-l’hommiste, Sainte des libertés, idole des tarés admirateurs de Guevara, de ces idiots utiles qui hier admiraient Staline, et ont pleuré sa mort, admiré Castro, puis pleuré aussi sa mort, etc. 

     

    De ces militants qui se croient humanistes et ont cautionné Mao et les Khmers rouges.

     

    De ces artificiers gauchistes semant la peur comme les SA socialistes de Röhm en son temps.

    De ces nazillons antifas aux cerveaux javellisés.

     

    Ils passent d’une lutte à l’autre pour peu qu’elles offrent des possibilités de tout casser au nom du peuple, de tout détruire au nom de la Liberté.

     

    Oh Liberté, que de crimes commet-on en ton nom !

    C’était cette engeance qui hurlait à la dictature des militaires Birmans, que je ne soutiens pas, bien évidemment. Les mêmes qui s’élevaient contre les Pinochet hier, et se taisaient et se taisent encore sur Cuba et les crimes des Castro.

    Les mêmes qui ont des états d’âme en fonction de la couleur rouge et de l’étoile de leurs idéaux politiques.

     

    Près de 80 ans de terreur communiste, et plus de 100 millions de morts plus tard, ces attardés continuent leurs discours de soumis à la doxa communiste, comme les pitoyables insoumis de Mélenchon.

    Aujourd’hui ils veulent déboulonner la statue de leur ancienne idole Aung San Suu Kyi  pour la piétiner comme un vulgaire Saddam Hussein qui fit pourtant bien moins de morts durant tout le temps de sa dictature, que les USA depuis 1991 en Irak.

    Ils veulent lui cracher dessus comme un vulgaire Kadhafi, assassiné par la volonté d’un Président Sarkozy aux ordres, et pour des raisons encore obscures, et dont on ne finit pas de payer la note ! 

    Aujourd’hui, ils puent la haine au nom de la démocratie, de la liberté comme autrefois les sans-culottes de la Commune, en 1793. Qu’a donc fait de criminel cette femme politique, cette ancienne diva de la gauche ? Rien ! Sauf vouloir sauver la Birmanie ?

    Une pétition demande le retrait du Prix Nobel de la Paix. Un prix Nobel qui lui avait été attribué en 1991 pour son combat contre la junte militaire. On sait la valeur de ces pétitions politiciennes. Mais il y a eu 300 000 idiots utiles qui l’ont signée.

    Les musulmans s’élèvent contre « l’épuration ethnique » disent les musulmans.

    On aurait voulu voir en France, une telle émergence des musulmans pour protester contre les assassinats de chrétiens en Syrie, au Liban, en Irak. Une telle protestation contre les attentats commis par des musulmans depuis 1991, soit plus de 30 000 à ce jour.

    On aurait voulu que l’Oumma (communauté musulmane) s’élève vigoureusement contre les terroristes qui ont sévi à Paris, à Nice, à Barcelone au nom de l’Islam, aux cris d’Allah ou Akbar ! 

    Cette Oumma de « déséquilibrés » se moque bien des Chrétiens et des Juifs persécutés ou assassinés. De ces mises en croix sur les places d’Irak de Chrétiens refusant de se convertir, de ces Coptes d’Egypte assassinés.

     

    L’Oumma d’ailleurs, se moque du monde Occidental, et le Monde Occidental est autiste, ne voit rien, n’entend rien, n’écoute pas, ne tire aucune leçon. Pire, il dénonce une femme politique qui sait ce qu’est l’islam dans son pays, la Birmanie.

    Au nom de quoi devrait-elle accepter la politique imbécile des dirigeants européens de Bruxelles, cette folie d’accueillir des femmes et des hommes qui n’ont qu’une seule et unique idée, renverser les Bouddhistes, la démocratie initiée par Aung San Suu Kyi.

    Non cette femme n’a pas changé. Elle reste consciente des dangers. Elle sait que la Birmanie a des priorités, et elle les met dans l’ordre ! Ce n’est plus la junte militaire, mais l’installation d’une gangrène qui s’étale. Un cancer qui génère des métastases.

    Pourtant elle répond à ces contradicteurs. « Nous ferons en sorte que tous les habitants de notre pays voient leurs droits protégés » Elle se référait à la publication de photos provocatrices, à l’authenticité douteuse publiées fin août par le vice-Premier ministre turc Mehmet Simsek, qui dénonçait un « nettoyage ethnique ».

    Il avait retiré les photos, mais l’affaire a fait et fait encore scandale en Birmanie, où la majorité bouddhiste, dont fait partie Aung San Suu Kyi, accuse la communauté internationale, notamment les médias étrangers, d’avoir un parti pris pro-rohingya. (Source 20Mn)

    En fait, Aung San Suu Kyi reste cette femme fidèle à son peuple, à sa culture et à l’idéal qui l’anime : le bonheur pour son peuple qui a tant souffert, et qui ne veut plus souffrir et refuse d’abandonner sa culture millénaire à des assoiffés de sang qu’elle peut constater, chaque jour, de par le monde.

    La Birmanie donnerait-elle la seule réponse à donner à l’Islam : retourner chez vous !

    C’est une injonction que beaucoup d’Européens partagent, et eux aussi la lancent dans chaque pays de cette Union immigrationniste et communautariste !

    On est chez nous et nous voulons rester chez nous !

    Vous êtes venu et vous voulez changer nos us et coutumes sur notre sol ! Vous n’êtes plus les bienvenus.

    Ce n’est pas de l’islamophobie, c’est du bon sens, c’est juste une prise de conscience que l’islam n’est pas compatible avec nos lois ! N’en déplaise à nos politiques et même au Pape qui trahit clairement son Eglise, sous ses allures de Chrétien qui oublie les peuples, en commençant par la fille aînée de cette Eglise.

    C’est la réponse que la France devra faire un jour ! N’en déplaise à l’Oumma, aux dhimmis de la presse bien-pensante, aux médias vendus au Qatar.

    On est chez nous ! La France aimez-la, ou quittez-la !

     

    Vos papiers ne sont pas des gages. Le seul qui soit, c’est celui de l’amour de la France.

    Gérard Brazon (Libre expression)

     
     ET AUSSI
     
     
    7 septembre 2017

    Le monde entier part en croisade pour sauver les Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie qui fuit les représailles de l’armée birmane vers le Bangladesh.

    C’est l’hystérie collective, l’émotion à sens unique, avec ses accusations délirantes et son déluge de désinformation où les fake news sont légion.

    Nettoyage ethnique, crime contre l’humanité, extermination, génocide, c’est la surenchère dans le vocabulaire de la presse mondiale.

    Le Pape, l’ONU, le HCR, Human Rights Watch, les pays musulmans, les imams de tout poil, chacun y va de son couplet accusateur pour dénoncer une épuration ethnique et accabler l’emblématique leader du pays, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991 et arrivée au pouvoir en 2016.

    Même Erdogan, qui décidément ose tout, s’est fendu d’un appel à la “Dame de Rangoon” pour s’indigner du sort fait aux Rohingyas.

    Le sultan d’Ankara n’oublie qu’un détail : le génocide de plus d’un million d’Arméniens perpétré par les Turcs en 1915  et qu’il refuse de reconnaître !

    En matière d’atrocités et de scènes d’épouvante, les Turcs n’ont rien à envier à personne ! Ce qu’ont vécu les Arméniens dépasse l’entendement.

    Mais dans ce conflit birman qui dure depuis des décennies, la minorité musulmane serait dans son droit et la majorité bouddhiste serait coupable. Tel est le postulat incontournable décrété par la communauté internationale.

    Aucune mission de l’ONU n’a pu se rendre sur place pour écouter les différents sons de cloche, mais peu importe. Il suffit d’affirmer et de faire taire tout contradicteur, en l’occurrence les autorités birmanes et les bouddhistes.

    Celle qui fut l’idole des médias occidentaux quand elle luttait contre la dictature de la junte militaire birmane, et qui fut emprisonnée pendant 20 ans, est accusée aujourd’hui de rester passive devant les évènements, voire d’être complice des brutalités de l’armée.

    Une foule d’aboyeurs exige le retrait de son prix Nobel de la paix. Demande aussi farfelue qu’impossible, puisque la révocation d’un prix attribué à un candidat n’est pas prévue par les textes de l’Institut Nobel norvégien.

    On notera que ce déchaînement de passion pour sauver la minorité musulmane des Rohingyas, tranche cruellement avec la passivité de l’Occident chrétien, Pape en tête, quand il s’agit de sauver les chrétiens d’Orient.

    Pourtant, ces derniers subissent un génocide qui dépasse en horreur et en ampleur, tout ce que peuvent subir les Rohingyas.

    En un siècle la population chrétienne du Moyen-Orient est passée de 20% à 3%.

    “Villages rasés, massacres collectifs, meurtres de religieux et de civils (femmes, enfants, vieillards), viols, enlèvements, persécutions à grande échelle, conversions forcées, églises incendiées, monastères et écoles détruites, les Chrétiens d’Orient vivent aujourd’hui dans l’angoisse du lendemain, dans la peur et la souffrance quotidiennes.”

    La première religion du monde est chassée de son berceau historique.

    Et que fait l’Europe ? Elle détourne le regard, abandonnant les chrétiens à la barbarie islamique et à l’esclavage.

    Même le Pape n’a rien trouvé de mieux, lors de son voyage à Lesbos, que de ramener dans son avion personnel trois familles de réfugiés musulmanes, en laissant les chrétiens sur le tarmac !

    Et pour se justifier, face à l’incompréhension des Européens, le Vatican a prétexté que les familles chrétiennes n’avaient pas de papiers en règle !

    Il faut oser. Des centaines de clandestins débarquent en Italie chaque jour, mais le Pape, qui nous demande par ailleurs d’accueillir toute la misère du monde, n’accueille quant à lui que des migrants en règle !! Il se fout de nous !

    Oui, les Rohingyas fuient vers le Bangladesh voisin. Mais pourquoi ?

    Parce que cette minorité, originaire majoritairement du Bangladesh, n’a jamais été acceptée par les bouddhistes birmans. A la fois pour des raisons culturelles mais aussi historiques.

    Car les Rohingyas furent, pendant des décennies, les supplétifs du colonisateur anglais contre les Birmans qui luttaient pour leur indépendance. Ils ont donc toujours été considérés comme des traîtres et traités comme tels.

    Ils sont les harkis de Birmanie en quelque sorte. Indésirables à jamais.

    Depuis le viol et le meurtre d’une jeune birmane par un musulman en 2012, les violences n’ont jamais cessé.

    En octobre 2016 et en août 2017 , l’Arsa, “l’armée rohingya” en rébellion contre le pouvoir birman, a lancé plusieurs attaques contre des postes de police et de l’armée birmane, avec de très nombreux tués de part et d’autre.

    Il ne faut donc pas s’étonner que les représailles soient sanglantes et que les Rohingyas soient rejetés dans le camp des rebelles et des terroristes.

    C’est exactement ce qu’ont fait les Russes avec les Tchétchènes. A cette époque, les Occidentaux, qui n’avaient rien compris à la situation, accablaient Poutine et se mobilisaient pour sauver Grozny.

    La réalité est que Poutine combattait déjà le terrorisme islamique qui n’avait pas encore frappé l’Europe. Il le disait et il avait raison.

    Quant à Aung San Suu Kyi, on voit mal en quoi elle pourrait s’opposer aux généraux birmans qui sont les véritables maîtres du pays.

    Elle nie tout nettoyage ethnique et accuse les Rohingyas d’utiliser des enfants soldats dans les assauts contre l’armée birmane.

    Propagande de l’armée ? Possible. Mais il est clair que son pouvoir est limité et qu’il ne tient qu’au bon vouloir de l’armée. S’aliéner l’armée, c’est un suicide politique.

    Par conséquent, défendre la cause des Rohingyas, c’est défendre ceux qui ont toujours trahi le pays en combattant avec les Anglais contre les indépendantistes birmans, c’est s’opposer au nationalisme bouddhiste de plus en plus affirmé.

    Et on oublie que les 85% de bouddhistes se foutent éperdument du sort des Rohingyas, communauté méprisée depuis la nuit des temps.

    Dans cette hystérie collective, seule la Chine reste mesurée et s’abstient de toute critique. Pendant les 50 années de pouvoir de la junte militaire, la Chine fut le seul interlocuteur de la Birmanie.

    Il est vrai qu’avec ses 10 millions de musulmans Ouïghours du Xinjiang, province en perpétuelle rébellion, Pékin connaît la musique !

    Tout cela prouve une fois de plus la difficile cohabitation entre l’islam et les autres religions.

    Ce n’est pas pour rien que les Indes anglaises furent divisées en deux Etats distincts en 1947. Le Pakistan musulman et l’Inde hindouiste, deux pays qui n’ont jamais connu la paix depuis.

    Le multiculturalisme est un leurre.

    Il serait temps de l’admettre, avant de connaître en Europe des violences interconfessionnelles comme au Moyen-Orient ou en Asie.

    Depuis le nuit des temps, le meilleur gage de paix, c’est le chacun chez soi.

    Jacques Guillemain

    source


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    Au Kosovo, on aime bien les terroristes « Premier ministre »

     

    Le « Parlement » du Kosovo vient de désigner son nouveau « Premier ministre », lui aussi issu des rangs de l’UCK : Ramush Haradinaj.

     


    Responsable d’une association humanitaire
     

    Après Hashim Thaçi, chef du mouvement terroriste UCK , « Premier ministre » de 2008 à 2014 et aujourd’hui « président » du Kosovo, le « Parlement » du Kosovo vient de désigner son nouveau « Premier ministre », lui aussi issu des rangs de l’UCK : Ramush Haradinaj.

     

    Haradinaj est un Albanais né au Kosovo à Glodjane.

    Ex-videur de boîte de nuit devenu commandant de l’UCK en Métochie, il a terrorisé et tué Serbes, Roms et même Albanais fidèles à Belgrade pendant les années 1990.

    Haradinaj a été arrêté en France en début d’année suite à un mandat d’arrêt international déposé par la Serbie contre lui pour crimes de guerre.

    Un de ses frères menaça alors d’expulser tous les Serbes du Kosovo s’il n’était pas relâché et Haradinaj, dont le nom de guerre était « Rambo », fut libéré, ce qui n’est malheureusement pas une surprise car « Rambo » s’en sort toujours.

    Il a déjà été poursuivi deux fois par le Tribunal pénal international de La Haye et, deux fois, il a été acquitté.

    Le procureur du TPI, Carla del Ponte, avait pourtant déclaré que Haradinaj est un « gangster » qui a commis des « crimes horribles, cruels et violents » et qui « a du sang sur les mains ».

    Malgré cela, Haradinaj en sortit indemne.

    Lors de ses procès, les hommes prêts à témoigner contre lui meurent souvent dans des conditions violentes, changent soudainement leurs versions ou retirent leur témoignage et ce, malgré la protection supposée de EULEX, qui dépend directement de l’Union européenne.

    Haradinaj a le bras long et la gâchette facile et il sait qu’il est protégé par Bruxelles et Washington.

    Lors d’une altercation avec la famille Musaj, une famille d’Albanais du Kosovo qui l’accuse d’avoir tué leur frère, la dispute se transforme en échange de tirs et « Rambo » est blessé.

    C’est alors l’armée américaine qui doit le récupérer et l’héliporter au camp de Bondsteel avant de l’exfiltrer en Allemagne pour le faire soigner.

    L’Oncle Sam prend soin de ses hommes de main.

     

    Haradinaj dit vouloir la paix maintenant et, par des intrigues politiques locales, il nommera même deux ou trois ministres serbes.

    Il déclare, en revanche, qu’il ne reprendra pas les discussions avec la Serbie tant que celle-ci ne reconnaîtra pas l’indépendance du Kosovo (ce que ne reconnaissent ni les Nations unies, ni l’Espagne, le Brésil, l’Inde, l’Argentine, la Russie…). Belgrade, pour sa part, veut traduire Haradinaj en justice pour crimes de guerre dont de nombreux meurtres, viols (de jeunes filles et de femmes âgées), actes de torture et même la décapitation d’un bébé de deux semaines.

    L’ambiance n’est donc pas vraiment au beau fixe entre les deux camps.

    Depuis l’intervention de l’OTAN en 1999, 200.000 Serbes, chrétiens, ont dû fuir le Kosovo et plus d’un millier y ont été assassinés.

    Ce n’est certainement pas avec un terroriste de l’UCK aux manettes que la situation des Serbes du Kosovo va s’améliorer, et pour les 150.000 Serbes qui refusent de partir, c’est le martyre qui se poursuit.

     

    http://www.bvoltaire.fr/kosovo-

     


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    Etat des lieux sur la guerre en Syrie

    Drapeau syrien

     

    12/09/2017 – 05h20 Damas (Breizh-Info.com) – Les États-Unis avaient misé sur l’État islamique, l’opposition « islamique » modérée et les Kurdes pour mettre le désordre longtemps aux abords de l’Iran et empêcher celui-ci de jouer un rôle prépondérant dans la région.

    Comme avec les Balkans pour l’UE, la création d’un foyer de tension de longue durée permettait aussi de justifier la présence militaire à long terme des États-Unis, le contrôle des ressources et la main mise sur les états voisins au prétexte de les protéger de la menace terroriste (Jordanie, Irak, etc.).

    Comme lors de la crise balkanique, les pays de l’Europe de l’Ouest ont été des victimes consentantes, en y livrant des armes, et en prenant de plein fouet les conséquences, crise migratoire et attentats.

    De quoi arranger le grand capital perpétuellement en quête de main d’oeuvre corvéable à merci, l’agriculture productiviste en quête de saisonniers toujours moins chers et les vendeurs d’armes de Bulgarie notamment, qui fournissaient (ru) via des entreprises américaines des armes pour l’Etat Islamique.

    Cette stratégie du chaos a été soutenue par plusieurs acteurs régionaux, qui avaient leurs propres intérêts. La Turquie espérait propager le projet de société islamique de l’AKP… et faire des juteuses affaires avec le pétrole que les rebelles divers et l’EI volaient à l’état syrien. Israël voyait dans cette stratégie la solution pour ne pas revivre l’alliance des pays arabes contre son état – d’autant que la Syrie a toujours fait partie des fers de lance du soutien au mouvement palestinien et de la non-reconnaissance d’Israël.

     

    Les pays du Golfe enfin continuaient à soutenir la mondialisation de l’islamisme intégriste – comme dans les pays où ils ont investi dans les années 1990 (Bosnie, Asie centrale, Caucase musulman russe) qui ont fourni par milliers les combattants dont l’État islamique, le front al Nusra et d’autres groupes avaient besoin.

    Ces efforts réunis ont failli réussir. Comme l’explique l’orientaliste Constantin Truevtsev (ru) dans le journal de Saint-Pétersbourg Fontanka, « lorsque les événements syriens ont commencé, l’armée gouvernementale de Bachar el Assad avait 325.000 hommes, mais fin 2011 ils n’étaient plus que 100.000. Les deux tiers de l’armée étaient partis.

    Si ces gens étaient partis dans l’Armée syrienne libre comme le souhaitaient les Occidentaux, l’opposition aurait gagné. Mais ils se sont éparpillés en 7000 groupuscules, dont les plus gros étaient Nusra et l’EI. À l’automne 2015, le gouvernement ne contrôlait plus que 15% du territoire ».

    Puis les Russes sont arrivés, ont remobilisé l’armée, reconstitué ses forces, mises en place des usines de réparation de chars, modernisé les armements, et sont intervenus eux-mêmes. « Personne ne s’attendait à une intervention russe aussi massive », continue Truevtsev.

    Elle s’est aussi appuyée sur la mobilisation des forces supplétives, notamment chiites, druzes, chrétiennes ou claniques, a réussi à constituer des alliances de circonstances avec les Kurdes. Par exemple au nord d’Alep (déblocage de la poche de Nubl et Zahraa) ou à l’est (avancée commune vers Al Bab).

    Aujourd’hui l’armée syrienne contrôle plus de 60% du territoire. Elle a reconquis les ressources : l’alimentation en eau de Damas (poche rebelle de Wadi Barada), d’Alep (usine d’eau de Khafsah, dans une zone prise par l’EI), les grands gisements pétroliers et gaziers situés à l’est d’Itriyah (Tuwaynan), près de Palmyre, au sud de Raqqa, à l’ouest de Deir-Ez-Zor.

    Elle a mis fin à de nombreuses poches rebelles dans l’ouest du pays qui bloquaient d’importantes ressources militaires (Daraya, Moadimiyah, Khan al Sikh dans la Ghouta de l’Ouest, Al Tall, Qaboun et Barzeh à l’est de Damas, Wadi Barada, Zabadani à la frontière du Liban…). Empoché puis détruit d’importantes concentrations de rebelles dans le sud désertique du pays ou de l’EI dans le centre de la Syrie.

    « Ces derniers mois, elle agit très intelligemment », relève Truevtsev. « L’algorithme de son offensive est construit par les conseillers militaires russes ».`

     

    On y retrouve d’ailleurs des constantes de la théorie militaire russe : constitution de « poings blindés » qui déséquilibrent le rapport de forces à un endroit donné et permettent de lancer toutes les forces dans la brèche, contournement systématique des concentrations et des points fortifiés, constitution de poches, elles même divisées en deux ou trois pour être plus rapidement avalées (Khan al Sikh pour les rebelles, Uqqayribat pour l’EI en ce moment), offensives de diversion importantes (contre l’EI à Maadan à l’est de Raqqa pour mieux l’attaquer par le désert à l’est de Sukhnah), frappes aériennes précises et nombreuses qui visent en priorité les convois et les centres de commandement de l’ennemi, opérations parachutées (oasis d’Al Kawm) etc.

     

    L’aboutissement de ces efforts a été, fort logiquement, la levée du siège de la ville et de la base militaire 137à Deir-Ez-Zor.

    Une victoire symbolique, car si le Stalingrad syrien a été la bataille d’Alep – le moment où la marche en avant de l’opposition armée a été arrêtée et renversée, le Leningrad syrien est évidemment Deir-Ez-Zor.

    Assiégée deux ans par les islamistes de Nusra (et de l’ASL) puis trois ans par l’État islamique, divisé (la poche jadis unie est coupée en deux, une autour de la ville et de la base 137, une autre autour de l’aéroport), très peuplé (les quartiers tenus par les loyalistes sont habités par près de 100.000 civils), Deir-Ez-Zor est le symbole d’une Syrie qui crie à la face du monde qu’elle résistera seule contre tous et qu’elle ne cédera pas à la terreur islamique.

    Donner les moyens politiques et économiques de reconstruire une Syrie solide

    Parallèlement, forte de l’appui de la Turquie, du Qatar, de l’Iran et de la Jordanie – celle-ci a cessé d’armer les rebelles qu’elle soutenait, avec les États-Unis et l’Angleterre, à sa frontière au sud de la Syrie – la Russie est en position de force pour négocier, pas à pas, patiemment, avec les groupes rebelles mais aussi les chefs claniques et communautaires des localités situées dans les zones rebelles.

    Qui, tous, partagent une lassitude de plus en plus grande de la guerre et une volonté de plus en plus nette de se ranger dans le camp du vainqueur.

     

    Aujourd’hui, c’est Assad, avec la promesse d’une réforme politique qui permettra aux rebelles d’hier d’affirmer pacifiquement leurs convictions dans une Syrie unitaire, multiconfessionnelle et indivisible.

    Une Syrie à reconstruire aussi, mais elle s’en donne les moyens. Et pas seulement parce que les ruines sont déblayées, les bourgs déminés, et que plus de 600.000 réfugiés sont déjà rentrés chez eux depuis le début de l’année 2017, principalement à Alep et ses environs.

    Dans la « Syrie utile » maintenue par les loyalistes, l’agriculture et l’industrie sont en train de repartir, non sans le soutien de la Russie qui a ouvert ses portes aux produits syriens, notamment aux fruits et légumes (ru).

    La Foire internationale de Damas, qui a rouvert en août 2017 pour la première fois depuis cinq ans, a été un franc succès, Damas connaissant au passage ses premiers bouchons depuis cinq ans.

    Outre la visite de trois ministres du Liban voisin (dont un membre du Hezbollah et un autre représentant des chrétiens), 23 pays étaient représentés à la Foire, et en tout 1500 hommes d’affaires y sont venus. Il y avait aussi deux entreprises françaises, douze Grecques, trois allemandes et cinq italiennes, présentes à titre individuel. Une brèche majeure est ouverte dans le front anti-Bachar dressé par les gouvernements d’Europe de l’Ouest.

    La guerre n’est pas finie, mais nombre de rebelles (ou leurs sponsors) en ont marre

    Pendant ce temps, la coalition russe continue d’engranger les victoires, tant militaires que diplomatiques.

     

    Après les pressions de la Jordanie et des États-Unis, un accord tripartite a été signé, prévoyant que les factions d’opposition qui tiennent encore plusieurs milliers de km² de désert syrien près du tri-point Syrie/Irak/Jordanie à Al-Tanf se retirent (en) jusqu’à cette dernière localité, où sont stationnés 150 soldats américains (en) qui avaient pour mission d’empêcher les forces chiites irakiennes (PMU) et syriennes (Hezbollah) de faire jonction – ce qui a été fait à l’est d’Al-Tanf, en plein désert. Ce n’est que reculer pour mieux sauter : le Royaume-Uni a déjà retiré ses conseillers (en) il y a quelques jours.

    Au centre de la Syrie, la poche d’Uqqayribat, dernier vestige de la présence de l’État islamique, est coupée en deux et l’armée syrienne prend peu à peu les dernières localités tenues par le groupe terroriste.

     

    L’objectif numéro 1, la sécurisation de la route Alep – Itriyah – Hama, dont l’EI n’était distant que de 4 à 6 km, est déjà rempli. À l’est, l’armée syrienne continue à sécuriser le périmètre de la ville et de la base 137 à Deir-Ezzor.

    Ce 7 septembre, la localité d’Ayyash, conquise par l’EI en 2015 et située juste à l’ouest de la ville, a été encerclée.

    L’armée syrienne continue d’avancer aussi vers l’aéroport militaire, toujours enclavé, tandis que les conseillers militaires préparent la suite : passer l’Euphrate sur des barges mobiles pour aller libérer le nord de la province et mettre fin aux velléités expansionnistes des kurdes et des américains qui les soutiennent.

    Dans la Syrie utile, la poche rebelle d’Ar-Rastan, située pile entre les grandes villes de Homs et Hama, perturbe les liaisons entre celles-ci, la route directe étant fermée.

    La Russie a réussi à faire cesser les hostilités – toute la poche est maintenant une zone de désescalade – puis convaincre les rebelles à rouvrir la route aux convois civils.

    Des sources locales indiquent (en) l’existence de pourparlers plus avancés : les rebelles négocient avec les loyalistes pour rendre Ar-Rastan, Tell Bisah, Harbinasafah qui sont situés directement sur la route, en échange d’un retour à la vie civile et de l’amnistie.

    Les dispositions de l’accord de réconciliation nationale permettent aux rebelles qui le souhaitent d’arrêter les frais : ils rendent les armes et bénéficient de l’amnistie.

    Cette disposition a permis la disparition de nombreuses poches rebelles dans le pays.

    Elle est complétée par une autre : ceux qui veulent continuer le combat peuvent prendre leur arme personnelle et emmener leurs familles. Ils sont transférés en bus vers les secteurs tenus par les rebelles – généralement la province d’Idlib, ou le secteur de Jarabulus et Al-Bab pour les rebelles soutenus par la Turquie.

     

    En revanche, ils doivent laisser sur place et en état de marche les armes lourdes dont ils disposent et ne pas saboter les infrastructures.

    C’est ainsi que le bus vert (en) est devenu le symbole de la déconfiture militaire des rebelles, et a aussi permis d’achever plus vite la libération d’Alep.

    D’autres dispositions, complétées aux accords d’Astana, ont permis à des groupes rebelles de s’engager contre l’État islamique, soit dans le secteur d’Al-Bab (notamment pour 1500 combattants de Ahrar al Sham), soit aux côtés de l’armée syrienne, au sein des forces supplétives des NDF.

     

    Elles ont surtout conduit l’armée syrienne à pouvoir se concentrer contre l’État islamique, et libérer le centre et une grande partie de l’est du pays.

    La guerre n’est pas finie, l’armée syrienne se trouvant encore face à trois défis majeurs : libérer la partie de Deir-Ezzor tenu par l’EI puis la partie de la province située entre l’Euphrate et les lignes kurdes, avancer le long de l’Euphrate jusqu’à Abu Kamal et l’Irak, trouver une solution civile ou militaire pour la province d’Idlib et les zones rebelles agglomérées autour d’elle (nord de la province de Hama, ouest de la province d’Alep, extrémité nord-est de la province de Lattaquié). Mais le bout du tunnel est maintenant visible.

     

    La Russie essaie de régler la question kurde sans effusion de sang

    Quant à la question kurde, la Russie fait tout pour éviter un affrontement ouvert entre la Turquie et les kurdes. Une zone de « déconfrontation » a été mise en place là où les rebelles soutenus par les turcs et les kurdes du canton d’Afrin ne cessent de s’envoyer des lettres amoureuses en forme d’obus, de roquettes et de missiles divers.

     

    L’armée russe a pris position des deux côtés du front et les kurdes pourraient céder Tell Rifaat, située entre les deux villes importantes de Azaz et Mare, aux rebelles.

    La lecture russe de la situation est simple : une guerre ouverte turco-kurde (directe ou via les rebelles et les SDF) pousserait les kurdes dans les bras des américains et rendrait impossible l’unification de la Syrie, même avec une large autonomie accordée aux kurdes – une option pour l’heure refusée, officiellement, par Damas.

    Elle provoquerait en outre le risque d’une confrontation ouverte à Qamishli, où existe une importante poche loyaliste autour d’une base militaire et de minorités assyriennes et sunnites.

    Le risque de purges ethniques renouvelées contre les minorités (yézidis, turcomans, assyriens, arabes sunnites, arméniens…) ne serait pas à exclure, ce qui redonnerait de l’élan à la guerre civile.

    Surtout, une guerre turco-kurde justifierait la présence à long terme des Etats-Unis dans la région, qui continuent à armer les kurdes et à utiliser leur volonté d’Etat – ce qui remettrait en cause les frontières dans l’ensemble de la région – et déstabiliserait à nouveau le Proche-Orient.

     

    L’effort de stabilisation régional – qui passe par la destruction de l’EI et de Nusra et l’éviction des Etats-Unis –, entrepris par la Russie, la Turquie et l’Iran, auquel se sont joints depuis la Jordanie, le Qatar, l’Irak ou encore le Liban, serait à recommencer.

    Louis-Benoît Greffe

     

    Crédit photo : DR
    [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine


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    Corée du Nord : le « pays du matin calme » entre l’enclume et le marteau
     

    Corée du Nord : le « pays du matin calme » entre l’enclume et le marteau

     
     

    Si même nous, nous montrons réservés ou prudents quant à l’authenticité d’antiquités chinoises, coréennes et japonaises de toutes sortes, admettons cependant comme vraisemblable que les trois pays ont une histoire commune, que la famille impériale japonaise est reconnue de souche lointaine continentale de la région de Nankin et  aussi de Corée; que, contrairement à la propagande communiste et impérialiste anglo-américaine, il est faux de prétendre que la Corée fut méprisée par le Japon auquel elle fournit les meilleurs éléments de l’infanterie de marine qui retardèrent l’invasion de ceux qui avaient humilié l’Asie et précipité le Japon dans le piège de Pearl Harbour, en ne lui laissant que quelques semaines d’approvisionnement d’essence en 1941.

     

    Des amiraux américains et auteurs de livres dénonciateurs ont accusé Roosevelt de bellicisme, après guerre.

    Et nul n’ignore la cruauté des bombardements de civils de Tokyo et le massacre  des deux villes non militarisées, mais traditionnellement chrétiennes, d’Hiroshima où les Jésuites de la Province d’Allemagne avaient leur hôpital et furent les témoins directs de cette barbarie exercée sur des innocents,  et de Nagasaki, ville où furent martyrisés au XVIe siècle, les premiers chrétiens japonais.

    La famille impériale, à laquelle le peuple est attaché (le Japon capitula à la condition de conserver l’Empereur!), comprenait, à ma connaissance, et au témoignage reçu, pendant la guerre,  par ma sœur défunte, de ses maîtresses de l’Institut toulousain de Sainte-Marie des Champs,  une religieuse appartenant aux Dames de Saint-Maur ; et chacun devrait savoir l’appui donné aux catholiques, par exemple, de Mandchourie, puisque déjà  la célèbre  dynastie mandchoue régnant longtemps sur la Chine, eut les meilleures rapports, au XVIIe siècle  avec la religion  catholique au point que l’Église, avant-guerre, par un concordat, autorisa les fidèles à honorer l’Empereur du Japon après les prières d’usages.

    A cet égard, je précise, pour avoir vu l’ancien Empereur sur une photographie de famille d’une  défunte amie japonaise, frappée jeune d’un cancer, épouse d’un ami  Français, Shoko Laporte, montrant son père instituteur à Hokkaido avec l’Empereur Hiro Hito  marcher en file, le long d’une rizière,  en pleine campagne, avant guerre, que celui-ci n’était pas enfermé dans son palais, se prenant pour un Dieu vivant !

    Ce sont des absurdités : « Et c’est ainsi qu’on écrit l’histoire », pour reprendre un mot de Voltaire.

     

    Nous n’insisterons pas sur les mensonges de guerre qui occasionnèrent le procès des vainqueurs contre les vaincus, dit « procès de Tokyo » qui est une  vilenie de l’armée américaine et de l’administration (ayant placé comme gouverneur  du Japon occupé le franc-maçon Mac Arthur dont le père, également sectaire maçon, avait été gouverneur des Philippines), occupée, comme leurs alliés Soviétiques, au viol de femmes, et voulut aussi  faire accroire, en accord avec le goût  de la fausseté propre aux communistes vivant de propagande, au massacre ou au sac  de Nankin, avant-guerre, crime  que personne n’a pu prouver ; et  scène d’autant plus absurde que le nombre allégué de victimes chinoises est deux fois supérieur au nombre d’habitants d’alors, et que, par ailleurs, aucun des carnets de route habituels aux soldats japonais ne mentionne pareil fait !

    Il se trouve en effet que les Européens de cette ville, que nous visitâmes autrefois  juste au moment de l’éclatement programmé de la Révolution Culturelle, étaient réunis avant guerre en une société particulière de secours ou d’entraide propre aux expatriés, dont le directeur allemand survécut très âgé à la guerre et,  dans sa vieillesse,  écrivit un ouvrage pour dire que les Européens et lui-même certifiaient que ce massacre est une affabulation, destinée, le lecteur l’aura compris, à tirer de l’argent de la poche des  Japonais.

     

    Ceci devait être dit, et notez qu’aucun universitaire japonais ou responsable politique contemporain ne reconnaît ce crime fantôme de  massacre de civils par plusieurs dizaines de milliers.

    Les communistes ne sont pas venus au pouvoir en Corée par un soulèvement populaire ; les opérations que l’on montre de guérillas conduite par Kim Il Sung valent ce que furent les maquis des Balkans : leur importance est outrée, et ce fut l’armée rouge, celle même qui entra, par exemple à Belgrade, et non point la troupe de terroristes du sinistre Walter dit TITO (Staline l’appelait toujours « ce cochon de Walter » et jamais d’un autre nom, écrit un historien américain), qui délogea les Japonais installés en Mandchourie  et  Corée, déportant ou tuant la population civile japonaise,  pour justement freiner l’avancée coloniale russe du temps des Tsars.

     

    Le slogan japonais était : « l’Asie aux Asiatiques ! », voulant une sphère de co-prospérité asiatique.

    Et les premiers dirigeants indépendantistes ou anti-coloniaux, comme on dira,  furent, tel Soekarno en Indonésie, des collaborateurs zélés du Japon, lequel était soutenu à ce point par les Musulmans que l’on prêtait à l’Empereur, comme en témoigne une lettre que j’ai lue dans un ouvrage anglais, adressée à Hiro Hito,  du fils du dernier sultan ottoman déposé par la clique de Mustapha Kemal,  la qualité de défenseur de l’Islam.

     

    Tout ceci est balayé par les historiens de cour, entendons les courtisans des deux démons marxistes et capitalistes, qui sont le même serpent à deux têtes !

    Il faut, par exemple, entendre les survivants du mouvement « free India » qui était une armée hindoue et musulmane unie, mêlant leurs couleurs sous le même drapeau,  comprenant de nombreuses  femmes soldats, conter quelle  fut leur espérance en voyant les vaillantes  troupes japonaises se rapprocher et pénétrer même, de fait, après leur brillante campagne de Birmanie, les frontières indiennes.

    Le parti des travailleurs de Corée du Nord reconstruit son passé, comme une femme légère affecte avec l’âge la piété !

    Il a ainsi condamné la partie nombreuse de la population collaboratrice des Japonais, qui dotèrent le nord d’une solide industrie et ne l’affamèrent point, comme cela se pratique aujourd’hui dans ce pays que les don Juan de la « dissidence » (par ailleurs excellents hommes de scène et qui  transforment le peuple en public de théâtre), offrent en  modèle d’un pays d’inspiration monarchique, spiritualiste, proche de Charles Maurras ajoute-t-on ; et cette condamnation ou mise à l’écart des patriotes asiatiques est traduite, comme dans toutes les fausses démocraties populaires et l’Union Soviétique, par la culture de la misère, pendant près de soixante dix ans.

    Cet appauvrissement s’est produit en Chine où le nombre de victimes des Révolutions, dont la dite culturelle est considérable, et en Corée du Nord : le langage s’y est appauvri : comme s’il s’agissait d’expérimenter un nouvel homme manipulable et de mesurer sa capacité de crédulité.

    A l’évidence une autre couche de gens du marché noir s’y développe, tout comme ce fut toujours le cas en Russie rouge et chez ses satellites, aggravant l’immoralité, le matérialisme pratique derrière une façade, redisons le, volontariste et pseudo-confucéenne (la mascarade du Jouché).

     

    Tout régime né du Communisme est une imposture: il ne défend pas ou fait prospérer le peuple, mais le maintient divisé, lui donnant la mentalité de guerre civile, l’éduquant à une recherche de suspects, tout comme sous la Révolution française, son premier modèle !

    Il se forme donc, insistons-y,  une sorte de marché noir prospérant avec le partage du sous-développement qui est, pour user d’une métaphore musicale, la basse continue du régime.

    Nous l’avons nous même découvert en Allemagne, dans la zone d’occupation soviétique fondée, en comprenant la véritable  Allemagne de l’Est, que sont la Silésie, la Prusse Orientale et la Bohème des Sudètes,  sur le viol d’un million de femmes et un carnage épouvantable : le célèbre historien  récentiste, comme on dit aujourd’hui, Wilhelm Kammeier(1889-1959), fut ainsi liquidé, auprès de sa femme,  par la faim, car il était interdit de lui porter secours et d’alimenter la famille « contre-révolutionnaire » ; et à cette époque, le ministre de la culture était le père du président actuel du parti Die Linke, originaire de la Suisse, « la Gauche », recueillant les anciens communistes dont le nombre est misérable, mais l’influence répandue dans toute la société, jusqu’au sommet de l’État, j’entends à la Présidence fédérale même ! 

    Les exportations de fruits, de légumes que produit la Corée communiste  ont détruit des centaines de milliers de  personnes !

     

    Et ce n’est pas le lancement de fusées qui habilleront ces loups en agneaux, car ils ne sont arrivés au pouvoir que par l’effet de la coalition Staline- Roosevelt-Truman et servent à entretenir ce feu de la guerre froide ; comme hier ils ont permis à l’industrie de l’armement américaine de poursuivre cette expansion qui ne s’arrête pas.

    Il y a certainement  de l’emphase dans cette parole de Jaurès franc-maçon et donc limité à des pensées courtes, que « le capitalisme porte la guerre en son sein comme la nuée porte l’orage ».

    Un des rouages  de cette machination internationale est le communisme abrutisseur qui détruit toute unité populaire, à moins de prendre les scènes de théâtre pour le panorama du pays.

    Dans le camp de travail (Arbeitslager) où j’étais, par amour de la Prusse exaltée par les philosophes,  dans la campagne du Brandebourg, en 1960, la jeunesse religieuse luthérienne et calviniste  vint en nombre, avec l’assentiment passif  du directeur Hermann, boucher de son état, qui avait voulu passer à l’Ouest (nous étions un an avant le mur), mais retenu par sa frêle femme,  nous expliquer l’imposture du régime : et en effet, tous les jeunes gens d’après 18 ans ne croyaient plus à ce qui les galvanisait enfants ou jeunes adolescents , car ils voyaient la nature réelle de leurs dirigeants pourris.

    Et parmi ceux-ci était, de quelques années de moins que votre serviteur, militante de la FDJ, Freie Deutsche Jugend (jeunesse allemande libre), l’actuelle madame Merkel, en partie d’ascendance polonaise,  qui fait la guerre à son propre peuple, selon la doctrine de la « Fitna », dit bien l’Islam, celle de la dissension ou division constante  au sein du peuple, en quoi nos Jacobins nouveaux sont en France passés maîtres.

     

    Ce grand jeu militaire de la Corée n’a pour sens que le maintien de la tension favorable, en Europe, comme en Asie ou en Afrique, d’une occupation militaire permanente, sous prétexte de conservation de notre apparente démocratie.

    C’est celle du Japon, de la Corée du Sud, de tous ceux qui par leur travail et leur religiosité sérieuse, que nous avons constatée sur place, au Japon, mettent en danger la superficialité du monde des vainqueurs.

    De Trump à nos dissidents, en passant par ce dirigeant  nord coréen élevé en Suisse, et  qui, en plus de son frère assassiné à l’aéroport de Kuala Lumpur par deux criminelles identifiées sur la caméra de surveillance,  a éliminé tous les généraux de son père  que l’on voyait autour du cercueil, nous avons affaire à ce couple de sophistes et de tyrans  que dénonçait Platon,  philosophe athénien dont on dit qu’il fut condamné aux travaux forcés en Sicile.

     

    Ne faisons pas de distinction entre les mafias et sortons de la Caverne communiste où entrent par ignorance, oui, « la plus grande ignorance » (é mégisthé amathia)  insistait Platon comme étant le pire des maux,  nos superficiels mais bien nommés, si l’on y réfléchit, « dissidents ».

    Pierre Dortiguier

    Source:  https://www.jeune-nation.com/culture/histoire/


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    TRIBUNE LIBRE !

     

    Rohingyas: Il serait temps d'être objectif

    Publié par wikistrike.com sur 16 Septembre 2017, 08:11am

     

    Rohingyas: Il serait temps d'être objectif

    Cet article aurait dû s’intituler « la crise des réfugiés dans l’État d’Arakan » ou « la crise des réfugiés birmans/bengalis.

    Mais les lecteurs sont plus familiers avec des titres comme « la crise des réfugiés Rohingya » ou « le génocide Rohingya ».

    Pour quelle raison? Le 25 août, un groupe terroriste de l’Armée du Salut Rohingya d’Arakan [ARSA, Arakan Rohingya Salvation Army, anciennement Harakah al-Rakin, NdT] appuyé par l’Arabie Saoudite a pris d’assaut trente postes de police dans l’État d’Arakan au Myanmar, tuant 12 officiers de police et deux civils.

    Le gouvernement birman a réagi en lançant une opération militaire de contre-insurrection à grande échelle. 59 insurgés furent tués.

    Les autorités birmanes ont laissé fuiter des informations qui prouvent que le chef d’ARSA, Ata Ullah, avait préparé ces attaques avec le concours d’agents extérieurs des services de renseignements pakistanais et de terroristes de l’EI en Irak.

    Ceux qui soutiennent l’ARSA et la cause des Rohingyas accusent les militaires birmans (Tatmadaw) d’incendier des villages rohingya (bengalis orientaux). Le Tatmadaw affirme que les villages ont été incendiés par des terroristes, infiltrés parmi les communautés d’immigrants illégaux bengalis.

    Des milliers de Musulmans, de Bouddhistes et de Hindous ont fui les violences. De nombreux témoins oculaires et victimes bouddhistes ont décrit des massacres commis par des terroristes bengalis à des journalistes locaux au Myanmar. Ces nouvelles n’ont pas atteint les gros titres internationaux.

    Des agences des droits de l’homme financées par le Département d’État US et par l’Arabie Saoudite, notamment Human Rights Watch, ont imputé l’ensemble des violences au Tatmadaw.

    Ainsi que l’a démontré l’expert de la Birmanie Rick Heizman, Human Rights Watch a publié des images de Bouddhistes s’enfuyant devant des terroristes bengalis, y compris un cliché montrant un homme être battu à mort par des Musulmans en prétendant que ce sont des Bouddhistes d’Arakan qui sont responsables de ces faits. Heizman définit ces faits comme de la désinformation délibérée, et entend apporter ces preuves devant la Cour Pénale Internationale et de poursuivre Human Rights Watch pour crimes contre l’humanité.

    Dans des articles précédents j’ai expliqué les raisons derrière la guerre médiatique en cours contre le Myanmar et les forces complexes d’origine ethnique, religieuse, historique et géopolitique qui alimentent cette violence. Aucun chercheur – pas même le gouvernement birman – ne prétend que toute la violence provient d’un seul camp. Mais tous les médias grand public, ainsi que la plupart des sources médiatiques alternatives, accusent le gouvernement du Myanmar et des « moines bouddhistes fascistes et racistes ».

    J’ai contesté ce consensus pendant ces deux dernières années, comme une simplification outrancière d’un conflit ethno-religieux compliqué et je continuerai à le faire. Ce qui suit est un échange entre un journaliste bangladais et moi-même. Le Bangladesh fait d’énormes efforts pour prendre soin des centaines de milliers de réfugiés qui fuient les violences dans le nord de l’État d’Arakan.

    Le gouvernement de la Ligue Awami du Premier Ministre Sheikh Hasina possède une longue histoire de lutte contre l’impérialisme et, comme le Myanmar, est confronté à la sinistre possibilité d’une campagne de déstabilisation et de changement de régime soutenue par Israël et les États-Unis.

     

    Le journaliste qui m’a contacté est désigné par les lettres « BJ », ci-dessous:

    BJ: Je travaille pour le quotidien anglophone à plus grand tirage du Bangladesh. Tous les reporters qui reviennent de la région frontalière me disent la même chose, 99,99% des gens auxquels ils ont parlé leur disent qu’ils fuient le gouvernement/armée.

    Et je sais pertinemment, au moins pour certains d’entre eux, qu’ils ne sont pas en train de « mentir/tromper intentionnellement ».

     

    Cependant, en ce qui concerne la plupart des choses, j’ai du monde une opinion assez différente de la leur. Cette affaire, je ne la connais pas assez bien de première main, mais toutes les informations disponibles autour de moi racontent le même récit. Cela dit, je conserve encore l’esprit ouvert.

    J’ai suivi votre travail, et crois pleinement que vous êtes un homme doué d’éthique, par conséquent, s’il vous plaît continuez de progresser dans votre travail.

    Si ce que vous dites est vrai, alors les gens ont besoin de le savoir, en particulier autour de moi et vite. « Si » vous avez raison, ce qui n’entend pas que je pense le contraire. En dépit de tant d’apparentes « preuves convaincantes » qui ont atteint mes oreilles, c’est précisément dans ces moments-là, hé bien, qu’il y a souvent un rat quelque part.

     

    GOC: Quand j’étais en Syrie à la fin du mois de mars 2011, juste deux semaines après que la première attaque des Islamistes ait tué de nombreux policiers et civils, j’ai parlé à de nombreux individus professant être anti-Assad, et qui étaient vraiment aimables. Certains d’entre eux étaient membres des Frères Musulmans. J’ai dîné avec eux. Ils étaient extrêmement amicaux. Ils m’ont dit des choses, plein de choses. J’ai entendu des histoires à propos des « Shabiha », la milice du gouvernement etc., sur le manque de liberté dans le pays; comment des pays comme le Qatar et l’Arabie Saoudite seraient meilleurs. J’ai écouté et pris note de ce qu’ils m’ont dit. Puis j’ai dîné avec des gens qui sont pro-Assad. Ils étaient aussi extrêmement aimables et amicaux. Je les ai écoutés. Ils avaient une toute autre histoire. Une fois que j’avais parlé à des gens de tous bords, j’ai pris du recul et considéré les puissances mondiales impliquées, les raisons de leur hostilité envers la Syrie et l’histoire de leurs techniques de déstabilisation. C’était plus facile pour moi de placer ce qui se passait en contexte car j’avais lu de nombreux documents de recherches US en politique étrangère, et comprenais l’objectif du Sionisme au Moyen-Orient. J’avais également écrit au sujet de la guerre en Libye, et étudié les événements qui avaient mené au bombardement français de la Côte d’Ivoire l’année précédente.

    Quand vous étudiez de près les guerres menées par l’OTAN ou l’Occident, vous commencez à déceler des schémas et des motifs qui reviennent, comme les mouvements d’une symphonie. Beaucoup de gens ont été bernés par le Printemps Arabe parce qu’ils n’avaient pas étudié l’histoire des programmes US de « démocratisation ». Même si le gouvernement US confirme être l’instigateur des mouvements de contestation, de nombreux activistes continuent de répéter les mêmes slogans et mèmes diffusés par les agences US.

     

    L’empire US n’est pas omnipotent mais nombre de ses stratèges ont un QI plus élevé que celui de leurs détracteurs gauchistes. Les médias de masse publient régulièrement des histoires épouvantables venant de « réfugiés syriens » à propos des crimes allégués d’Assad. Mais ils n’interviewent jamais les gens qui le soutiennent et qui ont été protégés par l’Armée Arabe Syrienne des terroristes soutenus par l’Occident.

    Ces gens-là sont des millions. Pourquoi ne sont-ils jamais entendus? Vos reporters ont-ils enquêté sur les manifestations pro-gouvernementales qui se sont déroulées au Myanmar, dénonçant les terroristes bengalis et leurs groupes de lobbyistes des droits de l’homme?

    Avez-vous examiné tous les exemples de fausses informations, de retouches d’images, etc.?

    Le commencement de la guerre en Syrie était très semblable au Myanmar maintenant. Avez-vous interviewé les minorités bouddhistes de votre pays pouvant avoir des liens avec des Bouddhistes du Myanmar? Avez-vous interviewé un seul des milliers de Bouddhistes qui déclarent fuir la terreur bengalie, et qui sont désormais eux aussi dans des camps de réfugiés?

    Les réfugiés bengalis sont malheureux. Ce sont de pauvres gens qui sont manipulés par des criminels sans scrupules, dont la cervelle est lessivée par une idéologie sataniste importée d’Arabie Saoudite. L’identité rohingya a été concoctée par la classe dirigeante bien introduite du Bangladesh, du Pakistan et du nord de l’État d’Arakan. Les paysans bengalis sont ceux qui souffrent, pour servir leurs seigneurs des Frères Musulmans.

    Les Wahhabites peuvent polluer l’esprit de millions de gens. Le parti pris est une chose que la plupart des gens ne peuvent tout simplement pas surpasser. À chaque fois que j’ai interrogé des Musulmans pro-Rohingya sur les crimes contre les Bouddhistes, ils ont tout bonnement ignoré ma question. La seule conclusion que j’en tire est qu’ils considèrent les Bouddhistes comme des sous-hommes. Je trouve particulièrement troublant de voir combien la bigoterie est répandue parmi les Musulmans – même parmi ceux qui affirment totalement rejeter le racisme et qui dans de nombreux cas défendent des causes justes.

     

    Je soupçonne qu’il existe un niveau équivalent de bigoterie parmi de nombreux Bouddhistes et Hindous. La bigoterie ne résoudra pas le problème.

     

     

    BJ: Des points très intéressants. Je ne peux pas diverger sur la Syrie, ni sur l’Arabie Saoudite. Ni sur le fait qu’il y a en effet une similitude entre le Bangladesh (un peuple satisfait) et la Syrie, avant le début de la guerre. Comme je vous l’ai dit M. Ó Colmáin, tous les éléments autour de moi sont criants du « récit officiel », comme c’est généralement le cas quand il se mijote quelque chose. Et même pour dire ouvertement que ce n’est peut-être pas ce qui se passe, hé bien disons que je ne l’ai pas beaucoup fait, tout simplement parce que les gens ne vont pas bien le prendre. C’est pourquoi je garderai l’esprit ouvert. Je ne sais pas pourquoi, mais il y a quelque chose de pourri là-dessous. Et c’est pourquoi je vais attendre la suite de vos travaux avec enthousiasme.

    Pour ce qui est des questions qui me sont directement adressées. Personnellement, je n’ai interviewé personne. Des gens que je connais ont interviewé des Bouddhistes birmans qui sont plutôt anti-Myanmar ou d’ONGs (je considère les deux comme nuls et inutiles). Ils ont interviewé des Rohingyas et des non-Rohingyas musulmans et hindous. Et ils ont dit que l’histoire qui domine, en prenant les deux groupes ensemble, est de loin que c’est l’armée qui est coupable (mais serait-il trop difficile de prétendre être l’armée?) mais apparemment très peu de Bouddhistes ont dit que c’était l’ARSA.

    Je n’ai pas entendu parler des Bouddhistes, rien du tout, je ne sais même pas s’ils sont ici.

     

    GOC: Encore une fois, le problème est tel que vous l’avancez. Les gens qu’ils ont interviewé sont anti-Myanmar ou viennent d’ONGs. Il y a plein de gens au Myanmar qui travaillent pour des ONGs occidentales, des officines médiatiques, etc. Et ils chantent tous la même chanson. Mais il y a des millions d’autres gens dotés d’une opinion différente. Pourquoi l’opinion de la majorité des citoyens du Myanmar est-elle systématiquement invalidée? Vous dites que les gens vont mal le prendre. La vérité peut être dure à entendre, et nombreux sont les gens qui la prennent mal. Les médias occidentaux parleront du manque de « transparence » et de « démocratie » au Myanmar mais ces termes sont vides de sens. En Occident nous vivons dans des oligarchies et toutes les décisions importantes affectant le public sont prises derrière des portes closes. Les opinions du public sont implantées par le biais de slogans répétés par des sténographes ignorants de médias cooptés. Dans notre société la recherche de la vérité est devenue un crime.

     

    BJ: J’ai deux questions pour vous, et j’imagine que vous devrez deviner les réponses. 1) Que pense le gouvernement de la Ligue Awami de tout ceci, que projettent-ils de faire en fonction de leur compréhension de la situation. 2) Pareil, en ce qui concerne les gouvernements de l’Inde et de la Chine?

    J’ai également vu beaucoup de photos prises par nos photographes directement dans les camps de réfugiés. Les conditions « ont l’air » terribles, je veux dire vraiment, vraiment mauvaises. Et bien sûr la plupart des gens ont un air un peu différent, mais beaucoup d’entre eux (peut-être 70%) ont cette touche bengalie très classique, comme les gens qui viennent de cette région.

    Je demanderai peut-être à mon patron d’y aller moi-même, en fait.

     

    GOC: Il n’y a aucun doute à propos de l’horreur des camps de réfugiés, et de l’infortune tragique dans laquelle se trouvent les réfugiés bengalis. La plupart des pays qui appellent à ce que la « communauté internationale » fasse quelque chose sont eux-mêmes responsables de la création de millions de réfugiés, et ont commis des génocides dans de nombreux pays. La Turquie et l’Arabie Saoudite sont les propagandistes-en-chef des Rohingyas! Je ne vais pas présumer pouvoir dire à un Bangladais ce que fabrique son propre gouvernement. Mais voici comment je vois la situation.

     

    Les USA veulent écraser le Bangladesh

    Les États-Unis n’ont jamais voulu du gouvernement de la Ligue Awami au pouvoir. Ils ont des liens historiques avec la Russie de l’époque soviétique; ce sont des progressistes sociaux dotés d’une forte base à gauche. Ils s’opposent aux arnaques de micro-crédit de Mohamed Yunus, et ils sont réellement déterminés à hisser le Bangladesh au niveau des pays développés par une planification stratégique étatique, comme par exemple dans leurs politiques agricoles, mues par un désir d’autosuffisance alimentaire.

    L’autosuffisance alimentaire est la fondation de la liberté et de l’indépendance nationale. Les USA veulent qu’aucun pays ne soit autosuffisant dans son alimentation. Il y a eu, au moins depuis 2013, une guerre discrète de basse intensité menée par les agences US contre le Bangladesh – en particulier de la part des médias et d’ONGs, mais également par des remous politiques qui ont par la suite été injustement imputés au gouvernement.

    Les accusations autour des droits de l’homme, les inquiétudes concernant des dirigeants syndicaux disparus qui n’ont jamais été des dirigeants syndicaux; le sujet de l’objectivité des procès sur le génocide, où beaucoup d’informations sur les complicités US dans le génocide de 1971 vont probablement ressortir.

     

    Récemment, nous avons pu voir le complot israélien utilisant le parti pro-islamiste du BNP. Israël cherche à influencer la minorité hindoue afin de mettre un coin entre l’Inde et le Bangladesh. J’imagine qu’ils espèrent que Modi laissera faire le changement de régime au Bangladesh, si l’Inde peut y conserver une influence à travers une espèce de fusion hybride hindoue/islamiste.

    Regardez l’Ukraine! Des Juifs à côté de Nazis. La fusion est tendance de nos jours aux USA, en termes de changements de régimes.

     

    Les réfugiés bengalis pourraient être utilisés dans des mouvements contestataires de masse et des insurrections contre le « régime » de Hasina. La presse française l’appelle déjà un régime! Nous sommes donc dans les premiers stades d’une guerre hybride.

    Sheikh Hasina est une femme intelligente. Elle comprend que les Bengalis que les USA lui intiment d’accueillir sont pro-pakistanais, wahhabisés et dangereux. Elle ne veut plus les voir. Donc, elle rejette le problème de l’autre côté du fleuve Naf. Mais cela ne fonctionnera pas.

    Il faudra qu’elle rencontre Aung San Suu Kyi, pour déterminer d’un plan.

     

    Mais le Myanmar ne peut pas non plus résoudre ce problème car en ce qui les concerne, ce sont des immigrants illégaux pour la plupart. La Russie a de bonnes relations avec les deux pays et œuvrera à désamorcer la situation.

    Ils concevront peut-être des mécanismes à l’ONU à cet effet. La Chine n’a pas le temps pour ce genre de bêtises. Beijing soutiendra Naypyidaw mais apaisera également Islamabad et Dacca, tout en émettant de tièdes déclarations conciliantes à l’ONU. Islamabad, tout en jouant le jeu de l’indignation musulmane, reste en bons termes avec Naypyidaw.

     

    J’ai suggéré qu’il s’agit de l’État Profond au Pakistan, d’éléments de l’ISI [Inter-Services Intelligence, services de renseignements pakistanais, NdT] et, pareillement au Bangladesh, d’éléments anti-AL [Awami League, Ligue Awami, NdT] et pro-islamistes du DGFI [Directorate-General of Forces Intelligence, services de renseignements bangladais, NdT].

     

    Il existe un réseau terroriste international opérant dans ces pays mais nombre de ses dirigeants sont à Londres, sous la protection des renseignements britanniques.

     

    L’Occident réclame désormais des résolutions à l’ONU. Les Russes et les Chinois commencent à s’interposer. Beaucoup dépend de la manière dont vont réagir les pays musulmans. La Russie dispose d’un homme au tempérament sauvage en Ramzan Kadyrov, qui agit avant de réfléchir. Poutine a besoin de le prendre à part, de lui expliquer la situation et de lui dire de se taire.

    Les Iraniens ont déjà mis le pied dedans, avec des déclarations très mal avisées. Ils peuvent toujours prétendre que la cause a été « piratée » par les Saoudiens!

    Pour ce qui est des médias alternatifs gauchistes qui crient à hue et à dia qu’un génocide est en cours, ils se tairont et prétendront qu’ils n’y avaient jamais cru de toute façon dès que l’info aura fait son tour.

     

    Je ne fais là référence qu’à ceux qui affirment être anti-impérialistes – pas les adeptes de Chomsky; ceux-là sont déjà une farce.

    Qui est responsable de la violence?

     

    Dans les dépêches des médias de masse j’ai entendu des Bengalis dire qu’ils fuyaient la violence et certains dire qu’ils fuyaient l’armée. C’est logique. L’armée a pris d’assaut les communautés bengalies, à la recherche d’armes et de terroristes. Qu’étaient-ils censés faire? Ils étaient probablement terrifiants et ont pu commettre des atrocités mais pour l’instant je n’ai vu aucune preuve de ces atrocités. Donc, il y a des gens qui fuient la violence. Ça c’est vrai.

    Mais qui a commencé ces violences? Les terroristes de l’ARSA.

    Et quelle est la position officielle du Tatmadaw? Ils sont à la recherche des terroristes. Qui met le feu aux villages? Les Bengalis disent l’armée, l’armée dit les Bengalis. Afin de discerner lequel des deux dit probablement la vérité nous avons besoin de considérer les forces en présence, à la fois dans le pays et à l’extérieur de celui-ci.

    Quels sont les intérêts qui profitent de ces incendies? Les activistes bengalis ont attiré beaucoup d’attention et leur récit d’oppression est d’ores et déjà imprimé dans l’esprit des gens. Tout le monde a entendu parler du terme Rohingya, qu’ils sont « le peuple le plus opprimé du monde et que le Myanmar est coupable de génocide » et ainsi de suite.

    Donc, si j’étais général du Tatmadaw je tannerais rudement le cuir de mes soldats s’ils donnaient à l’Occident ce que je pense qu’ils veulent, c’est-à-dire un prétexte pour imposer des sanctions ou occuper le pays avec des troupes de l’ONU, ou les deux. Le Kosovo est le précédent historique le plus proche. Nous pourrions également considérer l’histoire des groupes terroristes islamistes.

    L’incendie volontaire est chez eux une technique guerrière commune. Nous savons aussi que le terrorisme sous faux drapeau est la technique standard des groupes liés à al-Qaeda. Donc, pourquoi devrions-nous rejeter les accusations du Tatmadaw qui affirment que les terroristes bengalis mettent le feu à leurs propres villages? Nous verrons peut-être des preuves concluantes d’incendies de la part du Tatmadaw. Mais nous devons garder l’esprit ouvert et écouter toutes les parties avant de juger.

    Activiste sur Internet: « pourquoi Press TV publie-t-il de fausses informations sur le Myanmar?

     

    L’Iran veut s’affirmer en tant que leader dans le monde musulman. L’Iran est une puissance émergente et potentiellement un empire régional, doté d’une longue histoire d’hégémonie culturelle et politique dans la plus vaste région, s’étendant jusqu’à Chittagong. Le philosophe Abul Ala Maududi influença l’Ayatollah Khomeini, il y a donc aussi des liens idéologiques.

    Maududi avait des idées intéressantes mais il disait aussi que toutes les autres religions doivent se soumettre à l’Islam. Comment songez-vous que les Bouddhistes du Myanmar peuvent accueillir cette idée alors qu’ils ont vu le Bangladesh, l’Afghanistan et la Malaysie jadis bouddhistes devenir désormais complètement islamiques? Dans ces pays, les Bouddhistes subissent actuellement des violences et des discriminations.

    Les Bouddhistes Theravada du Myanmar craignent d’être les suivants et dans le nord de l’État d’Arakan où les Musulmans composent la majorité, ils ont fait l’expérience du nettoyage ethnique. Nombreux sont les moines qui doivent être escortés jusqu’au temple par des soldats. J’espère voir un jour un reportage sur Press TV à ce sujet. Mon ami, vous dites que vous n’êtes pas conscients des Bouddhistes dans votre pays.

    Le Bangladesh était naguère plein de Bouddhistes. L’Islam n’est pas une religion menacée.

    Elle est vivante, se porte bien et progresse. Les Bouddhistes se sentent menacés et l’attitude horrible consistant à ignorer leurs craintes et à les diaboliser, nourrit la perception que les Musulmans veulent que tout le monde les tolère mais qu’ils ne toléreront pas tout le monde.

     

    Si un dialogue est ouvert entre les intellectuels bouddhistes et musulmans sur ce thème, le Myanmar et le Bangladesh seront tous deux engloutis dans la guerre civile. Je ne parle pas ici du Dalaï-Lama de la CIA.

    Il soutient la « cause rohingya » parce qu’il travaille pour les Étasuniens. On vous manipule tous, pour que vous vous haïssiez et que vous vous combattiez. Tout cela fait partie du pivot impérial US vers l’Asie.

    Mais le problème est que désormais l’Iran alimente le même genre d’individus qu’il combat en Syrie. Mais ils ont fait la même chose en Libye, à travers une rhétorique anti-Kadhafi.

    L’Iran a soutenu les terroristes bosniaques et kosovars pendant les guerres en Yougoslavie.

    Le Parti Républicain a publié un rapport détaillé démontrant que le Président Clinton avait autorisé la livraison d’armes iraniennes aux terroristes appuyés par la CIA. Les terroristes bosniaques et kosovars ont perpétré un génocide contre les Serbes.

     

    L’Église Catholique a soutenu les fascistes croates et le Pontifex Maximus actuel soutient ceux qui haïssent les Chrétiens au Myanmar. Lucrèce avait dit, « religio peperit scelera atque impia facta » – la religion apporte le vice et les actes impies. Lucrèce n’avait pas tort!

    Lors d’une récente conférence d’intellectuels internationaux à Téhéran, j’ai rencontré un dirigeant nationaliste serbe. Il soutient l’Iran et leur pardonne pour la Yougoslavie, et l’Iran entretient désormais de bonnes relations avec les pays des Balkans. La Yougoslavie et la Libye étaient des erreurs. Le dialogue est la clé. Je sais pertinemment que des gens au plus haut niveau des corps militaires et des renseignements iraniens sont entièrement dévoués à l’anti-impérialisme. Ainsi, l’espoir est là que l’Iran joue à l’avenir un rôle diplomatique plus constructif dans ces conflits.

     

    La situation birmane est particulièrement complexe et je ne pense pas que l’Ayatollah Ali Khameneï ait été bien informé par les émissaires iraniens qui s’y trouvent. Ceci étant dit, les médias iraniens sont actuellement les seuls à réellement évoquer sérieusement le sujet, à l’exception de la Chine. Il n’est pas possible d’exprimer une réelle opinion sur quoi que ce soit dans les médias occidentaux de nos jours. C’est toujours possible en Iran.

    Et Press TV m’a assuré qu’ils veulent savoir la vérité. Donc, espérons que nous parviendrons à faire passer l’information. L’Iran est le seul pays en mesure d’être médiateur dans ce conflit et d’y prendre un rôle pré-éminent, mais ils devront aussi se soucier des gens appartenant à d’autres religions. Je n’en ai pas encore été témoin.

     

    Prenez mes deux contradicteurs lors des deux débats auxquels j’ai participé sur Press TV. Aucun d’entre eux n’a témoigné d’empathie au sujet des meurtres de Bouddhistes et de Hindous par des Bengalis. Ils s’en fichaient. Comment faut-il l’interpréter? C’est très laid. Je n’ai pas pris parti dans cette affaire.

    Je n’ai pas nié qu’il y a eu du terrorisme bouddhiste. Le seul moyen de rester objectif est d’interroger votre propre parti pris. Si les Tatmadaw ont jeté des bébés dans les flammes, s’il existe des preuves de tels crimes, je serai le premier à les dénoncer. Je n’ai vu aucune preuve de ce type. J’ai vu des preuves de bébés torturés et les vidéos servir à blâmer le Tatmadaw. Les armées torturent. AUCUN doute là-dessus. Mais aucune armée professionnelle ne torture quelqu’un en le filmant, pour ensuite donner le film à son ennemi pour qu’il s’en serve contre lui. Il faut examiner les preuves.

    J’ai vu comment al-Qaeda tue des enfants en Syrie et accuse le gouvernement, donc je n’ai aucune hésitation pour affirmer que c’est ce qu’ils font aussi au Myanmar.

    Mais si vous pouvez me fournir des preuves du contraire je devrai réviser ma position sur les bases de ces preuves. Je me souviens quand les premières photos de policiers morts à Benghazi en Libye ont été vues, en 2011.

    Les médias ont dit qu’ils avaient été abattus par Khadafi parce qu’ils refusaient de tirer sur leur propre peuple. J’avais alors affirmé qu’aucun militaire ne serait assez stupide pour filmer une exécution militaire pour trahison puis la donner à l’ennemi.

    Si les militaires libyens avaient voulu les tuer, ils l’auraient fait en privé en s’assurant qu’il n’y avait aucune image.

     

    Un an après que le pays le plus riche d’Afrique ait été détruit, le journal britannique The Independent a reconnu que ces hommes avaient été abattus par des rebelles appuyés par l’OTAN dans le but d’en imputer la cause au gouvernement libyen.

     

    Mais les gens ont la mémoire courte et de pauvres capacités d’analyse. Les impérialistes le savent.

    Maintenant, ils disposent d’un nouveau scénario et peuvent le regarder décoller sur pilote automatique.

     

    Une fois de plus, les gauchistes bien-pensants sont les turboréacteurs de l’empire.

    Gearóid Ó Colmáin

    Source: http://www.gearoidocolmain.org/2221-2/

    Traduction:  

    via: https://globalepresse.net/2017/09/15/la-crise-des-rohingyas-et-le-probleme-de-lobj


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    16 septembre 2017

    Картинки по запросу Birmanie : et les crimes contre les Karens ? 

     

    "Selon les agences de presse, les attaques perpétrées en Birmanie à la fin du mois d'août par des rebelles de la minorité musulmane des Rohingyas ont été suivies d’une féroce répression par l’armée birmane.

    Elle a entraîné un exode considérable de cette population vers le Bangladesh.

     

    Cela a suscité un grand émoi international et l’affaire a été portée devant le Conseil de sécurité de l’ONU en même temps que l’on dénonce partout l’inaction de la ministre birmane Aung San Suu Kyi à qui fut jadis décerné le prix Nobel de la paix.

     

    Certes on ne saurait désapprouver les expressions de solidarité avec les malheureux Rohingyas et les condamnations des exactions perpétrées contre eux.

     

    Cependant, cette juste réprobation ne peut que susciter simultanément beaucoup d’amertume parmi ceux qui, dans l’indifférence médiatique et sans écoute onusiaque, se sont soucié, pendant des dizaines d’années, des massacres exterminateurs perpétrés par l’armée birmane contre les Karens révoltés réclamant le respect de leur liberté et de leurs droits. 

    Les Karens, il est vrai, sont animistes ou chrétiens.

    Pire encore, au Vietnam ou au Laos, les peuples des Meos, animistes ou chrétiens également et refusant la dictature communiste ont été véritablement exterminés dans l’indifférence générale des nations de l’ONU .

    Exemple encore du racisme génocidaire le plus absolu pratiqué sous le couvert de l’ordre révolutionnaire marxiste-léniniste établi par un Hô-Chi-Minh, immense coupable de crimes contre l’humanité.

     

    La dénonciation des violations birmanes des droits de l’homme contre les Rohingyas devrait donc pour le moins être accompagnée des regrets pour les crimes perpétrés contre les Karens et de l’appel à en finir avec le mémoricide du génocide des Méos perpétré par le communisme."

    SOURCE    http://www.citoyens-et-francais.fr/2017/09/birmanie


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    Traduction exclusive pour les lecteurs du blog de la vision du secrétaire de Ben Ladden

    N.B. CECI N’EST PAS DE LA PROPAGANDE ISLAMISTE, le terrorisme c’est mal…

     

    Nasser al-Wahishi, né au Yemen en 1976, rejoignit l’Afghanistan en 1998 et devint le secrétaire de Ben Laden.

    Il devint ensuite en 2002 le leader d’Al-Qaïda au Yémen, puis en 2009 celui d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA). En 2013, le chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zaouahiri en fait son adjoint.

    En janvier 2015, al-Wahishi revendique l’attaque de Charlie Hebdo, puis est tué par un drone en juin 2015.

    En septembre 2011, il a rédigé son témoignage sur l’organisation des attentats du 11 Septembre, qui a été publié dans hebdomadaire “al-Masrâ” (publication périodique digitale liée à AQPA), en février 2016.

    [Nasser al-Wahishi raconte.] [Bénédictions sur le Prophète Muhammad et ses Compagnons] Le mouvement djihadiste luttait contre l’ignorance et ses adeptes, ce qui était alors très difficile car le mouvement n’avait pas compris ou n’avait pas expliqué aux gens ses objectifs. Les gens étaient loin de tout cela, loin de saisir les desseins du mouvement et ce que voulaient les djihadistes.

    Il y avait alors beaucoup de groupes, dans chaque pays se trouvait un groupe qui luttait dans le sentier de Dieu, entretenant un jeu du chat et de la souris avec les fausses idoles, lesquelles avaient un jour le dessus et un jour échouaient.

    Toutefois, au vu du contexte difficile dans lequel évoluaient les djihadistes, la plupart du temps ce furent les fausses idoles qui parvenaient à contenir le mouvement par différents moyens, je ne mentionnerai pas comment tout cela est arrivé, comment ont-ils pris les armes, comment ont-ils pu ainsi dominer l’Oumma à ce point, comment se sont-ils emparés des esprits, comment ont-ils orienté les médias à l’encontre des pauvres gens ?

     

    En bref, le mouvement djihadiste s’est trouvé cerné de toute part dans chaque pays et a pu trouver un espace en Afghanistan avant d’être évincé dans de nombreuses régions…

     

    Les cheikhs se réunirent plusieurs fois à Kaboul et à Kandahar pour étudier les causes de cette situation et trouver un remède…

    Le cheikh Oussama [Ben Laden] estimait que le mouvement devait combattre l’ennemi mécréant le plus visible et non pas le plus enraciné dans la mécréance : les apostats y étaient les plus enracinés mais le mouvement croisé et sioniste était le plus visible. Nul ne conteste le fait de combattre les Juifs et les chrétiens tandis que lorsqu’il s’agit de combattre les gouvernements apostats dans ton pays, tout le monde s’y oppose : les peuples, le mouvement islamiste et le mouvement djihadiste car ils ont des priorités. De même, le mouvement djihadiste est très divers et n’est pas unique, dans son acception large il a également ses priorités, certains te diront même que, pour l’heure, ils n’en ont pas la capacité…

    Parmi les partisans de cette pensée, entre autres, le cheikh Abu Muhammad al-Maqdisi ; ils te diront que la vérité est désormais évidente mais la capacité pour combattre n’est pas encore au rendez-vous, par exemple si on affronte les Saoud, qui se mettra en travers de ta route ? Beaucoup de mouvements djihadistes. Pourquoi ? Ils vont te répondre qu’ils ne pourront pas, ils n’en ont pas la capacité, que tu vas les fourrer dans le pétrin, les conduire en prison, qu’il ne faut pas se précipiter et aller à l’affrontement avant son heure propice, que ce n’est pas le moment et ainsi de suite. Alors le cheikh [Ben Laden] a répliqué que nous nous orienterons vers l’ennemi américain, le plus évident, celui que tout le monde considère ainsi afin d’éviter aux gens toute discorde ou même confusion. Tout le monde partage ce ressentiment contre l’Amérique et a minima le mouvement islamique te soutiendra contre les mécréants.

    Le mouvement djihadiste a beaucoup discuté là-dessus, la plupart des courants ont été d’accord pour fonder le front islamique mondial pour combattre les Juifs et les Croisés, il y a eu quelques opposants notamment le groupe libyen et les islamistes, après avoir donné leur accord ils se sont opposés ainsi que le groupe islamique égyptien et la majorité des groupes du Maghreb. L’essentiel étant que l’accord portait sur le fait d’affronter les Juifs et les Croisés.

    L’accord a été conclu en 1998, le cheikh a tenu une conférence de presse à Khost et a annoncé la création du Front mondial pour la lutte contre les Juifs et les Croisés, cela se déroula à la toute fin des préparatifs en vue des attentats contre les Américains en Afrique du Sud et sur le continent en général.

    Un mois plus tard, il y a eu les attentats au Kenya et en Tanzanie contre les ambassades américaines en Afrique, raison pour laquelle le cheikh tenait alors beaucoup aux réunions et aux discussions avant de passer à l’action et avant les renforcements des dispositifs de sécurité.

    Il cherchait à convaincre le plus grand nombre, il y avait beaucoup de débats et les divergences ne manquaient pas, de même qu’après les opérations réalisées…

    Certains lui reprochaient de les entraîner contre les Américains alors qu’ils n’avaient pas les moyens de les atteindre par la voie maritime ; quant à l’idée de les attaquer par la voie aérienne, personne n’y avait songé afortiori d’utiliser des avions [comme projectiles].

    Un homme égyptien du nom d’al-Batouti, pilote, Dieu seul sait qui il était, avait pris en otage des officiers égyptiens et israéliens dans les airs et s’écrasa avec eux dans les flots. En apprenant cela, le cheikh Oussama se demanda alors pourquoi diable il ne les avait pas précipités plutôt sur des bâtiments. C’est de là que vint l’idée des avions qui s’écrasent sur les bâtiments que l’on vise !

    L’Histoire est une trame dont les fils se lient les uns aux autres. À l’origine quand la Russie combattait les Afghans, il s’agissait de la fin de l’encerclement russe et de leur défaite, c’est alors que les moudjahidines songèrent à frapper les Américains aussi. Le cheikh Abdallah Azzam cherchait à passer à une autre étape du mouvement, à la fin il disait que si Dieu lui prêtait vie, il ferait de ses adeptes des bombes humaines. Il tenait des propos très durs à l’encontre du camp occidental.

    […paragraphes faisant l’hagiographie de deux djihadistes…]

    Ramzi Youssef, le neveu de Khaled Cheikh, et Azmaray [figure du djihadisme] préparaient un attentat contre Bill Clinton en compagnie du Pape lors de leur visite aux Philippines. En préparant la bombe, Azmaray avait fait une erreur de manipulation et une fumée très épaisse commença à se dégager de l’appartement où ils logeaient. Ils tentèrent de maîtriser la situation mais prirent la fuite finalement. Les pompiers arrivèrent sur place pour éteindre le faux incendie et découvrirent de quoi il retournait.

    Peu de temps après, Azmaray était tombé dans les mains des autorités en sortant de l’aéroport. C’était un homme très courageux et très rusé avec plusieurs cordes à son arc.

    Avant de devenir moudjahidine, il lui arrivait d’affronter seul des animaux sauvages sur des lieux déserts, il aimait l’aventure et les défis. Il avait réussi par son expérience à s’enfuir de la prison et avait pris contact avec les frères à Peshawar au Pakistan en leur demandant de lui faire parvenir un passeport. C’est ainsi qu’il quitta les Philippines.

    Ramzi Youssef avait été arrêté au Pakistan après l’échec d’un attentat dans un avion. La bombe avait explosé mais n’avait fait qu’endommager l’avion. Il avait alors posé une [autre] bombe artisanale à retardement sous un siège au-dessus de la soute. L’avion s’était arrêté dans une escale car la déflagration avait causé une brèche et Ramzi avait pu quitter l’aéroport. L’avion explosa plus tard en plein vol.

    Quant à Khaled al-Cheikh [Mohammed], il avait débuté au Koweït. Il faisait partie des Frères musulmans et avait monté une pièce de théâtre où un personnage se demandait comment faire écraser des avions. Khaled était très jeune à l’époque. J’ai cherché cette pièce de théâtre sur Internet et ne l’ai pas trouvée, j’ai aussi demandé à un frère de chercher et n’a pas réussi non plus.

    C’est parce que nous ne connaissions pas son titre sinon nous l’aurions trouvée. L’essentiel c’est qu’il l’avait écrite et cela prouve qu’il pensait à cette éventualité très jeune déjà. Adulte, il planifiait et cherchait un moyen pour faire écraser douze avions américains simultanément. Ce furent les débuts du premier groupe à entreprendre des opérations contre l’Occident.

    Puis vint le tour du cheikh Oussama qui avait fait venir Khaled al-Cheikh et lui avait soumis le projet. Ainsi, l’un proposait de prendre pour cibles des immeubles et l’autre d’utiliser des avions comme projectiles.

    L’idée commençait à prendre forme petit à petit. Il sollicita les frères qui étaient en possession de passeports et ceux qui pouvaient entrer aux États-Unis.

    Parmi eux se trouvait le cheikh Abou Abderrahman, Nawaf al-Hazemi et Khalid al-Mehdar qui faisaient partie des premiers désignés.

    Le cheikh Oussama les envoya aux Etats-Unis pour s’entraîner au pilotage d’avions. Ils ne savaient pas quelles serait leur mission à l’issue de leur formation. Ils revinrent les uns après les autres.

    Il y avait le pilote Marwan al-Chehi, originaire des Émirats Arabes Unis, il avait parlé de ses contacts en Allemagne et voulait les rejoindre mais le cheikh Oussama l’avait dissuadé. Entre-temps, d’autres nous avaient rejoints : Mohamed Atta, Ziad al-Jarrah, Ramzi Ben al-Chibah, quatre en tout et c’était à ce moment-là que le cheikh demanda à Marwan de partir en Allemagne pour coordonner les opérations avec ses amis.

    Les acolytes de Marwan al-Chehi faisaient des études en Allemagne, et il s’était coordonné avec eux avant de partir aux États-Unis pour s’entraîner au pilotage d’avion.

    Mohamed Atta, Ziyad al-Jarrah et Ramzi b. al-Chiba se trouvaient en Afghanistan avec le cheikh Oussama [Ben Laden] et y étaient restés un mois […passage hagiographique sur ce groupe de djihadistes…]. Il y avait avec eux d’autres acolytes, parmi eux le cheikh Khalid Rahbi, Mouʿtaz, Jalibib, Djihad, ʿIkrimah, Walid et Wael al-Chahri, Mohannad. Certains étaient des nouveaux venus, d’autres étaient plus anciens dans le groupe tel que le cheikh Khalid Rahbi.

    Le cheikh Oussama les réunit et leur expliqua une part de l’opération et ce qu’il attendait d’eux, en l’occurrence piloter des avions et les écraser contre des cibles précises. Mohamed Atta était surpris et demanda pourquoi confier une telle opération aussi facilement à des nouveaux venus.

    Oussama leur répondit qu’il avait l’intuition que c’était ce groupe qui allait démolir l’Occident, qu’il fallait qu’ils s’en remettent à Dieu.

    Mohamed Atta était très attaché à l’Afghanistan, il en voulait beaucoup à l’Occident. Il y aimait la simplicité de la vie, les habitations en terre et il imaginait ainsi la vie menée par les compagnons du Prophète. Il imaginait qu’il vivait une vie similaire à la leur.

    [Khalid Rahbi poursuit le récit à ce niveau :]

    En cette période en Afghanistan, nous cherchions avec le frère al-Faqʿassi à unir les groupes et harmoniser les points de vue. Tous savaient qu’une opération était en cours visant l’Amérique et je tenais à y participer. Je cherchais à rencontrer le cheikh Oussama et ce fut le cheikh al- Wahishi qui m’y aida.

    Ma présence en Afghanistan datait alors à peine de quelques mois, je rencontrai le cheikh Oussama qui me confirma que je faisais partie du groupe désigné pour l’opération. Je lui avais fait part de mon souhait de participer à toute action qu’il jugerait nécessaire.

    Personne ne connaissait l’ampleur de cette opération ni ses modalités. Nous étions très enthousiastes d’y participer. Il nous disait que c’était une opération de grande envergure visant le cœur des États-Unis. Je m’étais imaginé un attentat à la voiture piégée dans un grand centre à l’instar de celui de Nairobi par exemple. C’était Khalid Cheikh qui coordonnait l’opération avec nous.

    Quand j’ai été arrêté et que j’ai été remis aux autorités saoudiennes, je parlais toujours avec beaucoup d’enthousiasme de l’ennemi américain et de ce « groupe » [en arabe « constellation », kawkaba] qui redorait le blason de la Oumma et lui rendait sa fierté.

    Lors des interrogatoires, on s’étonnait du fait que je nommais ce groupe ainsi mais je le répétais au point qu’on m’avait surnommé Abou Kawkaba. Les hommes de ce groupe sortaient du lot et chacun d’eux avait une qualité qui le distinguait des autres.

    J’emmenais parfois le cheikh al-Wahishi pour rendre visite à quelques groupes [… passage hagiographique sur un groupe de djihadistes…]. Notamment celui où se trouvaient Abou Hachem al-Naʿmi, les frères Walid et Wael al-Chahri, Miqdad et d’autres. Nous avons eu le sentiment en leur présence qu’ils étaient distraits, ils étaient en train d’étudier un livre intitulé « Pleurer par la crainte de Dieu ». En effet je me disais que notre voie nécessitait de nous orienter vers Dieu.

    Je remarquais que ces frères prenaient soin les uns des autres. Je me souviens qu’on effectuait des rondes dans le camp en plein hiver dans les montagnes afghanes, alors qu’il faisait très froid et qu’il neigeait, Mouʿtaz al-Ghamidi par exemple se réveillait la nuit pour chauffer l’eau à ses compagnons.

    Les deux frères Walid et Wael descendaient de familles de notables très riches de la région du Sud. Wael et moi avions d’ailleurs été camarades de classe. Ils étaient invités en Afghanistan et je leur ai rendu visite, ils ne m’ont pas reconnu tout de suite mais après le leur avoir rappelé, nous sommes devenus très proches. Ils ont ensuite été intégrés à leur tour au groupe du 11 septembre.

    Le cheikh Oussama annonça l’opération et demanda des volontaires pour tomber en martyr. Certains hésitaient en pensant qu’il cherchait juste à rassembler des adeptes par ses propos. Il leur avait alors répondu : « Est-ce que le descendant de Mohamed mentirait ? ».

    Certains frères faisaient preuve de beaucoup d’empressement et d’ignorance, ils lançaient des rumeurs, c’est alors que Walid al-Chahri est venu me voir à ce sujet et m’a demandé mon avis. Je lui ai dit que le cheikh ne mentait pas et il se porta volontaire lui et son frère.

    Je tenais à ce que les personnes que j’estimais prêtent allégeance au cheikh Oussma car l’allégeance renforçait l’engagement des aspirants. Ce fut le cas de celui qu’on surnommait al-Ahnaf et d’un autre dit al-Saqqami. Le Cheikh s’enquit auprès de moi à leur sujet et je lui ai dit tout le bien que j’en savais.

    Nous sommes partis après en pleine montagne dans un camp d’entraînement, une épreuve tactique dans des conditions très dures pour tester notre endurance, nos capacités et notre persévérance. Il y avait à mes côtés al-Haznaoui, Jalibib, Djihad al-Ghamidi et quelques autres. Malgré la dureté, on se sentait très proches et plein de foi. J’y croisais souvent Mohannad al-Chahri.

    Après cela, nous avions commencé à coordonner et correspondre par messagerie électronique avec Khalid Cheikh pour les démarches de l’obtention des visas. J’étais interdit de voyager à l’époque et je suis entré en Afghanistan avec un faux passeport. Cheikh Oussama l’apprit plus tard et je lui ai dit que j’allais faire de mon mieux pour partir aussi. J’ai tant essayé mais sans succès.

    Nous avions convenu de demander également d’autres visas d’autres pays pour ne pas attirer l’attention et d’autres précautions de ce type.

    Certains sont rentrés en Arabie Saoudite pour faire les démarches administratives là-bas, d’autres sont rentrés y faire leurs adieux à leur famille, d’autres encore ont préféré rester pour ne pas être dissuadés de leur projet. D’autres enfin en ont profité pour accomplir leur pèlerinage avant de se rendre aux États-Unis.

    [Al-Wahishi reprend la narration :]

    Le cheikh [Oussama] tenait à ses recrues, il s’en s’occupait personnellement, il avait pris beaucoup de soin à les choisir notamment le groupe sous la responsabilité de Khaled qui était constitué de Mouʿtaz, ʿIkrima, Mohannad al-Chahri, Jalibib ainsi que Walid, Wael, Abou Hachem et al-Ahnaf.

    Quant à Mohamed Atta, Tarek et Ramzi, le cheikh leur avait ordonné de partir en Amérique.

    Atta ne voulait pas, il lui était insupportable de retourner là-bas en Occident.

    Ramzi et Tarek étaient partis bien avant lui et quand ce fut son tour, il était très ému de par son désir de rester en Afghanistan. En effet, il détestait l’Occident et son mode de vie et racontait souvent tout ce qui ne lui plaisait pas là-bas, manger du porc et ce genre de choses.

    Il nous a quitté et rejoignit le Pakistan. Là-bas, il perdit son passeport dans le taxi. Khaled Cheikh s’en est rendu compte et fut surpris de constater la joie de Mohamed Atta qui voyait l’occasion de retourner en Afghanistan.

    Khaled Cheikh mit une annonce dans les journaux et promit une prime. Le passeport a été retrouvé et finalement Atta partit à son tour.

    Certains frères partaient pour l’Arabie Saoudite chercher leur visa et rentraient ensuite. À cette époque, on parlait beaucoup des Talibans et beaucoup de pression s’exerçait sur eux comme le fait que le cheikh Oussama était devenu un hors-la-loi sur le plan international alors qu’il continuait pourtant à communiquer avec les médias.

    Turki al-Fayçal et Abdelmohsin al-Turki arrivèrent en Afghanistan à la tête d’une délégation pour rapatrier le cheikh Oussama en Arabie Saoudite. Ils tentèrent de convaincre les Talibans dans ce sens. Ils envoyèrent des messages à « Wakil Ahmed » en arguant du fait que le cheikh allait leur causer beaucoup d’ennuis et qu’il valait mieux le leur livrer. La pression était intenable et venait de toute part.

    [… deux paragraphes hagiographiques sur le groupe de djihadistes…]

    Parmi les frères également se trouvait Hany Hanjour qui était un pilote militaire saoudien diplômé en 1996 du royaume.

    Le premier groupe s’entraînait aux États-Unis alors que le second se trouvait en Afghanistan et s’apprêtait à rejoindre le premier. Cela se passait un an avant les événements [du 11 septembre]. L’Amérique, de son côté, planifiait quelque chose pour se venger des Talibans qui protégeaient le cheikh Oussama et ses compagnons.

    Le premier groupe aux États-Unis était prêt et réclamait d’urgence les autres qui se trouvaient à l’étranger, car il craignait d’être découvert au moindre soupçon.

    On envoya alors les groupes [aux États-Unis], il ne restait alors plus que le groupe avec Abou al-ʿAbbas, de son vrai nom Abdelaziz al-ʿOmari al-Zahrani, frère de Fadil, Abou Ahmed al-Imarati, Ziyad al-Jarrah, Salem al-Hazimi et Mohamed al-Qahtani qu’on surnommait Farouk. Ainsi tous furent envoyés, les dix-neuf parvinrent à entrer aux États-Unis excepté un seul qui ne put pénétrer les terres américaines.

    La situation était tendue, les frères se trouvaient tous en Amérique, l’ennemi était là à chaque instant et les débats [dans les médias] tournaient autour de l’Afghanistan. Le cheikh Oussama intervenait en mentionnant que des groupes se préparaient pour une grande opération et qu’il fallait qu’on prie pour eux.

    Les yeux du monde étaient focalisés sur les Talibans et particulièrement après leur décision de détruire les statues de Bouddha et vous connaissez la polémique mondiale autour de cette destruction.

    Quand les Talibans sont arrivés dans la région de Bamiyan, ils ont découvert les deux statues et commencèrent à les bombarder avec les tanks.

    Le monde s’est soulevé et il y eut des fatwas d’oulémas musulmans contre ces bombardements ainsi que des propositions pour racheter les deux statues. La polémique enfla quand Mollah Omar ne plia pas et dit sa phrase célèbre : « Au jugement dernier, je préfère être désigné parmi les destructeurs d’idoles que parmi les vendeurs d’idoles ».

    La Chine, le Japon et les bouddhistes en général proposèrent des sommes inimaginables pour les démonter et les transporter ailleurs.

    Mollah Omar refusa en déclarant que sa religion prévalait sur tout l’argent du monde et la démolition commença.

    Le cheikh Oussama ordonna qu’on s’y rende, nous nous sommes alors équipés de jeeps, de bulldozers et nous nous sommes rendus à Bamiyan. Al-Qaïda à Bamiyan ! Nous avons terminé les préparatifs jusqu’à 11h du soir et j’ai demandé la permission auprès du cheikh de m’absenter car je m’étais fiancé et je devais y aller le jour d’après pour l’autorisation légale de voir la fiancée. Il me l’accorda. Ravi, j’ai passé la nuit chez des frères à Kandahar puis je suis allé voir ma fiancée en compagnie de Abdelmajid et de l’oncle ʿAsim.

    Normalement le cheikh nous avait précédés pour se rendre à Bamiyan mais une fois à Ghazni, j’ai vu sa voiture ; je l’ai alors indiqué à mes compagnons, mais ils étaient sceptiques car il devait déjà s’y rendre au moment où nous étions occupés avec le sujet de mes fiançailles. Pourtant il s’agissait bien de sa voiture et il n’était pas seul : il était accompagné par les autres cheikhs : Dr. Ayman, cheikh Abou al-Walid al-Ansari et cheikh ʿIssa Marjane.

    On leur avait demandé ce qu’il se passait. Cheikh Oussama déclara qu’al-Qaradhawi se trouvait à Kandahar ! Nous nous sommes dirigés vers Kandahar et en effet al-Qaradawi était là-bas en compagnie d’une délégation composée notamment de Mohamed ʿAmmara, Tantawi, Nasr Farid Wassel ainsi que d’autres cheikhs d’autres pays, du Bahreïn, du Qatar ainsi que le cheikh Ali Qara Daghi.

    Khalid Cheikh se trouvait sur le seuil de la porte où se tenait la réunion, il ne me permit pas d’y entrer mais il me nomma tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur.

    J’ai demandé le fin mot de l’histoire au cheikh Oussama qui m’a révélé qu’il s’agissait de pourparlers avec les Talibans. Abou Hafs al-Masri et le cheikh Souleyman ont rejoint les négociations avec d’autres oulémas du côté des Talibans. Les frères voulaient filmer mais les Talibans ont refusé.

    Abou Hafs al-Masri m’a alors confié que le cheikh Oussama n’était pas le bienvenu et que s’il participait à la réunion, les autres allaient s’enfuir.

    Nous avons encore une fois proposé de filmer mais les Talibans refusèrent en estimant que l’enregistrement audio était très suffisant.

    Les Talibans et les frères à leur suite ont estimé que détruire les statues était conforme aux préceptes de la religion et qu’il ne pouvait y avoir de divergence là-dessus.

    La délégation des oulémas a estimé de son côté que le propos ne concernait pas la licéité de la destruction des idoles mais plutôt le moment opportun de les détruire. Le cheikh Abou Hafs al-Muritani déclara que si les Talibans, leurs oulémas et le peuple afghan étaient prêts à en subir les conséquences, c’était leur affaire, pourquoi donc vouloir stopper la destruction des idoles ?

    Il y a eu un long débat puis tout le monde sortit de la pièce et chacun partit de son côté. Nous prîmes ensuite la route pour Bamiyan que nous avons appelé « le voyage de l’unicité divine » pour achever la destruction des statues. En même temps, le groupe du 11 Septembre se dirigeait de son côté pour détruire les « statues américaines ».

    La statue de Bouddha était immense et nécessitait une grande quantité d’explosifs. Les Afghans affluaient de toutes parts pour participer à sa démolition. On pouvait voir les cheikhs aux barbes blanches exténués mais déterminés à porter les explosifs jusqu’au sommet qui s’élevait jusqu’à cinquante mètres.

    Nous avons dressé notre tente au sommet et le cheikh Oussama exprimait sa volonté de la raser complètement. La cellule médiatique travaillait sur la production du film « La réalité de l’Oumma » et le Cheikh veillait sur toutes les étapes.

    On discutait beaucoup sur les capacités des Talibans à porter de telles opérations et s’ils étaient en mesure d’en supporter la réaction américaine. De mon côté, je cherchais à savoir auprès du cheikh la durée que prendrait la guerre, un an, deux ans ou plus ?

    Il répondit qu’il s’agirait d’une décennie voire deux car selon lui l’âge des empires et des nations se compte en décennies et non en années, a minima la guerre durerait 15 ans et ensuite les États-Unis cesseraient d’être un empire et une grande nation pour se replier sur elle-même.

    Il s’attendait à la riposte américaine et à sa déclaration de guerre mais par elle commencerait l’usure économique et militaire du pays.

    Il planifiait aussi d’autres frappes, certaines ont été accomplies, d’autres non.

    Les négociations avec les Talibans autour des frappes contre l’Amérique étaient menées par Mohammad Hassan, Muʿtasim Agha, Abdul Halim, Sayed Agha et d’autres. De notre côté, il y avait le cheikh Oussama, le cheikh Abou al-Khayr, le cheikh Abou Hafs, le Dr Ayman, le cheikh Mustafa Aboulyazid et le cheikh Abdul Rahman al-Mohaymin. Les Talibans nous ont rejoint à l’aéroport et le cheikh Oussama les a très bien reçus.

    Il leur disait que l’histoire retiendra des Afghans deux choses : vous avez protégé les Arabes des Américains et c’est un bon point pour vous et que vous avez protégé les Américains des Arabes, ce qui est un mauvais point.

    Mohammad Hassan, qui était le chef du gouvernement à l’époque, lui répliqua avec déférence qu’il se trompait.

    Ensuite, le cheikh prépara un dossier qu’il demanda à Mohammad Agha de transmettre au Mollah Omar dans lequel se trouvaient des photos de la Palestine où des Juifs profanaient la mosquée al-Aqsa et frappaient des femmes musulmanes. Il lui demanda de montrer ces photos à l’« Émir des croyants ». Il rétorqua que c’était impossible car le Mollah Omar ne regardait jamais des photos. Le cheikh Oussama répondit alors : « C’est indispensable, parfois il est impératif au médecin de voir ce qui lui est interdit de voir dans le but de soigner la personne. Mollah Omar est notre médecin, il est le médecin de l’Oumma ! ».

    Mohammad Agha transmit le dossier au Mollah Omar de la part de ses frères arabes, à la vue des photos, le Mollah Omar fut très en colère et convoqua le cheikh Oussama.

    Nous nous sommes rendus, en compagnie de Zoubair al-Haʾili, en deux ou trois voitures chez l’« Émir des croyants ». Une fois devant la maison du Mollah Omar, nous avons croisé le cheikh Mohammad Magid Mohammadi (cheikh des Talibans, et ancien combattant contre les Russes) qui en sortait. Le cheikh Oussama alla directement le saluer et questionna son état de santé. Le vieux cheikh reconnut Cheikh Oussama et fit part de sa grande faiblesse physique tout en se souvenant très bien de ce qu’ils avaient vécu ensemble [contre les Russes].

    C’est alors que le Mollah Omar vint vers à nous à pied. Zoubayr, qui ne le connaissait pas, n’en revenait pas de tant de simplicité après que je lui aie présenté.

    Le groupe s’est dirigé ensuite vers la mosquée pour discuter. Mollah Omar dit au cheikh Oussama : « Cheikh, je voudrais que tu frappes les Juifs partout où ils se trouvent ! ». Le cheikh Oussama répondit : « À vos ordres, d’ici le coucher de soleil nous aurons beaucoup avancé dans nos opérations à leur encontre par la volonté de Dieu ! ». Je voyais bien à son air tout souriant que tout s’était bien passé lors de la réunion car je n’y avais pas assisté. Je lui ai alors demandé et il m’a répondu que nous avions l’approbation de l’Émir.

    Dès le lendemain, nous nous sommes activés pour mettre à exécution les opérations envisagées. Certaines ont abouti et d’autres non.

    De toute évidence, les Américains allaient frapper l’Afghanistan. Il y eut des réunions à ce sujet à Douchanbé au Tadjikistan, il y avait les ministres des Finances, de la Justice et de la Défense. Les discussions se déroulaient avec les Russes. Il fut décidé que ces derniers se déploieraient sur le terrain et que les Américains s’occuperaient des frappes aériennes.

    Abdul Hayy Motmaʾinn a bien reçu le message : « Soit vous nous livrez Oussama Ben Laden, soit on frappe l’Afghanistan ! »

    Le cheikh Oussama espérait que les frappes prévues à Washington et à New York soient retardées de telle manière qu’elles deviennent une réponse à celles déjà préparées par les Américains. Elles auraient ainsi été grandement légitimées mais cela n’était plus possible. Les frères, déjà aux États-Unis, ne pouvaient plus faire marche arrière.

    Il y eut encore des réunions à la mosquée de Kandahar. Le cheikh Oussama disait, sans entrer dans les détails, qu’on allait frapper fort et que les États-Unis auraient très mal. Quant au cheikh Moustapha Abou al-Yazid, il s’y opposait en arguant que c’était une question qui relevait d’e l’ijtihād incombant à l’Émir des croyants [le Mollah Omar] et que les conséquences en seraient très lourdes pour les Afghans, qu’il fallait donc réfléchir patiemment.

    Le cheikh Oussama invoqua alors Abou Bakr, premier compagnon-successeur du Prophète, en faisant référence à un propos dans lequel il affirma que, lui vivant, personne ne nuirait à la religion. Tout le monde a été ému aux larmes dont le cheikh lui-même. Il ajouta qu’il fallait faire quelque chose pour cette Oumma qui n’en pouvait plus d’attendre et que l’Émir des croyants avait déjà donné son accord pour frapper les Juifs, les Américains n’étant que leurs auxiliaires. Il avança aussi que selon les oulémas, l’approbation de l’Émir ne serait plus de mise ou exigée si elle était source de retard et ferait manquer aux musulmans l’occasion de frapper leur ennemi.

    Le cheikh Oussama cherchait à convaincre les Talibans mais il ne disposait plus beaucoup de temps et la situation était difficile.

    […Incise d’al-Wahishi à ses auditeurs s’excusant de l’aspect décousu de son récit de par le contexte spontané l’ayant conduit à le narrer…]

    Je me souviens que durant les discussions entre le cheikh Oussama et les Talibans, le cheikh avait adressé un courrier au Mollah Omar par l’intermédiaire d’Abou Hafs dans lequel il lui demandait ce qu’il voulait en ces termes : « Qu’attendez-vous de nous ? Nous sommes des soldats, quels sont vos ordres ? »

    Le Mollah Omar demanda à Abou Hafs d’éliminer Ahmed Chah Massoud. Abou Hafs répondit de le considérer déjà comme tel. Il revenait aux Talibans de se préparer à attaquer le Nord dès la mort de leur chef et de les prendre par surprise avant qu’ils ne puissent se réorganiser.

    Les Talibans se rendirent alors au Nord sous le commandement du Mollah Dadullah. En effet, Chah Massoud a été éliminé par le biais d’une caméra piégée, l’histoire est connue, les médias en ont abondamment parlé.

    Un journaliste de la BBC est venu pour interviewer le cheikh Oussama qui l’a reçu au déjeuner durant lequel il menaçait de faire oublier au ministère de la Défense ses inspirations diaboliques en faisant en sorte que chaque Américain abandonne sa nationalité.

    Retourné chez lui, le journaliste annonça qu’Oussama Ben Laden préparait une frappe d’envergure contre les États-Unis dans les semaines à venir tout au plus, il en était sûr.

    Les frappes du 11 Septembre eurent lieu trois semaines après l’annonce du journaliste. Nous avons alors quitté Kandahar pour Kaboul. De là nous partîmes vers « Turgar » en pleine montagne entre Kaboul et Jalalabad et attendîmes là-bas deux semaines. Nous avons appris la nouvelle par la radio, gloire soit rendue à Dieu.

     

    Notes :

    1 : Version transcrite à partir d’un support audio dont la source n’est pas indiquée. La traduction a été réalisée pour le site www.les-crises.fr par ses lecteurs

    2 : Référence à Djahiliyya ou la période anté-islamique, c’est-à-dire avant la prédication de l’islam, en 610 de l’ère chrétienne.

    3 : Gameel al-Batouti est fortement suspecté d’avoir sciemment crashé le vol 990 Egypt Air qu’il co-pilotait, le 31 octobre 1999.

    4 : Khaled al-Rahbi al-Omari décédé en juillet 2015.

    5 : Respectivement le chef des renseignements et le secrétaire général de Ligue islamique mondiale.

    6 : Youssou al-Oaradhawi, éminente référence doctrinale des Frères musulmans jusqu’à nos jours.

    7 : Une sorte d’agence de communication interne au mouvement.

    8 : Titre honorifique plaçant dans ce récit Oussama Ben Laden sous l’autorité du Mollah Omar.

    9 : Il fait allusion aux parties intimes et/ou au corps de la femme considérés comme tabou.

    10 : Haut responsable d’Al-Qaïda, chargé de la comptabilité des activités commerciales de Ben Laden, il aurait contribué au financement des attentats du 11 septembre.

    11 : Interprétation juridico-théologique légale.

    Capture d’écran 2016-09-09 à 23.09.06

    P.S. comme on m’a sorti la chose, voici la revendication de Ben Laden :

    Ici, Al-Qaïda publie une vidéo posthume de deux auteurs du 11-Septembre

    N.B. : les séries sur le 11 Septembre sont évidemment lourdes à modérer.

    Comme vous le voyez dans le plan au début du billet, ce billet s’insère dans une longue série.

     

    Merci donc de ne pas commenter sur de sujets qui seront clairement traités par la suite, cela fait perdre du temps à tout le monde !

     

    Source et Publication:  http://www.les-crises.fr/11092001-

     


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    image001 4.jpgTimber Sycamore : En Syrie, le plus grand fiasco de la CIA ?

    Article rédigé par Liberté politique, le 14 septembre 2017
    Timber Sycamore : En Syrie, le plus grand fiasco de la CIA ?

    [Source : http://www.france-irak-actualite.com]

    Alors qu’il n’est plus tabou de critiquer le rôle trouble des puissances moyen-orientales dans le renforcement des réseaux djihadistes au Moyen-Orient, la coresponsabilité de leurs partenaires de l’OTAN ne peut et ne doit plus être éludée.

    Récemment, le Washington Post a annoncé la fin du soutien de la CIA en faveur des rebelles « modérés », confirmant qu’en 2015, ceux-ci menaçaient de renverser Bachar el-Assad mais que cette issue chaotique fut empêchée par l’intervention militaire directe de la Russie cette même année.

     

    Chaotique, car le chroniqueur du Post, David Ignatus, vient de souligner dans ce même journal que Washington et ses alliés ne pouvaient proposer d’alternative politique viable, démocrate et modérée face au gouvernement syrien.

    D’après le spécialiste de la Syrie Charles Lister, qui regrette ouvertement la fin de cette guerre secrète coordonnée par la CIA, l’Agence aurait constitué une force de 45 000 combattants à travers cette opération, dont nous savons depuis janvier 2016 qu’elle a pour nom de code « Timber Sycamore ».

    Or, comme le rappelle l’universitaire américain Joshua Landis, ces rebelles « modérés » appuyés par la CIA et ses partenaires ont combattu jusqu’en janvier 2014 aux côtés de la milice terroriste qui allait devenir l’« État islamique » (EI) six mois plus tard, lors de la proclamation du « califat » par Abou Bakr al-Baghdadi.

    Cet argument est confirmé par l’expert de la Syrie Fabrice Balanche, qui a souligné à l’auteur de ces lignes que « les rebelles n’ont combattu Daech qu’à partir de l’hiver 2013-2014. Avant cette période, ils étaient main dans la main avec cette organisation. » 

    Depuis qu’ils ont rompu avec l’EI, ces groupes soutenus par la CIA et ses alliés se sont majoritairement coordonnés avec la branche d’al-Qaïda en Syrie, qui s’est appelée le Front al-Nosra jusqu’en juillet 2016, avant de changer de nom et de rompre superficiellement son allégeance au réseau de feu Oussama ben Laden.

     

    Comme le New York Times le soulignait en octobre dernier, lors de la bataille finale pour la reprise d’Alep-Est, « onze parmi la vingtaine de groupes rebelles menant l’offensive ont été approuvés par la CIA et ont reçu des armes de l’Agence, d’après Charles Lister, un chercheur et spécialiste de la Syrie au Middle East Institute, à Washington. [...]

    Monsieur Lister et d’autres experts ont déclaré que la vaste majorité des factions rebelles approuvées par les États-Unis à Alep combattaient en pleine ville, et qu’ils pilonnaient massivement les troupes du gouvernement syrien en appui des combattants affiliés à al-Qaïda, qui se chargeaient de l’essentiel des combats sur la ligne de front.

    “La triste vérité, cependant, est que ces groupes soutenus par les États-Unis [et leurs alliés] restent d’une manière ou d’une autre dépendants des factions affiliées à al-Qaïda dans ces opérations, en termes d’organisation et de puissance de feu”, selon l’experte Genevieve Casagrande, une spécialiste de la Syrie au sein de l’Institute for the Study of War à Washington. »

     

    Comment la CIA et ses alliés ont soutenu le djihad en Syrie

    Plusieurs éléments troublants sont à relever dans cette opération. Tout d’abord, sachant que les États-Unis se revendiquent en guerre contre le terrorisme depuis septembre 2001, appuyer pendant près de cinq ans des groupes qui combattent aux côtés d’al-Qaïda n’a pas semblé poser problème aux décideurs américains et à leurs alliés occidentaux – ce qui est pour le moins déroutant.

    Et comme l’a pertinemment souligné Joshua Landis, le gouvernement des États-Unis savait depuis le milieu de l’année 2012 que les armes livrées massivement par la CIA et une quinzaine de services spéciaux depuis la Turquie et la Jordanie équipaient principalement des groupes djihadistes, un processus dévoilé par le New York Times en octobre 2012.

    Comme l’auteur de ces lignes avait eu l’occasion de le défendre, le réseau qui a majoritairement bénéficié de ces milliers de tonnes d’armements a été le Front al-Nosra ; ce fut d’ailleurs le cas jusqu’à récemment dans le gouvernorat d’Idleb, dont la capitale vient d’être prise par cette organisation, aujourd’hui rebaptisée Hayat Tahrir al-Cham.

    Ces graves dérives ont été notamment confirmées par le journaliste spécialisé Gareth Porter, dans un article explicitement intitulé « Comment les États-Unis ont armé des terroristes en Syrie ».« Cet afflux massif d’armes [coordonné par la CIA] vers le territoire syrien, ainsi que l’entrée de 20 000 combattants étrangers dans ce pays – et ce principalement depuis la Turquie –, ont largement défini la nature de cette guerre », a souligné Gareth Porter en se référant au vaste réseau de trafic d’armes mis en place par la CIA et ses alliés depuis les Balkans et la Libye, de même qu’à l’acquisition de 15 000 missiles TOW made in USA par l’Arabie saoudite.

    Fabriqués par Raytheon, ces missiles antichars ont été introduits en masse dans ce conflit à partir de 2014, et les pertes infligées aux forces syriennes avec ces armements auraient été le principal facteur de l’intervention militaire russe au début de l’automne 2015.

    Dans cet article solidement documenté, Gareth Porter ajoute que « les armes [injectées par la CIA et ses partenaires dans le conflit syrien] ont contribué à faire de la branche d’al-Qaïda en Syrie [...] et de ses proches alliés la plus puissante des forces anti-Assad dans ce pays – et elles ont aussi permis l’émergence de Daech ».

    Rappelons qu’à l’origine, le Front al-Nosra et le futur « État islamique »ne faisaient qu’un avant leur scission au printemps 2013, qui déboucha sur une guerre fratricide entre ces deux factions.

     

    Plus exactement, les combattants majoritairement irakiens de ce qui était alors appelé l’« État islamique d’Irak » (EII) ont fondé, à partir de l’été 2011, la milice qui allait devenir le Front al-Nosra en janvier 2012.

    Encore aujourd’hui à la tête de ce réseau, leur leader, Mohammed al-Joulani, un djihadiste syrien ayant affronté la coalition de George W. Bush en Irak, avait été chargé par Abou Bakr al-Baghdadi de combattre les forces de Bachar el-Assad en 2011. 

    D’après Foreign Policy, lors de cette scission d’avril 2013 entre ces deux entités terroristes, « une large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas [leur chef al-Joulani] » et prêtèrent allégeance au futur« calife » d’al-Baghdadi, ce qui aurait représenté « jusqu’à 15 000 combattants sur environ 20 000 », d’après une estimation du chercheur Fabrice Balanche.

    Toujours selon Foreign Policy, « partout dans le nord de la Syrie, Daech s’empara des quartiers généraux d’al-Nosra, des caches de munitions et des dépôts d’armes » durant cette séparation, qui conduisit à la création de l’« État islamique en Irak et au Levant » (EIIL), rebaptisé « État islamique » au milieu de l’année suivante.

    En d’autres termes, le gigantesque trafic d’armes et de munitions organisé par la CIA pour équiper les rebelles en Syrie a, directement ou non, profité à Daech et favorisé sa montée en puissance dès janvier 2012. Le fait que si peu d’experts et de journalistes occidentaux l’aient souligné (ou remarqué) est incompréhensible.

     

    Derrière l’alibi des « rebelles modérés »

    Même conséquence pour le versant « formation militaire » de ce programme de l’Agence et de ses alliés, qui a conduit les Forces spéciales détachées auprès de la CIA à entraîner malgré elles une forte proportion de djihadistes officieusement affiliés à al-Nosra ou à Daech – selon des sources anonymes du SOCOM et de l’Agence qui étaient directement impliquées dans cette opération.

    En clair, de nombreux mercenaires anti-Assad recrutés par la CIA ont dissimulé leur appartenance à (ou leur attrait pour) ces groupes terroristes, le processus de sélection des combattants étant particulièrement laxiste.

    Or, la simple existence de cette procédure a permis à la CIA de maintenir une façade de respectabilité en affirmant qu’elle ne formait que des « rebelles modérés ».

    En réalité, pour quiconque s’affranchit de cette notion orwellienne, les dynamiques de cette opération peuvent être résumées ainsi : supervisés par la CIA et quatorze autres services spéciaux, dont ceux de la France, du Royaume-Uni, d’Israël, de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Qatar, le financement, la formation et l’approvisionnement en armes des rebelles depuis les territoires turc et jordanien ont profité à l’ensemble des groupes armés, y compris à Daech et au Front al-Nosra.

    En des termes plus parlants, qui sont ceux du spécialiste Sam Heller,« la majeure partie du soutien américain fut dirigée vers des factions de l’“Armée syrienne libre” (ASL), qui ont en fait servi d’auxiliaires et de sources d’armements à de plus puissantes factions islamistes et djihadistes, dont la branche d’al-Qaïda en Syrie ».

    Ces dérives ne furent toutefois pas systématiquement intentionnelles. L’exemple de « Cheg Cheg », devenu le plus grand trafiquant d’armes syrien durant cette guerre, pourrait l’illustrer. Mort dans l’explosion de son véhicule en avril 2016, ce baron de la contrebande d’armements avait vendu à des intermédiaires bédouins un certain nombre d’armes issues des bases supervisées par la CIA, dont la mise en place en Turquie et en Jordanie avait dynamisé ses affaires.

    Or, ces intermédiaires les avaient achetées pour le compte du malnommé « État islamique », ce que « Cheg Cheg » n’ignorait pas. 

    À l’origine de ces révélations, le quotidien émirati The National.ae évoqua des transferts « involontaires » d’armements de la CIA et de ses alliés vers l’EI, à travers les réseaux de « Cheg Cheg ».

    Pourtant, selon différentes enquêtes approfondies, dont une récemment publiée par le JDD, il ne fait plus aucun doute que les services spéciaux des pétromonarchies du Golfe – essentiellement ceux de l’Arabie saoudite – ont sciemment armé Daech en Syrie comme en Irak, en particulier via une ligne d’approvisionnement Balkans-Moyen-Orient mise en place avec l’aide discrète de la CIA à partir de janvier 2012.

    Ambassadeur américain en Syrie de 2011 à 2014, Robert S. Ford est persuadé de l’implication de l’Agence dans ces manœuvres, qui furent d’après lui « strictement confinées aux réseaux des services secrets ».

    Étonnamment, cette enquête du JDD ne fait pas mention de ce rôle central de la CIA dans la création de ce trafic d’armes produites dans les Balkans.

    Toutefois, son auteur a répondu à une demande de clarification en soulignant que « les propos de Robert S. Ford, qui s’est exprimé plus en détail sur ce sujet dans le New York Times, portent davantage sur l’approvisionnement en armes du Front al-Nosra... dont a ensuite profité Daech. »

    Une telle franchise est malheureusement trop rare dans les médias occidentaux, et en particulier francophones.

     

    En réalité, alors qu’il n’est plus tabou de critiquer le rôle trouble des puissances moyen-orientales dans le renforcement des réseaux djihadistes en Irak et au Levant, la coresponsabilité de leurs partenaires de l’OTAN dans ces politiques catastrophiques ne peut et ne doit plus être éludée par les médias.

     

    http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Timber-Sycamore


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    LES ROHINGYAS, AGENTS DE DAESH EN BIRMANIE


    L’Imprécateur

     

     

    LES ROHINGYAS, VICTIMES OU TERRORISTES ? → cliquez ici.


    Nos journalistes nationaux, si bons quand il s’agit d’enquêter sur un sujet susceptible de nuire à une personnalité ou une entreprise de la droite, se révèlent curieusement complètement « nuls » quand cela concerne à gauche leurs amis et alliés idéologiques, la Grande Finance internationale, l’islam et son avatar l’islamisme radicalisé et terroriste.

    Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne se sont-ils pas interrogés sur les causes profondes de la subite fureur des Birmans envers un petit peuple de squatters immigrés du Bangladesh, qu’ils toléraient depuis deux cent ans environ dans les montagnes de l’ouest birman à la frontière indo-bangladeschi ?

    Ils y pratiquaient un islam plutôt nonchalant, comme les Indonésiens il y a encore trente ans et cohabitaient avec les bouddhistes.

    La radicalisation subite des Rohingyas ne les interpelle pas non plus. Pourtant ils sont les mieux placés pour suivre et analyser l’actualité internationale !

    Ils auraient dû s’interroger sur plusieurs faits troublants et récents.

    M. Azhar est le chef de Jaish-e-Mohammed (JeM), une organisation terroriste djihadiste pakistanaise connue comme telle par l’ONU.

    Cela n’a pas empêché le Pakistan de proposer sa candidature pour le représenter au Conseil de Sécurité des Nations Unies où il devrait entrer en 2018.

    Seule la Chine s’est montrée lucide et a voté contre la candidature Azhar quand tous les pays occidentaux ont voté pour.

    Or, ce Azhar a écrit il y a trois ans dans le magazine hebdomadaire Al-Qalam de JeM, qu’il fallait « se servir des Rohingyas musulmans pour exciter la communauté internationale contre le gouvernement birman ».

    Dans le même article, il appelle le Front Pembela Islam (FPI) indonésien, autre organisation islamique terroriste, à envoyer des imams-prêcheurs radicalisés pour noyauter les Rohingyas.

    Peu de temps après, 150 jeunes Rohingyas partaient pour le Pakistan s’entrainer au djihad guerrier dans un camp de Jaish-e-Mohammed.

    Mais « l’inventeur » des Rohingyas comme fer-de-lance de l’islam conquérant en Asie n’est pas Masood Azhar.

     

    Déjà en 2012, « le leader djihadiste pakistanais Lashkar-e-Taiba avait tenu une conférence sur la question des « rohingyas ».

    Sur ses consignes, des activistes avaient été envoyés au Bangladesh et en Thaïlande pour établir des contacts avec des Rohingyas vivant à la frontière birmane » (Breizh-info).

     

    « En même temps », comme dirait Macron, Daesh qui venait de conquérir la moitié de l’Irak et de la Syrie en quelques semaines, était conscient qu’il ne tiendrait pas très longtemps contre la coalition : déstabiliser l’Occident et son ventre-mou déjà partiellement islamisé, l’Europe, par des attentats permanents, mais aussi l’Orient asiatique en s’appuyant sur les deux zones où existe une radicalisation déjà forte : une partie, encore mineure mais grandissante, de l’élite politique indonésienne et… les Rohingyas.

    Dabiq, la revue de propagande de Daesh écrivait « nous allons commencer à lancer des opérations en Birmanie dès que nous aurons atteint les capacités de le faire ».

    C’est là, chers lecteurs, qu’une pensée encore plus complexe que celle du président (rassurez-vous, à mon avis ce n’est pas très difficile tant la sienne n’est que très médiocrement complexe) devient indispensable pour comprendre la suite.

    Daesh comprenait qu’en perdant la guerre en Syrie-Irak, il perdrait aussi les ressources pétrolières qui le finançaient avec la complicité de la Turquie. 

    Il a vu dans les champs pétroliers et gaziers récemment découverts en Birmanie (état de Raikaing, Rakine, ou Arakan où vivent les Rohingyas) le moyen de se refaire ultérieurement une santé financière. Comment se les approprier ?

    En poussant les chefs rohingyas à réclamer au gouvernement la création d’une province birmane islamique qui serait plus tard transformée en califat, et en faisant pression sur le gouvernement par des attentats contre les forces de l’ordre birmanes, organisés et menés par les jeunes rohingyas formés au Pakistan, et certains en Arabie Saoudite.

    Comme il fallait vite créer un conflit entre les Rohingyas et les Birmans du Raikaing, les attaques des forces de police et l’assassinat de Birmans commencèrent.

    Les généraux birmans ayant une pensée plus complexe que celle des leaders politiques européens ont tout de suite compris qu’on ne se débarrasse pas du cancer islamiste avec des demi-mesures et des lois mal écrites votée à la va-vite.

    D’où la décision de contraindre les colons rohingyas à retourner dans leur pays d’origine, le Bangladesh, par une intervention énergique de l’armée.

    Mais qui leur fournit des panneaux de propagande en français, et d’où vient cet imam africain qui radicalise les Rohingyas ?

    L’armée repousse  sans douceur les Rohingyas vers la frontière après avoir vidé et brûlé leurs villages de montagne cernés de forêts tropicales où il est si facile de dissimuler les terroristes rohingyas mêlés anonymement à la population. La méthode est brutale, c’est incontestable.

    Mais les reportages qui en sont fait, notamment photographiques, sont notoirement exagérés, comme le montre l’enquête de DECODEX citée in fine.

    Seulement, le pétrole birman du Raikaing n’intéresse pas que Daesh…

    Les rapaces de la Finance Internationale qui, eux, ont une pensée aussi complexe que celle du banquier Macron dès qu’il s’agit de pognon, se sont dit qu’il fallait laisser les Rohingyas faire le sale boulot.

    On récupèrerait ensuite le magot pétrolier, après avoir renversé le gouvernement birman pour installer à sa place un gouvernement qui sera naturellement « démocratique » et à la botte de l’oncle Sam qui s’imposera comme protecteur de la Birmanie.

    Mais il fallait faire vite, parce que les Birmans se sont associé les Chinois pour exploiter le pétrole et le gaz, avec collaboration indienne.

    Dès 2012, les Chinois ont entrepris la construction d’un oléoduc doublé d’un gazoduc pour acheminer pétrole et gaz du Raikaing vers le Yunnan chinois.

    L’opérateur est une société de Hong-Kong détenue à 51% (donc contrôlée) par la Chinese National Petroleum Corporation et à 49% par la Oil and Gas Enterprise du Myanmar (Birmanie).

    L’opposition (si on peut utiliser ce terme) au gouvernement birman, est la Burma Task (Force birmane), un groupe d’organisations constitué et financé par le multi-milliardaire George Soros (ci-contre) pour récupérer les Rohingyas à son profit.

    Avec une participation de l’Arabie Saoudite, il finance des achats d’armes pour les terroristes rohingyas.

    En effet, « l’Armée du Salut des Rohingyas en Arakan », appelée aussi localement Harakah al-Yaqin (« Mouvement de la foi en Arakan » en arabe) est dirigée par Ata Ullah abu-Ammar al-Junjuni, un Pakistanais qui officie en temps normal comme imam intégriste en Arabie Saoudite.

    C’est cette Armée du Salut que les Birmans appellent « les terroristes rohingyas ».

    Opérationnelle depuis octobre 2016, elle a attaqué l’armée birmane qui a riposté en envahissant les villages rohingyas pour y rechercher les terroristes. Les combats ont provoqué la fuite des Rohingyas.

    La prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi désapprouvera peut-être la violence de l’armée birmane, mais elle connaît l’enjeu à long terme de ce combat : empêcher la finance internationale et ses compagnies pétrolières américano-internationales de faire main basse sur la richesse en gaz et pétrole de la Birmanie, empêcher les USA et l’OTAN de venir installer des bases à la frontière birmano-chinoise et Daesh de faire du Raikaing (Arakan) birman, voire de la Birmanie toute entière, un nouvel État Islamiste.

    Elle a été chercher l’appui de la Chine. Et elle l’a obtenu.

    Soros a lancé en 2017 le thème du « génocide du peuple Rohingyas » et instrumentalisé la presse et les gouvernements occidentaux pour que ce thème soit discuté à l’ONU.

    Il espère une décision qui devait condamner le gouvernement birman, permettrait une intervention militaire d’une nouvelle coalition americano-arabo-franco-germano-etc. sur le modèle de ce qui a été fait en Libye et en Syrie, empêchant la Chine et l’Inde d’exploiter le pétrole et le gaz en partenariat avec la Birmanie, ce qui affaiblirait l’économie de ces deux pays concurrents  des États-Unis.

    En France, Soros a trouvé un soutien solide avec Macron, ex-banquier de Rothschild, et Philippe, ex-avocat du cabinet international américain Debevoise et Plimpton LMP qui possède l’un des parcs immobiliers les plus vastes du monde, tous deux enfants des Bilderberg qui les ont poussés jusqu’au sommet de l’État.

    D’où la campagne pro-djihadiste de soutien aux Rohingyas djihadistes lancée dans les médias français, mais aussi en Suède et en Angleterre.

    On retrouve la méthode déjà utilisée pour détruire les dirigeants de l’Irak, de la Syrie, de la Libye, etc. : les accuser de tous les crimes y compris les plus faux (détention d’armes de destruction massive : Irak – utilisation de gaz contre les civils : Syrie – génocide : Libye et Birmanie – etc.) pour obtenir une condamnation internationale de l’ONU autorisant ensuite une aide armée internationale à l’opposition au gouvernement en place permettant à terme de prendre le contrôle du pays pour en piller les richesses.

    Des  gauchistes idiots-utiles tombés dans le panneau ouvert par les grands capitalistes commencent à réclamer la destitution de Aung San Suu Kyi.

    Les alliés de la Birmanie anti-djihadiste

    Manque de chance, l’Inde et la Chine, rivales par ailleurs, se sont accordées cet été sur le dossier birman en raison des intérêts que les deux puissances partagent dans la province de Raiking.

     

    Et elles se sont trouvé des alliés à la dernière des réunions des BRICS en expliquant la combine impérialiste de Soros et des États-Unis à la Russie, au Brésil et à l’Afrique du Sud.

    Ce qui retire beaucoup de poids à la soi-disant « condamnation unanime de la communauté internationale du génocide commis à l’encontre des Rohingyas » rapportée par les chaînes de la télévision française et les médias subventionnés aux ordres de l’Élysée.

    « En même temps », comme dirait Macron, les Décodeurs du Monde ont publié le 13 septembre  : « Fausses images de massacres commis sur des Rohingya. Images fausses de massacres commis par des Rohingyas. En marge de la répression, en Birmanie, de la minorité musulmane par les forces militaires birmanes se joue une lutte de propagande sur Internet. Des images recensées et vérifiées par Les Décodeurs du Monde ».

    « Cette photographie a été prise en 1994 au Rwanda par le photographe français Albert Facelly. Pourtant, elle a été partagée sur Twitter, le 31 août 2017 par le vice-premier ministre turc, Mehmet Simsek, comme preuve du “massacre à l’encontre des musulmans Rohingyas” avec trois autres clichés.

    En réaction à ce tweet, la dirigeante de facto du gouvernement birman, récipiendaire du Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi avait dénoncé “l’iceberg de désinformation” autour de la crise avec la communauté musulmane birmane, apatride ».

    Pour une fois, merci à DECODEX !

    L’Imprécateur

    http://www.minurne.org/?p=12157

     

     

    Sources :


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    Source : Alastair Crooke, Consortium News, 08-09-2017

     

    En dépit des efforts de dernière minute consentis par Israël et ses alliés pour sauver le projet de « changement de régime » en Syrie, la défaite qui se profile pour les djihadistes soutenus par l’Occident marque un tournant dans le Moyen-Orient contemporain, déclare l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke.

    La victoire de la Syrie est dans sa résilience, elle tient toujours — elle est toujours debout, en quelque sorte — alors que ses ennemis sont en déroute. Ce succès marque effectivement la défaite de la doctrine Bush au Moyen-Orient (du « Nouveau Moyen-Orient »).

    Elle indique le début de la fin — pas seulement de celle du projet politique de « changement de régime », mais aussi de celle du projet des djihadistes sunnites, utilisés comme moyen de coercition visant à l’avènement « d’un Nouveau Moyen-Orient ».

    Des réfugiés syriens attendent l’arrivée du secrétaire général Ban-Ki Moon qui visite le camp de Zaatari, situé près de Mafrak en Jordanie. Ce campement s’est agrandi pour abriter près de 80 000 réfugiés syriens depuis son ouverture en 2012. 27 mars 2016. ( Photo des Nations-Unies)

    Au moment même où la région se trouve à un tournant géopolitique, l’islam sunnite est dans la même situation. L’islam inspiré par le wahhabisme a subi un revers important. Il est maintenant largement discrédité chez les sunnites et vilipendé par à peu près tous les autres musulmans.

     

    Quelques éclaircissements pour montrer l’imbrication des deux projets :

    Après la première Guerre du Golfe (1990-1991), le général Wesley Clarke, ancien commandant en chef des forces armées de l’OTAN en Europe, se rappelait : « En 1991, [Paul Wolfowitz] était le sous-secrétaire à la Politique de Défense… »

    Et je suis allé le trouver (…) Et j’ai dit, « M. le Secrétaire, vous devez être sacrément heureux de la performance des troupes dans l’opération Desert Storm ».

    « Et il a déclaré : ’’Oui, mais pas vraiment en fait, car en vérité nous aurions dû nous débarrasser de Saddam Hussein, et nous ne l’avons pas fait… Mais ce que nous avons appris est que nous pouvons utiliser nos forces militaires dans la région— au Moyen-Orient — et les Soviétiques ne nous arrêteront pas. Et il nous reste 5 à 10 ans pour nettoyer ces vieux régimes parrainés par les soviétiques — La Syrie, l’Iran, l’Irak — avant que la nouvelle hyper-puissance ne nous défie.’’ »

    Le raisonnement de Wolfowitz fut davantage explicité par David Wurmser dans ses dossiers de 1996, Coping with Crumbling States [Faire face à des états qui se délitent, NdT] qui faisait suite à sa contribution au rapport de politique stratégique de sinistre mémoire Clean Breakécrit par Richard Pearle pour Bibi Netanyahu plus tôt la même année. L’objectif de ces deux rapports essentiels était de contrer directement le concept prétendument « isolationniste » de Pat Buchanan, qui ressurgit d’ailleurs aujourd’hui dans certains mouvements de la Nouvelle Droite et de la droite radicale américaine.

    L’écrivain libertarien Daniel Sanchez a relevé : « Wurmser a décrit le changement de régime en Irak et en Syrie, deux pays dirigés par des régimes baathistes ; comme ‘un accélérateur de la chute chaotique’ du nationalisme arabe laïque en général, et du Baathisme en particulier. Il [a affirmé que] ‘le phénomène du Baathisme’ était, depuis l’origine, ‘un phénomène venu de l’étranger, en clair, que c’était une politique soviétique’… [et il a conseillé en outre] à l’Occident d’achever son adversaire anachronique et d’accélérer la marche de la victoire américaine de la Guerre Froide vers son point culminant. Le Baathisme devrait être remplacé par ce qu’il appelait ‘l’option Hachémite’. Après leur chute, l’Irak et la Syrie redeviendraient des territoires hachémites.

    Les deux seraient assujettis à la Maison Royale de Jordanie, laquelle, en retour, obéirait aux États-Unis et à Israël ».

     

    Influencer Washington

    Le traité de Wurmser, Coping with Crumbling States, qui avec Clean Break devait avoir un impact majeur sur la réflexion de Washington pendant l’administration Bush (à laquelle David Wurmser a été aussi rattaché). Ce qui a suscité cette colère profondément ancrée chez les néo-conservateurs vis-à-vis des États nationalistes arabes laïques n’était pas uniquement qu’ils étaient, selon le point de vue néo-con, des reliques en lambeaux du « mal » soviétique, mais surtout que, depuis 1953, la Russie prenait le parti de ces états laïques/nationalistes arabes dans tous leurs conflits avec Israël. C’était quelque chose que les néo-cons ne pouvaient ni tolérer, ni oublier.

    Benjamin Netanyahu, Premier Ministre israélien, s’adressant à l’Assemblée Générale des Nations-Unies le 22 septembre 2016 (photo: Nations-Unies)

    Les projets Clean Break et le Project for a New American Century (PNAC) [le Projet pour un Nouveau siècle Américain, NdT] étaient exclusivement fondés sur une politique américaine de grande envergure destinée à sécuriser Israël. Le point important ici est que Wurmser, insistant sur le fait qu’anéantir le Baathisme devait être la priorité fondamentale dans la région, ajoutait : « Il ne faut pas faire de quartier avec le nationalisme laïque arabe » — même pas, ajoutait-il, « pour endiguer le raz-de-marée du fondamentalisme islamique » (guillemets ajoutés par l’auteur).

    Dans les faits, l’Amérique n’avait pas intérêt à endiguer le raz-de-marée du fondamentalisme islamique. Les États-Unis l’utilisaient généreusement: ils avaient déjà envoyé des insurgés islamistes armés et congédiés en Afghanistan en 1979 afin précisément « de provoquer » une invasion soviétique qui a fini par arriver comme il se devait.

    À la question sur le terrorisme qui s’en est suivi, qui demandait s’il regrettait d’avoir ainsi alimenté l’extrêmisme islamique, Zbig Brzezinski, conseiller à la Sécurité Nationale du président Jimmy Carter a répondu :

    « Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’entraîner les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au Président Carter, précisément : ‘Nous avons à présent l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam.’ »

    Les fondamentalistes Sunnites expulsés sont maintenant utilisés par les États occidentaux pour contrer le nassérisme, le Baathisme, l’URSS, l’influence iranienne, et dernièrement pour tenter de renverser le président syrien Bachar al-Assad. Un ancien responsable de la CIA en 1999 avait pourtant explicité le raisonnement à l’époque :

    « En Occident, l’expression fondamentalisme islamique fait surgir des clichés d’hommes barbus portant des turbans et de femmes vêtues de voiles noirs. Certains mouvements islamistes comprennent certes des éléments réactionnaires et violents. Mais nous ne devrions pas laisser des stéréotypes nous cacher le fait qu’il existe aussi de puissantes forces acquises à la modernisation, qui travaillent de concert avec ces mouvements. L’Islam politique est en train de changer. Ainsi, des mouvements islamistes modernes peuvent être le principal vecteur pour apporter le changement dans le monde musulman et casser les liens avec les vieux régimes ‘dinosaures’ » (guillemets ajoutés par l’auteur).

     

    Protéger les émirs

    Précisément : c’était le but des printemps arabes. Le rôle dévolu aux mouvements islamistes était de casser le monde nationaliste laïque arabe (les propos de Wurmser « Pas de quartier pour le nationalisme laïque arabe »), mais également de protéger les rois et émirs du Golfe, avec lesquels l’Amérique était obligée de s’allier — comme Wurmser le reconnaît explicitement — en tant que contre-partie directe dans le projet de dissoudre le monde laïque nationaliste arabe. Les rois et les émirs, naturellement, craignaient le socialisme associé avec le nationalisme arabe, tout comme les néo-cons.

    L’intellectuel emblématique néo-conservateur Robert Kagan. (crédit photo: Mariusz Kubik, http://www.mariuskkubik.pl)

    Dan Sanchez écrit avec une grande perspicacité (bien avant l’intervention russe au Moyen-Orient) que Robert Kagan et son collègue néo-con, Bill Kristol, dans leur article publié en 1996 dans Foreign Affairs, Toward a Neo-Reaganite Foreign Policy, ont cherché à à immuniser à la fois le mouvement conservateur et la politique étrangère américaine contre l’isolationnisme de Pat Buchanan.

    « La menace soviétique venait de disparaître, et avec elle la guerre froide. Les néo-cons étaient terrifiés à l’idée que les citoyens américains puissent saisir l’occasion de renoncer à leur devoir impérialiste. Kristol et Kagan pressaient leurs lecteurs de résister à cette tentation, et au lieu de profiter de la nouvelle pré-éminence hors pair de l’Amérique… pour devenir une puissance dominante où et quand c’était possible. De cette façon, tout compétiteur potentiel futur serait écrasé, et le nouveau ‘moment unipolaire’ durerait éternellement… Ce qui semblait rendre ce rêve néo-con atteignable, était l’indifférence de la Russie post-soviétique. »

    Et, l’année suivant la chute du mur de Berlin, la guerre contre l’Irak a marqué le début du remodelage du Moyen-Orient : pour l’Amérique, défendre globalement un pouvoir unipolaire (par les bases militaires) ; détruire l’Irak et l’Iran; « démanteler la Syrie » (comme Clean Break l’avait préconisé) — et sécuriser Israël.

     

    La Russie est de retour

    Et bien, la Russie est de retour au Moyen-Orient — et la Russie n’est plus « indifférente » aux actions américaines — et maintenant « la guerre civile » a émergé en Amérique entre ceux qui veulent punir Poutine pour avoir gâché le moment unipolaire de l’Amérique dans la région si durement, et finalement — avec la Syrie — et ceux qui veulent une autre direction politique, menée par Steve Bannon, qui préconise précisément une politique étrangère américaine buchananesque, politique que les néo-cons avaient tant espérée piller (plus ça change, plus c’est la même chose [en français dans le texte, NdT].

    Le président Vladimir Poutine s’adressant au public à l’occasion d’un concert à Palmyre, Syrie, après sa libération d’ISIS, via transmission satellite le 5 mai 2016; (image de la retransmission en direct de l’événement par RT

    Il est très clair cependant qu’une chose a changé: l’instrumentalisation à long terme des djihadistes sunnites pour le remodelage du Moyen-Orient est terminée. Les preuves sont évidentes partout :

    Les dirigeants des cinq puissances émergentes des BRICS ont, pour la première fois, désigné des groupes de militants basés au Pakistan comme une menace pour la sécurité de la région et appelé à la prise en compte de la responsabilité de leurs parrains.

    « Dans cette perspective, nous exprimons notre préoccupation sur la situation sécuritaire régionale et sur la violence causée par les Talibans, (l’État islamique)…, Al-Qaïda et ses affiliés incluant le Mouvement Islamique du Turkestan Oriental, le Mouvement Islamique d’Ouzbekistan, le réseau Hakkani, Lashkar-e-Taiba, Jaish’e-Mohammad, TTP et Hizb ut-Tahrir » ont déclaré les dirigeants (le Pakistan et l’Arabie saoudite devront en prendre note).

    De même, un article publié dans un journal égyptien et écrit par l’envoyé britannique pour le Moyen-Orient, Alistair Burt, laisse entendre que Londres soutient maintenant sans réserve le régime de Sissi dans sa guerre contre les Frères Musulmans. Burt a dénoncé les Frères Musulmans pour leurs liens avec l’extrémisme, et en même temps a insisté sur le fait que la Grande-Bretagne a imposé une interdiction totale de tout contact avec cette organisation depuis 2013 — en ajoutant que « il est temps pour tous ceux qui défendent les frères musulmans à Londres ou au Caire de mettre un terme à la confusion et à l’ambiguïté ». On ne s’étonnera pas que les remarques de Burt aient été accueillies avec une satisfaction immense au Caire

    Même s’il est tout à fait exact qu’il y avait des hommes et des femmes bien intentionnés et fidèles à des principes parmi les islamistes sunnites qui, à l’origine, souhaitaient retrouver l’islam regretté fondé dans les années 1920 (avec l’abolition du califat), le fait est (malheureusement) que cette même période coïncidait avec la conception du premier monarque saoudien, Abdul Aziz (soutenu de façon enthousiaste par la Grande-Bretagne) d’utiliser le wahhabisme décrié comme moyen de régner sur toute l’Arabie. Ce qui s’est passé ensuite et s’est terminé avec les violentes attaques dans les villes européennes n’est pas surprenant : la plupart des mouvements islamistes étaient abreuvés au robinet des pétrodollars saoudiens, et à la conception wahhabite de son exceptionnalisme violent ( il n’y a que le wahabbisme qui revendique être « le seul véritable islam »).

     

    L’instrumentalisation politique

    Et au fur et à mesure que l’islam était de plus en plus utilisé politiquement, son courant interne le plus violent, inévitablement, est devenu prédominant. Inévitablement, la palette des mouvements islamistes sunnites — y compris ceux considérés comme « modérés » — est devenue progressivement plus proche du fondamentalisme wahhabite intolérant, dogmatique, et ils ont embrassé la violence extrémiste.

    Dans la pratique, même des mouvements nominalement non-violents, y compris les Frères Musulmans, se sont alliés aux forces d’al Qaïda et ont combattu avec elles en Syrie, au Yémen et sur d’autres théâtres.

    Le président Donald Trump pose avec des combattants au sabre lors de son arrivée au palais Murabba, en tant qu’invité du roi saoudien Salman à Riyad, Arabie saoudite, le 20 mai 2017; (photo officielle de la Maison-Blanche par Shealah Craighead)

    Donc, quelle est la situation : l’échec politique des mouvements wahhabites est total. Il y a peu de temps, les jeunes musulmans, y compris ceux qui avaient vécu en Occident , étaient réellement motivés par un radicalisme dur et la promesse de l’apocalypse musulmane. La prophétie de Dabiq (de la rédemption prochaine) semblait alors près de se réaliser pour ces jeunes adhérents. Maintenant ce n’est que mirage. Sa sauvagerie sans discrimination a totalement discrédité le wahhabisme. Et les revendications saoudiennes de savoir-faire politique et l’autorité islamique ont subi un revers sévère.

    Ce qui est moins évident pour le monde extérieur, c’ est que c’est l’armée syrienne à majorité sunnite qui a infligé ce revers. En effet, dans tous les stéréotypes et la propagande qui sévit dans le monde occidental à propos du conflit syrien, les Chiites contre les Sunnites, c’étaient les Sunnites syriens qui avaient combattu — qui étaient morts — pour leurs tradition islamique levantine, contre l’orientation insufflée, exceptionnelle, intolérante récemment introduite (après la deuxième guerre mondiale) au Levant depuis le désert saoudien du Nejd (le wahabbisme à l’origine a surgi du désert du Nejd en Arabie saoudite).

    Depuis la guerre en Syrie et après la brutalité meurtrière de l’EI à Mossoul, de nombreux Sunnites en ont plus qu’assez de l’orientation wahhabite de l’Islam. Il est vraisemblable qu’il y aura une renaissance de la notion de laïcité et de nationalisme non-sectaire par voie de conséquence. Mais en même temps on assistera à la renaissance du modèle traditionnel levantin d’un Islam tolérant, plus introverti, quasiment laïque.

    Alors que le Sunnisme décrié utilisé politiquement peut être « défait », l’islam radical réformiste sunnite, en tant que sous-culture, n’est certainement pas « éradiqué ». En fait, alors qu’il y a globalement un retour de balancier contre les mouvements sunnites, l’hostilité déjà générée va vraisemblablement nourrir le sentiment que l’Islam est assiégé et attaqué, et dépouillé de ses territoires et de son autorité, et qu’il a été privé de l’État dont les Sunnites, selon leur tradition, pensent être les « propriétaires ». Le courant puritain, intolérant en Islam est présent depuis les temps les plus anciens (Hanbali, Ibn Taymiyya, et, au dix-huitième siècle, Abd-el Wahhab), et ce courant semble toujours renaître en temps de crise au sein du monde islamique. L’EI est, peut-être défait, mais ce courant ne sera jamais entièrement vaincu, ni ne disparaîtra complètement.

    Le « vainqueur » de cette partie est al Qaïda. Ce groupe avait prédit l’échec de l’EI,arguant qu’un califat ayant une existence géographique était prématuré. Le leader d’Al Qaïda Ayman Zawahiri a prouvé qu’il avait eu raison. Al Qaïda va balayer les restes à la fois de l’EI et des membres déçus des Frères Musulmans. D’une certaine façon, nous devrions assister à une plus grande convergence des mouvements islamistes, surtout quand les bailleurs de fonds du Golfe se retireront.

    Il est probable que nous serons témoins d’un retournement en faveur du djihad global, virtuel de Zawahiri pour provoquer l’Occident, plutôt que de le combattre militairement, agissant – à l’inverse de la tentative de s’emparer d’un émirat physique et de le contrôler.

    Attendons-nous à ce que les tombeaux chiites de Kerbala et Nadjaf commencent à éclipser les tombeaux sunnites de la Mecque et de Médine.

     

     

    Alastair Crooke est un ancien diplomate britannique, membre éminent des services secrets britanniques et de la diplomatie de l’Union européenne. Il est le fondateur et directeur de Conflicts Forum.

     

    Source : Alastair Crooke, Consortium News, 08-09-2017

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


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    La guerre USA-Corée du Nord sur le point d’éclater

    Publié par wikistrike.com sur 29 Septembre 2017, 07:43am

    Catégories : #Politique internationale

    La guerre USA-Corée du Nord sur le point d’éclater

    Un conflit armé entre la Corée du Nord et les États-Unis est maintenant une possibilité bien «réelle».

     

    De nombreuses personnes y trouveraient la mort ou seraient blessées, a déclaré RUSI, un think tank influent spécialisé dans la défense et la sécurité au Royaume-Uni.

    Une guerre dévastatrice déclenchée par une des deux puissances nucléaires, que sont les États-Unis et la Corée du Nord, pourrait commencer d'une minute à l'autre, prévient le Royal United Services Institute (RUSI) dans un rapport auquel The Independent se réfère.

    «La guerre est maintenant une possibilité réelle.

    Tenant compte du progrès rapide de la Corée du Nord en matière de programmes de missiles et nucléaire, le temps n'est pas du côté de la diplomatie», indique le rapport.

    Selon des experts, la Corée du Nord effectuerait une invasion à grande échelle, et la guerre ne serait «ni chirurgicale, ni courte».

    En prévision de l'attaque par l'un des deux pays, le Royaume-Uni n'aurait à sa disposition que quelques heures «tout au plus» pour décider de quelle manière réagir.

    Comme le signale Malcolm Chalmers, l'auteur du rapport, Donald Trump est le plus susceptible de déclencher la guerre.

     

    Pyongyang a récemment déclaré avoir achevé les préparatifs d'une frappe contre l'île de Guam, située dans l'océan Pacifique, qui abrite la base aérienne américaine d'Andersen et la base navale Apra Harbor.

    Les autorités américaines ont, quant à elles, répondu par une démonstration de force. Des bombardiers US ont survolé une partie de la côte orientale de la Corée du Nord pour montrer que Washington dispose «de nombreuses options militaires», a annoncé samedi le Pentagone.

     

    Source    http://www.wikistrike.com/2017/09/

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    L’appel au secours de Norman Finkelstein

    Norman Finkelstein, universitaire américain, auteur et conférencier internationalement reconnu, qui a produit des livres et articles remarquables sur la Palestine et sur le lobby israélien aux Etats-Unis, est actuellement victime d’une campagne de harcèlement et nous demande notre soutien.

    Source : http://www.europalestine.com/spip.php?article13486

     

    « Nous vivons en des temps difficiles. La corruption règne en maître. Le visage hideux de l’intolérance réapparait à nouveau. Nous devons nous dresser ensemble afin de combattre ces maux.

    C’est pourquoi je suis ici aujourd’hui et demande votre soutien », écrit Norman Finkelstein.

    « Je risque la prison pour mon soutien à l’un de mes anciens étudiants, le Dr Baldeo, lui-même la proie d’un terrible racket de la part de deux avocats rapaces de New York, dénommés Michael Chetkof et Allyson Burger, qui piègent et soumettent au chantage les immigrants musulmans qui ont réussi. »

     

    « Il y a un an de cela environ, un de mes anciens étudiants, le Dr Rudolph Baldeo, m’a contacté. Immigrant pauvre, il a réussi grâce à son acharnement, en assistant à mes cours du soir, à passer de commis d’entrepôt à pédiatre.

    Mais il n’a jamais oublié d’où il venait. Chaque année, il a mis de côté plusieurs semaines pour se mettre bénévolement au service des démunis.

    Il m’a accompagné en Afrique du Sud, où il a traité des enfants orphelins atteints du Sida. Il m’a accompagné en Cisjordanie, où il a traité des enfants palestiniens blessés par balle par des soldats israéliens. Il travaillait de 60 à 80 heures par semaine, afin d’économiser de l’argent pour ses trois enfants et payer les études qui leur ont permis de devenir médecins à leur tour.

     

    Le Dr Baldeo soignant bénévolement des orphelins atteints du SIDA en Afrique

    Mais en avril 2016, la catastrophe a frappé. Il est tombé entre les griffes de deux avocats sans scrupules nommés Allyson Burger et Michael Chetkof. Ils avaient tourné en cercle au-dessus de leur proie : de carrure chétive, il a la peau sombre, il est musulman, et son anglais n’est pas parfait. La cible parfaite. Ils ont inventé le Grand mensonge, selon lequel il aurait commis « d’innombrables » actes de « violence indescriptible » [contre son ex-épouse, prétendument révélés après 27 ans de mariage]. Ceci sans la moindre preuve, sans aucune trace de plainte, aucun certificat médical, aucun affidavit de témoins oculaires.

    J’ai promis de ne pas l’abandonner. Jour après jour, je me suis assis avec lui et ses avocats. Jour après jour, je me suis rendu avec lui à la Cour. Nuit après nuit, j’ai lu et relu le dossier de la Cour. J’étais vraiment choqué. C’était un coup monté transparent !

    Mais je fus impuissant face au crime qui se déroulait. Le duo de vautours assermentés l’a intimidé, harcelé. Ils l’ont humilié, dégradé. Le vendredi 4 août, il a succombé. Il a perdu sa maison et les économies de toute sa vie. Je lui ai fait une promesse solennelle : la vérité sera faite et les coupables seront punis.

    Maintenant, les Vautours le soumettent à un odieux chantage pour me faire taire. Lorsque Chetkof et Burger ont découvert que j’écrivais un article dénonçant cette extorsion, ils ont menacé le Dr Baldeo, et m’ont fait arrêter suite à mon action de tractage devant leur bureau de Long Island.

     

     

    A présent, une ordonnance de la Cour a été rendue contre moi, ce qui veut dire que je risque une longue peine de prison. Mais si je l’abandonne à son heure de grand besoin, je trahirai tout ce que j’ai défendu durant ma vie.

    Bien sûr, je ne procèderai à aucune négociation de peine, et ne plaiderai bien évidemment pas coupable. Si on doit en arriver là, j’irai en prison et ferai une grève de la faim jusqu’à la dernière extrémité, au prix même de ma vie. Je ne crains rien ni personne du moment que j’ai la Vérité et la Justice à mes côtés. J’ai déjà passé une nuit très désagréable en prison et menotté à cause de ces avocats-rapaces. Mais je n’arrêtais pas de me dire : ‘Si mon Père et ma Mère ont pu survivre cinq ans dans les camps de la mort d’Hitler, je peux bien survivre à une prison merdique et infecte de Long Island.’

     

    Si vous êtes aussi scandalisé que moi par ces tactiques de chantage, je vous invite instamment à SIGNER ET PARTAGER CETTE PETITION : https://www.change.org/p/supreme-court-appellate-division-disbar-michael-chetkof-and-allyson-burger-for-perjury-and-blackmail-750c9ecc-9119-44c4-9bda-cdce30abd24e

    Vous pouvez me contacter à cette adresse : NormFinkelstein@gmail.com »

     Sayed Hasan <7asan.saleh@gmail.com>

     

     

    Norman Finkelstein et le Dr Baldeo face aux avocats-rapaces Michael Chetkof et Allyson Burger

    CAPJPO-EuroPalestine

    Voir également les autres articles de Norman Finkelstein relatifs à cette affaire :

    Michael Chetkof, Allyson Burger : ARRETEZ LE CHANTAGE !

    Michael Chetkof : le déjeuner à 30 000 dollars, par Norman Finkelstein (1)

    Tract distribué par le Professeur Norman Finkelstein devant le bureau des « avocats-vautours », pour lequel il a été arrêté et a passé une nuit en prison

    Lettre de Norman Finkelstein après sa remise en liberté

    Norman Finkelstein face aux avocats-vautours Michael Chetkof et Allyson Burger : Mise à jour

    A venir :

    Allyson Burger : l’outrecuidance monstrueuse d’une ânesse bâtée (2)

    Michael Chetkof, Allyson Burger : nouveau rebondissement (3)

    Michael Chetkof et Allyson Burger : le duo draculéen de sangsues frappe encore


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    Hassan Nasrallah appelle les Juifs à fuir Israël : le sionisme est notre ennemi commun

     

    Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 1er octobre 2017, à l'occasion de la commémoration du martyre de l'Imam Hussein

    Source : http://almanar.com.lb/2688343

    Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr


    https://www.youtube.com/watch?v=Vkhy6k02IC8


    Transcription :

    [...] Deuxièmement, (en ce qui concerne) Israël. Israël ne renonce pas à adresser des menaces à l'encontre du Liban, (promettant) de le détruire dans toute guerre prochaine. Il y a toujours quelqu'un chez eux qui se lève et nous dit : « Dans la prochaine guerre, nous ne laisserons que des ruines derrière nous, et nous allons renvoyer le Liban 100 ou 200 ans en arrière. »

    Ce avant la manœuvre [militaire israélienne] Front Nord [en septembre 2017, la plus grande depuis 20 ans], et après celle-ci, tandis qu'Israël poursuit son offensive en Syrie, prétendant empêcher de nouvelles armes de parvenir à la Résistance (Hezbollah), poursuit ses violations [aériennes] au Liban de diverses manières, et œuvre pour pousser la région à la guerre sous n'importe quel prétexte.

    Aujourd'hui, le dixième jour [du mois islamique de Muharram], je veux adresser un message clair aux Israéliens et aux Juifs en Palestine Occupée et (partout) dans le monde. Je leur dis ceci :

    Depuis le début, nous dans la Résistance, avons clairement déclaré que notre combat était contre les agresseurs sionistes occupants sur la terre de Palestine et sur nos terres arabes, et non contre les Juifs en tant qu'adeptes d'une religion céleste (reconnue par l'Islam) ou en tant que Peuple du Livre [la Torah].

    C'est le mouvement sioniste qui a instrumentalisé le judaïsme et les Juifs pour réaliser un projet d'occupation colonialiste en Palestine et dans la région, au service des Britanniques il y a cent ans, puis plus tard au service des politiques américaines.

    Les Juifs qui ont été amenés de tous les coins du monde doivent savoir qu'ils ne sont que de la chair à canon dans une guerre colonialiste occidentale britannique contre les peuples arabes et islamiques dans cette région. Et ils sont aujourd'hui du combustible pour les projets et les politiques américaines qui ciblent les peuples de la région.

     

    Et lorsque nos peuples défendent leur existence, leur terre et leur honneur face aux gangs sionistes, ils sont accusés injustement d'antisémitisme.  Cette accusation qu'on retrouve dans tous les coins du monde.

     

    Je dis aujourd'hui aux savants Juifs, à leurs personnalités éminentes, à leurs penseurs : Ceux qui vous ont ramenés de tous les coins du monde en Palestine pour leurs propres intérêts œuvrent en fin de compte à votre destruction. Vous devez le savoir, car cela est écrit dans vos livres religieux.

    Le gouvernement israélien actuel, dirigé par Netanyahu, mène votre peuple à l'anéantissement et à la destruction. Car il ne fait fait de plans que pour la guerre, et ne fait que la rechercher. Il a œuvré par le passé à empêcher la signature de l'accord nucléaire avec l'Iran, et il a échoué. Et il œuvre actuellement avec Trump à déchirer cet accord et à pousser la région à une nouvelle guerre.

    Si Trump et Netanyahu poussent la région à une nouvelle guerre, cela se fera à vos dépens à vous [Israéliens], et c'est vous qui paierez un prix très élevé pour ces politiques stupides du chef de votre gouvernement.

    Et Netanyahu pousse également la région vers une guerre contre le Liban, la Syrie, Gaza et les mouvements de la Résistance, à des titres mensongers et sous des prétextes défensifs, une guerre préventive comme il le prétend.

    Et ici, j'espère que tous les Israéliens vont écouter avec attention ce que je vais dire : Netanyahu, son gouvernement et ses cadres militaires n'ont pas une évaluation correcte de la magnitude qu'aura cette guerre s'ils parviennent à en allumer les brasiers.

    Quelle sera son étendue, sur quels territoires elle se déroulera, qui y participera, qui y entrera... Netanyahu, son gouvernement et ses cadres militaires ne savent pas comment finira cette guerre s'ils la commencent.

    Et je vous confirme également à ce sujet qu'ils n'ont pas une image juste de ce qui les attend s'ils entreprennent un acte aussi stupide que cette guerre. Ils n'ont ni clarté (de vision), ni évaluation précise, ni image juste. S'ils allument le brasier de la prochaine guerre, (ils n'ont aucune idée de) jusqu'où elle parviendra, quelles étendues elle embrassera, et qui y participera.

    C'est pourquoi j'appelle aujourd'hui en premier lieu tous les Juifs hormis les sionistes à détacher leurs considérations des calculs sionistes qui se conduisent eux-mêmes à la destruction finale.

    Et j'appelle tous ceux qui sont venus en Palestine occupée en croyant aux promesses qu'ils trouveraient la Terre (promise) où coulent le lait et le miel à la quitter.

    Je les appelle à quitter la Palestine et à retourner dans les pays d'où ils sont venus afin de ne pas être un combustible dans toute guerre à laquelle les mènerait le gouvernement de cet imbécile de Netanyahu.

    Car si Netanyahu lance une guerre dans cette région, il n'y aura peut-être plus le temps pour eux de quitter la Palestine, et il n'y aura pour eux aucun endroit sûr en Palestine occupée.

    [Audience : A ton service, ô Nasrallah]

    Le gouvernement ennemi doit savoir que les temps ont changé, tout comme il doit savoir que ceux avec qui il espère une alliance seront un fardeau pour lui, car ils ont besoin qu'on les défende eux-mêmes (et ne peuvent donc aider personne).

    Et l'ampleur des massacres commis par Israël contre le peuple palestinien et les peuples de la région, son partenariat avec Daech et sa complicité ouverte dans le projet de partition de la région à travers son soutien ouvert et empressé à la sécession du Kurdistan, tout cela fera que les peuples de la région rendront un verdict capital à leur encontre.

    Et je conclus en disant aux Israéliens, aux citoyens de base israéliens dans cette entité usurpatrice : vous savez que ce que vous disent vos dirigeants politiques et militaires au sujet de la capacité d'Israël à remporter une victoire dans tout guerre prochaine est largement composé de mensonges et d'illusions.

    Ce qu'on vous dit est largement composé de mensonges et d'illusions.

    Et vous connaissez l'ampleur des failles et des brèches qui existent (au sein de votre armée et de votre société).

    Et c'est pourquoi vous ne devez pas permettre à des dirigeants stupides et arrogants de vous mener dans une aventure dans laquelle il y aura peut-être la fin de toutes choses et de toute cette entité. [...]

     

    SIGNEZ LA PETITION EN SOUTIEN A NORMAN FINKELSTEIN : L’appel au secours de Norman Finkelstein

     

    Source:    http://sayed7asan.blogspot.fr

     


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    Les chrétiens syriens à l'épreuve des Kurdes

     

    Kurdes

     

    Par Antoine de Lacoste

     

     Plus d'un million de Kurdes peuplent le Nord de la Syrie et cohabitent avec un peu moins d'un million d'arabes.

     

    Pragmatiques, ils vivaient en bonne intelligence avec le régime, bénéficiant d'une certaine autonomie en échange de leur neutralité politique.

    Leurs relations avec les arabes (sunnites, alaouites ou chrétiens) étaient distantes mais sans hostilité manifeste.

    C'était avant la guerre et les Kurdes, malgré leur propension naturelle à l'hégémonie, n'avaient de toute façon guère le choix. Toutefois, leur rêve d'un Etat kurde officieux, les habitait toujours.

    La guerre va leur permettre de progresser dans leurs ambitions.

    L'armée syrienne, en grande difficulté jusqu'à l'intervention russe, n'avait plus les moyens de contrôler le nord du pays : la priorité était d'endiguer la marée islamiste qui voulait prendre le pouvoir.

    Tel n'était pas le but des Kurdes qui se contenteraient toujours d'un territoire à eux dans le Nord.

    Des deux maux Assad a choisi le moindre et a donc fort logiquement laissé les Kurdes prendre le contrôle des villes et des postes-frontières, à l'exception d'un seul, au Nord-Est, tenu par des milices chrétiennes et quelques militaires syriens.

    Des combats entre l'armée et les milices chrétiennes d'un côté, les combattants kurdes de l'autre (regroupés dans les YPG) eurent lieu, faisant tout de même des victimes et des prisonniers de chaque côté.

    On était toutefois loin de la conflagration générale.

    Les Turcs regardaient cela d'un mauvais œil, mais leur préoccupation de l'époque était surtout d'organiser la révolte islamiste pour renverser Assad.

     

    La bataille de Kobané va tout changer.

    Grâce à l'aide des Turcs, Daesh réussit à conquérir une partie du Nord de la Syrie faisant ainsi la jonction avec la frontière turque.

    Après la conquête de la vallée de l'Euphrate (Raqqa, Deir ez-Zor en partie, Mayadin, Al Quaïm) et des champs pétrolifères du Sud-Est du pays, les islamistes ont pu vendre le pétrole jusqu'en Turquie grâce à des norias de camions qui circulaient dans l'indifférence générale.

    L'aviation de la coalition ne les a quasiment jamais attaqués, ce qui est tout de même curieux. Il faudra attendre les avions russes pour qu'enfin cesse le trafic.

    Il restait toutefois une ville à conquérir pour Daesh : Kobané, peuplé majoritairement de Kurdes.

    Des combats furieux entre les YPG et les islamistes durèrent plusieurs semaines.

    C'est là que se noua l'alliance entre les Kurdes et les Américains : ceux-ci décidèrent d'aider massivement les combattants kurdes.

    Le soutien de leur aviation fut décisif (comme toujours d'ailleurs au cours de cette guerre) et Daesh dut se retirer.

    Le bilan était lourd des deux côtés mais la victoire des kurdes allait sceller leur alliance avec les Etats-Unis.

     

    Armés et financés par eux, les Kurdes purent consolider leurs positions le long de la frontière turque n'hésitant pas à attaquer les militaires syriens et les milices chrétiennes pour mieux assoir leur autorité.

     

    L'armée turque a alors réagi, a franchi la frontière afin de couper en deux le territoire kurde et l'empêcher ainsi de se tailler un territoire en continu.

    Les Kurdes se sont retirés devant les chars turcs sur ordre des Américains qui ne voulaient pas d'affrontement direct entre ces deux forces.

    Aujourd'hui, les Kurdes sont l'infanterie des Etats-Unis : ils sont en train de reprendre Raqqa (ex-capitale du califat maintenant moribond) et prennent position au Nord de Deir ez-Zor afin d'empêcher l'armée syrienne de reprendre le contrôle de la totalité du pays.

    Raqqa et Deir ez-Zor sont de peuplement arabe et non kurde, mais peu importe : ce qui compte pour les Etats-Unis, c'est de détruire Daesh et d'empêcher les Syriens de reprendre le contrôle de leur pays.

    Le retour de la paix sous l'égide d'Assad n'a jamais été l'objectif.

     

    Mais, une fois de plus, ce sont les chrétiens qui souffrent de la situation.

    Ils sont relativement nombreux dans la région, et il faut savoir que les exactions kurdes à leur endroit ne sont pas rares : vexations, arrestations et, plus grave, assassinats ciblés voire parfois déplacements forcés de populations.

    Le silence est assourdissant sur le sujet, mais les Kurdes font partie des héros médiatiques de cette guerre et il convient de ne pas entacher leur réputation.

     

    Le sujet n'est pas nouveau pourtant : les Kurdes ont participé au génocide de 1915, soit sur ordre des Turcs, soit, le plus souvent, pour dépouiller les malheureux Arméniens ou Assyriens.

     

    Le brigandage est une vieille tradition chez eux...

    Certes, certains chrétiens leur doivent la vie par leur résistance opiniâtre contre Daesh ; les YPG sont assez efficaces.

    Mais cela ne doit pas masquer la réalité sur ce que sont les Kurdes : ils sont Kurdes et le reste ne compte pas.

     

    Leur islam est très lointain et l'idéologie marxiste qui les habite assez théorique, mais les chrétiens comptent encore moins pour eux.

     

    Ils veulent un territoire et sont prêts à tout pour cela : les Américains l'ont bien compris et s'en servent pour éliminer Daesh.

     

    Et les Kurdes se servent des Américains pour assoir leur pouvoir local.

    Fort heureusement, les chrétiens sont encore assez nombreux dans la région, en particulier dans le Nord-Est. Les villes d'Hassaké (180 000 hab.) et Qamishli (170 000 hab.) comptent de nombreux syriaques catholiques et orthodoxes dont les jeunes sont armés et organisés. Mais la vie y est très difficile et beaucoup songent à partir.

    C'est précisément ce qu'attendent les Kurdes.  

    Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde


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    Les joueurs de NFL ont le droit, d’après le premier amendement, d’agir comme des petites salopes


    Par Brandon Smith – Le 27 septembre 2017 – Source alt-market.com

    Colin Kaepernick

    Franchement, à mon avis, le monde sportif devrait être une zone a-politique, et le fait que je me sente obligé d’écrire sur la politique dans le sport américain aujourd’hui est étonnant au-delà de toute croyance.

    Cela dit, pour être clair, je ne suis pas fan de la NFL.

    Je pense que le sport, comme la plupart des sports professionnels, est dénaturé par des pleurnichards d’abrutis testostéronés, payés des millions de dollars pour ne rien donner au public, sauf un divertissement bas de gamme et si peu de fidélité à l’État ou à la ville dans lequel ils se produisent et sont employés.

    Les joueurs de la NFL ne sont pas plus des modèles légitimes pour la société que les lutteurs costumés du catch passant à la télé.

    Ajoutez à cela la politisation rampante de la NFL au cours des dernières années avec ses simagrées de justice sociale, et je ne peux pas penser à une seule qualité rédemptrice concernant ces arènes.

    La meilleure chose qui pourrait arriver au système sportif des États-Unis serait que tout le système soit démantelé et reconstruit à partir de ces cendres avec des équipes vraiment locales composées de joueurs locaux, mus uniquement par le désir d’une excellence sportive et d’une saine concurrence.

    Pour moi, il semble que l’attrait du sport, du moins pour les spectateurs, est la possibilité que tout se produise selon le mérite des joueurs et des équipes.

    Dans une société dans laquelle tout semble restreint, contrôlé et dicté par le politiquement correct et où tout est soumis à une équité artificielle, l’idée que, au moins sur un terrain de football, de baseball ou sur une patinoire de hockey, toute cette merde soit mise de coté quelques heures me semble intéressante, pour ne pas dire plus.

    Des moments spontanés de grandeur sont ce que les gens veulent voir, et non des signes d’ignorance idéologique.

    Il n’y a pas de justice sociale dans les vrais sports. Il n’y a pas de discrimination positive. Il n’y a pas d’espace sécurisé. Les meilleurs hommes ou femmes montent au sommet et les perdants rentrent chez eux sans rien. C’est comme cela que tout devrait être.

    Les champions s’élèvent à des hauteurs aussi facilement qu’ils tombent dans les profondeurs, et les outsiders peuvent renverser l’ordre établi grâce à une grosse détermination. Vous ne pouvez pas mentir ou voler votre chemin vers la supériorité athlétique.

    Vous ne pouvez pas utiliser le statut d’appartenance à un groupe de victimes pour gagner des trophées et des médailles. Il faut travailler dur. Vous devez le mériter.

    Si vous êtes un tricheur, vous serez probablement découvert. C’est une philosophie qui a été perdue dans l’athlétisme moderne.

    Les gauchistes dans notre culture sont également étanches à cette notion.

    Quand je vois l’un des derniers champs du patrimoine américain et de la méritocratie être détruit par le marxisme culturel, je ressens de la rage comme beaucoup de gens.

    Cependant, la situation est plus complexe que ne le suggèrent les conflits de surface.

    Les joueurs de la NFL qui refusent de défendre l’hymne national ne sont pas vraiment le problème ici. Donald Trump qui les reprend pour leurs actions n’est pas non plus le problème ici. Ce sont les motivations des deux côtés qui me préoccupent.

    Pour les joueurs activistes et les propriétaires de la NFL, la motivation est plutôt claire ; le culte de la justice sociale s’est infiltré dans leur profession et certains d’entre eux ont décidé d’utiliser la plate-forme dont ils disposent pour pontifier au lieu de jouer au jeu pour lequel ils sont payés.

    Les protestataires qui attaquent un racisme et un « patriarcat » inexistant, au sujet d’un système qui a fait de ces hommes des célébrités multi-millionnaires, indépendamment de leur couleur de peau, seraient relégués dans le plus minable des campus si ces personnes avait un minimum de jugement.

    Pour Donald Trump, la motivation est beaucoup plus brumeuse.

    Je préférerais que le président des États-Unis ait dépensé ses énergies pour accomplir sa promesse de campagne de « drainer le marécage » des élites bancaires et des néo-cons fauteurs de guerre, au lieu d’en remplir son gouvernement et utiliser Twitter à tort et à travers pour forcer quelques joueurs de football à honorer un hymne national qui loue la liberté de se rebeller.

    Mes lecteurs sont bien conscients que je considère Trump comme un joueur de flûte, conduisant les conservateurs vers le totalitarisme des néocons plutôt que vers les vertus libertaires de la souveraineté individuelle.

    En d’autres termes, je ne vois pas beaucoup de différence entre Trump et Obama jusqu’à présent. Peut-être dans la rhétorique, mais certainement pas dans les actions.

     

    Le cirque entourant la dernière querelle de Trump avec la NFL n’est qu’une autre distraction du fait que cette administration suit une politique très similaire à toutes les autres administrations corrompues avant lui.

    Et les conservateurs sont tellement fatigués des offenses de ce culte à la justice sociale, que beaucoup d’entre eux avalent chaque minute de la farce.

    Cependant, ce n’est pas ce qui préoccupe beaucoup les joueurs de football.

     

     

    Résumons le problème réel…

    Si les joueurs de la NFL avaient refusé d’honorer l’hymne national parce qu’ils croyaient aux idéaux qu’ils représentent, mais estimaient que notre gouvernement ne représentait plus ces idéaux, j’appuierais pleinement leurs motifs.

    Évidemment, ce n’est pas pour cela qu’ils protestent.

    Si leur motivation visait à parler contre le gouvernement corrompu, ils auraient refusé d’honorer l’hymne déjà lorsque Barack Obama, un garçon de course chargé d’abattre la Constitution au service des élites, était en poste.

    Si les attaques de Trump contre la NFL étaient motivées par un amour de la liberté que l’hymne inspire, il ne demanderait pas que les joueurs soient forcés de se tenir debout, ce qui est en effet une violation de leurs droits selon le premier amendement.

    Au lieu de cela, il aurait complètement abandonné ce concept et penché vers le côté rationnel de sa position, celui des spectateurs de voter avec leurs portefeuilles et d’arrêter de soutenir la ligue avec leurs dollars.

    Au final, que vous souteniez leurs motifs, constitutionnellement, la priorité juridique est du côté des joueurs.

    Ils ont tous les droits d’agir comme des salopes, comme les bons petits soldats du marxisme culturel, se mettant à genoux et exhalant leurs vertus pour signaler le contenu de leur cœur.

    Et le public a tout fait le droit d’arrêter de regarder la NFL, de rendre ses abonnements à ESPN, de jeter ses maillots de sport trop chers à la poubelle et de commencer à se poser des questions plus importantes… comme de savoir ce que diable il a derrière ce conflit avec la Corée du Nord.

    Et pourquoi continuons-nous à entendre parler de la reprise économique alors que l’Américain moyen ne peut plus boucler ses fins de mois sans accumuler les cartes de crédit ?

    Et pourquoi tant d’entre nous sont si gros et en mauvaise santé ?

    Enfer, j’ai une idée – que diriez-vous que plus de gens cessent de regarder le sport et commencent à le pratiquer à la place ?

    Pourquoi ne pas simplement laisser la NFL disparaître avec toutes les autres entreprises empoisonnées par la justice sociale ?

    Le point est que la bataille de la NFL avec Trump n’est pas pertinente par rapport à la plus grande bataille des idéaux derrière elle.

    Ce n’est pas à Trump de lutter dans cette bataille ; il appartient aux spectateurs et aux consommateurs de la mener.

    La solution n’est pas le compte Twitter de Trump ni son interférence.

    La solution est que les Américains se retirent du jeu et reprennent leur argent.

     

    La solution n’est pas non plus de tenter par la législation ou la force du gouvernement de faire peur à ceux qui pourraient être en désaccord avec nous.

    J’ai vu beaucoup de soi-disant « esprits de liberté » répéter ce stupide mantra : « touche à mon drapeau et je te botte le cul ! » Le grand sacrifice de vivre dans un pays libre est que vous devez soutenir les droits individuels de TOUT LE MONDE, même les personnes qui ne croient pas aux droits individuels.

    Certains pourraient prétendre que ce n’est pas un chemin praticable, il ne doit par conséquent pas nous concerner.

    Je dis que le climat social actuel est mûr pour les zélotes des deux côtés, et les conservateurs doivent prendre du recul, même si cela signifie que les choses nous seront plus difficiles à court terme.

    Enfin, pour les joueurs qui ont jusqu’à présent sauté dans le train de Colin Kaepernick; comprenez que vous n’avez que des illusions de grandeur.

    Vous n’êtes PAS Jesse Owens prouvant votre valeur face à la dystopie aryenne d’Hitler. ``

    Vous n’êtes pas des militants importants ou efficaces dans le grand schéma des choses parce que vos opinions politiques et philosophiques sont mal sourcées et généralement hors de propos.

    En fait, vos opinions travaillent en FAVEUR du système corrompu, pas contre.

    Alors que vous avez le droit de vous asseoir pendant l’hymne national, savoir pourquoi vous êtes assis est plus important que l’action elle-même.

    Si vous êtes assis parce que vous êtes pris dans le jeu des marxistes culturels qui vous utilisent comme chair à canon pour forger des divisions politiques, peut-être devriez-vous repenser à votre petite protestation et essayer de trouver des solutions concrètes.

    Si vous devez utiliser la race et les inégalités sociales comme point central pour vos représentations théâtrales de « défiance », alors que vous accumulez des millions de dollars en sponsoring payés principalement par des personnes blanches, alors je pense que vous trouverez normal que la plupart des Américains se rient de vous à la fin. Montrez-nous votre véritable résolution et refusez ce sale argent impérialiste.

    Sinon, vous n’êtes qu’une autre sorte de punks trop privilégiés prétendant être sous-privilégiés pour gagner en notoriété au détriment de la raison.

    Brandon Smith

    Source et Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

     


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    Niger : derrière la mort des soldats américains, l’opposition Peul-Touareg et l’ « embouteillage » sécuritaire

     

    Par Bernard Lugan

     

    611995209.jpgLe 4 octobre 2017 un élément américano-nigérien à ossature de forces spéciales est tombé dans une embuscade à quelques kilomètres de la frontière entre le Niger et le Mali, près de Tongo Tongo, un village situé à proximité de Tillabery.

     

    Cette embuscade a fait 4 morts parmi les soldats américains et au moins cinq parmi les Nigériens ainsi que plusieurs blessés. Les véhicules de la patrouille ont été détruits.

    Qui se cache derrière cette attaque marquant un palier supplémentaire dans le conflit sahélien ?

    Pour la première fois, des assaillants viennent donc de s’en prendre ouvertement et dans un combat frontal à une force occidentale.

    Qui plus est, à des forces spéciales.

    Jusque-là, les pertes essuyées par les forces françaises étaient essentiellement provoquées par des IED, mines placées sur les axes empruntés par les convois ou les patrouilles.

    Nous sommes donc en présence d’une montée en puissance des jihadistes car l’embuscade était bien organisée, ses auteurs fortement armés et équipés de véhicules et de motos.

    Après l’attaque, les assaillants se sont volatilisés dans la savane.

    L’attaque s’est produite dans une zone particulièrement propice aux embuscades où les forces armées nigériennes ont déjà subi de lourdes pertes.

     

    La question qui se pose est double.

     

    I. Qui sont les auteurs de cette attaque ?

    Les autorités nigériennes accusent les groupes jihadistes maliens, notamment deux organisations, l’Etat islamique du Grand Sahara (EIGS) et le Jamat Nosrat al-Islam, nouveau mouvement apparu au mois de mars 2017 et dont le chef est Iyad ag Ghalid, un chef touareg malien de la grande tribu des Ifora passé au jihadisme et affilié à Al-Quaida.

    Or, nous devons bien voir que dans cette région, le paravent islamique cache le cœur de la question qui est une fois de plus l’ethnie.

    Comme je ne cesse de le dire depuis plusieurs années, le jihadisme sahélien est d’abord, la surinfection d’une plaie ethnique. Ici, tout se greffe en effet sur l’opposition entre Peul (Fulani), Touareg, Touareg Imghad et autres groupes, engagés dans une féroce compétition, d’abord pour le contrôle des trafics, mais aussi des points d’eau et des pâturages.

    Depuis plus d’une année, sous paravent islamique, se cache en réalité une terrible guerre ethnique qui oppose ces deux populations d’éleveurs nomades et qui a fait des dizaines de morts.

    Dans cet imbroglio, certains Fulani (Peul) se sont jihadisés afin de pouvoir lutter contre leurs rivaux et concurrents, notamment, mais pas exclusivement, les Imghad. Ces derniers qui ont été armés par le Mali pour lutter, certes contre les jihadistes, mais d’abord contre les Iforas, profitent de la situation pour s’en prendre à leurs rivaux ethniques.

    Les jihadistes ont beau jeu d’attiser ce conflit millénaire.

    Ils légitiment ainsi la réaction des Peul par les grands jihad des XVIIIe-XIXe siècles, quand le paysage politique de l’ouest africain sahélien fut remodelé par leurs ancêtres qui constituèrent alors de vastes Etats inspirés par le jihad.

    Alimentés à la fontaine du mythe, bien des jeunes peuls se sont mis à rêver à des destins comparables à ceux d’Ousmane Dan Fodio (1754-1817), fondateur de l’Empire de Sokoto, de Seku Ahmadu (1773-1844), qui créa l’empire peul du Macina ou encore à Omar Tall dit el-Hadj-Omar (1796-1864) fondateur de l’empire Toucouleur ou Torodbe qui s’était fixé pour but l’islamisation de l’Ouest africain.

    Alors, certes, ce sont bien des jihadistes qui ont mené la sanglante embuscade du 4 octobre 2017.

    Mais en prenant appui sur la marqueterie ethnique régionale. Il est donc une fois de plus essentiel de voir ce qui alimente ce jihadisme.

     

    Pour cela, cessons d’analyser la situation en termes « globaux » ou en parlant de déficit de démocratie, de « développement » ou autres fadaises ânonnées ad nauseampar le politiquement correct ou le psittacisme journalistique.

    Autrement, le combat sera perdu par avance.

     

    II. Du danger de l’ « embouteillage sécuritaire »

    Dans de précédents articles ou communiqués, j’avais fortement mis en garde contre la multiplication des structures de lutte anti-jihadiste au Sahel.

    Elles constituent en effet une juxtaposition de forces dont la coordination est moins rapide que la prise de décision unique par les responsables jihadistes.

    Le coup très dur qui vient d’être porté aux forces spéciales américaines illustre hélas mon propos.

    Ces dernières ont deux emprises régionales, à Aguellal et à Diffa, plus des éléments équipés de drones à Agadez ainsi qu’une emprise sur l’aéroport de Niamey. Leur connaissance du terrain est technique et disons-le « livresque ».

    Il leur manque la « profondeur historique » et pour tout dire cette connaissance de la géopolitique ethnique régionale que notre vieille Infanterie de marine, la « Coloniale », possédait sur le bout des doigts.

     

    Aux forces américaines, viennent s’ajouter régionalement diverses composantes onusiennes, d’autres issues de l’Eurocorps.

    Ce mille-feuilles sécuritaire est également composé d’armées nationales, de forces conjointes issues de ces mêmes armées nationales, de milices ethniques anti-jihadistes et maintenant du G5 Sahel…

    Un véritable volapük militaire qui prête le flanc à toutes les catastrophes.

    D’autant plus que ces forces enchevêtrées et qui, toutes, luttent en principe contre les jihadistes, doivent de plus être coordonnées avec la colonne vertébrale du dispositif qui est Barkhane...

     

    Depuis la nuit des temps, l’expérience a pourtant appris trois choses aux militaires :

    1. La nécessité de l’unité du commandement

    2. La connaissance du terrain

    3. L’identification de l’ennemi que l’on combat.   

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    Le blog officiel de Bernard Lugan

    Le 7 octobre 2017


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    Syrie : la Russie prête à éliminer tous les « imprévus »

    05 octobre 2017 Réseau International

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    La Russie prête à éliminer tous les « imprévus » qui surviennent dans la zone US en Syrie.

    Si les autorités américaines considèrent les récentes attaques terroristes lancées depuis la région de «la mission militaire des États-Unis» comme une coïncidence, les Forces aérospatiales russes en Syrie sont prêtes à éliminer toutes les coïncidences de ce type, a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

     Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, l’aviation russe présente en Syrie sera en mesure de régler les situations imprévues qui surviennent sur le territoire syrien contrôlé par les États-Unis, depuis lequel des djihadistes ont mené de récentes attaques.

    «Si la partie américaine considère de telles opérations comme des « accidents » imprévus, les Forces aérospatiales russes en Syrie sont prêtes à procéder à l’élimination totale de tous les « accidents » de ce type qui surviennent dans la zone se trouvant sous leur contrôle», a conclu le porte-parole du ministère russe de la Défense.

     D’après M.Konachenkov, les attaques des terroristes de Daech contre les troupes gouvernementales syriennes avaient été déclenchées le 28 septembre depuis la zone où se trouve «la mission militaire américaine».

     «Ces attaques terroristes présentent un seul point commun: elles ont toutes été lancées depuis la zone située dans un rayon de 50 kilomètres autour de la localité de al-Tanf, à la frontière jordano-syrienne. C’est-à-dire de la région où se trouve «la mission militaire d

    es États-Unis». Les Américains n’ont pas laissé, même à une portée de canon, les troupes syriennes approcher de cette zone vers laquelle se dirigeaient des terroristes.»

     

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    Igor Konachenkov a en outre souligné que l’armée syrienne avait dû déployer des efforts considérables pour neutraliser les groupes de combattants mobiles de Daech sur la route qui relie Palmyre et Deir ez-Zoret pour libérer les localités investies par les terroristes.

     

     Dans la nuit du 27 au 28 septembre, environ 300 combattants de Daech, partis de la localité de Rukban, ont rejoint à bord de nombreux 4×4 la ville d’Al-Qaryatayn dans la province de Homs, selon le message officiel du ministère russe de la Défense.

     

    source: http://parstoday.com/fr/news/world-i47211-syrie_la_russie_prête_à_éliminer_tous_les_imprévus

     

    ET AUSSI

     

     

     

    DOSSIER EXPLOSIF SUR LA GUERRE EN SYRIE QUI RISQUE DE NOUS CONDUIRE VERS UNE 3ème GUERRE MONDIALE ?

    DOSSIER SUR UNE GUERRE EN SYRIE QUI DURE ET QUI RISQUE DE PRENDRE UN TOURNANT VERS UNE 3ème GUERRE MONDIALE ?

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    Une escalade très dangereuse en Syrie

    03 octobre 2017 Réseau International

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    Maintenant, beaucoup d’entre vous sont au courant de la nouvelle : un lieutenant-général russe, Valery Asapov, et deux colonels ont été tués dans ce qui semble être une attaque de mortier très précisément ciblée.

    Exactement comme dans le cas de l’unité de police militaire russe attaquée près de Deir ez-Zor, les Russes accusent les Américains d’être derrière cette attaque.

     

    Pour aggraver encore les choses, les Russes accusent maintenant officiellement les Américains de collaborer activement avec ISIS :

    Des unités des forces spéciales américaines permettent à des unités des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis d’avancer sans problème à travers les formations d’ISIS. Sans résistance des combattants d’ISIS, les unités des FDS avancent le long de la rive gauche de l’Euphrate vers Deir ez-Zor.

    Les photographies aériennes prises entre le 8 et le 12 septembre au-dessus des sites d’ISIS ont enregistré un grand nombre de véhicules américains Hammer utilisés par les Forces spéciales étasuniennes. Les clichés montrent clairement les unités de ces forces spéciales basées dans des places fortes équipées par des terroristes d’ISIS.

    Pourtant il n’y a aucune preuve d’attaque, de bataille ou de frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis pour en chasser les combattants.

    Bien que des positions américaines aient été localisées dans les zones d’ISIS, aucune patrouille de contrôle n’a été ordonnée. Cela suggère que les troupes US se sentent en sécurité dans les régions contrôlées par les terroristes.

    Voici les cartes et les photos aériennes fournies par les Russes

     

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    Ce que tout cela semble indiquer, c’est que le Pentagone a apparemment décidé d’attaquer directement les forces russes, quoique de manière non officielle.

    De son point de vue, c’est (presque) sensé.

    Premièrement, il est on ne peut plus clair que les « bons terroristes » et les « mauvais terroristes » ont perdu la guerre civile en Syrie. Autrement dit, les États-Unis ont été vaincus, la Syrie, la Russie, l’Iran et le Hezbollah ont gagné et les Israéliens sont en train de flipper.

    Deuxièmement, le plan américain d’utiliser les Kurdes comme fantassins/chair à canon a échoué. Les Kurdes sont à l’évidence trop intelligents pour se laisser entraîner dans une proposition aussi mauvaise.

    Troisièmement, l’option américaine d’un plan B, la partition de la Syrie, est aujourd’hui directement menacée par les succès militaires syriens.

    Et enfin, les Américains sont maintenant profondément humiliés et furieux de la réussite russe en Syrie. 

     

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    Lieutenant-général Valery Asapov

    Par conséquent, ils ont donc pris la décision de cibler directement le personnel militaire russe et ils utilisent leurs importantes capacités de reconnaissance combinées avec leurs forces spéciales sur le terrain, qui travaillent main dans la main avec les « bons » et les « mauvais » terroristes, pour viser et attaquer le personnel militaire russe.

    Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs. Il y a d’assez bonnes preuves qu’un hôpital russe près d’Alep a été visé par des moyens dont ne dispose par la succursale locale de Daech.

     

    Cette fois, cependant, les Américains ne cherchent même pas à le cacher. Le message semble être le grand classique favori des Américains, « watcha gonna do about it ? »  (Qu’est ce tu fais de ça ?)

    Les Russes pourraient faire beaucoup de choses à ce propos, en fait. J’ai écrit à ce sujet dans mon article intitulé L’utilité du déni plausible contre un adversaire systématiquement menteur. 

     

    Si les gens du CENTCOM croient vraiment que leurs généraux sont tous en sécurité et hors d’atteinte, ils se trompent gravement.

    Contrairement aux Russes et, encore plus aux Iraniens, la plupart des généraux américains détestent prendre des risques et sont difficiles à faire venir en Syrie.

    Mais qui a dit que la Russie devrait exercer des représailles en Syrie ? Ou, en l’occurrence, que la Russie devrait recourir à des forces russes pour se venger ?

     

    Oui, la Russie a des unités spéciales formées à l’assassinat de cibles de grande valeur dans des pays hostiles, mais cela ne signifie pas du tout qu’elle pourrait décider de les utiliser.

     

    Des accident peuvent se produire partout et les routes sont notoirement dangereuses au Moyen-Orient.

    Pourquoi est-ce que je mentionne cela ? Pour illustrer le fait que la Russie a des choix autres que d’entrer ouvertement en guerre.

    Bien sûr, les Russes pourraient simplement lancer une volée de missiles de croisière Kalibr sur toutes les positions d’ISIS montrées dans les photos ci-dessus et ensuite dire : « Oups, vous aviez des gens embarqués avec ces types d’al-Qaïda ? Vraiment ? Nous ne le savions pas, pas du tout. »

     La Syrie a elle aussi un arsenal de missiles balistiques tactiques assez solide.

    Les Syriens pourraient frapper par erreur une de ces positions ISIS+US et exprimer leur consternation devant la présence de personnel militaire américain au milieu des terroristes.

    `Il y a aussi le Hezbollah qui, par le passé, s’est même emparé de soldats israéliens dans des raids par dessus la frontière et qui pourrait décider de capturer lui-même quelques types des forces spéciales US.

    Et n’oublions pas les Iraniens qui n’ont pas eu une telle occasion en or de mettre la main sur du personnel militaire américain depuis de nombreuses années.

    Les trois faiblesses principales du dispositif de forces américaines en Syrie sont : tout d’abord leurs propres forces en Syrie sont trop petites pour faire une différence, mais assez importantes pour être une cible intéressante et, ensuite que toutes les « bottes sur le terrain » qui comptent sont contre elles (les Syriens, l’Iran, la Turquie, le Hezbollah et les Russes).

    Enfin, les deux seuls réels alliés des États-Unis dans la région ont trop peur de mettre des soldats sur le terrain : Israël et les Saoudiens.

    Le résultat est que si les Américains pensent que les Russes et leurs alliés n’ont pas d’autres options, ils sont profondément dans l’erreur.

    Ils devraient aussi prendre en compte les conséquences d’avoir des Forces spéciales qui opèrent sur des positions avancées.

    Les Syriens réduisent rapidement la distance et cela pourrait ne pas être le meilleur moment pour chasser le personnel militaire russe.

    Jusqu’à maintenant, les Russes se sont limités uniquement à des protestations et des manifestations de dégoût. À l’évidence, ce n’a pas été une stratégie efficace.

     

    Apparemment, les Russes ne comprennent pas que très peu de gens s’en soucient et que plus ils se plaignent, moins leurs avertissements sont pris au sérieux.

     

    Cette approche ne peut pas durer et les Russes « devront faire quelque chose », pour reprendre l’expression américaine.

     

    Les choses pourraient devenir très dangereuses, très rapidement et très bientôt.

    The Saker

    Source The Saker

    Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

      


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    Un article qui montre les véritables objectifs des combattants Kurdes, soutenus par les Etats-Unis, en Syrie. [ASI]

    Sur cette photo diffusée le 8 août 2016 par Hawar News, l’agence de presse de la zone kurde semi-autonome de Syrie, on voit les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) agissant sous commandement  kurde, qui brandissent leur drapeau au centre de la ville de Manbidj, une ville de la province d’Alep, après avoir chassé les miliciens de l’Etat Islamique du secteur.

    Des officiers kurdes syriens et un groupe d’activistes proclament que ces combattants se sont emparés, avec l’appui des Etats-Unis, d’une place forte tenue par l’Etat Islamique au nord de la Syrie, après deux mois de combat acharné, et qu’ils ont libéré des centaines de civils que ce groupe utilisait comme boucliers humains.

     

     

    Par Sarah Abed | 8 octobre 2017

    Les occidentaux affirment que les Kurdes sont les forces militaires les plus exemplaires et les plus fiables engagées contre Daesh au Moyen-Orient.

    Mais si leur objectif est bien,  comme ils le prétendent, d’en finir avec Daesh, pourquoi en viennent-ils à perpétrer un génocide contre les Syriens ? Si l’on reconnaît ce fait, il devient difficile d’adhérer à la thèse occidentale selon laquelle les groupes terroristes armés kurdes ont pour but d’aider la Syrie. `

    La réalité sur le terrain contredit ces ronflants propos dont se sert l’Occident pour se couvrir tout en soutenant ces groupes terroristes. Ce récit mensonger a servi en réalité à armer les Kurdes de Syrie instaurant par ce biais instabilité et division.

    La revendication des séparatistes kurdes, selon laquelle un territoire dans lequel ils ont habité ou qu’ils ont libéré leur appartient, est en effet totalement illégale et illogique.

     

    Les Etats-Unis ont armé et soutenu les Kurdes, et ce, dès la création des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) le 10 octobre 2015.

    Pour lutter contre l’Etat islamique en Syrie, ils avaient besoin de créer un groupe qui ne soit pas aussi extrémiste que l’Armée syrienne libre (ASL), dont l’affiliation à Al-Qaïda avait été révélée.

    Dans son numéro du 1er octobre 2017, la revue South Front rapporte l’avertissement lancé par un commandant de ces FDS, Omid Kabar, au cours de funérailles de combattants tués à Raqqa, selon lequel leurs troupes ne rendraient, ni la ville de Tabqah, ni aucun autre territoire au gouvernement syrien.

    « Le gouvernement syrien est persuadé que nous restituerons à son armée les régions que nous tenons, ou bien la ville de Tabqah….. Mais nos frères  savent bien, qu’en cinq années de révolution menée par les Unités de Protection du Peuple (People Protection Units – YPG),  et depuis notre regroupement avec d’autre factions au sein des Forces Démocratiques Syriennes, nous n’avons pas rendu un centimètre carré de terrain… Et qu’il en sera de même demain.

    Notre loi est claire. Cette terre qui a été baignée du sang de nos martyrs appartient au peuple et nous ne la rendrons pas » a assuré Kabar.

    Cette animosité des Kurdes envers les Syriens est d’autant plus surprenante que la pays les a toujours accueillis à bras ouverts.

    A titre d’exemple les réformes menées par la Syrie en 2012 et favorables à leurs intérêts.«Le Président Assad a promulgué un décret garantissant la citoyenneté arabe aux résidents étrangers du Gouvernorat de Hassake » rapportait l’agence de presse SANA.

    Cette mesure, dont 300 000 Kurdes environ ont bénéficié, a été prise une semaine après la convocation par Assad d’un comité chargé de « résoudre le problème du recensement de 1962 dans le Gouvernorat d’Hassake« .

     

    En janvier 2015, l’agence SANA rapportait cette déclaration du Premier Ministre syrien du moment, le Dr Wael al-Halqi : « Le peuple kurde est profondément ancré dans la société syrienne, et Kobané fait partie intégrante de la Syrie, celle qui est chère à tous les Syriens « .

    Le Ministre a prononcé ces paroles  lors de sa rencontre avec une délégation composée de notables kurdes.

    Il a également encouragé ses interlocuteurs à bannir toute violence et à promouvoir l’amitié, disant une fois de plus qu’une solution à la crise syrienne ne pouvait être trouvée « qu’au traversd’un dialogue national et d’une réconciliation nationale renforcée« , et précisant que le dialogue devait définitivement s’instaurer « au niveau national, à l’écart des injonctions étrangères. »

    En 2014, le Rassemblement Civil Démocratique des Kurdes de Syrie a déclaré que la détermination des habitants de Kobané dans leur combat contre les terroristes reflétait la solidarité des Kurdes de Syrie envers leur patrie syrienne. Aux dires du Secrétaire du Conseil Suprême de ce parti, cette détermination forçait l’admiration, et les tentatives de violation de l’intégrité du territoire syrien faisaient partie d’un complot, visant à instaurer le chaos et la division, et à affaiblir l’axe de la résistance.

    Ce ne sont que quelques exemples des efforts entrepris par le gouvernement syrien pour unifier les populations vivant à l’intérieur de ses frontières.

    Mais malgré ces efforts menés en toute bonne foi, les Forces Démocratiques Syriennes ont préféré s’allier aux ennemis de la Syrie plutôt que de coopérer avec l’Armée gouvernementale syrienne.

     

    A recent agreement – initiated and brokered by the U.S. between a Free Syrian Army (FSA) faction and the Kurdish-led SDF lays out conditions whereby U.S.-initiated negotiations would allow the FSA faction al-Muatasim Brigade to peacefully take over 11 villages in northern Syria that are controlled by the SDF.

    Sur l’initiative et par le truchement des États-Unis, un récent accord entre une faction de l’ASL et les Forces Démocratiques Syriennes sous commandement kurde, établit les termes de négociations qui ont permis à la brigade al-Muatasim de l’ASL de s’emparer de 11 villages du nord de la Syrie, sous contrôle des Forces Démocratiques Syriennes.

    Les grandes lignes de cet accord sans précédent ont été rendues publiques le 10 mai ;  il y était dit que la coalition dirigée par les Etats-Unis avait confié à la brigade al-Muatasim la responsabilité d’administrer les villages en question.

     

    Al-Muatasim est connu pour être un important allié des Etats-Unis, raison pour laquelle cette brigade a été choisie pour administrer les villages.

    Une preuve supplémentaire que les Etats-Unis, les FDS et l’ASL marchent main dans la main. Leur coalition fait partie de l’ensemble de l’opération qui vise à contrecarrer l’avancement de l’Armée gouvernementale syrienne et ses alliés.

    Les dirigeants des FDS ont annoncé qu’ils vont tenter d’annexer la ville de Raqqa à majorité arabe s’ils réussissent à la libérer.

    Expulsant en masse la population arabe de la ville, les Kurdes y procèdent à un nettoyage ethnique, préparant ainsi le terrain pour la future annexion de la ville et son rattachement à leur « Fédération ».

    Sarah Abed | 8 octobre 2017

    Article original en anglais: Sarahabed.com

     

    Traduit par Sylvie Jolivet,  pour Arrêt sur info

    Source: http://arretsurinfo.ch/malgre-les-efforts-de-damas-pour-unifier-le-pays-les-forces-kurdes-continuent-de-sapproprier-des-territoires/

     

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