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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Hassan Nasrallah : Après Al-Nosra, le Hezbollah va déloger l'Etat Islamique du Qalamoun (VOSTFR)

     

    Section politique du discours de Sayed Hassan Nasrallah, le Secrétaire Général du Hezbollah, le 10 juin 2015, consacré à la pensée de l’Imam Khamenei


    Vidéo sous-titrée : 
    https://www.youtube.com/watch?v=BwiHlytaZEw

     
    Dans son dernier discours, le Secrétaire Général du Hezbollah est revenu sur les derniers développements de la guerre qui oppose le Hezbollah et l’Armée Arabe Syrienne aux terroristes takfiris le long de la frontière libano-syrienne, où les succès de l’Axe de la Résistance s’enchaînent malgré la propagande. Après avoir vaincu le front Al-Nosra, les combattants du Hezbollah ont repoussé une attaque-surprise de « l’Etat Islamique » et annoncent maintenant leur détermination à supprimer toute présence terroriste le long de leur frontière. Sayed Hassan Nasrallah affirme que l’ennemi sera mis en déroute, et que la victoire est inéluctable.


    Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr 



    Transcription :
     
    […] 
     
    Ce dont je veux parler durant les quelques minutes qui me restent concerne les derniers développements, à savoir la situation dans le Qalamoun et dans le jurd d'Ersal. Bien sûr, durant ces derniers jours, de grandes victoires ont eu lieu dans le Qalamoun, et surtout avec les victoires réalisées ce matin même, je peux déclarer que les hauts sommets et les montagnes majestueuses (certains disent les montagnes dominatrices) sont toutes tombées sous le contrôle de l'Armée Arabe Syrienne et des moudjahidines de la Résistance (Hezbollah). [Public : Salutations sur le Prophète (saas) et sur sa famille.] Ils ont maintenant la mainmise nécessaire et suffisante pour dominer militairement le reste des jurds de cette région. Dans le jurd d'Ersal, durant ces derniers jours, cette grande avancée a été réalisée, et une défaite totale et humiliante a été infligée au Front Al-Nosra [affilié à Al-Qaïda].
     
    Maintenant, il y a bien certaines personnes au Liban qui essaient d'aider le Front Al-Nosra psychologiquement, moralement, sur le plan des médias, ils le soutiennent, mais c'est trop tard, leur défaite est consommée et les choses continueront à aller dans ce sens.
     
    Le développement majeur est le début de la bataille et de la confrontation contre Daech (Etat Islamique), et il n'y a pas de mal à ce que ce soient eux qui aient initié le combat contre nous. Car en ce qui nous concerne (peut-être que certaines personnes considèrent ce fait du point de vue militaire et lui donnent une autre portée), au contraire, même au niveau psychologique, moral et religieux, le fait qu'un groupe nous attaque en premier et soit l'agresseur est pour nous préférable à ce que ce soit nous qui commencions l'agression. Les frères, et surtout les dignitaires religieux et ceux qui suivent ces questions de jurisprudence et culturelles le savent bien.
     
    Quoi qu'il en soit, hier, ils ont attaqué avec des centaines de combattants et un grand nombre de véhicules militaires plusieurs bases de nos frères dans le Jurd de Ras Baalbeck le long de la frontière entre le Liban et la Syrie. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas attaqué aux alentours d'Ersal et de Qalamoun, là où le front est ouvert. Peut-être qu'ils ont supposé que ce front calme était endormi, et qu'ils pouvaient bénéficier de l'effet de surprise et de la négligence (du Hezbollah) et obtenir une grande victoire morale et occuper nos postes, en prendre le contrôle et par conséquent contrôler des points stratégiques et très sensibles en ce qui concerne la frontière entre le Liban et la Syrie, surtout les villes de Qah et de Ras Baalbeck. De même, ils espéraient ainsi s'étendre dans la région et réunir certaines régions sous leur contrôle.
     
    L'attaque d'hier avait plusieurs objectifs, que ce soit au niveau psychologique, moral, et pour les médias, ou aux niveaux militaires et de la réalité du terrain et de la présence sur le terrain. Les frères de la Résistance ont fait front avec courage et héroïsme, ils ont tué des dizaines de combattants armés (ce n'est pas ma responsabilité de donner les chiffres précisément, et les médias parleront de cela), des dizaines de combattants de Daech sont tombés, tués et blessés, et ils ont détruit un certain nombre de leurs véhicules, et ils ont fui humiliés et vaincus en abandonnant un grand nombre de leurs tués sur le champ de bataille.
     
    Naturellement, la Résistance (Hezbollah), qui combat au sein des plus violentes batailles, a vu un certain nombre de ses moudjahidines tomber martyrs avec honneur dans cette bataille où nous avons triomphé, et nous demandons à Dieu, Glorifié et Exalté soit-Il, de les accepter et d'accorder à leurs familles la patience et la consolation et d'en faire pour leurs familles et pour nous tous un honneur, une fierté et une gloire ici-bas et dans l'au-delà.
     
    Voilà ce que je veux déclarer à ce propos : la bataille contre Daech dans le Qalamoun a commencé, de même que sur la chaîne de montagnes de l'Anti-Liban à la frontière entre le Liban et la Syrie. Ce sont eux qui nous ont attaqués et ont initié la bataille, et il n'y a aucun problème à cela, mais nous allons poursuivre cette bataille. Nous avons la détermination absolue de mettre fin à cette présence terroriste takfirie malfaisante à notre frontière, quels qu'en doivent être le prix et les sacrifices. En ce qui nous concerne, c'est une décision irrévocable.
     
    Quelles que soient la violence des batailles, l'étendue des sacrifices, la propagande et la collusion des médias, les pressions exercées ici ou là, les déclarations des uns et des autres, ce que je dis là n'est pas nouveau, mais en guise de confirmation pour chaque jour, et avec chaque martyr qui est élevé au Royaume de Dieu Glorifié et Exalté soit-Il, nous confirmons notre détermination, notre résolution, notre volonté ferme et décisive  à ne plus tolérer après ce jour la présence du moindre terroriste ou takfiri à notre frontière, dans nos montagnes ou sur la moindre parcelle de nos villages. Et je vous garantis, je vous garantis avec certitude qu'ils subiront une défaite cuisante. Ils seront vaincus et défaits. Ce n'est qu'une question de temps. Et comme je l'ai déjà dit à plus d'une occasion, nous ne sommes pas pressés. Nous agissons avec le sang-froid nécessaire afin de réaliser cet objectif et ce dessein. 
     
    Lorsque l'un d'entre nous (ou certains d'entre nous) possèdent la volonté, la détermination et la résolution, ainsi que la capacité, la foi et la confiance, et qu'il a de tels moudjahidines héroïques (les combattants du Hezbollah), alors avec certitude, il n'est permis que de considérer l'horizon inéluctable de la victoire prochaine.
     
    Toutes mes félicitations et salutations, et que la paix et la miséricorde de Dieu soient sur vous, ainsi que Ses bénédictions.
     
    [Public : A ton service, ô Nasrallah !]



    Voir également :

     

    Le Hezbollah au secours des Chrétiens d’Orient...

    Syrie : Interview de Mohammad Raad, Député du Hezbollah

     

    ET AUSSI

     

    Les experts français de l’Onu soutiennent Al-Nosra

    Un courrier de l'ambassadeur du Maroc à l'Onu daté d'avril 2013 montre comment les autorités françaises ont tenté de freiner l'inscription de la branche d'Al-Qaïda en Syrie, Al-Nusra, sur la liste des organisations terroristes de l'Onu.

    Jacques Marie Bourget est Grand reporter et écrivain: Il commence sa carrière chez Gallimard à la NRF puis enchaine l’ORTF, L’Aurore, Le Canard Enchainé, L’Express, VSD, le Sunday Times, Paris-Match et Bakchich.
    En 1986 a obtenu le Prix Scoop pour avoir révélé l’affaire Greenpeace.

    « La décision des États-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que « tous les Arabes étaient vent debout » contre la position américaine, « parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot ». « C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne », a ajouté le ministre. »

    Bachar, l'ennemi numéro 1

    Nous sommes en décembre 2012 et la lecture de cet extrait du quotidien Le monde indique que la France fait tout ce qu’elle peut pour empêcher qu’Al-Nosra, la branche d’Al-Qaïda en Syrie, soit inscrite sur la liste noire de l’ONU, celle qui désigne les organisations terroristes. Dès le « printemps » de Damas, Nicolas Sarkozy alors à l’Elysée, s’engage à fond pour que Bachar Al-Assad soit balayé. L’arrivée des socialistes au pouvoir, en mai 2012, augmente encore la haine de Paris pour le régime syrien : tout rebelle doit être considéré comme un saint. Peu importe s’il est le monstrueux enfant de Ben Laden. Ce qui est le cas de tous les combattants d’Al-Nosra.

    Au grand dam de Fabius, Washington, qui ne peut faire moins dans un pays marqué par les attentats du 11 septembre, décide unilatéralement de déclarer terroristes ces jihadistes pourtant si utiles. En coulisse le Quai d’Orsay mobilise afin d’épargner l’infamie à cette composante « rebelle ». La preuve ? Nous la détenons en exclusivité par un courrier envoyé par la délégation marocaine à l’ONU à son ministère de tutelle à Rabat. Cette lettre du 29 avril 2013 est classée « Confidentiel/Très urgent », elle est signée de Mohamed Loulichki, l’ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies.

    "Couper l'herbe sous le pied de Damas"

    Le courrier fait état d’une demande de la Syrie auprès de l’ONU, intervention qui met visiblement la France dans tous ses émois : Damas vient de sommer l’ONU de placer Al-Nosra sur la liste des organisations terroristes… Le courrier diplomatique marocain rapporte l’embarras de Paris qui « considère politiquement inconcevable de s’opposer à l’inscription d’Al-Nosra sur la liste des sanctions. Toutefois il est important pour la France qu’une telle inscription s’opère à travers des canaux autres que la Mission syrienne et de couper l’herbe sous les pieds de la Syrie qui a toujours assimilé l’opposition syrienne à des groupes terroristes ».

    Que faire pour éviter l’opprobre à Al-Nosra-Al-Qaïda, organisation bien vue de Fabius ? Toujours selon le courrier marocain, Paris a imaginé une réplique qui est le « résultat de plusieurs semaines de négociations ». La ruse, qui a été approuvée par le Royaume Uni, consiste à ajouter discrètement le nom d’Al-Nosra à la liste des sanctions qui frappe Al-Qaïda en Irak. Ainsi l’initiative de Bachar serait contrée et les « rebelles » aimés de Paris moins stigmatisés…

    Riyad, parrain d'Al Nusra

    Cette lettre de l’ambassadeur du Maroc continue d’être instructive quand on lit sous la plume de l’excellence la position de Riyad face à une mise au pilori d’Al-Nosra : « L’Arabie Saoudite nous a déjà communiqué ses craintes quant à la perspective de l’inscription d’Al-Nosra et son instrumentalisation pour établir un lien entre le terrorisme et les pays qui soutiennent les groupes armés de l’opposition syrienne ». Cette phrase mérite une traduction un peu plus brutale, avec des circonvolutions Riyad dit la chose suivante : « Impossible de stigmatiser Al-Nosra alors que nous soutenons, armons et finançons ce groupe. Impossible qu’il soit dit et écrit que nous sommes des alliés du terrorisme ».

    Finalement, le 31 mai 2013, La France de Fabius va perdre le match, l’ONU couche Al-Nosra sur sa liste noire. Avec des sursauts encouragés par Paris les « rebelles » tentent en permanence d’en être rayés. Ainsi, en septembre 2014, quand Al-Nosra libère 45 Casques bleus qu’il détient en otage, le Quai d’Orsay appuie discrètement la demande des élèves de Ben Laden qui exigent, en échange, d’être retirés de la « Liste des sanctions ». Le « deal » n’a pas marché mais il est en marche depuis que John Kerry, bien longtemps après Fabius et le ministre des Affaires étrangères du Qatar, est venu à son tour approuver le bon travail d’Al-Qaïda en Syrie.

     Source:  http://fr.awdnews.com/politique/les-experts-français-de-l’onu-soutiennent-al-nosra


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  • 06/17/15--00:01: REPENTANCE ......LE LIVRE !
  • « Mon seul souci en écrivant ce livre a été de mettre à disposition de personnes de bonne volonté un manuel, un guide leur permettant de ne pas se fourvoyer sur les voies incertaines d’une repentance extrêmement contestable dans ses fondements prétendus »

     

    Entretien avec Jean-Pierre Brun, auteur du livre Les voies incertaines de la Repentance. Algérie 1830-1962 (éditions Dualpha).

    (propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

     

    Pourquoi ce travail sur les voies de la repentance que vous qualifiez sans complexe d’incertaines ?

    Curieusement, ce n’est pas l’autoflagellation que nos élites intellectuelles autoproclamées nous infligent depuis quelques décennies qui m’a fait réagir, encore que… Non ! Ma source d’inspiration se situe au cœur du « Centre de Documentation des Français d’Algérie » de Perpignan. Cette institution, née d’une collaboration entre le Cercle algérianiste et la municipalité, a ouvert ses portes au printemps 2012 et a déjà accueilli plus de 20 000 personnes dont des « métropolitains », de plus en plus nombreux, et même des étrangers. Il m’arrive d’accompagner des groupes à l’occasion de « visites conférences » au cours desquelles sont présentées, statistiques et documents officiels à l’appui, la vie des Français d’Algérie et leur contribution aux épreuves traversées par cette « Mère patrie », dont le concept est devenue aujourd’hui presque incompréhensible sinon dérisoire. À l’issue de cette présentation, les trop fameux « nous ne savions pas… » et « on nous a raconté que… » me sont servis à toutes les sauces. Je me suis donc senti obligé de rétablir des faits avérés, ensevelis sous les strates savamment empilées d’un négationnisme ne visant rien d’autre que l’institutionnalisation d’une repentance unilatérale relevant d’ailleurs le plus souvent d’une falsification pure et simple.

     

    De ce constat « de terrain » quelles sont les idées reçues qui illustrent le mieux cette désinformation ?

    S’il fallait résumer les points clés de cette falsification quelques lignes suffiraient : «En 1830 l’armée française débarque à Sidi Ferruch pour conquérir l’Algérie qui constitue un État au plein sens constitutionnel et international du terme. La soldatesque française après avoir joui d’un effet de surprise se trouve vite confrontée à une résistance nationale incarnée par Abd el Kader. La smala de ce dernier étant prise (merci Horace Vernet et Pierre Dac), plus rien ne s’oppose à un envahissement par les colons qui chassent de leurs terres les Arabes et exploitent ces pauvres gens sans la moindre vergogne. Lorsqu’une centaine d’années plus tard les poussées de fièvres indépendantistes secouent le pays, “les colons à cravache montés sur cadillac” sont prêts à tout pour défendre leurs privilèges et laisser la population indigène dans la misère, l’insalubrité et l’ignorance dans lesquelles elle a été maintenue sinon poussée, car, bien sûr, des réalisations spectaculaires, si elles sont incontestables, ne bénéficient qu’aux Européens. »

     

    Quels sont les points sur lesquels l’étonnement des visiteurs non avertis est le plus évident ?

    La répartition socio-professionnelle de la population européenne d’Algérie, la faible proportion des agriculteurs, la répartition des terres cultivées entre musulmans et européens (respectivement trois quarts contre seulement un quart) ne manquent pas de faire voler en éclat l’idée d’une population européenne de nantis exploitant un indigénat asservi. Autre surprise : les options électorales des Pieds-noirs qui votent majoritairement à gauche, élisent les premiers conseils municipaux communistes à la fin de la IIe Guerre mondiale et militent activement à la CGT. Pour une population qualifiée de « fasciste » en 1962, c’est pour le moins surprenant.

    Lorsqu’est évoqué le poids des institutions islamiques dont les responsables refusent toute intégration de leurs ouailles dans le corpus juridique français au nom de leur appartenance indéfectible à l’Oumma et de la primauté de la Charia sur tout autre droit, leur surprise est totale. Surtout lorsqu’est rappelé le décret Crémieux qui cinq ans plus tard accordent aux Israélites ce qu’ont refusé des autorités musulmanes qui évoquent purement et simplement l’apostasie en cas d’acceptation de la pleine citoyenneté française. (La revendication actuelle de l’application de la Charia dans une France strictement hexagonale « les interpelle quelque part » et peut même les inviter à réfléchir.)

    Par ailleurs, la présentation des effectifs musulmans respectivement engagés dans les deux camps de 1954 à 1962, fissure quelque peu le concept de guerre d’indépendance rassemblant sous l’étendard nationaliste une population autochtone unanime. Un relent de guerre civile auquel se mêle un arrière-goût de conflit ethnique devient perceptible (les positions antagonistes du panarabisme, du panislamisme, du berbérisme, laissent déjà deviner la guerre civile des années 1990).

     

    Auriez-vous la prétention d’avoir commis le livre définitif de l’histoire de l’Algérie française…

    Loin de moi cette idée pour le moins saugrenue. Je vise simplement à redresser des torts faits à la France en rappelant que cette œuvre humaine réalisée pour une grande part par la IIIe République au nom des Lumières, de la laïcité et de la Démocratie, si elle a connu des échecs , si elle a commis des erreurs, si elle n’a pas été au bout de ses intentions, n’en a pas moins été à l’origine de ce qu’est aujourd’hui l’État algérien, lui permettant d’ailleurs à sa naissance en 1962 de bénéficier de structures administratives, sociales, logistiques et économiques qui faisaient alors envie à des États bien plus anciens.

    Mon seul souci en écrivant ce livre a été de mettre à disposition de personnes de bonne volonté un manuel, un guide leur permettant de ne pas se fourvoyer sur les voies incertaines d’une repentance extrêmement contestable dans ses fondements prétendus.

     

    Né à Souk Ahras, Jean-Pierre Brun a sillonné l’Algérie. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la Guerre d’Algérie, notamment ses souvenirs de combattant politique.

    Les voies incertaines de la Repentance Algérie 1830-1962 de Jean-Pierre Brun, Préface de Thierry Rolando, Président du cercle algérianiste, 236 pages, 25 euros, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa.

    BON DE COMMANDE

    Je souhaite commander :

    … ex de Les voies incertaines de la Repentance Algérie 1830-1962 (25 euros)

    Autres livres du même auteur :

    … ex de 1954-62… Une autre jeunesse française (26 euros)

    … ex de Chroniques de l’Algérie française (25 euros)

    … ex de J’étais dans l’OAS Métro Jeunes – 1961-1962 (25 euros)

    … ex de Témoignages pour un engagement. OAS Métropole – 1961-1962 (en collaboration) (21 euros)

    … ex de Une Presse nationale de combat – 1960-197… (25 euros)

    … ex de Le « Moi » du Général (25 euros)

    … ex de Camus autrement (23 euros)

     

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    Les dessous des frappes US contre la Syrie et l'Irak…

    Posted: 16 Jun 2015 11:48 AM PDT

     
    «Le groupe terroriste Daesh est un instrument que les Etats-Unis utilisent, pour pouvoir mettre en application leur stratégie, à long terme, dans le monde arabe. Cela, c’est quelque chose de bien clair et net, sans qu’on ait besoin des documents déclassifiés de Washington, pour le découvrir», indique le journal syrien, "Al-Watan". 
    «Les documents, récemment, déclassifiés de Washington, font preuve de l’implication de ce dernier, dans la formation et la propagation du groupe Daesh. Ces documents montrent, aussi, que les chefs de l’opposition syrienne ont rencontré, en 2012 et 2013, les responsables israéliens. Avons-nous, vraiment, besoin de documents déclassifiés, pour découvrir toutes ces réalités ? 
    Dès l’émergence et la montée en puissance du groupe terroriste Daesh, en Irak et en Syrie, la Maison Blanche a annoncé que la lutte anti-Daesh prendra des décennies, et que ce groupe ne pourra pas être éradiqué, en un ou deux ans. C’est ainsi qu’elle a tracé une feuille de route, pour la soi-disant Coalition anti-Daesh, pendant les vingt années à venir. 
    Aujourd’hui, ce n'est plus un secret pour personne que la création d’une coalition anti-Daesh n’était qu’un tapage médiatique, dès le début, plutôt qu’une réalité concrète. La soi-disant Coalition anti-Daesh ne lutte pas contre Daesh ! Tout ce qu’elle fait consiste à lancer une poignée de frappes sélectives, pour rendre le terrain propice à l’application de la stratégie des Etats-Unis, une stratégie, qui comprend, aussi, la mise sur pied de Daesh. La plupart des médias des pays arabes se plaignent de l’absence d’une bonne stratégie américano-occidentale, pour éradiquer Daesh, tandis que le problème n’est pas l’absence d’une stratégie, la stratégie existe, en effet, mais on la cache.
    Il n’y a point de doute que Washington avait, déjà, tracé une stratégie définie, voire, mise sur le papier, pour les objectifs qu’il cherche à atteindre, via le groupe Daesh. D’où les attaques sélectives de la Coalition contre les terroristes de Daesh ! Les objectifs cachés que les Etats-Unis veulent réaliser, par l'intermédiaire de Daesh, apparaissent, les uns après les autres. Dans la foulée, le général Martin Dempsey a fait part, il y a deux jours, de la décision des Etats-Unis d’implanter des bases militaires, en Irak, afin de pouvoir lutter contre Daesh. Ayant quitté, un jour, l’Irak, sous la pression des forces de la résistance populaire, les forces américaines s’installent, de nouveau, en Irak, pour l’occuper, sous prétexte de la lutte anti-Daesh. En Syrie, les frappes sélectives de la Coalition anti-Daesh contre les positions des terroristes cachent un objectif néfaste de Washington : partitionner la Syrie, favoriser la mise en place des régimes autoritaires et indépendants et permettre à Daesh de s’installer et de se répandre, dans les régions déterminées par la Maison Blanche. 

    Sinon, comment un groupe terroriste pourrait-il avoir autant d’armes, de fonds, de munitions et de mercenaires, juste un an après sa formation ? Comment un nouveau groupe armé pourrait-il s’étendre, depuis l’Irak et la Syrie, jusqu’en Libye et en Tunisie, d’autant plus qu’il est classé parmi les organisations terroristes. Des milliers de terroristes arrivent, en Turquie, à partir des quatre coins du monde, afin de se rendre, en Syrie et en Irak, et de rejoindre les terroristes. Sachant que la Turquie est un allié de l’Occident et un membre de l’OTAN, comment peut-on expliquer cette chose ? Les pays occidentaux restent les bras croisés et ne font rien, pour poursuivre les sponsors et les trafiquants des terroristes, tandis qu’ils pourraient, facilement, le faire, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Un grand nombre de terroristes arrivent, en Turquie, mais pas même un seul attentat terroriste ne s’y produit. Comment cela peut-il s'expliquer ? Comment l’Occident ne peut pas lutter contre ce phénomène terroriste, qui se produit au nez et à la barbe des pays occidentaux ?
     Le groupe terroriste Daesh fait du commerce avec le pétrole de la Syrie, ainsi qu' avec les patrimoines culturels de la Syrie et de l’Irak, et en tire grand profit. Il vend, aussi, le pétrole syrien et irakien à la Turquie et au régime sioniste, sans que les satellites de l’Occident puissent identifier les camions-citernes en vadrouille, et que les banques occidentales bloquent ses revenus.
     Est-ce possible ? Comment ? Entre autre, les Etats-Unis, la Turquie, Israël, l’Arabie saoudite et le Qatar jouent, chacun, leur propre rôle. Point est nécessaire de le prouver ! Il va de soi que Daesh est un moyen stratégique des Etats-Unis, dans le monde arabe, ce qui est, à présent, plus manifeste que jamais, pour ceux qui ne voulaient pas croire aux objectifs néfastes de Washington. Les personnalités de l’opposition syrienne affichent un silence de mort envers le massacre de leurs compatriotes et la destruction des infrastructures de leur pays, et elles servent, en effet, les intérêts du régime sioniste. Aucun document n’est nécessaire, pour le prouver !
    On n’a aucun besoin de documents déclassifiés, pour découvrir des réalités concrètes et manifestes. Mais, peut-être, existe-t-il des personnes qui ne peuvent pas croire à des faits incontestables, à moins qu’une source colonialiste ne la révèle. Le journal américain, "Washington Post", a révélé, samedi dernier, que le financement et l’armement des groupes terroristes, actifs dans le Sud de la Syrie, coûtaient un milliard de dollars, par an, aux services d’espionnage des Etats-Unis. Selon le journal américain, cette somme d’argent, dans sa totalité, est destinée aux éléments armés de l’Armée Syrienne Libre, (ASL). Cette générosité n’est pas réservée aux Américains ! C’est ce que font, aussi, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie. Si on met en parallèle cette collaboration des Etats-Unis avec ce qu’ils ont fait, en Afghanistan, au Nicaragua et dans les autres pays, où ils forment des groupes terroristes, il est facile de constater qu’en Syrie, Washington n’a assumé qu’une petite partie des dépenses, et qu’il les impute, pour la plupart, à ses alliés régionaux. Le soutien de la CIA aux terroristes, en Syrie, fait partie des plus grands plans secrets de cette organisation d’espionnage, dans le monde. Les dollars que la CIA dépense, en Syrie, au profit des terroristes, constituent 1/15 des coûts de cette organisation, par an.
     La CIA donne des formations militaires aux terroristes, leur fournit des armements et des équipements logistiques, d’autant plus qu’elle collecte les informations, dont elle a besoin, pour perpétuer ses crimes. 

     

    ET AUSSI

     

    Irak: les "Sunnites" contre le Hezbollah?!

    Posted: 16 Jun 2015 11:53 AM PDT

     
     
    Alors que le commandement des forces de la mobilisation populaire irakienne attribue la lenteur des opérations militaires, à Al-Anbar, à la situation humanitaire, le journal libanais, Al-Akhbar" révèle que la partie américaine a entamé des contacts avec des groupes et des factions armées sunnites, qui combattaient l’occupation US, entre 2003-2011. L’objectif en est de former une force sunnite parallèle à la force de mobilisation populaire. 
    Pendant ce temps, une source politique éminente a fait savoir que des contacts, à un haut niveau, sont en cours, pour mettre en place une importante force internationale, comprenant des forces arabes, pour intervenir, à Al-Anbar. De même source, "Al-Akhbar" indique que des contacts américains ont eu lieu, récemment, via des dirigeants politiques et des chefs de tribus de l’Ouest de l’Irak avec des dirigeants des factions sunnites, anciennement, affiliées au groupe terroriste Al-Qaïda. Cette mesure survient, malgré le ralliement de dizaines de milliers de jeunes de provinces de l’Ouest aux forces de la mobilisation populaire, et la participation de certains, au comité de consultation. Ces contacts se déroulent, à travers des politiciens et des dirigeants notables, et le parrain de cette action est l’un des dirigeants de l’alliance des forces irakiennes, recherché par la justice, Rafeh al-Issaoui. 
    Celui-ci avait effectué, le mois dernier, une visite controversée, aux Etats-Unis, simultanément à la visite du gouverneur de Ninive, Athil Noujeifi. Issaoui tente d’obtenir le feu vert américain, pour que son mouvement, «le Hamas d’Irak», prédomine les factions sunnites concernées. Tentative de former une force régionale, pour Al-Anbar. Entretemps, une source locale, à Kirkouk, a dévoilé au journal libanais, que des personnalités américaines ont mené des visites «presque secrètes», dans la ville, durant les dernières semaines. Celles-ci ont rencontré des dirigeants de «factions sunnites», qui ont fui Al-Anbar et Ninive, à l’instar des brigades de la révolution Al-Eshrine, celles des révolutionnaires de tribus, et le mouvement Naqshbandi. Le député de l’alliance des forces irakiennes, Abdel Azim Ajman, a confirmé ces informations, tout en prétendant que ces visites sont en rapport avec la formation de la force sunnite en question. Selon l’expert des affaires sécuritaires, Hicham Hachémi, les groupes, avec lesquels des négociations américaines sont en cours, sont, entre autre : «Ansar el-Sunnah», (partisans des Sunnites), «le Hamas d’Irak», «la jamaa islamiya, pour la résistance irakienne». 
    Pour le chercheur, dans les affaires politiques et stratégiques, Abdel Aziz Issaoui, les dernières mesures américaines et le déploiement accru de soldats montrent le partage des zones d’influence entre les Etats-Unis et la Turquie. Pour ces deux pays, Al-Anbar est considérée comme appartenant aux Américains, et Ninive, à la Turquie! Donc, les pressions turques et américaines se multiplient, pour empêcher l’entrée des forces populaires, dans ces deux régions. Selon Issaoui, «ces mesures reflètent l’appétit américain à mener une intervention terrestre d’envergure, dans cette région d'Irak. Des informations font état de la décision du Congrès d’envoyer 10.000 soldats américains, en Irak, sous différents titres», souligne-t-il. Concernant la formation de la force militaire «sunnite», le professeur en géopolitique et expert des affaires américaines, Zayd Khafaji, a estimé que cette force sera le noyau de la «province sunnite», applaudie par certaines parties politiques irakiennes et arabes. 
     
     
     
    "Al-Akhbar"

     

    Source: 

    Le National Émancipé


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    L’accaparement mondialisé des terres agricoles: Un marché spéculatif en forte expansion et élimination des paysan

    Publié par wikistrike.com sur 18 Juin 2015, 12:12pm

    Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie#Economie

    L’accaparement mondialisé des terres agricoles: Un marché spéculatif en forte expansion et élimination des paysan

    La concession ou l’acquisition de la terre pour des fins spéculatives n’est pas un phénomène nouveau. Celui-ci s’est produit, au cours des derniers siècles, avec l’établissement des latifundios, de grands domaines appropriés ou usurpés par de riches propriétaires terriens ou par les institutions bancaires comme on a pu l’observer fréquemment en Amérique latine. Ou encore quand des terres consacrées aux cultures vivrières sont transformées pour laisser place à des cultures pour l’exportation telles que les cultures du café, de la canne à sucre ou du cacao. En général, ceux qui faisaient l’acquisition de vastes propriétés foncières dans un pays étaient le plus souvent originaires ou habitaient le pays. Aujourd’hui, les acheteurs peuvent se retrouver un peu partout sur la planète et parcourent le monde pour saisir les possibilités d’acquisition de propriétés de valeur et très souvent offertes à bas prix par leurs propriétaires ou par les gouvernements nationaux. C’est la course aux investissements rentables ou la financiarisation du domaine foncier. C’est une forme extrême du colonialisme qui ne connaît pas de frontières. Dans les faits, c’est toute la planète qui est sacrifiée pour le bénéfice des grands pouvoirs financiers et ce le plus souvent avec le concours des États et des organisations internationales telles que la Banque mondiale.

    Le processus que nous observons aujourd’hui s’est développé au cours de la dernière décennie et les terres sont devenues l’objet d’un marché mondial. Un certain nombre de pays tels que l’Arabie Saoudite et la Corée du Sud se sont rués sur les terres du continent africain. D’autres ont opté pour celles des Amériques. Selon les derniers rapports rendus publics par les organisations non gouvernementales telles que GRAIN, le phénomène s’est intensifié au cours des dernières années et les expressions employées pour le qualifier ont souligné ses effets pervers pour la paysannerie des pays pauvres : Razzia, escroquerie au détriment de la population, néo-colonialisme foncier, destruction des ressources agricoles, extorsion coordonnée au plus haut niveau, etc. Cette agression par les pouvoirs financiers contre la paysannerie est tout simplement abominable comme on peut l’observer au Honduras et dans plusieurs pays africains. Elle laisse entrevoir un appauvrissement accentué des paysans qui deviennent des travailleurs agricoles dans leurs propres terroirs à l’instar de ceux qui ont été forcés d’abandonner leurs terres au profit des producteurs de fraises étrangers au Mexique dans les années 1970 (http://revistas.bancomext.gob.mx/rce/magazines/403/5/RCE5.pdf).

    Dans cet essai, nous allons décrire les principales composantes de l’accaparement des terres agricoles telles que définies par la FAO et les ONG internationales et, notamment, GRAIN. Nous essayerons de mesurer l’ampleur du phénomène à l’échelle mondiale et nous donnerons un aperçu des conséquences néfastes qui s’exercent sur la paysannerie des pays pauvres. Un grand nombre de rapports d’enquête ont été produits concernant cette problématique et, notamment, ceux de la FAO (2009 et 2011), ceux des organismes de défense des droits fonciers de la paysannerie, les résultats de consultation dans plusieurs pays tels que le Groupe canadien de réflexion sur la sécurité alimentaire (2013) et les réflexions contenues dans un mémoire présenté en mars 2015 par l’Union des Producteurs agricoles (UPA) au gouvernement du Québec, Canada.

    Figure 1. Vue globale de l’accaparement des terres agricoles

    Source : http://www.alimenterre.org/image/laccaparement-terres-agricole

    I. L’accaparement des terres. Des perceptions divergentes

    « Dans le jargon des économistes et au sein des institutions internationales, l’accaparement des terres, qui vient de l’expression anglaise « land grabbing », se définit comme l’acquisition controversée de grandes étendues de terres agricoles auprès des pays en développement par des sociétés privées, gouvernementales ou des fonds d’investissement » ( UPA).

    Selon GRAIN, « l’accaparement est l’acquisition (location, concession, achat…)- par des firmes ou des États- de vastes zones cultivables (>10 000 ha), à l’étranger et à long terme (souvent 30-99 ans)- pour produire des denrées de base destinées à l’exportation par le biais d’une agriculture spécialisée et délocalisée désormais vue comme une stratégie d’approvisionnement par des gouvernements fortement dépendants des importations » (slideshare.net).

    Lors de la présentation de son Rapport sur l’accaparement des terres en mai 2009, la FAO indiquait que «les transactions sur la terre peuvent créer des opportunités (débouchés garantis, emplois, infrastructures et hausse de productivité agricoles) mais peuvent aussi causer des dommages si les populations locales sont exclues des décisions et si leurs droits fonciers ne sont pas protégés ». Selon l’L’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), tout dépend du modèle commercial mis en place, des modalités de partage des bénéfices et de la gouvernance qui encadre le tout (paysansdumonde.over-blog.com). Selon les ONG cette interprétation n’est pas acceptable, car elle tend à rendre ce phénomène légitime (voir plus bas l’Appel de Dakar contre l’accaparement des terres lancé en 2011).

    II. La Planète est à vendre!

    Les pouvoirs financiers vs la paysannerie. L’empire du capital met en danger la sécurité alimentaire de la planète

    Le phénomène de l’accaparement des terres a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie. Les transactions se sont multipliées et de nouveaux acteurs sont entrés en scène de sorte que l’on peut parler maintenant d’un processus qui affecte de plus en plus de pays et qui risque de mettre en danger la sécurité alimentaire de la Planète en ayant à l’esprit que plus de 70% des denrées alimentaires produites dans le monde le sont par les petits paysans. Les divers intervenants sont classés ainsi : Les investisseurs, les gouvernements hôtes, la société civile (les organisations des ruraux pauvres et de leurs groupes de soutien), les agences internationales de développement, les investisseurs qui définissent des options visant à maximiser la sécurité pour les investissements et les gains de développement durable ainsi que les fonds d’investissement des fonds souverains y compris ceux qui sont plus familiers avec les transactions financières autres que celles du monde agricole.

    2009 – Constats –  L’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED, Londres), la FAO et le Fonds international de développement agricole (IFAD)

    Selon ces organisations, on peut conclure, à partir de diverses analyses de la situation globale, que les activités liées à l’accaparement des terres sont fort significatives dans l’analyse des inventaires qui ont été documentés pour un total de 2 492 684 hectares d’allocations de terres depuis 2004 dans cinq pays du continent africain en excluant les allocations de moins de 1000 hectares. On a observé une hausse des investissements au cours des cinq dernières années, avec une tendance à une augmentation dans tous les pays et on s’attend à une croissance des niveaux d’investissement dans l’avenir  (ftp.fao.org).

    Augmentation de la taille des terres accaparées

    Les demandes de terres de grandes superficies constituent encore une faible proportion du total des terres appropriées dans tous les pays, mais la plus grande partie des terres restantes sont déjà mises en valeur ou revendiquées le plus souvent par les populations locales, une pression croissante s’exerçant  sur les terres de grande valeur et, notamment, celles qui ont un fort potentiel pour l’irrigation ou celles qui sont situées à proximité des marchés de consommation. On s’attend à observer une augmentation de la taille des acquisitions montrant des variations considérables selon les pays – Citons trois cas de terres dont l’attribution a été confirmée et documentée, soit le projet de biocarburants de 452,500 hectares à Madagascar, un projet destiné à  l’élevage de 150.000 hectares en Éthiopie et un projet d’irrigation de 100 000 hectares au Mali (ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/ak241e/ak241e.pdf).  .

    Tandem secteur privé-secteur public

    On a observé la prépondérance du secteur privé dans les transactions foncières et, bien souvent, avec un fort soutien financier de la part des gouvernements ainsi que des niveaux significatifs d’investissements proprement étatiques. Des fonds de développement gouvernementaux jouent un rôle majeur dans l’octroi de prêts, d’assurances et d’autres formes de soutien aux sociétés d’État et aux entreprises privées opérant à l’étranger (ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/ak241e/ak241e.pdf).

    Rôle déterminants des gouvernements nationaux

    Les investisseurs nationaux jouent aussi un rôle majeur dans l’acquisition de terres, un phénomène qui a reçu beaucoup moins d’attention internationale jusqu’à maintenant. Lorsque les gouvernements acquièrent des participations dans des terres, les fonds souverains jouent un rôle moins important que prévu. Des arrangements pour la propriété publique des biens fonciers dans les pays étrangers se font par le biais d’entreprises publiques et avec des participations minoritaires dans des entreprises privées. Les transactions foncières directes de gouvernement à gouvernement se font rares. Des fonds de développement gouvernementaux jouent un rôle majeur dans la fourniture de prêts, d’assurances et d’autres formes de soutien aux entreprises publiques et aux entreprises privées opérant à l’étranger (ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/ak241e/ak241e.pdf).

    2011 – GRAIN – Principaux constats

    Le tableau brossé par GRAIN et publié en 2011 donnait un bon aperçu de l’état de lieux dans le monde. Avec la crise alimentaire de 2007 et 2008 l’agriculture délocalisée est vue désormais par les gouvernements dépendants des importations comme étant une stratégie d’approvisionnement. Le foncier agricole devient une nouvelle source de bénéfices pour l’industrie de la finance. Les objectifs officiels poursuivis visent les cultures vivrières plutôt que le caoutchouc ou le café. Plus de 60 pays sont ciblés par des centaines de firmes et une douzaine de gouvernements (slideshare.net).

    Plus de 56 millions d’hectares sont loués ou vendus en 2008-2009. Selon l’ILC (2011), plus de 80 millions d’hectares depuis 2001 et, selon la Matrice foncière (2012) un total de 227 millions d’hectares (slideshare.net). En Afrique, selon Global Land Project (2010), 62 millions d’hectares ont été échangés dans 27 pays en 2009 alors que l’Oakland Institute (2011) parle de 50 millions d’hectares dans 20 pays (slideshare.net).

    En Afrique, selon Global Land Project (2010), 62 millions d’hectares ont été échangés dans 27 pays en 2009. Oakland Institute (2011) parle de 50 millions d’hectares dans 20 pays. Selon le High Quest Partners US $15 à 50 milliards sont déjà investis par le secteur privé. On s’attend à ce que cette somme triple dans le court terme (US$45 à 150 milliards).Mais ce n’est bien sûr pas quelque chose d’isolé. Ça fait partie d’un processus plus large de restructuration et d’expansion de l’agrobusiness mondial (intégration des firmes, entrée de nouveaux acteurs, nouveaux flux de capitaux, financiarisation, etc.) qui déplace/détruit les paysanneries et prend le contrôle des ressources naturelles.

    Figure 2. Plantations d’huile de palme en Malaisie

    Source : http://www.terraeco.net/L-huile-de-palme-en-Malaisie,12537.html

    De nombreux États qui demandent, prônent et/ou facilitent des accords et deviennent des gouvernements “demandeurs”. Ce sont principalement les États du Golfe, la Corée du Sud, Chine, le Japon…, mais aussi Singapour, l’Inde, la Malaisie, Maurice et l’Afrique du Sud. Le gouvernement philippin a offert des terres aux États du Golfe et à la Chine. Ce sont les entreprises qui mènent les projets (de leur propre chef ou poussées par les États). Un mélange de firmes agro-alimentaires et industrielles et -surtout- financières. Les Agences multilatérales correspondant aux banques de développement, à la coopération bilatérale et aux organismes internationaux promeuvent ces accords. La firme indienne Karuturi s’est implantée en Éthiopie et s’étendra vers la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya (slideshare.net).

    2011 – Constats de la FAO – 50 à 80 millions d’hectares ont fait l’objet de négociations avec les investisseurs étrangers entre 2006 et 2011 (figure 3)

    Selon les constats de la FAO, « Au cours des cinq dernières années (2006=2011), « de 50 à 80 millions d’hectares de terres agricoles dans les pays en développement ont ainsi fait l’objet de négociations avec les investisseurs internationaux cherchant à acheter ou à louer ces terres. Les deux tiers d’entre eux en Afrique sub-saharienne », précise le groupe d’experts. L’ONG Oxfam, chiffre elle, à 227 millions le nombre d’hectares accaparés depuis 2001 ! « Parallèlement, dans ces mêmes pays, près d‘un milliard de personnes manquent de nourriture et un autre milliard souffre de formes diverses de malnutrition, et ce malgré une production alimentaire mondiale suffisante », souligne la FAO (figure 4). D’autant que la hausse des prix records alimentaires, depuis fin 2010, est venue aggraver la crise dans la Corne de l’Afrique où la famine a désormais été officiellement déclarée dans le sud de la Somalie et menace deux régions du Soudan… L’accaparement des terres agricoles est un autre facteur empirant cette situation de famine qui devrait durer jusqu’à fin 2011 (actu-environnement.com).

    L’accaparement des terres, facteur croissant d’insécurité alimentaire (figure 3)

    L’achat de terres, dans des pays où généralement règne l’insécurité alimentaire, pour externaliser la production alimentaire ”risque encore de s’intensifier à l’avenir”, préviennent les experts. ”C’est un sujet de préoccupation croissante car il aggrave un problème historique lié à la répartition des terres dans de nombreux pays”, indiquent-ils » (actu-environnement.com).

     « L’appropriation de terres agricoles des pays du Sud par des investisseurs publics ou privés s’accélère et inquiète le groupe d’experts de la FAO sur la sécurité alimentaire dans une nouvelle étude. Ce rapport daté de juillet dernier (2011) a été rendu public à l’occasion de la session annuelle du Comité sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA) qui se clôt samedi 22 octobre à Rome, après une semaine de débats » (actu-environnement.com).

    Les agro-carburants, moteur des investissements fonciers – 2011 – 14 millions d‘hectares étaient consacrés à la production de biocarburants

    « La production alimentaire et fourragère n’est pas le seul moteur de ces transactions foncières, explique la FAO. Les terres sont également achetées pour la production de biocarburants dans le secteur des transports, de produits forestiers (bois d’œuvre) et de minéraux par des acteurs aux intérêts très divers, qui viennent ainsi gonfler les rangs des participants à cette ruée vers les terres, anciens et nouveaux”. Le boom des agro-carburants de première génération (huile de palme, canne à sucre, éthanol) et de jatropha est de nouveau pointé du doigt par la FAO. En cause : les politiques de soutien aux agro-carburants aux États-Unis et dans l’UE qui figurent aussi parmi les plus gros consommateurs. “On estime qu’en 2006, 14 millions d‘hectares étaient consacrés à la production de biocarburants, soit environ 1 % des terres arables de la planète. Ce chiffre devrait grimper pour atteindre 35 à 54 millions d’hectares d’ici à 2030”.

    Ce qui devrait représenter 2,5 à 3,8 % des terres arables disponibles. L’essor des agro-carburants constitue ”un puissant moteur pour les investissements fonciers internationaux”. La spéculation financière n’est pas en reste et participe aussi à cette mainmise sur les terres »  (actu-environnement.com).

    « Autres facteurs : les stress écologiques, comme les pénuries d’eau et les sécheresses, combinés à certaines politiques environnementales (protection de la nature, projets de fixation du carbone comme REDD+) ”encouragent également les investissements fonciers étrangers. Tous ces facteurs sont susceptibles de prendre de l’ampleur au cours des décennies à venir, et de s’intensifier avec les effets changeants du réchauffement climatique sur la production agricole, accentuant encore la pression qui pèse sur les ressources en terres et en eau”, ajoute le rapport » (actu-environnement.com).

    « Le rapport confirme l’augmentation substantielle ces cinq dernières années des investissements liés à la terre. Le secteur privé y est dominant même si nombre d’entreprises sont soutenues par leurs États d’origine par le biais des fonds gouvernementaux de développement qui pourvoient des prêts ou des assurances. Dans plusieurs pays, des investisseurs étrangers entrent dans le capital des entreprises locales. Si les questions de sécurité alimentaire sont les principales raisons des gouvernements étrangers d’investir dans les terres, beaucoup d’opérations sont dirigées vers l’agriculture non alimentaire, les agro-carburants par exemple, dont ils espèrent un très haut niveau de rentabilité ».

    Plusieurs facteurs aggravants

    En somme, cet examen nous amène à relever les facteurs aggravants de ce phénomène de l’acquisition des terres agricoles, soit le binôme complice État-entreprise, la grande vulnérabilité des terres communales, le financement gouvernemental de la production des biocarburants par les USA et l’UE, la pénurie croissante d’aliments dans certains pays, l’augmentation du prix des aliments et, enfin, une plus grande pression démographique dans les régions marquées par l’appauvrissement de la majorité, ce qui facilite les transactions avec les paysans leur laissant croire que ceux-ci feront une bonne affaire en louant ou vendant leurs terres et, enfin, la dominance de régimes ploutocratiques.

    III. Un tour du monde

    La figure 3 identifie les principaux pays acheteurs ou loueurs, les pays cible et les pays à la fois acheteur et cible. Les principaux pays acheteurs et loueurs sont la Corée du Sud, l’Arabie saoudite, le Japon et la Malaisie. Les pays cible sont, notamment, l’Australie, l’Argentine, le Paraguay, le Brésil, l’Uruguay, le Mozambique, l’Indonésie,

    Figure 3. La géographie de l’accaparement de terre

    Source : http://fr.slideshare.net/hantarabeko/accaparement-des-terres-montage

    Figure 4. La terre change de mains

    Source : http://www.capital.es/2012/10/12/los-nuevos-terratenientes/

    Des pourcentages devenus astronomiques dans les circonstances – 67% des terres du Liberia appartiennent à des étrangers.

    La figure 3 identifie les pays acheteurs ou loueurs, les pays cible, les pays qui sont à la fois acheteurs et terrains d’investissements et le pourcentage des terres d’un pays aux mains d’investisseurs étrangers. Certains pays comme le Liberia, le Paraguay et l’Uruguay ont plus de 20% de leurs terres entre les mains d’investisseurs étrangers, le Liberia montrant le plus fort total avec 67%. En bref, la figure 2 permet de constater que la presque totalité des pays sont affectés par ce phénomène.

    Figure 5. L’accaparement des terres agricoles et la faim

    Source : http://plumesdepaname.fr/laccaparement-des-terres-africaines/

    Le pillage du continent africain se poursuit

    On peut constater qu’en 2008 tous les pays faisant l’objet de l’accaparement des terres souffraient de la faim à des degrés divers. Dans le continent africain on comptait 22 pays dont une partie des terres avait été accaparée (figure 3). « Au moins 2,5 millions d’hectares de terres ont été achetés en Afrique par des États étrangers, des multinationales ou des fonds de pension, soit l’équivalent du territoire de la Belgique. C’est ce que révèle un rapport de la FAO – l’Agence de l’Onu pour l’agriculture et l’alimentation rendu public en 2009. La FAO s’inquiète un peu des violations des droits des paysans que ces accaparements de terres peuvent entraîner, et s’interroge sur la participation des populations locales aux bénéfices générés. Mais elle y voit avant tout une perspective de développement ». Cette attitude de l’organisme onusien est questionnée, car elle laisse entendre que l’accaparement des terres peut avoir des retombées régionales positives sur la paysannerie alors que les faits nous démontrent partout le contraire (paysansdumonde.over-blog.com).

    « En Éthiopie, au Ghana, au Mali, à Madagascar et au Soudan, les transactions ont porté depuis 2004 sur 2,5 millions d’hectares (ha) – soit presque l’équivalent de la Belgique ! – pour un montant total de 920 millions de dollars. Pour les pays hôtes, les « bénéfices » prennent principalement la forme d’une augmentation des investissements étrangers, de création d’emplois, de développement des infrastructures et de transferts de technologie et de savoir-faire. Les informations ont principalement été recueillies auprès des agences gouvernementales. Mais les chiffres cités sont probablement bien en deçà de la réalité. Le rapport souligne le manque de fiabilité des données officielles. En Éthiopie, l’information sur la taille des terres cédées ou en cours de négociation en 2008 étaient manquantes. Au Soudan, les données sont encore plus incomplètes qu’ailleurs. Des médias ont ainsi pu décrire des transactions qui ont eu lieu mais qui n’apparaissent que partiellement dans les recensements gouvernementaux. L’agence Reuters a fait état d’un investissement pour 13 000 ha de la compagnie allemande Flora EcoPower en Éthiopie alors que l’agence éthiopienne de promotion de l’investissement n’a enregistré que 3 800 ha pour cette opération. Un accord portant sur 400 000 ha au Soudan, rapporté dans les médias, est tout simplement absent des statistiques officielles disponibles » (paysansdumonde.over-blog.com).

    Les États du Golfe Persique : 100 contrats pour leur sécurité alimentaire

    Selon des données compilées par GRAIN, ces États ont conclu des contrats là où règne l’insécurité alimentaire et où on souffre de la faim, soit le Soudan, l’Indonésie, le Pakistan, la Birmanie, les Philippines, l’Inde, l’Égypte, le Maroc, la Turquie, le Kenya, l’Éthiopie, la Tanzanie, le Kazakhstan, le Sénégal, l’Australie, le Laos, l’Ukraine, le Mali, le Viet Nam et la Thailande. La superficie totale n’a pas été calculée, mais GRAIN croit que ces transactions correspondent à plusieurs dizaines de millions d’hectares  (slideshare.net).

    Figure 6. 2009-2013. Quelques transactions majeures à travers le monde aux conséquences fatales pour la paysannerie. New Internationalist magazine. People, ideas and action for global justice. Référence : New Internationalist magazine. Land Grabs – Hotspots. Mai 2013

    Source : http://newint.org/features/2013/05/01/land-grabs-hotspots-infographic/

    Quelques cas de transactions parmi les plus controversées. New Internationalist magazine. Land Grabs – Hotspots. Mai 2013.

    En ligne : http://newint.org/features/2013/05/01/land-grabs-hotspots-infographic/

    Cameroun. Un test pour l’Afrique. Des terres agricoles à capitaux étrangers. Le pays regorge de plantations d’huile de palme destinées à la production de biocarburants (newint.org).

    Des appels lancés au niveau mondial. Le cas du rapt des terres agricoles par la holding luxembourgeoise Socfin (figure 7)

    « Bolloré a pris nos terres.  Et maintenant notre liberté ».

    Des paysans d’Afrique et d’Asie accusent la holding luxembourgeoise Socfin de s’être accaparée leurs terres pour ses cultures d’huile de palme. Ils ont lancé une série de blocages dans les plantations pour que l’actionnaire principal Bolloré s’emploie à faire respecter leurs droits et restituer leurs terres. Soutenons leur action ! (sauvonslaforet.org).

    Figure 7. Lutte des paysans du Cameroun

    Source : https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1002/bollore-a-pris-nos-terres-et-maintenant-notre-liberte?t=358

    « La population est en colère » nous a confié Emmanuel Elong, le président de l’Alliance Internationale des riverains des plantations Socfin Bolloré. Et les Camerounais ne sont pas les seuls. Des milliers de paysans manifestent pour les mêmes raisons dans les plantations de Socfin au Libéria, en Côte d’Ivoire et au Cambodge.

    La holding réfute les accusations d’accaparement des terres et affirme au contraire son engagement pour la « promotion du progrès social ». Elle menace même de « poursuites » les auteurs de ce qu’elle nomme « exactions ». Le groupe Bolloré est, avec un total de 38,75%, l’actionnaire principal de Socfin. Son PDG Vincent Bolloré avait entamé un dialogue avec les paysans africains à l’automne dernier avant de se rétracter, expliquant n’avoir finalement pas d’influence au sein de Socfin. Emmanuel Elong y voit un clair manque de considération. Les paysans dépendent de leurs terres pour vivre. Certains redoutent une intervention violente de la police. Tous espèrent la reprise des négociations.

    Les paysans demandent le respect de leurs droits et la rétrocession de leurs parcelles. Soutenons-leurs revendications ! (sauvonslaforet.org).

    Éthiopie. Ses terres intéressent des entreprises indiennes. On constate la présence importante de terres agricoles à capitaux étrangers. Le gouvernement a rendu 3,6 millions d’hectares disponibles à la locationen utilisant la violence et l’intimidation. (newint.org)

    Honduras. On note la présence active d’accapareurs locaux. Des terres agricoles appartiennent à des capitaux étrangers. C’est le pays dans lequel on observe les plus violents conflits entourant les droits fonciers. L’agro-industrie nationale de production d’huile de palme est en pleine expansion. L’entreprise Dinant possède plus de 22 000 hectares d’huile de palme. La demande mondiale de palme a triplé au cours de la dernière décennie et les élites du Honduras ne veulent pas être laissées pour compte. Les terres saisies dans les années 1990 ont généré un mouvement d’insurrection pour la reprise des exploitations paysannes dans la vallée de l’Aguán Nord. Mais depuis le coup d’État de 2009 les petits agriculteurs ont perdu du terrain (http://newint.org/features/2013/05/01/land-grabs-hotspots-infographic/) (figure 8).

    En 2009, le bras du privé de la Banque mondiale, la Société financière internationale, a prêté 530 millions de dollars à Dinant… Des conflits fonciers qui se sont produits entre septembre 2009 et août 2012 ont causé la mort de 53 paysans, des enlèvements, des passages à tabac et des expulsions forcées. Au moins neuf agriculteurs ont été tués au cours de 2012. Les abus ont incité la Banque mondiale à commander une enquête.

    Figure 8. Honduras. Les expulsions se font manu militari : « En un ambiente de impunidad y crisis alimentaria, ante la cual el Estado hondureño se muestra indiferente, se agudiza  la criminalización,  persecución, secuestros,  represión, asesinatos y desalojos contra familias campesinas que luchan por el acceso a la tierra en el país, especialmente en el  Bajo Aguán »  (honduprensa.wordpress.com).

    Source : https://honduprensa.wordpress.com/tag/bajo-aguan/

    IV. La lutte contre l’accaparement des terres agricoles

    Ce boom de l’investissement est considéré comme une nouvelle forme de colonialisme par les communautés locales qui sont expulsées des terres ou elles ont toujours vécu et dont elles dépendent pour leur subsistance. La Banque mondiale elle-même note que «l’acquisition de terres est à l’origine de graves préoccupations au sujet de l’échec de droits locaux et d’autres problèmes.” De nombreux pays riches en terres et autres ressources naturelles ont, cependant, ont un très grand nombre de personnes affamées – plus d’un milliard de personnes se couchent avec l’estomac vide. “Il y a des pays en Afrique qui voient leurs terres utilisées pour les cultures alors directement exportées ou utilisées à d’autres fins [biocarburants],” dit David Garner, DGC Asset Management. Par conséquent, les organisations comme GRAIN, La Via Campesina, et l’International Land Coalition (ILC) ont proposé non seulement de résister à ce phénomène, mais de défendre la souveraineté alimentaire des pays. Leur attaque n’épargne pas la Banque mondiale, une institution qu’ils accusent de camoufler cette thésaurisation comme un investissement responsable et de promouvoir la privatisation de la terre elle-même. La spéculation financière a affecté d’abord la nourriture et s’est ensuite étendue à la terre.

    GRAIN – Un acteur proactif reconnu au plan international avec une représentation sur tous les continents

    GRAIN est une petite organisation internationale qui soutient la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité (http://www.grain.org/fr).

    Les principales interventions de GRAIN en 2014

    GRAIN porte son attention les thèmes suivants : Les grandes entreprises, le pouvoir et le système alimentaire mondial ; le contrôle des semences par les populations ; l’accaparement des terres, et la crise climatique et l’agriculture…En collaboration avec des partenaires du monde entier, nous démontrons comment le système alimentaire industriel détruit les vies, les moyens de subsistance et les milieux écologiques et nous soutenons les luttes pour des solutions alternatives. (grain.org).

    Apporter un soutien aux communautés locales pour les aider à lutter contre les transactions foncières

    En 2014, l’un des éléments importants du combat de GRAIN contre l’accaparement des terres a été de « soutenir les organisations qui travaillent avec les communautés locales pour les aider à lutter contre les transactions foncières qui menacent leur vie et leurs moyens de subsistance. Tout au long de l’année, nous avons été en contact avec des activistes des communautés et des organisations dans beaucoup de régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, et nous les avons aidés à mettre en place des réseaux, afin qu’ils aient davantage de soutien et de visibilité au niveau international »(issuu.com). Voici quelques exemples de ses actions en 2014.

    -        Nous avons aidé à apporter plus de visibilité à la longue lutte contre l’accaparement des terres en Indonésie : au centre de cette lutte les villageois de Buol, dans la province de Sulawesi central, qui se battent depuis 20 ans;

    -        Nous avons suivi le cas de l’activiste camerounais Nasako Besingi, au tribunal pour avoir protesté pacifiquement contre Heracles Farms, un accapareur de terres de Wall Street dont nous avions déjà parlé l’an dernier. Nous avons été en contact direct avec Nasako pour le soutenir. En juin, nous avons publié un communiqué de presse avec l’Oakland Institute et le World Rainforest Movement exigeant qu’Heracles et le gouvernement camerounais retirent leurs charges contre Nasako et ses camarades activistes;

    -        En octobre, nous avons publié un entretien avec Erastus Odindo, un pays kenyan, dont la communauté se bat depuis plus de dix ans pour récupérer les terres et l’eau dont s’est emparée l’entreprise américaine Dominion Farm  (issuu.com).

    Via Campesina. L’unité parmi les paysannes et les paysans. Une voix écoutée

    « La Via Campesina est le mouvement international qui rassemble des millions de paysannes et de paysans, de petits et de moyens producteurs, de sans terre, de femmes et de jeunes du monde rural, d’indigènes, de migrants et de travailleurs agricoles…  Elle défend l’agriculture durable de petite échelle comme moyen de promouvoir la justice sociale et la dignité. Elle s’oppose clairement à l’agriculture industrielle et aux entreprises multinationales qui détruisent les personnes et l’environnement »  (viacampesina.org).

    La Via Campesina regroupe environ 164 organisations locales et nationales dans 73 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques. En tout, elle représente environ 200 millions de paysannes et de paysans. C’est un mouvement autonome, pluraliste et multiculturel, sans affiliation politique, économique ou autre.

    Un mouvement né en 1993

    La Via Campesina a été créé par un groupe de représentants et représentantes d’organisations paysannes provenant des quatre continents lors d’une rencontre en 1993 à Mons, en Belgique. À l’époque, les politiques agricoles et l’industrie agroalimentaire entraient dans un processus de mondialisation et les petits producteurs devaient développer une vision commune et lutter pour la défendre. Les organisations paysannes voulaient que leur voix soit également reconnue et souhaitaient participer directement aux décisions qui affectaient leur quotidien.

    La Via Campesina est maintenant reconnue comme acteur central dans les débats sur l’alimentation et l’agriculture. Elle est écoutée par des institutions telles que la FAO et le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, et elle est largement reconnue par d’autres mouvements sociaux tant au niveau local que global.

    Mondialisons la lutte, mondialisons l’espoir!

    « La Via Campesina s’enracine dans un profond sentiment d’unité et de solidarité entre les petits et moyens producteurs agricoles du Nord et du Sud. L’objectif principal du mouvement est de réaliser la souveraineté alimentaire et de mettre fin au processus destructeur de l’économie néolibérale. Le mouvement est basé sur la conviction que les paysannes et les paysans, les pêcheurs traditionnels, les éleveurs pastoraux et les peuples indigènes, qui forment près de la moitié de la population mondiale, sont capables de nourrir leurs communautés et la planète d’une manière durable et saine. Les femmes jouent un rôle crucial dans le travail de La Via Campesina. Selon la FAO, les femmes produisent 70% de la nourriture sur la planète mais elles sont marginalisées et opprimées par le néolibéralisme et le patriarcat. La Via Campesina lutte contre toutes les formes de violence faites aux femmes ».

    En défense de la souveraineté alimentaire

    « La Via Campesina a lancé l’idée de la “souveraineté alimentaire” au Sommet mondial de l’Alimentation en 1996. Cela a donné naissance à un mouvement populaire global porté aujourd’hui par une grande diversité de secteurs sociaux tels que des communautés urbaines défavorisées, des associations de défense de l’environnement et des consommateurs, des organisations de femmes, de pêcheurs traditionnels, d’éleveurs pastoraux et beaucoup d’autres. La souveraineté alimentaire est également reconnue par plusieurs institutions et gouvernements » (viacampesina.org).

    La souveraineté alimentaire se présente maintenant comme l’une des réponses les plus crédibles aux crises actuelles de l’alimentation, de la pauvreté et du climat.

    Une structure décentralisée

    « La Via Campesina est un mouvement populaire de masse dont la vitalité et la légitimité proviennent d’organisations paysannes de base. Le mouvement s’organise de façon décentralisée au sein de 9 régions. La coordination entre les régions est gérée par le Comité de Coordination International qui est constitué d’une femme et d’un homme élus par les organisations membres de chaque région. Le secrétariat opérationnel international se déplace selon une décision collective prise tous les 4 ans par la Conférence Internationale. Il est passé de la Belgique (1993-1996) au Honduras (1997-2004) pour s’installer ensuite en Indonésie jusqu’en 2013. depuis septembre 2013, il est hébergé par l’organisation Zimsoff au Zimbawe . Le mouvement est financé par les contributions de ses membres, des dons privés et par le soutien de certaines ONG, fondations et autorités locales ou nationales » (viacampesina.org).

    La Coalición Internacional de la Tierra (ILC) – Rome – Italie

    La Coalition internationale pour l’accès à la terre (ILC) est une alliance mondiale de la société civile et des organisations intergouvernementales travaillant ensemble pour promouvoir un accès sécurisé et équitable à la terre et son contrôle pour les femmes et les hommes pauvres à travers l’incidence, le dialogue, le partage des connaissances et le renforcement des capacités.

    La vision de la Coalition est de fournir un accès sûr et équitable à la terre et à son contrôle, réduisant ainsi la pauvreté et contribuant à l’identité, à la dignité et à l’inclusion .

    Conclusion

    L’examen global du phénomène de l’accaparement des terres permet de conclure que toutes les surfaces continentales sont devenues un marché mondial des terres. L’ampleur du phénomène est tout simplement ahurissante. Presque tous les pays sont affectés et le processus enclenché s’accélère. Cette ruée vers les terres agricoles et leur prise de possession par des intérêts étrangers risquent d’affecter à la fois la souveraineté des pays en développement et leur capacité d’assurer l’approvisionnement alimentaire de leurs propres populations. On assiste donc à un processus de confiscation des terres traditionnellement mises en valeur par la paysannerie. Plusieurs facteurs aggravent cette situation globale : Le binôme complice État-entreprise, le libre accès aux terres communales ou terres patrimoniales d’un pays, le financement par les États de la production des biocarburants, les besoins grandissants d’aliments dans les pays à forte croissance démographique, la hausse du prix des aliments, la vente des terres dotées de sols de qualité supérieure et le grand nombre de régimes politiques ploutocratiques. Tous ces facteurs concourent à rendre les transactions légitimes et même utiles aux yeux des décideurs.

    Les attentes de la population rurale active sur des terres appropriées. Stopper le processus d’accaparement et agir de façon urgente

    Les rapports consultés invitent les gouvernements à agir et ce de façon urgente. Déjà, des dommages considérables ont été causés dans un grand nombre de pays. Il faut que le processus d’accaparement soit stoppé ou du moins placé sous un contrôle strict de la part des agences responsables. Il importe d’intervenir en priorité dans les domaines de la fiscalité agricole et de l’accès aux terres pour la relève.

    En ce qui a trait à la fiscalité, une révision de la fiscalité foncière agricole est requise afin que la méthode d’évaluation des terres et des actifs agricoles ne soit pas basée seulement sur la valeur établie des transactions, mais se doit de tenir compte des ventes intergénérationnelles et de leur valeur agronomique. Pour l’accès aux terres, de vives inquiétudes sont exprimées concernant la capacité de la relève agricole à concurrencer les fonds dédiés à l’achat d’actifs agricoles et le développement de l’économie rurale (centralisation de l’achat d’intrants et d’équipements).

    Nous sommes conscients, à la suite de cette analyse du portrait global de l’accaparement des terres, qu’il est fort difficile pour la paysannerie de voir ses revendications prises en compte quand les gouvernements eux-mêmes sont juges et parties ou même complices proactifs des pouvoirs financiers internationaux. Quand la spéculation devient le leitmotiv dans le processus de la production alimentaire les terres vivrières sont alors sacrifiées au meilleur offrant et on assiste alors à la dépossession des terres cultivées et à l’intensification du processus de l’exode rural, ce qui s’est produit en Amérique latine et ce qui caractérise aujourd’hui les mouvements migratoires dans l’ensemble du continent africain.

    Nous reproduisons, ici, l’Appel de Dakar contre les accaparements de terres – 2011

    Appel de Dakar contre les accaparements de terres

    Créé le mercredi 2 mars 2011

    Nous, organisations paysannes, organisations non-gouvernementales, organisations confessionnelles, syndicats et autres mouvement sociaux, réunis à Dakar pour le Forum Social Mondial de 2011:

    Considérant que les agricultures paysannes et familiales qui regroupent la majorité des agriculteurs et des agricultrices du monde, sont les mieux placées pour : répondre à leurs besoins alimentaires et ceux des populations, assurant la sécurité et la souveraineté alimentaires des pays, fournir des emplois aux populations rurales et maintenir un tissu économique en zones rurales, clé d’un développement territorial équilibré, produire en respectant l’environnement et en entretenant les ressources naturelles pour les générations futures ;

    Considérant que les récents accaparements massifs de terres au profit d’intérêts privés ou d’États tiers ciblant des dizaines de millions d’hectares – que ce soit pour des raisons alimentaires, énergétiques, minières, environnementales, touristiques, spéculatives, géopolitiques – portent atteinte aux droits humains en privant les communautés locales, indigènes, paysannes, pastorales, forestières et de pêcherie artisanale de leurs moyens de production. Ils restreignent leur accès aux ressources naturelles ou les privent de la liberté de produire comme ils le souhaitent. Ces accaparements aggravent également les inégalités d’accès et de contrôle foncier au détriment des femmes ;

    Considérant que les investisseurs et les gouvernements complices menacent le droit à l’alimentation des populations rurales, qu’ils les condamnent au chômage endémique et à l’exode rural, qu’ils exacerbent la pauvreté et les conflits et qu’ils contribuent à la perte des connaissances, savoir-faire agricoles et identités culturelles;

    Considérant enfin que la gestion foncière, ainsi que le respect des droits des peuples, sont d’abord sous la juridiction des parlements et gouvernements nationaux et que ces derniers portent la plus grande part de responsabilité dans ces accaparements ;

    Nous en appelons aux parlements et aux gouvernements nationaux pour que cessent immédiatement tous les accaparements fonciers massifs en cours ou à venir et que soient restituées les terres spoliées. Nous ordonnons aux gouvernements d’arrêter d’oppresser et de criminaliser les mouvements qui luttent pour l’accès à la terre et de libérer les militants emprisonnés. Nous exigeons des gouvernements nationaux qu’ils mettent en place un cadre effectif de reconnaissance et de régulation des droits fonciers des usagers à travers une consultation de toutes les parties prenantes. Cela requiert de mettre fin à la corruption et au clientélisme, qui invalident toute tentative de gestion foncière partagée.

    Nous exigeons des gouvernements et Unions Régionales d’États, de la FAO et des institutions nationales et internationales qu’elles mettent immédiatement en place les engagements qui ont été pris lors de la Conférence Internationale pour la Réforme Agraire et le Développement Rural (CIRADR*) de 2006, à savoir la sécurisation des droits fonciers des usagers, la relance des processus de réformes agraires basés sur un accès équitable aux ressources naturelles et le développement rural pour le bien-être de tous. Nous réclamons que le processus de construction des Directives de la FAO* soit renforcé et qu’il s’appuie sur les droits humains tels qu’ils sont définis dans les différentes chartes et pactes internationaux – ces droits ne pouvant être effectifs que si des instruments juridiques contraignants sont mis en place au niveau national et international afin que les États respectent leurs engagements. Par ailleurs, il incombe à chaque état d’être responsable vis à vis de l’impact de ces politiques ou des activités de ses entreprises dans les pays ciblés par les investissements. De même, il faut réaffirmer la suprématie des droits humains sur le commerce et la finance internationale, à l’origine des spéculations sur les ressources naturelles et les biens agricoles.

    Parallèlement, nous invitons le Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale (CSA*) à rejeter définitivement les Principes pour des Investissements Agricoles Responsables (RAI*) de la Banque Mondiale, qui sont illégitimes et inadéquats pour traiter le phénomène, et à inclure les engagements de la CIRADR ainsi que les conclusions du rapport d’Évaluation Internationale des Connaissances, des Sciences et Technologies Agricoles pour le Développement (IAASTD*) dans son Cadre d’Action Globale.

    Nous exigeons que les États, organisations régionales et institutions internationales garantissent le droit des peuples à avoir accès à la terre et soutiennent l’agriculture familiale et l’agro-écologie. Ces initiatives doivent être basées sur l’agriculture familiale et la production vivrière agro-écologique. Des politiques agricoles appropriées devront prendre en compte les différents types de producteurs (peuples autochtones, éleveurs nomades, pêcheurs artisanaux, paysans et paysannes et bénéficiaires des réformes agraires) et répondre plus spécifiquement aux besoins des femmes et des jeunes.

    Enfin, nous appelons les citoyen-ne-s et les organisations de la société civile du monde entier à soutenir – par tous les moyens humains, médiatiques, juridiques, financiers et populaires possibles – tous ceux et toutes celles qui luttent contre les accaparements de terres et à faire pression sur les gouvernements nationaux et sur les institutions internationales pour qu’ils remplissent leurs obligations vis à vis des droits des peuples.

    Nous avons tous le devoir de résister et d’accompagner les peuples qui se battent pour leur dignité !

    (viacampesina.org).

    Jules Dufour

    Centre de recherche sur la Mondialisation

    Jules Dufour, Ph.D., C.Q., géogrpahe. Professeur émérite. Membre Chevalier de l’Ordre national du Québec. Membre de la Commission mondiale des Aires protégées de  l’Union Internationale de la nature (UICN), Gland, Suisse. Membre, Cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, Paris.

     

    Références

    BÉLANGER-GULICK, Jasmine. 2013. Le Canada et la ruée vers les terres agricoles. Analyse de l’implication canadienne dans le phénomène des acquisitions à grande échelle de terres dans les pays du Sud. Groupe canadien de réflexion sur la sécurité alimentaire. Avril 2003. En ligne :http://www.ccic.ca/_files/fr/working_groups/2013_08-21_le_canada_et_la_ruee_vers_les_terres_agricoles_fspg_avril_2013.pdf

    BOUGHRIET, Rachida. 2011. L’accaparement des terres, facteur croissant d’insécurité alimentaire. ACTU Environnement.com. Le 20 octobre 2011. En ligne : http://www.actu-environnement.com/ae/news/FAO-rapport-accaparement-terres-agricoles-session-CSA-directives-13892.php4

    COTULA, Lorenzo, Sonya Vermeulen, Rebeca Leonard et James Keeley. 2009. Land grab or development opportunity? Agricultural Investment and international land deals in Africa. iied, FAO et IFAD. 130 pages. En ligne : ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/ak241e/ak241e.pdf

    DJABALI, Nadia. 2009. L’accaparement des terres africaines : « opportunité de développement » ou néocolonialisme foncier ? BASTA. 10 juin 2009. En ligne : http://paysansdumonde.over-blog.com/pages/Laccaparement_des_terres_africaines-1609582.html

    FEDER, Ernest. Campesinistas y descmpesinistas. Tres enfoques divergentes (no incompatibles) sobre la  destrucción del campesinado. Comercio Exterior, vol. 27, num. 12, México, diciembre de 1977, pp. 1439-1446. En ligne : http://revistas.bancomext.gob.mx/rce/magazines/403/5/RCE5.pdf

    FORUM SOCIAL MONDIAL. 2011. L’Appel de Dakar contre les accaparements de terres. La Via Campesina. Mouvement Paysan International. Le 2 mars 2011. En ligne :http://viacampesina.org/fr/index.php/les-grands-ths-mainmenu-27/rrme-agraire-mainmenu-36/549-appel-de-dakar-contre-les-accaparements-de-terres19

     

    GRAIN. 2011. Ampleur de l’accaparement des terres par des intérêts étrangers pour la production alimentaire: surfaces des terres agricoles vendues ou louées dans quelques pays. Décembre 2011. 6 pages. En ligne: PDF,  http://www.grain.org/

    GRAIN. 2012. L’accaparement des terres et la crise alimentaire mondiale. Le 16 avril 2012. En ligne :http://fr.slideshare.net/hantarabeko/accaparement-des-terres-montage

    GRAIN. 2014. Les paysans de Sierra Leone refusent de laisser accaparer leurs terres pour une plantation de palmiers à huile. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 13 janvier 2014. En ligne : http://www.mondialisation.ca/les-paysans-de-sierra-leone-refusent-de-laisser-accaparer-leurs-terres-pour-une-plantation-de-palmiers-a-huile/5364745

    GRAIN. 2014. GRAIN en 2014. Pour des systèmes alimentaires gérés par les communautés et fondés sur la biodiversité. 27 pages. En ligne :http://issuu.com/grain.org/docs/2014_public_activity_report_fr_03/3?e=5351071/13286419

    GRAIN. 2015. Résistance mondiale contre les accaparements de terres par Bolloré et Socfin. Le 22 avril 2015. En ligne : http://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/5192-resistance-mondiale-contre-les-accaparements-de-terres-par-bollore-et-socfin

    GRAIN. 2015. Développement de l’agrobusiness en Afrique: Les accapareurs de terres du couloir de Nacala au Mozambique. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 8 juin 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/la-ruee-sur-les-terres-africaines-les-accapareurs-de-terres-du-couloir-de-nacala-au-mozambique/5454373

    GRAIN. 2015. Agro-colonialisme au Congo : la finance de développement européenne et américaine alimente une nouvelle phase de colonialisme en RDCGrain.org. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 9 juin 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/agro-colonialisme-au-congo-la-finance-de-developpement-europeenne-et-americaine-alimente-une-nouvelle-phase-de-colonialisme-en-rdc/5454597

    HONDUPRENSA y ERIC. 2015. Entradas etiquetadas como Bajo Aguán. Se incrementan amenazas, criminalización y desalojos contra movimientos campesinos. Le 5 juin 2015. En ligne :https://honduprensa.wordpress.com/tag/bajo-aguan/

    LA VIA CAMPESINA et GRAIN. 2015. Les lois semencières qui criminalisent les paysannes et les paysans : résistances et luttes. Le 8 avril 2015. En ligne : http://www.grain.org/fr/article/entries/5141-les-lois-semencieres-qui-criminalisent-les-paysannes-et-les-paysans-resistances-et-luttes

    NIATI, Riadh. 2015. L’accaparement des terres africaines. Plumes de panames. ACTUALITÉS & POLITIQUE. 26 mai 2015. En ligne : http://plumesdepaname.fr/laccaparement-des-terres-africaines/

    NODOKA. La Coalición Internacional para el Acceso a la Tierra (ILC). Gestion, collaboration et connaissances pour le secteur social.  En ligne : https://www.nodoka.co/es/organizaciones/la-coalicion-internacional-para-el-acceso-a-la-tierra-ilc

    L’accaparement des terres africaines : « opportunité de développement » ou néocolonialisme foncier ?

    http://paysansdumonde.over-blog.com/pages/Laccaparement_des_terres_africaines-1609582.html

     

    Plateforme & ressources ALIMENTERRE. En ligne : http://www.alimenterre.org/image/laccaparement-terres-agricoles

    SAUVONS LA FORÊT. 2015. « Bolloré a pris nos terres.  Et maintenant notre liberté ». Pétition en appui aux paysans d’Afrique et d’Asie. En ligne : https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1002/bollore-a-pris-nos-terres-et-maintenant-notre-liberte?t=358

    UNION DES PRODUCTEURS AGRICOLES DU QUÉBEC. 2015. L’accaparement des terres agricoles : Quatre raisons d’agir! Mémoire présenté par l’Union des Producteurs du Québec (UPA) à la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles. Le 16 mars 2015. 25 pages. En ligne : http://www.upa.qc.ca/content/uploads/2015/03/Memoire-CAPERN-UPA.pdf

    VIA CAMPESINA. 2011. La voix des paysannes et des paysans du monde. Mouvement paysan international. Le 9 février 2011. En ligne : http://viacampesina.org/fr/index.php/organisation-mainmenu-44/quest-ce-que-la-via-campesina-mainmenu-45/540-la-voix-des-paysannes-et-des-paysans-du-monde

    VIA CAMPESINA. Migrations forcées : ces politiques néolibérales qui chassent les paysans de leurs terres. Le 28 mai 2015. En ligne : http://viacampesina.org/fr/index.php/les-grands-ths-mainmenu-27/migrations-et-ouvriers-agricoles-mainmenu-41/1087-migrations-forcees-ces-politiques-neoliberales-qui-chassent-les-paysans-de-leurs-terres

    WIKIPÉDIA. Accaparement des terres. Dernière mise à jour : En ligne :

    World Rainforest Movement. 2012. Déclaration de la 3e Conférence spéciale sur la souveraineté alimentaire, pour les droits et pour la vie. Le 30 avril 2012. Inclus dans Bulletin 177. En ligne :http://wrm.org.uy/fr/les-articles-du-bulletin-wrm/section2/declaration-de-la-3e-conference-speciale-sur-la-souverainete-alimentaire-pour-les-droits-et-pour-la-vie/

    Vidéos

    Accaparement des terres – Reportage de l’aJT05/03/2015 – 21. Le 5  mars 2015. En ligne :https://www.youtube.com/watch?v=2xTerusJqsQ

    Annexe 1.

    Déclaration de la 3e Conférence spéciale sur la souveraineté alimentaire, pour les droits et pour la vie

    Le texte intégral de la déclaration publié le 30 avril 2012. En ligne : http://www.radiomundoreal.fm/get.php?file=IMG/pdf/Declaracion_III_Conf_mov_sociales_x_sob_alimentaria.pdf&type=application/pdf

     

     

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    Ahmed Kadhafi: « Mais où sont donc passés les amis de la Libye?

    Irak Libye Syrie
     
     
    Ahmed Kadhaf ad-Dam KadhafiLe cousin du feu dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a accordé une interview exclusive à l’agence Sputnik.
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    Les puissances occidentales ne semblent pas être intéressées par une stabilisation de la Libye, plongée dans le chaos depuis l’intervention de l’Otan en 2011, estime l’ex-colonel de l’armée libyenne Ahmed Kadhaf ad-Dam Kadhafi, cousin de l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi.

    Dans un entretien exclusif avec l’agence Sputnik, il déplore « la destruction et l’effusion de sang quotidiennes » qui se poursuivent dans le pays sans que la communauté internationale ne s’en préoccupe.

     

    *

    « Malheureusement, le monde ignore ce qui se passe en Libye, et la laisse errer parmi les décombres. Il y a deux millions de réfugiés et de prisonniers dans le pays, et c’est vraiment très triste », a déclaré l’ex-colonel.

    Selon lui, les pays occidentaux ne sont pas vraiment intéressés par la stabilisation de la Libye. »Ils avaient leur intérêt à éliminer Mouammar Kadhafi, mais où sont-ils maintenant, ces +amis de la Libye+? (…). Le pays est en ruines, et les gens y sont tués chaque jour; c’est une honte pour les Nations unies », lance-t-il.

     

    L’ancien officier a également accusé l’Occident d’avoir pavé la voie à l’Etat islamique en Libye à l’époque de la révolte contre Mouammar Kadhafi.

     

    *

    « Ils sont venus d’Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh et de plusieurs autres pays, et les Etats étrangers leur ont fourni un soutien aérien (…).

    Leur principal objectif était de tuer Mouammar Kadhafi, car il voulait unifier le continent africain. Ils considèrent l’Afrique comme une mine, ils veulent la recoloniser de nouveau et réduire les Africains en esclavage », affirme l’interlocuteur de l’agence. »Ils nous traitent de façon barbare, puisqu’ils ne maîtrisent pas d’autres langues que celle de la force.

    Ils n’ont jamais envisagé de solution pacifique ni de projet positif pour les Africains ou les Libyens », indique-t-il.Toujours d’après lui, la Syrie serait devenue « un enfer similaire » sans le soutien de la Russie et de son président Vladimir Poutine.

     

     

     *

    Dans le même temps, évoquant l’expansion actuelle de l’Etat islamique en Libye et en Syrie, Ahmed Kadhafi a estimé que les forces de la coalition internationale « ne combattaient pas du tout l’EI ». »Au contraire, ce sont l’Occident et l’Otan qui ont créé l’EI.

    Il n’y avait pas d’extrémisme en Irak, en Syrie ou en Libye avant l’intervention de l’Otan dans ces pays », souligne Ahmed Kadhafi. »La question est de savoir comment il est possible que l’intervention de l’Otan ait permis à la moitié des territoires irakiens et syriens de passer sous le contrôle de l’EI ?

    L’Otan est-elle devenue si faible? », se demande-t-il.

     

    Sputnik – 18.06.2015

    Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150618/1016596144.html#ixzz3dPyclrKM


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    L’alliance secrète entre Israël et les pays arabes du Golfe rendue publique

     

     

     

    En 2009, un câble diplomatique du Département d’Etat américain donna un des premiers aperçus d’une alliance montante entre Israël et les pays arabes du Conseil de Coopération du Golfe (le CCG). Le câble citait Yacov Hadas, un officiel du Ministère des Affaires étrangères israélien: » les Arabes du Golfe croient dans le rôle d’Israël à cause de la perception qu’ils ont des relations étroites entre Israël et les Etats-Unis. » Et ajoutait que les pays du CCG « pensaient qu’Israël pouvait faire des miracles. »

    Israël et les pays du Golfe avaient aussi un intérêt commun, celui de contrer ce qu’ils considéraient comme l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient. Ainsi, alors que les deux parties croisaient le fer en public- l’opération militaire israélienne « Plomb Durci », qui venait juste de faire plus de 1 400 victimes dans la Bande de Gaza, était condamnée par les termes de « violente agression » par l’Arabie saoudite dans une lettre adressée à l’ONU  – les deux pays entretenaient  » d’excellentes relations » derrière des portes closes. Hadas aurait ajouté que les Arabes du Golfe n’étaient pas encore « prêts à faire en public ce qu’ils disaient en privé. »

    Six ans plus tard, il semblerait que les pays du CCG soient prêts à rendre public leur rapprochement avec Israël. Lors d’une réunion cette semaine à Washington, au Conseil des Relations étrangères, commentée sur Bloomberg TV par Eli Lake, d’anciens officiels de haut rang saoudiens et israéliens ont non seulement partagé la scène mais ils ont révélé que les deux pays avaient eu toute une série de rencontres de haut niveau pour discuter de stratégies communes, concernant surtout la prédominance de l’Iran sur la région. L’ancien général saoudien Anwar Eshki a ouvertement appelé à un changement de régime en Iran. De son côté, Dore Gold, ancien ambassadeur israélien à l’ONU, qui fut en son temps un farouche opposant à l’Arabie saoudite, a parlé de sa sensibilisation à ce pays au cours des dernières années et des possibilités d’aplanir les divergences résiduelles entre les deux pays. Il a déclaré: » Le fait que nous soyons ensemble ici sur cette scène aujourd’hui ne signifie pas que nous avons résolu tout ce qui nous sépare depuis tant d’années mais nous espérons fermement y parvenir tout à fait dans les années à venir. »

    Cela fait longtemps que les relations avec Israël sont un troisième rail pour les pays arabes. Suite à la création de l’état d’Israël en 1948 et la fuite de centaines de milliers de réfugiés palestiniens, d’autres pays du Moyen-Orient ont maintenu une position d’hostilité déclarée envers Israël, en accord avec leurs opinions publiques. Certains pays tels que l’Egypte, sous une dictature militaire, ont conclu des traités de paix officiels avec Israël au mépris de leur opinion publique, mais les pays du Golfe, pour la plupart, sont restés à l’écart.

    Cependant, ces dernières années, le double phénomène des printemps arabes et de l’influence montante de l’Iran a rapproché d’Israël les dirigeants des pays du CCG  L’an dernier, le prince saoudien Turki bin Faisal s’est offert le luxe, fait sans précédent, d’écrire un éditorial dans un grand journal israélien, appelant à la paix entre Israël et les pays du CCG et à la résolution du conflit israélo-palestinien. Comme l’administration d’Obama a poursuivi ces dernières années une politique de détente avec l’Iran, des rapports ont dévoilé une coopération secrète sur la sécurité entre Israël et les pays du CCG. Le site d’investigations Middle East Eye a dernièrement montré l’existence de vols secrets réguliers entre Abu Dhabi et Tel Aviv en dépit de la soi-disant interdiction faite aux citoyens israéliens d’entrer aux Emirats Arabes Unis.

    Dans son livre publié en 2012, After the Sheikhs: The Coming Collapse of the Gulf Monarchies, Chris Davidson, professeur à l’université de Durham, écrit que les pays du Golfe continueront à rechercher le soutien d’Israël à cause des pressions extérieures grandissantes qui se font sentir suite aux soulèvements régionaux. Même s’il dit que les pays du CCG sont constitués de « populations nationales pour la plupart anti-israéliennes et pro-palestiniennes hyper sensibles sur les sujets du Sionisme et d’Israël », le livre montre bien une coordination clandestine croissante sur les plans économique et politique entre les dirigeants des pays du CCG et leurs homologues israéliens au cours de ces dernières années.

    Il y a cependant des signes indiquant que même les sentiments populaires anti-israéliens dans ces pays sont en train de changer. Un récent sondage de l’opinion saoudienne réalisé par des étudiants du Centre Interdisciplinaire d’Herzliya, université israélienne, a montré qu’une minorité de Saoudiens considérait Israël comme une menace pour leur pays. Ils disaient plutôt que l’Iran ou l’Etat islamique naissant étaient leur principal objet d’inquiétude. Alex Mintz qui a supervisé le sondage d’opinion a déclaré:  » La façon dont nous voyons les Saoudiens, ici en Israël, ne correspond pas exactement à ce qu’ils sont. Nous croyons savoir ce que pensent les gens en Iran, à Gaza et en Arabie saoudite, mais aucune des personnes à qui j’ai parlé ne pensait que les Saoudiens diraient qu’ils avaient bien plus peur de l’Iran que d’Israël. Personne n’avait prévu ça. »

    Avec l’administration d’Obama qui cherche à conclure cet accord nucléaire crucial avec l’Iran le mois prochain, il semble probable que les pays du Golfe et Israël, alliés traditionnels des Américains mais unis dans leur refus de cet accord, continueront à construire leur coordination stratégique. Que d’anciens officiels de haut rang représentant à la fois les intérêts du Golfe et ceux d’Israël aient décidé de rendre publique leur coopération est le signe que cette alliance se renforce. Comme cette relation s’épanouit dans le contexte de la crise israélo-palestinienne et de la prédominance en Israël de partis politiques d’extrême droite, il semble clair que les dirigeants des pays du CCG ont décidé, suite aux printemps arabes, de placer leurs petits intérêts personnels au-dessus des principes annoncés haut et fort concernant la stabilité dans la région.

    MURTAZA HUSSAIN – 6 juin 2015

    Article original en anglais : https://firstlook.org/theintercept/2015/06/05/israel-gcc-alliance-shall-named/

    Traduit par Christine Malgorn  – Auteur de Syrie, mon amour. 1860, au cœur de la guerre oubliée. EditionHarmattan, 2012  – Voir la vidéo  (disponible sur Amazon);  et de « Bienvenue au Shéol » paru en avril 2015 (disponible en numérique sur Amazon, et en format papier). Voir son blog:https://cmalgorn.wordpress.com)

    Source: http://arretsurinfo.ch/lalliance-secrete-entre-israel-et-les-pays-arabes-du-golfe-rendue-publique/


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    L'EI a truffé d'explosifs le site antique de Palmyre

    Publié par wikistrike.com sur 21 Juin 2015, 16:27pm

     

    L'EI a truffé d'explosifs le site antique de Palmyre

    Le groupe djihadiste a miné la ville antique de Palmyre, inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité.

    Les djihadistes du groupe État islamique ont miné la ville antique de Palmyre, dans le désert du centre de la Syrie, faisant craindre un désastre pour ce site inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité. Le site est désormais truffé de mines et d'explosifs, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), un mois jour pour jour la conquête de Palmyre par les djihadistes, qui en ont chassé les troupes gouvernementales. Déjà tristement célèbres pour leurs destructions irrémédiables de trésors archéologiques en Irak, les jihadistes risquent d'effacer de la carte le joyau du désert syrien, et avec lui un pan de l'histoire du pays.

    Des intentions incertaines. Il n'était cependant pas clair dans l'immédiat si l'intention des djihadistes était de menacer de s'en prendre à la ville antique pour empêcher les forces syriennes d'avancer, ou bien de faire sauter quoiqu'il arrive le site réputé pour ses colonnades torsadées romaines, ses temples et ses tours funéraires, a précisé l'OSDH. Mais une source au sein des services de sécurité syriens a assuré que le régime ne serait pas sensible à un tel chantage. "L'armée interviendra dans toutes les régions où se trouvent les terroristes pour les en chasser, y compris à Palmyre", a affirmé cette source. Un colonel connu pour avoir mis fin au blocus par les rebelles de la partie d'Alep contrôlée par le régime, a reçu la mission de reprendre Palmyre selon un responsable politique à Damas.

    Des destructions au bulldozer. En avril, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des jihadistes de l'EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d'explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l'empire assyrien fondée au 13e siècle. Dans les dix jours qui ont suivi la prise de Palmyre, l'EI a exécuté dans et à l'extérieur de la ville plus de 200 personnes, dont 20 abattus dans le théâtre antique. L'EI, qui a profité du conflit déchirant la Syrie depuis mars 2011 pour s'y implanter, contrôle désormais la moitié du pays, selon l'OSDH.

     

    Source


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    21 juin 2015

    CIVITAS MANIFESTE POUR LES CHRÉTIENS D’ORIENT ET RÉCLAME DES SANCTIONS CONTRE L’ARABIE SAOUDITE ET LES PAYS ALLIÉS DE L’ETAT ISLAMIQUE

    Publié par Guy Jovelin

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    Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi après midi à Paris à l’appel de l’institut Civitas en soutien aux Chrétiens d’Orient persécutés. La manifestation qui visait les pays complices des persécutions est partie de la place St Augustin pour se diriger vers l’ambassade d’Arabie Saoudite. Ce rassemblement a reçu l’appui de nombreuses personnalités qui ont apporté leur concours au défilé par leur présence ou en relayant l’appel sur différents médias.

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    Sur une des banderoles on pouvait lire: « Il faut sanctionner l’Arabie Saoudite et les autres pays alliés de l’Etat Islamique » avec à l’extrémité une photo de François Hollande serrant la main du roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud d’Arabie Saoudite.

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    Avant le départ du défilé, plusieurs personnalités (Marie d’Herbais, Jany Le Pen, le sénateur hre Bernard Seillier, l’avocat Elie Hatem) se sont relayées pour dénoncer le sort fait aux Chrétiens d’orient et le malheur qui s’abat sur l’Irak et la Syrie par la faute des tenants d’un nouvel ordre mondial.

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    Au cours de la marche, plusieurs manifestants ont brandi des panneaux dénonçant les pays complices de l’Etat Islamique ainsi que les mensonges de certains politiques occidentaux.

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    Arrivé à proximité de l’ambassade d’Arabie Saoudite, ce fut au tour de Marion Sigaut et du bouillonnant président de Civitas de prendre la parole. Celui-ci a dénoncé la récupération politique des persécutions subies par les Chrétiens d’Orient par François Fillon et Valérie Pécresse, qui organiseront à leur tour un rassemblement en leur faveur mardi 23 juin, s’interrogeant sur la sincérité de leur démarche alors « qu’en réalité François Fillon et Valérie Pécresse appartiennent à un parti qui comme le PS sont des alliés de la coalition qui a mis en place l’Etat Islamique« , remontant aux causes de la création de l’EI et de son développement fulgurant. Selon Alain Escada, ce n’est que parce que l’EI a reçu un soutien financier important de la part de certains pays que celui-ci a pu connaître une telle progression.

    Il a cité à plusieurs reprises l’axe Washington Tel-Aviv qui voudrait, selon lui, redessiner les frontières du Proche et Moyen Orient en plaçant à leur tête des chefs d’état serviles. L’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweit, le Bahreïn et la Turquie ont été dénoncés comme étant associés à ce processus.

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    Alain Escada a rappelé l’origine et la méthode mise en oeuvre qui a aboutit à déstabiliser la région: la coalition, en renversant Saddam Hussein, a mis le chaos en Irak, puis en renversant Mouammar Kadhafi a récidivé en Lybie. Par le même procédé, en renversant Bachar el-Assad, Alain Escada  prévoit que les coalisés mettront pareillement le chaos en Syrie. Celui-ci en a profité au passage pour dénoncer « le désordre mondial imposé par le nouvel ordre mondial. »

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    Le président de l’association catholique traditionaliste a terminé son discours en considérant que messieurs Hollande, Valls, Fabius et Sarkozy avaient du sang sur les mains et que la place de BHL devrait être devant un tribunal pénal international.

    MPI TV vous proposera sous peu les discours des différents intervenants.

     

    ET AUSSI

     

     

     

    dimanche, 21 juin 2015

    Alors que les collabos nous bassinaient avec leur "journée pour l'immigration" : "SAUVONS CALAIS" SAUVE L'HONNEUR DE LA FRANCE

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    Hier les associations pro-immigration avaient prévu des manifestations à travers le pays. A part les nouveaux arrivants qui pensaient obtenir plus vite des allocs en y participant, le bide fut total.

    A Calais cependant le collectif Sauvons Calais, dirigé par Kevin Reche, avait lui aussi organisé une manif. Celle-ci visait à protester contre le climat de violence qui règne dans la ville depuis l'arrivée massive de clandestins. Ce rassemblement  démontre à lui-seul le ras-le-bol grandissant des Calaisiens et des Français en général face à l'incapacité du pouvoir de mettre fin à cette situation de plus en plus insupportable pour tous.

    Partout en France la Résistance nationale et identitaire face au Système broyeur des peuples doit s'intensifier.

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    Migrants : à Calais, une journée tristement ordinaire

    REPORTAGE - Manifestations pro et anti-migrants samedi à Calais sur fond de rumeurs. Dans la "new jungle", le provisoire devient définitif. Et chez les riverains la colère monte.

    Ça va mal finir. À Calais, depuis quelques jours, tous les véhicules de police ont la même consigne : arrêter les agresseurs de migrants. Le scénario qui se répète depuis deux semaines inquiète les pouvoirs publics. Un véhicule maraude aux abords de la lande. Muni d'une barre de fer, un homme s'en extirpe brutalement, frappe à l'aveugle dans les jambes et la tête des migrants isolés, puis s'enfuit laissant sa proie au sol.

    La police aurait enregistré deux plaintes mais il y aurait eu trois agressions ou peut-être quatre. Selon les associations, une des victimes est toujours hospitalisée à Lille. Une autre, un bandage sur le crâne a réintégré la "new jungle", le bidonville où vivent les quelque 3.000 migrants de Calais. "Selon les témoignages que nous avons recueillis, il s'agirait tantôt d'une berline noire type BMW, tantôt d'une grosse voiture grise", explique un enquêteur. "On nous a donné des numéros de plaques d'immatriculation, poursuit-il, mais ils ne correspondent à rien." Ratonnades planifiées ou acte individuel? Mise en scène sordide ou affabulations?

    "We're not animals... Stop la police..."

    Dans les rangs des militants associatifs et de la police, l'affaire est prise au sérieux. Avec un sentiment partagé – pour une fois – dans les deux camps : ne pas souffler sur les braises pour ne pas attiser la colère qui couve à Calais. Samedi, cette colère s'est exprimée sur le parvis de la mairie, alors que 200 à 300 migrants, des Africains originaires du Soudan pour la plupart, et des militants associatifs marchaient en cortège vers le centre-ville pour célébrer la Journée mondiale des réfugiés en brandissant des slogans rédigés en français et en anglais. "We're not animals… Stop la police…"

    Devant la mairie, l'association d'extrême droite Sauvons Calais avait convoqué une vingtaine de ses membres, reconnaissables à leurs crânes rasés, à leurs tatouages, aux écussons bleu, blanc, rouge, siglés "Pour la France" et à leurs Doc Martens lacées de blanc. Le collectif et son porte-parole, Kevin Reche, ont émergé en 2013. Âgé de 21 ans, le jeune homme est au chômage et s'occupe de sa mère malade. Dernier boulot, dans la sécurité. En novembre 2014, il s'est rapproché du Parti pour la France de Carl Lang, dont il devient le candidat à Calais aux élections départementales.

    Avec ses amis, il se revendique principalement… anti-immigration. Lors d'une de leurs dernières manifestations, des slogans racistes avaient fusé. Hier le discours était plus contrôlé. "On n'est pas contre les migrants mais contre l'immigration", répétait à l'envi Kevin Reche devant les journalistes, un petit sourire au coin des lèvres.

    Au pied du splendide beffroi, quelques Calaisiens sont venus écouter les discours de Sauvons Calais. Un peu perdus, ils n'avaient pas vraiment l'air conscients du pedigree des organisateurs mais semblaient plutôt à la recherche de caméras et de micros. L'envie d'être écoutés. Pour une fois. Marie-Claire, 62 ans, tirée à quatre épingles dans son blazer bleu ciel, était accompagnée de son mari, un ancien de la police aux frontières à la retraite.

    Jusqu'à l'âge de 52 ans, Marie-Claire a travaillé dans la confection, mais son usine a fermé. Elle s'est reconvertie dans l'aide à domicile. "J'ai tous mes trimestres et je touche 850 € net par mois de retraite, explique-t-elle avec des sanglots dans la voix. Je n'en peux plus de les voir arriver toujours plus nombreux. Il n'y a plus de boulot ici. Je n'ai jamais fait une manifestation de ma vie mais là il faut qu'on se mobilise. C'est pas contre eux, c'est pour nous. La maire était bien au début mais maintenant, elle devient pro-migrants. Il n'y a personne qui nous représente!" Marie-Claire s'éloigne un peu. Et affirme qu'elle n'a "rien à voir avec les fachos".

    "Ils sont en train de nous envahir"

    Un peu plus loin, une femme blonde, le cheveu court, écoute religieusement les conversations, sa petite croix catholique autour du cou. "Je quitte Calais, raconte t -elle à qui veut l'entendre, ici tout est mort. Ils sont en train de nous envahir. Il suffit de regarder le journal télévisé pour comprendre que ce n'est que le début. Aujourd'hui, ils sont 3.000 mais dans un an, ils seront le double ou le triple. C'est l'invasion." Raciste? "Je suis bénévole aux Restos du cœur", rétorque-t-elle en gage de sa bonne foi.

    Trois hommes haussent le ton. "J'étais à Nanterre en 1968, lance l'un d'eux, eh bien, il y avait moins de CRS. On ne veut pas nous laisser parler." La conversation s'échauffe encore un peu. "En 1940, nos parents, ils sont restés pour chasser les Allemands. Ils n'ont pas émigré comme ceux-là. Ils se battraient dans leur pays s'ils étaient courageux.".

    Au loin, les tambours et les cris des migrants résonnent. La police et les associations se sont mises d'accord pour éviter aux deux groupes de se croiser.

    "Les vols ont baissé car nous avons renforcé les moyens sur le terrain, explique Gilles Debove, du syndicat SGP-Police FO, nous avons par exemple les collègues de la BAC de Lille qui viennent tous les jours. Mais ce n'est pas suffisant. La population supporte de moins en moins. Elle a le sentiment que les migrants bénéficient d'une sorte d'impunité. On les relâche souvent faute de moyens, alors qu'un Calaisien serait mis en garde à vue. Ils ne comprennent pas que ce n'est pas un traitement de faveur mais un principe de réalité."

    La promesse de 10.500 places d'hébergement

    C'est aux abords de la "new jungle", le camp des migrants, installée à quelque 7 km du centre-ville, que l'on sent le plus grand désespoir. La ville qui vient de signer une convention d'un montant de 500.000 euros avec l'État commence à aménager le terrain de 18 hectares laissé pour l'instant à l'état sauvage. L'eau, l'électricité, le ramassage des ordures, des toilettes sont en cours d'installation.

    "C'est normal, reconnaît une riveraine, on ne peut pas laisser des pauvres gens dans une telle misère, mais cela veut dire qu'ils vont rester là des années." Cette kiné de profession vient de donner son congé à son bailleur. "Je ne vais pas payer 800 € par mois pour cela", raconte-t-elle. Son propriétaire a mis la maison en vente. "Je lui avais demandé de baisser le loyer, il n'a pas voulu. Tant pis pour lui, poursuit-elle, il y a quatre maisons en vente sur cinq dans le lotissement. Elles ne trouveront jamais preneur. Mon voisin a deux petites filles. Il a dû rentrer sa piscine gonflable. Les migrants venaient se laver dedans."

    Un peu plus loin, sur le pas de sa porte, le voisin regarde le cortège rentrer au camp. "Moi, il ne me dérange pas, commente-t-il, je les comprends même. Mais avant ici, la route de Gravelines, c'était très résidentiel. Et puis ma femme, le matin quand elle commence à 5 heures, elle n'est pas rassurée. Certains boivent toute la nuit. Ils n'ont pas l'habitude."

    Cette semaine, la promesse de créer 10.500 places d'hébergement, les barbelés en Hongrie et les sit-in à la frontière franco-italienne ont fait monter la pression d'un cran. Bien plus que les nouvelles arrivées. À Calais, l'idée que cela va mal finir s'installe. Durablement.

    Marie-Christine Tabet, envoyée spéciale à Calais (Pas-de-Calais) - Le Journal du Dimanche

    dimanche 21 juin 2015

     
    http://www.lejdd.fr/Societe/Migrants-a-Calais-une-journee-tristement-ordinaire-738620  
    Hier, deux manifestations se sont tenues à Calais. L'une en soutien aux migrants, l'autre contre l'immigration.*Paru dans leJDD
     

    Samedi, deux manifestations se sont tenues à Calais. L'une en soutien aux migrants, l'autre contre l'immigration. (Rafael Yaghobzadeh pour le JDD)

    MOTS-CLÉS ASSOCIÉS

    Migrants, le micmac des chiffres

    Comment se répartissent les migrants en Europe? La question devient de plus en plus épineuse. Surtout entre la France et l'Italie, qui se renvoient les demandeurs d'asile d'un côté et de l'autre de la frontière à Vintimille. L'Italie, principale porte d'entrée au sud de l'Europe, aurait accueilli sur son sol quelque 90.000 migrants depuis le début de l'année. Elle reproche au reste de l'Europe et à la France en particulier de lui laisser gérer la majeure partie des demandes d'asile.

    Les chiffres d'Eurostat pour le premier trimestre 2015 montrent que la réalité est plus nuancée. Au cours des trois premiers mois de l'année, l'Europe a enregistré 185.000 nouvelles demandes d'asile. Un chiffre en hausse de 84% depuis le premier trimestre 2014. Avec quelque 73.000 demandes reçues (40% du total), l'Allemagne est le pays le plus sollicité. La Hongrie qui menace de fermer sa frontière avec la Serbie arrive en deuxième position (32.000 demandes) puis l'Italie (15.000 demandes) et la France (14.800).

    Au premier trimestre 2015, par rapport au dernier trimestre 2014, la France et l'Italie accusent même une légère baisse des requêtes officielles, respectivement en recul de 5% et… de 28%. Cette baisse s'explique en partie par l'origine des demandeurs, principalement des Kosovars, et les routes qu'ils empruntent.

    Dans le cas de l'Italie, ses voisins la suspectent de laisser passer les réfugiés sans enregistrer leurs empreintes et de ne pas traiter leurs dossiers de demande d'asile. Faute de trouver un accord de répartition, chacun joue sa partition. Quant aux Britanniques, ils auraient accueilli depuis le début de l'année, 10.000 migrants passés clandestinement par Calais. M.-C.T.
     

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    LE JOURNAL EN LIGNE


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    LA FACE CACHÉE DE TARIQ RAMADAN…

     
    LA FACE CACHÉE DE TARIQ RAMADAN…

    En septembre 1994, Tariq Ramadan, professeur de français dans un collège de Genève, crée l’association Musulmans, Musulmanes de Suisse (MMS) et se bombarde président, sans tenir compte du fait que la plupart des musulmans de Suisse ne viennent pas d’Afrique du Nord mais de Turquie, de Bosnie, du Kosovo, et vivent en Suisse alémanique. Dès le 16 décembre 1994, Tariq Ramadan organise le premier congrès du MMS. Les musulmans ne se bousculent pas pour répondre à son appel. Qu’à cela ne tienne, il fait venir par bus entiers de l’Hexagone des militants de l’union des organisations islamiques de France (UOIF), proches des Frères musulmans, notamment Malika Dif et Hassan Iquioussen. Mais une journaliste du magazine suisse L’Hebdo révèle le pot aux roses, titrant « Les musulmans de Suisse étaient… français ». Elle raconte qu’à l’intérieur du congrès, les non musulmans et les journalistes auraient été traités d’« insectes ». Tariq Ramadan ne s’en relève pas. Il décide d’abandonner la Suisse pour la France.

    Faux professeur à Fribourg

    Aujourd’hui encore, le petit-fils d’Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans égyptiens, peine à se faire entendre sur les bords du lac Léman. Le Centre islamique de Genève, créé en janvier 1961 par Saïd Ramadan, le gendre d’Hassan Al-Banna, aujourd’hui dirigé par son fils Hani Ramadan, le frère de Tariq, est considéré par beaucoup de musulmans comme une secte obscurantiste. C’est sans doute la seule mosquée en Europe appartenant exclusivement à une seule famille, les Ramadan. Quant à Tariq Ramadan, il n’a pas laissé que de bons souvenirs en Suisse. Enseignant, il séchait très souvent sa classe, critiquait ses collègues. Dans son livre Les Musulmans dans la laïcité, publié en 1994, il écrit en page 175 que les cours de biologie, d’histoire et de philosophie « peuvent contenir des enseignements qui ne sont pas en accord avec les principes de l’islam ».

    Et surtout, il adresse des chroniques dans les journaux, notamment dans Le Monde, pour réclamer « un moratoire sur l’application de la charia ». Il se présente comme « professeur de philosophie et d’islamologie à l’université de Fribourg ». Or, il n’est ni professeur, ni même assistant. Tariq Ramadan se contente de donner bénévolement chaque semaine un exposé d’une heure sur l’islam aux étudiants fribourgeois. Néanmoins, c’est cette carte de visite biaisée qui lui permet de se faire passer à l’étranger pour un universitaire. « Malgré un bagage intellectuel assez léger, Ramadan se prévaut aujourd’hui d’enseigner à Oxford. Il oublie simplement de préciser que sa chaire universitaire est financée intégralement par le Qatar », souligne Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE. Pour mémoire, en sortant son chéquier, l’un des fils de Kadhafi avait obtenu un doctorat d’une université britannique, ne se donnant même pas la peine de le rédiger lui-même.

    Des guetteurs sur la Toile

    Charles Genequand, spécialiste du monde arabe à l’université de Genève, n’a jamais été convaincu par le sérieux de Tariq Ramadan. Il lui a refusé sa thèse portant sur le réformisme islamique et Hassan Al-Banna. Les raisons ? Tariq Ramadan tentait de faire passer son grand-père pour un Gandhi musulman. « Non seulement, il refusait d’apporter des corrections à sa thèse, mais il harcelait les membres du jury pour l’obtenir au plus vite », se souvient Charles Genequand. Témoignage confirmé par Ali Merad, professeur émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III et auteur de trois Que sais-je ? sur l’islam. Tariq Ramadan est allé jusqu’à le menacer d’une plainte universitaire s’il n’obtenait pas son doctorat. « J’ai été directeur de thèse pendant près de quarante ans en France, en Belgique, en Suisse. Je n’ai jamais vu un étudiant se conduire de la sorte », a témoigné Ali Merad (1). À cette époque, Tariq Ramadan décrochait lui-même son téléphone pour insulter et menacer tous ceux qui n’appréciaient pas à sa juste mesure son talent.

    Aujourd’hui, il peut compter sur des dizaines de guetteurs sur la Toile. « Il suffit que j’écrive trois lignes sur Internet un peu critique vis-à-vis de Tariq Ramadan pour que je reçoive immédiatement une cinquantaine de messages plus que désagréables de la part de ses sbires », dénonce Ahmed Benani, politologue et anthropologue à l’université de Lausanne. « Tariq Ramadan n’est qu’une icône télévisuelle. Où sont ses travaux universitaires ? Aucun chercheur, qu’il s’agisse d’Olivier Roy, de Gilles Kepel, de Rachid Benzine, de feu Mohammed Arkoun ou d’Abdelwahab Meddeb ne l’a jamais pris au sérieux », lâche Ahmed Benani, qui a connu à Genève Saïd Ramadan, le père d’Hani et de Tariq Ramadan, disparu en 1995.

    Les musulmans privés de parole

    Même son de cloche de la part de Mohamed-Chérif Ferjani, islamologue et professeur à l’université Lyon-2. « Les insultes ? Je ne prends même plus le temps de les lire. En revanche, Tariq Ramadan n’ose pas m’affronter directement. J’ai dénoncé ses multiples mensonges dans mon livre Le politique et le religieux dans le champ islamique (2) ». Pour enjoliver l’image d’Hassan Al-Banna, Tariq Ramadan gomme systématiquement le caractère militaire et violent des Frères musulmans, en traduisant par exemple « jundî », non pas par « soldat », mais par « militant », et « katîba » par « cercle » au lieu de « brigade » ou « phalange ». Plus grave, il oublie de rappeler qu’Hassan Al-Banna prônait le califat « comme la seule forme possible de l’Etat islamique ». « Une bonne partie des attaques sur Internet sont pilotées par des professeurs d’université français. Ils demandent à leurs étudiants-chercheurs d’insulter tous ceux qui émettent des doutes sur les compétences de Tariq Ramadan », assure Mohamed-Chérif Ferjani.

    « Bien évidemment, Tariq Ramadan a beau jeu de prétendre qu’il n’y ait pour rien. Mais je constate qu’il n’a jamais pris ses distances avec les insultes et les menaces proférées par ses acolytes. Ces derniers s’en prennent tout spécialement aux intellectuels d’origine musulmane. Le but est de créer un climat détestable et de tout faire pour empêcher les musulmans, qui ne partagent pas les idées de Ramadan, de s’exprimer », commente Haoues Seniguer, maître de conférence en science politique à Sciences Po Lyon. « C’est d’autant plus désagréable que les écrits de ce personnage méprisant manquent terriblement d’épaisseur scientifique. Un élément significatif : les lacunes révélatrices en matière de culture islamologique où les références à des penseurs tels que Rachid Benzine, Nasr Hâmid Abû Zayd, ou Mohamed Arkoun sont systématiquement absentes, voire écartées, car elles ne cadrent pas avec son système idéologique global ».

    La bouche tordue par la haine

    Même son de cloche de la part de Dominique Avon, agrégé d’histoire, licencié d’arabe, professeur à l’université du Maine, spécialiste des religions : « Dans Muhammad, vie du prophète, Tariq Ramadan s’en tient à un discours de traditionniste en présentant Adam comme le premier prophète ! Adam est une figure mythique, aucun autre universitaire un peu sérieux n’oserait écrire ce genre de chose », souligne-t-il, ajoutant que « celui qui se présente comme islamologue n’utilise jamais la moindre source académique pour parler des premiers siècles de la religion musulmane ». Ses seules références sont le Coran, les Hadiths (les actes et les paroles du prophète) non soumis à la critique historique, et quelques commentateurs médiévaux soigneusement sélectionnés.

    Face à des contradicteurs, Tariq Ramadan abandonne très vite son sourire de miel, pour éructer, la bouche tordue par la haine. Le docteur Bakary Sambe, enseignant-chercheur au centre d’étude des religions, UFR des civilisations, arts et communication, à l’université Gaston Berge, à Saint-Louis du Sénégal, en a fait la triste expérience. « Alors qu’en France, il se vante d’être pleinement européen. En Afrique, il désigne l’Occident comme l’origine de tous les maux des musulmans. Sur l’intervention française au Mali, il adopte exactement la même position que les Frères musulmans, le Tunisien Rachid Ghannouchi et l’Egyptien Mohamed Morsi », rappelle Bakary Sambe. Mais pour s’être opposé à Tariq Ramadan, l’universitaire sénégalais a été présenté comme « anti-arabe » et même « pro-israélien », dans des écrits adressés à des étudiants musulmans, jusqu’aux Etats-Unis. « J’ai été obligé d’écrire un article en anglais pour contrer tous les mensonges que Tariq Ramadan proférait à mon égard », dénonce le chercheur africain.

    Ian Hamel, « La vérité sur Tariq Ramadan. Sa famille, ses réseaux, sa stratégie », Editions Favre, 2007.


    Mohamed-Chérif Ferjani, « Le politique et le religieux dans le champ islamique », Fayard, 2005.

    Source     http://www.delitdimages.org/la-face-cachee-de-tariq-ramadan/


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    jeudi, 25 juin 2015

    Chronique de la France asservie et résistante

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    Robert SPIELER - RIVAROL N° 3193 du 18 juin 2015

    BRUNO Gollnisch s’était longuement adressé aux catholiques dans une interview accordée à Civitas le 26 mai dernier. Il appelait très bizarrement les catholiques à rejoindre le FN des mignons marinistes. Décidément Bruno Gollnisch doit être masochiste ou poursuit d’obscurs intérêts personnels. Il avait donné cette interview deux jours avant d’être viré de la Commission des conflits. Jacques Bompard lui réplique excellemment sur son blog :

     

    « Le 26 mai dernier, Bruno Gollnisch s’adressait aux catholiques en les invitant à rejoindre le Front National. Rien de plus naturel, pour celui qui, contre toutes les insultes, avait considéré qu’il lui fallait maintenir le cap au “Front”. Deux jours plus tard, le Front National nettoyait ses statuts en minimisant l’importance de Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu. Rien de plus naturel dans une structure qui a fait de la purge une maxime politique.[…]

     

    Je crois qu’il faut désormais dire bien clairement aux bonnes volontés du Front National : vous faites fausse route. J’ai aimé, combattu, milité et donné plus que beaucoup pour ce parti. Je ne préfère pas me prévaloir de quelque grade militant qu’il soit, mais le patriotisme n’a, je crois, jamais eu à se plaindre de mon investissement. Le Front National a abandonné sa doctrine, décimé ses troupes sincères, et veut maintenant utiliser la fougue et la belle vigueur électorale que lui donnent les media du système pour asseoir les délires mégalomaniaques qui se sont emparés de Nanterre. Preuve, si vous en vouliez encore, que la dictature de l’esprit partisan finit systématiquement par abîmer les individus. Toujours.

     

    J’en sais qui ne supporteront pas cette critique. Je veux leur dire que j’entends que la motivation d’un engagement se satisfait parfois du vernis. Néanmoins, ce vernis a fini par laisser éclater sa nocivité. Je vous épargne l’énumération des hommes et des femmes admirables recalés du marinisme. On voit aujourd’hui à quelle communauté la fille d’un père bafoué préfère confier l’avenir de votre labeur […] Vous savez bien que le Front National choisit d’exploiter discrètement les bonnes volontés identitaires pendant que l’entourage d’un ancien du MRC (NDLR : le parti de Chevènement) recueille les fruits financiers et honorifiques de votre travail.

     

    Alors je veux dire aux catholiques qu’on appelait hier à rejoindre en masse le Front National, qu’aucun parti ne mérite un don aveugle de leur volonté. C’est leur famille, leur commune, leur terre, leur lignée et leur héritage qui méritent ce don total. Force est de constater que le Front National ne satisfait pas à nos aspirations. Engagez-vous chez vous, il n’est aucun besoin du marinisme pour changer notre quotidien et celui de nos proches. C’est même le plus grand obstacle à la conscience et à l’organisation réelle que la majorité des Français appellent de leurs vœux. »

     

    Rien à ajouter ni à retrancher.

     

    LES PURGES SUCCÈDENT AUX PURGES AU FN MARINISTE

     

    Seize candidats aux élections départementales ont été définitivement exclus du Front national, selon Nicolas Bay, secrétaire général du parti, le 10 juin. Ils auraient tenu sur les réseaux sociaux des propos jugés xénophobes, islamophobes, antisémites ou homophobes, lors de la campagne des départementales ou des municipales. C’est Marine Le Pen, la présidente du FN, qui a tranché après que les media les eurent mis en accusation. Elle a suivi « pour l’essentiel les préconisations de la commission », précise Nicolas Bay. Lequel n’a pas souhaité communiquer les noms des candidats convoqués et des exclus. Il a eu cette phrase d’une grande profondeur : « On ne donne pas les noms. Ça se saura localement… » Outre ces 16 exclusions ont été validées quinze autres sanctions : deux suspensions de deux ans, trois suspensions d’un an, quatre suspensions de six mois, une suspension de trois mois, un blâme, un avertissement, et trois personnes ont été « mises en indésirables (n’étant plus adhérentes statutairement, elles n’auront pas la possibilité de réadhérer) ». Bruno Gollnisch n’a, quant à lui, pas eu la chance de pouvoir contribuer à exclure ses camarades. Il vient lui-même d’être viré de la Commission de discipline.

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    VENEZ TOUS À LA FÊTE DE LA NÉGRESSE !

     

    La Négresse est un quartier de Biarritz. Tous les ans a lieu une petite fête amicale qui rassemble les habitants. La prochaine a lieu le 20 juin. Un méchoui… Jusque-là, amis Rivaroliens, pas de motifs d’indignation. Sauf que l’inénarrable Jakubowicz, président de la Licra, y est allé de son indignation. Et ces gens-là osent tout et c’est bien à cela qu’on les reconnaît. Une fête de la Négresse ! Mais ça pue le racisme, estime Jakubowicz ! Il a écrit sur Twitter : « Ça se passe à Biarritz en 2015. Ça se passe de commentaire. Mais ça ne fait passer ni la nausée ni la honte. » Un des internautes relève : « Ça ne fait en tout cas pas passer la connerie ». Du coup, les internautes se déchaînent devant cet Himalaya de bêtise crasse. À propos, écrit l’un d’eux, l’Association des Paralysés de France demande qu’on rebaptise les Invalides et qu’on les appelle « Les personnes à mobilité réduite » et il ajoute : « Sinon les Fêtes de la Négresse à Biarritz c’est très bien. Interdit aux cons par contre ». Pauvre Jakubowicz ; il va encore hurler à l’exclusion…

     

    LE CHÂTEAU DE NOS ROIS UNE NOUVELLE FOIS SOUILLÉ

     

    Le philosophe Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale a parfois des fulgurances qui flirtent dangereusement avec le politiquement et le culturellement incorrects. Il s’exprime ainsi au sujet de l’immondice, le vagin de la Reine, œuvre d’Anish Kapoor (je l’ai évoqué en ces colonnes dans le récent numéro de RIVAROL), déposé devant le château de Versailles et qui prétend être une œuvre d’art contemporain. Ferry n’y va pas de main morte, déclarant : « Exposition d’art contemporain à Versailles : même pas choquant, juste un Himalaya de laideur, de bêtise et de vulgarité. Qui osera le dire ? » Eh bien, RIVAROL l’a écrit ! Le philosophe a reformulé de façon encore plus explicite ses propos un peu plus tard : « Une pure merde pour cons prétentieux ».

     

    Voilà qui est bien dit !

     

    L’“ARCHEVÊQUE” DE STRASBOURG AIME L’ISLAM MAIS PAS JEANNE D’ARC

     

    L’inauguration de la mosquée de la rue de l’Ill, à Strasbourg s’est faite, il y a quelques jours, dans le plus grand syncrétisme, en présence de “Mgr” Grallet, “archevêque” de Strasbourg. Le quotidien alsacien Les Dernières Nouvelles d’Alsace en vibre d’émotion. On peut y lire : « La vie de la mosquée de la rue de l’Ill a commencé avec une cérémonie interreligieuse et républicaine à haute valeur symbolique, vouée à rester dans les mémoires ». Une plaque, dévoilée par le maire socialiste Roland Ries et par le président de la mosquée, Chaïb Choukri rappellera aux générations ce beau souvenir d’une inauguration qui a eu lieu le 17 chaâban 1436 (4 juin 2015), mois du ramadan. Ils y étaient tous : “archevêque”, rabbin, pasteur, collectivités, associations, paroisses, politiciens, anonymes, homosexuels, pédophiles, drag queens et même hétérosexuels, pour se réjouir de ce moment de bonheur et de paix. Mais connaissez-vous “Mgr” Grallet ? Un petit rappel : le vendredi 6 janvier 2012 une messe dans la crypte de la cathédrale de Strasbourg était annoncée en l’honneur du 600e anniversaire de la naissance de Sainte Jeanne d’Arc. L’office devait être célébré par le “curé” de la Cathédrale, le “Chanoine” Michel Wackenheim, dans le rite romain traditionnel. Une cinquantaine de personnes étaient présentes. Stupeur : elles apprirent que “Mgr” Grallet avait interdit la célébration sans fournir aucune explication. Ce n’est pas la première fantaisie du personnage. Il avait déjà réuni tous les représentants de diverses religions et sectes au nom des Droits de l’Homme, histoire que ce beau monde signe un « décalogue pour la paix ». Ce “décalogue” est censé se situer dans la lignée de l’Appel pour le respect mutuel et le dialogue du maire Roland Ries. Pas étonnant que Ries et Grallet soient copains comme cochons. On se souvient qui déclarait en 2011, à propos des menus servis dans les cantines scolaires de la ville : « Nous servons de la viande halal par respect pour la diversité mais pas de poisson (le vendredi) par respect pour la laïcité ». Qui se ressemble, s’assemble…

     

    QUEL LÈCHE-BABOUCHES, CE CAZENEUVE !

     

    Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, rencontrait le samedi 6 juin un panel de lecteurs et d’auditeurs de confession musulmane sélectionnés par différents media. Le journaliste d’OummaTV a demandé au ministre s’il pouvait adresser un message aux mahométans à l’occasion du prochain mois de Ramadan qui débute ce 18 juin. Cazeneuve prit sa respiration, afficha un air des plus pénétrés et se lança avec une émotion non feinte, déclarant : « Je veux dire aux Français de confession musulmane, vivez intensément ce moment (le Ramadan), vivez-le au plus profond de vous-mêmes et au moment où vous le vivrez, pensez à la République ». Et il ajouta : « La République a besoin des Français de confession musulmane pour porter haut et loin ses valeurs. »

     

    Interdit de rire…

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    Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici.


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    Carl Lang a très bien détaillé la situation et notre relative tranquillité « citoyenne » va rapidement se trouver bousculée !

    Parce que des politiciens se sont « convertis » à l’islam par opportunité et stratégie politique, un pays, la France, se trouve être dans une situation particulièrement instable et insurrectionnelle. Si à cela on ajoute l’influence négative des philosophes des Lumières, le Peuple de France n’a plus le droit de choisir son destin !

    Au-delà du propos, on perçoit donc très bien aujourd’hui les oppositions qui nous sont faites. Le caractère même de la France n’est plus le même qu’il y a 50 ans. Le caractère multi-ethnique de nos villes ne peut pas faire illusion. Si on regarde la carte de la France, on constate, par exemple que dans certaines régions plusieurs mosquées sont implantées. 22 mosquées sous influences Salafistes en lyonnais …

    Ces dernières années, et cela ne s’arrange pas, il y a de grands changements dans l’ordre d’importance des groupes ethniques par commune. Si encore aujourd’hui les musulmans sont minoritaires par endroits, ils sont majoritaires en d’autres secteurs … Même certaines zones rurales ne sont plus ce qu’elles étaient …

    Nous vivons un temps de mutation démographique. Nous devons en être conscients.

    Cette transition est d’autant plus vérifiable que quiconque ose penser la Nation ou la préservation de notre espace culturel et cultuel hérité, se trouve être jugé comme réactionnaire ou fasciste. C’est donc admettre que même les intellectuels français ont fait allégeance à la pensée globaliste « dominante » …

    Le rejet des « anciennes » élites et surtout l’hostilité aux anciens dirigeants fait que notre pays est victime des menées assassines des agents du système globaliste. De ces rouages politiques qui, dans leur volonté de réaliser l’unité humaine mondiale, tendent à aider à la décomposition de la nation en des éléments multiples étrangers.

    La reconquête nationale est donc d’autant plus nécessaire que notre conversion nationale est impossible. Mieux, et plus particulièrement, et c’est en cela que nous devons nous mobiliser en postures contraires aux valeurs véhiculées par la république française. République constituée par des comportements individuels qui ne mesurent rien de la conscience, de la clé nationale ! De ces élites, dont Manuel Valls, qui ne visent pas à la défense de notre société et de son héritage millénaire mais qui cherchent sans arrêt à rediscuter des intérêts culturels qui sont les nôtres afin de poser les fondements d’une nouvelle vie humaine.

    Donc, en guise d’avertissement, si l’on considère les lois actuelles, comme les politiques qui tendent à permettre la transition culturelle par la force démographique, par la force démographique des pays du Sud, nous devons nous engager pour de bon. L’invasion ne peut se poursuive ; Elle ne doit pas se fortifier chez nous comme chez elle.

    En conséquence de quoi, dans nos rangs, par nos engagements et nos prises de positions patriotes et nationalistes, nous devons conditionner l’émancipation nationale de notre Peuple opprimé à l’émancipation intellectuelle de combat politique !

    Ignorer cet avertissement, c’est renier la France et son héritage. Héritage phare pour de nombreuses communautés et nations à échelle mondiale.

    Car, et soyez en convaincu (car elle demeure un exemple par son histoire) la France est un enjeu international pour tous les peuples souverains !

    En cette considération particulière, Carl Lang, dans son allocution, veut justement nous parler d’une « libanisation » de notre quotidien, présent et futur … Et il a raison !

    On peut même estimer que la situation de la France et de l’Europe peut dégénérer en une « balkanisation » plus large ! Et ce ne sont pas des foutaises que de se prononcer ainsi ! C’est au contraire faire preuve de réalisme et d’anticipation géostratégique !

    La guerre est possible. Elle est d’autant plus que les germes des rivalités futures se répandent depuis de nombreuses années …. De ces germes semés par celles et ceux qui, depuis 1945, veulent aborder une autre notion de l’Europe et de la structure de ses provinces ! Guerre d’autant plus crédible que la « balkanisation » de l’Europe s’est déjà faite et que de grandes boucheries ont eu lieu dans ce qui fut l’ancienne Yougoslavie !

    L’immigration massive, telle que nous la connaissons, est un cadeau empoisonné qui reste toujours un sujet de prédilection pour les « globalistes » et de ces autres que l’on nommait, jadis, atlantistes ! Tous veulent et recherchent l’hétérogénéité des territoires afin de pouvoir asseoir leur domination et leur désir d’éternité. Ces hommes n’aiment pas les sociétés homogènes et ne fondent pas leur pouvoir de nuisance sur ces fonctionnements hérités. D’autant qu’ils auront les plus grandes facilités d’insertion économique et financière que grâce à leurs réseaux multi-ethniques et de déconstruction identitaire.

    En ce sens l’Islam en Europe est un Islam de combat et de conquête. Aujourd’hui comme demain, partout où il se trouvera, partout il cherchera à s’imposer. Et ces colons sont partout assez implantés pour que nous refusions, dans nos engagements, de devenir, chez nous, des minorités !

    Discours de Carl Lang (Président du Parti de la France) au rassemblement organisé par...
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    DISCOURS DE CARL LANG AU RASSEMBLEMENT POUR LA DÉMISSION M.VALLS ET M.CAZENEUVE

     

    Rédigé le Mercredi 1 Juillet 2015 à 12:39 | 

    Discours de Carl Lang (Président du Parti de la France) au rassemblement organisé par Résistance Républicaine et Riposte Laïque pour demander la démission du Premier ministre, Manuel Valls, et du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à Paris le 30 juin 2015. 



    Vendredi 19 Juin 2015
    22:15
     

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    L’assassinat d’El Gueddafi était programmé par la France

     

    LES COURRIELS ADRESSÉS À HILLARY CLINTON LE DÉVOILENT

    La France de Sarkozy a bénéficié de la complicité d’un des proches d’El Gueddafi pour localiser la position de ce dernier et mettre fin à sa vie.

    C’est au moment où elle s’est déclarée candidate aux prochaines élections présidentielles et au moment même où la France et les USA ne font plus bon ménage depuis la découverte des opérations d’espionnage de la NSA à l’égard de trois présidents français dont Sarkozy, que des e.mails semble-t-il appartenant à Hillary Clinton, «révèlent les dessous de l’intervention française en Libye», rapporte le site d’investigation français Mediapart. Pourquoi maintenant?

    A qui profite la médiatisation des courriels destinés à l’ancienne secrétaire d’État des États-Unis? En tout cas on aborde «les intérêts économiques, le rôle controversé de Bernard-Henri Lévy (BHL), intervention des services secrets français et exécution du dirigeant libyen, Mouammar El Gueddafi…

    Décryptage des principaux enseignements: d’apparence la France souhaitait protéger la population notamment à Benghazi, qu’on considère comme le coeur de la révolution contre le défunt El Gueddafi, mais les enjeux sont beaucoup plus importants que la survie d’une population qui ne signifie rien pour la France, ni pour ses alliés d’ailleurs, comme la Grande-Bretagne et les USA. Il est clair que les USA cherchent à se faire blanchir de leur complicité dans ce qui s’est passé en Libye.

    Un pays complètement détruit aujourd’hui sur tous les plans. Dans ces correspondances électroniques, l’ancien président français Nicolas Sarkozy «voulait redorer le blason et restaurer le prestige de l’armée française», rapporte le site Médiapart qui ajoute: «C’était une occasion pour réaffirmer la place de puissance militaire…et tirer des avantages économiques». Quand on sait aussi qu’El Gueddafi avait financé la campagne électorale de Sarkozy, cela devient à l’évidence une raison pour l’ancien chef de la France de lui ôter la vie.

    En même temps, «l’intervention militaire donnera ainsi des avantages économiques et des contrats pour les entreprises françaises». C’est peut-être là tout l’intérêt de la France de Sarkozy qui a effectivement réussi grâce à une complicité d’un des proches d’El Gueddafi de localiser la position de ce dernier pour mettre fin à sa vie et jouir des richesses énergétiques d’un pays qui n’existe désormais que par le nom.

    Le même site et dans ce contexte précis, souligne que la visite de certains grands patrons français de l’industrie pétrolière traduit parfaitement cette volonté de tirer un maximum de profits économiques.

    Médiapart dévoile aussi «ces chefs d’entreprises, réputés proches de Sarkozy, qui arrivaient en avion puis repartaient «discrètement» par route vers l’Égypte, escortés par des éléments paramilitaires de la Direction générale de la sécurité extérieure, (Dgse)». Selon un email adressé à Hillary Clinton, le fameux CNT a été crée par la France qui nommera ses pions Mustapha Jalil et le général Abdelfattah Younès.

    La France prendra sur elle le financement du CNT, qu’elle dirigeait de façon indirecte. Soutenu par un certain Bernard-Henry Lévy (BHL), qu’on présente comme un philosophe et un grand militant des libertés, le CNT suivait les conseils et les instructions de la France sans discussion, rapporte le site, en ajoutant que le sort du leader libyen était déjà scellé et que ce n’était qu’une question de temps.

    Les Etats-Unis, par ces emails qu’on ne dévoile qu’aujourd’hui, deviennent complice dans l’exécution du colonel Mouammar El Gueddafi. Il ne serait pas étonnant que dans la situation actuelle de la Libye, qui vit au rythme des violences, permettront à la France de mettre en marche la partition de la Libye. Là où Sarkozy a échoué, Hollande pourrait réussir.

    Les USA ne bougeront pas le petit doigt, même s’ils détiennent beaucoup plus que ce qui a été «volontairement» dévoilé, pour des raisons d’influence.
    Rien n’excuse le silence des USA qui a été partie prenante dans la destruction d’un pays et de son peuple et notamment l’assassinat d’un chef d’Etat.

    Par 

    Source: http://www.lexpressiondz.com/actualite/219314-l-assassinat-d-el-gueddafi-etait-programme-par-la-france.html

     
     

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    Le message de Nico Michaloliakos, Secretaire General de l' Aube Doree au peuple grec.

    "Peuple grec, hommes et femmes grecques,

    L’ Aube Doree sympathise de tout coeur avec les gens aujourd'hui testés qui attendent dans des files d'attente en dehors des banques et des magasins d'alimentation. Nous vivons une situation inacceptable, qui a certainement la responsabilité du gouvernement.

    La position de l’ Aube Doree est simple et claire. Etre des saltimbagues ne fait pas partie du code de valeurs et d'éthique de la politique nationaliste. Nous disons NON au référendum sur la proposition des Européens, la proposition Juncker, comme nous disons NON a la proposition du gouvernement, la proposition de Tsipras, lequel nous considérons comme un nouveau Memorandum.

    Ce qui va se passer dans notre pays a été connu pour nous et je vais vous dire ce que je disais au Parlement grec, dans mon discours, le samedi 27 Juin 2015. Je cite mot par mot par des minutes de la Chambre: «Mesdames et messieurs, nous vivons des moments vraiment bizarres et ne nous cachons pas derrière notre doigt.

    Oui, il ya des files d'attente derrière les guichets automatiques, qui est un fait, et il est vrai aussi que la semaine dernière, apartir du lundi, on avait rompu les téléphones à travers la Grèce et à Athènes en particulier, par des gens qui disaient: "Prenez votre argent de la banque parce que les banques seront fermées. Ne le saviez vous pas?

    Tout le monde le savait. Quelles forces souterraines sont en mouvement, dans ce pays? Qui gouverne ce pays? Êtes-vous sûr vous gouvernez ce pays? ". C' est ce que j' ai dit à la Chambre samedi et personne n'a entendu ce message d'angoisse, qui était adresse au peuple grec, mais aussi à leurs dirigeants.


    Il est évident que l' Aube Doree dira NON au référendum parce que la proposition des soi-disant partenaires européens, qui, pour nous sont les usuriers internationaux, est une proposition pour asservir financièrement notre Patrie, qui va plonger notre économie dans la récession et, il est connu, par ailleurs, que omme en 2010, nous avons dit NON au Memorandum, le même sera dit en 2015.

    Si nécessaire, celle-ci sera dit en 2020 et en 2025, parce que pour nous, nationalists, le transfert de la souveraineté et de l'inclusion de notre pays dans le droit anglais, ce qui signifie la confiscation de la propriété nationale, est inacceptable.


    Il n' est rien d'autre que la transformation de notre pays a une colonie de dette.

    La responsabilité de SYRIZA est énorme, comme est énorme l'irresponsabilité, qu' ils ont montré a la conduite de ce référendum, sans assurer la liquidité dans le système bancaire.

    Il ya des responsabilités énormes, aussi, pour le système politique en général parce que ce que nous payons aujourd'hui, la situation tragique de ces derniers jours, n' est pas un résultat de l'annonce du référendum, mais d' une politique coupable des 40 derneires années entières, une politique de déchets, de "donner et prendre" et de fraude.
    La responsabilité de Samaras, de Vénizélos et de ceux qui ont gouverné ces cinq annees du Memorandum, est énorme.

    C' est par eux que le mal a commencé,et qui continue, et eux sont certainement aujourd'hui les plus inappropriés de donner des leçons au peuple grec. 


    Mais de la part de l'Europe, de la Banque centrale européenne, cesser la liquidité dans le système bancaire grec est un coup de poignard derriere le dos, non seulement contre le gouvernement d'Alexis Tsipras, mais aussi contre l'ensemble de la nation grecque.
    Ils ont fait rien de différent dans le système bancaire du pays de ce qu' ont fait les Allemands en 1941, quand notre pays a ete conquise. Ils ne frappent donc que le gouvernement, ceux qui ont créé la situation actuelle inacceptable avec des files d'attente en dehors des banques et des épiceries. Ils attaquent la Grèce même.

    Et il est vraiment triste de voir des gens avec une grande culpabilité pour la situation actuelle comme l'ancien Premier Ministre. Simitis, qui nous a mis avec des trucs, des faux renseignements à l'euro, etre aujourd'hui en faveur d'un «oui».


    Il est frappant de voir des gens de conviction pour le Memorandum, comme le maire de Salonique, M. Boutari et le maire d' Athenes, M. Kaminis qu'ils soient partisans du «oui».

    En outre, la tactique des principaux chaines de la interrelation entre politiciens et grands interest economiques, qui propagent le OUI depuis le matin jusqu'au soir dans un climat de terreur, nous montre le droit chemin, il nous montre que nous devons être de l'autre côté.


    Hommes et femmes grecques, Peuple grec,

    L' Aube Doree va dire NON. Nous disons NON à l'allégeance nationale, nous disons NON au Mémorandum, disonst NON à la proposition Juncker.

    Mais ce qui est important, et qui est au-dessus de tout, est que le peuple grec suivant le référendum de dimanche, reste unis.

    L'unité nationale est au-dessus de tout, en ces jours difficiles qui sont à venir. Je vous invite tous à avoir dedans vous la conviction profonde de cette unité nationale et de la sauvegarder sans réserve, parce que elle seule peut sauver la Grèce, seuls les Grecs peuvent sauver la Grèce.

    Que cela soit notre conviction et par la suite, que le Dieu de la Grèce aide notre nation à sortir de cette situation difficile.

    Voter «oui» au référendum, serait en fait un «oui» à l' esclavage, un «oui» pour que notre Patrie se trouve à la merci du capital d' usure étrangère.

    NOn est un NON au Memorandum et en ce qui concerne l' Aube Doree, est un NON a la proposition Juncker, mais aussi au laisser-aller de SYRIZA, et l'irresponsabilité de sa proposition, qui est un nouveau Memorandum.

    Je vous remerci".

     


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    Guerre sans merci au Yémen : Vers la fin de l’Arabie Saoudite ?

     

     

     

     

     

    En annexe, Message de Abd-al-Malik al-Houthi aux Résistants, le 2 juillet 2015 (VOSTFR)

     

     

    La guerre Saudo-américaine contre le Yémen, menée par une coalition des plus riches monarchies du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats, Bahreïn, Koweït, etc.) contre le plus pauvre des pays arabes, entre dans son quatrième mois.

     Selon l’Organisation des Nations Unies, elle a fait plus de 3 100 morts et 15 000 blessés, 1 million de déplacés et 245 000 réfugiés, et elle a créé une crise humanitaire sans précédent pour laquelle l’ONU a décrété le niveau d’alerte humanitaire maximal.

    Des frappes impitoyables et indiscriminées ciblent l’ensemble des infrastructures civiles, jusqu’aux quartiers résidentiels, marchés, greniers, réservoirs d’eau, hôpitaux, écoles, mosquées, et même les vestiges archéologiques et tombeaux – ce qui rappelle que l’idéologie destructrice de l’Etat Islamique prend bien ses racines en Arabie Saoudite –, sans épargner les convois de civils fuyant les violences, et un véritable état de siège est imposé au Yémen.

    Plus de 21 millions de personnes (soit 80% de la population du Yémen) sont privées d’un accès suffisant aux denrées et services de première nécessité – nourriture, eau potable, soins médicaux, électricité et fuel.

    D’ores et déjà, il apparaît que l’Arabie Saoudite a utilisé des armes non conventionnelles (armes à sous-munition, voire armes chimiques) et s’est rendue coupable de crimes de guerre voire de crimes contre l’humanité.

     

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    Cependant, cette guerre reste largement ignorée des médias mainstream, tant en Occident que dans le monde arabo-musulman (à l’exception de l’Iran et des médias proches du Hezbollah au Liban).

    Les Etats-Unis parrainent cette intervention militaire illégale et criminelle à laquelle ils apportent un soutien total, mettant tous leurs moyens au service des monarchies du Golfe qui ont acquis les armements les plus modernes à hauteur de 100 milliards de dollars pour la seule année 2014 : ils peuvent ainsi déstabiliser la région sans envoyer leurs forces armées, conformément à la doctrine Obama.

    Il en va de même que les autres pays membres de l’OTAN – Royaume-UniFrance, etc., ce qui n’est guère étonnant de la part de soutiens et d’apologistes du terrorisme en Syrie.

    Du côté de Riyad, Wikileaks vient de dévoiler le mode opératoire de la censure saoudienne sur l’ensemble du monde arabe, entre corruption et intimidation.

    Tous ces acteurs apportent un soutien direct à Al-Qaïda ainsi qu’à l’Etat Islamique, qui a fait son apparition sur la scène yéménite et se trouve maintenant à la frontière de l’Arabie Saoudite, son objectif de longue date.

    L’aveuglement saoudien ne semble pas connaître de limites.

     

    L’agression saoudienne visait non pas à repousser une prétendue avancée de l’Iran et/ou du chiisme, mais à briser les velléités d’indépendance de ce pays historiquement vassal de Riyad. Jusqu’à présent, cette guerre n’a réalisé aucun de ses objectifs annoncés.

    Au contraire, la Résistance yéménite s’est emparée de la plupart des grandes villes du Yémen, et elle prend de plus en plus l’initiative en portant la guerre dans le territoire même de l’Arabie Saoudite, bombardant ses villes frontalières et attaquant ses bases et convois militaires, et faisant des dizaines de victimes parmi les forces saoudiennes – dont l’étendue des pertes est un secret militaire inviolable.

    Bien plus, cette agression a eu pour résultat d’unir le pays – forces armées régulières de l’ancien Président Ali Abdullah Saleh, rebelles Houthis et autres Comités populaires – derrière le slogan « Mort à la Maison des Saoud », un développement sans précédent au Moyen-Orient, toute en révélant à la fois la barbarie du régime Wahhabite, sa vulnérabilité et son impuissance sur le terrain proprement militaire.

    Tenue en échec malgré l’avantage conféré par le flot continu d’armements occidentaux, Riyad voit déjà son influence décroître au Moyen-Orient.

     

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    Dans un message aux combattants daté du 1er juillet 2015 – qui évoque ceux de Hassan Nasrallah aux combattants du Hezbollah durant la guerre de 2006 –, Abd-al-Malik al-Houthi, le chef de la Résistance yéménite, a dénoncé la collusion de l’Axe Washington-Tel Aviv-Riyad, dénonçant la guerre et le siège imposés au Yémen comme plus barbares encore que les crimes israéliens à Gaza.

    Il rejoint sur ce point l’analyse du Secrétaire Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a rappelé que même les sionistes n’avaient pas une politique de ciblage systématique des hôpitaux, des tombeaux et des vestiges archéologiques. Abd-al-Malik al-Houthi a brandi rien moins que le slogan de la guerre sainte contre le berceau de l’Islam, assimilé à la « corne du diable », qui est, selon une fameuse tradition prophétique, une hérésie malfaisante appelée à surgir de la région du Najd – d’où a émergé le Wahhabisme.

    Encore une fois, c’est là un développement sans précédent : jamais l’Arabie Saoudite, qui, depuis mars 2015, a rompu avec sa politique d’actions clandestines et agit maintenant à découvert, n’avait été si violemment ébranlée.

     

    Riyad est maintenant dans une impasse : sa campagne aérienne se solde par un échec cuisant, comme le laissaient prévoir les six offensives précédentes menées depuis 2004 par les forces du Président Saleh (hier soutenu par l’Arabie Saoudite, et aujourd’hui allié des rebelles Houthis), de même que les expériences israéliennes au Liban et à Gaza, qui en constituent le parfait modèle. Quant à l’option d’une opération terrestre, toutes les données indiquent qu’elle serait absolument désastreuse et ne pourrait se terminer que par une déroute des forces saoudiennes.

    Mais pas question pour la Maison des Saoud, aveuglée au-delà de tout retour possible, d’accepter un cessez-le-feu qui constituerait une victoire pour le Yémen ; plutôt poursuivre cette guerre de terreur forcenée à tout prix, en torpillant toutes les tentatives d’accord ou de trêve, quitte à se précipiter vers l’abîme. Les forces de la Résistance yéménite, quant à elles, sont loin d’avoir épuisé toutes leurs possibilités, et multiplient les incursions à l’intérieur du territoire ennemi, dont ils pourraient même remettre en question l’intégrité territoriale en revendiquant des provinces yéménites anciennement annexées par l’Arabie Saoudite.

    Voire, en dernier recours, fermer le détroit stratégique de Bab al-Mandeb – ce dont elles sont tout à fait capables –, l’un des plus importants passages maritimes mondiaux, notamment pour les hydrocarbures, ce qui aurait des répercussions mondiales.

    Si, à l’exemple de la Syrie, de l’Irak et de la Libye, le Yémen est menacé de désintégration, l’Arabie Saoudite même est aujourd’hui en voie de déstabilisation voire de démantèlement.

     

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    La croisade saoudienne fera-t-elle entrer un nouveau pays dans l’Axe de la Résistance, le Yémen – au sujet duquel Hassan Nasrallah déclarait que l’éveil et l’esprit résistant de son peuple étaient tels qu’il pourrait envoyer sans hésiter 100 000 ou 200 000 hommes pour combattre Israël ? Quoi qu’il en soit, d’ores et déjà, le mouvement Ansarallah prend l’ampleur d’un nouveau Hezbollah, et la guerre saoudienne est vouée à l’échec. Elle annonce très certainement la chute inévitable de la Maison des Saoud, dont l’idéologie Wahhabite et la politique extérieure constituent le cancer de l’Islam et du monde arabe depuis des décennies, et, à terme, la fin de la domination américano-israélienne au Moyen-Orient. Plus d’un peuple de la région pourra s’en réjouir.

     

    Sayed 7asan (contact : 7asan.saleh@gmail.com)

     


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    jeudi, 09 juillet 2015

    Chronique de la France asservie et résistante

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    Robert SPIELER - RIVAROL N° 3195 du 2 juillet 2015

     

    L’IGNOBLE parricide dont Marine Le Pen s’est rendue coupable ne lui porte pas chance, et ce n’est que justice. Elle enchaîne, selon un sondage du Point, son quatrième mois de baisse consécutive : avec 25 % de bonnes opinions (-3 points) et 71 % de mauvaises, elle retombe à son niveau d’août 2011. Son plus mauvais score depuis quatre ans. Mais comment pouvait-il en être autrement ? Les Français n’aiment pas les traitres et encore moins les parricides qui sont vomis dans toutes les civilisations et cultures : européennes, juives, musulmanes, orientales, etc. En attendant, elle n’est pas la seule à s’effondrer.

     

    GANELONE CHUTE DANS LES SONDAGES

     

    Hollande chute de 4 points, et se retrouve, avec 20 % de bonnes intentions, à son niveau d’avant Charlie. Sarkozy chute de 6 points, avec 31 % de bonnes opinions. Hollande est celui qui est le plus martyrisé : — 9 points chez les sympathisants PS (48 % de bonnes opinions), — 9 points chez les 18-24 ans, et 11 points de moins chez ceux dont les revenus sont les plus modestes (moins de 1 200 euros). Ceux qui avaient voté François Hollande au premier tour de la présidentielle en 2012 voteraient aujourd’hui majoritairement contre lui. Avec 77 % d’avis négatifs à deux ans de la présidentielle, la pente de l’impopularité paraît infiniment longue à remonter, commente Le Point. C’est le moins que l’on puisse dire… « Du jamais-vu de mémoire de sondeur ! Sa réélection relèverait aujourd’hui de l’exploit surnaturel », commente fort justement l’hebdomadaire. Quant à Alain Juppé , il bénéficierait de 57 % de bonnes opinions (+ 2 points). Les sympathisants PS lui accordent 56 % de bonnes opinions, (en hausse de 3 points). Mais qu’en est-il des sondés FN ? 45 % de bonnes opinions (+ 11 points). Autant que pour Sarkozy. De quoi se poser des questions quant à la conscience politique de certains sympathisants du FN mariniste…

     

    HONTEUSE SOUMISSION DE LA FRANCE AUX ETATS-UNIS ET AU LOBBY JUIF : COLLARD APPROUVE…

     

    Anne Kling avait abordé le sujet dans son récent livre Shoah, la saga des réparations, un livre remarquable que tout Rivarolien se doit de lire (toujours disponible à nos bureaux, 22 euros franco). L’Assemblée nationale a donné le 24 juin son feu vert pour un accord France-Etats-Unis sur l’indemnisation de certaines (certaines !) victimes de la Shoah déportées depuis le territoire français. Tous les groupes de gauche, ainsi que l’UDI, ont voté pour. La plupart des députés Les Républicains (LR) se sont abstenus. Frédéric Lefebvre, député (LR) des Français d’Amérique du Nord, qui est connu pour être une puissante personnalité dans le registre de la soumission, s’est lui prononcé pour cet accord « parfaitement équilibré ». Pardi… Gilbert Collard (Front mariniste) a soutenu le texte « de tout cœur », malgré des manques selon lui. Quels manques ? On serait curieux de savoir. Cet accord, signé à Washington le 8 décembre 2014 après près d’un an de négociations, prévoit notamment la mise en place d’un fonds ad hoc de 60 millions de dollars, versé par les autorités françaises, géré par les autorités américaines (pardi !), ouvert aux ressortissants des États-Unis ou d’autres pays non couverts par d’autres régimes d’indemnisation (et Dieu sait qu’ils sont nombreux !) Les sites sionistes n’en peuvent plus d’allégresse. Très pédagogues, ils expliquent : « Certains déportés survivants ou leurs ayants-droit n’ayant pas eu accès au régime de pensions d’invalidité mis en place en France du fait de leur nationalité, ou à des compensations versées par d’autres Etats ou institutions, ont en effet tenté à partir des années 2000 d’obtenir réparation par d’autres voies, notamment devant la justice américaine ». Et bien sûr, ils l’ont obtenue. Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Harlem Désir a expliqué qu’il s’agissait d’une « mesure de justice individualisée autant qu’un moyen d’éviter des contentieux lourds et coûteux, notamment pour la SNCF ». Nous y voilà. Comme le raconte Anne Kling dans son livre, plusieurs actions judiciaires ont été intentées aux Etats-Unis depuis l’an 2000 contre la SNCF, accusée notamment de complicité de crime contre l’Humanité, mais aussi dans certains cas contre la Caisse des dépôts et contre l’Etat français. Certains élus français se rebiffent. C’est le cas étonnamment de Pierre Lellouche, pourtant juif, pro-américain, sioniste et membre des “Républicains”. Il a déclaré à l’Assemblée : « Vous avez organisé une forme de capitulation française devant une forme de chantage de cabinets d’avocats et de certains législateurs américains. » A l’inverse, l’UDI Meyer Habib, élu des Français de l’étranger, notamment d’Israël, a salué « un accord qui semble équilibré » et qu’il a dit approuver « en tant que Français, en tant que juif ». En tant que Français d’abord, ou en tant que juif français ultra-sioniste d’abord ? Il y avait eu un petit moment d’émotion, tendance indignation, en commission. L’examen du texte en séance avait été reporté. Pensez… L’accord portait la mention « le gouvernement de Vichy », qui aurait pu laisser croire à une continuité des actes de ce régime avec la République française. Inacceptable, bien entendu. Dieu merci, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est finalement engagé le 9 juin à faire supprimer la formule litigieuse. Du coup, la formule retenue sera : « autorité de fait se disant gouvernement de l’Etat français ». Décidément, ces abrutis ne reculent devant rien, et c’est bien à cela qu’on les reconnaît…

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    QUAND “MGR” DUFOUR SOUHAITE UN “BON RAMADAN” AUX MUSULMANS

     

    “Mgr” Dufour, l’“évêque” conciliaire d’Aix et d’Arles, y est allé franco de port dans le registre de la soumission. C’est le blog « l’Observatoire de l’islamisation » qui le raconte. Dufour écrit à ses amis musulmans : « A vous, amis musulmans, vous commencez ce mois de Ramadan, temps de jeûne, de prière, de partage. En ce moment important nous prions Dieu qu’il vous bénisse. Un hadith prophétique de votre tradition dit bien: « Nul d’entre vous n’est un croyant tant qu’il ne souhaite pour son frère ce qu’il souhaite pour lui-même. » (Les Quarante Hadîths de Nawawi). Voici ce que le célèbre juriste sunnite An-Nawawi (1233-1277), cité plus que servilement par Monsieur Dufour écrit dans le hadith n°8 : « Il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent la Zekâa ». Et puis, dans le hadith n°8, il appelle à « faire couler le sang du musulman » s’il s’agit d’un “apostat”. Brillant esprit, ce Dufour… crématoire aurait dit Le Pen !

     

    DU CÔTÉ DES TRAÎTRES ET DES IMBÉCILES…

     

    On n’avait pas encore tout vu ni entendu. Voici que Raffarin propose d’accueillir les clandestins dans les villages français. Bien entendu, aux yeux de Raffarin, les clandestins ne sont plus des clandestins, mais des “migrants”. Il avait clamé récemment : « Nous avons dans notre monde rural un déficit démographique important. Très souvent, on ferme des écoles. On pourrait très bien en sauver un grand nombre en faisant en sorte qu’une, deux ou trois familles puissent venir dans un certain nombre de villages. On ferait en sorte que l’étranger, au lieu de venir déranger, vienne sauver un territoire, participe à une dynamique. Si c’est à doses humainement acceptables par les uns et par les autres, l’intégration est globalement réussie ». Yves Jego (UDI), un ahuri de très haut vol, est sur la même ligne. Il vient de déclarer : « Je propose qu’on nomme très rapidement un secrétaire d’Etat aux migrants. Ce secrétaire d’Etat aurait deux tâches. Une première d’organiser les choses dans notre pays. Je ne serais pas choqué qu’on dise que chaque commune doit accueillir 0,10 ou 0,20 % de sa population à travers des gens qui sont demandeurs d’asile ». Il n’existe pas de terme (qui ne tombe pas sous le coup de la loi), pour qualifier de tels zozos qui sont les complices actifs du Grand Remplacement.

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    QUI EST GÉRALD DARMANIN, LE MAIRE DE TOURCOING ?

     

    Gérald Darmanin est le député maire des Républicains de Tourcoing. C’est aussi un des proches conseillers de Nicolas Sarkozy. Dans un récent numéro de RIVAROL, j’ai eu l’occasion d’évoquer le personnage au travers de ses frasques pro-islamiques, tout en écrivant qu’il convenait de le suivre de très près. Valeurs Actuelles nous apprend que la ville de M. Darmanin financera d’un montant de 200 000 euros le déménagement de l’antenne de l’Institut du monde arabe dans sa ville. Mais encore ? Penchons-nous sur le personnage. Gérald Moussa Darmanin est le fils de Gérard Darmanin, tenancier de bar à Valenciennes, et de Annie Ouakid, femme de ménage. Son grand-père, Moussa Ouakid, né en 1907, d’origine algérienne, adjudant-chef dans l’armée française, médaillé militaire, fut fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale avant de s’évader pour participer à la Libération. Gaulliste, il participe ensuite à la Guerre d’Algérie dans l’armée française. Son autre grand-père est un juif maltais. A propos, la ville de Tourcoing est aujourd’hui massivement islamisée, on se demande pourquoi…

     

    POLÉMIQUES AU SUJET D’UNE “MESSE” AU LAVANDOU !

     

    Cela fait vingt ans qu’une “messe” est célébrée tous les étés « sur le terrain de boule de la Place Reyer », au Lavandou. C’est fini. Il est vrai que cette cérémonie mettait hautement en péril le vivre-ensemble et risquait d’exacerber les tensions entre diverses communautés. Le père Joseph a été destinataire d’un courrier signé par le maire, Gil Bernardi, qui interdit la cérémonie « en espérant que les tensions religieuses qui menacent la France s’éteignent ». Cette décision était bien entendu justifiée par la crainte de débordements dus aux forces d’occupation. Dans un premier temps le maire, un personnage exceptionnel sans aucun doute, pleurniche, geint dans le registre sirupeux, se couche, se vautre, bat sa coulpe, s’autoflagelle et justifie sa décision par son désir fort de ne pas irriter des musulmans, « en espérant que les tensions religieuses qui menacent la France s’éteignent » et « retrouver toute la tolérance dont la France est capable depuis des siècles ». Ah, au fait, Gil Bernardi est Républicain (ex-UMP), pas socialiste… Puis dernière nouvelle : devant l’indignation générale, la “messe” vient d’être rétablie ! Mais ne vous réjouissez pas trop vite : c’est une synaxe, pas la messe traditionnelle, latine et grégorienne. Il ne faut quand même pas trop leur en demander !

     

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    Accord sur le nucléaire iranien : le triomphe de la République Islamique

     

     

     

    Et pourquoi Israël a raison de s’inquiéter

     

     

    Tandis que le monde entier – à l’exception d’Israël et de l’Arabie Saoudite – célèbre une « victoire de la diplomatie internationale » qui doit mettre fin à plusieurs décennies de sanctions et repousser le risque d’une guerre internationale dans la région, il convient de rappeler certaines vérités sur les véritables motivations de l’administration américaine en Iran et sur la politique extérieure de Téhéran.

     

    L’accord de Vienne conclu le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les « P5 + 1 » (les 5 membres du Conseil de Sécurité de l’ONU – Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie – plus l’Allemagne) conclut 12 ans de négociations sur le dossier nucléaire iranien. Initiées en 2003 par l’administration Bush, l’année même de l’invasion de l’Irak, les accusations selon lesquelles l’Iran aurait un programme nucléaire militaire clandestin et aspirerait à obtenir la bombe atomique étaient tout aussi infondées que celles qui furent portées contre les prétendues armes de destruction massive de l’Irak. Ces allégations, démenties par toutes les données et par tous les observateurs internationaux, servaient seulement de prétexte à une agression qui devait constituer le dernier acte du projet de Nouveau Moyen-Orient redessiné selon les desideratas de Washington. Un Moyen-Orient dans lequel il n’y aurait de place pour aucun Etat et aucune force qui puisse représenter un danger pour l’hégémonie américaine et son contrôle des ressources et des axes stratégiques de la région.

     

    L’Iran – comme la Syrie – constituait un obstacle majeur à ce projet, et devait connaître le même sort que l’Irak, dont l’invasion n’était qu’un prélude. Son agression avait été planifiée, et elle a souvent été présentée comme imminente, mais l’échec américain en Afghanistan et en Irak, la débâcle israélo-américaine face au Hezbollah en 2006 et l’émergence de nouveaux pôles autour de puissances montantes telles que la Russie et la Chine, en partenariat avec l’Amérique Latine, l’Afrique du Sud et d’autres puissances eurasiatiques, ont préfiguré un basculement géostratégique vers un monde multipolaire dans lequel les Etats-Unis perdraient non seulement leur exclusivisme, mais leur pertinence même. D’où la volonté américaine de retrouver une certaine présence – et pour l’administration Obama de pouvoir avancer des « succès » diplomatiques – en concluant des accords « historiques » avec Cuba puis avec l’Iran, deux nations soumises à un Etat de siège sans précédent depuis des décennies à cause de leur politique indépendante, anti-impérialiste et internationaliste, et qui n’ont pas plié malgré la guerre économique, diplomatique et médiatique (et parfois militaire) impitoyable à laquelle ils ont été soumis. Bien au contraire, tant Cuba que l’Iran étaient parvenus à un rayonnement régional inégalé, et malgré la propagande occidentale, les accords conclus représentent pour eux une victoire éclatante, et un aveu d’échec cuisant pour Washington et ses vassaux qui ne peuvent mettre en avant que des succès illusoires énoncés en fanfare pour en pallier l’inanité. 

     

    Ainsi de Barack Obama qui mettait en avant une fatwa de Sayed Ali Khamenei, Guide Suprême de la Révolution Islamique, interdisant la production, la possession et l’utilisation d’armes nucléaires, en la présentant comme un résultat obtenu par les efforts de son administration. Mais la réalité est que cet interdit avait été édicté par l’Imam Khomeini dès 1984, en pleine guerre Iran-Irak, alors que l’Iran était soumis aux attaques chimiques de Saddam Hussein – avec la complicité active de l’Occident. Malgré la menace existentielle qui pesait alors sur la République Islamique et les demandes pressantes qui lui étaient adressées en ce sens par les élites politiques et militaires iraniennes, l’Imam Khomeini avait catégoriquement interdit toute recherche sur les armes chimiques, biologiques ou nucléaires – et a fortiori toute possession ou utilisation de telles armes. Son autorité reste telle qu’il est inconcevable de voir cet interdit religieux – et non pas seulement politique – transgressé par quiconque au sein de la République Islamique, ou même du Hezbollah, comme a pu le souligner explicitement Hassan Nasrallah. Du reste, Sayed Ali Khamenei lui-même a édicté une fatwa explicite à cet effet au milieu des années 1990, rendue publique à partir de 2004. Elle a été rappelée par l’Iran en 2005 devant l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA), dont tous les rapports ont attesté qu’il n’y a pas le moindre indice de la poursuite d’un programme nucléaire militaire par l’Iran, toutes les données établissant clairement le contraire. Mais peut-être que « Big Brother » accorde tellement de ressources à l’espionnage des conversations privées de ses vassaux qu’il en oublie de prendre connaissance des déclarations et rapports officiels de ses antagonistes, et même de ses propres agences de renseignement, jusqu’à celles dIsraël, qui corroborent toutes le caractère purement civil du programme nucléaire iranien.

     

     

     

    Mahmoud Ahmadinejad lui-même, caricaturé à outrance en Occident comme un provocateur génocidaire en son temps, en guise de préparation des masses à l’agression qui se préparait (alors qu’il n’avait pas même l’apparence d’un « mollah », contrairement à Hassan Rouhani ; les « codes » occidentaux sont volages), avait rappelé ce principe intangible dès son discours d’investiture. Enfin, l’Iran est resté un fer de lance de laConférence internationale pour le désarmement nucléaire, œuvrant pour le démantèlement de toutes les armes de destruction massive au Moyen-Orient sous le slogan « L’énergie nucléaire pour tous, l’arme nucléaire pour personne ». Comme l’a souligné Vladimir Poutine, chantre du respect droit international pour qui cet accord constitue également une grande victoire, ce mouvement ne peut que se renforcer, et l’Iran est appelé à jouer un rôle prépondérant au Moyen-Orient. Ainsi, seules les masses crédules, conditionnées par des médias aux ordres, pouvaient croire qu’il y avait véritablement un danger de possession de l’arme nucléaire par l’Iran. Remarquons que la palme de l’inconsistance doit revenir à l’inénarrableFrançois Hollande, qui a osé déclarer en réponse à la question éclairée d’une presstituée (« Peut-on faire confiance au régime des mollahs ? ») : « Ma préoccupation était d’éviter la prolifération nucléaire, d’éviter que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Et ce serait un risque pour la planète tout entière. » Sans aucun doute, un Israël nucléaire serait un risque pour la planète tout entière – et il l’est effectivement, ce pays étant l’un des rares pays à posséder des centaines d’ogives nucléaires sans avoir ratifié le Traité de Non-Prolifération, et sans autoriser la moindre inspection de ses sites par l’AIEA. De telles contorsions en disent long sur le degré d’avilissement de la France face aux intérêts USraéliens.

     

    Ainsi, les accusations portées contre Téhéran ont toujours été des mensonges éhontés visant à entraver son développement et à contenir sa puissance et sa souveraineté, ce dont les dirigeants et le peuple iranien ont parfaitement conscience, contrairement à ce que peuvent laisser entendre certains analystes. Les sanctions occidentales imposées à l’Iran doivent être levées progressivement au cours des prochains mois, ce qui mettra fin à une crise artificielle et « manufacturée de toutes pièces »  pour reprendre le mot de Mohammad Javad Zarif, le Ministre des Affaires Etrangères iranien –, au grand dam d’Israël. Benjamin Netanyahu, qui avait notamment fait campagne sur son intransigeance sur la question du nucléaire iranien, pour laquelle il a mis en péril jusqu’à ses relations avec la Maison Blanche par une ingérence sans précédent dans la politique américaine, a en effet condamné cet accord dans les termes les plus explicites. Ce bref discours mérite d’être cité et commenté :

     

    Le monde d’aujourd’hui est un endroit beaucoup plus dangereux qu’il ne l’était hier.

     

    Les plus grandes puissances internationales ont misé notre avenir collectif sur un accord conclu avec le principal soutien du terrorisme international. Ils ont parié qu’en l’espace de dix ans, le régime terroriste de l’Iran changerait, tout en retirant toute pression qui pouvait l’inciter à le faire. En fait, l’accord donne à l’Iran toutes les raisons de ne pas changer.

     

    Dans la décennie à venir, l’accord va apporter à l’Iran, au régime terroriste de Téhéran, des centaines de milliards de dollars. Ce butin faramineux va alimenter le terrorisme de l’Iran dans le monde entier, son agression dans la région et ses efforts pour détruire Israël, qui sont déjà en œuvre.

     

    Étonnamment, ce mauvais accord n’exige pas de l’Iran qu’il cesse son comportement agressif de quelque façon que ce soit. Et juste ce vendredi dernier, cette agression était exposée aux yeux de tous.

     

    Alors que les négociateurs mettaient la dernière main à l’accord à Vienne, le Président soi-disant modéré de l’Iran a choisi de participer à une manifestation à Téhéran, et au cours de cette manifestation, une foule déchaînée a brûlé des drapeaux américains et israéliens et scandé « Mort à l’Amérique, Mort à Israël! »

     

    Cela ne s’est pas produit il y a quatre ans. C’est arrivé il y a quatre jours.

     

    Le Guide Suprême de l’Iran, l’Ayatollah Khamenei, a déclaré le 21 mars que l’accord ne pose aucune limite à l’agression de l’Iran. Il a déclaré : « Les négociations avec les États-Unis portent sur la question nucléaire et sur rien d’autre. »

     

    Et il y a trois jours, il l’a clairement rappelé : « Les États-Unis, a-t-il dit, incarnent l’arrogance mondiale, et la lutte contre eux se poursuivra sans relâche, même après que l’accord nucléaire soit conclu. »

     

    Voici ce que Hassan Nasrallah, le chef du groupe terroriste Hezbollah, satellite de l’Iran, a déclaré à propos de l’allégement des sanctions, qui est un élément clé de l’accord. Il a déclaré : «Un Iran riche et fort sera en mesure de soutenir ses alliés et amis dans la région plus qu’à aucun autre moment dans le passé. »

     

    Traduction : le soutien de l’Iran au terrorisme et à la subversion va augmenter après l’accord. [Suit un parallèle avec la Corée du Nord, qui aurait obtenu l’arme nucléaire malgré les engagements pris et les inspections internationales].

     

    La ligne de fond de ce très mauvais accord est exactement ce qu’a déclaré aujourd’hui le Président de l’Iran Rouhani : « La communauté internationale lève les sanctions et l’Iran maintient son programme nucléaire. »

     

    En ne démantelant pas le programme nucléaire de l’Iran, dans une décennie, cet accord donnera à un régime terroriste non réformé, impénitent et beaucoup plus riche la capacité de produire plusieurs bombes nucléaires, de fait tout un arsenal nucléaire avec les moyens de les lancer.

     

    C’est une erreur historique colossale !

     

    Israël n’est pas lié par cet accord avec l’Iran, et Israël n’est pas lié par cet accord avec l’Iran car l’Iran continue à chercher notre destruction.

     

    Nous nous défendrons toujours.

     

    Merci. »

     

    Faut-il y voir seulement un effet sonore, une de ces déclarations grotesques et impudente dont il est coutumier, à l’instar du « schéma » – sorti tout droit des dessins animés Looney Tunes – qu’il a brandi devant l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2012 ? Au-delà des extravagances habituelles sur le caractère militaire du projet nucléaire iranien, et de l’inversion des valeurs flagrante que constitue l’imputation à l’Iran, nation qui n’a commis aucune agression depuis le 18e siècle, d’un prétendu militarisme et d’une politique expansionniste (c’est bien plutôt le portrait fidèle d’Israël de sa création à nos jours), il convient de souligner qu’une grande partie des déclarations de Netanyahu sont fondées, voire, si on remplace les termes « terrorisme » et « agression » par « Résistance » et « internationalisme », assez pertinentes. 

     

    Oui, le monde a changé, et cet Israël qui terrorisait la région et imposait sa loi durant des décennies a maintenant peur, et a de très bonnes raisons d’avoir peur. C’est un spectacle assez plaisant qui mérite d’être observé de plus près.

     

    Depuis la chute du Shah en 1979, le régime iranien est passé du statut de principal allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, dans la droite ligne des autocraties moyenâgeuses pro-américaines – et avant Israël même, avec lequel il avait les relations les plus étroites –, à celui de son opposant le plus résolu. Une des premières décisions de l’Imam Khomeini a été de fermer l’ambassade d’Israël et de la remplacer par la première ambassade de Palestine au monde ; quant à l’ambassade américaine, elle fut également fermée après la séquestration des personnels américains pendant plus d’un an, dans le but d’obtenir l’extradition du Shah, exilé aux Etats-Unis, afin qu’il soit jugé et châtié pour ses crimes. Si l’Iran n’a pas de relations diplomatiques directes avec les Etats-Unis, considérés officiellement comme le « Grand Satan » et le « cœur de l’Arrogance mondiale », il ne reconnait pas même l’existence d’Israël (sans même parler de sa légitimité), le « Petit Satan », décrit par l’Imam Khomeini comme « une tumeur cancéreuse qui doit disparaître de l’existence » dès 1979.

     

    L’Imam Khomeini a décrété le dernier Vendredi du mois de Ramadan comme la Journée Internationale d’Al-Quds (Jérusalem), au cours de laquelle des millions de musulmans défilent en Iran (et partout dans le monde) aux cris de « Mort à l’Amérique », ce qui signifie Mort à l’impérialisme américain, et « Mort à Israël », ce qui est un appel à la disparition pure et simple de l’Etat d’Israël, et pas simplement à la fin de tel régime ou de telle politique. Et effectivement, comme le souligne Netanyahu, Hassan Rouhani lui-même participe à de telles manifestations où sont brûlés les drapeaux américains et israéliens – même si certains médias mainstream, pour une fois, mettent en doute l’authenticité de l’accusation de Netanyahu, alors qu’en d’autres circonstances, ils avaient toujours pris pour argent comptant les déclarations israéliennes ; cela prouve que le maître est bien Washington avant Tel-Aviv. Du reste, les slogans « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël » scandent chacun des discours de Sayed Khamenei, l’hostilité à Israël et à la politique étrangère américaine étant profondément enracinées dans l’ensemble de la société iranienne, celle-ci étant très cultivée et éveillée, et même éminemment raffinée.

     

    Cette hostilité de l’Iran à l’hégémonie américaine et au militarisme israélien n’est pas seulement politique et diplomatique, mais également économique et militaire : dès 1979, les factions de la Résistance palestinienne, puis libanaise, ont trouvé en Téhéran un allié de tout premier choix, qui dispensait argent, entraînement et armement avec prodigalité au Hezbollah et à l’OLP, puis au Hamas et au Jihad Islamique, sans condition. Initialement clandestin, ce soutien n’est aujourd’hui même plus passé sous silence par l’Iran ou ses alliés, qui le clament haut et fort. C'est grâce à lui quIsraël a pu être mis en déroute au Liban et tenu en échec à Gaza. L’Iran affirme faire tout son possible pour armer les factions de la Résistance, et n’a jamais répondu aux menaces américano-israéliennes que par la surenchère : 

     

    « Non, nous ne sommes pas impliqués au Bahreïn. Partout où nous sommes impliqués, nous le déclarons explicitement. Nous nous sommes impliqués dans la lutte contre Israël, ce qui a entraîné les victoires des guerres de 33 jours [Liban, 2006] et de 22 jours [Gaza, 2008-2009]. Et dorénavant, partout où une nation ou un groupe combattra l’entité sioniste, nous les soutiendrons et leur apporterons notre aide, et nous n’avons pas du tout peur de le déclarer ouvertement. C’est une réalité. »Sayed Ali Khamenei, 3 février 2012

     

    Tels sont la posture et le vocable officiels de la République Islamique d’Iran et de tous ses dirigeants et représentants, qu’il s’agisse de Sayed Khamenei ou de Hassan Rouhani, de leurs alliés syriens ou du Hezbollah, et que la presse occidentale en face ses gros titres ou qu’elle le passe sous un pieux – et docile – silence afin de permettre à ses maîtres de fanfaronner sur une prétendue victoire diplomatique. Telle est la politique de l’Iran depuis 1979, maintenue malgré toutes les tensions, à travers la guerre Iran-Irak qui a ravagé le pays, et au plus fort des sanctions occidentales et menaces d’agression américano-israéliennes. La levée des sanctions contre l’Iran se traduira donc inévitablement par un soutien accru pour les mouvements de Résistance au Moyen-Orient, comme le redoute Netanyahu, et annonce de nouvelles défaites pour Israël

     

     

     
     

    On comprend donc aisément la rage du Premier ministre israélien, qui, après avoir essayé d’obtenir le soutien américain pour attaquer l’Iran, puis de faire échouer les négociations nucléaires, et enfin, en désespoir de cause, de faire inclure la reconnaissance de l’existence d’Israël dans l’accord final (ce que la République Islamique d’Iran a catégoriquement rejeté et n’acceptera jamais), se retrouve humilié et complètement isolé. Certes, pour l’Etat terroriste, raciste et colonialiste d’Israël, l’Iran est une menace existentielle. Non pas qu’il menacerait son peuple de génocide, bien entendu. Sayed Khamenei a expliqué ce qu’il entend par la nécessaire disparition de l’entité sioniste, et il convient de l’écouter :

     

    « L’entité sioniste est une entité qui s’est fixé pour objectif de déchaîner une violence extrême dès les premiers instants de sa naissance illégitime. Ils ne nient même pas cette violence. Ils se sont fixé pour objectif de contrôler la région d’une main de fer. Ils le déclarent partout et ils en sont fiers. Telle est leur politique.


    Depuis l’année 1948 – lorsque cette entité illégitime est officiellement née – jusqu’à ce jour, ils ont poursuivi cette politique. Cela fait maintenant 66 ans qu’ils poursuivent cette politique. Bien sûr, ils avaient commis de nombreux crimes en Palestine avant même d’être officiellement reconnus et avant même que les colonialistes aient imposé cette entité au monde et à la région. Mais au cours de ces 66 années, ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient en tant que gouvernement et en tant que système politique. Ils ont commis tous les actes imaginables de violence qu’un gouvernement peut infliger à un peuple. Et ils n’ont jamais fait preuve du moindre scrupule. Telle est la nature de l
    entité sioniste.


    Il n’y a pas d’autre remède à cette situation que l’anéantissement de cette entité. Anéantir l’entité sioniste ne signifie pas du tout massacrer les Juifs de la région. La déclaration sensée de notre Imam magnanime [Khomeini], que Dieu le sanctifie, selon laquelle Israël devait être anéanti, est basée sur un principe humaniste. Nous avons présenté au monde la solution pratique pour que cela se produise, et personne n’a pu nous réfuter de façon rationnelle. Nous avons soutenu qu’un sondage et un référendum devaient être menés de sorte que les gens qui vivent dans cette région, en proviennent et y appartiennent [les réfugiés, etc.] puissent déterminer eux-mêmes qui doit la gouverner. Nous avons soutenu que c’est le peuple qui devait résoudre ce problème.


    Tel est le sens de l’anéantissement de l
    ’entité sioniste. Telle est la solution. C’est une solution qui est compréhensible et favorisée par les normes actuelles du fonctionnement du monde. Ceci est une solution pratique. Nous avons même fait une proposition à l’Organisation des Nations Unies et à un certain nombre d’organisations internationales chargées de ces questions. Et cette proposition a été débattue en leur sein.


    Il n’y a pas de remède au problème que cette entité sauvage et vorace – dont la politique est de se comporter avec les gens avec une poigne de fer, avec cruauté et sauvagerie, et qui ne se soucie aucunement de tuer des civils et des enfants, d’attaquer différentes régions et de répandre la destruction – a créé, si ce n’est sa destruction et son anéantissement. Si, par la grâce de Dieu, ce jour vient et si elle est anéantie, nous ne pourrons que nous en féliciter. Mais quel est le remède tant que cette entité usurpatrice perdure ? Le remède est une résistance militaire active et résolue contre cette entité.


    Les Palestiniens doivent manifester leur puissance face à l’entité sioniste. Personne ne devrait penser que s’il n’y avait pas eu les tirs de roquettes de Gaza, l’entité sioniste aurait cessé ses incursions. Ce n’est pas le cas. Considérez ce qu’ils font en Cisjordanie. Ils agissent ainsi alors qu’il n’y a pas de roquettes, pas d’armes de guerre ou de défense en Cisjordanie. Les seules armes que les gens ont là-bas sont les pierres. Regardez ce que l’entité sioniste est en train de faire là-bas. Elle fait tout le mal qu’elle peut. Elle détruit les maisons des gens, elle détruit leurs champs, elle détruit leurs vies et les humilie et les rabaisse. Ils leur coupent l’eau et l’électricité à l’envi.


    Les sionistes ne pouvaient pas accepter quelqu’un comme Yasser Arafat, qui avait négocié et fait des compromis [extrêmes et inacceptables] avec eux. Ils l’ont assiégé, humilié, empoisonné et détruit. Il est faux de croire que si nous ne manifestons pas de puissance face aux sionistes, ils seront plus tolérants et feront preuve de miséricorde pour les gens et respecteront leurs droits. Ce n’est pas du tout le cas. Le seul remède qui existe avant que l’entité sioniste soit anéantie est que les Palestiniens parviennent à agir d’une manière puissante, à démontrer leur force.


    S’ils démontrent leur force, il est possible que l’autre côté – qui est cette entité violente et vorace – se retire, car ils souhaitent actuellement une trêve [à Gaza] malgré toute leur puissance. Cela indique qu’ils sont devenus désespérés. Ils tuent des civils et des enfants et ils font preuve d’une cruauté sans bornes. Mais ils sont aussi désespérés. Ils sont dans une situation désespérée et c’est pour cela qu’ils courent après une trêve.


    Par conséquent, nous croyons fermement que la Cisjordanie doit être armée comme Gaza. Il est nécessaire de démontrer sa force. Tous ceux qui sont intéressés par le sort de la Palestine doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour cela. Voilà ce qui doit être fait : le peuple de Cisjordanie doit lui aussi être armé. La seule chose qui peut soulager les malheurs des Palestiniens est de démontrer leur force et leur puissance. Sinon, si nous agissons de manière docile, soumise et servile, la situation des Palestiniens ne s’améliorera en rien et la violence exercée par cette créature violente, maléfique et vorace ne diminuera pas. » Sayed Ali Khamenei, 23 juillet 2014

     

    Tel est l’Iran. L’Iran est déterminé à armer le peuple palestinien et tout mouvement de Résistance pour leur légitime défense face à la politique de terreur de loccupant. Et en pleine agression israélienne contre Gaza, alors que tout le monde ne parlait que de paix, il affirmait à la face du monde qu’il comptait intensifier sa politique internationaliste d’armement des factions de la Résistance (sa politique « d’agression », dirait Netanyahu) et l’étendre à la Cisjordanie. Pour l’Iran, non seulement est-ce là la seule voie qui permette d’améliorer le sort des Palestiniens, comme l’a prouvé le Hezbollah au Liban, mais ce n’est qu’une étape avant la disparition définitive de l’entité sioniste de la carte du Moyen-Orient. A ce propos, n’est-ce pas l’internationalisme cubain au Congo puis en Angola qui a porté le coup fatal au régime raciste et colonialiste d’Afrique du Sud ? L’analogie n’est certes pas parfaite, mais bien des parallèles peuvent être dressés entre La Havane et Téhéran – deux puissances souveraines, anti-impérialistes et courageuses, authentiquement au service de leur peuple et des opprimés, mues par des seules considérations humanitaires dans leur politique extérieure, sans la moindre velléité expansionniste. Cuba est en voie de normalisation de ses relations avec Washington, qui a irrémédiablement perdu l’Amérique Latine, mais pour Téhéran, les jeux ne sont pas encore faits.

     

    Telle est la vision iranienne. Que l’on considère le projet iranien de résolution de la question israélo-palestinienne comme possible, souhaitable ou impensable n’est pas la question (même s’il sera intéressant de l’évaluer sur les plans de la morale, du droit international et du pragmatisme ; on peut déjà signaler l’exemple de la fin de l’Algérie française) : ce qui importe, c’est que ce soit la position officielle et officieuse de l’Iran, que l’Iran soit déterminé à y œuvrer sans relâche et à mobiliser toutes ses ressources dans cet objectif. Et ce qui est clair, c’est que le Moyen-Orient est en train de se remodeler avec l’Iran comme principale puissance régionale, appelée à jouer un rôle de puissance mondiale. L'Axe de la Résistance (Iran-Syrie-Hezbollah) ne peut qu'en sortir renforcé, tandis qu'Israël et l'Arabie Saoudite, ainsi que leurs alliés régionaux (Turquie, Egypte, pays du Golfe, etc.), ne peuvent que voir leur influence décliner. Ayant échoué à entraver le développement de l’Iran et à infléchir cette politique extérieure iranienne internationaliste, la véritable préoccupation américaine, Washington a été contraint de négocier exclusivement sur la question nucléaire, et de céder aux demandes de l’Iran.

     

    Face à cette victoire spectaculaire de la République Islamique, qui a vu toutes ses exigences satisfaites sans aucune concession véritablement significative de sa part, Barack Obama s’est vainement auto-congratulé en présentant cet accord comme « une démonstration de force de la diplomatie et du leadership américains ». Il a tout de même reconnu que « Nous continuerons à avoir de profondes divergences avec l’Iran… [qui,] même sans l’arme nucléaire, continue de représenter un défi pour nos intérêts et nos valeurs... Israël a des inquiétudes légitimes concernant sa sécurité vis-à-vis de l’Iran. C’est un très grand pays avec une armée puissante, qui a proclamé qu’Israël ne devrait pas exister… qui a financé le Hezbollah, et qui a des missiles pointés sur Tel Aviv… Allons-nous essayer de les inciter à s’engager sur une voie plus constructive ? Bien sûr. Mais nous avons peu d’espoir de succès. »

     

    Tout à fait, Monsieur le Terroriste-en-chef.

     

    Merci Sayed Hasan

     

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    Merci au PDF Limousin

    (par Jérémy) :

    Vous êtes adhérents ou électeurs du Front National depuis des décennies ou depuis peu.

    La ferveur qu’a porté ce parti au cœur des patriotes s’est éteinte depuis le renouveau du FN!

    Pourquoi? Pour plusieurs raisons! On s’aperçoit depuis peu que Marine Le Pen attire des français dans ce parti qui n’ont pas les mêmes convictions soi-disantes patriotiques portées depuis des années avant les positions prises par Philippot.

    Beaucoup d’entre vous ne vont pas renouveler l’adhésion au FN ou même certains ont déjà découpé leur carte.
    Le Front National n’a donné aucune contestation sur le mariage pour tous et n’approuve pas le mouvement La Manif Pour Tous.
    Un mouvement qui tente de sauvegarder nos mœurs et nos valeurs familiales contre le projet fou du Parti Socialiste qui détruit toutes les valeurs que l’on a hérité de nos ancêtres par leurs sacrifices!

    Les nouveaux cadres du Front National ont viré Jean-Marie Le Pen, créateur de ce parti avec des valeurs nationales qui ont disparu aujourd’hui. Ils ont transformé le FN en fan club « Marine Bleu Marine ». 
    Un fan club qui est grossi par des membres de convictions d’horizon communiste et socialiste. 
    Cela a permis aux associations gauchistes de faire plier Marine Le Pen qui vire du FN des adhérents et des cadres pour ne pas décevoir son nouvel électorat.

    Les virés, les déçus et les vrais patriotes adhèrent à la vraie droite Nationale.

    Aujourd’hui la seule formation politique qui incarne toutes les valeurs Nationales est le Parti De la France (PdF)!!

    Rejoignez NOUS!! http://www.parti-de-la-france.fr/

     

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    Parlez en autour de vous !


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    vendredi, 24 juillet 2015

    Chronique de la France asservie et résistante

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    Robert SPIELER - RIVAROL N° 3197 du 16 juillet 2015

    CERTAINS Rivaroliens avaient quelque espérance quant à Marion Maréchal-Le Pen, supposée être d’une autre classe, d’une autre vertu que Ganelone. Eh bien, ils ont tout simplement eu tort.

    Ganelone bis s’oppose au retour de son grand-père, déclarant sur le plateau de BFM TV le 9 juillet que Jean-Marie Le Pen, après le procès pourtant gagné, ne devait « plus être président d’honneur » du Front national. Humaniste, elle précise : « Pas tant pour le titre, mais pour les conséquences de ce titre : être membre de droit de toutes les instances du Front national. Et, vu les circonstances, la cohabitation avec Marine Le Pen devient compliquée et beaucoup de militants sont las ». Odieuse, celle qui a été “créée” par son grand-père, ajoute : « Je connais le personnage (le personnage, évoquant son grand-père !) et il fallait s’attendre à ce que ce soit compliqué, long et fastidieux(pour le tuer ?). Mais je crois que Jean-Marie Le Pen n’a rien gagné d’autre que du temps, je doute qu’il puisse se maintenir au poste de président d’honneur », a-t-elle précisé.

    D’où la réponse pleine d’esprit et du tac au tac du Menhir sur Twitter : « Proverbe provençal : fais du bien à Bertrand, il te le rendra en caguant.

     

    MARION C’EST GANELONE BIS !

     

    Sur une affiche, lorsqu’il était candidat aux régionales en PACA en 1992, on voyait le Menhir porter tendrement dans ses bras sa petite-fille, Marion, alors âgée de 2 ans. Vingt-trois ans plus tard celle-là lui vole sa place aux régionales en PACA, lui indique sèchement le chemin de la sortie, entend qu’il finisse ses jours à l’hospice et qu’il fiche la paix à sa descendance.

    Alors que le Menhir a fait toute la carrière politique de Marion, comme de Marine avant elle, qu’il lui a choisi une circonscription en or dans le Vaucluse, à Carpentras, pour qu’elle soit élue en 2012 (ce qui fut le cas), qu’il l’a couvée, lui a dispensé ses judicieux conseils, est venu la soutenir, l’encourager lors de toutes les soirées électorales, et encore fin mars lors des départementales, l’applaudissant, la félicitant, l’embrassant, voilà comme elle le traite alors qu’elle n’a que 24 ans !

    La tante et la nièce ne valent décidément pas mieux l’une que l’autre. Ecœurant ! Tout en le dézinguant, la petite-fille sait toutefois utiliser à des fins électorales l’affection des militants envers le fondateur du FN puisque, pour sa campagne, elle a fait distribuer une photo où on la voit avec son aïeul lors de la soirée électorale du second tour des départementales.

    Difficile d’aller plus loin dans la perversité !

     

    Sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, Marion Maréchal-Le Pen a aussi révélé que ses relations avec Jean-Marie Le Pen ne sont pas au beau fixe. « Manifestement, il m’en veut d’avoir été mis à l’écart de cette campagne des élections régionales, même si c’était le deal de départ (sic !). Je le regrette, j’en suis attristée, mais je n’y peux rien », a déclaré le député FN. Quelle hypocrisie, quelle honte !

    C’est tout simplement dégueulasse, comme le dirait notre ami Roger Holeindre. JMLP, quant à lui, a rajeuni de vingt ans depuis sa victoire judiciaire.

     

    MARINE LE PEN FUME LA MOQUETTE

     

    Décidément, Marine Le Pen devient de plus en plus excitée. Tout à sa haine contre son père sans lequel elle ne serait rien, voici qu’elle accuse Elkabbach d’avoir téléphoné à son géniteur pour le soutenir ! Rien que cela. Le 5 juillet, invitée du « Brunch Politique » de Sud Radio, Marine Le Pen est revenue sur une allégation deValeurs Actuelles selon laquelle Jean-Pierre Elkabbach aurait téléphoné à son père pour lui apporter son soutien. « C’est incroyable et c’est vrai. Jean-Pierre Elkabbach a téléphoné à Jean-Marie Le Pen pour lui exprimer toute sa considération, tout son soutien », a alors répondu la présidente du Front national.

    Mais comment est-elle supposée avoir cette supposée info ? A-t-elle placé le téléphone de Jean-Marie Le Pen sur écoute alors qu’elle n’a plus aucun contact avec son père depuis des mois ? Et d’ajouter : « Ça peut paraître étonnant mais c’est une réalité. Peut-être qu’il se projette dans la situation de Jean-Marie Le Pen. Je ne sais pas ce qui peut justifier cet amour soudain de Jean-Pierre Elkabbach. ». Lequel déclare qu’il s’agit de « fantasmes et fariboles », ajoutant : « Je l’invitais (JMLP) à ma matinale. MLP n’a pas honte de mentir ».

     

    JEAN-MARIE LE PEN COGNE

     

    Triomphant suite à ses victoires judiciaires, Jean-Marie Le Pen s’est félicité sur iTélé de voir la justice remettre « les choses en ordre », mais a aussi dénoncé la démarche « tout à fait totalitaire» de Marine Le Pen. De son côté, Marine Le Pen a fustigé surBFM TV une « saga judiciaire organisée » visant à « nuire au Front national », qui a prévu de faire appel. Extrait de l’entretien accordé par Jean-Marie Le Pen à Marianne daté du 10 juillet :

     

    « La ligne développée par Philippot et Marine est un gauchissement du FN. Justifié par eux par le fait qu’il y a beaucoup de gens de gauche qui passent au vote FN. C’est vrai, mais ce n’est pas là que se situe le gisement de voix dans un pays où il y a une très grande proportion d’abstentionnistes. J’ai la conviction qu’une partie de ces abstentionnistes va se mobiliser à partir d’événements prévisibles à venir très prochainement. Or, l’événement le plus probable, c’est le déferlement migratoire consécutif à l’explosion démographique du monde, à son appauvrissement et au déficit démographique de l’Europe. Ces événements pousseront les abstentionnistes vers la droite.

     

    Or, le gauchissement du Front national laisse libre l’accès à l’aile droite de l’électorat des Républicains. Or, en temps normal, le Front National flanc-garde l’UMP sur la droite. S’il se déplace sur la gauche, il libère cette frontière. Et ceux qui, portés par les événements en cherchant des issues, les classes moyennes en réalité, se porteront sur l’ex-UMP au lieu du Front National […] Il est bon que le FN s’ouvre à des clientèles nouvelles, mais à condition de ne pas perdre les plus anciennes […].

     

    A supposer que le FN poursuive son évolution actuelle, l’interroge Marianne, imaginez-vous que le courant de la droite nationale que vous représentez ne soit pas présent à l’élection présidentielle ?

     

    Si mon courant n’est pas représenté, il n’y aura pas de victoire. Moi, je crois représenter la majorité silencieuse du mouvement. Compte tenu de mon âge, j’ai transmis le flambeau, je ne me présenterai pas, évidemment. Mais quelqu’un le pourra peut-être… D’ailleurs, si ce courant n’est pas représenté, Sarkozy aura tout le loisir de renouveler sa stratégie de 2007 et de siphonner les voix du FN. Je crois qu’il a compris pourquoi il avait perdu en 2012 et rien ne l’arrêtera sur ce terrain. Et Marine Le Pen, si elle s’écarte de la ligne classique du FN, sera débordée […] »

     

    FN EN PACA : LA RÉVOLTE GRONDE…

     

    On sait que Marion Maréchal-Le Pen vient de lancer sa campagne pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). On ne peut pas dire que l’ambiance soit au beau fixe. La guerre totale de Marine Le Pen à l’encontre de son père fait des dégâts.

    Sur vingt conseillers régionaux sortants, quinze soutiennent Jean-Marie Le Pen. Les soutiens de Marine Le Pen et de Phillipot sont le patron de la fédération du Var, Frédéric Boccaletti, devenu directeur de campagne de Mme Maréchal-Le Pen, la Marseillaise Hélène Bez, proche du sénateur Stéphane Ravier, le Toulonnais Jean-Yves Waquet, Valérie Laupies et Thibault de La Tocnaye, membres du bureau politique du FN.

    Jean-Louis Bouguereau, premier vice-président du groupe FN au conseil régional PACA, qui siège depuis 1986, a rendu les dissensions publiques, jeudi 9 juillet. Dans un communiqué, l’élu varois demande la démission de Florian Philippot, « en raison de ses actes commis à l’encontre du président d’honneur du Front national, qui constituent des fautes politiques et juridiques de nature à compromettre l’unité du parti ». « La grande majorité des autres élus FN à la région soutient cette démarche », dit-il. Le Menhir, qui entend répliquer coup après coup, a nommé un nouveau secrétaire général du groupe des élus, Laurent Comas, un fidèle, en remplacement de Boccaletti qui avait choisi le camp de Philippot.

    Le ton monte. Comas a dénoncé la façon dont certains cadres, et notamment Stéphane Ravier, ont « assassiné le menhir. Je lui ai demandé qui il était pour faire la morale au président fondateur », assure-t-il. Depuis, je suis à l’écart. »

     

    Laurent Comas a été immédiatement suspendu du parti, tout comme Jean-Louis Bouguereau par Marine Le Pen. Le fonctionnement du parti est stalinien.

    Comas avait, il est vrai, tout fait pour se faire bien voir par Ganelone et son entourage: celui-ci avait comparé Florian Philippot au « gourou d’une secte vaudou », qui « mène le FN dans une voie mortifère ». Dans les Alpes-Maritimes, la révolte gronde aussi. L’investiture d’Olivier Bettati, ancien adjoint de M. Estrosi à la mairie de Nice, suscite le mécontentement de nombreux cadres locaux, dans ce département où les soutiens de Jean-Marie Le Pen restent nombreux.

     

    YONNE : LE FN MARINISTE ÉLIMINÉ

     

    Une élection départementale partielle s’est déroulée dimanche 5 juillet à Villeneuve-sur-Yonne.

    Le candidat mariniste l’avait emporté aux récentes élections départementales mais le scrutin avait été entaché de fraudes. Un cas des plus curieux : un binôme FN, Claude Thion et Erika Roset, avait été élu au second tour. Moins de trois semaines après avoir été élu, Claude Thion avait démissionné de son mandat, invoquant des raisons professionnelles.

    Son remplaçant, André Fisher, avait refusé de prendre sa suite, d’où l’organisation de nouvelles élections. Mais ce n’est pas fini.

    La seconde du binôme, Erika Roset, a déclaré dans une interview sur France Bleu Auxerre avoir quitté le parti après avoir été candidate « à son insu » et avoir subi des “pressions”. Elle a toutefois décidé “d’assumer” son rôle de conseillère départementale.

    Compliqué tout cela… Toujours est-il que le candidat du FN mariniste est arrivé troisième et se retrouve éliminé.

     

    CATHOLIQUE, ANCIEN PARACHUTISTE, ANCIEN GUDARD : LE FN MARINISTE LE CONDAMNE À MORT !

     

    Minute le raconte : Gaëtan Dirand n’est plus secrétaire départemental du FN pour le Maine-et-Loire.

    Il a remis, le 4 juillet, sa démission du poste qu’il occupait depuis avril 2011, expliquant qu’il ne se sentait plus en phase avec « la ligne politique du FN » ni avec « la stratégie de ses dirigeants ». En fait la colère de Gaëtan Dirand s’explique par la décision du FN mariniste d’investir comme tête de liste aux régionales pour le Maine-et-Loire, le jeune Aymeric Merlaud, un mignon tout mignon, protégé de l’homosexualiste Sebastien Chenu, le cofondateur de GayLib.

    Il est vrai que Gaëtan Dirand n’a que des défauts. Ce pilier historique du FN n’est pas homosexuel, est marié, père de quatre enfants, ancien para et catholique.

    De plus, il fut dans ses jeunes années le responsable du GUD. Autant de bonnes raisons pour l’exterminer.

     

    La « madone à pédés » s’y est donc employée.

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