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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Pour affaiblir l’Iran et la Syrie, l’Occident joue la carte d’al-Qaïda et d’ISIS

     Ingérence Irak Iran Syrie
     
     

    Pour battre ISIS [Islamic State of Iraq and ash-Sham] , il faut se débarrasser de la coalition dirigée par les États-Unis, écrit Sharmine Narwani.

     

    sharmine
    Réfugiés près de Bagdad, ayant fuit l’avancée de l’Etat islamique. Le premier résultat des manœuvres impérialistes au Moyen-Orient, c’est de jeter des millions de personnes sur les routes dans une fuite éperdue pour échapper aux massacres – Photo : AP

    ***

    Les ennemis d’ISIS ne sont pas à la fête. L’État islamique a réussi un parfait tour du chapeau* en envahissant la ville stratégique de Ramadi, dans la province irakienne à majorité sunnite d’Anbar, en occupant Palmyre, le joyau historique de la Syrie, et en prenant Al-Tanf, le dernier point de passage frontalier avec l’Irak.

    La « coalition » multinationale menée par les Américains et créée en août dernier pour contrecarrer l’avancée de l’État islamique (EI, anciennement ISIS) en Syrie et en Irak … n’a rien fait.

    Bagdad et Washington s’accusent donc maintenant mutuellement de dormir au travail.

    Le Secrétaire américain à la Défense, Ash Carter, a décoché le premier coup bas, dimanche, dans une interview à CNN :« Ce qui est arrivé est apparemment que les soldats irakiens n’ont montré aucune volonté de se battre. Ils étaient beaucoup plus nombreux que les assaillants. Et donc je crois… que le problème, c’est la volonté des Irakiens de se battre et de se défendre ».

    Carter doit avoir oublié que les Irakiens ont réussi à empêcher ISIS d’entrer à Ramadi pendant près de 18 mois. Il a aussi oublié que ce sont les Irakiens qui ont défendu et/ou repris Amerli, Suleiman Beg, Tuz Khurmatu, Jurf al-Sakhar, Jalula, Saadiyah, Khanaqin, Muqdadiyah, Baquba, Udhaim Dam, Tharthar Dam, Habbaniyah, Haditha, Al-Baghdadi, le barrage de Mossoul, Mont Sinjar, Zoumar, Erbil, Gwer, Makhmur, des dizaines de villages chrétiens dans les plaines de Ninive, Tikrit, Samarra, Balad, Dhuluiya, Doujaïl, Ishaqi, Al-Alam, Al-Dour, Albu Ajil, Awja, Al- Mutassim, Mukayshifa, Ajil et les champs pétrolifères d’Alas, les montagnes Hamrin, la raffinerie de pétrole de Baiji, des dizaines de villages dans les provinces de Salaheddine, Diyala, Kirkouk, Anbar et Babil – et la capitale, Bagdad.

    Les Irakiens ont rétorqué. Hakim al-Zamili, un important membre du parlement, a imputé la responsabilité de la chute de Ramadi aux États-Unis qui n’ont pas fourni « l’équipement, les armes et le soutien aérien nécessaires » aux troupes.

    Le Vice-premier ministre Saleh Mutlaq, qui est un sunnite originaire de la province d’Anbar, a déclaré que l’action des Américains était déficiente dans tous les domaines : « Les frappes aériennes de la coalition sont insuffisantes pour éliminer l’EI ». Et il a ajouté que la politique américaine de recruter des tribus sunnites pour la guerre, venait « trop tard » – que c’était « important, mais pas suffisant. » En matière d’euphémisme, on ne peut pas mieux faire.

    L’objectif annoncé depuis longtemps par Washington, consistant à réunir une force de combat sunnite triée sur le volet – ou son équivalent sous la forme d’une garde nationale – a toujours servi d’alibi pour leur éviter d’affronter les réalités.

    Une chose que nous avons apprise au fur et à mesure qu’EI prenait des petites et des grandes villes sunnites, est que le groupe extrémiste se targue d’avoir des cellules dormantes et des alliés à l’intérieur de ces zones. Les tribus comme les familles sunnites sont divisées sur la question du soutien à l’EI. Et les assaillants veillent à ce que tout le monde se soumette en terrorisant les populations par tous les moyens. Donc, la probabilité de la formation imminente d’une importante force de combat sunnite, bien formée et bien équipée est à peu près nulle.

    Toute aussi nulle est la probabilité que la coalition aérienne menée par les USA parvienne à paralyser l’État islamique. Washington a opéré moins de frappes en Syrie et en Irak, en neuf mois, qu’Israël pendant son opération-éclair de trois semaines à Gaza, en 2008-09.

    Où étaient les bombardiers américains quand Ramadi et Palmyre sont tombées ? Et pourquoi l’US Air Force ne semble s’engager sérieusement que lorsque leurs alliés kurdes sont menacés – comme à Kobani (Ain al-Arab en Syrie et à Erbil en Irak ?

    Les calculs des États-Unis concernant la Syrie et l’Irak

    S’il est vrai que les actions en disent plus long que les paroles , alors les mouvements de Washington au Moyen-Orient sont très très explicites.

    Oubliez les discours sur un « Irak unifié » avec un « gouvernement central fort ». Et oubliez aussi l’objectif annoncé à grand bruit de « former des forces modérées » pour « chasser l’EI » de Syrie à travers les frontières jordaniennes et turques. Ce ne sont que des mots.

    Si l’on prend objectivement en compte les intérêts américains dans la région, une image totalement différente se dégage. Les Américains cherchent à maintenir leur hégémonie absolue au Moyen-Orient, même lorsqu’ils mettent fin aux occupations militaires coûteuses de l’Irak et de l’Afghanistan. Leurs intérêts primordiaux sont : 1) se procurer du pétrole et du gaz au moindre coût, 2) soutenir Israël et, plus récemment, 3) saper l’influence russe (et chinoise) dans la région.

    Maintenir leur hégémonie s’avérerait beaucoup plus facile sans la présence d’une République islamique d’Iran puissante et indépendante qui continue de contrecarrer nombre des projets de Washington dans la région.

    Donc, leur hégémonie dépend en partie de l’affaiblissement de l’Iran et de ses alliés.

    En éliminant Saddam Hussein en Irak, les États-Unis ont étendu, sans le vouloir, l’arc d’influence géographique de l’Iran jusqu’à la la Palestine, ce qui a rendu le projet colonial israélien plus vulnérable. L’ancien président George W. Bush s’est immédiatement attelé à la tâche d’anéantir cet axe de résistance en essayant de neutraliser les alliés iraniens que sont le Hezbollah, la Syrie et le Hamas – et il a échoué.

    Le printemps arabe a offert une nouvelle opportunité : les États-Unis<code> et leurs alliés turcs et du Golfe Persique sont passés à l’action pour créer les conditions d’un changement de régime en Syrie. L’objectif ? Briser la continuité géographique – à travers l’Irak, la Syrie et le Liban – entre l’Iran et la Palestine.

    Lorsque le plan de changement de régime a échoué, on est passé au plan 2 : diviser la Syrie en plusieurs entités concurrentes, ce qui affaiblirait l’État central et créerait une « zone tampon » pro-américaine le long de la frontière avec Israël.

    Diviser l’Irak pour affaiblir son gouvernement central, en attisant les clivages entre les kurdes, les sunnites et les chiites, a également été une priorité pour les Américains.

    Il suffit de regarder ce que les Étasuniens ont fait récemment en Irak pour voir en quoi consiste exactement ce plan secret. Les frappes aériennes de Washington les plus intensives à ce jour ont eu lieu quand la ville kurde d’Erbil et ses environs ont été menacés par ISIS. Le Congrès a violé toutes les normes internationales en votant une loi pour armer directement les milices sunnites et kurdes et contourner le gouvernement central de Bagdad. Et en dépit d’innombrables promesses et engagements, les Américains ont échoué à former et équiper efficacement l’armée et les forces de sécurité irakiennes.

    Un Irak faible et divisé ne risque pas de devenir une puissance régionale alliée à l’Iran et à l’axe de la résistance. Pas plus qu’une Syrie faible et divisée. Mais sans contrôle étasunien sur ces gouvernements centraux, la seule façon d’y parvenir est de créer, 1) un conflit sectaire et ethnique qui entraînerait la formation de zones-tampons pro-américaines à l’intérieur des états de la résistance et/ou, 2) une « zone tampon sunnite » hostile qui briserait la continuité géographique entre l’Iran et la Palestine.

    Aujourd’hui, la « zone-tampon sunnite de l’Amérique est l’État islamique

    Le général Walid Sukariyya, un membre sunnite pro-résistance du parlement libanais, dit la même chose : « Il faut mieux pour les États-Unis et Israël avoir ISIS que d’avoir un Iran, un Irak et une Syrie forts… S’ils parviennent à leurs fins, l’État sunnite en Irak séparera l’axe de la résistance de la Palestine. »

    Washington cherche depuis longtemps à créer une zone tampon en Irak à la frontière syrienne, cela fait littéralement des années qu’il essaie – sans résultats – de trouver, puis de formater des dirigeants irakiens sunnites représentatifs susceptibles de s’aligner sur les États-Unis.

    Un exemple en est la délégation d’Anbar que le général américain John Allen avait sélectionnée en décembre dernier pour une visite à Washington et qui excluait les représentants des deux plus importantes tribus sunnites qui combattent contre l’EI en Irak – les tribus Albu Alwan et Albu Nimr. Un porte-parole des tribus s’en est plaint au journal Al-Jarida :« Nous nous battons contre ISIL et nous sommes massacrés parce que nous manquons d’armes. Et pendant ce temps-là, il y en a qui vont à Washington chercher des fonds et qui seront plus tard désignés pour être nos dirigeants ».

    Mais pourquoi ignorer les groupes sunnites qui sont tout à fait opposés à l’EI ? Ne sont-ils pas les alliés naturels de l’Amérique en Irak ?

    Les groupes extrémistes takfiris servent les objectifs de Washington. L’EI a eu la possibilité – au contraire des factions sunnites concurrentes, avec leurs listes sans fin de demandes venant de Bagdad – de transformer le projet de « zone-tampon » des États-Unis en une réalité concrète. Et Washington n’a pas besoin de prodiguer son sang, son argent ni sa force de travail pour réaliser le job.

    La semaine dernière, le groupe de surveillance étatique, Judicial Watch, a publié un document secret (maintenant déclassifié) de 2012 de la Defense Intelligence Agency (DIA) qui révèle les calculs américains en Syrie.

    Écrit seulement 16 mois après le début du conflit syrien qui dure depuis 50 mois, le document de la DIA profondément expurgé divulgue les éléments clés suivants :

    « Les salafistes, les Frères musulmans et AQI (Al-Qaïda en Irak) sont les principaux moteurs de l’insurrection en Syrie. »

    « L’Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition. »

    Le gouvernement syrien a décidé de privilégier la sécurisation des zones pro-gouvernementales et des principales voies d’accès, ce qui signifie que « le régime a diminué sa concentration dans les zones touchant la frontière irakienne (al Hasaka et Der Zor). »

    « Les forces d’opposition tentent de contrôler les régions de l’Est (Hasaka et Der Zor) touchant la frontière occidentale irakienne (Mossoul et Anbar) … Les pays occidentaux, les pays du Golfe et la Turquie appuient leurs efforts. »

    « La détérioration de la situation … crée l’atmosphère idéale pour que AQI revienne à ses anciens bastions de Mossoul et Ramadi … »

    « Si la situation se dégrade, il y a la possibilité d’établir une Principauté salafiste, déclarée ou non dans l’est de la Syrie, et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien qui est considéré comme le nœud stratégique de l’expansion chiite (l’Irak et l’Iran) ».

    Le mémoire de la DIA indique clairement que l’escalade du conflit en Syrie engendrera davantage de sectarisme et de radicalisation, ce qui augmentera la probabilité d’un « État islamique », à la frontière syro-irakienne, qui serait probablement dirigé par l’État islamique d’Irak (ISI).

    Qu’est-ce que les officiels de Washington ont fait quand ils ont reçu ce rapport ? Ils ont menti.

    Moins d’un mois après que le rapport de la DIA leur ait été remis, le secrétaire d’État américain, John Kerry, a déclaréceci au Comité des relations étrangères du Sénat à propos de l’opposition syrienne : « Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que l’essentiel de l’opposition fait partie d’al-Qaïda, des méchants. Ce n’est pas vrai. Il y a environ 70.000 à 100.000 opposants … 15 à 25 % d’entre eux appartiennent peut-être à ces groupes que nous considérons comme mauvais… Mais il existe une véritable opposition modérée ».

    Grâce à l’histoire fabriquée des « rebelles modérés » qui ont besoin d’aide pour lutter contre un « régime syrien criminel », le gouvernement américain a maintenu l’intensité du conflit syrien, en sachant très bien que le résultat serait la création d’une entité extrémiste sunnite enjambant la frontière syro-irakienne … ce qui pourrait paralyser, ce que les Américains appellent « le nœud stratégique de l’expansion chiite. »

    Max Abrahms qui est membre du Conseil américain des relations étrangères et spécialiste du terrorisme, a reconnu sur Twitter que : « Le rapport de la DIA du 5 août 2012 confirme une grande partie de ce que Assad dit depuis le début sur ses adversaires de l’intérieur comme de l’extérieur. »

    Comment lutter contre ce « monstre de Frankenstein » Américain

    Depuis l’année dernière, de nombreux responsables irakiens se plaignent du parachutage étasunien d’armes à l’EI – délibéré ou accidentel, la question n’est pas tranchée. Par contre, des sources militaires ont clairement indiqué que la coalition menée par les États-Unis ignore la plupart des demandes irakiennes de couverture aérienne de ses opérations au sol.

    Si les États-Unis ne veulent pas coopérer à la lutte existentielle de l’Irak contre l’EI, alors pourquoi s’embêter avec les Américains ?

    Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi est considéré comme un chef d’État « faible » – un fonctionnaire relativement pro-américain qui s’efforce de maintenir l’équilibre entre les intérêts américains et ceux du puissant voisin de l’Irak, l’Iran.

    Mais après la chute désastreuse de Ramadi et d’autres mauvaises nouvelles venant de Syrie, Abadi n’a guère d’autre choix que de limiter les pertes, et vite. Le premier ministre a ordonné le déploiement de milliers de miliciens de Hashd al-SHAABI (groupes paramilitaires chiites communément appelés Forces de mobilisation populaire) dans la province d’Anbar pour reprendre le contrôle de Ramadi. Ceci avec l’exceptionnelle bénédiction des tribus sunnites d’Anbar qui ont voté massivement pour demander le soutien militaire de Hashd.

    Quelques milliers de combattants sunnites ont rejoint les miliciens de Hashd, apportant leur sceau à cette décision politique. Si l’opération de Ramadi réussit, cet effort conjoint entre sunnites et chiites (qui a également été couronné de succès à Tikrit) pourrait fournir à l’Irak un modèle à multiplier autant que possible.

    Les pertes récentes en Syrie et en Irak ont ​​galvanisé les opposants de l’EI, du Liban à l’Iran en passant par la Russie, et les armes, les hommes et les fonds affluent. Si Ramadi est repris, ce regroupement continuera sans doute sa progression et tentera d’arriver à la frontière syrienne à travers le territoire de l’EI. Il y a une bonne raison à cela : les assaillants qui ont pris Ramadi sont passés à travers la frontière syrienne – au vu et au su des appareils de reconnaissance américains.

    Un haut fonctionnaire d’un État de la résistance m’a dit plus tôt dans l’année : « Nous ne laisserons pas se former une grande zone démographique et géographique (extrémiste) entre la Syrie et l’Irak. Nous allons travailler à repousser l’EI syrien en Syrie et l’EI irakien en Irak ».

    À l’heure actuelle, le renforcement des capacités militaires irakiennes est la clé qui permettra de repousser les Takfiris vers les zones d’opérations syriennes de l’est et du nord-ouest de la Syrie. Et la priorité absolue sera de détruire « la zone de tampon de l’EI » entre les deux pays.

    Il y a dix-huit mois, j’ai écrit article sur la meilleure manière de lutter contre les militants djihadistes depuis le Levant jusqu’au golfe Persique, que la solution pour gagner la lutte devait être élaborée dans la région, en particulier au sein des États dont la sécurité est la plus compromise ou la plus menacée : le Liban, la Syrie, l’Irak et l’Iran.

    J’ai dit que ces quatre états seraient obligés d’augmenter leur coopération militaire à mesure que la guerre s’intensifierait et qu’ils seraient les seuls à mettre des « bottes sur le terrain ».

    Et c’est ce qui va se passer. Mais la couverture aérienne est une composante nécessaire à la réussite des opérations offensives, même dans des situations de guerre non conventionnelle. Si les États-Unis et leur piètre coalition ne peuvent pas ou ne veulent pas fournir le renseignement et la couverture aérienne nécessaires, sous la direction d’un commandement militaire central irakien, alors l’Irak devra chercher de l’aide ailleurs.

    On pense alors à l’Iran et à la Russie – et c’est peut-être ce qui arrivera.

    L’Irak et la Syrie doivent fusionner leurs stratégies militaires plus efficacement – encore une fois, c’est un domaine où les Iraniens et les Russes peuvent fournir une expertise précieuse. Les deux états se sont heurtés à un mur dangereux ces dernières semaines, et ils sont certainement prêts à agir vite et fort.

    Le groupe de résistance libanais, le Hezbollah, s’implique aussi de plus en plus – son secrétaire général, Hassan Nasrallah, a récemment assuré que le Hezbollah ne se limiterait plus géographiquement, et qu’il irait là où c’est nécessaire pour contrecarrer l’ennemi Takfiri. Les acteurs non étatiques qui constituent le noyau djihadiste et Takfiri ne peuvent pas être battus par des armées conventionnelles, et c’est la raison pour laquelle les milices locales habituées à la guerre asymétrique sont les mieux adaptées pour ces batailles.

    En manière de critique contre la réponse tout à fait inexistante des États-Unis à la débâcle de Ramadi hier, Qassem Suleimani, le commandant de la Force l’élite iranienne Qods, souligne : « Aujourd’hui, il n’y a personne qui s’oppose à [l’EI] à l’exception de la République islamique d’Iran et des pays voisins de l’Iran ou soutenus par l’Iran ». Les Iraniens sont devenus des figures centrales dans la lutte contre le terrorisme, et ils sont aux premières loges – contrairement à Washington qui se trouve à quelque 10 000 km.

    Si les États-Unis voulaient vraiment combattre le terrorisme, il leur faudrait se concentrer sur des activités non-combattantes mais essentielles pour saper l’extrémisme : 1) sécuriser les frontières turques et jordaniennes pour empêcher l’infiltration de djihadistes en Syrie et en Irak, 2 ) sanctionner les pays et les individus qui financent et militarisent les Takfiris, et qui sont pour la plupart de fidèles alliés des États-Unis, qui font maintenant ironiquement partie de la « coalition » pour lutter contre l’EI, et 3) échanger des renseignements cruciaux sur les mouvements djihadistes avec les pays engagés dans la bataille.

    Il est temps d’arrêter l’hémorragie et de rallier quelques poids lourds à la bataille contre l’extrémisme. Si la coalition dirigée par les États-Unis ne veut pas opérer de frappes aériennes, sous le commandement explicite des états souverains engagés à grand risque dans cette lutte, il est peut-être temps de chasser de l’espace aérien irakien et syrien les avions de guerre de la coalition, et d’ouvrir notre ciel à des partenaires sérieux.

    Sharmine Narwani – Russia Today – 27 mai 2015

    Note :

    * Le coup du chapeau ou tour du chapeau (au Canada français) (en anglais : hat-trick) est un terme sportif d’origine anglophone associé à trois actions décisives faites par le même pratiquant au cours d’un unique événement sportif (Wikipedia)

    Article original : http://rt.com/op-edge/262393-isis-u…

    Traduction : Info-Palestine.eu – Dominique Muselet

    Source; http://www.info-palestine.net/spip.php?article15402


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    RÉINFO DU 1ER JUIN 2015

     

    Rédigé le Lundi 1 Juin 2015 à 08:00 | 0 commentaire(s)

     

    Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France, présenté par Sylvie Collet.


    Au sommaire de ce dix-neuvième numéro de Réinfo : 
      
    • Traité Transatlantique. La commission du Commerce International du Parlement européen a voté, ce jeudi 28 mai, en faveur du Traité de commerce transatlantique, ce traité négocié en grand secret car qu’il produira à tous les échelons : du sommet de l’Etat fédéral jusqu’aux conseils municipaux en passant par les gouvernorats et les assemblées locales, les élus devront redéfinir de fond en comble leurs politiques publiques de manière à satisfaire les appétits du privé dans les secteurs qui lui échappaient encore en partie. Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, formation professionnelle, équipements publics, immigration : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. ET vous savez quoi ? Il n’y avait pas un seul député européen du FN de Marine Le Pen pour s’y opposer… 


    • Pantalonnade au Panthéon. Décidemment, la nécropole de la République est de plus en plus mal fréquenté. En obligeant des héros comme Pierre Brossolette, Geniève Tillion ou Geneviève de Gaulle-Anthonioz à cohabiter avec un politicien comme Jean Zay, François Hollande rend plus hommage aux copinages franc-macs qu’au courage et à l’esprit de résistance… 


    • Déficits publics. 5 millions de chômeurs, 8 millions d’immigrés selon les chiffres les plus optimistes, 32% du PIB en aides sociales, 95% du PIB de dette, un déficit chronique de 85 milliards… 

     
    • Burundi, Macédoine… L’actualité ne manque pas de couleurs en ce moment, grâce aux révolutions du même nom initiées un peu partout par la diplomatie américaine. La semaine dernière, nous étions au cœur des Balkans, dans la Macédoine catholique, aujourd’hui nous décollons pour le Burundi où la question du troisième mandat du président a bien moins d’importance que le refus par ce même président de laisser s’implanter sur le territoire national une certaine base opérationnelle de l’armée et des renseignements américains…

     

     
    • et, pour finir, une interview de Carl Lang, réalisée lors du Bureau Politique du Parti de la France, tenu ce week-end à Paris. Nous serons également en direct avec Thomas Joly, secrétaire général du PDF, qui nous présentera les enjeux de la prochaine manifestation organisée à Calais comme l’immigration-colonisation.

    Nous détaillerons les prochains rendez-vous du Parti de la France, ainsi que les nouvelles nominations au sein de l’organigramme du Parti de la France. 

     


    Directeur de la publication : Carl Lang 
    Le Parti de la France. 6 Allée des Templiers. 
    F78860 Saint Nom La Bretèche 

     

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    Giscard d'Estaing: l'UE n'est pas libre de définir ses relations avec Moscou

     
    L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing estime que l'influence américaine empêche l'Europe d'établir des relations plus constructives avec la Russie.
     
    Les relations entre l'Europe et la Russie seraient meilleures si Bruxelles était réellement indépendant, estime l'ex-président français Valéry Giscard d'Estaing.
     
    Si l'Europe pouvait agir seule, ses relations avec la Russie seraient moins compliquées, car l'opinion publique européenne n'est pas hostile à la Russie, a indiqué l'ancien chef de l'Etat français dans une interview à la télévision russe.
    Selon lui, certains responsables américains cherchent à promouvoir la politique antirusse et utilisent n'importe quel prétexte pour aggraver les relations entre les deux pays. La France est pour sa part prête à contribuer au règlement pacifique des discordes qui opposent la Russie et l'Occident.
     
    Valéry Giscard d'Estaing estime également que les médias occidentaux doivent cesser de donner une vision unilatérale de la crise ukrainienne et de passer sous silence certains dérapages de Kiev.
     

    Le 28 mai, l'ancien président français a rencontré le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine pour évoquer avec lui la crise en Ukraine et les relations entre la Russie et l'UE. Officiellement, Valéry Giscard d'Estaing se trouvait à Moscou pour présenter la version russe de son livre consacré à la Grande armée napoléonienne.

     

    Source:  http://nationalemancipe.blogspot.fr/2015/05/giscard-destaing-lue-nest-pas-libre-de.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+LeNationalmancip+(Le+National+Émancipé)

     
     

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    The Sound of Muslim "Le coran est facile à comprendre"

    The Sound of Muslim 

    "Le coran est facile à comprendre" 

     

    Petit intermède musical

     

    Thanks to The Muslim Issue 

     

     

    Les mains, parlent, les pieds parlent  (24:24)

    Les oreilles parlent aussi  (41:20)

    La peau et les yeux parlent et témoignent contre vous ♪♬ (41:20)

    Les oiseaux disséqués volent vers la maison d'Abraham  (2:260) 

     

    Tout est écrit dans le noble coran 

     

    La Terre existait avant les étoiles ♪♬ (41:12)

    La lune émet de la lumière ♪♮(71:16)

    Et a été fendue en deux  (54:1 )

    Les éléphants transformés en paille mâchée  (105:1-5)

    Par des oiseaux qui leur lançaient des pierres  ♬ (105:3) 

     

    Ce sont quelques-uns des mots parfaits du coran 

     

    Des vieillards millénaires à l'époque du déluge  (29:14)

    Votre corps a été créé à partir d'un caillot de sang  (96:2)

    Pas d'évolution  (7:189)

    Au contraire, les hommes se transforment en singes ♪♫ (4:82) 

     

    Quand vous me dites 

    Qu'Allah me brûlera, ça me rend triste ♪♫
    Je me souviens tout simplement de ces choses ridicules 

    Et je ne me sens pas si mal 

     

    Le virus nous infecte pour notre délectation  (2:29)

    [Comme le ciel,] la Terre est formée de fumée  (41:11)

    Les vers vivent en communautés  (6:38)

    Le lait des vaches vient de leur ventre  (16:66) 

     

    Des faits coraniques acceptés par la science 
    Le coran est parfait, Allah jamais ne ment 

     

    Le sperme provient de l'épine dorsale et des côtes  (86:6-7)

    La nuit est un voile obscur qui couvre le jour ♪♬ (7:54)

    Les morts ressuscitent si on les frappent avec un steak de vache  (2:72-73) 

     

    Des instructions simples à suivre jusqu'à ce que... ♪♪

     

    Chacun sait ce qu'il reçoit en héritage  (4:11-12)

    La lune    suit le soleil  ☼   (91:1-2)

    Qui se couche ensuite dans la boue  (18:86)

    La Terre    est bien plate  (15:19 et 50:7)

    Et les étoiles tombent (81:2) 

     

    Quand vous me dites 
    Qu'Allah me brûlera, ça me rend triste 
    Je me souviens tout simplement de ces choses ridicules 
    Et je ne me sens pas si mal 
     
    Quand vous me dites 
    Qu'Allah me brûlera, ça me rend triste 

    Je me souviens simplement de telles choses ridicules comme:  

     

    "Le coran est facile à comprendre" ♪♬ (52:22)

     

    ♪♬♪♫♪♬♪♫



    31/05/2015  http://apostat-kabyle.blog4ever.com/the-sound-of-muslim-le-coran-est-facile-a-comprendre?trck=notif-11112035-1005631-112Hf

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    Navigation des articles

    L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE, CREUSET DE LA LIBANISATION DU PAYS (par le général Antoine Martinez)

     

    Le Général Martinez a publié en 2013 un essai dont nous nous étions fait l’écho sur Minurne « Devoir d’Expression d’un Citoyen (pas) Ordinaire ».
    Cet ouvrage l peut être commandé chez l’éditeur, à la FNAC, Amazon.fr,librairies Decitre, Chapitre.com

     

    000 Général Martinez
    Dans son éditorial de juin, le général Martinez traite magistralement l’une des racines du mal qui ronge la France : les défaillances et les compromissions de l’Education Nationale. A le lire, on se prend à rêver de voir un homme de cette trempe prendre les rênes du « Mammouth ». Non seulement pour le dégraisser, mais surtout pour lui rendre résolument sa vocation première de creuset d’intégration républicaine, par l’éducation et la culture.

    MLS



    La
     décision de publier dans la précipitation le décret sur la réforme du collège est un coup de force destiné à couper court à toute discussion sur un sujet pourtant capital. Elle fait suite au rejet par la ministre de l’Éducation nationale, visiblement agacée, des critiques formulées par des « pseudo-intellectuels » comme elle les a qualifiés avec des propos teintés de condescendance arrogante et blessante.

    Mais le plus grave dans cette affaire est que cette réforme ne représente pas la priorité aujourd’hui. En effet, tout le monde s’accorde pour reconnaître le fiasco de l’Éducation nationale mis en évidence depuis de nombreuses années mais qui ne cesse de s’aggraver dans le domaine de la gestion de ses ressources humaines et financières, et surtout dans celui des résultats obtenus. Ces derniers sont affligeants : près d’un élève sur quatre ne sait ni lire, ni écrire, ni comprendre un texte ou un raisonnement, ni s’exprimer correctement à l’entrée au collège.

    La réforme prioritaire à entreprendre n’est donc pas celle du collège mais, dans un premier temps, celle de l’école primaire. Il faut être cohérent et procéder dans l’ordre. Par ailleurs, pour réussir une réforme, il faut tout d’abord dresser un constat, puis établir un bon diagnostic, c’est à dire déterminer les causes de l’échec avant de décider des actions à engager. Et rien ne sert de changer ou de réformer les programmes si l’effort n’est pas porté sur l’acquisition des fondamentaux : lire, écrire, compter. Si sur le constat les différents points de vue peuvent être proches les uns des autres, il est à craindre que sur le diagnostic on soit très loin d’obtenir un consensus en raison du déni de réalité de nos gouvernants et de l’idéologie mortifère qui guide les « experts » de la pensée et du pédagogisme qui ont la mainmise sur l’Éducation nationale depuis de très nombreuses années. De surcroît, en moins de trois ans, trois ministres se sont succédé à la tête de ce ministère (mais peut-être y en aura-t-il encore un autre avant la fin de ce quinquennat) ce qui n’est pas un gage d’efficacité dans un registre qui conditionne pourtant l’avenir du pays.

    L’école est ou devrait être, au moins dans sa phase initiale (maternelle, primaire), le premier creuset dans lequel sont inculqués les repères sociaux qui gomment les différences, un espace où sont dispensés des savoirs, un lieu où on s’approprie et où on partage les valeurs de notre République : liberté, égalité, fraternité. L’acquisition de ces savoirs est impérative si on veut espérer réussir la deuxième phase, avec l’entrée au collège et au lycée, qui prépare l’entrée dans la vie sociale et professionnelle.

    Cependant, la naïveté de nos élites politiques, pour être bienveillant, démontre leur incapacité à élaborer et à appliquer un projet cohérent et conforme, d’une part aux principes et valeurs portés par notre République, d’autre part aux intérêts de la Nation française. Leur faute – et ici il est difficile d’être indulgent – par leur cécité et leur entêtement à ne pas corriger le cours des choses, prédit des lendemains douloureux. Car l’école prépare la France de demain qui risque de se réveiller privée d’unité, de cohésion, de valeurs communes avec pour conséquence l’absence ou plus exactement la disparition du sentiment du vouloir vivre ensemble.
    On a déjà pu constater cette évolution avec les émeutes de 2005 et plus récemment après les attentats de janvier dernier. Alors, pourquoi cette inquiétude doit-elle être manifestée avec force face à l’aveuglement incompréhensible de nos élites politiques ?

    L’Éducation nationale, outil fondamental au service de la Nation est devenue un véritable monstre incapable de bouger, au point que l’un de ses ministres l’a qualifiée de mammouth, il y a quelques années. Mais surtout, elle remplit mal sa mission en raison de la présence d’élèves issus d’une immigration extra-européenne trop nombreux. De cette situation découle naturellement le fait que des établissements scolaires accueillent une majorité d’élèves d’origine immigrée et que des classes d’écoles primaires ou de collèges sont entièrement composées d’élèves d’origine extra-européenne et de même confession. La vraie raison de l’échec est là, car la conséquence est que l’espace scolaire est quotidiennement exposé à des tensions ethnoculturelles et qu’il est devenu le lieu de revendications qui découlent d’une expression communautariste, agressive de surcroît, se réclamant d’une identité religieuse et revendiquant le rejet de la culture et des valeurs de la Nation française.

    On a récemment reproché au maire de Béziers d’avoir comptabilisé le nombre d’élèves de confession musulmane dans sa commune alors qu’il n’a fait qu’un simple constat. Chaque citoyen peut d’ailleurs en faire autant en consultant la rubrique « naissances » dans le bulletin mensuel d’informations publié par la mairie de sa commune ou dans les grands quotidiens régionaux. C’est très instructif et édifiant. On comprend mieux le taux « dynamique » de natalité de la France. On peut rappeler, par exemple, que la démographe Michèle Tribalat révélait, lors de son audition devant la commission du Sénat en 2011, que dans de nombreuses villes du département de Seine-Saint-Denis moins de 5 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d’origine européenne.

    L’école se trouve donc confrontée aujourd’hui, alors que sa vocation devrait être de transmettre des savoirs permettant l’appropriation de notre héritage culturel garant de l’unité de la nation, à une mission d’intégration dont l’échec est retentissant. Il faut donc, et c’est ici ce que l’on est en droit d’attendre du politique, imposer un processus d’intégration culturelle. Et cette mission d’intégration culturelle, l’école doit l’appliquer avec notamment l’apprentissage et la maîtrise de la langue française. C’est primordial et tellement évident car la langue construit et façonne l’identité de nos valeurs et prépare l’appartenance à la Nation.

    Mais si cette condition est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Elle doit être accompagnée de la transmission des éléments de la culture française, culture marquée par son histoire, par la démocratie et la laïcité, notions non seulement inconnues de cette immigration extra-européenne, mais malheureusement rejetées par les familles car considérées comme contraires à sa culture d’origine.

    Cela signifie que ce processus d’intégration culturelle doit être engagé pour effacer progressivement les aspects culturels d’origine incompatibles avec notre culture et non pas les entretenir comme cela a été incroyablement fait pendant ces quarante dernières années ou en voulant revisiter notre histoire. Il est, en effet, ahurissant que nos responsables politiques aient décidé, dès 1975, d’autoriser des « moniteurs étrangers reconnus aptes à enseigner dans leur patrie d’origine » à dispenser « des cours d’histoire-géographie et de grammaire dans la langue parlée par les élèves », instaurant ainsi, dans le cadre de la politique de regroupement familial, un système d’enseignement (Enseignement de la Langue et de la Culture d’Origine ou ELCO dont on peut craindre que certains soient des catéchismes islamiques) qui constitue un frein puissant à l’intégration, toujours en vigueur aujourd’hui.

    Ces enseignements sont, en outre, peu contrôlés alors qu’ils relèvent de l’autorité académique et leurs contenus et objets d’enseignement sont rarement expertisés et validés. C’est ainsi que le politique lui-même, par sa démission, a renforcé et continue aujourd’hui de renforcer les références communautaires qui conduisent tout naturellement au communautarisme contraire aux principes de notre République. On peut s’étonner de la mise en place d’un tel système et Jules Ferry doit se retourner dans sa tombe, mais on est encore très loin d’imaginer le degré d’incompétence de nos élites en matière d’analyse prospective pour avoir pensé, après avoir confié le travail à des « experts », que la poursuite de l’enseignement de la langue d’origine allait contribuer à un meilleur apprentissage de la langue « seconde », c’est à dire le français. Comment nos élites politiques ont-elles pu et peuvent-elles encore à ce point compromettre l’avenir de la Nation française ? Il y a là comme un refus d’admettre les faits, un déni de réalité, un sentiment de reniement qui s’apparente à de la trahison.

    C’est donc un double défi qui est posé à notre école. Un défi d’intégration scolaire tout d’abord, et le rapport du Haut Conseil à l’Intégration (HCI) le soulignait dans ses rapports de 1991 et 2010, car les enfants de parents d’immigrés sont particulièrement exposés à l’échec scolaire. Les études menées démontrent que ces jeunes issus de cette immigration extra-européenne (à l’exception de ceux originaires d’Asie du Sud-est) sortent deux fois plus souvent du système éducatif sans qualification (12 % contre 6 % pour les non-immigrés). Le HCI préconisait d’ailleurs la suppression des ELCO considérés contraires à l’objectif d’intégration. Il n’a toujours pas été écouté. Il faut bien reconnaître que dans certains quartiers l’école ne fait plus autorité du fait qu’elle a progressivement et lâchement accepté la négociation. Ce faisant, elle a mis à mal le principe d’égalité. L’école de la République ne tient donc plus ses promesses et désormais tout s’y négocie pour obtenir une relative paix scolaire. Plutôt que le rappel ferme des principes, on préfère éviter l’affrontement.

    Mais c’est également un défi d’ordre culturel qui est posé. Les programmes d’instruction, établis au niveau national, constituent un socle de connaissances à acquérir par tous. Ce socle est en fait un patrimoine commun à tous les élèves qui s’est construit avec le temps et qui est inscrit dans un contexte culturel façonné par notre histoire nationale dont nous devons être fiers au lieu de la dénigrer. Il prépare donc à l’intégration sociale. Pourtant, face à la montée d’un communautarisme virulent, d’autant plus vindicatif qu’il ne rencontre pas de réelle opposition, on ouvre la porte à des contestations de plus en plus nombreuses et inacceptables, et cela dès l’école primaire ! Des enseignants sont régulièrement confrontés au refus de parents de confession musulmane à l’étude par leurs enfants de pans entiers du programme d’histoire, par exemple, dont ils contestent la réalité historique ou qu’ils considèrent contraires à leurs convictions. La pression religieuse s’invite ainsi au sein des cours provoquant la contestation ou l’évitement de certains contenus d’enseignement qui ne conviennent pas à ces familles. Tout cela amène à renoncer à aborder certains sujets dans des établissements à forte population d’origine immigrée pour éviter des affrontements identitaires en raison de la grande difficulté à faire admettre le débat argumenté. Est-ce la raison de l’inscription dans la réforme du collège de l’enseignement obligatoire de l’islam  en histoire alors que les périodes des Lumières et de la chrétienté médiévale seraient facultatives ? Quant à la maîtrise de la langue, comment refuser de voir que pour nombre de jeunes, nouvellement arrivés ou issus de famille résidant en France depuis une ou deux générations, la pratique du français ne s’exerce pas ou peu en dehors de l’école ?

    L’école est donc devenue localement le lieu de l’affirmation ethnique et religieuse dans une optique de confrontation délibérée. On a pu constater ce phénomène les jours qui ont suivi les attentats de janvier dernier, ce qui explique d’ailleurs l’existence, dans nos cités, de milliers de djihadistes « instruits » et fabriqués par l’école de la République. Cet échec est aggravé par une insuffisance de la maîtrise de la langue française et en particulier du français écrit. Cette carence explique l’accentuation du repli communautaire et constitue un signe sans équivoque d’un réel refus dintégration. Notre ministre de l’Éducation nationale devrait donc comprendre qu’avant de réformer le collège, c’est notre politique d’immigration et d’attribution de la nationalité française qu’il faut revoir et l’école qu’il faut réformer de toute urgence. Car l’inconséquence, le laxisme et le manque de vision à long terme de nos responsables politiques conduisent immanquablement à la désintégration annoncée de cette unité nationale en raison des mesures effarantes qui défient le bon-sens prises par des gouvernements de droite ou de gauche depuis quarante ans. Refuser de voir la réalité conduit au suicide car on engage avec certitude notre pays sur la voie de la libanisation.
                                                                                                                                                                                                                    Général (2s) Antoine MARTINEZ

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    LE PARTI DE LA FRANCE EN BRETAGNE ET LES ÉLECTIONS RÉGIONALES 
    !

    Les délégués Départementaux au boulot ! Rien n' est impossible !

    Les paroles sont nécessaires, mais les actes sont essentiels !

    Commencer SVP a me fournir un début de liste !

    La tête de liste sera diffuser à la presse fin JUIN !


    En Bretagne (4), le conseil régional compte 83 membres, mais chaque liste droit présenter 91 candidats, répartis en quatre « sections départementalres ».

    Soit 18 pour les Côtes d’Armor,

    27 pour le Finistère,

    26 pour l’Ille et Vilaine et 20 pour le Morbihan.

    Ainsi, en cas d’empêchement de tel ou tel conseiller régional, le suivant sur la liste le remplace automatiquement.

    Jean-Marie Lebraud 
    Délégué Régional du PDF/BRETAGNE

    ET AUSSI

     


    Réunion militante et de cohésion du Parti de la France en Bretagne !


    Chers Amis,
    Le Parti de La France Bretagne organise un déjeuner-débat le Samedi 27 juin 2015 à 12Heures avec comme invité Thomas JOLY Secrétaire Général qui nous commentera l’actualité politique et l’organisation de notre mouvement au :

    RESTAURANT
    5 GRANDE RUE
    22720 SENVEN LEHART

    Une journée bien sympathique en perspective !
    Comptant sur votre présence
    Amitiés Nationales

    Jean-Marie Lebraud Délégué Régional du PDF Bretagne


    ………………………………………………………………………………………………….
    Coupon à nous retourner avant le 18 juin 2015 par courrier
    Nom Prénom :.................................................................... ..............................
    Adresse :..............................................................................................................................
    ......................
    E-mail : .........................................................................
    Nombre personnes : X 25,00 Euros = ..................

    (Joindre obligatoirement le règlement pour l’inscription au repas au Nom de Renan HAAS et expédier :

    RENAN HAAS 24 RUE DE KERENTREE 29120 PONT L’ABBE

    Renseignements: 06 63 42 66 16
     


    Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

    BLOG : http://pdfbretagne.blogspot.fr/
    Mail : pdfbretagne@orange.fr

    Tel : 06 09 53 93 84101991500-2.jpg


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    George Soros, architecte du chaos ( à partager )

    Posted: 01 Jun 2015 11:18 AM PDT

     
     
    Là où Soros apparaît, il faut s'attendre à des troubles sanglants
     
    Nombreux sont ceux qui se souviennent avec colère et exécration du nom de George Soros, né György Schwartz, financier et investisseur américain, juif d'origine hongroise: des banquiers britanniques touchés au début des années 1990 à cause de la chute de la livre au politiciens d'Europe orientale victimes des révolutions de velours organisées avec son implication directe, écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.
     
    Son nom a récemment refait surface en Macédoine, pays des Balkans jusque-là tranquille et paisible, dont le calme ne semblait pas du goût des faucons de Washington. Une autre révolution de couleur "à la Soros" a failli s'y produire. Soyons objectifs: personne ne nie qu'il est un homme d'affaires accompli et le "seigneur" des bourses à travers le monde occidental. Un magnat qui a fait sa fortune de 19 milliards de dollars essentiellement en jouant sur la baisse des cotes en bourse. Il mène sur le marché un jeu étonnant avec un calcul presque diabolique, qu'il perçoit, d'après sa philosophie, non seulement comme des côtes et des valeurs, mais comme une substance vivante, bouillonnant d'émotions, avec des personnes concrètes — des négociants, des courtiers, des investisseurs, qui peuvent être influencés à l'aide des informations pour promouvoir des décisions avantageuses. Mais Soros n'a pas seulement un don étonnant de prédiction financière. Il est aussi connu pour sa capacité à utiliser à 100% les informations d'insiders obtenues grâce à ses liens avec les "puissants de ce monde". Il n'hésite pas non plus à faire de la manipulation ou, en d'autres mots, de la désinformation par l'intermédiaire des ressources analytiques des milieux politique et financier, en parallèle d'une déstabilisation du marché par les spéculateurs financiers qui lui sont subordonnés. Ainsi, le 13 août 1998, Soros a annoncé que la Russie avait "besoin d'une dévaluation". En dépit des affirmations du gouvernement de l'époque, le rouble s'est effondré quelques jours après.
    Soros est un véritable "mauvais génie", un des escrocs à l'échelle planétaire. Il n'est pas du tout "Uncle Scroodge" qui se cache soi-même et ses biens des autres. Il est un fervent partisan de l'idée de "société ouverte" qui, grâce à son maître, le philosophe autrichien Karl Popper, est devenue le but de sa vie. Soros est l'un de ces "barons" qui préfèrent faire des dons "au public admiratif". Peu importe que ce soit sous forme de subventions ou de manuels, avec lesquels il essayait d'envahir, à l'aide de ses assistants obséquieux, les universités russes dans les années 1990, et qui étaient soumis dans notre pays à de vives critiques de la part des scientifiques et des chercheurs pro-étatiques.
     
    Soros préfère donner ce genre d'"aumônes" non pas à l'intérieur des USA, mais partout dans le monde: ses fonds sont déjà ouverts dans 25 pays. Il est l'un de ceux qui font des dons. Des dons de centaines de millions de dollars. Mais souvent, il utilise ses fonds à des fins autres que le véritable mécénat implique. Il suffit de dire qu'au cours de 20 dernières années, ce père de cinq enfants trois fois marié et fervent partisan des mariages homosexuels a donné 200 (!) millions de dollars pour la promotion de l'idée de la légalisation de la marijuana aux États-Unis. Que cela reste une affaire intérieure des USA, ainsi que l'hostilité persistante de Soros envers Bush fils. Pour discréditer la politique de celui-ci pendant sa campagne électorale de 2004, il a dépensé 27 millions de dollars. Une autre chose est alarmante: en "s'infiltrant" dans d'autres pays par l'entremise de fondations caritatives pavées de bonnes intentions, l'empire de Soros utilise en fin de compte ses ONG pour organiser des révolutions de toutes les couleurs. Comme une révolution "rose" en Géorgie en 2003, quand le protégé des Américains Saakachvili est arrivé au pouvoir, ou comme une révolution "orange" en Ukraine à deux reprises, en 2004 et en 2014.
     
    On dit qu'il est impossible de le regarder longtemps dans les yeux. Comme un analyste l'a écrit de manière très précise, on ressent "un regard plein de désespoir et de douleur; qu'on craint de rencontrer".
     
    Laissons aux économistes l'analyse de ses activités commerciales, notamment dans le domaine des fonds de couverture (hedge funds) qu'il a abandonnés, selon lui, il y a quelques années. Examinons plutôt les motifs de ses actes. Il faut commencer par son enfance, pendant laquelle il a failli se retrouver avec toute sa famille dans un convoi de Juifs emmenés dans des chambres à gaz en Allemagne, mais a été épargné grâce à son père qui avait falsifié les papiers. Il a presque regardé la mort en face — et son regard s'est empli de désespoir et de douleur. Depuis la Seconde guerre mondiale, l'URSS puis la Russie ont été pour Soros comme un chiffon rouge devant un taureau, tout comme les pays "pro-soviétiques" ou se trouvant dans la zone des intérêts vitaux de Moscou. Il faut, d'ailleurs, mentionner un autre motif de l'"amour personnel" du financier pour la Russie. Pendant la Première guerre mondiale, le père de Soros, avocat et éditeur, s'est porté volontaire pour aller au front, a été capturé par les Russes, exilé en Sibérie, mais a réussi à s'échapper et, par miracle, est rentré dans sa ville natale de Budapest. "J'ai de la chance que mon père ait été de ceux qui n'agissaient pas comme autres", a avoué une fois le milliardaire.
     
    Survivant de la Seconde guerre mondiale, George Soros, qui a connu beaucoup de malheurs, a forgé sa philosophie de la vie pendant son enfance, marquée par la souffrance et la peur. Son essence peut se résumer par l'une de ses phrases: "Je n'acceptais pas les règles proposées par les autres, sinon, je serais déjà mort". On pourrait facilement la compléter ainsi: "Je m'en fiche de tout ce que vous faites. Moi, je peux tout. Et je vais obtenir ce que je veux". D'ailleurs, l'idée même de "société ouverte" qui a donné le nom à ses fondations et organisations caritatives, est que l'homme est guidé dans vie par sa propre pensée et intelligence, en évitant des tabous imposés par la "société fermée", en d'autres mots, "l'autre humanité".
     
    Parmi ceux qui ont beaucoup souffert pendant la période de formation de la personnalité, les uns se referment sur eux-mêmes et les autres, rancuniers face au monde entier, sont rongés par cette rancune. Soros a choisi un autre chemin, sans doute le plus difficile. Il a commencé à se lever obstinément de ses genoux avec un calcul froid, en se vengeant, à sa manière, du monde qui l'avait rejeté dans son enfance et son adolescence. En analysant l'activité de Soros, financier et philanthrope, on arrive à la conclusion que tous ses actes, parfois excentriques en apparence, sont dictés par le désir de prouver au monde qu'il est capable de "déplacer des montagnes", malgré les règles et les tabous établis dans la société. Peu importe, quel "monde". Que ce soit des régimes communistes odieux ou la Russie (en fait, il suffit de se rappeler les "révolutions de velours", sponsorisées par Soros, qui ont traversé l'Europe de l'Est en 1989 et conduit au changement des régimes), ou bien l'Albion britannique.
     
    Le 16 septembre 1992, "mercredi noir" pour l'Angleterre, Soros a gagné près d'un milliard de dollars en un jour et a fait chuter la livre sterling par rapport au mark allemand. Ainsi, il a piétiné la monnaie du pays dans lequel au début des années 1950, les employeurs lui avaient refusé un emploi d'un ton moqueur. À la fin des années 1940, le jeune diplômé de la London School of Economics a travaillé un peu partout — comme commis voyageur, vendeur de pommes, gestionnaire dans une fabrique de mercerie — tout sauf sa spécialisation financière. Les banques anglaises lui refusaient des postes en raison de sa nationalité et de l'absence d'un protecteur qui pourrait dire un mot en sa faveur.
     
    … Quarante ans plus tard, Soros achetait discrètement des petits lots de monnaie britannique à la bourse et le mercredi 16 septembre 1992, faisait chuter la monnaie nationale du Royaume-Uni en déversant à la bourse 5 milliards de livres sterlings. La Grande Bretagne a été choquée, ne s'attendant pas à un tel coup de l'autre côté de l'Atlantique. Soros lui-même a appelé ce jour "mercredi blanc", celui de sa vengeance face aux Britanniques. En 1997, par l'entremise de spéculations boursières, il a fait chuter les monnaies d'un certain nombre de pays d'Asie-Pacifique comme la Malaisie et Singapour. Il a également essayé d'atteindre la Chine, mais Pékin a su arrêter le zèle du milliardaire américain.
     
    C'est ce principe — "je peux tout et je vais le faire", marqué par son expérience personnelle, qui explique beaucoup de ses actions, y compris le travail mené depuis la fin des années 1980 pour renverser des régimes indésirables à l'Amérique, dans lequel il est activement impliqué. La Maison Blanche et le grand Joueur en bourse, doté d'un instinct naturel incontestable, ont formé une équipe qui gagne. On peut dire que Soros est la "pointe financière" de la lance, jetée par les marionnettistes de la grande politique des États-Unis restant en coulisses, quand il est nécessaire de renverser des gouvernements qui ne naviguent pas dans le sillage des USA.
     
     
    D'autant que ce type de personnes ne se fait pas longtemps prier: pour le financier Soros, russophobe avéré de longue date, tout comme pour le politicien McCain du Capitole, une Russie forte et prospère serait une horreur. N'ayant pas réussi à la ruiner directement par l'intermédiaire de Gaïdar, Kassianov et leurs semblables dans les années 1990, il s'approche d'elle par le truchement des peuples frères de notre pays. En mars 2014, quand Porochenko n'était pas encore président et que le sang ne coulait pas encore dans le Donbass, l'ancien agent des services de renseignement américain Scott Rickard avait fait un aveu sensationnel dans son interview donnée à la chaîne internationale Press TV. C'est de l'ancien agent de la CIA qu'on a appris que les dépenses directes des USA pour la "réanimation de la révolution orange"— ou "Maïdan-2014"— s'élevaient à 5 milliards de dollars. Cependant, un autre aveu est resté dans l'"ombre" de ce chiffre choquant: Rickard a déclaré que parmi les principaux sponsors du coup d'État à Kiev figuraient le fondateur du site de ventes aux enchères eBay, Pierre Omidyar, et Soros. Cette "contribution" a porté ses fruits sanglants: dirigée par la main cynique du réalisateur-marionnettiste Soros, l'Ukraine a glissé dans l'abîme du chaos et du désespoir, deux peuples frères se sont heurtés, portant le niveau de haine à l'extrême. Soros a bien réussi à semer la pagaille sur le Maïdan — et le chaos a englouti l'Ukraine.
     
    Le dollar vert de Soros n'a que faire des souffrances humaines et des sentiments. Peu lui importe, à lui, de savoir qui a survécu à la terreur nazie, de voir qu'à quelques centaines de kilomètres du pays de son enfance, le sang est versé, qu'un obus, atterri dans sa cour, a déchiré une jambe à un petit garçon innocent, en mutilant sa vie et son âme, ou qu'un vétéran de la guerre, auquel les salauds du Maïdan ont cassé des côtes pour avoir porté le ruban de Saint-Georges, pleure d'impuissance de ne pas avoir achevé les partisans de Bandera.
     
    Il serait naïf de croire que Soros fait n'importe quoi en jetant de l'argent à droite et à gauche, simplement pour semer le chaos. C'est seulement le personnage qui convient le mieux pour les opérations secrètes de Washington. Si d'autres marionnettistes américains membres du club Bilderberg préfèrent rester dans l'ombre sans apparaître dans les médias, Soros, au contraire, s'exprime très volontiers. En avril 2015, il appelait Bruxelles à soutenir les autorités ukrainiennes jusqu'à la participation à une confrontation militaire directe avec la Russie.
     
    Il a récemment effrayé la planète par sa "prophétie" d'une nouvelle guerre mondiale où Washington serait opposé à Pékin. Il a aussi donné deux conseils, à sa manière. En tant que financier, il a suggéré à la Maison blanche d'associer le yuan au panier monétaire du FMI. Et en tant que russophobe, il a déclaré que l'administration américaine devait tout faire pour empêcher la solidification de l'alliance entre la Russie et la Chine.
     
    On pourrait, bien sûr, expliquer toutes ces déclarations excentriques par l'âge avancé de George Soros. On pourrait dire que "le vieillard s'est un peu emballé". Le 12 août 2015, il aura 85 ans.
     
    Mais il faut garder à l'esprit que quel que soit l'état physique de Soros, il ne laissera jamais échapper un mot sans avoir calculé ses conséquences, ni sans y voir son propre bénéfice — pas un simple bénéfice, mais un superbénéfice — ni sans tenir compte du profit des USA, le pays qui l'a accueilli en 1956.
     
    À propos
     
    Il n'y a pas longtemps, Soros a été vu à Kiev — fait qui a été complètement ignoré par les journalistes. C'est l'ancien chef de l'administration présidentielle du pays, Viktor Medvedtchouk, qui a expliqué les raisons de la visite du milliardaire influent en Ukraine. Selon lui, Soros serait venu pour diviser Naftogaz Ukraine en trois entreprises distinctes, avec le soutien du premier ministre Iatseniouk, et les privatiser. "Il (Soros) est toujours là où il y a beaucoup d'argent, des schémas de corruption et des possibilités de fraude. En Ukraine, surtout sous le pouvoir qui lutte contre la corruption de façon que personne ne s'en aperçoive, il y en a plus qu'assez de tout cela", conclut Medvedtchouk.

    Guerre, par procuration: stratégie de la Résistance?

    Posted: 01 Jun 2015 11:08 AM PDT

    L’objectif du secrétaire général du Hezbollah libanais,Seyyed Hassan Nasrallah, en appelant à la mobilisation générale, est d’alerter l’opinion publique sur les dangers menaçant la région arabo-musulmane, un souci, qui préoccupe, aussi, les sources d’imitation, en Irak. 
    Lorsque le secrétaire général du Hezbollah libanais a annoncé, lors d’un discours, à l’occasion du 15e anniversaire de la victoire de la Résistance, une éventuelle mobilisation générale, il a, non seulement, surpris ses ennemis, mais aussi, ses amis et ses partisans. 
    Mais deux semaines après, alors que le porte-parole de la source d’imitation d’Irak, Cheikh Mehdi Karbalaï, a tenu les mêmes propos que Seyyed Hassan Nasrallah, la convergence et l'unité de la ligne de conduite suivie par l’Islam de la Résistance, face à l’offensive d’envergure du triangle arabo-sionisto-wahhabite, ont été mises au grand jour, à l'intention de l’opinion publique régionale.
     Le représentant de l’Ayatollah Sistani, à Karbala, a tenu à faire allusion aux complots concoctés contre les nations de la région, appelant tous ceux qui ne sont pas allés à la guerre contre Daesh, à recevoir des entraînements militaires, et à être opérationnel, au moment où on aura besoin d’eux. Cette Fatwa de la plus grande source d’imitation chiite intervient, alors que les propos du secrétaire général du Hezbollah, le 15 mai dernier, avaient plu à un grand nombre d’ennemis de la Résistance, notamment, les Saoudiens, dont certains avaient dit que l’appel à la mobilisation générale de Nasrallah traduisait la fin des capacités du Hezbollah, face aux groupes takfiro-sionistes. 
    Pourquoi la mobilisation générale ? Le discours de Seyyed Hassan Nasrallah, le 15 mai dernier, était plein de significations, mais, non seulement, les médias takfiris de l’ennemi, mais aussi, les médias neutres et amis, ont fait leur une de la question de la mobilisation générale. Compte tenu de de l'importance de cette question, il ne faut jamais oublier que, depuis le 25 mai 2000, jour de la libération du Sud du Liban du joug des Sionistes, on a été témoin d’un processus évolutif mettant au grand jour l’autre visage de l’ennemi sioniste au monde entier. 
     
    De l’avis des experts, après que le régime sioniste a constaté l’inefficacité de ses moyens, face à la guerre asymétrique de la Résistance, il a eu recours à la stratégie de la guerre d’usure. Cette stratégie avait, déjà, été proposée, dans cet ouvrage, intitulé «Les onagres : les agents d'influence soviétiques, de Lénine à Gorbatchev». A la page 24 de ce livre, publié en 1998, on peut lire que les instruments indirects de la domination et de l’hégémonie suivent un processus évolutif commençant par la révolution, puis, le terrorisme, et, enfin, l’épuisement. Dans l’optique de l’auteur de ce livre, cette stratégie peut être utilisée, aussi bien, par les pays faibles que par les pays forts, dotés d’une structure militaire puissante, de manière que l’on puisse prévoir que la troisième guerre mondiale prenne forme, dans le cadre de cette stratégie, tandis que les éléments essentiels mèneront, à terme, cette opération, par divers moyens militaires directs et indirects, dont les guerres révolutionnaires, les guerres terroristes et les guerres d’usure. 
    C’est l’approche contre laquelle avait mis en garde l’axe de la Résistance, il y a quatre ans, essayant, par un appel à la mobilisation populaire, de faire échouer ce complot. Pour être plus clair, il faut ajouter que si, jusqu’à hier, dans l’optique du secrétaire général du Hezbollah libanais, le front de la guerre se limitait à la frontière de la Palestine occupée, aujourd’hui, les alliés principaux du régime sioniste, Daesh et le Front Al-Nosra, sous une nouvelle forme et structure, et dans un espace plus vaste que les frontières de la Palestine occupée, à savoir, de la Syrie jusqu'au Yémen, sont en train de réaliser un plan d'envergure, pour lequel Israël a, d'ailleurs, été créé. 
     
    De l’avis des experts, dont les analystes d'"As-Safir" et d'"Al-Akhbar", l’objectif du secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, en appelant à la mobilisation générale, est d’alerter l’opinion publique sur les dangers menaçant la région arabo-musulmane, un souci, qui préoccupe, aussi, les sources d’imitation, en Irak. Plus précisément, bien que le monde arabo-musulman soit menacé par un grand danger, illustré par la propagation du terrorisme daeshiste, cependant, le plus préoccupant, c'est que la plupart des habitants de la région ignorent, encore, l'effrayante réalité de ce danger, le pourquoi de sa formation et ses objectifs. 

    Et cette mobilisation générale pourra, au premier abord, asséner un choc médiatique à la société, pour lui faire prendre conscience de l'ampleur de ce danger. Selon les experts politiques, l’appel à la mobilisation générale, par l’axe de la Résistance, pourra ouvrir un nouveau chapitre, dans les engagements militaires, surtout, que, depuis quelques mois, il a changé sa stratégie de «défense stratégique» en «offensive active», et dans ce cadre, on a été témoin de la libération de Tikrit, en Irak, des victoires de l’armée syrienne et du succès du Hezbollah, dans les montagnes stratégiques du Qalamoun.

     

    Le National Émancipé

     

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    Arabie Saoudite, Qatar et USA : les principaux parrains du terrorisme

    Arabie saoudite Crises/guerres Droit international Etats-Unis Ingérence Qatar Syrie
     
     
     
     

    Intervention de Yves Bonnet, ancien préfet et ancien chef de la DST dans les années 80 sur le plateau de C dans l’air le 8 octobre 2012.

    Directeur des services secrets français : De quoi se mêle le Qatar, lorsqu’il se préoccupe de NOS banlieues ?

    Ce pays est la négation de la démocratie.

    Il explique d’une part les modes opératoires pour quadriller les foyers terroristes, puis d’autre part l’alliance trilatérale entre les USA, l’Arabie et le Qatar dans le financement massif des groupes djihadistes en Afrique, au Proche-Orient et en Occident.

     

    Source: http://www.info-contre-info.fr/international-video/directeur-services-secrets-francais-de-quoi-se-mele-qatar-lorsquil-se-preoccupe#sthash.89P4GCk4.dpuf


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    Vladimir Poutine à propos de la FIFA, Snowden & Assange (VOSTFR)

     

    Commentaires de Vladimir Poutine au sujet de la situation de la FIFA


    28 mai 2015 - 12h00

     

    Vidéo sous-titrée : https://www.youtube.com/watch?v=Zfa95kqvrJQ

     


    S'il est évident que la FIFA est corrompue jusqu'à la moëlle, il n'est pas moins certain que l'arrestation de plusieurs responsables de cette organisation à l'instigation des Etats-Unis, et ce à la veille de la réélection de son Président, était une action absolument illégale et hautement politique. Vladimir Poutine l'a souligné dès le lendemain des faits en rappelant le contexte de la Coupe du Monde 2018 qui doit se tenir en Russie, au grand dam des Etats-Unis et du Royaume-Uni (dont la candidature n'a pas été retenue), ainsi que les précédents Edward Snowden & Julian Assange, qui avaient révélé l'ampleur de l'ingérence américaine en Europe. De telles actions visent à intimider tous ceux qui ne se soumettent pas aux desiderata de l'Oncle Sam, outré par l'idée même de malversations financières et très respectueux du droit international, comme chacun le sait. Il est maintenant ouvertement question d'un boycott de la Coupe du Monde 2018. Après Sotchi (et la commémoration du 70e anniversaire de la Victoire contre le nazisme), honteusement boudés par les dirigeants occidentaux au prétexte d'une « ingérence » russe en Ukraine, assistera-t-on à un retour des boycotts olympiques de Guerre Froide (cf. Moscou 1980, San Francisco 1984) ?

     


    Source http://en.kremlin.ru/events/president/news/49546

    Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr



    Transcription :

     

    Journaliste : Des rapports concernant un scandale majeur à la FIFA sont apparus aujourd'hui. Cette organisation a été accusée de corruption et 14 employés ont été arrêtés. Pensez-vous que tout cela peut avoir un impact sur la Coupe du Monde 2018 en Russie ?

     

     

    Vladimir Poutine : Je ne sais pas, cela ne nous regarde pas. Mais bien entendu j'ai une opinion sur la question.

     

    Comme nous le savons tous, l'élection du Président de la FIFA était prévue pour Vendredi, et M. Blatter avait toutes les chances d'être réélu. Nous sommes conscients des pressions auxquelles il a été soumis pour empêcher la tenue de la Coupe du monde 2018 en Russie. Nous connaissons sa position sur ce dossier, et celle-ci n'a aucun rapport avec une quelconque relation spéciale entre la FIFA et la Russie. C'est sa position générale, une position de principe, à savoir que le sport et la politique doivent être toujours dissociés. Et de plus, il considère que le sport devrait avoir un impact positif sur la politique, et constituer une plateforme de dialogue, de réconciliation et de recherche de solutions. Je crois qu'il a parfaitement raison.

     

    En ce qui concerne la série d'arrestations, le moins que l'on puisse dire et que c'est étrange, car les arrestations ont eu lieu à l'instigation d'accusations de corruption émises par les Etats-Unis. Qui ont-ils accusé ? Des fonctionnaires internationaux. Il est possible que certains d'entre eux aient violé la loi, je ne sais pas, mais il est clair que les Etats-Unis n'ont aucunement le droit de se mêler de cela. Ces fonctionnaires ne sont pas des citoyens des Etats-Unis, et même s'il y avait effectivement eu quelque violation, elle ne s'est pas produite sur le sol américain, et les Etats-Unis n'ont rien à faire là-dedans. C'est encore une fois une tentative manifeste des Etats-Unis d'appliquer leur juridiction sur d'autres Etats souverains.

     

    Et je n'ai aucun doute sur le fait qu'il s'agisse d'une tentative concertée pour empêcher la réélection de M. Blatter au poste de Président de la FIFA, ce qui constitue une violation très grave du mode de fonctionnement des organisations internationales.

     

    De plus, comme nos médias l'ont rapporté le Procureur Général américain a déjà annoncé que ces responsables de la FIFA ont effectivement commis des crimes, comme s'il ne savait pas que tout individu est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit déclaré coupable. Seule une Cour de justice peut déclarer quelqu'un coupable ou non coupable, et c'est seulement après cela que quiconque peut s'exprimer sur la question, même en supposant que les Etats-Unis aient pu avoir quelque légitimité à demander l'extradition de ces individus, bien que leurs crimes supposés aient eu lieu en dehors du territoire américain.

     

    Nous connaissons la position des Etats-Unis au sujet de l'ancien agent de la NSA, M. Snowden, qui a révélé les actions illégales des Etats-Unis à l'échelle mondiale, y compris la mise sur écoute des téléphones de dirigeants étrangers. Tout le monde a condamné cela, même en Europe, mais personne n'a accepté de lui donner asile ou d'assurer sa sécurité, car personne ne veut se quereller avec ses partenaires, surtout ses principaux partenaires.

     

    On pourrait à la rigueur comprendre cela, car M. Snowden est un ancien agent des services de sécurité américains et un citoyen des Etats-Unis, mais que dire de M. Assange ? Il a été contraint de se réfugier dans l'ambassade d'un pays étranger pendant plusieurs années. C'est comme s'il était emprisonné. Pourquoi est-il persécuté ? Pour des crimes sexuels ? Personne ne peut croire cela.

     

    Ils le traquent car il a publié des informations obtenues de la part de soldats américains au sujet des actions de l'armée américaine au Moyen-Orient, en particulier en Irak. J'évoque cela maintenant car malheureusement, nos partenaires américains emploient de telles méthodes pour parvenir à leurs propres fins. Ils espionnent les gens et les persécutent illégalement. Je n'exclus pas la possibilité que la même chose se produise avec la FIFA.

     

    Bien sûr, je ne sais pas comment cela va finir, mais le fait que cela se produise juste avant l'élection du Président de la FIFA m'amène à ces réflexions.

     


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    COMMUNIQUÉ DU PARTI DE LA FRANCE EN BRETAGNE

     

     Le Parti de la France lance un appel pour constituer une liste d’union des Droites Nationales, sociales et européennes pour les élections régionales de décembre 2015.

    Pour faire face à l’UMPS et au Néo-Front national qui à trahis les fondamentaux du FN historique,  le Parti de la France ( PDF ) lance un appel  pour défendre des réformes importantes au sein du conseil régional  ».


    Pour réunir tous les patriotes  , nous organisons une grande réunion le 27 Juin avec Thomas Joly Secrétaire Général du Parti de la France !

    Réservez dés maintenant !  Places limitées !

    Réunion militante et de cohésion du Parti de la France en Bretagne !


    Chers Amis,
    Le Parti de La France Bretagne organise un déjeuner-débat le Samedi 27 juin 2015 à 12Heures avec comme invité Thomas JOLY Secrétaire Général qui nous commentera l’actualité politique et l’organisation de notre mouvement au :

    RESTAURANT
    5 GRANDE RUE
    22720 SENVEN LEHART

    Une journée bien sympathique en perspective !
    Comptant sur votre présence
    Amitiés Nationales

    Jean-Marie Lebraud Délégué Régional du PDF Bretagne


    ………………………………………………………………………………………………….
    Coupon à nous retourner avant le 18 juin 2015 par courrier
    Nom Prénom :.................................................................... ..............................
    Adresse :..............................................................................................................................
    ......................
    E-mail : .........................................................................
    Nombre personnes : X 25,00 Euros = ..................

    (Joindre obligatoirement le règlement pour l’inscription au repas au Nom de Renan HAAS et expédier :

    RENAN HAAS 24 RUE DE KERENTREE 29120 PONT L’ABBE

    Renseignements: 06 63 42 66 16


     


     

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    «Le nucléaire arabe»: Comment expliquer toute cette haine?

    Posted: 04 Jun 2015 09:48 AM PDT

    Le royaume saoudien et «Daech» font la course pour la possession de l'arme atomique. D'autres groupes et Etats takfiri ne tarderont pas de se joindre à cette course.

    Une véritable hystérie ne s'expliquant que par la sortie de la région de l'ère des défaites et son entrée dans l'ère des victoires.

     
    C'est incroyable. Ceux qui ont vécu aux années cinquante et soixante, à l'époque de la grande montée des sentiments nationalistes arabes, lorsque les cœurs des Arabes battaient aux rythmes de la révolution algérienne, de la fierté de Port Saïd et la grandeur de «Le Caire vous parle de Damas», pouvaient–ils imaginer toute cette mort qui dévaste l'appartenance à l'arabité?
     
    Pouvaient-ils imaginer les agissements de certains Arabes à l'encontre d'autres Arabes? Massacres, destructions, privations, captures et violations de tout ce qui a trait à l'honneur et à la dignité?
     

    Pouvaient-ils imaginer que certains Arabes cherchent à se procurer l'arme nucléaire? Non pour l'utiliser contre l'ennemi sioniste qui a spolié la Palestine, profané ses symboles sacrés, massacré ou dispersé son peuple dans les asiles proches et lointains.

    Ni contrer l'ennemi américain, français, ou britannique, responsables du sang de dizaines de millions d'Arabes tués en Irak, en Algérie et ailleurs. 

    Des alliés stratégiques
     
    Contre aucun de ceux-là. Car ceux-là sont aujourd'hui des bien-aimés et des alliés stratégiques! Mais contre des frères arabes dont la seule faute est qu'ils luttent pour se libérer et libérer les peuples arabes du joug de l'hégémonie extérieure et de l'occupation israélienne. 
     
    Contre également ceux qu'ils appellent Persans, Safavides ou Mages, bien qu'ils n'aient jamais tué des Arabes. Et bien qu'ils fussent eux-mêmes des bien-aimés et des alliés stratégiques du temps où le Chah (persan, safavide et mage) servait comme eux les projets hégémoniques et constituaient pour les véritables causes arabes une menace comparable à la menace israélienne.
     
    Aujourd'hui, et notamment parce que l'Iran brandit le drapeau de la Palestine et agit pour la libération d'al-Qods, et pour que les peuples de la région décident eux-mêmes du sort de la région, ces Arabes-là, qu'ils aient le nom de l'Arabie saoudite ou celui de Daech, veulent s'approprier l'arme nucléaire. Et tout le monde sait que le «nucléaire arabe» ne serait utilisé, si toutefois il était utilisé, que contre les véritables Arabes et les véritables amis des Arabes. 
     
    Comment était-il possible pour la haine et les pulsions criminelles d'atteindre le niveau qu'a éteint la guerre du royaume saoudien contre le Yémen? Ou celle des Takfiri couvés par le royaume saoudien et ses alliés israéliens et occidentaux contre la Syrie, l'Irak et le Liban, en prélude à leur guerre contre tous les autres pays?
     
    Comment comprendre toute cette effervescence d'animosité et d'agressivité qui intervient directement après des décennies de calme vécues par la région durant toute la période d'abdication et de résignation arabes devant l'entité sioniste? Et avec quel miracle la lâcheté arabe face à l'entité sioniste s'est-elle transformée en courage et en bravoure face à l'Iran et l'axe de la Résistance? 
     
    Le rêve arabe!
     
    La réponse à ces interrogations est très simple: «Le rêve arabe brisé». A signaler que, dans cette expression, le terme «arabe» prend la même connotation qu'il prend dans l'expression «Alliance arabe», c'est-à-dire cette alliance que dirige le royaume saoudite dans sa guerre contre le Yémen, conçue comme partie intégrante de ses guerres contre toute aspiration à la liberté dans la région et en-dehors de la région (En vertu de l'alliance «stratégique», les Saoudiens financent beaucoup de guerres américaines aux quatre coins du monde). 
     

    Mais quel est ce rêve arabe qui a été brisé? C'est le rêve de la pérennité -telle qu'elle fut ces dernières décennies- de la situation de stabilité dans la région: Des nouveaux riches enrichis grâce au pétrole qui gouvernent et dépensent à leur guise en achetant à prix d'argent tout ce dont ils ont envie. Ils achètent même des révolutions, des armées et des peuples.

    En face, des peuples opprimés et affamés et des projets israélo-américains qui avancent à souhait. 

     
    Un profond sentiment de sécurité qui règne dans les monarchies pétrolières et chez les autres Arabes sionisés suite au recul du projet nationaliste arabe depuis la défaite du juin 1967 qui a consacré l'armée israélienne comme armée invincible et, surtout, protectrice, des trônes des chefs arabes qui servent les projets hégémoniques. 
     
    Mais voilà que ce sentiment de sécurité s'évapore d'un seul coup en cédant la place à la frayeur ; Cette armée qui durant des décennies a gardé sa suprématie absolue face à toutes les armées arabes réunies, qui a procuré le sentiment de sécurité aux régimes vassaux, s'est enfuie du Liban en 2000 sous les coups de la Résistance dont les potentialités sont très limitées. 
     
    Ensuite, la frayeur s'est mutée en hystérie avec la défaite de l'armée sioniste en 2006, et tout particulièrement avec son manque d'audace qui l'a empêchée depuis lors d'entreprendre une aventure pour récupérer son prestige perdu. 
     

    L'entité sioniste possède des centaines de têtes nucléaires. Mais en dépit de toute son ignominie sur le plan moral, il a trouvé des acteurs qui la dispensent des charges consécutives aux crimes qu'elle a commis avec des armes traditionnelles à Deir Yassin, Kafr Kassem, Jinin, Gaza, Qana, Bahr el-Baqar, Sabra et Chatila…

    Le royaume saoudite et ses sœurs ainsi que Daech et ses sœurs prouvent chaque jour qu'ils sont prêts à faire tout le sale boulot des sionistes et de leurs protecteurs occidentaux, y compris l'usage de l'arme nucléaire. 

     

    Ils pourront même l'utiliser. Mais ils ne font qu'ajouter des meurtres et des destructions à une situation où, pour les peuples, les meurtres et les destructions font partie du quotidien. En l'utilisant, ils ouvriront face à eux-mêmes les portes de l'enfer et la marche de l'histoire se poursuivra vers le triomphe de la cause de la justice et du droit. 

    Source:


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    5 juin 2015

    SOURCE

    Lundi 1er juin 2015

    Avant propos

    Dès Juin 2014, le Dr Salim Harba, chercheur syrien et expert en géostratégie, nous annonçait les manœuvres des États prétendument « Amis de le Syrie » visant à livrer la Syrie à Al-Qaïda, quel que soit le nom qu’elle se donne :

    « Pour rester bref, je pense que les États-Unis sont en train de poursuivre plusieurs buts à la fois. Ils pensent piéger l’Iran d’une façon ou d’une autre, et abandonnent le terrain syrien à ceux qu’ils font passer pour des « opposants modérés » ; lesquels prétendus opposants ne sont que le deuxième assortiment d’Al-Qaïda.

    D’ailleurs, les États-Unis sont en train de travailler à « vider » le terrain dans l’intérêt de Daech et du leur. Je m’explique en rappelant un fait marquant survenu lorsque Al-Zawahiri [successeur de Ben Laden et chef d’Al-Qaïda] a dépêché six de ses délégués pour sommer Abou Bakr Al-Baghdadi [dirigeant de Daech] et Abou Mohammad Al-Joulani [dirigeant de Jabhat Al-Nosra] de quitter la Syrie pour s’occuper des malheureux frères irakiens.

    Nous savons tous qu’Al-Baghdadi s’est ravisé et a répondu à l’appel d’Al-Zawahiri en quittant la Syrie pour se replier sur l’Irak sans, pour autant, cesser d’assurer le transport d’armes et de combattants vers la Syrie jusqu’à cet instant précis ; les véhicules blindés US en provenance d’Irak sont d’ores et déjà parfaitement visibles autour de Hassaka, de Deir ez-Zor , et d’Al-Qamichli ; tandis qu’Al-Joulani a refusé de lui prêter allégeance.

    Nous pouvons en déduire qu’il nous faudra attendre quelques jours pour commencer à entendre parler de divisions au sein d’Al-Nosra ; une partie acceptant de rejoindre Daech, et donc Al-Qaïda ; l’autre partie s’y refusant pour rester du côté d’Al-Joulani qui s’alliera avec le « Front islamiste » [dernier né des groupes terroristes à l’usage exclusif de la Syrie].

    Ce sera alors l’occasion que saisiront les États-Unis pour nous présenter Al-Joulani et Cie, comme la « nouvelle opposition modérée syrienne », puisqu’ils pourront dire qu’elle est composée d’éléments ayant refusé de prêter allégeance à Al-Qaïda ! » [1].

    C’était là une lecture attribuée, par certains, à « ceux qui voient des complots partout », bien que les événements qui se sont succédés sur le terrain lui aient donné raison.

    Voici des extraits d’une relecture de ce sujet par M. Nasser Kandil le 27 mai courant, en sachant que ce même jour, Al-Joulani [l’émir d’Al-Nosra] accordait à Al-Jazeera un long entretien. En bref, cet individu se présente en chef clément et miséricordieux dont l’unique souci est de ramener les Syriens musulmans, notamment s’ils sont alaouites, vers les véritables sentiers de son dieu, en passant sur le corps de l’État syrien et de son Président ; les chrétiens pouvant toujours s’acquitter de la jiziya [sorte d’impôt de capitation réservé aux gens du Livre] ; son organisation n’ayant commis aucune violence injustifiée !

    Curieusement, ses arguments sont les mêmes que ceux avancés par la grande majorité des médias officiels français et par MM. Hollande et Fabius, qui insistent sur le terrorisme de Daech [EIIL, ISIS, EI] en se gardant de mettre Al-Nosra dans le même panier [2][3]. Pourtant ces deux organisations terroristes sont visées au même titre par la résolution contraignante N°2170 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. [NdT].

     

    DE RAMADI À PALMYRE

    À mon avis, ce qui s’est passé à Palmyre est la réplique de ce qui est arrivé à Ramadi, la capitale de la province irakienne Al-Anbar, et renvoie à la propagande hollywoodienne orchestrée par l’Administration US autour de Daech présenté comme une force invincible.

    Sans revenir sur les détails de sa naissance, souvenez-vous des déclarations d’Obama nous disant que la guerre contre Daech sera longue [10, 20, 30 ans…] et des plus difficiles ; suivies par l’annonce de la formation de la coalition d’une soixantaine de pays dont des États de l’Union européenne, de l’OTAN et des pays du Golfe rassemblés par John Kerry, puis des déclarations du Général M. Dempsey nous expliquant que les frappes aériennes de cette Coalition Internationale contre Daech resteraient inefficaces sans intervention terrestre.

    Souvenez-vous aussi de l’épisode de la ville d’Aïn al-Arab [Kobané], laquelle, de l’aveu même de John Kerry, ne faisait pas partie de la stratégie US [4] et où sans la volonté farouche de ses habitants de vaincre Daech, les USA n’auraient pas engagé leurs forces aériennes.

    Nous sommes donc face à un plan qui consiste à glorifier Daech en exagérant sa puissance. Mais ce plan s’est heurté à sa défaite à Tikrit, devant l’Armée irakienne et les Forces de mobilisation populaire [Al-Hachd al-Cha’abi]. Ce qui ne correspondait pas aux projets des USA. Et pire encore, ce qui a démontré que Daech n’est pas la force invincible qu’on nous a décrite.

    La mission pour laquelle Daech a été créé n’étant pas encore terminée, les stratèges US devaient retravailler leur scénario pour le regonfler et faire oublier Tikrit. D’où l’accent remis sur les divisions sectaires par les donneurs de leçons tels Obama et Ashton Carter [secrétaire à la Défense des États-Unis] condamnant le gouvernement central irakien, jugé incapable de tenir ses troupes. D’où l’exploitation de l’aide militaire fournie par l’Iran et ses conseillers militaires pour creuser le fossé sunnites-chiites alors que l’Armée irakienne n’a toujours pas reçu les avions militaires, les missiles antichar et leurs munitions, dûment payés depuis neuf mois. D’où la promesse d’armer directement les sunnites, comme les kurdes, en contournant le gouvernement central, à condition que les Forces de mobilisation populaire [essentiellement chiites, NdT] n’entrent pas dans Ramadi [majorité de sunnites, NdT], auquel cas les USA ne les appuieraient pas avec leur aviation et ne livreraient pas les avions promis à l’armée irakienne.

    Le gouvernement central irakien s’est incliné sous la pression des USA et de certains parlementaires d’Al-Anbar convaincus par leurs promesses illusoires, se contentant d’exiger la liste des armes qui leur seraient fournies. Finalement, quand Daech a lancé son attaque sur Ramadi, l’aviation militaire US n’était pas au rendez-vous, la ville est tombée, Daech s’est renforcée, et Tikrit a été oubliée !

    Un scénario de faiblesse et d’illusions identique à celui entretenu pour l’armée israélienne présentée comme invincible. Sauf que la détermination de la Résistance libanaise a fait que l’invasion du Liban en 2006 n’a pas réussi à faire oublier la défaite israélienne de l’an 2000 face au Hezbollah, soutenu par l’Iran et feu le Président syrien Hafez al-Assad. D’où la haine tenace contre l’Axe de la Résistance et la rage destructrice à laquelle nous assistons.

    Mais revenons à la Syrie. Le gouvernement syrien a accepté de fermer les yeux sur les frappes aériennes US sur son territoire tout en déclarant officiellement qu’elles étaient illégales et menées sans autorisation ni concertation avec l’État syrien, comme l’exige le droit international ; d’une part, pour éviter de gêner son allié russe qui lui a conseillé de ne pas s’y opposer ; d’autre part, parce que la Coalition internationale menée par les USA s’étant drapée du faux prétexte de combat du terrorisme, ses citoyens auraient mal compris qu’elle se lance dans une guerre supplémentaire alors qu’ils subissent une agression universelle depuis des années.

    Les USA se sont donc réservés 200 kilomètres de l’espace aérien syrien, leur aviation couvrant les allers-retours de leur créature dans la zone. La question est de savoir dans quel but ?

    Pour y répondre, il suffit de se rappeler qu’Obama, lui-même, a reconnu que compter sur l’opposition syrienne pour renverser le Président Bachar al-Assad était pure « fantasy » [5]. En réalité, les USA ont très tôt compris que le pari sur la Coalition Nationale Syrienne [la CNS tenue sur les fonds baptismaux par le gouvernement Sarkozy et confirmée par le gouvernement Hollande, NdT] des prétendus opposants modérés était illusoire. Et Joe Biden [vice-président des États-Unis] ment lorsqu’il se contente de dire que la Turquie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, sont les seuls responsables du développement de l’infâme Daech en Syrie [6], alors qu’il sait parfaitement que les USA ont passé un accord avec Al-Qaïda : « Venez combattre à notre place en Syrie et vous serez payés en retour ».

    Et le prix demandé par Al-Qaïda pour mener la guerre par procuration, des USA et de ses alliés, est justement que l’entité Al-Nosra soit associée à la direction de la « Syrie à venir » et qu’Al-Qaïda s’installe dans les montagnes du Qalamoun. Telle est la promesse faite à Al-Zawahiri pour qu’Al-Qaïda dirige ses combattants du monde entier vers la Syrie.

    SEULE AL-NOSRA PEUT VAINCRE DAECH

    Vous me dites qu’il arrive qu’Al-Qaïda et Al-Nosra s’entretuent. Il n’empêche qu’Al-Nosra est la branche syrienne d’Al-Qaïda tel que l’a publiquement déclaré son chef, Al-Zawahiri, et que Daech en est la branche dissidente dirigée par les Services du renseignement US, par l’intermédiaire des Services du renseignement turc, pour engendrer le couple cancer malin/cancer bénin. Autrement dit, les deux organisations sont des filiales d’Al-Qaïda, Daech étant le groupe de terroristes ensauvagés que seule Al-Nosra peut vaincre.

    J’en veux pour preuve les deux nouvelles consécutives retenues par CNN le jour de l’invasion de Palmyre : « Daech, après avoir envahi la ville de Ramadi en Irak, entre dans l’historique Palmyre en Syrie, mais Al-Nosra déloge Daech de trois localités du Qalamoun ! ».

    Ceci sans oublier les gesticulations concernant l’échec de la Coalition internationale menée par Obama dans sa guerre contre l’invincible Daech, les indignations publiques de certains de nos politiciens libanais refusant qu’Al-Nosra soit qualifiée d’organisation terroriste, les déclarations de Moché Yaalon [ministre israélien de la Défense] disant qu’Al-Nosra ne menace pas Israël…

    De toute façon, quelle que soit l’appellation on retombe toujours sur Al-Qaïda. Dernièrement, dix représentants de la fameuse CNS se sont coalisés avec Al-Nosra, qui compte dix-mille combattants, pour former dix factions regroupées sous la bannière « Jaïch al-Fath » [Armée de la conquête]. Un nouveau nom pour Al-Nosra, autrement dit, un nouveau nom pour Al-Qaïda.

     

    POURQUOI LE QALAMOUN ?

    Pourquoi les montagnes du Qalamoun ? Parce que, depuis toujours, celui qui tient cette région tient tout le moyen Orient. Parce qu’entre les montagnes du Qalamoun et le mont Hermon il y a une ouverture de 40 Kilomètres qui fait que celui qui occupe cet espace tient la Syrie et le Liban.

    Ce n’est pas la première fois qu’Al-Qaïda cherche à l’occuper. À la veille du nouvel an 2000, 250 éléments d’Al-Qaïda avaient attaqué tous les postes militaires de l’Armée libanaise à Al-Donniyé, massacrant et tuant à tour de bras. Heureusement pour nous que le Président de l’époque, M. Émile Lahoud, n’avait pas laissé l’Armée entre les mains de Michel Sleiman qui ne voulait pas se battre. Il a dirigé les opérations en personne et je profite de cette occasion pour lui rendre hommage.

    Les documents saisis suite à cette bataille avaient révélé que le tracé convoité par Al-Qaïda allait d’Al-Donniyé vers Arsal, Flita, Palmyre, puis Al-Anbar chez Abou Moussab al-Zarqaoui [nommé par Ben Laden émir d’Al-Qaïda en Irak à partir d’Octobre 2004, après la chute de Saddam Hussein, NdT]. Aujourd’hui, c’est ce même tracé qui justifie qu’Al-Qaïda sorte de Tora Bora pour déboucher sur la Méditerranée. Les Européens sont gênés ? Sans doute. Mais ils sont en train de passer un accord avec Al-Qaïda qui leur dit : « En 30 ans, nous n’avons jamais menacé Israël. Donnez-nous Al-Qalamoun, nous vous promettons de ne jamais menacer votre sécurité, de nous contenter de vendre le pétrole et le gaz, de vous faire gagner de l’argent… Sinon… ».

    Ce qui explique que l’essentiel des forces d’Al-Nosra se soit concentré dans la région du Qalamoun et que la priorité des priorités est de les empêcher d’arriver à leur fin. Partout ailleurs, ses éléments s’appuient soit sur des éléments locaux, soit sur la Turquie. Ainsi, à Jisr Al-Choghour, il n’y avait que 1000 éléments environ, mais c’est l’armée turque qui a mené l’opération avant de remettre la ville à Al-Nosra.

     

    LE NOUVEAU SCÉNARIO

    Mais à ce stade, nous arrivons à la deuxième partie du film hollywoodien dont le rôle principal sera tenu par Laurent Fabius pour défendre, devant le Conseil Affaires étrangères de l’UE, un nouveau scénario qui se résume comme suit :

    • Al-Nosra et le Hamas sont deux organisations représentatives de leurs deux peuples, acculées au terrorisme devant la souffrance et le désespoir des leurs. Les Européens et la Communauté internationale doivent leur donner une chance…

    • S’agissant d’Al-Nosra, nos services de renseignements sont entrés en contact avec ses représentants. Ce sont des opposants patriotes. Nous pouvons les restructurer, les sortir de leur condition de terroristes, les faire participer à la Conférence de Genève, les associer à la solution politique en Syrie contre leur engagement à ne plus recourir au terrorisme et à ne pas dépasser les limites de leur territoire. Ils nous l’ont promis…

    • Quant au Hamas, nous devons revenir au dialogue, discuter de la reconstruction et de la gestion de Gaza…

    Bref, le blanchiment du Hamas, aux dépens de la question palestinienne, entrainera celui d’Al-Nosra. Et une fois Al-Nosra blanchie, on lui sellera un cheval blanc. On la propulsera sur le devant de la scène politique et militaire. On l’aidera à déloger Daech région après région. Puis les USA ordonneront à la Turquie de fermer le robinet et enverront leur aviation exterminer l’infâme Daech qui aura rempli sa mission. Et le monde entier sera ébloui !

    Mais comme je l’ai déjà dit, le pragmatisme US veut que d’ici le 30 juin, date de la signature de l’accord sur le nucléaire iranien, leurs alliés ont toujours carte blanche pour tenter, sans aucune restriction morale, tous les scénarios susceptibles de dessiner leurs nouvelles cartes de la région. Leurs alliés gagnent, ils en profiteront. Leurs alliés perdent, ils préparent déjà leurs arrières en faisant dire à M. Bogdanov : « Nos collègues américains ont compris qu’il n’y avait actuellement aucune alternative à Bachar al-Assad et au gouvernement syrien actuel ».

    Que cet accord soit signé, reporté ou annulé, la Syrie n’est toujours pas seule, et l’Axe de la Résistance est plus déterminé que jamais. En Irak, l’armée, le peuple et les forces de mobilisation populaire se chargent d’écraser Daech à Ramadi. Au Qalamoun, l’Armée syrienne, le Hezbollah et les Forces de défense populaire, se chargent d’écraser Al-Nosra.

    Ce que nous ne devons pas oublier, quelle que soit notre tristesse devant les tragédies humaines qui frappent notre région, c’est que ce sont nos armées qui sont visées autant que nos villes et notre géographie. Ordonner un retrait à Palmyre ou ailleurs, ne signifie pas que nous avons perdu la guerre et que leurs plans de partition ont réussi…

    Nasser Kandil
    27/05/2015

    Source : Al-Fadaiya. M. Kandil est interrogé par Mme Alissar Moala
    https://www.youtube.com/watch?v=OgiUnx0nyso&feature=youtu.be

    Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

    Notes :

    [1] Irak : Attentisme US ou piège tendu à l’Iran et à la Syrie ?
    http://www.palestine-solidarite.org/analyses.salim_harba.180614.htm

    [2] Pression militaire et succès diplomatique pour les rebelles syriens
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/12/13/syrie-pression-militaire-et-succes-diplomatique-pour-les-rebelles_1805889_3218.html
    Extrait :
    En revanche, la décision des Etats-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que "tous les Arabes étaient vent debout" contre la position américaine, "parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot". "C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne", a ajouté le ministre.

    [3] Conférence de presse de M. François Hollande, président de la République, à l'issue du sommet du Partenariat oriental (Riga, 22/05/2015)
    http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?type=bafr
    Extrait :
    S'il y a une émotion sur Palmyre, je la partage compte tenu de ce que ce site peut contenir de richesses qui nous appartiennent en commun, Syriens et j'allais dire humanité toute entière… Nous devons, avec un régime qui est visiblement affaibli et avec un Bachar Al-Assad qui ne peut pas être l'avenir de la Syrie, avoir la construction d'une nouvelle Syrie qui puisse en terminer avec le régime et Bachar Al-Assad sûrement, mais surtout avec les terroristes puisqu'ils sont là et qu'ils progressent… le groupe Daech mais pas seulement le groupe Daech, avance et qu'il y a toutes les raisons maintenant d'accélérer le règlement politique. La condition est qu'il y ait maintenant de la part de la Russie, de la part des puissances, la France en est une, les États-Unis à l'évidence, une accélération de nos processus. J'en ai parlé avec les pays du Golfe. Ils sont également conscients que cela doit se faire par la voie politique, même si cela n'empêche pas et c'est au contraire même nécessaire, de soutenir l'opposition y compris sur le plan de l'aide militaire.

    [4] Pourquoi Kobané n'est pas une ville stratégique pour les USA
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141009.OBS1700/pourquoi-kobane-n-est-pas-une-ville-strategique-pour-les-usa.html

    [5] Obama: Notion that Syrian opposition could overthrow Assad a “fantasy”
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4BwgRgRT4MY

    [6] Anyone but US ! Biden blames allies for ISIS rise
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=11l8nLZNPSY

    Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député, Directeur de TopNews-nasser-kandil, et Rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Binaa.

     

    SOURCE


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    1815-2015 : refermons la parenthèse de la domination anglo-saxone !
    Cuirassiers français face aux carrés britanniques à Waterloo.

    1815-2015 : refermons la parenthèse de la domination anglo-saxone !

     

    Comme l’a très bien décrit Éric Zemmour dans « Mélancolie française », la défaite à Waterloo en 1815 a consacré le début de la domination sans partage du monde anglo-saxon, de l’empire britannique d’abord, relayé ensuite par l’empire américain.

    Napoléon, dernier rempart à la mondialisation anglo-saxone

    Marquant l’issue d’une formidable et ultime tentative de reprise en main de domination française sur l’Europe, les Cent Jours et, au-delà, la période dite des « guerres napoléoniennes » sont les symboles magnifiques de cette génération issue de la Révolution pétrie de patriotisme et de valeurs chevaleresques. Cette période de réaffirmation temporaire de la puissance française essaie de renouer avec le fil de la primauté de la France sur l’Europe depuis Richelieu et le traité de Westphalie, poursuivi ensuite par Louis XIV. Cet héritage dominant a été malheureusement compromis par Louis XV à travers le traité de Paris qui solde la défaite contre l’Angleterre sur les mers avec le traité de Paris de 1763, à l’issue de la guerre de 7 ans. Il marque, entre autres, la dépossession des territoires français du Canada, appelé auparavant « Nouvelle-France », que de Gaulle tentera de régénérer dans les années 60.

    Aujourd’hui, ceux à qui on a mal enseigné Napoléon pensent à tort que son entreprise n’était guidée que par l’hybris et l’ambition démesurée d’une domination sans partage de l’Europe, voire du monde. Même si le génie créatif de Napoléon Bonaparte ne souffrait d’aucune limite, imaginant ériger une nouvelle pax romana sur les principes forgés par le Code Civil, l’Empire français ne se dresse que pour contrecarrer les ambitions démesurées de l’Empire britannique. En réalité, en 1815, le monde, croyant être débarrassé de « l’Ogre corse » va goûter les joies du monstre britannique durant tout le XIXe siècle. De leur côté, les États-Unis vont se construire non pas brique par brique, mais corps d’indiens sur corps d’indiens.

    « Qui tient la mer tient le monde », dit la maxime, terrible sentence pour l’Histoire de France. Le règne de ces empires thalassocratiques, britannique puis américain, est maintenant proche de la fin, le monde ultra connecté d’aujourd’hui basant sa puissance sur bien d’autres facteurs que la simple force maritime. La France, deuxième espace maritime du monde, derrière les États-Unis, peut, du reste, encore approfondir cet atout inestimable. À la fois puissance continentale et maritime, notre pays peut compter sur des cartes nombreuses et polyvalentes dans son jeu, bien loin des sempiternelles idées fixes des européistes pour qui « la France, toute petite, ne s’en sortirait pas toute seule ». Cette pensée misérabiliste et indigne du rang que doit avoir notre pays tombera, je l’espère, dans les oubliettes de l’Histoire comme ceux, Giscard et Delors en première ligne, qui l’ont proféré avant de l’appliquer.

    La puissance dans le monde d’aujourd’hui ne repose plus uniquement sur la seule logique d’accumulation de terres sous contrôle, comme c’était alors le cas sous Napoléon. Cette logique, à laquelle continue à croire les mêmes qui pourfendent « le caractère assoiffé de conquêtes de Napoléon », rejoint dans l’erreur les schémas de pensée de nos élites persuadées que « l’Europe unifiée fera bloc face aux autres puissances ». Cette logique de blocs, utopique, soviétique, appartient elle aussi au passé, c’est-à-dire au XXe siècle. De multiples contre-exemples contreviennent gravement à cette idéologie: la Suisse, la Norvège ou encore la Corée du Sud ne sont pas des blocs continentaux massifs. Pour autant, ils savent tirer partie de leur souveraineté – d’aucuns diraient « isolement » – demeurée intacte.

    Un monde multipolaire en lieu et place du nouvel ordre mondial unipolaire

    Alors que nos élites osent à peine contredire les États-Unis et leur vision géopolitique déclinée dans tout grand média qui se respecte, ceux-ci passent totalement à côté du grand basculement que tentent d’opérer les « émergents ». Initiée par une Amérique latine effarouchée des nombreuses tentatives étatsuniennes d’y voir sa « chasse gardée » au cours du XXe siècle, la vision multipolaire s’immisce progressivement à mesure que le nouvel ordre mondial unipolaire américain se trouve battu en brèche. Ce nouvel ordre mondial qu’avait voulu conceptualiser Bush père avait vocation à exporter définitivement le modèle américain et ses deux vecteurs de propagande que sont le néo-libéralisme et le libre-échange, concepts qu’ils ont évité soigneusement d’appliquer trop ardemment chez eux.

    Emmenés surtout par ses deux poids lourds, la Russie sur le plan militaire et énergétique, la Chine sur le plan économique, les BRICS bouleversent l’ordre établi au sortir de la 2nde guerre mondiale accentué à la chute de l’URSS. Les deux mamelles de l’expansionnisme du modèle américain, la Banque Mondiale et le FMI, ont désormais trouvé sur leur route un concurrent de poids avec la création de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). 57 pays ont en effet décidé d’adhérer à cette banque en tant que pays fondateurs. Les bases de Bretton Woods chancellent et avec elles leurs deux vecteurs de propagande cités plus haut.

    Le libre-échange, quant à lui, est contesté dans les faits devant l’échec de l’OMC et ses interminables cycles de négociations multilatérales, type « Doha round », qui n’ont débouché sur aucun accord tangible. En revanche, se multiplient partout, surtout parmi les BRICS, les mesures de protectionnisme, arsenal juridique maquillé le plus souvent en barrières non tarifaires. Enfin, la monnaie de l’ex première puissance mondiale est remise en cause avec une émergence affirmée des accords de « dédollarisation ». La Chine ne pourra, de toute façon, pas aller jusqu’au bout du processus au risque de condamner ses milliards de réserve libellés en dollar. Toujours est-il que la chute du dollar est inexorable, le cycle actuel de l’étalon-dollar ouvert par Richard Nixon le 15 août 1971 étant proche de se refermer.

    Alors que les États-Unis se sont vus ravir leur première place sur le plan économique par la Chine, le centre de gravité tend de plus en plus vers l’Asie. Washington a les yeux rivés sur la zone Asie-Pacifique, avec un renforcement de leur présence militaire, comptant sur les divisions multiples en Asie pour jouer le protecteur face au dragon chinois. On peut toutefois raisonnablement espérer se reposer sur la dissuasion nucléaire pour que ces pays rivaux n’en viennent pas à  une horreur atomique de type troisième guerre mondiale.

    L’oeuvre de basculement vers un ordre multipolaire emmené par Poutine sonne comme un écho historique à l’ambition du général de Gaulle en son temps. Le dirigeant russe avait, en effet, exprimé son regret devant l’absence de voix gaulliste en Europe.  Ce n’est pas pour rien qu’il se trouve également comparé à Bonaparte par Yannick Jaffré, ces trois Hommes d’État mettant le réalisme politique au coeur de leur action.

    Une France absente de ce remodelage alors qu’elle l’avait pensé

    Le monde multipolaire s’installe et la France reste calée sur une vision passéiste de Guerre Froide stérile, faisant de Poutine le nouvel Hitler qui menace la stabilité du monde alors que le président russe contrecarre un à un les soubresauts belliqueux de l’Occident à son égard. En témoigne ces sanctions stupides et contre-productives pour l’économie européenne où les États-Unis tentent un blocus économique sur la Russie pour tenter de l’isoler. Une peine perdue et une honte pour l’Europe de s’être ainsi coupée de son voisin russe, avec qui elle doit partager avant tout son expérience de la lutte anti-terroriste.

    Livrons le testament politique de François Mitterrand à la veille de sa mort :

    « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. »

    La colonisation culturelle qui gagne l’hexagone depuis la fin de la guerre froide avec l’installation agressive et prégnante des grosses sociétés américaines (fasts-food avec McDonald’s en première ligne, l’agroalimentaire avec Kraft Foods, les produits de consommation courante avec Procter & Gamble, la santé avec Johnson & Johnson et Pfizer, les nouvelles technologies avec Apple et Google, etc.) se fait de plus en plus visible pour les Français qui y trouvent d’ailleurs de nombreux emplois. Le rachat d’Alstom par General Electric ou encore le doublement pernicieux de PSA par General Motors sur le marché iranien par le biais des sanctions contre l’Iran sont autant de preuves accablantes qui doivent sonner la fin de la naïveté. Cette naïveté voire cet aveuglement trouvent leur origine dans le fait que « le rêve americain » berce de nombreux cœurs français influencés par l’image séductrice de la machine de divertissement américaine.

    La mondialisation à l’anglo-saxone se déploie, par ailleurs, à travers la financiarisation massive et destructrice de l’économie qui s’est opérée depuis les années 80. Au point de constater aujourd’hui l’inextricable imbrication de notre système financier avec le système financier outre-Atlantique : « Nos bourses ne sont que des filiales de la Bourse de New-York », dit le financier Olivier Delamarche. Ce monde de réseaux et de domination des firmes multinationales contrecarrent les moyens de lutte à armes égales d’un État français à qui on a retiré un à un ses leviers d’actions depuis des années, sous les coups de buttoir des vagues de décentralisation d’une part et des transferts de souveraineté anti-démocratiques à des experts non élus au niveau européen d’autre part.

    Cette colonisation économique se double d’une colonisation politique à travers de nombreux relais sur le sol français, telle la French-American Foundation, propageant auprès des élites politiques de notre pays la vision unipolaire du monde régie par la pax americana. Toute personnalité politique ne partageant pas cette vision mais défendant plutôt une vision équilibrée du monde est taxée de « pro-russe »… De Gaulle, en son temps déjà, brocardait ces moyens de défense éculés de médias « rampant devant les anglo-saxons ». Cependant, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et voir en l’Amérique notre ennemie. Il s’agit simplement d’adversaires, voire de concurrents, et il demeure dans le peuple américain un patriotisme, une passion de vivre, un pragmatisme qu’il n’est pas honteux d’admirer.

    La France a clairement une belle carte à jouer dans ce XXIe siècle pour peu qu’elle redevienne souveraine ! Le chemin de sa souveraineté passera d’abord et avant tout par un renouvellement complet de sa caste politique actuelle, soumise à tout type de lobby et gangrenée par une défense insuffisante, mal comprise ou tout simplement contre-productive des intérêts du pays. Vis-à-vis des États-Unis, la France doit rompre tout à la fois avec ce traité transatlantique négocié dans le dos du peuple français et avec l’OTAN, organisation militaire qui n’a plus lieu d’être depuis la fin de la Guerre Froide. Ensuite, en s’appuyant sur ses nombreux atouts économiques non encore dilapidés ou en pleine éclosion, en renouant avec une vision géopolitique indépendante entre grandes puissances, en s’alliant avec l’Europe tourmentée par la dictature douce de Bruxelles, en entrant de plein pied dans des coopérations fructueuses en Méditerranée, en utilisant à plein ce vecteur d’influence considérable qu’est la francophonie, enfin et surtout, comme dans toutes les grandes crises de son Histoire, en ressuscitant un État-stratège aux dimensions retrouvées, la France peut déjouer tous les plans de ceux qui la voyait finie.

    Ceux-ci ont, en effet, oublié les ressorts infinis de résistance nichés dans le peuple français et n’ont pu tuer la puissance conceptuelle, à la fois nostalgique et prometteuse, de la France éternelle !

    Guillaume N.

     

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    A propos de Guillaume N.

     

    Passionné par le débat d'idées, je m'intéresse à tout ce qui touche à l'Homme en général, et à l'histoire, la politique, Paris et notre douce France, en particulier. Jeune diplômé en économie, j'aspire à faire partager les vertus du bonapartisme: synthèse de la gauche et de la droite, des traditions et de la modernité, vecteur de pragmatisme et du rejet du dogmatisme.

     

    source:   http://www.lebreviairedespatriotes.fr/05/06/2015/economie/1815-2015-refermons-la-parenthese-de-la-domination-anglo-saxone/


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    Sommes-nous dans l’anti-chambre d’une dictature financière ?

    Publié par wikistrike.com sur 6 Juin 2015, 09:20am

    Catégories : #Economie

    Sommes-nous dans l’anti-chambre d’une dictature financière ?

    Un grand nombre de financiers ne savent plus à quel prix Nobel se vouer. Les ponctions sur l’épargne et donc sur les retraites et autres assurances-vie, appelées élégamment taux d’intérêts négatifs, ont suscité un tollé mondial. Mais le silence prévaut du côté des élus qui évitent depuis de trop nombreuses années toute confrontation avec la Haute Finance (HF).

    Des voix professionnelles sont donc venues s’ajouter à celles qui grondaient déjà sur le net donnant plus de crédit à la thèse selon laquelle un petit groupe censé représenté « 1% » de la population détiendrait 50% des richesses mondiales serait en passe de prendre le pouvoir politique mondial.

    Une richesse illimitée pour les uns grâce à un droit régalien (souverain)

    Le calcul de ce taux de 50% des richesses mondiales est discutable. En fait, personne ne connaît réellement la masse monétaire créée par les banques commerciales. Celles-ci détiennent en effet une partie de leurs avoirs hors bilan. Ceci est légal. Légitime serait une autre question.

    A côté de cette richesse potentiellement illimitée et inconnue, on découvre le monde peu attractif des « dark pool ». Il s’agit d’un circuit financier et boursier dont l’objectif est de garantir à la fois l’anonymat et de contourner les réglementations. Les opérations se font donc de gré à gré dans le plus grand secret.

    Les sommes qui s’y échangent sont phénoménales. En 2007, en pleine crise des subprimes, les autorités de surveillance des marchés financiers européennes les auraient rendus légales. Les dark pools sont le terrain de prédilection des logiciels de trading de haute fréquence qui en augmentent l’efficacité et les avantages.

    Comment ont-ils été autorisés en pleine stratégie de Weissgeld comme dirait la ministre suisse des finances ? Si le mystère reste total autour de la chose, nous vous invitons à découvrir deux criminologues de talent : Jean-Daniel Gayraud et Alain Bauer.

    Bref, illimitée, puissante, obscure et légale sont quelques-uns des qualificatifs de la Haute Finance.

    Des autorités de surveillance des marchés financiers proches de la Haute Finance

    AMF ou FINMA sont les autorités de surveillance des marchés financiers français et suisse, elles sont totalement indépendantes . FINMA ose même le mot de « souveraineté ». Elles bénéficient d’une personnalité juridique propre et donc d’un conseil d’administration ou collège qui les gère à l’image d’une entreprise. On peut y trouver entre autres des patrons de la haute finance internationale (banques et assurances notamment).

    Le fait est qu’une entité telle que FINMA définit elle-même les normes, ordonnances et lois. Elle a aussi l’autorité pour sanctionner. Elle est la garante de la bonne gestion de l’épargne, des caisses de pensions et des assurances (y c Vie).

    Or, le silence de FINMA et des élus au sujet des taux d’intérêts négatifs suivis par des obligations à rendement négatifs est assourdissant ! Tout le monde tolère l’intolérable.
    L’impopularité est l’ennemi numéro 1 de la Haute finance

    La haute Finance se sait impopulaire. Elle a l’argent et l’abondance. Elle a réussi à imposer ses propres normes qui lui permettent de prendre toujours plus l’ascendant sur les peuples et les Etats.

    Mais voilà elle a besoin de pérenniser sa suprématie matérielle par un pouvoir politique sur le plan mondial. Elle ne peut se permettre d’avoir un contre-pouvoir quelque part. Un peuple trop fort constituerait une menace.

    Pour instaurer sa gouvernance globale et mondiale de manière –qu’elle croit- définitive, elle s’en prend actuellement au moins – il y en a d’autres – à deux valeurs qui donnent une assise aux individus : la liberté et la propriété privée.

    Confiscation de la propriété privée

    Les taux négatifs pourraient, semble-t-il, évoluer dans une fourchette pouvant aller jusqu’à 5% ( !). Cela revient à une confiscation claire, nette et précise injustifiée et illégale. Dans la mesure où un tiers non autorisé se sert hors de toute raison légale, elle constitue une atteinte à la propriété. Cela enfreint l’article 26 de la Constitution.
    Les restrictions posées par la Confédération en termes d’accès au capital LPP (retraite) en vue de l’acquisition de sa résidence principale a déjà été une atteinte aux articles 108 et 111 de la Constitution. Les capitaux de la retraite sont aussi de la propriété privée puisqu’ils sont nominatifs. A moins qu’ils n’aient changé de nature en cours de route et soient devenus une sorte d’impôt… ?

    Les obligations à rendement négatif de la Confédération a été un faux pas supplémentaire à l’égard des caisses de pension et du rabotage planifié des retraites…

    Tout ceci porte atteinte à la crédibilité de l’« autorité » de l’Etat mais aussi à son rôle de garant de la Constitution et de l’intérêt public. Dans un pays dit démocratique, c’est-à-dire où le peuple est souverain, cette autorité est garante de la protection des droits des citoyens qui se trouvent dans la Constitution. Quand un groupe privé, à savoir les fonds d’investissement, les banquiers privés et centraux s’en prennent à des droits constitutionnels sans réaction de l’Etat ou de la justice, on peut dire que quelque chose défaille.

    Confiscation du droit à la vie privée et donc des libertés

    Un deuxième élément qui est dans le viseur de la haute finance international est la suppression du cash, l’argent liquide. Ce faisant, elle porte un coup fatal à au moins 2 choses à la fois :

    Atteinte aux prérogatives de la Banque centrale :

    • Le cash est une monnaie dite centrale qui n’est émise que par la banque centrale. S’en débarrasser revient à augmenter encore plus le poids de la monnaie créée par les banques privées (plus de 90% de la masse monétaire connue) ou monnaie bancaire.
    • La suppression du cash signe la mise à mort à plus ou moins brève échéance du concept même de banque centrale. Il existe déjà actuellement – à côté des dark pools- des plateformes, notamment la T2S qui se passe de banque centrale. Le trafic se fait de banque à banque en direct.

    • Eliminer le cash revient à se passer encore un peu plus de la banque centrale émettrice de cette monnaie et donc affaiblir les prérogatives théoriques de l’Etat.
    Pour la petite histoire, la Suisse par exemple a jugé bon de déléguer aux banquiers privés la gestion pure et simple de TOUT le trafic de paiement à l’intérieur et hors de Suisse.

    La banque centrale suisse a même créé une banque SECB – pour Swiss Euro Clearing Bank – basée à Francfort et qui peut garder et gérer des « virements excédentaires ».

    On peut même raisonnablement supposer que c’est via cette banque que la Suisse non membre de la zone euro a participé au programme Target2 – en soutien à l’Allemagne – à compenser les déficits de certains pays.

    Ces virements excédentaires sont sans doute les excédents de la balance des paiements de la Suisse que la SECB de concert avec la BNS a gardé hors de Suisse prenant le risque d’aggraver la déflation par assèchement de liquidités à l’intérieur du pays et de favoriser sur la durée une récession à venir.

    Atteinte au droit à la vie privée des individus

    • Le cash supprimé permet à nos amis de la haute finance de tracer toutes vos dépenses et vos gains. Le contrôle en est facilité.

    • La gestion des données financières des individus pourraient alors devenir celle d’un centre de coûts et de profits contrôlable au même titre que n’importe quel collaborateur d’entreprise. Tout le monde sait que la comptabilité analytique et les logiciels qui vont avec permettent aujourd’hui de localiser chaque franc qui vous est imputé directement ou indirectement en coût ou en gain…
    La Suisse a mis au point une nouvelle ventilation de ses statistiques qui considère le foyer comme « centre de production ». Peu rassurant…

    • Remise en question du droit à la vie privée garantie pourtant par l’article 13 de la Constitution. La suppression du cash permettra à votre banquier préféré de vous accompagner dans tous vos déplacements mais aussi de savoir exactement grâce au code barre des produits achetés. Votre base de données inclurait la totalité des achats, les lieux, les dates, les goûts,…

    • Alimenter le big data et commercialiser vos données. Avoir accès à votre dossier personnel et votre comportement en tant que consommateur a un prix. Les services Marketing raffolent de ce genre d’informations qui leur évite de mal cibler le client. On pense que ce genre de données est l’or noir de l’avenir…

    On peut donc dire que la Haute Finance s’en prend directement à nos libertés et notre droit à la propriété privée. Ce faisant, elle impose ses propres critères sociétaux justifiant la mise sous tutelle de l’humain par les besoins d’un marché décidément insatiable et la logique technocratique…

    A ce jour, les représentants de l’Etat ne semblent pas choquer par des pratiques qui mettent un système liberticide et inhumain au-dessus des individus et de leur bien-être. Deux piliers des droits du citoyen et d’une Constitution dite démocratique tremblent sur leur base. Vont-ils tomber ?

    Question ultime : l’Etat est-il déjà mort ou fait-il semblant de l’être ?…

    Liliane HELD-KHAWAM

    http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2015/06/sommes-nous-dans-l-anti-chambre-d-une-dictature-financiere.html


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    Tromperie des accords de Minsk. L’OTAN est en Ukraine pour tuer et massacrer

    Crises/guerres Etats-Unis France Hégémonie Ingérence Russie UE Ukraine
     
     

     

    UKRAINE - merkel-poroshenko

     

    Nous le savions depuis le départ. Toute cette guerre en Ukraine est un mensonge et une construction pour accuser la Russie. L’Union européenne et les pays de l’OTAN ne respectent pas leur parole. Comment pourrait-il en être autrement ? Déjà les peuples européens de cette Union européenne ont été manipulés et trompés depuis la création de l’Europe. La volonté des peuples de décider par référendum n’ont pas été prises en compte. Pour les élites de l’Union européenne les peuples ne sont pas des citoyens. Il est aussi évident que pour l’Union européenne les populations russophones du Donbass, des pays baltes, et de Russie, ne sont pas des hommes et des femmes dignes de respect.Cyber Berkut apporte les preuves du terrible plan de l’Occident pour massacrer les populations du Donbass.

    Cyber Berkut prouve la violation de Minsk. Des armes lourdes sont présentes dans l’armée ukrainienne et n’ont pas été retirées avant et après les accords de Minsk. Les Etats Unis le savent et protègent le gouvernement de Kiev. Cyber Berkut a publié des images satellites des troupes ukrainiennes. Des missiles et des armes lourdes sont sur les photos. Les bombardements de Donetsk du 3 juin démontrent la volonté de Kiev de ne rien respecter. « Nous avons piraté un mail du général-major A. Taran qui travaille comme un expert dans le centre de contrôle du cessez-le-feu et pour la coordination. Dans son mail nous avons trouvé des images satellites qui montrent plusieurs violations des accords de Minsk par le régime de Kiev. Nous parlons des armes lourdes qui devaient être retirées de la ligne de front», écrit Cybert Berkut.

    Discussions Soros et Porochenko. Cyber Berkut a trouvé sur les serveurs de la présidence ukrainienne des mails entre Porochenko et Soros. « Les documents montrent que Soros a seulement besoin de l’Ukraine pour faire la guerre à la Russie. C’est pour cela qu’il insiste pour donner des armes à l’Ukraine et pour entraîner les soldats ukrainiens à l’étranger », écrit Cyber Berkut. La collaboration avec l’état major polonais et Kiev est aussi démontré par la collaboration étroite entre le général Wesley Clark et son collègue polonais Valdemar Skrzypczak.

    Arrivé de troupes US pour sabotages. « Cyber Berkut continue de surveiller les réseaux d’ordinateurs du ministère de l’information de Kiev. Nous avons obtenu des informations selon lesquelles le département des coordinations spéciales américaines stationnées en Europe va venir de Stuttgart en Ukraine dans quelques jours. Des experts américains de la guerre psychologique (propagandes) seront du voyage. Ces formations vont mener des attaques de sabotages dans les républiques indépendantes », écrit Cyber Berkut.

    Kiev autorise l’arrivée d’armées étrangères. Le parlement de Kiev a voté la loi de la guerre N° 2953 qui autorise l’arrivée d’armées étrangères en Ukraine. Ce vote correspond aux découverts faites par la Cyber Berkut et qui prouvent le début de l’attaque militaire avec des armes lourdes dès ce 3 juin 2015 et qui ne vont pas cesser car nous assistons à l’arrivée des forces de l’OTAN sur le sol Ukrainien pour attaquer le Donbass.

    Olivier Renault - 4 juin 2015

    Source: http://novorossia.today/tromperie-des-accords- 


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    5 juin 2015

    Les USA menacent de déployer des missiles en Europe, Moscou mets en garde

    Moscou pourrait se retirer du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) si les Etats-Unis déploient en Europe des missiles terrestres dirigés contre des cibles en Russie, a annoncé vendredi à l'agence Sputnik le président de la commission de la Défense et la Sécurité du sénat russe, Viktor Ozerov.
     
    «Si les Etats-Unis décident d'augmenter leurs dispositifs militaires en Europe de l'Est et que ces dispositifs sont dirigés contre la Russie, cette dernière aura suffisamment de forces et de moyens pour donner une réponse adéquate: de la sortie effective du Traité FNI au renforcement des batteries de systèmes de missile Iskander le long de nos frontières occidentales», a déclaré le sénateur.
     
    Il a fait remarquer que la Russie respectait intégralement ses engagements contractés dans le cadre du Traité FNI et que Washington reconnaissait ouvertement n'avoir aucune preuve de la violation de ce document par Moscou.
     
    Selon Viktor Ozerov, «ni le parlement ni le gouvernement n'envisagent la possibilité de se retirer du Traité».
    Le sénateur a dans le même temps souligné qu'il était absurde de faire chanter la Russie en menaçant de déployer des missiles en Europe.
     
    «Le chantage serait absurde dans le contexte actuel où la Russie possède une triade puissante d'armes nucléaires», a indiqué M. Ozerov.
     
    «Il est impossible de faire chanter la Russie, on ne pourra que s'entendre avec elle sur une base de partenariat. Le potentiel des forces armées russes est tel qu'elles sont en mesure de contrer n'importe quelle menace», a conclu le sénateur.
     
    L'administration US envisage la possibilité de déployer des missiles terrestres en Europe en réponse aux violations présumées du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) par la Russie, rapportent les agences occidentales.
     
    Ces dernières années, la Russie et les Etats-Unis s'accusent mutuellement de développer des armes tombant sous le coup du traité signé en 1987 par le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le leader US Ronald Reagan.
     
    Selon les médias, la Maison Blanche envisage trois options de réponse militaire face aux «violations du traité FNI», dont «le développement des moyens de défense, une frappe préventive visant les armes violant le traité et une frappe nucléaire contre les centres industriels de l'ennemi».
     
    En décembre dernier, le porte-parole du Pentagone Brian McKeon a fait savoir que l'option de frappe préventive impliquait un possible déploiement en Europe de missiles de croisière basés au sol.
     
    En avril 2015, le secrétaire d'Etat américain adjoint Frank Rose a déclaré que Washington prendrait des «mesures de rétorsion si la Russie ne mettait pas fin à ses violations du traité FNI».
     

    Conformément au Traité FNI en vigueur depuis 1988, la Russie et les USA se sont engagés à ne pas fabriquer, tester ou déployer des missiles balistiques et de croisière terrestres à moyenne (1.000-5.500 km) et courte portée (500-1.000 km). De plus, les parties s'étaient engagées à éliminer en trois ans tous les vecteurs et missiles terrestres d'une portée comprise entre 500 et 5.500 km.

     

    http://nationalemancipe.blogspot.fr/2015/06/les-usa-menacent-de-deployer-des.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+LeNationalmancip+(Le+National+Émancipé)


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    Liberté d'expression pour les Calaisiens !

    6 Juin 2015, 14:11pm

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    Publié par Thomas Joly

    Le recours en référé exigeant la levée de l'interdiction de manifester dimanche 7 juin à Calais du scandaleux arrêté préfectoral a été rejeté par le Tribunal administratif de Lille samedi matin. Cette décision judiciaire s'apparente fort à une décision politique de la part de magistrats d'une mauvaise foi manifeste puisque les points de droits soulevés par Maître Pierre-Marie Bonneau, avocat nationaliste, étaient plus que légitimes.

    Toutefois, une grande réunion pour la liberté d'expression des Calaisiens se déroulera tout de même à Calais dimanche à 14h30 afin d'exprimer haut et fort notre volonté de renvoyer chez eux tous les clandestins et de rendre la France aux Français !

    Prendront la parole Kévin Reche (Sauvons Calais), Thomas Joly (Parti de la France), Yvan Benedetti (Jeune Nation), Vincent Vauclin (La Dissidence Française), Daniel Conversano (pamphlétaire nationaliste).


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    Syrie : Interview de Mohammad Raad, Député du Hezbollah (VOSTFR)

     

    Interview du 22 mai 2015 sur la chaîne libanaise Al-Mayadeen

     

     

    Vidéo sous-titrée : https://www.youtube.com/watch?v=7Qq5TjhExAE

     

     

    Mohammad Raad, Chef du bloc parlementaire du Hezbollah et figure historique du Hezbollah, réfute ici la propagande mondiale (qui ne cesse d'annoncer la chute imminente du Président syrien Bachar al-Assad) en lui opposant la vision stratégique du Hezbollah. Les forces loyalistes sont en position de force, et tous les indices assurent l'exceptionnelle solidité de l'Etat syrien, ainsi que la force et la détermination de son Armée (dont les exploits sont occultés) et de ses alliés. Mohammad Raad révèle pour la première fois le nombre de martyrs du Hezbollah en Syrie, inférieur à 500 (contre une centaine dans la guerre de 2006), et réaffirme le caractère incontournable de la personne de Bachar Al-Assad dans toute résolution du conflit.

     

     

    Source : https://www.youtube.com/watch?v=QVYFUQv7GeE


    Traduction & sous-titres : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

     

     

     

    Transcription :

     

    [...]

     

     

     

    Journaliste : D'après vous, au Hezbollah, quand est-ce que cette guerre (en Syrie) pourra prendre fin ? Peut-elle encore durer des années ?

     

    Mohammad Raad : Lorsque le gouvernement américain et l'Occident qui gravite dans son orbite, ainsi que les agents et hommes de main régionaux qui soutiennent les terroristes armés, se décideront à cesser le financement (des terroristes), à leur fermer les frontières et à les empêcher de s'introduire en Syrie, la crise en Syrie prendra fin, et l'opportunité d'un dialogue national se présentera, ce qui aurait dû être le cas dès le début de la crise (s'il n'y avait pas eu l'ingérence terroriste).

     

    Journaliste : Est-ce que par agents régionaux, vous entendez l'Arabie Saoudite, la Turquie, le Qatar et Israël ?

     

    Mohammad Raad : Je veux désigner tous ceux qui soutiennent les terroristes armés.

     

    Journaliste : Il y a actuellement un point de vue selon lequel l'Arabie Saoudite, que vous accusez sans cesse, continue à les soutenir, alors qu'il y aurait des pays qui auraient commencé à faire machine arrière, comme le Qatar, par exemple, ou la Turquie qui au contraire ne cesse pas de soutenir très largement les terroristes.

     

    Mohammad Raad : Afin d'éviter toute analyse erronée de la situation, parlons de manière générale et laissons les dénominations à ceux qui sont concernés.

     

    Journaliste : Quelle est l'analyse générale ?

     

    Mohammad Raad : En général, quiconque supporte, finance et facilite l'infiltration en Syrie aux terroristes afin de détruire et de saboter ce pays doit cesser immédiatement.

     

    Journaliste : Il se peut donc que la guerre perdure encore des années ?

     

    Mohammad Raad : Eh bien oui, la résolution militaire du conflit peut prendre du temps.

     

    Journaliste :Aujourd'hui, après ce qui a été accompli dans le Qalamoun, cette grande victoire que vous nous avez présentée dans cette région difficile, et où les combats ont été âpres d'après ce que nous avons compris, mais les dernières nouvelles qui nous parviennent sont que Palmyre est tombée aujourd'hui, ainsi qu' Al Mastouma hier, et d'autres régions, comme si cette guerre consiste en une victoire ici, puis une défaite là, puis une victoire, une défaite, etc. On dirait que personne ne peut remporter militairement de victoire décisive.

     

    Mohammad Raad : Sami, à présent, les médias et la machine de propagande oeuvrent à diffuser des nouvelles hâtives et fausses au sujet d'événements mineurs qui n'ont aucune incidence à l'échelle stratégique ni sur le champ de bataille qui décidera de l'issue de cette guerre. Nous avons une évaluation militaire de la situation en Syrie : sur le terrain, la situation militaire est en faveur du régime et va dans le sens d'un raffermissement du contrôle du gouvernement sur les régions qu'il domine.

     

    Journaliste : Comment pouvez-vous nous expliquer cela ? L'image qui circule actuellement dans les médias est que le gouvernement ne contrôle pas beaucoup de zones et il y a une nouvelle offensive des terroristes armés de l'Armée du Fatah et d'autres groupes, et l'opposition armée, ou les rebelles, takfiris ou terroristes, appelez-les comme vous voulez, réalisent des victoires significatives sur le terrain. Comment pouvez-vous voir, dans votre évaluation stratégique, que votre côté, avec votre allié le Président Bachar Al-Assad, commencé à réaliser des victoires sur le terrain ?

     

    Mohammad Raad : Avant que je réponde à votre question, après toutes les expériences précédentes où la propagande a parlé de ces terroristes en exagérant leurs victoires, leurs nombres, et leurs situations, n'est-il pas temps pour l'opinion publique de réaliser que cette image gonflée de la situation des terroristes n'est pas vraie ?

     

    Journaliste : Considérez ce qui s'est passé dans le Qalamoun, combien étaient les terroristes dans le Qalamoun ? Combien de temps ont-ils pu tenir leurs positions ? Certains vous objecteraient qu'ils sont aussi aux environs de Damas, dans le Jobar et dans des régions adjacentes à Damas, ainsi qu'à Alep...

     

    Mohammad Raad : Il y a parfois des zones ou des positions auxquelles le régime tourne le dos parce qu'elles ne sont pas importantes, et qu'il peut les reprendre à n'importe quel moment. Mais il se concentre sur les régions stratégiques dont dépend la préservation de la structure de l'Etat. N'est-il-pas surprenant de l'aveu de tous les observateurs internationaux qu'après 4 ans et demi d'une telle guerre, des institutions de l'Etat puissent encore fonctionner ?

     

    Journaliste : Excellent, c'est un point très important car l'Armée continue à combattre après plus de 4 ans, la diplomatie syrienne continue à fonctionner, et peut-être même plus activement qu'auparavant. Aujourd'hui même, j'ai vu de mes propres yeux qu'il y a le chef d'une mission diplomatique syrienne en Egypte, le Docteur Riadh Sneih, presque à un niveau d'ambassadeur, et il est de fait un ambassadeur car il était à l'étranger. Et de même, les institutions étatiques continuent à payer les salaires, que ce soit à l'Armée ou même les bourses des étudiants, et d'autres choses encore. Tout cela est très important et en dit beaucoup.

     

    Mohammad Raad : Peux-tu imaginer un pays subissant une guerre aussi dévastatrice que celle qui frappe la Syrie, et dans lequel on trouverait encore des policiers qui mettent des contraventions aux automobilistes ?

     

    Journaliste : C'est vrai, Hajj Mohammad Raad, mais par contre, on dit que sans le soutien financier direct d'un pays comme l'Iran, l'Etat syrien n'aurait peut-être pas pu fonctionner jusqu'à présent, en plus du soutien militaire, bien sûr.

     

    Mohammad Raad : Cela n'indique pas un manquement de la Syrie et une incapacité à résister. A la base, pourquoi des alliances sont-elles forgées entre les pays et entre les forces ? N'est-ce pas pour pouvoir en bénéficier dans les temps de crise et de difficultés ? 

     

    Journaliste : On insiste beaucoup sur cela aujourd'hui, et on joue de cette impression, en prétendant que c'est l'Iran qui contrôle la Syrie, alors que les Syriens et l'Armée Syrienne continuent de combattre après plus de 4 ans. Expliquez-nous cela.

     

    Mohammad Raad : Cela fait partie de la désinformation et des fausses images qui sont répandues. 

     

    Premièrement, ne croyez pas que quiconque puisse se battre pour quelqu'un d'autre sans raison ou contrepartie. Il peut y avoir des intérêts stratégiques ou tactiques communs qui imposent à deux parties de combattre sur un même terrain dans un même but. Mais chaque partie défend ses propres intérêts dans le cadre de cette lutte conjointe.

     

    De même, l'Iran soutient la Syrie non pas seulement par gratitude envers la position syrienne vis-à-vis de la guerre de 8 ans imposée par Saddam Hussein à l'Iran, et qui a été financée par tous ceux qui participent aujourd'hui à la guerre contre la Syrie. L'Iran soutient la Syrie car ils font tous deux partie d'une alliance qui a fait un même choix stratégique.

     

    Mais si la structure de l'Etat syrien n'était pas capable de préserver son choix de Résistance (contre US-Israël), tout le soutien que reçoit la Syrie ne suffirait pas à sauver la situation. Cessons de simplifier les choses. Aujourd'hui, on parle du fait que nous (le Hezbollah) aidons l'Armée Syrienne. Bien sûr que nous avons un rôle d'appoint de l'Armée Syrienne dans les régions où nous avons un intérêt à être présents, ...

     

    Journaliste : Dans le Qalamoun.

     

    Mohammad Raad : ...que ce soit pour défendre la Résistance ou pour préserver la position syrienne très bénéfique de soutien à la Résistance. Mais pourquoi l'héroïsme et la bravoure des soldats syriens sont-ils passés sous silence, alors que c'est elle qui tient les clés du combat sur le terrain et mène la lutte jusqu'à présent ?

     

    Journaliste : Est-ce que vous combattez dans le nord (de la Syrie), Hajj Mohammad Raad ? A Alep par exemple, y a-t-il des combattants du Hezbollah ?

     

    Mohammad Raad : Je ne peux pas parler des détails, mais je peux vous dire que partout où nous devons combattre, nous combattons.

     

    Journaliste : Et c'est ce qu'a déclaré Hassan Nasrallah. Il a récemment déclaré que dans la bataille de Qalamoun, le Hezbollah avait perdu 13 martyrs. Peut-on connaître le nombre de martyrs du Hezbollah depuis le début de la guerre en Syrie ? Approximativement ? Il se dit que ce nombre a atteint le millier. Est-ce vrai ?

     

    Mohammad Raad : Je ne crois pas qu'on en soit arrivé là, mais ce nombre s'approche des 500.

     

    Journaliste : Environ 500 ?

     

    Mohammad Raad : On approche des 500.

     

    Journaliste : Moins, ou un peu plus ? Enfin, s'il s'approche des 500, cela veut dire moins... Est-ce que le gouvernement de Bachar Al-Assad est parvenu à se sauver de l'effondrement ? Peut-il encore tomber ? Car nous entendons actuellement, à nouveau, des propos selon lesquels il ne peut y avoir de solution avec la présence du Président Syrien, et même certaines factions armées, 13 factions, se sont récemment réunies en Turquie et ont à nouveau soulevé ce slogan, à savoir qu'on le fera tomber par la force, alors qu'il tient depuis 4 ans et qu'on entre dans la 5e année et qu'il est toujours là. Le régime de Bachar Al-Assad est-il sauvé ?

     

    Mohammad Raad : Nous croyons fermement que toute résolution de la crise syrienne passe par la présence et la participation du Président Bachar Al-Assad.

     

    Journaliste : Lui en personne ?

     

    Mohammad Raad : Lui en personne.

     

    Journaliste : Pouvez-vous nous expliquer, Hajj Mohammad Raad, pourquoi les alliés du Président Assad tels que l'Iran et le Hezbollah en premier lieu, peut-être aussi la Russie au même degré que vous, ou moins, je ne sais pas, sont-ils si attachés à la personne du Président Bachar Al-Assad. Car certains affirment que si Assad partait, la situation de la Syrie s'améliorerait. Est-ce que sa personne est la base incontournable en ce qui vous concerne ?

     

    Mohammad Raad : Non, nous sommes attachés à lui mais ce n'est pas une question de personne. Il s'agit plutôt de la position et des choix pour lesquels cette personne est engagée. Tu pourrais me répondre qu'il pourrait y avoir d'autres personnes qui s'astreignent à maintenir cette position. Eh bien, s'il y avait d'autres personnes, et qu'il y avait aussi cette personne qui a défendu la Syrie à cause de son engagement en faveur de cette cause (la Résistance), pourquoi faudrait-il la remplacer ?

     

    Journaliste : Il se dit que sa présence même à la tête de l'Etat syrien actuel est ce qui a maintenu, l'Etat en fin de compte, du fait de ses caractéristiques personnelles, sa grande maîtrise de soi, etc. J'entends surtout auprès de vous qu'il a beaucoup de sang-froid, que c'est un homme qui a survécu à nombre de ses alliés historiques, même au Liban...

     

    Mohammad Raad : Cela prouve qu'il devrait être partie prenante de la résolution de la crise.

     

    Journaliste : Mais ses ennemis à l'intérieur de la Syrie et à l'étranger le jugent également responsable de la situation que nous voyons maintenant. Je voudrais savoir si le Hezbollah et l'Iran (car la Russie ne s'exprime pas là-dessus) insistent pour que la personne de Bachar Al-Assad fasse partie de toute solution : aucune solution ne peut être trouvée sans inclure Bachar Al-Assad ?

     

    Mohammad Raad : Premièrement, tant que le peuple syrien est attaché à Bachar Al-Assad, personne ne peut négliger cette opinion publique.

     

    Journaliste : La moitié du peuple ? Plus de la moitié du peuple syrien soutient le Président Bachar Al-Assad ?

     

    Mohammad Raad : Bien sûr !

     

    Journaliste : Comment le savez-vous ? Comment peut-on le savoir ? Qui mesure l'opinion publique syrienne pour nous afin que nous puissions savoir qui est avec lui et qui ne l'est pas ?

     

    Mohammad Raad : Premièrement, qui peut prétendre qu'il se trouve quiconque dans le monde qui accepterait de voir détruire son pays ? Ceux qui hésitaient au début de la crise syrienne se sont maintenant joints à ceux qui soutiennent le Président Assad, car ils se sont rendu compte que l'alternative est la destruction de la Syrie et la fin de sa position et de son statut, et sa transformation en un satellite de l'Occident soumis aux diktats d'Israël.

     

    Journaliste : Donc selon vous, le Président Assad restera en place jusqu'au dernier jour de son mandat ?

     

    Mohammad Raad : Et peut-être au-delà... 

     

    […]


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    Renat Kuzmin: «J’en sais assez pour risquer la mort.»

    Crises/guerres Ukraine
     
     
    ukraineRenat Kuzmin

    Renat Kuzmin

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    L’ancien premier vice-procureur général d’Ukraine livre des informations accablantes sur la corruption des autorités ukrainiennes. Sont visés le président Petro Porochenko, son conseiller Iouri Loutsenko et le procureur général d’Ukraine Viktor Shokin. Premier volet de notre entretien exclusif. La suite demain…

    PAR JEAN-CHRISTOPHE EMMENEGGER

    — 03.06.2015

    La corruption en Ukraine, Renat Kuzmin connaît par cœur. Cet homme de loi de 48 ans, docteur en droit, porteur de nombreuses distinctions, a œuvré pendant près de vingt-cinq ans dans les différents offices de procurature du pays d’Europe de l’Est. Il en a gravi les échelons jusqu’à être nommé en 2010 premier vice-procureur général, fonction qu’il exerce jusqu’à fin 2013.

    En cette qualité, il a initié plusieurs enquêtes anticorruption touchant à des personnalités politiques de premier plan: l’ancien président Leonid Koutchma (1994-2005); l’égérie de la «révolution orange» et ancien premier ministre d’Ukraine Ioulia Timochenko; ou encore l’ancien ministre de l’Intérieur Iouri Loutsenko (2005-2006 et 2007-2010), qui n’est autre que le conseiller actuel du président Petro Porochenko et le chef de sa coalition politique, le Bloc Petro Porochenko.

    Aujourd’hui, Renat Kuzmin vit caché quelque part dans un pays de l’Est où Sept.info l’a rencontré. Au secret. Car menacé de mort, sous le coup d’un mandat d’arrêt, l’homme demande de ne pas révéler le lieu de la rencontre ni aucun indice qui pourrait le trahir. Interview exclusive.

    ukraine corruption investigation

     

    Fiche de mandat d’arrêt délivré contre Renat Kuzmin, publiée par le Ministère de l’intérieur ukrainien.

     

    Renat Kuzmin, vous étiez candidat à l’élection présidentielle ukrainienne de 2014 et vous n’avez obtenu que 0,1% des voix. Comment pourriez-vous être une menace pour les personnes qui vous veulent du mal?

    La victoire de Porochenko à cette élection présidentielle n’était rien d’autre qu’un complot d’oligarques. C’est ce qu’a avoué d’ailleurs l’un de ceux-ci, Dmitry Firtash, à la justice autrichienne (1). Toutes les autorités ukrainiennes sont entièrement contrôlées par des oligarques. Après le coup d’Etat de février 2014, ce sont eux ou leurs hommes de paille qui ont été nommés à toutes les positions clés de l’administration présidentielle, des ministères, des administrations régionales, des compagnies de ressources premières appartenant à l’Etat. Ces oligarques n’ont jamais été utiles au peuple ukrainien, quels qu’ils soient, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui. Ils n’agissent que dans leur propre intérêt. Aujourd’hui, Petro Porochenko est l’oligarque le plus influent d’Ukraine. Lui, Iouri Loutsenko et Viktor Shokin ont peur que je dévoile le détail de certaines affaires les concernant. Ils ont peur que je puisse apporter à l’Union européenne des dossiers compromettants.

    Depuis le mois de juin 2014, vous êtes sous le coup d’un mandat d’arrêt délivré par un tribunal de district de Kiev. Pourquoi?
    C’est un complot politique fomenté pour me discréditer. Certaines personnes au pouvoir veulent m’écarter des affaires publiques et me faire taire.

    De quelles personnes parlez-vous?
    Je parle en particulier de la troïka qui dirige aujourd’hui l’Ukraine: le président Petro Porochenko, son bras droit Iouri Loutsenko et l’actuel procureur général d’Ukraine Viktor Shokin.

    Que leur reprochez-vous?
    En tant que premier vice-procureur général d’Ukraine (de 2010 à fin 2013, ndlr), j’ai été amené à enquêter sur des grosses affaires de corruption impliquant l’ancien ministre ukrainien de l’Intérieur Iouri Loutsenko (de 2007 à 2010, ndlr), l’actuel président d’Ukraine Petro Porochenko et l’actuel procureur général d’Ukraine, Viktor Shokin. Il n’y avait rien de personnel là-dedans, je faisais simplement mon travail. Mais en vingt-cinq ans de procurature, j’ai eu le temps d’en apprendre suffisamment sur les personnes au pouvoir actuellement. Pour le dire plus simplement: je détiens assez d’informations pour que quelqu’un décide de me tuer ou m’anéantir en utilisant des procédés illégaux.

    De quelles affaires s’agit-il? Commençons par Iouri Loutsenko.
    Après s’être retrouvé au pouvoir en 2014 grâce à Petro Porochenko, Iouri Loutsenko cherche à se venger d’avoir été emprisonné sous ma juridiction. De même que son avocat, Oleksiy Bahanets, aujourd’hui vice-procureur général: il avait perdu contre moi le procès en appel de son client auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Lui et Iouri Loutsenko se sont arrangés pour fabriquer des accusations à mon encontre. Ils ont falsifié des documents pour pouvoir demander mon arrestation. Ils ont même envoyé ce matériel à l’organisation internationale de police Interpol. Mais Interpol a reconnu qu’il y avait une motivation politique à cette requête et a refusé de collaborer avec l’Ukraine dans mon cas. C’est tout à son honneur.
    [Le 9 janvier 2015, le Secrétariat général d’Interpol a écarté la requête des autorités ukrainiennes de publier une notice – rouge – de recherche internationale à l’encontre de Renat Kuzmin. A noter qu’en tant que premier procureur général adjoint d’Ukraine, Renat Kuzmin avait collaboré avec Interpol dans le cadre d’un programme de lutte contre le crime organisé des pays de l’Est,ndlr]

    De quoi vos adversaires vous accusent-ils?
    Ne trouvant rien à me reprocher au point de vue de l’exercice de mes fonctions, les autorités ukrainiennes m’ont accusé de façon absurde d’«avoir instruit une enquête criminelle à l’encontre de M. Loutsenko et d’avoir incité la cour à arrêter ce dernier en signant sa demande d’arrestation pour le juge d’instruction.» A présent, ma persécution politique se poursuit avec la complicité de Viktor Shokin, nommé procureur général d’Ukraine le 10 février dernier sur proposition de Petro Porochenko (2).

    Et quelles sont les affaires de corruption qui touchent à Petro Porochenko?
    En 2005, Petro Porochenko, qui venait d’être nommé secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense d’Ukraine, a été accusé publiquement de corruption lors d’une conférence de presse par Alexandre Zinchenko, le chef du Secrétariat présidentiel de Viktor Iouchtchenko (président d’Ukraine de 2005 à 2010, ndlr). A la suite de cette déclaration, plusieurs enquêtes pénales ont été ouvertes à son encontre. Trois d’entre elles étaient de mon ressort. La première affaire concerne l’arrestation illégale en 2005 du président du Conseil régional de Donetsk Boris Kolesnikov. Lors de ses interrogatoires, Kolesnikov a insisté sur le fait que c’était Petro Porochenko qui était à l’origine de son arrestation illégale. En résumé, Porochenko a menacé Kolesnikov de représailles s’il ne payait pas un pot-de-vin de 2 milliards de dollars. Après avoir refusé de payer, Kolesnikov a été arrêté. Viktor Shokin est l’homme qui a ordonné d’entamer des poursuites contre Boris Kolesnikov, sur la base d’une procédure pénale falsifiée.

    Y a-t-il d’autres témoignages corroborant ces faits?
    L’ancien procureur général d’Ukraine, Sviatoslav Piskun a aussi déclaré que Porochenko lui avait proposé «de faire un peu d’argent» sur le dos de l’arrestation de Boris Kolesnikov. Quand il a refusé, Porochenko lui a ordonné de rester à l’écart et c’est Viktor Shokin qui s’est chargé de l’affaire…

    Quelles sont les autres affaires de corruption liées à Petro Porochenko?
    La deuxième affaire dont j’étais chargé concerne une extorsion de fonds auprès de propriétaires de biens immobiliers de luxe à Kiev, rue Grushevskogo 9a. La troisième enquête pénale concerne la subornation exercée par Petro Porochenko sur le juge de la Haute Cour de commerce, pour qu’il prenne une décision favorable aux entreprises sous son contrôle.

    Où en sont ces enquêtes?
    Elles n’ont jamais pu aboutir à jugements, parce qu’au stade de l’enquête préliminaire, elles m’ont été retirées. Ensuite, elles ont été classées sans suite illégalement.

    Ce que vous affirmez est grave. Avez-vous des preuves?
    Les dossiers d’enquêtes pénales se trouvent dans le Bureau du procureur général d’Ukraine. Mais il existe des copies d’actes de procédure essentiels, gardées ailleurs, dans un lieu sûr. En outre, les enquêteurs qui ont réalisé ces enquêtes sont encore en vie pour témoigner.

    Par ailleurs, Le 20 février 2013, vous annonciez avoir récolté suffisamment de preuves confirmant l’implication de Leonid Koutchma, l’ancien président d’Ukraine (1994-2005), dans l’assassinat d’un journaliste ukrainien.
    En effet, j’avais lancé une action en justice contre Leonid Koutchma pour son implication présumée dans l’assassinat du journaliste Gueorgui Gongadzé en l’an 2000 [Leonid Koutchma a dénigré ces accusations en les traitant de «banale provocation», ndlr]. J’ai aussi déclaré publiquement que son gendre, l’oligarque Viktor Pintchouk, avait empêché les autorités ukrainiennes d’agir de manière indépendante en utilisant ses connexions internationales.

    Qu’est devenue cette action en justice?
    Il y a eu un pot-de-vin d’un milliard de dollars versé à divers fonctionnaires pour les faire taire et faire cesser l’enquête. Cette information provient des membres du groupe d’enquête du Bureau du procureur général Viktor Pshonka (qui était en fonction de fin 2010 au 22 février 2014, ndlr). Après que ce fait a été rendu public, tous les membres du groupe d’enquête ont été renvoyés et l’unité d’enquête a été liquidée. Moi-même, j’ai été écarté du Ministère public. A nouveau, Viktor Shokin est impliqué dans cette affaire. C’est lui qui, alors qu’il occupait la charge de procureur adjoint, a caché des informations et fait fermer l’enquête sur Leonid Koutchma. Quant au président Petro Porochenko, au lieu de laisser traduire en justice Leonid Koutchma, il l’envoie comme son représentant en Europe lors des négociations au «format de Normandie» – je veux dire, il l’envoie comme le représentant de ses propres intérêts au nom de l’Ukraine. C’est très clairement aussi une manière de le blanchir.

    Dans le cadre de cette affaire, Petro Porochenko a été prévenu de corruption pour avoir défendu les intérêts de l’oligarque Viktor Pinchouk (3), mais il n’a jamais été traduit en justice. Vous détenez également des informations compromettantes à ce sujet?
    Oui.

    Qu’est-ce qu’elles impliquent?
    Elles impliquent que Porochenko est un homme d’affaires qui se trouve lui-même sous l’influence d’autres oligarques. Il ne laissera pas l’actuel Bureau du procureur général mener l’enquête sur la responsabilité de Koutchma dans l’affaire du journaliste Gongadzé.

    Vous avez aussi enquêté sur des affaires criminelles concernant l’ancien premier ministre d’Ukraine Ioulia Timochenko.
    En effet. Mais immédiatement après le coup d’Etat de février 2014, le Parlement ukrainien a voté une loi de réhabilitation de tous les fonctionnaires condamnés ou accusés durant les deux dernières années de la présidence de Victor Ianoukovitch. Cette loi, ratifiée par le président Porochenko, est toujours en vigueur. Elle est en infraction complète avec la Constitution de l’Ukraine, car ce n’est pas au parlement de décider de réhabiliter ou non des personnes, c’est une décision qui ne peut appartenir qu’à la justice. Elle a pour effet l’arrêt de toute procédure judiciaire et le blanchiment de nombreux fonctionnaires. Elle a aussi pour conséquence les représailles en cours contre moi et d’autres fonctionnaires. A tout le moins, Ioulia Timochenko a sa propre vision politique; elle n’est pas en accord total avec Petro Porochenko; elle a déclaré à plusieurs reprises, lors d’émissions de télévision ukrainienne, qu’elle ne chercherait pas à se venger politiquement; elle a même envoyé une lettre au procureur général Viktor Shokin pour lui dire qu’elle renonçait à demander des «réparations» qui sont en fait des représailles. Mais ceux qui sont à la tête de l’Ukraine actuellement ne font qu’exercer des violences politiques et multiplient les actions illégales à l’encontre de leurs ennemis ou opposants. C’est la preuve que ce ne sont pas des grands politiciens.

    Que faites-vous pour vous défendre des persécutions politiques provenant apparemment de gens très puissants?
    En avril de cette année, j’ai personnellement avisé de mes griefs le président Porochenko (par lettre du 26 avril 2015), ainsi que le procureur général Viktor Shokin (par lettre du 16 avril 2015). Ces deux lettres leur ont été envoyées par l’intermédiaire de mes avocats. Je leur demande de faire cesser la procédure d’accusation à mon encontre, qui est entachée d’irrégularités et enfreint sur toute la ligne la législation ukrainienne. Je les préviens que j’ai soumis une requête auprès de la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg pour la violation des standards de protection des droits humains, accompagnée d’éléments de preuves de tout ce que j’avance. Et que je poursuivrai mes dépositions auprès d’institutions internationales pour apporter la lumière sur le mécanisme de corruption dont ils sont responsables ou complices.

    On pourrait vous reprocher d’avoir enquêté sur Iouri Loutsenko et Ioulia Timochenko durant la présidence de Viktor Ianoukovitch, qui avait peut-être aussi des motifs de se venger politiquement de ces personnes qui lui avaient donné du fil à retordre lors de l’élection présidentielle ukrainienne de 2004. Que répondriez-vous?
    J’ai mené ces enquêtes parce que c’était mon travail. Il n’y a rien de personnel là-dedans. De plus, les enquêtes concernant Madame Timochenko ont débuté sous la présidence de Iouchtchenko et se sont terminées sous celle de Ianoukovitch. Quant à ce qui concerne Loutsenko, il n’était qu’un petit politicien en ce temps-là, il ne représentait pas un grand problème pour Ianoukovitch. Ce dernier lui a même octroyé la grâce présidentielle en violation de l’ordre juridique existant, invoquant la miséricorde et la compassion!

    En ayant décidé de vous soustraire à votre arrestation, vous êtes devenu à votre tour un «hors-la-loi». Comment vivez-vous cela?
    Normalement ce sont les criminels qui se cachent. Je ne suis pas un criminel, je ne veux pas me cacher. Mais je dois éviter cette arrestation, car l’accusation est fabriquée et je ne suis pas en mesure d’organiser ma défense: toute la procédure est entachée d’irrégularités, mes avocats ont été intimidés et empêchés de prendre connaissance des poursuites pénales engagées contre moi avant qu’on ne lance un mandat d’arrêt à mon encontre. Je dois aussi m’inquiéter pour ma sécurité personnelle. J’évite toute activité publique. Je ne donne plus de cours à l’université. J’en sais assez sur certaines affaires pour risquer la mort.

    PAR JEAN-CHRISTOPHE EMMENEGGER — 03.06.2015

    _____________

    (1) Dmitry Firtash, 50 ans, est un homme d’affaires ukrainien devenu au cours des années 2000 l’un des principaux investisseurs dans le secteur de l’énergie et de l’industrie chimique en Europe de l’Est et en Europe Centrale (il est surnommée le «roi de l’engrais» en Ukraine.) Il est notamment copropriétaire de la société RosUkrEnergo Ltd, fondée à Zoug (en Suisse) en 2004, et déclarée en liquidation à partir du 29 juillet 2014 dans le registre du commerce.

    Selon un rapport publié le 27 avril 2015par l’Observatoire du crime organisé à Genève (OCO), RosUkrEnergo représente une compagnie clé du secteur de l’énergie, en particulier pour les transactions de gaz turkméno-russo-ukrainiennes. Elle a joué un rôle opaque d’intermédiaire entre Gazprom (société russe d’extraction, de traitement et de transport de gaz naturel) et Naftogaz (société nationale ukrainienne du transport de gaz naturel et d’extraction, de raffinage et de transport de pétrole). Cette société commune appartenait pour 50% à Gazprom et le reste à deux oligarques ukrainiens, dont l’un, Dmitry Firtash, détenait 45% des parts par l’intermédiaire de la société Centragas Holding, sise à Vienne, son partenaire Ivan Fursin détenant les 5% restants). Selon des sources ukrainiennes et des câbles diplomatiques américains, le véritable boss de ce commerce pourrait être le «parrain des parrains» du crime organisé russo-ukrainien Semion Mogilevich, né à Kiev en 1946. En 2002, Firtash aurait été impliqué avec lui dans la création d’une société précédente tout aussi douteuse: Eural Trans Gas, servant aux transactions du gaz turkmène amené en Ukraine. Le rapport de l’OCO indique avoir retrouvé des traces de l’activité de Dmitry Firtash avant 2006 à Moscou, en Allemagne, en Ukraine, en Estonie et en Asie centrale. Mais il n’existe aucune preuve de connexions avec le crime organisé.

    Depuis que le gouvernement ukrainien a brisé le monopole de Naftogaz en 2011, Dmitry Firtash contrôlerait la société Ostchem Gas Trading SA (fondée en 2012 à Zoug/CH) active dans le commerce du gaz, en plus de NF Trading SA (fondée en 2010 à Zoug/CH) active dans le commerce de produits chimiques, en particulier les engrais, l’urée et l’ammoniac.

    Dmitry Firtash a été arrêté à Vienne dans la nuit du 12 au 13 mars 2014, dans le cadre d’une enquête du FBI, la police fédérale américaine, ouverte en 2006 sur un soupçon de corruption internationale et de formation d’une organisation criminelle (pots-de-vin versés à des responsables politiques pour la construction d’une usine de titane en Inde). L’oligarque, quatorzième fortune d’Ukraine, selon le magazine Forbes, a été relâché contre une caution de 125 millions d’euros, après qu’un tribunal autrichien eut refusé d’accéder, début mai 2015, à la demande d’extradition des officiels américains, arguant d’une motivation politique au moins partielle et non étayée par des preuves suffisantes.

    (2) Oligarques en familleViktor Pintchouk est l’un des hommes les plus riches du monde. Il épouse en 2002 Olena, la fille de Leonid Koutchma, président de l’Ukraine de 1994 à 2005. Il est connu non seulement comme magnat de l’acier mais aussi mécène d’artistes. A noter qu’à travers sa fondation philanthropique, la Pintchouk Foundation, il finance la fondation américaine Clinton Global Initiative, établie par Bill et Hilary Clinton en 2005.

    (3) Enquêtes abandonnées. Le 9 juillet 2014, le procureur général d’Ukraine Vitaliy Yarema (du 19 juin 2014 au 10 février 2015) avait déclaré vouloir rouvrir des enquêtes abandonnées illégalement au sujet du meurtre du journaliste Gueorgui Gongadzé. En décembre 2014 et en janvier 2015, des nouveaux éléments ont fait surface pouvant mener à l’ouverture d’une nouvelle enquête. Mais le 10 février 2015, ce procureur général a été remplacé par Viktor Shokin, sur proposition du président Petro Porochenko. Ioulia Timochenko a été condamnée à sept ans de prison en 2011 pour abus de pouvoir. D’autres procès lui pendaient au nez, mais elle a été libérée le 22 février 2014 à la faveur d’une loi d’amnistie votée par le parlement ukrainien. Le 24 juin 2014, elle a même été totalement blanchie par la Cour suprême d’Ukraine.

    Déposition auprès de la Cour européenne des droits de l’homme

    Renat Kuzmin a fait parvenir le 26 avril 2015 une lettre au président Petro Porochenko (en russe) par le biais de son avocat ukrainien. Il lui rappelle qu’en tant que président il est le garant de la Constitution et qu’il doit par conséquent répondre des violations de celle-ci, tout comme des actes illégaux et des abus de pouvoir commis par le procureur général Viktor Shokin. Dans cette lettre, Renat Kuzmin mentionne que des proches de Iouri Loutsenko et des hauts fonctionnaires du Bureau du procureur général ont tenté de le corrompre, lui, Renat Kuzmin, en lui proposant de payer un pot-de-vin pour faire cesser les poursuites illégales engagées à son encontre. «Si j’avais accepté, je ferais partie de ce système», explique Renat Kuzmin. En revanche, «je n’ai aucun doute que mon refus catégorique va déclencher une intensification de la répression contre mes avocats, ma famille et moi-même.» Sous le coup des «persécutions politiques et actions ouvertement criminelles» dont il se dit victime (ainsi que ses avocats), Renat Kuzmin a déposé un dossier auprès de la Cour européenne des droits de l’homme pour violation des dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme. Il présentera ou a déjà présenté d’autres appels auprès d’institutions internationales pour apporter la lumière sur le mécanisme de corruption rendant possible en Ukraine ce type d’actions illégales

     

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    Source: http://www.sept.info/renat-kuzmin-ukraine-corruption-investigation-entretien-exclusif/


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  • 06/07/15--01:13: SYRIE LES NEWS !
  • Damas passe en mode défensif

    Crises/guerres Ingérence Syrie
     

    hassake  (3)

     

    Lorsque l’ennemi attaque en nombre écrasant, il est logique de se replier sur ses meilleures lignes de défense et de protéger uniquement le cœur du pays.

    L’assaut simultané des «rebelles modérés» d’Al-Qaïda et des djihadistes de l’État islamique, soutenus par les États-Unis, la Turquie et le conseil de coopération du Golfe, exige que le gouvernement syrien centralise ses capacités et son matériel et se place en position défensive.

    Ce n’est bien sûr pas un changement stratégique ni un signe de faiblesse, mais un mouvement tactique. Sacrifier des unités épuisées pour défendre des parties accessoires et excentrées du territoire – de ce fait indéfendables – du pays serait tout simplement inepte.

    Le gouvernement syrien est encore fort et au moins 75% du peuple syrien qui se trouve à l’intérieur de la Syrie est sous son contrôle. La guerre contre la Syrie va durer des années et il y aura d’autres phases où l’armée syrienne ira de nouveau à l’attaque.

    Quelque 10 000 combattants d’al-Qaïda, dont un tiers d’étrangers, ont traversé la frontière Turco-syrienne équipés de nouvelles armes  anti-chars TOW étasuniennes et ont  submergé les défenses syriennes dans le gouvernorat  et la ville d’Idleb. Le gouvernement syrien ne s’attendait pas à une attaque d’une telle ampleur et d’une telle force.

    Comprenant que davantage de ressources seraient nécessaires pour contrer cette attaque, il a envoyé des officiels en Iran et en Russie pour demander davantage d’aide.

    L’Iran a offert un nouveau prêt de 1 milliard de dollars et a également envoyé quelque 15 000 paramilitaires supplémentaires en provenance d’Irak et d’Iran pour soutenir la défense de Damas, de Homs et de la zone côtière de Lattaquié. Le Hezbollah nettoie le secteur des montagnes Qalamon, proches du Liban, de al-Nusra et d’autres groupes djihadistes.

    La Russie a annoncé publiquement qu’elle allait apporter davantage de soutien au gouvernement syrien. On ne sait pas encore en quoi il consistera exactement, mais on peut s’attendre à la livraison d’une quantité croissante de nouvelles armes à l’armée syrienne et aux forces aériennes.

    Pendant ce temps la machine de propagande américaine alimente de son mieux trois lignes de propagande.

    La première consiste à faire croire que le gouvernement syrien n’est plus soutenu par son peuple et à semer le doute sur son alliance avec l’Iran et la Russie.

    Avec le nouveau soutien attendu, cette ligne de propagande tombe temporairement à l’eau, mais elle sera relancée au moment opportun.

    La deuxième ligne de propagande consiste à nier que Jabhat al-Nusra est une véritable composante opérationnelle de Al-Qeada qui a comme objectif à long terme d’attaquer «l’ouest». Il est indispensable de le nier pour justifier le soutien étasunien supplémentaire aux campagnes menées par Nusra à Idleb et ailleurs. Il y a eu des rumeurs sur le fait que al-Nusra aurait rejeté al-Qaïda, et des tentatives pour inventer une sorte de conflit interne sur la question.

    Une interview complaisante par AlJazeerah du chef Nusra Jolani a été organisée pour adoucir son image. Mais Jolani ne s’est pas comporté comme le sponsor qatari d’AlJazeerah le souhaitait. Il a de nouveau déclaré son allégeance absolue à Al-Qaïda et sa subordination au chef d’Al-Qeada, Ayman al-Zawahiri. Nusra n’est donc pas «aligné sur al-Qaïda» ni «lié à al-Qaïda» ni «une franchise d’Al-Qaïda». Jabhat al-Nusra est al-Qaïda. Jolani ne laisse aucun doute à ce sujet.

    La troisième ligne de propagande, et la plus stupide, porte sur la prétendue coopération du gouvernement syrien avec l’État islamique. «Regardez, nous avons planifié cette grande opération contre Assad à Alep et Assad nous a bombardés. Le lendemain, l’État islamique nous a attaqués et Assad ne les a pas bombardés. Voyez, il ne nous a pas aidés. Il doit être avec l’État islamique. » La sottise n’a pas de limites. Voici comment l’armée syrienne et l’État islamique «coopèrent» en réalité:

    Les bombardiers de l’Etat islamique ont fait sauter une douzaine de camions bourrés d’explosifs aux points de contrôle de l’armée syrienne près de la ville de Hasaka tenue par le gouvernement, au nord-est du pays, au cours des cinq derniers jours, a annoncé jeudi le gouverneur de la ville.

    «Plus de treize véhicules bourrés d’explosifs ont attaqué des postes de contrôle de l’armée et semé la terreur et la peur parmi les citoyens», a déclaré le gouverneur de la ville, Mohammad Ali al Zaal, à la télévision d’Etat au téléphone, depuis l’intérieur de la ville.

    Il y a maintenant trois camps dans la guerre en Syrie. Les terroristes d’Al-Qaïda soutenus par des états extérieurs alignés sur les Etats-Unis, le gouvernement syrien et de ses alliés et l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

    Tous les trois se battent les uns contre les autres, mais le gouvernement syrien espère que les combats entre Nusra et l’État islamique vont s’intensifier et affaiblir ses deux ennemis. Pour lui, l’État islamique n’est pas seulement son problème, mais celui du monde entier. Il va maintenant passer au mode défensif et protéger le cœur du pays. D’autres entités devront attaquer l’État islamique.

    Le pari, c’est que l’Etat islamique attaquera sûrement bientôt directement «l’occident» et/ou des pays du Golfe, et que ces attaques obligeront d’autres acteurs à prendre en charge le problème de l’Etat islamique.

     Moon of Alabama | 4 juin 2015

    Traduction : Dominique Muselet

    Article original: http://www.moonofalabama.org/2015/06/damascus-goes-defensive.html

    Source: http://arretsurinfo.ch/damas-passe-en-mode-defensif/

    Syrie: L’armée gouvernementale en première ligne face à Daech

    Crises/guerres Syrie
     
     
     
    syrie

     

    A bord d’un blindé T-72 soviétique, 31 mai. Daech est derrière les collines à l’horizon.© Baptiste Giroudon
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    Un excellent reportage de REGIS LE SOMMIER – ENVOYÉ SPÉCIAL DE PARIS MATCH EN SYRIE 
     
    A 40 kilomètres à l’est de Homs, ces soldats représentent l’ultime barrage contre les fous d’Allah. Depuis la prise de Palmyre, le 21 mai, Daech a conquis de nouveaux territoires, dont des champs de pétrole et des mines de phosphate, et occupe aujourd’hui la moitié de la Syrie. Partout, le « califat » autoproclamé instaure la peur et la surveillance généralisée. Alors, à son approche, les habitants s’enfuient. Le nord du pays, lui, est tenu par les islamistes d’Al-Nosra, filiale d’Al-Qaïda. Les forces loyalistes au régime de Bachar el-Assad, condamné par la France, se replient sur la région de Damas et la bande côtière. Avec un mot d’ordre : tenir ou périr.

     

    A la sortie de Damas, le minibus n’a pas pris le chemin le plus court. La zone de Douma, à l’est de la capitale, regorge de snipers rebelles qui cernent l’autoroute Damas-Homs. Notre chauffeur préfère ne pas s’y risquer et contourner le mont Qassioun par le nord. Le bord de la route est jalonné de constructions neuves inachevées. L’économie, en berne après quatre ans de guerre, n’a pas arrêté le bâtiment, au contraire. Il faut bien trouver des logements pour les réfugiés chassés des zones conquises par Daech. Soudain, un panneau indique Palmyre, Deir Ezzor, Irak, trois destinations qui échappent pratiquement toutes au régime. Bachar El-Assad ne contrôle plus en effet que 35 % du territoire syrien, mais ces 35 % abritent plus de 60 % de la population. Au loin, on aperçoit la cimenterie d’Adra où, en 2013, les djihadistes d’Al-Nosra avaient perpétré un massacre.

    LE RÉGIME DE BACHAR EL-ASSAD SEMBLE FRAGILISÉ DANS LE NORD, MAIS IL CONTRÔLE MIEUX SON TERRITOIRE

    Paradoxalement, à l’endroit où nous sommes, la situation était bien pire il y a un an. La route que nous empruntons a longtemps été le seul secteur contrôlé par l’armée. Les bas-côtés étaient presque tous en zone rebelle. Les islamistes avaient alors porté le combat jusqu’au cœur de Damas. Leur présence était sensible jusqu’à la place des Abbassides, dans le centre de la ville. Au printemps 2014, l’armée a procédé au nettoyage autour de la capitale. La Ghouta orientale a été sécurisée. Il reste encore des poches rebelles mais, devant l’avancée de Daech, certaines, comme dans la ville de Qutafeh que nous laissons à notre droite, ont scellé un pacte de non-agression avec l’armée, qui les laisse gérer leur territoire. Le régime semble fragilisé par ses défaites à Palmyre, Ibled ou Jisr al-Choughour, dans le Nord, mais il contrôle mieux son territoire. Sur notre gauche défilent les plateaux du Qalamoun et, plus loin encore, les sommets de l’Anti-Liban. Là-bas, c’est le Hezbollah libanais, fidèle allié de l’armée syrienne, qui combat les insurgés pour le contrôle de la région. Tout le long de l’autoroute, on croise de nombreux camps militaires. Hafez El-Assad, le père de Bachar, avait compris que cette voie était l’axe névralgique de la Syrie. Bien avant lui, les Romains y avait tracé leur « limes ». C’est donc une excellente ligne de défense. Car, plus loin, vers l’est, c’est la plaine et le désert, le territoire où Daech a pu prospérer et où il contrôle tout désormais, depuis Palmyre jusqu’à Ramadi, en Irak.

    Une pancarte indique l’entrée sud de Homs. Pour nous rendre dans le centre-ville, nous traversons des quartiers alaouites. A chacun des nombreux check points de l’armée, un de nos guides nous rappelle qu’il ne faut pas photographier. « Homs, aujourd’hui, est stable. Cela veut dire qu’elle est contrôlée par l’Etat », nous garantit Talal Al-Barazi, le gouverneur de la province. Jusqu’à la semaine dernière, la juridiction de cet homme s’exerçait aussi sur la ville de Palmyre. A Homs, un seul quartier, celui d’Al-Waar, est encore aux mains des rebelles d’Al-Nosra. Le gouverneur est formel : « On essaie de trouver des solutions pour la réconciliation. Les terroristes d’Al-Nosra pourront quitter la ville avec leurs armes pour partir au nord, comme ils l’ont fait dans la vieille ville en 2014. Et si un terroriste abandonne les armes et veut rester, nous le réintégrerons. » Je l’interroge : « Sans qu’il soit arrêté ? – Il ne sera pas arrêté ! » Nous ne pourrons, hélas, pas nous rendre compte de sa bonne foi. Les discussions entre les deux camps ne sont pas ouvertes aux journalistes. Dommage.

    syria - homs

     

    Dans la vieille ville de Homs, le temps est suspendu entre espoir et terreur.© Baptiste Giroudon

     

    On reprend la route, vers l’est cette fois, en direction de Palmyre. Les rues détruites de la vieille ville de Homs, qui commence juste après le palais du gouverneur, ont toutes gardé les stigmates des combats. Les meurtrières percées par les snipers, les murs découpés pour permettre aux combattants de passer d’une maison à l’autre sans se faire voir, même les miroirs qui servaient à repérer l’adversaire dans le dédale des ruelles, tout est encore en place, prêt à resservir. Cependant, lorsqu’on marche dans ces rues, on dirait que la guerre est finie. Les pierres nous chuchotent qu’elles en ont trop vu. Les rares habitants qui y sont retournés font preuve d’un optimisme rageur dont seuls peuvent se prévaloir ceux qui ont touché la limite extrême de leur existence. « On n’a pas peur de Daech, assurent-ils. Ils ne viendront pas. Ici, la guerre est terminée. » « Si tu regardes longtemps un abîme, l’abîme regarde aussi en toi », disait Nietzsche.

    LA ROUTE DE PALMYRE S’OUVRE DEVANT NOUS. LES DJIHADISTES SONT À MOINS DE 100 KM

    Au bout d’une avenue, ce ne sont plus les gravats d’immeubles frappés par les missiles qui dominent l’horizon mais une forêt de sépultures. Ce cimetière semble plus accueillant que tout ce qui se situe à sa périphérie, comme si, dans ce coin de l’enfer, les morts étaient les seuls à continuer à vivre en paix. A peine un cinquième de ceux qui habitaient ces quartiers sont rentrés chez eux. Les autres sont venus gonfler le flot des réfugiés qui s’agglutinent chaque jour plus près de Damas. Les zones qui bordent la vieille ville de Homs ont moins souffert. Bientôt, la pierre cède la place à l’olivier, à perte de vue. La route de Palmyre s’ouvre devant nous. On se croirait dans une paisible campagne provençale. Pourtant, les djihadistes sont à moins de 100 kilomètres. Dans les conversations de nos guides, le nom de Daech revient de plus en plus souvent. Ce mot semble posséder un véritable pouvoir maléfique. Les djihadistes ont bien fait leur travail. Ils n’ont plus besoin d’images pour que l’effroi, comme à l’époque d’Attila ou à celle de Nabuchodonosor, travaille les consciences à mesure que l’on va vers eux.

    Soudain, le minibus bifurque à droite pour prendre le chemin d’une caserne de l’armée. Il nous faut négocier l’autorisation d’aller jusqu’au front. Tous les villages, aux alentours, sont alaouites. Il y a moins de prise pour Daech, qui s’appuie sur les communautés sunnites pour progresser et s’infiltrer. Daech n’est d’ailleurs pas le seul ennemi de l’armée syrienne dans le secteur. Au nord, la ville d’Al-Rastan et ses campagnes sont contrôlées par le front Al-Nosra. Dans une Syrie tellement morcelée, cela peut paraître un détail, mais ce détail nous oblige à faire un large détour pour rejoindre les positions de l’armée syrienne en contact direct avec le front de Daech. Après avoir traversé plusieurs villages, pour la plupart occupés par des militaires, nous apercevons trois chars T-72 accrochés au sommet d’une colline. C’est la ligne de front. Elle est balisée, tous les 500 mètres, par des sacs de sable et des postes de combat. Entre eux, une tranchée a été creusée. Personne ne doit la franchir. Les tirs sont sans sommation. Et c’est valable aussi pour les paysans loyalistes.

    DAECH SORT À LA FAVEUR DE LA NUIT. LES HABITANTS DE SABOURA EN ONT FAIT L’HORRIBLE EXPÉRIENCE, TOUS MASSACRÉS DANS LEUR SOMMEIL

    Devant nous se dresse le djebel Al-Shomaria. « C’est ici que commence le territoire de Daech », nous explique le lieutenant Ahmad Eissa, qui commande cet avant-poste. Cela fait un an et demi qu’il combat dans la région sans rentrer chez lui, et cette montagne qui le contemple lui a donné beaucoup de fil à retordre. Daech a, en effet, commencé par s’intéresser aux zones désertiques, comme ce djebel aride, en faisant des razzias dans les villages et, peu à peu, telle une pieuvre, en encerclant Palmyre. La fatigue se lit sur le visage du lieutenant comme sur celui de ses hommes, mais le moral reste au beau fixe. Pour nous le prouver, ils se mettent tous en chœur à tirer sur l’ennemi invisible qui leur fait face. Tous les calibres à disposition y passent. Aucun risque qu’ils tuent autre chose que des rongeurs ou des sangliers. Le danger surgit lorsque le jour tombe. Daech sort à la faveur de la nuit. Une semaine plus tôt, les habitants du village de Saboura, tout proche, en ont fait l’horrible expérience. Ils ont presque tous été massacrés dans leur sommeil.

    Quelques-uns des soldats qui occupent cette colline ont connu la retraite de Palmyre. Tel ce tankiste qui m’invite à monter à bord de son blindé. Une épaisse fumée noire s’en dégage quand il enclenche la première et accélère, en raclant rageusement la terre de ses chenilles. A l’intérieur, le sol est maculé d’une couche de gas-oil ; la rouille a envahi l’habitacle. Cela reste un solide blindé soviétique, très polluant mais très maniable. On en sort sans regret pour aller à la rencontre du capitaine Ziad. Cet officier de 32 ans parle l’arabe avec l’accent de la montagne alaouite. Il n’avait pas 16 ans quand il a rejoint l’armée. Pour lui, ce qu’il s’est passé à Palmyre n’est qu’un repli temporaire. Il raconte : « Daech avait infiltré la ville maison par maison, en s’installant dans les habitations dont les occupants étaient déjà partis. Ils n’ont pas pénétré dans la ville, ils étaient déjà là. Pour la défendre, il aurait fallu la raser. Nous avons choisi de nous retirer. » Au même moment, une formation de Sukhoï survole la campagne.

     

     

    Ces jours derniers, l’armée de l’air syrienne s’est déchaînée contre les nouveaux maîtres de Palmyre. Celle dont la reine Zénobie fit chanter des générations de poètes n’a pas encore été dégradée par les djihadistes, qui ont fait de ses ruines majestueuses leur otage. Ils se sont contentés, la veille, de faire exploser la prison, considérée comme une des pires du régime, comme si, aux yeux du monde, ils voulaient apparaître en libérateurs. Ceux qui défendent Homs, en tout cas, savent quel sort les attend si Daech remet le feu à la ville dont le soulèvement, il y a quatre ans, avait donné tant d’espoirs aux rebelles. Elle fait aujourd’hui figure de dernier rempart pour Damas. « La victoire ou mourir en martyrs, nous n’avons pas le choix », me confie le jeune lieutenant avant de retourner surveiller la campagne. Et d’ajouter, en me serrant la main : « La prochaine fois, on se verra à Palmyre, Inch’ Allah ! »

    Par Régis Le Sommier | 4 juin 2015

    Titre original: SYRIE EN PREMIÈRE LIGNE FACE À DAECH


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