Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Showcase


Channel Catalog


Channel Description:

LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

older | 1 | .... | 244 | 245 | (Page 246)

    0 0


    0 0

    Boris Hulot  a partagé une publication.
     
    Aucun texte alternatif disponible.
     

    TRUMP ET ERDOGAN ACCORD SECRET POUR QUITTER LA SYRIE. NETANYAHU FAIT SON NETTOYAGE ETHNIQUE DEPUIS QUE LES ARABES D'ISRAËL N'ONT PLUS LES MÊMES DROITS QUE LES ISRAËLIENS.

     

    Pourquoi les Etats-Unis éprouvent-ils soudain la nécessité de déguerpir de la Syrie ?

    Il y a une semaine, deux batteries de fusées S-300 ont été déployées à Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie. Immédiatement après cela, l’intensité des vols de la coalition dirigée par les États-Unis a diminué de 80% dans le nord-est de la Syrie.

    Depuis le 18 septembre, la Force aérienne israélienne n’a effectué aucun raid dans l’espace aérien syrien.

     

    Au Nord Est de la Syrie, les bases américaines et des harkis kurdes
    . Au sud, les bases russes.

    Une délégation de l’armée israélienne, dirigée par le major général Aharon Haliva (chef des opérations), s’est rendue à Moscou et s’est entretenue avec le major général Vasily Trushin (chef adjoint des opérations de l’armée russe). Les relations entre les deux armées se sont détériorées après la destruction de l’avion russe IL-20 lors de l’attaque des cibles syriennes près de la base aérienne russe de Hmeymim par des F-16 israéliens.

    La délégation israélienne est arrivée à Moscou parce qu’elle n’avait pas réussi à trouver de failles dans la zone d’exclusion aérienne, imposée par les nouveaux systèmes de défense syriens livrés par la Russie. Les Israéliens pensaient pouvoir amadouer les Russes pour obtenir les codes de sécurité des missiles syriens. La Russie, bien évidemment, a refusé de les leur donner.

    Quels sont les éléments de la gestion automatisée de l’espace aérien syrien qui empêchent les Israéliens et les Américains d’agir ?

    La Syrie a reçu 6 à 8 batteries S-300/PMU2, avec un rayon d’action de 250 km. Les missiles garantissent la sécurité des avions et des cibles militaires syriens. Cependant, ces batteries ne sont pas les éléments les plus importants.

    La gestion est assurée par le système de gestion automatisée Polyana D4M1. Le rôle du système de gestion automatisée est une interface nécessaire au fonctionnement simultané des unités aériennes et de défense anti-aérienne syriennes. Polyana D4M1 peut couvrir une zone de 800 × 800 km, suivre 500 cibles aériennes et missiles balistiques et en fixer 250. Grâce au Polyana D4M1, les centres de commandement de l’armée de l’air syrienne reçoivent également des informations externes de l’avion russe A-50U (AWACS) et des satellites de surveillance russes.

    La mémoire des serveurs de Polyana D4M1 stocke l’empreinte radar de toutes les cibles aériennes, y compris les missiles de croisière et l’avion « invisible » F-35. Lorsqu’une cible aérienne est détectée par un radar en Syrie, le système automatisé Polyana D4M1 affiche l’information pour tous les radars de détection, et les systèmes de guidage des avions et de l’artillerie anti-aérienne syriens et russes. Une fois identifiés, les cibles aériennes sont automatiquement assignées pour être abattues. Le système automatisé Polyana D4M1 fait en sorte que les missiles syriens plus anciens de l’ère soviétique (S-200, S-75, S-125, etc.) deviennent presque aussi précis que les S-300.

    Le réseau Polyana D4M1 inclut également le systèmes Krasukha-4 pour le brouillage des radars au sol, des aéronefs AWACS, des avions de reconnaissance avec ou sans pilotes. Le réseau utilise également les systèmes Zhitel R-330ZH pour le brouillage des appareils de navigation NAVSTAR (GPS) qui équipent les moyens d’attaque (avions, hélicoptères, missiles de croisière, bombes guidées, etc.).


    Quelle est la conséquence de la mise en œuvre par la Russie de la gestion automatisée de l’espace aérien syrien ?

    Les bases militaires américaines en Syrie comportent essentiellement, des troupes affectées à des opérations spéciales, c’est à dire une infanterie légère, sans aucun blindé ni aucun soutien d’artillerie.

    Les bases militaires américaines ne pourraient donc résister à aucune attaque terrestre de l’armée syrienne appuyée par l’aviation.

    Ayant pris conscience que l’aviation américaine ne pourra pas passer le barrage anti-aérien syrien sans pertes inacceptables, toute intervention de leur part devient inappropriée. C’est la raison pour laquelle les États-Unis viennent d’annoncer qu’ils commenceront à retirer les 2 000 soldats syriens. Dans le même temps, la Turquie, soutenue par la Russie, se prépare à lancer une nouvelle offensive contre les YPG dans le nord de la Syrie.

    Ces nouvelles circonstances font que l’armée syrienne se battra aux côtés des Turcs. Les Kurdes YPG, entrainés et soutenus par les Etats-Unis vont rapidement perdre tous les territoires qu’ils avaient repris à l’Etat islamique en Syrie.

    Valentin Vasilescu.

    expert militaire, est un ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.


    Traduction Avic – source: Réseau International.

    https://reseauinternational.net/retrait-de-syrie/

                   ----------------------------------------

     

    ISRAËL : Le fils de Netanyahou prône le nettoyage ethnique

    Yair Netanyahou a défendu une publication sur Facebook qu'il avait faite jeudi dans laquelle il prônait que tous les musulmans doivent quitter Israël. Hitler et les sionistes voulaient aussi expulser tous les juifs de l'Allemagne nazie. Selon les Médias Menteurs occidentaux, Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient. C'est aussi le seul pays qui prône et pratique, sans aucune gêne ni condamnation, le nettoyage ethnique, avec l'assentiment tacite du "Monde Libre".

    Lorsque les victimes sont des Arabes ou des Noirs, le "Monde Libre" est sourd et aveugle.

    Dans son post, il a déclaré: «Il n'y aura pas de paix ici avant: 1. Tous les Juifs quittent le pays d'Israël. 2. Tous les musulmans quittent le pays d'Israël. Je préfère la seconde solution"

    RT rapporte: Le jeune homme de 27 ans a défendu ses pensées samedi en demandant pourquoi les mêmes personnes qui avaient appelé à "évacuer les colons et à établir un État palestinien exempt de Juifs" ont été irritées par ses propos.
    Nombre de personnes sur les médias sociaux n’ont en effet pas été impressionnées par les publications de Netanyahu sur Facebook, une personne ayant déclaré qu’il devrait être celui qui devrait quitter Israël.
    Ben White, auteur du livre "Des fissures dans le mur: au-delà de l’apartheid en Palestine / Israël", a demandé qui "radicalisait" le fils du Premier ministre.

    Et une autre personne l'a qualifié de «troisième frère Trump».
    Yair Netanyahu n'est pas étranger à la vedette, ni à la controverse. En mai, il a été critiqué pour avoir publié «F *** Turkey» sur Instagram au milieu d'une dispute diplomatique entre Israël et Ankara.

    Source : Niamh Harris

    https://newspunch.com/author/phytoforce/

     

                ------------------------------------

    Ministre israélienne: Je suis heureuse d’être fasciste
    La ministre israélienne de la Culture, Miri Regev, se dit fière d'être «fasciste» et considère le fascisme comme faisant partie intégrante de la culture israélienne.
    Pour une fois, je suis tout à fait d'accord avec cette affirmation d'une ministre israélienne : la religion juive est foncièrement raciste, elle considère les non juifs (en particulier les chrétiens) comme des animaux créés uniquement pour servir les Juifs. Voir :
    La malhonnêteté, l'hypocrisie, la haine des autres et le subterfuge dans la religion juive par Ron UNZ
    Ses remarques font suite aux accusations du célèbre graphiste David Tartakover.

    Telegra.ph rapporte: «Ce qui se passe en Israël, c’est le fascisme», déclare Tartakover, qui a conçu le logo de la campagne Peace Now en 1978.
    Cela ne vaut rien comparé à la déclaration du ministre israélien des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, disant : "Le nombre [de manifestants palestiniens pacifiques] tués ne veut rien dire, car ce ne sont que des nazis."

    Erdan a qualifié à plusieurs reprises les manifestants tués à Gaza de "nazis", affirmant qu'il n'y avait aucune manifestation, mais simplement "de la colère nazie".
    Avi Dichter, présidente de la commission de la défense du Parlement israélien, a déclaré: "L'armée israélienne a assez de balles pour chaque Palestinien".

    Ses remarques sont venues alors qu'il commentait les manifestations pacifiques de la Grande Marche du retour le long de la barrière est de la bande de Gaza.

    Source : Israeli Minister: I’m Happy To Be Fascist

    https://newspunch.com/israeli-minister-happy-fascist/

     

                 -----------------------------------------

    TRUMP SE RETIRE DE SYRIE - Pourquoi le geste surprise maintenant?

    Les néo-conservateurs de Washington sont furieux après l'annonce par Trump de son retrait de toutes les troupes américaines en Syrie. Ce n'est pas totalement vrai, bien sûr. Tout d’abord, nous devons revoir ce qui a été dit avant la décision surprise, et chercher des indices sur la raison pour laquelle Trump a actionné cette gâchette maintenant.

    Sur le front du Pentagone, il semble que les militaires aient été pris au dépourvu. Le chef d'état-major adjoint, le général Dunford, a récemment affirmé qu'une "force de stabilisation" de 35 à 40.000 personnes aurait besoin d'être formée pour protéger la Syrie d'une résurgence de l'EIIL. Cela m'a fait me demander ce que les États-Unis ont fait toutes ces années, sinon de former des gens, y compris de nombreuses personnes qui se sont tournées vers les djihadistes avec armes et bagages.
    Cette initiative surprise restera dans l’histoire comme le cadeau du Père Noël Trump. Essayons donc de retirer les couches de cet événement pour voir ce qui pourrait vraiment se passer à l'intérieur.

    Qui savait que l'annonce allait arriver?
    Il a apparemment pris tout le monde au dépourvu. La preuve en est venue quand on a demandé au Pentagone combien de temps il faudrait alors pour ramener les troupes à la maison; il fallait répéter que «nous travaillons là-dessus maintenant». Les chefs militaires n'aiment pas être aveuglés avec quelque chose comme ça.

    Nous n'avons également pas entendu un mot de John Bolton ou de Nikki Haley, qui auraient normalement été à l'avant-garde pour un déménagement comme celui-ci. Trump en a pris tout le mérite, comme il le fait habituellement en particulier en déclarant «nous avons battu ISIS, nous avons gagné et nous allons à la maison comme je le disais».
    L'homme aime de courtes explications simples pour tout. Il va raconter qu'il a vaincu le groupe État islamique dans son discours sur l'état de l'Union en janvier, mais il doit le partager avec les chefs d'état-major, tous assis au premier rang.
    Il semble que personne au Congrès n’ait été prévenu non plus, et ils en ont informé le reste du monde rapidement. Les premiers à avoir été choisis par les honorables agents israéliens, les sénateurs Mark Rubio et Lindsey Graham. Graham ont appelé cela une "erreur de type Obama".
    Rubio est allé plus loin, décrivant cette erreur comme une erreur «colossale» et une «grave erreur qui va avoir des répercussions importantes dans les mois et les années à venir».

    C'est ce que font les sénateurs seniors lorsqu'un président les laisse sur le bord de la route alors qu’il procède à un changement de politique majeur. Tous les groupes de réflexion pro-guerre et pro-israéliens seront ajoutés à cette chorale de la «grosse erreur».

    Israël sera livide parce qu'Assad n'aura plus les forces américaines sur ses flancs nord et ouest, ce qui lui permettra de se concentrer plus facilement sur le problème d'Idlib et d'affronter les Israéliens sur les hauteurs du Golan. Rien ne fait plus peur aux militants sionistes que la perspective de la paix.
    Le récent processus de paix en Syrie a-t-il été une dernière goutte pour Trump?

    Les analystes du renseignement posent toujours rapidement la question clé: pourquoi maintenant? Pourquoi Trump n’a-t-il pas attendu la fin des vacances de Noël et même son discours sur l’état de l’Union pour donner au nouveau Congrès le temps de s’orienter.

    Certains pourraient penser que, alors que les démocrates menaçaient publiquement d'ouvrir un certain nombre d'enquêtes sur le placard à scandales de M. Trump, il voulait débarrasser la Syrie de son bureau. D'autres pourraient dire qu'il voulait sortir avant d'être pris dans une impasse avec une invasion turque dans le nord de la Syrie qui tuerait les soldats américains, ainsi que les problèmes que cela causerait.

     

             ----------------------------------------

    ERDOGAN

    Erdogan avait positionné sa force d'invasion sur le départ et bombardait les points forts de YPG. Trump a-t-il conclu un accord avec Erdogan sur le fait que s'il renonçait à attaquer les Kurdes et à acheter les missiles Patriot, alors il se retirerait? La rapidité du déménagement indique clairement qu'un accord a été conclu, qui devait aller publiquement rapidement pour le sceller. Nous saurons bientôt avec la montagne de post-analyses qui s'annonce au cours des prochains jours.

    La semaine dernière, ’Assad a boycotté la Ligue arabe et l’ONU a franchi les premières étapes organisationnelles de la création du nouveau Comité constitutionnel syrien, les États-Unis ne jouant aucun rôle. Ils vont sûrement se battre comme chats et chiens au sujet de la nouvelle Constitution, mais ce sera un soulagement pour le peuple syrien, en particulier pour ceux qui rentrent chez eux après des années en tant que réfugiés.

    Les réfugiés sont un élément croissant soutenant Assad, sachant que lui et l’armée syrienne, avec l’aide de la Russie et de l’Iran, les ont sauvés des griffes de la guerre terroriste par procuration menée par l’Occident sous le nom de la coalition. Je pense que Trump pourrait voir que toute chance d'obtenir une marionnette américaine contrôlant la Syrie était réduite à zéro.

    Que signifie vraiment partir?

    Ce n'est pas une question piège. L'attaché de presse de la Maison-Blanche a déclaré que les États-Unis commenceraient la transition vers la prochaine étape de leur campagne syrienne et travailleraient avec leurs alliés pour poursuivre le combat.

    C’est une déclaration déroutante, sachant que la coalition américaine dirigeait bon nombre des unités de l’ISIS/EIIL/EI, qu’elle était particulièrement active dans la recherche de commandants à utiliser à l’avenir et avait envoyé des djihadistes islamistes de l’EI en Afghanistan pour attiser le chaos grandissant dans la région.

    Selon des rapports publiés dans l'après-midi, 2.000 soldats rentreraient chez eux, tous les membres du département d'État étant partis dans les prochaines 24 heures, ce qui signifie qu'il n'y avait qu'un seul avion et qu'ils se trouvaient tous au même endroit. Mais le nombre réel a toujours été beaucoup plus grand.

    Les opérations spéciales sont une grosse entreprise externalisée ces jours-ci. Eric Prince a négocié avec les États-Unis pour remplacer les troupes américaines en Afghanistan par ses mercenaires privés, et ce, publiquement. Et tandis que des troupes américaines rentreront chez elles, beaucoup pourraient être déplacées vers les deux nouvelles bases américaines construites juste au-delà de la frontière, sur terre irakienne, dans des positions de soutien rapprochés pour les alliés des Kurdes américains en Syrie.

    L'aile aérienne de la coalition américaine ne s'en va pas et sera sur appel pour des missions de bombardement lorsqu'elle recevra l'ordre d'appuyer ce que la Maison-Blanche a appelé la phase suivante. Les 2000 soldats américains pourraient être rapidement remplacés par les troupes d’un autre membre de la coalition. Les États du Golfe soutiennent l'Etat islamique, les Frères musulmans et d'innombrables groupes d'opposition en Syrie. Nous n'avons entendu aucun d'entre eux aujourd'hui.

    Où vont-ils partir ?

    Attendez-vous à ce que les Russes annoncent un retrait des troupes en réponse au départ des États-Unis, comme ils l'avaient fait par le passé lors de la désescalade. Bien entendu, cela changerait rapidement si les États du Golfe, par exemple, déplaçaient leurs mercenaires du Yémen en Syrie dans le cadre de la fin de la guerre au Yémen.

    La prochaine action militaire de la Syrie est à prévoir.

    Utilisera-t-il le retrait américain pour commencer à se réaffirmer sur le territoire arabe que les Kurdes ont repris avec le soutien des États-Unis? Ou Assad voudra-t-il éliminer l'épine djihadiste d'Idlib de son côté, car aucun processus politique ne peut aboutir à un vote s'il n'est pas éliminé d'Idlib?
    La Russie, la Turquie et l’Iran sont les garants du processus de paix, où l’un des éléments principaux est que le territoire syrien ne doit pas devenir balkanisé par des puissances étrangères. Comme ils sont là à l'invitation de la Syrie, ils peuvent engager légalement toute force attaquant la Syrie, s'ils le souhaitent.

    Source : Trump Pulls Out of Syria – Why the Surprise Move Now?

     

             --------------------------------------------

     

    ISRAËL DOUBLE PAR WASHINGTON ?

    La décision de Washington de retirer les troupes US de Syrie est considérée comme une victoire pour Assad.

    Dans un article écrit par l’analyste israélien Zahir Andraos, le quotidien Rai al-Youm a abordé le retrait américain du territoire syrien. Selon le journal, cette décision de Trump doit être considérée comme une victoire pour le président syrien Bachar al-Assad et constitue une sévère gifle assénée à Israël.

    « La décision du président américain Donald Trump de retirer ses troupes de Syrie porte le coup de grâce à tous les objectifs d’Israël en Syrie. Israël cherchait à démembrer la Syrie, à renverser son président, à soutenir un certain nombre de groupes terroristes et à empêcher l’Iran et la Russie d’ouvrir un nouveau front pour faire face à Israël sur les hauteurs du Golan », précise le journal. Et de poursuivre : « Les dirigeants israéliens considèrent cette situation comme une menace stratégique qui ravive la mémoire du désastre qui a eu lieu en mai 2003. À cette époque, l’armée israélienne a attaqué le Liban mais a ensuite été contrainte de fuir le champ de bataille en raison de la ferme résistance du Hezbollah. »

    Il est clair que l’histoire se répète. Compte tenu des relations tendues entre Moscou et Tel-Aviv depuis la destruction de l’appareil russe au-dessus de la Syrie en septembre, la marge de manœuvre d’Israël est sensiblement réduite.
    En outre, comme le souligne le rédacteur en chef du journal israélien Yediot Aharonot, Shimon Shiffer, les dirigeants israéliens sont inquiets, car les États-Unis les ont abandonnés face à leurs ennemis les plus dangereux, à savoir le Hezbollah et l’Iran.

    « La décision de Trump relève de la faiblesse. Washington a trahi ses alliés, et les Kurdes syriens en premier lieu. Israël est également inquiet parce que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a essentiellement évité de s’immiscer dans la guerre de Syrie et il s’est appuyé sur les Américains pour garantir les intérêts d’Israël à la fin de la guerre, mais il semble maintenant que la Syrie soit tombée entre les mains des ennemis les plus féroces d’Israël. En dépit de cette conjoncture, personne ne prête attention aux intérêts d’Israël », a expliqué Shimon Shiffer.

    Mais l’analyste politique de Haaretz Hemi Shalev estime que Trump a craché au visage d’Israël en prenant une telle décision.

    En allusion à la gifle infligée par Washington à son allié le plus proche, à savoir Israël, Haaretz a écrit : « De nombreux autres médias israéliens ont également abordé la décision de Washington de commencer à retirer ses troupes de Syrie. Les chaînes de télévision israéliennes 12 et 13 ont pris cette décision comme une victoire du président syrien Bachar al-Assad et de ses alliés russo-iraniens et une calamité pour Israël, qui sera isolé dans la région », précise Haaretz.
    Se référant à des sources politico-sécuritaires de haut rang à Tel-Aviv, Haaretz a indiqué : « Le départ américain sonne le glas de la zone tampon créée par les forces américaines dans la région d’al-Qaïm à la frontière irakienne, qui permettait de confiner les Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) en Irak et le Hezbollah et les forces iraniennes en Syrie. »

    Dana Weiss, un autre analyste politique israélien, a déclaré que Tel-Aviv avait perdu la main face à l’Iran en Syrie après cette décision américaine.
    La chaîne 10 de la télévision israélienne a également exprimé sa déception face à la décision des États-Unis, jugeant que ce retrait constituait une gifle pour Tel-Aviv et une victoire pour l’Iran, le Hezbollah et la Russie. « Les Américains sont rentrés les mains vides de Syrie. Ils sont perdants et pas victorieux. »

    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait annoncé précédemment que Tel-Aviv avait été informé de la décision des États-Unis de quitter la Syrie.

    « Tel-Aviv examinera les impacts de ce retrait », a-t-il réagi
    Il a également parlé des menaces potentielles découlant de cette décision américaine, mais a prétendu qu’Israël savait se défendre. Cependant, le journal israélien Yediot Aharonot a révélé que Netanyahu a tout tenté pour persuader Trump de renoncer à sa décision.

    Le journal israélien a posé la question suivante : « Netanyahu a-t-il oublié comment il disait que Trump était le plus grand protecteur d’Israël ? »

    Les États-Unis ont-ils conclu un accord secret avec la Turquie ?

    La décision du président étatsunien de retirer ses troupes de Syrie est le résultat d'un accord secret entre Washington et Ankara, a déclaré jeudi à TASS l'analyste libanais Nidal Sabi, un expert de premier plan sur le dossier syrien.

    Il a déclaré qu'après une période de divergences amères entre les Etats-Unis et la Turquie, Ankara "a gagné une fois de plus leur confiance totale et va à nouveau promouvoir les intérêts étatsuniens au Moyen-Orient."

    "Les politiques régionales d'Ankara et de Washington poursuivent les mêmes objectifs et visent à fragmenter la Syrie et l'Irak" a poursuivi l'expert.

    Il pense que le président turc Recep Tayyip Erdogan est susceptible d'utiliser l'accord avec les États-Unis pour déplacer des groupes extrémistes, qui sont actuellement retirés de la zone de désescalade d'Idlib, vers la rive orientale de l'Euphrate.

    En outre, Sabi pense que le retrait des troupes étatsuniennes deviendrait une catastrophe pour l'alliance arabo-kurde connue sous le nom de Forces démocratiques syriennes. Il s'attend à ce qu'une scission au sein de cette coalition finisse par déclencher une confrontation majeure entre les tribus arabes et les groupes kurdes de l'Est de la Syrie.

    "Dans cette nouvelle situation, les groupes kurdes n'auront qu'une seule occasion d'éviter une situation où ils se retrouveront face à face avec les troupes turques : se rallier à l'Etat syrien et rejeter les plans de fédéralisation syrienne ", a déclaré l'analyste libanais.

    Selon lui, une situation dans laquelle Ankara et Damas font équipe pour contrer le séparatisme kurde est totalement exclue.

    "Le président syrien Bachar Asad ne conclura jamais d'accord avec Erdogan, qu'il considère comme le principal coupable de l'effusion de sang sur la terre syrienne", a déclaré Sabi, ajoutant qu'Assad "ne fait pas confiance à Erdogan, car il connaît ses liens avec les fondamentalistes des Frères musulmans [proscrits en Russie], qui étaient le principal moteur du projet dit du printemps arabe".

     

    NETANYAHU AVAIT DEJA DIT QU'IL ADORAIT HITLER ET QU'ISRAËL ETAIT BÂTI SUR LE MODELE DU REICHSTAG!

    https://www.lexpress.fr/…/israel-netanyahou-accuse-un-relig…


    0 0

     

    Erdogan veut pouvoir liquider tranquillement les Kurdes

    Publié le 30 décembre 2018 - par

     

    Le dictateur islamiste Recep Tayyip Erdogan se permet de mettre en garde la France.

    Il veut avoir les mains libres pour « liquider » le plus possible de Kurdes, à présent qu’il est débarrassé des troupes américaines, que Donald Trump a décidé de retirer, mais quand ?

     

    Ces soldats kurdes qui ont joué un rôle majeur dans le démantèlement de l’État Islamique aussi bien en Syrie qu’en Irak.

    Les Kurdes vont ainsi être livrés, sacrifiés même, à cet Erdogan, qui trouve l’occasion inespérée de les massacrer en toute légalité.

    Après le génocide arménien (les deux tiers de la population éradiqués dans les années 1915/1916), ces spécialistes des génocides que sont devenus les Turcs (depuis que les Ottomans s’étaient exercés durant plus de trois siècles à éliminer le plus de Maghrébins entre 1587 et 1830) vont pouvoir s’en prendre légalement aux Kurdes, puisque les Nations Unies se taisent et baissent leur froc.

    Or on sait le danger qu’il y a de « baisser son froc » devant des Turcs !

    Bien sûr Erdogan nous fait chanter. Il encaisse nos milliards (6,4 milliards) versés pour conserver quelques centaines de milliers de migrants clandestins et nous avons accepté également que les 80 millions de Turcs puissent circuler en toute liberté en Europe.

    Or, si nous le contrarions, il ouvrira ses frontières et les lâchera dans l’Europe soumise.

    Quand on cède à un chantage, on est condamné à poursuivre les versements au maître-chanteur, ou alors il est nécessaire de l’éliminer, ce qui est de loin préférable à tous les paiements soutirés frauduleusement.

     

    Cependant il risque de se trouver devant un os difficile à avaler car les Kurdes, dont la population se chiffre à environ 40 millions et occupe un territoire qui s’étend entre la Syrie, l’Irak, et une partie de la Turquie, sont bien armés et bien entraînés, aguerris par quelques années de combat acharnés contre Daech.

     

    Les Kurdes réclament tout simplement un territoire pour vivre en paix et en toute indépendance, situé entre la Syrie et l’Irak.

    Ils sont certainement prêts à abandonner la partie de la Turquie où ils sont malmenés depuis des décennies par les Turcs.

     

    Mais ces territoires leurs sont refusés pour une raison majeure : la présence très importante de réserve de pétrole, que les gouvernements de Syrie et d’Irak veulent conserver.

    Les Kurdes éliminés par Erdogan, c’est la porte largement ouverte à un retour triomphal des jihadistes, toujours présents sur le terrain quoi qu’on en pense !

    N’oublions pas qu’Erdogan a livré des armes en quantités importantes aux rebelles syriens et aux combattants de Daech afin justement qu’ils participent en sa compagnie à l’élimination des Kurdes.

    Nous attendons la réaction du président Macron, très ferme contre les Gilets jaunes mais bien silencieux contre Erdogan, qui, nous nous en souvenons, a accusé la France tout récemment d’avoir procéder à un génocide en Algérie en éliminant plus de 5 millions d’Algériens depuis 1830.

    Sa réponse se fait attendre !

    La Turquie d’Erdogan est pro-islamiste et anti-européenne, il faut que cela se sache !

     

    Par Manuel Gomez       https://ripostelaique.com


    0 0

    La force française Barkhane frappe des positions jihadistes au Niger et neutralise une quinzaine de terroristes

     
     
    Shar

     

    Dans la nuit du 27 au 28 décembre, la force française Barkhane a mené une « opération d’opportunité » contre un groupe armé terroriste [GAT] au Niger, précisément dans les environs proches de Tongo Tongo, là où quatre militaires des forces spéciales américaines furent tués lors d’une embuscade revendiquée par l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS], en octobre 2017.

     

    Le mode opératoire de Barkhane a été identique à celui utilisé lors de précédentes opérations : un raid aérien combiné de Mirage 2000 et d’hélicoptères d’attaque Tigre a d’abord visé les points de regroupement des jihadistes, tous situés dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres.

     

    Puis, dans la foulée, avec leurs homologues des forces armées nigériennes et avec l’appui l’appui des hélicoptères du tactique désert aérocombat [GTD-A], les commandos des GCP [Groupement de commandos parachutistes] et des GCM [Groupement de commandos de montagne] ont investi les positions jihadistes avant de mener une fouille approfondie des lieux.

    Ce qui a duré 48 heures.

    D’où le délai mis par l’État-major des armées [EMA] pour communiquer au sujet de cette opération.

    Le bilan de cette dernière est d’une quinzaine de jihadistes mis hors de combat.

    En outre, une vingtaine de motos ont été saisie, de même que 26 armes individuelles et collectives, dont des mitrailleuses.

    Ce raid est probablement à relier avec la frappe aérienne effectuée une semaine par une patrouille de Mirage 2000, près de la frontière avec le Niger.

    Selon le compte-rendu définitif de cette opération, 5 jihadistes circulant à motos avaient été neutralisés et des effets ayant appartenu aux militaires américains tombés à Tongo Tongo avaient été retrouvés par les commandos français.

    Pour rappel, l’embuscade de Tongo Tongo avait été conduite par un certain Mohamed Ag Almouner, un chef de l’EIGS tué par une par une frappe française dans la région de Menaka, au Mali, en août dernier.

     

    Cela étant, via Twitter, la ministre des Armées, Florence Parly, a salué la coopération franco-nigérienne lors du raid mené le 27 décembre, y voyant un « exemple d’opération conjointe réussie à l’Ouest du Niger. »

     

    Et d’ajouter : « La montée en puissance des armées du G5 Sahel continue. »

     

    Source et Publication :   http://www.opex360.com/2018/12/30


    0 0

    Pendant la trêve des confiseurs, les forces françaises ne lèvent pas le pied contre les groupes jihadistes

     

     
     
    Share
     
     

    Contrairement à ce que laisse entendre le président Trump pour justifier le retrait des militaires américains de Syrie, l’État islamique [EI ou Daesh] n’est pas encore totalement vaincu : le rythme opérationnel de la force « Inherent Resolve », dirigée par les États-Unis, en témoigne.

     

    Entre le 9 et le 15 décembre, cette dernière a effectué pas moins de 208 frappes contre les positions jihadistes, essentiellement dans le secteur de Hajine, où les Forces démocratiques syriennes [FDS], dont les milices kurdes syriennes font partie, sont à la manoeuvre.

    Le bilan des opérations conduites ces derniers jours n’a pas encore été publié par la coalition anti-jihadiste.

     

    Cependant, le dernier compte-rendu des opérations publié par l’État-major des armées précise que les avions de la force française Chammal ont assuré 22 sorties aériennes entre le 19 et le 25 décembre inclus, et que les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, ont « conduit 13 frappes », soit autant que pendant les trois premières semaines du mois en cours [une entre le 28 novembre et le 4 décembre, 7 entre les 5 au 11 décembre, 5 entre les 12 et 18 décembre].

    De leur côté, les artilleurs de la Task Force [TF] Wagram, déployés en Irak, près de la frontière syrienne, n’ont pas levé le pied. Ayant déjà tenu un rôle important dans l’appui des FDS lors de la conquête de Hajine, les trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] ont été sollicités pour mener 34 missions de tir [éclairement et destruction] au cours de ces derniers jours.

    Depuis le début du mois, la TF Wagram a assuré près de 160 missions de tir au profit des FDS, engagées dans l’opération Roundup.

    Après avoir « achevé la sécurisation de la ville d’Hajine », en début de semaine, les FDS « poursuivent leur offensive le long du fleuve et ont atteint la localité d’Abu Hassan où Daesh dispose toujours d’une forte capacité de résistance », explique l’EMA, avant de souligner que l’organisation jihadiste garde une « capacité de nuisance en menant des actions clandestines, notamment dans le désert de l’Anbar et sur le plateau d’Hawija », en Irak.

     

    Dans le même temps, les TF Narvik et Monsabert ont poursuivi leur mission consistant à former les forces irakiennes.

    Cette semaine, la TF Narvik a ainsi terminé l’évaluation de 300 stagiaires de l’Iraki Counter Terrorism Service (ICTS), lesquels avaient entamé leur formation l’automne dernier.

    « Par l’opération Chammal, les armées françaises demeurent engagées, les modalités de l’engagement tenant compte en permanence des réalités du terrain.

     

    Les priorités consistent à vaincre militairement les dernières poches de cette organisation terroriste, et empêcher sa résurgence alors qu’elle passe à la clandestinité », fait encore valoir l’EMA.

    Par ailleurs, dans la bande sahélo-saharienne [BSS], la force Barkhane a également connu une activité intense lors de la semaine écoulée.

     

    « Le 25 décembre, plusieurs missions aériennes ont été réalisées au profit des unités déployées au sol (show of force, ravitaillement par air, transport de fret).

    Au sol, des unités de tous les groupements de la force Barkhane étaient engagées aux côtés de leurs partenaires des forces armées maliennes et nigériennes, notamment dans la région du Liptako », affirme l’EMA.

     

    Enfin, l’état-major a donné plus de précision au sujet de la frappe aérienne effectuée par une patrouille de Mirage 2000 dans la nuit du 19 au 20 décembre afin de neutraliser des éléments jihadistes évoluant à la frontière séparant le Mali du Niger.

    « Cinq terroristes ont été mis hors de combat au cours de cette action », a-t-il indiqué, révisant ainsi à la baisse le bilan précédemment avancé.

    La fouille de la position visée par les groupes commandos, appuyés par des hélicoptères de manœuvre et d’attaque, a permis de saisir de l’armement et des munitions ainsi que de récupérer des effets ayant appartenu aux quatre commandos des forces spéciales américaines tués lors de l’embuscade de Tongo-Tongo, en octobre 2017, au Niger. Ce qui laisse supposer que les jihadistes visés appartenaient à l’État islamique dans le grand Sahara

    [EIGS].

     

    source:  http://www.opex360.com


    0 0

    Syrie : l’armée reprend le nord-est du pays. Fin de l’isolation politique


    2015-05-21_11h17_05

    Par Moon of Alabama– Le 28 décembre 2018

     

    Les retombées de la décision du président américain Trump de se retirer de la Syrie se développent comme prévu.

    Trump a annoncé un retrait rapide des troupes américaines de Syrie.

     

    Plus tard, il a parlé d’un processus contrôlé qui permettrait à la Turquie de prendre le contrôle des zones occupées par les États-Unis dans le nord-est de la Syrie.

     

    Ce plan, probablement initié par le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, est totalement irréaliste. Une occupation d’une telle ampleur, à laquelle s’opposeraient de nombreuses forces puissantes, n’est pas dans l’intérêt de la Turquie.

     

    Néanmoins, le président turc Erdogan utilisera la menace d’une invasion turque pour faire pression en faveur du démantèlement des forces kurdes du YPG, que les États-Unis ont formées et équipées.

     

    Agrandir

    Ce matin, l’armée arabe syrienne (en rouge) a annoncé son entrée à Manbij, à l’ouest de l’Euphrate. Elle s’est établie sur la ligne de contact entre les forces soutenues par la Turquie (en vert) et le YPG kurde soutenu par les États-Unis (en jaune). Le drapeau syrien a été hissé à Manbij.

    Ce mouvement se déroule après le retrait volontaire des troupes américaines et de leurs mandataires kurdes de la région. Manbij était menacée par l’armée turque et les forces djihadistes qui la représentent.

    Pour empêcher un assaut turc, les groupes armés locaux, qui ont collaboré avec l’armée américaine, ont invité l’armée syrienne à prendre le pouvoir.

     

    Ce schéma se répétera ailleurs.

    Une délégation kurde se trouve actuellement en Russie pour négocier une nouvelle prise en charge, par les forces gouvernementales syriennes, des provinces du nord-est, Hasaka et Qamishli, occupées par les États-Unis.

     

    Les Kurdes espèrent toujours une certaine autonomie par rapport au gouvernement syrien et que celui-ci leur permette de garder leurs forces armées.

    Mais ni Damas, ni personne d’autre, n’acceptera cela.

    Il n’y aura qu’une seule force armée en Syrie, l’armée arabe syrienne. Il est cependant possible que certaines unités kurdes y soient intégrées.

     

    Une délégation turque est également à Moscou et Erdogan s’y rendra demain.

    La Russie s’est prononcée contre le plan américain visant à laisser la Turquie s’emparer du nord-est de la Syrie ou même de certaines parties du pays.

    Erdogan n’obtiendra pas le soutien de la Russie ou de l’Iran pour une telle initiative.

    En outre, on lui demandera de quitter les autres régions de Syrie que la Turquie occupe actuellement.

     

    Les troupes américaines sont pour l’instant censées poursuivre l’occupation près de l’Euphrate, où la lutte contre les restes d’État islamique est en cours. Ils ne dureront pas longtemps.

    Trump a insisté, contre la volonté de ses militaires, pour se retirer complètement de la Syrie. Les personnes qui s’opposent à ce mouvement sont, ce n’est pas par hasard, les mêmes qui ont contribué à l’essor d’État islamique.

    Après la démission du secrétaire à la Défense, Mattis, les efforts des militaires pour retarder la retraite seront probablement vains.

    Agrandir

    Pour couvrir le retrait de Syrie, l’armée américaine a établi deux nouvelles bases en Irak.

    Il s’agit également de positions de blocage destinées à empêcher un important trafic terrestre entre le Levant et l’Iran.

    Il est peu probable que les États-Unis occupent ces bases longtemps.

    Le parlement irakien est déjà en train de prendre des mesures pour expulser à nouveau toutes les forces américaines de son pays.

     

    Ces initiatives militaires s’accompagnent de nouvelles mesures politiques qui rétablissent la Syrie en tant qu’État arabe pivot.

    Hier, les Émirats arabes unis ont rouvert leur ambassade à Damas. Bahreïn suivra.

    Le Koweït rouvrira son ambassade en janvier. Oman n’a jamais fermé son ambassade à Damas. Parmi les pays du Golfe, seuls le Qatar, allié de la Turquie, et l’Arabie Saoudite ont encore à annoncer une reprise de leurs relations avec la Syrie.

    Avant le début de la guerre contre la Syrie, les EAU et d’autres pays du Golfe finançaient plusieurs grands projets d’investissement en Syrie.

    Ceux-ci seront relancés et aideront l’économie du pays à se remettre sur pied.

    L’Égypte devrait suivre le mouvement de ses sponsors du Golfe.

     

    Cette stratégie des Émirats arabes unis vise à contrer l’ambition néo-ottomane de la Turquie.

    La Syrie est (à nouveau) considérée comme le rempart qui protège l’Arabie contre les maraudeurs turcs.

    Elle signale à la Turquie que toute tentative de s’emparer d’une plus grande partie de la Syrie se heurtera à la résistance des États du Golfe et peut-être même à celle de l’armée égyptienne.

     

    L’Égypte et la Russie font office de médiateurs entre les Kurdes et le gouvernement syrien.

    Le mouvement arabe est également perçu comme un contrepoids à l’influence iranienne en Syrie. En cela, il échouera.

    La Syrie a été sauvée d’une attaque fatale contre elle par l’intervention de l’Iran.

    C’est le général iranien Soleimani qui a convaincu la Russie d’envoyer des troupes en Syrie.

    C’est l’Iran qui a dépensé des milliards pour soutenir le gouvernement syrien tandis que les Arabes du Golfe dépensaient encore plus pour le faire tomber.

    La Syrie n’oubliera pas qui sont ses ennemis et qui sont ses vrais amis.

     

    Les liaisons aériennes entre Damas et les pays arabes sont rétablies.

    La semaine dernière, une liaison directe avec la Tunisie a été réouverte.

     

    En janvier, Gulf-Air, la compagnie aérienne officielle de Bahreïn, proposera à nouveau des vols au départ de Damas.

    La Ligue arabe, qui a expulsé la Syrie en 2012, l’invitera à revenir.

     

    La Syrie pourrait bien accepter l’offre, mais seulement en échange d’une importante compensation.

    Une attaque aérienne israélienne contre des installations militaires syriennes, le 25 décembre, a largement échoué.

    Les avions de chasse israéliens ont tiré quelque 16 missiles à distance de sécurité depuis l’espace aérien libanais.

     

    Ils se sont lâchement cachés derrière deux avions de ligne commerciaux qui se dirigeaient du Golfe vers l’Europe.

     

    Il était donc impossible pour la défense aérienne syrienne de cibler directement ces avions israéliens.

     

    La plupart des missiles israéliens ont été détruits par les défenses aériennes syriennes à courte portée.

     

    Un missile syrien a été tiré directement contre Israël, un rappel que de nouvelles règles d’engagement, celles annoncées, ont été établies.

    Les attaques directes contre la Syrie seront répliquées par des attaques directes contre Israël.

    Le tir du missile a mis fin à l’attaque israélienne.

     

    Israël, comme d’autres, apprendra que toute nouvelle attaque contre la Syrie est futile et n’amènera qu’à des représailles efficaces.

     

    La guerre contre la Syrie, bien qu’elle ne soit pas encore terminée, s’achève.

     

    L’isolement politique de la Syrie prend fin.

     

    Ceux qui insistent pour continuer sur cette voie seront finalement perdants.

     

     

    Par Moon of Alabama

    Source et Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone


    0 0

    Par David Cayla

    blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgCet article (Figarovox, 31.12) est long, raison pour laquelle nous l'avons publié en deux parties, hier et aujourd'hui.

    Mais il est capital, surtout dans ses conclusions qui démontrent le grand retour du politique, sa reprise en mains de l'économique, la fin prévisible du néolibéralisme et du multilatéralisme mondialistes.

     

    A lire dans sa totalité.  

    LFAR     

    La mort du multilatéralisme 

    800-000-employes-federaux-affectes-shutdown-moitie-obligee-travaillerdes-services-juges-essentiels-etrelinstant-payee-tandis-lautre-chomage-force_0_729_486.jpgTensions commerciales, fin du cycle de croissance américain, contexte international déprimé, division au sein de l'administration américaine sur les politiques budgétaires et monétaires…

    On le voit, cette fin d'année 2018 n'incite guère à l'optimisme pour 2019.

     

    Aussi, la question que se posent aujourd'hui la plupart des économistes n'est pas de savoir s'il y aura ou non une récession l'année prochaine (celle-ci semble acquise) mais si cette récession était à l’image de 2001, de courte durée, ou si elle s’accompagnerait d'un effondrement plus brutal comme ce fut le cas en 2008. 

    En réalité, ce ne sera certainement ni 2001, ni 2008. Ce qui se passe aux États-Unis et plus largement dans le monde relève d'une logique nouvelle et d'un profond tournant dans la gouvernance économique. 

    ffa3a45921911b083eaa9d1690fc0ee9-guerre-commerciale-la-chine-accuse-les-etats-unis-de-vouloir-saborder-l-omc.jpgPremier bouleversement : la politique de Trump acte la mort du multilatéralisme.

     

    Cette fin touche de nombreuses organisations internationales, en premier lieu l'ONU et ses agences, dont l'Organisation internationale du travail (OIT) qui n'est plus depuis longtemps un lieu de de développement du droit social. Mais c'est surtout l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui connait la crise existentielle la plus grave.

     

    Depuis l'échec du cycle de Doha, acté en 2006, les accords commerciaux se négocient et se signent de manière bilatérale, sans l'aval de l'OMC, à l'initiative des pays riches. Des accords qui excluent presque systématiquement les pays les moins avancés.

     

    Plus grave, l'Organe de règlement des différends (ORD), chargé de résoudre les contentieux commerciaux entre pays ne fonctionne plus qu'au ralenti et pourrait définitivement cesser toute activité en décembre 2019. En effet, les États-Unis bloquent le renouvellement des juges.

     

    Alors qu'ils devraient être sept pour un fonctionnement optimal, il n'en reste plus que trois, dont deux titulaires d'un mandat qui s'achève fin 2019. 

    L'ORD apparaît surtout totalement dépassé par les conflits commerciaux qui ne cessent de se développer. La gestion unilatérale du commerce international par l'administration Trump crée en retour des représailles tout aussi unilatérales de la part de ses partenaires commerciaux. Impossible d'instruire judiciairement ces conflits alors qu'ils ne cessent de se multiplier.

    À force, les nouvelles relations commerciales à la sauce Trump menacent de rendre caduc tous les traités commerciaux multilatéraux négociés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Donald Trump n'est pourtant pas le seul responsable de l'affaiblissement du multilatéralisme économique. De fait, la manière dont les États-Unis tentent de s'accorder de nouveaux privilèges commerciaux n'est pas sans rappeler la manière dont l'administration Obama a fait plier le secret bancaire suisse en imposant aux banques du monde entier l'extraterritorialité de son droit national… ou, pour remonter plus loin encore, la manière dont Nixon mit subitement fin au système monétaire de Bretton Woods en renonçant (de manière là aussi unilatérale) à assurer la convertibilité en or du dollar. 

    Une reprise en main du politique sur l'économie 

    Le mythe d'une économie mondiale qui serait organisée autour de règles décidées en commun a vécu.

    La gestion contemporaine de l'économie en revient à un ordre mondial originel, bien éloigné de celui anticipé par George Bush senior en 1990.

    Ainsi, le nouvel ordre mondial qui émerge n'est pas celui de la règle mais celui d'un ordre fondé sur la logique des rapports de force, qui pousse chaque pays à mettre ses armes économiques au service de ses seuls intérêts.

    Ce passage d'une gestion par la règle à une gestion par la force suppose le retour du pouvoir politique et de sa capacité à agir de manière discrétionnaire. 

    image.jpgVoilà qui permet de mieux comprendre les tensions actuelles entre Donal Trump et la Fed. En effet, derrière le conflit relatif au niveau des taux d'intérêt se trouve une question bien plus fondamentale : une banque centrale doit-elle être indépendante du pouvoir politique ?

     

    Lorsque vendredi 21 décembre, Bloomberg annonce que le président américain a demandé à ses conseillers s'il était possible de démettre Powell (photo) de ses fonctions, la presse américaine et la plupart des économistes ont crié à l'hérésie. Interrogé par le Washington Post, le Sénateur démocrate Mark Warner, membre de la Commission bancaire sénatoriale, a parfaitement résumé le sentiment général :

    « Ce que le Président ne comprend pas, c'est que la politique monétaire doit être séparée de la politique. Toute mesure prise pour démanteler l'indépendance de la Fed serait non seulement inappropriée, mais menacerait les institutions qui protègent notre État de droit.» 

    Mais dans un monde où les règles s'affaiblissent et où les rapports de force deviennent prédominants, ne serait-ce pas Trump qui aurait raison ?

    La doctrine selon laquelle la banque centrale doit être strictement indépendante du pouvoir politique repose sur l'idée qu'il faut à tout prix éviter l'interférence du politique sur l'économie.

    C'est une doctrine d'obédience libérale qui consiste à mettre la politique monétaire sur une sorte de pilotage automatique confié à un comité d'experts chargés de créer un cadre favorable à l'épanouissement des marchés. 

    Mais dans un monde où l'incertitude domine et où la gestion économique est un important levier d'action, on ne peut plus gérer la politique monétaire en s'extrayant de toute considération politique.

    Prenons la crise des pays émergents. Le principal problème de pays tels que l'Argentine ou la Turquie c'est que leurs entreprises ont profité des taux faibles pour emprunter en devises étrangères, notamment en dollars. La hausse des taux américains met ces entreprises en difficulté et l'effondrement de leurs monnaies les rend insolvables.

    Ces pays auraient donc besoin d'un dollar plus faible et d'une politique monétaire qui ne restreigne pas trop vite l'accès à la liquidité. Or, une gestion purement administrative de la politique monétaire américaine par la Fed est incapable de prendre ces questions en considération. 

     

    L'ère de la gouvernance économique illibérale

    Du point de vue de Trump au contraire, les négociations commerciales difficiles dans lesquels il est plongé impliqueraient des alliés et donc une capacité à utiliser la politique monétaire comme une arme de négociation vis-à-vis de pays tiers. Hérésie économique ?

    Ce qui est sûr c'est que l'affaiblissement des règles et le retour de la souveraineté politique sur les marchés impliquent de reconsidérer l'ensemble des vérités établies auxquelles nous nous sommes habitués.

    Car c'est une véritable gouvernance économique illibérale qui est en train d'émerger aux États-Unis, mais également en Chine et en Russie. 

    1671-dossier-prevoyance-assurance-vie.jpgC'est la raison pour laquelle le prochain retournement économique n'aura rien à voir avec ceux de 2001 et de 2008. Les principes libéraux qui ont tracé les grandes lignes de l'économie mondiale au cours des dernières décennies sont en train de voler en éclat.

     

    La politique qui avait été mise à distance de la sphère économique et des marchés au nom d'une gouvernance d'experts d'inspiration libérale est en train de faire son grand retour.

     

    Aussi, si une crise économique apparaît aux États-Unis en 2019 elle ne manquera pas d'ouvrir une nouvelle ère dont la gestion marquera le grand retour des politiques économiques souveraines. C'est une ère à laquelle l'Union européenne, avec son système institutionnel extrêmement rigide, figé dans l'idéologie des années 80 et 90, n'est absolument pas préparée. (FIN)    

    David Cayla est économiste, maître de conférences à l'université d'Angers. Il a notamment publié L'Économie du réel (De Boeck Supérieur, 2018) et a contribué à l'ouvrage collectif, coordonné par Henri Sterdyniak, Macron, un mauvais tournant (Les liens qui libèrent, 2018).
    David Cayla

    0 0

    La Turquie rejette le nouveau plan américain sur la Syrie et humilie John Bolton

    2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 8 janvier 2019

     

    Dimanche, le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a tenté de poser les conditions d’un retrait américain de la Syrie :

     

    Bolton, lors d’un voyage en Israël et en Turquie, a déclaré qu’il insisterait dans les discussions avec les responsables turcs, y compris le président Tayyip Erdogan, sur le fait que les forces kurdes doivent être protégées

    À la question de savoir si un retrait américain n’aurait pas lieu en Syrie tant que la Turquie ne garantirait pas la sécurité des combattants kurdes, Bolton a répondu : « En gros, c’est ça. »

    « Nous ne pensons pas que les Turcs devraient entreprendre une action militaire qui ne soit pas entièrement coordonnée et acceptée à minima par les États-Unis » a déclaré Bolton, « afin de ne pas mettre en danger nos troupes, mais également pour respecter l’exigence du président qui demande que les forces de l’opposition syrienne qui se sont battues avec nous ne soient pas mises en danger. »

     

     

    La Turquie n’a pas trouvé ça drôle. Les Kurdes du YPG, que les États-Unis utilisent en Syrie comme chair à canon pour combattre État islamique, sont la même organisation que le PKK, qui agit en tant que groupe terroriste en Turquie.

    La Turquie ne peut permettre à ce groupe d’exister à sa frontière en tant que force militaire organisée.

    Lorsque Bolton a atterri en Turquie aujourd’hui, il a reçu un accueil très froid.

    La rencontre prévue avec le président turc Erdogan n’a pas eu lieu. La réunion entre John Bolton, le chef d’état-major adjoint, Joe Dunford, et l’envoyé spécial pour la Syrie, James Jeffrey, avec le conseiller turc pour la sécurité nationale, Ibrahim Kalin, a été rétrogradée et a pris moins de deux heures. Une conférence de presse conjointe prévue a été annulée.

     

    La délégation américaine n’avait pas l’air heureuse ni même unie lorsqu’elle quitta les bâtiments présidentiels à Ankara.

    via Vivian Salaman

    Peu de temps après la réunion de Bolton, Erdogan a prononcé un discours devant son groupe parlementaire.

    C’était une gifle au visage de Bolton. 

     

    Selon Raqip Solyu :

    Erdogan dit qu’il ne peut pas accepter ou avaler les messages donnés par le conseiller américain à la sécurité nationale, Bolton, en Israël.

    Erdoğan : « YPG / PKK sont des terroristes. Certains disent : ‘ne les touchez pas car ils sont kurdes’. C’est inacceptable. Tout le monde peut être un terroriste. Ils pourraient être Turkmènes.

    Leur appartenance ethnique n’a pas d’importance. Bolton a commis une grosse erreur avec ses déclarations ».

    Erdogan à propos du chaos politique à Washington sur la Syrie :

    « Comme ce fut le cas par le passé, malgré notre accord clair avec Trump sur le retrait américain de la Syrie, différentes voix ont commencé à se faire entendre à différents niveaux de l’administration américaine ».

     

    Erdogan a déclaré que la Turquie continuait de s’appuyer sur le point de vue de Trump sur la Syrie et sur son esprit de décision concernant le retrait. « Nous avons en grande partie terminé nos préparatifs militaires contre ISIS conformément à notre accord avec Trump ».

    « Dire que la Turquie cible les Kurdes de Syrie, ce qui est un mensonge, est la calomnie la plus basse, la plus déshonorante, la plus laide et la plus banale de tous les temps », a ajouté Erdogan.

     

     

    Le directeur de la communication d’Erdogan a enfoncé le clou :

    Fahrettin Altun @fahrettinaltun – 14h17 utc – 8 janvier 2019

    Le conseiller américain à la sécurité nationale @AmbJohnBolton s’est entretenu aujourd’hui avec son homologue turc @ikalin1 au complexe présidentiel d’Ankara.
    J’espère qu’il a pu goûter à la célèbre hospitalité turque lors de sa visite.

     

     

    Un éditorial du quotidien Daily Sabah, dans l’alignement d’Erdogan, a qualifié les idées de Bolton de coup bas contre Trump.

    Avec cela, Bolton a été humilié et la solution du retrait américain de la Syrie est revenue à Trump.

    Nous avons vu un schéma similaire dans les négociations américaines avec la Corée du Nord.

    Trump a conclu un accord en quatre étapes avec Kim Jong Un.

    Ensuite, le secrétaire d’État Pompeo a tenté de modifier l’accord et a demandé à la Corée du Nord de remplir l’étape quatre avant que les États-Unis ne réalisent les étapes un, deux et trois. Lorsqu’il s’est ensuite rendu en Corée du Nord, il a été ignoré par Kim Jong Un et n’a rencontré que du personnel de niveau inférieur.

    Il a fallu l’intervention de Trump pour maintenir les discussions en vie.

     

    Erdogan a également passé un accord avec Trump sur le retrait américain de la Syrie.

    Bolton a essayé de modifier le contrat, d’ajouter des conditions et de prolonger le calendrier.

    Lorsqu’il est arrivé à Ankara, Erdogan l’a ignoré, il l’a réprimandé.

    Il faudra l’intervention de Trump pour remettre la question sur ses rails.

     

    Si Trump ne bouge pas, Erdogan cherchera probablement une escalade militaire.

    Son armée va utiliser l’artillerie contre telle ou telle position kurde près de la frontière turque.

    Il peut même envahir quelques villes. Pas nécessairement pour les tenir, mais pour augmenter la pression sur la force d’occupation américaine.

     

    La Turquie avait initialement prévu de prendre Manbij sur la rive occidentale de l’Euphrate.

    Mais Manbij est bloquée par les troupes syriennes, maintenant renforcées par des patrouilles de la police militaire russe.

    Erdogan n’osera pas les attaquer.

     

    Erdogan souhaite que les États-Unis quittent la Syrie et emportent avec eux les armes qu’ils ont remises au YPG pour lutter contre ISIS.

    Il souhaite que le gouvernement syrien reprenne possession du nord-est de la Syrie et mette les Kurdes sous contrôle. Cela éliminerait le danger pour la Turquie.

     

    Depuis que Trump a annoncé que les troupes américaines quitteraient bientôt la Syrie, la lutte contre le reste des forces de État islamique à proximité de la frontière irakienne s’est intensifiée.

    La position territoriale de État islamique est maintenant réduite à deux ou trois villages.

    Dimanche soir celui-ci a profité d’une autre période de mauvais temps durant laquelle l’armée de l’air américaine n’a pas pu fournir de soutien aérien à la force par procuration, dirigée par les Kurdes, qui combat ISIS.

     

    Une contre-attaque de État islamique s’ensuivit et tua 25 des combattants soutenus par les États-Unis.

     

    C’était probablement la dernière bataille importante pour ISIS.

    État islamique ne compte plus que quelques centaines de combattants qui n’ont aucun moyen de s’échapper. Ils seront réduits en miettes.


    Dans le gouvernorat d’Idleb, al-Qaïda, alias Hayat Tahrir al Sham, continue de consolider son emprise.
     
    Il a lancé plusieurs ultimatums à Ahrar al-Sham et à d’autres groupes de « rebelles modérés » qui occupent encore une partie de la région.
    Quand il aura fini d’éliminer ses concurrents, il va probablement bombarder la ville d’Alep et attaquer les lignes du gouvernement syrien.
    Cela va relancer la guerre à Idleb.
     

    La dernière fois que le gouvernement syrien avait prévu de nettoyer Idleb des djihadistes, les États-Unis sont intervenus et ont menacé d’attaquer l’armée syrienne.

    La Russie a forgé l’accord Astana en vertu duquel la Turquie a accepté d’éliminer al-Qaïda.

     Elle n’a pas tenu sa promesse.

    L’armée syrienne est donc libre de résoudre le problème.

    Mais que fera la Maison Blanche ? Est-ce que Bolton – s’il est encore au Conseil de sécurité US à ce moment-là – va insister pour que al-Qaïda soit défendue ?

    Trump acceptera-t-il cela ?

     

     

    Par Moon of Alabama

    Source et Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

     


older | 1 | .... | 244 | 245 | (Page 246)