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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Comment Vladimir Poutine est «sorti vainqueur en Syrie»

    Dans un article consacré à la décision de Moscou et d’Ankara de créer une zone démilitarisée le long de la ligne de contact entre les forces gouvernementales et les groupes de l’opposition armée à Idlib, The Independent parvient à la conclusion que cette réussite témoigne du rôle essentiel que la Russie joue sur la scène internationale.

    «Le cessez-le-feu convenu par la Russie et la Turquie prouve à quel point Poutine est sorti vainqueur en Syrie», voici l'article apparu dans le quotidien britannique The Independent dans lequel son auteur évalue la position de Moscou à l'échelle internationale.

    Selon le média, cet arrangement avec Ankara sur Idlib montre également que le Président russe est en mesure de prendre des décisions d'envergure sans consulter Washington ou l'Otan.

     

    «L'accord signé lundi [17 septembre, nldr] entre la Russie et la Turquie visant à définir l'avenir du gouvernorat d'Idlib illustre comment la Russie a avancé en Syrie.

    Poutine est capable de signer un accord bilatéral avec la Turquie, la deuxième plus grande puissance militaire de l'Otan, sans aucune référence aux États-Unis ou à d'autres membres de l'Otan», lit-on dans l'article.

    Selon son auteur Patrick Cockburn, il est difficile de se rappeler maintenant, «alors que la Russie est présentée en Occident comme un pouvoir prédateur agressif qui menace tout le monde», la mesure à laquelle elle a été ignorée il y a sept ans, lorsque l'Otan «procédait à un changement de régime en Libye».

    En outre, comme il l'est précisé dans cette publication de The Independent, l'incertitude de la politique américaine signifie que de nombreux pays dans le monde «recherchent désormais une politique de réassurance avec la Russie car ils ne savent plus à quel point ils peuvent compter sur les États-Unis».

    Les Présidents russe et turc, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, se sont entendus à Sotchi afin de mettre en place aux alentours du 15 octobre, le long de la ligne de contact entre les forces gouvernementales et les groupes d'opposition armés dans le gouvernorat d'Idlib, une zone démilitarisée large de 15 à 20 kilomètres.

    Les ministres de la Défense des deux pays ont signé de leur côté un mémorandum sur la stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d'Idlib.

    AB

    source    http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/09/


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    Lavrov juge inacceptable de déplacer les terroristes d’Idlib et énumère ses options

     

    Le retrait des terroristes de la zone démilitarisée d’Idlib pour les extrader ensuite vers d’autres pays est inacceptable, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères lors d’un point presse au terme de la 73e session de l’Assemblée générale de l’Onu, évoquant ses deux options afin de régler ce problème.

     

    Les terroristes se trouvant à Idlib devront être éliminés ou jugés, les transférer de cette région vers d’autres pays est inadmissible, a annoncé Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse.

     

    «Il y a de nombreuses spéculations quant au règlement du problème de ces djihadistes.

    Il y a même des soupçons qu’ils puissent être transférés vers d’autres points chauds, par exemple en Afghanistan.

     

    Tout cela est inacceptable, les terroristes devront soit être éliminés, soit être dûment punis et traduits en justice», a-t-il souligné.

    Le ministre russe des Affaires étrangères a également déclaré que, suite à l’accord conclu entre la Russie et la Turquie, des radicaux et du matériel militaire lourd étaient actuellement en train de quitter la zone démilitarisée.

    «Il y a deux jours nous avons eu une rencontre ici-même avec les ministres turc et iranien des Affaires étrangères et déclaré que cet accord était en cours d’application.

    Des radicaux sont en train d’être retirés de cette ceinture démilitarisée, et on en fait également sortir du matériel lourd», a indiqué Sergueï Lavrov.

     

    Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan se sont récemment entendus sur la mise en place d’une zone démilitarisée large de 15 à 20 km le long de la ligne de contact entre les forces gouvernementales et les groupes d’opposition armés dans le gouvernorat d’Idlib d’ici le 15 octobre.

    Les ministres de la Défense russe et turc ont signé de leur côté un mémorandum sur la stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib.

     

    L’un des points de ce mémorandum prévoit la réouverture des routes Alep-Lattaquié et Alep-Idlib avant la fin de l’année en cours.

    Le gouvernorat d’Idlib se trouve entre les mains des terroristes du Front al-Nosra* depuis 2015.

     

     

    Les membres de groupes radicaux qui avaient refusé de se rendre aux forces gouvernementales syriennes lors des opérations antiterroristes à Alep, à Homs et dans la Ghouta orientale ont été évacués par des couloirs humanitaires aux termes des accords sur la réconciliation.

    Des terroristes du Front al-Nosra* et de Daech* y avaient également été transférés depuis le sud et le sud-ouest de la Syrie, dont le territoire a été complètement libéré des terroristes le long de la frontière israélienne et jordanienne.

    * Organisation terroriste interdite en Russie

     

    On peut écouter la déclaration de Lavrov ici Sputniknews


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    Comment la Chine gagne la guerre commerciale


    Par Mary E. Lovely – Le 8 août 2018 – Source The New-York Times

    https://cdn3.i-scmp.com/sites/default/files/styles/980x551/public/images/methode/2018/07/16/2184ca08-8743-11e8-99b0-7de4d17a9c3a_1280x720_144231.jpg?itok=m2LmTQKu
    Pour infliger plus de douleur à la Chine, l’administration Trump, la semaine dernière, a augmenté la mise dans sa guerre commerciale. Elle promet maintenant que la prochaine série de droits de douane, sur 200 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine, sera taxée à 25% au lieu des 10% annoncés précédemment.

    Le président Trump exhorte ses partisans pour expliquer que les tarifs douaniers « sont synonymes d’emplois et de grande richesse ».

    Si l’emploi et la richesse sont les critères pour « gagner la guerre commerciale », c’est la Chine, et non l’Amérique, qui l’emportera. La Chine ne gagnera pas grâce à la règle du parti unique, bien que cela aide certainement le président Xi Jinping à surmonter les difficultés causées par les tensions commerciales. Au contraire, la Chine gagnera parce qu’elle joue ce jeu avec plus d’habileté.

    Les droits de douane imposés par les États-Unis seront surtout payés par les entreprises et les consommateurs américains, tandis que la Chine prend des mesures de rétorsion qui atténueront le choc pour les entreprises chinoises, y compris celles qui sont de propriété étrangère.

    Pour « gagner » une guerre commerciale dans ces conditions, les États-Unis devraient imposer des tarifs douaniers qui, d’une manière ou d’une autre, nuisent tellement à l’économie chinoise que ses dirigeants améliorent leur traitement de la propriété intellectuelle américaine, une demande de longue date des négociateurs commerciaux américains. La santé de l’économie chinoise dépend de ses exportations vers les États-Unis, de sorte que le gouvernement chinois devrait capituler devant les demandes américaines.

    Cette stratégie va certainement se retourner contre nous.

    Premièrement, environ 60% des exportations chinoises vers les États-Unis sont produites dans des usines appartenant à des entreprises non chinoises. Beaucoup d’entre elles produisent des objets personnalisés pour les fabricants américains, comme des routeurs informatiques, des luminaires LED et des moteurs de bateaux.

    Cela signifie que les droits de douane imposés par l’administration Trump à l’encontre de la Chine touchent en fait de nombreuses entreprises américaines (et européennes) qui possèdent des usines en Chine.

    Ces entreprises ne peuvent pas réagir immédiatement aux tarifs en délocalisant rapidement leurs activités hors de Chine. Au lieu de cela, elles absorberont la taxe à l’importation ou la répercuteront sur les consommateurs américains sous la forme de prix plus élevés.

    C’est déjà le cas : un droit de 20 % sur les machines à laver imposé en février a été suivi d’une hausse de 16,4 % sur les prix à la consommation pour ces produits. Par conséquent, la majeure partie des recettes tirées des droits de douane proviendra des poches des consommateurs américains, et non des entreprises chinoises.

    La baisse de la demande américaine pour les produits chinois va nuire à la Chine.

    Les importations américaines de marchandises représentent environ 3 % des recettes manufacturières chinoises.

    C’est une part assez importante pour que les tarifs douaniers causent un peu de dommages, mais ce n’est certainement pas catastrophique.

    En outre, une grande partie de ce que les États-Unis importent de Chine contient de la valeur créée dans d’autres pays, y compris en Amérique. Une grande partie de la valeur d’un iPhone importé de Chine, par exemple, comprend des écrans de Corée du Sud, des puces du Japon et du design et de la programmation des États-Unis. Ainsi, chaque dollar de vente perdu par une entreprise chinoise a un impact inférieur à ce dollar sur l’économie chinoise.

     

    En informatique et en électronique, qui représentent la plus grande part des exportations chinoises vers les États-Unis, la valeur ajoutée chinoise pour chaque dollar d’importation est d’environ 50 cents. Par conséquent, il est peu probable que l’effet négatif des droits de douane sur le secteur manufacturier chinois soit suffisamment important pour avoir un impact important sur les pratiques commerciales de la Chine.

    Alors que la guerre commerciale s’intensifie, les dirigeants de la Chine semblent avoir renforcé leur engagement envers les chaînes d’approvisionnement internationales. C’est le contraire de l’administration Trump, qui semble vouloir isoler les fabricants américains.

    Par exemple, lors de sa première série de mesures de rétorsion, la Chine a évité de frapper les importations qui alimentent ses usines à capitaux étrangers. Cela aide à protéger les fabricants chinois et les investisseurs étrangers de l’impact de la guerre commerciale.

    Fin juin, Pékin a facilité l’entrée des investisseurs étrangers dans les secteurs de la banque, de l’agriculture, de l’automobile et de l’industrie lourde. Après l’annonce de nouveaux tarifs douaniers fin juillet, la Chine a réaffirmé son intention de « poursuivre l’ouverture de son économie ».

    Tesla est récemment devenu le premier constructeur automobile étranger en Chine à obtenir l’autorisation d’opérer sans partenaire local, avec un accord pour une usine en propriété exclusive à Shanghai pour produire des véhicules électroniques.

    Ces mesures envoient un signal fort aux investisseurs que la Chine demeure engagée envers ses partenaires internationaux, même au beau milieu d’une guerre commerciale.

    Certes, la Chine continue d’appliquer des politiques qui sapent l’équité dans le système commercial mondial. La Chine, par exemple, n’a pas tenu ses engagements d’ouvrir des secteurs spécifiques à des participations étrangères.

    Elle continue également de subventionner les industries lourdes qui inondent les marchés d’autres pays, ce qui fait baisser les prix et entraîne des pertes d’emplois. Mais les tarifs imposés par M. Trump ne permettent pas de relever ces défis.

    Au lieu de cela, lorsque la prochaine série de tarifs entrera en vigueur, les ménages américains devront faire face à des prix plus élevés pour les ordinateurs, les vêtements et des milliers d’autres produits.

    C’est la Chine, et non les États-Unis, qui améliorera sa position dans le monde en tant qu’endroit où construire l’avenir.

    Mary E. Lovely est professeur d’économie à l’Université de Syracuse et membre du Peterson Institute for International Economics.

    Note du Saker FrancophonePour mieux comprendre le point de vue de cette Mme Lovely, à qui le NYT ouvre ses colonnes, il faut bien regarder la composition du conseil d’administration de ce Peterson Institute. Mieux qu'un long discours.

    Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone


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    6 octobre 2018
    Renforcement de la présence militaire américaine en Europe: de la libération à l'occupation
     
     
    La faiblesse objective de l'armée dans les pays européens qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ont pris l'habitude de se réfugier sous le parapluie militaire américain, notamment dans le cadre de l'OTAN, conduit à pérenniser la présence militaire des Etats-Unis sur le sol européen.
     
     
    De quelle souveraineté peut-on parler lorsque des pays ne sont même pas capables d'assurer leur défense nationale?
     
    Et pendant ce temps-là, tous les prétextes sont bons pour installer plus confortablement l'armée américaine face à une mythique invasion russe. Si occupation il y a, elle est aujourd'hui américaine.

     

    Comment peut-on parler d'une défense réelle des pays européens lorsqu'il est de mauvais goût de parler même de "défense". Illustration au sujet de ce nouveau projet: le Fonds européen de défense :
    « Une étape historique (…) sur un sujet dont il y a quelque temps encore, personne au sein de l’Europe ne voulait entendre parler », selon l’eurodéputée Françoise Grossetête. Le 13 juin dernier, la Commission européenne a présenté son futur budget pluriannuel pour la période 2021-2027.
    Et l’exécutif européen de présenter ses priorités en matière de défense, un domaine auquel les 27 devraient consacrer quelque 20 milliards d’euros, dont 13 milliards pour un inédit « Fonds européen de défense ». Celui-ci aurait vocation à cofinancer des projets transnationaux dans l’industrie de la défense.
    « Il ne s’agit pas de dépenser plus pour la défense, a déclaré à cette occasion Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Sécurité, mais d’inciter à la coopération et donc aux économies d’échelle ». 
    Tout commençait tellement bien: renforcer la défense en Europe, ou plutôt enfin commencer à s'en occuper. Mais non, l'on nous rassure immédiatement, il ne s'agit pas de cela - il faut cofinancer des "projets de recherche collaboratives" dans le domaine des hautes technologiques.
     
    On aurait pu avoir peur, comment ça l'UE aurait la mauvaise idée de vouloir s'autonomiser de l'OTAN? Quelle idée idiote!
     
    D'ailleurs, en surfant sur la vague de la soi-disant agression russe qui arrive (regardez bien, vous verrez des petits hommes verts avancer), les Etats-Unis en profitent pour renforcer leur présence militaire en Europe en général et en Europe de l'Est en particulier.
     
    Abandonnant partiellement la présence permanente, pour une rotation sur leurs domaines, afin de mieux maîtriser l'espace.
     
    Comme il n'y a pas d'ennemis réels contre lequel il faut lutter, c'est suffisant pour organiser des exercices avec les locaux, former les armées locales - comme en Ukraine par exemple, où 250 soldats de la Garde nationale d'Oklahoma forment les soldats ukrainiens, ceux qui ensuite vont dans le Donbass.
     
     
    En voyant les tirs concentrés sur les ouvrages civils, l'on se demande ce qui leur est appris. D'un autre côté, en voyant Rakka en Syrie après le passage de l'armée US ... La Pologne se prépare à construire un Fort Trump, alors qu'il y a déjà plus de 3500 soldats américains en place. La pression politique est en place.
     
     
    L'on compte, selon les données de Département de la Défense US reprises ici, hors zones de combats, près de 65 000 soldats américains en Europe:
     
     
    Pourtant, l'on ne s'arrête pas là, des prévisions sont faites pour construire de nouveaux logements pour les militaires, des bâtiments administratifs, des centres d'entraînements, etc pour un montant - affiché - de 248 millions $.
     
    Sans compter les dépenses prises en charge par les pays, où l'armée américaine se base. La Pologne est prête à dépenser 2 milliards $ par exemple.
     
    Comme la seule présence dont l'Europe doive encore se délivrer est justement celle des Etats-Unis, afin d'instaurer des rapports plus équilibrés, nous sommes finalement passés de la "grande libération" de 45, d'où l'histoire tente désespérément de gommer l'URSS, à l'occupation qui s'est depuis développée.
     

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    Jamal Khashoggi et le complot manqué contre MBS

    Publié par wikistrike.com sur 15 Octobre 2018, 16:57pm

     

    Catégories : #Politique internationale

    Jamal Khashoggi et le complot manqué contre MBS

    Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a disparu au consulat d’Arabie saoudite d’Istanbul, le 2 octobre 2018.

     

     

    Selon la presse US, un piège lui aurait été tendu à l’occasion d’un rendez-vous pour lui délivrer de nouveaux papiers d’identité en vue de son remariage.

     

    Une quinzaine d’agent des services secrets saoudiens seraient venus l’interpeller, l’auraient torturé, tué, puis démembré.

     

    Ses restes auraient été rapatriés en Arabie saoudite.

    Depuis lors, la Turquie et les États-Unis demandent des éclaircissements à l’Arabie saoudite qui dément les accusations de la presse US.

    Jamal Khashoggi était le neveu du principal marchand d’armes de l’affaire Iran-Contras, Adnan Khashoggi (1935-2017), considéré comme l’homme le plus riche du monde au début des années 1980.

     

    Par la suite, Jamal devint le protégé de l’ancien chef des services secrets saoudiens devenu ambassadeur à Londres, le prince Turki ben Faiçal.

     

    Puis, il passa au service du prince Al-Waleed ben Talal qui fut longuement torturé au Ritz-Carlton lors du coup de palais de novembre 2017.

     

    Au cours des dernières années, Jamal Khashoggi a défendu les Frères musulmans et Israël, raison pour laquelle il avait été engagé par le Washington Post.

     
     

    Selon nos informations, plusieurs membres de la famille royale dont les avoirs ont été totalement ou partiellement confisqués lors du coup de palais de novembre 2017 préparaient une opération contre le prince héritier, Mohammed ben Salmane (dit « MBS »). Jamal Khashoggi participait à ce complot.

     

    La Turquie avait installé un système d’écoutes au sein du consulat saoudien d’Istanbul, en violation de la Convention de Vienne.

     

    Même s’ils ne peuvent être publiés, les enregistrements dont Ankara dispose comportent des informations, extirpées sous la torture, relatives au complot contre le prince héritier.

     

    Source   http://www.wikistrike.com/2018/10/

     

     

     

     ET AUSSI

     

    Le meurtre ignoble de Jamal Khashoggi illustre la sauvagerie et la stupidité des dirigeants saoudiens

     

     

    Par Patrick Cockburn | The Independent

    Publié le 13 octobre 2018  sous le titre The Saudi targeting of food supplies in Yemen is a worse story than the disappearance of Jamal Khashoggi

    Traduction : Dominique Muselet

     

    Le présumé complot visant à assassiner Jamal Khashoggi que semble avoir dévoilé les enregistrements audio et vidéo turcs remis aux autorités américaines, est un triste mélange de sauvagerie et de stupidité : c’est la rencontre de Jack l’Éventreur avec l’inspecteur Clouseau.

     

    Rien de tout cela n’est surprenant, car les réactions excessivement violentes à des menaces mineures sont caractéristiques des régimes dictatoriaux. Comme cela semble être aujourd’hui le cas en Arabie saoudite, l’Irak de Saddam Hussein a fait d’immenses efforts pour éliminer des critiques exilés qui ne représentaient aucun danger pour le régime.

    Le but de ces assassinats et de ces enlèvements présumés n’est pas seulement de faire taire les voix dissidentes, aussi faibles soient-elles, mais surtout d’intimider tous les opposants au pays et à l’étranger, en leur montrant qu’ils n’ont pas la moindre chance de survivre à la plus petite critique.

     

    Mais le problème des dictateurs c’est qu’ils prennent de mauvaises décisions du fait qu’ils n’entendent jamais d’opinions contraires aux leurs. L’Irak a envahi l’Iran en 1980 et le Koweït en 1990 avec des résultats désastreux. L’Arabie saoudite a commencé sa guerre au Yémen en 2015, avec des résultats tout aussi catastrophiques, et semble maintenant penser qu’elle peut assassiner impunément Khashoggi.

    L’Arabie saoudite nie fermement toute implication dans la disparition de Khashoggi et affirme qu’il a quitté le consulat sur ses deux jambes cet après-midi-là.

    Voyons voir combien de temps va durer le torrent de critiques contre le prince héritier Mohammed bin Salman et l’Arabie saoudite. Le président Trump s’est contenté de souligner la nécessité de garder de bonnes relations avec les Saoudiens à cause du contrat de 110 milliards de dollars d’armement.

    Des gens comme Tony Blair qui ont l’habitude de se prosterner devant les monarques du Golfe, se livrent à de comiques contorsions pour éviter de critiquer l’Arabie saoudite malgré les preuves turques.

    Tout ce que Blair a dit, c’est que l’Arabie saoudite doit diligenter une enquête et donner des explications « parce que sinon, cela irait totalement à l’encontre du processus de modernisation ».

    Même pour Blair, c’est vraiment peu de chose, et on peut donc penser que les élites politiques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni [tout comme en France, Ndlr] ne resteront pas choquées bien longtemps et que leurs critiques se limiteront au meurtre présumé de Khashoggi.

    Ce point est très important car le meurtre (dans les circonstances précisées par les enquêteurs turcs) n’est en aucun cas le pire crime commis par l’Arabie saoudite depuis 2015, bien qu’il soit de loin le plus médiatisé.

    Quiconque en doute devrait lire un rapport qui vient d’être publié et qui montre que les bombardements et autres activités militaires de la coalition dirigée par les Saoudiens au Yémen ciblent délibérément les approvisionnements et la distribution de nourriture pour gagner la guerre en affamant des millions de civils de l’autre camp.

    Il n’y a rien de collatéral ou d’accidentel dans ces attaques, selon le rapport. Les approvisionnements alimentaires civils sont expressément visés, avec les terribles résultats décrits par l’ONU à la fin du mois de septembre : quelque 22,2 millions de Yéménites, soit les trois quarts de la population, ont besoin d’aide, dont 8,4 millions n’ont pas assez à manger, un chiffre qui pourrait augmenter de 10 millions à la fin de cette année. « Tout cela est horrible », a déclaré le chef de l’aide humanitaire de l’ONU, Mark Lowcock, au Conseil de sécurité. « Nous perdons le combat contre la famine. »

    Mais il y en a en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et parmi leurs alliés à Washington, Londres et Paris qui, de toute évidence, n’ont aucun regret et sont résolus à créer les conditions d’une famine pour gagner la guerre contre les Houthis qui tiennent encore la capitale Sana’a et les parties les plus peuplées du pays.

    Telle est la conclusion du rapport très détaillé intitulé « Les stratégies de la coalition dans la guerre du Yémen : bombardement aériens et guerre de la nourriture » écrit par le professeur Martha Mundy pour la World Peace Foundation affiliée à la Fletcher School de l’Université Tufts au Massachusetts.

     

    Le rapport conclut que « si l’on considère les dommages causés aux ressources des producteurs de denrées alimentaires (agriculteurs, éleveurs et pêcheurs) ainsi que le ciblage des processus de transformation, de stockage et de transport des denrées alimentaires dans les zones urbaines et la guerre économique en général, il est évident que la stratégie de la coalition vise à détruire la production et la distribution des aliments dans la zone de Sanaa qui est sous contrôle houthi ».

    Elle ajoute que la campagne de bombardements visant directement les approvisionnements alimentaires semble avoir commencé en 2016, qu’elle se poursuit et progresse en efficacité.

    Certains aspects de la guerre alimentaire sont faciles à documenter : le long de la côte de la mer Rouge du Yémen, pas moins de 220 bateaux de pêche ont été détruits et la pèche a diminué de 50 % selon le rapport qui fait état d’un incident particulier survenu le 16 septembre, au cours duquel 18 pêcheurs du district d’Al Khawkhah ont été arrêtés, interrogés puis relâchés par un navire de la coalition qui a ensuite tiré une roquette sur « le bateau qui s’éloignait, tuant tous les pêcheurs sauf un ».

    La coalition a nié les faits.

    La coalition saoudienne est intervenue dans la guerre civile yéménite en mars 2015 pour soutenir le gouvernement d’Abdrabbuh Mansur Hadi contre les « rebelles houthis » qui seraient soutenus par l’Iran, d’après la coalition. En tant que ministre saoudien de la Défense à l’époque, le prince héritier Mohammed bin Salman a été la force motrice de l’opération « Tempête décisive ». L

    a campagne aérienne de la coalition bénéficie du ravitaillement en vol et du soutien logistique des États-Unis, et de la présence de personnel militaire britannique dans les centres de commandement et de contrôle.

    Au début, les cibles étaient en grande partie militaires, mais la situation a changé quand la victoire rapide, à laquelle les membres de la coalition s’attendaient, a commencé à s’éloigner. Selon le professeur Mundy, « à partir d’août 2015, on est passé des cibles militaires et gouvernementales à des cibles civiles et économiques, notamment les infrastructures de l’eau et des transports, la production et la distribution alimentaires, les routes et les camions, les écoles, les monuments culturels, les cliniques et hôpitaux, les maisons, les champs et les troupeaux « .

    Abondamment illustré de cartes et de graphiques, le rapport montre l’impact des bombardements et autres activités militaires sur la production de nourriture pour la population civile. Le manque d’électricité pour pomper l’eau et le manque de carburant pour les véhicules agricoles a été aggravé par les frappes aériennes.

    Selon Mundy, « l’élevage est dévasté car les familles dans le besoin ont vendu beaucoup d’animaux et ont de plus en plus de difficultés à accéder aux marchés ».

    Quand les fermiers réussissent à arriver sur un marché, leurs problèmes ne sont pas terminés. Les frappes aériennes sont devenues plus meurtrières depuis le siège du port d’Hodeida sur la mer Rouge par les forces saoudiennes et émiraties en juin.

    Environ 70 % des importations du Yémen entrent dans le pays par Hodeida, qui compte 600 000 habitants.

    Le 2 août, le principal marché aux poissons de la ville a été attaqué ainsi que l’entrée de l’hôpital public où beaucoup de monde était rassemblé.

     

    En juillet, le roi Salman d’Arabie saoudite a accordé un pardon général à tous les soldats saoudiens qui combattent au Yémen.

    L’absence de protestations internationales contre la guerre au Yémen et l’implication des Etats-Unis et du Royaume-Uni en tant qu’alliés de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis expliquent peut-être un des mystères de la disparition de Khashoggi.

     

    Si les Saoudiens ont assassiné Khashoggi, pourquoi pensent-ils pouvoir s’en tirer sans provoquer un tollé international ?

     

    Sans doute parce que, ayant commis impunément de bien pires atrocités au Yémen, ils se sont dit qu’ils pourraient gérer sans problème un tollé au sujet de la disparition d’un seul homme dans le consulat saoudien Istanbul.

    Patrick Cockburn

    Source: Dominique Muselet/Chronique de Palestine 


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    Syrie: Une centaine de combattants étrangers rejoignent toujours Daesh chaque mois

     

    SYRIE Quelque 3.000 combattants du groupe djihadiste, en grande partie des étrangers, seraient retranchés dans le secteur de Hajine, proche de la frontière irakienne...

    M.C. avec AFP

    — 

    Un véhicule de la coalition internationale anti-Daesh en Syrie, le 5 juin 2018.
    Un véhicule de la coalition internationale anti-Daesh en Syrie, le 5 juin 2018. — Delil souleiman / AFP

    On est loin des 1.500 arrivées mensuelles d’il y a trois ans, mais ce flux « permet au groupe de rester actif », estime le chef d’état-major américain, Joe Dunford. 

     

    Une centaine de combattants étrangers continuent de rejoindre chaque mois les rangs de Daesh en Syrie, malgré son repli sur le terrain, a déclaré mardi le général Dunford lors d’une conférence sur la lutte contre les violences extrémistes.

    Après avoir contrôlé de vastes territoires en Irak et en Syrie à partir de 2014, le groupe djihadiste est désormais acculé dans des réduits désertiques. 

     

    Ses combattants sont notamment retranchés dans la province de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, où une force arabo-kurde a lancé il y a un peu plus d’un mois une offensive pour les éradiquer.

    Selon les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), quelque 3.000 combattants de l’EI (ou groupe de l’Etat islamique, autre appellation de Daesh), en grande partie des étrangers, sont retranchés dans le secteur de Hajine, proche de la frontière irakienne. 

    Les FDS détiennent par ailleurs 700 combattants étrangers originaires d’une quarantaine de pays.

     

    Plusieurs pays refusent de récupérer leurs ressortissants

    Selon le général Dunford, pour mettre un terme à l’attractivité de Daesh il est essentiel de trouver les moyens d'« identifier, de juger, de déradicaliser et de réintégrer ces combattants étrangers ».

     

    « Nous devons trouver un moyen pour empêcher ces prisonniers de devenir les futurs leaders des organisations extrémistes », a-t-il dit, en regrettant que leurs retours dans leurs pays d’origine soient retardés par « des considérations politiques et des cadres légaux inadaptés ».

    Plusieurs pays refusent de récupérer leurs ressortissants, notamment ceux qui sont détenteurs de plusieurs nationalités, comme Alexanda Amon Kotey et El Shafee el-Sheikh, qui faisaient partie d’un quatuor surnommé par leurs otages « les Beatles » en raison de leur accent anglais.

     

    Or Londres ne souhaite pas que ces deux prisonniers, accusés d’être responsables de la détention et de la décapitation d’environ une vingtaine d’otages, notamment des Occidentaux, reviennent sur le sol britannique. 

     

    Les Etats-Unis ont rapatrié un de leurs ressortissants qui s’était engagé dans les rangs de Daesh et prévoient de le juger, mais refuse de communiquer sur les autres djihadistes prisonniers possédant un passeport américain.

     Source: https://actualite.20minutes.fr/monde/2355663-20181017-

     

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    Hassan Nasrallah sur la lutte contre le terrorisme : la France et l’UE sont de grands hypocrites

     

    Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, le 3 janvier 2018, par la chaîne Al-Mayadeen.

    Extrait.

     

     
    Transcription :
     

    […] Journaliste : Y a-t-il eu de telles tentatives d’entrer en relation avec vous (le Hezbollah) de la part de l’administration Trump ?

    Hassan Nasrallah : Nous avons catégoriquement rejeté toutes les propositions de coopération des Etats-Unis (de la part des administrations Bush et Obama).

    Journaliste : Et de la part de l’administration Trump en particulier, y a-t-il eu des tentatives (de rapprochement) ?

    Hassan Nasrallah : Non, je ne crois pas. Pour être précis, la dernière tentative a eu lieu après l’élection de Trump, mais avant sa prise de fonction.

    Journaliste : Après les élections. 

    Hassan Nasrallah : Il y a eu de telles tentatives avant, l’année d’avant et durant les années précédentes, mais la dernière tentative a eu lieu après l’élection de Trump mais avant qu’il prenne ses fonctions.

    Journaliste : Durant cette dernière tentative, ont-ils répété les mêmes demandes (que sous Bush : aidez-nous face à Al-Qaïda, abandonnez la Palestine et on vous retirera de la liste des organisations terroristes, on vous donnera le pouvoir au Liban et beaucoup d’argent) ?

    Hassan Nasrallah : Non, les détails n’ont pas été abordés cette fois-ci. C’est avec Dick Cheney (que des propositions explicites ont été faites pour rallier le Hezbollah suite au 11 septembre).

    Journaliste : Quelle était la raison de cette dernière tentative ?

    Hassan Nasrallah : Dans leur dernière tentative, ils ont dit qu’ils voulaient s’asseoir avec nous et discuter, et qu’on pouvait s’entraider. Ils voulaient œuvrer sur la même idée ancienne de l’ennemi commun, selon laquelle Daech et les forces takfiries seraient notre ennemi commun.

    Bien sûr, dans notre réponse (succincte), nous leur avons dit que Daech n’est pas notre ennemi commun, mais que c’est un ennemi pour nous (seulement). Daech est l’ami et l’allié des Etats-Unis, et Trump (lui-même) a déclaré pendant une année que c’est Obama et Clinton qui avaient créé Daech.

    Journaliste : Eminent Sayed, on parle actuellement de pays européens qui ont essayé d’entrer en contact avec vous. Il se dit que ces discussions ont été couronnées de succès, que vous avez reçu des délégations de pays européens pour les aider à combattre le terrorisme, qu’ils veulent certains noms (de leurs ressortissants ayant rejoint Daech), etc.

    Hassan Nasrallah : C’est vrai.

    Journaliste : Pouvez-vous nous dire quels sont ces pays ?

    Hassan Nasrallah : Non, ce ne serait pas correct, car il a été convenu de ne pas le révéler publiquement. Donc je ne peux pas le divulguer. Mais il s’agit de plusieurs pays d’Europe (de l’Ouest). Et tu sais que l’Union européenne a placé l’aile militaire (du Hezbollah) sur la liste des organisations terroristes.

    Journaliste : C’est exact.

    Hassan Nasrallah : Mais du fait des besoins sécuritaires en Europe, ils nous ont contactés (pour obtenir notre aide). Et pour détendre l’atmosphère, je peux te dire que durant l’une des rencontres avec un responsable européen, j’ai envoyé des frères pour le rencontrer. Bien sûr, nous n’avons pas des colonels ou des capitaines comme les armées classiques, nous appelons tous nos commandants « Hajjs »…

    Journaliste : Ce responsable parlait français ou allemand ?
     

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    Médias

    Grande-Bretagne : il n’y a pas eu de silence de presse sur les gangs de violeurs

    Quiet By: Mick C - CC BY 2.0

     

    La possibilité d’être informé existe, mais chacun doit pleinement réaliser qu’elle est largement entre ses propres mains, et qu’elle commence par choisir ses sources d’informations avec le plus de discernement possible.

     

    Par Charles Boyer.

    Contrepoints a traité le sujet des viols ignobles commis à une échelle industrielle à Rotherham en 2014. La presse, dont les titres interrogent les journaux qui ne l’ont pas fait, aurait surtout dû le faire elle-même.

    Il est des affaires qui, même si le gros de la presse les ignore, sont simplement trop importantes et trop graves pour ne jamais sortir.

    Ainsi, en 2014 en Angleterre, à Rotherham, l’actualité a porté sur une organisation criminelle asiatique ayant organisé le viol de centaines d’enfants, au nez et à la barbe des autorités. Le nombre d’enfants victimes évoqué à l’époque était d’au moins 1 400.

    En fait, aussi navrant que ce soit, ce nombre est probablement fort sous-estimé puisque ces crimes ont aussi été perpétrés ailleurs qu’à Rotherham.

    Ces atrocités ont été commises par des individus d’origine pakistanaise sur des enfants confiés à la protection des services sociaux. Ajoutons combien la police, ainsi que d’autres services, a fermé les yeux, de peur de passer pour raciste, pour alors en conclure que l’État est lourdement complice de cette abomination.

     

    La presse silencieuse ?

    Reste le sujet annexe de savoir si la presse a tu ce sujet à l’époque. Or, elle n’est pas monolithique. Vu le retentissement de l’affaire Dutroux en son temps, il n’y a aucun doute que le viol de 1 400 enfants dans un pays voisin est une actualité forte, qui doit être traitée.

     

    C’est pourquoi Contrepoints l’a fait, à l’époque des faits, sans se poser de question, ici et ici.

     

    La question demeure, bien entendu, de savoir pourquoi nos confrères ne l’ont pas fait ? Il ne nous appartient pas de spéculer sur ce point, juste d’exprimer notre tristesse, que partagent tous ceux pour qui la mission de journaliste a un sens.

     

    Quant aux journaux qui maintenant s’interrogent alors qu’eux-mêmes n’avaient pas rapporté cette nouvelle en son temps, cela semble un moyen trop facile de se donner le beau rôle a posteriori.

    Que peut en retenir le lecteur ? Pour être informé, au vrai sens du terme, on ne peut se contenter d’une référence floue à la presse, car elle ne forme pas un ensemble homogène.

    Elle est constituée de nombreux journaux, dont chacun a son approche, ses raisons et ses caractéristiques propres.

     

    Espérons que tous ont l’intention d’informer au mieux, mais c’est bien au lecteur de se faire un idée sur la question, en observant quels sujets chaque journal traite, et comment.

     

    En fin de compte, la possibilité d’être informé existe, mais chacun doit pleinement réaliser qu’elle est largement entre ses propres mains, et qu’elle commence par choisir ses sources d’informations avec le plus de discernement possible.

     

    Source:   https://www.contrepoints.org/2018/10/27/328792

     

    Telford : un scandale de viols collectifs par des gangs indo-pakistanais refait surface !

     

    Une enquête devra déterminer si les institutions ont suffisamment protégé les enfants de Telford, après qu'une investigation du Sunday Mirror a accusé les policiers, la municipalité et les services sociaux d'avoir échoué à démanteler un réseau pédophile d'origine indo-pakistanaise par crainte d'être accusés de «racisme».


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    LA CARAVANE DU HONDURAS : UNE PROVOCATION DE SOROS CONTRE TRUMP
    (L’Imprécateur)

     
     

    Lorsqu’à Washington un sympathisant de Bernie Sanders tire à l’arme automatique sur des élus Républicains en train de jouer au Baseball près du Capitole, blessant grièvement l’un d’entre eux, les médias ne font pas retomber la faute sur Sanders ou sur les propos insultants des Démocrates envers les Républicains.

     

     

    Lorsque  Kathy Griffin s’exhibe en photo la tête décapitée du président dans la main, une photo digne de celles que publiait l’Etat islamique, aucun journal ne l’accuse d’incitation à la haine comme la justice le fait quand la photo d’un égorgement islamiste est publiée sur Facebook ou un blog d’information.

    Lorsque Louis Farrakhan compare les Juifs à des termites qu’il faudrait noyer dans l’insecticide, personne ne l’accuse d’être responsable de la tuerie antisémite (8 morts) de Pittsburg qui a eu lieu la semaine suivante.

    Pourquoi ? Parce que Sanders, Griffin-la-folle et Farrakhan sont démocrates, donc de gauche, donc sont dans le camp du Bien.

     

    Par contre, la presse se déchaine contre Trump dont les discours « agressifs » seraient la cause de tous ces crimes, y compris pour l’affaire des vrais-faux colis piégés, puisqu’il n’y avait pas de détonateur, dont on sait qu’ils ont été postés par un stripteaser soigné pour dérèglement mental.

    Et même de la tuerie de Pittsburg (8 morts dans une synagogue), alors que l’enquête du FBI a démontré que le meurtrier était farouchement anti-Trump, accusant le président d’être à la solde de la « juiverie mondiale ».

     

    De la même manière, la presse de gauche insinue maintenant que Trump serait à l’origine de la marche dite « la caravane », partie du Honduras en Amérique centrale et qui est actuellement arrivée au Mexique où elle se gonfle de l’apport de spécialistes de l’action révolutionnaire type Black Blocs et même de quelques djihadistes dont les têtes ont été repérées par les caméras des agents de la CIA chargés de la surveiller.

     

    Son objectif annoncé est de pénétrer illégalement aux Etats-Unis pour provoquer une réaction des gardes-frontière en espérant qu’avec des provocations bien senties ils tireront et feront quelques morts dont on imputera la responsabilité à la politique de Trump à la veille des élections de mi-mandat que les sondages donnent actuellement gagnées par Trump.

     

    D’autant que le 27 octobre dernier Trump a enthousiasmé les membres d’une association de jeunes noirs et métis et qu’une certaine Anna Paulina en ayant fait une vidéo l’a postée sur Twitter… qui l’a censurée.

    Mais sans pouvoir empêcher qu’elle réapparaisse et fasse un tabac dans la communauté noire américaine de plus en plus acquise à Trump.

    Ce qui évidemment déplait aux milliardaires démocrates qui ont abandonné les noirs au chômage mais les gavaient de subventions pour avoir leurs voix, alors que Trump leur a redonné du travail et la dignité qui va avec.

    En partant du Honduras, il y a une dizaine de jours, de San Pedro Sula dans le nord du Honduras, pour être précis, à la suite d’un appel sur les réseaux sociaux relayé par un ex-député hondurien, la caravane comptait environ 3 000 personnes. De très jeunes hommes en grande majorité et quelques dizaines de femmes et enfants. En traversant le Guatemala l’effectif est monté à 4 000 environ, mais aux dernières nouvelles, le Mexique les a bloqués au pont frontalier de Ciudad Hidalgo, puis en a laissé passer quelques centaines, bien qu’il craigne des représailles américaines s’il les laisse tous passer. Cependant quelques autres centaines on traversé le fleuve frontalier Suchiate à la nage et en barques et avancent au Mexique où ils sont rejoints par toutes sortes d’individus pas très recommandables venus de partout, comme ceux qui venus d’Allemagne ou d’Angleterre rejoignent les ZAD en France à chaque espoir d’un affrontement avec les forces de l’ordre.

    Ils seraient aujourd’hui 7 000 selon le Monde qui déplore qu’ils n’aient ni à boire ni à manger.

    Mais on connaît le peu de fiabilité à accorder aux infos du Monde, car s’ils n’ont vraiment rien à boire et à manger, comment font-ils pour être aussi actifs et belliqueux au bout de plusieurs jours de marche continue dans un pays chaud et de plus en plus désertique en allant vers le nord ?

     

    Le 22 octobre dernier, ils étaient à Huixtla, à côté de Tapachula, dans le Chiapas.

    De Huixtla à la frontière du Texas, le point de passage le plus proche, il y a 1833 km en longeant la côte du Golfe du Mexique.

    S’ils passent par Mexico, c’est 600 km de plus.

     

    En supposant qu’ils soient d’excellents marcheurs, ce qui n’est pas le cas avec des femmes et des enfants et déjà de nombreux blessés aux pieds, il leur faudrait un mois et demi à raison de 40 km par jour pour parvenir à la frontière. Les élections américaines ont lieu le 6 novembre.

    Il leur sera donc impossible d’y parvenir juste avant les élections. Or ils annoncent qu’ils y seront.

    C’est donc qu’il y a une arnaque, ils ne marchent pas la plupart du temps et utilisent des moyens de transports, ce qui n’est pas gratuit. Qui paye ? C’est là que cela devient intéressant !

    Il faut repartir du point de départ. Au Honduras la principale ONG spécialisée dans l’aide sociale et qui a les moyens financiers nécessaires au déplacement et à l’approvisionnement de plusieurs milliers de personne s’appelle Just Associates, plus connue localement comme JASS.

    Or JASS, sur son site, se vante d’être reliée à environ 150 autres associations dans le monde qui, oh merveilleux hasard, sont toutes bénéficiaires des fondations Open society.

     

    D’ailleurs, sur le site ci-dessous…

    https://www.opensocietyfoundations.org/voices/human-rights-defenders-honduras-need-defender-too,

     

    il est écrit en toutes lettres et en anglais « Just Associates est un bénéficiaire des fondations Open Society.« 

     

    Il est toujours difficile avec Open society de remonter les filières de financement tant elles sont opaques, même en sachant qu’au bout on trouve toujours Georges Soros, le milliardaire gauchiste qui défend les Démocrates et hait Trump.

    Là, j’ai trouvé à partir de JASS un premier échelon, IMD, qui régionalement couvre « Mexico, Honduras, El Salvador, Guatemala, and Nicaragua. » IMD s’occupe officiellement de Droits de l’Homme au Honduras (qui en a bien besoin)  en relation avec JASS.

    IMD travaille avec Letelier-Moffit Human Rights (LMHR) dont le siège est à Washington. LMHR a été créé

     

    il y a longtemps pour financer la défense des victimes du dictateur Pinochet, avec une participation financière de Soros.

     

    Il y a donc un lien Soros-Open society-Letelier-Moffit-IMD-JASS, mais cela ne prouve pas que Soros ait été l’instigateur du financement de la marche du Honduras.

    Echec ! Provisoire je l’espère. Mais comme Open society reconnaît financer JASS, inutile de chercher plus loin pour le moment.

    Et une autre coïncidence étrange intervient.

    Cette marche, la caravane, est techniquement organisée sur le modèle de la marche, « spontanée » a affirmé la presse du gauche, du Hamas vers la frontière Gaza-Israël.

     

    Un majorité de jeunes hommes bagarreurs (nombreux incident signalés par la police mexicaine) et quelques femmes et enfants qui, comme à Gaza, vont être poussés en avant comme boucliers humains en arrivant à la frontière.

     

    La presse internationale sera là pour prendre les photos si, en réponse aux tirs de cocktails Molotov, aux autres engins incendiaires et au franchissement illégal de la frontière en coupant les barbelés, les gardes américains ripostent par des tirs et blessent ou tuent une femme, ou « mieux » encore, un enfant. Or qui a financé les opérations anti-juives du Hamas à Gaza ? Open society-Gaza.

     


    Voir : https://www.jpost.com/Israel-News/Politics-And-Diplomacy/Hacked-Soros-e-mails-reveal-plans-to-fight-israel’s-racist-policies.

     


    Des « conseillers » du Hamas ont-ils été envoyés au Honduras ?

    « Il n’est pas certain qu’ils obtiennent le résultat escompté. Nombre d’Américains, y compris des membres des minorités, regardent la “caravane” comme ce qu’elle est : une opération de provocation et d’invasion. Ils voient la violence des membres de la “caravane” et ne sont pas dupes« (Dreuz.info).

    Mais s’il y a des morts, qui seront ces morts ? Des pauvres gens, certainement pas Soros, ni des membres du personnel d’Open society, de LMHR, d’IMD ou de JASS qui regarderont les affrontements à la télé en s’en félicitant s’ils sont durs et font des victimes.

     

    L’Imprécateur
    29/10/2018


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    • Le scandale des mères mineures a été dissimulé. L'hôpital n'a pas informé la police ni les autorités judiciaires comme la loi et les réglementations l'y obligent chaque fois qu'il se trouve face à un cas de mineure enceinte ou de victime d'abus sexuel.

       

    • L'assistante sociale qui a révélé le scandale, Iclal Nergiz, a été persécutée par l'hôpital et d'autres administrations. Une enquête a été ouverte contre elle.

       

    • En Turquie, les abus sexuels contre les enfants ont augmenté de 700% entre 2008 et 2017, a indiqué le barreau de Diyarbakir.

    En Turquie, les abus sexuels sur enfants ont augmenté de 700% entre 2008 et 2017, selon le barreau de Diyarbakir. L'association turque des droits de l'homme estime que 440 000 fillettes et adolescentes de moins de 18 ans ont accouché depuis 2002. (Source de l'image : iStock)

     

    L'Association turque des droits de l'homme (IHD) a publié un rapport alarmant sur les violations des droits des enfants en Turquie. « Depuis 2002, sous le règne de l'AKP (Parti de la justice et du développement), 440 000 fillettes et adolescentes de moins de 18 ans ont donné naissance à un enfant » indique l'association.

     

    « En Turquie, un mariage sur quatre concerne une enfant », a déclaré Selen Doğan, membre de Flying Broom, Association pour la recherche et la communication féminines, basée à Ankara.

     

    Selon le code civil turc, aucune homme ni aucune femme ne peut se marier avant 18 ans.

    « Seules quelques dérogations rendent possible le mariage d'un ou une mineur(e) de moins de 18 ans. Le consentement des parents ou du tuteur est obligatoire pour autoriser le mariage d'un(e) adolescent(e) de 17 ans ; et le mariage d'un ou d'une adolescente de 16 ans nécessite une décision de justice en sus du consentement des parents ou du tuteur légal. »

    Néanmoins, Zelal Coşkun, membre de la Commission des droits de l'enfant de l'IHD, a déclaré que le nombre de mariages d'enfants était en hausse :

    « Selon, l'Institut turc de la statistique (TÜİK), au cours des 10 dernières années, 482 908 mineures ont été mariées avec l'autorisation de l'État. Au cours des six dernières années, 142 298 sont devenues mères et presque tous ces mariages ont été précédés une cérémonie religieuse [islamique] »

    Ces pratiques abusives ont lieu un peu partout dans le monde, mais dans les sociétés musulmanes, le mariage des mineures bénéficie d'une bienveillance généralisée ; et dans certains cas, les autorités protègent les délinquants. Les Écritures islamiques encouragent les mariages précoces - dès l'âge de neuf ans pour les filles – et sont invoquées pour normaliser les actes de violence, notamment les mariages d'enfants et les mères mineures.

     

     

    Ces écritures islamiques fournissent une base théologique à la pratique des mariages d'enfants, une tradition de longue date dans les communautés musulmanes. Mahomet, le fondateur de l'islam, a épousé Aichaà l'âge de six ans et a consommé son mariage quand elle a eu neuf ans. Il avait 54 ans. Le Coran préconiseégalement cette pratique.

    « La liste de la honte qui brisera la Turquie », a titré le journal Hürriyet en publiant les noms de 115 mineures qui, au cours des cinq premiers mois de 2017, ont accouché dans un seul hôpital d'Istanbul, l'Hôpital Kanuni Sultan Süleyman pour l'éducation et la recherche.

    Le pire a été la dissimulation du scandale. L'administration de l'hôpital n'a pas informé la police ni les autorités judiciaires – alors que la loi et les règlementations l'y obligent lorsqu'qu'une mineure est enceinte ou victime d'abus sexuel.

    L'assistante sociale qui a révélé le scandale, Iclal Nergiz, a été persécutée par l'hôpital et diverses administrations. Une enquête a été ouverte contre elle, elle a subi deux mutations professionnelles sans oublier de fortes pressions et diverses formes de harcèlement. « Depuis que l'affaire est devenue publique, rien n'a changé à l'exception de ma punition [par l'hôpital] », a déclaré Nergiz dans un entretien.

    « Les responsables de l'hôpital pensent que j'ai trahi le pays et attenté à l'image de l'hôpital ! Je suis victimes de brimades et d'intimidations » a déclaré Nergiz dans une autre interview.

     

    Le scandale aéclaté lorsque Nergiz a remarqué que le dossier d'une adolescente enceinte de 17 ans et la fiche notifiant la transmission dudit à la police étaient absents des dossiers de l'hôpital. Elle a alors demandé l'aide de l'administration de l'hôpital et des procureurs.

    « J'ai remarqué que nombre d'adolescentes enceintes, âgées de 15 ans, 16 ans et 18 ans étaient venues à l'hôpital. Certaines étaient enceintes de leur deuxième enfant. Presque toutes étaient déjà venues à notre hôpital auparavant... Mais aucune d'elles n'a jamais fait l'objet d'un signalement.

    « ... On dit que ces enfants ont été mariées par un imam. Je n'appellerais pas cela un mariage. Ce qui compte, c'est le mariage officiel. Et ces enfants ne sont pas officiellement mariées ... J'ai vu une enfant syrienne de 16 ans enceinte de son deuxième enfant. Son premier accouchement a eu lieu à l'âge de 12 ans. Je ne peux pas l'oublier. »

     

    Nergiz dit aussi :

    « Environ 250 filles enceintes de moins de 18 ans ont été suivies à l'hôpital sur une période de cinq mois et neuf jours. J'ai réalisé que les dossiers de 115 de ces filles n'avaient pas été signalés à la police. Ils n'étaient pas non plus consignés dans les protocoles de la police de l'hôpital.

    « ... Chaque année, 450 à 500 filles enceintes sont amenées à cet hôpital ... Il n'y a pas une porte de cet hôpital à laquelle je n'ai pas tapée concernant ces 115 enfants. Mais à la fin, c'est moi qui ai été marginalisée. »

     

    Selon la loi turque, toute personne de moins de 18 ans est considérée comme un enfant. Cependant, Nergiz dit :

    « ... l'administration de l'hôpital et le gouverneur, ne les considèrent pas comme [des enfants] ... Ils ne signalent pas les mineures enceintes, parce qu'ils s'en moquent. C'est pourquoi la situation est si grave. Pour eux, rien n'est anormal. Quand j'évoque le cas de 115 enfants enceintes, le chiffre est optimiste. Certains médecins ne rapportent même pas les grossesses d'enfants aux services sociaux. Le nombre réel est donc beaucoup plus élevé. »

    Les personnes accusées de manquement à l'information du pouvoir judiciaire ont comparu au tribunal pour la première fois le 25 juin.

    Akif Akça, médecin-chef adjoint, et Nazlıcan Dilber, expert des services sociaux, jugés pour avoir dissimulé des grossesses d'enfants, ont témoigné. Tous deux ont nié ne pas avoir rendu compte aux autorités de la présence de filles mineures enceintes : « Les procédures ont été suivies conformément aux instructions du ministère de la Santé et aucune négligence n'a été commise ».

    À l'issue de la première audience, le tribunal a levé l'interdiction de voyager à l'étranger qui avait été imposée à Akça et Dilber. Ils sont maintenant libres de quitter la Turquie. La cour a également informé les deux accusés qu'ils n'étaient pas obligés d'assister aux prochaines audiences d'une l'affaire qui pourtant les concerne.

    Les décisions du tribunal concernant Nergiz ont été bien différentes. Celle qui a révélé le scandale et porté plainte auprès des procureurs n'a pas comparu à la première audience du tribunal. Le juge a décidé que Nergiz devait assister à la prochaine audience.

    Nergiz a déclaré que les pratiques qu'elle a contribué à mettre en lumière dans son hôpital sont généralisables à l'ensemble du pays. « La situation est la même dans toute la Turquie. Et ce qui a été exposé dans mon hôpital n'est que la partie émergée de l'iceberg. »

    Combien de ces filles étaient mariées à leur arrivée à l'hôpital et à quel âge se sont-elles mariées ? Ont-elles été abusées sexuellement hors mariage ? Combien ont ensuite été forcées d'épouser leurs agresseurs ? Qu'est-il arrivé à leurs bébés ? Combien d'autres filles et jeunes filles en Turquie sont victimes d'abus similaires ? Autant de questions qui demeurent sans réponse.

    Il est néanmoins acquis que les mariages d'enfants, les viols d'enfants, les filles qui deviennent mères alors qu'elles sont encore dans l'enfance ou l'adolescence et divers types d'abus sexuels sur enfants sont de plus en plus courants en Turquie.

    « La Turquie est le pays qui compte le plus grand nombre d'enfants mariés en Europe », indique un rapport publié en 2016 par l'Organisation pour la prévention de la violence et la réinsertion sociale et par le Centre d'études et de recherche sur le crime et la violence de l'Université Acıbadem d'Istanbul.

    « Mais comme les mariages uniquement religieux [par un imam] sont très répandus, le nombre réel de mariages d'enfants demeure indéterminé en Turquie ». Le rapport détaille également les terribles effets médicaux, psychologiques et sociaux des grossesses précoces sur les mères mineures et leurs bébés.

    Les abus sexuels à l'encontre d'enfants en Turquie ont augmenté de 700% entre 2008 et 2017, a indiqué le barreau de Diyarbakir.

     

    Zelal Coşkun, membre de la Commission des droits de l'enfant de l'IHD, a déclaré lors d'un symposium qui avait lieu à Istanbul que « selon le rapport Turquie 2015 de l'association ECPAT (En finir avec la prostitution des mineurs et les trafics d'enfants), les mineurs sont la première cible des violences sexuelles en Turquie ».

    Coşkun a souligné qu'en raison des mariages précoces, de nombreuses filles demeurent sans instruction et sans emploi :

    « En Turquie, les taux nets de scolarisation des femmes sont inférieurs à ceux des hommes à tous les niveaux, à l'exception de l'enseignement à distance. Le nombre de filles qui poursuivent leurs études à l'école secondaire après l'école primaire diminue de plus en plus.

    « Selon les données du ministère de l'Education nationale, 97,4% des personnes qui ne peuvent poursuivre leurs études en raison de mariages et de fiançailles sont des filles. »

    Le système juridique de la Turquie n'est pas encore basé sur la charia, mais les enseignements et les traditions islamiques structurent la pensée et le comportement d'un grand nombre de personnes, y compris à l'égard du mariage et de la maltraitance d'enfants. Les premières victimes des sociétés qui s'islamisent semblent toujours être les jeunes filles et les femmes.

     

    Uzay Bulut, journaliste turc, est Distinguished Senior Fellow de l'Institut Gatestone. Elle est actuellement basée à Washington DC.

     

    Source et Publication :   https://fr.gatestoneinstitute.org/13245/turquie-


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    4 novembre 2018

    À la frontière croate, à seulement 224 kilomètres de l’Autriche, plus de 20 000 migrants espèrent avoir une chance de percer en Europe centrale.

    L’exécutif est inquiet. Alarmiste? Hystérique? Le danger de l’immigration clandestine est-il trop souvent et trop fortement relayé par le gouvernement fédéral?

    Le « Krone »  (Nota: Surnom du journal) a demandé aux experts de l’exécutif ayant les meilleures relations dans les Balkans.

    Les informations les plus récentes des officiers de liaison sur la situation dans la région frontalière entre la Bosnie et la Croatie à Velika-Kladusa, à 224 kilomètres de Spielfeld, se trouvent sur le bureau du chef du département au ministère de l’Intérieur. Leur analyse: une tentative décisive d’au moins 20 000 migrants à ce poste frontalier avec l’Europe centrale pourrait être imminente.

    « Ils sont armés, presque tous ont un couteau »

    « Les Croates essaient vraiment de gérer cela seuls. Ils ont également positionné des forces spéciales lors de cette transition », déclarent les analystes du groupe III (Migration) du ministère de l’Intérieur à Vienne.

     

    Mais il y a des développements inquiétants, les responsables disent:

    « Maintenant, d’autres arrivent, plus de familles, et il n’y a presque pas de femmes. 95% de ces migrants qui souhaitent percer (Nota: La ligne frontalière)  sont des hommes jeunes, presque tous armés de couteaux.

    Un policier des frontières a déjà été poignardé. « 

    Parmi les immigrants en attente en Bosnie, il n’y aurait pas de Syriens:

    « La masse vient du Pakistan. Et il y a beaucoup d’Iraniens, d’Algériens, de Marocains.  »

    Leur objectif n’est pas l’Autriche:

     » Les migrants veulent aller en Allemagne, dans les pays scandinaves. L’Autriche a maintenant trop mauvaise réputation pour elle.  »

     

    Exercice Frontex pour prévenir cette tempête à la frontalière


    Les effectifs de ces masses de population sont « relativement bien encadrés », indiquent les officiers de liaison: De nombreux immigrants ont des cartes de crédit prépayées du HCR et de l’UNICEF.

    « L’Europe ne veut imposer aucune action aux Croates », souligne le ministère de l’Intérieur. Dans le même temps, une avancée majeure à Velika-Kladusa devrait être empêchée pour cette seule raison, afin que cela ne devienne pas un signe pour le départ de dizaines de milliers de migrants supplémentaires.

    Une solution a déjà été trouvée: en novembre, un vaste exercice de déploiement de la force de protection des frontières Frontex doit avoir lieu exactement à cette frontière.

     

    Kronen Zeitung

    La Kronen Zeitung, aussi connue sous le nom de Krone est le plus important quotidien d’information autrichien. 

     

     


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    • Les nouvelles attaques du Hamas contre Israël confirment que le groupe terroriste n'est pas partisan d'une trêve.

    • Le Hamas réclame que des millions de dollars lui soient versés pour rémunérer ses miliciens et employés afin de pouvoir continuer la guerre contre Israël sans avoir à s'inquiéter du bien-être de sa population.

    • Les 15 millions de dollars donnés au Hamas par le Qatar ne l'ont nullement empêché de lancer des centaines de roquettes sur Israël.

    • Au contraire, l'argent n'a fait que renforcer la détermination du Hamas à mener le djihad afin d'éliminer Israël. Tout l'argent du monde ne convaincra pas le Hamas d'abandonner son idéologie ni n'adoucira sa position à l'égard d'Israël.

    • Les médiateurs internationaux doivent comprendre qu'il n'existe qu'une seule solution à la crise de la bande de Gaza : renverser le Hamas et détruire ses capacités militaires. Ils doivent également accepter l'idée que le Hamas ne parle qu'une seule langue : celle de la force.

    • L'idée que des millions de dollars empêcheront les terroristes de vous attaquer est une idée fausse : ils utiliseront les fonds pour se renforcer.

     

    Le 12 novembre 2018, un autobus israélien a brulé, touché par un missile anti-char tiré par des terroristes du Hamas près de Kfar Aza, en Israël. (Source de l'image : capture d'écran vidéo du Hamas)

     

    Une trêve entre Israël et Gaza ne sera conclue qu'une fois les terroristes djihadistes palestiniens mis hors d'état de nuire. Nulle prime ne mettra fin à la violence et aux menaces. Le Hamas ne cesse de fournir la preuve qu'il n'est pas fiable et qu'il ne respecte aucun accord, y compris une trêve.

    Lundi 12 novembre, le Hamas et ses alliés de la bande de Gaza ont tiré des centaines de roquettes sur Israël. Les tirs ont commencé peu après que des terroristes du Hamas aient attaqué des commandos israéliens à l'intérieur de la bande de Gaza, tuant un officier israélien et blessant modérément un soldat.

    L'armée israélienne qui a riposté a tué sept terroristes, dont l'un des principaux commandants militaires du Hamas, Cheikh Nur Baraka.

    Le commando israélien n'était pas dans la bande de Gaza pour tuer ou kidnapper qui que ce soit. Ils ont agi dans le cadre d'une opération secrète de routine destinée à contrecarrer les attaques terroristes du Hamas et d'autres groupes terroristes palestiniens.

    Les commandos ont été attaqués par des terroristes du Hamas qui ont tenté de tuer ou d'enlever certains soldats. Les soldats du commando d'élite israélien ont pu regagner Israël grâce à un appui aérien.

    Que les choses soient claires, c'est le Hamas et non Israël, qui est à l'origine du conflit armé actuel. C'est le Hamas qui a attaqué les soldats israéliens, tué l'officier, puis s'est empressé d' accuser Israël d'avoir lancé une « nouvelle agression » contre la bande de Gaza.

    Les soldats israéliens n'ont fait que se défendre. Les sept terroristes abattus ont servi d'alibi au Hamas lui permetantd'accuser Israël d'avoir commis un « crime odieux » contre les Palestiniens.

    Il importe de remarquer que l'attaque du commando israélien par le Hamas a eu lieu quelques heures à peine après le départ de Mohammed El-Amadi, émissaire qatari envoyé à Gaza. Ce dernier est arrivé à Gaza la semaine dernière chargé de 15 millions de dollars en espèces.

    L'argent a été remis aux dirigeants du Hamas afin qu'ils puissent payer les arriérés de salaire de milliers de fonctionnaires et miliciens. Ce transfert de fonds a eu lieu avec l'aval d'Israël. L'émissaire qatari est arrivé à Gaza par le terminal frontalier d'Erez situé en Israël.

    Pourquoi Israël a-t-il facilité ce transfert d'argent ? Pour tenter d'éviter une guerre sans merci avec le Hamas.

    Israël n'a pas peur du Hamas. Mais ses dirigeants souhaitent éviter que la population civile palestinienne paie de sa vie les décisions stupides des dirigeants du Hamas.

    A plusieurs reprises, Israël a exprimé son désir d'atténuer les souffrances de la population palestinienne.

    Ces dernières années, Israël multiplié les efforts pour aider à la reconstruction de Gaza. Ainsi, les points de passage frontaliers entre Israël et Gaza ont été modernisés : plus de 800 camions de matériaux de construction et autres biens de consommation entrent quotidiennement à Gaza, et depuis 2014, date de la dernière guerre avec Israël, plus de 3,4 millions de tonnes de biens de consommations et matériaux sont entrés à Gaza.

    Au début de l'année, Israël a présenté à l'Union européenne, aux États-Unis, à l'ONU et à la Banque mondiale divers projets pour développer les infrastructures de la bande de Gaza, promouvoir des solutions énergétiques durables et créer des emplois pour les Palestiniens.

    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a défendu l'accord avec le Qatar pour prévenir une « crise humanitaire » à Gaza. « Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir » a déclaré Netanyahu pour que les Israéliens vivent en sécurité dans les communautés frontalières de Gaza, et tout également pour prévenir une crise humanitaire à Gaza.

    Le Hamas a touché les quinze millions de dollars du Qatar, a payé ses fonctionnaires et, quelques jours plus tard, a repris ses attaques terroristes contre Israël.

    C'est ainsi que le Hamas remercie les Qataris et les Israéliens qui ont travaillé dur pour élaborer une trêve et éviter une autre guerre susceptible de causer davantage de souffrances aux deux millions de Palestiniens vivant à Gaza.

    Le Hamas a clairement interprété le geste de bonne volonté d'Israël et du Qatar comme un signe de faiblesse. Les dirigeants du Hamas ont déclaré publiquement que la subvention de 15 millions de dollars était le « fruit » des émeutes hebdomadaires et violentes qu'ils organisent depuis mars, le long de la frontière avec Israël. Sitôt la subvention qatari touchée, Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, s'est vanté que les Palestiniens récoltaient enfin les fruits de leurs violentes manifestations contre Israël.

    La position du Hamas est identique à celle qui a suivi le retrait israélien de la bande de Gaza en 2005. Le Hamas et d'autres groupes palestiniens avaient à l'époque, interprété le « désengagement » israélien - destiné à donner à Gaza la chance de devenir un Singapour sur Méditerranée - comme un signe de faiblesse.

    La victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes de 2006 avait été le fruit de sa campagne : les Israéliens se seraient retirés en raison des attentats-suicides et autres attaques à la roquette. Votez pour nous a déclaré le Hamas parce que notre lutte armée a chassé les Juifs de Gaza.

    L'actuelle offensive du Hamas rappelle que le groupe terroriste n'est nullement intéressé par une trêve. Le Hamas ne souhaite qu'une chose : que des millions de dollars lui soient versés pour payer ses employés afin qu'il puisse se consacrer entièrement à la guerre contre Israël sans avoir à se préoccuper du bien-être de sa population.

    Les 15 millions de dollars du Qatar n'ont pas empêché le Hamas de tirer des centaines de roquettes sur Israël. Au contraire, l'argent n'a fait que renforcer le Hamas et son appétit pour le djihad contre Israël. Tout l'argent du monde n'amènera pas le Hamas à un virage idéologique ni à l'adoption d'une position tempérée à l'égard d'Israël.

    Aucune trêve n'intéresse le Hamas sauf à lui procurer de temps en temps un "répit" nécessaire à la consolidation de son arsenal militaires contre Israël. Quiconque croit à un changement d'attitude du Hamas vit dans l'illusion.

    Le Hamas a une longue tradition de violation des cessez-le-feu avec Israël.

    Même si, temporairement, les Égyptiens, les Qataris et l'ONU parviennent à un cesser le feu contre Israël, le Hamas n'abandonnera jamais son objectif de détruire Israël et de tuer autant de Juifs qu'il lui sera possible. Le Hamas continuera à violer les cessez-le-feu.

    Si le Qatar tient sa promesse d'acheminer à Gaza d'autres valises bourrées de dollars, le Hamas continuera de rire sur le chemin de la banque.

    Les médiateurs internationaux doivent comprendre que la seule solution à la crise est de renverser le Hamas et de détruire ses capacités militaires. Ils doivent aussi comprendre que le Hamas ne parle qu'une seule langue : celle de la force.

     

    Tant que les médiateurs n'auront pas intégré cette réalité, le Hamas continuera de se moquer de tout le monde, y compris de son peuple et de ceux qui tentent d'éviter un désastre humanitaire dans la région.

     

    Croire que des millions de dollars amèneront les terroristes à la paix est une erreur, ils n'utiliseront les fonds que pour se renforcer.

     

    Bassam Tawil est un arabe musulman basé au Moyen-Orient.

     

    Source et Publication:  https://fr.gatestoneinstitute.org/13302/

     


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    Ils sont prêts à tout pour briser l’AfD !

    Publié le 15 novembre 2018 - par

    L’argent a été rendu – L’affaire devrait donc être réglée, bon sang! Voici un bon moyen pour détruire le seul parti d’opposition allemand, lui mettre les bâtons dans les roues, le diaboliser, le censurer. Après Trump et Le Pen, voici Alice Weidel dans le collimateur de la justice gauchiste….

     

    La Société Générale a expulsé Marine le Pen, car elle ne remboursait plus ses dettes. Faillite du Front National. Marine le Pen croule sous les affaires judiciaires.

    Trump se sent acculé, persécuté, l’Amérique est dans une situation périlleuse.


    A présent, l’Allemagne s’y met : La justice allemande s’intéresse à un don d’argent suisse à l’AfD.

     

    Le don d’une entreprise zurichoise pour le compte d’Alice Weidel fait l’objet d’une enquête. La co-dirigeante du groupe parlementaire AfD au Bundestag, se trouve sous le feu de vives critiques.

    La justice allemande a ouvert une enquête sur un don de 130.000 euros d’un entrepreneur suisse au parti en 2017, a annoncé le procureur de Constance, Johannes-Georg Roth, au magazine Der Spiegel.

    A la suite de la publication d’articles de presse (sur ce don), le Parquet de Constance examine s’il y a des indices d’agissements passibles de poursuites. Le Parquet n’était pas joignable pour commenter ces informations.

    L’argent avait été viré en 18 tranches depuis un compte bancaire d’une entreprise pharmaceutique suisse, sise à Zurich, dans le cadre de la campagne pour les élections législatives de 2017. Les virements portaient à chaque fois la mention « Don pour la campagne électorale Alice Weidel ».

     

    En Allemagne, la loi proscrit les dons d’argent à un parti politique d’une entreprise d’un pays non membre de l’Union européenne. L’argent a été remboursé par l’AfD mais en avril 2018 seulement, ce qui vaut des tonnes de critiques à Alice Weidel, qui vit partiellement en Suisse.

     

    Elle a toutefois reçu le soutien du dirigeant du parti, Alexander Gauland, qui a jugé qu’elle n’avait pas à se faire de reproches. L’argent a été rendu trop tard, je le reconnais volontiers, a-t-il admis dans le quotidien Bild. Mais il a mis en cause le trésorier de la section régionale de l’AfD qui a manifestement mal agi, selon lui. De son côté, Alice Weidel a également mis en cause le trésorier qui avait estimé que ce don n’était pas problématique. Si à l’époque j’avais soupçonné que l’évaluation du trésorier était fausse, je serais évidemment intervenue, a-t-elle dit.

    Le Bundestag a demandé des explications à l’AfD. Les Verts et le Parti social-démocrate (SPD) se sont fait un plaisir de déglinguer Alice Weidel, l’un des cadres du SPD Carsten Schneider, appelant la responsable à répondre aux hautes exigences morales qu’elle attend des autres partis. L’entreprise pharmaceutique suisse affirme n’avoir servi que d’intermédiaire d’un donateur anonyme.
    En Allemagne, la loi proscrit les dons d’argent à un parti politique d’une entreprise d’un pays non membre de l’Union européenne.

    La justice allemande a décidé mercredi d’entamer une procédure envers Alice Weidel soupçonnant une violation de la législation allemande suite à ce versement. Une société basée à Zurich a confirmé ce paiement, en plusieurs tranches entre juillet et septembre 2017, mais le conseil d’administration a insisté sur le fait que le transfert avait eu lieu au nom d’un donneur dont l’identité reste inconnue. Cet argent a été retourné en avril 2018.

    Le parti, confronté à des poursuites pénales, a aussi annoncé avoir rejeté une donation mystérieuse en provenance de la Belgique. Le parti avait reçu 150.000 euros en février. Ces fonds ont été donnés à la branche active dans le district du Lac Constance dans le sud de l’Allemagne. Impossible de connaître l’origine du versement.

    Cette division est celle d’où est issue la co-présidente du parti Alice Weidel. Le parti a retourné l’argent le 9 mai dernier après avoir enquêté sur l’origine de cette donation et dans l’incapacité de déterminer qui était à l’initiative, a-t-on communiqué.

    Le vice-président du Bundestag (FDP), attend lui aussi avec impatience le prochain examen approfondi. Il est temps d’étudier de plus près les flux financiers de l’AfD, a-t-il déclaré !

    On comprend leur échauffement, car le parti anti-immigration a eu l’idée géniale d’inviter les écoliers allemands à dénoncer les enseignants qui affichent une opinion politique anti-AfD, abandonnant ainsi toute neutralité ! Neutral Schools, une plate-forme internet, a été lancée à Hambourg et l’AfD a annoncé son intention de la déployer dans tout le pays. Les élèves peuvent noter sur ce site des plaintes anonymes concernant les enseignants qui, selon eux, enfreignent les règles de neutralité et attaquent l’AfD.

    Le parti a déclaré que l’initiative vise à renforcer un discours démocratique et libre dans les écoles, ainsi qu’à souligner le code de neutralité et à donner aux élèves des conseils sur la manière d’agir s’ils pensent que l’enseignant est trop engagé politiquement.

    La plate-forme a suscité de vifs débats et le parti est confronté à des appels croissants de la part des enseignants, ceux-ci étant, pour la plupart, grands copains des babouchés, des voilées et porteurs de chemises de nuit en pleine rue.

    On connait de nombreuses personnalités culturelles s’en sont mêlées, de préférence à la télévision, jouant de leur altruisme factice, pour mettre fin au projet, beaucoup accusant l’AfD d’adopter les tactiques utilisées à l’époque nazie et communiste.

    Mais le parti, qui, grâce sa position anti-migrants, a remporté 90 sièges parlementaires lors des dernières élections, a riposté. Il affirme que son site Web n’a rien à voir avec de la dénonciation.

     

    Selon Bernd Baumann, l’un des principaux membres du groupe parlementaire, c’est l’occasion de saisir les preuves considérables que le parti dit avoir recueillies, montrant que les écoles dressent souvent un tableau mensonger de l’AfD, dépeint comme radical et inhumain.

     

    Par Anne Schubert      https://ripostelaique.com/


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    L’Onu et la démolition du concept de « nation »

    Publié le 15 novembre 2018 - par

    L’initiative de l’ONU de légaliser l’immigration tout en la classant dans l’ordre des droits de l’homme a pour objectif masqué la démolition du concept de « nation », de « peuple », de « nationalité » et, par conséquent, l’effacement des frontières et des pays.

    Le monde redeviendrait, selon ses vues, une terre ronde et simple où tout un chacun pourra choisir la place où il aimerait vivre et où ses ambitions territoriales ou autres pourraient se concrétiser.

    Cela semble très noble, très humain, surtout très Gauche, mais est-ce faisable ? Est-ce réaliste ?

    Et qu’adviendra-t-il de ces pays qui, hier encore, jouissaient de leur souveraineté, de leur libre-arbitre ?

     

     

    Extraits d’un article diffusé par DREUZ.

     

     

    Antonio Guterres insiste sur l’importance de bâtir des frontières sensibles au besoin de protection des personnes et de partager le fardeau de la crise migratoire. Il faut convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse.

    Selon Antonio Guterres, la migration n’est pas le problème mais la solution. L’immigration de masse renforce la croissance économique, réduit les inégalités et rapproche les différentes communautés.

    « Ce Pacte sera le premier accord global international de ce type, mais il n’imposera aucune obligation contraignante aux Nations. Il représentera une opportunité sans précédent pour les dirigeants de contrer les mythes pernicieux sur les migrants ».

    L’enthousiasme réconfortant du Secrétaire général de l’ONU n’a pas convaincu l’administration de Trump, qui a rejeté ce Pacte, car incompatible avec la souveraineté américaine. Les USA se sont retirés du Pacte mondial de l’ONU pour la gouvernance globale de l’immigration et la politique des réfugiés, auquel avait adhéré l’administration d’Obama.

    Trump : « Je leur ai dit : non seulement nous ne voulons pas d’un pays sans frontières, mais nous voulons des frontières plus solides et étanches, jamais vues jusque-là. L’Amérique est un pays souverain. Nous fixons nos propres règles de l’immigration. Nous n’écoutons pas les bureaucrates étrangers ».

    Antonio Guterres : « Il est crucial de reconnaître et de renforcer les bienfaits de la migration… Les migrants apportent d’énormes contributions à la fois à leurs pays hôtes et à leurs pays d’origine. »

    Guterres fait l’impasse sur certaines caractéristiques de la vague de réfugiés qui déferle actuellement sur l’Europe et qui n’a rien de commun avec les précédentes.

     

    Souffrirait-il d’un quelconque daltonisme culturel qui l’empêche de voir la différence entre les immigrés d’hier, qui contribuèrent à la richesse de nos pays, et ceux qui affluent en masse de nos jours ? En outre, le contexte était différent : il y avait du travail et les migrants économiques arrivaient munis d’un contrat de travail et étaient respectueux des lois du pays d’accueil.

    Arguments choc : « Les migrants acceptent les jobs refusés par les travailleurs du pays, et cela booste l’économie. Nombreux parmi eux sont des innovateurs et des entrepreneurs.

    Ils apportent aussi une contribution majeure au développement international en envoyant de l’argent vers leurs pays d’origine. » (Il omet sciemment de mentionner qu’il s’agit en particulier de pensions et d’allocations sociales diverses payées par les contribuables occidentaux.)

    Guterres, Secrétaire général actuel de l’ONU, n’est pas le premier à exalter les supposés apports bénéfiques de l’immigration de masse. L’institution intergouvernementale en a fait la promotion pendant un certain temps, comme étant un phénomène inévitable, nécessaire et souhaitable, via son hashtag : #ForMigration campaign.

    En 2012, Peter Sutherland se rendit tristement célèbre en déclarant que l’UE devrait faire son possible pour  miner l’homogénéité nationale et promouvoir des nations multiculturelles via l’immigration de masse !

    Une déclaration en harmonie parfaite avec la politique de destruction massive des nations européennes, si chère aux dirigeants de l’UE et à leurs maîtres à penser… de la nouvelle gouvernance mondiale. Renforcer la coopération internationale en matière migratoire et la gouvernance des migrations en vue de l’adoption d’un Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. (Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration) en 2018 est l’objectif que s’est fixé la communauté internationale lors du Sommet de New York sur les réfugiés et les migrants le 19 septembre 2016.

    Ce plan sera accepté sans hésitation par tous ceux qui ont du sable dans les neurones et ne parviennent pas à comprendre la différence entre l’immigration responsable et la politique d’immigration irréfléchie.

    S’opposer à une politique de portes ouvertes à tous, notamment à ceux qui profèrent ouvertement des menaces d’attaques jihadistes, clament fièrement leur refus de s’intégrer, prônent avec arrogance la charia et l’islamisation de nos pays, n’est ni raciste, ni xénophobe, ni fasciste, mais une question de survie dans son propre pays. Il n’est pas irrationnel d’exiger un contrôle des frontières et des migrants qui déferlent sur nos pays.

    L’Europe est déjà sur une pente glissante, grâce à un agenda mondialiste, qui déstabilise nos sociétés et met en danger nos libertés et l’état de droit.

     

    La dangereuse vérité : L’ONU est un pilier et un partenaire de l’OCI, qui a abandonné depuis longtemps la Déclaration universelle des droits de l’homme pour la Déclaration des droits humains du Caire, conforme à la charia.

    L’OCI réaffirme  le rôle civilisateur et historique de l’Oumma islamique dont Allah a fait la meilleure nation qui ait été donnée à l’humanité, une civilisation universelle et bien équilibrée dans laquelle l’harmonie s’établit entre cette vie et l’au-delà et la connaissance est fusionnée avec la foi. Le rôle de cette Oumma devrait être celui d’un guide pour une humanité troublée par des tendances et des idéologies concurrentes et lui apporter des solutions aux problèmes chroniques de cette civilisation matérialiste.

    Ou tout l’art merveilleux de l’affabulation, dans lequel excellent les membres de l’harmonieuse et équilibrée Oumma.

    Vers la mi-décembre, l’OCI jeta tout son poids dans la défense de l’immigration musulmane de masse en Europe en la justifiant par le fait que notre pauvre continent avait un besoin crucial de migrants musulmans pour payer ses pensions…

    Mais que ferions-nous donc sans l’apport des masses musulmanes et de l’islam ? Je n’ose l’imaginer ! À force de raconter un mensonge, il finit par devenir une réalité dans l’esprit ouvert et inclusif de certains disciples du multiculturalisme à tout prix.

    La réalité est tout autre. Ce sont les Occidentaux qui travaillent pour financer les diverses aides sociales, le logement, les soins médicaux, etc. dont bénéficient les chers invités de Mutti Merkel et qui voient l’âge de leur retraite reporté à 67 ans, bientôt à 70 ans et si cela continue ainsi, jusqu’à leur mort… conformément aux règles de la dhimmitude du Pacte d’Omar.

     

    Sur les 1,2 million de migrants qui ont envahi l’Allemagne en 2016, seulement 34 000 personnes ou 2,8 % ont trouvé un travail.

    En Suède, un tiers d’un pour cent a un travail. En Grande-Bretagne, les migrants ont drainé un coût situé entre 115 et 160 milliards de livres sterling. En dépit de cela, la marionnette socialiste de l’OCI au sein de l’ONU et ses acolytes essayent de convaincre que la migration est bénéfique à l’Europe et au reste du monde.

    William Lacy Swing, Directeur général de l’OIM (Organisation Internationale pour la Migration) : « Le Pacte mondial représente une occasion historique de réaliser l’objectif d’un monde où les migrants se déplacent par choix plutôt que par nécessité, un monde de possibilités de migration par des voies sûres, ordonnées et régulières, et un monde dans lequel la migration est bien gérée et représente une force positive pour les individus, les sociétés et les États.

    L’OIM imagine un Pacte mondial qui mettra les besoins, les capacités et les contributions des migrants au cœur de sa mission, en vue de garantir leur sécurité, leur dignité et leurs droits fondamentaux ».

     

    Louise Arbour, représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales (SRSG) : « La communauté internationale avait désormais « la grande responsabilité d’œuvrer pour une migration sûre, ordonnée et régulière, de manière raisonnée et réaliste, en vue d’améliorer la vie de millions de personnes migrantes, de ceux qu’elles laissent derrière elles et de ceux qui les accueilleront en chemin et à leur destination finale. Il nous appartient à tous ici d’accepter pleinement la mobilité humaine et de reconnaître qu’une bonne gouvernance des migrations nécessite un engagement dans une réelle coopération ».

    Ahmed Hussen, ministre canadien de l’immigration, des réfugiés et de la citoyenneté : « Nous devons reconnaître les contributions de migrants qui migrent régulièrement. Ils comblent ainsi les lacunes en matière de main-d’œuvre, renforcent l’économie, créent des emplois à travers l’entrepreneuriat, apportent une jeunesse dans les pays où les taux de natalité sont faibles et partagent leur culture avec les habitants de leur pays d’adoption ».

    Luigi Maria Vignalli, Directeur général pour les politiques migratoires du ministère italien des Affaires étrangères : « La stratégie que nous avons prévue est globale : elle tient compte de l’attitude émergente de l’opinion publique, liée au sentiment d’insécurité de nos citoyens, et appelle à mieux gérer les frontières. Elle tient aussi compte de la nécessité de changer le discours sur la migration, en mettant en avant ses aspects positifs et la contribution des migrants à une société multiculturelle et prospère ».

    Nous voici rassurés sur le bien-fondé de ce Pacte Mondial destiné à garantir une migration continue en toute sécurité en provenance des pays du tiers-monde. L’avenir de l’Occident décadent, moribond, sans harmonie ni foi repose désormais entre les mains salvatrices de l’immigration de masse musulmane. L’OCI, l’ONU et l’UE l’ont ainsi décrété.

     

     

    Sources : “New United Nations Boss Unveils Plan to Promote Global Mass Migration” (Breitbart)

    “Migration can benefit the world. This is how we at the UN plan to help” Antonio Guterres (The Guardian)

     

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

     

     

    Nantie de certitudes si convaincantes, l’ONU propose un scénario que l’on peut aisément tirer de sa nouvelle démarche :

    En premier lieu il y aura un déferlement de migrants des pays sous-développés et pauvres, principalement du Moyen-Orient et de l’Afrique et de ceux qui nourrissent un objectif tout à fait différent : celui d’opérer un remplacement rapide, sans tirer une seule balle.

    Ensuite, le choc culturel, présent déjà en Europe, au Canada et aux USA. L’aggravation du banditisme, du jihadisme, des émeutes atteindra des sommets qui contraindront les populations autochtones à chercher ailleurs où vivre.

    L’appauvrissement des pays hébergeurs, la déchéance de leurs chefs d’État et leur remplacement par des dictatures islamiques, la charia entre calamités et misère, armera les mains de ceux qui s’opposent à tous ces désastres, et la guerre éclatera dans toute sa violence.

    Les pays d’où sont sortis ces migrants seront abandonnés et un déséquilibre malsain s’instaurera.

    L’Occident sera noyé en un rien de temps, les pays dissous, les cultures remplacées, et la montée inexorable d’un empire islamique califat verra le jour.

     

    Thérèse Zrihen-Dvir

    http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

     

     

     


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    • « Il n'y a pas de place pour l'ennemi [israélien] sur la carte. » - Ismail Haniyeh, dirigeant du Hamas, 29 octobre 2018.

    • Un certain nombre de hauts responsables du Fatah, dont Munir al-Jaghoob et Mohammed Shtayyeh, ont condamné Oman pour avoir reçu Netanyahu. Ils ont également condamné les Emirats pour avoir autorisé des athlètes Israéliens aux compétitions de judo.

    • Ainsi, le Fatah et le Hamas n'acceptent pas de payer leurs salariés, se disputent sur la production d'électricité dans la bande de Gaza et sont incapables d'aboutir à un accord pour alimenter régulièrement les hôpitaux en matériel médical.

    • En revanche, ils sont unanimement d'accord pour infliger d'incommensurables peines et dommages à leur peuple.

    • Le jour viendra où les Palestiniens découvriront que leurs amis et frères sont en réalité leurs pires ennemis.

     

    Le Hamas et le Fatah ont fermement condamné la "précipitation" des pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël avant la résolution du conflit israélo-palestinien.

     

    Photo: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu serre la main du sultan d'Oman Qaboos bin Said lors de la visite officielle de M. Netanyahu à Oman, le 26 octobre 2018. (Source de l'image: Bureau du Premier ministre israélien)

     

    Depuis maintenant plus de 10 ans, le Hamas et l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas (chef du mouvement Fatah), sont en guerre.

    Toutes les tentatives de leurs frères arabes -Égypte, Arabie saoudite, Qatar – d'aider à résoudre ce conflit de pouvoir entre rivaux palestiniens ont échoué et n'ont d'ailleurs, aucune chance d'aboutir dans un avenir proche . Le fossé entre le Hamas et le Fatah demeure plus profond que jamais et les deux partis se méprisent souverainement. Le Fatah veut retourner dans la bande de Gaza ce que le Hamas refuse catégoriquement. Le Fatah exige que le Hamas désarme et cède le contrôle de la bande de Gaza ce que le Hamas refuse tout aussi nettement.

    Les deux parties ne mettent leurs différents de côté et ne s'entendent que sur un point : Israël. Sur ce sujet, impossible d'établir une distinction entre une position du Fatah et une déclaration publique du Hamas.

    Sur tout ce qui touche à Israël, à la politique d'Israël et aux décisions du gouvernement israélien, les deux parties utilisent le même langage dur et sans ambages.

    Les condamnations d'Israël émises au quotidien par le Hamas et le Fatah se recoupent à l'iota près. Les deux n'évoquent Israël que comme « un Etat d'occupation », et les deux incitent les Palestiniens et le reste du monde à la haine, accusant Israël de multiplier les crimes de guerre contre les Palestiniens et les « violations du droit international ».

    Les attaques quotidiennes du Hamas et du Fatah contre Israël ont radicalisé les Palestiniens au point que la majorité de la population palestinienne n'envisage aujourd'hui aucune forme de compromis.

    Très récemment, les rivaux palestiniens se sont à nouveau retrouvés d'accord pour condamner ce qu'ils estiment être une normalisation des relations entre Israël et certains pays arabes.

    Ils ont ainsi stigmatisé la récente visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Oman, un pays arabe sans relations diplomatiques avec Israël. Mais ils ont également ciblé la participation d'athlètes israéliens à une compétition internationale de judo organisée aux Émirats arabes unis, un autre pays arabe n'entretenant aucune relations diplomatiques avec Israël.

    Dans des communiqués séparés, Hamas et Fatah ont fermement condamné la « précipitation » de certains pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël avant la résolution du conflit israélo-palestinien. Leurs déclarations sont étonnamment similaires dans la forme comme sur le fond.

    Concernant le rapprochement apparent entre Israël et certains pays arabes, Ismaïl Haniyeh, a ainsi déclaré le 29 octobre :

    « Aucune tentative de normalisation ne changera la réalité. Il n'y a pas de place pour l'ennemi [israélien] sur la carte. Le peuple envoie un message de colère à tous ceux qui se rapprochent [d'Israël]. »

    Dans une autre déclaration, Ismaïl Haniyeh a déclaré que tout effort de normalisation est « un couteau planté dans le dos des Palestiniens ». Il a ajouté que toute forme de dialogue entre les Arabes et Israël « n'est qu'un abandon des Palestiniens et de leur juste cause ».

    Pour le Hamas, tout dirigeant arabe qui établit une relation quelconque avec Israël est un traître à la cause des Palestiniens. Haniyeh est brutalement honnête sur son opposition à une quelconque normalisation : Israël n'a « pas sa place » sur la carte. Israël n'a pas le droit d'exister et doit être remplacé par un État islamique au sein duquel les juifs seront les bienvenus en tant que minorité.

    Au Fatah, rival du Hamas, le réchauffement des relations entre Israël et certains pays arabes a suscité la même réaction épidermique. Munir al-Jaghoob et Mohammed Shtayyeh, hauts responsables du Fatah, ont condamné Oman pour avoir reçu Netanyahu.

    Tout comme ils ont condamné la présence d'athlètes israéliens à une compétition de judo qui se tenait aux Emirats Arabes Unis.

    « Le Fatah condamne la normalisation publique d'Israël avec certains pays arabes », a déclaré al-Jaghoub. Il a ajouté que la visite de Netanyahu à Oman, fait partie du plan non-encore rendu public du président américain Donald Trump d'établir la paix au Moyen-Orient.

    Pour les Palestiniens, ce plan de Trump que personne au Moyen-Orient n'a encore vu, inverserait les priorités et chercherait à établir des traités de paix entre Israël et les pays arabes avant une quelconque résolution du conflit entre Israël et les Palestiniens.

    Le Hamas et le Fatah sont d'autant plus opposésà une quelconque normalisation entre Israël et les pays arabes qu'ils craignent un abandon de leurs frères arabes. Les deux rivaux palestiniens prévoient qu'une fois la paix signée entre Israël et les pays Arabes, ces derniers oublieront les Palestiniens et consacreront leurs efforts à la prospérité et la stabilité de leurs pays.

    Les Palestiniens veulent continuer de garder le monde arabe en otage de leurs propres demandes irréalistes. Ils ne souhaitent pas que les pays arabes progressent et construisent un meilleur avenir pour leur peuple.

    Cette tactique, qui a fonctionné sept décennies durant, tend à l'obsolescence car un pays arabe après l'autre ouvre ses portes aux dirigeants, aux hommes politiques et aux athlètes israéliens.

    Le Hamas et le Fatah eux, semblent décidés à jouer la carte de la victimisation jusqu'au bout. Depuis toujours, ils se posent en victimes d'Israël. Ils cherchent désormais à convaincre le monde que les Palestiniens sont victimes d'une sorte de complot de la paix israélo-américain.

    Dans le monde des Palestiniens, la paix entre Israël et les pays arabes équivaut à une trahison, une conspiration concoctée par Israël et l'administration américaine.

    Au lieu d'accueillir le réchauffement des relations entre Israël et certains pays arabes comme un développement positif porteur d'espoir et d'optimisme pour l'ensemble du Moyen-Orient, les dirigeants du Hamas et du Fatah ne se préoccupent que de condamner et d'inciter les Arabes qui "collaborent" avec Israël.

    Ces condamnations et incitations palestiniennes sonnent comme des menaces à l'encontre des chefs d'État et de gouvernements arabes qui souhaitent entrer en relation d'affaires avec Israël. Nul doute que ces menaces seront perçues pour ce qu'elles sont par certains pays arabes, à savoir un chantage exercé par les Palestiniens sur le monde arabe.

    Quand le Hamas et le Fatah appellent la "rue arabe"à s'opposer aux bribes de normalisation avec Israël, ils exhortent en réalité les populations arabes à se révolter contre leurs dirigeants et leurs gouvernements. On imagine mal un dirigeant arabe demeurer indifférent à ces menaces et dénonciations palestiniennes.

    Une fois de plus, les Palestiniens agissent contre leurs propres intérêts en s'aliénant la bonne volonté de pays riches et puissants comme les Émirats arabes unis et Oman.

    Le Hamas et le Fatah n'ont qu'un but : isoler leur peuple et le projeter sur un chemin toujours plus extrémiste.

    La situation est telle aujourd'hui que le Fatah et le Hamas se disputent sur le règlement du salaire de leurs fonctionnaires, jugent impossible d'aboutir à un accord sur une fourniture régulière d'électricité aux résidents de Gaza, ou de trouver une solution pour alimenter normalement les hôpitaux de Gaza en fournitures médicales.

     

    En revanche, ils sont d'accord pour infliger toujours plus de souffrances et de dommages à leur peuple.

     

    Le jour viendra où les Palestiniens découvriront que leurs amis et leurs frères sont leurs plus grands ennemis.

     

    Khaled Abu Toameh, journaliste prime, basé à Jérusalem, est Fellow du Shillman Journalism au Gatestone Institute.

     

    https://fr.gatestoneinstitute.org/13319/palestiniens-normalisation-arabe-israel


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    Urgent: Coup d’état au Gabon, l’armée française débarque dans la capitale

    Par un braquage constitutionnel,  Pierre Claver Menganga Moussavou s’empare du fauteuil présidentiel au Gabon alors qu’on attendait logiquement que la présidente du Sénat assure l’intérim.

    Habituée à faire des entorses à la loi fondamentale, la Cour  Constitutionnelle a  fabriqué un nouvel alinéa de l’article 13 pour permettre au vice-président qui n’a pas qualité, d’assurer la vacance du pouvoir et de présider le Conseil des ministres qui se tient ce vendredi.

    Toujours assigné en résidence surveillée, Jean Ping et la coalition de l’opposition pour la Nouvelle République, dénoncent un coup d’État constitutionnel. ” Pour modifier la Constitution, il faut un référendum ou que le Parlement se réunisse en congrès. La Constitution ne convient pas, alors ils la changent à leur guise. C’est un coup d’État”, hurle Jean- Gaspard Ntoutoume Ayi de l’Union Nationale.

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    Après les mouvements de l’armée pour quadriller Port-Gentil, ce sont les éléments de l’armée française qui ont débarqué discrètement à Libreville, alors qu’il y a déjà près de 900 soldats français permanents au Gabon .

    Malgré la parodie d’indépendance octroyée en 1960, la France a déployé ses soldats sur le territoire gabonais conformément aux accords de défense d’août 1960 et de 2011.

    Le 6 ème Bataillon d’Infenterie de Marine a été fondé en 1975, et les soldats français sont encore stationnés au site du Camp portant le nom du Général Charles de Gaulle, tout proche de l’aéroport, prêts à intervenir sous prétexte de protéger les 10 000 Français installés au Gabon.

    La main-mise de la France sur le Gabon est sans gang. Alors que le président Léon Mba était hospitalisé à l’hôpital Claude Bichat à Paris durant deux ans, c’est la France qui  avait imposé au chef d’État mourant  de signer la nomination d’Omar Bongo au poste de vice-président.

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    C’est depuis l’ambassade du Gabon à Paris, que le peuple gabonais apprenait qu’Omar Bongo Ondimba était devenu le successeur de Léon Mba. Et voilà la même tactique qui est remise à jour.

    Victime d’un évanouissement et admis en urgence au King Faisal Hospital qui dispose  d’une antenne de neurologie de la Johns Hopkins University, avant d’être placé dans le coma  artificiel léger pour permettre à l’œdème de se résorber, l’état de santé d’Ali Bongo reste flou.

    Les médecins, y compris son médecin français qui a fait le déplacement, attendent un réveil définitif du chef de l’Etat pour se prononcer.

    Pendant ce temps, le clan placé au pouvoir par la France depuis 1967, a immédiatement pris le relais pour préserver l’héritage familial. DG des services spéciaux de la Garde républicaine (GR), unité d’élite de l’armée nationale, le colonel Frédéric Bongo, demi-frère d’Ali Bongo, veille sur la sécurité du pays, les renseignements et surtout leurs intérêts .

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    C’est l’actuel directeur de cabinet présidentiel, Brice Laccruche Alihanga, bras armé de la Première dame Sylvia Bongo  qui  gère les affaires politiques et financières  avec le premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet.

    Comme en août 2009, suite à la mort de son amant le président Omar Bongo, Marie-Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour constitutionnelle , vient encore de tourner l’article 13 de la constitution dans sa sauce de magouilles politicardes illégales pour  confier des prérogatives exceptionnelles de président par intérim au vice-président. L’armée est prête à écraser le peuple qui est appelé à manifester contre ce coup d’État constitutionnel en mondovision.

    Source: https://www.coupsfrancs.com/coup-detat-au-gabon-larmee-francaise-debarque/

     


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    • « Superpuissance humanitaire » auto-proclamée, la Suède qui se glorifie de défendre les « droits de l'homme », a retiré la garde d'un orphelin de 6 ans à ses grands-parents afin de l'expulser en direction d'un orphelinat en Ukraine. Simultanément, la Suède refuse l'expulsion les pires criminels et terroristes au motif qu'ils courraient peut-être un risque dans le pays de destination.

    • En dépit des critiques acerbes émises par certains grands corps de l'Etat, le gouvernement suédois a violé la loi en autorisant 9 000 Afghans déboutés du droit d'asile, sans papiers pour la plupart, à étudier au lycée aux côtés d'adolescents suédois.

    • Dès 2001, un article de Dagen révélait que les demandeurs d'asile chrétiens étaient déboutés plus fréquemment que les demandeurs d'asile musulmans.

     

    La Suède, « superpuissance humanitaire » auto-proclamée, fière de défendre les "droits de l'homme", a retiré un orphelin de 6 ans de la garde de ses grands-parents pour l'expulser en direction d'un orphelinat en Ukraine. (L'image est illustrative et ne représente pas l'enfant dans l'article.)

     

    En octobre 2018, la Suède qui se flatte d'être une « superpuissance humanitaire », a décidé d'expulser un petit garçon de 6 ans en Ukraine.

    A la mort de sa mère, le gamin était devenu « techniquement » orphelin, son père, un Ukrainien vivant en Ukraine, ayant officiellement demandé à être déchu de ses droits parentaux. Privé de toute famille en Ukraine, le petit Denis était donc destiné à un orphelinat.

    En 2015, la mère de Denis, accompagnée de son enfant, a quitté l'Ukraine pour rejoindre la Suède ou ses parents s'étaient installés. Mais pour des raisons inconnues - que les médias n'ont pas tenté de percer -, un permis de séjour lui a été refusé ainsi qu'à son enfant. L'Agence suédoise des migrations (Migrationsverket) a alors pris la décision d'expulser Denis, sans tenir compte du dossier de demande d'adoption déposé par les grands-parents maternels.

    L'Agence des migrations a motivé sa décision en arguant que Denis « n'a pas fourni de raison plausible qu'une prise en charge adaptée ne lui serait pas fournie en Ukraine ». Par on ne sait quelle aberration, la décision administrative a été prise au nom de « l'intérêt supérieur de l'enfant ».

    Que le garçon soit techniquement orphelin et que ses grands-parents, avec lesquels il vivait, aient entamé une procédure d'adoption, ne représentaient pas de motifs suffisant pour enrayer l'expulsion, a déclaré Karin Fährlin, chef de service au Migrationsverket.

    « Ce dossier est celui d'... un garçon, citoyen ukrainien, et c'est à la famille, ou au père, ou aux autorités ukrainiennes de répondre de cet enfant. Voilà pourquoi [il sera expulsé] », a-t-elle déclaré.

    L'expulsion de Denis, sitôt médiatisée, a provoqué un énorme scandale. Plus de 60 000 Suédois ont signé sur Facebook une pétition contre l'expulsion et plusieurs personnalités et hommes politiques ont publiquement exprimé leur dégoût. « Sa mère vient de mourir. Il n'a pas de père. Il a six ans et on le retire de chez ses grands-parents en Suède pour l'expulser en direction d'un orphelinat ukrainien ? C'est inhumain et dégoûtant » a écrit Jessica Almenäs, une vedette de la télévision.

    La pression du public s'est avérée si forte que les fonctionnaires du Migrationsverket ont suspendu l'expulsion et ont estimé que leur décision avait peut-être été « trop ​​hâtive ».

    « Une enquête plus sérieuse aurait dû être enclenchée », a déclaré Per Ek, ​​responsable du service de presse de Migrationsverket. « Nous allons nous y remédier dès maintenant ».

    Les administrations et les organismes gouvernementaux prennent régulièrement de mauvaises décisions ; mais la particularité de celle-ci tient au fait qu'elle émane d'une autorité administrative chargée des migrations, sous tutelle du ministère des Affaires étrangères, lequel se targue de représenter un pays qui se glorifie d'être une « superpuissance humanitaire ».

    Une « superpuissance humanitaire » autoproclamée n'est pas censée retirer les enfants de six ans à leurs grands-parents pour les expulser vers un orphelinat Ukrainien. La Suède est si fière de défendre les « droits de l'homme » qu'elle refuse d'expulser les pires criminels et terroristes si le risque le plus infime existe que leur vie soit en danger à leur arrivée.

    Par contraste avec la mesure d'expulsion frappant le petit Denis, âgé de 6 ans, le Parlement suédois a adopté en juin 2018, une loi spéciale autorisant un très grand nombre de déboutés du droit d'asile à demeurer en Suède. Neuf mille "mineurs" non accompagnés en provenance d'Afghanistan– des personnes dont les demandes d'asile ont été rejetées et qui auraient donc dû être expulsées – se sont vu accorder un permis de séjour temporaire en Suède.

    Les critiques acerbes des plus hautes agences gouvernementales n'y ont rien fait. D'autant qu'il a été établi que 7 000 de ces "enfants migrants non accompagnés"étaient en réalité des majeurs de plus de 18 ans. Les permis de séjour temporaires seront donc délivrés à ces « mineurs » qui ont prévu d'aller au collège ou qui y étaient déjà inscrits.

    Passant outre les critiques de diverses administrations suédoises, passant outre la loi, le gouvernement a autorisés 9 000 Afghans déboutés et à l'identité invérifiable – faute de papiers sans doute – à demeurer dans le pays et à étudier aux côtés de lycéens suédois.

    La police et les tribunaux de l'immigration ont jugé transgressive cette loi qui enfreint d'autres lois qui obligent les candidats à un permis de séjour de s'identifier clairement. Réduire cette exigence réduit la capacité des autorités suédoises à savoir qui vit dans le pays.

    Le Conseil de la législation (Lagrådet), un grand corps de l'Etat composé de magistrats en activité et d'anciens juges de la Cour suprême chargé de valider les propositions législatives, a estimé que « la limite de l'acceptabilité a été atteinte en termes de formulation de la législation ». Cette appréciation inhabituelle et extrêmement sévère n'a pas empêché le parlement suédois de voter la loi.

    Et qu'une majorité de Suédois - 54% - se soit prononcé contre l'idée d'accepter 9 000 Afghans n'y a rien fait non plus.

    Selon le gouvernement, l'intégration des 9 000 "mineurs" afghans coutera 2,9 milliards de couronnes (environ 300 millions d'euros) au contribuable suédois au cours des trois prochaines années.

    Après avoir légiféré en faveur des Afghans, la Suède n'a rien vu de contradictoire à prendre un arrêté d'expulsion contre un enfant vulnérable âgé de 6 ans, orphelin de mère, recueilli par ses grands-parents et inscrit dans une école maternelle suédoise. (Au moins jusqu'à ce que l'indignation du public l'oblige à réexaminer sa décision.)

    En réalité, la mesure d'expulsion prise contre Denis apparait moins comme une erreur ponctuelle que comme la confirmation d'un biais : la Suède exprime une préférence envers certains groupes d'immigrés au détriment d'autres.

    Dès 2001, un article de Dagen révélait que la Suède déboutait les demandeurs d'asile chrétiens beaucoup plus fréquemment que les demandeurs d'asile musulmans. En 2000, moins de la moitié (40%) des dossiers de demande d'asile déposés par les chrétiens avaient été acceptés, contre 75% pour les demandeurs musulmans.

    Après le renversement de Saddam Hussein en 2003, les djihadistes ont multiplié les exactions contre les chrétiens d'Irak. Pourtant, en 2009, la Suède a gardé portes closes et a renvoyé en Irak les demandeurs d'asile irakiens chrétiens : sur les 25 chrétiens irakiens expulsés en 2009, 24 ont dû fuir l'Irak à nouveau, tandis qu'un s'est caché à Mossoul, a indiqué Sveriges Radio .

    Un couple de chrétiens irakiens réfugié en Suède en 2005, a été expulsé de force en Irak en 2009 après quatre années passées dans le pays. L'homme et la femme ont dû fuir l'Irak à nouveau pour la Turquie. « J'aimais la Suède et le peuple suédois, mais je n'oublierai jamais la cruauté de ceux qui nous ont chassés. Ce fut un cauchemar. Etaient-ils vraiment Suédois ? » s'est demandé le couple au micro de Sveriges Radio.

    À l'époque, Nina Shea, de la Commission américaine sur la liberté religieuse dans le monde, avait déclaréà Sveriges Radio qu'un nettoyage ethnique contre les chrétiens était en cours et qu'en Irak, le simple fait d'être chrétien vous plaçait automatiquement en position de victime sujette à des persécutions.

    A l'époque, les associations de défense des droits de l'homme s'étaient également exprimées en faveur des chrétiens en Irak, affirmant qu'il n'était pas prudent de les renvoyer là-bas au risque de voir les persécutions religieuses repartir de plus belle.

    En dépit de ces mises en garde, les autorités suédoises chargées des migrations ont expulsé des chrétiens, affirmant que ces derniers « n'ont pas fourni la preuve qu'ils couraient un risque réel et prévisible de subir des sévices graves » s'ils retournaient en Irak, ont déclaréà l'époque les autorités.

    En 2014, la « superpuissance humanitaire » a expulsé en Irak des personnes appartenant à la minorité chrétienne assyrienne, là où l'Etat islamique menait une impitoyable épuration ethnique et religieuse par le viol, la torture, l'esclavage et le meurtre.

    Mais la « superpuissance humanitaire » n'en a pas été impressionnée.

    Dans une de leurs nombreuses décisions d'expulsion à l'encontre des chrétiens assyriens d'Irak, les responsables suédois des migrations ont écrit

    « En raison du déploiement de l'Etat islamique dans le nord du pays, les combats ont diminué à Bagdad. Certes, des attentats terroristes et des fusillades éclatent à Bagdad ...

    L'autorité des migrations estime que vous n'avez pas fourni de motif raisonnable qui étaye votre crainte d'être sérieusement maltraité...

    Vous n'êtes donc pas perçu comme ... ayant besoin de protection ... »

    En juillet 2017, les autorités suédoises de l'immigration ont décidé d'expulser Aideen Strandsson.

    Cette actrice iranienne, secrètement convertie au christianisme en Iran, a pu émigrer en Suède en 2014 grâce à un visa de travail.

    Malgré la forte probabilité qu'elle soit emprisonnée à son arrivée - avec le viol et la torture couramment pratiqués dans les prisons iraniennes – et qu'elle encoure une condamnation à mort en raison de son apostasie (une peine presque systématiquement appliquée aux apostats), les autorités suédoises ont choisi d'expulser Strandsson en Iran. Lors de l'audience de Strandsson, un responsable suédois de l'immigration lui a déclaré que son retour en Iran ne serait pas aussi grave qu'elle l'imaginait et qu'elle ne « passerait pas plus de six mois en prison ».

    Les responsables suédois lui auraient également dit que sa conversion au christianisme ayant été une décision personnelle, elle devait en assumer seule les conséquences.

    Heureusement, un contentieux judiciaire entre Strandsson et la police suédoise a retardé son expulsion sans butoir prévisible. En août dernier, Strandsson ignorait toujours la date de son expulsion.

    Selon Gabriel Donner, avocat qui a plaidé les dossiers de demande d'asile de plus de 1 000 chrétiens, 8 000 chrétiens menacés par une ordonnance d'expulsion ont plongé dans la clandestinité en Suède.

    Selon Donner, les responsables de l'immigration suédois ne comprennent pas ce qui pousse certains musulmans à devenir chrétien :

    « Leur incompréhension saute aux yeux quand un converti déclare qu'il s'est converti à cause de l'amour qu'il a reçu de Jésus-Christ. Presque moqueurs, ils demandent au converti, qu'entendez-vous par amour ? Cette notion leur est tout à fait étrangère. »

    En janvier 2018, le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) a empêché la Suède d'expulser au Pakistan un ancien musulman, Abdul Malik.

    Arrivé en Suède en 2012 en provenance de la province du Baloutchistan, Malik s'est converti au christianisme en 2015, a été baptisé et travaille depuis à la traduction de la Bible. Mais les autorités suédoises n'ont pas accordé le moindre crédit à sa conversion et, en 2017, ont décidé de l'expulser au Pakistan, où il risque d'être arrêté et torturé, non seulement en raison de ses activités politiques en faveur du Baloutchistan, mais également en raison de sa conversion au christianisme.

     

    Alors, « Superpuissance humanitaire » la Suède ?

    Peut-être, mais avec quelques limites tout de même.

     

    Judith Bergman, chroniqueuse, avocate et analyste politique, est une distinguée chercheuse senior au Gatestone Institute.


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    • Sinan Selen, un expert antiterroriste né à Istanbul et âgé de 46 ans, est le premier musulman à occuper un poste de direction dans la communauté du renseignement allemand.

    • Tout au long de sa carrière, Selen a mené un combat résolu contre le fondamentalisme islamique. Au sein de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), il a piloté la surveillance du mouvement islamo-nationaliste turc Milli Görüs, qui milite contre l'intégration des musulmans dans la société européenne.

    • Les changements à la direction du BfV sont la conséquence de la polémique déclenchée par une vidéo de téléphone portable qui aurait filmé des groupes d'extrême droite attaquant des migrants pour venger le meurtre d'un citoyen allemand de Chemnitz par deux demandeurs d'asile déboutés. Mais le très sérieux blog Tichys Einblick affirme que la vidéo décrit en réalité une attaque d'Allemands par des migrants. Et pas l'inverse.

     

    La chancelière Angela Merkel a promu un immigré turc au poste de n°2 de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV). les services de renseignement allemand, Sur la photo : le bâtiment du BfV à Berlin. (Source : Wo st 01 / Wikimedia Commons)

     

    La chancelière Angela Merkel a promu un immigrant turc au poste de n° 2 de l'Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz, BfV), les services de renseignement allemands.

    Sinan Selen, né à Istanbul et âgé de 46 ans, est le nouveau vice-président du BfV. Cet expert de la lutte contre le terrorisme sera le premier musulman à occuper un poste de direction au sein de la communauté allemande du renseignement.

    Cette nomination intervient quelques semaines à peine après le limogeage par Merkel du président du BfV, Hans-Georg Maaßen, qui avait publiquement pris position en faveur d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), le parti anti-immigration qui est aujourd'hui la cible de Merkel et de son allié au sein de la coalition, le Parti social-démocrate de centre gauche (SPD).

    La nomination de Selen a permis à Merkel de viser plusieurs objectifs. Apaiser le SPD tout d'abord et sauver son gouvernement de l'éclatement. Le SPD a en effet exigé que les services de renseignement surveillent de près l'AfD, et a réclamé que davantage de "représentants de la diversité" soient nommés à des postes de direction dans les grandes agences fédérales.

    La nomination de Selen se veut également un geste symbolique en direction de la communauté turque allemande, qui se plaint de manière récurrente du "racisme institutionnalisé" des services de sécurité allemands. Enfin, la nomination d'un Turc, pourrait également être une tentative de calmer le président turc Recep Tayyip Erdogan qui pèse de tout son poids chaque fois qu'il le peut, pour que l'Allemagne lutte plus vigoureusement contre les opposants kurdes à Erdogan.

    Selen a étudié le droit à l'université de Cologne et en 2000, a entamé sa carrière à l'Office fédéral de la police criminelle (Bundeskriminalamt, BKA) en Allemagne. Très vite, il a été promuà la tête des services d'enquêtes antiterroristes. En 2006, il a été nommé chef adjoint de l'unité de lutte contre la criminalité transfrontière au sein de la police fédérale (Bundespolizei). En 2011, il a pris la direction de l'unité de lutte contre le terrorisme au ministère de l'intérieur.

    En mai 2016, Die Welt arévélé que Merkel avait - apparemment à la demande d'Erdogan - placé Selen à la tête d'une comité spécial de lutte contre le terrorisme au sein du ministère de l'Intérieur. Une concession qui fait partie de l'accord UE-Turquie signé en mars 2016 pour mettre fin aux flux de migrants en provenance de Turquie et à destination de la Grèce. Dans un long article qui examinait l'influence croissante d'Erdogan sur Merkel, Die Weltécrivait :

    « Le gouvernement fédéral n'hésite pas à se réorganiser pour complaire aux demandes de la Turquie. Les Turcs ont accepté le principe d'un « nouveau mécanisme commun » de lutte contre le terrorisme, dirigé par Sinan Selen, au sein du ministère fédéral de l'Intérieur ...

    « Selen est un fonctionnaire expérimenté qui a fait ses preuves dans la lutte contre le crime organisé. Mais qu'un poste aussi prestigieux soit créé pour Selen ne peut avoir qu'une explication : quand les Turcs discutent antiterrorisme avec Berlin, ils doivent penser qu'ils ont un des leurs pour interlocuteur ».

    De par sa position de chef du groupe de travail, Selen est devenu l'interlocuteur privilégié des plus hauts responsables de la sécurité turque. Et sans doute, est-ce cette position qui lui a permis de conclure un accord bilatéral de coopération renforcée en matière de renseignement et de partage d'informations. Les commentateurs turcs en ont conclu que la nomination de Selen, était un signal de Merkel pour indiquer au gouvernement d'Erdogan qu'une coopération seraient bienvenue en matière de sécurité.

    Dans la blogosphère allemande, certains ont tenté de cerner le spectre idéologique de Selen. On sait avec certitude que, tout au long de sa carrière, Selen a fait face résolument aux fondamentalistes islamiques allemands. Au sein du BfV, il a supervisé la surveillance des islamo-nationalistes turcs du Milli Görüs ("Vision Nationale"), un mouvement qui milite fermement contre l'intégration des musulmans au sein de la société européenne.

    Les changements à la direction du BfV ont été accélérés par une affaire de vidéo diffusée sur les réseaux sociaux qui montrait – en apparence - des militants d'extrême droite pourchassant des migrants en représailles du meurtre d'un citoyen allemand à Chemnitz par deux demandeurs d'asile déboutés.

    Le mécontentement a éclaté après que Daniel Hillig, un germano-cubain de 35 ans, ait été poignardé à mort par deux migrants lors du festival annuel de Chemnitz, le 26 août.

    La police avait initialement refusé de révéler l'identité des coupables. Mais le 27 août, un rapport de police a fuité sur les réseaux sociaux – très vite effacé des sites Web allemands mais disponible sur un site russe – qui a révélé que les assassins étaient des migrants clandestins d'Irak et de Syrie. Malgré les antécédents criminels très conséquents des deux assassins, les autorités allemandes leur avait permis de se déplacer librement en Allemagne. La police a fini par confirmer l'authenticité du document mais a ouvert une enquête pour « violation de secrets officiels ».

    Des milliers de personnes ont manifesté plusieurs jours durant pour protester contre le meurtre de Daniel Hillig, mais aussi contre l'inaction du gouvernement face à la montée en flèche de la criminalité des migrants. Les manifestations ont rassemblé un large éventail de la société allemande, y compris la « fachosphère » et des contre-manifestants.

    A la fin d'une de ces manifestions, des violences ont éclaté et des manifestants ont lancé des injures aux migrants croisés sur leur chemin. Les médias ont monté en épingle ces incidents, transformant la demande populaire de protection contre la criminalité des migrants en une attaque de l'extrême droite contre des passants innocents d'origine étrangère.

    Quasiment aucun des politiciens allemands n'a condamné le meurtre de Hillig. En revanche, tous se sont précipités pour dénoncer les agressions faites aux migrants.

    Le 27 août, le porte-parole de Merkel, Steffen Seibert, a condamnéà l'occasion d'une conférence de presse, la « chasse à l'homme menée contre des personnes de couleur et d'origines différentes » dans les rues de Chemnitz. La chancelière Merkel lui a fait écho :

    « Nous avons des vidéos qui montrent que des chasses à l'homme, des émeutes, de la haine se donné libre cours dans la rue, autant d'événements inacceptables dans notre État constitutionnel. »

    Il a été révélé par la suite que toutes les allégations du gouvernement étaient basées sur une seule vidéo de 19 secondes - intitulée « Chasse à l'homme à Chemnitz » - et postée sur Facebook par les militants « antifascistes » d'un groupe nommé Antifa Zeckenbiss. Cette vidéo a, par la suite, été diffusée par la chaîne de télévision publique ARD.

    La vidéo montre simplement un individu en poursuivant un autre dans ce qui semble être un incident isolé. Mais ces images ont servi de fondement à un narratif de « chasse à l'homme ».

    Burkhard Lischka (SPD), président de la commission des affaires intérieures du Parlement allemand, a mis en garde contre le risque de guerre civile :

    « Une mouvance de droite dans notre pays propage ses fantasmes violents de guerre civile jusque dans nos rues. Qu'au Bundestag [le parlement allemand] un parti légitime ces excès commis contre nos concitoyens d'origine étrangère au nom du droit à se faire justice soi-même, montre que la majorité de notre pays doit faire entendre plus fortement encore la nécessaire primauté du droit, de la démocratie et de la cohésion dans notre société. »

    Le vice-président du Bundestag, Thomas Oppermann (SPD), a exigé que les services de renseignement du BfV étendent leur surveillance à l'AfD, le parti anti-immigration : « La question des réfugiés divise le pays et l'AfD surfe sur cette vague radicale ».

    Le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer (CSU), a déclaré au contraire qu'aucune base légale ne légitimait une surveillance de l'AfD. En marge d'une réunion à huis clos de son parti politique dans le Brandebourg, Seehofer a défendu les manifestants de Chemnitz : « Protester ne fait pas de vous un nazi ». Seehofer a ajouté : « La migration est la mère de tous les problèmes. »

    Le Premier ministre de Saxe, Michael Kretschmer (CDU) a plus tard contredit les affirmations du gouvernement: « Il n'y avait pas de foule, il n'y avait pas de traque, il n'y a pas eu de pogrom dans cette ville. »

     

     

    36454291_122063535367450_7937267002308034560_n.jpgAllemagne : un Musulman d'origine Turque Devient le n°2 du Renseignement Intérieur
    par Soeren Kern • 26 novembre 2018

     

    Le porte-parole du procureur général de la République de Saxe, Wolfgang Klein a ajouté : « Après examen de l'ensemble du matériel dont nous disposons, rien ne montre qu'une chasse à l'homme a eu lieu à Chemnitz. »

     

     

    Quand certains ont demandé à Seibert de rectifier ses déclarations initiales, il en a rajouté :

    « Je n'engagerais pas de débat sémantique sur un mot. Je prends bonne note des déclarations du bureau du procureur général. Mais je remarque qu'une vidéo circule qui montre des personnes d'origine étrangère pourchassées et menacées.

    Je remarque encore que des menaces et des appels à faire justice soi-même ont été proférées. Donc, le débat est clos ».

     

    A l'instar de Seibert, Merkel aussi en a rajouté :

    « Nous avons vu clairement des images de haine et de persécution d'innocents. Il faut éviter que cela ne se reproduise. C'est tout ce que j'ai à dire. »

     

    Le 7 septembre, Maaßen a mis en doute l'authenticité de la vidéo :

    « Rien ne prouve l'authenticité de la vidéo d'agression qui a circulé sur Internet. Tout en restant prudent, je dirais que cette vidéo pourrait représenter une action de désinformation destinée à détourner l'attention du public du meurtre de Chemnitz par exemple. »

     

    Le refus de Maaßen de se porter caution du narratif officiel a déclenché la fureur de Merkel et de ses partenaires du SPD au sein de la coalition.

     

    Le 18 septembre, Maaßen a été limogé du BfV, mais grâce au soutien du ministre conservateur de l'intérieur, Horst Seehofer, Maaßen a été promu au sein du ministère de l'Intérieur, à un poste mieux rémunéré.

     

    Le 5 Novembre, cependant, Maaßen a été à nouveau limogé de la fonction publique. Dans un discours prononcé à huis clos devant ses homologues du renseignement en Europe, il a condamné les politiques « naïves et gauchistes » du gouvernement Merkel, ajoutant que les « forces de la gauche radicale » du SPD étaient déterminées à l'éliminer :

    « Je suis perçu en Allemagne comme un opposant aux naïvetés idéalistes ou gauchistes qui règnent en matière de politique étrangère ou de politique de sécurité. Je peux m'imaginer une vie en dehors de la fonction publique, en politique ou dans les affaires par exemple. »

     

    Les sociaux-démocrates se sont quant à eux félicités du licenciement de Maaßen. « Il était temps », a déclaré le secrétaire général du SPD, Lars Klingbeil. « Il a donné une nouvelle preuve de son goût pour les théories du complot qui sévissent à l'extrême droite. »

     

    Entre-temps, le 16 novembre, un journaliste de Tichys Einblick, un blog allemand de premier plan, a rapporté qu'il avait retrouvé et interrogé les créateurs de la fameuse vidéo :

    « Il n'y a pas eu de chasse à l'homme le 26 août 2018 à Chemnitz (...). Notre enquête confirme le témoignage de Hans-Georg Maaßen, récemment démis de ses fonctions de président du BfV parce qu'il avait nié l'authenticité de la vidéo et contredit Merkel : cette fausse preuve est une désinformation ciblée. Maaßen a osé contredire la chancelière, ce qui a entraîné une crise gouvernementale. »

     

    Selon Tichys Einblick, la vidéo provenait du téléphone portable d'un couple allemand qui participait aux funérailles de Hillig. Mais les images diffusées ont donné une représentation partielle des événements ; en réalité, ces images relatent une attaque du cortège funèbre par des migrants. La caméra a filmé en effet, une personne de la procession qui repoussait des migrants. Pour parler clair, la vidéo documentait l'attaque de citoyens allemands par des migrants et non "une chasse aux migrants" par des Allemands.

     

    Mal interprétée par les gardiens du multiculturalisme allemand, la vidéo a hystérisé le politiquement correct qui sévit dans la sphère politique, plongé le gouvernement en "mode crise permanente" et amené la destitution du chef du renseignement Maaßen.

     

    Le successeur de Maaßen, Thomas Haldenwang, a déjà annoncé qu'il élargirait l'action du BfV à « l'extrémisme de droite ».

     

    S'exprimant devant la Commission de contrôle du Bundestag (Parlamentarisches Kontrollgremium, PKGr), le 16 novembre, Haldenwang - qui était auparavant numéro 2 du BfV, poste désormais occupé par Selen - a déclaré que le terrorisme islamiste demeurait la principale menace pour l'Allemagne, mais que le BfV garderait « en ligne de mire, le possible développement d'un terrorisme de droite ». Haldenwang a également promis de procéder à une « évaluation professionnelle du risque posé par l'AfD ».

     

    Source et Publication:  Soeren Kern est Senior Fellow du Gatestone Institute de New York.


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