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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    GÉOPOLITIQUE;
     
    6 janvier 2018

    CES MÉDIAS ET FAUX INTELLECTUELS AMERICAINS DE LA GAUCHE BOBO QUI VEULENT DETRUIRE LE PRESIDENT DES ETATS-UNIS DONALD TRUMP

     
     
     
     
     
     
     
     
     
    LA VÉRITÉ AU GRAND JOUR SUR CE QUI SE TRAME RÉELLEMENT AVEC LES MÉDIAS GAUCHO-BOBO POUR ESSAYER DE DÉTRUIRE DONALD TRUMP ÉLU DÉMOCRATIQUEMENT A LA TÈTE DES ÉTATS-UNIS 
     
     
     
     
     
     
     
     
    SOURCE PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 5 JANVIER 2018

    Pourquoi la popularité de Trump n’est-elle pas au plus haut alors que les impôts et le taux de chômage sont au plus bas ? Parce que les médias sont entrés en guerre totale pour détruire le Président Trump.

    J’avais prévu d’écrire cet article il y a trois mois. Les événements se bousculent tellement que le temps m’a manqué. Avec le vote historique de la baisse fiscale, il est cependant d’une actualité brûlante.

    Le Centre pour l’intégrité publique (6) a révélé que 19 dollars sur 20 donnés par les médias ont été remis à la campagne de Hillary Clinton en 2016, soit 96% de l’ensemble des dons. Tant que les médias n’emploieront pas dans la même proportion des journalistes de droite et des journalistes de gauche, il n’y aura aucune diversité dans la presse.

    Le dernier sondage Gallup cité par AOL indique que le taux de popularité du Président Trump est au plus haut depuis juillet,  mais le chiffre est faible : 39%.

    Le sondage Rasmussen (5) annonce un taux de popularité à 46%.

    • Ne soyez pas étonnés de lire que d’un côté le Président Trump a obtenu d’exceptionnelles réussites pour le peuple américain, et de l’autre qu’il obtient un faible taux d’opinion favorable dans les sondages : les sondages ne sont pas le reflet de l’opinion des gens sur Trump, mais de l’opinion que les médias leur donne.
    • Ce que les gens pensent de Trump est le résultat de ce qu’ils lisent sur lui dans les médias. Le traitement par la presse de la présidence Trump étant largement négatif comme vous allez le lire plus bas, les sondages reflètent essentiellement le ton négatif des médias.
    • 90% des Français ont une opinion négative de Trump. Normal, toute la presse traditionnelle est négative à son endroit.
    • Les 10% qui ont une opinion positive sont des lecteurs de Dreuz, car il n’y a guère que Dreuz, Valeurs Actuelles et Causeur pour publier les accomplissements du président américain.
    • Partout ailleurs, c’est censure et bouche cousue.
    • Ne soyez pas étonnés que les mêmes organismes de sondage qui disaient que Trump ne se qualifierait jamais pour la course à la présidence en 2015, qui disaient qu’il n’avait aucune chance de gagner la primaire Républicaine en 2016, qu’il n’avait aucune chance de remporter l’élection en octobre 2016, qu’Hillary avait 75% de remporter la présidentielle en novembre, et qu’il échouerait dans toutes ses promesses en 2017 sont ceux qui lui accordent un taux de popularité à 35%.
    • Ne soyez pas étonnés qu’ils appliquent les mêmes méthodes de sondage : ils interrogent le même échantillon constitué de plus de Démocrates que de Républicains, ils conduisent leurs sondages dans les mêmes grandes villes Démocrates de la côte Est et Ouest, et ils ignorent l’immensité de l’Amérique qui vote Trump.
    • Les organismes de sondage suréchantillonnent les Démocrates : « ils utilisent 29 % plus de Démocrates que de Républicains, et les résultats favorisent les anti-Trump », expliquait le Washington Examiner en septembre 2017 (washingtonexaminer.com)
    • Dans ses sondages, CNN interroge 26% de Républicains, 41% de Démocrates, et 33% d’indépendants, et arrive toujours, quelle surprise, à un taux de popularité négatif sur Trump !
    • Et contrairement à la majorité des gens, si vous ne lisiez pas Dreuz info, vous ne seriez pas au courant des formidables accomplissements de Trump, car voici comment les médias parlent de Trump :

    Media Research Center : « 91% de reportages anti-Trump dans les médias »

    • Le 12 décembre, Media Research Center (1) concluait dans son étude que 91% de la couverture médiatique de Trump est négative.

     » Au cours des trois derniers mois, plus de 90 pour 100 de la couverture médiatique majeure du président Donald Trump par les médias a été négative » a expliqué Rich Noyer, directeur de recherche du centre.

    • Selon l’étude, la couverture de Trump dans les journaux télévisés du soir d’ABC, de CBS et de NBC en septembre, octobre et novembre était négative à 91 %.

    • En septembre, il n’y a eu que 31 interventions pro-Trump sur les trois chaînes réunies contre 359 déclarations négatives, selon l’enquête.
    • En octobre, le nombre de déclarations positives est passé à 41, tandis que le nombre de déclarations négatives était de 435,
    • En novembre, il y a 33 propos positifs contre 320 déclarations négatives.

    Harvard Université : « La couverture de Trump pendant ses 100 premiers jours a établi une nouvelle norme de négativité »

    • En mai dernier, Harvard Université concluait dans son étude (2) que pendant les trois premiers mois de la présidence Trump, 80% des reportages sur lui ont été négatifs, et« ils ne sont jamais descendus en dessous de 70% de négatif pendant une semaine consécutive, atteignant 90% en pointe ».
    • Sur 6 des 7 chaînes de télévision câblées, les reportages sur Trump ont été négatifs à 13 contre 1.
    • Les reportages négatifs concernant Trump sur CBS ont dépassé la barre des 90%.
    • 87% de papiers sur Trump dans le New York Times sont négatifs.
    • Washington Post : 83% d’articles négatifs.
    • Wall Street Journal, 70% négatifs.

    Et le record américain va à CNN, avec 93% de couverture négative ! (vous me direz, nous avons plus de chance que vous, car en Suisse, en France, au Québec et en Belgique, c’est près de 100% de la couverture médiatique qui est anti-Trump (98% sur la chaîne nationale allemande ARD), et cela explique pourquoi, avec ce matraquage, 90% de l’opinion sur Trump est négative en Europe).

    Jimmy Carter en octobre 2017 :

    «Je pense que les médias ont été plus durs avec Trump qu’avec n’importe quel autre président. A ce que je sache, je pense qu’ils se sentent libres d’affirmer que Trump est mentalement dérangé et tout le reste sans hésitation.»

    ⇒ Voici un rappel par le grand reporter Brit Hume de ce que devrait être le métier de journaliste :

    « En fait, c’est le travail des journalistes – du moins ceux qui sont [encore] journalistes – de couvrir l’actualité sans crainte ni favoritisme, de renoncer à forcer le changement d’opinion des électeurs, et de leur laisser la tâche de ‘déplacer l’aiguille’ sur le cadran des élections. »

    Et si le doute existe encore sur la malhonnêteté des journalistes, la récente étude du très sérieux Pew Research center enfonce le clou dans le cercueil de leur éthique.

    Pew Research Center : « Les médias sont trois fois plus négatifs sur Trump que sur Obama »

    « La couverture des débuts de Trump au pouvoir s’est éloignée de son programme et de ses actions politiques, et portait davantage sur une critique de sa personnalité »

    • Selon l’institut de sondage non-partisan Pew Research (3), au début de sa présidence [donc avant qu’il ait pu accomplir quoi que ce soit de significativement critiquable ou louable] « la couverture médiatique de Trump était négative à 62%. En comparaison, la couverture médiatique d’Obama n’était que de 20% négative. »
    • Seulement 5% des reportages étaient positifs durant les 3 premiers mois de la présidence Trump.
    • Environ six articles sur dix sur les débuts de Trump au pouvoir ont eu une évaluation négative, environ trois fois plus qu’au début de la couverture médiatique d’Obama et environ deux fois plus que celle de Bush et Clinton.
    • « La couverture des débuts de Trump au pouvoir s’est éloignée de son programme et de ses actions politiques, et portait davantage sur une critique de sa personnalité », a déclaré Pew dans un communiqué.

     

     

    Conclusion

    Avec 90% de couverture négative comme seul moyen de former son opinion, il n’est pas possible qu’une personne moyennement informée (la quasi-totalité des citoyens) pense autre chose que du mal du Président Trump.

    En fait, lorsqu’aucune information positive n’est relayée par les médias (qui a entendu dire que Trump a écrasé ISIS ?), lorsque les bons résultats de sa politique ne sont pas publiés, le contraire serait humainement impossible.

     

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    Avec 90% de couverture négative aux Etats-Unis, le taux de popularité de Trump varie donc de 35% à 45%. Ce que les médias ne vous disent pas, c’est que c’est le taux le plus élevé de toute la classe politique !

    Avec 54% d’opinions négatives et seulement 37% d’opinions positives, le parti Démocrate atteint son plus faible score depuis 25 ans, tandis que le Congrès traîne à 21% de taux de satisfaction.

    Au-delà des sondages d’opinion, un chiffre compte pour moi. Nous avons un proverbe aux Etats-Unis : « Money talksbullshit walks », que l’on peut traduire par « les actions parlent, les belles paroles s’envolent », qui ressemble de loin à : « les mots s’envolent les écrits restent ».

    Et l’argent a parlé : en octobre dernier, le Parti Républicain a indiqué que ses caisses n’ont jamais été aussi pleines des petits dons (4).

    « Le Parti Républicain est sur la bonne voie de collecter plus d’argent des petits contributeurs qu’il n’en a collecté depuis plus d’une décennie » disait le GOP dans un communiqué le 6 octobre dernier – avant l’importante réforme des impôts qui va enrichir la majorité des Américains.

     

    SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pourDreuz.info.

     

     

    (1) https://www.newsmax.com/politics/fake-news-abc-nbc-cbs/2017/12/12/id/831367/

    (2) https://shorensteincenter.org/news-coverage-donald-trumps-first-100-days/

    (3) http://www.washingtonexaminer.com/pew-trump-media-three-times-more-negative-than-for-obama-just-5-percent-positive/article/2644448

    (4) https://www.washingtonpost.com/politics/trump-supporters-eager-to-drain-the-swamp-help-fill-gop-coffers/2017/10/05/ec214f22-a53d-11e7-ade1-76d061d56efa_story.html?utm_term=.811d500fe7a3

    (5) http://www.rasmussenreports.com/public_content/current_events/

    politics/prez_track_jan04

    (6) http://www.trumpscorecard.com/fake-news-biased-media.html

     

     

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    SOURCE PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 21 DÉCEMBRE 2017
    La baisse des réglementations du président Trump a dopé l’économie avant même la baisse des impôts

     

    Juste quelques heures.

    Il n’aura fallu que quelques heures pour que les grandes entreprises américaines commencent à réagir à la baisse d’impôts historique de 1500 milliards de dollars promis par Donald Trump. 

     

    Et leur réaction n’est pas exactement celle que les experts et les médias ont annoncée…

    • Pendant que Macron annonce qu’il va prendre dans votre poche 4,5 milliards d’impôts supplémentaires, 85% des Américains vont conserver un peu plus de l’argent qu’ils gagnent.
    • Les Américains vont également voir dès janvier une baisse des prélèvements sur leurs chèques de salaire.
    • Une famille typique de 4 personnes qui déclare un salaire de 73 000 dollars par an donnera à l’Etat près de 2100 dollars de moins d’impôts sur une année.

    Mais la grosse surprise est arrivée mercredi, quelques heures après le vote historique de réduction des taxes promises par le Président Trump.

    Dans Le Monde, qui décidément ne comprend pas grand-chose non plus à l’économie, Arnaud Leparmentier se fait l’écho des critiques exprimées par les médias, qui agissent surtout comme porte-parole du parti Démocrate.

    Il explique que la réforme est « surtout favorable aux multinationales », sans comprendre la simple logique de cause à effet : lorsque dans un environnement capitaliste et libéral, l’entreprise gagne, ce sont les salariés et l’ensemble du pays qui encaissent.

    Et c’est exactement ce qui vient de se produire non pas dans les mises en garde de la gauche, non pas dans la propagande socialiste, ou dans les spéculations anti-Trump, mais dans le monde de la réalité pour lequel les idéologues ont un tel mépris.

    Plusieurs géants viennent d’annoncer qu’ils vont verser des primes exceptionnelles et des hausses du salaire minimum aux employés à la suite de l’adoption du projet de loi républicain de réforme fiscale en raison des réductions d’impôt importantes dont ils vont bénéficier du fait de la baisse de 15% du taux d’imposition des sociétés à 21%.

    De nouveaux investissements sont également prévus, lesquels auront un effet boule de neige sur la bonne santé économique.

     

     

    AT&T

    • AT&T a déclaré qu’elle va offrir une prime de 1 000 $ à plus de 200 000 employés dès que la réforme fiscale sera promulguée,
    • Elle a promis d’investir un milliard de dollars supplémentaires aux États-Unis en 2018.
    • Le PDG, Randall Stephenson a fait l’éloge de la législation fiscale comme étant « une mesure monumentale pour aligner les impôts payés par les entreprises américaines sur ceux du reste du monde industrialisé ».

    Boeing

    • Boeing a annoncé qu’il va consacrer 300 millions de dollars à des « placements liés aux employés et à des organismes de bienfaisance » en raison de la baisse de la fiscalité.
    •  » Les réformes nous permettent d’être plus compétitifs sur la scène mondiale et nous donnent une base plus solide pour investir dans l’innovation, les installations et les compétences qui soutiendront notre croissance à long terme », a déclaré le PDG Dennis Muilenburg dans un communiqué.

    Comcast

    • Comcast (pour les non-Américains, Comcast est surtout connue comme le géant qui propose son réseau câblé et internet dans nos résidences) a décidé de verser des primes de 1 000 $ à 100 000 employés non cadres, en raison du démantèlement des règles de neutralité du Net décidé par Obama et l’adoption de la réforme fiscale.
    • Le chef de la direction, Brian Roberts, a également déclaré que l’entreprise prévoit de dépenser « bien plus de 50 milliards de dollars en investissements dans l’infrastructure au cours des cinq prochaines années ».

    Fifth Third Bankcorp

    La Bancorp a déclaré qu’elle augmente le salaire minimum horaire à 15 $ pour ses employés américains.

     

    Wells Fargo

    • Wells Fargo a déclaré qu’elle augmente le salaire minimum pour les employés américains de 13,50 $ à 15,50 $,
    • Elle annonce également qu’elle va verser 400 millions de dollars de dons à des organismes communautaires et sans but lucratif en 2018.

    Et ce n’est qu’un début…

     

    Conclusion

    L’esprit de la réforme fiscale est simple à comprendre pour nous, mais pour un Français, il s’agit d’un concept abstrait, presque de la science-fiction : en un mot, c’est un projet anti-Etat social, car « l’Etat social » crée surtout le chômage, l’appauvrissement des ménages, et une certaine misère morale.

    C’est une réforme qui considère que ce n’est pas l’Etat qui s’occupe de nous et nous prend en charge, mais nous qui nous occupons de nous-même et qui nous prenons en charge.

    La réforme ne vise à aucune redistribution des revenus des uns qui travaillent dur pour les donner aux autres qui se roulent les pouces, une idée que nous considérons comme immorale.

    Elle ne consiste pas, comme la nouvelle hausse que vous, en France, allez subir, à ce que l’Etat vous prenne votre argent et le donne à d’autres, mais à laisser à ceux qui triment le résultat de leurs efforts.

    C’est le mérite contre la « générosité » sous la contrainte. Avec cette baisse, l’Etat va nous laisser garder un peu notre argent.

    La réforme ne cherche pas à « corriger les inégalités » par le biais de l’impôt, car nous considérons que les inégalités font partie inhérente de la vie et ne doivent pas être niées par des gens qui ne produisent pas de richesse.

    Nous avons de nombreuses lois sociales, mais nous considérons que c’est en créant des emplois et permettant aux salaires de progresser, en libérant les entreprises de la pression fiscale et réglementaire de l’Etat, que les inégalités sont corrigées par le marché, et non par un décideur étatique qui la plupart du temps ne comprend pas ce qu’il fait.

    La réforme est donc résolument anti-Etat et surtout anti-Etat social.

    Ce sont les milliardaires, les Bill Gates, qui font dans le social avec leur fortune.

     

    SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pourDreuz.info.

     

     
    Posté par DIACONESCO_TVà - - 

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    Afrique, les points chauds de 2018 (l’Afrique réelle n°97)

    afrique

     

    06/01/2018 – 05h00 Abidjan (Breizh-Info.com) – Le 97ème numéro de la revue l’Afrique réelle vient de sortir, avec pour thème central ce mois ci, les points chauds à venir en Afrique pour l’année 2018.

     

    Sommaire du N°97 (janvier 2018) :

    Dossier : Afrique, les points chauds de 2018

    – L’Afrique du Nord entre jihadisme et crises structurelles

    – Le Sahel face à l’ethnisation du jihadisme

    – De la Corne au Limpopo

     

    Actualité :

    La traite des esclaves en Libye : une vieille pratique

     

    Histoire :

    Heia Safari : Du Kilimanjaro aux combats de Berlin, l’épopée du général von Lettow-Vorbeck

     

     

    Editorial de Bernard Lugan :

    2018 : La vraie décolonisation de l’Afrique commence

    Dans les pays du nord où priment l’économique et l’idéologie, l’analyse de la situation africaine est désespérément simple, pour ne pas dire simpliste : si le continent est sinistré, c’est par manque de développement.

     

    Voilà pourquoi, durant plus d’un demi-siècle, des sommes considérables y furent déversées. En vain.

     


    L’échec des politiques de développement étant évident, le marasme africain fut ensuite attribué à l’absence de démocratie.

    Le continent se vit alors imposer la suppression du parti unique qui maintenait un semblant de cohésion des mosaïques ethniques locales.

    La conséquence d’une telle politique hors sol se lit aujourd’hui à travers l’émiettement politico-ethnique, l’ethno-mathématique et l’anarchie.

    Toujours imbus de leurs principes démocratiques et porteurs de l’arrogant néo-colonialisme des « droits de l’homme » archétypiquement incarné par la CPI, les idéologues des pays du nord, ne voient pas qu’une révolution a commencé au sud du Sahara.

    Et qu’elle se fait précisément au nom de la contestation de leurs dogmes.

    Nous sommes en effet en présence de la première véritable tentative de décolonisation en profondeur du continent à travers le rejet global de l’universalisme des Lumières et du contrat social.

    Contrairement à ce que veulent nous faire croire la plupart des intellectuels africains installés en Europe ou aux Amériques et qui sont tout à la fois des déserteurs du développement et de modernes « Oncles Tom » n’ayant que les mots de démocratie et de développement à la bouche, leur continent d’origine n’accepte en effet plus la doxa occidentale.

    Mais une fois la greffe politico-morale européo-américaine rejetée, les Afriques n’entreront pas pour autant dans le cycle des félicités.

    Les futures élites africaines devront en effet trouver des solutions urgentes au suicide démographique continental tout en définissant de nouveaux rapports politiques entre les diverses composantes ethniques de leurs pays respectifs.

    A cet égard, la situation du Sahel résume les problèmes du continent. Ici, à partir de la révolution néolithique, les sédentaires sudistes ont vécu dans la terreur des raids lancés contre leurs villages par les nomades nordistes, qu’il s’agisse, d’ouest en est, des Maures, des Touareg, des Toubou ou encore des Zaghawa.

    La colonisation libéra les premiers, puis elle inversa le rapport des forces en leur faveur.

    Avec les indépendances, l’espace sahélo saharien fut ensuite cloisonné par des frontières artificielles.

    Pris au piège de l’Etat-nation, sudistes et nordistes furent alors forcés de vivre ensemble.

    Le traumatisme fut d’autant plus fort qu’après la fin du parti unique, la démocratie électorale ethno-mathématique donna le pouvoir aux plus nombreux, c’est-à-dire aux sudistes qui n’ont pas boudé leur revanche historique.

     

    Voilà qui explique d’abord les évènements actuels de cette région, et non le manque de développement ou le « déficit démocratique ».

     

    Crédit photo : wikimedia commons (cc)
    [cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine


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  • 01/08/18--06:49: SYRIE ET LES U S A ???
  • 7 janvier 2018

    D’après un journal panarabe basé à Londres, l’administration américaine s’apprêterait à reconnaître diplomatiquement un territoire contrôlé par les Forces démocratiques syriennes, cette alliance arabo-kurde soutenue par les États-Unis et bénéficiant du soutien de la coalition internationale.

     

    Les États-Unis envisageraient d’adopter prochainement des mesures visant à reconnaître diplomatiquement une région du nord de la Syrie contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), opposées aux autorités officielles du pays, écrit dimanche le journal Asharq Al-Awsat, se référant à un responsable occidental de haut rang, dont le nom n’est pas dévoilé. 

     

    Selon ce dernier, il s’agit d’une zone de quelque 28.000 km2 (près de trois fois supérieure à la superficie du Liban) située à l’est de l’Euphrate. 

    Comme le précise l’interlocuteur du journal, ce projet s’inscrit dans la nouvelle stratégie de l’administration américaine sur la Syrie et que l’initiative en question provient du secrétaire d’État à la Défense, James Mattis.

    source


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    Iran – L’Europe rejette le bellicisme étasunien

    Moon of Alabama
    Moon of Alabama

    Par Moon of Alabama– Le 4 janvier 2018

    La manière dont les États-Unis et l’Europe ont réagi aux modestes manifestations en Iran témoigne d’un nouveau clivage entre eux.
     
    Ces réactions  mettent en lumière la belligérance du lobby sioniste et son influence sur les médias et la politique américaine.
     
    Cette question est un révélateur du fossé qui se creuse entre les intérêts bien compris des États-Unis et ceux d’Israël.

     

     
    Il y a encore quelques manifestations antigouvernementales et quelques attaques contre les institutions publiques en Iran. Mais, comme le montre le graphique, elles sont en train de diminuer. Hier, il n’y en a eu qu’à 15 endroits alors que, depuis le 28 décembre, 75 villes ont connu une forme de protestation ou une autre.
     
    De plus, il y a eu, hier, aussi, des marches pro-gouvernementales, chacune d’entre elles était de loin plus importante que les manifestations anti-gouvernementales.
     
     
    Les dégâts causés aux biens publics par de jeunes émeutiers ont aliéné les participants sincères des premières manifestations, qui avaient d’amples motifs économiques de rejeter les politiques néolibérales du gouvernement iranien actuel.
     
    L’incitation à la violence venue de l’extérieur de l’Iran, probablement en raison des machinations de la CIA, les a dépouillés de leur voix.
     
    J’avais posé cette question dans un article précédent :
     
    « Pourquoi les États-Unis font-ils cela ?
     
    Le plan n’est peut-être pas de renverser immédiatement le gouvernement iranien, mais de susciter une vive réaction du gouvernement iranien contre les actions militantes dans le pays. …. Cette réaction pourrait alors être utilisée pour imposer des sanctions plus larges et plus strictes à l’Iran, en particulier de la part de l’Europe. Il s’agirait là de la nouvelle étape d’un plan plus général visant à étrangler le pays, et d’un nouveau pas dans l’escalade.
    et :
     
    L’administration vient d’appelerà une session d’urgence de l’ONU sur la situation. C’est vraiment ridicule… »
    Ridicule, c’est le mot. Des membres du Conseil de sécurité et du Conseil des droits de l’homme des Nations unies ont rejeté les plans américains. Il n’appartient pas aux Nations Unies de s’insérer dans les affaires intérieures d’un pays.
    Mais même pour ceux qui croient que l’ONU a le droit d’intervenir, les manifestations en Iran, estimées au maximum à 15 000 personnes dans chaque cas et peut-être 45 000 si on les additionne, sont bien trop insignifiantes pour justifier une réaction de l’ONU.
     
    L’Union européenne, principale cible du projet américain d’imposer à nouveau des sanctions à l’Iran, a officiellement rejeté cette possibilité. Le ministre suédois des Affaires étrangères a déclaré que de telles mesures seraient « inacceptables » et que la situation ne s’y prêtait pas.
    Le président Macron (français) a averti que rompre les relations avec l’Iran mènerait à la guerre. Il a indiqué assez clairement qui était derrière ces menées :
     
    La France entretient des relations étroites avec les autorités iraniennes, et elle veut garder ce lien « parce que ce qui est en train de se jouer, sinon, c’est qu’on est en train de subrepticement reconstruire un ‘axe du mal’ » a déclaré le président.
    (…)
     
    « On voit bien le discours officiel qui est porté par les États-Unis, Israël, l’Arabie saoudite, qui sont nos alliés à de nombreux égards, c’est quasiment un discours qui va nous conduire à la guerre en Iran ».
     
    Il a ajouté, sans donner de détails que « c’était une ‘stratégie délibérée de certains’ ».
     
    Le ministre russe des Affaires étrangères a mis en garde les États-Unis contre toute ingérence dans les affaires intérieures de l’Iran.
     
    Pendant ce temps, un journal phare saoudien, Al Arabiya, bat the Onion 1 sur son propre terrain en affirmant que l’Iran a fait venir le Hezbollah, des unités irakiennes et des mercenaires afghan pour réprimer les manifestations.
     
    Dans un article paru dans le Washington Post, le vice-président Pence se plaint du prétendu manque de réaction de l’administration Obama face aux manifestations en Iran, mais n’annonce aucune réaction de l’administration Trump.
     
    Les rédacteurs en chef du Washington Post multiplient les articles d’opinion de lobbyistes pro-sionistes qui s’acharnent contre l’Iran et reprochent à l’Europe de ne pas suivre la ligne de Trump.
     
    La Fondation anti-iranienne pour la défense des démocraties, qui est financée par un spéculateur sioniste extrémiste, tient beaucoup de place dans les journaux américains :
     
    Adam H. Johnson @adamjohnsonNYC – 4:04 – 3 jan 2018
     
    Au cours des 72 dernières heures, la FDD a publié des articles d’opinion dans le NYTimes, Washington Post, NYPost, Politico et WSJ sur l’Iran, répétant dans chacun d’eux les mêmes arguments usés des pro-interventionnistes.
     
    Adam H. Johnson @adamjohnsonNYC – 18:14 – 3 jan 2018
     
    Après avoir épuisé toute la place qu’on lui avait octroyée dans WSJ, WaPo, Politico et NYTimes cette semaine, le FDD s’encanaille dans le Washington Times aujourd’hui. Triste !
     
    Le blog soi-disant « centriste »Lawfare a publié un appel demandant qu’on fournisse des bombes artisanales antichar (EFP ) 2 aux manifestants iraniens. (Pendant l’invasion américaine de l’Irak, la résistance locale a fabriqué et utilisé de tels EFP contre les occupants américains.
     
    L’armée américaine a faussement prétendu que ces EFP venaient d’Iran. Le rédacteur en chef de Lawfare, le célèbre Benjamin Wittes, semble d’accord avec ces allégations. Ce rédacteur en chef, affirme qu’il ne corrige jamais aucun des articles publiés sur son site.
     
    Son seul regret, concernant cet article, c’est que l’appel à armer les émeutiers en Iran ne s’appuie pas sur de solides arguments juridiques. (On se demande comment les rédacteurs de Lawfare réagiront lorsque la Chine livrera des armes antichars à la prochaine incarnation d’Occupy Wall Street).
     
    C’est donc une grosse campagne aux États-Unis qui accompagne des événements de bien moindre envergure en Iran. La campagne vise à créer un climat favorable à la guerre contre ce pays.
     
    Les médias lui font une grande  place. Mais les États-Unis se sentent bien seuls dans cette entreprise.
     
    L’Arabie saoudite est un tigre de papier qui ne compte pas, et Israël ne peut rien faire contre l’Iran. L’axe de la résistance est prêt pour une grande guerre, selon le dirigeant du Hezbollah Nasrallah. Il précise que si la guerre était déclarée, elle toucherait le cœur d’Israël.
     
    Stephen Kinzer souligne que l’animosité américaine contre l’Iran et son gouvernement n’est assortie d’aucune vision stratégique :
     
    « L’histoire montre que tout gouvernement iranien se doit d’être fortement nationaliste et de protéger avec assiduité les musulmans chiites partout dans le monde, de sorte que l’idée qu’un ‘changement de régime’ produirait un Iran plus pro-américain est un fantasme. La sécurité des États-Unis ne sera pas sérieusement affectée par la politique intérieure iranienne.
    (…)
    En 1980, le président Carter a proclamé que toute contestation de la domination américaine sur le golfe Persique serait considérée comme ‘une attaque contre les intérêts vitaux des États-Unis d’Amérique’. Il était guidé par les impératifs mondiaux de son époque. Une grande partie du pétrole américain venait du golfe Persique et l’Occident ne pouvait pas risquer de le perdre au profit du pouvoir soviétique.
     
    Aujourd’hui, il n’y a plus d’Union soviétique et nous ne dépendons plus du pétrole du Moyen-Orient. Pourtant, bien que les causes de notre politique se soient évaporées, la politique elle-même demeure inchangée, une relique d’une époque révolue. »
    Kinzer a raison de parler d’absence de vision stratégique. Mais il néglige l’influence du lobby sioniste dont l’intérêt est que les États-Unis restent impliqués dans la destruction de tous les adversaires potentiels de son entreprise coloniale.
     
    Ce n’est pas l’intérêt du peuple des États-Unis qui commande la politique américaine, il y a même pas mal de temps que cela n’est plus le cas (si ça l’a jamais été).
     
    Traduction : Dominique Muselet
     
    Notes
     
    1. The Onion, « L’Oignon », est un média d’informations parodiques américain, créé en 1988 ↩
    2. En anglais Explosively Formed Penetrators (EFP). Les charges génératrices de noyau (connues aussi sous le nom de charges formées) sont des têtes explosives qui permettent de pénétrer une armure. https://www.youtube.com/watch?v=s2hInZOYmvY↩

     


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    Rumeurs à propos de l’attaque d’une base aérienne russe à Khmeimin, Syrie. Une première analyse

     

    Le Saker.is – 4 janvier 2018

    Des rumeurs commencent à courir sur une supposée attaque de la base des forces aériennes russes de Khmeimin en Syrie. J’ai analysé les sources d’information russes, et voici ce que je puis en dire à l’heure qu’il est :

    1- Une attaque a bien eu lieu

    2-C’était une attaque combinée aux lance-roquettes et aux mortiers.

    3-Les roquettes ont toutes été interceptées et détruites.4

    -Les mortiers ont atterri et infligé des dommages

    5-Le reportage d’origine se fondait sur deux sources militaro-diplomatiques russes.

    6-L’information d’origine disait que 4 bombardiers SU24, deux avions de chasse SU 35S et un avion de transport An-72, ainsi qu’un dépôt de munitions, avaient été atteints.

    7-L’annonce d’origine disait aussi que 10 membres des forces russes avaient été blessés.

    Il s’avère que la vérité est beaucoup moins dramatique. Des obus de mortier ont effectivement touché la périphérie de la base.

    En même temps, deux soldats ont été tués et sept blessés.

    Tant qu’à présent, il ne semble pas qu’aucun avion ait été touché. Apparemment, les photos d’avions russes endommagés, qui ont circulé sur les réseaux sociaux,  ont été prises ailleurs. Le Ministère russe de la Défense a formellement nié la véracité de cette information, qu’il a traitée de « fake ».

    Par principe, je ne dis jamais « jamais ».

     

    Cependant, j’ai remarqué que, au point où l’on en est

    1-Personne n’a montré la moindre vidéo de l’attaque, même prise par téléphone cellulaire.

    2-Personne n’a produit la moindre vidéo des conséquences.

    3-Ni les USA ni même les Takfiris (Daech, ISIS, IS, Al Qaeda, Nouvelle Armée Syriene, etc.) n’ont revendiqué l’attaque.

    4-Dans le passé, les Russes ont toujours annoncé leurs échecs (SU-34, hélico abatti, etc.)

    5-Normalement, quand ils sont attaqués, les Russes l’admettent et promettent des représailles impitoyables.

    Il est cependant exact que les avions russes, à Khmeimin, ne sont pas sous abri et cela n’est pas bon.

     

    Conclusion : à ce point dans le temps (0105UTC), j’appelle ceci soit un « fake » soit une grosse exagération.

     

    Par Le Saker

     
     
     
    8 janvier 2018

    Dans la nuit du 6 janvier, des systèmes russes de défense aérienne ont torpillé une attaque terroriste massive de drones ciblant la base aérienne de Hmeimim et la base de soutien logistique de Tartous, relate le ministère russe de la Défense.

    Des systèmes de défense aérienne ont détecté et déjoué avec succès une attaque terroriste de 13 drones visant la base aérienne russe de Hmeimim et la base de soutien logistique de la marine russe de Tartous, en Syrie, a annoncé le ministère de la Défense.

    «Dix drones se sont approchés de la base aérienne russe de Hmeimim et trois autres de la base de soutien logistique de la marine russe dans la ville de Tartous», indique la source.

    L’attaque terroriste n’a fait aucun blessé ni causé de dégâts matériels, selon le ministère.

    Des unités russes de la guerre électronique ont pris le contrôle de six drones.

    Elles ont fait atterrir trois  d’entre eux sur le territoire contrôlé par les forces militaires russes, tandis que trois autres se sont écrasés.

     

    Sept autres drones ont été détruits par des systèmes portatifs de défense aérienne russe Pantsir-C.

     

    L’expertise technique des drones capturés a prouvé que les terroristes sont en mesure de mener des attaques depuis une distance d’environ 100 km.

     

    Le recours aux drones par les terroristes lors de leur attaque contre les bases russes en Syrie montre qu'ils ont reçu des technologies d'un pays possédant de hautes capacités technologiques qui leur permettent de commettre des attentats dans tout pays, précise le ministère russe de la Défense.

    Le 31 décembre 2017, l'aérodrome Hmeimim avait déjà été la cible d'un tir de mortier soudain par un groupe mobile de terroristes.

    À la suite du tir, deux militaires avaient été tués.

    Lors de sa visite sur la base aérienne de Hmeimim en décembre dernier, le Président russe Vladimir Poutine avait annoncé le début du retrait des militaires russes de Syrie.

     

    8 janvier 2018

    Les armements auxquels les terroristes ont eu recours lors de l'attaque de drones contre des objectifs russes en Syrie n'ont pu provenir que d'un pays possédant de hautes capacités technologiques, selon le ministère russe de la Défense.

     

    Le recours aux drones par les terroristes lors de leur attaque contre les bases russes en Syrie survenue dans la nuit du 6 janvier, montre qu'ils ont reçu des technologies d'un pays possédant de hautes capacités technologiques qui leur permettent de commettre des attentats dans tout pays, selon le ministère russe de la Défense.

     

    «Le fait que les terroristes aient eu recours à des drones [lors de leur attaque contre les bases russes en Syrie, ndlr] témoigne qu'ils ont reçu des technologies permettant de commettre des actes terroristes par le biais de drones dans tout pays», indique le communiqué du ministère russe de la Défense.

    Dans la nuit du 6 janvier, des systèmes russes de défense aérienne ont torpillé une attaque terroriste massive de drones ciblant la base aérienne de Hmeimim et la base de soutien logistique de Tartous, relate le ministère russe de la Défense.

    Les armements utilisés par les terroristes proviennent d'un pays étranger

    Au sein du ministère russe de la Défense, on a en outre fait remarquer que des détonateurs de procédure étrangère avaient été utilisés dans les engins explosifs improvisés attachés aux drones.

    «Les solutions d'ingénierie auxquelles les terroristes ont eu recours lors de l'attaque contre des objectifs russes en Syrie n'ont pu provenir que d'un des pays possédant de hautes capacités technologiques qui assurent la navigation satellite et le largage d'engins explosifs improvisés conçus d'une manière professionnelle dans les coordonnées de destination», précise le communiqué du ministère russe de la Défense.

    Tous les drones auxquels les terroristes ont eu recours lors de leur attaque ont été munis de capteurs biométriques et de servomoteurs commandant les gouvernes de profondeur, toujours selon la même source.

     

    Et de poursuivre:

    «Actuellement, les spécialistes russes compétents sont en train d'établir les voies d'acheminement aux terroristes de ces technologies et de ces dispositifs, ainsi qu'ils examinent le type et l'origine des substances utilisées pour la conception des engins explosifs improvisés».

     

    source

     


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    Afrique

     

    L’Afrique est-elle condamnée à rester instable ?

     

    À long terme, seule une croissance économique rapide et inclusive associée à une bonne gouvernance pourrait éliminer les facteurs structurels de la violence en Afrique.

    Par Jakkie Cilliers.
    Un article de Libre Afrique

     

    L’intensité des conflits armés en Afrique augmente et baisse cycliquement.

     

    Selon les données issues du Uppsala Conflict Data Program et de la Base de données mondiale sur le terrorisme, les conflits armés ont atteint leur pic en 1990/1991 à la fin de la guerre froide, ils ont baissé jusqu’en 2005/2006, sont restés relativement stables jusqu’en 2010/2011, puis sont repartis à la hausse jusqu’en 2015, même si leur pic cette fois-ci n’a pas atteint celui enregistré en 1990/91.

    Au moins sept facteurs sont à l’origine de la violence sur le continent. Les comprendre peut aider à mieux gérer la situation.

     

    La pauvreté

    Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que les États pauvres n’ont pas la capacité d’assurer la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités, comme en Afrique du Sud.

    Selon les prévisions actualisées à l’aide du International Futures Forcasting System, environ 37% des Africains vivent dans l’extrême pauvreté (environ 460 millions de personnes). En 2030, 32% des Africains (soit 548 millions) risquent encore de vivre dans une pauvreté extrême.

    Ainsi, alors que la part diminue (environ 5% de moins), les chiffres absolus augmenteront vraisemblablement d’environ 90 millions du fait de l’augmentation de la population.

    Il est donc improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable visant à mettre fin à la pauvreté absolue, si l’on garde le sentier de croissance actuel d’environ 4% de croissance du PIB par an.

     

     

    La démocratie électoraliste

    La démocratisation peut déclencher des violences à court et moyen terme, en particulier autour des élections. Les événements récents au Kenya en sont un exemple.

    Là où il y a un déficit démocratique important, comme en Afrique du Nord avant le printemps arabe, les tensions s’accumulent et peuvent accoucher de violences.

     

    Et un déficit démocratique – où des niveaux de démocratie inférieurs à ce que l’on peut attendre par rapport à d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires – conduit souvent à l’instabilité.

    Celle-ci est également alimentée par la manipulation des élections et des constitutions par les chefs d’État pour prolonger leur séjour au pouvoir.

    Les exemples incluent le Burundi, la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda.

     

     

    Le type de régime

    La nature du régime gouvernemental est un autre facteur structurel. La plupart des pays stables sont des démocraties pures ou des autocraties pures.

    Mais la plupart des pays africains ont des régimes mixtes alliant démocratie et autocratie. Ils affichent une façade démocratique mais n’en ont nullement la substance.

    Ces régimes mixtes sont intrinsèquement instables.

     

     

    Structure de la population

    La population africaine est jeune, avec un âge médian de 19 ans. En comparaison, l’âge médian est de 41 ans en France (un pays relativement jeune selon les normes européennes).

    Ainsi, 22% des adultes français sont âgés de 15 à 29 ans contre 47% des Africains.

    Les jeunes pays ont tendance à être plus turbulents parce que les jeunes hommes sont en grande partie impliqués dans la violence et la criminalité.

    Si les jeunes manquent d’emplois et que les taux d’urbanisation sont élevés, l’exclusion sociale et l’instabilité s’ensuivent.

     

     

    Les cycles de violence

    L’histoire de la violence est généralement le meilleur prédicteur de la violence future, la violence génère de la violence.

    Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la RDC sont pris au piège dans des cycles de violence difficile à rompre.

    Cela exige un effort considérable et très coûteux, ce qui nécessite souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure que seule l’ONU peut fournir.

    Mais, redimensionner le maintien de la paix plutôt que de l’intensifier est à l’ordre du jour à l’ONU.

     

     

    Un mauvais voisinage

    Selon l’endroit où se trouve un pays, le risque de violence peut varier parce que les frontières et les zones rurales sont mal contrôlées.

    La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par les pays voisins.

    La violence déborde les frontières nationales et affecte d’autres pays, tandis que les institutions chargées de la loi et de l’ordre, mal formées et mal équipées, ne peuvent généralement pas bien fonctionner au niveau régional.

     

     

    Faible croissance et inégalités croissantes

    L’Afrique est dominée par les inégalités. La croissance ne se traduit pas par la réduction de la pauvreté.

    En outre, le monde subit actuellement une croissance faible après la crise financière mondiale de 2007/2008, avec des taux de croissance moyens nettement inférieurs à ceux d’avant.

    L’Afrique doit croître à des taux moyens de 7% ou plus par an si elle veut réduire la pauvreté et créer des emplois.

    Les prévisions à long terme affichent pourtant des taux nettement inférieurs.

     

     

    Opportunité au milieu des défis

    Ces sept facteurs liés indiquent que l’idée selon laquelle l’Afrique peut en quelque sorte «faire taire les armes d’ici 2020», comme le préconise l’Union africaine dans le cadre de son Agenda 2063, est irréaliste.

    La violence restera malheureusement une caractéristique d’un certain nombre de pays africains pendant de nombreuses années et le continent devrait réagir en conséquence.

    À long terme, seule une croissance économique rapide et inclusive associée à une bonne gouvernance pourrait éliminer les facteurs structurels de la violence.

    Il est également clair que les pays à revenu intermédiaire font des progrès pour attirer les investissements directs étrangers, mais que les pays pauvres resteront tributaires de l’aide.

    D’où la nécessité de davantage de coopération internationale et régionale dans le cadre de ce processus, y compris un appui substantiel et accru au maintien de la paix.

    Sur le web   https://www.contrepoints.org/2018/01/10/306918


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    9 janvier 2018

    Le ministère russe de la Défense a commenté la déclaration du Pentagone sur la disponibilité sur le marché des technologies employées lors de l'attaque de drones contre les bases militaires russes en Syrie et a attiré l'attention sur le fait qu'un avion américain patrouillait la zone pendant l'attaque en question.

     

    Un Poseidon des Forces armées américaines effectuait une patrouille entre les villes syriennes de Tartous et de Hmeimim durant la période pendant laquelle des terroristes ont mené une attaque de drones contre les bases militaires russes en Syrie, a déclaré le ministère russe de la Défense, commentant ainsi les récents propos du Pentagone sur la disponibilité de technologies analogues sur le marché.

     

    «… une drôle de coïncidence.

    Pourquoi durant la période de l’attaque de drones des terroristes contre les sites militaires russes en Syrie, c’est justement un avion de renseignement des Forces armées américaines Poseidon qui patrouillait pendant plus de quatre heures à une altitude de 7.000 mètres au-dessus de la Méditerranée, entre Tartous et Hmeimim», s’interroge l’institution militaire russe.

    Et d’ajouter que dans son communiqué sur l’attaque déjouée le 6 janvier contre les bases en question et sur le transfert aux terroristes des technologies nécessaires pour mener cette attaque, le ministère avait sciemment évité de mentionner l’implication d’un pays concret ou de donner des détails sur des technologies concrètes.

     

    «Pourtant, juste pour programmer les contrôleurs de gestion de drones […] et le largage des munitions par le système GPS, il est nécessaire d’avoir des savoirs acquis dans une bonne école d'ingénieurs d’un pays développé», a souligné le ministère, avant d’ajouter que pas n’importe qui pouvait réussir à obtenir des coordonnées précises en se basant sur les données de renseignement.

    Et de souligner que jusqu'à récemment les terroristes ne possédaient pas ce genre de savoirs et de technologies.

    La déclaration du porte-parole du Pentagone selon laquelle toutes ces technologies sont «facilement disponibles sur le marché» suscite aussi bien la préoccupation du ministère russe de la Défense que son intérêt légitime, a pointé la source.

     

    «De quelles technologies s’agit-il, où se situe ce "marché" et quels services spéciaux y vendent les données de renseignement spatial?», s’interroge le ministère.

    Rappelons que le ministère russe de la Défense avait déclaré lundi qu’une attaque de drones contre ses bases militaires en Syrie avait été repoussée le 6 janvier.

     

    En outre, il a été souligné que les solutions d’ingénierie auxquelles les terroristes avaient eu recours ne pouvaient provenir que d'un pays possédant de hautes capacités technologiques.

     

    SOURCE


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    De quels temps Macron est-il le nom?

     

     

    Par Michel Segal

    Publié le 9 janvier 2017 dans Arrêt sur info 

    Lorsque la Syrie commence à voir la fin de son calvaire, ce qui de toute évidence aurait été impossible sans un soutien réel du peuple à son président, Emmanuel Macron déclare que Bachar est l’ennemi du peuple syrien[1], appelant ainsi à prolonger l’ingérence, l’incendie, le malheur et la mort parce que la guerre, c’est la paix.

     

    Quand la robotisation douée d’intelligence artificielle fait planer l’ombre d’un séisme sur l’emploi et appelle une réflexion profonde et novatrice, Emmanuel Macron choisit les politiques ultra-conservatrices d’un autre âge en massacrant le code du travail sans aucune autre perspective que la précarité des salariés parce que la liberté, c’est l’esclavage.

    A l’heure où la technologie rend possible la diversification des sources d’information permettant les débats contradictoires afin de mieux cerner les faits, Emmanuel Macron annonce des outils de censure contre les médias qui n’adopteraient pas la ligne éditoriale de ceux possédés par l’Etat ou subventionnés par lui parce que l’ignorance, c’est la force.

    Et c’est justement par un média d’Etat que l’on apprend que la promesse par le candidat Macron d’un service militaire obligatoire et universel pour les 18-21 ans – peut-être la seule qui valait de voter pour lui au premier tour de la présidentielle – est abandonnée pour un parcours citoyen pour collégiens.

    Ce remplacement, aussi valide que celui d’une voiture par une cafetière, prévoit notamment une semaine en partenariat avec des associations caritatives.

    Pour ne pas souligner l’irresponsabilité de cette gouvernance, on n’évoquera pas ici l’absurdité du projet de trouver chaque année suffisamment de telles associations pour prendre en charge plus d’un demi-million d’adolescents pendant une semaine.

    Ce qui est inquiétant dans cette décision, c’est qu’à l’expérience du réel par de jeunes adultes, on préfère un formatage théorique des enfants.

    Car plutôt que l’excellent projet de confronter des jeunes gens à la réalité en faisant cohabiter – en particulier dans des dortoirs et des cantines – des blancs des beaux quartiers et des immigrés coiffés d’une capuche, on fera réciter ad nauseam dans les collèges, là où n’existe aucune mixité, le catéchisme habituel du vivre-ensemble citoyen (à ce propos on peut  écouter ici un modèle de langue de bois débité par un archétype de jeune-vieux).

    Mais pour ne pas souligner l’amateurisme de cette gouvernance, on ne rappellera pas qu’un parcours citoyen existe déjà à l’école depuis juin 2016.

    Ainsi, après avoir ingéré les formations civiques et morales républicaines, les ABC de l’égalité, les stages en entreprise, l’antiracisme, les EPI, les itinéraires de découverte, les accompagnements personnalisés, la sécurité routière, la lutte contre l’homophobie et la semaine du goût, l’école va se charger d’une nouvelle mission, donc se donner une nouvelle raison d’échapper à la sienne.

    Notre ministre de l’Education tient des discours très encourageants sur la promesse d’un retour du bon sens et de l’instruction, mais la catastrophique réforme du collège de son prédécesseur a été maintenue.

     

    Alors quand Emmanuel Macron tient pour moderne l’orientation prise par l’école il y a plus de quarante ans, orientation ayant mené au désastre que l’on sait, notre ministre pourra-t-il s’y opposer ?

    C’est en 1949 que Georges Orwell écrivait son 1984 alors finalement, on ne voit plus très bien ce qu’il y a de jeune chez le président Macron à part son âge. Peut-être parce que dans sa vision du monde, le passé, c’est le futur.

     

    Par Michel Segal

     

    Michel Segal est professeur de mathématiques.

    Auteur de trois essais sur l’école Autopsie de l’école républicaine (2008) – Violences scolaires, responsables et coupables (2010) – Collège unique, l’intelligence humiliée (2011).

    Et de Ukraine, histoires d’une guerre (2014) qui analyse la guerre qui déchire l’Ukraine en se fondant sur sa connaissance approfondie du contexte et des enjeux internationaux.

    [1] Est-ce par fraternité que Macron fait référence au président syrien en l’appelant par son prénom ?

     

    Source: https://arretsurinfo.ch/de-quels-temps-macron-est-il-le-nom/

     

     


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    Des vétérans du renseignement rappellent à Trump que l’Iran n’est pas le « principal parrain du terrorisme »

     

    Par Veteran Intelligence Professionals for Sanity | 21 décembre 2017 

     

    Le fameux groupe d’anciens membres du renseignement étasunien exhorte le président Trump à mettre fin aux fausses déclarations de son gouvernement disant que l’Iran serait le principal État à parrainer le terrorisme, alors qu’en réalité ce sont des alliés américains comme l’Arabie saoudite qui en sont

     

    nettement plus coupables.

    MEMORANDUM POUR : Le Président

    DE : Veteran Intelligence Professionals for Sanity

     

     

    SUJET : L’Iran est il « Le principal parrain du terrorisme » ?

     

    Nous sommes préoccupés par les récentes déclarations publiques, stridentes et brutales, de membres clés de votre administration qui dépeignent l’Iran en termes très alarmistes.

     

    L’Américain moyen, sans connaissance de l’histoire, peut facilement être persuadé que l’Iran représente une menace imminente et qu’il n’y a pas d’autre alternative pour nous qu’un conflit militaire.

    Nous trouvons cette histoire inconfortablement familière. Il y a dix ans, l’ancien président George W. Bush envisageait une guerre avec l’Iran lorsque, en novembre 2007, les analystes des services de renseignement ont publié une évaluation officielle du renseignement national (NIE) démystifiant les idées reçues, à savoir que l’Iran était sur le point de se doter d’une arme nucléaire. 

    La NIE a conclu que l’Iran avait cessé de travailler sur l’arme nucléaire depuis 2003.

     

    Dans ses mémoires intitulées « Decision Points » le président Bush a écrit que les conclusions « à faire sortir les yeux de la tête » des services de renseignement lui avaient forcé la main. 

     

    Il a ajouté cette question rhétorique : « Comment expliquer l’utilisation de l’armée pour détruire les installations nucléaires d’un pays alors que la communauté du renseignement déclare que celui-ci n’a pas de programme d’armement nucléaire actif ? ».

    Nous pensons que vous faites face à une situation similaire aujourd’hui. Mais au lieu de prétendre faussement que l’Iran possède des armes nucléaires, le nouveau canard pour justifier la guerre avec l’Iran est l’affirmation selon laquelle l’Iran demeure « le principal État au monde à parrainer le terrorisme ».

     

    Cette affirmation est fausse, comme nous vous l’expliquons ci-dessous.

    * * *

    L’un des grands mensonges récurrents et bipartisans que l’on tente de faire avaler au public, avec l’aide enthousiaste de médias particulièrement complaisants, est que l’Iran est le principal commanditaire du terrorisme dans le monde d’aujourd’hui.

    Dans la récente présentation de Stratégie de sécurité nationale pour 2018 de votre administration, on présente ce pays ainsi :

    « L’Iran, premier pays au monde à parrainer le terrorisme, profite de l’instabilité pour étendre son influence par le biais de ses partenaires et de ses mandataires, de la prolifération des armes et du financement. (…)

    L’Iran continue de perpétuer le cycle de la violence dans la région, causant de graves dommages aux populations civiles. »

    Ces sentiments sont répercutés par plusieurs autres pays du Moyen-Orient.

    Le ministre des affaires étrangères d’Arabie saoudite, Adel al-Jubeir, par exemple, a déclaré en octobre 2015 que l’Iran « est le plus gros sponsor du terrorisme dans le monde, et travaille pour déstabiliser la région ».

     

    Le ministre saoudien des Affaires étrangères a, de manière bien calculée, refusé de mentionner que 15 des 19 terroristes qui ont détourné les avions et ont attaqué l’Amérique, le 11 septembre 2001, étaient des Saoudiens, pas des Iraniens.

    Et, alors que l’Iran a été un promoteur actif du terrorisme il y a deux décennies, il n’est plus actuellement à la pointe du terrorisme mondial. Ironiquement, cette douteuse distinction est maintenant décernée aux accusateurs de l’Iran, l’Arabie saoudite elle-même.

     

    La présentation de l’Iran comme « le leader mondial des pays soutenant le terrorisme » n’est pas étayée par les faits.

    Même si l’Iran est coupable d’avoir, naguère, utilisé le terrorisme comme outil de politique nationale, l’Iran de 2017 n’est plus l’Iran de 1981.

    Dans les premiers jours de la République Islamique, des agents spéciaux iraniens perpétraient régulièrement des attentats à la voiture piégée, des enlèvements et des assassinats de dissidents et de citoyens étasuniens.

    Ce n’est plus le cas depuis de nombreuses années.

    Malgré les fréquentes déclarations émises par des fonctionnaires des États-Unis, prétendant que l’Iran est engagé dans le terrorisme, nous nous contentons, pour notre part, de noter que les incidents enregistrés chaque année par le Patterns of Global Terrorism du Département d’État attribue rarement un incident terroriste, directement ou indirectement, à l’Iran.

     

    Les relations de l’Iran avec le Hezbollah ont également évolué radicalement.

    Dans les premières années de la République islamique, le Hezbollah était souvent un proxy et un sous-traitant pour l’Iran. Mais au cours des 20 dernières années, le Hezbollah est devenu une force politique par et en elle même.

     

    En 2006, dans le Sud-Liban, il a combattu Israël jusqu’à l’arrêter, ce qui a été un moment décisif dans la transformation du Hezbollah en une armée conventionnelle.

    Pendant les années suivantes, le Hezbollah, qui fait maintenant partie du gouvernement libanais, s’est également détourné de la violence radicale religieuse, qui est maintenant l’apanage des extrémistes sunnites comme État islamique.

     

    La réponse asymétrique de l’Iran

    Quand l’Iran est passé sous la domination de l’Ayatollah, en 1979, son rôle dans des attentats terroristes comme le kidnapping d’otages américains, l’attentat à la bombe contre l’Ambassade des États-Unis et une garnison de Marines au Liban, a alimenté une compréhensible animosité à l’égard de l’Iran.

    Mais les actions de l’Iran n’ont pas été motivées par une haine aveugle ou des points de vue religieux radicaux.

    Pour l’Iran, le terrorisme était une sorte d’arme contre des ennemis bien plus puissants, principalement les États-Unis, qui fournissaient une aide militaire et informationnelle au voisin et ennemi de l’Iran, l’Irak.

     

    Les Iraniens se sont également montrés pragmatiques en entretenant des relations directes avec Israël. Pendant les premiers jours de la révolution iranienne, les Mollahs, à l’opposé de leur dénonciation publique d’Israël, ont bien accueilli un soutien militaire secret de la part des Israéliens.

    Israël a été tout aussi pragmatique.

    Les dirigeants israéliens ont ignoré les Mollahs tout en apportant leur soutien pour aider à contrer la menace posée par le président irakien Saddam Hussein.

    Un cas classique de l’ennemi de mon ennemi est mon ami.

    L’image publique de l’Iran comme foyer des terroristes fanatiques a été effacée depuis le mois d’août 1998 et les attentats contre des ambassades étasuniennes en Afrique de l’Est, menés par al-Qaïda et d’autres entités radicales sunnites.

     

    La liste des attaques terroristes depuis 2001, liste tenue par le Gouvernement des États-Unis, montre une baisse spectaculaire de la violence menée par l’Iran et une flambée parallèle d’actes horribles menés par des radicaux sunnites qui ne sont pas alignés avec l’Iran.

     

    La dernière édition du Global Terrorism Index, publiée par le Département de la Sécurité intérieure, montre que quatre groupes sont à l’origine de 74% de tous les décès dus au terrorisme en 2015 :

    Boko Haram, al-Qaïda, les Talibans et État islamique.

     

     

    Treize des 14 groupes musulmans activement hostiles aux États-Unis, identifiés par la communauté du renseignement étasunienne, sont sunnites, pas chiites, et ne sont pas pris en charge par l’Iran :

    – État Islamique (sunnite)

    – Le front al-Nusra (sunnite)

    – al-Qaida (sunnite)

    – al-Qaida au Maghreb (sunnite)

    – al-Qaida dans la péninsule arabique (sunnite)

    – Boko Haram (sunnite)

    – Al-Shabbab (sunnite)

    – Le groupe Khorassan (sunnite)

    – Les Frères musulmans (sunnite)

    – Le groupe Abu Sayyaf des Philippines (sunnite)

    – Les Talibans du Pakistan et d’Afghanistan (sunnites)

    – Lashgar i Taiba (sunnite)

    – Jemaa Islamiya (sunnite)

    – Les Houthis (chiites)

    La dernière attaque terroriste majeure liée à l’Iran, faisant de nombreuses victimes, s’est déroulée au mois de juillet 2012, un attentat contre un bus de touristes israéliens en Bulgarie. 

    À cette époque l’Iran a abandonné sa récente politique de non-utilisation du terrorisme en représailles au rôle d’Israël, tel que l’Iran le percevait, à cause de l’assassinat de cinq scientifiques iraniens travaillant sur le programme nucléaire iranien, entre janvier 2010 et janvier 2012 (les dates et les noms de ceux qui ont été attaqués sont en annexe).

    On peut facilement imaginer l’indignation et la soif de vengeance qui balaieraient les États-Unis si les Américains pensaient qu’un pays étranger a envoyé des agents spéciaux  pour assassiner les ingénieurs et les scientifiques travaillant sur des projets sensibles pour la défense de leur pays.

     

    Opérations spéciales

    L’Iran a été touché par d’autres attaques terroristes, portant cette fois l’empreinte d’un soutien de la part des États-Unis.

    L’auteur Sean Naylor, dans son Livre « Relentless Strike »[Frappes permanentes], détaille l’historique des opérations effectuées par le Joint Special Operations Command (JSOC) étasunien au cours des 30 dernières années, et met en lumière cette inconfortable vérité :

    « Des membres du JSOC ont également travaillé avec les Moudjahidin-e-Khalq (MEK) [Moudjahidines du peuple], un groupe militant iranien qui s’est exilé en Irak aprèêtre rentréen conflit avec les ayatollahs de Téhéran.

    Le Département d’État avait placé le MEK sur sa liste des organisations terroristes désignées, mais cela n’a pas empêché le JSOC d’adopter une attitude du genre ‘l’ennemi de mon ennemi est mon ami’ envers ce groupe.

    ‘C’est un groupe de gens qui peuvent facilement franchir la frontière, et qui sont prêts à nous aider quand nous voulons toucher l’Iran’, a déclaré un officier des opérations spéciales. »

     

     

    Le MEK a été classé groupe terroriste, jusqu’à ce que les États-Unis aient décidé que tant que le MEK permettrait de tuer des Iraniens plutôt que des Américains, ce ne serait plus un groupe terroriste.

    Le parcours terroriste du MEK est tout à fait visible. Parmi plus d’une douzaine d’exemples au cours des quatre dernières décennies, en voici quatre bien caractéristiques :

    Durant les années 1970, le MEK a tué du personnel militaire et des civils étasuniens travaillant sur des projets de défense à Téhéran, et a soutenu la prise de contrôle de l’Ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979.

    En 1981, le MEK a fait exploser des bombes au siège social du Parti de la République islamique et au bureau du Premier ministre, tuant près de 70 hauts responsables iraniens, y compris le Président, le Premier ministre et le ministre de la Justice iraniens.

    En avril 1992, le MEK a mené des attaques quasi simultanées contre des ambassades et des installations iraniennes dans 13 pays, démontrant la capacité du groupe à monter des opérations de grande envergure à l’étranger.

    En avril 1999, le MEK, a visé des officiers de l’armée et assassiné le chef adjoint de l’état-major général des Forces armées iraniennes.

    En dépit de cet historique, un défilé de dirigeants politiques et militaires bipartisans ont fait du lobbying pour le compte de MEK et ont été bien rémunérés pour cela.

     

    Une mauvaise stratégie

    En un ironique retour de bâton, la guerre étasunienne de 2003 contre l’Irak a joué un rôle essentiel dans la résurgence de l’Iran en tant que puissance régionale.

    Saddam Hussein a été remplacé par des chiites qui avaient trouvé refuge en Iran depuis de nombreuses années et les institutions baasistes, y compris l’Armée, ont été prises en charge par des Irakiens ayant des accointances avec Téhéran.

    L’Iran est sorti vainqueur en Irak et, avec l’accord sur le nucléaire de 2015, les relations commerciales ou autres de l’Iran se sont améliorées avec des alliés importants de l’OTAN et d’autres grands acteurs de la scène mondiale, la Russie et la Chine en particulier.

     

    Les discours officiels sur les importants sujets de sécurité nationale doivent être fondés sur des faits. L’utilisation d’hyperboles pour décrire des activités terroristes iraniennes peut être contre-productif.

    Pour cette raison, nous attirons l’attention sur la récente déclaration de l’ambassadrice Nikki Haley prétendant qu’il est difficile de trouver un « groupe terroriste au Moyen-Orient qui n’est pas recouvert partout d’empreintes digitales de l’Iran ».

     

     La vérité est tout autre. La majorité des groupes terroristes de la région ne sont ni des créatures, ni des marionnettes de l’Iran. État islamique, al-Qaïda et al-Nusra en sont trois des plus réputés qui viennent à l’esprit.

    Vous vous êtes présenté comme quelqu’un qui est prêt à dire les vérités, même difficiles, face à la pression de l’establishment et à ne pas accepter le statu quo. Pendant la campagne, vous avez parlé de l’invasion de l’Irak comme d’une erreur historique de proportions épiques.

    Vous avez aussi correctement capté l’humeur de beaucoup d’Américains fatigués de cette guerre constante contre des terres lointaines.

    Pourtant, le torrent de mises en garde de Washington à propos de soi-disant dangers posés par l’Iran et de la nécessité de se confronter à lui sont largement perçus comme des étapes vers le non respect de votre promesse de ne pas être entraînés dans de nouvelles guerres.

     

    Nous vous encourageons à réfléchir sur la mise en garde que nous avons présentée au Président George W. Bush, il y a près de 15 ans, à un tournant historique similaire :

    « Après avoir regardé le Secrétaire Powell aujourd’hui, nous sommes convaincus que vous seriez bien mieux servi si vous vouliez élargir la discussion (…) au-delà du cercle de ces conseillers clairement obsédés par une guerre pour laquelle nous ne voyons aucune raison impérieuse et dont nous prévoyons que les conséquences mal calculées sont susceptibles d’être catastrophiques. »

     

    ANNEXE

    LISTE DE SCIENTIFIQUES IRANIENS ASSASSINÉS EN IRAN

    12 janvier 2010 – Masoud Alimohammadi, physicien iranien :

    Tué par un attentat à la voiture piégée. L’auteur aurait avoué avoir été recruté par les services de renseignement israéliens pour mener à bien l’assassinat.

    29 novembre 2010 – Majid Shahriari, nucléaire iranien :

    Tué par un attentat à la voiture piégée. Selon les médias allemands, Israël en a été le promoteur.

    29 novembre 2010 – tentative d’assassinat contre Fereydoon Abbasi, scientifique nucléaire iranien :

    Blessé par l’explosion d’une voiture piégée.

    23 juillet 2011 – Darioush Rezaeinejad, ingénieur électricien iranien :

    Tué par des inconnus armés à moto. Spécialiste des interrupteurs à haute tension, une composante clé des ogives nucléaires. Assassiné par les services de renseignement israéliens, selon la presse allemande.

    11 janvier 2012 – Mostafa Ahmadi-Roshan, scientifique nucléaire iranien :

    Tué à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz par une bombe magnétique de même type que celle utilisée dans les précédents assassinats de scientifiques iraniens.

    ________________________

    Signé par :

    Richard Beske, CIA, Operations Officer (ret.) ;

    William Binney, former NSA Technical Director for World Geopolitical & Military Analysis; Co-founder of NSA’s Signals Intelligence Automation Research Center ;

    Marshall Carter-Tripp, Foreign Service Officer (ret.) and Division Director, State Department Bureau of Intelligence and Research ;

    Bogdan Dzakovic, Former Team Leader of Federal Air Marshals and Red Team, FAA Security, (ret.) (associate VIPS) ;

    Philip Giraldi, CIA, Operations Officer (ret.) ;

    Larry C. Johnson, former CIA and State Department Counter Terrorism officer ;

    Michael S. Kearns, Captain, USAF (Ret.); ex-Master SERE Instructor for Strategic Reconnaissance Operations (NSA/DIA) and Special Mission Units (JSOC) ;

    John Kiriakou, Former CIA Counterterrorism Officer and former senior investigator, Senate Foreign Relations Committee ;

    Karen Kwiatkowski, former Lt. Col., US Air Force (ret.), at Office of Secretary of Defense watching the manufacture of lies on Iraq, 2001-2003 ;

    Edward Loomis, NSA, Cryptologic Computer Scientist (ret.) ;

    David MacMichael, National Intelligence Council (ret.) ;

    Ray McGovern, former US Army infantry/intelligence officer & CIA analyst (ret.) ;

    Elizabeth Murray, Deputy National Intelligence Officer for Near East, CIA and National Intelligence Council (ret.) ;

    Torin Nelson, former Intelligence Officer/Interrogator (GG-12) HQ, Department of the Army ;

    Todd E. Pierce, MAJ, US Army Judge Advocate (ret.) ;

    Coleen Rowley, FBI Special Agent and former Minneapolis Division Legal Counsel (ret.) ;

    Greg Thielmann — Former director of the Strategic, Proliferation, and Military Affairs Office of the State Department’s intelligence bureau (INR) and former senior staffer on the Senate Intelligence Committee ;

    Kirk Wiebe — former Senior Analyst, SIGINT Automation Research Center, NSA ;

    Lawrence Wilkerson, Colonel (USA, ret.), Distinguished Visiting Professor, College of William and Mary (associate VIPS) ;

    Sarah G. Wilton, CDR, USNR, (Retired)/DIA, (Retired) ;

    Robert Wing — former Foreign Service Officer (associate VIPS) ;

    Ann Wright, Col., US Army (ret.); Foreign Service Officer (who resigned in opposition to the war on Iraq.

     

     

    Traduit par Wayan, pour le Saker Francophone


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    12 janvier 2018
    Moscou accuse Washington de bloquer l'aide humanitaire dans une région «de facto occupée» en Syrie

    Alors que Washington maintient la présence de ses troupes dans la région d'al-Tanf, en Syrie, un camp de réfugiés se voit privé d'aide humanitaire.

     

    Moscou dénonce une «occupation» de la zone et demande la levée des restrictions d'accès à la zone.

    Le 12 janvier, le ministère russe des Affaires étrangères a exigé que toutes les restrictions à l'accès des convois humanitaires au camp de réfugiés syrien de Rukban, situé dans la région d'al-Tanf, soient levées. Moscou a souligné «la nécessité de respecter la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de la Syrie», afin de permettre l'application du droit humanitaire international et l'acheminement des biens de première nécessité sur place.

     

    Situé dans la région d'al-Tanf, dont la diplomatie russe a estimé qu'elle était «de facto occupée par les forces armées américaines», le camp de réfugiés de Rukban échappe au contrôle du gouvernement syrien – une situation condamnée par la Russie. 

    «L'entraînement de combattants armés issus de groupes illégaux se poursuit dans les positions tenues par les Etats-Unis dans la région», a souligné le ministère dans un communiqué.

    Par le passé, le ministère russe de la Défense avait déjà accusé l'armée américaine d'entraîner des combattants dans la région d'al-Tanf, y compris des djihadistes de l'Etat islamique.

     

    Moscou avait en outre fait part de ses préoccupations après avoir constaté que plusieurs attaques avaient été conduites par ces derniers depuis cette zone. 

    Environ 60 000 réfugiés syriens vivent actuellement dans des conditions extrêmement précaires à l'intérieur du camp de Rukban.

    Manque de nourriture, de dispositifs sanitaires ou d'aide médicale...

    Un premier convoi humanitaire arrivé de Jordanie avait déjà pu accéder au camp le 8 janvier dernier, mais la «frontière» érigée par les Etats-Unis demeure «hermétiquement close», selon Moscou, empêchant ainsi les convois des Nations unies d'accéder au camp.

     

    L'armée américaine «porte l'entière responsabilité» de la situation humanitaire dans la région d'al-Tanf aux yeux de Moscou.

    De son côté, Washington assure que ses troupes ne maintiennent leur présence sur les lieux que pour combattre le terrorisme.

    Une affirmation jugée «non-convaincante» par la Russie.

    source


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    14 janvier 2018

    La Crimée continuera d'accueillir des étrangers, tandis que la politique de Kiev ne fera que limiter le nombre de voyages en Ukraine, a affirmé à Sputnik le président de la Chambre civile de Crimée, Grigori Ioffe.

    Par la politique qu'elles mènent, les autorités ukrainiennes ne pourront que réduire le nombre de voyages dans leur pays sans pour autant contenir le nombre des visites d'étrangers en Crimée, a déclaré à Sputnik Grigori Ioffe, président de la Chambre civile de la Crimée.

    «Impossible de réduire le nombre des visites des étrangers en Crimée. Elles [les autorités ukrainiennes, ndlr] ne feront que limiter les voyages en Ukraine.

    Ce qui risque d'engendrer de sérieux problèmes pour elles», a-t-il noté.

    Toujours selon Grigori Ioffe, les autorités ukrainiennes font simplement semblant de lutter pour le passage de la Crimée sous leur juridiction, comprenant très bien que cela n'arrivera jamais.

    La crise «psychologique» du régime ukrainien dans sa perception de la région de Crimée s'aggrave de plus en plus, a-t-il constaté.

     

    «La Crimée possède les moyens d'accueillir les visiteurs arrivant de différentes destinations.

    Il n'y a pas que l'Ukraine.

    La construction du pont du détroit de Kertch [qui reliera la Crimée au territoire de Krasnodar, ndlr] sera bientôt achevée», a-t-il rappelé.

    Le Service ukrainien des gardes-frontières avait précédemment déclaré avoir interdit l'année dernière l'entrée du pays à 1.500 étrangers parce que ceux-ci s'étaient rendus en Crimée.

    Il a précisé qu'il avait enregistré depuis le début de l'année plus de 30 personnes qui avaient effectué des voyages en Crimée, violant la législation ukrainienne.

     

    La Crimée et la ville de Sébastopol sont redevenues russes à l'issue d'un référendum tenu en mars 2014 dans le sillage de la crise politique en Ukraine consécutive au renversement du Président Viktor Ianoukovitch en février de la même année.

    À l'issue du scrutin, dont les résultats ne sont pas reconnus par Kiev et ses partenaires occidentaux, plus de 96% des votants se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie.

     

    L'Ukraine estime toujours que la Crimée lui appartient, bien que la direction russe ait plus d'une fois indiqué que le référendum s'était tenu dans le plein respect du droit international et la Charte des Nations unies. 

    Vladimir Poutine a déclaré que le dossier de la Crimée était «définitivement clos».

    source


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    14 janvier 2018

    Washington doit respecter le plan d'action conjoint sur le programme nucléaire iranien dont la révision serait une violation du droit international, a indiqué à Sputnik le sénateur russe Konstantin Kossatchev.

    Konstantin Kossatchev, membre du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), a expliqué à Sputnik pourquoi les États-Unis n'ont pas le droit de violer l'accord nucléaire avec l'Iran.

    «Dans tous les manuels de droit international, l'accomplissement de bonne foi des obligations internationales est présenté comme un des principes fondamentaux», a-t-il déclaré.

    Cette norme figure dans le préambule de la Charte de l'Onu.

     

    Selon la convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités, la mise en œuvre de chaque traité international est obligatoire pour ses signataires et ils doivent l'appliquer de bonne foi.

     

    Il n'est pas possible pour un Etat d'invoquer son droit national pour justifier la violation d'un traité international dont il est signataire, a ajouté M.Kossatchev.

     

    «Ainsi, toutes les tentatives que fera la partie américaine pour réviser le plan d'action conjoint sans l'accord de toutes les parties seront une violation pure et simple du droit international.

    Ce seront également un signal fort donné à la remise en cause du régime de non-prolifération [nucléaire, ndlr] puisque les dirigeants d'une puissance nucléaire au moins pourront agir de manière complètement opposée à leurs prédécesseurs», a souligné le sénateur russe.

    Selon lui, c'est une tendance extrêmement dangereuse et elle dépasse largement le cadre du plan d'action conjoint.

    «Il ne reste qu'à espérer que la compréhension des principes fondamentaux du droit international est plus profonde et honnête dans les capitales européennes auxquelles l'appel de Trump est adressé», a conclu M.Kossatchev.

    Auparavant, le Président américain avait demandé à ses alliés européens de prendre part à la révision de l'accord nucléaire avec Téhéran.

    En cas de refus, il avait menacé de renoncer à ce traité.

     

    Le plan d'action conjoint sur le programme nucléaire iranien a été conclu entre Téhéran et les puissances du groupe P5+1 (États-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine) le 14 juillet 2015, après douze ans de crises diplomatiques et d'âpres négociations.

     

    Qualifié à l'époque d' «historique», le texte, qui encadre les activités nucléaires iraniennes en contrepartie d'une levée progressive des sanctions frappant la République islamique, est profondément fragilisé depuis la décision par Donald Trump de ne pas certifier au Congrès que Téhéran en respecte les termes.

    source


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    Pressions pour fermer la représentation de la République de Donetsk

    Publié le 15 janvier 2018 - par

     

    Fin septembre 2017, Hubert Fayard, un élu patriotique, qui a effectué plusieurs voyages dans le Donbass, a ouvert la représentation de la République de Donetsk en France.

    Le statut juridique repose sur la loi 1901 et il est donc question d’une association légale. De nombreux Français savent que cette guerre fratricide menée (deux peuples slaves, européens et orthodoxes, sont poussés par des financiers à se faire la guerre) dans le Donbass est encore un procédé pour déstabiliser des nations et mener la guerre contre la Russie.

    C’est le régime de Kiev, dirigé par des forces mondialistes, qui a demandé à la justice française de faire fermer la représentation de la DNR en France.

     

    La justice française va trouver des accusations et montrer sa fonction purement politique car, par exemple, le comité pour l’autodétermination de la Catalogne Nord n’est, lui, pas interdit !

    Le ministère français des Affaires étrangères. « Le Quai d’Orsay avait indiqué n’accorder « aucune reconnaissance officielle » à cette représentation, « qui ne dispose pas d’un statut diplomatique ».

     

    Le ministère avait ajouté avoir « transmis des éléments au procureur de la République » d’Aix-en-Provence, compétent en raison de la domiciliation juridique de l’association.

     

    Ce dernier, soulignant que l’association loi 1901 derrière cette représentation s’était constituée « en lien direct avec le conflit russo-ukrainien qui perdure depuis 2013 », estime son objet « illicite » et l’a assignée devant le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence », écrit France 3, confirmant l’action politique dans la justice ou la collaboration de la justice aux ordres du politique https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille-justice-assigne-representation-officiellede-donetsk-1399485.html.

     

    Plus loin, on lit que le procureur d’Aix-en-Provence transforme les faits sur le statut légal de la représentation de la DNR en accusant l’association de jouer un rôle diplomatique et de produire des passeports,  « l’installation de missions diplomatiques permanentes sur le territoire d’Etats étrangers est strictement encadrée par le droit international » et que la France « n’a jamais reconnu les activités de représentation officielle qu’entend exercer l’autoproclamée « République populaire de Donetsk ». 

    Hubert Fayard dénonce les accusations du procureur car « nous sommes une association, nous ne délivrons pas de documents ou de passeports. On respecte la loi ».

    Le ministère des Affaires étrangères a déclaré ne pas reconnaître ce Centre mais personne ne le lui demandait puisque le ministère des Affaires étrangères n’a pas à reconnaître les associations !

    Le ministère des Affaires étrangères a transmis au procureur « des éléments », puisqu’il estime l’objet de l’association illicite.

    « Mais en quoi est-il illicite de chercher à développer les échanges avec cette région du monde et d’informer, certes différemment de la ligne officielle ? Justement, ce n’est pas illégal, donc il a donc fallu trouver autre chose », s’indigne Karine Bechet-Golovko journaliste pour Novorossia Today et docteur en droit.

     

    Le procureur accuse l’association d’être une mission diplomatique.

     

    « L’installation de missions diplomatiques permanentes sur le territoire d’Etats étrangers est strictement encadrée par le droit international » et que la France « n’a jamais reconnu les activités de représentation officielle qu’entend exercer l’autoproclamée  « République populaire de Donetsk ».

     

    « Il s’appuie sur le droit français et la Convention de Vienne, qui fondent les relations internationales », explique Karine Bechet-Golovko et invite le procureur à suivre le droit et à ne pas suivre des explications fausses pour répondre à l’ordre du politique, « Entièrement d’accord, les missions diplomatiques sont encadrées par le droit international…

    Mais qui parle d’une mission diplomatique ici ? Personne. Sauf le procureur qui doit bien trouver un objet illégal, car celui déclaré et réalisé par l’association est un peu trop légal.

    Que la France ne reconnaisse pas la république de Donetsk, c’est son droit. Mais cela n’implique pas l’interdiction pour des associations de développer des actions de coopération avec des institutions y résidant », écrit  Karine Bechet-Golovko.

    L’ingérence du politique ne fait pas de doutes.

    La France soutient le régime de Kiev alors que ce dernier fait revivre les idées nazies et bandéristes et appelle à tuer les russophones et à laisser vivre leurs enfants dans les caves !

    « En revanche, l’association appelée Comité pour l’autodétermination de la Catalogne Nord, enregistrée en France et qui a pour but de préparer la sécession d’une partie du territoire français, n’inquiète, même après les derniers évènements en Espagne, ni le ministère des Affaires étrangères, ni le procureur », souligne toujours Karine Bechet-Golovko. 

    C’est bien la preuve que la justice en France tout comme ses média sont aux ordres du politique et que le politique veut censurer, interdire, des associations citoyennes pourtant construites sur la légalité du droit mais qui pensent autrement que le pouvoir politique actuel.

    Preuve que la France fait taire les Français qui pensent autrement que la ligne politique officielle.

    Hubert Fayard, contacté par la rédaction tient à rajouter, « la République Populaire de Donetsk autoproclamée par voie de référendum existe. Je pensais que notre président serait plus ouvert au pragmatisme, mais ce n’est malheureusement pas le cas. 

    Un Etat existe, il fonctionne et les Français qui se sont rendus à Donetsk sont tous étonnés de voir une ville entretenue avec des services publics qui fonctionnent en dépit des bombardements ukrainiens. De plus, ne pas regarder la réalité comme le fait actuellement la politique étrangère de la France ne réglera rien, tout au contraire. Alors, cette attaque judiciaire sous pression ukrainienne ne me fera pas taire. Je suis un citoyen français, un élu français et je continuerai à faire entendre la voix du peuple du Donbass qui se bat légitimement pour vivre comme il le souhaite ». Berlioz disait : « Toutes les pierres que l’on me jette, nous serviront à construire notre piédestal ! »

    Aujourd’hui, toutes les attaques militaires, judiciaires, médiatiques ou diplomatiques contre le peuple du Donbass, renforcent un peu plus chaque jour la justesse de leur combat pour construire le piédestal de la liberté !

    Enfin, j’invite Madame la représentante de la France à Kiev de faire preuve de plus d’impartialité et non d’être le larbin des autorités corrompues et parfois néo-nazies ukrainiennes.

    Pourquoi ne s’est-elle jamais rendue à Donetsk ? Elle est libre, mais elle ne l’est certainement pas, ni dans sa tête, ni dans ses gestes… »

    Olivier Renault   https://ripostelaique.com/


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    9 janvier 2018
    Syrie : Ankara lance l'offensive sur Afrin, Washington face aux contradictions de sa politique kurde

    L'armée turque a lancé une opération militaire en Syrie pour reprendre la ville d'Afrin, contrôlée par les Kurdes.

    Cette offensive, qui s'annonce moins aisée que prévue, confronte les Etats-Unis aux ambiguïtés de leur politique kurde.

    ... Alors que les Etats-Unis ont, de leur côté, opté pour une modification de leur agenda en Syrie et le maintient de leurs soldats sur place afin de contrer l'influence iranienne et celle du gouvernement syrien, l'armée turque poursuit de son côté son opération Bouclier de l'Euphrate avec pour nouvel l'objectif la lutte contre les Kurdes....

    Pour l'heure, peu d'informations permettent de deviner la stratégie exacte que souhaite mettre en place Ankara pour s'emparer d'Afrin, même si une offensive terrestre est la plus crédible des options.

    Le journal turc Habertürk évoque lui des frappes aériennes préalables sur plus d'une centaine de positions des Unités de protection du peuple kurde (YPG), à l'aide notamment de drones. ...

     

    Une bataille qui s'annonce aussi rude que délicate

    La bataille d'Afrin s'annonce d'ores et déjà comme une étape marquante du conflit syrien.

     La purge opérée par le président turc dans les hauts rangs de l'armée après la tentative ratée de coup d'Etat à son encontre en juillet 2016 a eu pour effet d'écarter de nombreux officiers aguerris. 

    «L'opération Bouclier de l'Euphrate a bien montré que les dirigeants militaires turcs avaient peu d'expérience dans la conduite d'opérations lourdes impliquant à la fois des forces aériennes et au sol», explique à RT Grigori Lukyanov, professeur à l'Ecole des hautes études en sciences économiques de Moscou.

    De leur côté, les Kurdes ont réussi à fédérer de nombreux combattants déterminés tout au long du conflit en Syrie.

    En outre, ils disposent d'armes et d'équipements modernes que leur a fourni Washington, en dépit des protestations d'Ankara.

    Les Etats-Unis ont par ailleurs formé plusieurs chefs militaires.

    L'expérience des combats contre l'Etat islamique n'a fait qu'accroître la préparation et l'efficacité des milices kurdes, qui se placeraient désormais «presque à armes égales» face aux effectifs mobilisés par Ankara, selon Grigori Lukyanov.

    ...

    Le double-jeu kurde de Washington provoque la colère d'Ankara

    L'ombre de Washington plane sur cette bataille, qui met en exergue les ambiguïtés de la politique kurde de Washington depuis le début de l'intervention américaine en Syrie en 2014.

    D'un côté, les Etats-Unis reconnaissent certes le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) comme une organisation terroriste, tout comme l'Union européenne et la Turquie.

    De l'autre, ils ont fait des milices des YPG l'un de leurs partenaires privilégiés... alors même qu'Ankara les considère comme terroristes. Jusqu'alors, cette stratégie n'avait causé que des tensions relativement secondaires entre Washington et Ankara, tous deux alliés notamment au sein de l'Otan.

    Mais la récente décision du Pentagone de mettre en place un programme d'entraînement pour les garde-frontières arabes et kurdes en Syrie, afin d'éviter une renaissance de l'Etat islamique, semble avoir mis le feu aux poudres

    L’administration américaine a en effet annoncé début janvier qu'elle souhaitait aider à la mise en place d'une force de 30 000 hommes sous la direction des YPG. 

    «L’Amérique a avoué qu’elle était en train de constituer une armée de terroristes à notre frontière.

    Ce qui nous revient, à nous autres, c’est de tuer dans l’œuf cette armée terroriste», avait déclaré Recep Tayyip Erdogan le 15 janvier.

     

     
     
     
     
     
     
     
    Entretien avec Pascal le Poutremat, géopolitilogue

    Du côté kurde, on attend une aide de Washington face à l'opération annoncée sur Afrin, sans toutefois trop d'illusion.

    «Ils ne veulent pas perdre leur allié de toujours, la Turquie, et veulent en même temps ménager leur nouvel allié, les Kurdes», résume Saleh Muslim, figure de proue du mouvement indépendantiste kurde, dans un entretien à L'Orient-Le Jour.

    Alors que l'administration américaine tente de calmer la colère d'Ankara en minimisant ses précédentes déclarations, l'offensive turque sur Afrin semble mettre Washington face à ces propres contradictions – et face à l'absence de stratégie claire dans sa politique au Moyen-Orient.

    source


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    19 janvier 2018

    La Russie a accusé les autorités ukrainiennes de se préparer à «une nouvelle guerre», après le vote en Ukraine d'une loi qualifiant d'«occupation temporaire russe» le conflit armé en cours depuis quatre ans dans l'est du pays.

    Avec l'adoption de la «loi sur la souveraineté», autrement appelée «loi visant à réintégrer le Donbass», le président ukrainien Petro Porochenko «se dote de pouvoirs illimités proches de ceux d'un dictateur pour réprimer toute contestation», d'après le ministère russe des Affaires étrangères, qui a publié un communiqué le 18 janvier.

    On ne peut pas appeler ça autrement que des préparatifs pour une nouvelle guerre

    «On ne peut pas appeler ça autrement que des préparatifs pour une nouvelle guerre», s'inquiète le ministère, en mettant en garde contre une «escalade dangereuse» de la situation en Ukraine et des «conséquences imprévisibles pour la paix et la sécurité dans le monde».

    «Kiev enterre ainsi les accords de Minsk et tous les mécanismes dont on dispose pour chercher des solutions mutuellement acceptables en vue de régler la crise ukrainienne», regrette la diplomatie russe.

    La loi, approuvée le 18 janvier par 280 députés ukrainiens, dénonce une «agression de l'armée russe» et qualifie de «territoires temporairement occupés» les Républiques populaires autoproclamées de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR), dans l'est de l'Ukraine – quand bien même les autorités russes ont toujours démenti les accusations ukrainiennes de présence militaire russe dans ces régions.

    En outre, cette loi permet à Kiev d'accuser toutes les personnes travaillant actuellement dans les administrations des Républiques autoproclamées rebelles d'infractions pénales.

    Le texte précise aussi que le gouvernement ukrainien ne reconnaît aucun document délivré par les autorités des Républiques autoproclamées, à l'exception des certificats de naissance et de décès.

    Enfin, il prévoit que l'armée ukrainienne prend désormais la direction des opérations dans la zone du conflit, qui était jusqu'alors confiée aux services de sécurité.

    Le conflit, qui a éclaté dans l'est de l'Ukraine après la destitution du président Viktor Ianoukovitch à l'issue d'un coup d'Etat en 2014, a fait à ce jour plus de 10 000 morts.

     

    Les accords de paix signés à Minsk en février 2015 avec la médiation de la Russie, de la France et de l'Allemagne, ont permis une baisse de l'intensité des combats, mais sans avancée tangible vers un règlement politique du conflit.

    SOURCE


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    Comment la politique interne US a façonné la guerre de Corée

    Mémorial de la guerre de Corée –
    Crédit www.nationalparks.org

    Carol Duff, MSN, BA, RNPar Carol Duff  – Le 2 janvier 2018 –

     

    Source VeteransToday

     

    Comme dans toute guerre, la politique peut être une force motrice. Le militariste [stratège militaire, NdT] Carl von Clausewitz a dit que « la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens. »

     

    La guerre de Corée n’était pas différente de toute autre guerre.

     

    De nombreuses décisions impliquant sa conduite ont été motivées par des considérations politiques, tant sur le front intérieur qu’à l’étranger.

    Inversement, la politique américaine a été affectée par la guerre de Corée.

     

    Les États-Unis ont été impliqués dans la relance économique de l’Europe à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Cette assistance était intentionnellement dirigée, dés le début, contre la Russie communiste.

    La doctrine Truman promettait l’aide des États-Unis à tout pays qui cherchait à se protéger contre l’agression, extérieure ou intérieure, venant de pays – ou factions au sein de ces pays – qui épousaient le communisme.

     

    La doctrine Truman apportait un soutien économique à la Turquie et à la Grèce, mais elle était aussi une doctrine d’encerclement car elle incluait également l’Iran, le Pakistan, le Japon et la Chine. À cette époque également, les Français étaient de retour en Indochine et l’aide des États-Unis fut fournie à Chiang Kai-shek pour défendre sa cause nationaliste en Chine.

    Le plan Marshall a versé de l’argent dans la relance de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale. Les pays européens se sont félicités de l’aide américaine et ont cherché l’assurance d’une attention totale des États-Unis concernant leurs préoccupations. Les nations européennes ne voulaient pas que l’argent soit détourné au profit des Coréens alors que ces peuples luttaient pour leur liberté et leur réunification. Le Congrès s’est rangé du côté des pays européens.

    L’Europe voulait également obtenir l’assurance que les États-Unis l’aideraient à empêcher l’URSS d’entrer en Europe de l’Est.

    L’implication sur un second front, dans le Pacifique, pouvait fort bien diminuer le soutien des États-Unis sur le front européen.

    Avant l’engagement des États-Unis en Corée, le Parti républicain était composé d’internationalistes et d’isolationnistes. Les isolationnistes, sous prétexte de ne pas intervenir, soutenaient l’Allemagne nazie et craignaient que les politiques du New Deal de Franklin Delano Roosevelt ne soient socialistes.

    De plus, des républicains éminents avaient des relations d’affaires à long terme avec l’Allemagne nazie. Ces hommes d’affaires et ces entreprises ont utilisé des politiques isolationnistes pour tenter de faire pression sur le gouvernement afin qu’il continue à les laisser libres de soutenir les industries de guerre allemandes, malgré la loi sur la neutralité.

    Bien que les isolationnistes et les non-interventionnistes aient été qualifiés de conservateurs du Middle West, souvent d’origine allemande, ces groupes remplissaient un rôle primordial qui était d’influencer l’opinion publique pour entraver les efforts américains vers une intervention contre l’Axe à l’échelle mondiale.

    Le quatre-vingt-unième Congrès, dont Harry Truman (Parti démocrate) avait hérité après sa victoire présidentielle, n’avait pas l’intention de coopérer avec son nouveau commandant en chef en soutenant la doctrine Truman ou le plan Marshall.

    Les conservateurs ne partageaient pas l’enthousiasme de Truman ou du secrétaire d’État Marshall pour un programme de confinement du communisme. Les Républicains voulaient mettre fin à l’impôt progressif sur le revenu, supprimer les syndicats, le système de sécurité sociale, la législation antitrust et établir une politique étrangère fondée sur l’utilisation de la force militaire afin de défendre les intérêts économiques américains.

    Les démocrates conservateurs (Dixiecrats) voulaient continuer la restriction du droit de vote, la mise en place d’une force de police nationale dotée de larges pouvoirs de perquisition et de saisie, le contrôle de la presse, l’arrestation et la détention sans habeas corpus, la reconnaissance et la mise en œuvre d’une religion nationale chrétienne, protestante, évangélique et xénophobe avec des prières obligatoires dans les écoles et un soutien financier direct aux institutions religieuses, la création d’un niveau inférieur de citoyenneté fondé sur la race, la religion, l’origine nationale et des critères intellectuels, la restriction des droits des femmes et de leur admission à voter… C’est l’agenda républicain traditionnel.

    L’effondrement de la Chine nationaliste a donné des arguments aux Républicains contre les Démocrates. Les États-Unis ont écrit les Livres blancs sur la Chine pour exprimer leur attitude à l’égard de la guerre civile entre communistes et nationalistes en Chine.

    Ils ont nié toute responsabilité pour la perte de la Chine continentale entre les mains des communistes, mais les Républicains ont publié une déclaration selon laquelle les États-Unis refusaient de livrer des armes aux nationalistes chinois et mettaient l’Asie en danger d’être envahie par le communisme.

    Le Parti républicain voulait que Chiang Kai-shek [réfugié à Taïwan] retourne en Chine continentale et ne voulait pas que l’administration Truman reconnaisse la Chine rouge.

    Le Livre blanc de la Chine affirme que « les bouleversements sociaux et politiques en Chine ont livré le pays aux communistes ». Les Républicains ont reproché les résultats sur les pro-communistes dans les administrations Roosevelt et Truman et ont ensuite déclaré que ces groupes pro-communistes avaient donné la Chine aux communistes.

    Le sénateur Joseph McCarthy a attaqué le Département d’État et l’a accusé d’être pro-communiste et responsable de la victoire de Mao en Chine. McCarthy a dit : « À mon avis, le département d’État, qui est l’un des plus importants ministères du gouvernement, est infesté de communistes. »

    L’explosion de la première bombe atomique russe et la condamnation d’Alger Hiss[accusé d’être un espion russe] pour parjure, après avoir déclaré qu’il n’avait jamais été membre du parti communiste, ont accru la crainte ou la méfiance envers le communisme.

    Une élection du Congrès approchait pour novembre 1950 et les Républicains ont décidé que la façon la plus efficace pour obtenir plus de sièges au Congrès était de s’opposer à l’administration actuelle.

    Le Congrès était souvent divisé sur les politiques acceptables au sujet de la guerre de Corée. Ce corps politique prônait alternativement les positions opposées de retrait total de la péninsule coréenne ou de guerre totale contre la Chine. Une guerre totale à cette époque aurait signifié une guerre mondiale.

    Au cours de la période 1950-1953, les Républicains du Congrès furent sérieusement divisés sur la question de transformer l’unification de la Corée d’un objectif politique à un objectif militaire.

    David Rees, auteur de « Korea : The Limited War » déclare que « la décision coréenne était avant tout une décision politique dans la tradition jeffersonienne de l’idéalisme américain ».

    ’intérêt des États-Unis pour la Corée allait au-delà du dégoût de l’invasion communiste d’un pays sans défense.

    Une guerre limitée est une guerre politique en ce sens que les revendications politiques du gouvernement à l’intérieur restreignent les forces armées. Les États-Unis ont parfois favorisé une guerre limitée, malgré les vœux des militaires pour une guerre totale.

    Les trois raisons pour lesquelles les États-Unis ont décidé de mener une guerre limitée étaient qu’ils ne voulaient pas provoquer l’entrée en guerre de la Russie, qu’ils ne voulaient pas trop s’étendre en Corée en laissant l’Europe vulnérable, et que les alliés américains étaient réticents à élargir la guerre.

    Le 80e Congrès, dominé par les Républicains, a réduit les dépenses militaires et retardé la mise à disposition de l’argent pour l’armée en 1949.

     

    C’est pourquoi les États-Unis se sont retirés de Corée du Sud en septembre 1947. Le Congrès a de nouveau refusé de verser 60 millions de dollars de plus en 1950 et 1951. Sans argent, les armées ne peuvent pas être maintenues.

    Au début de la guerre, les Républicains du Congrès ont approuvé les mesures américaines d’entrée en Corée. Le sénateur républicain Knowland a mis en garde contre un apaisement semblable à celui de Munich. Il a juré que si la Corée tombait aux mains du communisme, toute l’Asie serait menacée.

    Il a fait référence à l’apaisement comme à une reddition à crédit. Le Républicain Alexander Smith, du New Jersey, a déclaré : « Nous, les Républicains, sommes unis maintenant à l’administration, bien que nous ayons critiqué la politique passée en Extrême-Orient ».

    Alors que certains Républicains étaient derrière l’administration, McCarthy disait que tout échec de la politique étrangère était dû aux communistes au sein du département d’État.

     

    Finalement, les Républicains se sont ralliés autour de McCarthy et se sont joints à la rhétorique anticommuniste. Même les démocrates ont voté en faveur d’une législation anti-subversive. Il y avait une chasse aux sorcières contre les communistes aux États-Unis, y compris au département d’État.

    La demande publique d’une législature anticommuniste et antisubversive a encouragé les Républicains et les Démocrates à voter en faveur de ces mesures.

    La fanfare anti-communiste semblait jouer une musique appréciée à l’approche des élections de 1950. Les Républicains avaient prévu de déloger les Démocrates du Congrès.

    Les accusations républicaines de subversion dans l’administration ont coloré la politique étrangère en Extrême-Orient.

    À l’été 1950, Truman avait rejeté les efforts de paix de l’Inde et de l’Angleterre. Ensuite, l’administration a utilisé le conflit pour atteindre des objectifs politiques en Europe. Les efforts de paix de l’Inde et de l’Angleterre comprenaient l’acceptation de la République populaire de Chine au sein des Nations Unies ainsi que le règlement de la guerre de Corée.

    L’Angleterre voulait maintenir de bonnes relations avec la Chine pour des raisons économiques.

     

    Si l’administration avait manifesté sa volonté d’accepter la Chine communiste, les Républicains l’auraient utilisée pour prouver qu’il y avait des communistes au sein de l’administration et du département d’État. L’opinion publique américaine était contre l’initiative de paix proposée par l’Inde.

    En octobre 1949, les Républicains avaient consacré une somme énorme à l’aide militaire pour la Corée du Sud. Cet argent devait servir à construire l’armée coréenne, mais n’a jamais été utilisé à cette fin.

    Cela aurait été dû aux réserves de l’administration de donner à Rhee une armée qu’il aurait pu utiliser à sa discrétion.

    L’administration craignait que Rhee n’utilise cette armée pour attaquer la Corée du Nord, ce qui aurait amené la Chine et la Russie dans la bataille.

    Les Républicains avaient commencé à « jouer sur les craintes de l’électorat en temps de crise pour en tirer un gain politique ».

    Le groupe comploteur au Congrès a commencé à dire que les États-Unis avaient délibérément perdu la Mandchourie, la Chine, la Corée et Berlin, des zones stratégiques à travers le monde. Les Républicains ont joué sur la peur croissante du communisme aux États-Unis et dans le monde entier.

    Truman a demandé au Congrès de « … supprimer les restrictions sur la taille des forces armées… d’autoriser l’établissement de priorités dans l’allocation de matériel pour empêcher l’accaparement et la réquisition des fournitures nécessaires… augmenter les impôts et restreindre le crédit à la consommation… et l’allocation de dix milliards supplémentaire pour la défense ».

    Le pouvoir de contrôler les prix, les salaires et la distribution des biens de consommation au niveau du commerce de détail a conféré au Président un droit plus arbitraire sur la vie des Américains que toute autre législation passée ou présente. Les Républicains exigeaient une réduction des dépenses intérieures et protestaient contre l’augmentation des pouvoirs du Président.

    Le fait majeur que Truman n’ait pas consulté le Congrès avant d’engager des troupes en Corée a affecté les élections législatives de 1950. S’il l’avait consulté, espérant qu’il approuverait, ceux qui s’opposaient au déroulement du conflit n’auraient pas pu le blâmer et qualifier le conflit de guerre de Truman.

    Le sénateur républicain Taft a appelé à voter pour le Parti républicain (GOP) afin d’arrêter le communisme sur le front intérieur, le « socialisme rampant » ainsi que les impôts élevés et l’inflation.

    Le fait de pointer du doigt les démocrates signifiait essentiellement que ces derniers étaient à l’origine de ce problème avec le communisme et que c’était une bonne raison pour les chasser du Congrès.

    En 1950, les Républicains appuyaient l’intervention américaine en Corée et s’alignaient sur la mentalité de McArthur, qui prônait : « Pas d’autre choix que la victoire » tout en demandant parfois le retrait de Corée.

    Le Congrès a prétendu vouloir intervenir en Corée, mais a retenu les fonds nécessaires pour y maintenir une armée. Il est possible que Truman ait pensé aux conséquences politiques de ses actes, mais cela ne l’a pas empêché de faire ce qu’il pensait nécessaire.

    Les politiques ont changé de temps à autre et il semble parfois y avoir une certaine confusion quant à savoir quelle politique ou stratégie militaire était appropriée et serait efficace.

     

    Les Républicains ont utilisé le maccarthysme pour créer la peur du communisme afin de retourner le public contre l’administration.

    Cela a été fait uniquement pour des raisons partisanes et pour influer sur les élections.

    Dès l’élection présidentielle de 1952, la véritable intention du Parti républicain était visible. Bien qu’à un moment donné, ils voulaient, en même temps, d’une part que les États-Unis quittent la Corée et d’autre part appliquent la politique de guerre à outrance de McArthur, ils ont nommé un héros militaire [Eisenhower] qui n’avait aucun plan pour mettre fin à la guerre, même si son programme était parfois contre l’unification, et dans une politique militaire à outrance.

    Le Parti républicain n’était pas cohérent dans ce qu’il pensait que les États-Unis devraient faire, et ne présentait pas une alternative constructive, donc ce qu’ils ont fait n’était que de la manœuvre politique.

     

    La politique étrangère a exercé des pressions sur les États-Unis pour qu’ils abandonnent l’aide financière à la Corée dans sa lutte pour l’indépendance et la réunification.

    La politique américaine a eu un impact sur la guerre de Corée, mais pas autant que les Républicains l’auraient souhaité.

    Truman a pu mener la guerre comme il l’entendait.

    La politique intérieure a effectivement amené Eisenhower, un président républicain, à la Maison-Blanche, mais pas un président dont la politique était si différente de celle du président sortant.

     

     

    Par Carol Duff

    Références

    • Caridi, Ronald J. The Korean War and American Politics: The Republican Party as a Case Study. Philadelphie: University of Pennsylvania Press, 1968. pp. 3,5,11,12,15,21,29,55,98
    • Compte rendu du Congrès, 26 juin 1950, p. 9158.
    • Compte rendu du Congrès, 5 juillet 1950, p. 9666.
    • Registre du Congrès, 14 août 1950, p. 12400.
    • Registre du Congrès, 5 septembre 1950, p. 14214.
    • Duff, Gordon. Historien.
    • Goldman, Eric. La Décennie Cruciale et Après. New York, 1960. p. 142
    • Highman, Charles. Trading With the Enemy: The Nazi-American Money Plot 1933-1949. New York: Barnes and Noble Books, 1983. pp. XV-XiX. 7.
    • Kaufman, Burton I. La guerre de Corée: défis en temps de crise, crédibilité et commandement. New York: Alfred A Knopf, 1986. pp. 52,55
    • Rees, David. Corée: La Guerre Limitée. New York, 1964. p. 11
    • Reeves, Thomas C. Life and Times of Joe McCarthy. New York, 1982. pp. 305-314
    • The New York Times, 4 janvier 1950, pp. 1 & 6
    • Mémoires Truman II. p. 329,348

     

    source et Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

     


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    Le Pentagone prévoit de maintenir indéfiniment certaines forces américaines en Syrie, même après la fin officielle d’une guerre contre le groupe extrémiste Daech, pour participer à ce qu’il décrit comme des opérations antiterroristes en cours, ont déclaré des responsables.

     

    Par Nancy A. Youssef

    WASHINGTON – Le Pentagone prévoit de maintenir indéfiniment une partie des forces américaines en Syrie, même après la fin officielle d’une guerre contre le groupe extrémiste islamiste Daech, pour participer à ce qu’il décrit comme des opérations antiterroristes en cours, ont déclaré des responsables.

    Il y a environ 2 000 soldats américains en Syrie et un nombre indéterminé de prestataires qui les assistent. Le mois dernier, l’armée américaine a retiré 400 marines de Syrie, où les forces américaines sont entrées pour la première fois à l’automne 2016.

    Plus tôt cette semaine, les fonctionnaires ont dévoilé les plans d’un engagement à durée indéterminée, connu sous le nom de présence « conditionnelle ». C’est la même approche que celle adoptée par l’administration Trump en Afghanistan.

    « Les États-Unis maintiendront une présence militaire basée sur les besoins en Syrie pour combattre la menace de l’incertitude liée au terrorisme, empêcher la résurgence de Daech et stabiliser les zones libérées », a déclaré le Colonel Rob Manning, un porte-parole du Pentagone, aux journalistes mercredi.

    Les responsables de la défense des États-Unis ont souligné qu’il n’ y aurait pas de grandes bases permanentes en Syrie du genre de celles que les États-Unis entretiennent dans des endroits comme l’Allemagne et la Corée du Sud. Les troupes seront plutôt affectées à de plus petites bases et avant-postes.

    Dans certains cas, des troupes seront déployées temporairement à partir d’autres bases de la région pour des missions spécifiques, a indiqué l’un des responsables de la défense. On ne sait pas combien de soldats resteraient dans le pays.

    Le Pentagone a déclaré que les forces armées cibleront des parties de la Syrie qui ne sont pas entièrement gouvernées par le régime ou les forces rebelles. Les militaires affirment qu’ils ont le pouvoir légal de rester là-bas.

    « Opérant sous l’égide d’autorités internationales reconnues, l’armée américaine continuera à soutenir les forces locales partenaires en Syrie pour stabiliser le territoire libéré », a déclaré le Colonel Manning.

    Il a déclaré que la stabilisation comprend le rétablissement des services essentiels de base, l’enlèvement des matières explosives et de permettre de dispenser l’aide humanitaire.

    Les plans esquissés cette semaine sont les plus précis présentés à ce jour en ce qui concerne la stratégie américaine en Syrie après l’effondrement évident de Daech.

    Les responsables américains ont dit craindre que le retrait des forces américaines et le fait de s’éloigner de zones potentiellement vulnérables ne conduisent à ce que les terres pour lesquelles eux et leurs partenaires locaux se sont battus pour les arracher à Daech retombent entre les mains d’extrémistes.

    Mais les critiques ont dit qu’une présence illimitée dans certaines parties de la Syrie ne garantit pas non plus la stabilité.

    « Il semble que nous allons rester en place jusqu’à ce que nous ayons établi un objectif concret pour l’avenir de ce territoire que nous avons aidé les forces démocratiques syriennes[soutenues par les États-Unis] à reprendre », a déclaré Jennifer Cafarella, analyste de la Syrie au Washington Institute for the Study of War.

     

    « Dans quelles conditions les forces américaines se retireraient-elles ?

    Les États-Unis n’ont jamais défini à quoi un succès contre la Syrie ressemblerait politiquement », a déclaré Mme Cafarella.

    L’administration Trump a d’abord introduit l’idée d’un processus conditionnel de retrait – plutôt que d’un processus programmé – en Afghanistan.

    Le président Donald Trump a annoncé en août que les troupes américaines ne se retireraient pas de l’Afghanistan tant qu’il n’y aurait pas eu de règlement politique entre le gouvernement soutenu par les États-Unis et le mouvement militant taliban.

     

    Source : Cetusnews.com, Nancy A. Youssef, 21-12-2017

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


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    Congo : Un million d’enfants perdus dans la jungle !

    Publié le 20 janvier 2018 - par

     

    Une bouleversante tragédie se déroule de nos jours en République Démocratique du Congo, dans la province du Kasaï.

    On y découvre sans cesse des dizaines de fosses communes, des milliers de corps décapités.

    Cet immense pays, très riche en potentialités naturelles, nanti d’une forte population d’environ 78 millions d’habitants à majorité chrétienne, est en instance de faire naufrage.

    Cela est dû aux massacres à la machette de presque deux millions d’hommes et femmes dans leurs villages, par des hordes de milices et de mercenaires africains. Près d’un million d’enfants sont précairement rescapés et perdus dans les forêts tropicales.

     

    Ces crimes contre l’humanité sont politiquement et subtilement financés par l’extrémisme du Président Kabila et de sa clique.

     

    Face aux ordonnances dictées en haut lieu de l’Etat et au fatalisme des citoyens anesthésiés par des années de propagande et de persécution, l’attente de secours de la RDC est urgente.


    Un seul peut y répondre pas ses mots : Je suis la résurrection et la vie. Il le prouva au monde en acceptant de se laisser sacrifier sur la croix, et en ressuscitant trois jours plus tard.

    En 1972, étant devenu un homme de foi, je me devais de secouer les ignorants, les indifférents et les malentendants de l’opinion française et internationale, du moins celle que cet article pourra atteindre et qui n’en détourneront pas le regard, ceux dont leur âme d’adulte se souvient de leurs rêves d’enfants d’autrefois.

     

    L’idée d’une CROISADE MONDIALE DES ENFANTS, de toutes langues, nationalités et cultures me vint à l’esprit en prenant connaissance de ce terrifiant évènement car il résume ce fait brutal : L’AVENIR DE LA VIE EST EN QUESTION !

    Unique en son genre, cette tragédie unique en son genre se distingue du drame des enfants-esclaves répandus dans nombre de pays puissants ou en voie de développement.


    Ces enfants-là sont réduits au travaux forcés afin d’assouvir la folie du consumérisme contemporain. Il en est de même concernant la situation de dizaines de milliers d’enfants-soldats entraînés pour devenir des tueurs déshumanisés.

    Il faut que la RDC parvienne à chasser l’actuel Président multi-milliardaire, avec toute sa classe politique. Mais en l’Etat désastreux du pays, seul un homme intègre et courageux doit lui succéder, un véritable docteur sauveur de vies, avec une équipe gouvernementale dévouée, fondée sur l’éthique et l’amour pour son peuple souffrant.

    Sur ce grand bateau ivre qu’est devenue la Terre, c’est toute une génération d’hommes fébriles qui courent en tous sens, ne sachant plus distinguer leur main droite de la gauche. Masquant la peur qui les rongent, ils se bunkérisent en prévision d’une troisième guerre mondiale à caractère apocalyptique (1).

    Au-delà de ma raison, ce fait d’Un million d’enfants perdus dans la jungle s’est imposé à mon esprit. Ces rescapés de l’enfer du massacre de leurs parents dans leurs villages semblent revivre.


    Ce fut grâce à leur petite taille et à leur vélocité qu’ils purent s’enfuir en s’éparpillant dans les forêts environnantes. Or elles sont de dangereuses jungles tropicales. Il est impossible de savoir combien d’entre-eux survivront, dans la peur des traqueurs meurtriers qui tentent d’effacer le témoignage d’enfants vivants.

    Par ailleurs, d’innombrables périls se dressent devant ces enfants terrorisés : serpents et insectes venimeux, fauves à l’affût, nuits de terreur, la faim, la soif, l’épuisement, l’absolue détresse.
    Ils savent aussi que personne ne viendra les secourir.

    Le seul témoignage que j’ai appris, c’est que certains d’entre-eux parviennent à approcher quelques villages plus ou moins indemnes. Ils y sont alors chassés par des cris. Ces enfants affamés représentent trop de bouches à nourrir pour des villageois démunis, parvenant à peine à se nourrir eux-mêmes.

    CETTE CROISADE DOIT ÊTRE MENÉE PAR DES ENFANTS DU MONDE ENTIER, QUELS QU’ILS SOIENT ET OÙ QU’ILS SOIENT. Enfants de riches et enfants de pauvres unis dans un même esprit.

    Cette noble cause va leur donner les moyens, l’ingéniosité inventive et le zèle de se savoir solidaires d’une cause commune.

    Cette action mondiale va au-delà des problèmes de sociétés qui diffèrent et d’idéologies religieuses rivales. Qui que ce soit n’ignore plus que le Créateur de la Vie n’est pas issu d’un hasard qui ne peut qu’engendrer du chaos, mais qu’il est bien LE DIEU DE TOUS LES HOMMES, et en particulier des enfants.

    Il s’agit-là d’une grande affaire au premier chef pour le monde exclusif des enfants. Celui des adultes, parents, enseignants, religieux, politiques devrait s’en inspirer. Qu’ils soient de milieux riches, de classes moyennes ou populaires, il s’agit d’une grande vision pour enfants du 21ème siècle.

     

    Le très puissant outil d’internet en toutes les langues pourrait communiquer leur alarme, illustrée avec des dessins d’enfants :

    • – « Nous, enfants de la Terre, n’abandonnons pas ce million de petits frères perdus dans les forêts, à cause de la folie criminelle des hommes. Nous sommes l’avenir de la terre !
    • –  Nous, enfants des villes et des campagnes, soutenons par tous les moyens imaginables, et par tous les réseaux et supports informatiques, pour dire comment ils survivent dans la jungle.
    • –  Nous, enfants du ciel et de la terre, supplions les adultes, nos parents, nos enseignants, d’intervenir par tous leurs moyens.
    • –  Vous, journalistes et écrivains n’ayant pas vendu votre âme, osez écrire et parler de nos petits frères perdus dans l’horreur.
    • – Nous, héritiers d’un monde à venir, exigeons que les criminels soient châtiés par l’Eternel, le Maître, le créateur de la Vie ».

    Cette « Croisade mondiale des enfants » peut devenir un fer de lance qui ébranlera l’inertie, l’aveuglement et la mauvaise foi d’un grand nombre de Chefs d’Etats et d’Institutions Internationales et des médias.

    La prochaine équipe gouvernementale en RDC, se doit d’œuvrer prioritairement à la rédaction d’un plan d’action de secours.

    Elle aura la charge d’uniformiser l’Opération qui pourrait s’intituler :
    « Un million d’enfants perdus dans la jungle » avec la création d’une base de données sur les survivants retrouvés mais aussi celle de la capture des tueurs et leurs mandants en sous-main.

    Cette engeance-là devra rendre des comptes devant le Tribunal de La Haye, et plus redoutablement, devant le Tribunal de l’Eternel.

    Ce grand procès devrait permettre d’améliorer la situation des victimes dans le monde.

    Cette Croisade mondiale des enfants pour le salut d’un million de rescapés fuyant dans la jungle doit s’organiser dès aujourd’hui, en s’adressant à des centaines de millions d’enfants de par le monde.

    Il s’agit d’une Croisade mondiale des enfants pour l’avenir de la vie.

    Que Dieu y porte assistance.

     

     

    Pasteur François Celier      https://ripostelaique.com


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