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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Qui protège Hillary Clinton ?

    Publié par wikistrike.com sur 11 Juin 2016, 09:47am

    Qui protège Hillary Clinton ?

    Alors que la presse célèbre la victoire au sein du Parti démocrate de la première milliardaire de l’histoire, une sombre bataille juridique se poursuit dans l’ombre.

     

    Le rapport du département d’État sur les courriels d’Hillary Clinton et les différents actes judiciaires qui ont suivi établissent que celle-ci s’est rendue coupable de : 


    - Obstructions à la Justice par Mme Clinton et ses conseillers (Section 1410) ; 


    - Obstruction à des enquêtes criminelles (Section 1511) ; 


    - Obstruction à l’application de la loi locale et fédérale (Section 1411) ; 


    - Crime fédéral de négligence avec des informations et des documents classifiés (Section 1924) ; 


    - Détention dans son ordinateur à son domicile, sur un serveur non sécurisé, de 1 200 documents secrets (Section 1924) 


    - Félonie. Mme Clinton a déclaré sous serment à un juge fédéral avoir remis au département d’État tous ses courriels. Cependant, l’inspecteur général du département d’État a déclaré cette semaine que c’était faux (Section 798) ; 


    - En outre, elle a déclaré sous serment que le département d’État l’avait autorisé à utiliser son ordinateur personnel pour travailler à son domicile. L’inspecteur général du département d’État a déclaré cette semaine que c’était faux (Section 798) ; 


    - Madame Clinton n’a pas signalé aux autorités, ni même à son département, que son ordinateur personnel avait été piraté plusieurs fois. Elle a cependant demandé à son administrateur système d’essayer de protéger son ordinateur. 


    - Concussion et recel. La Fondation Clinton et Mme Clinton ont été corrompues pour que le département d’État ferme les yeux sur diverses pratiques (Loi Rico et Section 1503).

     

    En principe, les faits et leur gravité étant établis par le FBI, le département d’État, et un juge fédéral, Hillary Clinton aurait dû être arrêtée cette semaine.

     

    Bernie Sanders, autre candidat à l’investiture démocrate, pariait sur l’arrestation de Madame Clinton avant la convention de leur parti.

     

    Il a donc décidé de se maintenir, bien que n’ayant pas le nombre suffisant de délégués.

     

    Mais, convoqué à la Maison-Blanche, il a été informé par le président Barack Obama que celui-ci empêcherait son administration d’appliquer la loi.

     

    Joignant l’acte à la parole, le président a publiquement soutenu la candidature de Mme Clinton.

     

    Source    


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    Des soldats français en Syrie conseillent des rebelles arabo-kurdes

    Publié par wikistrike.com sur 10 Juin 2016, 11:38am

    Catégories : #Politique internationale, #Politique intérieure

    Des soldats français en Syrie conseillent des rebelles arabo-kurdes

    Des forces spéciales françaises sont présentes en Syrie, où elles conseillent des rebelles arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) engagés contre le groupe takfiro-wahhabite Daesh (EI), selon l’entourage du ministre français de la Défense.

     

    « L’offensive de Minbej (nord de la Syrie) est clairement soutenue par un certain nombre d’Etats, dont la France.

     

    Le soutien c’est le même que d’habitude, c’est du conseil », a déclaré cette source à l’AFP sans plus de précisions sur le nombre de soldats présents.

    La France ne reconnaissait jusqu’ici la présence de forces spéciales  – environ 150 hommes – que dans le Kurdistan irakien.

    Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait déjà laissé entendre que des soldats français se trouvaient, avec des soldats américains, aux côtés des FDS dans l’offensive en cours à Minbej, dans la province d’Alep.

    « On appuie par des apports d’armes, de la présence aérienne et du conseil », avait déclaré M. Le Drian vendredi à la chaîne de télévision Public Sénat, en commentant l’offensive de Minbej.

    Les militaires français n’interviennent pas eux-mêmes et ne sont donc pas susceptibles de combattre directement contre des militants de Daesh, notamment les Français présents à Minbej, souligne-t-on au ministère de la Défense.

    Environ 400 soldats des forces spéciales françaises sont engagés dans 17 pays, notamment au Sahel, sur un total de 2500 hommes, précise-t-on de source militaire.

     

     

    source: http://french.almanar.com.lb/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=307811


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    EXCLU - Des pickups bourrés de combattants de Daesh blessés transportés dans des hôpitaux turcs (vidéo)

    Publié par wikistrike.com sur 17 Juin 2016, 05:32am

     

    Rappelons que la Turquie se trouve être pays membre de l'OTAN (NATO)

    Rappelons que la Turquie se trouve être pays membre de l'OTAN (NATO)

    Des combattants de l’Etat islamique ont été acheminés dans des hôpitaux turcs depuis la frontière syrienne pour y recevoir des soins, indiquent des témoins que RT a interrogés sur place.

    Les autorités turques n’auraient pas empêché des passages.

    Des terroristes de Daesh, ainsi que des soldats de l’Armée syrienne libre ont pu traverser la frontière turco-syrienne en nombre et recevoir des soins médicaux avant de revenir combattre en Syrie, a confié le chef d’une association locale de médecins près de Gaziantep à la reporter de RT, Lizzie Phelan.

    La journaliste s’est en effet rendue dans la ville de Gaziantep, en Turquie, à environ 60 kilomètres de la frontière syrienne. Des témoins et des médecins lui ont confié que la plupart de combattants de Daesh soignés en Turquie avaient été traités dans la ville frontalière de Kilis au sud de Gaziantep.

    «De nombreux combattants blessés de Daesh ou de l’Armée syrienne libre ont été amenés à la frontière dans des pickups, pas dans des ambulances», a déclaré Hamza Agca, président d’une association regroupant des médecins de Gaziantep et de Kilis. «Nombreux étaient ceux qui sont arrivés inconscients et qui saignaient au moment de leur arrivée chez nous», a-t-il ajouté.

     

    Ces blessés auraient été amenés depuis des zones de combat et les médecins ont régulièrement eu une peur bleue en voyant «des grenades [tomber] de leurs poches», rapporte Hamza Agca. Mais pour lui, la question de l’appartenance de ses patients à Daesh ne se pose pas car en tant que médecin, il a prêté serment de venir en aide aux personnes blessées quelles qu’elles soient. «N’importe quel médecin dans le monde aurait fait la même chose», a-t-il justifié.

    Après avoir récupéré, les combattants ont repris le chemin de la Syrie et combattu à nouveau, de sorte que certains d’entre eux ont effectué plusieurs séjours dans les hôpitaux turcs.

    Un médecin de Kilis a confirmé à RT, sous le sceau de l’anonymat, qu’il avait reçu des combattants via la frontière turco-syrienne, et notamment des membres de Daesh, sans cacher l’effroi qu’il avait éprouvé en découvrant des ceintures d’explosifs qu’il était obligé de détacher des blessés avant de pouvoir les traiter.

    Il reconnaît toutefois que l’arrivée de combattants de Daesh s’est nettement ralentie depuis plusieurs semaines et qu’à l’heure actuelle, il n’en arrive plus que quelques-uns par mois.

    Interrogé sur le rôle des autorités turques, Hamza Agca a précisé que des responsables du gouvernement turc avaient fait en sorte que les combattants de Daesh puissent entrer en Turquie sans problèmes.

    «Au niveau du traitement médical, le gouvernement ne nous a donné aucun ordre, mais leur politique était de de donner l’opportunité aux combattants de franchir la frontière», a-t-il expliqué.

     

    Source    http://www.wikistrike.com/2016/06/


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    ministère des AE
     

    Damas / La Syrie a vivement condamné la présence des forces spéciales françaises et allemandes dans les zones d’Ayn Arab et Minbij sur les territoires syriens, considérant cette présence comme une violation flagrante des principes et de la charte de l’ONU.

    «La République Arabe Syrienne condamne vivement cette intervention qui constitue une violation flagrante des principes et de la charte de l’ONU et une agression injustifiée de la souveraineté et de l’indépendance de la Syrie», a affirmé une source du ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, en riposte aux nouvelles médiatiques sur la présence de groupes des forces françaises et allemandes dans les deux zones précitées.

    Et la source d’ajouter : « Prétendre que cette violation entre dans le cadre de la lutte anti-terroriste ne trompera personne car la lutte efficace contre le terrorisme exige la coopération avec le gouvernement légitime en Syrie, dont l’armée et le peuple luttent contre le terrorisme sur chaque pouce de son territoire et présentent beaucoup de sacrifices pour la purifier de ce phénomène.

    La source a révélé que les objectifs réels de cette intervention flagrante sont tout à fait loin de la lutte contre le terrorisme, notamment que les pays impliqués dans cette intervention avaient constitué un soutien fondamental au terrorisme depuis le début de la crise et entravé tout effort international sérieux déployé pour mettre fin à ce fléau.

    La source a, enfin, appelé les pays agresseurs à abandonner leurs illusions et leur mentalité colonialiste car le temps des tutelles et des mandats est passé.

    L.A. / A. Chatta


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    Bernard Lugan

    Libye : devons-nous applaudir à la victoire remportée à Syrte par le choléra salafiste sur la peste jihadiste ? – par Bernard Lugan

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    19/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

    En Libye, l’Etat islamique (EI), surinfection d’une plaie jihadiste ouverte en 2011 avec la mort du colonel Kadhafi, est un commode « ennemi de confort » permettant d’éviter de désigner les vrais responsables du chaos. Que l’on réfléchisse un instant :


    – L’Etat islamique n’étant implanté à Syrte que depuis 2015, ce n’est donc pas lui qui a provoqué une anarchie libyenne ayant commencé en 2011, mais les milices salafistes de Tripoli et celles des Frères musulmans de Misrata.
    – Ce n’est pas davantage l’EI, dont la base démographique est insignifiante, qui envoie des dizaines de milliers de migrants en Europe, mais les cités côtières dont celles de Tripoli et de Misrata.

    Mêlées à tous les trafics, ce sont ces dernières qui se livrent à la forme contemporaine de la traite des esclaves.


    Or, soutenus militairement par la Turquie, par l’insatiable petit émirat du Qatar, par l’Europe et par les Etats-Unis, ceux qui sont à l’origine du chaos -et qui en vivent-, viennent de se refaire une vertu auprès de la communauté internationale en chassant de Syrte un Etat islamique qu’ils avaient pourtant longtemps toléré…

    Cette victoire d’une fraction jihadiste sur une autre n’est en rien un gage de paix pour la Libye et pour toute la région.

    Le problème de fond est en effet ailleurs : les alliances tribales sur lesquelles reposait l’ordre socio-politique libyen ont été éclatées par l’intervention franco-otanienne de 2011.

    Dans le vide alors créé se sont engouffrés des acteurs secondaires devenus artificiellement les maîtres du jeu.

    Qu’il s’agisse des Frères musulmans de Misrata, des islamo-jihadistes de Tripoli ou de l’Etat islamique.

    Toute pacification de la Libye passe donc par le rééquilibrage entre les vrais acteurs tribaux actuellement tenus à l’écart du processus politique, et ces acteurs secondaires que la communauté internationale s’obstine à vouloir installer au pouvoir à travers le gouvernement dit d’Union nationale dominé par Misrata et placé à la merci de ses milices[1].

    Dans cette analyse, je développerai quatre points :
    1) Les raisons de l’échec de l’Etat islamique en Libye,
    2) Les balbutiements du gouvernement d’Union nationale
    3) La situation sur le terrain militaire et diplomatique
    4) Les vrais moyens de reconstruire la Libye

    La suite de cette analyse est réservée aux abonnés à l’Afrique Réelle. Pour la recevoir par courriel, vous devez être abonné.


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    Syrie – L’attaque surprise russe met fin aux manœuvres de retardement de Kerry

       Etats-UnisRussieSyrie
     
     
     

    Les Etats-Unis ne veulent pas mettre fin à la guerre contre la Syrie ni régler l’affaire à la table de négociation.

    Ils veulent voir leurs exigences satisfaites à 100%, à savoir la chute du gouvernement syrien, la dissolution de l’Etat syrien et la mise en place d’une administration américaine par procuration, en Syrie.

    Lorsque le cessez-le-feu a été instauré en Syrie, fin février, Obama n’a pas respecté son engagement de séparer  les « rebelles modérés », soutenus par les États-Unis, d’al-Qaïda.

    En avril, les rebelles soutenus par les Américains, les talibans comme Ahrar al Sham, et Al-Qaïda se sont réunis pour attaquer le gouvernement syrien au sud d’Alep. Les forces par procuration des Etats-Unis ont violé le cessez-le-feu.

    Deux résolutions de l’ONU stipulent qu’al-Qaïda en Syrie doit être combattu quoiqu’il en coûte.

    Mais les États-Unis ont, au moins par deux fois, demandé à la Russie de ne pas bombarder Al-Qaïda. Ils prétendent à tort qu’il ne leur est pas possible de séparer leurs « modérés » d’al-Qaïda et qu’une attaque contre al-Qaïda toucherait également leurs amis « modérés ».

    Le Ministre des affaires étrangères russe Lavrov en a parlé plusieurs fois à Kerry. Mais la seule réponse qu’il a obtenue a été de surseoir aux attaques aériennes. Pendant ce temps, Al-Qaïda et les « modérés » ont continué à violer le-cessez-le-feu et à attaquer les forces gouvernementales syriennes.

    Près de quatre mois ont passé et Kerry continue de dire que les Etats-Unis ont besoin de plus de temps pour séparer leurs forces par procuration d’al-Qaïda.

    Le ministre des Affaires étrangères Lavrov a récemment exprimé la consternation des Russes :

    Les Américains disent maintenant qu’ils n’arrivent pas à écarter les membres de la « bonne » opposition des positions tenues par le Front al-Nusra, et qu’ils ont besoin de deux ou trois mois de plus.

    J’ai l’impression que c’est juste une tactique pour garder une sorte de lien avec le Front al-Nusra et l’utiliser plus tard pour renverser le régime [d’Assad] », a déclaré M. Lavrov lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

    La coupe était pleine, et la dernière demande de Kerry d’attendre encore trois mois avant d’attaquer Al-Qaïda a été la goutte qui a fait déborder le vase.

    La Russie a maintenant répondu en frappant les États-Unis là où ils ne s’y attendaient pas:

    Les avions de l’armée russe ont bombardé  les combattants syriens soutenus par le Pentagone plus tôt dans la semaine, sans tenir compte des mise en garde des commandants américains contre ce que les responsables militaires américains considèrent comme la plus grande provocation de Moscou depuis le début de sa campagne aérienne en Syrie, l’année dernière.

     Les frappes ont touché une base située près de la frontière jordanienne, loin des zones d’actions précédentes des Russes, et ont ciblé les forces soutenues par les Etats-Unis qui luttent contre les militants de l’État islamique.

    Ces dernières frappes ont eu lieu de l’autre côté du pays, autour de Tanf, une ville à proximité de laquelle se rejoignent les frontières de la Jordanie, de l’Irak et de la Syrie, à l’opposé de l’endroit où opèrent habituellement les Russes.

    Les frappes russes ont touché une petite base rebelle d’entraînement située dans une zone aride et inhabitée de la frontière.

    Environ 180 rebelles y participaient à un programme du Pentagone pour former et équiper les combattants contre l’État islamique.

    Lorsque le bombardement a commencé, les rebelles ont appelé un centre de commandement américain au Qatar, d’où le Pentagone orchestre les attaques aériennes quotidiennes contre l’État islamique.

    Les jets américains sont arrivés et les jets russes sont partis. Les jets américains sont repartis pour faire le plein, les jets russes sont revenus et ont bombardé à nouveau.

    Il semble que deux combattants américains par procuration aient été tués et que 18 aient été blessés.

    Plus tôt dans la journée, il y a eu une autre attaque similaire sur la même cible.

    Il ne s’agissait pas d’un accident, mais d’une opération bien planifiée et la réponse du porte-parole russe l’a clairement indiqué :

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov a confirmé l’attaque de vendredi et a dit aux journalistes qu’il était difficile de distinguer les différents groupes rebelles depuis le ciel.

    Traduction: « Si vous n’êtes pas capables de séparer vos forces de celles d’Al-Qaïda, ni de différencier leurs zones d’action, ni de désigner les zones tenues exclusivement par les « modérés », nous n’en sommes pas capables non plus. »

    Les combattants qui se trouvent près de Tanf sont soutenus par l’artillerie américaine depuis la Jordanie et par les forces aériennes américaines depuis  l’Irak.

    Les forces d’opérations spéciales britanniques et jordaniennes font partie des forces terrestres (ainsi que, probablement, la plus grande partie des combattants « syriens ».) Al-Qaïda n’est pas là.

    Les Russes le savent bien.

    Mais ils voulaient qu’il soit clair que si séparation il y a, tout le monde doit la faire et pas seulement eux.

    Et que donc, tant que les États-Unis ne les sépareraient clairement d’al Qaeda, toutes les forces qu’ils soutiennent seraient bombardées indistinctement, partout et à tout moment. (Excepté, pour l’instant, les Kurdes syriens qui luttent contre l’État islamique avec le soutien des Etats-Unis.)

    Le Pentagone ne veut pas intensifier son engagement contre le gouvernement syrien, ni contre la Russie. Il veut combattre l’État islamique et il hait la CIA pour sa coopération avec al-Qaïda et d’autres éléments djihadistes.

    Mais John Brennan, le chef de la CIA qui sert les intérêts  saoudiens, semble encore avoir l’oreille d’Obama.

    Seulement que peut faire Obama maintenant? Abattre un jet russe et ainsi mettre en danger les pilotes américains qui survolent la Syrie ou qui s’approchent de la frontière russe?

    Risquer une guerre avec la Russie? Vraiment?

    Les frappes russes près de Tanf ont clairement été une surprise. Les Russes ont encore pris Washington à contre-pied. Le message à l’adresse de l’administration Obama est clair :

    « Finies les manœuvres de retardement et les embrouilles. Vous séparez vos modérés MAINTENANT ou tous vos actifs en Syrie deviendront des cibles pour les forces aériennes russes. »

    Les frappes russes à Tanf sur les mandataires américains ont eu un avantage supplémentaire. Les Etats-Unis avaient prévu de laisser ces forces se déplacer vers le nord, vers la ville de Deir Ezzor pour y défaire l’Etat islamique.

    Le but étant d’instaurer une « entité sunnite » sous contrôle américain qui couvrirait le sud-est de la Syrie et l’ouest l’Irak. Ce qui diviserait la Syrie en deux.

    Le gouvernement syrien et ses alliés ne les laisseront pas faire. Il y a une grande opération prévue pour libérer Deir Ezzor de l’occupation de l’État islamique. Plusieurs centaines de forces gouvernementales syriennes ont réussi à tenir un aéroport isolé à Deir Ezzor malgré les nombreuses attaques de l’Etat islamiques.

    Ces troupes sont actuellement renforcées par des contingents supplémentaires de l’armée syrienne et des commandos du Hezbollah.

    Une grande bataille va avoir lieu et Deir Ezzor pourrait être libérée dans les prochains mois.

    Les plans américains pour une entité syrienne orientale s’effondreront si le gouvernement syrien parvient à prendre et tenir sa plus grande ville orientale.

    Les manœuvres de retardement de l’administration Obama ont fait long feu.

    La Russie n’acceptera plus de rester les bras croisés pendant que les États-Unis sabotent le-cessez-le-feu et soutiennent al-Qaïda.

    Quelle stratégie les États-Unis vont-ils adopter maintenant?

    Moon of Alabama | 18 juin 2016

    Article original : Moon of Alabama

    Traduction : Dominique Muselet

    Source: http://arretsurinfo.ch/syrie-lattaque-surprise-russe-met-fin-aux-manoeuvres-de-retardement-de-kerry/

     

    ET AUSSI

     

    Syrie: Une bataille se prépare, comme celles de Qoussier et du Qalamoune

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    Après le sommet tripartite de Téhéran entre les trois ministres de la Défense syrien, iranien et russe, la relation entre les alliés du président syrien Bachar al-Assad ne sera plus comme avant.

    Depuis que les Russes ont décidé la trêve du 28 février avec les Américains, unilatéralement, et ont suspendu la majeure partie de leurs raids aériens, cette relation s’était plutôt crispée.

    Les lignes rouges de Moscou

    Selon le journal al-Akhbar, dès les premiers jours de l’entrée en action de la Russie dans la guerre en Syrie, en septembre 2015, Moscou a veillé à faire comprendre à ses partenaires le cadre qui limite son intervention.

    Elle a bien précisé que sa mission se cantonne aux raids aériens, et à fournir pour le sol des éléments pour des missions de formation, des experts en renseignements et des officiers pour la cellule d’opérations.

    De surcroit, les Russes ont insisté pour garder le commandement des batailles dans lesquelles ils participent, tout en agissant en fonction des nécessités du terrain.

    Ils ont également fait savoir qu’ils sont venus en Syrie afin de trancher la discussion sur le destin du régime syrien.

    Pour eux, il n’est pas question que leur participation les entraine vers une confrontation avec les Américains ni les Israéliens.

    Même la tension avec la Turquie n’était pas à l’ordre du jour de Moscou, si Ankara n’avait pris l’initiative d’abattre le bombardier russe.

    Dès le début, l’objectif principal des russes était de rétablir l’équilibre de forces de sorte qu’il puisse permettre d’aller aux négociations dans une meilleure posture.

    C’est ainsi que Moscou en est arrivée à annoncer la trêve, une fois qu’elle a trouvé qu’elle a réalisé ses objectifs. Quoique le président Poutine ait averti qu’en quelques heures ses troupes pouvaient réinvestir le terrain.

    Les événements qui se dérouleront ultérieurement ne manqueront pas de le décevoir.

    Gagner du temps

    Les pourparlers inter syriens ont certes repris de nouveau, mais l’équipe soumise à la tutelle de l’Arabie saoudite, de la Turquie et des États-Unis n’a jamais montré qu’elle était disposée à alléger ses revendications pour parvenir à une véritable solution.

    Il s’est avéré qu’elle ne voulait rien d’autre que de gagner du temps, pour lui permettre d’absorber le choc, de se réorganiser et restructurer sa riposte.

    Et c’est la Turquie qui s’en est chargée en renforçant son soutien aux rebelles, militairement, matériellement et en leur envoyant des renforts.

    Surtout vers le nord et l’ouest de la Syrie, c’est à dire vers Alep, Idleb et Lattaquié.

    Lors de la libération de la cité historique de Tadmor-Palmyre, les Russes ont exigé de diriger la bataille vers Deir Ezzor et Raqqa, les fiefs de Daesh et de stopper les opérations à Alep.

    Ils s’étaient targués de l’accord conclu en principe avec les Américains pour épargner les groupuscules rebelles dans les deux provinces d’Alep et d’Idleb, au motif qu’ils constituent les dernières poches des forces de l’opposition qui participent aux pourparlers de Genève.

    L’objection du Hezbollah

    Là, c’est le Hezbollah qui a objecté, refusant de faire part à la bataille de Deir Ezzor et de Raqqa, sauf dans le cadre d’un processus politique qui englobe tous les groupes terroristes. Il avait alors dit qu’il était non opérationnel d’exécuter le projet russe établi dans le cadre de l’entente avec les Américains.

    Cette crispation dans la relation entre Damas, Téhéran et Le Hezbollah d’une part, et Moscou de l’autre s’est répercutée sur le terrain à travers un gel significatif des opérations. Le principal souci de l’armée syrienne et de ses alliés s’étant alors réduit à sauvegarder les zones conquises et à repousser les attaques des milices rebelles.

    Celles-ci, entre temps, recevaient toute sortes de soutiens logistiques.

    Le cours des événements donneront raison au Hezbollah.

    Au fur et à mesure que les négociations inter syriennes échouaient, et que les Américains manquaient à leurs engagements, les Russes prenaient conscience qu’ils se sont fait arnaquer.

    L’arnaque des Américains

    D’autant que les violations de la trêve par les milices devenaient de plus en plus nombreuses, et les rapports rédigés par leurs forces russes présentes en Syrie rendaient compte de centaines de miliciens qui franchissaient la frontière turque ainsi que des milliers de tonnes d’armements et de munitions qui leur étaient acheminées.

    Sur le terrain, les miliciens multipliaient leurs attaques dans la province d’Alep, et les Kurdes concoctaient leur plan pour la bataille décisive contre Daesh, avec l’aide des Américains, faisant planer le spectre d’une auto détermination, avec un feu vert américain et saoudien.

    La révision turque

    C’est alors que les dirigeants turcs ont commencé à s’inquiéter, dépêchant des émissaires à Moscou et à Téhéran et exprimant leur disposition à conclure un compromis à condition d’avoir des garanties de ne pas accorder l’auto détermination aux Kurdes.

    La principale revendication des Iraniens et des Russes avait alors été de fermer les frontières aux miliciens et de ne pas s’ingérer militairement.

    Devant un visiteur important, le président syrien a quant à lui démenti les informations selon lesquelles les décisions des kurdes sont dans le panier américain, assurant entretenir toujours des liens avec eux.

    Il a affirmé qu’il n’est pas question de diviser la Syrie, et qu’il n’acceptera jamais une auto détermination des kurde qui n’ont selon lui effectué aucune démarche séparatiste qui nécessite une prise de position du gouvernement syrien.

    Comme à Qousseir

    Tout ceci a eu lieu avant le sommet tripartite de Téhéran qui a eu lieu le 9 juin dernier, et qui permis de rétablir les priorités et d’ordonner les démarches à suivre, loin des engagements américains.
    Inaugurant une nouvelle phase pour les alliés, russe, iranien et hezbollahi du président syrien.

    Selon le journal al-Akhbar, une importante opération de mobilisation est entamée en vue d’une grande bataille à Deir Ezzor. C’est Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, Ali Chamkhani qui devrait la commander, et le Hezbollah qui y assumera un rôle central. A l’instar de ce qui s’était passé à Qousseir, puis au Qalamoune et à Zabadani.

    17 juin 2016

    Traduit en partie du journal al-Akhbar
    Source: http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=309637&cid=18&fromval=1

     


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    20 JUIN 2016

    UNE TROISIEME GUERRE MONDIALE SE PREPARERAIT-ELLE AVEC TOUTES CES MANOEUVRES MILITAIRES DE L'OTAN PRES DE LA FRONTIERE RUSSE ?

    Les manœuvres de l’Otan à la frontière russe : Une 3 ème Guerre mondiale en perspective ?

    11 juin 2016 Chems Eddine Chitour

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    « I do not know how the Third World War will be fought, but I can tell you what they will use in the Fourth Sticks and rocks ! »

    « Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre Mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième: avec des bâtons et des pierres. »

    Paroles attribuées au grand physicien Albert Einstein

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    6 Juin 1944, C’est dit, avons-nous l’habitude de dire: « le jour le plus long » pour qualifier l’opération de débarquement « overlord » des alliés conduits par les Etats Unis. Dans l’imaginaire européen et notamment français, les Etats-Unis d’Amérique sont la grande nation qui est venue se sacrifier pour la libération de l’Europe du joug nazi. Pas un mot de l’apport de l’Union Soviétique qui laissa sur le champ de bataille 20 millions de ses enfants.

    « 6 Juin 2016, lit-on sur le site Avic – Réseau International (Ndr) – cela ne vous rappelle rien ? Pendant plus de 70 ans, ce jour a marqué, chaque année, ce que l’on a voulu imprimer à jamais dans les esprits des Européens, et des Français en particulier, comme le début de la libération de l’Europe. Le 6 Juin 2016, que se passe-t-il ? Rien. Qui en parle ? Les gros titres ont disparu. Il est loin derrière nous le grand film de propagande de « The Longest Day » (Le jour le plus long) dans lequel jouaient les plus grands acteurs des deux rives de l’Atlantique. Le chapitre du 6 Juin semble clos. Il sera désormais difficile de fêter cette date, ce n’est d’ailleurs plus nécessaire. Les Européens n’en auront pas moins, ancrée à jamais dans leur esprit, la notion qu’un jour les Américains sont venus les délivrer des Allemands, et qu’ils s’apprêtent à les défendre à nouveau contre une future invasion russe. »(1)

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    Quand on voit les petits pays baltes, on voit ce qu’ils pèsent par rapport aux USA. Et au passage, c’est quand même l’URSS qui a rendu leur liberté à ces ex-Républiques soviétiques en 1991. Leur liberté retrouvée grâce à l’URSS, les Républiques de l’Est ont été aspirées une à une par l’Empire. Quand De Gaulle a décidé de sortir de l’Otan, il y a eu mai 1968… Ce même jour 6 juin 2016, l’Otan, mis en place en 1949 par le camp occidental pour contrer l’Union Soviétique, met en oeuvre des manœuvres militaires que la Russie qualifie de provocations. Pour l’histoire, l’empire soviétique avait mis en place le Pacte de Varsovie qui comprenait les ex-Républiques soviétiques et les pays satellites. 1989 arrive, l’empire soviétique s’effondre sous les coups de boutoir des Etats-Unis et du pape Jean-Paul II qui donna une dimension à Solidarnosc, mouvement ouvrier polonais, avec son fameux « N’ayez pas peur ». Graduellement, l’empire américain, malgré la promesse de ne pas mettre des troupes à ses frontières, concentra des moyens opérationnels et provoque régulièrement la Russie comme c’est le cas avec l’opération en coursAnaconda.

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    La stratégie étouffante

    de l’ « Anaconda »

    « La Russie, lit-on sur le site Spoutnik, a raison d’affirmer que les Etats-Unis n’ont pas tenu leur promesse de ne pas étendre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) vers l’Europe de l’Est. Des documents dévoilent les particularités de cette histoire. (…) Dès que la Russie insiste sur le fait que les Etats-Unis ont présenté des garanties que l’Otan ne s’étendrait pas vers l’Est, l’Occident proteste. Selon l’observateur, les documents démontrent l’inverse et indiquent clairement que les autorités américaines avaient rapidement changé leur position ».

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    Décidément, le nom de l’opération est expressif, l’opération vise à étouffer la Russie tout comme le ferait l’Anaconda vis-à-vis de ses proies. Nous lisons: « Deux mille soldats parachutistes, Polonais, Américains et Britanniques, sautent mardi sur le nord de la Pologne, au début des plus grandes manoeuvres organisées en Europe de l’Est depuis la chute du communisme, pour montrer la force du flanc oriental de l’Otan face à la Russie. L’exercice Anaconda se déroule à un mois d’un sommet que l’Otan doit tenir à Varsovie les 8 et 9 juillet pour consacrer le renforcement de sa présence en Europe de l’Est. Le scénario de cet exercice de dix jours ne laisse aucun doute. Il prévoit la défense de « l’Union des Bleus » contre de « petits hommes verts », en référence à ces hommes aux uniformes verts qui ont participé à l’annexion de la Crimée et au conflit séparatiste en Ukraine. « Le but de l’exercice est de vérifier la capacité des pays de l’Alliance à défendre son flanc oriental », a déclaré lundi le ministre polonais de la Défense Antoni Macierewicz. » (3)

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    « Au total, 31 000 soldats de 24 pays y participent, dont 19 pays de l’Otan et des pays associés à l’Alliance dans le cadre du Partenariat pour la Paix, telle l’Ukraine. Avec 3000 véhicules, 105 avions et 12 navires. (…) La Russie affiche le plus grand calme, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, se contentant mardi de dire que ces exercices « ne contribuent pas à favoriser l’atmosphère de confiance et de sécurité » en Europe. »(3)

    « Certains spécialistes boutefeux incitent à la confrontation ; « Il y a toujours actuellement, malheureusement, un déficit de confiance mutuelle » entre l’Alliance et la Russie, a-t-il ajouté, précisant que le dialogue se poursuivait néanmoins au niveau des ambassadeurs. (…) Judy Dempsey, analyste de Carnegie Group, considère que l’Otan devrait renforcer son infrastructure pour garantir le déploiement rapide de forces supplémentaires dans la région. De même, l’exercice en cours lui semble « petit par rapport à ce que fait la Russie », avec ses manœuvres qui sont « sophistiquées, grandes, intimidantes », en particulier dans l’enclave de Kaliningrad, située entre deux pays membres de l’Otan, la Pologne et la Lituanie. » (3)

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    Une guerre nucléaire est-elle probable ?

    Oui ! C’est en tout cas le sentiment du britannique, Sir Richard Shirreff, qui était encore commandant en chef adjoint de l’Otan pour l’Europe en 2014, qui annonce une guerre nucléaire à l’horizon 2017 « plausible » selon ses termes. Dans son roman intitulé en anglais « 2017: guerre avec la Russie », le scénario d’une guerre déclenchée, of course, par la Russie fait planer la menace nucléaire, sur l’innocente Union Européenne l’année prochaine. Selon sa fiction, dès l’an prochain, la Russie se mettrait à occuper l’Ukraine pour s’assurer une ouverture terrestre en Crimée, puis envahirait les trois Pays Baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, tous membres de l’Otan. « Nous devons juger le président Poutine à ses actes et non à ses paroles, a-t-il déclaré, il a envahi la Géorgie, il a envahi la Crimée, il a envahi l’Ukraine. Il a utilisé la force et a obtenu ce qu’il voulait par ce moyen. Dans une période de tension, une attaque contre les États baltes… est tout à fait plausible. », selon Le Dailymail, qui rapporte les propos du général à l’émission Today de la BBC Radio 4 » (4).

    « (…) Ce n’est pas la Russie qui a envahi la Géorgie, mais au contraire l’armée géorgienne qui a attaqué les troupes russes d’interposition qui se trouvaient dans la région séparatiste d’Ossétie du Sud, fortes d’un mandat international. (…) En ce qui concerne la Crimée, c’est par un référendum populaire que la population criméenne a demandé son rattachement à la Russie suite au coup d’État du Maïdan fomenté par certains pays de l’Otan. Quant à l’Ukraine, personne ne croit sérieusement à l’occupation du pays par la Russie. »(4)

     

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    Pour l’auteur, la Russie profiterait de l’affaiblissement de l’Otan sur la scène internationale et déciderait d’envahir l’Europe occidentale, pour se dégager de l’encerclement de l’Alliance atlantique.(…) Et puis pourquoi ne pas desserrer l’étau autour de la la Russie pour lui ôter la raison d’une attaque ? Le refroidissement des relations, selon l’auteur, viendrait de la Russie dont le nucléaire serait le pivot, non de défense, mais d’attaque: « Ne vous faites pas d’illusions », a-t-il affirmé, « L’utilisation de l’arme nucléaire fait entièrement partie de la stratégie militaire de Moscou. » Une affirmation un peu osée quand on sait que les USA, en liaison avec l’Otan, prévoient de déployer en Europe centrale des bombes d’aviation nucléaires de haute précision et n’excluraient pas la possibilité d’une attaque nucléaire préventive en Asie ou même en Europe. Les USA restent encore le seul pays au monde à avoir utilisé des bombes. » (4)

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    Selon l’ancien commandant de l’Otan: « L’attaque viendrait par la Baltique. Cela tombe bien, les Américains qui ont déjà implanté une base antimissiles en Roumanie aux portes de la Russie (…) Bref, des allégations catastrophes juste utiles à semer la panique dans l’opinion publique pour permettre aux néo-cons (néo-conservateurs) à Washington de réclamer des crédits toujours plus élevés pour l’armement(..)

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    Enfin, si une troisième guerre mondiale classique semble très peu probable, en revanche, il existe une autre forme de guerre mondiale qui est en train de se développer, c’est la guerre terroriste islamique qui est en même temps une guerre sous faux-drapeau du bloc occidental à la Russie, dont l’onde de choc de plus en plus puissante se répand à partir du Moyen-Orient, en Europe atlantiste et en Europe russe, et qui risque de s’étendre sur tout le globe, y compris peut-être, cette fois-ci aux USA. » (4)

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    L’interventionnisme occidental avec tous les prétextes

    Les pays occidentaux ont toujours eu des visées expansionnistes. On connait les ravages du concept du devoir des civilisations des races supérieures en France théorisé au XIXe siècle par les Renan et les Gobineau et mis en pratique par les politiques à l’instar de Jules Ferry en France, de Rhodes en Angleterre, avec là aussi des théoriciens chantres de l’homme blanc et de son fardeau: « The white man burden » dirait Rudyard Kipling. Les autres pays européens ne furent pas en reste, citons brièvement l’Allemagne de Bismarck et du kaiser Guillaume qui auront sur la conscience l’extermination des hereros.

    La relève prise en main par les Etats-Unis fut rapide et l’on doit l’essor de la Nation américaine à l’extermination des indiens. Une constante que l’on retrouve à travers les siècles. L’ingérence à tout prix et pour tout motif. Le but étant de subjuguer des peuples faibles pour les asservir et les spolier de leurs identités culturelles et ou religieuses ainsi que de leurs ressources.

     Il semble que l’ingérence soit dans l’ADN de ces pays et notamment de l’hyper-puissance américaine selon le mot d’Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de la France. On dénombrerait plus de 250 guerres auxquelles les Etats-Unis ont participé depuis leur « création » il y a 250 ans.

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    Dans un article lumineux Vijay Prashad fait l’inventaire de tous les motifs d’intervention mis en avant par l’Empire pour intervenir et apporter la désolation. L’auteur rapporte comment cela a commencé avec la mise à mort de l’Irak puis de son président Saddam Hussein. « Assis dans son palais présidentiel, en 1991, le président irakien, Saddam Hussein, et son ministre de la Culture, Hamad Hammadi, ont rédigé une lettre à Mikhaïl Gorbatchev. Hussein et Hammadi espéraient que l’URSS aiderait à sauver l’Irak de l’agression occidentale. Hammadi, qui avait compris les changements bouleversant le monde, a dit à Hussein que la guerre ne visait « pas seulement à détruire l’Irak, mais aussi à éliminer le rôle de l’Union Soviétique pour que les États-Unis puissent contrôler le destin de toute l’humanité ». En effet, après la guerre du Golfe de 1991, l’URSS s’est effondrée et les États-Unis ont émergé comme l’unique superpuissance. L’âge de l’unipolarité américaine avait commencé ».(5)

    « Un président américain jubilatoire, George H.W. Bush, a inauguré un nouvel ordre mondial, à savoir « un monde où la primauté du droit supplante la règle de la jungle ». Dans ce monde nouveau, « il n’y a pas de substitut au leadership américain » a déclaré M.Bush, et ainsi, « face à la tyrannie, que personne ne doute de la crédibilité et de la fiabilité américaines ». » « (…) Le successeur de Bush, Bill Clinton, a donné au concept d’intervention sa patine libérale. Le régime des sanctions sous l’égide de l’ONU a cherché à affaiblir l’Irak jusqu’à l’effondrement(…) Si l’Occident a décidé qu’un conflit exigeait son intervention, alors la pleine force de la puissance occidentale serait exercée sur ceux que l’Occident a jugés comme étant les méchants. Voilà l’essentiel du concept d’interventionnisme humanitaire. Qu’est-ce qui fut considéré comme une catastrophe digne d’intervention ? En 1996, Madeleine Albright, alors ambassadeur des États-Unis à l’ONU, a reconnu que les sanctions étasuniennes avaient entraîné la mort d’un demi-million d’enfants irakiens. » « Je pense que ce choix est très difficile, a-t-elle dit, mais nous pensons que le prix en vaut la peine. » (5)

    L’auteur cite ensuite la méthode Bush II: « Le président américain George W. Bush a utilisé le langage de la protection civile, en 2003, pour mener une guerre d’agression contre l’Irak. La guerre états-unienne a démoli l’infrastructure et les institutions irakiennes, mais a aussi abîmé le concept d’intervention humanitaire. Le chaos qui a suivi a été provoqué par cette guerre pour le changement de régime. (..) Sous la surveillance de Kofi Annan, l’ONU a approuvé le nouveau concept de responsabilité de protéger (R2P) en 2005. Cette nouvelle doctrine demandait aux États souverains de respecter les droits fondamentaux de leurs citoyens. Lorsque ces droits étaient violés, la souveraineté était dissoute. Un acteur extérieur, approuvé par l’ONU, pouvait alors intervenir pour protéger les citoyens. (…) Le révérend Miguel d’Escoto Brockmann, président de l’Assemblée générale de l’ONU, a publié une note succincte de présentation qui a soulevé des questions sur la nouvelle doctrine R2P.D’Escoto a traité la R2P de « colonialisme remis au goût du jour » et a déclaré qu’« un nom plus précis pour R2P serait droit à intervenir ».(5)

    L’auteur conclut en faisant référence au deux poids deux mesures qui semble être une règle: « (…) Le test pour la R2P n’est pas venu pendant le bombardement de Gaza par Israël dans l’Opération Plomb durci (2008-09), pour lequel un rapport de l’ONU a montré des preuves de premier ordre de crimes de guerre. Il est arrivé quelques années plus tard en Libye. Un soulèvement contre le gouvernement libyen, en février 2011, a été l’occasion de tester la R2P. (…) L’ambassadeur de l’Inde aux Nations Unies, Hardeep Singh Puri, m’a dit au début de 2012, que l’exemple libyen empêcherait toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie. (…) Les critiques s’inquiètent du fait que l’intervention humanitaire à l’occidentale ignore les causes et produit des résultats catastrophiques. Y aurait-il d’autres manières d’intervenir qui ne soient pas dangereuses ? (…) La violence, a-t-il soutenu, est un résultat de cette grotesque inégalité. R2P ne s’est jamais occupé de la protection des civils contre les multiples Cavaliers de l’Apocalypse du XXIe siècle – l’analphabétisme, la maladie, la pauvreté, le chômage et les problèmes sociaux. Ce sont les vrais fauteurs de crise. Mais les bombes ne peuvent pas les vaincre. »(5)

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    Y aura-t-il un vainqueur en cas de conflit et lequel ?

    Des analystes américains signalent certains problèmes auxquels l’Otan serait confrontée en cas d’éventuel conflit armé avec la Russie. En comparant les forces armées de la Russie et de l’Otan sur un modèle de conflit militaire hypothétique, le site américain War on the Rocks a constaté la supériorité de l’armée russe sur toute une série de positions. Dans leur conclusion, MM.Shlapak et Johnson se réfèrent à une récente déclaration du général Mark Milley, chef d’état-major de l’Armée de terre américaine, qui a reconnu devant la commission des Forces armées du Sénat que la Russie dépassait les Etats-Unis par la portée et la quantité des armements. « Ces données sont-elles exactes ? Malheureusement, oui », constatent les experts. « L’Otan dans son état actuel est perdante face à la Russie, qu’il s’agisse des effectifs des forces armées, de la portée ou de la puissance des armements. Par ailleurs, l’Alliance est handicapée par plusieurs problèmes généralisés », résument MM.Shlapak et Johnson, en estimant que dans une guerre avec la Russie, l’Otan n’aurait aucune chance et que les conséquences d’une telle guerre seraient bel et bien désastreuses pour le bloc. » (6)

    Que peut-on en conclure ?

    Ce qu’il y a de sûr ce sont les peuples faibles qui vont en souffrir. S’il y a une guerre en Europe, les Etats-Unis sont loin, ce sont les pays européens qui vont trinquer. Le monde sera de plus en plus dangereux et nous sommes à une veillée d’armes. On apprend que la Chine qui a aussi des démêlés avec les Etats-Unis a mis en construction cinq nouveaux porte-avions. Quand on apprend que le marché des armes prospère (1.200 milliards de dollars) et qu’il faut à peine 5% de son montant pour vaincre la faim.

    Quand les pays pensent plus à s’armer qu’à nourrir leur peuple, leur procurer la santé et une bonne éducation on est en droit de désespérer de la nature humaine qui court assurément à sa perte. Les paroles attribuées à Einstein ont une connotation prophétique, nous sommes avertis du chaos à venir.

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique enp-edu.dz

    SOURCES : 

    1.Site Avic http://reseauinternational.net/le-6-juin-le-jour-le-plus-long/

    2.https://fr.sputniknews.com/international/201605311025443792-expansionnisme-otan-probleme/

    3.http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/anaconda-contre-union-des-rouges-grosses-manoeuvres-occidentales-face-a-la-russie_1799837.html

    4. http://www.medias-presse.info/un-ex-commandant-de-lotan-annonce-pour-2017-une-guerre-nucleaire-entre-la-russie-et-loccident/55644#dBxyx9MyXJODlUDc.99

    5.Vijay Prashad http://lesakerfrancophone.fr/le-faux-nez-des-changements-de-regime-une-breve-histoire-de-lintervention-humanitaire

    6.https://fr.sputniknews.com/defense/201604241024497259-russie-otan-armees-superiorite/


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    Syrie : et si Damas et Moscou parvenaient à libérer Alep ?

     
     
    Dans une certaine indifférence médiatique, l’Armé syrienne vient de couper la dernière route qui reliait les bases de la rébellion islamiste à Alep.
    Pour Hadrien Desuin, c’est une victoire stratégique pour le régime de Damas et pour Moscou.
     
     FIGAROVOX/TRIBUNE

    Hadrien Desuin |

    Ancien élève de l’École spéciale militaire de St-Cyr puis de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale, Hadrien Desuin est titulaire d’un master II en Relations internationales et en Stratégie sur la question des Chrétiens d’Orient, de leurs diasporas et de la géopolitique de l’Égypte, réalisé au Centre d’Études et de Documentation Économique Juridique et social (CNRS/MAE) au Caire en 2005.
    Il a dirigé le site Les Conversations françaises de 2010 à 2012.
    Aujourd’hui il collabore à Causeur et Conflits, où il suit l’actualité de la diplomatie française dans le monde.

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    Lorsque le Président Hollande voulait bombarder la Syrie…

     
     
     

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    Rencontre à l’Elysée, le 28 août 2013 où se préparait l’intervention militaire contre la Syrie . Photo AFP


    Il y a 3 ans, les dirigeants français étaient prêts à « punir » le gouvernement syrien qu’ils accusaient d’être responsable de l’attaque aux gaz chimiques de la Goutta dans la banlieue de Damas.

    Il semble important de revenir sur cet épisode, absolument sidérant, avec le recul et en tenant compte des renseignements disponibles à ce jour.

    Au mois d’août 2013, une information faisait la une des médias, et provoquait un émoi légitime dans l’opinion publique.

    Selon des vidéos diffusées en boucle, des centaines de civils syriens avaient été intoxiquées par une attaque conduite par l’armée syrienne. Le nombre de victimes variait entre 1500 morts et plusieurs centaines.

    Les médias s’affolèrent et en rajoutèrent dans la surenchère ; l’opinion publique exigeait une juste riposte de la communauté internationale.

    Le président Obama n’avait-il pas fixé une ligne rouge à ne pas franchir par le gouvernement syrien, à savoir l’emploi d’armes chimiques ?

     

    Une véritable psychose s’empare de nos dirigeants.

    Il est intéressant de noter que la France fut en première ligne sur le chemin de la guerre.

    Lors d’un discours de politique étrangère devant les ambassadeurs français réunis à Paris le mardi 27 août 2013, le Président Hollande déclarait, avec l’air martial d’un chef de guerre :

    « La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents… Aujourd’hui, notre responsabilité est de rechercher la riposte la plus appropriée aux exactions du régime » martelant que « le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse ».

    Et d’ajouter : « J’ai décidé d’accroître notre soutien militaire à la coalition nationale syrienne » sans donner de précisions.

     

    Suite au traditionnel Conseil des ministres à l’Élysée, un conseil de défense sur la situation en Syrie s’était tenu le mercredi 28 août 2013.

    Autour de François Hollande, quatorze hauts responsables dont le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault et trois ministres, Roland Fabius (Affaires étrangères), Manuel Valls (Intérieur) et Jean-Yves Le Drian (Défense) ont fait le point sur le conflit et la réponse qui devait être rendue.

    A l’issue de la réunion, quelques petites phrases ont glissé. « Il y a beaucoup de contacts internationaux qui sont pris, et le président de la République prendra, le moment venu, les décisions qui s’imposent » a déclaré laconiquement Laurent Fabius.

     « Nous devonsdésormais trouver la riposte appropriée » a renchéri la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

    Avec le recul, ces déclarations martiales apparaissent dans tout leur ridicule.

    Le plan de guerre de Londres, Washington et Paris était prêt. Il était prévu que des raids devaient être menés avec des missiles Tomahawk embarqués sur des navires croisant en Méditerranée ou des chasseurs opérant en dehors de l’espace aérien syrien.

    Il s’agissait de « punir » le régime de Bachar al-Assad et de lui envoyer un message, et non pas, officiellement, d’anéantir ses capacités militaires et donner un avantage décisif à la rébellion.

    [Si nous comprenons bien, pour « envoyer un message », il faut envoyer d’abord un paquet de bombes et de missiles ?]

     

    On connaît la suite de l’histoire

    La désinformation de l’opinion sur cette prétendue attaque aux gaz, par l’ensemble des médias, fait l’objet d’une analyse détaillée dans le tome 2 de « Guerre en Syrie- Le mensonge organisé des médias et politiques français » de François Belliot (1).

    Nous ne l’évoquerons donc pas.

    L’arrogance des dirigeants français est stupéfiante.

    De quel droit, le gouvernement français peut-il décider, sans l’aval du conseil de sécurité, de « punir » l’Etat syrien, en bombardant des sites stratégiques, politiques et symboliques, comme la présidence, les services secrets, des quartiers militaires ; et en même temps, comme le déclarait le général français Vincent Desportes, ex-directeur de l’Ecole de guerre à Paris :

    « Il ne faut pas en faire trop car, si le président Assad meurt, ou si le régime s’effondre, on irait vers un bain de sang, un terrible chaos à l’échelle du pays. Ce serait donc un nouvel échec stratégique, à l’image de ce qui s’est passé en Libye. »

    Mais il y a plus grave

    Soit le gouvernement français, comme il le prétendait, possédait les PREUVES de ses accusations, et donc de l’implication directe de l’armée gouvernementale dans cette attaque aux gaz chimiques.

    Rappelons-nous ces images où l’on nous montrait les dirigeants français présentant un dossier, fort mince d’ailleurs, censé contenir les PREUVES.

    On notera simplement que ces PREUVES n’ont jamais fait l’objet d’une expertise quelconque.

    S’agissait-il d’un dossier « bidouillé » avec quelques photos et des documents falsifiés pour faire croire à l’opinion publique et à la représentation nationale à la réalité de cette accusation ?

    Si VRAIES PREUVES il y avait eu, elles auraient été largement diffusées par l’ensemble des médias qui participaient avec une belle unanimité au lynchage du « régime Assad ».

    Or aucun média n’a jamais apporté aucun document prouvant que c’était le « régime » qui avait fait usage de gaz chimiques.

    Soit le gouvernement français SAVAIT que l’attaque chimique n’était pas le fait du gouvernement syrien.

    Nous voulons croire que les services de renseignements français disposaient de réseaux compétents pour connaître la réalité des événements et qu’ils étaient en mesure, comme leurs collègues états-uniens, sinon d’être capables de désigner les vrais commanditaires, au moins d’émettre quelques doutes sur la version officielle.

    Dans cette hypothèse, le Président Hollande a sciemment menti aux Français : il était prêt à déclencher une guerre punitive contre le régime syrien sur de fausses accusations !

    Cela nous rappelle le prétexte invoqué par le président Bush, à savoir la présence d‘Armes de Dissuasion Massive (les fameuses ADM) en Irak pour déclencher en 2003 une guerre d’agression contre ce pays.

    Prétexte qui s’est révélé une énorme mystification. Tout le monde se souvient de Colin Powell présentant devant le Conseil de Sécurité de l’ONU une fiole censée contenir de l’anthrax et des photos de soi-disant véhicules susceptibles de contenir des ADM.

    Aujourd’hui, on connaît les conséquences catastrophiques pour tout le Proche-Orient de cette guerre.

    Depuis 2003, un ouragan de feu et de mort s’est abattu sur les malheureuses populations de ces pays. Et les flammes se sont propagées jusqu’en Europe…

     

    La suite des événements (2) nous a apporté la preuve que l’Etat syrien n’était pas impliqué.

    Dès lors :

    -soit le dossier français était un faux, fabriqué sur demande du gouvernement français, pour justifier sa décision de bombarder le régime syrien

    -soit les services de renseignements français étaient incapables de déceler le vrai du faux, ne disposant pas de réseaux opérationnels

    -soit les services de renseignements connaissaient la vérité, mais ont reçu l’ordre de la dissimuler au public et de fabriquer des fausses preuves.

    Dans tous les cas de figure, le Président Hollande a fait preuve d’un amateurisme doublé d’un aveuglement évident.

    Par chance le vote négatif du parlement britannique a douché son ardeur belliqueuse.

    Heureusement aussi que la volte-face du Président Obama, dont les raisons réelles restent pour l’instant au stade des suppositions, a empêché l’irrémédiable.

    Sinon que se serait-il passé ? L’exemple de la Libye, bombardé par les avions de l’Otan, qui a depuis sombré dans le chaos, est clair.

    L’Etat syrien, affaibli par la guerre, n’aurait pas tenu le choc devant l’offensive des rebelles appuyée par les bombes larguées sur les infrastructures de l’armée syrienne.

    Damas serait tombée.

    L’horreur se serait installée en Syrie, comme en Libye…

    Marc JEAN | 9 juillet 2016

    (1) Editions SIGEST, août 2016 – edsigest.blogspot.com/

    (2) http://arretsurinfo.ch/armes-chimiques-qui-donne-des-lecons/


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    Source : Consortiumnews.com, le 17/06/2016

    Le 17 juin 2016

    Les faucons du département d’État et les néoconservateurs en poste à Washington ont très envie qu’Hillary soit présidente. Ils espèrent ainsi pouvoir déployer plus librement les forces américaines autour du monde, mais, selon Michael Brenner, l’avenir n’est peut-être pas si simple.

    Par Michael Brenner

    Hillary est-elle une va-t-en-guerre ? Eh bien, ses antécédents nous montrent que c’est certainement un faucon, quelqu’un qui croit fortement à l’utilité des forces armées et qui est prête à les utiliser.

    De nombreux éléments pourraient donc nous faire pencher pour une réponse affirmative.

    Son action en tant que secrétaire d’État tout comme ses discours et ses déclarations de candidate donnent l’image d’une présidente présomptive qui voit dans le monde une menace inquiétante, qui est persuadée que, sur le globe tout entier, on s’en prend aux intérêts américains fondamentaux, qui préconise, avec conviction, l’intervention préventive comme en Syrie et en Libye aussi bien que l’intervention préemptive et défensive, qui tient énormément à garder des rivaux présumés comme la Chine ou la Russie dans une position de subordonné.

    La candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton.

    La candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton.

    Toutes ces attitudes la distinguent très nettement de Barack Obama. Et en effet, au début de sa campagne, elle s’obstinait à critiquer la Maison-Blanche pour sa politique ouvertement modérée vis à vis de Bachar el-Assad, Vladimir Poutine et Xi Jinping. Et elle n’a changé de discours que lorsqu’en face des succès inattendus de Sanders, il est devenu évident qu’elle devait avaliser le bilan du président.

    Les critiques spécifiques qu’adressent à Hillary Rodham Clinton (HRC) ceux qui la trouvent trop va-t-en-guerre sont bien connues. Ainsi elle a voté en faveur de la guerre en Irak, elle a soutenu avec enthousiasme la Guerre mondiale contre le Terrorisme sous toutes ses facettes, elle a collaboré avec le groupe mené par Robert Gates pour pousser le président à intensifier l’escalade en Afghanistan, elle a préconisé une action directe en Libye pour renverser Mouammar Kadhafi et en Syrie pour détrôner Assad, elle s’est montrée acharnée dans sa volonté de confiner l’Iran, même après l’accord nucléaire, elle a traité Poutine de « Hitler » après la prise de la Crimée par la Russie.

    Dans son important discours sur la politique étrangère prononcé devant le Conseil des relations étrangères, elle donne encore l’impression d’être une jusqu’au-boutiste radicale surtout en ce qui concerne l’équilibre des forces.

    En outre, son soutien sans nuances au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ne laisse aucune place aux réalistes, qui eux s’inquiètent de voir les États-Unis s’infliger un préjudice inutile en appuyant sans réserve tout ce que fait Israël.

    Louée par les néoconservateurs

    Ce n’est pas un hasard si Robert Kagan et d’autres sommités néoconservatrices la couvrent de louanges, eux qui la voient comme une présidente acquise à leur conception audacieuse et virile de la politique étrangère américaine. Un certain nombre de personnes qui ont travaillé avec Hillary Clinton au secrétariat d’État et/ou sont maintenant ses principaux conseillers font partie de ce regroupement de néoconservateurs et d’interventionnistes libéraux très zélés, qui ont très fortement incité à l’intervention en Libye, comme Samantha Power, Ann-Marie Slaughter et Susan Rice, et qui maintenant poussent à aider les Saoudiens et le Conseil de coopération du Golfe au Yémen et à attaquer la Syrie.

    L'intellectuel conservateur Robert Kagan. (Photo credit: Mariusz Kubik, http://www.mariuszkubik.pl)

    L’intellectuel conservateur Robert Kagan. (Photo credit: Mariusz Kubik, http://www.mariuszkubik.pl)

    L’exemple le plus frappant, c’est Victoria Nuland, la porte-parole d’Hillary Clinton au secrétariat d’État, maintenant secrétaire adjointe d’État pour l’Europe, qui a mené avec beaucoup d’enthousiasme la croisade anti russe. Elle avait été auparavant la vice-conseillère en politique étrangère du vice-président Dick Cheney.

    Victoria Nuland a été introduite dans l’administration Obama par Strobe Talbot qui l’avait sous ses ordres à l’Institut Brookings et dont elle était la protégée.

    Talbot lui-même, qui avait été vice-secrétaire d’État pendant le second mandat de Bill Clinton, avait, peu à peu, rejoint la ligne la plus belliqueuse de l’establishment de la politique étrangère. L’affiliation à Brookings d’un important néoconservateur comme Robert Kagan, le mari de Victoria Nuland, peut avoir aidé à ratifier l’accord.

    Certains des défenseurs d’Hillary Clinton soutiennent qu’il faut considérer ses vues va-t-en-guerre dans un contexte politique. Ses ambitions présidentielles, expliquent-ils, l’ont forcée à trouver une façon de surmonter ses handicaps au sujet de la sécurité nationale en tant que présumée libérale. En effet, d’abord elle est censée faire partie de la dynastie Clinton qui encourageait à bâtir des ponts de coopération en politique étrangère, c’est, du moins, la façon dont cela était perçu par ses critiques républicains, et ensuite c’est une femme.

    Ella a été obligée d’agir ainsi après le 11-Septembre. Ainsi l’a-t-on vue se démener en choisissant son camp lors des votes ou en prononçant des discours pour avoir l’air d’un faucon. C’est là aussi la raison de son amitié très médiatisée avec John McCain, qui s’est affichée lors des voyages tous frais payés des sénateurs dans des endroits exotiques aux noms étranges où, comme le rapportent les journalistes, elle s’est montrée l’égale de son mâle collègue en sifflant de nombreuses vodkas.

    On doit garder à l’esprit que la politique étrangère n’a jamais beaucoup intéressé Hillary Clinton. Et très certainement pas la sécurité nationale. Ce qui l’intéressait, c’étaient les problèmes intérieurs qu’elle connaissait bien. Elle ne s’est penchée sur les questions de politique étrangère qu’en 2008 lorsqu’elle a décidé de se présenter à la primaire démocrate.

    Conviction ou pragmatisme ?

    On peut raisonnablement inférer que ce qui a commencé comme un exercice de pragmatisme politique s’est transformé en vraie conviction. Aucun élément ne vient attester qu’HRC ait élaboré une stratégie exhaustive sur le rôle des États-Unis dans le monde, encore moins une théorie sur ce que doivent être les affaires internationales.

    La secrétaire d'État adjointe pour les affaires européennes et eurasiennes, Victoria Nuland, pendant une conférence de presse à l'ambassade de Kiev en Ukraine, le 7 février 2014. (U.S. State Department photo)

    La secrétaire d’État adjointe pour les affaires européennes et eurasiennes, Victoria Nuland, pendant une conférence de presse à l’ambassade de Kiev en Ukraine, le 7 février 2014. (U.S. State Department photo)

    En même temps, cependant, il y a de fortes raisons de croire que la dureté de ses discours et de ses propositions politiques expriment, effectivement, ses opinions, aussi nébuleuses soient elles. Ses quelques propositions concrètes sont mal conçues et irréalistes, comme, par exemple, l’idée de mettre en œuvre « une zone de sécurité » dans le nord de la Syrie.

    Tout ce à quoi cette mesure aboutirait serait de créer une base protégée pour al-Qaïda et al-Nosra et leurs associés salafistes, tout en comportant le risque élevé d’un clash avec les forces russes qui opèrent dans cette zone.

    Est-ce que cela signifie qu’après son élection, Hillary Clinton aurait l’intention de déployer des troupes en Syrie ? Qu’on intensifierait les efforts contre l’EI ? Qu’on enverrait en Libye des forces conduites par les Américains ? Qu’on provoquerait toujours plus la Russie en Europe de l’est, en invitant, par exemple, l’Ukraine à rejoindre l’OTAN comme le lui avait déjà proposé George W. Bush ?

    Il est un peu tôt pour répondre à ces questions par l’affirmative. Les discours chauvinistes, ce n’est pas difficile de les tenir quand on n’est pas au pouvoir.

    Quand on est celui qui doit prendre les décisions à propos des déploiements de l’armée et s’attendre à en gérer les conséquences imprévisibles, alors là on agit toujours avec une certaine prudence.

    Il est plus probable qu’Hillary Clinton ait à faire face à une guerre qu’elle n’avait pas prévue plutôt qu’elle ne se mette à en engager une de façon calculée, et ce pour un certain nombre de raisons. D’abord, il n’y a pas d’endroits où intervenir massivement avec des troupes au sol, pas d’Irak bien tentant, comme en 2003.

    L’Iran est en haut de la liste des priorités des néoconservateurs, mais avec l’accord nucléaire, il n’y a plus de justification. L’Irak, de nouveau, et la Syrie sont aussi des candidats théoriques.

    Qui, cependant, est l’ennemi et quel serait la cible d’une telle intervention ?

    L’EI, évidemment, mais maintenant il est confiné et perd de plus en plus d’influence. Des troupes américaines au sol amèneraient simplement une guérilla dont on ne verrait pas la fin. Quant à al-Qaïda et al-Nosra en Syrie, on ne les considère pas comme des ennemis, mais bien plutôt comme des alliés tacites à l’intérieur du camp « modéré ».

    Il y a Assad. Avec des troupes russes au sol, cependant, et sans consensus occidental ou sans perspective de permettre la mise en œuvre d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, une invasion pour remplacer le parti Baas par des salafistes de l’EI ou/et al-Qaïda n’aurait pas de sens, même avec l’agitation des Kagan et de Samantha Power.

    En outre, c’est une tâche dont, contrairement à la CIA, ne veulent pas les pontes du Pentagone. Après tout, beaucoup de sang a été versé et beaucoup d’argent a été dépensé pour immuniser l’Afghanistan contre une présence terroriste beaucoup moins importante que celle qui règne maintenant en Syrie — et pour rien du tout !

    La Libye est le seul endroit où l’on pourrait envoyer des troupes en nombre important. L’argumentation pour agir ainsi nous ramènerait à un Afghanistan bis.

    Pourtant, en l’absence d’un événement comme le 11-Septembre, il serait difficile de faire accepter une telle décision au peuple américain.

    Les risques de guerre par erreur de calcul sont plus élevés. Barack Obama lègue à son successeur un pays bloqué dans un champ de mines au Moyen-Orient, sans ami ni GPS diplomatiques. Hillary, bien sûr, porte une grande part de responsabilité dans la création de cette topographie incertaine et pour la prédominance d’habitudes hyperactives dans la politique américaine, une combinaison qui peut s’avérer fatale.

    D’abord, maintenir un état de tension élevée avec l’Iran peut favoriser des incidents dans le Golfe persique. En outre, les troupes américaines et iraniennes se mêlent en Irak comme l’eau et l’huile. Il n’est donc pas tout à fait exclu qu’on voie des incidents relativement mineurs dégénérer en des combats sérieux, attisés par les fanatiques des deux côtés.

     

    Jouer avec les allumettes en Ukraine

    C’est en Ukraine que se situe l’autre foyer de conflit. Là, la belle histoire de la Russie méchant agresseur qui veut à tout prix récupérer son empire d’Europe de l’est a conduit, de la part de Washington, via l’OTAN, à une série de décisions militaires provocatrices, qui sont en train de susciter une nouvelle Guerre froide.

    La force des ultra-nationalistes de Kiev, encouragés par leurs soutiens dans l’administration Obama et la farouche rhétorique des commandants militaires américains, ont empêché une résolution du conflit en Ukraine de l’est grâce à l’accord Minsk II.

    Le président russe Vladimir Poutine s'adresse à la foule le 9 mai 2014, lors de la célébration du 69ème anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie et le 70ème anniversaire de la libération du port criméen de Sébastopol tenu par les nazis. (Photo du gouvernement russe)

    Le président russe Vladimir Poutine s’adresse à la foule le 9 mai 2014, lors de la célébration du 69ème anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie et le 70ème anniversaire de la libération du port criméen de Sébastopol tenu par les nazis. (Photo du gouvernement russe)

    La paranoïa déferle sur les États baltes et la Pologne, de nouveau avec la connivence active du « parti de la guerre » de Washington dont Hillary Clinton est un membre fondateur.

    Même si l’on peut être certain qu’elle n’a pas réfléchi aux implications de cette décision et, en passant, qu’on peut être rassuré par la retenue de Poutine, le manque de prudence qui se manifeste là rend cette situation infiniment dangereuse.

    Puis, il y a le facteur Bill. C’est le joker du jeu de cartes. On sait qu’Hillary a l’habitude de le consulter sur toutes les questions d’importance. Il est son confident polyvalent. Il va de soi qu’il sera une sorte d’éminence grise à la Maison-Blanche.

    Alors la question principale est de savoir quel rôle il va jouer et quels conseils il va donner. Il y a de bonnes raisons pour croire qu’il va tempérer les tendances va-t-en-guerre de sa femme.

    Après tout, ce dont Bill Clinton a plus envie que tout à ce moment de sa vie, c’est de retourner à la Maison-Blanche où il pourra déambuler à loisir et murmurer à l’oreille de sa femme. Il savoure cette position unique dans l’histoire, il savoure le fait d’être l’objet de l’attention.

    C’est le statut qui compte, pas ce que l’on fait.

    En tout cas, il a quelques convictions au sujet des problèmes de politique étrangère les plus importants. Ainsi son instinct lui dira d’éviter les coups de téléphone à 3 heures du matin, les crises graves et les risques qu’elles comportent.

    Les actes aventureux qui exigent du courage et de la force d’âme n’ont jamais été son point fort.

    Comme Barack Obama, ce n’est pas un héros.

    Nous devrions en être reconnaissants.

    Source : Consortiumnews.com, le 17/06/2016

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


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    11 juillet 2016

     

    Début mai, j’avais écrit « Gardez à l’esprit que Saïf Kadhafi pourrait jouer un rôle important dans le futur. »

     

    Beaucoup d’étrangers ont été surpris d’apprendre que Saïf Al Islam Kadhafi, l’héritier naturel de son père, avait été libéré d’une prison libyenne de Zintan, mais ce n’est rien en comparaison de ce qui pourrait se produire: son retour au pouvoir d’une manière ou d’une autre.

     

    Pendant le soulèvement du printemps arabe de la Libye en 2011, Saïf a rejoint son père et ses frères sur les barricades pour combattre les rebelles soutenus par l’OTAN dans une âpre guerre révolutionnaire. Les rebelles ont par la suite attrapé et assassiné son père et son frère Mouammar Moatassim à Syrte, mais Saïf, lui, a été capturé vivant alors qu’il essayait de fuir à travers le désert du Sahara au Niger.

    Il a peut-être dû sa bonne fortune au fait que les unités qui l’ont capturé étaient de Zintan, une ville montagneuse du sud de Tripoli, qui a combattu par la suite l’Aube de Libye, un groupe islamiste qui a pris la capitale en 2014. Lors du procès collectif d’anciennes personnalités du régime, Zintan a refusé de livrer Saïf, lui épargnant ainsi les brutalités infligées à d’autres prisonniers dont l’ancien chef du renseignement Abdullah al Senussi et son jeune frère Saadi. Un film montre ce dernier en train d’être tabassé dans la cellule d’une prison de Tripoli.

    Les Zintanis n’étaient pas des amis de l’ancien régime. Ils étaient l’un des groupes rebelles les plus efficaces dans la lutte contre les forces de Kadhafi pendant le soulèvement que les bombardements de l’OTAN ont permis de remporter.

    Mais d’après ce qu’en ont dit les quelques personnes autorisées à lui rendre visite dans un lieu étroitement gardé quelque part dans la ville, Saïf a été bien traité et jouissait d’un régime similaire à l’assignation à résidence.

    Il y a un an un tribunal de Tripoli, opérant sous le contrôle du groupe Aube de la Libye, l’a condamné à mort ainsi que quelques autres, dont Al Senussi. A Zintan, peu de choses ont changé pour Saïf, parce que Zintan a refusé obstinément de l’envoyer à la misérable prison d’Al Hadba à Tripoli.

    Le chaotique Gouvernement d’entente nationale (GNA), soutenu par l’ONU et dirigé par un premier ministre homme de paille, qui opère à partir de la base navale de Tripoli, la seule partie de la ville qu’ils contrôlent, semble toutefois être à l’origine de l’acte d’amnistie dont ont bénéficié Saïf et d’autres prisonniers en avril, annulant leurs condamnations à mort et ordonnant leur libération.

    Depuis lors, l’endroit où se trouve Saïf est un mystère, mais l’attitude des Zintanis à son égard est tempérée par leur alliance avec les tribus qui soutenaient Kadhafi auparavant, dont celles de Beni Walid et de Warshefani, pour lutter à mort contre les islamistes d’Aube de la Libye. La tribu de Kadhafi elle-même a une base au sud de Zintan près de Sebha, et fait cause commune avec les Zintanis contre les milices d’Aube de la Libye qui contrôlent la capitale et le Gouvernement d’entente nationale (GNA).

    Avant le soulèvement en Libye, Saïf sillonnait le monde pour chercher des soutiens à son projet de démocratisation du pays. Il est difficile de savoir si ses ambitions dans ce domaine ont avorté parce qu’il n’était pas sérieux, ou à cause de la ligne dure de ses frères et sœurs Moatsem et Khamis. Quoi qu’il en soit, il sort de captivité pour retrouver une Libye profondément changée, ce qu’il avait prédit.

    En février 2011 Saïf al-Islam a fait un discours où il prédisait ce qui allait arriver. Et il ne s’est pas trompé. « Il y aura la guerre civile en Libye … nous allons nous entretuer dans les rues et toute la Libye sera détruite.

    Il nous faudra 40 ans pour parvenir à un accord sur la façon de diriger le pays car, désormais, tout le monde voudra être président ou émir, et tout le monde voudra diriger le pays. »

    Saïf savait que son pays serait déchiré si le régime de son père était détruit par l’Occident.

    Les brutalités du régime de son père ont, depuis, été égalées par celles de certaines des milices qui l’ont renversé, comme on le voit avec le passage à tabac de son frère Saadi dans une prison de Tripoli, filmé dans tous ses macabres détails par ses geôliers.

    La plupart des tribus qui soutenaient autrefois Kadhafi se battent maintenant contre les islamistes et leurs alliés opportunistes de Misrata d’Aube de la Libye, et elles verront en SaÏf une personnalité qui peut unifier leurs revendications et empêcher leur éviction de la vie politique libyenne.

    Il semble que l’opposition à ce qu’il joue un rôle politique soit en train de diminuer, parce qu’il n’a jamais fait partie du « muscle » du régime de Kadhafi; il passait beaucoup de temps à Londres et fréquentait le cercle doré des riches magnats, des universitaires et de l’élite politique de Tony Blair.

    En d’autres termes, de nouvelles perspectives s’ouvrent à cet homme qui a été châtié par les rebelles pour avoir condamné leur rébellion à la télévision verte de Kadhafi pendant le soulèvement, mais qui n’a jamais tiré une seule balle.

    Sa libération pourrait lui permettre de mettre en œuvre le projet qu’il a toujours prétendu porter: réformer son pays et unir les principales tribus qui se sentent marginalisées par ceux qui détiennent le pouvoir en Libye.

    Les choses se mettent en place pour qu’il puisse faire éventuellement partie d’une sorte de grand conseil. Comme le Gouvernement d’entente nationale (GNA) est incapable de convaincre aucun des deux autres gouvernements de Libye de se joindre à lui, certains pensent qu’il faudrait faire appel à une médiation plus large, l’Arabie Saoudite et surtout Oman s’offrant comme médiateurs.

    Cela sera discuté à Bruxelles le 18 juillet avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

    Dans ce pays, livré au chaos et à la destruction, dont les gouvernements se battent entre eux et où l’Etat islamique progresse, Saïf Kadhafi pourrait devenir une partie de la solution plutôt que du problème.

    Depuis la nouvelle de sa libération, il y a 24 heures, des Libyens de différentes villes du pays brandissent des photos de Saïf en criant son nom.

    A ma connaissance, c’est la première fois qu’il y a des manifestations pro-Kadhafi aussi ostensibles dans tant d’endroits du pays à la fois depuis 2011.

    Il est temps que Saïf joue un rôle, avec d’autres libertaires, dans et au dehors de la Libye pour promouvoir l’ancienne constitution et surtout pour bannir les membres du Groupe islamique combattant en Libye (GIGL, Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya), une ancienne filiale d’al-Qaeda.

     

    Selon la rumeur, Saïf donnera bientôt une conférence de presse. Cela sera vraiment très intéressant si c’est le cas.

     

    Richard Galustian,
    Moon of Alabama

    Traduction : Dominique Muselet

    source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7350


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    LE SOMMET DE L’OTAN ET LA POLITIQUE ETRANGERE DE LA FRANCE (interview de Philippe de Villiers)

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    Cet interview de Philippe de Villiers est paru sur le site RT (anciennement Russia Today) le 8 juillet 2016.

    Le sommet de l’OTAN apporte des nouvelles : davantage de soldats en Europe de l’Est, préparation aux cyberattaques…

    Une autre aventure américaine qui n’apporte rien de bon pour l’Europe, selon l’ancien candidat à la présidence Philippe de Villiers.

    RT France : Lors du sommet de l’OTAN à Varsovie les Etats-Unis ont annoncé le déploiement de 1 000 soldats en Pologne.

    Des milliers de soldats de l’OTAN participent aux entraînements en Europe de l’Est et dans les pays baltes.

    Selon Barack Obama, «l’agression russe contre l’Ukraine» menace l’Europe, c’est pourquoi il appelle à «renforcer la défense» de ses alliés en Europe centrale et orientale.

    Comment évaluez-vous cette prise de position ?

     

    Philippe de Villiers : Je pense que la position européenne calquée sur les ordres reçus de l’Amérique, donc calquée sur la position américaine repose sur un contresens.

    L’Europe écrit depuis la fin de la guerre son avenir sur le continent américain.

    C’est l’Europe de l’après-guerre qu’on poursuit avant la chute du mur de Berlin alors que l’Europe doit être l’Europe «de l’Atlantique à l’Oural» en comprenant la Russie au sens que l’entendait le général de Gaulle quand il utilisait cette expression.

    L’OTAN nous entraîne dans des aventures partout dans le monde qui ne sont pas les nôtres

    Aujourd’hui il faut faire une Europe confédérale, c’est-à-dire celle qui s’appuie sur les souverainetés nationales à l’Est comme à l’Ouest, qui s’élargisse à la Russie qui peut servir d’interface pour les hommes de la puissance de demain.

    Il est absurde de considérer aujourd’hui Poutine et la Russie comme des ennemis.

    La Russie est notre amie, la Russie ne demande qu’à être notre amie.

    Elle est non seulement une alliée sur le plan historique, mais il y a des liens plus profonds – par exemple, Dostoïevski parlait français, écrivait en français.

    Et moi qui connais bien la Russie, je peux dire que c’est une absurdité de ne pas vouloir réunir les deux chrétientés de l’Europe – celle de l’Est et celle de l’Ouest.

    C’est un crime de vouloir installer plus d’agressivité, plus de haine dans les nations qui étaient jadis sous le joug soviétique.

    Il faut leur expliquer que la Russie n’est pas leur ennemi, que la Russie n’est pas l’ennemi de l’Europe et que l’Europe ne doit pas continuer à se faire manipuler par Monsieur Obama et l’Amérique qui elle est agressive, qui dépense deux fois plus pour son budget militaire que l’ensemble des nations du monde.

    L’OTAN n’a plus de raison sociale

     

    RT France : Lors du même sommet à Varsovie, il a été déclaré un renforcement de partenariat entre l’UE et l’OTAN. Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’OTAN, a déclaré que les deux organisations ont «une position commune sur la Russie : l’UE a imposé des sanctions économiques, l’OTAN a procédé au renforcement de la défense collective après la fin de la guerre froide, le plus important depuis la guerre froide».

    Cette coopération entre l’Union européenne et l’OTAN, a quoi peut-elle mener ?

    Philippe de Villiers : A la guerre. L’OTAN est en fait le bras militaire de l’Amérique.

    L’OTAN nous entraîne dans des aventures partout dans le monde qui ne sont pas les nôtres.

    Souvenez-vous du Kosovo, des «printemps arabes», de la Syrie, de l’Irak.

    Il faut bien comprendre que le nouveau monde dans lequel nous sommes entrés n’est pas le monde de l’après-guerre. L’OTAN a été créé pour contrer l’Union soviétique. L’URSS est morte, le mur de Berlin est tombé, cela fait des décennies. Et donc l’OTAN n’a plus de raison sociale.

    La décomposition de l’Europe va maintenant aller très vite depuis le Brexit

    Il faut bien comprendre par exemple que Madame Merkel obéit à Monsieur Obama, obéit à l’OTAN quand elle se prosterne devant le sultan Erdogan parce que la Turquie est membre à part entière de l’OTAN et que c’est l’Amérique qui veut faire rentrer la Turquie dans l’Union européenne. Quand vous confiez votre défense, c’est-à-dire l’essentiel de votre puissance régalienne, à une autre nation que la vôtre – en l’occurrence les Etats-Unis – alors vous n’êtes plus indépendant.

    Donc vous ne pouvez plus avoir une diplomatie propre. C’est tragique pour la France et c’est tragique pour l’Europe.

    C’est un signe avant-coureur de la décomposition de l’Europe qui va maintenant aller très vite depuis le Brexit parce que les Anglais ont compris qu’il y avait une contradiction entre la loi anglaise et le loi européenne et que l’Europe c’était l’immigration à tout va.

    Monnet, Schuman et tous les autres grands prêtres de cette Europe supranationale ont menti

    Aujourd’hui les Français sont de plus en plus nombreux à comprendre qu’on leur a menti.

    Monnet, Schuman et tous les autres grands prêtres de cette Europe supranationale ont menti.

    Ils ont dit que l’Europe ce sera la prospérité ; on voit que ce n’est pas le cas, la sécurité ; on voit que ce n’est pas le cas. Ils ajoutaient – et c’est le plus grand mensonge – que l’Europe ce serait l’indépendance, ce serait la puissance, c’est-à-dire l’émancipation des Etats-Unis.

    Il y aura les Etats-Unis de l’Europe qui s’émanciperont des Etats-Unis et c’est pour cela que les gens avaient voté «oui» à Maastricht en se disant qu’on sera une très grande puissance, on sera «une France démultipliée».

    On a une Amérique démultipliée qui met la main ferme et lourde sur le continent européen

    Aujourd’hui on n’a pas de France démultipliée, on a une Amérique démultipliée qui met la main ferme et lourde sur le continent européen pour empêcher à tout prix qu’il y ait entre la Russie, la France et d’autres pays européens un échange qui est dans l’ordre des choses et dans la nécessité de la paix et de l’harmonie.

    Je suis triste, je suis bouleversé, je suis effaré et écœuré de voir l’attitude des dirigeants européens qui sont des menteurs et des manipulateurs parce qu’ils sont eux-mêmes sujets aux mensonges américains et manipulés par l’Amérique.

    Obama c’est un grand enfant

    RT France : Barack Obama a appelé l’OTAN à agir contre Daesh, la Russie et le Brexit.

    Selon vous, pourquoi le président américain met ces trois phénomènes dans le même panier ?

    Philippe de Villiers : Obama dit n’importe quoi. Mais cela ne date pas d’aujourd’hui. Mettre dans le même panier le Brexit, Daesh et la Russie, c’est montrer qu’on comprend rien en histoire, qu’on est inculte. On ne peut pas commenter une position comme celle-là.

    L’Amérique a une vision du monde qui est la même, c’est-à-dire un monde monocentré sur l’Amérique, alors que la Russie accepte le monde polycentré et travaille pour cela.

    Dans la conversation que j’ai eue avec Vladimir Poutine en août 2014, il m’a dit qu’il ne voulait pas un monde centré-américain, mais un monde qui soit organisé en pôles régionaux. C’est beaucoup plus sûr pour la paix.

    Mais l’Amérique ne conçoit le monde qu’à sa botte. Tout ce qui lui résiste ou lui déplaît, c’est l’ennemi.

    Donc on fait un paquet cadeau.

    Avec la Russie, le Brexit et Daesh c’est une pochette surprise de la kermesse flamande. On met tout le monde dans le même panier.

    Mon père disait que les Américains sont sympathiques mais ils sont de grands enfants. Obama c’est un grand enfant.

    L’Amérique est un pyromane qui met le feu à une maison et se met au premier rang en criant «au feu !»

     

    RT France : L’OTAN et l’UE viennent de signer une déclaration commune afin de faire face «aux nouveaux défis», notamment aux «menaces hybrides» des cyberattaques. A votre avis, comment l’OTAN va-t-il contrer ces menaces cybernétiques qui pourraient menacer l’Europe ?

    Philippe de Villiers : C’est assez amusant d’entendre le pyromane expliquer qu’il se propose de se faire pompier.

    En réalité sur cette question des cyberattaques, tous ceux qui ont un peu de renseignement savent que c’est l’Amérique qui est concernée en premier – c’est elle qui nous menace, c’est elle qui nous écoute, c’est elle qui installe des réseaux, c’est elle qui veut mettre la main sur toute cette communication nouvelle pour nous écouter, nous menacer et nous faire du chantage.

    On le sait très bien parce que Merkel, Hollande et tous les autres sont écoutés par l’Amérique. Donc s’il y a un risque de cyberattaque dans le monde alors il vient de l’Amérique.

    C’est drôle que les Etats-Unis demandent à l’OTAN de les aider à éteindre le feu parce que ce sont eux qui ont allumé le feu. L’Amérique me fait penser à ce pyromane qui met le feu à une maison et qui ensuite ne peux pas résister au plaisir de venir se mettre au premier rang en criant «au feu !»

    Nous ne sommes pas les neveux de l’Oncle Sam

    RT France : Est-ce que cette phase de tension entre l’OTAN et la Russie est surmontable ?

    Philippe de Villiers : Le jour où il y aura un chef d’Etat en Europe, peut-être en France ou ailleurs, qui comprendra qu’on ne peut pas construire notre avenir sans la Russie ou contre la Russie – alors tout changera.

    Mais pour ça, il faut qu’il y ait un pays – la France – qui quitte l’OTAN. Tant que la France sera dans l’OTAN, les choses ne bougeront pas.

    Moi, j’appelle la France à quitter cette structure, cette organisation militaire qui pèse sur notre diplomatie, et dont nous ne recueillons aucun fruit, sinon une croissante dépendance par rapport à l’Amérique, l’Oncle Sam.

    Nous ne sommes pas les neveux de l’Oncle Sam.

    Cet interview de Philippe de Villiers est paru sur le site RT (anciennement Russia Today) le 8 juillet 2016.

    Bannière 2016

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    13 juillet 2016

    Lorsque Poutine se retire dans le silence

     

    DES DÉCISIONS IMPORTANTES S’EN SUIVENT 

    À la veille de la rencontre de l’OTAN à Varsovie, Vladimir Poutine a annulé tous ses déplacements pour se retirer dans un silence qui ne peut que présager de décisions importantes.

    Ces dernières seront des réponses aux actions provocatrices de l’OTAN, véritables menaces à la sécurité du peuple russe et à la paix mondiale.

    Nous savons que le président Poutine n’est pas du genre à réagir sous l’effet de la passion ou de la provocation, mais sous ceux de faits soigneusement analysés et d’une stratégie d’intervention soigneusement orientée à prendre l’ennemie là où il s’y attend le moins. 

    Il ne faut pas oublier cet aveu de Poutine, devenue incontournable : « Dans mon enfance, les rues de St-Petersburg m’ont appris que lorsque l’entente devient impossible, il faut frapper le premier ».

    Une première réaction du ministère des Affaires extérieures de Russie demande aux dirigeants de l’OTAN des explications sur ce déploiement tous azimuts des forces de l’OTAN aux frontières de la Russie. 

     "Au mépris de l'impératif objectif du maintien de la paix et de la stabilité en Europe et contrairement à la nécessité d'œuvrer en synergie pour relever les défis effectifs, et non imaginaires, l'OTAN se concentre sur la +dissuasion+ d'une menace inexistante à l'Est »

    Et d’ajouter la représentante du ministère extérieur russe, Maria Zakharova : 

    « L'OTAN refuse de voir ces conséquences négatives et risquées à long terme pour l'ensemble de la sécurité euro-atlantique que recèlent les démarches de Washington et Bruxelles visant à perturber l'équilibre de forces actuel", a indiqué la porte-parole, citant en exemple le déploiement accéléré d'éléments du bouclier antimissile É.-U./OTAN en Europe. »

    Tout le scénario de l’OTAN consiste à couvrir ce déploiement majeur sur les frontières russes par un discours qui fait de la Russie l’ennemie aux prétentions de conquêtes et de domination des pays qui lui sont frontaliers. Elle fait de la Russie l’envahisseur de l’Ukraine et, de ce fait, le conquérant potentiel de tous les pays qui lui sont frontaliers. 

    « Elle (OTAN) a (…) suspendu toute coopération avec ce pays (RUSSIE) en réponse à l’intervention militaire de ce dernier en Ukraine, que les Alliés condamnent avec la plus grande fermeté. Les canaux de communication politiques et militaires, quant à eux, restent ouverts.

    L'OTAN demeure préoccupée par les activités militaires et le discours agressif de la Russie, qui font songer à une manoeuvre de déstabilisation, qui viserait l'Ukraine, mais pas seulement elle.  »

    Le mensonge de l’intervention militaire de la Russie en Ukraine est énorme et dire qu’il est avalé par les 28 pays membres de l’OTAN. C’est tout de même incroyable. 

    Il faut lire ici les dessous d’un coup d’État en Ukraine que nous présente l’excellent analyste, Michel Collon et, également, ici , ce qu’en pense Poutine. Si G.W. Bush s’est servi d’un monstrueux mensonge pour envahir l’Irak, Obama et ses pairs de l’OTAN peuvent en faire tout autant pour envahir la Russie.

    Sauf que dans ce dernier cas la situation de Poutine est toute autre de celle de Saddam Hussein. 

    Il est incroyable que ces 28 chefs d’État qui chapeautent l’OTAN se disent « préoccupés par les activités militaires et le discours agressif de la Russie qui font songer à une manœuvre de déstabilisation qui viserait l’Ukraine et pas seulement elle. »

     À ce que je sache, le déploiement militaire se fait sur le territoire russe et en Syrie, à la demande du Président de ce pays pour lutter contre le terrorisme.

    Cette situation n’a rien de comparable avec ce déploiement des forces de l’OTAN sur les frontières russes et un peu partout dans le monde.

    Que dire maintenant de ce discours agressif de Poutine ? Il n’est pas du genre à menacer à tout vent et à s’ingérer dans les affaires intérieures des autres pays comme le font les États-Unis et plusieurs pays de l’OTAN.

    Pour ne parler que des États-Unis, voyons ce qu’ils font en Amérique latine, tout particulièrement au Venezuela qu’ils déclarent comme une menace à la sécurité nationale des États-Unis.

    Une déclaration qui devient une véritable menace de guerre. Si ce n’est pas là un discours agressif de Washington, je n’y comprends rien.

    Le Venezuela n’est pas à la frontière des États-Unis et n’en constitue d’aucune manière une menace militaire pour les États-Unis.

    C’est une situation tout autre que vit la Russie avec les forces de l’OTAN à sa frontière.

    Que va décider Poutine ?

    Lui, plus que tout autre, sait les mensonges qui servent à manipuler l’opinion publique occidentale contre la Russie. Il sait que les peuples de l’Occident ne sont pas des ennemis de la Russie, mais que leurs dirigeants, soumis aux volontés de Washington, le sont.

    Plus que tout, il sait que Washington est effectivement son véritable ennemi. Ce sont les ambitions de ce dernier qui mettent en péril la Russie et une grande partie du monde.

    Il sait également que l’unité de l’Europe se fragilise et que les peuples deviennent de plus en plus conscients de la manipulation dont ils sont victimes. 

    La France, l’Italie, l’Espagne font toujours plus partie de ces peuples soumis au pouvoir des marionnettes qui les dirigent.

    Si Poutine décide de frapper le premier, ce ne sera pas contre les peuples, mais contre ces forces sur lesquelles compte Washington pour envahir la Russie. Je lui souhaite bonne chance.

    Je pense qu’on s’approche d’un automne qui risque d’être chaud.

     

    Oscar Fortin

    Le 10 juillet 2016 

    http://humanisme.blogspot.com

     

    13 juillet 2016

    Moscou a dénoncé le 10 juillet la focalisation de l'Alliance atlantique sur une menace russe «qui n'existe pas», après le sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, largement consacré à renforcer son flanc oriental, à Varsovie.

    «Une analyse préliminaire des résultats de la rencontre montre que l'OTAN continue de voir le monde politico-militaire à travers une sorte de miroir déformant», a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. «Contrairement à l'intérêt objectif de maintenir la paix et la stabilité en Europe [...]

    l'Alliance concentre ses efforts sur la dissuasion d'une menace qui n'existe pas venant de l'est», poursuit la déclaration.

    L'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN)  a tenu à afficher son unité lors d'un sommet qui s'est tenu les 8 et 9 juillet à Varsovie consacré aux grands défis auxquels elle doit faire face : l'action de la Russie en Ukraine, en proie à une insurrection pro-russe dans sa partie orientale et le rattachement de la Crimée à la Russie.

     

    D'après l'Otan : «Les actions de la Russie portent atteinte à l'ordre en Europe»

    «Les actions de la Russie, en particulier en Ukraine [...] portent atteinte à l'ordre fondé sur des règles en Europe», indique le document adopté par les 28 pays de l'OTAN.

    L'Alliance a décidé de déployer quatre bataillons dans les Etats baltes et en Pologne, un défi sans précédent envers Moscou depuis la fin de la guerre froide.

    «Nous ne voyons aucune menace immédiate vis-à-vis d'un allié de l'OTAN» venant de la Russie, a toutefois assuré le 10 juillet le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg.

    Le président russe Vladimir Poutine avait accusé fin juin l'OTAN de vouloir entraîner son pays dans une course aux armements «frénétique» et de rompre «l'équilibre militaire» en vigueur en Europe depuis la chute de l'URSS.

    A lire aussi : Mikhaïl Gorbachev : «l'OTAN veut faire de la Guerre froide une guerre chaude»


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    Turquie : comment s'est déroulée la tentative de coup d'Etat avortée

    Dans la nuit de vendredi à samedi, des mutins ont essayé de prendre le pouvoir.

    Francetv info revient sur les événements de la nuit.

    Des manifestants sur un pont à Istanbul (Turquie) pour protester contre le coup d'Etat de certains militaires, le 16 juillet 2016.
    Des manifestants sur un pont à Istanbul (Turquie) pour protester contre le coup d'Etat de certains militaires, le 16 juillet 2016. (GURCAN OZTURK / AFP)

    Louis San

    Mis à jour le , publié le

    Le dernier bilan provisoire de la tentative de putsch militaire en Turquie fait état de 161 tués et 1 440 blessés parmi les forces loyalistes et les civils, sans compter les putschistes. Le Premier ministre Binali Yildirim a annoncé l'arrestation de 2 839 militaires en lien avec cette tentative de coup d'Etat qui s'est déroulée dans la nuit de vendredi à samedi.
    Voici comment se sont déroulés les événements.

    >> DIRECT. Suivez les dernières informations en Turquie après la tentative de coup d'Etat

    L'événement est inattendu. Il est 21h44, vendredi 15 juillet, lorsque l'agence Reuters envoie une alerte rapportant que des hélicoptères et des avions militaires survolent à basse attitude Ankara, la capitale de la Turquie. Quelques minutes plus tard, la chaîne de télévision turque NTV affirme que des forces de sécurité, à Istanbul, ont fermé à la circulation automobile les deux ponts qui enjambent le Bosphore, dans le sens Asie-Europe.

    BREAKING 2 bridges closed by mil police in , tanks on highways, reports of jets flying low in .

     

    "J’étais au balcon, avec des amis, je suivais les informations quand j’ai vu trois tanks débouler dans la rue", confie à Libération Gulcan, 29 ans, habitante de la rive asiatique de la ville.

     

    Des coups de feu sont entendus à Ankara précise, à 21h55, un journaliste de Reuters sur place. D'autres reporters de l'agence britannique présents à Istanbul rapportent également apercevoir des hélicoptères au-dessus de la plus importante ville du pays.

    A ce moment de la soirée, c'est la confusion la plus totale. Aucune explication n'est disponible. Aucun lien ne peut être établi entre les deux événements.

    "Action illégale"

    C'est alors que le Premier ministre turc, Binali Yildirim, annonce peu après 22 heures qu'il s'agit d'une tentative de coup de force militaire.

    Certains individus ont entrepris une action illégale sans l'aval de la chaîne de commandement.

    Binali Yildirim, Premier ministre turc

     

    "Le gouvernement élu par le peuple reste en fonction. Ce gouvernement ne partira que lorsque le peuple lui dira de le faire", ajoute Binali Yildirim. Il prédit également aux mutins qu'ils paieront"le prix le plus élevé". C'est une "tentative de coup d'Etat", selon plusieurs chaînes d'informations turques.

    Peu avant 22h30, l'armée turque annonce avoir pris le pouvoir dans un communiqué publié sur le site de l'état-major des armées. Elle affirme l'avoir fait pour maintenir l'ordre démocratique et les droits de l'Homme. Elle ajoute que toutes les relations internationales sont maintenues et que l'Etat de droit doit rester une priorité.

    Le chef de l'état-major retenu en otage

    L'agence pro-gouvernementale Anatolie, citant des "sources crédibles", affirme que "le général Hulusi Akar, chef d'état-major des armées est retenu en otage par un groupe de militaires qui tentent un soulèvement", au siège de l'armée, à Ankara.

    Vers 23 heures, le présentateur de la chaîne publique TRT dit lire au nom de l'armée un communiqué. Il annonce qu'un "conseil de paix dirige" la Turquie, qu'un couvre-feu et que la loi martiale sont décrétés.

    Le Premier ministre turc s'est exprimé. Mais où est le président Recep Tayyip Erdogan ? CNN Turk affirme qu'il est en lieu sûr, ce que confirme une source proche de la présidence. 

    Le Quai d'Orsay recommande, au même moment, aux ressortissants Français en Turquie de rester chez eux en raison des "évènements graves" en cours. De son côté, le président américain Barack Obama dit se tenir informé de l'évolution de la situation. Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, appelle à éviter "tout affrontement meurtrier". Selon lui, "les problèmes de la Turquie doivent être résolus dans le respect de la Constitution".

    Erdogan s'exprime via Facetime

    Ce n'est qu'aux alentours de 23h30 que Recep Tayyip Erdogan, dans un lieu indéterminé, fait son apparition via Facetime, sur CNN Turk.

    BREAKING Turkish President Erdoğan blames network & calls on public to go to public squares and airports.

    Il dénonce un "soulèvement d'une minorité au sein de l'armée" et appelle les Turcs à descendre dans les rues pour résister à la "tentative de coup d'Etat". Et l'homme du pays se montre confiant.

    Je ne pense absolument pas que ces putschistes réussiront.

    Recep Tayyip Erdogan, président turc

    via Facetime sur CNN Turk

    Après cette apparition mystérieuse, les événements continuent de s'accélérer et la situation est toujours très confuse. La chaîne publique TRT cesse d'émettre. Dans le même temps, une violente explosion secoue la capitale. Peu après, une journaliste de Reuters sur place indique qu'un hélicoptère militaire a ouvert le feu à Ankara. Des reporters de l'AFP disent entendre des coups de feu dans le centre-ville.

    "Rien à craindre" des putschistes, dit un commandant

    Il est environ 00h20 lorsque l'administration turque annonce que les forces loyalistes prennent le dessus sur les putschistes mais qu'elles font encore face à des difficultés dans certaines zones de la capitale et d'Istanbul.

    L'agence de presse Dogan rapporte dix minutes après que plusieurs chars de l'armée sont déployés autour du Parlement turc, à Ankara. Pour un membre du gouvernement turc, la situation va se résorber rapidement. Il estime que l'insécurité va probablement se poursuivre pendant 24 heures, mais pas au-delà. Un commandant des forces loyalistes se veut rassurant et affirme qu'il n'y a "rien à craindre" des putschistes, qui ne sont qu'un petit groupe.

    Les combats s'intensifient vers 1 heure du matin. Des blessés sont recensés à Istanbul après des tirs de soldats sur la foule. Une source officielle indique que des avions de chasse F-16 abattent un hélicoptère des putschistes, dans une ville dont le nom n'est pas précisé mais qui pourrait être Ankara. Un premier bilan des médias locaux fait état de 17 policiers tués dans la capitale.

    "Une initiative idiote vouée à l'échec"

    En Europe et aux Etats-Unis, les dirigeants politiques continuent de réagir. La chancelière allemande Angela Merkel déclare, via son porte-parole, que"l'ordre démocratique doit être respecté", et Barack Obama appelle à "éviter violence et bain de sang".

    Le Parlement turc est ensuite bombardé vers 1h30. Et alors que l'Otan appelle au calme, peu avant 2 heures, les renseignements turcs annoncent"un retour à la normale". De son côté, le Premier ministre turc affirme que la situation est maîtrisée.

    C'est une initiative idiote vouée à l'échec et elle est largement sous contrôle.

    Binali Yildirim, Premier ministre turc

    En exil aux Etats-Unis, l'ennemi juré du président turc, Fetullah Gülen, condamne "toute intervention armée dans les affaires intérieures de la Turquie". L'Union européenne appelle à "un retour rapide à l'ordre constitutionnel" dans le pays.

    Recep Tayyip Erdogan atterrit à Istanbul vers 2h30. Selon des chaînes de télévision locaux, il est accueilli par de nombreux partisans. Peu avant, des manifestants ont chassé des putschites présents devant l'aéroport Atatürk.

     

    Des manifestants chassent les militaires putschistes de l’aéroport d’Istanbul ✌️

     

    A la descente de l'avion, l'homme fort de la Turquie s'adresse à la presse. Il affirme que l'hôtel où il se trouvait en vacances, sur la côte turque à Marmaris, a été bombardé après son départ. Il ajoute qu'il ne connaît pas savoir ce qu'est devenu le chef de l'armée. "Ceux qui sont descendus avec des chars seront capturés car ces chars ne leur appartiennent pas", assure-t-il.

    Il y a en Turquie un gouvernement et un président élus par le peuple qui sont au pouvoir et si Dieu le veut nous allons surmonter cette épreuve.

    Recep Tayyip Erdogan, président turc

    devant la presse à l'aéroport Atatürk

    Le Premier ministre annonce vers 3h30 plus de 120 arrestations après la tentative de putsch alors qu'il ordonne à l'armée d'abattre les avions et hélicoptères des putschistes.

    Vers 4h30, un bilan du parquet du district de Gölbasi, banlieue d'Ankara, fait état de 42 morts lors des heurts survenus dans la nuit. Mais la situation reste tendue. Des coups de feu sporadiques se font toujours entendre près d'Ankara et des F-16 bombardent, aux alentours de 5h30, des chars de rebelles aux abords du palais présidentiel. Des médias locaux montrent en direct, peu après, une cinquantaine de soldats se rendre aux forces de sécurité. 

    Lourd bilan

    Un nouveau chef de l'armée par intérim est nommé par le Premier ministre à 6 heures. Sur CNN Turquie, le ministre turc de la Justice Bekir Bozdag annonce 336 arrestations à l'échelle nationale. Le bilan est provisoire. Il n'est pas loin de 7 heures lorsque l'agence de presse Anatolie fait état de 754 militaires arrêtés. Elle précise que cinq généraux et 29 colonels ont été démis de leurs fonctions. La revanche du président turc ne fait que commencer. 

    Samedi à la mi-journée, le dernier bilan provisoire fait état de 161 tués et 1 440 blessés parmi les forces loyalistes et les civils, sans compter les putschistes. Le Premier ministre Binali Yildirim a annoncé l'arrestation de 2 839 militaires en lien avec cette tentative qu'il a qualifiée de "tache" sur la démocratie turque. Le chef de l'armée a fait état de son côté de 104 putschistes abattus.


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    Assad: « J’ai défendu mon pays face à des milliers de terroristes étrangers »

    Etats-UnisIrakIranRussieSyrie
     
     
    Dans une interview avec la chaîne américaine  NBC , le président al-Assad a indiqué que « l’armée arabe syrienne avait récemment réalisé une grande progression », faisant savoir que « le temps nécessaire pour remporter la guerre dépend de plusieurs paramètres, notamment l’arrêt du soutien qu’apportent certains pays, tels que la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite, aux terroristes »
     

    Selon l’agence syrienne Sana, Assad a ajouté: « Si ces pays mettent fin à leur soutien aux terroristes, la guerre prendra fin en quelques mois. »

    Relations avec la Russie

    Interrogé sur la participation de la Russie à la guerre en Syrie et sur son rôle dans la mutation actuelle dans le cours de la guerre, le président al-Assad a assuré que « le soutien russe à l’armée syrienne constituait un facteur décisif dans la guerre contre les terroristes ».

    Il  a affirmé que « le président Poutine n’a rien demandé pour intervenir en Syrie pour deux raisons, la 1ère est que la politique de la Russie se base sur les valeurs et la 2ème est l’intérêt que porte le peuple russe à la lutte contre le terrorisme » soulignant que « sa relation avec le président Poutine est très franche et honnête, et se base sur le respect mutuel ».

    Assad a souligné que « ni le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ni le président Poutine ne lui avaient demandé d’engager une transition politique », estimant que « c’est au peuple syrien seul de décider qui sera le président, quand il le deviendra et quand il devra partir ».

    Le président al-Assad en a profité pour remercier la Russie, l’Iran et la Chine pour leur soutien à la Syrie au niveau politique, militaire ou économique.

    Quant à  la réunion entre le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry et le président Poutine, le président al-Assad a indiqué qu’il ne craint pas la conclusion d’un accord, et pour cause « la politique russe qui ne se base pas sur la conclusion des transactions, mais sur les principes », explique-t-il.

    Il a ajouté que la Russie avait été invitée juridiquement et officiellement par le gouvernement syrien pour intervenir en Syrie, disant: « Il est du droit de tout gouvernement d’inviter n’importe quel Etat pour l’aider dans toute affaire. Donc, la présence russe en Syrie est légale ».

    Assad dénonce les USA

    En revanche, le président al-Assad a affirmé que « les raids américains sont inefficaces et ont un impact négatif » soulignant que « les Etats-Unis ne disposent pas de la volonté de vaincre les terroristes, mais de les dominer et de les utiliser comme une carte. »

    Le président al-Assad a indiqué que « Daech n’est pas un ennemi commun pour la Syrie et les Etats-Unis car ces derniers ont supervisé puis formé les groupes terroristes dans le but de renverser  le gouvernement syrien et ils ne veulent point lutter contre le terrorisme ».

    A la question de savoir s’il accueille favorablement la fin du mandat du président Obama, le président al-Assad a fait savoir: « Nous en Syrie, nous ne misons sur aucun président qui vient ou qui part, car ce qu’ils disent dans leurs campagnes est différent de ce qu’ils font après leur élection. »

    Assad a mis en garde les Etats-Unis contre toute attaque de la part de Daech contre eux: « Oui, car Daech attaque les civils et je ne peux pas demander aux innocents aux Etats-Unis d’assumer la responsabilité des mauvaises intentions de leurs responsables. »

    Pour ce qui est des risques de  propagation du terrorisme aux Etats-Unis en cas de la défaite de Daech, le président al-Assad a fait noter: « Non, si on vainc Daech, on aidera le monde entier.

    En cas de la non défaite des terroristes qui viennent de plus de 100 pays dans le monde, dont les pays occidentaux, ils retourneront à leur pays avec encore plus d’expérience, de fanatisme et d’extrémisme, et ils les attaqueront».

    Sur le terrain

    Par ailleurs, le président al-Assad a affirmé que « nous pouvons recourir à toute arme, sauf celles prohibées par le droit international pour vaincre le terroristes » soulignant que « nous n’avons pas utilisé des armes chimiques et personne n’a présenté des preuves à cet égard, tout ce qu’ils ont présenté n’étaient que des allégations. »

    Interrogé sur certaines régions encerclées par  l’armée syrienne, le président al-Assad a répondu : « Comment peut-on interdire l’accès de nourriture à certaines zones alors qu’on ne leur interdit pas d’obtenir les armes pour nous tuer ?

    On assiège tout ou on autorise tout. Comment ces gens peuvent-ils rester vivants sans nourriture ? ».

    Dans cet entretien, M. Assad a soutenu que la journaliste américaine Marie Colvin, tuée dans un bombardement imputé au régime syrien en 2012 à Homs (centre), était « responsable » de sa propre mort.

    Elle « est entrée illégalement en Syrie, a travaillé avec les terroristes (…). Elle est donc responsable de tout ce qui lui est arrivé », a jugé le président syrien.

    Enfin, en guise de conclusion, Assad a espéré que « l’histoire se souviendra de lui comme d’un homme ayant défendu son pays face au terrorisme venu de l’étranger et non comme un  dictateur sanguinaire « .

    Il a estimé que « cette image de tyran brossée par  les médias occidentaux était injuste et qu’une personne qui lutte contre des terroristes et qui arrive à les vaincre est en principe qualifié de patriote et non d’homme sauvage ».

    Source:.Al manar

     


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    17 juillet 2016

    Au cours du premier sommet annuel de la BAII, la Banque Asiatique d’Investissement pour les Infrastructures qui a eu lieu à Pékin, les Chinois ont montré leur intention d’assumer le leadership mondial dans le domaine du financement des infrastructures.
    À la fin de cette année, il est probable que la BAII aura plus de 100 pays membres, ce qui lui permettrait de devenir la première institution de prêts multilatéraux, dans l’histoire, sous le contrôle des plus importants pays émergents.
    Cependant, on attend toujours qu’elle se décide à abandonner le dollar, parce que c’est la seule façon de briser enfin l’hégémonie des États-Unis sur la finance internationale.

     

    La Chine a déjà pris la tête — devant les États-Unis — dans la course au financement global des infrastructures. Les finances internationales sont en voie de transformation, en dépit de la forte opposition de la puissante tutelle états-unienne. L’année dernière, depuis Washington, de hauts fonctionnaires ont tenté de saboter le lancement de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures — la BAII — mais ils ont échoué.
     
    En fait, ceux qui étaient soi-disant alliés dévoués du gouvernement des États-Unis, comme l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni, ont pris, en fin de compte, la décision de se joindre à la nouvelle institution de prêts multilatéraux promue par Pékin.
    Le président Barack Obama ne pouvait pas concevoir que, en quelques mois, la BAII gagnerait le soutien de plus de cinquante pays.

     

     
    Sans aucun doute, la Chine précipite le déclin US dans le monde entier. En avril 2015, Larry Summers, qui était secrétaire du Trésor sous le président Bill Clinton, a déclaré que la convocation réussie de la BAII a représenté l’un des épisodes les plus dramatiques pour l’hégémonie états-unienne : « On se souviendra du mois dernier comme celui du moment où les États-Unis ont perdu leur rôle de garant du système économique mondial » [1].

     

    Pékin retarde l’offensive majeure contre le dollar

     

    Cependant, jusqu’à présent la Chine a agi avec une extrême prudence. En conséquence, presque tous les pays du G-7 — l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni — ont salué le lancement de la BAII.

     

    Cependant, même s’il est vrai que l’extraordinaire capacité d’attraction de Pékin a miné l’influence de Washington dans le financement mondial des infrastructures [2], la BAII se retient de rejeter le dollar. Bien que beaucoup aient spéculé [3] sur le fait que les prêts de la BAII seraient libellés en yuans — ou peut-être en monnaies locales — à ce jour, leurs demandes ont été émises en monnaie US.

     

    En outre, il faut noter que sur les quatre prêts approuvés cette année par la BAII, pour un total de 509 millions de dollars, trois d’entre eux sont liés à des projets d’investissement qui impliquent également des institutions de l’ancien ordre financier mondial, celles qui ont été construites à l’image de Washington après la Seconde Guerre mondiale.

    À mon avis, les Chinois veulent profiter des actions qui ont été investies dans la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, ainsi que des excellentes relations qui ont été établies avec l’Europe.
     
    À l’heure actuelle, la BAII finance un programme d’amélioration de l’habitat en Indonésie, avec la Banque mondiale, par le biais d’un prêt de 216,5 millions de dollars ; la construction d’une route au Pakistan, pour un coût de 100 millions de dollars, est réalisée en collaboration avec la Banque asiatique de développement et le Département pour le développement international du Royaume-Uni ; un prêt de 27,5 millions de dollars, financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, est utilisé pour la mise à niveau d’une route au Tadjikistan ; un prêt de 165 millions de dollars pour apporter l’électricité dans les zones rurales du Bangladesh est le seul projet que la BAII porte elle-même.

     

    La Banque Asiatique a une vocation mondiale à investir dans les infrastructures

    Malgré tout, la naissance de la BAII marque un tournant dans l’histoire des institutions multilatérales de crédit car elle est la première — en plus de la nouvelle banque de développement des BRICS — dans laquelle les économies émergentes sont les principaux actionnaires [4].

     

    Les contributions économiques des trois puissances orientales des BRICS sont impressionnantes : la Chine est à 29,78 %, suivie par l’Inde avec 8,36 %, et la Russie troisième avec 6,53 %.
    En revanche, les vingt partenaires non régionaux contribuent au capital de la BAII pour seulement un quart des 100 milliards de dollars autorisés [5].

     

    Dans un premier temps, la BAII a été conçue avec l’idée de fournir principalement un financement aux pays d’Asie, cependant, il semble que la Chine envisage de la transformer en une institution à vocation globale capable d’unir les aspirations de toutes les économies émergentes [6]. Dans cette perspective, à la cérémonie d’ouverture de son premier sommet annuel à Beijing en juin dernier, le président de la BAII, le chinois Jin Liqun, a annoncé qu’il envisage actuellement l’ajout de vingt-quatre autres pays [7].

     

    En Amérique latine, le Chili, la Colombie, le Venezuela sont candidats. En Afrique, l’Algérie, la Libye, le Nigeria, le Sénégal et le Soudan ont présenté leur candidature. Il faut également souligner la candidature du Canada, qui, en collaboration avec le Mexique et les États-Unis fait partie de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

     

    En Europe, Chypre, la Grèce et l’Irlande sont extrêmement intéressés. Si tout se passe aussi bien que jusqu’à présent, il est fort possible que d’ici la fin de cette année la BAII rassemble plus de cent pays membres [8], soit ont au moins 34 adhérents de plus que la Banque asiatique de développement, mais elle est encore loin d’atteindre les 183 adhérents de la Banque mondiale.

     

    Opter pour un monde multipolaire

    La BAII a de nombreuses tâches en suspens. En effet, bien qu’ayant enregistré des taux de croissance élevés du produit intérieur brut (PIB) au cours des deux dernières décennies, la région asiatique a échoué à mettre en place un système d’infrastructures de premier plan. Le sultan Ahmed Al Jaber, qui est le ministre du gouvernement des Émirats Arabes Unis, a révélé que dans la région Asie-Pacifique près de 1 500 millions de personnes manquent d’installations sanitaires de base, 260 millions n’ont pas accès à l’eau potable et au moins 500 000 n’ont pas l’électricité dans leurs maisons [9].

     

    En conclusion, le premier sommet annuel de la BAII a montré la détermination de la Chine à se faire entendre dans la « première ligue » de la finance internationale. Par son engagement dans la construction de la nouvelle « Route de la soie » [10], la BAII est un puissant contrepoids à l’influence géo-économique des États-Unis et du Japon dans la région asiatique.

     

    Toutefois, pour accélérer la construction d’un ordre mondial multipolaire, il est crucial que les gestionnaires de la BAII décident finalement d’abandonner le dollar, et surtout, ne renient jamais leur promesse d’améliorer les conditions de vie de l’humanité.

     

    Ariel Noyola Rodríguez

    Traduction
    JJ
    site : Le Saker Francophone

    Source
    Russia Today (Russie)


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    MILITAIRES, ANCIENS MILITAIRE ET AMIS (ES ) ! 

    VOUS ÊTES ATTENDUS (ES) ! VENEZ NOMBREUX !

     

     

    Bretagne

    Il ne faut pas préparer la poêle avant d’avoir le poisson.  

     

    Le CNC 35/Bretagne se réunira le Dimanche 11 septembre 2016 pour sa XIVème  Kermesse. 

     

    A partir de 10h30 au lieu- dit 

     

    "LE CHESNAIS"
    35230 NOYAL- CHATILLON (à 4kms de VERN, 3kms de la rocade Sud de RENNES).

     

     

     

     

     Accueil  et   Montée Couleurs

    10H30 11H00 

     

     Repas

    12H30 

     

    Fête champêtre 

    15H00  

     

    Descente des Couleurs,

     18H00 

     


    Cérémonie avec les portes drapeaux et
    Jeanne d’Arc-

     Remise de médailles 

     

    La poussière - Repas 

    Kermesse - Récompenses 

     

    Descente des couleurs 

     

     

    En venant de PARIS prendre Direction ANGERS au 4° Rond-point (4 kms) Dir. NOYAL- CHATILLON 1° Sortie à droite, Rond-point suivant 1° Sortie à droite Dira. RENNES, Rond-point à 100M 2° Sortie à droite à 200M ARRIVEE à droite.


    En venant de NANTES Sortie NOYAL-CHATILLON au Rond- point (Super U à gauche) 3° Sortie à droite Dir. RENNES, Rond-point suivant 2° Sortie à droite à 200M ARRIVEE à droite. En venant de RENNES passer au dessus de la rocade après les Pompiers continuer vers NOYAL-CHATILLON ralentir en apercevant le clocher, c’est à gauche à la hauteur d’un poteau électrique isolé à droite de la chaussée ou sortie NOYAL-CHATILLON en direction de NANTES. 

     

    Vous pouvez inviter la famille et des Amis à la cérémonie, au repas et/ ou à la KERMESSE. 06 17 64 19 60 ou 02 99 00 49 50 madore.michel@sfr.fr 

     

     

     

    ....................................................................................................................................

    COUPON REPONSE A RETOURNER, avant le Lundi 5 Septembre 2016 à : Michel MADORÉ, 46 Rue de Châteaubriant , 35770 VERN SUR SEICHE

     

    Chèque à l’ordre du CNC 35. 

     

    Monsieur, Madame : ____________________________________________________

    Assisteront 

    N’assisteront pas


    à la fête du CNC 35/Bretagne le Dimanche 11 Septembre 2016 à le CHESNAIS

     

     

     

     

     

    Nombre de personnes :.................. X 25€ = Nombre de personnes (- 12 ans)...... X 12€ =

     

    *Combien à la Kermesse uniquement ?:

    * Hôtellerie me contacter : 02.99.00.49.50 ou 06.17.64.19.60. madore.michel@sfr.fr


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    Alep: « STOP à la manipulation », par le Dr Nabil Antaki

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    Arrêt sur Info a demandé au Dr Nabil Antaki, qui réside à Alep, si l’ « Appel au secours des médecins en Syrie » lancé par Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM – France) – dont fait état l’article de L’Orient Le Jour et que nous reproduisons plus bas – est partagé par les médecins syriens qui se trouvent à l’Ouest de la ville d’Alep, sous la protection de l’Etat syrien. Voici sa réponse. 

    L'armée syrienne a annoncé mercredi avoir coupé toutes les voies d'approvisionnement menant aux quartiers d'Alep tenus par les rebelles et a incité leurs habitants armés à déposer les armes. /Photo d'archives/REUTERS/Hosam Katan

    Photo d’archives/REUTERS/Hosam Katan


    Alep: « STOP à la manipulation »

    Par le Dr Nabil Antaki

    NON, ce n’est pas Alep qui est assiégée par l’armée syrienne, mais les quelques quartiers à l’Est d’Alep qui ont été envahis par les groupes armés en juillet 2012.

    OUI, Alep était assiégée par les terroristes depuis 4 ans et l’offensive de l’armée syrienne a justement pour but de la libérer. C’est chose en partie faite depuis jeudi 28 juillet quand l’armée syrienne a finalement chassé les groupes armés du quartier de Bani Zeid. Ces groupes ont pendant 4 ans terrorisé les habitants d’Alep en lançant quotidiennement des mortiers et des bonbonnes de gaz remplies de clous et d’explosifs faisant tous les jours des dizaines de tués et de blessés.

    NON, les structures de santé ne sont pas visées délibérément par les bombardements aériens. Les hôpitaux cités n’existaient pas avant la guerre et donc ces lieux de soins sont, s’ils existent, installés dans des immeubles ordinaires. De plus, même de l’aveu de Médecins sans frontières (MSF), ces structures de santé n’ont pas été signalées à l’ONU, ni aux Etats-Unis, ni à la Russie.

    Il faudrait aussi signaler que les immeubles abritant des structures de santé sont utilisés par les terroristes pour leur sinistre besogne: l’hôpital ophtalmologique situé à Alep-Est est le quartier général de Al Nosra pour la région d’Alep. Pourquoi ne pas mentionner les hôpitaux bombardés [dans les zones sous le contrôle de l’Etat syrien, Ndlr], incendiés ou détruits par les terroristes depuis le début du conflit.

    OUI, les terroristes qui occupent Alep-Est appartiennent à Al Nosra, groupe considéré par toute la communauté internationale (Europe et USA compris) comme groupe terroriste. Il devrait être neutralisé comme Daech, ce que ne font pas les avions de la coalition internationale menée par les USA.

    NON, les habitants d’Alep-Est n’ont pas peur de venir à Alep sous le contrôle de l’Etat Syrien par les couloirs humanitaires que les autorités ont ouverts pour les laisser rentrer minimisant ainsi le risque de pertes civils lors des raids ou des batailles. Au contraire, ils voudraient rejoindre les 500.000 habitants d’Alep-Est ayant déjà fui les régions d’Alep sous contrôle des terroristes pour se réfugier sous la protection de l’Etat syrien. Ce sont les rebelles-terroristes qui les empêchent de venir les gardant comme boucliers humains.

    OUI, les habitants d’Alep ont souffert pendant 4 ans. Ils ont subi de nombreux blocus imposés par les terroristes et les 1.500.000 habitants d’Alep ont subi des pénuries très graves sans que personne n’en parle, ne s’indigne, ni ne proteste.

    NON, l’Etat syrien et son allié russe ne veulent pas qu’il y ait des victimes civiles lors des combats. Ils ne veulent pas qu’il y ait des dommages collatéraux comme lors des bombardements français du village de Al Tokhar le 19 juillet dernier tuant 164 civils ou des bavures comme le bombardement américain de l’hôpital de Kunduz

    OUI, arrêtez de manipuler l’opinion public par la désinformation. A chaque fois que les terroristes sont assiégés quelque part en Syrie, les gouvernements et médias lancent des cris d’alarme. Ils veulent soit disant éviter une prétendue catastrophe humanitaire; alors que leur vrai but est en réalité de desserrer l’étau de l’armée gouvernementale sur les terroristes.

    Ces derniers n’arrêtent pas leurs tirs. Comment sont-ils donc approvisionnés en munitions et en armes alors qu’ils prétendent que les produits alimentaires et les carburants ne peuvent leur parvenir, faisant craindre le pire pour les civils?

    Nabil Antaki, Alep le 29 juillet 2016

    Source: http://arretsurinfo.ch/alep-stop-a-la-manipulation-par-le-dr-nabil-antaki/

     


    L'Orient-Le Jour

     

    Le cri d’alarme des médecins d’Alep

    TÉMOIGNAGE

    L’Union des organisations de secours et soins médicaux (l’UOSSM) et ses médecins se mobilisent pour informer l’opinion publique de la catastrophe humanitaire à Alep.

    Caroline HAYEK | Orient le Jour
    29/07/2016
     

    Hôpitaux en ruines, personnel médical sur le pied de guerre de 36 à 48 heures d’affilée, médecins qui manquent à l’appel… Dans les quartiers est d’Alep, la situation humanitaire se dégrade chaque jour davantage, alors que la population suffoque depuis que les forces du régime ont repris la route du Castello, coupant ainsi toutes possibilités de ravitaillement pour les rebelles.

    En moins de 24h, quatre hôpitaux de campagne et une banque de sang d’Alep ont été pris pour cible lors de raids du régime syrien. Dans la nuit du 23 au 24 juillet, les hôpitaux d’al-Bayan, al-Hakim, al-Zahra et al-Dakak ont été détruits. Ce n’est pas la première fois que Damas s’en prend à des hôpitaux. Le 15 février dernier, un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) à Maaret al-Naaman, dans le Nord syrien, avait été touché. Le ministre français des Affaires étrangères avait condamné ces attaques « délibérées » contre les structures de santé en Syrie par « l’armée ou ses soutiens », les qualifiant de « constitutives de crimes de guerre ». En mai dernier, plus de 270 personnes avaient été tuées en seulement 12 jours à Alep-Est, quatre hôpitaux ayant notamment été touchés. La mort de l’un des derniers pédiatres de la ville, Mohammad Wassim Maaz, de l’hôpital al-Qods, avait provoqué une vague d’effroi.

    Depuis le début du conflit en 2011, plus de 700 médecins et personnels médicaux ont été tués lors d’attaques d’hôpitaux, selon le président de la commission d’enquête de l’Onu sur les droits de l’homme en Syrie, Paulo Pinheiro, qui s’est exprimé à Genève le 21 juin dernier.

    Cette nouvelle attaque délibérée contre ces centres de soins, le week-end dernier, alors même que les 300 000 habitants sont pris au piège, viole de manière flagrante le droit international humanitaire et l’accord de cessation des hostilités. Trois hôpitaux sont désormais hors service et le quatrième, où un nourrisson est décédé, a été sérieusement endommagé. Si la manœuvre utilisée par le régime depuis le début du conflit a pour but de faire fuir les populations et de libérer la zone des civils, à Alep assiégée, l’objectif est de priver les habitants de tout pour les pousser à déposer les armes. Aucune aide internationale n’a pu entrer dans les secteurs rebelles depuis le 7 juillet.

    Face à cette catastrophe sanitaire et humanitaire visant les civils, les hôpitaux et le personnel médical, des médecins et humanitaires à Alep et partout dans le monde ont lancé un appel au secours :  #SOSMedecinsAlep. L’appel au secours des médecins en Syrie. 

    À travers de courtes vidéos, les derniers volontaires au service de leurs compatriotes témoignent de leur désespoir et de leur épuisement.

    Certains d’entre eux vivent toujours à Alep, alors que d’autres ont exercé à Alep comme médecins humanitaires. Ils sont tous membres de l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), une ONG fondée en 2011 par des médecins syriens exerçant dans les hôpitaux français, qui soutient plus de 120 hôpitaux et plus de 200 centres de santé à travers toute la Syrie.

    « La situation est catastrophique », rappelle le Dr Anas Chaker, un médecin anesthésiste franco-syrien exerçant en France depuis plus de 30 ans, contacté par L’Orient-Le Jour. Il ne reste qu’un seul chirurgien vasculaire à Alep-Est. « Au Canada, il y a 13 lits dédiés aux soins intensifs pour 100 000 habitants, 20 lits pour le même nombre d’habitants aux États-Unis, et actuellement à Alep, il n’y a que 12 lits pour 300 000 habitants », déplore-t-il. Depuis près d’un an et demi, les hôpitaux et les médecins sont devenus les cibles privilégiées des aviations syrienne et russe.

    « Les médecins à Alep sont submergés et déprimés. Ils sont littéralement piégés dans les hôpitaux et travaillent plus de 18 heures par jour. Avec la fermeture de l’hôpital M2, le système médical est en train d’atteindre son point de rupture », explique le Dr Aziz, chirurgien général et directeur de recherche de l’UOSSM à Alep, dans le dernier communiqué de l’ONG.

    Le Dr Mohammad Chahine est dentiste dans une clinique de l’UOSSM à Alep. Il a pu rejoindre, le 13 juillet dernier, son épouse sur le point d’accoucher, en Turquie, malgré le siège de la ville entamé une semaine plus tôt. « Des médecins sont partis fêter le Fitr auprès de leur famille réfugiée en Turquie ou à la frontière, mais ils n’ont pas pu revenir à Alep », raconte le Dr Chahine contacté par téléphone. Il décrit la situation comme extrêmement tragique. « Elle était lamentable avant le siège, mais là c’est devenu pire, notamment à cause du fait que le régime cible expressément les centres de santé », déplore-t-il. Seuls quelques hôpitaux de campagne sont encore en activité, mais ils se retrouvent terriblement désarmés au vu du nombre de blessés qui affluent quotidiennement. Il y a quelques jours, un homme gravement atteint est décédé alors qu’il attendait son tour pour subir une opération chirurgicale, devant un personnel médical impuissant. « Il y a une hystérie dans la ville qui se propage à Alep. Après l’encerclement, le manque de pain, d’essence, ils ne peuvent même plus être secourus », dit-il.

    Le 26 juillet, un appel de l’armée a été relayé par l’agence officielle Sana, exhortant les habitants des quartiers rebelles à « rejoindre la réconciliation nationale et chasser les mercenaires étrangers ». L’armée aurait envoyé des SMS aux habitants et aux combattants identifiant des « passages sécurisés » pour les civils désirant fuir et exhortant les rebelles à rendre les armes. Hier, Moscou est allée dans le même sens en déclarant que 4 corridors allaient être ouverts. Mais la crainte et l’angoisse persistent au sein de la population. « Les gens ont très peur et ils vont certainement refuser d’aller côté régime », estime le Dr Chahine. Des habitants, contactés via Facebook, confient que « les civils n’ont pas confiance en ce régime et ne seraient pas prêts à quitter ainsi la ville », affirme l’un d’entre eux.

    Le silence assourdissant de la communauté internationale laisse les habitants d’Alep et ses médecins en plein désarroi. « La réponse de la communauté internationale est inexistante face à cette catastrophe, dans des conditions où les hôpitaux sont visés systématiquement, ce qui est du jamais-vu », interpelle le Dr Chaker. Même exaspération du côté du Dr Chahine, qui estime que cela fait cinq ans qu’on entend parler d’une action de la communauté internationale mais que rien ne vient. Une fois que son enfant sera né, il assure vouloir retourner aider les siens, à Alep.

    Caroline HAYEK | OLJ | 29/07/2016

    Source: http://www.lorientlejour.com/article/999023/le-cri-dalarme-des-medecins-dalep.html

    URL de cette page: http://arretsurinfo.ch/alep-stop-a-la-manipulation-par-le-dr-nabil-antaki/


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    Général Pinatel : contre l’islamisme, s’allier à la Russie et faire disparaître l’OTAN

     
     
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    russie usa erdogan isis

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Après le coup d’Etat manqué en Turquie, Erdogan se rapproche de Poutine tandis que Moscou et Washington semblent avoir trouvé un équilibre en Syrie. Pour le général Pinatel, les Etats européens devraient tenir compte de cette nouvelle donne.


    Le général (2S) Jean-Bernard Pinatel est expert en géostratégie et en intelligence économique. Il tient le blog Géopolitique – Géostratégie. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, dont Carnets de guerres et de crisesaux Éditions Lavauzelle en 2014.


    FIGAROVOX. – Recep Erdogan devrait rencontrer Vladimir Poutine en août dans la capitale russe. La Turquie est historiquement la base avancée du Sud de l’Alliance atlantique. Dans quelle mesure la nouvelle alliance entre Moscou et Ankara pourrait perturber l’OTAN?

    Général (2S) PINATEL. – L’OTAN est une organisation issue de la Guerre froide entre l’URSS et l’Occident démocratique. Son maintien et son extension aux anciens pays de la CEI procède de la volonté des Etats-Unis de conserver ouvert le fossé entre l’Europe et la Russie. En effet si l’Europe et la Russie étaient alliées, elles leur contesteraient la primauté mondiale qu’ils ont acquise en 1990 à l’effondrement de l’URSS et qu’ils veulent conserver à tout prix. Mais la menace islamique a changé la donne. Cette menace, présente en Russie depuis les années 1990, s’est étendue à l’Europe en juin 2014 avec la proclamation du Califat par l’irakien Al Bagghadi puis récemment en Turquie quand Erdogan a dû fermer sa frontière à Daech après les attentats commis en France et les pressions que les américains ont du faire sur Ankara pour ne pas perdre le soutien de l’opinion européenne.

    Dans ce contexte d’actes terroristes meurtriers, la déstabilisation du régime syrien et son remplacement par un régime plus favorable aux intérêts américains, européens, saoudiens et qataris passe au second plan face à l’urgence de maîtriser ce nouveau Califat qui menace la stabilité du Moyen-Orient et favorise la montée en puissance des partis nationalistes anti-atlantistes en Europe.

    Par ailleurs, l’intervention massive et victorieuse de la Russie en septembre 2015 pour soutenir son allié syrien contraste avec les hésitations ou le double jeu des Etats-Unis qui essaient de ménager tout le monde. Ils se condamnent ainsi à une faible efficacité opérationnelle qui, finalement, inquiète leurs alliés traditionnels et les poussent à ménager la Russie. Enfin les liens et les enjeux économiques entre la Russie et la Turquie sont très importants malgré une opposition géopolitique historique .

    Plus que le rapprochement entre Moscou et Ankara, ce qui fragilise cette organisation, ce sont ces récents événements. Ils font la démonstration éclatante aux yeux des Français et des Européens que l’OTAN ne sert à rien face à la menace islamique.

    En revanche, la guerre efficace que même la Russie contre l’Etat islamique fait penser à de plus en plus de français et d’hommes politiques que la Russie est notre meilleur allié. Et cette évidence, acquise dans la douleur de nos 234 morts et de nos 671 blessés depuis 2012, devrait non seulement perturber l’Otan mais conduire à sa disparition ou à son europeanisation complète car son maintien en l’état ne sert que des intérêts qui ne sont pas ceux de la France.

    Que se passe-t-il aujourd’hui en Syrie? Russes et Américains semblent se rapprocher ou à tout le moins se coordonner davantage, notamment sur la question du Front Al-Nosra, très présent près d’Alep.

    Un nouvel équilibre dans la région est-il en train de se constituer?

    Dès leur intervention en septembre 2015 sur le théâtre syrien, les Russes ont proposé aux Américains de coordonner leurs frappes contre Daech et Al Nostra. Mais les Américains ont refusé car au niveau politique, Obama voulait maintenir la fiction qu’il existait encore un potentiel de forces modérées sur le territoire syrien qui n’avaient pas été absorbées ou qui ne s’étaient pas alliées à Al-Nostra et qui ainsi pourraient prétendre, un jour, à être partie prenante à la table de négociation. C’est clairement une fiction contestée non seulement par la Russie, mais par d’autres voix y compris aux Etats-Unis.

    Ces experts affirment que les unités qui existent encore en Syrie servent d’interface avec Al Nostra à qui elles revendent les armes qu’elles reçoivent via la CIA.

    C’est le bombardement d’une de ces bases en Syrie par la Russie, qui a eu l’habileté de prévenir les américains à l’avance pour qu’ils puissent retirer en urgence les agents de la CIA présents, qui a permis ce rapprochement opérationnel. Il est clair qu’un nouvel équilibre est en voie de se constituer au Moyen-Orient.

    La Russie qui y a été historiquement présente est de retour en force. La Chine, et c’est une nouveauté, y pointe plus que son nez et la France qui y avait une position privilégiée de médiation, l’a perdue par suivisme des Etats-Unis.

    Quelle pourrait être la place de l’Europe dans les relations avec ces deux grands pays que sont la Russie et la Turquie?

    Peut-on imaginer un nouvel équilibre sécuritaire aux marches de l’Europe?

    C’est vrai, nos portes orientales sont verrouillées par la Russie et la Turquie.

    Avec la Russie nos intérêts économiques et stratégiques sont totalement complémentaires.

    La France a une longue histoire d’amitié avec la Russie que symbolise à Paris le pont Alexandre III et plus récemment l’épopée de l’escadrille Normandie Niemen que le Général de Gaulle avait tenu à envoyer en Russie pour matérialiser notre alliance contre le nazisme.

    Je rappelle aussi que c’est parce que l’armée allemande était épuisée par trois ans de guerre contre la Russie et la mort de 13 millions de soldats russes et de 5 millions d’allemands que le débarquement de juin 1944 a pu avoir lieu.

    Ce rappel ne veut en aucun cas minimiser le rôle des Etats-Unis et le sacrifice des 185 924 soldats américains morts sur le sol européen.

    Mais la volonté des Etats-Unis de restaurer un climat de Guerre froide en Europe qui se développe notamment au travers de l’OTAN ne sert que leurs intérêts et ceux des dirigeants européens qui sont soit des corrompus soit des incapables.

    Avec la Turquie, c’est l’Allemagne qui a des relations historiques comparables aux nôtres avec la Russie.

    La Turquie et l’Allemagne étaient des alliés au cours des deux guerres mondiales car les allemands espéraient avec leur aide couper la route du pétrole aux alliés.

    Les Turcs de leur côté espéraient ainsi récupérer le contrôle du Moyen-Orient et notamment celui de l’Irak et de la Syrie.

    Ce rappel historique met en évidence l’importance du couple franco-allemand pour définir une politique européenne commune face à ces deux puissances et éviter de revenir à des jeux du passé comme a semblé le faire récemment Angela Merkel avec l’affaire des réfugiés en négociant directement avec Erdogan sans se concerter avec ses partenaires européen

     

    • Par Alexis Feertchak
    • Publié

    Source: Lefigaro.fr/vox

     

    ET AUSSI

    samedi 30 juillet 2016

    François Hollande invite l’OTAN à envahir la France – encore une haute trahison !

    À l’initiative du président Hollande, un projet de loi prépare le retour de l’OTAN avec le stationnement sur notre sol de forces militaires étrangères membres, 50 ans après en avoir été exclues par le général de Gaulle !

    Le président de la République, bafouant les principes établis au nom de la France, de 1958 à 1966 pour sa sortie de du commandement intégré de l’OTAN, a soumis au conseil des ministres du 4 janvier 2016 un projet de loi qui autoriserait le retour sur notre sol de forces militaires étrangères sur décision des Etats-Unis, véritable maître de l’OTAN.

     

    Le général de Gaulle dès son accession à la présidence de la République en janvier 1959 a multiplié les démarches et pris les décisions afin que la France rétablisse sa souveraineté et son indépendance, ce qui fut réalisé en mars 1966.

    Le texte prévoit, s’il est adopté par le parlement, l’adhésion de la France à un protocole datant de 1952 qui définissait « le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels au sein des pays de l’alliance ».

    Ce protocole de 1952 induisait la présence de 28000 militaires américains qui paradaient sur notre sol 21 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

    Ils occupaient principalement des bases aériennes, comme à Déols près de Châteauroux, tout en narguant les autorités et la population.

    Awdnews

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