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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Le « parrain » Binali Yıldırım prochain Premier ministre turc

    Publié par wikistrike.com sur 21 Mai 2016, 06:49am

     

    Catégories : #Politique internationale

    Le « parrain » Binali Yıldırım prochain Premier ministre turc

    L'AKP devrait élire président Binali Yıldırım lors de son congrès du 22 mai 2016. Comme nous l’annoncions, il y a deux semaines, il devrait immédiatement prendre ses fonctions de Premier ministre.

    Présenté par la presse occidentale comme une personnalité dévouée au président Erdoğan, c’est en réalité un homme clé du système mafieux actuel.

    Binali Yıldırım est un expert maritime, ancien responsable de l’Organisation maritime internationale. Il fut présenté à Recep Tayyip Erdoğan alors que celui-ci avait été élu maire d’Istanbul pour la formation ultra-nationaliste Millî Görüş.

    Nommé directeur de l’IDO (les autobus maritimes d’Istanbul), en 1994, il mit en place pour le compte du maire et pour lui-même un vaste système de détournements de fonds publics.

     

    Depuis, la famille Yıldırım a fait fortune.

    Son fils Erkan et sa fille Bahar Büşra ont créé la société Derin Denizcilik Taşımacılık Sanayi ve Ticaret Limited Şirketi.

    La famille contrôle 17 sociétés, 28 navires et super yachts.

     

    Le député kurde Sezgin Tanrıkulu (CHP) a proposé à la Grande Assemblée qu’une commission d’enquête parlementaire soit créée pour déterminer les conditions de cette subite fortune, mais la majorité (AKP) a rejeté cette demande.

     

    Il y a un mois, la presse turque publiait des photographies d’Erkan Yıldırım jouant dans un casino de Singapour.

    Le jeune homme avait alors prétendu avoir été piégé et ne pas savoir jouer au poker.

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    Durant l’enquête judiciaire de décembre 2013 —qui fut interrompue par le gouvernement—, le nom de Binali Yıldırım avait été cité comme celui du « parrain » de l’organisation mafieuse gravitant autour du président Erdoğan.

     

    Selon les magistrats, M. Yıldırım exerçait divers chantages contre les principaux chefs d’entreprise du pays.

     

    Avant d’entrer en politique, Recep Tayyip Erdoğan lui-même était le leader d’un gang à Istanbul.

     

    Source


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    Irak : Daesh aurait précipité 25 «espions» présumés dans un bain d’acide nitrique

    Publié par wikistrike.com sur 21 Mai 2016, 10:39am

     

    Catégories : #Religion - pensées

    Daesh, ces barbares

    Daesh, ces barbares

     

    L’organisation terroriste, qui repousse toujours plus loin les limites de sa propre barbarie, aurait cette fois voulu envoyer un message à ses adversaires en ligotant 25 Irakiens avant de les jeter dans une cuve remplie d’acide.

    Le tout en public.

    Les victimes, accusées d’espionnage au profit du gouvernement irakien par les terroristes, auraient été froidement exécutées à Mossoul, dans le nord de l’Irak, a rapporté l’agence de presse locale IraqiNews.

     

    Un témoin désirant garder l’anonymat a rapporté que les 25 «espions» présumés auraient chacun été ligotés avant d’être plongés ensemble dans un grand bassin jusqu’à ce que leurs organes se dissolvent.

     

    Dans la cuve se serait trouvé de l’acide nitrique, un liquide fumant à l’odeur âcre, réputé pour être extrêmement corrosif. La substance est généralement utilisée pour la production de nitrate d’ammonium, qui peut servir à fabriquer de l’engrais, mais également des explosifs.

    Lire aussi : Un laboratoire d’armes chimiques de Daesh découvert en Irak

    Les exécutions de Mossoul surviennent après plusieurs attentats dans la capitale, Bagdad, alors que Daesh espère se relever d’une série de défaites militaires dans tout le pays.

    Selon le département américain de la Défense, les combattants islamistes ont en effet perdu le contrôle de près de 40% du territoire qu’ils revendiquaient en Irak et environ 10% en Syrie.

    Outre les décapitations et autres exécutions publiques, Daesh multiplie ces derniers temps les atrocités et les moyens de torture contre ses opposants.

    Le 10 mai, tous les membres d’une famille irakienne qui avait tenté de fuir une ville contrôlée par les terroristes, ont été publiquement brûlés vivants en guise de dissuasion.

    Auparavant, d’autres avaient été enterrés vivants alors qu’ils tentaient, eux aussi, d’échapper au joug des djihadistes. 

     

    Lu ici    http://www.wikistrike.com/2016/05/


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    Autriche : « Le péril Hofer » (Libé). MàJ : inquiétude dans les médias français

    14h09

    Les médias français soulignent le « risque » de l’élection à la présidence de l’Autriche de Norbert Hofer (FPÖ). Extrait de l’article du Figaro : « Autriche : l’Europe au défi de l’extrême droite ».

    Le Point : « Norbert Hofer, un extrémiste si présentable ».

    Cet avenant quadragénaire pourrait être dimanche soir le premier président d’extrême droite en Europe, depuis la dernière guerre.


    Pour son dernier meeting de campagne avant le second tour de l’élection présidentielle, le 22 mai, Norbert Hofer aurait pu s’offrir la Heldenplatz, la place des Héros, épicentre de la vie politique viennoise. [...]

    Succès garanti tant le propos est consensuel, voire émollient. En effet, outre un dispositif policier particulièrement impressionnant, on trouve de tout au pied du podium : quelques rares néonazis que les flics surveillent comme le lait sur le feu, une très grosse majorité de déçus de la social-démocratie dont Favoriten était un bastion, mais aussi des Autrichiens de fraîche date, notamment d’ex-Yougoslaves.

    Quelques femmes discrètement voilées aussi.
    [...]

    Le Point


    Le Figaro : « L’Europe au défi de l’extrême droite »

    L’Autriche, nation longtemps réputée centriste et paisible, est en passe de rejoindre la Hongrie, la Pologne, la Finlande parmi les pays de l’UE où la droite dure, «antilibérale», voire extrême, est associée au gouvernement.

    Les télégrammes de félicitations reçus par le candidat Hofer, après la percée du premier tour, confirment le potentiel de cette constellation: Marine Le Pen, bien sûr, pour le FN, mais aussi l’Italien Matteo Salvini, pour la Ligue du Nord, et le Néerlandais Geert Wilders pour un autre parti de la Liberté en plein essor.

    Sans oublier l’AfD, Alternative pour l’Allemagne, qui donne des sueurs froides à la «grande coalition» d’Angela Merkel.

    Mêmes causes, mêmes effets: une classe moyenne déboussolée par des années de crise économique et de mondialisation accélérée, qui bascule et rencontre une extrême droite habile à jouer sur la perte d’identité, la peur de l’islam et, pour finir, l’afflux de réfugiés. Résultat: à travers toute l’Europe, les partis traditionnels de la droite et surtout de la gauche battent en retraite. Ils perdent leurs électeurs, quand ce n’est pas le pouvoir. [...]

    Le Figaro


    Ce dimanche, les Autrichiens pourraient élire Norbert Hofer, le candidat du FPÖ à la présidence. Cet ingénieur de 45 ans apporterait une nouvelle victoire aux nationalistes européens.

    La crainte des progressistes autrichiens désormais, c’est qu’une victoire de l’extrême droite lors d’élections anticipées ou des législatives de 2018 n’amènent au pouvoir un chancelier également issu des rangs du FPÖ.

    Le FPÖ concentre ses attaques sur l’islam, l’immigration, l’Europe, le tout agrémenté d’une dimension sociale propre à siphonner les votes des classes populaires. Les éléments les plus controversés du parti ont été écartés.

    Quel que soit le résultat du second tour ce dimanche, le président fédéral ne sera donc pas issu des rangs conservateurs ou sociaux-démocrates. Une première dans l’histoire de la deuxième République. [...]

    Norbert Hofer a bien l’intention d’utiliser les pouvoirs constitutionnels du Président. Sur le papier au moins, il est chef des armées.

    A tout moment, il peut renvoyer le chancelier et dissoudre le gouvernement. Ce que Hofer menace de faire sitôt élu. Il pourrait aussi empêcher la signature de traités internationaux.

    «D’après la Constitution c’est du ressort du Président, précise à Libération Peter Filzmaier, professeur de science politique à l’université du Danube. Les deux candidats ont d’ailleurs promis de ne pas apposer leur signature à un éventuel traité de libre-échange transatlantique.» [...]

    Pour lui, l’Europe est confrontée à une «invasion musulmane» de réfugiés venus «profiter des allocations» autrichiennes.

    Armer les soldats à la frontière est, selon lui, une évidence. C’est d’ailleurs sur la crise migratoire et sur les questions européennes qu’il s’est le plus confronté à Alexander Van der Bellen, lui-même fils et petit-fils de réfugiés. En 1994, Norbert Hofer a voté contre l’adhésion de l’Autriche à l’Union européenne.

    Il prend volontiers Charles De Gaulle comme référence pour justifier sa vision d’une Europe des nations. [...]

    Libération


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    22 mai 2016

    Selon le New York Times, cette inscription a été gravée par les partisans de l’organisation islamiste Frères musulmans.

    Une inscription menaçante a été inscrite sur le fuselage de l'avion A320 appartenant à la compagnie EgyptAir qui s'est abîmé jeudi au large d'une île grecque, lit-on dans leNew York Times

     

    Selon  le journal, l'inscription en arabe disait: "Nous abattrons cet avion".
    Elle a été gravée il y a deux ans à peu près par des employés de l'aéroport international du Caire soutenant l'organisation Frères musulmans reconnue comme terroriste par plusieurs pays monde. 

     

    Les services de sécurité de l'aéroport ont alors expliqué l'incident par la situation complexe régnant en Egypte suite au renversement en 2013 du président islamiste Mohammed Morsi, chef du mouvement Frères musulmans de l'époque, fait savoir l'édition. 

    Par la suite, EgyptAir a licencié plusieurs employés soupçonnés d'avoir des liens avec les Frères musulmans et d'être des partisans de Morsi.

    Une démarche similaire a été suivie par d'autres compagnies aériennes. 

     

    Le New York Times indique que, par mesure de précaution, deux employés des services de sécurité égyptiens en civil se trouvent à bord de tous les vols EgyptAir.
     
    A bord du A320 qui s'est écrasé jeudi, il y en avait trois.
     
    On ignore pour l'instant les raisons d'un tel renforcement des mesures de sécurité.   

     

    Un Airbus A320 d'EgyptAir reliant Paris au Caire s'est abîmé jeudi au large d'une île grecque avec à son bord 66 personnes, dont 30 Egyptiens et 15 Français.

    Le contact avec l'avion, un Airbus A320 mis en service en juillet 2003, a été perdu 16 kilomètres après l'entrée de l'appareil dans l'espace aérien égyptien et alors qu'il volait à 11.280 mètres d'altitude.

    On ignore jusqu’à présent les causes du crash.

     

    source


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    Rennes: 20 personnes mises en examen après des dégradations dans le métro

     

    Vingt personnes, dont 19 avaient été interpellées jeudi matin dans le métro de Rennes en flagrant délit de dégradations, dans le cadre d’une enquête sur des violences lors des manifestations dans la ville, ont été mises en examen samedi et placés sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet.

    Les 8 femmes et 12 hommes âgés de 19 à 30 ans, présentés au parquet samedi matin, ont été mis en examen pour « dégradations en réunion sur des biens d’utilité publique et participation à une association de malfaiteurs ».

    Pour 18 d’entre eux, s’y ajoute le chef de « refus de signalisation », a indiqué le parquet de Rennes dans un communiqué.

    Ils encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement pour ces qualifications.

    Tous les mis en examen ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire strict, avec interdiction de contacts entre eux, obligation de pointage et « pour la plupart d’entre elles, interdiction de paraître au sein et aux abords des manifestations contre la loi travail et les violences policières », a précisé le parquet.

    Les quatre magistrats instructeurs n’ont pas suivi le parquet, qui avait requis leur placement en détention provisoire, « compte tenu de la nature et de la gravité des faits et de la nécessité de poursuivre des investigations auxquelles les gardés à vue font obstacle ».

     

    Une action coordonnée dans plusieurs stations

    Dix-neuf des 20 jeunes concernés avaient été interpellés jeudi entre 6 heures et 7 heures du matin dans une opération menée dans plusieurs stations de métro de la périphérie rennaise, par 50 policiers de la police judiciaire et 19 de la sûreté départementale, dont neuf de la Brigade anti-criminalité.

    Agissant simultanément à trois ou quatre dans chaque station, ces jeunes avaient été arrêtés en flagrant délit de dégradations sur les bornes de validation des titres de transport, dans lesquelles ils étaient en train d’introduire de la mousse expansive, selon la presse locale.

    Le 20e membre du groupe avait été interpellé plus tard, dans la journée de jeudi.

    Lors d’une conférence de presse jeudi, le procureur de la République Nicolas Jacquet avait expliqué que la Direction départementale de la sécurité publique était « parvenue à identifier un groupe d’individus manifestement organisé et structuré, agissant ensemble sur les manifestations (contre la loi travail – ndlr) et se réunissant périodiquement pour évoquer ou préparer les actions violentes notamment de dégradations ».

    Selon le procureur, « certains d’entre eux sont identifiés clairement comme des individus radicalisés appartenant à la mouvance ultra-gauche » et sont présents à Rennes depuis plusieurs semaines.

    Averti de la préparation d’une action de « sabotage » prévue jeudi matin dans les stations du métro rennais, les enquêteurs avaient placé l’ensemble des stations sous surveillance.

    Durant leur garde à vue, les membres du groupe a gardé le silence, « refusant en outre de se soumettre aux enquêtes de personnalité et, pour la majeure partie d’entre eux, aux opérations de signalisation (empreintes, photographies et prélèvement génétique) », a encore indiqué le parquet.

    http://www.bvoltaire.fr/breves/rennes-

     

    Contre les incivilités et les sabotages ....

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    EXCLUSIF : Selon Mark Rossini (ex-FBI), la guerre secrète de la CIA en Syrie est “désastreuse”

    Publié par wikistrike.com sur 23 Mai 2016, 11:10am

     

    Catégories : #Politique internationale

    EXCLUSIF : Selon Mark Rossini (ex-FBI), la guerre secrète de la CIA en Syrie est “désastreuse”

    Ancien représentant du FBI au Centre du contreterrorisme de la CIA, l’ex-agent spécial Mark Rossini a assumé de lourdes responsabilités.

    À ce poste, il briefait quotidiennement le directeur de la CIA George Tenet et ses adjoints sur les menaces terroristes émergentes et les opérations antiterroristes à travers le monde. Entre 1999 et 2003, il fut le principal agent de liaison du FBI au sein d’Alec Station, l’unité de la CIA chargée de la traque d’Oussama ben Laden et de ses associés.

    Il a ensuite été l’un des cofondateurs du Centre national du contreterrorisme (NCTC), une agence fédérale rattachée au Directeur du renseignement national (DNI). En exclusivité pour mon site, il nous livre ses analyses sur les opérations clandestines de la CIA et de ses partenaires en Syrie.

    Il décrypte également les liaisons dangereuses entre les puissances occidentales et l’Arabie saoudite, aujourd’hui vivement critiquées en France comme de l’autre côté de l’Atlantique.

     

    Bien qu’il ne soit plus un agent spécial du FBI, Mark Rossini évolue toujours dans le monde du renseignement.

    À la suite de son départ du Bureau en 2008, il est devenu consultant dans les domaines de la criminalité, du terrorisme et de la cybersécurité. Après d’intéressants échanges sur le Web, nous convenons d’une rencontre dans un restaurant parisien.

    À peine attablé, cet homme charismatique et mystérieux me décrit la sombre affaire qui a bouleversé sa vie à tout jamais : « Le 5 janvier 2000, je tente d’alerter la direction du FBI sur une grave menace à la sécurité nationale. En effet, mon adjoint Doug Miller, lui aussi détaché au sein de l’unité Alec Station de la CIA, a détecté deux éléments d’al-Qaïda qui ont obtenu des visas pour les États-Unis. Nommés Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi, ces deux terroristes vont bientôt entrer dans notre pays. Doug rédige alors un mémo d’alerte que j’envoie immédiatement au QG du FBI. Mais pendant plusieurs mois, et sans explication valable, les responsables d’Alec Station à la CIA m’empêcheront de transmettre ce rapport à la direction du FBI. Hélas, ces membres d’al-Qaïda furent deux des pirates de l’air accusés d’avoir détourné le Vol 77 contre le Pentagone. 

    Or, si la direction du FBI avait détecté ces individus sur le sol américain grâce au rapport de Doug, ils auraient été mis sous surveillance et la cellule des pirates de l’air du 11-Septembre aurait pu être démantelée. Cette pensée me hante quotidiennement. Ces attentats auraient pu être empêchés ! »

    Jusqu’à présent, nous ne savons pas pourquoi la CIA a bloqué ce rapport. Mais d’après Mark Rossini, qui accumule des preuves pour le démontrer, « j’en suis arrivé à la conclusion que ce mémo fut dissimulé au FBI car l’Agence tentait de recruter Khalid al-Mihdhar ou son proche associé, Nawaf al-Hazmi – ce qui est cependant moins probable.

    L’objectif pour l’Agence aurait été d’avoir une taupe au sein d’al-Qaïda. Or, de telles opérations de la CIA sont illégales sur le territoire américain, d’où ces dissimulations. » Il ajoute que cette hypothèse est partagée par Richard Clarke, le chef du contreterrorisme à la Maison Blanche sous les présidences Clinton et Bush Jr.

    Puis il me précise qu’avant le 11-Septembre, « la CIA ne parvenait pas à recruter des informateurs au sein d’al-Qaïda », ce qui pourrait expliquer ces obstructions si lourdes de conséquences.

     

    La Syrie, un « nouvel Afghanistan » pour la CIA

    Après les attentats contre les Tours jumelles et le Pentagone, l’Agence a durci sa politique antiterroriste en détenant arbitrairement, en torturant et en liquidant les membres du réseau de Ben Laden dans le cadre de la « guerre globale contre le terrorisme ».

    Or, dans le sillage du Printemps arabe, la CIA a radicalement changé d’approche vis-à-vis de cette nébuleuse, du moins dans le conflit syrien. En effet, en interrogeant Mark Rossini sur ce sujet épineux, il me confirme que « la CIA et ses partenaires occidentaux et proche-orientaux ont soutenu des milices liées ou affiliées à al-Qaïda contre Bachar el-Assad. »

    Il corrobore ainsi les déclarations fracassantes de la parlementaire Tulsi Gabbard, qui est aujourd’hui conseillère militaire et diplomatique de Bernie Sanders.

    En octobre dernier, trois semaines avant les attentats du 13-Novembre, Madame Gabbard avait dénoncé sur CNN la guerre secrète de la CIA contre le gouvernement el-Assad, dont elle était bien informée puisqu’elle siège à la Commission de la Chambre des Représentants sur les Forces armées. Dans la célèbre émission The Situation Room, elle avait alors expliqué que cette politique clandestine était « illégale  » et « contreproductive car actuellement, des armements américains vont dans les mains de nos ennemis, al-Qaïda et ces autres groupes, des groupes islamistes extrémistes qui sont nos ennemis jurés.

    Ce sont des groupes qui nous ont attaqués le 11-Septembre, et nous étions censés chercher à les vaincre, mais pourtant nous les soutenons avec ces armes pour renverser le gouvernement syrien. »

    En lui rappelant ces déclarations de Tulsi Gabbard – qui avait ensuite déposé une proposition de loi au Congrès pour stopper cette guerre secrète –, je demande à Mark Rossini ce qu’il pense de cette politique clandestine, en tant qu’ancien haut responsable du contreterrorisme. Il me répond que « notre implication dans ces opérations pour renverser Bachar el-Assad ne fait aucun doute.

    Le Président Obama a répété à de nombreuses reprises que ce dernier devait “partir”.

    Hélas, cette guerre secrète de la CIA et de ses alliés pour renverser el-Assad est désastreuse, et le gouvernement américain continue de répéter les mêmes erreurs, comme en Afghanistan dans les années 1980. »

    Il confirme ainsi les analyses de plusieurs spécialistes, dont le grand reporter Régis Le Sommier, qui a récemment publié un passionnant ouvrage titré Daech, l’histoireDans Paris Match, il avait souligné qu’en juillet dernier, «  l’ancien patron du renseignement militaire Michael Flynn affirm[a], sur la chaîne Al-Jazira, que la Maison-Blanche [avait] pris le risque d’armer les rebelles alors qu’elle savait qu’en leur sein pouvaient émerger des groupes comme Daech.

    Autrement dit, loin d’être un monstre sorti des mystères de l’Orient, Daech serait la créature de l’Amérique, un scénario comparable à celui de la naissance d’Al-Qaïda en Afghanistan dans les années 1980 ». 

     

    Après l’entrée en guerre de la Russie dans le conflit syrien, Michel Colomès avait également dénoncé dans Le Point le jeu dangereux occidental contre le gouvernement el-Assad. Il écrivait alors qu’« il y a une analogie dérangeante entre la guerre d’Afghanistan et la politique décidée par Obama et Hollande en Syrie », ajoutant que, « parmi les armes parachutées à la rébellion [anti-Assad] soit directement, soit avec l’aide de l’Arabie saoudite et du Qatar, figure le missile américain TOW, qui est, comme tueur de chars, le pendant de ce qu’étaient les Stingers contre les avions pendant la guerre d’Afghanistan.

    Très simple à utiliser et d’une redoutable efficacité. Les Américains disent que l’utilisation des armes qu’ils fournissent est soigneusement contrôlée. Comme du temps de l’Afghanistan, on peut en douter. » 

    À la lecture de ce paragraphe, Mark Rossini acquiesce sans hésiter, tout en déplorant cette politique clandestine.

     

    La guerre en Syrie et le « Grand Jeu » énergétique

    Je lui demande alors les raisons d’un tel changement de stratégie, sachant que les États-Unis sont officiellement en guerre contre le terrorisme depuis septembre 2001. Selon lui, « les responsables américains pensaient qu’en armant l’opposition et en laissant les Saoudiens financer leurs propres combattants extrémistes pour renverser “Bachar l’infidèle” en Syrie, la royauté saoudienne ne ferait pas obstacle à notre accord avec l’Iran. »

     

    Dans une analyse voisine de celle de l’expert Nafeez Mosaddeq Ahmed, il ajoute que « parallèlement, en tant que leaders de l’OPEP, les Saoudiens nous ont aidés à faire chuter les prix du pétrole afin d’écarter Vladimir Poutine du pouvoir en détruisant l’économie russe, puisqu’elle est essentiellement basée sur les recettes pétrolières. L’entrée en guerre de la Russie dans le conflit syrien a mis à mal cette “entente” américano-saoudienne. 

    En effet, Poutine a magistralement joué sa carte en Syrie et, contrairement à ce qui était attendu à Washington et à Riyad, le peuple russe continue de le soutenir massivement. »

    Mark Rossini souligne donc le rôle central de l’Arabie saoudite dans les manœuvres de Washington contre el-Assad et Poutine.

    Néanmoins, il ajoute que, « sur la question du soutien clandestin aux groupes islamistes en Syrie, nous ne pouvons pas ignorer le rôle du Qatar et de la Turquie. En tant que pays sunnites, ces derniers se sont positionnés du côté de l’Arabie saoudite dans le but de se débarrasser d’el-Assad, malgré des désaccords initiaux sur la question des Frères musulmans.

    Pour les États-Unis, le problème est que nous savons que les Turcs ne sont pas fiables et qu’ils interfèrent négativement dans la guerre de la coalition contre Daech – bombardant les forces kurdes qui combattent cette organisation sur le terrain. Or, nous avons besoin d’accéder à la base militaire aérienne d’Incirlik. Les Turcs en ont conscience et ils jouent cette carte avec un certain cynisme.

    Et comme il l’a été démontré, ils soutiennent également les rebelles anti-Assad. Or, ces derniers ont été essentiellement captés par Daech et le Front al-Nosra – la branche syrienne d’al-Qaïda –, avec des complicités turques et qataries. Mais les Saoudiens ont été les principaux financeurs de cette politique, comme l’a récemment dévoilé le New York Times, qui parle de “plusieurs milliards de dollars” investis par l’Arabie saoudite et ses alliés dans cette guerre secrète. » 

    Je lui rappelle alors que cet article du Times a également révélé l’importance du rôle diplomatique de la CIA en Arabie saoudite, qui est jugé plus influent que celui de l’ambassade américaine à Riyad.

    En effet, d’après ce quotidien, le poste de chef de station de l’Agence dans la capitale saoudienne est, « bien plus que celui de l’ambassadeur US, le véritable lien entre le pouvoir américain et le royaume [des Saoud]. D’anciens diplomates se souviennent que les discussions les plus importantes ont été systématiquement menées via le chef de station de la CIA. »

    Par conséquent, il s’avère que la relation entre les États-Unis et la royauté saoudienne est particulièrement opaque et complexe, puisqu’elle s’organise dans les milieux hautement confidentiels des services secrets.

     

    Islamisme, pétrodollars et « réalisme » occidental

    Je demande alors à Mark Rossini quels sont les fondements de cette alliance américano-saoudienne de plus en plus décriée, qui fut pérennisée depuis le pacte du Quincy en février 1945.

    D’après lui, « nous avons tout simplement besoin de pétrole pour survivre et nous développer. Sans cette matière première, l’économie mondiale ne pourrait tourner. La royauté saoudienne est un élément central de notre alliance stratégique visant à garantir la sécurité et la bonne santé économique des États-Unis.

    Depuis la création de la Saudi Aramco en 1933, l’Amérique et ses alliés occidentaux ont bénéficié d’un accès sans précédent aux richesses pétrolières de l’Arabie saoudite. Et celles-ci ont littéralement nourri notre économie depuis l’après-guerre.  »

    Il ajoute que, « pour garantir la sécurité du royaume saoudien, les États-Unis ont construit et maintenu une présence militaire sur ce qui est considéré comme une terre sainte contrôlée par les wahhabites. Ces derniers se voient comme les gardiens rigoristes de la foi islamique.

    Les Saoudiens veulent et ont besoin de notre protection pour leur terre sainte et leur pétrole. Hélas, il ne fait aucun doute que l’Arabie saoudite, à travers des intermédiaires, a financé les factions sunnites extrémistes, dont celles qui ont constitué Daech. Or, la coalition dirigée par le Pentagone est censée combattre cette organisation depuis août 2014. Il s’agit d’une situation problématique et contradictoire mais, heureusement, l’organisation d’al-Baghdadi perd du terrain en Irak comme en Syrie. »

    Il faut en effet nous en réjouir, mais je lui rappelle que « si Daech est vaincu, au moins 65 000 combattants appartenant à d’autres groupes salafistes-jihadistes sont prêts à prendre sa place », d’après un prestigieux think tank britannique cité par le Guardian en décembre dernier. Ainsi, nous nous accordons sur le fait que les puissances occidentales et leurs partenaires devraient cibler ces autres groupes, mais ne pas limiter leur(s) stratégie(s) à des réponses exclusivement militaires.

    Mark Rossini souligne alors que la « guerre contre le terrorisme » ne pourra être gagnée si les États occidentaux et leurs alliés soutiennent clandestinement des jihadistes pour renverser des gouvernements étrangers, comme en Libye et en Syrie.

    Puis il ajoute que « la guerre au Yémen complexifie davantage l’équation pour les puissances occidentales », qui se sont attirées les critiques d’Amnesty International et du Parlement européen pour avoir massivement armé l’Arabie saoudite dans ce conflit – avec comme conséquence de renforcer al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA).

    Malgré tout, il espère « que les différentes initiatives diplomatiques autour de la Syrie et l’accord avec l’Iran vont encourager une désescalade régionale, qui serait plus que souhaitable au vu des risques d’extension du conflit syrien en dehors des frontières de ce pays – comme on a pu l’observer avec les fortes tensions entre les Turcs et les Russes. »

    Ainsi, bien que le contexte proche-oriental reste particulièrement instable et tendu, ces avancées diplomatiques saluées par Mark Rossini nous donnent des raisons d’être optimistes.

    Il préconise toutefois un changement radical des mentalités, concluant notre entretien en fustigeant l’interventionnisme et le paternalisme des Occidentaux dans leurs politiques étrangères au Proche-Orient : « Nous ne comprendrons jamais les peuples de cette région si nous analysons leurs modes de vie, leurs cultures et les siècles de conflits tribaux et religieux qui les ont opposés avec notre propre regard d’Occidentaux, à des milliers de kilomètres de leurs pays.

    Nous avons l’arrogance de penser qu’ils souhaitent et qu’ils devraient être comme nous, puisque l’on croit savoir ce qui est le mieux pour eux. Nous pensons agir pour leur bien en intervenant dans leurs pays mais, comme l’a écrit Michael Chabon, “l’homme fait des plans et Dieu en rit”. »

     

    Une conclusion à méditer, au vu des désastreuses interventions occidentales en Irak, en Libye et – par le biais plus discret des services spéciaux –, en Syrie.

     

    Maxime Chaix

     

    PS : En lien avec cette interview, cliquez ici pour lire l'article que j'ai écrit pour Paris Match, intitulé « Mark Rossini : le jour où j'ai tenté d'empêcher le 11-Septembre... sans le savoir ». 

     

     

    Source


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    23 mai 2016

    Le ministère russe de la Défense a convoqué l’attaché de l'ambassade US suite à la détection d’un avion de reconnaissance américain près de la frontière russe.

     

    L’attaché américain a été convoqué ce lundi au ministère russe de la Défense en rapport avec la détection d’un avion-patrouilleur US aux abords des frontières orientales de la Russie.

    Son vol dans le ciel au-dessus de la mer du Japon a constitué un risque de collision avec les avions de ligne civils, informe le service de presse du ministère de la Défense.

    "Le représentant du ministère américain de la Défense s’est vu signaler que le 22 mai 2016, les forces antiaériennes russes ont détecté un avion de reconnaissance RC-135 de l’armée de l’air américaine qui exécutait une mission de reconnaissance au-dessus de la mer du Japon près de la frontière de la Fédération de la Russie", annonce le communiqué officiel.

    Le ministère souligne que l’avion de reconnaissance, un Boeing RC-135, volait près de la frontière russe à une altitude jugée dangereuse car proche de celle des avions de ligne, qui plus est avec le transpondeur éteint, ce qui empêche toute évaluation de la position de l’avion par les radars des stations de contrôle du trafic aérien.

    "L’avion de l’armée de l’air US a effectué ce vol avec le transpondeur éteint. Son équipage n’a pas donné d’informations sur son itinéraire aux services de contrôle aérien de la région concernée.

    De plus, l’avion volait à une altitude réservée aux avions de ligne civils", ajoute le communiqué.

    De telles actions peu professionnelles, selon le communiqué, ont constitué une réelle menace de collision avec des avions civils.

     

    Le ministère russe de la Défense attire l'attention des Etats-Unis sur la nécessité de prendre des mesures pour éviter la répétition de telles situations à l’avenir.

     

    Le Boeing RC-135 est une famille d'avions de reconnaissance conçue sur la base du C-135 Stratolifter.

    Il existe différentes versions de cet avion.

    Le RC-135V/W Rivet Joint, qui a été vu plusieurs fois au-dessus de la mer Baltique, est un avion de SIGINT (Renseignement d'origine électromagnétique).

    Il est capable d’effectuer une surveillance à la fois des communications radio et des signaux électroniques émis par les radars adverses, aussi bien que de brouiller ces signaux.

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    Attaques en Syrie: Damas accuse Riyad, Ankara et Doha

    Publié par wikistrike.com sur 24 Mai 2016, 08:51am

    Catégories : #Politique internationale

    Attaques en Syrie: Damas accuse Riyad, Ankara et Doha

    Les autorités syriennes jugent que les groupes terroristes perpétrant des attaques contre les localités syriennes agissent sous les ordres directs des autorités de ces pays du Proche-Orient.


    Le gouvernement syrien a accusé les dirigeants de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Qatar d'avoir organisé des attaques dans plusieurs villes du pays, lit-on dans une lettre du représentant permanent syrien auprès de l'Onu Bachar Jaafari, adressée au secrétaire général et au président du Conseil de Sécurité de l'organisation.

     

     

    Dans cette lettre, mise au jour lundi, le représentant syrien a fourni des informations détaillées concernant une importante attaque du groupe terroriste Front al-Nosra, de l'organisation Ahrar al-Sham, soutenue par le Qatar et l'Arabie saoudite, et de groupes alliés contre la localité de Zara'a dans la province syrienne de Hama.

    Lors de cette attaque, qui a eu lieu dans la nuit du 12 mai dernier, les terroristes ont enlevé des femmes et tué, selon diverses informations, entre 70 et 100 civils.

    Le document indique que le Front al-Nosra, le mouvement islamiste Ahrar al-Sham et plusieurs autres groupes notamment liés à l'Arabie saoudite, au Qatar et à la Turquie ont ouvertement revendiqué le massacre de Zara'a.

    Pourtant, ces groupes armés sont considérés comme "modérés" par plusieurs Etats occidentaux ainsi que par d'autres pays, a rappelé  Bashar Jaafari.

    "Ce massacre sanglant commis par des groupes terroristes armés s'inscrit dans le cadre de toute une série d'attaques terroristes systématiquement perpétrées contre certaines villes syriennes directement sous les ordres des régimes extrémistes et fondamentalistes de Ryad, d'Ankara et de Doha", a martelé le représentant syrien.


    Selon lui, ces attaques ont pour but de faire échouer les négociations de Genève en vue de régler le conflit en Syrie, et de compromettre les mesures visant à réduire les tensions, y compris l'accord sur la cessation des hostilités.

     

    Bashar Jaafari a ajouté que le drame de Zara'a s'était produit au moment où "les représentants des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni au Conseil du Sécurité avaient refusé d'inclure le Front al-Nosra et Ahrar al-Sham dans la liste onusien des groupes terroristes.

    Auparavant, le ministère syrien des Affaires étrangères a envoyé des lettres au secrétaire général de l'Onu et au président du Conseil de sécurité de l'Organisation les exhortant à condamner le massacre de Zara'a.

     

    Source


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    Le groupe État islamique continue de se développer

     
     
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    A Member of a brigade loyal to the Fajr Libya (Libya Dawn), an alliance of Islamist-backed fighters, stands on a pick up truck mounted with a machine gun during a military parade following battles against the Islamic State (IS) group, in the city of Sabratha, west of the capital Tripoli, on February 28, 2016. On February 19, a US air strike near Sabratha targeted a suspected IS training camp, killing 50 people. / AFP PHOTO / MAHMUD TURKIA

    L’État islamique n’a pas battu en retraite : la Libye n’est que l’un des fronts de cette guerre

    Le groupe État islamique continue de se développer malgré les attaques en provenance de l’Occident

    Depuis que l’OTAN est intervenue pour mettre un terme au régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est restée dans un terrible état de chaos et d’insécurité. Elle a été déchirée par une multitude de milices et de coalitions rivales se battant pour établir leur puissance localement, par le conflit opposant les gouvernements rivaux de Tripoli et Tobrouk, ainsi que par la sanglante campagne de l’État islamique (EI), en particulier dans la ville côtière de Syrte.

    Cette catastrophe pose aux puissances de l’OTAN un certain nombre de problèmes cauchemardesques. L’EI se retrouve en haut de cette liste, et ce notamment parce qu’au moins 5 000 paramilitaires, dont beaucoup ne sont pas originaires de Libye, sont venus grossir en masse les rangs du groupe terroriste. Les puissances occidentales sont particulièrement inquiètes du fait que l’État islamique travaille dur à déstabiliser la fragile situation politique de la Tunisie voisine.

    Sur un autre front, le groupe cherche à accroître sa puissance économique en contrôlant des infrastructures pétrolières et gazières. Cela pourrait faire de la Libye son tremplin en vue d’une plus grande influence dans tout le Sahel, et particulièrement au Niger et au Mali.

    Le territoire libyen, dont la plus grande partie n’est pas gouvernée, est également devenu un itinéraire de transit majeur pour les personnes désespérées qui tentent de trouver une vie meilleure en Europe. Comme les chemins actuellement empruntés par les réfugiés qui passent en Grèce par la Turquie sont en train d’être fermés, la Libye est l’un des seuls itinéraires restant pour aller jusqu’à la Méditerranée. Le pays est aussi devenu une plaque tournante des trafics d’armes pour une grande partie de l’Afrique.

    Cela fait des années que des responsables de l’ONU essaient de mettre en place un gouvernement d’unité efficace qui puisse accepter l’importante assistance militaire occidentale nécessaire pour vaincre l’EI. Une telle assistance est toujours exclue par un embargo international sur les armes, qui a été imposé pour quelque peu calmer l’instabilité qui a fait suite au renversement de Mouammar Kadhafi. Mais, maintenant qu’un gouvernement reconnu internationalement a enfin été mis en place (en étant toutefois presque dépourvu de pouvoirs), les États-Unis et l’Italie ouvrent la voie pour qu’un important programme de transferts d’armements soit encouragé.

    La réalité, cependant, est que le gouvernement nouvellement accepté ne va pas se contenter de donner le feu vert aux États de l’OTAN pour faire du commerce d’armes, mais qu’il va très certainement être obligé d’accepter un soutien militaire bien plus conséquent – qui se développera sans doute au point de faire grand usage de la puissance aérienne, et aussi probablement de troupes au sol.

    Officieusement, plusieurs pays de l’OTAN dont les États-Unis, leRoyaume-Uni, la France et l’Italie sont déjà aux commandes de forces spéciales en Libye. Ces dernières travaillent dur pour empêcher l’EI d’étendre son emprise et pour aider les milices qui se dressent en travers de sa route.

    Et tandis que cette récente manœuvre de soutien au gouvernement semble être une tentative de stabilisation de la Libye, elle a peut-être plus à voir avec le combat visant à repousser l’EI sur tous les fronts.

    Hors de contrôle

    De nombreux médias ont rapporté que le « califat » subissait une importante pression en Syrie et en Irak, et l’on affirme que c’est là le motif de l’expansion de l’État islamique en Libye. Cette analyse est à considérer avec précaution.

    Certes, l’EI a perdu certains territoires en Irak et notamment la ville de Ramadi, tout comme il est vrai que le Pentagone affirme que la guerre aérienne menée par la coalition a provoqué la mort de 28 000 partisans de l’EI au cours des 21 derniers mois. Mais il ne s’agissait là que de victoires en demi-teinte : Ramadi et d’autres villes libérées ont été en grande partie détruites, et l’État islamique reste bien implanté à Mossoul et dans une bonne partie du nord de l’Irak.

    Le groupe est à l’origine d’une très meurtrière campagned’attentats-suicides dans les centres de la population chiite en Irak, et il profite également de l’instabilité politique qui mine le gouvernement irakien. De plus, l’EI contrôle toujours la quasi-totalité de son califat auto-proclamé dans le nord de la Syrie.

    Le groupe État islamique s’est également élargi à l’international d’une manière qui n’est pas sans rappeler al-Qaïda au début des années 2000. Il a organisé des attaques contre l’Occident en Tunisie, en Belgique, en France et en Turquie. Si l’on associe tous ces paramètres, il est plus facile de prendre la mesure de la détermination qu’ont de nombreux membres de l’OTAN à vouloir s’impliquer avec vigueur en Libye.

    L’éventuelle efficacité de cette démarche est une autre question. L’EI continue de se développer malgré les attaques en provenance de l’Occident, ce qui l’aide à se donner l’image du seul véritable gardien de l’islam face aux attaques de l’axe des « croisés et des sionistes ». Plus il est attaqué, plus son image se renforce. Mais cela n’entravera pas la progression de la guerre menée par l’Occident contre l’État islamique en Libye, et plus loin encore.

    Les États-Unis ont annoncé avoir remédié au vide diplomatique qui les opposait au Nigéria, et qu’ils allaient fournir une force aérienne de contre-insurrection pour soutenir le gouvernement qui tente actuellement de contrôler l’insurrection de Boko Haram, groupe lui-même lié à l’EI. Même al-Qaïda, mouvement écarté depuis longtemps car on le pensait vaincu et irrémédiablement fragmenté, fait son retour, envoyant certains de ses dirigeants paramilitaires les plus expérimentés depuis l’Asie du Sud vers la Syrie pour y soutenir le Front al-Nosra.

    Certains reportages récents donnent l’impression que les mouvements paramilitaires islamistes ont battu en retraite, et que la fin de la guerre qui les oppose à l’Occident serait enfin en vue. Ce n’est pas le cas.

    Paul Rogers | 23 mai 2016

    Paul Rogers est professeur d’études sur la paix à l’université de Bradford, au Royaume-Uni.

    Photo : un membre d’une brigade loyale à la milice Fajr Libya (Aube de Libye) lors d’une parade militaire à la suite de combats contre des militants de l’État islamique (EI) dans la ville de Sabratha le 28 février 2016 (AFP)

    Traduit de l’anglais (original) par Mathieu Vigouroux.

    Source:http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/l-tat-islamique-n-pas-battu-en-retraite-la-libye-n-est-que-l-un-des-fronts-de-cette-guerre#sthash.KJ4hizjN.dpuf


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    Nous venons d' apprendre le Décès du Colonel Verger, suite à une très longue maladie !


    Sa dernière parole adressée au Secrétaire Général, le Major Michel Madoré, nous résonne encore dans les oreilles !


    Il y a quelques jours, suite à un entretien téléphonique : Conscient qu' il arrivait au bout du rouleau de la vie ! " je suis dans la dernière ligne droite ! "


    À la réunion du CNC / BRETAGNE, hier , nous avons observé une minute de silence !

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    Anciens combattants et Amis du Cercle National des Combattants, observons un moment de prière, de partage, de souvenirs autour des valeurs qu 'il affectionnait !

    ..."et que Saint Michel l'accueille à sa droite " ...

     


    RIP mon Colonel !

     

    jean-marie Lebraud Secrétaire Adj. du CNC 35

     

     

    COMMENTAIRE

     

    ..."et que Saint Michel l'accueille à sa droite " ...


    Prions pour Lui ....


    Amitiés patriotiques

    Jean-Yves Dds

     

    Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

    BLOG : http://pdfbretagne.blogspot.fr/

    ET AUSSI
    Blog: http://pdfjeunesbretagne.over-blog.com/

    Mail : pdfbretagne@orange.fr

    Tel : 06 09 53 93 84


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    26 mai 2016

    La Russie est prête à conjuguer ses efforts avec la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et avec les milices kurdes en Syrie pour parvenir à la libération de Raqqa, a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

    La Russie est déterminée à coopérer dans ce domaine, a affirmé M. Lavrov suite à la déclaration d'un représentant du parti de l'union démocratique (PYD) selon laquelle l'offensive à Raqqa, avec la participation des Kurdes, des Etats-Unis et de la Russie, entrerait dans une phase active dans un futur proche.

    "Certes, Raqqa est l'une des cibles de la coalition antiterroriste, ainsi que la ville irakienne de Mossoul. Nous sommes persuadés qu'on aurait pu déloger les terroristes des localités assiégées plus efficacement et plus vite si les militaires russes et américains avaient commencé à mutualiser leurs efforts plus tôt", a souligné le ministre.

    Des combatatnts kurdes
    © AP PHOTO/ HUSSEIN MALLA

    Selon lui, aujourd'hui, il existe une chance d'établir une telle coopération, et les forces aérospatiales russes ainsi que l'aviation de la coalition dirigée par les Etats-Unis doivent agir de façon synchrone et coordonnée et aider ceux qui sont au sol à faire face aux groupes terroristes. Il s'agit en premier lieu des troupes gouvernementales syriennes et bien sûr de divers groupes au sein des milices kurdes, dont la branche armée de PYD, a-t-il poursuivi.

    Ainsi, la Russie et les Etats-Unis en phase de passer de l'échange d'informations à la coordination dans le cadre de la lutte anti-terroriste en Syrie. Les démarches concrètes sont en cours de discussion.

    "Nous ne sommes pas immédiatement tombés d'accord avec nos homologues américains, mais nous sommes parvenus à surmonter leurs doutes, réflexions et même leur réticence à passer de l'échange d'informations à une vraie coordination pour contrer le terrorisme", a précisé M. Lavrov.

    "On a établi des canaux permanents entre la base militaire de Hmeimim et les représentants américains dans la capitale jordanienne, il existe encore le canal direct Moscou-Washington, et il y a bien entendu le centre russo-américain de réaction rapide situé à Genève et qui fonctionne 24 heures sur 24", a-t-il rappelé.

     

    SOURCE


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    [Vidéo] Preuves Wikileaks: Le coup d’Etat en Syrie a été planifié en 2006

    CrisesEtats-UnisHégémonieIngérenceSyrie
     
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    Interview de Julian Assange par Peter Moore

    « Ces télégrammes sont particulièrement inquiétants. Normalement, il faut lire entre les lignes ou chercher les sous-entendus. Dans ce cas particulier, tout est balancé.

    Tous les plans machiavéliques pour renverser le gouvernement Syrien. Ce qui arrive en Syrie est très sérieux ! Des centaines de milliers de morts !

    Tout se joue entre les grandes firmes U.S., le ministre des affaires étrangères et le militaire. (Ceci est très documenté dans les télégrammes) on peut voir les ambassades étasuniennes partout dans le monde, agir comme un agent des ventes pour Boeing, Monsanto… Faire du lobbying pour ajuster la loi Européenne. Même pour imposer des sanctions ou autres pénalités à l’Europe pour refuser les OGM ou forcer l’étiquetage.

    L’empire Étasunien n’est pas un empire au sens classique. Il n’est pas comme l’empire Romain. Un peu comme l’Empire Britannique mais différent. C’est un empire moderne. On ne s’attend pas à ce qu’il ressemble aux anciens. Il y a une expansion continentale.

    Oui, ils ont conquis de nouveaux territoires comme Hawaï, Puerto Rico et Alaska. Mais la forme fondamentale de cet empire est celui de bases militaires des Etats-Unis : ils ont plus de 1’400 bases dans 120 pays et celui d’un empire commercial; ils utilisent ces mécanismes, ambassades ou bases militaires ou leur présence dans des organismes mondiaux comme l’ONU ou le FMI pour sécuriser des avantages, contrats et structures en faveur des firmes géantes Étasuniennes. Notez que cela ne va pas dans le sens des intérêts des ouvriers ! On entend souvent parler « d’intérêts américains ». Mais ce n’est pas l’intérêt du citoyen moyen qui est poursuivi. Tout va en faveur des firmes proches du gouvernement afin que leurs intérêts soient reflétés, évidemment. C’est le rôle de leurs ambassadeurs dans le monde… »

    Source: http://finalscape.com/?p=5982

     


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    Clinton : détruire la Syrie pour Israël

    Publié par wikistrike.com sur 28 Mai 2016, 11:12am

     

    Catégories : #Politique internationale

    Clinton : détruire la Syrie pour Israël

    Traduction : agenceinfolibre

     

    Un nouvel email d’Hillary Clinton rendu public récemment confirme que l’administration Obama a délibérément provoqué la guerre civile en Syrie, car c’était la « meilleure manière d’aider Israël  ».

    Preuve de sa nature psychopathe et meurtrière, elle a aussi écrit que c’était une« bonne chose  » de menacer personnellement de mort la famille de Bashar Al-Assad.

    Dans cet email, publié par Wikileaks, la secrétaire d’État Clinton dit que la « meilleure manière d’aider Israël  » serait « d’utiliser la force  » en Syrie afin de renverser le gouvernement.

    Le document en question fait partie des nombreux fichiers qui ont été déclassifiés par le Département d’État américain sous le numéro de dossier F-2014-20439, Doc NO. C05794498, suite au tollé suscité par la découverte du serveur email privé qu’elle utilisait chez elle, lorsqu’elle servait en tant que secrétaire d’État entre 2009 et 2013.

    Bien que la transcription de Wikileaks date l’email du 31 décembre 2000, c’est une erreur de leur part, puisque le contenu de l’email (en particulier la référence aux tractations entre l’Iran et l’Occident à Istanbul au sujet du programme nucléaire au mois de mai 2012) démontre bien que cet email a en fait été envoyé le 31 décembre 2012.

    Cet email montre clairement que depuis le tout début de la crise syrienne, la politique américaine a été de renverser violemment le gouvernement syrien – et ceci spécifiquement parce que c’était dans les intérêts d’Israël.

    « La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bashar Assad  », annonce franchement Hillary Clinton.

     

    Bien que les rapports des services secrets américains aient depuis longtemps abandonné l’idée que le programme nucléaire iranien se met en place aux fins d’obtenir la bombe atomique (cette conclusion est aussi soutenue par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), Clinton continue de manier ces mensonges pour « justifier  » la destruction de la Syrie au nom d’Israël.

    Elle relie spécifiquement le programme légendaire de la bombe atomique iranienne à la Syrie parce que, dit-elle, le programme de « bombe atomique  » menace le « monopole  » d’Israël sur les armes nucléaires au Moyen-Orient.

    Si l’Iran devait acquérir l’arme nucléaire, assure Clinton, cela permettrait à la Syrie (et à d’autres « adversaires d’Israël  » comme l’Arabie Saoudite et l’Égypte) de « se mettre aussi au nucléaire », ce qui menacerait les intérêts d’Israël. Aussi, d’après elle, la Syrie doit être détruite.

    « Le programme nucléaire iranien et la guerre civile syrienne peuvent sembler déconnectés, mais ils ne le sont pas. Ce dont les chefs militaires israéliens s’inquiètent – mais dont ils ne peuvent pas parler – est de perdre leur monopole nucléaire.

    La capacité de l’Iran d’acquérir des armes nucléaires ne signifierait pas seulement la fin de ce monopole, mais pourrait aussi pousser d’autres adversaires, comme l’Arabie Saoudite ou l’Égypte à se mettre aussi au nucléaire. Le résultat serait un équilibre nucléaire fragile dans lequel Israël ne pourrait pas répondre aux provocations par des frappes militaires conventionnelles en Syrie ou au Liban, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui.

    Si l’Iran devient un état à armes nucléaires, Téhéran trouvera bien plus simple d’appeler ses alliés en Syrie et le Hezbollah à frapper Israël, sachant que ses armes nucléaires dissuaderont Israël de lui répondre.  »

    C’est, continue Clinton, la « relation stratégique entre l’Iran et le régime de Bashar Assad en Syrie » qui permet à l’Iran de saper la sécurité d’Israël.

    Elle n’implique pas une « attaque directe  » de l’Iran, admet Clinton, car « durant les trente années d’hostilité entre l’Iran et Israël  », cela n’est jamais arrivé par son biais, mais par leurs « mandataires » supposés.

    La fin du régime Assad entraînerait la fin de cette alliance dangereuse. Le commandement d’Israël comprend bien pourquoi vaincra Assad est maintenant dans ses intérêts.

    Le déposer ne serait pas simplement une aubaine pour la sécurité d’Israël, cela calmerait aussi sa peur compréhensible de perdre son monopole nucléaire.

    Ensuite, Israël et les États-Unis pourraient développer un point de vue commun quand le programme iranien serait si dangereux qu’une action militaire devra être garantie.

    Clinton continue en affirmant que menacer directement Bashar Al-Assad « et sa famille  » par des actes de violence est la « bonne chose  » à faire :

    En bref, la Maison-Blanche peut calmer la tension qui s’est développée avec Israël au sujet de l’Iran en faisant la bonne chose en Syrie.

    Avec sa vie et celle de famille en risque, seule la menace ou l’usage de la force pourront changer l’état d’esprit du dictateur syrien Bashar Assad » .

    L’email prouve – comme s’il en fallait une nouvelle preuve – que le gouvernement américain a été le sponsor principal de la croissance du terrorisme au Moyen-Orient, tout cela dans le but de « protéger Israël  ».

    Cela fait par ailleurs réfléchir de considérer que la crise des « réfugiés » qui menace aujourd’hui de détruire l’Europe, a été directement déclenchée par l’action du gouvernement américain, dans la mesure où il y a d’authentiques réfugiés qui fuient la guerre civile en Syrie.

    De plus, plus de 250 000 personnes ont été tuées durant le conflit syrien, qui s’est étendu en Irak, grâce à l’administration Clinton-Obama soutenue par les « rebelles » qui ont attisé la guerre en Syrie.

    La possibilité réelle et dérangeante qu’une psychopathe comme Clinton – dont la politique a infligé mort et misère à des millions de gens – pourrait devenir la prochaine présidente des Etats-Unis est la pensée la plus profondément choquante parmi toutes.

    Son affirmation publique que si elle était élue présidente, « la relation avec Israël passerait au niveau supérieur », place Hillary Clinton et Israël pas seulement comme les ennemis de quelques États arabes du Moyen-Orient, mais de tous les amoureux de la paix sur terre.

    THE NEW OBSERVER (TRADUCTION ENRIQUE MALEBRANCHE)

    Source : newobserveronline.com

     

    Lu ici


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    Syrie Destructions

    Syrie : La bataille qui pourrait tout faire basculer

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    29/05/2016 – LONDRES (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
    Le 26 mai, un assaut massif soutenu et orchestré par les Américains a été lancé contre la capitale de Daesh. Des soldats syriens marchent sur Raqqa avec l’intention de frapper d’un coup décisif l’entité terroriste. Une telle victoire pourrait rentrer dans l’histoire comme la date du début de la défaite de l’EI.

    Cependant, tout porte à croire que certains pays de la coalition avaient tout intérêt à ce que le conflit se prolonge. « Vous ne pouvez pas mettre fin à la guerre civile tant que vous n’avez pas de gouvernement considéré comme légitime par la majorité de ce pays » déclarait en effet Barack Obama au président syrien. Jusqu’alors, la position des Etats Unis, à la tête de la coalition et en accord avec l’ONU, avait consisté à appuyer les rebelles contre Daesh et contre Assad en même temps. Cette politique double a eu pour conséquence de prolonger une guerre majoritairement civile.

    Cependant, le conflit entre rebelles syriens et soldats du régime se résorbe ; il ralentit le combat contre Daesh et empêche l’approvisionnement des civils des villes assiégées. Les convois sont saisis par les rebelles ou le gouvernement et les civils meurent de faim. Une trêve a donc été finalement mise en place entre le régime et ses opposants. La Russie a même accepté de cesser ses frappes sur les rebelles opposants a Assad, le temps des pourparlers. Ceux ci sont néanmoins au point mort : l’envoyé de l’ONU, Staffan de Mistura, a déclaré hier vouloir « commencer la nouvelle session de négociations dès que possible, mais certainement pas avant deux ou trois semaines ».

     

    Mais pourquoi attendre ? On peut supposer que c’est à cause de l’assaut en cours : les soldats avançant sur Raqqa sont syriens, certes : mais il faut préciser que ce sont des Syriens kurdes, du nord de la Syrie. Or, le régime d’Assad est installé à Damas, dans le sud du pays. Les Syriens kurdes, appuyés par la coalition des Etats Unis, progressent donc dans le but de prendre du territoire à Daech, mais sûrement pas pour le restituer à Damas : ils comptent créer une Syrie du nord, démocratique et fédérale. Pour une fois, ils n’aident pas des rebelles proches d’al Qaïda. D’autre part, cette hypothétique Syrie du nord pourrait bien être la Syrie de demain : démocratique et appuyée par les Etats Unis, voilà un pays comme on les aime en Occident.

    Ainsi, comme prévu au départ, la coalition ferait d’une pierre deux coups : elle mettrait fin à Daech et Assad en même temps. Cependant, Daesh est prêt à tout sacrifier pour défendre son fief. Des voitures piégées, des tunnels bourrés d’explosif, des combattants mêlés aux civils attendent les forces syriennes kurdes secondées par les forces spéciales américaines, et les frappes aériennes de la coalition.

    Par ailleurs, les habitants de Raqqa ont peu d’affinités avec les Kurdes : il n’est pas certain que leur libération éventuelle soit vécue par eux comme un triomphe.


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    Comment la Russie se prépare à la Troisième Guerre Mondiale

     Comment la Russie se prépare à la Troisième Guerre Mondiale

    J’ai récemment publié un article dans lequel j’ai essayé de discréditer quelques mythes populaires au sujet de la guerre moderne.

    A en juger par de nombreux commentaires reçus en réponse à ce texte, je dois dire que les mythes en question sont encore bien vivaces et que j’ai clairement échoué à convaincre de nombreux lecteurs. Ce que je propose de faire aujourd’hui, est de regarder ce que la Russie est vraiment en train de faire, en réponse à la menace croissante de l’Occident.

     

    Mais d’abord, je dois définir le contexte ou, plus exactement, re-définir le contexte dans lequel la Russie agit. Commençons par examiner les politiques des Anglo-sionistes envers la Russie.

    Les actions de l’Ouest

     

    Tout d’abord la première sur la liste est, bien évidemment, la conquête par l’OTAN de toute l’Europe orientale. Je parle de la conquête parce que c’est exactement ce que c’est, mais une conquête réalisée selon les règles de la guerre du XXIe siècle, que je définis ainsi: 80 % d’information, 15% de militaire et 5% d’économie.

    Oui, je sais, les bonnes gens en l’Europe de l’Est ont tout simplement rêvé d’être subjugués par les États-Unis/OTAN/UE / etc. Et alors ?

    Quiconque a lu Sun Zi, peut comprendre immédiatement que ce désir profond d’être incorporé dans la race anglo-sioniste des Borg de Star Trek, n’est rien d’autre que le résultat d’une identité écrasée, un complexe d’infériorité profond et, par conséquent, une capitulation qui n’a même pas besoin d’être induite par des moyens militaires.

    Tous comptes faits, peu importe ce que les gens pensaient du but qu’ils atteindraient – ils sont maintenant sujets de l’Empire et leurs pays sont des colonies plus ou moins pertinentes à la frange de l’Empire anglo-sioniste. Comme toujours, l’élite compradore locale se rengorge maintenant avec fierté d’être – croit-elle – acceptée comme égale par ses nouveaux maîtres (pensez à Porochenko, Tusk ou Grybauskaite), qui lui donnent le courage d’aboyer contre Moscou derrière la palissade de l’OTAN. Grand bien lui fasse…

    Deuxièmement, il y a la colonisation maintenant totale de l’Europe occidentale par l’Empire. Alors que l’OTAN avançait à l’Est, les États-Unis ont également pris un contrôle beaucoup plus profond de l’Europe occidentale qui est maintenant administrée, pour le compte de l’Empire, par ce que l’ancien maire de Londres appelait autrefois les «grandes gelées affalées d’invertébrés protoplasmiques» – les bureaucrates anonymes à la François Hollande ou Angela Merkel.

    Troisièmement, l’Empire a donné son soutien absolu à des créatures semi-démoniaques, allant de al-Khattab à Nadezhda Savchenko. La politique de l’Ouest est limpide et simple à l’extrême: si la créature est anti-russe, nous la soutenons.

    Cette politique trouve son meilleur exemple dans la campagne de diabolisation de Poutine et de la Russie, qui est, à mon avis, bien pire et beaucoup plus hystérique que tout ce qu’on a vu pendant la Guerre froide.

    Quatrièmement, l’Occident a opéré un certain nombre de mouvements militaires très inquiétants, y compris le déploiement des premiers éléments d’un système anti-missile en Europe de l’Est, l’envoi de divers types de forces de réaction rapide, le déploiement de quelques unités blindées, etc.

    L’OTAN a maintenant déployé en hâte des postes de commandement qui peuvent être utilisés pour soutenir l’engagement d’une force de réaction rapide.

    A quoi aboutit tout cela ?

    À l’heure actuelle, à pas grand-chose, vraiment. Oui, le mouvement de l’OTAN jusqu’aux frontières russes est très provocateur, mais surtout en termes politiques.

    En termes purement militaires, non seulement c’est une très mauvaise idée (voir le cliché n ° 6 dans cet article), mais la taille des forces réelles déployées est, en réalité, minuscule: le système antimissile actuellement déployé peut, au mieux, espérer intercepter quelques missiles (10 à 20 en fonction des hypothèses); quant aux forces conventionnelles, elles sont de la taille d’un bataillon (environ 600 soldats, plus le soutien). Donc pour l’instant, il n’y a catégoriquement aucune menace militaire réelle contre la Russie.

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    Alors, pourquoi les Russes sont-ils si clairement irrités ?

    Parce que les mouvements actuels des US/OTAN pourraient bien n’être que les premières étapes d’un effort beaucoup plus vaste qui, après un certain temps, pourrait commencer à présenter un danger très réel pour la Russie.

    En outre, le genre de rhétorique vomi par l’Ouest est maintenant non seulement militariste et russophobe, il est souvent pur et simple messianisme.

    La dernière fois que l’Occident a eu une telle poussée de son vieux syndrome messianique, vieux de mille ans, la Russie a perdu 20 à 30 millions de personnes. Donc, les Russes peuvent être pardonnés s’ils apportent beaucoup d’attention à ce que la propagande anglo-sioniste raconte réellement à leur sujet.

    Les Russes sont les plus consternés par la recolonisation de l’Europe occidentale. Il est loin, le temps où les gens comme Charles de Gaulle, Helmut Schmidt ou François Mitterrand étaient en charge de l’avenir de l’Europe.

    Malgré tous leurs véritables défauts, ces hommes étaient au moins des patriotes réels et non pas seulement des administrateurs coloniaux au service des États-Unis.

    La perte de l’Europe occidentale est beaucoup plus préoccupante pour les Russes, que le fait de voir maintenant les colonies ex-soviétiques en Europe de l’Est passer sous l’administration coloniale des États-Unis. Pourquoi ?

    Regardez cela du point de vue russe

    Tous les Russes voient que la puissance américaine est sur le déclin et que le dollar va, tôt ou tard, progressivement ou soudainement, perdre son rôle de réserve principale et de monnaie d’échange de la planète; ce processus a déjà commencé.

    Autrement dit – à moins que les États-Unis ne trouvent un moyen de changer radicalement la dynamique internationale actuelle – l’Empire anglo-sioniste va s’effondrer.

    Les Russes croient que ce que font les Américains est, au mieux, d’utiliser les tensions avec la Russie pour relancer une nouvelle version dormante de la guerre froide et, au pire, commencer réellement une véritable guerre en Europe.

    Ainsi, un Empire déclinant ayant un besoin vital d’une crise majeure, une Europe occidentale veule et incapable de se lever pour défendre ses propres intérêts, et une Europe orientale inféodée ne demandent qu’à se transformer en un champ de bataille massif entre l’Est et l’Ouest, avec une rhétorique messianique rageusement russophobe en toile de fond pour une augmentation des déploiements militaires à la frontière russe.

    Est-ce que quelqu’un est vraiment surpris que les Russes prennent tout cela très, très au sérieux, même si en ce moment la menace militaire est fondamentalement inexistante ?

     

    La réaction russe

    Examinons donc maintenant la réaction russe à la position de l’Empire.

    Tout d’abord, les Russes veulent absolument s’assurer que les Américains ne donnent pas dans l’illusion qu’une guerre à grande échelle en Europe serait comme la Seconde Guerre Mondiale, qui a vu le territoire américain ne souffrir que de quelques minuscules, presque symboliques, attaques de l’ennemi.

    Du fait qu’une guerre à grande échelle en Europe menacerait l’existence même de l’État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque.

    Deuxièmement, les Russes font maintenant évidemment l’hypothèse qu’une menace conventionnelle de l’Occident pourrait se concrétiser dans un avenir prévisible. Ils prennent donc les mesures nécessaires pour contrer cette menace conventionnelle.

    Troisièmement, étant donné que les États-Unis semblent être entêtés à mort pour déployer un système de missiles anti-balistiques non seulement en Europe, mais aussi en Extrême-Orient, les Russes prennent les mesures nécessaires pour à la fois détruire et contourner ce système de défense.

    L’effort russe est vaste et complexe, et il couvre presque tous les aspects de la préparation des forces russes, mais il y a quatre exemples qui, je pense, illustreront mieux la détermination russe à ne pas laisser de 22 juin 1941 se reproduire [L’opération Barbarossa, invasion de la Russie par les forces nazies, NdT]

     

    • La re-création de la 1rearmée blindée de la Garde (en cours)
    • Le déploiement du système de missiles opérationnels tactiques Iskander-M (fait)
    • Le déploiement de l’ICBM Sarmat (en cours)
    • Le déploiement de la torpille stratégique Statut-6 (en cours)

    La re-création de la 1re armée blindée de la Garde

    C’est difficile à croire, mais le fait est que, entre 1991 et 2016, la Russie n’a pas eu une seule grande formation (de la taille d’une division et plus) dans son district militaire occidental. Quelques brigades, régiments et bataillons qui ont été nominalement appelés une Armée.

    Pour le dire simplement, il est clair que la Russie ne croyait pas qu’il y avait une menace militaire classique de l’Occident et, par conséquent, elle n’a même pas pris la peine de déployer une quelconque force militaire significative pour se défendre contre une menace fictive.

    Par ailleurs, ce fait doit aussi vous dire tout ce que vous devez savoir sur les plans russes pour envahir l’Ukraine, la Pologne ou les pays baltes: c’est une absurdité totale. Cela a maintenant changé de façon spectaculaire.

    La Russie a officiellement annoncé la remise en service de la 1re armée blindée de la Garde (une formation avec une histoire prestigieuse et très symbolique). Cette armée blindée de la garde comprendra maintenant la 4e division Kantemirov Guards Tank, la 2e division Taman d’infanterie motorisée, la 6e brigade de chars, la 27e  brigade Sébastopol d’infanterie motorisée et de nombreuses unités de soutien. Le QG de cette armée sera situé dans la banlieue Odinstovo de Moscou.

    Actuellement, l’armée est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d’infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV.

    L’appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d’attaque Ka-52. Ne vous méprenez pas, ce sera une très grande force, exactement le genre de force nécessaire pour écraser une attaque des forces ennemies (à ce propos, la 1TGA [1re armée blindée de la Garde, NdT]était présente à la bataille de Koursk).

    Je suis certain que lorsque cette armée sera entièrement prête, elle deviendra la plus puissante formation blindée, partout, entre l’Atlantique et l’Oural (en particulier en termes qualitatifs). Si les tensions actuelles se poursuivent ou même s’aggravent, les Russes pourraient même augmenter le 1TGA pour en faire une armée de choc du XXIe siècle, avec une mobilité accrue et spécialisée dans la rupture en profondeur des défenses de l’ennemi.

     

    Le déploiement du système de missiles opérationnels tactiques Iskander-M

    Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects.

    Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l’Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km).

    Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails).

    Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l’OTAN ont déployés à l’avant en Europe orientale et, si nécessaire, d’ouvrir la voie à la 1TGA.

    Le déploiement de l’ICBM Sarmat

    Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d’une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche, comme c’était le cas, pendant la guerre froide, avec le célèbre RS-36 Voevoda (dénommé SS-18 Satan dans la classification des États-Unis).

    Le SS-18, l’ICBM le plus puissant jamais développé, était assez effrayant. Le RS-28Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l’OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau.

    Le Sarmat est tout simplement incroyable. Il vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRVà têtes multiples, qui seront délivrées avec une trajectoire dite déprimée (suborbitale) et qui restera manœuvrable à des vitesses hypersoniques.

    Le missile n’utilisera pas la trajectoire typique par le pôle Nord, mais sera capable d’atteindre toute cible partout sur la planète, par n’importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter.

    Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique, qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, dont nous savons maintenant, grâce à une fuite d’origine russe, qu’il a une CEP[erreur circulaire probable] de 10 mètres (voir capture d’écran ci-contre)

    Sarmat-MIRV-CEP-300x99

    Les silos de Sarmat seront protégés par une unique mesure de protection active, qui comprendra cent canons capables de tirer un nuage métallique de quarante mille projectiles de 30 mm à une altitude allant jusqu’à 6 km. Les Russes prévoient également de protéger le Sarmat avec leurs nouveaux systèmes de défense aérienne S-500.

    Enfin, le temps d’armement du Sarmat est inférieur à 60 secondes, grâce à un système de lancement très automatisé. Tout cela signifie que le missile Sarmat sera invulnérable dans son silo, pendant son vol et lors de son entrée dans les parties inférieures de l’atmosphère.

    Il est intéressant de noter que, tandis que les États-Unis ont fait beaucoup de bruit autour de leur système planifié de Prompt Global Strike, les Russes ont déjà commencé à déployer leur propre version de ce concept.

    Le déploiement de la torpille stratégique Statut-6 

    Vous souvenez-vous de la mise en scène soigneusement fuitée en novembre de l’année dernière, lorsque par inadvertance les Russes ont montré une super torpille stratégique secrète en prime time ? Voici cette fameuse diapositive :

    Status 6-2015

    Status 6-2015

    Ce qui est montré ici, est un véhicule sous-marin autonome qui a des capacités avancées de navigation, mais qui peut également être commandé à distance et piloté à partir d’un module de commande spécialisé. Ce véhicule peut plonger jusqu’à 1 000 m à une vitesse allant jusqu’à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Il est délivré par des sous-marins spécialement configurés.

    Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases de SSBN [sous-marins balistiques, NdT]) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobaltà haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire.

    Le système Status-6 serait une nouvelle version de la torpille T-15, qui aurait 24 m de long, 1,5 m de large, pour un poids de 40 tonnes, capable de transporter une ogive de 100 mégatonnes qui en ferait une arme nucléaire deux fois plus puissante que le plus puissant dispositif qui ait jamais explosé, la tsar-bombe soviétique (57 mégatonnes). Celle d’Hiroshima était seulement de 15 kilotonnes.

    Gardez à l’esprit que la plupart des villes des USA et les centres industriels sont le long de la côte, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles (que ce soit labombe Tsunami de Sakharov ou le système Status-6). Et, tout comme dans le cas de l’Iskander-M ou de l’ICBM Sarmat, la profondeur et la vitesse de la torpille Status-6 la rendrait pratiquement invulnérable à l’interception.

    Évaluation

    Il n’y a vraiment rien de nouveau dans tout ce qui précède, et les commandants militaires américains l’ont toujours su.

    Les systèmes de missiles anti-balistiques américains ont toujours été essentiellement une escroquerie financière, de la Star War de Reagan à l’anti-missiles ABM contre l’Iran d’Obama. D’une part, un système ABM est sensible à la saturation locale: si vous avez X missiles ABM qui protègent un espace de longueur Y contre X missiles attaquants, tout ce que vous avez à faire est de saturer un seul secteur de l’espace Y avec une grande quantité de missiles, vrais et faux, en les tirant tous ensemble sur ce petit secteur protégé par les missiles ABM.

    Et il y a beaucoup d’autres mesures que les Russes pourraient prendre. Ils pourraient ne mettre qu’un seul sous-marin avec des SLBM [missiles balistiques mer-sol, NdT] dans le lac Baïkal, le rendant en fait quasiment invulnérable.

    Il y a déjà quelques discussions à ce sujet en Russie. Une autre très bonne option serait de réactiver le rail mobile soviétique ICBM BzhRK. Bonne chance pour trouver les wagons de missiles dans l’immense réseau ferroviaire russe. En fait, les Russes ont beaucoup de mesures pas cher et efficaces. Vous en voulez d’autres ?

    Bien sûr !

    Prenez le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie. Saviez-vous qu’il peut être tiré d’un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires ?

    Découvrez cette excellente vidéo :

    Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu’il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

    Ou tout simplement stocker quelques conteneurs à Cuba ou au Venezuela ? C’est un système tellement indétectable, que les Russes pourraient déployer au large de la côte australienne pour frapper la station de la NSA à Alice Springs si elle le voulait, et personne ne serait même capable de le voir venir.

    La réalité est que la notion selon laquelle les États-Unis pourraient déclencher une guerre contre la Russie (ou la Chine pour cette matière) et ne pas souffrir de conséquences sur le continent américain est absolument ridicule. Et pourtant, quand j’entends tous les discours fous des politiciens et des généraux occidentaux, j’ai l’impression qu’ils oublient ce fait indéniable.

    Franchement, même les menaces actuelles contre les Russes ont pour ces derniers un relent de demi-mesures bâclées: un bataillon ici, un autre là, quelques missiles ici, un peu plus là. C’est comme si les dirigeants de l’Empire ne se rendaient pas compte que c’est une très, très mauvaise idée de pousser constamment un ours à bout, alors que tout ce dont vous disposez est un couteau de poche.

    Parfois, la réaction des politiciens occidentaux me rappelle les voyous qui tentent de voler une station d’essence avec un pistolet en plastique, ou vide, et qui sont absolument ébahis lorsqu’ils sont abattus par le propriétaire ou les flics.

    Ce comportement de voyou n’est rien de plus qu’une forme de suicide par les flics, qui ne se termine jamais bien pour celui qui s’y risque.

    Donc, parfois, les choses doivent être dites directement et sans ambiguïté: les politiciens occidentaux feraient mieux de ne pas croire en leur propre orgueil impérial. Jusqu’à présent, tout ce que leurs menaces ont provoqué de la part des Russes n’est qu’une série de protestations verbales futiles et un programme à grande échelle pour préparer la Russie à la Troisième Guerre Mondiale.

    Comme je l’ai écrit plusieurs fois, les Russes ont très peur de la guerre et ils vont tout faire pour l’éviter. Mais ils sont aussi prêts s’il faut la faire.

    Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l’Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1 000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu’ils n’auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars.

    Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine».

    Il y a un fossé culturel profond entre l’Occident et la Russie dans la façon de considérer la guerre. En Occident, la guerre est, vraiment, «la continuation de la politique par d’autres moyens».

    Pour les Russes, c’est une lutte impitoyable pour la survie. Il suffit de regarder les généraux en Occident: ils sont polis et bien maniérés, ils ressemblent plus à des dirigeants d’entreprises que, disons, à des parrains mafieux. Jetez un œil sur les généraux russes – par exemple, au défilé de la fête de la Victoire à Moscou.

    Par rapport à leurs collègues de l’Ouest, ils semblent presque bestiaux, parce que d’abord et avant tout, ce sont des tueurs impitoyables et calculateurs. Je ne dis pas cela sur un mode négatif – ce sont souvent individuellement des hommes très honorables et même gentils, et comme tout bon commandant, ils prennent soin de leurs hommes et aiment leur pays. Sauf que leur boulot n’est pas de continuer la politique par d’autres moyens, mais de survivre. À tout prix.

    Vous ne pouvez pas juger un militaire ou, d’ailleurs, une nation, sur la façon dont il se comporte quand il triomphe, quand il est à l’offensive en poursuivant un ennemi vaincu. Toutes les armées semblent bonnes quand elles gagnent. Vous pouvez vraiment juger de la nature d’un militaire, ou d’une nation, à son heure la plus sombre, quand les choses sont horribles et la situation pire que catastrophique.

    Ce fut le cas en 1995, lorsque le régime Eltsine a ordonné à une armée russe totalement dépourvue, démoralisée, mal formée, mal nourrie, mal équipée et complètement désorganisée – disons, quelques unités rassemblées à la hâte – pour reprendre Grozny aux Tchétchènes. Ce fut l’enfer sur terre.

    Voici quelques images du général Lev Rokhlin dans un poste de commandement organisé à la hâte, dans un sous-sol à l’intérieur de Grozy.

    Il est aussi épuisé, sale et aussi exposé que ses soldats. Il suffit de regarder son visage et de regarder les visages des hommes autour de lui.

    Voici à quoi ressemble l’armée russe quand elle est dans les profondeurs de l’enfer, trahie par les maîtres assis au Kremlin, abandonnée par la plupart et aussi par le peuple russe – qui, je suis désolé de le rappeler ici, rêvait surtout de McDonalds et de Michael Jackson en 1995.

    Pouvez-vous imaginer, par exemple, le général Wesley Clark ou David Petraeus se battre comme ces hommes l’ont fait ?

    Regardez cette vidéo où le général Chamanov explique l’acte de loi anti-émeute à un homme politique tchétchène local (pas besoin de traduction)

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    Vladimir Chamanov est aujourd’hui commandant en chef des Forces aéroportées (voir photo ci-contre), dont l’effectif a tranquillement été doublé par Poutine jusqu’à 72 000 hommes, quelque chose que j’ai déjà mentionné dans le passé comme très pertinent, surtout en comparaison avec l’augmentation plutôt tiède du niveau des forces annoncé par l’OTAN (voir Le suicide de l’UE par déni de réalité).

    Pour avoir une idée de ce que les forces aéroportées russes modernes représentent, consultez cet article.

    Il n’est pas ici dans mon intention de glorifier la guerre nucléaire ou les forces armées russes. La raison pour laquelle – entre autres – j’écris ces articles, est d’essayer de donner l’alerte à propos de ce que je vois se passer de nos jours.

    Les dirigeants occidentaux sont ivres de leur propre orgueil impérial, les nations qui, dans le passé, ont été considérées comme des petites taches sur une carte, se sentent maintenant enhardies pour provoquer constamment une superpuissance nucléaire, on ment aux Américains en leur promettant que la magie de la haute technologie va les protéger de la guerre, tandis que les Russes sont sérieux et se préparent à WWIII, parce qu’ils en sont venus à la conclusion que la seule façon d’empêcher la guerre est de faire comprendre aux Anglo-sionistes, absolument et sans équivoque, qu’ils ne survivront pas à une guerre avec la Russie, même si tous les Russes sont tués.

     

    Je me souviens bien de la guerre froide. J’en faisais partie. Et je me souviens que la grande majorité d’entre nous, des deux côtés, avait réalisé que la guerre entre la Russie et l’Occident devait être évitée à tout prix. Maintenant, je suis horrifié quand je lis des articles de hauts fonctionnaires discutant sérieusement d’une telle possibilité.

    Je vous prie de lire cet article, s’il vous plaît :«À quoi ressemblerait une guerre entre l’UE et la Russie ?» Voici ce que ce gars écrit :

    Pour ceux qui sont enclins à la poésie, l’armée russe ressemble plus à un gigantesque équipage de pirates qu’à une armée régulière. Ceux qui gouvernent sont ceux qui ont le couteau le mieux aiguisé et la plus grande gueule, généralement quelques assassins infestés de scorbut, qui comptent sur le soutien de leurs camarades pour faire marcher au pas tout officier récalcitrant […] Ou, plus approprié, ils ressemblent aux membres de la horde cosaque, dirigée par les plus impétueux guerriers […]

    Alors que ces troupes peuvent être très courageuses, parfois, elles ne sont pas efficaces sur le terrain contre une machine militaire moderne bien réglementée et formée.

    Compte tenu de cela, il est improbable, non, impossible, pour les troupes russes ordinaires, de mener des opérations de quelque importance, au-delà du niveau d’un peloton, contre les armées disciplinées, en particulier celles des États-Unis, de Grande-Bretagne, d’Allemagne ou de France.

    Le rêve de l’Occident : « Pour notre zoo »

    Le rêve de l’Occident : « Pour notre zoo »

    Ce genre de texte me fait vraiment peur.

    Pas à cause de la stupidité imbécile et raciste de celui-ci, mais parce qu’il s’étale, largement incontesté, dans les médias traditionnels.

    Non seulement cela, il y a beaucoup de ces articles écrits ailleurs (voir ici, ici ou ici).

     

    Bien sûr, les auteurs de ce genre d’analyses gagnent leur vie précisément avec leur rôle de pom-pom-girls maniaques des forces occidentales, mais c’est exactement cet état d’esprit qui a mis Napoléon et Hitler en difficulté et qui s’est terminé avec les forces russes stationnées à Paris et à Berlin. Comparez ce genre de non-sens chauvin et franchement irresponsable, avec ce qu’un vrai commandant militaire, Montgomery, avait à dire à ce sujet :

    La prochaine guerre sur terre sera très différente de la dernière, en ce que nous aurons à combattre d’une manière différente. Pour en arriver à une décision sur cette question, nous devons d’abord être clairs sur certaines règles de la guerre.

    Règle 1, à la page I du livre de guerre : «Ne pas marcher sur Moscou.» Plusieurs personnes ont essayé, Napoléon et Hitler, et ça n’a pas été bon. Telle est la première règle.

    Alors, à qui faites-vous confiance? Aux pom-pom-girls ou aux soldats professionnels ?

    Croyez-vous vraiment que Obama (ou Hillary), Merkel et Hollande feront mieux que Napoléon ou Hitler ?

    Si l’État profond anglo-sioniste est vraiment assez délirant pour déclencher une guerre avec la Russie, en Europe ou ailleurs, l’Ouest narcissique et hédoniste, ivre de sa propre propagande et de son hubris, va découvrir un niveau de violence et de guerre qu’il ne peut même pas imaginer.

    Et si cela ne concernait que les responsables de ces politiques irresponsables et suicidaires, ce serait formidable. Mais le problème est, bien sûr, que beaucoup de millions d’entre nous, des gens simples, réglos, vont souffrir et mourir à la suite de notre échec collectif à empêcher ce résultat. Je prie pour que mes avertissements répétés puissent au moins contribuer à ce que j’espère être une prise de conscience croissante que cette folie doit être immédiatement arrêtée et que la santé mentale doit revenir à la politique.

    The Saker

    Article originalparu sur le site Unz

    Traduit et édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

    source: http://lesakerfrancophone.fr/comment-la-russie-se-prepare-a-la-troisieme-guerre-mondiale


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    Syrie: Une semaine après l’offensive...

    Publié par wikistrike.com sur 3 Juin 2016, 05:53am

     

    Catégories : #politique internationale

    Syrie: Une semaine après l’offensive...

    Revue de presse et d’entretiens

     

    Le 24 mai débutait l’offensive desdites Forces démocratiques syriennes [FDS] contre le prétendu État islamique, Daech, dans son fief à Raqqa.

    Tout au long de la semaine, nombre d’articles et d’entrevues ont analysé les véritables objectifs des USA venus les soutenir.

    Avant de les passer en revue aussi brièvement que possible sans négliger les détails significatifs, il est important de souligner que tout Syrien patriote ne pourrait que souhaiter la victoire des FDS contre Daech, s’il ne s’attendait à un énième coup tordu de l’Administration US et de ses alliés contre la Syrie et les Syriens, y compris les Kurdes.

     

    I. Le 23 mai, dès l’annonce de l’offensive, le Général Amin Hoteit analysait dans les colonnes du quotidien syrien « Al-Thawra » les mobiles de cette dernière manœuvre des États-Unis, obligés de se rabattre sur les forces des Unités de protection du peuple [YPG], branche armée du Parti de l’Union démocratique kurde syrien [PYD], faute de pouvoir compter sur une intervention militaire terrestre « officielle » de la Turquie, vu qu’il leur serait difficile de la couvrir et de la justifier de la part d’un pays membre de l’OTAN sans en subir les conséquences :

     

    • Empêcher l’Armée arabe syrienne et ses alliés de répéter la victoire de Palmyre à Raqqa; auquel cas, un coup fatal serait porté au projet de mainmise des USA sur la Syrie par le biais du terrorisme international qu’ils ont créé et nourri.
    • Rétablir l’équilibre militaire stratégique, rompu depuis les avancées récentes de l’Armée arabe syrienne sur le terrain, afin de regagner des cartes en vue des futures négociations à Genève pour le partage de la Syrie en « zones d’influences ».
    • Permettre aux forces de l’YPG d’étendre leur influence jusqu’au barrage sur l’Euphrate et le lac Al-Assad, en particulier, ce qui leur accorderait enfin un siège indépendant à la table des négociations [pourtant refusé jusqu’ici par la Turquie et les USA et réclamé par la Russie, Ndt], les pousserait à se désolidariser de plus en plus du gouvernement central à Damas, et les inciterait à instaurer le modèle de l’autonomie kurde irakienne avant d’en arriver à déclarer leur indépendance au moment jugé opportun.
    • Plus grave encore, l’objectif stratégique des USA de réoccuper graduellement l’Irak puis la Syrie, de façon masquée, en commençant par la prétendue assistance aux forces de l’YPG contre Daech pour en arriver à mettre en place leurs bases militaires comme cela s’est passé pour nombre de pays membres de l’OTAN dans les Pays du Golfe, d’Oman au Koweït en passant par les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Bahrein et l’Arabie Saoudite.

    C’est ainsi que l’Irak, d’où les USA ont été obligés de se retirer sans pouvoir édifier leurs cinq bases militaires prévues, est désormais le théâtre des manœuvres de 7000 soldats US sous différents titres, tandis que le Secrétaire général de l’OTAN parle de l’envoi de troupes supplémentaires pour soutenir la coalition internationale menée par les USA et les forces alliées « sunnites » sur le terrain.

    Et c’est ainsi que la Syrie, qui avait échappé jusqu’ici à toutes les tentatives de présence militaire US sur son territoire, se retrouve avec 250 soldats US entrés sans autorisation sous prétexte d’aider les FDS à libérer Raqqa de Daech.

     

    Et le Général Hoteit de conclure que dans les deux cas les USA cherchent à étendre l’influence kurde de Mossoul l’irakienne à Raqqa la syrienne.

     

    II. Le 24 mai, M. Nasser Kandil au cours de son émission bi-hebdomadaire de 60 minutes a envisagé trois hypothèses, en privilégiant la dernière :

    • Le camp turco-israélo-saoudo-qatari, toujours mené par les USA, remporte des victoires dans le nord de la Syrie, pendant que les forces FDS/US créent un fait accompli à Raqqa; auquel cas, les USA pourront imposer au camp adverse [Syrie, Iran, Hezbollah, Russie] de nouvelles conditions de négociation à leur avantage.
    • Le camp turco-israélo-saoudo-qatari échoue au nord, le camp adverse avance, mais les forces FDS/US prennent Raqqa; auquel cas, le « Groupe d’opposition de Riyad » perd sa place au niveau des négociations, remplacé par les représentants politiques des FDS; autrement dit, Saleh Muslem [ou Mussalem] et Haytham Manna remplacent le chouchou de la France: le bien nommé Riyad Hijab.
    • Le camp turco-israélo-saoudo-qatari et les forces FDS/US échouent, le camp adverse avance; auquel cas les représentants politiques de tous les bords ne peuvent plus dépasser le plafond consenti par l’État syrien prêt au dialogue pour la paix.

    III. Le 25 mai, M. Ali Mortada, journaliste de la chaîne Al-Mayadeen, s’appuyant sur les analyses militaires, met l’accent sur la détermination des États-Unis à modifier la situation sur le terrain en faveur des « forces complices » dans le but de concrétiser le plan initial israélo-américain de remodelage du Moyen-Orient passant par la dislocation de la Syrie et de l’Irak en mini-états et en « zones d’influences ». En bref :

    • En Syrie, les USA cherchent à créer leur zone d’influence à l’est du pays, face à la zone ouest sous contrôle de l’État syrien soutenu par la Russie; l’offensive kurde présentée comme « arabo-kurde » ayant pour but de rassurer la Turquie contre le projet de création d’un État kurde à ses frontières.
    • En Irak, les USA veulent libérer Al-Anbar et Ninive en s’appuyant sur des forces qu’ils qualifient de « sunnites », ce qui consacrerait définitivement sa partition en trois états [sunnite, chiite et kurde] préalablement à leur mainmise totale sur le pays et, par conséquent, romprait toute communication directe entre les maillons de l’Axe de la résistance [Iran, Irak, Syrie, Liban].

    Les preuves à l’appui de ce scénario étant fondées sur les réalités du terrain, notamment la libération du passage d’Ar-Rutba, ouvrant la route vers la Jordanie, et l’abandon du passage d’Al-Tanaf, ouvrant la route vers la Syrie à Daech. Ce qui permettrait aux forces alliées des USA, en Jordanie, d’intervenir dans la région d’Al-Anbar.

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    Et empêcherait les forces alliées à l’Axe de la Résistance, que ce soit le Hachd al-Chaabi irakien [dont les USA refusent la participation à la libération de Mossoul et de Fallouja prétextant leur sectarisme, Ndt] ou d’autres, d’intervenir en Syrie pour combattre Daech à Raqqa, à Deir ez-zor et dans les autres villes de la région d’Al-Djezireh au nord de la Syrie.

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    Le 25 mai, un débat concernant cette offensive FDS/US a réuni trois personnalités syriennes sur le plateau d’Al-Alam TV

    • M. Nizar al-Bouch, chercheur et spécialiste en affaires politiques russes, est intervenu par Skype de Moscou.

    Il a rappelé que les FDS avaient refusé de coopérer avec les Forces russes contre Daech et que, suite à la libération de Palmyre et d’Al-Qariatayn, les diplomates et militaires russes avaient clairement annoncé que la prochaine étape serait Raqqa; ce que les USA ne pouvaient tolérer, d’où les violentes attaques terroristes du Front al-Nosra sur les quartiers résidentiels et les civils à Alep et à Khan Toumane afin d’occuper l’Armée arabe syrienne et l’empêcher de libérer Raqqa et Deir ez-Zor.

    En bref, son intervention se résume à dire que, par cette opération FDS/US autour de Raqqa, les USA cherchent à sauver la face devant l’opinion publique locale et internationale qui commencent à sérieusement douter de leur volonté de frapper Daech, tout en espérant imposer un fait accompli qui aboutirait à la partition de la Syrie grâce à un coup de bluff incroyable par lequel Daech remettrait Raqqa à son allié US ! Incroyable ? Il rétorque: « Les USA ont créé le Front al-Nosra, Daech et les FDS. Ils ordonnent et leurs créatures exécutent ! ».

    • M. Khaled Issa, représentant du Parti de l’Union démocratique [PYD] en France.

    Il n’a ni relevé ni discuté de ce coup de bluff et a déclaré que les affaires militaires n’étaient pas de son ressort puisqu’il les lit dans la presse comme tout un chacun. Cependant, en tant que représentant de la branche politique du PYD, il pense qu’il faudrait non seulement libérer Raqqa, mais toutes les zones du nord de la Syrie sous administration autonome kurde, précisant qu’il parlait de la région située à l’Ouest de l’Euphrate dont Jarablous et A’zaz.

    Quant aux velléités séparatistes des Kurdes syriens, ce serait plutôt « certains autres » qui les ont ostracisés en refusant leur participation aux négociations de Genève [Quels autres ? Objectivement, ce ne sont ni les Syriens, ni les Russes, qui ont empêché cette participation, bien au contraire ils n’ont cessé de la réclamer. Ne serait-ce pas plutôt De Mistura obéissant aux ordres des USA et aux exigences de leurs alliés, pour lesquels le « Groupe de Riyad » devait être considéré comme le seul représentant du peuple syrien ?; Ndt].

    Et enfin, M. Issa a justifié l’intervention des FDS/US contre Daech à Raqqa, comme le veut la propagande, par la supériorité psychologique, combative et organisationnelle des FDS comparativement à l’Armée arabe syrienne.

    • M. Turki al-Hassan, Général de l’Armée arabe syrienne à la retraite

    Il a regretté qu’un « frère syrien » parle de l’Armée arabe syrienne en ces termes alors qu’elle se bat, avance, libère ou meurt dans un combat féroce ourdi par une coalition de grandes et petites puissances depuis 5 ans. Et, sans se prononcer sur l’éventuel coup de bluff USA/Al-Qaïda, il a rappelé que lorsque les Peshmergas kurdes sont entrés dans la région de Sinjar et de Tal-Afar en Irak, Daech s’est retiré sans combattre. Idem, lorsque les PYD syriens sont entrés dans Al-Chaddadi et Al-Hole en Syrie.

    À son avis, cette offensive n’était pas vraiment une surprise et était prévisible depuis que Saleh Muslem a déclaré, en mars dernier, que les FDS étaient fin prêts pour libérer Raqqa, mais qu’il leur manquait une couverture politique. Maintenant qu’ils sont couverts par les USA et que la Russie leur propose son aide, la libération de Raqqa est possible, mais risque d’être longue et difficile pour deux principales raisons: la population très majoritairement arabe et l’afflux permanent de terroristes daechiens, à partir de la frontière turque, qui fait que les estimations parlant de 3000 à 5000 de leurs combattants à Raqqa pourraient être largement dépassées. Libération qui restera difficile, même si les FDS mettaient toutes leurs forces dans la bataille; lesquelles forces sont estimées entre 38 000 et 46 000 combattants, dont 12 000 seraient engagés dans la bataille de Raqqa.

    A noter des appellations inconnues jusqu’ici lorsqu’il nous dit qu’à sa connaissance, les FDS intègrent les forces des YPG; des forces de l’ASL [l’Armée prétendument Syrienne Libre] rebaptisée « armée d’Abou Ays » [transcription phonétique]; les forces du Tayyar al-Ghad [signifiant le Courant de Demain, pour ne pas dire le Courant du Futur] composé par l’homme des Saoudiens, Ahmad al-Jarba; avec, évidemment, les centaines de boys US expédiés ouvertement en Syrie.

    IV. Le 27 mai, M. Fayçal Jalloul, chercheur à l’Académie de Géopolitique de Paris, interrogé par la chaine libanaise NBN, résume la situation en soutenant que Daech a outrepassé la volonté de ses créateurs pour réaliser ses propres objectifs, si bien que son élimination est devenue la priorité des priorités pour tout le monde, sauf les USA.

    À l’appui de cette affirmation M. Jalloul rappelle que, de l’aveu même d’Hilary Clinton, les USA ont créé Daech d’abord pour combattre « le régime syrien », ce n’est qu’à la marge de ce premier objectif qu’il leur a servi à profiter des dissensions entre Irakiens.

    Il explique que s’ils se sont rabattus sur les Kurdes c’est parce qu’ils refusent que l’Armée arabe syrienne l’emporte sur Daech, car cela maintiendrait et renforcerait Bachar al-Assad à son poste de Président; ce qu’ils refusent catégoriquement. La preuve en est leur désappointement évident devant la victoire de l’Armée arabe syrienne soutenue par les forces aériennes russes à Palmyre; leur opposition à toute résolution du Conseil de sécurité qui l’encouragerait à libérer d’autres ville; leur refus récent de coopérer avec la Russie pour libérer Raqqa, coordination ne signifiant pas coopération; leurs dernières déclarations insistant de nouveau sur la destitution du Président syrien d’une manière ou d’une autre.

    En bref, M. Jalloul pense que l’Administration US n’a toujours pas modifié sa stratégie première en Syrie: introduire Daech sur son territoire, se débarrasser ensuite de Daech et du régime syrien en les laissant s’entretuer, puis amener leurs amis favoris au pouvoir.

    Pour lui, la relation entre ce qui se passe en Irak et autour de Raqqa correspondrait quand même au fameux « Plan B » annoncé par John Kerry en cas d’échec des négociations de la 3ème session de Genève 3, puisqu’on observe depuis leur interruption que les USA se sont arrangés pour maintenir la « trêve », sont entrés sous prétexte de combattre Daech en Irak et dernièrement en Syrie, pour empêcher l’Armée arabe syrienne de récupérer Raqqa et Deir ez-Zor avec ses alliés, notamment la Russie.

    V. Le 30 mai, le Général Amin Hoteit revient sur les événements de la semaine dans les colonnes d’Al-Thawra: pour dégager quatre mobiles supplémentaires à l’offensive FDS/US sur Raqqa :

    1. L’intention très claire des USA de faire pression sur Daech pour le pousser vers le nord, et plus particulièrement vers la ville d’Alep, afin d’empêcher l’Armée arabe syrienne de la libérer complètement, auquel cas ils n’auraient plus grand-chose à négocier pour garantir leurs intérêts en Syrie.
    1. La menace de partition par le projet d’une Syrie fédérale dont les USA et la Russie auraient préalablement discuté et qui aurait été volontairement divulgué à la presse locale sous la forme d’un « Projet russe pour une nouvelle Constitution en Syrie ». [Projet publié initialement par Al-Akhbar, puis démenti par la Russie et la Syrie. Il serait l’œuvre de l’Institut US « Carter » et aurait été rédigé en collaboration avec certains opposants syriens aux USA; Ndt]. Une manœuvre par laquelle les USA chercheraient à atteindre deux objectifs :
    • s’assurer l’entière collaboration des Kurdes en exploitant leur rêve d’un État indépendant ;
    • faire pression sur les autorités syriennes en menaçant de briser l’unité du pays.
    1. L’incitation de l’Armée arabe syrienne à se diriger vers Raqqa pour une bataille à laquelle elle n’est peut-être pas suffisamment préparée. D’où deux risques majeurs qui serviraient les intérêts des USA:
    • perdre à Raqqa, rater l’occasion de libérer Alep, voire perdre de nouveau Palmyre;
    • installer une animosité définitive entre les forces des YPG et le gouvernement central syrien.
    1. Les rumeurs tendant à faire croire que les USA auraient la réelle intention de faire pression sur la Turquie pour qu’elle modifie son comportement à l’égard de Daech et des Kurdes à la fois. Ce qui n’entraînera certainement pas une confrontation entre ces deux pays alliés au sein de l’OTAN dont les prises de position ne dépassent pas le cadre d’un jeu de rôles, sans plus.

    Alors que sur le terrain, l’ouragan terroriste Daech souffle de Raqqa à A’zaz et Efrin. En effet:

    • Daech a réussi cette semaine à intensifier sa présence dans le nord syrien en se dirigeant directement vers Mareh et A’zaz, s’en prenant à toutes les autres factions armées [lesquels fuient vers la Turquie qui leur ferme sa frontière; Ndt]; ce qui arrange les USA car l’avancée de Daech rend la bataille d’Alep plus difficile, surtout que la stratégie russe actuelle ne consiste plus à achever le grand nettoyage mais à protéger l’Armée arabe syrienne contre les attaques terroristes et à maintenir les acquis précédents; ceci parce que ses intérêts reposent sur la lutte contre le terrorisme et la création des conditions d’une solution pacifique.
    • La Turquie a ordonné à ses forces régulières de pénétrer le territoire syrien sur 700 mètres en direction d’Efrin. Une mission guerrière censée délivrer trois messages. Le premier aux USA afin de leur signifier son mécontentement pour l’assistance accordée aux Kurdes. Le deuxième aux Kurdes pour leur dire qu’elle ne leur permettra pas de relier la région de Efrin à l’ouest à la région kurde de Aïn al-Arab/Kobané à l’est. Le troisième aux autorités syriennes pour réaffirmer que ce qui se passe au nord de la Syrie fait partie de sa sécurité nationale.
    • Les Kurdes de l’YPG ont sans doute réalisé les dangers de leur offensive puisqu’ils semblent ne plus vouloir gouverner Raqqa, mais laisser le choix à ses habitants [contrairement à leur annonce initiale d’intégrer Raqqa à leur régions d’administration autonome; Ndt]. S’ils ont bien évalué la situation, ils ont dû comprendre que leurs forces ne leur permettraient pas d’accomplir leur mission bien qu’ils soient soutenus par un millier de soldats et officiers US, lesquels ne combattront pas à leur côté, mais resteront sur les lignes arrières pour se contenter de les diriger, car les USA ne sont pas prêts à recevoir des cercueils en provenance de Raqqa, ni ne veulent mettre fin à cette guerre. Ils ont dû comprendre que l’humeur locale leur est défavorable et refuse de remplacer un violeur par un autre.

    Finalement, tout ce qui précède indique que ladite « Bataille de libération de Raqqa par les USA » n’est rien d’autre qu’une manœuvre destinée à pérenniser leur « guerre d’usure par procuration » en empêchant l’Armée arabe syrienne de libérer effectivement la Syrie du terrorisme qu’ils prétendent combattre, et un prétexte pour retarder le « processus politique » soutenu par la Russie, tant qu’ils ne tiennent pas les cartes pouvant leur permettre d’exercer les pressions susceptibles de l’orienter dans le sens de leurs seuls intérêts en Irak et en Syrie.

    Sources:

    Amin Hoteit / Al-Thawra, 23 mai 2016

    http://thawra.sy/_kuttab_a.asp?FileName=29087458220160523005514

    Nasser Kandil / 60 minutes Top News, 24 mai 2016

    https://www.youtube.com/watch?v=y4kNJSKmir8

    Ali Mortada / Al-mayadeen, 25 mai 2016

    http://www.almayadeen.net/news/reports/36207

    Trois personnalités syriennes / Al-Alam, 25 mai 2016

    https://www.youtube.com/watch?v=8XD34SqyEZU&feature=youtu.be

    Fayçal Jalloul sur NBN, 27 mi 2016

    https://www.youtube.com/watch?v=rJXZ1XRRU1Q&feature=youtu.be

    Amin Hoteit / Al-Thawra, 30 mai 2016

    http://thawra.sy/_kuttab.asp?FileName=28624124420160529205104

     

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    Les expatriés russes aux USA sont prêts à agir (déclaration officielle)

    Publié par wikistrike.com sur 3 Juin 2016, 06:21am

     

    Catégories : #Politique internationale

    Les expatriés russes aux USA sont prêts à agir (déclaration officielle)

    Nous, soussignés, sommes des Russes qui vivons et travaillons aux États-Unis.

     

     

    stock-photo-the-tablet-warning-of-danger-to-a-life-russian-letters-32323902Nous avons suivi avec une inquiétude croissante les politiques actuelles des États-Unis et de l’OTAN qui nous ont placés sur une trajectoire de collision extrêmement dangereuse avec la Fédération de Russie, ainsi qu’avec la Chine.

     

     

    Beaucoup d’Américains patriotes respectés, tels que Paul Craig RobertsStephen CohenPhilip GiraldiRay McGovern et beaucoup d’autres ont fait part de leur crainte d’une troisième guerre mondiale.

     

    Mais leurs voix ont été totalement étouffées par le vacarme des médias de masse qui sont pleins d’histoires trompeuses et inexactes sur l’économie russe « qui est en ruines » et sur l’armée russe « qui est faible » – tout ceci sans aucune preuve.

     

    Mais nous, qui connaissons à la fois l’histoire russe et l’état actuel de la société russe et de l’armée russe, ne pouvons pas avaler ces mensonges. Et nous ressentons très fort, maintenant, le devoir, en tant que Russes vivant aux États-Unis, d’avertir le peuple américain qu’on lui ment, et de lui dire la vérité. La vérité est tout simplement ceci:

    S’il y a une guerre avec la Russie, les États-Unis sont sûrs d’être détruits, et la plupart d’entre nous y perdrons la vie.

    Prenons un peu de recul et plaçons ce qui se passe dans un contexte historique. La Russie a énormément souffert aux mains d’envahisseurs étrangers et perdu 22 millions de personnes dans la Seconde Guerre Mondiale.

    La plupart des morts étaient des civils, parce que le pays a été envahi, et les Russes ont juré de ne jamais laisser une telle catastrophe se reproduire.

     

    Chaque fois que la Russie a été envahie, elle en est sortie victorieuse.

     

    En 1812, Napoléon a envahi la Russie; en 1814 la cavalerie russe entrait dans Paris. Le 22 Juillet 1941, la Luftwaffe de Hitler a bombardé Kiev; le 8 mai 1945, les troupes soviétiques roulaient dans Berlin.

    Mais, depuis, certaines  choses ont changé. Si Hitler attaquait aujourd’hui la Russie, il mourrait 20 à 30 minutes plus tard, son bunker réduit en cendres par un missile de croisière supersonique Kalibr lancé d’un petit navire de la marine russe, quelque part dans la mer Baltique.

    Les capacités opérationnelles de la nouvelle armée russe ont été démontrées de façon éclatante lors des actions récentes contre ISIS, Al Nusra et autres groupes terroristes financés par l’étranger, qui opèrent en Syrie.

     

    Autrefois, la Russie devait répondre aux provocations en livrant les batailles terrestres sur son propre territoire, puis en lançant une contre-invasion; mais aujourd’hui ce n’est plus nécessaire. Les nouvelles armes de la Russie rendent ses représailles immédiates, indétectables, imparables et parfaitement mortelles.

    Ainsi donc, si demain une guerre devait éclater entre les États-Unis et la Russie, il est garanti que les États-Unis seraient effacés de la carte. Au minimum, il n’y aurait plus de réseaux électriques, plus d’internet, plus de pipelines de pétrole et de gaz, plus d’autoroutes, plus de transport aérien ou de navigation par GPS. Les centres financiers se retrouveraient en ruines.

     

    Le gouvernement, à tous les niveaux, cesserait de fonctionner. Les forces armées américaines stationnées tout autour du globe ne seraient plus réapprovisionnées. Au pire, l’ensemble du territoire des États-Unis serait recouvert d’une couche de cendres radioactives.

    Nous vous disons ceci non pas pour jouer les alarmistes, mais parce que, nous fondant sur tout ce que nous savons, nous sommes nous-mêmes alarmés. En cas d’attaque, la Russie ne reculera pas; elle répliquera, et elle anéantira complètement les États-Unis. Elle en a les moyens.

    Le leadership américain a tout fait pour amener la situation au bord de la catastrophe. Tout d’abord, ses politiques obstinément anti-russes ont fini par convaincre les dirigeants russes qu’il est futile de faire des concessions ou de vouloir à tout prix négocier avec l’Occident. I

    l est devenu évident que l’Occident soutiendra toujours tout individu, mouvement ou gouvernement qui sera anti-russe, que ce soient des oligarques russes fraudeurs du fisc, des Ukrainiens reconnus coupables de crimes de guerre, des terroristes wahhabites soutenus par les Saoudiens en Tchétchénie ou des punks profanateurs de cathédrale à Moscou.

     

    Maintenant que l’OTAN, en violation de ses promesses antérieures, s’est étendu jusqu’à la frontière russe, avec des forces américaines déployées dans les États baltes mettant à portée d’artillerie Saint-Pétersbourg la deuxième plus grande ville de Russie, les Russes n’ont plus de place laissée à la retraite. Ils ne vont pas attaquer ni, non plus, reculer ou se rendre.

    La direction russe bénéficie à plus de 80% du soutien populaire; les 20% restants semblent penser qu’elle s’oppose trop mollement à l’empiètement occidental.

    Mais la Russie ripostera, et une provocation ou une simple erreur pourrait déclencher une séquence d’événements qui aurait pour résultat des millions d’Américains morts et les États-Unis en ruines.

    Contrairement à de nombreux Américains, qui voient la guerre comme une aventure étrangère, victorieuse et passionnante, les Russes connaissent, donc détestent et craignent la guerre. Mais ils y sont prêts aussi, et ils s’y préparent même, à toutes fins utiles, depuis plusieurs années. Leurs préparatifs ont été des plus efficaces.

     

    Contrairement aux États-Unis, qui dilapident un nombre inconnu de milliards sur des programmes d’armes douteux et hors de prix tels que l’avion de combat interarmées F-35, les Russes sont extrêmement avares de leurs roubles de défense, faisant jusqu’à 10 fois mieux par dollar que l’industrie de défense des États-Unis. Il est vrai que l’économie russe a souffert de la baisse programmée du prix de l’énergie, mais elle est très loin d’être en ruines, et un retour à la croissance est attendu dès l’année prochaine.

    Le sénateur John McCain a un jour qualifié la Russie de « station de gaz se faisant passer pour un pays».

    Eh bien, il a menti. Oui, la Russie est le plus grand producteur de pétrole du monde et le deuxième plus grand exportateur de pétrole, mais c’est aussi le plus grand exportateur mondial de céréales et de technologie de l’énergie nucléaire. C’est une société aussi avancée et sophistiquée que celle des États-Unis.

    Les forces armées russes, à la fois classiques et nucléaires, sont maintenant prêtes à se battre, et elles sont plus qu’un challenger pour les États-Unis et l’OTAN, en particulier si une guerre éclate n’importe où au voisinage de la frontière russe.

    Mais un tel combat serait suicidaire pour toutes les parties. Or, nous croyons sérieusement qu’une guerre conventionnelle en Europe court grand risque de devenir très rapidement nucléaire, et que toute frappe nucléaire US / OTAN sur les forces ou le territoire russe déclenchera automatiquement une frappe nucléaire russe de rétorsion, non seulement sur l’Europe mais sur le continent américain.

     

    Contrairement aux déclarations irresponsables faites par certains propagandistes US, les systèmes de missiles antibalistiques américains sont incapables de protéger le peuple américain d’une frappe nucléaire russe. La Russie a les moyens de frapper des cibles aux États-Unis avec des armes nucléaires à longue portée aussi bien qu’avec des armes conventionnelles.

    La seule raison pour laquelle les États-Unis et la Russie se sont retrouvés sur une trajectoire de collision, au lieu de désamorcer de concert les tensions éventuelles et de coopérer sur un large éventail de problèmes internationaux, vient du refus obstiné des dirigeants US d’accepter la Russie comme un partenaire égal: Washington veut mordicus être le « leader mondial » et la « nation indispensable », alors même que son influence n’en finit pas de décliner, dans le sillage d’une chaîne de désastres politiques et militaires tels que l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Yémen et l’Ukraine.

    Un leadership américain absolu est une chose que ni la Russie, ni la Chine, ni la plupart des autres pays ne sont prêts à accepter. Cette perte graduelle mais visible de pouvoir et d’influence a rendu la direction des États-Unis hystérique, et de là aux aventures suicidaires, il n’y a qu’un pas. Les dirigeants politiques de l’Amérique doivent être placés sous surveillance médicale pour tendance pathologique au suicide.

    Avant tout, nous appelons d’abord les commandants des forces armées américaines à suivre l’exemple de l’amiral William Fallon, qui, lorsqu’on l’a pressenti pour faire une guerre à l’Iran, aurait répondu « pas sur mon temps de travail ».  Nous savons que vous n’êtes pas suicidaires, et que vous ne voulez pas mourir pour cause d’hybris impériale inconsidérée. Si possible, dites, s’il vous plaît, à vos employés, à vos collègues et surtout, à vos supérieurs civils que la guerre avec la Russie ne se fera pas sur votre temps de travail. À tout le moins, prenez cet engagement envers vous-mêmes et, si jamais le jour venait où cet ordre suicidaire vous était donné, refusez tout simplement de l’exécuter parce qu’il ferait de vous des criminels.

     

    Rappelez-vous que, selon le Tribunal de Nuremberg, « lancer une guerre d’agression … est non seulement un crime international; c’est le crime international suprême, ne différant des autres crimes de guerre que parce qu’il contient en lui-même le mal accumulé de tous les autres ». Depuis Nuremberg, « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres » n’est plus un moyen de défense valable. S’il vous plaît ne soyez pas des criminels de guerre.

    Nous faisons également appel au peuple américain pour qu’il s’oppose pacifiquement mais avec force à tout politicien ou parti qui provoque la Russie de façon irresponsable et autorise ou encourage une politique de confrontation inutile avec une superpuissance capable de détruire les États-Unis en un peu moins d’une heure.

    Parlez, brisez la barrière de la propagande massive des médias, et rendez vos compatriotes américains conscients de l’immense danger d’une confrontation entre la Russie et leur pays.

    Il n’y a aucune raison objective pour que les États-Unis et la Russie soient des adversaires.

    La confrontation actuelle est entièrement le résultat des vues extrémistes du mouvement néo-conservateur, dont les membres ont infiltré le gouvernement fédéral américain, et qui considèrent tout pays qui refuse d’obéir à leurs diktats comme un ennemi à broyer.

    Par leurs efforts inlassables, plus d’un million de personnes innocentes ont déjà péri dans l’ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, au Pakistan, en Ukraine, au Yémen, en Somalie et dans de nombreux autres pays, tout cela à cause de leur insistance maniaque pour que les États-Unis soient un empire mondial, pas un pays normal comme les autres, et pour que chaque dirigeant de n’importe où se prosterne devant eux ou soit renversé.

    En Russie, la force apparemment irrésistible qu’est le mouvement néo-conservateur a finalement buté sur un os. Il faut qu’il soit contraint de reculer avant de nous avoir détruits tous.

    Nous sommes absolument et catégoriquement certains que la Russie n’attaquera jamais les États-Unis, ni aucun État membre de l’UE, que la Russie n’est pas du tout intéressée à recréer l’URSS, et qu’il n’y a pas de « menace russe » ou « d’agression russe » en dehors des fantasmes néo-conservateurs. La majeure partie de la récente réussite économique russe est due à l’abandon des anciennes dépendances soviétiques.

    Elle lui a permis de poursuivre une politique de « Russie d’abord ». Mais nous sommes tout aussi certains que si la Russie est attaquée, ou simplement menacée d’attaque, elle ne reculera pas, et que les dirigeants russes ne faibliront pas. Avec une grande tristesse et le coeur lourd mais sans hésiter, ils feront le devoir auquel ils se sont engagés par serment et lâcheront un barrage nucléaire dont les États-Unis ne se remettront jamais.

     

    Même si l’ensemble de la direction russe doit être tuée dans une première frappe US, le système Dead Hand (« Périmètre ») lancera automatiquement assez de bombes nucléaires pour effacer les États-Unis de la carte géopolitique.

     

    Nous estimons qu’il est de notre devoir de faire tout notre possible pour éviter une telle catastrophe.

    Eugenia V Gurevich, PhD
    http://thesaker.ru/

    Dmitri Orlov
    http://cluborlov.blogspot.com/

    The Saker (A. Raevsky)
    http://thesaker.is/

    Traduit par le Saker Francophone – Revu par c.l. pour Les Grosses Orchades

    Source : http://thesaker.is/a-russian-warning/

    via: http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2016/06/01/s-o-s-8614011.html


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    Pérou : Kuczynski Président ?

    Un pays coupé en deux !

     
    Perou PPK Elu

    Pérou : Kuczynski Président ?

    Un pays coupé en deux !

     

    Michel Lhomme, politologue ♦

    La dernière ligne droite a été la plus difficile. Keiko Fujimori ne sera probablement pas la première femme péruvienne à accéder à la Présidence.

    Les journaux français seront rassurés, eux qui n’ont cessé de la présenter comme la deuxième chance honteuse d’un clan, un clan dictatorial assimilé à des criminels contre l’humanité alors qu’Alberto Fujimori toujours incarcéré fut sans doute le plus grand président péruvien du vingtième siècle, celui qui redressa économiquement le pays et mit fin à la guerre civile du Sentier Lumineux, un conflit interne ayant tout de même fait plus de 70.000 morts ou disparus.

    Les quartiers populaires de Lima ne sont donc pas totalement en liesse car la victoire sera serrée, très serrée. A l’heure où nous écrivons : 50,32 % pour Pedro Pablo Kuczynski et 49,68 % pour Keiko Fujimori, sa rivale. C’est donc bien Pedro Pablo Kuczynski (PPK), l’ex-banquier de Wall Street, âgé de 77 ans et candidat du centre droit qui pourra prêter serment le 28 juillet. Kuczynski aura donc réussi son coup en mariant la carpe et le lapin puisqu’il alla entre les deux tours jusqu’à accepter le soutien de Veronika Mendoza, une parlementaire de la gauche extrême dans un front violent anti-Keiko.

    Sous le ciel nuageux de Lima et dans tout ce pays andin de 31 millions d’habitants, un vote droitier et bobo l’a probablement emporté sur la raison nationaliste mais on aura tout fait et surtout dans les grands médias locaux de la droite comme de la gauche (la drauche comme en France du politiquement correct) pour empêcher l’accès au pouvoir de Keiko en l’accusant faussement de corruption, de blanchiment d’argent et de trafic de drogue. Saluons l’Ambassade des États-Unis décidément très active ces derniers temps dans son pré-carré.

    Les militaires qui comptent toujours beaucoup au Pérou sont dans les casernes, pour la plupart sceptiques, et craignent que la victoire de Kuczynski n’amène en début de période de récession économique des pressions à gauche réactivant le mécontentement populaire.

    La province a d’ailleurs, par peur du désordre, plutôt voté Keiko qui était donnée gagnante avant que les bureaux de vote de la capitale ne soient dépouillés. C’ est la capitale et les villes du Sud qui ont voté Kuczynski, ce descendant d’immigrants, candidat pro-marché à la Vargas Llosa et éduqué dans une université américaine. Il n’est pas révolutionnaire et troublera donc encore une fois de plus le Vatican «communiste » lors de la programmation de ses déplacements officiels mais est-il un vrai patriote ?

    Est-il surtout prêt à défendre dans la mondialisation en cours sur fond de traités trans-pacifique et trans-atlantique qui remodèlent complètement le monde libéral, les valeurs andines et les spécificités d’une nation authentique qui comprend qu’il faille rentrer dans le rang mais pas au point de se coucher comme le voisin chilien.

    La Republica, le journal de gauche péruvien  jubilera  : il n’y aura pas de remise en question de la transition démocratique lancée durant la dernière décennie et qui aurait toucher à sa fin avec la nouvelle Présidente car la gauche péruvienne a osé publier ce genre de commentaires sans avoir aucunement honte de ses atermoiements passés avec les gouvernements en particulier d’Alan Garcia.

    La gauche péruvienne a donc soutenu sans état d’âme l’homme des banques. La victoire probable  de Kuczynski ne sera pas  un gage de stabilité politique à venir en raison non seulement de son pacte contre-nature avec la gauche extrême et écologiste mais aussi du clivage ethnique qu’il représente et représentera toujours et quoiqu’il arrive durant son mandat pour le cholo (l’indien) péruvien.

    Les économistes et les investisseurs paraissent  rassurés. Pourtant la victoire sera très serrée et le pays se retrouvera comme coupé et divisé en deux, en réalité complètement clivé surtout géographiquement. Kuczynski restera toujours le candidat des classes aisées de Lima et des classes moyennes du Sud du pays (région d’Arequipa). Sa victoire sera celle de la ville contre la campagne, des jeunes contre les vieilles générations mais pas des plus pauvres et des déclassés qui ont en effet voté Keiko.  

    On peut se demander si ces plus pauvres profiteront vraiment de la distribution promise, par le futur et probable Président, des fruits de la croissance.

    Kuczynski poursuivra-t-il l’économie inclusive, des mesures comme celles des bourses attribuées aux élèves pauvres méritants, grand succès populaire de son prédécesseur Ollanta Humala ?

    En tout cas, la gauche dont il a été chercher les voix, saura là-dessus le rappeler très vite demain à ses promesses par la rue et le désordre des barrages anti-miniers.

    ILLUSTRATION : LA VICTOIRE PROBABLE DE PABLO KUCZYNSKI . PEUT-IL VENDRE LA PEAU DE L’OURS AVANT DE L’AVOIR TUÉ ?

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    Des enfants esclaves assemblent des uniformes pour Daesh 12 heures par jour... en Turquie.

    Publié par wikistrike.com sur 9 Juin 2016, 01:48am

     

    Des enfants esclaves assemblent des uniformes pour Daesh 12 heures par jour... en Turquie.

    Le propriétaire d'un atelier de confection situé dans la ville turque d'Antakya a confié dans une interview à MailOnline qu'il employait des jeunes réfugiés syriens pour coudre les uniformes qui sont ensuite vendus aux combattants de Daesh en Syrie. 

    Agés de 9 à 13 ans, de jeunes syriens, des garçons pour la plupart, touchent un salaire de 40 livres turques (12 euros) par jour pour leur labeur qui consiste à mesurer, couper et coudre du tissu motif camouflage et aider leurs collègues plus âgés à assembler les uniformes qui passent ensuite la frontière sous le manteau vers les groupes armés. 

    « La seule raison pour laquelle ces enfants travaillent avec moi, c'est l'argent, s'il n'y avait pas de guerre en Syrie, ces enfants seraient à l'école et l'école serait une bien meilleure chose pour eux », a expliqué le propriétaire de l'atelier Abou Zakour depuis son bureau dans la ville turque d'Antakya, voisine de la frontière syrienne, ajoutant que ce sont leurs parents dans le besoin qui les envoient travailler. 

    L'entrepreneur est né à Alep, qu'il a fui dès les premiers bombardements. Il s'est ensuite retrouvé sous le joug brutal de Daesh à Raqqa, d'où il est parti il y a six mois. Il s'est finalement installé à Antakya d'où il peut vendre ses vêtements. 

    Abou Zakour prétend ne pas avoir de problème avec la vente d'uniformes à Daesh. « Peu importe qui sont mes clients », a-t-il indiqué. Il fournit aussi des vêtements aux groupes radicaux Ahrar al-Sham, au Front al-Nosra, affilié à Daesh, et aux rebelles de l'Armée syrienne libre.

    Il a souligné que ses employés sont très méticuleux, et font très attention aux différents styles de vêtements commandés par les différentes factions. 

    « Bien sûr que nous gagnons plus d'argent avec les vêtements militaires que civils. Il y a une grande différence entre les vêtements militaires et civils, mais que pouvons-nous y faire ?

    Quand il y a du travail, il y a du travail », a concédé le propriétaire, fataliste. 

    Abou Zakour confectionnait des uniformes militaires bien avant que le conflit n'éclate en Syrie.

    Mais avec tellement de groupes souhaitant des couleurs et des styles spécifiques pour leur tenue de combat, cela est rapidement devenu son activité principale. 

    Cependant, un problème logistique a récemment surgi, à la fermeture des deux principaux postes frontaliers. «La fermeture de la frontière a rendu notre travail très compliqué.

    Avant, nous avions beaucoup de clients de partout, des gens d'Idleb, d'Alep. Maintenant il n'y a plus de travail depuis deux mois», a-t-il indiqué. 

    Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), la Turquie compte presque 3 millions de réfugiés syriens.

    Dans le même temps, 80% des enfants syriens habitant sur le sol turc n'ont pas la possibilité de suivre un enseignement. 

    Plusieurs enfants ne peuvent pas aller dans les écoles publiques à cause de la barrière de la langue et d'autres font face aux intimidations, qui les découragent de suivre les cours.

    Mais le problème principal pour des milliers d'enfants syriens c'est la pauvreté, les réfugiés de tous âges sont interdits de travailler légalement en Turquie. 

     

    Source   http://www.wikistrike.com/2016/06/


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    12 juin 2016

    Pour les petits hommes en noir de Daech, Assad est le diable incarné... jusque dans le lac qui porte son nom ! Il est vrai que ce plan d'eau artificiel vieux de quatre décennies est en train de sérieusement compliquer la stratégie du calife voire la survie de l'Etat Islamique.

    Tout commence avec la double offensive YPG kurdes-armée loyaliste dont nous avons parlé il y a quelques jours. La situation devient sérieuse pour l'EI. Les Kurdes poussent toujours plus à l'ouest de l'Euphrate et sont en passe d'encercler totalement Manbij, importante tête de pont daéchique vers la frontière turque. De leur côté, les forces du régime continuent leur avancée vers Raqqah et ne se trouvent plus qu'à 30 km de l'aéroport stratégique de Taqbah.

    Ce double mouvement en tenaille menace de couper tout simplement le territoire de l'EI en deux et d'isoler la partie que tient Daech le long de la frontière turque.

    Ce satané lac Assad !

    Résultat, alors qu'ils étaient en pleine bourre au nord d'Alep il y a quelques semaines encore, les petits hommes en noir sont en train de dégarnir et même d'abandonner plusieurs de leurs positions afin de renforcer leur présence plus au sud et ne surtout pas perdre Manbij et Taqbah.

    Si les deux villes tombent, la seule voie de communication avec le nord et la frontière turque se résumera... au lac Assad. Inutile de dire que les Sukhois russes s'en donneront à coeur joie pour couler les embarcations brinquebalantes. A Raqqah, on doit maudire le nom d'Assad pour mille générations.

    Notons que ce repositionnement de Daech profite à plein aux terroristes "modérés" qaédistes si chers à l'Occident et à Erdogan, au bord de l’asphyxie il y a peu et qui reprennent maintenant du terrain au nord d'Alep. Ironie de l'histoire, ce retour à la vie est permis par l'offensive de leurs pires ennemis : Assad, les Kurdes et les Russes ! L'Orient est décidément bien compliqué...

    Et ici, les choses deviennent très intéressantes. L'EI est condamné depuis le début ; il n'a jamais été que le paravent, l'instrument des manigances et contre-manigances des grands en Syrie. C'est autour des terroristes "modérés" et des Kurdes que tout se joue.

    L'offensive kurde sous patronage US a-t-elle été décidée par les Américains afin de sauver Al Qaeda et Ahrar al-Cham au nord d'Alep ? Même si les Kurdes ont leur propre agenda et occupent des villages dans cette zone au détriment des djihadistes "modérés" qui restent leurs ennemis, on peut sans doute répondre à la question par l'affirmative. Washington a à plusieurs reprises demandé aux Russes de ne pas bombarder Al Qaeda autour d'Alep afin de soit-disant dissocier les "rebelles modérés" des djihadistes. Mais le seul résultat aura été de gagner du temps et de renforcer ces mêmes djihadistes, comme cela avait été le cas avec le cessez-le-feu de février.

    Il se peut toutefois que ce soit encore plus complexe, le double jeu américain pouvant en réalité bien être un triple jeu. Sous couvert d'aider les djihadistes d'Erdogan via l'offensive kurde (ô ironie), les Etats-Unis préparent peut-être le terrain à l'unification du Kurdistan syrien ; une entente russo-américaine sur le dos du sultan en quelque sorte. Les atermoiements de Washington étant à peu près impossibles à décrypter, seul l'avenir nous le dira...

    Qu'il soit double ou triple, le jeu US fait perdre patience aux Russes qui reviennent lentement mais sûrement au niveau de leur intervention automnale. Le rythme des bombardements s'intensifie depuis une semaine dans la région d'Alep et il est même question d'un possible déploiement detroupes.au sol (où l'on pourrait reparler de ce que nous évoquions il y a quelques mois, à savoir une éventuelle intervention tchétchène).

    Notons également que si les ministres de la Défense iranien, russe et syrien se sont rencontrés aujourd'hui à Téhéran, ce n'est pas pour parler de la pluie et du beau temps. Cette fois, il n'y aura pas de deuxième chance pour les "rebelles" qui n'auront pas déposé les armes...

    source

     


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