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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    LUNDI 16 NOVEMBRE 2015

    Former militairement les réfugiés syriens pour aller combattre l'Etat islamique

     
    C'est la proposition du futur ministre des affaires étrangères polonais :
    "Les centaines de milliers d'immigrés syriens arrivés en Europe pourraient former une armée pour aller combattre pour la liberté de leur pays, a estimé dimanche soir Witold Waszczykowski, le futur ministre polonais des Affaires étrangères du gouvernement conservateur en cours de formation.
     
    "Des centaines de milliers de Syriens sont arrivés dernièrement en Europe. On pourrait en faire une armée", a-t-il déclaré à la télévision publique TVP Info.

    "Des dizaines de milliers de jeunes hommes sautent de leurs bateaux gonflables, avec leur iPad à la main, et au lieu de demander d'abord à boire ou à manger, ils demandent où ils peuvent charger leur téléphone portable.
     
    Ils pourraient aller combattre pour libérer leur pays, avec notre aide", a ajouté le futur chef de la diplomatie au sein du gouvernement conservateur qui sera officiellement nommé lundi.
     
     
    M. Waszczykowski souhaite éviter la situation où "nous envoyons nos soldats se battre en Syrie pendant que des centaines de milliers de Syriens boivent leur café à (l'avenue berlinoise) Unter den Linden" où dans d'autres villes d'Europe."
     
     
    En janvier 2013, Bruno Gollnisch avait proposé de "constituer des bataillons de jeunes Maliens vivant en France pour prendre part au conflit"...
     
     
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

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    vendredi 13 novembre 2015

    SITREP du 12 au 18 novembre 2015

     
    Dernière mise à jour : 15 novembre 2015
     
    La haine et la rage d'une Ukraine à l'agonie...
     
    Olexandre Turtchinov, le premier président fantoche de Kiev installé au pouvoir par les putschistes du Maïdan., aujourd'hui Président de l'Assemblée ukrainienne, mais qui continue à superviser l'"opération spéciale" qu'il avait déclenché le 13 avril 2014 au lendemain de la visite du Directeur de la CIA John Brennan
    Durant la semaine écoulée, les soudards de Kiev ont violé plus de 100 fois le cessez le feu décrété à Minsk, en bombardant les positions républicaines mais aussi les quartiers résidentiels de Donetsk et Lugansk, mais aussi par une reprise des combats au sol initiés par des assauts blindés ukrainiens.
     
    En lançant ainsi à nouveau son armée contre les remparts des Républiques populaires du Donbass, Kiev semble avoir jeté à bas le masque hypocrite enfilé pendant les accords de Minsk, car actuellement le front est réactivé sur son ensemble... à l'exception de la ligne située entre les villes de Marinka et Mariupol exclues...
     
    L'Etat major ukrainien se désintéresserait-il de ce secteur ou cherche t-il à le faire croire ?
     
    Pourtant, sur ce flanc Ouest de la DNR, si les combats n'ont pas encore repris comme dans le secteur Nord, beaucoup d'indices laissent à penser au contraire que Kiev regarde sérieusement du côté du couloir allant de Volnokhava à la frontière russe, tentation pour une action militaire qui pourrait (en cas de succès même temporaire) redorer le blason d'un gouvernement pitoyable, auprès de sa population et de ses parrains étasuniens. 
     
    (pour le développement de cette hypothèse, voir l'article suivant : Situation militaire, évaluation et hypothèse)
     
    En attendant, les bombardements sont redevenus le quotidien des lignes de contact assiégeant Donetsk et Lugansk, dont les unité de défense doivent également repousser régulièrement des reconnaissance offensives et des assauts blindés
     
    Dimanche se déroulera le deuxième tour des lamentables élections régionales ukrainiennes qui ont déjà infligés lors du premier scrutin un camouflet au régime fantoche de Kiev, qui s'est montré en plus incapable d'organiser un scrutin sans fraudes importantes quand il n'a pas tout simplement annulé le vote comme à Mariupol ou Krasnoarmeisk par exemple...
    Un scrutin sous tension donc, qui risque fort de jeter de l'huile sur un feu déjà rallumé sur le front du Donbass...
     
    (pour l'analyse du premier tour des élections régionales, voir l'article suivant : Un camouflet pour Kiev et ses parrains)
     
     
    MISES A JOUR :
     
    12 novembre 2015

    Colonne ukrainienne de Lance-Roquettes Multiples "Grad" de 122 mm en route vers le front du Donbass
    Parallèlement à une reprise importante des bombardements les ukrainiens, continuant leurs violations flagrantes des accords de Minsk, continuent de déployer de nouvelles unités sur la ligne de contact, et d'acheminer des autres régions de l'Ukraine de nouveaux renforts en direction du Donbass. Ces opérations réalisées en plein jour montre à la fois l'arrogance criminelle du régime de Porochenko qui se moque des engagements internationaux, pourtant signé par lui, mais surtout son impunité vis à vis des puissances occidentales qui ne disent mot et même continuent de soutenir financièrement et militairement cette junte fasciste voulant nous précipiter vers un conflit mondial...

    " Tous les «croisés» qui sont venus sur notre terre ont été enterrés ici ! " 
     
    Rapport de situation du Ministère de la Défense 
     
    "Durant la journée écoulée, la situation sur la ligne de contact est restée tendue. Nous avons enregistré 13 bombardements du territoire de la République avec des mortiers, des véhicules d'infanterie et des armées légères", a annoncé jeudi le commandant en second de l'armée de Donetsk, Edouard Bassourine. L'Ukraine amasse toujours plus de chars d'assaut sur la ligne de contact, ce qui est contraire aux accords de Minsk, et Bassourine rappelle que "tous les «croisés» qui sont venus sur notre terre sont enterrés ici".
     
    "Les principaux foyers de tension ont été les localités de Vesyoloye, Spartak et la zone de l'aéroport de Donetsk. Pendant la journée, plus de 20 obus ont été lancés sur le territoire de la République.
     
    Chaque jour, nous continuons d'enregistrer des violations des accords de Minsk sur le retrait des armes lourdes par la partie ukrainienne. Hier, la zone résidentielle de Troudovskiye de la ville de Donetsk et la localité de Vesyoloye ont été bombardées, et touchées, par plus de 10 obus tirés avec des mortiers de 82 et 120 mm, malgré toutes les annonces faites par les autorités ukrainiennes concernant leur retrait.
     
    Avec une persévérance enviable, les autorités politiques et militaires ukrainiennes amènent les armes prohibées sur la ligne de contact, essayant ainsi de provoquer les Forces armées de la RPD à répondre. Cela est prouvé par nos services de renseignement: dans la localité de Dzerzhinsk, située à 5 km de la ligne de contact se trouvent deux canons automoteurs 2C3 «Akatsiya», et dans la localité de Granitnoye, située à 500 m de la ligne de contact, se trouvent deux canons automoteurs 2C9 «Nona» et deux MT-12 «Rapira».
     
    Je voudrais aussi attirer votre attention sur le fait suivant. Dans la localité d'Olghinka, située à 12 km de la ligne de contact, il a été enregistré l'arrivée de 15 chars d'assaut portant des croix sur leur blindage. Ceci est une preuve directe que les autorités ukrainiennes n'ont honte de rien si, oubliant les leçons de l'histoire, elles utilisent de tels insignes.
     
    Je souhaiterais vous rappeler que tous les «croisés» qui sont venus sur notre terre ont été enterrés ici. Les autorités ukrainiennes démontrent à toute la communauté internationale leur incapacité à contrôler une partie significative des groupes armées dans la zone de la soit-disant opération anti-terroriste, ainsi que leur cynisme et leur mépris pour les valeurs humaines universellement reconnues.
     
    Nous appelons de nouveau la mission de surveillance de l'OSCE à faire tous les efforts possibles pour stopper ce manque de respect de la loi par les punisseurs ukrainiens, et empêcher une escalade du conflit armé dans le Donbass. La République populaire de Donetsk continue d'appliquer les accords de Minsk et soutient les efforts des diplomates et des observateurs qui essayent de ramener la paix dans le Donbass", a annoncé Bassourine.

    Commandant en second Edouard Bassourine, 
    traduction officielle depuis l'anglais par Úlfdís Haraldsdóttir pour l'Agence DONi News

    Sources de l'article :

     - Site Doni Press, le lien : ICI

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    Daesh est-il financé par 40 pays comme l’a déclaré Poutine?

    Etats-Unis
     
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    g20 - antaliya

    C’est la grande déclaration de Vladimir Poutine ces dernières heures, Daech serait financé par 40 pays dont y compris par des membres du G20.

    Nous savions que plusieurs pays aidaient, armaient et finançaient ce groupe terroriste à des fins géopolitiques, pour renverser le méchant Assad qui ose protéger son pays, par ce qu’il y a du pétrole à récupérer, mais aussi un peu pour créer un « Grand Israël » comme le souhaitent certains. Les noms de certains de ces pays étaient proposés dans cet article, les plus importants, mais il semblerait qu’il y ait beaucoup plus de pays finançant l’état islamique que ce que nous pension, 40 au total.

    Comment lutter alors contre ces fous dangereux si de l’autre côté, ils sont financés par les pays qui sont censés les combattre ?

    Au sommet du G20, qui s’est tenu du 14 au 16 novembre en Turquie, le
    président russe a souligné que la Russie avait présenté des exemples de financement des terroristes par des personnes physiques venant de 40 pays, y compris des pays-membres du G20.

    Lors du sommet «j’ai donné des exemples basées sur nos données du financement de Daesh par des individus privés. Cet argent vient de 40 pays, parmi lesquels participent des pays-membres du G20», a précisé Vladimir Poutine.

    Vladimir Poutine a aussi évoqué la nécessité urgente d’empêcher la vente illégale de pétrole.

    «J’ai montré à nos partenaires de nombreuses photos prises depuis l’espace et depuis les aéronefs sur lesquelles on voit clairement le volume que représente la vente illégale pétrolière effectuée par Daesh».

    Le président russe a aussi précisé que ce n’était pas le moment de rechercher quel pays était le plus efficace dans la lutte contre Daesh. «Il vaut mieux unir les efforts internationaux pour combattre ce groupe terroriste», a déclaré Vladimir Poutine.

    «Nous avons besoin du soutien des Etats-Unis, des pays européens, de l’Arabie saoudite, de la Turquie et de l’Iran», a-t-il poursuivi.

    A propos des relations avec les Etats-Unis, le président Poutine a mis en évidence que la position de Washington avait changé après les attentats de Paris.

    «Nous avons besoin d’organiser un travail qui se concertera sur la prévention des attaques des terroristes à l’échelle globale. Nous avons proposé d’unir nos efforts avec les Etats-Unis dans la lutte contre Daesh. Malheureusement, nos partenaires américains ont refusé. Ils nous ont envoyé une note écrite qui dit : « Nous rejetons votre proposition ». Mais la vie change toujours assez vite, en nous donnant des leçons. Et je crois que maintenant tout le monde commence à comprendre qu’on ne peut combattre effectivement Daesh qu’ensemble», a précisé le président russe.

    Compte tenu des différences d’approche dans la lutte contre l’EI, Vladimir Poutine a précisé qu’avant tout, il était important de définir quelles étaient les organisations qui peuvent être considérées comme terroristes et celles qui font légitimement partie de l’armée d’opposition syrienne. «Nos efforts doivent être concentrés sur la lutte contre des organisations terroristes», a insisté le président russe.

    Après que le gouvernement russe a entamé une campagne de bombardements militaires en Syrie depuis le 30 septembre, la Russie a été largement critiquée par les pays occidentaux mais Vladimir Poutine a répondu aujourd’hui.

    «Il est vraiment difficile de nous critiquer. Ils ont peur de nous donner des informations sur les territoires que nous ne devons pas frapper, craignant que cela devienne l’endroit exact de nos frappes futures et que nous allons les trahir. Il est évident que ce point de vue est basé sur leur propre conception de la décence humaine», a déclaré le président russe.

    Source: Russia Today

    Quels sont ces 40 pays qui financent plus ou moins directement Daesh? Pas vraiment moyen de le savoir, « Vladi » est resté discret, mais constatons qu’il n’y a pratiquement que la Russie qui multiplie les victoires sur le terrain, à croire que l’ensemble des autres pays sont d’une maladresse sans bornes…

    Une bonne chose à noter quand-même, c’est qu’en Septembre 2014, Obama a annoncé que la France rejoignait un ensemble de 40 pays pour aider les États-Unis à combattre l’état islamique, officiellement, nous en étions-là, et ils ont bien montré qui étaient les patrons, en Novembre 2015, non seulement Daech existait encore, mais il pouvait attaquer des cibles en Europe.

    Chapeau les gars, avec une efficacité pareille, la planète n’est vraiment pas sauvée, heureusement qu’il y a Poutine…

    Ces pays et forces armées censées sauver la planète, les voici:

    main-qimg-22483588f65a8dca8a262b59b23af244

    Source: Twitchy.com

     

    Nous pouvons quand-même avoir quelques indices sur les principaux pays à soutenir Daech, car il y a des chances que cela soit les mêmes qui montrent leur soutient au groupe terroriste via Twitter:

    chartoftheday_3326_Where_are_ISIS_supporters_tweeting_from_nSource du graphique: Statista.com

    Il y a un dernier pays qui n’apparaît pourtant pas, celui dont a parlé le général Wesley Clark, ancien suprême commandeur de l’Otan, puisqu’il a tenu des propos complètement fous, il a déclaré à CNN que l’Émirat islamique (dit « Daesh ») avait été « créé par nos amis et nos alliés pour vaincre le Hezbollah » comme nous pouvons l’entendre au travers d’une vidéo sur le site Voltaire.net.

    Là, nous ne pourrons le prouver, mais ce n’est pas non plus une hypothèse à écarter, à l’heure actuelle, tout est possible au niveau géopolitique…


    À lire également, les propos tenus par Noël Mamère, député écologiste, sur Daech:

    Daech n’est pas le fruit du hasard

    Tout est lié dans le monde de la barbarie productiviste. Daech n’est pas le fruit du hasard mais d’une bataille menée sur une longue durée pour le contrôle de l’économie carbonée.

    La colonisation et l’impérialisme ont donné un caractère mondial à la Révolution industrielle, dans le but de se partager les matières premières et, notamment, le pétrole puis le gaz.

    Ce fut l’objet des accords Sykes-Picot et du partage des frontières entre les mandataires Français et Anglais, en mars 1916.

    Avec la décolonisation, ces accords débouchèrent sur la formation d’Etats nations, comme la Syrie et l’Irak, avec des partis directement issus des idéologies totalitaires européennes, notamment du national-socialisme. Le Baas surgit dans ces deux Etats pour dominer sans partage des populations morcelées ethniquement.

    Pour protéger les pays sunnites de la révolution chiite iranienne, Saddam Hussein a été encouragé à la guerre contre l’Iran par les occidentaux et particulièrement les Etats-Unis. Il l’a perdu.

    Ruiné, il a voulu se refaire financièrement en occupant le Koweit. Les Américains l’ont lâché et ont libéré un des coffres-forts pétroliers de la région.

    Après dix ans d’un embargo qui a causé 100 000 morts, l’Etat bassiste a été démantelé par une coalition occidentale fondée sur le mensonge des armes de destruction massive.

    Résultat : les militaires et les hommes de ses services de renseignement, désœuvrés mais experts en terrorisme, ont fusionné leur savoir-faire avec le fanatisme des militants d’Al Qaida dans les prisons américaines d’Irak ; ils ont créé l’Etat Islamique, qui profite de la révolution arabe pour exporter sa machine de guerre en Syrie et mettre fin aux frontières Sykes-Picot.

    La guerre s’est internationalisée sans que les grandes puissances arment les forces démocratiques.

    Elle débouche aujourd’hui sur cette guerre des monstres où Bachar, soutenu à bout de bras par la Russie de Poutine, l’Iran et ses alliés, affrontent Daech dans un combat sans perspective politique autre qu’un accord des grandes puissances aux intérêts contradictoires.

    Cette guerre se double d’un conflit régional entre chiites et sunnites, alimenté notamment part la France qui arme à coup de Rafales ses alliés égyptiens, saoudiens et Qataris.

    Quelle triste ironie quand on sait que l’Arabie-Saoudite est le principal exportateur de l’idéologie wahhabite et salafiste dans le monde !

    Reporterre | 7 novembre, 2015

    Source: http://lesmoutonsenrages.fr/2015/11/17/daesh-est-il-finance-par-40-pays-comme-la-declare-poutine/


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    J’avais vu sortir sur le web hier le cas de France Inter, qui a modifié un de ses articles assez dérangeant :

    Aujourd’hui :

    La semaine passée encore (merci archive.org !) :

    Heum heum, fantasme assez réel, en effet.. Et merci pour “l’explication” – ils n’allaient pas laisser penser que Le Pen ou Estrosi avaient raison sur ce point là – alors que c’est du simple bon sens : comme s’il n’y avait pas un risque colossal que Daesh profite de l’émigration de dizaines de milliers de Syriens pour glisser quelques hommes à lui dans le lot…

    J’avais trouvé cette manipulation du texte très dérangeante, mais, bon, il y a d’autres urgences.

    EDIT : 18/11 On me signale qu’en effet France Inter a inséré à droite du texte :

    Je n’ai pas souvenir d’avoir vu ça dimanche. sois j’étais inattentif (comme ce soir), soit  ça a été rajouté après la polémique sur le web, je ne sais pas.

    C’est mieux, mais j’ai du mal à comprendre : qu’ils enlèvent le nom de la journaliste, je peux très bien comprendre, mais qu’ils modifient le texte, non. Cela engage France Inter. Et puis effet Streisand garanti…

    ===================================================

    Et voilà qu’aujourd’hui un lecteur me signale que Paris Match a fait de même pour l’interview choc du juge Trévidic du 30 septembre dernier :

    Aujourd’hui :

    Ça m’avait étonné, car j’ai repris cette interview sur le site, mais j’avais changé le titre tant il était insipide et correspondait peu au contenu explosif de l’interview. J’aurais dû me méfier de cette “frilosité” peu courante dans les médias – mais outre que je manque de temps vu l’urgence, j’avoue que je n’aurais pas pensé qu’un grand média ose faire ça, mea culpa (notez que c’est marqué en tout petit, la date de modification a en effet changé)… Et en effet, on voit que l’adresse de la page comporte l’ancien titre…

    La semaine passée encore en effet (merci archive.org !) :

    Tiens, c’est vrai qu’on pourrait se demander :

    • ce qu’on a fait pour être leur “ennemi numéro 1″ (genre les bombarder, bomber plein d’États musulmans, ne pas régler le conflit israelo-palestinien, etc) ;
    • pourquoi on n’écoute pas le “cri d’alarme” (qui a disparu) du plus grand juge anti-terroriste français ;
    • voire, soyons fou, s’il faut demander des comptes à nos dirigeants…

    C’est classique dans plein de domaines : quand on alerte avant le drame, on est un sale “pessimiste”. Quand le drame a eu lieu, il faut vous effacer, car vous êtes la preuve de l’incompétence des décideurs, qui ne vous ont pas écouté. On peut alors sortir le “personne n’avait pu prévoir que…”

    Bref, il n’y a pas mort d’homme, et le corps des billets n’a pas été modifié, mais ça commence comme ça… – et ça donne en tous cas des arguments aux “tous pourris” contre les journalistes (tu m’étonnes qu’il y a des complotistes délirants quand ils voient des trucs comme ça)…

    Il faudrait peut être qu’un rappel déontologique ait lieu : on ne modifie pas rétroactivement des archives dérangeantes !

    P.S. signalez-nous si vous tombez sur d’autres choses comme ceci…

    =========================================================

    Nous n’en sommes évidemment pas là, mais, relisons 1984 d’Orwell (1948) pour finir :

    “À partir de ce moment, la guerre, pour ainsi dire, n’avait jamais cessé, mais, à proprement parler, ce n’était pas toujours la même guerre. Pendant plusieurs mois de l’enfance de Winston, il y avait eu des combats de rue confus dans Londres même, et il se souvenait avec précision de quelques-uns d’entre eux.

    Mais retrouver l’histoire de toute la période, dire qui combattait contre qui à un moment donné était absolument impossible. Tous les rapports écrits ou oraux ne faisaient jamais allusion qu’à l’événement actuel. En ce moment, par exemple, en 1984 (Si c’était bien 1984) l’Océania était alliée à l’Estasia et en guerre avec l’Eurasia.

    Dans aucune émission publique ou privée il n’était admis que les trois puissances avaient été, à une autre époque, groupées différemment. Winston savait fort bien qu’il y avait seulement quatre ans, l’Océania était en guerre avec l’Estasia et alliée à l’Eurasia. Mais ce n’était qu’un renseignement furtif et frauduleux qu’il avait retenu par hasard parce qu’il ne maîtrisait pas suffisamment sa mémoire.

    Officiellement, le changement de partenaires n’avait jamais eu lieu. L’Océania était en guerre avec l’Eurasia. L’Océania avait, par conséquent, toujours été en guerre avec l’Eurasia. L’ennemi du moment représentait toujours le mal absolu et il s’ensuivait qu’aucune entente passée ou future avec lui n’était possible. [...]

    Le Parti disait que l’Océania n’avait jamais été l’alliée de l’Eurasia. Lui, Winston Smith, savait que l’Océania avait été l’alliée de l’Eurasia, il n’y avait de cela que quatre ans. Mais où existait cette connaissance ? Uniquement dans sa propre conscience qui, dans tous les cas, serait bientôt anéantie.

    Si tous les autres acceptaient le mensonge imposé par le Parti – si tous les rapports racontaient la même chose –, le mensonge passait dans l’histoire et devenait vérité. « Celui qui a le contrôle du passé, disait le slogan du Parti, a le contrôle du futur.

    Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. » Et cependant le passé, bien que par nature susceptible d’être modifié, n’avait jamais été retouché. La vérité actuelle, quelle qu’elle fût, était vraie d’un infini à un autre infini. C’était tout à fait simple.

    Ce qu’il fallait à chacun, c’était avoir en mémoire une interminable série de victoires. Cela s’appelait « Contrôle de la Réalité ». On disait en novlangue, double pensée. [...]

    Elle était, par certains côtés, beaucoup plus fine que Winston et beaucoup moins perméable à la propagande du Parti. Il arriva une fois à Winston de parler, à propos d’autre chose, de la guerre contre l’Eurasia. Elle le surprit en disant avec désinvolture qu’à son avis il n’y avait pas de guerre. Les bombes-fusées qui tombaient chaque jour sur Londres étaient probablement lancées par le gouvernement de l’Océania lui-même, « juste pour maintenir les gens dans la peur ». C’était une idée qui, littéralement, n’était jamais venue à Winston. Julia éveilla encore en lui une sorte d’envie lorsqu’elle lui dit que, pendant les Deux Minutes de la Haine, le plus difficile pour elle était de se retenir d’éclater de rire. Mais elle ne mettait en question les enseignements du Parti que lorsqu’ils touchaient, de quelque façon, à sa propre vie. Elle était souvent prête à accepter le mythe officiel, simplement parce que la différence entre la vérité et le mensonge ne lui semblait pas importante.

    Elle croyait, par exemple, l’ayant appris à l’école, que le Parti avait inventé les aéroplanes. Winston se souvenait qu’à l’époque où il était, lui, à l’école, vers 1958-59, c’était seulement l’hélicoptère que le Parti prétendait avoir inventé. Une douzaine d’années plus tard, pendant les années de classe de Julia, il prétendait déjà avoir inventé l’aéroplane. Dans une génération, il s’attribuerait l’invention des machines à vapeur. Et quand il lui dit que les aéroplanes existaient avant qu’il fût né et longtemps avant la Révolution, elle trouva le fait sans intérêt aucun. Après tout, quelle importance cela avait-il que ce fût celui-ci ou celui-là qui ait inventé les aéroplanes ?

    Ce fut plutôt un choc pour Winston de découvrir, à propos d’une remarque faite par hasard, qu’elle ne se souvenait pas que l’Océania, il y avait quatre ans, était en guerre contre l’Estasia et en paix avec l’Eurasia. Il est vrai qu’elle considérait toute la guerre comme une comédie. Mais elle n’avait apparemment même pas remarqué que le nom de l’ennemi avait changé.

    – Je croyais que nous avions toujours été en guerre contre l’Eurasia, dit-elle vaguement.

    Winston en fut un peu effrayé. L’invention des aéroplanes était de beaucoup antérieure à sa naissance, mais le nouvel aiguillage donné à la guerre datait de quatre ans seulement, bien après qu’elle eût grandi. Il discuta à ce sujet avec elle pendant peut-être un quart d’heure. À la fin, il réussit à l’obliger à creuser sa mémoire jusqu’à ce qu’elle se souvînt confusément qu’à une époque c’était l’Estasia et non l’Eurasia qui était l’ennemi. Mais la conclusion lui parut encore sans importance.

    – Qui s’en soucie ? dit-elle avec impatience. C’est toujours une sale guerre après une autre et on sait que, de toute façon, les nouvelles sont toujours fausses.

    Il lui parlait parfois du Commissariat aux Archives et des impudentes falsifications qui s’y perpétraient. De telles pratiques ne semblaient pas l’horrifier. Elle ne sentait pas l’abîme s’ouvrir sous ses pieds à la pensée que des mensonges devenaient des vérités. [...]

    – Te rends-tu compte que le passé a été aboli jusqu’à hier ? S’il survit quelque part, c’est dans quelques objets auxquels n’est attaché aucun mot, comme ce bloc de verre sur la table. Déjà, nous ne savons littéralement presque rien de la Révolution et des années qui la précédèrent. Tous les documents ont été détruits ou falsifiés, tous les livres récrits, tous les tableaux repeints. Toutes les statues, les rues, les édifices, ont changé de nom, toutes les dates ont été modifiées. Et le processus continue tous les jours, à chaque minute. L’histoire s’est arrêtée. Rien n’existe qu’un présent éternel dans lequel le Parti a toujours raison. Je sais naturellement que le passé est falsifié, mais il me serait impossible de le prouver, alors même que j’ai personnellement procédé à la falsification.

    La chose faite, aucune preuve ne subsiste. La seule preuve est à l’intérieur de mon cerveau et je n’ai aucune certitude qu’un autre être humain quelconque partage mes souvenirs. [...]

    Je ne pense pas que nous puissions changer quoi que ce soit pendant notre existence. Mais on peut imaginer que de petits nœuds de résistance puissent jaillir çà et là, de petits groupes de gens qui se ligueraient et dont le nombre augmenterait peu à peu. Ils pourraient même laisser après eux quelques documents pour que la génération suivante reprenne leur action au point où ils l’auraient laissée. [...]

    Au sixième jour de la Semaine de la Haine, après les processions, les discours, les cris, les chants, les bannières, les affiches, les films, les effigies de cire, le roulement des tambours, le glapissement des trompettes, le bruit de pas des défilés en marche, le grincement des chenilles de tanks, le mugissement des groupes d’aéroplanes, le grondement des canons, après six jours de tout cela, alors que le grand orgasme palpitait vers son point culminant, que la haine générale contre l’Eurasia s’était échauffée et en était arrivée à un délire tel que si la foule avait pu mettre la main sur les deux mille criminels eurasiens qu’on devait pendre en public le dernier jour de la semaine, elle les aurait certainement mis en pièces ; juste à ce moment, on annonça qu’après tout l’Océania n’était pas en guerre contre l’Eurasia.

    L’Océania était en guerre contre l’Estasia. L’Eurasia était un allié.

    Il n’y eut naturellement aucune déclaration d’un changement quelconque. On apprit simplement, partout à la fois, avec une extrême soudaineté, que l’ennemi c’était l’Estasia et non l’Eurasia. [...]

    L’Océania était en guerre contre l’Estasia. L’Océania avait donc toujours été en guerre contre l’Estasia. Une grande partie de la littérature politique de cinq années était maintenant complètement surannée. Exposés et récits de toutes sortes, journaux, livres, pamphlets, films, disques, photographies, tout devait être rectifié, à une vitesse éclair. Bien qu’aucune directive n’eût jamais été formulée, on savait que les chefs du Commissariat entendaient qu’avant une semaine ne demeure nulle part aucune mention de la guerre contre l’Eurasia et de l’alliance avec l’Estasia.

    Le travail était écrasant, d’autant plus que les procédés qu’il impliquait ne pouvaient être appelés de leurs vrais noms. Au Commissariat aux Archives, tout le monde travaillait dix-huit heures sur vingt-quatre, avec deux intervalles de trois heures de sommeil hâtif. Des matelas furent montés des caves et étalés dans tous les couloirs.

    Les repas consistaient en sandwiches, et du café de la Victoire était apporté sur des chariots roulants par des gens de la cantine.

    Chaque fois que Winston s’arrêtait pour un de ses tours de sommeil, il tâchait de ne pas laisser de travail à faire sur son bureau. Mais lorsqu’il se traînait, les yeux collants et malades, vers sa cabine, c’était pour trouver une autre pluie de cylindres de papier qui recouvraient le bureau comme un monceau de neige et commençaient à s’abattre sur le parquet.

    Si bien que le premier travail était toujours de les entasser en une pile assez régulière pour avoir la place de travailler. Le pire était que le travail n’était pas du tout purement mécanique. Souvent, il suffisait simplement de substituer un nom à un autre, mais tout rapport détaillé d’événements demandait de l’attention et de l’imagination. Les connaissances géographiques mêmes, nécessaires pour transférer la guerre d’une partie du monde dans une autre, étaient considérables.

    Au troisième jour, il avait des maux d’yeux insupportables et il lui fallait essuyer ses verres à chaque instant. C’était comme de lutter contre une tâche physique écrasante, quelque chose qu’on aurait le droit de refuser, mais que l’on était néanmoins nerveusement anxieux d’accomplir.

    Autant qu’il pût s’en souvenir, Winston n’était pas troublé par le fait que tous les mots qu’il murmurait au phonoscript, tous les traits de son crayon à encre étaient des mensonges délibérés. Il était aussi désireux que n’importe qui dans le Département, que la falsification fût parfaite.

    Le sixième jour au matin, l’écoulement des cylindres ralentit. Pendant près d’une demi-heure, rien ne sortit du tube, puis il y eut un autre cylindre, puis plus rien. Partout, au même moment, le travail ralentit.

    Un profond et secret soupir fut exhalé dans tout le Commissariat.

    Une œuvre importante, dont on ne pourrait jamais parler, venait d’être achevée.

     

    Il était maintenant impossible à aucun être humain de prouver par des documents qu’il y avait jamais eu une guerre contre l’Eurasia.”

     

     

     

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    18 novembre 2015

    Carte radicalisation

    SOURCE  Avec un nombre d'individus signalés radicalisés digne des département franciliens, le Rhône talonne la Seine-Saint-Denis, et ses 160 cas recensés.

    UCLAT
    Carte radicalisation

    Quelque 156 cas de radicalisation religieuse recensés. Une goutte d'eau sur les 1,7 millions d'habitants que compte le Rhône, mais qui place le département parmi les plus "radicalisés" de France.

    Un chiffre potentiellement encore plus élevé puisque le rapport publié le 2 juin 2015 par la commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, présidée par le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, ne recense que les individus ayant fait l'objet d'un signalement.

     

     Les auteurs rapport invitaient donc à la prudence dans la prise en compte de ces données. 

    156 cas de radicalisation

    Le Rhône se situe à la seconde place des départements comptant le plus d'individu radicalisés.

     

    Les départements franciliens, Seine-Saint-Denis (160 cas) et Seine-et-Marne (156 cas) en tête, trustent les premières places de ce classement. 

    Signalements radicalisation
    UCLAT
    Signalements radicalisation

    En région Rhône-Alpes, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie se situent dans la moyenne haute des départements français ; ceux de l'Ardèche et de la Drôme, dans la moyenne basse.

     

    Dans le détail, notons que le département des Alpes-Maritimes (151 cas), du Nord (114 cas) et, dans une moindre mesure, ceux des Bouches-du-Rhône (94 cas) et de la Haute-Garonne (93 cas) présentent également un nombre important d'individus radicalisés.

    Trois fois plus de départs vers l'Irak et la Syrie qu'en 2014

    Au niveau national, le phénomène se traduit par une hausse importante des départs de ces individus radicalisés vers les pays où Daech est présent.

     

     

    Là encore, les données récupérées dépendent des signalements et peuvent ainsi présenter une vision biaisée de la réalité.

    Elles doivent donc être considérées avec précaution.  

    Évolution départs Syrie
    Ministère de l'Intérieur
    Évolution départs Syrie

    Au fil des 550 pages de rapport, certains chiffres interpellent. C'est le cas de ceux illustrant la féminisation des individus radicalisés. 35% des radicalisations signalées concernent des femmes. Un taux qui monte à 56% chez les mineurs. Enfin 41 % des signalements concernent des personnes converties à l'islam.

     

    SOURCE      http://www.citoyens-et-francais.fr/


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    LES EFFETS DES ATTENTATS SUR LA POLITIQUE SELON LE HEZBOLLAH

    (par l’Imprécateur)

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    Al-Manar est une chaine de radio-télévision qui émet au Liban depuis 1991. Son actionnaire principal est le Hezbollah, organisation considérée comme terroriste par les Etats-Unis.

    Elle est d’obédience chiite et combat pour Bachar El-Assad en Syrie. Pour faire simple, disons qu’elle est pour les chiites le pendant d’Al-Jazeera pour les sunnites. Elle émet en arabe, anglais et français.

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    Son avis sur les sujets d’actualité est souvent pertinent, car il est fondé sur une réelle analyse, ce qui rend Al-Manar bien plus intéressante que nos médias qui se contentent trop souvent de recopier les dépêches de l’AFP.

    Elle envisage dans son dernier éditorial les conséquences politiques, en France, des attentats du 13 novembre, en s’appuyant sur une analyse d’une société privée américaine, Strategic Forecasting (Stratfor), qui œuvre dans le domaine du renseignement.

    Une précision sur le terme « takfir » utilisé à plusieurs reprises dans l’article d’Al-Manar : littéralement, le takfir est celui qu’une fatwa a déchu de l’oumma, la communauté des croyants, parce qu’il a péché.

     

    Dans le langage courant c’est le « mécréant » par opposition au « kafir », le croyant. Mais pour les chiites, les takfiristes ce sont aussi les sunnites, puisqu’ils ne pratiquent pas l’islam vrai. Dans le cas présent, Al-Manar appelle « takfiristes » les djihadistes de l’E.I.
    Ça n’est jamais simple, l’islam, c’est pourquoi Laurent Fabius n’y comprend rien !

    « Les attaques terroristes en France sont des évènements terrifiants mais pas tout à fait inattendus. Plusieurs citoyens français et européens sont partis en Syrie pour joindre les rangs des terroristes, notent les spécialistes de Stratfor.

    En même temps,« l’afflux des migrants de pays tels que la Syrie augmente les risques de pénétration en Europe de membres des groupements takfiristes », précise Stratfor.

    Il est évident que les attentats à Paris auront des conséquences politiques.« Du point de vue politique, les attentats de Paris rappellent le problème de la contradiction ethnique à l’intérieur du pays, qui existait depuis longtemps », note la société.

    Ces derniers mois, c’était l’Allemagne qui accueillait un grand nombre de migrants venus de l’est et du sud. Peu d’entre eux poursuivaient leur chemin jusqu’en France. Les représentants français assistaient aux discussions consacrées à la résolution de la crise migratoire, cependant Paris n’y prenait pas une part vraiment active.(Tiens, tiens, Fabius dormait encore pendant les réunions ?)

    Après le 13 novembre, on pourrait s’attendre à un renforcement des positions politiques de ceux qui appelaient déjà à faire cesser l’afflux migratoire et fermer les frontières de certains pays d’Europe centrale et orientale, y compris l’Allemagne et la Suède.

    Stratfor prévoit la hausse de la popularité de Marine Le Pen et de son Front national, dont la position est la réduction de l’immigration légale.

     

    Le chef des Républicains et ex-président français Nicolas Sarkozy est connu pour sa position tranchée quant aux problèmes de sécurité, note Stratfor, en rappelant le discours qu’il a prononcé à ce sujet la semaine dernière.

    C’est donc lui qui pourrait recevoir l’appui des électeurs après les attentats parisiens, suppute la société.

    Autre avis d’expert, Alain Chouet, ancien responsable des renseignements extérieurs qui affirme que  « les services de police et de renseignement français s’attendaient à ce qu’un jour une attaque terroriste d’une ampleur inégalée, comme celle de vendredi soir, ensanglante Paris ».

    « Il n’y a rien à faire », confie cet expert  « Vous ne pourrez jamais empêcher huit gars déterminés, formés à l’étranger et renvoyés ici ou déjà sur place et motivés depuis la Syrie, de passer à l’action. »

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    « Les tireurs de vendredi soir sont sûrement des gens qui se connaissaient déjà, qui ont été formés à ne pas attirer l’attention, à rester sous le radar, à avancer isolément et frapper ensemble »,ajoute-t-il.« Et vous pourrez ouvrir un Guantanamo français sur le Larzac (zone rurale du sud Massif central, ndlr) et y enfermer des milliers de gars rentrant de Syrie si vous voulez, vous n’empêcherez jamais huit mecs de prendre des armes. »

     

    Les kamikazes étaient tous équipés de ceintures ou gilets explosifs, qu’ils ont actionnés pourcommettre leur attentat ou au moment d’être tués par la police: une première en France, et le signe qu’un réseau takfiriste présent dans l’Hexagone dispose d’un artificier capable de les fabriquer, ce qui n’est pas à la portée du premier bricoleur venu branché sur internet.

    « Ça, c’est nouveau », poursuit Alain Chouet,« et ça constituera certainement l’un des axes de l’enquête. Le spécialiste en explosif est trop précieux, il ne participe jamais aux attaques. Donc il est là, quelque part… »

    L’implication de Paris dans la guerre contre l’EI en Irak et en Syrie mobilise, et va continuer à mobiliser, des milliers de volontaires internationaux qui rejoignent les rangs du groupe takfiriste et un nombre encore plus important d’internautes acquis à sa cause qui dès vendredi soir se félicitaient des attentats, glorifiaient leurs auteurs et menaçaient d’autres attaques.

    « Il faut évidemment mobiliser tous nos moyens, mais il faut le savoir: il y en aura d’autres », affirme  une source policière, qui demande à rester anonyme.

    « C’est tellement facile pour un jeune de trouver une arme, prendre une voiture et passer à l’action. Regardez Israël: c’est un tout petit pays, avec des moyens sécuritaires énormes, un service militaire de trois ans, et ils sont frappés sans cesse… »

    Même si les moyens des enquêteurs et des services antiterroristes ont été renforcés cette année, les recrutements, les formations d’agents, la mise en place de nombreuses dispositions de la loi sur le renseignement sont en cours et ne sont pas encore opérationnels.

    « Au fil des ans, et grâce à des milliers de pages d’instructions et des tutoriels trouvés sur internet, les djihadistes ont également appris à utiliser les moyens techniques permettant de rester anonymes.

    Comme la messagerie en ligne Whatsapp, par exemple, ou les smartphones de dernière génération, dont les systèmes de cryptage sont pour l’instant impossibles à casser par les enquêteurs. »

    L’Imprécateur

     

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    Contre Amiral (2s) Claude Gaucherand : « Al-Qaïda, Daech, ce sont ses enfants nourris aux pétrodollars du Qatar et de l’Arabie Saoudite et armés par eux par délégation de Washington. »

    Le Contre Amiral (2s) Claude Gaucherand a publié sur internet une tribune libre dont nous vous donnons les extraits majeurs :

    Contre-Amiral-Claude-Gaucherand


    (…) Oui, aujourd’hui c’est sûr, l’islamisme est l’ennemi. Mais la question se pose de savoir si c’est l’unique ennemi.

    1991, première guerre d’Irak c’est-à-dire contre l’Irak, pays en voie de grand développement, arabe, mais laïque.

     

    Une formidable coalition conduite par Washington avec tout l’Occident, comme on dit, et les grandes démocraties d’Arabie saoudite et autres principautés richissimes et sunnites du golfe arabo-persique.

    La France du socialiste et humaniste Mitterrand ne manque pas à l’appel.

    L’Irak ramené à l’âge de pierre, proclame le protestant et grand démocrate James Baker en juin de la même année. L’âge de pierre pour le pays héritier d’une des plus anciennes civilisations.

    500 000 enfants irakiens morts ? Le prix à payer selon Madeleine Albright en 1995.

    2002 : L’OTAN, sous la conduite des États-Unis, fonce sur l’Afghanistan pour une guerre de dix ans et plus. La France de Chirac ne s’y presse pas . Enfin pas tout de suite mais un peu plus tard oui, en particulier avec Sarkozy. Les Soviétiques s’y étaient cassé le nez. Ce ne sera guère mieux avec l’OTAN.

    2003 : la deuxième guerre d’Irak avec les « démocraties » rassemblées sous la bannière étoilée pour mettre enfin l’Irak à l’heure du paradis occidental et démocratique. Triomphe que l’on connaît bien.

    La France de Chirac et de Villepin refuse de s’y rendre. Le monde, celui des pays du tiers et des non-alignés, dit son admiration, Le mensonge des armes de destruction massive propagé par Washington et Londres est dénoncé. Avec un groupe décidé à en faire la démonstration, nous nous rendons en Irak.

    À mon retour, madame Alliot-Marie, ministre de la Défense, me fait envoyer par son directeur du cabinet militaire une lettre comminatoire pour me rappeler au devoir de réserve !

    Peut-être avait-elle des vues différentes de celles du Président sur ce sujet ?

    2010, Sarkozy président, Londres et Paris s’unissent pour semer le chaos en Libye et faire assassiner dans des conditions pornographiques le président Kadhafi. Belle opération militaire sous-traitée par Washington à ses deux vassaux auxquels il apporte le soutien logistique de pourvoyeur d’armes et de munitions. Nous en connaissons tous les conséquences.

    Mais cela ne suffit pas. Un autre chaos est en train de mijoter.

    2012. Après Sarkozy va-t-en guerre, voilà Hollande et son ministre des Affaires étrangères, Fabius, dont l’obsession est la destitution d’un chef d’État légitime et la guerre à un État membre de l’ONU.

    La Syrie est à son tour dans le chaos, attaquée par Al-Qaïda, l’État islamique et quelques autres entités baptisées opposition forcément démocratique : guerre médiatique mensongère, diabolisation à outrance, rien n’y fait, l’armée syrienne se bat et résiste, bientôt aidée par l’Iran et le Hezbollah chiites, et la Russie. Washington fait un repli au moins en apparence et la France de Hollande et Fabius se ridiculise.

    C’est le tableau d’un chaos parfaitement organisé que nous avons là pour le Proche- et le Moyen-Orient. Conforme à la stratégie d’une Amérique forte d’un dollar qu’elle contrôle et d’une défense à nulle autre comparable, d’une doctrine et d’une idéologie dominatrices. Al-Qaïda, le Daech, ce sont ses enfants nourris aux pétrodollars du Qatar et de l’Arabie Saoudite et armés par eux par délégation de Washington.

    Quel est dans tout cela le rôle joué par Israël ? De façon directe et indirecte.

    Alors une France qui en bon valet s’engage sur tous les fronts de l’atlantisme, une France faible ou affaiblie, une France laïque aussi, cela fait une belle cible pour l’islamisme, la face sombre de l’islam que la stratégie du chaos a fait ressurgir au sein de ces peuples humiliés, combattus à coups de bombes, ramenés à l’âge de pierre, avec une économie ravagée et un développement forcément négatif, soumis à une guerre de religion où les attentats ô combien meurtriers sont quotidiens et ne réveillent plus l’émotion dans le monde depuis longtemps.

    Ces peuples n’ont plus d’autres références que la religion et la jeunesse s’y précipite avec toute la violence et le fanatisme, pour ne pas dire la haine de gens qui n’ont aucune autre perspective, loin des promesses de la vraie vie. Ceci n’est pas une excuse mais bien une explication.

    Alors oui, l’islamisme, voilà l’ennemi ! Il est là, ressuscité par le chaos, dangereux, assassin et bien sûr nous n’avons d’autre choix que de le combattre avec fermeté avec toutes les armes dont nous disposons pour ce faire et une volonté clairement affichée.

    Mais je ne peux m’empêcher de penser que l’atlantisme, pour nous Français, c’est aussi l’ennemi, le mal qui a donné libre cours à l’autre mal.

    Celui dont la politique s’appuyant sur une stratégie limpide et délibérément choisie est celle du chaos. Stratégie dont, qu’importe la majorité aux affaires, la France s’est faite la complice jusqu’en Europe, que ce soit pour le dépècement de la Yougoslavie ou la guerre civile en Ukraine, ignorant le plus généralement le point de vue russe sur ces questions.

    À semer le vent, l’atlantisme de nos dirigeants, atlantisme de conviction ou de circonstance, récolte aujourd’hui la tempête sur le sol de France.

    Aux hommes et femmes politiques et à tous ceux qui disent que la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires, il est permis de répliquer qu’elle est la conséquence de l’incapacité des politiques à la prévenir, et qu’en décider est une chose si sérieuse que cela devrait revenir au peuple, à la nation consultée par référendum et non pas à un parlement dont les membres sont trop souvent soumis au court terme et à une discipline de parti incompatible avec un choix en conscience.

    Contre Amiral (2s) Claude Gaucherand, 16 novembre 2015

     

    Source : arretsurinfo.ch


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    Attentats de Paris : la conjuration des imbéciles

    Publié par wikistrike.com sur 18 Novembre 2015, 09:21am

     

    Attentats de Paris : la conjuration des imbéciles

    Les massacres parisiens perpétrés par des terroristes fanatiques sont politiques. La classe politique française tente, à l’aune de l’ampleur du drame, d’évacuer ses responsabilités. L’unité affichée a un objectif principal : camoufler les raisons purement politiques de cette attaque, et surtout, les racines de celles-ci.

    Analyse de la construction d’une « guerre » intérieure en cours, et des guerres extérieures fabriquées par des politiques françaises désastreuses.

    La politique arabe de la France

    Ce qui était appelée la « politique arabe de la France » n’est pas une simple figure de rhétorique. Les différents gouvernements français depuis les déclarations d’indépendance des colonies (et protectorats) ont orienté leurs relations diplomatiques avec « le monde arabe » dans un sens précis. D’où la phrase consacrée de « politique arabe », voire « pro-arabe » des différents chefs d’Etats français. Au cœur de cette orientation politique très particulière se trouve bien entendu l’Etat d’Israël. Les raisons du refus du gouvernement Villepin de participer à la coalition militaire d’Irak en 2003 sont clairement contenues dans cette continuation d’une politique étrangère française largement favorable aux membres de la ligue arabe, et dans une position de neutralité, voire de défiance à l’égard d’Israël.

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    L’origine de cette politique est multiple : alliances économiques, soutiens politiques à tous type de régimes permettant la « stabilité intérieure » et la continuation des relations commerciales, même au prix de l’instauration de pouvoirs autoritaires comme en Egypte, en Tunisie, en Syrie ou en Irak. Une autre origine de cette politique pro-arabe, parfaitement établie, et importante, est la spécificité française en termes d’immigration.

    La France s’est servie de millions de personnes des colonies et protectorat au sortir de la seconde guerre mondiale pour reconstruire le pays, puis après les indépendances, pour assurer sa suprématie économique nécessitant une main d’œuvre nombreuse, docile et francophone. Après le choc pétrolier de 1974 la population d’immigrés issus des ex-colonies et protectorats du Maghreb était suffisamment importante pour compter, tant d’un point de vue économique que politique. Procéder à une politique pro-Israël, anti-arabe avec des millions de personnes d’origine arabe sur son territoire — et naturellement favorables aux Palestiniens colonisés, ou aux populations des pays arabes en général — est une mauvaise idée. Dont l’Etat français ne s’est pas emparée durant plusieurs décennies.

    Dichotomie politique

    1991 aurait pu devenir un moment politique très difficile en France, de par la participation du « pays des droits de l’Homme » aux bombardements en Irak. La population française d’origine arabe voyait, en partie, d’un très mauvais œil l’ingérence française causant de nombreux morts parmi des populations arabophones irakiennes. L’invasion illégitime du Koweit par l’armée de Sadam Hussein, l’arrêt des hostilités suite à son retrait militaire permirent de calmer le jeu. Les choses en restèrent là. Mais ce fut un premier accroc dans la politique arabe de la France. L’accroc fut d’ailleurs temporairement effacé par l’intervention à l’ONU de Dominique de Villepin en 2003, refusant de faire participer la France à une guerre illégitime en Irak, ayant pour vocation de détruire un Etat arabe afin de s’y imposer. Jacques Chirac, ami des grands dirigeants du monde arabe savait très bien ce qu’il faisait. Chirac savait aussi ce qu’aurait pu déclencher sur le territoire français, au sein des population françaises d’origine arabe, un tel message politique, un tel engagement forcément meurtrier et totalement injustifié.

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    Mais un homme au sein du gouvernement de l’époque tissait sa toile. Nicolas Sarkozy. Au ministère de l’Intérieur, le futur président de la République française de 2007 à 2012, contre alors, en interne, la politique extérieure de son président, Jacques Chirac. La présence de Jean-marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 n’y est pas pour rien.

    La loi sur le foulard musulman (et non le voile islamique), avec son débat interminable, menant à celle des « signes distinctifs religieux » en 2004, entame alors une longue et douloureuse modification en profondeur de la société française. Les émeutes de 2005 viennent marquer cette orientation,  le clivage social, politique, menant entre autres à la « poussée religieuse » des ghettos français. Si des tendances à des formes de radicalisation religieuses pouvaient exister, les provocations politiques marquées par des lois stigmatisantes et hypocrites n’ont eu qu’un seul effet : l’amplifier. Sans compter les financements massifs des théocraties de la péninsule arabiques dans l’Hexagone, totalement accompagnés, voire incités par les différents pouvoirs politiques français depuis cette même période.

    Le grand basculement de la politique arabe de la France survient avec Nicolas Sarkozy président.

    Le grand basculement

    Les lignes rouges à ne pas franchir l’ont toutes été par ce président. L’accueil de Mouhamar Khadafi en grande pompe à L’Elysée en est une première : le chef d’un Etat terroriste, ennemi juré de la plupart de ses voisins arabes, dictateur infréquentable et isolé sur la scène internationale, devient l’ami de la France… Suivra Bachar El Assad, chef d’Etat autoritaire s’il en est, de confession chiite et ami des Iraniens eux-mêmes isolés par un embargo international et honnis par la France. Que signifient ces messages politiques totalement dichotomiques que renvoie alors Nicolas Sarkozy ? Comment les interpréter ? Personne ne le saura véritablement, et la terminologie de « real politik » viendra recouvrir cette politique étrangère décousue et inquiétante. Jusqu’au sauvetage des infirmières bulgares par la visite en Libye de l’épouse du président français, avec au final, le déclenchement de la guerre… de Libye.

    La France devient à cet instant, alors qu’elle tente de soutenir en parallèle le président tunisien despotique Ben Ali — jusqu’à sa destitution et sa fuite grâce à la première révolution populaire du monde arabe — un acteur de la « scène politique arabe » totalement différent. Sarkozy continue le clivage incohérent de sa politique extérieure en apportant son soutien marqué à Israël à plusieurs reprises. On nage dans la confusion, un basculement est en cours, mais il va trouver son apogée avec la Syrie.

    La création d’un djihad international bien armé dans la région du Sahel devient possible par la destruction de la Libye et de toutes ses structures institutionnelles. La France se retire et laisse dans les cendres libyennes encore fumantes se déployer des groupes armés profitant d’un chaos généralisé. Viendra la réponse militaire française, encore une fois, au Mali pour endiguer… une situation créée par l’intervention française libyenne. Mais la Syrie a déjà commencé à être déstabilisée. Le grand basculement de la politique française arrive.

    Le piège irako-syrien

    Il n’y a pas eu de révolution en Syrie. Seulement un embryon de révolte très vite réprimée par Bachar el Assad. La rébellion armée envers le pouvoir de Damas qui débute à l’été 2011 est activée par des groupes salafistes financés et armés par deux monarchies concurrentes du Golfe, l’Arabie Saoudite et le Qatar, plus des factions armées du chaos irakien et quelques autres, venant du Liban, de Libye.

    Reflets a traité le conflit syrien, et plusieurs auteurs ont apporté les éléments soulignant sa composante politique et religieuse. Extrait de l’article « Syrie, une balkanisation en marche ? » :

    En résumé, des manifestants avec des pierres, peu organisés, qui luttent tant bien que mal contre les forces du régime. Mais pas seulement, loin de là : des groupes salafistes aussi, prêts à toutes les extrémités pour parvenir à leur fin (meurtres de sang froid envers les policiers du régime, mais aussi meurtres de civils qui refusent de les soutenir), et l’armée syrienne de libération. Armée majoritairement composée de déserteurs de l’armée et de combattants étrangers qataris, irakiens (cf article du NYT) et libyens. Une armée à composante sunnite qui procède elle aussi à des exécutions sommaires comme le rapporte ce reportage du Daily star

    La ruée sunnite-wahhabite pour déboulonner le pouvoir chiite syrien est en cours depuis 2011. Al Quaïda est de la partie, et personne, parmi les grandes puissances, France en tête, ne veut avouer cette réalité. Les massacres ordonnés par Bachar el Assad s’additionnent à ceux des factions salafistes. François Hollande, fort de ses victoires militaires au Mali, en Centrafrique, ayant approuvé l’intervention en Libye de son prédécesseur, se précipite avec l’intention de bombarder Damas suite au gazage de la population. Laurent Fabius affirme vouloir « armer les factions rebelles ». La France est en train de se mêler d’une guerre civile, religieuse et activée par ses alliés des monarchies pétrolières du Golfe… alors que personne ne lui demande rien.

    Le refus de Barak Obama empêchera les bombardements français.

    Le Califat, ou la conjuration des imbéciles

    La déclaration de « l’Etat islamique en Irak et au Levant » en 2014, groupe d’origine irakienne, rebat les cartes de la région. Le conflit syrien change de visage, et les dernières forces d’occupation américaines assistent impuissante à l’expansion massive d’une armée de djihadistes constituée d’anciens officiers de l’armée irakienne, comme de combattants étrangers et des groupes salafistes présents en Syrie. Les Etats-Unis ont placé au pouvoir en 2006, Maliki, un chiite qui a attisé le clivage sunnites/chiites. La conclusion de cette politique américaine absurde fait exploser l’Irak et engendre le Califat. L’armée de djihadistes s’étend rapidement sur la moitié de l’Irak et rapidement de la Syrie. Egorgements, décapitations filmées, esclavage des femmes, extermination des minorités religieuses, mise en coupe des administrations, du pétrole, des matériels militaires : l’Etat islamique, Daech, le Califat, ce  « proto-Etat » islamique, fondé sur les théories wahhabites saoudiennes, devient une réalité qui s’internationalise.

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    La Libye voit ses troupes djihadistes s’inféoder au Califat, Al Qaïda disparait ou presque pour se fondre avec ce dernier. Tous les mouvements intégristes salafistes voient dans la constitution de cet Etat leur « rêve » d’une nation islamique et prophétique prendre forme. Au point que des centaines, puis plusieurs milliers de jeunes gens d’Europe, et d’un peu partout dans le monde, grossissent les troupes de l’armée du Califat.

    Pendant ce temps, la réponse américaine reste distante, et surtout parfaitement décalée : des bombardements. La conjuration des imbéciles a débuté.

    Hollande, l’ami de tous les infréquentables

    A l’été 2014, François Hollande soutient le chef du gouvernement israélien Benyamin Netanyahu qui ordonne le massacre de plus de 2000 civils de la bande de Gaza par des bombardements. La politique arabe de la France n’existe plus. Les relations diplomatiques et économiques avec les plus grandes théocraties du Golfe s’intensifient : les banquiers des milices intégristes de Syrie (l’Arabie Saoudite et le Qatar) sont des interlocuteurs privilégiés de la France, qui pourtant, soutient leur ennemi, Israël. La France qui soutient aussi les rebelles salafistes, mais qui devient leur ennemie lorsque ceux-ci deviennent des membres de l’Etat islamique. Le Calife auto-déclaré de l’EI avait prévenu : les pays qui se mêleraient de les attaquer, en aidant les Etats-Unis, deviendraient des ennemis à abattre.

    Les attaques de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher ne sont pas des attaques terroristes, elles sont des actes sanguinaires de fanatiques religieux sans aucune revendication politique. Le terrorisme nécessite une revendication politique pour être taxé de tel. Que la politique extérieure et intérieure de la France aient motivé les 3 apprentis djihadistes du 7 janvier, c’est une certitude. Qu’ils aient été des messagers politiques est sans aucun doute faux. « Vous avez sali notre prophète » est un message religieux, pas politique. Comme attaquer des Juifs. Cette inscription dans une guerre de religions, absurde mais réelle ne fait pas des criminels du 7 janvier des terroristes venant réagir à une politique française. Ceux de vendredi, si.

    Messages politiques et pacte avec le diable

    Les Français qui ont massacré plus de 130 personnes à Paris vendredi 13 novembre ont lancé un message politique : sur l’action de François Hollande en Syrie et plus globalement sur la politique étangère de la France dans le monde arabe. La revendication du Califat vient appuyer les mots des tueurs. Une infime fraction de la population occidentale s’est fanatisée, puis vassalisée à un projet politique, celui du Califat islamique. Les dirigeants français ont choisi, depuis plusieurs années, de pratiquer une politique étrangère similaire à celles des Etats-Unis, basée sur l’ingérence, la manipulation diplomatique avec des parties opposées, et la domination étrangère par l’action militaire.

    Le risque d’engendrer des réponses violentes et aveugles, lorsqu’un pays participe lui-même à des actions violentes et aveugles pour renforcer ses seuls intérêts, est grand. Si jusqu’alors l’ennemi était lointain, ne pouvait réagir, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les forces radicales de l’islam politique wahhabite ont trouvé des failles. Et celles-ci sont simple. Elles s’appellent le désespoir. La rage. La folie meurtrière. L’aveuglement. La conviction de « partager un projet commun », même s’il est destructeur et monstrueux. Toutes ces possibilités présentes dans une partie de la jeunesse occidentale, la plus influençable, la plus manipulable.

    Les prêcheurs de mort du wahhabisme sont financé par les mêmes à qui l’on déroule le tapis rouge à l’Elysée. L’argent des wahhabites fait vivre une partie des agents terroristes intérieurs (et leurs proches), des agents illuminée, prêts à se sacrifier au nom de leur « cause ». Le message du Califat est terriblement clair. Les citoyens devraient demander à leur classe politique de faire son devoir d’inventaire. Pactiser avec le diable ne peut que vous jeter en enfer.

    Un enfer de balles et de sang, qui comme d’habitude en politique, ne touche que la population, innocente et impuissante.

    Quand donc les Français demanderont-ils des comptes à la conjuration des imbéciles pour les pactes infernaux qu’ils signent depuis des années à travers la planète ?

     

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    Quarcini : “M. Valls a refusé la liste des djihadistes français pour des raisons idéologiques”

     

     
     

    Quarcini : “M. Valls a refusé la liste des djihadistes français pour des raisons idéologiques”

    Directeur central du renseignement intérieur de 2008 à 2012, l’ancien préfet se livre sur l’état actuel de la menace terroriste. Pour lui, des décisions immédiates doivent être prises après les attentats. D.R.

    Propos recueillis par Louis de Raguenel, Valeurs Actuelles, 19/11/2015

    Les services de renseignements français étaient-ils prêts ? 

    Clairement, oui. Il était prévu depuis les attentats de Bombay, en 2008, que de telles actions coordonnées et déterminées se produisent sur le territoire français et que la menace s’installe dans la durée.  Nous savions que nous allions devoir monter en puissance pour faire face à ce type d’attentat. Il n’y a eu aucune surprise. En revanche, les services français paient les conséquences de certaines décisions politiques. Comme M. Hollande traite Bachar al-Assad de tous les adjectifs, les services syriens ne veulent plus coopérer avec les services français.

    Comment travaillent nos services, alors ?

    Nous sommes contraints de faire appel à des partenaires étrangers qui nous donnent les informations qu’ils souhaitent. Sans ces errements idéologiques, peut-être pourrions-nous éviter que des drames se produisent.

    Vous avez proposé à votre ancien service il y a deux ans de lui transmettre une liste des Français qui combattent en Syrie. Pourquoi a-t-il refusé ?

    Il y a déjà deux ans, les services syriens m’avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie. j’en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements. On m’a opposé un refus pour des raisons idéologiques. C’est dommage car la proposition était une bonne amorce pour renouer nos relations et surtout, pour connaître, identifier et surveiller tous ces Français qui transitent entre notre pays et la Syrie. Résultat : on ne sait rien d’eux et on perd beaucoup de temps en demandant des informations aux agences allemandes, qui sont toujours restées sur place, mais aussi jordaniennes, russes, américaines et turques. On n’est absolument plus dans le concret.

    Vous considérez que nous venons d’en payer les conséquences ?

    Conscients de ces erreurs politiques et diplomatiques, les islamistes de Dae’ch ont commis un attentat remarquable. Parce qu’il se passe à Paris dans une région ultra protégée, juste avant la Cop21, avec des cibles travaillées et à l’occasion du concert d’un groupe américain qui revient tout juste d’Israël. Les djihadistes ont frappé monsieur Tout-le-monde. Face à de telles attaques et compte tenu des prises de position du gouvernement, il est difficile pour les services de renseignements d’anticiper de manière précise le passage à l’acte. Des attentats sont déjoués. Mais qui sait si les commanditaires souhaitaient véritablement passer à l’acte ?

    Lors des attentats de Paris, n’y a-t-il pas eu des dysfonctionnements entre la DGSI et la DGSE ? 

    L’enquête révèle qu’on est bien sur la piste d’une filière franco-belge, connectée à la Syrie, qui a frappé méthodiquement la France. Pour la DGSI, que je connais bien pour en avoir été le directeur central, je sais qu’entre les renseignements intérieurs français et belge, les relations sont étroites. Mais je m’interroge : quel a été le travail de la DGSE sur les filières syriennes composées de Français en Europe ?

    Certains acteurs français du renseignement ne l’ont pas encore compris : il n’y a plus de différence aujourd’hui entre la menace intérieure et celle qui vient de l’extérieur. Il faut impérativement renforcer la coopération entre ces deux services. Il y a plusieurs mois, nous avions identifié le formateur de Mohamed Merah qui avait séjourné en Belgique. Nous savions qu’il formait tous les commandos européens et avions demandé à la DGSE de le “neutraliser” mais rien n’a été fait … Heureusement, il a finalement été “droné” par les Américains, mais bien après.

    Vous dites que la Belgique est un « hub du terrorisme » …

    Effectivement, ce pays est la base arrière du terrorisme en Europe. Les terroristes se donnent rendez· vous sur Internet pour partir faire le djihad et se retrouvent en Belgique pour passer à l’acte. Il faut bien comprendre que l’État belge n’a pas le même état de stabilité que ce que nous connaissons en France, même si leurs services de renseignement intérieur travaillent très bien avec nous.

    Vous reprochez à la presse de raconter n’importe quoi sur les fiches S …

    Oui, il faut repartir de zéro: une fiche “S” est une levée de doutes, attribuée à un individu lorsqu’il est sous les écrans radars et qu’il n’a rien fait de répréhensible pour l’interpeller. La fiches permet d’observer cet individu pendant plusieurs mois et d’identifier s’il présente une dangerosité particulière, par son mode de vie, ses fréquentations et ses voyages, et s’il doit faire l’objet de moyens opérationnels lourds de surveillance. Elle a vocation à être actualisée par les services de l’État qui interviennent au quotidien (passages de frontière, contrôles routiers) et qui croisent cet individu. La fiche peut s’enrichir mais aussi s’appauvrir pour finalement être supprimée. Les fiches S vivent.

    N’y a-t-il pas un meilleur moyen de contrôler ces personnes dangereuses ?

    Face à ces gens, il faut maintenant appliquer des mesures administratives fermes. Comme on ne peut pas s’occuper de tout le monde, il ne faut plus hésiter, sous le contrôle d’un juge administratif, à assigner à résidence surveillée, à imposer le port du bracelet électronique, à retirer des passeports, à placer en centres de déradicalisation, à expulser. Cela permet une chose : savoir où ils sont et ce qu’ils font pour éviter qu’ils ne passent à l’acte.

    Depuis trois ans, vous reprochez au gouvernement de perdre du temps …

    C’est incompréhensible: entre l’attaque de Mohamed Merah et le travail très complet effectué par les commissions d’enquête parlementaires, et celles contre Charlie Hebdo, on a mis en exergue les besoins nécessaires à l’action des services de r enseignements, mais on a perdu un temps fou pour réagir puisqu’ils n’ont été mis en place qu’en janvier 2015 ! Dans les services, un mois perdu entraîne une année de perte! Entre-temps, l’ennemi se prépare et nous frappe.

    Que faut-il faire pour éviter un nouvel attentat ?

    Il faut accélérer les modes de recrutement dans le domaine des analystes. Surtout, arrêtons de faire de la communication. Les frappes annoncées dans la nuit de dimanche dernier sont importantes mais pas significatives par rapport aux personnes opérationnelles qui menacent directement l’Europe et la France. Par ailleurs, dans ses déclarations, Manuel Valls n’a rien annoncé de nouveau. La panoplie de mesures qu’il égrène existe depuis des années. En 1994, elles étaient déjà appliquées contre le GIA, le terrorisme islamiste algérien ! Arrêtons de parler. Mettons-les en place !

    En matière de politique européenne, il faut créer un fichier des passagers aériens, réclamé depuis plusieurs années. Il faut impérativement rétablir les contrôles aux frontières de manière durable et mettre des moyens pour bloquer la circulation des armes qui viennent du nord et de l’est du continent. Pour mettre le terrorisme à genoux, nous devons réfléchir au rétablissement du service militaire obligatoire, car la police, la gendarmerie et l’armée sont surmobilisées partout. Sur la question du fondamentalisme, la police doit mieux contrôler les imams et ne plus hésiter, sous le contrôle de la justice, à arrêter et expulser ceux qui prêchent la haine. En outre, les responsables musulmans doivent dire haut et fort leurs positions, signaler tous les individus déviants et ne plus entretenir la moindre ambiguïté avec l’islam radical.

    La période de l’après-guerre froide est finie. Nous sommes maintenant dans la terreur et le terrorisme de masse. C’est la guérilla qui arrive en France. Mais soyons réalistes, la solution n’est pas que policière; elle est également politique et diplomatique, en liaison avec nos traditionnels alliés, l’Europe ainsi que les pays arabes.

    Propos recueillis par Louis de Raguenel, Valeurs Actuelles, 19/11/2015

    Source: http://abo.valeursactuelles.com/anciens-numeros/valeurs-actuelles-n-4121.html


    Attentats : Les failles du renseignement révélées par l’enquête

    Par Louis de Raguenel | 19 nov 2015

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    Abdelhamid Abaaoud. Pour la police, il est le « cerveau » des attentats de Paris. Il est le djihadiste le plus recherché de Belgique. Photo © ISIS

    Interrogations.

    Mardi, cinq terroristes islamistes avaient été identifiés. Tous avaient un passeport français. Enquête sur les défaillances du suivi de nos islamistes radicalisés.

    Depuis les attentats qui ont frappé Paris, vendredi 13 novembre, les polices d’Europe sont à la recherche du seul rescapé qui a participé à l’attaque kamikaze, Salah Abdeslam. Âgé de 26 ans, il est le frère de Brahim Abdeslam qui s’est fait exploser en actionnant une ceinture d’explosifs après avoir passé commande dans un bar du boulevard Voltaire, à Paris, ne causant d’autre mort que la sienne.

    L’homme qui n’a pas voulu mourir est le seul à avoir méticuleusement préparé sa sortie du territoire français, sous le nez des autorités. Ami du terroriste Sid Ahmed Ghlam, accusé d’avoir préparé un attentat sur une église de Villejuif et de l’assassinat d’Aurélie Châtelain, il est considéré comme l’un des commanditaires des attentats. C’est lui qui aurait conduit le commando dans Paris à bord d’une voiture noire de marque Seat, retrouvée à Montreuil.

    Le lendemain de l’attaque, il a été contrôlé, puis relâché par la gendarmerie près de Cambrai, puis par la police belge, qui ne savaient pas encore qu’il était recherché. Inconnu des services français, il l’était pourtant de la police belge. Après avoir appelé des complices qui sont venus le chercher de Belgique, l’équipe est immédiatement repartie en direction de la ville de Molenbeek (lire notre encadré). L’homme est désormais visé par un mandat d’arrêt international.

    Les terroristes qui ont participé aux attentats de Paris étaient tous connectés à la filière syrienne via la Belgique, où ils ont séjourné au moins une fois avant de passer à l’acte. Ce pays, connu des services français comme étant la base arrière du terrorisme en Europe, abrite un important réseau de djihadistes prêts à frapper à tout moment (lire l’entretien avec Bernard Squarcini, page 43). Depuis vendredi dernier, si les services de police et de renseignements ont compris une chose, c’est le changement de mode opératoire des terroristes en Europe : il faut désormais faire face à des attaques kamikazes.

    L’enquête, qui a permis d’identifier au moins cinq des auteurs des attentats ainsi que leurs complices, lève aussi le voile sur des dysfonctionnements de coopération policière entre pays étrangers mais aussi sur les manques de moyens dont souffrent les services de police européens. Comment Omar Ismaïl Mostefaï, ce Français d’origine algérienne de 29 ans, connu comme délinquant, condamné à huit reprises sans être incarcéré, a-t-il pu se faire exploser au Bataclan alors que, fiché “S” en 2010 puis en octobre 2015, il s’est rendu en Turquie afin de rejoindre la Syrie en 2013, avant de rentrer en France en 2014 ? En dépit de deux signalements émis par la Turquie en 2014 et en 2015.

    Comment Samy Amimour, ce Français de 28 ans, « connu de la justice antiterroriste pour avoir été mis en examen le 19 octobre 2012 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, après un projet de départ avorté vers le Yémen, et placé sous contrôle judiciaire », selon le parquet de Paris, a-t-il pu sortir des écrans radar alors qu’il n’a pas respecté les obligations de son contrôle judiciaire dès 2013, qu’il est parti la même année combattre en Syrie dans les rangs de l’État islamique tout en étant visé par un mandat d’arrêt international ? Il s’est fait exploser au Bataclan.

    Les mêmes questions se posent lorsqu’on regarde de près le pedigree de Bilal Hadfi, un Français de 20 ans résidant à 5 kilomètres de Molenbeek, fiché par les renseignements belges, parti faire le djihad en Syrie après s’être radicalisé au printemps 2014. Il a actionné sa ceinture d’explosifs devant le Stade de France, vendredi dernier après 21 h 30. Quelques minutes plus tard, ses amis publieront sur Facebook des messages de félicitations. Après vérifications faites par la police, nombre de ses proches combattent actuellement sous le drapeau de l’État islamique en Syrie…Lire la suite…

    Par Louis de Raguenel | 19 nov 2015

    Source: http://abo.valeursactuelles.com/anciens-numeros/valeurs-actuelles-n-4121.html


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    Raison d’État

    CrisesFrance
     
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    Je souhaitais, parce que cela va être à la mode dans les prochains mois dans notre pays, vous laisser méditer le plus librement possible sur ce concept politique qu’est la « Raison d’Etat », raison pour laquelle je ne vous indiquerai aucune opinion à ce sujet.Nous aurons l’occasion, hélas, j’en suis sûr d’en reparler bien trop tôt.

     

    « On appelle raison d’État le principe au nom duquel un État s’autorise à violer le droit au nom d’un critère supérieur. C’est avant tout un principe d’action politique, dont le concept philosophique est caractérisé par un flou définitionnel, et qui donne lieu à des pratiques très variées.

    L’idée de raison d’État ne saurait se limiter à une simple théorie de l’État, et doit être entendue comme une rationalisation à l’extrême de pratiques politiques et guerrières. Elle est ainsi une dérive de la théorie de la souveraineté de l’État, dans le sens où elle a souvent pour but d’assurer sa conservation et sa pérennité.

    La notion de raison d’État suscite des interrogations diverses : vue comme une justification du pouvoir despotique par certains, elle est montrée comme une transgression judiciaire nécessaire à la survie d’un gouvernement, donc d’un peuple, par d’autres. L’ambiguïté qui entoure l’idée de la raison d’État n’est pas nouvelle. L’expression s’est généralisée à la Renaissance, et fut développée par de nombreux auteurs comme Machiavel »

    Charles Sannat | 18 novembre 2015


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    Bruxelles en état d'alerte terroriste. La ville plongée dans le néant

    Publié par wikistrike.com sur 21 Novembre 2015, 15:48pm

     

    Bruxelles en état d'alerte terroriste. La ville plongée dans le néant

    La capitale belge est en état d'alerte terroriste, notre journaliste sur place raconte cette atmosphère particulière. 

    REPORTAGE - Face à une menace "imminente", le gouvernement belge a relevé dans la nuit son niveau d'alerte terroriste au niveau 4 pour la région bruxelloise, l'aéroport de Bruxelles et la commune flamande de Vilvorde, d'où sont issus plusieurs jeunes qui se sont radicalisés.  

    Des sirènes de police dans tout le centre ville. Le journaliste d'Europe 1 Kevin Thuilliez est sur place et décrit des rues "particulièrement vides" ainsi que "l'ambiance pesante" qui règne dans la capitale belge. Métro et gare sont fermés jusqu'à dimanche midi, "les sirènes de la police belge résonnent dans tout le centre-ville et de nombreux militaires surveillent les bâtiments officiels et les lieux réputés sensibles". Isabelle, confie par exemple avoir longuement hésité avant de sortir dehors : "ça pète partout, on ne peut pas mettre un policier derrière chaque porte quand même... Il suffit d'être au mauvais endroit au mauvais moment et ça fait peur".

    Pour certains, cette alerte "ne fait qu'accentuer la peur". Certains bruxellois n'en peuvent plus de cette atmosphère particulière. Une habitante du centre-ville estime par exemple que cette alerte ne fait qu'accentuer la peur. "Je pense que c'est trop.

    C'est une punition : les gens ne sortent pas de chez eux, ne peuvent plus faire leurs courses, annulent les concerts... Si on leur enlève le moment pour pouvoir se détendre un peu psychologiquement ça va créer des peurs intenses, c'est stupide". 

    Malgré l'alerte maximale certains ont décidé de ne pas suivre les recommandations : les sept matchs de football de division 1 qui restent à jouer ce week end ont ainsi été maintenus.

    Johnny Hallyday a annulé ses deux concerts. 

    Les Bruxellois sont appelés à éviter "les concerts, les grands événements" et deux concerts de Johnny Hallyday ont été annulés.  

    Pierre-Alexandre Vertadier, le producteur de sa tournée a à cette occasion expliqué sur Europe 1 qu'il s'agissait "d'une décision totalement indépendante de l'artiste".

    "Johnny fait partie de ces artistes qui trouvaient que c'était important de continuer et de montrer qu'on a pas peur.

    Mais il y a des conditions extérieures, cette décision a été prise et nous a été imposée", a-t-il ajouté. 

     

    Source


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    Trois documentaires pour comprendre comment l'Etat islamique recrute des jihadistes en Europe

    Une semaine après les attentats de Paris, france tv info rediffuse des documentaires de l'émission "Investigations" sur France Ô, qui racontent comment de jeunes Occidentaux ont rejoint le groupe Etat islamique.

    Capture d'écran, extraite du documentaire produit par la BBC, "Les fiancées du Djihad" réalisé par Steven McKintosh.
    Capture d'écran, extraite du documentaire produit par la BBC, "Les fiancées du Djihad" réalisé par Steven McKintosh. (SCREEN GRAB)

    Revendiqués par le groupe Etat islamique, les attentats de Paris ont fait 130 morts, vendredi 13 novembre. Des attaques commises par trois commandos dirigés par le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud et composés de plusieurs Français radicalisés.

    Une semaine après les évènements, les plus meurtriers de l'histoire en France, francetv info redonne à voir trois documentaires, diffusés dans le magazine "Investigations" sur France Ô, qui expliquent comment de jeunes Occidentaux ont rejoint le groupe Etat islamique.

    "Les Fiancées du jihad" de Steven McKintosch

    Adolescentes, aimées de leurs familles, élèves studieuses, elles ont quitté le Royaume-Uni et leur famille pour rejoindre les rangs de l'organisation Etat islamique

    Dans Les Fiancées du jihad, le réalisateur Steven McKintosch a suivi le parcours de quatre jeunes filles parties en Syrie, et cherché à comprendre leur dérive. Parmi elles, Salma et Zahra, deux sœurs, âgées de 17 ans,  que l’on surnomme depuis "les jumelles de la terreur".

    "Mon frère, le terroriste" de Robb Leech

    Richard Dart et Robb Leech ont grandi au sein d’une famille de la classe moyenne, à Weymouth, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Ils ont tout partagé : les jeux, le sport, la musique, les vacances... jusqu'en 2008. Richard a alors plongé dans l'islamisme radical.

    Robb Leech avait réalisé un premier documentaire Mon frère, l'islamiste, dans lequel il tentait de comprendre la conversion de son demi-frère à l'islamisme radical. Dans Mon frère, le terroriste, réalisé après la condamnation de Richard à 6 ans de prison pour avoir préparé des attentats, le réalisateur mène l'enquête sur les dérives sectaires liées à l'islam et qui aboutissent à des actes terroristes.

    "Mercenaires contre Daesh" de Grégoire Deniau

    Alors que des centaines de jeunes Européens s'envolent pour la Syrie dans le but d'aller y mener le jihad avec des islamistes radicaux de Daesh, des mercenaires venus du Canada, d'Allemagne, d'Espagne, de France ou de Chine ont choisi d'aller combattre l'Etat islamique dans le désert du Kurdistan syrien, aux côtés des soldats kurdes.

    Le documentaire Mercenaires, des idéalistes contre Daesh, réalisé par Grégoire Deniau, nous entraîne sur le front à la rencontre des combattants étrangers engagés contre l’organisation Etat islamique. 

     

    Source et   publication:  http://www.francetvinfo.fr/


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    22 NOVEMBRE 2015

    TERRORISME ISLAMIQUE EN BELGIQUE ET EN FRANCE SANS OUBLIER DANS TOUTE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE !

    BELGIQUE : LE PAVE DANS LA MARE : LA SÛRETE BELGE AVAIT IDENTIFIE LES DJIHADISTES DES ATTENTATS DE PARIS !

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    « Les frères étaient tout en haut sur la liste de la Sûreté »

    Pour la sûreté de l’Etat, Brahim Abdeslam, le terroriste molenbeekois kamikaze de Paris, se retrouvait en première position sur la liste des individus les plus dangereux. Son frère Salah, en cavale, y était numéro deux ! C’est ce qu’écrivait sur son site Internet, ce mercredi, « Le Peuple », journal dirigé par le Parti Populaire ( PP ) de Mischaël Modrikamen…

    Le terroriste molenbeekois kamikaze de Paris était le premier de la liste des individus les plus dangereux… et son frère, en cavale, était le numéro deux de la liste de la Sûreté !  La Sûreté avait bien identifié la dangerosité extrême de Molenbeek, terreau de l’islamisme radical belge. Le Peuple a pu avoir accès à un document qui prouve que nos services secrets étaient pleinement au courant d’informations déjà analysées. Pourquoi, dès lors, les services français n’étaient-ils pas informés ?

    Abdeslam est toujours en fuite, mais la Sûreté l'avait identifié en octobre comme susceptible de faire un attentat-suicide! Pourquoi les politiques l'ont-il gardé sous le coude?

    Abdeslam est toujours en fuite, mais la Sûreté belge l’avait identifié, en octobre, comme susceptible de faire un attentat-suicide! Pourquoi les politiques ont-il gardé l’information sous le coude?

    Parce que la Sûreté n’a pas l’autorisation de communiquer : c’est le Cabinet de la Justice (Koen Geens – CD&V) qui a seule autorité pour communiquer éventuellement les documents. Les agents de la Sûreté dépendent de la Justice pour ce genre de communications (et de l’Intérieur)… Cela met en exergue les déficits de communication au niveau européen.

     

     

    Les problèmes de la Sûreté ou l’impossibilité d’engager des arabo-musulmans

    Suite aux derniers évènements, le Peuple semble avoir vu juste dans les problèmes liés à la Sûreté de l’Etat (SE). La SE est basée dans les bâtiments de la NG1, rue Albert II à 1000 Bruxelles, à côté de bureaux de l’Office des Etrangers.

    En 2008, la Sûreté était déjà en recherche d’informateurs et d’agents liés à la communauté musulmane. Des emails répétés avaient été envoyés au personnel des services de l’immigration. Peine perdue : personne ne s’était présenté. C’était une fin de non recevoir de l’ensemble de l’oumma musulmane. C’est toujours vrai aujourd’hui. Rarissimes furent et sont nos compatriotes nord-africains qui ont accepté de travailler pour la Sûreté ou la police. Preuve s’il en est de la difficulté de conscientiser la communauté musulmane aux difficultés qui nous concernent.

     

    Une communauté repliée sur elle-même

    Nous avons pu voir, sur les médias belges et internationaux, que la communauté arabo-musulmane de Molenbeek a peur de s’exprimer. Tout le monde fuit la caméra. Le frère des terroristes affirmait, ce mardi soir, sur les chaînes du monde entier, qu’il n’était en rien impliqué dans les agissements de ses frères, alors que toute la famille est domiciliée au même endroit, au parvis !  Au moins un des deux frères a séjourné en Syrie ces derniers mois. Et le 3ème, domicilié au même endroit, n’en sait rien !? Clairement, c’est le règne du mensonge. Comment croire une seconde qu’une famille « irréprochable » n’ait rien vu venir. Le dossier de la Sûreté contient une analyse détaillée.

     

    Un rapport implacable

    Ce midi, nous avons pu prendre connaissance du rapport de l’OCAM (analyse de la menace). L’agent de la SE, qui nous l’a montré, a refusé de nous en faire copie : le fichier est TOP SECRET. Il est daté du mois d’octobre et explique clairement que le belge, qui s’était rendu en Syrie, était susceptible de se faire sauter pour la cause. Son frère, en cavale, est le numéro 2 de la liste des candidats kamikazes établie par la Sûreté en octobre!

     

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    Si les services français avaient eu cette information, il est probable que l’attentat n’aurait pas eu lieu et que les familles endeuillées seraient auprès de leurs proches aujourd’hui.

    Ce problème met clairement à l’ordre du jour la nécessité de partager les informations entre services européens.

    Une commission d’enquête a commencé son travail d’analyse du travail des services secrets. Il faut aussi qu’elle enquête sur la responsabilité de notre personnel politique, seul responsable, in fine, de la rétention d’informations et de la tuerie de Paris. Quant à Philippe Moureaux, l’ex-potentat socialiste de Molenbeek, il devrait aussi répondre en justice des protections et de la couverture des islamistes qu’il a assurées pendant des années.

     

     

    Vers une réforme européenne

    Face aux manquements évidents que nous venons de pointer, il semble clair que le pouvoir politique a empêché les services de la Sûreté de travailler correctement.

    Qui plus est, la responsabilité du pouvoir politique molenbeekois de Françoise Schepmans est mise en cause de façon criante par les documents de la Sûreté. Le rapport auquel nous avons eu accès est à la disposition des chefs de zone (police), des bourgmestres et du Ministre de l’Intérieur…. depuis des semaines!

    Pour le moins, il s’agit d’une faute flagrante des services communaux et de nos instances fédérales qui – sur le plan politique – ont démontré leur inefficacité face à un drame qui s’annonçait. La Belgique est considérée, aujourd’hui, par le monde entier, comme le terreau de l’islamisme radical en Europe.

     

    Nous ne prétendrons pas qu’ils ont tort.

     

     

    Pierre-Henri MAYEUR

     

    http://diaconescotv.canalblog.com/


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    DAECH : Allliance d'un capitalisme financier terroriste et de la religion

    Publié par wikistrike.com sur 22 Novembre 2015, 09:26am

     

    DAECH : Allliance d'un capitalisme financier terroriste et de la religion

    Au sommet du G20, qui s’est tenu du 14 au 16 novembre en Turquie, le président russe a souligné que la Russie avait présenté des exemples de financement des terroristes par des personnes physiques venant de 40 pays, y compris des pays-membres du G20.(1)

     

    Il y a un peu moins d'un an , fin 2014 , la Russie encore annonçait son intention de quitter le réseau Swift , et la mise en place d'un réseau de transactions alternatif indépendant du réseau Swift et de ses chambres de compensation (2).

    Les Chinois et les Brics sont également en train de s'affranchir de ce réseau . 

    Qu'est ce que Swift : Swift est un fournisseur mondial de services de messageries et de transactions financières sécurisées . (3)

    Il travaille avec des chambres de compensation  qui gèrent les flux de manière informatisée  les paiements ,  les contreparties .

    Ces chambres de compensation sont des organismes privés et les Chinois se méfient tellement des chambres de compensation Européennes que tous les nouveaux contrats de swaps de devises se sont assortis de la création de chambres de compensation spécifiques entre eux et les pays avec lesquels ces contrats sont conclus . 

     

     

    le «New York Times» détaillait le 23 juin 2006 comment la CIA et le département du Trésor américains ont accès depuis 2001 aux transactions bancaires internationales de milliers d'individus (citoyens américains et européens) transitant par le systèmeSWIFT. Cette coopérative bancaire qui est constituée de plus de 3.000 institutions financières situées dans 200 pays permet aux individus et aux entreprises de transférer de l'argent d'un compte à un autre. SWIFT traite quotidiennement en moyenne 11 millions de transactions financières.(4)

    Voici comment l'idée d'exploiter cette base de données gigantesque a été suggérée au gouvernement américain par des membres de la communauté bancaire, qui avaient perdu un nombre élevé de leurs collègues dans les attentats. Après avoir écarté l'idée que la CIA pirate les ordinateursarrow-10x10.png de SWIFT, un accord secret fut conclu avec la coopérative, qui laissa libre accès à ses informations. Lors des premiers mois, toutes les informations contenues furent analysées, comme par exemple l'ensemble des transactions en provenance de l'Arabie Saoudite, d'où provenait la majorité des terroristes. (4)

    Aujourd'hui , comme le dit Jean Claude Paye  dans l'article cité ci-dessus, les transactions financières internationales , sauf celles des pays exclus du réseau comme le fut l'Iran ou celles des pays qui ne veulent pas s'y inscrire ou qui s'en désinscrivent , comme la Chine et la Russie ,  sont TOUTES contrôlées par l'administration américaine . 

     

     

    Ce sont ces chambres de compensation  dont la plupart sont aux mains des  financiers américains et le réseau associé  qui est désormais lui même contrôlé par l'administration américaine qui donnent  les possibilités d'un contrôle quasi absolu .  C'est par ce biais que la BNP a eu l'année dernière une amende de plusieurs milliards , la chambre de compensation ayant indiqué à l'administration américaine des transactions à destination de pays sous embargo (5) 

    Dans l'organisation actuelle de l'Etat Islamique , il y a quelque chose d'assez étonnant  : il a conservé les banques sur lesquelles il a mis la main .

    Et il vit pour grande partie des revenus pétroliers dont il est difficile d'imaginer qu'ils se règlent tous en or ou en liasses de billets ,  comme d'ailleurs les livraisons de blé ou d'antiquités volés sur les sites syriens ou Irakiens , surtout avec les controles mis en place par les différents gouvernements occidentaux sur les transactions en liquide . 

    Donc ils se règlent via des virements bancaires ,  gérés par des chambres de compensation ,  qui établissent les contreparties .. et ces chambres de compensation savent également très bien ce qui se passe en Turquie, au Qatar  et en Arabie Saoudite .. puisque comme l'explique l'article de Jean Claude Paye ci dessus   après les attentats de 2001 , l'administration américaine a utilisé ces informations pour trouver les origines des fonds d'Al Queida . 

     

    On peut trouver également d'autres exemples des rôles joués par ces chambres de compensation .. dans les multiples rôles joués par Clearstream devenue Euroclear . 

     

     

    Un exemple : 

    Un autre exemple d’utilisation de Cedel a lieu dans l’affaire des otages de l’ambassade des États-Unis à Téhéran. Rappelons-en le contexte : les sondages donnaient le président sortant, Jimmy Carter, au coude à coude avec Ronald Reagan. Une libération des otages avant le jour des élections signifiait la quasi réélection du premier. Reagan négocia discrètement avec les ayatollahs une libération ultérieure, en échange de titres et d’armes permettant à l’Iran de se mesurer à l’Irak. L’envoi des titres ne pouvait se réaliser qu’en multipliant des mouvements financiers fractionnés et transitant par des pays tiers pour mieux se dissimuler. C’est ainsi que Backes reçut l’ordre des Banques Centrales américaine et anglaise de prélever 7 millions de dollars sur des comptes détenus par deux grandes banques privées étasuniennes dans des paradis fiscaux et de les transférer à la Banque Nationale d’Algérie, jouant le rôle de centralisateur des fonds destinés aux Iraniens. En l’absence de ses supérieurs et dans l’impossibilité d’obtenir l’accord des titulaires des comptes à débiter, Backes transgressa les règles et obtempéra : les otages furent libérés le surlendemain...(6)

     

    Comme le dit Attac se basant sur le livre de  Denis Robert lors : Révélations  

    Il nous a semblé important de revenir sur le mécanisme utilisé par les grandes banques, par les banques centrales des États puis directement par les multinationales, pour faire transférer leurs valeurs mobilières autour de la planète pratiquement instantanément.

    le monde entier a pu se rendre compte que les chambres de compensation permettaient, entre autre, au crime organisé de blanchir les énormes quantités d’argent liquide provenant de leurs différents trafics de drogue, d’armes, d’êtres humains ainsi que du racket et de la prostitution. (6).

    Cette absence de recherches du côté financier a d'ailleurs déjà étonné plusieurs personnes . 

     

     

    "Daech", l'enquête d'Arte : mais que font les banques ? Il faut taper là où ça fait mal

    Pas de sanction ? C'est incompréhensible

    Les reportages diffusés sur Arte ce mardi soulèvent autant de questions qu'ils offrent quelques réponses. Même si selon ces journalistes, Daech ne dépend plus aujourd'hui de financements extérieurs et est devenue totalement autonome, il n'en reste pas moins que par l'intermédiaire des établissements situés sur son territoire, l'organisation accède également aux réseaux bancaires internationaux.

    Comment est-il donc possible que ces mêmes banques, nouvelles puissances mondiales qui semblent désormais prendre le pas sur le pouvoir politique, décidant même de nos réformes à mettre en place, n'aient pas encore fermé les robinets de l'EIL, et vidé les comptes de cette multinationale qu'est devenue Daech ? 

    Dans la mesure où cet état autoproclamé, qui n'est rien d'autre qu'une entreprise criminelle sous couvert de foi, n'a donc aucune légitimité il est incompréhensible qu'elle puisse jouir des réseaux bancaires internationaux et se donner ainsi une dimension étatique et une légitimité.

    Sur ce point, la réponse comme le silence de Jean-Charles Brisard sont à la fois édifiants et inquiétants : 

    "- Ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont maintenu l'architecture des banques. On estime qu'ils contrôlent à peu près 24 banques et branches bancaires à la fois en Irak et en Syrie. Et ce qui est étonnant est que ces banques fonctionnent toujours à l'heure où on parle, ces banques effectuent toujours des transactions internationales.

    - Y a pas de sanction ?, demande le journaliste.

    - Y a pas de sanction, pour l'instant", répond Jean-Charles Brisard.

    Donc nous nous trouvons dans un contexte ou des attentats immondes se produisent sur notre sol , via un mouvement ou une organisation dont les financements sont tout à fait identifiables  par ceux qui en ont les moyens ,  du fait en particulier de leurs relations suivies avec les pays soupçonnés de continuer à aider ce mouvement : la Turquie, le Qatar , l'Arabie Saoudite .. 

    Qui sont capables d'estimer le montant des livraisons pétrolières de cette même organisation grâce à une société américaine du nom d'IHS qui travaille en relations directes avec l'administration américaine (8) 

     

     

    Dont les enjeux vont visiblement bien au delà de la simple destruction de cet Etat Islamique: 

    L’enjeu des gazoducs (9)

    Les tracés des pipelines en compétition pour l’importation du Gaz de la Caspienne et du Moyen-Orient jusqu’à l’Europe du sud-est

    Il semble qu’il existe d’autres intérêts aux objectifs US que de disposer du pétrole syrien. Les américains cherchent également à contrôler le débit du pétrole ainsi que ses ventes à d’autres nations ce qui est bien plus important pour atteindre une hégémonie globale. Leur objectif pourrait également aussi concerner davantage les réserves gazières d’Iran et de Russie que leur intérêt pour le pétrole syrien.

    The Guardian déclare :

    En 2009… Assad refusa de signer une proposition d’ accord avec le Qatar qui proposait de construire un pipeline partant de ses champs du nord, contigus aux champs pétrolifères iraniens de South Pars et traversant l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie puis la Turquie en vue de fournir les marchés européens, tout en contournant tout particulièrement la Russie. La logique d’Assad consistait à « protéger les intérêts de son allié russe », qui est le premier fournisseur de gaz naturel en Europe.

    Au lieu de cela, l’année suivante, Assad a poursuivi les négociations en faveur d’un plan alternatif de 10 millions de dollars avec l’Iran pour la construction d’un pipeline qui passerait par l’Irak et la Syrie et qui permettrait potentiellement à l’Iran de fournir à l’Europe du gaz issu de ses champs de South Pars partagés avec le Qatar. Le protocole d’entente (MoU) mis en place pour le projet fut signé en juillet 2012 – juste au moment où la guerre civile syrienne gagnait Damas et Alep – et précédemment cette année, l’Irak signait un accord cadre pour la construction des pipelines de gaz. Le projet de pipeline Iran/Irak/Syrie fut un camouflet au regard des plans qatari.

    Le projet de pipeline prévu par l’Iran, l’Irak et la Syrie passant par la côte syrienne et dans la Méditerranée au long de laquelle la Russie est présente, permettrait un contrôle russe sur la production et le débit du gaz iranien atténuant ainsi les rivalités entre les divers pays concernés.

    L’intérêt du Qatar à financer l’insurrection avait pour objectif de renverser la Syrie et d’installer une opposition malléable qui signerait l’accord qatari sur le pipeline. La Turquie, l’Arabie Saoudite et la Jordanie avaient elles aussi tout intérêt à ce que ce plan aboutisse. Cette opération répondait aux objectifs américains de casser et d’affaiblir l’influence russe sur l’Europe.

     

    Et on voudrait nous faire croire qu'ils ne peuvent pas identifier les financeurs de l'organisation en question ??? 

    Alors quand Jean François Gayraud parle de capitalisme financier devenu criminel (10) , là on peut dire que ce capitalisme là est carrément devenu terroriste  et qu'il y a aujourd'hui tous les moyens d'identifier les donneurs d'ordre, à condition bien sûr de le vouloir, ce qui ne semble visiblement pas être le cas !!!

    Parce qu'en plus , il y a une autre chose dont je suis certaine : ce ne sont pas les fanatiques religieux manipulés par Daesch qui risquent de comprendre ou de créer quoique ce soit en transactions financières informatisées pour répondre à leurs propresarrow-10x10.png besoins..  

     

    Dans la tradition islamiste pure et dure la finance est "haram" .. donc interdite aux croyants . C'est la raison pour laquelle ils ont créé des banques islamiques , pour que la méthodologie financière puisse s'harmoniser avec les prescriptions coraniques qui interdisent l'usure et ce que nous appelons "le modèle de la dette" . 

     

    Et en plus ils nous prennent pour des CONS ... 

     

    Car pour WikiStrike

     

     

     

     

    1) https://francais.rt.com/international/10545-poutine-daesh-finance-par-40-pays

    2) http://lemondealenversblog.com/2014/11/15/la-russie-lance-un-nouveau-systeme-de-paiement-pour-contourner-le-reseau-swift/

    3) http://www.swift.com/products_services/clearing_overview?lang=fr

    4) http://webduweb.free.fr/swift.htm

    (5) http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/06/03/la-chambre-de-compensation-la-cle-de-l-amende-bnp_4430185_4355770.html

    6) http://www.suisse.attac.org/Clearstream-La-chambre-de

    7) http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1322550-daech-l-enquete-d-arte-mais-que-font-les-banques-il-faut-taper-la-ou-ca-fait-mal.html

    (8) http://alyaexpress-news.com/2014/10/letat-islamique-ou-isis-gagne-2-millions-de-dollars-de-petrole-par-jour/

    (9) http://reseauinternational.net/les-etats-unis-detruisent-les-infrastructures-petrolieres-syriennes-pretexte-combattre-isis/

    10) http://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/droit-justice/nouveau-capitalisme-criminel_9782738130723.php


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    21 NOVEMBRE 2015

    RETOUR DE SYRIE par le Colonel Jacques HOGARD

    RETOUR DE SYRIE (par le Colonel Jacques Hogard)


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    Le Colonel Jacques Hogard témoigne ci-dessous de la mission qu’il vient d’effectuer à Damas vendredi dernier, 13 novembre, jour des attaques islamistes à Paris. Attention ! Sa lettre a été écrite avant la brusque évolution de l’engagement français en Syrie décidée par le gouvernement français. Il faut noter également que le réchauffement des relations militaires franco-russes n’était pas encore intervenu au moment où il écrivait.

    Ancien Chef des Forces Spéciales françaises au Kosovo, le Colonel Hogard est l’auteur d’un livre, révélateur pour nombre d’entre nous, sur les dessous de la politique européenne qu’il n’a jamais approuvés : L’EUROPE EST MORTE À PRISTINA. Pour bien comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui, je vous engage très vivement à le lire.
    Outre de nombreuses analyses publiées, Jacques Hogard a préfacéLE SEPTIÈME SCÉNARIO, de Stratediplo, qui dresse le bilan alarmant de nos Forces armées, ouvrage qui sera bientôt relaté sur nos colonnes.

    Eu égard à l’importance de ces sujets, je prends la liberté de vous inviter à regarder cette vidéo de 29:21 en cliquant sur l’image ci-dessous.

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    LS


    J’étais à Damas vendredi soir avec une importante délégation française composée notamment de cinq députés courageux et de quelques représentants non moins courageux de la société civile, tous concernés par la situation de la Syrie aux avant-postes de la guerre contre l’État Islamique, quand est tombée la cascade de nouvelles tragiques nous parvenant de Paris où « Daesh » venait de déclencher une suite d’attentats terroristes sans précédent contre la France et le peuple français.

    Cette attaque terroriste, nous savions tous qu’elle aurait lieu mais nous n’en connaissions bien sûr ni l’heure ni le lieu, ni la forme ni l’ampleur qu’elle prendrait.

    Le lendemain matin, la délégation française qui était arrivée en Syrie le mercredi précédent afin de s’informer sur le terrain de la situation, notamment celle des minorités chrétiennes, a été reçue dans un climat de grande franchise par le Président Bachar al-Assad en personne.

    Avec gravité et simplicité, celui-ci nous a présenté ses condoléances à l’intention des familles éprouvées et du peuple français ; il nous a dit aussi que nul n’était mieux placé que lui pour comprendre le drame que constituaient ces attaques faisant tant de victimes innocentes, tant la Syrie est en effet elle-même confrontée depuis cinq ans à des tragédies quotidiennes de cette nature.

    Ce voyage en Syrie nous aura permis de rencontrer la quasi-totalité des autorités religieuses, du Grand Mufti de Syrie au représentant du Patriarche syriaque-orthodoxe en passant par le Cheikh Hekmat Al Hajri, chef spirituel des Druzes de Syrie, mais aussi des autorités politiques du pays, du Président du Conseil du Peuple syrien (l’équivalent de notre Assemblée nationale) au Président de la République arabe syrienne, en passant par un ou deux ministres ainsi que de nombreux députés, appartenant à toutes les confessions.

    Il nous aura aussi permis de rencontrer de nombreux représentants de la société civile (dont de nombreux chrétiens), le président et les membres de la Chambre de commerce syrienne, des dirigeants de sociétés, des médecins et chirurgiens, le directeur des musées de Syrie, etc.

    Enfin, nous aurons effectué trois visites très particulières :

    • Celle du village martyr de Maaloula, à 60 kilomètres au nord-est de Damas, où les habitants chrétiens ont été attaqués, violentés, chassés par les hordes sauvages du groupe islamiste al-Nosra qui en ont pris le contrôle de longs mois durant, de septembre 2013 à avril 2014, tuant, assassinant, pillant, brûlant, enlevant même des religieuses mais aussi des jeunes chrétiens (trois d’entre eux, s’ils sont toujours en vie, sont toujours aujourd’hui entre leurs mains).

    Ce que j’ai vu à Maaloula, les graves dommages causés aux très anciens monastères de Saint Serge-Saint Bacchus et de Sainte Thècle, les icônes volées ou bien dégradées par haine du christianisme, les souffrances infligées aux habitants par ces nouveaux barbares… m’a rappelé étrangement ce que j’ai moi-même vu au Kosovo et Métochie en 1999 où l’UCK persécutait les moines et moniales orthodoxes et brûlaient leurs monastères et leurs églises, tuait, enlevait, torturait les civils serbes, cherchant obstinément à faire du passé table rase.

     

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    Réaliser, comme nous l’ont rappelé les chrétiens rencontrés sur place, que ce fameux groupe islamiste al-Nosra n’est autre que celui que le gouvernement français a choisi de soutenir en lui fournissant armes et munitions a de quoi susciter quelques interrogations très fortes !

    Comment avons-nous pu, nous, la France, nous fourvoyer de cette sorte ?

    Au nom de quelle cause, au nom de quel principe avons-nous pu ainsi aider ces barbares, ces terroristes qui s’en prennent aux populations innocentes, de préférence d’ailleurs quand elles sont chrétiennes ?

    Il faudra bien que des réponses claires soient données un jour.

    Pour la vérité de l’Histoire et l’Honneur de la France.

    • Et puis, nous avons visité l’hôpital militaire de Tichrine à Damas. Le plus grand hôpital militaire du pays. Nous y avons vu de nombreux blessés, rescapés des rudes combats que mène l’armée syrienne contre les bandes islamistes, qu’elles se revendiquent d’al-Nosra ou de Daesh, peu importe d’ailleurs, car comment en effet faire la différence entre « bonnet vert et vert bonnet » ?

    Nous y avons vu ces jeunes conscrits syriens dont certains sont dans leur cinquième année de service, marqués dans leur chair, devenus infirmes pour certains, mais tous frappés dans leurs âmes et dans leurs esprits par les horreurs auxquelles ils ont été confrontés.

    Nous y avons vu aussi les bien tristes résultats de l’embargo pratiqué sur les médicaments et autres matériels médicaux indispensables au diagnostic et traitement des blessés de guerre…

    • Enfin nous nous sommes rendus à l’hôpital français de Damas, l’hôpital Saint Louis, dirigé par une jeune religieuse libanaise à la Foi rayonnante, sœur Lamia, et servi par une équipe exceptionnelle de médecins, de religieuses, d’infirmières et de personnel de soutien.

    Cet hôpital est situé à quelques centaines de mètres du réduit islamiste du quartier de Jobar. Il en reçoit régulièrement son quota d’obus.

    Mais surtout, dans une ambiance de tension extrême, d’où la conscience du danger n’est jamais absente, il fait un travail extraordinaire, avec de quasi-bénévoles, dans un état de grand dénuement en médicaments et produits de première nécessité… Il sauve, traite, soigne, en particulier des enfants, de toutes confessions.

    Mais il faut reconnaître que les enfants chrétiens sont particulièrement nombreux parmi eux. Il faut dire qu’al-Nosra les vise tout particulièrement, comme ce jeudi dernier 12 novembre où une attaque à la bombe est déclenchée contre un bus scolaire transportant des écoliers quittant leur école. Bilan : 27 enfants morts ou blessés, estropiés à vie, ayant qui perdu deux jambes, qui perdu un œil du fait des attaques terroristes de ces barbares… Maisqui donc cela intéresse-t-il ailleurs qu’en Syrie ?

    En remettant en perspective cette visite de quelques jours en Syrie, confrontés à la réalité de sa situation mais aussi de la nôtre aujourd’hui en France, il ressort clairement quelques enseignements élémentaires :

    D’abord que notre politique étrangère, anti-syrienne et anti-russe, totalement inféodée aux États-Unis et à l’Union Européenne son fidèle vassal, est totalement à revoir.

    C’est dans le nord de la Syrie et de l’Irak que se situe aujourd’hui “l’empire du Mal”. C’est donc là que nous devons frapper : à la source.

    Mais jusqu’à présent notre obstination à vouloir frapper Daesh (d’ailleurs assez timidement lorsqu’on compte le nombre d’interventions sur un an de notre aviation de chasse : moins de 260, pas même une par jour !) tout en soutenant activement al-Nosra afin de faire chuter à tout prix le régime syrien, a surtout souligné notre grande incohérence !

    Les Russes depuis le début de leur intervention récente, parce qu’ils sont déterminés et qu’ils y mettent les moyens (40 sorties/jour en moyenne), mais aussi parce que leur aviation agit en coordination avec les troupes au sol, celles de l’armée syrienne et celles de ses alliés iraniens et du Hezbollah, ont une efficacité de très loin supérieure.

    Les faits sont là : en un an d’intervention alliée en Syrie et en Irak, Daesh a continuéà progresser et à s’étendre inexorablement.

    Seule l’intervention russe, en trente jours, a enfin fait reculer pour la première fois les barbares.

    Il serait donc temps d’en tirer les leçons et de se décider à rejoindre les Russes et d’apporter sans états d’âme un soutien franc et entier à l’État syrien dans sa lutte contre le cancer islamiste.

    Certes cela nécessitera un certain courage : celui de modifier sensiblement nos alliancesen commençant par mettre de la distance entre les monarchies pétrolières du Golfe, Qatar et Arabie Saoudite, fermes soutiens des terroristes et nous. Et en osant dénoncer le double jeu de la Turquie d’Erdoganauquel Daesh doit tant.

    Il serait temps de constituer une seule et même coalition sincère et unie contre l’islamisme, cette forme moderne des grandes invasions barbares.

    Ensuite, et tous nos interlocuteurs nous l’ont demandé instamment, il s’agit de mettre un terme, par tous les moyens, aux flux migratoires, qui en submergeant l’Europe, vident la Syrie et l’Irak. Pour cela, il faut bien évidemment éradiquer Daesh, afin de ramener la paix et la concorde dans les régions que le califat a dévastées ces dernières années. Mais il faut aussi simultanément fermer nos frontières, refuser le principe même des immigrés clandestins et cesser de vouloir à tout prix en faire des « réfugiés politiques ». Cela nous a été demandé avec insistance par ces responsables conscients des grands troubles que ne manqueront pas de créer le laxisme et les atermoiements actuels.

    Enfin, il faut parallèlement mettre un terme à l’islamisation de la France. Et ce n’est pas la soi-disant laïcité républicaine qui sera à même de le faire. Celle-ci a en effet d’ores et déjà échoué. Elle a en effet montré combien elle n’est pas neutre mais systématiquement déséquilibrée, en faveur bien entendu de l’islam, sans doute au nom d’une certaine volonté d’accueil, généreuse mais follement utopique et dangereuse.

    Il n’y a pas de laïcité qui fonctionne sans référence claire à une identité. Or celle de la France est chrétienne, n’en déplaise à certains hiérarques au pouvoir.

    La France doit donc retrouver et assumer sans complexe son identité et sa culture chrétienne, son héritage judéo-chrétien, ses racines gréco-romaines. La défense de notre civilisation est à ce prix. Elle doit être réaffirmée pour être mieux défendue. La nature a horreur du vide. Du vide spirituel et culturel comme du reste.

    Ce sont nos interlocuteurs syriens, les chefs religieux en particulier, qui nous ont recommandé le retour à notre identité comme meilleure garantie face à la décomposition de l’État, de la Nation et de la Patrie.

    Alors, halte au prosélytisme islamistefinancé par nos pseudo « alliés » saoudiens, qataris ou turcs, halte aux minarets et aux écoles coraniques. Halte à la colonisation de notre pays.

    Accueillons en nombre raisonnable avec humanité ceux qui souhaitent s’intégrer sans faux-semblant et arrière-pensées. Mais raccompagnons sans faiblesse dans leurs pays d’origine ceux qui ne veulent ni ne peuvent s’intégrer. C’est parmi eux que se trouve l’avant-garde du terrorisme islamiste dans notre pays, qui sera bientôt rejointe si nous n’y mettons bon ordre, par les djihadistes infiltrés parmi les flots d’immigrés.

    En Syrie comme en France, le combat est même : il s’agit du combat sans mercie que livrent les nouveaux barbares au monde civilisé pour le détruire et imposer leur loi infâme.

    La Syrie de Bachar el-Assad n’est certainement pas parfaite. Mais la France de François Hollande l’est-elle seulement ?

    L’ennemi est commun, il est un et un seul. Son nom peut changer mais il s’agit dufondamentalisme wahhabite, que j’ai déjà personnellement vu à l’œuvre sur le sol européen au Kosovo il y a quinze ans et quicontinue d’y prospérer sous l’œil bienveillant des États-Unis et de l’Union Européenne.

    Il est temps d’ouvrir les yeux, de prendre conscience des graves dangers qui menacent les générations à venir. Celles de nos enfants et de nos petits-enfants.

    Un sursaut est encore possible.

    Comme l’a écrit récemment Philippe de Villiers,« Il n’y a plus ni précaution à prendre ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent ».

    Je souhaite que le sacrifice de tous ces morts et blessés innocents, de Beyrouth, de Damas ou de Paris, ne soit pas vain. Je souhaite qu’il permette une prise de conscience amenant nos dirigeants à un sursaut salutaire, pour la défense de notre civilisation, de nos libertés, sans laquelle la vie ne vaut rien.

    Paris, le 16 novembre 2015

    Colonel Jacques Hogard

     
    source et Posté par DIACONESCO_TV

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    « AL-QAÏDA, DAECH, ENFANTS DES ETATS-UNIS NOURRIS AUX PÉTRODOLLARS DU QATAR ET DE L’ARABIE SAOUDITE »!

     
    « Al-Qaïda, Daech,  enfants des Etats-Unis nourris aux pétrodollars du Qatar et de l’Arabie Saoudite »!
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    Le contre-amiral français Claude Gaucherand critique la politique des dirigeants de son pays qui ont fait de la France le «valet de l’atlantisme» et la cible de l’islamisme.

     

    Il a publié sur Internet, le 16 novembre 2015, une tribune libre dont Médias-Presse-Info a donné les extraits majeurs, retraçant, en particulier, la chronologie d’une stratégie du chaos mise en œuvre contre les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, par les Etats-Unis, mus par «une doctrine et une idéologie dominatrices», suivis par les pays occidentaux ainsi que l’Arabie Saoudite et les émirats du Golfe.

     

    C’est ainsi, explique-t-il, que l’islamisme a resurgi et attiré la jeunesse de cette région, qui «s’y précipite avec toute la violence et le fanatisme, pour ne pas dire la haine de gens qui n’ont aucune autre perspective, loin des promesses de la vraie vie».

    Il rappelle qu’en 1991, la première guerre contre l’Irak, par une coalition conduite par Washington avec tout l’Occident, et l’Arabie Saoudite et les autres émirats, a ramené ce pays laïque à «l’âge de pierre», selon les termes de James Baker, prononcés en juin de la même année, cités par le contre-amiral qui rapporte également comment Madeleine Albright a qualifié, en 1995, de «prix à payer» la mort de 500 000 enfants irakiens.

    Puis, poursuit-il, en 2002 : l’invasion de l’Afghanistan par l’Otan, sous la conduite des Etats-Unis, pour une guerre ralliée un peu plus tard par Sarkozy et, en 2003, la deuxième guerre d’Irak à partir du mensonge des armes de destruction massive propagé par Washington et Londres.

    A ce propos, il rappelle son déplacement en Irak, avec un groupe, pour démontrer ce mensonge et la menace qu’il reçut de la ministre de la Défense, Alliot-Marie, qui était visiblement en désaccord avec le président Chirac.

     

    Enfin, 2010, rappelle-t-il encore, avec Sarkozy président, «Londres et Paris s’unissent pour semer le chaos en Libye et faire assassiner le président Kadhafi».

    Pour le contre-amiral Claude Gaucherand, c’est une opération militaire «sous-traitée par Washington à ses deux vassaux auxquels il apporte le soutien logistique de pourvoyeur d’armes et de munitions».

    Et en 2012, c’est la continuité, d’après lui, «après Sarkozy va-t-en-guerre, voilà Hollande et son ministre des Affaires étrangères, Fabius, dont l’obsession est la destitution d’un chef d’Etat légitime et la guerre à un Etat membre de l’ONU».

    Il s’agit de la Syrie qui est «à son tour dans le chaos, attaquée par Al-Qaïda, l’Etat Islamique et quelques autres entités baptisées opposition forcément démocratique : guerre médiatique mensongère, diabolisation à outrance, rien n’y fait, l’armée syrienne se bat et résiste, bientôt aidée par l’Iran et le Hezbollah chiites, et la Russie».

    On en est là encore. Sous Sarkozy, puis Hollande, la France a choisi de rompre avec la politique gaulliste d’indépendance à l’égard de l’Otan.

    Elle s’est faite partout la complice de l’atlantisme «jusqu’en Europe, que ce soit pour le dépècement de la Yougoslavie ou la guerre civile en Ukraine», écrit le contre-amiral.

    Cet atlantisme, «de conviction ou de circonstance», c’est le vent que la France a semé pour récolter aujourd’hui la tempête sur son sol, écrit-il en référence aux attentats commis par le groupe terroriste Daech à Paris, vendredi 13 novembre 2015, dans la soirée.

    Dans un débat où les personnalités invitées sur les plateaux des télévisions françaises insistent pour désigner de façon précise l’ennemi, et certains suggérant que ce sont les musulmans, le contre-amiral affirme que «c’est l’atlantisme, qui est pour les Français, l’ennemi, le mal qui a donné libre cours à l’autre mal».

    Car, conclut-il, Al-Qaïda, Daech, ce sont les enfants des Etats-Unis «nourris aux pétrodollars du Qatar et de l’Arabie Saoudite et armés par eux par délégation de Washington».

     

    Le contre-amiral Claude Gaucherand s’interroge, dans tout cela, sur «le rôle joué par Israël, de façon directe et indirecte».

     

    Enfin, à propos de la guerre proclamée dans les discours de Hollande et Valls, il estime que c’est au peuple français à en décider par référendum et non pas au Parlement.

     

    Source      www.delitdimage.org   


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    22 NOVEMBRE 2015

    CONFLIT SYRIEN : POUTINE REECRIT LES REGLES DU JEU EN SYRIE A LA TURQUIE D'ERDOGAN !

    La finale de Poutine en Syrie

    poutine vladimir

     
    La Russie ne veut pas faire la guerre à la Turquie, donc les généraux russes ont conçu un plan simple mais efficace pour la décourager d’entreprendre toute action qui pourrait conduire à un affrontement entre les deux pays.
     

    La semaine dernière, des avions militaires russes ont pénétré deux fois l’espace aérien turc. Les deux incidents ont provoqué la consternation à Ankara et mis les dirigeants turcs en fureur.

    Dans les deux occasions, des officiels à Moscou se sont poliment excusés pour les incursions, affirmant qu’elles n’étaient pas intentionnelles (des erreurs de navigation) et qu’ils essaieraient d’éviter de telles intrusions à l’avenir.

    Puis il y a eu un troisième incident, plus sérieux, qui n’était pas dû à une erreur. Il visait clairement à envoyer un message au président turc Recep Tayyip Erdogan.  Voici un bref résumé de ce qui s’est passé, à partir d’un article du World Socialist Web Site:

     

    Les officiels ont annoncé un troisième incident lundi, lorsqu’un avion de chasse MiG-29 non identifié a verrouillé son radar pendant quatre minutes et demie sur huit F-16 turcs qui patrouillaient de leur côté de la frontière, se préparant apparemment à ouvrir le feu. (US, NATO step up threats to Russia over Syria,World Socialist Web Site)

    Ce n’était pas une erreur.

    Le seul cas où un pilote de chasse adopte ces protocoles est lorsqu’il projette d’abattre un avion ennemi. C’était un message, et bien qu’il ait pu passer au-dessus de la tête des politiciens et des médias, je vous assure que tous les généraux du haut-commandement turc savent ce qu’il signifie.

    C’est un coup de semonce. Moscou indique qu’il y a un nouveau shérif en ville et que la Turquie devrait mieux se comporter sinon il y aura des problèmes. Il n’y aura aucune zone d’exclusion aérienne américano-turque sur le nord de la Syrie, il n’y aura pas d’attaques aériennes sur les sites syriens à partir du côté turc de la frontière, il n’y aura certainement pas d’invasion terrestre par des troupes turques en Syrie.

    Les Forces de défense aérienne russes contrôlent maintenant le ciel au-dessus de la Syrie et elles sont déterminées à défendre les frontières souveraines de la Syrie. Voilà le message.

    Un point c’est tout !

    C’est un bon exemple de la manière dont la préemption peut effectivement prévenir des conflits plutôt que les commencer. En tirant un coup de semonce à la Turquie, Moscou a freiné le plan de Erdogan d’annexer une partie de la Syrie du Nord et de la déclarer zone de sécurité.

    La Turquie devra dorénavant abandonner ce plan, et réaliser que toute tentative de s’emparer d’un territoire syrien déclenchera une riposte russe immédiate et puissante. Vue sous cet angle, l’incursion de la Russie paraît une manière extrêmement efficace de prévenir une guerre plus vaste en transmettant simplement à de potentiels adversaires ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire. Dit simplement : Poutine a réécrit les règles du jeu en Syrie et Erdogan a dû s’y conformer ou sinon… Ci-dessous, davantage sur la Turquie, par Patrick Cockburn dans The Independent :

    Une invasion turque de la Syrie, bien qu’elle reste une possibilité, serait aujourd’hui plus risquée avec l’aviation russe opérant dans des zones où la Turquie serait la plus susceptible de lancer une incursion.

    Le danger pour les Turcs est qu’ils ont maintenant deux quasi-États kurdes, l’un en Syrie et l’autre en Irak, immédiatement au sud. Pire, l’État kurde syrien… est dirigé par le Parti de l’union démocratique (PYD dans son sigle anglais), qui est effectivement la branche syrienne du Parti des travailleurs kurdes (PKK), celui qui a combattu l’État turc depuis 1984.

     

    Toute insurrection lancée à l’avenir par le PKK dans les zones kurdes du sud-est de la Turquie sera renforcée par le fait que ce parti a de facto son propre État.

    Il semble que la tentative de la Turquie, qui dure depuis quatre ans, de renverser le président Bachar al-Assad a échoué. On ne voit pas ce que le président Recep Tayyip Erdogan peut faire à ce propos, puisque le soutien de l’Otan est purement rhétorique à ce stade.

    Quant aux relations de la Turquie avec la Russie, M. Erdogan dit que toute attaque à ce pays est une attaque à l’Otan et que «si la Russie perd un ami tel que la Turquie, avec laquelle elle a coopéré sur de nombreuses questions, elle perdra beaucoup». Mais en Syrie, au moins, il semble que c’est la Turquie la perdante. (Russia in Syria: Russian Radar Locks on to Turkish Fighter Jets, The Unz Review)

    Pauvre Erdogan. Il a lancé les dés et il a joué de malchance. Il se figurait qu’il pourrait étendre son Empire ottoman potentiel à la Syrie du Nord, et maintenant son rêve est en miettes.

    Doit-il envoyer ses avions en Syrie du Nord et affronter ouvertement l’armée de l’air russe ? Non, il n’est pas si téméraire. Il va rester de son côté de la frontière, taper du pied et se mettre en colère contre le méchant Poutine, mais au bout du compte, il ne fera rien.

    Et Washington ne va rien faire non plus. Oui, Hillary et McCain ont appelé à une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, mais cela ne se fera pas. Poutine ne le permettra pas, le Conseil de sécurité non plus. D’ailleurs, sous quel prétexte, de toute façon ?

    Obama va-t-il réellement demander une zone d’exclusion aérienne sur la base du fait que Poutine tue des terroristes modérés en même temps que des terroristes extrémistes ? Ce n’est pas un argument très convaincant. En fait, même les Américains ont du mal à avaler celui-là.

    Si Obama veut quelque chose de Poutine, il devra s’asseoir à la table des négociations et discuter d’un accord.

    Jusqu’ici, il a refusé de le faire, parce qu’il continue à penser que le changement de régime est à sa portée. Il y a des signes de cela partout, comme dans cet article du journal turc Today’s Zaman intitulé İncirlik base to increase capacity by 2,250 to accommodate new personnel [La base d’Icirlik augmente sa capacité de 2 250 places pour accueillir du nouveau personnel] :

    Une ville de tentes dans Incirlik a été reconstruite en maisons préfabriquées modernes, qui accueillera 2 250 membres du personnel militaire US, a rapporté l’agence de presse Doğan vendredi. Pendant la guerre du Golfe de 1991, une ville de tentes avait été installée pour accueillir du personnel militaire servant dans l’Operation Provide Comfort (OPC)[opération militaire des USA, du Royaume-Uni, de la France, de l’Australie, des Pays-Bas et de la Turquie visant à livrer de l’aide humanitaire aux réfugiés kurdes fuyant l’Irak, NdT] et avait été fermée à la fin de cette opération.

    Le 20 août, le travail de transformation du site de la ville de tentes en une nouvelle zone appelée Patriot Town[Patrioteville] a commencé. Lorsque la construction sera achevée, la base de Incirlik sera celle qui aura la plus grande capacité parmi les bases états-uniennes en Europe. […]

    L’augmentation de la capacité de la base d’Incirlik intervient au moment où la Russie a lancé la plus grande intervention au Moyen-Orient depuis des décennies. […] L’intervention de Moscou signifie que le conflit en Syrie s’est transformé, passant d’une guerre par procuration […] à un conflit international dans lequel les principales puissances mondiales […] sont directement impliquées dans le combat. ()

    Cet article révèle les ambitions des États-Unis au Moyen-Orient. Comme les lecteurs peuvent parfaitement le voir, Washington fourbit ses armes pour une autre guerre, exactement comme il l’a fait en 1991.

     

    Et la guerre aérienne états-unienne sera lancée depuis Patriot Town à Incirlik, exactement comme nous l’avons prédit depuis juillet lorsque l’accord a été conclu. Ci-dessous, quelques éléments supplémentaires tirés d’un article de Hurriyet :

    Le commandement central de l’armée de l’air US a commencé à déployer des hélicoptères de recherche et de sauvetage à la base aérienne de Diyarbakır, en Turquie du sud-est, dans le but d’aider à des opérations de récupération en Irak voisin et en Syrie, a-t-il annoncé. […]

    Le Commandant suprême des forces alliées de l’Otan en Europe et le chef du Commandement des forces des États-Unis en Europe, le général Phillip Breedlove, a dit que cette mission serait temporaire. (US deploys recovery aircraft in Turkey’s southeast, Hurriyet)

    Des hélicoptères états-uniens de recherche et de sauvetage à quelques kilomètres seulement de la frontière sud-est de la Turquie ?

    Eh oui. Dit autrement, si un F-16, en train d’essayer d’imposer une zone d’exclusion aérienne illégale, est abattu quelque part au-dessus de la Syrie alors – presto – les hélicoptères de recherche et de sauvetage ne sont qu’à 20 minutes.

    Comme c’est pratique.

    Donc vous pouvez voir – même si Poutine a mis des bâtons dans les roues de ce projet – que l’équipe d’Obama continue à aller de l’avant avec son plan renverser Assad. Rien n’a changé, l’intervention russe rend seulement l’avenir plus incertain, ce qui explique pourquoi des stratèges géopolitiques frustrés, comme Zbigniew Brzezinski, ont commencé à apparaître dans les pages Opinions des journaux dominants, attaquant Poutine avec virulence pour avoir saboté leurs plans d’hégémonie régionale.

     

    Il vaut la peine de noter que Brzezinski est le parrain spirituel de l’extrémisme islamique, l’homme qui a compris comment les cinglés religieux pourraient être utilisés pour pousser à l’hystérie et faire avancer les objectifs géopolitiques des États-Unis dans le monde. Par conséquent, il est tout naturel que Brzezinski veuille offrir ses conseils maintenant, dans un effort désespéré pour éviter un héritage d’échec et de honte.

     

    Découvrez ce clip de Politico :

    Les États-Unis devraient menacer la Russie de représailles si elle ne cesse pas d’attaquer les ressources états-uniennes en Syrie, a écrit l’ancien conseiller à la Sécurité nationale Zbigniew Brzezinski dans une chronique publiée dimanche dans le Financial Times, appelant à l’«audace stratégique», la crédibilité américaine au Moyen-Orient et la région elle-même étant en jeu. […] Et si la Russie continue à viser des cibles qui ne sont pas EI, les États-Unis pourraient riposter, a-t-il ajouté.

    (Brzezinski: Obama should retaliate if Russia doesn’t stop attacking U.S. assets, Politico)

     

     

    Les gens que Brzezinski désigne avec désinvolture comme des ressources américaines en Syrie sont des terroristes. Poutine ne distingue pas entre les terroristes modérés et les terroristes radicaux, les bons terroristes et les mauvais. C’est une plaisanterie. Ils sont tous du même tonneau et ils vont tous avoir le même sort. Tous doivent être extirpés, arrêtés ou tués. Fin de l’histoire.

    En peaufinant le narratif de la guerre contre le terrorisme d’une manière qui soutient certains mais en condamne d’autres, l’administration Obama s’est acculée elle-même dans une impasse idéologique sans issue. Ce qu’ils font est mauvais et ce qu’ils savent est faux.

     

    Et c’est pourquoi il sera si difficile de faire la guerre. Dans une interview incontournable récente, Poutine a interpellé Obama sur ce point précis.

    Voici ce qu’il a dit :

    Le président Obama mentionne fréquemment la menace d’ISIS. Eh bien, qui sur la terre les a armés ? Et qui a créé le climat politique qui a favorisé la situation actuelle ? 

    Qui a livré des armes à la région ? Ne savez-vous vraiment pas qui combat en Syrie ? Ce sont pour la plupart des mercenaires. Ils sont payés en argent.

    Les mercenaires travaillent pour le camp qui paie le plus. Nous savons même combien ils sont payés.

    Nous savons qu’ils combattent pendant un certain temps et puis ils voient que quelqu’un d’autre paie un peu plus, alors ils y vont. […]

    Les États-Unis disent : «Nous devons soutenir l’opposition civilisée, démocratique, en Syrie.»

     

    Donc ils les soutiennent, les arment, et ensuite ils rejoignent ISIS. Est-ce impossible pour les États-Unis d’anticiper un peu?  Nous ne soutenons pas du tout cette sorte de politique. Nous pensons qu’elle est mauvaise.»

    (Putin explains who started ISIS, YouTube, 1:38 to 4:03)

     

    Vous voyez ? Tout le monde sait ce qu’il se passe. Barack Obama ne va pas entamer une confrontation avec la Russie pour défendre un programme fondamentalement immoral de la CIA qui a mal tourné.

    Il fera toutefois ce que les États-Unis font toujours lorsqu’ils traitent avec un adversaire qui peut vraiment se défendre. Ils terrorisent, harcèlent, menacent, humilient, diabolisent, ridiculisent et brutalisent.

    Ils pourraient lancer une autre attaque sur le rouble ou truquer les prix du pétrole ou imposer davantage de sanctions économiques. Mais ils n’entreront pas en guerre avec la Russie, cela n’arrivera tout simplement pas.

    Mais n’abandonnez pas encore tout espoir, après tout, il y a un côté positif à ce fiasco, et tous les joueurs principaux savent exactement ce que c’est.

     

    Il s’appelle Genève. Genève est la finale.

    Genève est la feuille de route soutenue par l’ONU pour mettre fin à la guerre en Syrie. Ses dispositions permettent «l’établissement d’un organe gouvernemental de transition», «la participation de tous les groupes […] à un dialogue national significatif» et «des élections multipartites libres et équitables».

    Le traité est simple et ne suscite pas de controverses. Le seul point d’achoppement porte sur la question de savoir si Assad sera autorisé à participer au gouvernement de transition ou non.

     

    Poutine dit oui. Obama dit non.

    Poutine va gagner cette bataille.

    Finalement, l’administration cédera et retirera sa demande que Assad quitte ses fonctions. Le plan de changement de régime par le recours à des mercenaires djihadistes aura échoué, et Poutine aura rapproché le Moyen-Orient d’une paix durable et d’une sécurité véritable.

     

     

    Voilà le point positif et c’est ainsi que la guerre en Syrie prendra fin.

    Bravo, Poutine.

     

     

    Mike Withney

    Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

    Source CounterPunch

    http://lesakerfrancophone.net/la-finale-de-poutine-en-syrie/


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    DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015

    Le 15 octobre le général de Villiers avait prévenu les élus !

     
    Le 15 octobre, le général de Villiers, chef d'Etat-Major des Armées, était interrogé par la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale.
     
    Extraits :
    "[...] Le contexte sécuritaire est marqué par la gravité, l’urgence et la complexité des crises géopolitiques, ainsi que par un niveau de menace inédit depuis de nombreuses années.
     
    Ce contexte mouvant conditionne les missions de nos armées, celles d’aujourd’hui et aussi celles de demain. 
     
    Les menaces augmentent et se rapprochent. Daech au Levant, AQMI au Sahel, Boko Haram au Nigeria : nous n’avons pas le droit de détourner le regard. Demain il sera trop tard ; nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !
     
     
    Pour bien comprendre les ressorts de cette violence, je voudrais vous présenter les quatre lignes de forces qui sont à mes yeux la toile de fond des crises, et qui mettent au défi l’efficacité de nos propres forces.
     
     
    Le lien de plus en plus étroit entre sécurité extérieure et sécurité intérieure constitue une première ligne de force. 
     
    Cette tendance se confirme. Les crises extérieures ont des répercussions directes sur le territoire national et sur l’espace européen : le retour de combattants français à l’étranger et, dans un autre registre, l’ampleur du phénomène des migrants en sont les deux illustrations les plus criantes.
     
    Dans tous les cas, les menaces et les défis sont transfrontaliers. Je constate qu’aujourd’hui, certains États se comportent parfois comme des bandes armées alors que certaines bandes armées prétendent constituer des États et agissent comme tels.
    Les menaces de la force et de la faiblesse décrites dans le Livre blanc de 2013 sur la défense et la sécurité nationale sont toujours présentes, mais la menace du non-droit progresse, à l’image du phénomène Daech. 
     
    Il y a donc un lien de plus en plus fort entre la défense de l’avant, ce que nous faisons en opérations extérieures, et la sécurité de l’arrière, c’est-à-dire la protection de nos concitoyens sur le théâtre national.
    Le phénomène du terrorisme international dessine une deuxième ligne de force. Incarné par Al-Qaïda, Daech et leurs affidés, il renvoie à la radicalisation djihadiste et répond à une stratégie délibérée : la recherche de la rupture par une surenchère de terreur. 
     
     
    Sa propagande, véhiculée par les réseaux sociaux est offensive et de grande « qualité » technique.
     
     
    Son bilan est efficace et, ne nous leurrons pas, elle exerce une attractivité certaine sur une partie de notre propre population, notamment sur notre jeunesse.
     
    En cela, elle menace notre société et elle place la violence au cœur de notre démocratie. 
     
    La menace est sérieuse. 
     
    Il suffit de regarder quelques faits pour s’en convaincre :2 700 comptes Twitter pro-Daech en langue française relaient la propagande djihadiste, et environ 20 % des combattants dits étrangers, présents aujourd’hui même au Levant, sont francophones, parmi lesquels on dénombre environ cinq cents Français.
     
     
    Une troisième ligne de force peut être observée : l’avance technologique, qui nous donnait d’office l’ascendant, se réduit sous l’effet des modes d’action qui visent à la contourner. Ces modes d’action limitent les avantages liés à la technologie.
     
    Il s’agit des cyber-attaques, des engins explosifs improvisés, des snipers, des attaques suicides, des actions dans les champs de l’influence et de la perception.
     
    Nous les avons affrontés en Afghanistan, au Mali, et maintenant nous les affrontons au Levant.Qui peut dire qu’ils ne viendront pas demain jusqu’à nous ? 
     
    La technologie reste indispensable, mais elle n’est pas suffisante. Nous réfléchissons à la façon d’adapter nos équipements à cette tendance.
    [... ] En agissant au Sahel et au Levant, en y combattant les groupes armés terroristes, en y recueillant des renseignements sur les intentions hostiles de nos ennemis, nous luttons contre l’installation et le développement de sanctuaires à partir desquels ces derniers pourraient venir nous frapper. 
     
    En agissant au Sahel et au Levant, en contribuant à un environnement plus sûr, nous luttons également contre la misère et la terreur qui poussent des millions d’hommes, de femmes et d’enfants à fuir leurs pays dans l’espoir d’une vie meilleure. [...]"
     
     
     
     
     
     
     

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    Erwan Castel


    22 novembre, 17:38

    LE GÉNOCIDE LENT DU DONBASS

    Depuis bientôt 2 ans les populations russophones d'Ukraine subissent de la part des nouveaux maîtres de Kiev, insultes, avanie, déni d'identité etc...


    Les présidents Turtchinov puis Porochenko ont ensuite concrétisé cette russophobie pathologique et soutenue par les puissances occidentales, en déclenchant une "opération spéciale anti-terroriste" derrière laquelle se cache en réalité une agression génocidaire hallucinante contre le Donbass.

     

    Plus de 8000 tués, des milliers de disparus, de blessés, plus de 2 millions de réfugiés et déplacés... et tout bien sûr dans l'indifférence des média,s officiels fidèles propagandistes des ploutocrates parrainant le génocide...

    L'acteur principal de ces massacres venus d'un autre âge jeter la honte au coeur de l'Europe est cette artillerie ukrainienne, dotée d'une puissance héritée de son passé soviétique, qui aujourd'hui se met au service des criminels de Kiev en tentant de terroriser et faire fuir la population civile du Donbass.

     

    Malgré cette agression disproportionnée, le femmes et les hommes du Donbass, accrochés à leur sanctuaire ancestral, dépassant les limites de la nature humaine résistent avec héroïsme aux soudards de Kiev, démontrant que le courage d'un peuple combattant pour sa liberté reste le vainqueur des batailles...

     

    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya.

    http://alawata-rebellion.blogspot.fr/2015/11/la-resilience-face-au-crime.html


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