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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    L’article à lire pour comprendre la situation au Yémen

    Un président en fuite, des rebelles qui contrôlent la capitale, une intervention de l'Arabie saoudite : le Yémen est mal en point.

    Francetv info vous aide à comprendre ce qu'il se passe dans ce pays situé dans le sud de la péninsule arabique.

    Les houthis répliquent aux bombardements de la coalition saoudienne à Sanaa (Yémen), le 30 mars 2015.Les houthis répliquent aux bombardements de la coalition saoudienne à Sanaa (Yémen), le 30 mars 2015. (SINAN YITER / ANADOLU AGENCY)

    Par Valentin Graff

    Mis à jour le 03/04/2015 | 14:46 , publié le 01/04/2015 | 06:53

    Le Yémen s'enfonce dans la guerre. L’Arabie saoudite intervient militairement chez son voisin méridional depuis le 26 mars au sein d'une coalition rassemblant huit pays arabes (Emirats arabes unis, Koweït, Qatar, Bahreïn, Egypte, Jordanie, Maroc, Soudan), en plus du Pakistan. Et le royaume saoudien n'y va pas de main morte : à lui seul, il a déployé jusqu’à 150 000 hommes et 100 avions de combats. Une démonstration de force qui a d'ores et déjà fait au moins 40 victimes collatérales lors du bombardement d'un camp de réfugiés, au cinquième jour de cette intervention militaire.

    Contactée par francetv info, la responsable de Médecins sans frontières (MSF) pour le Moyen-Orient Dounia Dekhili décrit "une explosion de la violence". Des centaines de blessés ont déjà passé la porte de l'hôpital tenu par MSF à Aden, dans le sud du pays. Alors que se passe-t-il au Yémen ? On ne va pas vous mentir : ça n'a rien de simple. Voici les clés pour tout comprendre.

    Le Yémen, c’est quoi ?

    Le Yémen est un pays majoritairement musulman et sunnite situé au sud de la péninsule arabique, elle-même coincée entre l’Asie et l’Afrique. Il partage ses frontières avec l’Arabie saoudite au nord et avec le sultanat d’Oman à l’est. La superficie de son territoire est légèrement inférieure à celle de la France métropolitaine (528 000 km2 contre 552 000 km2), pour 26 millions d’habitants. Le pays donne sur la mer Rouge et sur le golfe d’Aden. Entre les deux, le détroit de Bab El-Mandeb, vital pour l'approvisionnement en hydrocarbures des Etats-Unis, de l’Europe et de l’Asie, avec entre trois et quatre millions de barils qui y transitent tous les jours.

    Carte du Moyen-Orient avec le Yémen représenté en rouge.Carte du Moyen-Orient avec le Yémen représenté en rouge. (IEF / WIKIMEDIA COMMONS)

    Il n'y avait pas eu un truc là-bas au moment du "printemps arabe" ?

    En février 2011, le Yémen emprunte le même chemin que la Tunisie, qui vient d'éjecter Ben Ali du pouvoir. Cette fois, c'est le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, dont l'autorité est contestée, d'abord par la jeunesse yéménite puis par les opposants politiques. Suivant l'exemple des manifestants égyptiens, les étudiants s’installent sur plusieurs places de Sanaa, la capitale, puis dans le reste du pays. Ali Abdallah Saleh quitte finalement le pouvoir six mois plus tard, début 2012, cédant la place à son vice-président Abd Rabo Mansour Hadi, comme le prévoit un accord signé en novembre.

    Des élections sont ensuite organisées et Hadi est élu président au suffrage universel direct en recueillant 99,8% des voix. Un score qui s'explique simplement : il était le seul candidat, soutenu par les monarchies du Golfe. Il met en place un gouvernement d'union nationale, qui regroupe les partisans de l'ancien président et le principal parti d'opposition, Al-Islah, proche des Frères musulmans. Le Yémen semble alors sortir de la crise politique.

    Pourquoi le pays est-il à feu et à sang en ce moment ?

    Le nouveau président lance, en 2013, un processus de dialogue national afin d'élaborer une nouvelle constitution et de préparer des élections pour 2014. Les discussions aboutissent notamment à la proposition de faire du Yémen un Etat fédéral, afin de satisfaire les revendications des habitants du sud du pays, qui s’estiment négligés.

    Mais le projet envisage d’accorder aux zaydites, une communauté chiite dont sont issus les rebelles houthis, un territoire sans accès à la mer. Cela, ajouté à l’apparente incapacité du gouvernement à résoudre les problèmes économiques et sociaux du pays, conduit les houthis à prendre les armes. Ils s’emparent de Sanaa en septembre 2014, sans grande résistance.

    Forcé de collaborer dans un premier temps, le président Hadi finit par fuir la capitale, le 21 février. Il se réfugie à Aden, ville portuaire cruciale pour le trafic maritime, que les houthis entreprennent alors d'assiéger.

    Le président légitime du Yémen, Abd Rabo Mansour Hadi, lors d'une conférence de presse à Aden, le 21 mars 2015.Le président légitime du Yémen, Abd Rabo Mansour Hadi, lors d'une conférence de presse à Aden, le 21 mars 2015. (POOL/YEMENI PRESIDENCY PRESS OFF / ANADOLU AGENCY)

    Mais c'est qui ces houthis ?

    Ce sont les représentants d’un mouvement rebelle opposé au gouvernement central du Yémen depuis plus de dix ans. Ils tirent leur nom de leur leader historique, le prédicateur Hussein Badreddin Al-Houthi, qui contestait à la fois la coopération du Yémen avec les Etats-Unis de George W. Bush et la situation socio-économique de sa minorité. Les houthis appartiennent, en effet, à la communauté des zaydites (ou zaïdites), issue du chiisme, qui représente un tiers de la population du payset qui a dominé le Yémen pendant plus d’un millénaire, jusqu’en 1962.

    Attendez, c'est quoi déjà le chiisme ?

    Le chiisme et le sunnisme sont les deux principales composantes de l’islam. A l’origine, les chiites souhaitaient que le successeur de Mahomet soit l’un de ses descendants, tandis que les sunnites, qui ont historiquement pris le dessus, ont désigné un compagnon du Prophète comme premier calife, c'est-à-dire détenteur du pouvoir temporel et spirituel sur un territoire appelé le califat.

    Aujourd’hui, les sunnites, dans la continuité de la tradition califale, acceptent une frontière poreuse entre le pouvoir temporel et spirituel, à l'image du roi d'Arabie saoudite, considéré comme le "gardien des deux saintes mosquées" de la Mecque et de Médine, ou de celui du Maroc, également commandeur des croyants. Les chiites, au contraire, prônent une séparation nette.

    Pourquoi l'Arabie saoudite s'en mêle ?

    C'est dans ce contexte que la coalition conduite par l’Arabie saoudite a déclenché une intervention au Yémen. Elle bombarde les positions houthies et devrait également se positionner au sol afin de venir en aide aux forces qui sont restées fidèles au président légitime.

    Les sunnites représentent l'immense majorité des musulmans (85%), mais au cœur du Moyen-Orient se trouve ce que le roi Abdallah de Jordanie appelait, en 2004, le "croissant chiite", une zone où cette communauté est démographiquement ou politiquement dominante : l'Iran, l'Irak et le Bahreïn sont majoritairement chiites, tandis que la Syrie est dirigée par une secte chiite minoritaire, les alaouites, et que les chiites forment la plus grosse communauté confessionnelle libanaise.

    Des décombres d'installations militaires houthies détruites lors d'une opération militaire saoudienne, à Hodeidah (Yémen), photographiées le 27 mars 2015.Des décombres d'installations militaires houthies détruites lors d'une opération militaire saoudienne, à Hodeidah (Yémen), photographiées le 27 mars 2015. (ABDU MUHAMMED YAHYA HAYDAR / ANADOLU AGENCY)

    Entre l'Arabie saoudite, royaume à majorité sunnite qui ambitionne d'être le chef de file des Etats arabes, et l'Iran qui exerce un certain leadership sur le croissant chiite, existe une rivalité historique. Elle s'exprime actuellement au Yémen Riyad considère que les rebelles houthis reçoivent le soutien de Téhéran, ce que l'Iran dément.

    Or l'Arabie saoudite se trouve être alliée, bon gré mal gré, à l'Iran dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI). Une coopération mal perçue par les Saoudiens. Son intervention au Yémen lui permet donc de se distancier de l'Iran, selon François Burgat, l'ancien directeur de l'Institut français du Proche-Orient et directeur de recherche au CNRS. "En combattant ces adversaires chiites, l'Arabie saoudite tente de faire oublier son alliance coupable avec l'Iran en Irak et en Syrie." Un affrontement interposé digne de la guerre froide.

    Pourquoi l’armée yéménite ne réagit pas ?

    Si certains soldats tentent de défendre Aden, la majorité des troupes a passivement assisté au coup de force des houthis à Sanaa. Un rapport destiné au Conseil de sécurité de l’ONU, publié le 20 février, et de nombreux experts, mettent en cause Ali Abdallah Saleh.

    L'ancien président aurait apporté son soutien aux houthis pour prendre sa revanche sur ceux qui l’ont éjecté du pouvoir, en premier lieu le parti Al-Islah, et créer les conditions d'un éventuel retour en tant qu'homme providentiel. "Il y a bien des indications selon lesquelles Ali Abdullah Saleh s’est allié aux houthis pour détruire la base de pouvoir et les biens de ses ennemis, en particulier le parti Al-Islah", indiquent les auteurs du rapport de l'ONU.

    "Saleh a gardé un réseau très important et possède encore un trésor de guerre qui se compte en milliards de dollars, assure François Burgat. Grâce aux houthis, il a pu contribuer à saper l’assise tribale d’Al-Islah. Il a donc œuvré à écarter du pouvoir une coalition dont il faisait toujours partie."

    Profitant qu'une partie de l’armée soit restée fidèle à Saleh, les houthis ont pu progresser sans réelle opposition en direction d’Aden. Des forces restées loyales au président Hadi ont toutefois commencé à répliquer. Elles tentent notamment de conserver le contrôle de l’aéroport de la ville depuis jeudi.

    Mais au fait, il n'y avait pas des terroristes au Yémen ?

    Le pays est, en effet, le refuge d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Ce groupe terroriste sunnite, considéré par les services de renseignement occidentaux comme l'un des plus dangereux au monde, est installé au nord du Yémen, dans les zones rouges de la carte ci-dessous. Il a juré de lutter contre les rebelles chiites.

    En vert, les zones contrôlées par les houthis et en rouge, celles contrôlées par le groupe terroriste Aqpa.En vert, les zones contrôlées par les houthis et en rouge, celles contrôlées par le groupe terroriste Aqpa. (0ALI1 / WIKIMEDIA COMMONS)

    Ce groupe terroriste a aussi effectué des d'attentats à l'étranger. Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite sont ses cibles privilégiées, mais, plus récemment, c'est la France qui a été dans son viseur. Après la tuerie de Charlie Hebdo, les frères Kouachi ont affirmé leurs liens avec la branche yéménite d'Al-Qaïda. Un responsable d'Aqpa a, par la suite, confirmé : "C'est nous qui avons choisi la cible, financé l'opération et recruté son chef."

    J’ai eu la flemme de tout lire, vous pouvez me faire un résumé ;) ?

    Cela fait plus de dix ans que des rebelles chiites, les houthis, combattent le gouvernement central sunnite du Yémen pour des questions à la fois religieuses, économiques et sociales.

    Avec le "printemps arabe", le Yémen a entamé une transition démocratique à la fin 2011. L'ancien président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis plus de trente ans, est parti début 2012 en jurant de revenir et un gouvernement d'union nationale a vu le jour. Mais, mécontents de la situation économique et irrités par la perspective de faire du Yémen un Etat fédéral, les houthis se sont emparés de la capitale.

    L'actuel président, Abd Rabo Mansour Hadi, est réfugié en Arabie saoudite et dénonce un coup d'Etat. Dans le même temps, son pays hôte, à la tête d'une coalition de dix pays, bombarde les forces houthis qui tentent de prendre la ville portuaire stratégique d'Aden.

     

    Source:  France tv info.fr


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    L'ÉTAT ISLAMIQUE - Un outil de déstabilisation géopolitique

    L'ÉTAT ISLAMIQUE


    Un outil de déstabilisation géopolitique



    Alexandre Latsa*
    le 06/08/2015
    modifié le 06/08/2015 à 16:36h
     
     
    Beaucoup de théories ont circulé sur la toile concernant tant les origines de l'Etat islamique (EI) que ses liens supposés, directs ou indirects, avec des puissances de l’OTAN, Etats-Unis et Turquie en tête.

    Née en 2003 en Irak et affiliée à Al-Qaïda, la nébuleuse prend le nom d'État islamique d'Irak (EII) en 2006 puis devient l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) en 2013, s'affranchissant la même année d'Al-Qaïda. Au cours de l'année 2013, cette nébuleuse a commencé sa forte expansion militaire en Syrie et en Irak.

    Sa prise de contrôle du territoire syrien s'est accélérée au cours des 18 mois derniers mois (elle contrôle maintenant près de 50% du territoire) et ce malgré le lancement d'une campagne internationale de bombardement durant l'automne 2014, qui aurait coûté la vie à près de 10.000 ses membres, tandis que le groupe aurait perdu selon certaines estimations autant d'hommes face à l'armée syrienne depuis le début de sa campagne.

    A la prise de contrôle de larges pans du territoire syrien, notamment à l'est du pays, l'EI s'est au cours du mois de mai emparé de zones énergétiques au centre du désert syrien, notamment dans la région de Palmyre et dans le même temps de la ville de Ramadi, en Irak. La prise de ces villes a suscité beaucoup de questions quant à la motivation réelle de la coalition à freiner l'expansion de l'EI puisque des milliers de combattants de cette organisation ont pu traverser les déserts syriens et irakiens avec des colonnes de véhicules blindés à découvert, pour attaquer les forces loyalistes sans que la coalition ne les bombarde.

    Semant encore plus le doute, un document confidentiel de l'US Defense Intelligence Agency (DIA) rédigé en août 2012 vient d'être déclassifié, document qui a fait le tour de tous les organes gouvernementaux dont le CENTCOM, la CIA et le FBI. On peut y lire dans les dernières pages que la situation militaire devrait permettre l'établissement d'un sanctuaire ("un Etat islamique") dans la zone allant de Ramadi en Irak jusqu'à l'est de la Syrie et les zones allant d'Assaka à Deir-Ez-Zor.
    Ce plan, nous dit le document, aurait le soutien des puissances étrangères hostiles au pouvoir syrien car il permettrait d'isoler le régime syrien vers la cote et ainsi, de couper toute liaison terrestre entre l'Iran et le Hezbollah. En clair: les puissances radicales qui pourraient émerger du chaos créé par les Américains en Irak devraient naturellement se déverser en Syrie pour affaiblir l'état syrien.

    Le laisser faire américain, des monarchies du golfe et de la Turquie, face à la montée en puissance de l'EI, est aussi une traduction de leur incapacité à contrecarrer militairement l'armée syrienne et ses soutiens au sol, tout autant que ne l'est le soutien logistique direct de la CIA à armer des factions rebelles, dont un grand nombre ont depuis 2012 rejoint l'EI ou au mieux la branche locale d'Al-Qaïda.

    Cela explique peut-être pourquoi certains analystes n'hésitent pas à accuser la coalition et notamment les Etats-Unis d'Amérique d'avoir (volontairement?) en permanence un coup de retard sur l'EI.

    Par contre en appuyant lourdement les forces kurdes dans le nord du pays, la coalition a atteint plusieurs objectifs qui, bon gré mal gré, satisfont ses principaux alliés actuels dans la région:

    — L'établissement de l'EI permet l'avènement d'un Kurdistan au nord du pays tout autant que l'apparition d'un Sunnistan très intégriste, regroupant une nébuleuse allant de l'EI à Al-Qaïda, contraignant le régime à se replier vers les côtes et accentuant ainsi la dynamique de désintégration territoriale en Syrie.

    - Cette désintégration territoriale et l'affaiblissement de l'autorité de l'Etat satisfont les monarchies du Golfe, Arabie Saoudite et Qatar en tête, qui sont dans une lutte totale contre l'Iran dans la région, Téhéran étant le grand soutien et allié du régime syrien et sur une logique dynamique très forte suite à l'accord sur le nucléaire que le pays vient d'arracher aux Etats occidentaux.

    — Pour Israël, l'effondrement du régime syrien signifie l'affaissement du Hezbollah (jugé menace prioritaire) qui se concentre désormais sur le front syrien et devrait sortir très affaibli des années de guerre en Syrie. Pour cette raison sans doute, l'Etat hébreu apporte même un soutien médical direct aux djihadistes et parmi eux les plus radicaux (proches du front al Nosra et donc d'Al-Qaïda), soutien qui a donné lieu récemment a des émeutes de protestation de la part de minorités syriennes (Druzes…) directement menacées par l'organisation terroriste.

    - L'évolution de la situation via la création au nord du pays de ce grand Kurdistan longeant la frontière avec la Turquie va par contre à l'encontre direct des intérêts d'Ankara. Au cours de la guerre syrienne, la Turquie a largement soutenu et continue de soutenir tous les groupes radicaux qui réduisent l'autorité d'Assad dans l'ancienne zone d'influence de l'empire Ottoman allant de Kassab à Alep en passant par Idlib. Ce soutien s'est traduit par un appui militaire direct, l'envoi de troupes d'élites turques sur place ou encore le rapatriement des blessés pour traitement dans des hôpitaux turcs (ici et là). Ankara a même coopéré avec l'EI (via notamment des fournitures d'électricité) lorsque ce dernier affrontait et affaiblissait les mouvances kurdes à sa frontière mais considère l'établissement de ce Kurdistan syrien comme le plus grand danger pour la Turquie actuellement, car réduisant son pouvoir de projection potentiel sur le territoire syrien et pouvant surtout menacer à terme sa stabilité intérieure.

    Que devrait-il se passer?

    Cette opposition inattendue intra-OTAN entre Ankara et Washington devrait sans doute s'accentuer avec les récentes décisions d'Erdogan de se rapprocher de l'OCS et de la Russie avec laquelle elle partage des ambitions régionales.

    L'EI devrait, lui, continuer son expansion en Syrie avec le soutien implicite des grandes puissances régionales mais aussi avec le soutien plus ou moins direct de la Turquie et des Etats-Unis, chacun y trouvant pour l'instant des intérêts indirects prioritaires même s‘ils sont contradictoires. On peut imaginer que ce soutien cessera lorsque l'EI deviendra un allié trop encombrant qui menacera les intérêts de certaines puissances voisines telles que la Jordanie, Israël ou certains Etats du golfe.

    Cette yougoslavisation de la Syrie et de l'Irak aura aussi des conséquences directes sur la Russie et la Chine qui ont chacun des intérêts historiques, politiques et économiques dans ces deux pays. Elle porterait atteinte au projet de route de la soie que Pékin compte redévelopper, car historiquement, les tracés des routes de la soie qui reliaient la Chine à l'ouest de l'Europe passaient par l'Iran et la Syrie et il n'existe "que deux options possibles, soit par Deir ez-Zor et Alep, soit par Palmyre et Damas. Le premier chemin est coupé depuis début 2013, le second vient de l'être après la chute de Palmyre".

    Le grand nombre de candidats russophones et sinophones (il y a même un quartier chinois à Raqqa, la capitale de l'Etat islamique en Syrie) qui se sont enrôlés au sein de l'EI, peuvent laisser imaginer que le prochain front de l'EI se situera entre le Caucase et le Xinjiang, visant Pékin et Moscou.

    L'EI, après avoir déstabilisé le monde chiite, pourrait donc en quelque sorte devenir un outil de déstabilisation de l'Eurasie.

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    Daech, l'outil de domination inexpirable


    Posted: 06 Aug 2015 04:44 AM PDT

    Les Etats-Unis et la coalition internationale qu’ils ont créée pour lutter contre Daech ont fait un bilan décevant, tandis que leur ruse laisse douter de leurs vraies intentions.Jusqu’à présent, la coalition anti-Daech n’a su réaliser aucune avancée dans la lutte contre les terroristes de Daech.
    A ce propos, la chaîne CNN a rapporté, dans un reportage, que l’organisation terroriste de Daech semble être aussi forte que l’année dernière, avant le début des bombardements de ses positions et de ses forces, par les avions des Etats-Unis et de la coalition internationale.


    En outre, pendant ce temps, des centaines de civils ont été tués lors des raids aériens que les Etats-Unis prétendent mener contre Daech. Selon les derniers bilans, les attaques aériennes des Etats-Unis et de leurs alliés contre Daech en Syrie et en Irak ont laissé plus de 450 victimes parmi les populations civiles. Il est a rappelé que jusque ces derniers temps, la coalition prétendaient que seuls deux civils auraient été tués dans ses raids aériens.


    Par ailleurs, le quotidien britannique « The Guardian » a fait état, dans un récent article, du projet de recherche intitulé « Guerres aériennes » appartenant à un groupe de journalistes indépendants. Dans le cadre de ce projet, ces journalistes ont décrit les détails de 52 attaques aériennes de la coalition. En outre, ce projet a établi à l’aide de documents fiables que 459 civils, dont une centaines d’enfants ont été tués dans les raids des Etats-Unis et de la coalition internationale.
    Jusqu’à présent, le Commandement central des forces armées des Etats-Unis (CENTCOM) a publié seulement une enquête sur ce sujet, datant de mai 2015. Dans cette enquête, le Commandement centrale des forces armées américaines a prétendu que seuls deux enfants avait été tués en Syrie dans un raid de la coalition en novembre 2014.
    Le général John Hesterman, un haut commandant de la coalition internationale anti-Daech, a déclaré récemment que les opérations aériennes menées contre les positions des terroristes de Daech, comptaient parmi les raids aériens les plus précis et les plus ordonnés de l’histoire des guerres aériennes.
    Mais Chris Woods, un journaliste qui a coopéré avec le projet de recherche des «Guerres aériennes » a déclaré au quotidien « The Guardian » que les résultats des recherches menées par les journalistes indépendants indiquent que la réalité est tout à fait autre.
    Il n’est pas seul à dénoncer les déclarations de l’armée américaines et des responsables de la coalition internationale. William Springs, un militant britannique des droits de l’Homme a déclaré au journaliste du quotidien « The Guardian » que les raids aériens des Etats-Unis contre la Syrie ne poursuivent aucune stratégie et n’ont aucun objectif défini d’avance.
    « Malheureusement, les pays occidentaux n’accordent aucune importance aux pertes et aux dégâts que leurs opérations aériennes ont laissé en Syrie. Ils attaquent le territoire d’un pays souverain, mais ils n’ont pas des objectifs préétablis. Ce n’est qu’un spectacle pour tromper les opinions publiques américaine et internationale », a-t-il déclaré.
    Et enfin, le site d’analyses et d’informations « Middle East Eye » a révélé que la coalition internationale anti-Daech regroupe des pays dont certains comptent parmi les soutiens financiers et idéologiques des terroristes extrémistes de cette organisation. Ces pays continuent encore à soutenir le trafic du pétrole volé de la Syrie et de l’Irak par les terroristes de Daech.
    En outre, les sociétés pétrolières américaines et britanniques coopèrent avec les groupes qui vendent le pétrole volé des régions qui se trouvent sous le contrôle de terroristes de Daech. Dans ce cadre, la société britannique « Genel Energy » offre des services aux sociétés locales qui sont accusées de collaboration avec Daech dans la vente illégale du pétrole volé de la Syrie et de l’Irak.

     



    Le Pentagone autorise des frappes contre l’armée syrienne
    Posted: 06 Aug 2015 04:41 AM PDT

    Selon le quotidien britannique « Times », le département américain de la Défense a donné l’ordre d’attaques les forces de l’armée syrienne aux pilotes américains.
    C’est la première fois que le Pentagone a donné l’ordre à ses pilotes de guerres de prendre pour cibles les forces de l’armée syrienne, lors de leurs opérations.
    Le Pentagone a précisé qu’au cas d’une attaque de la part des forces de l’armée syrienne contre les terroristes formés et armés par les Etats-Unis, les pilotes de guerre américains devront attaquer les forces de l’armée syrienne.
    Le quotidien britannique rappelle que malgré cet ordre, le gouvernement américain prétend toujours qu’il n’est pas en guerre contre le gouvernement de Damas.
    Les terroristes formés et armés par les Etats-Unis ont formé un nouveau groupe de 60 guerriers. Après l’attaque de vendredi des terroristes du Front al-Nosra contre ce groupe, les Etats-Unis ont décidé d’offrir à ce groupe leur soutien aérien. Ce nouveau groupe terroriste se situe actuellement au centre de la stratégie du président des Etats-Unis Barack Obama qui prétend vouloir renforcer la position de ce nouveau groupe face aux terroristes de Daech en Syrie.

     

    Source    Le National Émancipé


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    L’Etat Islamique n’est plus qu’à 50 km du Liban

    EIIL-Tank

    Syrie – L’Etat Islamique revendique la prise de Qaryatayn située à mi-chemin entre le Sud-Est de Homs et le Sud-Ouest de Palmyre.

    C’est à l’issue de combats acharnés débutés par trois attentats-suicides aux postes de contrôle aux entrées de la ville que les djihadistes se sont emparés de la ville d’Al-Qaryatayn, ce qui va permettre aux islamistes de relier différents secteurs déjà sous leur contrôle et d’assurer plus facilement les transports de troupes et de ravitaillement.

    Il fait aussi noter qu’en conquérant Qaryatayn, l’Etat Islamique se rapproche des frontières du Liban qui ne sont plus qu’à 50 kilomètres.

    Or, le Liban est déjà infiltré par des éléments de l’Etat Islamique qui n’attendent que le déclenchement des hostilités.

    Depuis plusieurs mois, l’Etat Islamique ne cache pas ses intentions de proclamer un Emirat islamique au Liban sous tutelle du califat.

    Cette situation inquiète particulièrement la communauté chrétienne libanaise qui renforce également ses moyens en armement et se prépare au pire.

     

     


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    Un recruteur islamiste français, « opposant modéré à Bachar el-Assad » cher à la Coalition, a été éliminé par les forces syriennes régulières

    Arrêté à Dakar puis relâché : Oumar Diaby fait son jihad en Syrie

    Omar Diaby, classé au Grand banditisme, auteur d’un assassinat -pour lequel il n’avait écopé que de 5 ans de prison-, recruteur en France pour Al Qaïda et sa branche Al-Nosra, avait été arrêté en 2014 par la Division des investigations criminelles (Dic), son passeport confisqué. Mais il avait été très vite relâché, son passeport rendu et son autorisation de quitter le territoire accordée. Ce qui lui avait permis de rejoindre les « opposants modérés à Bachar el-Assad » en Syrie, d’où il allait recruter par Internet en France. Il se vantait de se trouver à la tête d’une bande de 80 combattants d’Al Nosra.

    Omar Diaby était par ailleurs, une célébrité, il faisait la Une de la presse et des télévisions.

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    Voilà un aspect du curriculum vitae de ce chouchou des médias, que la presse préfère passer sous silence depuis l’annonce de sa mort.

    Omar Diaby était une célébrité, de grand quotidiens l’avaient suivi, interviewé, il faisait la Une de la presse, malgré son passé et en dépit de son présent, ou plutôt grâce à son passé et à son présent croustillant de criminel barbare.

    C’est l’Armée régulière syrienne de Bachar el-Assad qui a enfin mis un terme à la carrière criminelle de ce propagandiste de l’Islam en France.

    Dans une interview  filmée en Syrie et diffusée par Al-Jazira,  Omar Diaby, dit Omsen, 39 ans, explique : 

    « Si une personne me dit : “Omar, je voudrais rentrer en France”, je vais lui dire que retourner en terre de mécréance est interdit par Allah, car c’est une humiliation (…) On va les arrêter. »

    « Nous leur faisons savoir [aux candidats islamistes de france] que la hijrah [venue en terre d’Islam où est appliquée la charia] est pour eux obligatoire, parce que vivre dans les pays occidentaux, c’est interdit. Le prophète a désavoué tous ceux qui vivent parmi les mécréants. »

    « A partir d’ici [la Syrie], on va construire le califat sur la voie prophétique ». « Le prophète a dit qu’il serait instauré ici et installé à Damas. Et à partir de là les armées musulmanes se lanceront au secours des autres nations (…) Allah incite les croyants au combat. Nous les appelons à leurs obligations. »

    L’homme est alors, ENFIN, répertorié parmi les recruteurs pour le djihad en Syrie dans un rapport sur les « nouveaux discours terroristes » du Centre français de prévention des dérives sectaires liées à l’islam. Il recrute pour la mouvance la plus extrême d’Al Qaïda: Al-Nosra . Sa spécialité était les vidéos de propagande.

    Grièvement blessé par balles le 29 juillet dernier par l’Armée syrienne régulière, alors qu’il effectuait un repérage pour une attaque jihadiste contre la ville d’Alep, il aurait succombé à ses blessures après une semaine de coma.

    Encore une chance pour la France qui disparaît. Le parti immigrationniste de France, gouvernement en tête, devrait le pleurer à chaudes larmes, puisqu’il faisait parti, du fait de son appartenance à Al Nosra, des opposants modérés à Bachar El Assad.

    Émigré du Sénégal où il est né, il est arrivé en France, dans la région de Nice, à l’âge de 5 ans. Plusieurs fois condamné pour des délits de droit commun, il a été finalement condamné dans les années 1990 à cinq ans de prison pour un meurtre lié à un règlement de compte. C’est alors qu’il a trouvé sa vocation en prison où il a décidé de mettre son génie du crime au service des forces islamiques qui terrorisent la population syrienne. Bien formé, il a rejoint par son pays d’origine le Sénégal, la Syrie en 2013. Il a aussitôt commencé à recruter des « opposants modérés à Bachar el Assad », par Internet; ces opposant modérés à Bachar el Assad, aujourd’hui rebaptisés: « Nouvelles Forces Syriennes ».  

    À leur arrivée, les recrues intégraient un centre d’entraînement.

    « La personne fait d’abord un entraînement physique, et ensuite militaire. Une fois qu’elle a passé plusieurs semaines dans ces camps, on lui met des armes dans les mains, on lui apprendà combattre », racontait encore Omar Omsen en février dernier à la journaliste de RMC, Céline Martelet.

    Une fois entraînés, les recrues sont envoyées au combat contre les troupes de Bachar Al-Assad, disait-il. Dans ce témoignage recueilli par Skype, Omar Diaby-Omsen, assurait que la grande majorité de son son groupe de combattants, était composé de Français auxquels s’ajoutaient d’autres francophones d’Afrique.

    Omar Diaby était membre d’Al-Nosra, une composante d’Al Qaïda que Laurent Fabius, recommandait comme très efficace  parmi les opposants modérés à Bachar el Assad: ils font « du bon boulot »,  c’est « très net, et le président de la Coalition est aussi sur cette ligne », avait déclaré la ministre des Affaires Etrangères de la République en 2012, au moment où François Hollande s’apprêtait à envoyer les Rafales de l’Armée attaquer la Syrie.

    Pour ce soutien sans ambigüité à Al Nosra de la part du ministre d’Etat, des Syriens victimes des amis de Laurent Fabius, avaient demandé réparation à la France.

    L’armée syrienne de Bachar-el-Assad vient donc d’éliminer un allié de la coalition islamo-mondialiste menée par les USA; un de ces « opposant modéré » au président syrien Bachar el Assad, que la Turquie et les USA se sont entendu, dans une alliance toute récentedénoncée par la Russie,  à promouvoir de nouveau; le chef de la diplomatie, Mevlut Cavusoglu, déclarait il y a quelques jours:

    « Actuellement, avec les Etats-Unis, nous entraînons et équipons l‘opposition modérée et nous allons aussi démarrer notre combat contre Daech, bientôt, et de manière efficace », « Ensuite, ce sera plus sûr pour les opposants modérés qui combattent Daech sur le terrain ».

    Preuve que dans la Coalition, les sentiments n’ont pas changé; Omar Diaby-Omsen est une perte pour elle. L’Armée syrienne vient donc d’éliminer un pur produit de l’immigration de France, l’un de ceux contre lesquels le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, ne trouvait rien à redire, puisque son ministère avait déclaré qu’il n’était pas répréhensible de prôner le djihad. Par cette action, les forces régulières syriennes viennent sans aucun doute de sauver la vie de Syriens, mais peut-être aussi de français, potentielles victimes de recrues d’Omar empêchées de rejoindre la Syrie qui se seraient retournées contre la France, comme les exemples d’attentas récents l’ont prouvés.

     

    http://www.medias-presse.info/un-recruteur-islamiste-francais-opposant-modere-a-bachar-el-assad-a-ete-elimine-par-les-forces-syriennes-regulieres/36623?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Mailing+quotidien

    Dans un article daté du 12 avril 2014, on peut lire:

    « Oumar Diaby (…) dirige une brigade de 80 combattants appelés les Fous d’Allah qui ont fait allégeance à Al-Qaïda. « 

    « Arrêté en début mars par la Division des investigations criminelles (Dic), Oumar Diaby est présentement au cœur du chaos d’Alep où il dirige sa Katiba des Fous d’Allah. »

     « A la suite de son arrestation et son audition, la Dic avait abandonné les charges qui pèsent sur lui. Confisqué, son passeport lui a été restitué par la police qui a levé en même temps l’interdiction de sortie du territoire national qui le frappait jusqu’ici. L’enquête policière s’arrête là. 
    Cité comme le cerveau de la cellule de recrutement de jihadistes sénégalais convoyés en Syrie, Oumar Diaby était sous les feux médiatiques jusqu’à son arrestation. [suivie de son élargissement] .Et Oumar Diaby a repris le cours de sa vie… comme si de rien n’était. Ancien voyou niçois devenu chef des jihadistes français en Syrie, il dirige une brigade de 80 combattants. Dans un article daté du 23 mars 2014, le Nouvel Observateur a croisé la route de «l’émir» des jihadistes français en Syrie.  
    Ce matin-là, Oumar Diaby est en voiture sur la route de Hraytan, au nord d’Alep, l’un des fiefs des rebelles islamistes en Syrie, raconte l’hebdomadaire français. Une main sur le volant, une autre sur son téléphone portable connecté à Facebook, ce Franco-Sénégalais devenu cet été «l”émir» des jihadistes français en Syrie est heureux d’annoncer au Nouvel Obser vateur «une bonne nouvelle». Elle concerne Leïla, 15 ans, une jeune lycéenne d’Avignon qui a rejoint, en secret, le front syrien fin janvier. » (…) (Source)


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    Au Mali, «il serait illusoire de croire que la France va pouvoir quitter la région»

     

    INTERVIEW - L'attaque contre un hôtel à Sévaré n'a pas encore été revendiquée, cependant elle s'inscrit dans un contexte de regain de violence de la part du groupe «Al-Qaida au Maghreb Islamique» (Aqmi). Pour le spécialiste du terrorisme Alain Rodier, l'armée française est encore appelée à jouer un rôle important et durable dans la région.

     

    Spécialiste du terrorisme et de la criminalité organisée, ancien officier au sein des services de renseignement français, Alain Rodier est directeur de recherche au Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).


    LE FIGARO. - L'Attaque contre un hôtel de Sévaré au Mali a fait 12 morts, dont 5 militaires maliens, 5 terroristes et deux blancs, d'après les derniers éléments donnés par l'armée. Après deux attaques d'Aqmi ayant fait 13 morts chez les militaires, c'est la troisième action de ce type en moins d'une semaine. Quelle interprétation en faites-vous?

    Alain RODIER: Le «théâtre d'opérations sahélien» d'Al-Qaida via sa branche «Al-Qaida au Maghreb Islamique» (AQMI) est toujours vivant. En particulier, son chef,Abdelmalek Droukdel, est toujours dans la nature. Il semble qu'il ait donné des ordres pour que son mouvement reprenne l'initiative, non seulement en Algérie qui a connu plusieurs opérations sanglantes ces dernières semaines, mais aussi sur son front sud, en particulier au Mali.

    Dans ce dernier cas, il est aussi possible que la branche dissidente al Mourabitounesoit derrière cette affaire mais il convient de se rappeler que son émir, Mokhtar Belmokhtar alias «Mr. Marlboro», même s'il ne reconnaît plus l'autorité de Droukdel, reste pour le moment fidèle à Ayman al-Zawahiri, le chef d'Al-Qaida «canal historique».

    Il reste l'option Daech mais je ne crois pas que ce mouvement soit capable de lancer une telle opération dans la zone pour l'instant.

    Les suites de l'enquête devraient nous éclairer sur qui a fait quoi, d'autant qu'il y aurait sept prisonniers. De plus, selon l'habitude, une revendication devrait tomber dans les jours qui viennent.

    Il est peu probable que l'armée française puisse quitter cette zone d'opérations qui est vitale pour Al-Qaida «canal historique».

    La France a apporté sa contribution dans la résolution de cette prise d'otages. Notre armée est-elle «condamnée» à rester durablement dans la région, pout épauler les forces régionales?

    La guerre au Sahel s'inscrit dans celle déclenchée contre le terrorisme - je n'aime pas cette expression car on ne fait pas la guerre contre un «moyen» mais contre des hommes qui défendent une idéologie et qui utilisent le terrorisme (comme la guérilla ou la guerre conventionnelle) ; mais pour simplifier, je l'utilise tout de même - d'origine islamique radicale dans le monde entier. Il est peu probable que l'armée française puisse quitter cette zone d'opérations qui est vitale pour Al-Qaida «canal historique». En effet, AQMI fait partie intégrante de la nébuleuse Al-Qaida «canal historique». Pour exemple, le 5 août, un communiqué commun signé par le Front al-Nosra agissant sur le théâtre syrien, par Al-Qaida dans la Péninsule Arabique (AQPA) à l'offensive actuellement au Yémen et par AQMI, a fait l'apologie du Mollah Omar dont la mort vient d'être officialisée. Or, ce dernier était le guide spirituel d'Al-Qaida «canal historique». On s'aperçoit donc bien que la nébuleuse agit de conserve sur plusieurs théâtres: Sahel, Syrie, Yémen sans compter la zone Afpak, la Somalie et le «nouveau secteur du sous-continent indien» qui comprend l'Inde et le Bengladesh (où un quatrième blogger défendant la laïcité a été assassiné le 7 août sur ordre d'Al-Qaida). Il serait illusoire de croire que l'on va pouvoir quitter la région sahélienne alors que la relève n'est pas encore assurée. Certes, des accords ont été signés entre Bamako et les Touarègues, mais AQMI est un cas à part qu'il faut traiter avec toute l'efficacité nécessaire. La menace est grande car Daech affûte ses armes en Libye voisine et Boko Haram étend ses tentacules vers le Tchad, le Niger et le Cameroun. Des actions terroristes peuvent avoir lieu à tout moment et n'importe où.

    Il serait illusoire de croire que l'on va pouvoir quitter la région sahélienne alors que la relève n'est pas encore assurée.

    Au vu de la capacité de nuisance d'Aqmi, la situation dans les pays et dans les régions avoisinantes est-elle inextricable? A quelles conditions la présence de la France pourrait-elle ne plus être nécessaire?

    La situation au Sahel est préoccupante. A mon humble avis, il serait utile de redéfinir l'action de la France dans la globalité de la guerre contre le terrorisme. Les moyens déployés en Irak pourraient être rapatriés sur le Sahel où ils seraient bien utiles. De toutes façons, en Irak (et en Syrie), ce sont les Américains qui sont principalement à la manoeuvre. Je ne pense pas qu'ils aient vraiment besoin de nous sur un plan opérationnel sur place (par contre, nous avons besoin d'eux au Sahel, en particulier au niveau de la logistique, des ravitaillements, du renseignement technique, etc.).

     

    Source:   http://www.lefigaro.fr/international/2015/08/08/01003-20150808ARTFIG00098-au-mali-il-serait-illusoire-de-croire-que-la-france-va-pouvoir-quitter-la-region.php?m_i=y67y4PLcm5axwiKfoNqm5xsKDFZAh_sjMZVAPHoy6miHjw_iW%2BGoin1


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    11 août 2015
    L'horreur de Daesh: Des enfants vendus, crucifiés, enterrés vivants

    La commission des Nations unies sur les droits de l’enfant a dénoncé les crimes commis par Daech, qui a vendu, crucifié et même enterré vivants des jeunes de moins de 18 ans.

    Dans de nombreuses vidéos de propagande, Daech se vante de transformer les «enfants du Califat» en «lionceaux», à qui ils apprennent leur vision déformée du Coran, le maniement des armes, mais aussi la langue arabe pour les enfants des djihadistes étrangers.

    Seulement, derrière ces images où l’on voit des enfants endoctrinés, des milliers souffrent aux mains de Daech. Selon Renate Winter, une juriste autrichienne qui appartient au Comité des droits de l’enfant, les terroristes se livrent à des crimes atroces: «Nous sommes vraiment très préoccupés par la torture et le meurtre de ces enfants, en particulier ceux qui appartiennent à des minorités, mais pas seulement», a-t-elle déclaré devant la presse.

    Le sort des Yézidis et des chrétiens est en question, mais aussi celui des petits chiites et sunnites des régions dans lesquelles Daech sévit.

    «Nous avons des informations selon lesquelles des enfants, en particulier des enfants déficients mentaux, sont utilisés comme kamikazes, très probablement sans qu’ils s’en rendent compte», a-t-elle déclaré.

    Dans un rapport, le Comité évoque «l’assassinat systématique d’enfants appartenant à des minorités religieuses ou ethniques par des membres de l’organisation de l’Etat islamique, y compris plusieurs cas d’exécutions de masse de garçons, ainsi que des décapitations, des crucifixions et des ensevelissements d’enfants vivants».

    Lorsque les enfants issus de minorités ne sont pas torturés ou tués, ils sont violés ou «capturés […], vendus sur des marchés avec sur eux des étiquettes portant des prix».

     

    Source


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    Troisième-Reich-sur-Seine : la tradition collaborationniste française

     

    Par Sayed Hasan

     

     

     

     

     

    Le 13 août 2015, Paris-plages deviendra, pour 12 heures, Tel-Aviv-sur-Seine. Une idée brillante, et, n’en doutons pas, très courageuse de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.

    Elle vient à point nommé pour commémorer le massacre israélien à Gaza durant l’été 2014, dans lequel plus de 2200 Palestiniens ont péri, dont 551 enfants, et alors même que les cendres du bébé Palestinien Ali Dawabcheh, brûlé vif par des colons israéliens, sont encore fumantes.

    Il est vrai que cette fois-ci, ce n’était pas du phosphore blanc, mais de simples cocktails Molotov, et qu’ils ont causé à peine deux victimes : il faut décidément être aveugle pour ne pas voir qu’Israël est réellement engagé dans une saine voie de modération de sa politique palestinienne.

     

     

     

     

    Selon les voix officielles, il ne s’agit nullement de blanchir le régime israélien ou de s’en constituer un relais de propagande, bien au contraire :Bruno Julliard, le glorieux maire-adjoint de Paris, met ainsi en garde contre « les amalgames entre la politique de colonisation brutale du gouvernement israélien et la ville de Tel-Aviv qui est une ville progressiste, symbole de paix et de tolérance. » Car il s’agirait rien moins que d’une initiative en faveur de la paix, mettant en valeur Tel-Aviv non pas en tant que capitale internationalement reconnue d’Israël, et donc symbole par excellence de sa politique, mais bien, selon les mots d’Anne Hidalgo, en tant que « ville ouverte à toutes les minorités, y compris sexuelles » (certes, les Palestiniens qui ne sont pas abattus ou incinérés sont expropriés quotidiennement, mais les homosexuels du monde entier viennent y célébrer la Gay Pride, n’est-il pas ?...), et même rien moins que « la première ville d’opposition en Israël... détestée à ce titre en Israël par tous les intolérants », une affirmation aussi gratuite que grotesque. Et il serait injuste, poursuit Mme Hidalgo, de « rendre une ville ou une population comptable de la politique de son gouvernement. Ce serait mépriser la démocratie locale et donc la démocratie tout court » – ne parlons pas du fait que la population israélienne ait soutenu à plus de 90% la dernière opération contre Gaza, ou, sur le plan strictement rationnel, du principe même des sanctions internationales contre un pays, prétendument démocratique de surcroît.

    Face à de telles falsifications, une telle impudence, un tel contorsionnisme et une telle abjection, les mots manquent et la nausée soulève le cœur.

    Et du côté des élus, on ne peut trouver de semblant de refuge que dans la déclaration de Danielle Simonnet, Conseillère de Paris (Parti de Gauche), qui a dénoncé « Le cynisme de l’organisation d’une telle journée [qui] atteint les sommets de l’indécence », appelant à son annulation ou à une modification radicale du programme.

     

     

     

    En dehors de la consternante sphère politique, un tonnerre de voix s’est élevé en France pour condamner cet événement, et les réseaux sociaux se sont tellement déchaînés que cette journée s’annonce sous haute tension, et permettra certainement d’apporter aux Parisiens une image un peu plus fidèle de la réalité de la vie en Palestine Occupée que l’ « ambiance festive » initialement prévue. Car démocratie oblige, pas question de modifier un programme visant à satisfaire les désidératas d’une infime minorité de la population, au détriment de l’immense majorité des Français qui se disent bien légitimement choqués par une telle manifestation (plus de 90% selon un sondage en ligne RMC / BFMTV).

     

     

     

    Tout ayant été dit par ailleurs quant aux tenants et aux aboutissants de cette ignominieuse journée, on peut pour notre part se demander ceci : la France se renie-t-elle en faisant arbitrairement de sa capitale un auxiliaire au service de la propagande du régime sioniste et terroriste d’Israël, afin de redorer son blason ensanglanté et d’y favoriser un tourisme en berne ? Viole-t-elle ses traditions en s’inféodant au tout-puissant lobby sioniste, voire au lobby gay, deux cliques infinitésimales qui dictent aujourd’hui leurs quarante-quatre volontés à la « mère des armes, des arts et des lois » d’antan ? Certes non. Deux exemples éloquents indiquent assez que le collaborationnisme est profondément ancré au sein d’une certaine élite « républicaine » française, et qu’il y aurait tout à fait lieu de parler, au-delà du fameux Syndrome de Stockholm, d’un véritable « Syndrome de Paris » pour désigner ce « fin’amor françois » historique pour les Occupants étrangers.

     

     

     

    En 1870, après la débâcle de Sedan et la chute du Second Empire, la IIIe République fut proclamée à Paris, à la grande frayeur des possédants. Malgré l’état de guerre et la présence des troupes prussiennes sur le sol national, l’élite politique et économique française ne redoutait pas tant l’ennemi de l’extérieur que celui de l’intérieur, appréhendant dans une terreur sacrée une victoire du peuple français en armes qui pourrait entrainer un bouleversement des structures économiques et sociales. Ainsi l’effort du « Gouvernement de défense nationale » qui fut constitué par la confrérie des Jules – Favre, Simon, Ferry, coiffés par Trochu et (Adolphe) Thiers – consista-t-il principalement à saboter toutes les velléités de résistance populaire et à rechercher un armistice avec Bismarck au plus vite et à tout prix. La perte de l’Alsace et de la Lorraine paraissait bien négligeable au regard de la « défense sociale », de la préservation des privilèges et de l’ordre établi, et après la trahison de Bazaine et le simulacre du siège de Paris, elle put enfin être imposée à la Nation. Il fut alors temps, enfin, de retourner les canons français contre le véritable ennemi, à savoir les faubourgs de Paris, sous l’œil approbateur de Bismarck. L’historien Henri Guillemin a minutieusement démontré cela dans sa trilogie sur Les Origines de la Commune (Cette curieuse guerre de 1870L’Héroïque défense de Paris et La Capitulation), synthétisée dans sa série de conférences éponyme.

     

     

     

     

    En 1940, il en est plus ou moins allé de même. Les élites politiques et économiques françaises ont vu dans l’Allemagne nazie un péril infiniment moins grand que le danger socialiste (à cette époque, cette doctrine n’avait pas encore été dévoyée et portait des valeurs authentiquement progressistes), et, plus encore, ont considéré qu’un « désastre » militaire pourrait permettre à la France de renouer avec ses traditions réactionnaires et d’abroger les nombreuses hérésies introduites par le Front Populaire. Ce fut notamment tout l’effort de Pétain, qui œuvra en ce sens au moins à partir de 1936. Et autour de lui, nombreux sont ceux qui firent Le choix de la défaite, pour reprendre le mot de l’historienne Annie Lacroix-Riz. Encore une fois, Henri Guillemin a établi ces faits dans ses ouvrages Nationalistes et nationaux (1870 – 1940) et La vérité sur l’Affaire Pétain, condensés dans sa série de conférences correspondante.

     

      

    Dans un cas comme dans l’autre, Paris fut occupée par l’ennemi, la Prusse bismarckienne en 1871, l’Allemagne nazie en 1940. Il est difficile de parler d’autre chose que de haute trahison de la part des élites françaises, bien que la tradition politique et historiographique continue à porter la plupart de ses protagonistes aux nues – à l’exception de Pétain, que certains voudraient réhabiliter : ils ont raison dans le sens où Pétain n’a fait que perpétuer une tradition de collaborationnisme fermement ancrée dans la République, mais en prenant pour cible le régime républicain lui-même et les Juifs, et non plus le prolétariat français. Il ne peut en aller autrement, tant nos élites restent engagées sur cette ignoble voie. 

     

     

    Mais s’il est établi que les élites françaises, corrompues et apatrides, n’ont eu de cesse de bafouer les intérêts du peuple et de la Nation au moins depuis la IIIe République, qu’en est-il du peuple français ? Comment a-t-il accueilli l’Occupant étranger en 1871 et en 1940 ?

     

    Henri Guillemin rapporte que « Les Prussiens sont entrés à Paris le 1er mars [1871], et Paris s’est comporté d’une manière très noble. Il faut se souvenir de ce qui s’était passé lors de l’entrée des Alliés – et en particulier des Cosaques – dans Paris en 1815. On avait assisté à des scènes hideuses. Lorsqu’ils étaient entrés dans les quartiers populaires, ça n’avait pas bougé, mais lorsqu’ils sont arrivés dans les quartiers riches, sur les grands Boulevards, ça avait été des ovations. Les femmes du monde montaient en croupe sur les chevaux des Cosaques, qui étaient leslibérateurs, ces étrangers qui venaient ramener le Roi. Le 1er mars 1871, on ne voit rien de semblable, alors que cette fois-ci, les Allemands rentrent par les beaux quartiers de Paris – ils entrent par Neuilly, par le 16e et par le 8e arrondissements, par les Champs-Elysées. Tout le monde a fermé les fenêtres, toutes les boutiques sont fermées : ils entrent dans un silence de mort. » Puis, lorsque la mystification de la pseudo-famine – qui aurait imposé l’armistice – et la haute trahison des élites furent révélées au peuple de Paris, ce fut une explosion générale d’indignation qui culmina avec la Commune, dans laquelle les Parisiens de toutes les couches sociales s’engagèrent le 26 mars 1871 en votant massivement pour les « rouges » : ceux-ci avaient été écrasés aux élections de 1870, mais triomphaient à présent comme les seuls défenseurs authentiques de la Patrie.

     

    En 1940, alors que même un petit pays comme la Hollande, vaincu et occupé par les Nazis, pouvait s’enorgueillir de la nomination de lAllemand Seyss-Inquart pour le diriger (la Reine Wilhelmine proclama que « Le rouge de la honte nous serait monté au visage si lenvahisseur avait choisi pour ce poste quelqu’un de notre nationalité. Cette ignominie du moins nous aura été épargnée. »), la France n’eut pas ce bonheur. Elle fut le seul pays à s’engager dans la voie de la reddition la plus déshonorante, de la collaboration et même du collaborationnisme forcené avec l’Occupant parle biais de son plus haut représentant légal, maréchal de surcroît, auréolé d’une (fausse) aura de héros de la Première guerre mondiale. Il fut suivi par la grande majorité des Français, qui l’acclamèrent jusqu’au 26 avril 1944, lors de sa dernière visite à Paris, tandis que De Gaulle resta longtemps une figure marginale. Seule une infime minorité de Français s’engagea dans la lutte contre les nazis. Deux millions de Français fuirent Paris avant l’arrivée des Allemands, mais le million restant coexista paisiblement avec l'Occupant.

     

     

     

    Si Paris est, comme le disait Louis Veuillot, « le cancer de la France et le scandale du monde » du point de vue des « gens de bien » ou possédants (Veuillot exprimait alors sa haine pour la Commune), il appartient aux Parisiens de retourner ce titre contre leurs élites indignes et vénales qui bafouent la démocratie et « montent en croupe » sur les chars sionistes, ovationnant les massacres de lOccupant israélien.

    Allons-nous suivre la voie de De Gaulle, de Pétain ou de la majorité dattentistes ?

    Il est du devoir de chacun de dénoncer autant que possible cette nouvelle Occupation de Paris par une entité sinon ennemie, du moins étrangère, colonisatrice et terroriste, dont l’infanticide est le sceau le plus caractéristique.

    La Résistance d’aujourd’hui ne s’exprimera certes pas par les armes ou la violence comme en 1940, mais sinon par la protestation et la désobéissance civile, du moins par le retrait. Il faut pour le moins que les Parisiens, plutôt que de répondre à l’appel d’Anna Hidalgo-Collabo« à venir nombreux », boycottent Paris-plages ce jour-là et répondent par « un silence de mort » à cet outrage.

    Et quant à ceux en qui la flamme de la Résistance et de la dignité brûle encore, puissent-ils s’y infiltrer et perturber autant que possible cet événement, individuellement ou en groupes, à toute heure, de tous côtés, par toute manifestation pacifique, en faisant entendre la voix du peuple Français et celle du peuple Palestinien – cris, slogans (Israël Terroriste ! Hidalgo Collabo ! Gaza, ghetto de Varsovie, enfants innocents face à la barbarie ! …), tracts et photos, drapeaux, banderoles, poupées calcinées en mémoire d’Ali Dawabcheh, des enfants Bakr et des 547 autres enfants ayant péri à Gaza l’été dernier, etc. Quils fassent preuve d’inventivité : le peuple français, et Paris en particulier, en a toujours eu à revendre.

     

     

     

     

    Bien sûr, en cette pseudo-démocratie-Charlie, un peu de courage sera également requis, car il faut s’attendre à être interpellé sans ménagements par les forces de l’ordre – voire passé à tabac par les miliciens de la LDJ, considérée comme terroriste et interdite en Israël et aux Etats-Unis, mais ayant pignon sur rue en France ; quiconque veut rendre quelques coups pour l’honneur doit s’assurer de n’avoir pas affaire à des agents de police en civil, ce qui n’est pas évident – et à subir jusqu’à 48 heures de garde à vue.

    Celles-ci peuvent même être agrémentées d’inculpations mensongères pour outrages, violences, etc., qui seront néanmoins solennellement attestées par des agents assermenteurs – c’est l’expérience qui parle : je n’ai pas fait de prison ni n’ai comparu devant un juge, car les mensonges étaient trop gros, mais j’aurais pu ; il faut bien savoir que nous avons affaire à des gens sans scrupules et sans honneur, mais pas à des lumières...

     

    Mais Gaza mérite bien ça, et tel est le prix de la dignité. J’y serai, et j’espère que nous serons nombreux à faire entendre notre voix.

     

     

    Par Sayed Hasan

     

     

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    DAECH VEND DES ENFANTS AUX PÉDOPHILES DU MOYEN-ORIENT!

     
    Daech vend des enfants aux pédophiles du Moyen-Orient!
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    New York : Zainab Bangura, l’envoyée spéciale de l’ONU contre la violence sexuelle dans les conflits, affirme avoir obtenu un document de Daech, détaillant les prix fixes de vente des enfants et des femmes à des clients du Moyen-Orient.

    ‘‘Les petits garçons et les petites filles, âgés de 1 à 9 ans sont vendus à environ $ 165 chacun, les adolescents garçons et filles eux sont vendus $ 124 et les prix baissent encore plus si les femmes sont âgées de plus de 20 ans’’.

    Ainsi a déclaré il y a quelques jours à New-York, Zainab Bangura, l’envoyée spéciale de l’ONU contre la violence sexuelle dans les conflits.

    La haute responsable onusienne, citée par le site canadien, National Post, affirme avoir obtenu cette liste de prix, d’un document de Daech tombée entre ses mains lors d’une tournée de visites qu’elle a effectué en Turquie et en Jordanie.

    Bangura a expliqué que ses services sont au courant que Daech fait commerce d’enfants et de jeunes femmes, vendus comme objets sexuels à de riches acheteurs du Moyen-Orient ou offert à prix bradés à ses combattants.

    ‘‘The militia’s leaders first take those they wish, after which rich outsiders from the region are permitted to bid thousands of dollars. Those remaining are then offered to the group’s fighters for the listed prices.’’

    Selon Bangura, les premiers à se servir sont toujours les chefs du groupe terroriste : Ils mettent la main sur les enfants et les jeunes femmes qu’ils désirent.

    Par la suite des offres sont ouvertes à de riches millionnaires du Moyen-Orient, pour acheter contre des milliers de dollars, les jeunes captifs. Les invendus sont en fin offerts aux combattants du groupe, contre des prix bradés.

    Source     http://www.delitdimages.org/daech-vend-des-enfants-aux-pedophiles-du-moyen-orient/


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    La Turquie frappe l’armée kurde et épargne l’Etat islamique

     

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    Avec l’armée légale syrienne les Kurdes ont été, jusqu’à présent, le seul rempart sur le terrain contre l’avancée des forces de l’Etat Islamique.

    Nous les avons soutenus et armés dans ce combat afin qu’ils nous représentent.

    Or, que se passe-t-il depuis deux semaines ? La Turquie, soi-disant notre alliée dans cette guerre contre le terrorisme djihadiste, prend prétexte de frappes aériennes contre l’EI pour, à la place, massacrer l’armée kurde.

    En deux semaines 390 « rebelles » (selon elle) kurdes ont été tués.

    En deux semaines 390 « combattants » qui risquaient leur vie pour nous défendre contre l’EI ont été assassinés par des raids de l’aviation turque.

    C’est l’AFP qui le confirme, citant l’agence gouvernementale turque « Anatolie », qui précise avec une certaine « gloriole » qu’environ 30 « rebelles » femmes et quatre dirigeants ont été éliminés par ces bombardements.

    Ankara a, soi-disant, lancé le 24 juillet une attaque contre les terroristes du groupe Etat Islamique mais nous ne pouvons que constater que les principales victimes ne sont pas des djihadistes mais des combattants kurdes.

     http://www.dreuz.info/2015/08/12/la-turquie-frappe-larmee-kurde-et-epargne-letat-islamique/?utm_source=feedburner

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    Les USA accusés de financer l’envoi de réfugiés en Europe

    Publié par wikistrike.com sur 13 Août 2015, 19:41pm

     

    Les USA accusés de financer l’envoi de réfugiés en Europe

    Les États-Unis financeraient le trafic des migrants de la Libye vers l’Union européenne, affirme Info Direkt citant une note de l’Österreichischen Abwehramts (Service de renseignement militaire autrichien) [1].

    Info Direkt est un magazine nationaliste autrichien notoirement lié aux Armées.

    Il y a 4 mois, Thierry Meyssan affirmait que l’afflux de réfugiés en Europe n’était pas la conséquence accidentelle des conflits au Moyen-Orient élargi et en Afrique, mais un objectif stratégique des États-Unis [2]

    [1] “Insider : Die USA bezahlen die Schlepper nach Europa !”, Info Direkt, 5. August 2015.

    [2] « La cécité de l’Union européenne face à la stratégie militaire des États-Unis », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 avril 2015.

     

    Source


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    Ukraine : le bataillon néonazi Azov forme désormais des enfants au combat

    Publié par wikistrike.com sur 14 Août 2015, 12:36pm

     

    Ukraine : le bataillon néonazi Azov forme désormais des enfants au combat

    Les ultranationalistes Ukrainiens commencent à enroler les enfants. Des combattants du bataillon Azov ont fondé un camp pour les enfants près de Kiev qui vise à apprendre aux jeunes la stratégie militaire.

    Les exercices ressemblent beaucoup à ceux de vrais militaires puisque que les enfants portent de vraies armes. On leur apprend à démonter et remonter des fusils d’assaut et même des mitrailleuses.

    © vk.com/tabir.azovec
    © vk.com/tabir.azovec

     

    De plus, il y a des cours de combats où des adultes qui font partie du groupe Azov, entrainent la nouvelle génération, tout en scandant des slogans d’extrême droite.

     

     

    A l'instar des adultes, les enfants portent une Wolfsangel inversée avec dessus l'inscription "Azov", un symbole utilisé par la 2e division SS «Das Reich» pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Ce groupe fait toujours l’objet de polémiques. L’année dernière, dans un rapport de l’ONU, le groupe a été accusé de violation des droits de l’homme ainsi que de pillage et de détention arbitraire. Début jui dernier, le Congrès américain a délibérément bloqué toute fourniture d’aide à ce bataillon le qualifiant de «groupuscule néonazi».

    En savoir plus : Marche des radicaux à Kiev pour appeler à l’action militaire dans le Donbass

     


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    La Syrie se dirige vers une victoire stratégique qui va transformer le Moyen-Orient

    Crises/guerres Droit international Hégémonie Ingérence Syrie
     
     

    syrie

     

     

     

     Nous diffusons cet article de l’estimé Tim Anderson même si nous avons un doute quant à son optimisme au sujet sur la réalité du terrain.

    Silvia Cattori

     

    La Syrie est en train de gagner. Malgré l’effusion de sang en cours et les graves pressions économiques, la Syrie progresse inexorablement vers une victoire militaire et stratégique qui va transformer le Moyen-Orient. Il est clairement évident que les plans de Washington – que ce soit pour « le changement de régime », pour détruire le fonctionnement de l’État ou pour démembrer le pays sur des lignes sectaires – ont échoué.

    Cet échec affectera mortellement le rêve américain, annoncé il y a une dizaine d’années par Bush junior, pour un « nouveau Moyen-Orient » servile.

    La victoire de la Syrie est une combinaison de soutien populaire sans faille à l’armée nationale, face à de perfides islamistes sectaires (takfiris), un ferme soutien de ses principaux alliés et la fragmentation des forces internationales coalisées contre elle.

    Les difficultés économiques, y compris les coupures de courant régulières, sont encore pires maintenant, mais n’ont pas brisé la volonté de résistance du peuple syrien.

    Le gouvernement veille à ce que les aliments de base soient abordables et soutient l’éducation, la santé, le sport, les services culturels et autres. Un certain nombre d’États autrefois hostiles et les agences de l’ONU reprennent leurs relations avec la Syrie.

    Une situation sécuritaire améliorée, le récent accord des grandes puissances avec l’Iran et d’autres initiatives diplomatiques favorables sont autant de signes du renforcement de l’axe de la résistance.

    Vous n’avez aucune chance d’être informé sur cette réalité par les médias occidentaux, qui ont constamment menti sur la nature du caractère du conflit et les développements de la crise.

    La raison principale de cette tromperie est de masquer le soutien de l’OTAN pour les groupes takfiris, claironnant leur avance et ignorant le renforcement de l’armée syrienne.

    En fait, ces terroristes soutenus par l’Occident n’ont fait aucune avancée stratégique véritable depuis qu’une flopée de combattants étrangers les avaient aidés à prendre certaines parties au Nord d’Alep, au milieu de l’année 2012.

    Lors de ma deuxième visite en Syrie au cours de la crise, en juillet 2015, j’ai pu voir comment la sécurité s’est améliorée dans les grandes villes.

    Lors de ma première visite en décembre 2013, bien que les coupeurs de gorge de l’OTAN aient été chassés, pour la plupart, de Homs et de Qusayr, ils étaient dans l’ancien village de Maloula et le long des montagnes de Qalamoun, et attaquaient également la route du sud vers Sweida.

    Cette année nous avons pu voyager librement par la route de Sweida à Damas, à Homs, à Lattaquié, avec juste un léger détour aux alentours de Harasta. Fin 2013, il y avait des tirs de mortier quotidiens à l’Est de Damas ; cette année c’est beaucoup moins fréquent. L’armée semble contrôler 90 % des zones densément peuplées.

    Premier point : il n’y a jamais eu de « rebelles modérés ».

    Un mouvement de réforme politique véritable a été déplacé par une insurrection islamiste soutenue par l’Arabie Saoudite, en mars-avril 2011.

    Dans les premiers mois de la crise, de Daraa à Homs, les principaux groupes armés comme la brigade Farouq étaient des extrémistes soutenus par l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui ont pratiqué les atrocités publiques et fait sauter des hôpitaux, utilisant des slogans génocidaires et pratiquant le nettoyage ethnique sectaire (1).

    Les Syriens les appelaient déjà les ‘Daesh’ (ISIL) ou juste « mercenaires », ne se souciant pas trop des différents noms de marque. La récente déclaration du chef des ‘rebelles modérés’ Lamia Nahas où il affirmait que les « minorités de la Syrie sont mauvaises et doivent être éliminées », tout comme Hitler et les Ottomans ont éliminé des minorités (2), ne fait que souligner ce fait.

    Le caractère du conflit armé a toujours été une confrontation entre, d’un côté, un état autoritaire mais pluraliste et socialement inclusif, et de l’autre, des islamistes sectaires du style saoudien, agissant en qualité d’armées de proxy pour les grandes puissances.

    Deuxième point : presque toutes les atrocités imputées à l’armée syrienne ont été commises par les gangs soutenus par l’Occident, dans le cadre de leur stratégie visant à attirer une intervention occidentale plus profonde.

    Cela inclut les accusations, discréditées, des armes chimiques (3) et les dommages collatéraux du soi-disant » bombardement aveugle’.

    Le journaliste américain Nir Rosen a écrit en 2012, « tous les jours l’opposition donne un nombre de morts, généralement sans aucune explication…

    Bon nombre de ceux déclarés tués sont en fait des combattants de l’opposition morts mais… décrits dans les rapports comme des civils innocents tués par les forces de sécurité (4). Ces rapports d’opposition sont encore invoqués par des groupes de partisans tels que Amnesty International (États-Unis) et Human Rights Watch, pour soutenir la propagande de guerre.

    L’armée syrienne a en effet exécuté des terroristes et la police secrète continue à détenir et à maltraiter des personnes soupçonnées de collaboration avec ces terroristes. Mais il s’agit d’une armée qui bénéficie d’un soutien public. Les bandes d’islamistes, en revanche, se vantant ouvertement de leurs atrocités ont peu de soutien public.

    Troisième point : bien qu’il y ait une « présence » terroriste dans de grandes parties de la Syrie, ni Daesh/ISIL, ni aucun autre groupe armé ne « contrôle » une grande partie de zone peuplée en Syrie.

    Les agences occidentales (telles que Janes and ISW) confondent régulièrement ‘présence’ avec ‘contrôle’. Malgré les offensives de Daesh/ISIL à Daraa, Idlib et à l’Est de Homs, les zones fortement peuplées de la Syrie sont sous contrôle de l’armée sensiblement plus forte qu’en 2013.

    Seules quelques zones ont été tenues par les djihadistes pendant plusieurs mois ou années.

    Dans n’importe quelle confrontation de quelque importance, c’est généralement l’armée qui gagne ; mais elle est sous pression et il n’est pas rare qu’elle fasse une retraite tactique, car elle se bat sur plusieurs dizaines de fronts.

    L’armée syrienne a renforcé son bouclage autour du Nord Alep, Douma et Harasta et a eu de récentes victoires à Wafa, Idlib et Daraa.

    Avec les forces du Hezbollah, l’armée a pratiquement éliminé Daesh/ISIL et ses partenaires, qui ne s’entendent pas entre eux, des montagnes de Qalamoun, le long de la frontière avec le Liban.

    Malgré des années de terrorisme de masse et les sanctions occidentales, l’État syrien fonctionne étonnamment bien.

    En juillet 2015, notre groupe a visité de grands centres sportifs, des écoles et des hôpitaux.

    Des millions d’enfants syriens fréquentent l’école et des centaines de milliers étudient encore dans les universités pour la plupart gratuitement.

    Le chômage, les pénuries et les pannes d’électricité gangrènent le pays.

    Les groupes takfiris ont ciblé les hôpitaux pour les démolir depuis 2011. Ils attaquent aussi régulièrement des centrales, amenant le gouvernement à pratiquer le rationnement de l’électricité, jusqu’à ce que le système soit remis en état. Il y a des pénuries graves et une pauvreté généralisée, mais, malgré la guerre, la vie quotidienne continue.

    Par exemple, il y a eu controverse en 2014, au cours de la construction d’un complexe immobilier au centre de la Nouvelle Sham, une grande ville satellite en dehors de Damas.

    Le complexe comporte des restaurants, des boutiques, des installations sportives et, au centre, des manèges pour enfants et autres divertissements. « Comment l’État peut-il dépenser autant d’argent sur ce projet, alors que tant de gens souffrent de la guerre ? » disaient certains.

    D’un autre côté, il est dit que la vie continue et les familles doivent vivre leur vie. Après le Ramadan, pendant l’Aïd, nous avons vu des milliers de familles faisant usage de ce complexe très apprécié des enfants.

    Les procédures de sécurité sont devenues « normales ».

    Les fréquents points de contrôle de l’armée sont abordés avec une patience remarquable. Les Syriens savent qu’ils sont pour leur sécurité, en particulier contre les bombes dans les voitures et les camions utilisées par les islamistes.

    Les soldats sont efficaces mais humains, échangent souvent des conversations amicales avec les gens. La plupart des familles ont un ou plusieurs de leurs membres dans l’armée et beaucoup ont perdu des êtres chers.

    Les Syriens ne subissent pas de couvre-feu et ne ressentent aucune crainte des soldats, comme cela s’est vu tant de fois, dans le passé, sous les dictatures fascistes soutenus par les États-Unis du Chili et du Salvador.

    Dans le Nord, le maire de Lattaquié nous a dit que cette province de 1,3 millions d’habitants, en compte maintenant plus de 3 millions, ayant absorbé les personnes déplacées d’Alep, de Idlib et d’autres régions du Nord, touchées par les incursions des terroristes sectaires.

    La plupart sont dans des logements de l’État gratuits ou subventionnés, avec famille et amis, en location ou dans les petites entreprises.

    Nous avons vu un groupe d’environ 5 000 personnes, dont plusieurs viennent de Hama, dans le grand complexe sportif de Lattaquié.

    Dans le sud, Sweida a accueilli 130 000 familles déplacées de la région de Deraa, doublant la population de cette province.

    C’est pourtant, Damas qui absorbe la plus grande partie des 6 millions de personnes déplacées de l’intérieur et, avec un peu d’aide de l’UNHCR, le gouvernement et l’armée sont les principales organisations qui s’occupent d’eux. Les médias occidentaux ne vous parlent que des camps de réfugiés de Turquie et de Jordanie, installations principalement contrôlées par les groupes armés.

    Le « régime attaquant les civils » ou bombardant « aveuglément » des zones civiles n’a de réalité que dans la propagande islamiste sur laquelle une grande partie des médias occidentaux se fonde.

    Le fait que, après trois ans, l’artillerie et l’aviation syriennes n’aient pas rasé des zones comme Jobar, Douma et la partie Nord d’Alep, prouve le mensonge des accusations contre l’armée.

    La prochaine fois que les médias occidentaux diront des « civils » sont tués par des bombardements aveugles du gouvernement syrien, vous pouvez être presque certain que cela provient de sources islamistes se trouvant être elles-mêmes la cible de l’attaque.

    Cette guerre est menée sur le terrain, bâtiment par bâtiment, avec de nombreuses victimes militaires.

    De nombreux Syriens, à qui nous avons parlé, disent qu’ils souhaiteraient en effet que le gouvernement rase ces villes fantômes, disant que les seuls civils qui y restent sont les familles et les collaborateurs des groupes extrémistes. Le gouvernement syrien procède avec une plus grande prudence.

    Les États de la région voient ce qui va se passer, et ont commencé à reconstruire des liens avec la Syrie.. Pourtant, Washington pousse ses mensonges des armes chimiques (malgré des preuves indépendantes), mais n’a plus assez de tripes pour une escalade majeure, en souvenir de fin 2013, après la confrontation avec la Russie.

    Il y a encore beaucoup de bellicisme (5), mais il est à noter que l’Égypte et les Émirats Arabes Unis (EAU), ennemis de la Syrie il y a peu de temps encore, sont désormais en train de normaliser leurs relations diplomatiques avec Damas.

    Les Émirats Arabes Unis, peut-être la plus « souple » des monarchies du Golfe, mais dont les liens avec le vice-président Joe Biden l’amènent à soutenir Daesh/ISIL (6), ont leurs propres soucis. Ils ont récemment arrêté des dizaines d’islamistes pour complot visant à transformer la monarchie absolutiste en un califat absolutiste (7).

     

    L’Egypte, dans des mains militaires après un éphémère gouvernement de Frères musulmans qui voulaient se joindre aux attaques contre la Syrie, est maintenant aux prises avec son propre terrorisme sectaire, de ces mêmes Frères Musulmans.

    Le plus important des pays arabes aujourd’hui défend l’intégrité territoriale de la Syrie et soutient (au moins verbalement) les campagnes syriennes contre le terrorisme. L’analyste égyptien Hassan Abou Taleb appelle ce message » condamnation et rejet des mesures unilatérales de la Turquie contre la Syrie » (8).

    Le gouvernement Erdogan a tenté de placer la Turquie à la tête d’une région de Frères musulmans, mais a perdu des alliés.

    Il est souvent en désaccord avec ses partenaires anti-syriens et fait face à une dissidence intérieure. Washington a essayé d’utiliser les séparatistes kurdes contre Bagdad et Damas, alors que la Turquie les considère comme ses principaux ennemis, et les islamistes soutenus par l’Arabie les abattent comme « apostats » musulmans.

    Pour leur part, les communautés kurdes jouissent d’une plus grande autonomie avec l’acceptation de l’Iran et de la Syrie.

    L’accord récent de Washington avec l’Iran est une évolution importante, parce que la République islamique reste le plus important allié régional de la Syrie laïque, et un ferme opposant aux islamistes style saoudiens. L’affirmation du rôle de l’Iran dans la région irrite les Saoudiens et Israël, mais est de bon augure pour la Syrie.

    Tous les commentateurs voient une manœuvre diplomatique pour un positionnement après l’accord avec l’Iran et – malgré la récente exclusion de l’Iran d’une réunion entre les ministres des affaires étrangères russe, américain et saoudien – il y a peu de doute que la main de l’Iran a été renforcée dans les affaires régionales.

    Une rencontre insolite entre le chef du renseignement de la Syrie, le brigadier-général Ali Mamlouk et le ministre de la défense saoudien, Prince Mohammed Bin Salman (9), montre également que le gouvernement syrien a repris des discussions directes avec le principal commanditaire du terrorisme dans la région.

    La Syrie est en train de gagner car le peuple syrien a soutenu son armée contre les provocations sectaires, menant principalement leurs propres batailles contre le terrorisme multinational sponsorisé par l’OTAN et les monarchies du Golfe. Les Syriens, y compris les plus pieux musulmans sunnites, n’accepteront jamais l’Islam pervers, sectaire, de têtes coupées, promu par les monarchies du Golfe.

    La victoire de la Syrie aura des implications plus larges. Elle sonne la fin des « changements de régime » de Washington qui, jusqu’ici, ont toujours marché comme sur des roulettes dans toute la région, de l’Afghanistan, l’Irak à la Libye.

    Outre les morts et la misère causés par cette sale guerre, nous assistons à l’émergence d’un « axe de la résistance » plus fort.

    La victoire de la Syrie sera également celle de l’Iran et de la résistance libanaise, menée par le Hezbollah.

    En outre, le conflit a aidé à construire d’importantes mesures de coopération avec l’Irak.

    L’incorporation progressive de Bagdad dans cet axe scellera l’humiliante défaite des plans pour un « nouveau Moyen-Orient » dominé par USA – Israël – Arabie Saoudite. Cette unité régionale arrive avec un coût terrible, mais elle arrive, néanmoins.

    Références

    (1) Tim Anderson (2015) ‘ Daraa 2011 : Insurrection islamiste de la Syrie dans le déguisement ‘, Global Research, 5 juin, en ligne :
    http://www.globalresearch.ca/daraa-2011-syrias-islamist-insurrection-in-disguise/5460547

    (2) the Angry Arab (2015) « c’est ce que le candidat pour le gouvernement provisoire (opposition) de la Syrie a écrit sur Facebook : un Holocauste », le 4 août, en ligne :
    http://angryarab.blogspot.fr/2015/08/this-is-what-candidate-for-syrias.html

    (3) Tim Anderson (2015) ‘ Fabrications chimiques : Ghouta oriental et de la Syrie les enfants disparus », Global Research, 12 avril, en ligne :
    http://www.globalresearch.ca/chemical-fabrications-east-ghouta-and-syrias-missing-children/5442334

    (4) Nir Rosen (2012) « Q & A : Nir Rosen sur opposition armée de la Syrie », Al Jazeera, 13 février, en ligne :
    http://www.aljazeera.com/indepth/features/2012/02/201221315020166516.html

    (5) Appuyez sur TV (2015) « Syrie »ne devrait pas interférer »dans ops militants de groupes soutenus par les États-Unis’, 3 août, en ligne :
    http://www.presstv.com/Detail/2015/08/03/423141/us-syria-isis-isil-assad-josh-earnest

    (6) Adam Taylor (2014) « derrière gaffe mensonge réels soucis de Biden concernant le rôle des alliés dans la montée de l’État islamique », Washington Post, 6 octobre, en ligne :
    https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2014/10/06/behind-bidens-gaffe-some-legitimate-concerns-about-americas-middle-east-allies/

    (7) Bloomberg (2015) » Émirats Arabes Unis à poursuivre 41 accusés de tenter de califat établir’, 2 août, en ligne :
    http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-08-02/u-a-e-to-prosecute-41-accused-of-trying-to-establish-caliphate

    (8) Reuters (2015) Egypte défend l’unité territoriale de la Syrie, après que la Turquie se déplace contre IS’, 2 juillet, en ligne :
    http://uk.reuters.com/article/2015/07/29/uk-mideast-crisis-syria-egypt-idUKKCN0Q31AY20150729

    (9) Zeina Karam et Adam Schreck (2015) « Iran nuclear deal ouvre voie diplomatique pour la Syrie », AP, 6 août, en ligne :
    http://news.yahoo.com/iran-nuclear-deal-opens-diplomatic-channels-syria-161740195.html

    Prof. Tim Anderson – http://www.informationclearinghouse.info/article42596.htm
    Traduction Avic – Réseau International

    http://www.informationclearinghouse.info/article42596.htm

    Source: http://reseauinternational.net/pourquoi-la-syrie-est-elle-en-train-de-gagner/


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    Frictions entre le Pentagone et son allié turc

    Publié par wikistrike.com sur 16 Août 2015, 09:05am

    Catégories : #Politique internationale

    Frictions entre le Pentagone et son allié turc

    De nombreux incidents ont émaillé les relations entre les armées états-uniennes et turques au cours des derniers jours.

    La Turquie a mené des bombardements en territoire irakien contre des installations du PKK (Kurdes de Turquie) alors que les États-Unis forment des pehmergas (Kurdes d’Irak) dans les mêmes zones.

    Selon Fox News, l’officier de liaison de l’Armée turque aurait informé le CAOC (Combined Air and Space Operations Center) 10 minutes avant le début de l’opération, exigeant le retrait immédiat des aéronefs états-uniens. Elle aurait alors bombardé ses objectifs au risque de tuer des alliés, voire du personnel, du Pentagone [1].

    Par ailleurs, selon un officier états-unien cité par la chaîne, la Turquie ne chercherait pas simplement à prévenir la création d’un État kurde en Syrie comme elle le laisse entendre, mais avant tout à prévenir le commerce de pétrole par le PKK-YPG vers la Méditerranée.

    Le porte-parole du secrétariat d’État, Mark Toner, a confirmé au quotidien kurde Rudaw que Washington avait interdit à Ankara de frapper les Kurdes du YPG en Syrie [2].

    Sachant que Washington a exclu la possibilité de porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Syrie, cette décision pourrait s’expliquer par la volonté états-unienne de donner accès au PKK-YPG à une source de financement.

    [1] “Turkey’s strikes on Kurds could drag US into new front, military sources fear”, Lucas Tomlinson & Jennifer Griffin, Fox News, August 10, 2015.

    [2] “State Dept : US will not allow Turkey to attack PYD in Syria”, Rudaw, August 12, 2015.

     


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    18 août 2015

    Le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a lancé un appel aux pays arabes pour qu’ils les aident à lutter contre Daesh, notamment dans la ville de Syrte.

    Dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 2015, le gouvernement libyen en exil a demandé dans un communiqué à ses pays voisins de mener des frappes contre les positons de l'EI dans la ville de Syrte, ravagée par les combats. 

    Le gouvernement a aussi précisé qu’ils étaient «incapable de faire face à Daesh en raison de l’embargo sur les armes imposé à l’armée» par l’ONU depuis 2011.

    On a justifié sa décision en pointant du doigt aux violents affrontements qui opposaient les terroristes, alliés à un groupe salutistes, aux habitants armés de Syrte qui tentaient de reprendre leur ville. Selon les témoignages, ces batailles ont déjà fait des dizaines de morts.

    «Syrte vit une véritable guerre depuis mardi (11 août 2015) et la lutte féroce engagée par les habitants de la ville contre Daesh est depuis ininterrompue», a précisé l'un des habitants civils de Syrte.

     

    La demande du gouvernement libyen a créé des doutes chez les populations civiles, dont la vie est devenue un chaos depuis 2011 et la chute du colonel Moummar Kadhafi, lors d'une révolte soutenue par l'Occident et notamment la France.

    La pays est depuis plongé dans l'anarchie politique et économique. Les Libyens ne sont pas parvenus à créer une nation unie, après le renversement du gouvernement de Kadhafi, le pays dispose aujourd'hui de deux parlements.

     

     

    Aucune de ces deux instances législatives n'a pourtant procéder à des tentatives de mettre fin à la guerre civile et aux exactions des groupes terroristes, justifiant leur inaction par le manque de moyens.

    Les frappes aériennes de l'OTAN, qui cherchait à venir en aide aux rebelles libyens, avaient causé des dégâts estimés à 14 milliards de dollars. Les instances économiques et sociales du pays, pourtant riches il y a quelques années, sont depuis complètement ruinées.

     

     

    Selon les estimations des experts, il faudra des décennies pour renflouer les caisses de l'État libyen.

    Mais ce manque d'unité entre les partis rivaux favorise la propagation des terroristes de Daesh, qui se répandent dans le pays à un rythme soutenu et s'emparent des biens des régions qu'ils occupent.

     

     

     


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     17 AOÛT 2015 GAÏA ISLAMTERRORISME

    L’islam, une menace qui plane sur l’Afrique

    Face aux rêves, il y a les très réelles menaces auxquelles l’Afrique est confrontée aujourd’hui. L’islam a conquis aujourd’hui en Afrique des positions dominantes et souvent radicales. Il rassemble sur le continent environ 400 millions de fidèles, soit plus de la moitié de la population.

    Cependant l’évolution d’un islamisme radical et intolérant, nourri de fondamentalisme et de populisme, fait peser une menace sur la stabilité des régimes africains modérés.

    République islamique du Mali ? 22 mosquées à Trounkoumbé, 32 à Banconi, 10 à Yéréyé : le spectre de la mésentente

    Si le gouvernement ne se ressaisit pas pour mettre de l’ordre chez les musulmans, notre pays va vers une catastrophe. Le terme islam selon un historien est chargé de sens pour un musulman, car il signifie «soumission», «abandon» à Allah ou «engagement» envers lui. Il exprime le sentiment le plus profond de ceux qui ont prêté l’oreille à la prédication de Mohammed. Musulman veut dire celui qui suit l’islam.

    La création d’un ministère des Affaires Religieux et du Culte aurait provoqué un sentiment d’anarchie chez les musulmans. L’islam au lieu d’unir les pratiquants musulmans maliens tend à devenir un cercle de la violence.

    A Trounkoumbé dans le cercle de Nioro, on peut dénombrer 22 mosquées pour une population qui n’atteint pas 50.000 âmes. Chaque grande famille nantie de Trounkoumbé possèderait  sa mosquée.
    A Yéréyé (22.000 âmes), situé à quelques kilomètres de Trounkoumbé, une dizaine de mosquées reçoit les fidèles.

    A Bamako, c’est le quartier de Banconi en Commune I qui détient le record en construction de mosquées (32).

    Le président de l’Assemblée Nationale du Mali attaché diplomatique de l’ambassadeur de France au Mali ?

    «L’Inter de Bamako» répond par l’affirmative parce que c’est un mur mitoyen qui sépare la résidence de l’ambassadeur de France à Bamako et celle du président de l’Assemblée Nationale du Mali à la cité militaire de l’Etat-major. Des hauteurs de sa résidence l’ambassadeur de France voit tout ce qui se passe chez le président de notre auguste Parlement. Il le tient à l’œil.

    De sa résidence l’ambassadeur de France peut capter toutes les activités du président de l’Assemblée Nationale du Mali (Issaka Sidibé) quand on sait que grâce au système de filature, on peut intercepter une conversation sur GSM en s’approchant au plus près de la personne écoutée.

    Les «grandes oreilles», officielles ou sauvages, peuvent également brancher la borne reliant le réseau GSM au réseau téléphonique traditionnel. Là aussi, il convient de connaitre le lieu d’émission le plus régulièrement utilisé, souvent proche du lieu de travail ou du domicile de l’intéressé.

    Pourquoi le Président de l’Assemblée Nationale du Mali refuse de donner le quitus du Parlement à Mariko pour un visa d’entrée en France ?

    Connaissez-vous le nombre de personnes parties en France sous couvert du président de l’hémicycle ? Des quidams sont partis à Paris pour se déambuler ou continuer sous d’autres cieux. Trafic de visa ou clientélisme politique ? Une telle pratique n’augure rien de bon pour Bagadadji, quand on sait que le trafic de visa est une pratique courante chez nos élus nationaux. Nous savons que l’élu au perchoir fut député de 2002 à 2007.

    En 2008, il partait fréquemment en France (à Paris où il a un appartement) avait beaucoup de difficulté à avoir son visa d’entrée en France, au motif que le prix d’une demande de visa était très élevé. Elu président, il refuse le visa français à l’honorable Mariko et permet à ses militants RPM de Koulikoro de l’avoir. Pourtant il existe bel et bien un réseau d’honorables qui font le trafic de visa d’entrée en Europe. Ce réseau d’honorables est connu par tous à l’Assemblée Nationale du Mali. Il est uniquement composé d’amis du Président de l’institution.

    Et d’un ministre trafiquant de visa d’entrée en Europe

    Un jeune ministre du gouvernement et chef d’un petit parti politique aurait transformé son domicile en un bureau de retrait de passeport visé pour l’Europe. Ce jeune ministre très mégalo est administrativement nul. Cependant, il sait comment voler ou détourner l’argent ou s’enrichir.

    La Radio FM Patriote menacée de fermeture

    La Radio FM dénommée Patriote est menacée de fermeture, sa fréquence aurait été affectée à tierce personne qui émet à Djélibougou à quelques mètres de radio Patriote. Avant son décès, Moussa Kéita avait cédé la fréquence à 6 millions de FCFA à Madjou Simpara.

    Dans cet imbroglio politico-judiciaire qui oppose  le directeur de radio Patriote aux héritiers de feu Moussa Kéita Traoré (ses demi-frères), c’est un abus de pouvoir. Le papier de vente a été établi entre Madjou Simpara et Moussa Keita et devant des témoins qui sont encore vivants. Ici, la police politique s’est mise en branle pour abusivement retirer la fréquence avec comme argument ;que la radio est toujours au nom de son premier promoteur Moussa Kéita. Une fois la vente effectuée Madjou devait passer chez un notaire pour procéder au changement de nom. Ce qui n’a pas été fait.

    Alors pourquoi retirer la fréquence qui fait l’objet d’une vente ? Est-ce parce que Radio Patriote donne la parole aux auditeurs qui critiquent le régime en place ? Allez savoir auprès du chef des renseignements généraux et du ministre porte-parole du gouvernement?

    Remaniement ministériel : IBK dans un dilemme cornélien

    Selon des sources bien fondées plusieurs chefs rebelles doivent rentrer dans le prochain gouvernement. Le hic, beaucoup serait des hommes sans bagage intellectuel. Là n’est pas le mal. Ce qui fâche, c’est comment permettre à des rebelles qui ont pris les armes contre leur pays de diriger encore ce même pays. Ce serait permettre à ces apatrides de se préparer financièrement pour ensuite aller militairement prendre les armes et réclamer leur territoire.

    IBK a successivement nommé dans  ses gouvernements tous  les grands délinquants financiers des régimes ADEMA et ATT des 20 dernières années (1992- 2012), tous des milliardaires qui se succèdent à la cité ministérielle. Un remaniement gouvernemental n’est plus la solution. C’est le pouvoir IBK qui est contesté pour raison d’un retour dans les Institutions des délinquants à col blanc.

    Ibrahim Konaté pressenti DG des Impôts ?

    L’Inspecteur des Impôts Ibrahim Konaté n’est pas un cadre inconnu des Maliens, il fut directeur de cabinet de son homonyme Ibrahim Boubacar Kéita à la Primature de 1994 à 2002. Son mentor, élu président du Mali, Ibrahim Konaté réclame sa part du gâteau : devenir Directeur général des Impôts.
    Notre ancien directeur de cabinet ne cache pas ses ambitions pour ce poste. Selon nos sources il aurait reçu des promesses fermes pour diriger la boite. Directeur de cabinet d’IBK à la primature, il a osé évacuer son chien malade en France pour le soigner au grand dam du citoyen lambda.

    Election à la CCIM le nom du futur président connu d’avance

    C’est une farce d’organiser des élections à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), car le verdict serait déjà connu. Les mauvaises langues susurrent le nom d’un opérateur économique de Bamako connu sous le sobriquet «Sancho (thé Sancho)», gendre d’une haute personnalité du pays, qui serait en bonne position pour ratisser large.

    http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/actualite_de_la_nation_malienne/134368-focus-l%E2%80%99islam,-une-menace-qui-plane-sur-l%E2%80%99afrique.html

    © Gaïa pour www.Dreuz.info


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    Syrie: l’incompréhensible politique étrangère de la France !

    Une bonne analyse de M. Roland Hureaux.

     

    La politique étrangère de la France n’est pas « incompréhensible » comme le laisse entendre le titre duFigarovoxtribune. Elle s’inscrit dans l’orientation prise par M. Nicolas Sarkozy et son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, dès leur arrivée au pouvoir en 2007: une diplomatie belliciste, alignée sur la politique d’Israël, qui ne sert aucunement les intérêts de la France. [Arrêt sur Info]

     

    Laurent Fabius ne gardera pas un grand souvenir de sa visite à Téhéran de la fin juillet. Elle avait été précédée d’un déchaînement d’attaques personnelles sur le thème du sang contaminé. Il voulait se faire accompagner d’une délégation d’hommes d’affaires . Mais les Iraniens ont fait savoir qu’il n’y aurait que des discussions politiques, très froides au demeurant: de contrats, pas question.

     

    france - hollande - fabius

     

    Le ministre des Affaires étrangères français s’attendait-il à autre chose après avoir tout tenté pour faire échouer les négociations entre Washington et Téhéran?

    Il fut un temps où la France se démarquait suffisamment de la position des Etats-Unis pour jouer, le jour venu, un rôle d’intermédiaire, ce en quoi Fabius a échoué piteusement en juin dernier entre Israéliens et Palestiniens. Il fut un temps, sous Mitterrand notamment, où la France suivait les Etats-Unis mais en gardant un profil assez bas pour sauver la mise.

    Avec Hollande, la France suit les Etats-Unis mais en tentant de faire de la surenchère: cela fut le cas avec l’Iran ; c’est toujours le cas avec la Syrie. C’est là le moyen le plus sûr de rester au bord de la route le jour où notre grand allié décide de changer de cap. C’est ce qui risque de nous arriver en Iran malgré la sympathie que notre pays inspire aux Iraniens.

    Le décollage économique de l’Iran, imminent une fois les sanctions levées, pourrait se faire sans la France. II est peu probable par exemple que Peugeot récupère jamais le marché de 600 000 véhicules qu’il avait dans ce pays. C’est ce qui nous pend au nez aussi avec la Syrie.

    «Traiter ses ennemis comme s’ils devaient être un jour nos amis ; traiter ses amis comme s’ils devaient être un jour nos ennemis» . Vieux proverbe arabe ou pas, c’est en tous les cas depuis belle lurette le B.-A.-BA de la diplomatie. Il est clair que ce B.-A.-BA, Fabius l’ignorait quand il est allé dire à la tribune des Nations-Unies en 2012 que le président Assad «ne méritait pas de vivre».

    Un peu plus tôt, Juppé avait prétendu que le même Assad ne tiendrait pas plus de quelques jours. Trois ans et demi après, il est toujours là.

    Ce n’est pas faute que la France ait engagé des moyens lourds pour le renverser. Fourniture massive d’armes et de matériels aux opposants, assistance technique de plusieurs dizaines de militaires français ( dont plusieurs sont morts ).

    A la fin du mandat de Sarkozy, un accord entre la France et le gouvernement de la Syrie nous avait permis de récupérer une trentaine de prisonniers faits par l’armée syrienne. A son arrivée, Hollande a relancé la guerre.

    Aide de la France aux djihadistes

    Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra, nouveau nom d’al-Qaida, dont les différences avec Daech sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens – et d’autres.

    La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l’objet de notre sollicitude demeure un fantôme – et un alibi pour aider les islamistes.

    Pourtant le plus probable est que ce régime pris en grippe par notre diplomatie avec un rare acharnement tiendra. Il paraît certes aujourd’hui sur la défensive mais s’appuie sur un dispositif solide autour de Damas et de la frontière libanaise. La Russie ne le lâchera pas.

    La population est mobilisée, notamment les femmes dont bien peu, même chez les sunnites, souhaitent tomber ente les mains des «barbus». Ceux qui soutiennent les forces rebelles, Israël en tête, ne veulent pas vraiment qu’aucune des deux, Daech ou al-Nosra, remplace le régime de Damas, se contentant de le maintenir en état de faiblesse.

    La nouvelle politique américaine

    Les accords entre Washington et Téhéran prévoient le maintien d’Assad jusqu’à la fin de son mandat et le relâchement progressif de la pression des islamistes, qui pourraient être recyclés contre la Russie.

    La France qui avait de solides positions en Syrie, son ancien mandat, où on n’a pas oublié que Jaque Chirac fut le seul chef d’Etat occidental à assister aux obsèques d’Assad père (eut-il raison d’y aller? C’est une autre question), sera-t-elle cette fois encore prise de court par le revirement américain, déjà perceptible? Ce serait confirmer l’amateurisme dans laquelle a sombré notre diplomatie: Mitterrand qui fut le mentor tant de Fabius que de Hollande doit se retourner dans sa tombe.

    Les arguments moraux ne sont plus pris au sérieux. Meurtres d’enfants à Homs, utilisation de gaz, lâchage de bidons d’essence sur les populations: au moins ces accusations là, portées à l’encontre du régime syrien, n’ont pas été avérées, ce qui n’en fait pas pour autant un régime tendre.

    Un premier geste serait d’accorder une reconnaissance officielle au Lycée Charles de Gaulle de Damas que les parents d’élèves syriens ont continué de faire fonctionner en autogestion quand la France l’a fermé en 1991, témoignage émouvant d’un attachement aujourd’hui rare à la culture française.

    Le second serait de lever l’embargo sur les produits pharmaceutiques particulièrement odieux quand on sait les dégâts que cette guerre absurde continue de faire dans la population civile.

    Mais pour renouer le fil d’une relation interrompue, peut-être Hollande devra-t-il trouver un autre ambassadeur que Laurent Fabius?

    Roland Hureaux | 18/08/2015

    Roland Hureaux est essayiste et élu local. 

    Source: Le figaro.fr

    ET AUSSI

    Histoires et réalité de la guerre américaine (et européenne) contre la Syrie

     
     

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    Mercenaires de l’ASL: une création des services militaires occidentaux, glorifiés par des journalistes aux ordres (à commencer par Sofia Amara) 

    *

    Histoires et réalité de la guerre américaine [et européenne, NdT] contre la Syrie.

    L’article du Washington Post du genre «mais rien ne s’est passé» dont nous avons parlé hier est loin d’être le seul à éviter de parler de la forte participation états-unienne [et européenne, NdT]dans la guerre contre la Syrie.

    Un article du New York Times prétend, de manière éhontée :

    Les États-Unis ont évité d’intervenir dans la guerre civile entre les rebelles et le gouvernement de M. Assad jusqu’à ce que le groupe djihadiste prenne avantage du chaos pour s’emparer de portions du territoire syrien et irakien.

    McClatchy, d’habitude en meilleur forme, édite deux articles de Hannah Allam enquêtant sur la participation des États-Unis dans la guerre contre la Syrie. Ils sont, hélas, remplis de contre-vérités et de propagande administrative avalée toute crue. L’administration Obama prétendant encore que les jours du gouvernement Assad sont comptésn’est qu’une reprise de ce que les fonctionnaires de cette administration prétendent depuis le début. Cet article contient aussi ce boniment :

    Les Américains étaient déterminés à garder les États-Unis à l’écart d’un conflit armé en Syrie, mais fermèrent les yeux alors que leurs alliés du Golfe envoyaient des armes à des groupes extrémistes affiliés à al–Qaida.

    Il y a déjà quelques années le New York Times lui-même, ainsi que quelques autres journaux, relataient que la CIA était l’entité qui organisait le transfert d’armes, des milliers de tonnes, pour le compte des Saoudiens et des autres pays du Golfe. Les États-Unis ne fermèrent pas les yeux mais organisèrent cette guerre depuis le tout début.

    Dans son article intitulé La magie des mots : Comment une simple phrase entraîna les États-Unis dans la crise syrienne, Hannah Allam laisse l’ancien ambassadeur en Syrie prétendre que l’administration n’a jamais vraiment voulu renverser Assad mais fut poussée à le faire :

    Ford, l’ambassadeur en Syrie de l’époque, a dit qu’il s’était d’abord opposé à l’appel à renverser Assad, ceci pour deux raisons : il était évident pour lui que les sanctions étaient la seule punition que la Maison Blanche désirait utiliser et qu’un tel appel ruinerait ses efforts pour lancer un dialogue avec le régime.

    Ford a dit qu’il était contre les pressions que d’autres fonctionnaires avaient aussi subi – de la part de républicains influents, quelques démocrates âgés, la bruyante communauté syrienne-américaine et des gouvernements étrangers – mais il y ajouta une force de pression souvent oubliée.

    «Pour parler franchement, la presse, les médias, tiraient à boulet rouge sur nous. Les médias n’étaient par impartiaux dans cette affaire, a-t-il révélé. Comme les républicains prétendaient qu’Assad n’était plus légitime, cette question nous était posée à chaque conférence de presse, ‹Pensez vous qu’Assad est légitime?› Que pouvions-nous répondre? Qu’il l’était?»

    Foutaise. Ford fut l’un des premiers à pousser à l’éviction d’Assad. Il a même participé à l’organisation des premières manifestations et au briefing des médias sur les manifestants pacifiques qui furent si rapides à tuer policiers et soldats. Voici quelques réactions sur twitter d’un révolutionnaire face aux déclarations de Ford :

    The 47th

    Robert Ford dit que les Syriens ont été trompés par la «magie des mots»? Ford nous a promis, à nous les syriens, son total soutien en 2011.

    The 47th

    Au cours de réunions privées à Damas, Robert Ford a promis à ses amis de l’opposition syrienne le soutien total des États-Unis et a encouragé les Syriens à continuer.

    The 47th

    Il a même participé à la manifestation d’Hama, la plus grande manifestation dans l’histoire de la Syrie moderne. youtu.be/AP1vGBJM4NU

    The 47th

    Je ne pense pas qu’il y ait eu mauvaise interprétation des déclarations publiques des États-Unis, vous étiez notre ambassadeur auprès de l’administration US. Allez, dites la vérité : vous avez promis la lune aux Syriens, vous leur avez donné la merde.

    Tous ces articles dans les médias, celui du Washington Post d’hier, les fausses assertions du New York Timesd’aujourd’hui, les articles de McClatchy, font partie de la stratégie d’Obama pour jouer à celui qui ne faisait/ne faitrien ou de son mieux tout en menant une intense guerre par procuration contre le gouvernement syrien.

    Joel Veldkamp étale au grand jour cette stratégie en l’analysant ainsi :

    Pourquoi les États-Unis n’auraient-ils que soixante combattants au bout d’un programme d’entraînement d’une année ayant coûté 500 millions de dollars? Parce que cela renforce le narratif – alimenté par une série de programmes de soutien à l’opposition inadéquats, mais annoncés et débattus publiquement – des États-Unis comme spectateurs sans moyens face aux tueries se déroulant en Syrie et d’un président Obama comme homme d’État prudent et hésitant à s’impliquer. Pendant que le Sénat audite le chef du Pentagone sur les maigres résultats du programme, les États-Unis sous traitent les combats à des alliés n’ayant aucun scrupules à soutenir al–Qaida contre leurs opposants politiques. Mais il est même possible que les États-Unis coopèrent encore, directement ou indirectement, à ce soutien à al-Qaida.

    Maintenant que cette histoire de spectateur sans moyens est démasquée, c’est-à-dire que les États-Unis sont directement impliqués, depuis le début, dans ce conflit armé, il devient à la fois possible et nécessaire de remettre en question cette implication.

    Ce que je trouve particulièrement étonnant, c’est que les médias occidentaux soient tout à fait capables de parler des deux stratégies à la fois. On peut y lire des articles relatant le narratif selon lequel les États-Unis ne sont pas impliqués en Syrie et, dans les mêmes médias, on voit publier des articles sur l’intense effort militaire secret avec les tonnes d’armes expédiées et les milliards de dollars investis par l’administration Obama pour faire la guerre contre le peuple syrien.

    Les médias savent donc que l’histoire du spectateur sans moyens est fausse. Hélas, l’espoir de Joel Veldkamp qu’il soit possible et nécessaire de remettre en question cette implication ne se réalise pas. En dehors de quelques blogs marginaux comme celui-ci il n’existe aucune discussion publique sur le sujet.

    Le 14 août 2015 – Moon of Alabama.

    Traduit par Wayan, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone.

     
     

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    Djihadisme: Il n’y a pas que Daesh

    syrie - terroristes

     

    Les USA et la France, entre autres, justifient leur schizophrénique politique en Syrie (qui consiste à aider des groupes armés contre le « régime » alors que la menace essentielle pour l’Occident provient de certains de ces groupes) par la théorie des « rebelles modérés ».

    Nous nous sommes donc mis à étudier ces groupes « modérés ». Certains appartenant à l’Armée Libre Syrienne (ASL), d’autres obéissant au Conseil de Commandement de la Révolution Syrienne (1). Et nombre d’entre eux sont clairement du même acabit que Daesh/Etat islamique et Al Nosra (Al-Qaeda en Syrie).

    En voici la liste et la démonstration… Démonstration qui aura été facile à faire tant les noms, les logos et les parrains de ces groupes démontrent bien qu’il s’agit aussi de groupes djihadistes !

    *
    Liwa’ Suqour al-Jabal – Brigade des Faucons de la Montagne.

    Actif à Idlib et Alep. A fait partie de nombreux groupes coalisés avant de s’en retirer suite à des disputes. Ce groupe a été créé et financé par la Qatar. Anciennement partie prenante des « Brigades des descendants du Prophète »

    Forqat al-Awwal As-Sahli – 1ère division côtière :

    Active dans la partie orientale de la région d’Idlib, dans le nord de la région de Latakié et dans la région de Hama. Par le passé, ce groupe a été membre de la « Brigades des descendants du Prophète »

    Liwa’ Sultan Muad/Sultan Murat Tugayı/Brigade du Sultan Murad :

    Groupe composé de turkmènes. Actif dans la province d’Alep. Ce groupe a des relations étroites avec les services turcs.

    Harakat Nour al-Din al-Zenki :

    Ce mouvement porte le nom d’un sultan de la région, contemporain de Saladin et grand ennemi des Croisés qu’il a combattu. Un des groupes rebelles les plus puissants de la région d’Alep. Par le passé, il a été membre des groupes islamistes « Brigade al Tawhid », « Armée des guerriers saints » et a collaboré avec le « Front Islamique d’Alep ». Est soutenu par l’Arabie Saoudite.

    Jaish-al-Mujahideen – Armée des Guerriers Saints :

    Coalition de groupes islamistes de la région d’Alep. A collaboré avec le Front al Nosra (Al Qaeda en Syrie) et avec le Front Islamique. Compte +- 2000 combattants.

    Faylaq al-Rahman – Légion Al Rahman :

    Actif dans la région de Ghouta (proche de Damas) et Qalamoun. Collabore avec l’Armée de l’Islam. Son nom est tiré d’un des 99 noms de Dieu selon la tradition islamique. Plusieurs missiles TOW livrés à ce groupe par les USA se sont retrouvés dans les mains de Daesh.

    Liwa’ Shuhada al-Islam – Brigade des Martyrs de l’Islam :

    Groupe actif à Daraya

    Brigade des Martyrs de Yarmouk :

    Appuyé par l’Arabie Saoudite et les USA, l’essentiel de cette unité a rejoint Daesh en y amenant les missiles US qu’on leur avait généreusement attribué.

    Liwa’ Tawhid al-Junoub – Brigade du Tawhid pour le Sud :

    Crée dans la région de Daraa. Son nom provient du concept de l’unicité de Dieu (Tawhid) de la tradition islamique.

    Forqat Fajr al-Tawhid :

    Actif dans le sud de la Syrie. Regroupe plusieurs groupes rebelles dont la « Brigade de la bannière de l’Islam ».

    Forqat Salah al-Din – Division Saladdin :

    Porte le nom du grand adversaire des Croisés. Où est donc le « combat contre la dictature » là-dedans ?

     Tajammu Alwiyat al-Omari – Brigades al Omari :

    Son nom provient de la Mosquée du même nom à Daraa (où il est actif) et qui fut un important symbole pour l’opposition dans les premiers jours des grandes manifestations en 2011. Ce groupe a été fondé et est financé par l’Arabie Saoudite. Son premier leader, l’ex-capitaine Qais al-Qahtaneh, a été assassiné par un autre rebelle pour des questions personnelles…Ce qui démontre une nouvelle fois, le sens du débat démocratique de ces groupes !

    Liwa’ al-Moataz Billah – Les Brigades Moataz Billah :

    Il fut l’un des premiers groupes de l’Armée Syrienne Libre (ASL) formé à Daraa. Il a participé à la coalition de groupes rebelles intitulé « Front Sud » et a également collaboré avec la coalition rebelle intitulée Gharfat Amaliyat Usood al-Harb. En mai 2015, son chef était toujours le colonel Khalid al-Nabulsi. Ils ont été bombardés par la coalition. Un premier temps armé par les USA, il semblerait que ces derniers aient revu leur copie puisqu’ils ont bombardé ce curieux allié :http://www.noterror.eu/fr/la-coalition-bombarde-ceux-quelle-arme/

    Forqat Fajr al-Islam Dawn of Islam Division (Forqat Fajr al-Islam):

    Groupe actif dans la région de Daraa. Il est dirigé par le Lieutenant-Colonel Mohammed Hassan Salama.

    Liwa’ Muhajireen wal Ansar :

    Ce groupe a été créé par deux déserteurs, les ex-capitaines Iyad Qaddour and Khalid Fathallah. Le nom se réfère à la communauté initiale des croyants qui se trouvaient à Médine avec le prophète, soit qu’ils en étaient natifs, soit qu’ils avaient fui les persécutions.

    Jabhat Ansar al-Islam – Partisans du Front de l’Islam :

    Brigade islamiste active à Quneitra et Daraa. C’est le groupe islamiste le plus radical ayant été équipé volontairement avec des missiles TOW ; Ce groupe est également membre du Conseil de Commandement Révolutionnaire Syrien.

    Alwiyat al-Furqan – Brigades al Furqan :

    Groupe islamiste actif dans le centre du pays. Il est dirigé par Majid al-Khatib, un des plus jeunes chefs de guerre rebelles. Son nom provient d’un chapitre du Coran qui explique la différence entre le bien et le mal.

    19 août 2015 |

    [1] Coalition de 72 groupes rebelles, dont un certain nombre de tendance islamiste. Le rassemblement islamiste et salafiste « Ahrar al-Sham » rejoindra d’ailleurs cette coalition

    Source: noterror.eu


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    Les policiers uruguayens demandent le droit de tirer dans le dos

    Publié par wikistrike.com sur 22 Août 2015, 10:03am

     

    Les policiers uruguayens demandent le droit de tirer dans le dos

    Les syndicats policiers d'Uruguay demandent à être autorisés à tirer dans le dos des délinquants présumés lors de leurs interventions, estimant que les règles actuelles d'usage de leurs armes favorisent les criminels.

    En Uruguay, "nous sommes bloqués dans le passé et on a toujours cette mauvaise conscience sur les droits de l'Homme, mais ici, on ne respecte pas ceux des travailleurs en général et des policiers", a critiqué jeudi à la télévision Patricia Rodriguez, dirigeante de l'Union des syndicats de police. L'Uruguay a vécu sous le joug d'une dictature militaire entre 1973 et 1985. 

    Mme Rodriguez a demandé au nom des syndicats qu'elle représente un changement des protocoles d'intervention policière car souvent, les criminels tireraient de dos ou par dessus leurs épaules en direction des policiers sachant que ceux-ci n'ont pas le droit de riposter si la cible est de dos.

    "La délinquance a changé, ils ne te menacent pas, ils te tuent", a-t-elle ajouté.

    "Nous allons attaquer 'la progressivité' imposée aux fonctionnaires de police", qui prévoit que ceux-ci ne peuvent pas être les premiers à ouvrir le feu, a poursuivi la représentante syndicale. 

    Le ministre de l'Intérieur Eduardo Bonomi, membre d'un gouvernement de gauche, a également reconnu récemment que la législation actuelle "pose problème" pour les policiers.

     

    Source


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    L’armée russe commence à s’engager en Syrie

    Publié par wikistrike.com sur 24 Août 2015, 13:16pm

    Catégories : #Politique internationale

    Originaire du Tatarstan, le général Valéri Guérassimov, chef d’état-major des forces armées de la Fédération de Russie et vice-ministre de la Défense, connait bien l’islam. En outre, il a réprimé des crimes commis par d’autres militaires russes en Tchétchénie et combattu victorieusement les jihadistes de l’Émirat islamique d’Itchkérie.

    Originaire du Tatarstan, le général Valéri Guérassimov, chef d’état-major des forces armées de la Fédération de Russie et vice-ministre de la Défense, connait bien l’islam. En outre, il a réprimé des crimes commis par d’autres militaires russes en Tchétchénie et combattu victorieusement les jihadistes de l’Émirat islamique d’Itchkérie.

    C’est un changement profond et significatif qui vient de s’opérer au Levant : l’armée russe commence à s’engager contre le terrorisme en Syrie. Alors qu’elle est absente de la scène internationale depuis la dissolution de l’Union soviétique et bien qu’elle avance avec prudence, elle vient de constituer une Commission russo-syrienne, de livrer des armes et du renseignement, et d’envoyer des conseillers. Tout ceci plus ou moins coordonné avec la Maison-Blanche.

     

    La Russie qui avait négocié une alliance régionale contre l’Émirat islamique impliquant l’Arabie saoudite, la Syrie et la Turquie a dû changer de stratégie après le revirement turc. Ankara a en effet décidé de rompre avec Moscou, annulant sans motif réel le contrat du gazoduc Turkish Stream, créant avec l’Ukraine une Brigade islamique internationale pour déstabiliser la Crimée [1], et venant en renfort de l’Émirat islamique contre les Kurdes du PKK et de l’YPG.

    Identiquement, la Maison-Blanche a dû changer de stratégie après les manœuvres du général John Allen qui s’était engagé auprès du président Recep Tayyip Erdoğan a créer une « zone de sécurité » pour l’Émirat islamique au Nord de la Syrie [2].

    En définitive, Moscou et Washington ont coordonné 
    - le retrait des missiles Patriot stationnés en Turquie ; 
    - la création d’une Commission militaire russo-syrienne.

    La fin de la zone d’exclusion aérienne

    Les missiles Patriot avaient été installés à partir de janvier 2013 par l’Otan en Turquie afin d’empêcher l’armée de l’air syrienne de se déployer à la frontière. De la sorte, les jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda) avaient pu s’emparer du Nord du pays. À partir de l’été 2014, cette zone impossible à survoler avait été occupée par l’Émirat islamique.

    Ainsi, lors de la bataille de Kobané, l’armée de l’air syrienne n’avait pu bombarder l’Émirat islamique et avait été contrainte de tenter une percée terrestre pour sauver la ville. Comme elle ne parvenait pas à franchir les 30 derniers kilomètres, la presse atlantiste présenta les forces kurdes du YPG comme indépendantes de Damas, alors que la République arabe syrienne lui avait fourni ses armes et payait ses soldats.

    Les missiles Patriot, initialement déployés par l’Allemagne et les Pays-Bas, sont aujourd’hui allemands et espagnols. Ils seront d’abord révisés et modernisés, puis redéployés en Lithuanie, à la frontière russe.

    L’entrée de l’armée russe dans la guerre contre la Syrie

    Alors que depuis le début du conflit, la Russie s’est abstenue de participer aux opérations militaires, elle vient de créer une Commission militaire russo-syrienne. Pourtant, l’Otan a organisé l’ensemble des événements dit du « Printemps arabe », dont la guerre contre la Syrie, et a coordonné les groupes jihadistes étrangers et leurs collaborateurs libyens et syriens, dits « rebelles », depuis la base turque d’Izmir [3], devenue depuis le siège du LancCom (commandement des forces terrestres des 28 États membres de l’Alliance atlantique).

    En quelques semaines, de nombreux conseillers militaires sont arrivés à Damas. On évoque la possibilité d’ouvrir un second port militaire russe.

    Six Mikoyan-Gourevitch MiG-31 ont été livrés. Ces avions sont les meilleurs intercepteurs au monde. Ils avaient été achetés en 2007, mais ce contrat avait été bloqué. Leur livraison ne tombe pas sous le coup de l’embargo sur les armes car ils ne peuvent pas être utilisés à des opérations de maintien de l’ordre, mais uniquement à la Défense nationale, en l’occurrence face aux incursions d’Israël ou de la Turquie. Sous des prétextes divers, ces deux États sont intervenus de multiples fois au cours de la guerre pour soutenir les jihadistes lorsqu’ils étaient en difficulté.

    Ainsi, le 30 janvier 2013, Tsahal bombardait le Centre de recherches militaires de Jemraya, sous prétexte de détruire des armes destinées au Hezbollah. Il s’agissait en réalité de détruire une mallette de communication des données satellitaires de l’Otan, saisie par l’Armée arabe syrienne, avant que celle-ci n’en perce le système de cryptage [4]. L’opération avait été conduite par l’armée de l’Air israélienne en coordination avec l’Armée syrienne libre, elle même encadrée par des officiers de la Légion étrangère française sous la supervision du LandCom de l’Otan. Depuis, les opérations communes se sont succédé. Le 21 août, alors qu’al-Qaïda attaquait au sol et Israël depuis les airs la base militaire syrienne de Quneitra (limite du Golan), la Défense syrienne a été en mesure d’abattre un des avions de la Coalition jihadistes/Israël.

    Simultanément, l’armée russe vient de fournir, pour la première fois, des images satellitaires à la Syrie. Cette décision, attendue depuis cinq ans, renverse la situation militaire. En effet, jusqu’ici les jihadistes échappaient souvent à l’armée arabe syrienne grâce aux images satellitaires que l’Otan leur fournissait en temps réel. Même si, depuis un semestre, il semble que l’Otan ne partage plus ses renseignements avec l’Émirat islamique, mais uniquement avec le Front al-Nosra (al-Qaïda).

    Enfin, les conseillers militaires russes rassemblent de nombreuses informations de manière à étudier la possibilité d’un déploiement international sous l’égide des Nations unies. Ils devraient présenter un rapport au Kremlin qui étudiera aussi bien la possibilité d’une opération russe que celle d’une opération conjointe de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Celle-ci se réunira au Tadjikistan, à Douchanbé, le 15 septembre. Un déploiement de l’OTSC avait déjà été envisagé, en juin 2012 lors de la préparation de la « Conférence de Genève 1 » [5]. En effet, cette alliance militaire comprend trois États à population musulmane, le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan, plus aptes que la Russie à lutter contre des terroristes se réclamant de l’islam. Cependant à l’époque, l’OTSC n’avait pas d’accord avec l’Onu pour effectuer des opérations de paix. Ceci a été réglé le 28 septembre 2012 et pourrait être appliqué aussi bien en Afghanistan qu’en Syrie [6].

    Les limites de la coopération entre le Kremlin et la Maison-Blanche

    Quoi qu’il en soit, la coopération entre le Kremlin et la Maison-Blanche a ses limites : la Russie souhaite éradiquer les jihadistes avant qu’ils ne se retournent contre elle, tandis que les États-Unis espèrent bien que certains d’entre eux pourront être activés dans d’autres conflits, comme ce fut le cas précédemment en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine, en Tchétchénie et au Kosovo.

    D’ores et déjà, quelques éléments de Daesh sont arrivés à Kherson (Ukraine), où se trouve déjà un prétendu « gouvernement de Crimée en exil ».

    Il est évident que, du côté états-unien, le retrait des Patriotest un piège. Washington serait enchanté que la Russie réduise le nombre de jihadistes, mais ne serait pas mécontent non plus si elle s’enlisait en Syrie. C’est pourquoi l’ours russe avance avec prudence.

    [1] « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 août 2015.

    [2] « Clinton, Juppé, Erdoğan, Daesh et le PKK », par Thierry Meyssan,Réseau Voltaire, 3 août 2015.

    [3] “Izmir base likely to become NATO’s Land Component Command”,Today’s Zaman, 6 juin 2011.

    [4] « L’ASL et Israël attaquent un Centre de recherche syrien », Réseau Voltaire, 31 janvier 2013.

    [5] « Syrie : Vladimir Poutine propose une Force de paix de l’OTSC »,Réseau Voltaire, 3 juin 2012.

    [6] « L’OTSC pourra déployer des « chapkas bleues » sur mandat de l’ONU », Réseau Voltaire, 29 septembre 2012.

     

    Source


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