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LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

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    Les armées africaines risquent la CPI parce qu’elles combattent Boko Haram !

    Publié par wikistrike.com sur 9 Mars 2015, 08:42am

    Catégories : #Politique internationale

    Les armées africaines risquent la CPI parce qu’elles combattent Boko Haram !

    Il ne viendrait aucunement à l’esprit d’une personne saine de condamner la France ou ses militaires d’avoir tué les preneurs d’otages ou les assassins de Charlie Hebdo !

     

    Il en va du bon sens, voire du devoir de l’armée que de débarrasser les Français de ces personnages qui menacent la cohésion nationale !

    Voilà que ces mêmes pays qui éliminent leurs terroristes sans procès, accusent les armées africaines d’exactions lorsqu’elles défendent l’intégrité de leur pays en tuant les terroristes.

     

    Ainsi, accusent-ils les militaires nigérians d’exactions contre boko haram !

     

    Non, vous ne rêvez pas ! Ils disent qu’ils vont traduire les militaires Nigérians à la CPI !!! Non, ils ne marchent pas la tête à l’envers – si nous allons du principe – que ce sont eux qui arment boko haram, que ce dernier est leur cheval de Troie !

     

    Oui, ils marchent sur leur crâne – si nous croyons réellement qu’ils combattent le terrorisme à travers le globe terrestre, qu’en Afghanistan, au Yemen ou au Mali, ils combattent cette gangrène !

    Mais les armées africaines se montreront plus fortes ! Elles n’auront pas peur de leurs menaces ! Elle ne craindront pas leur CPI à la noix, cette cour de justice taillée sur mesure par les racistes ! Elles vaincront boko haram ! Elles ne reculeront devant rien pour vaincre, soutenues qu’elles sont par leurs populations.

    Boko Haram sera terrassée n’en déplaise aux mains obscures qui la soutiennent ! Boko Haram sera défaite, car comme un seul homme, les Camerounais les combattront, car comme un seul homme les Tchadiens les combattront, comme un seul homme, les centrafricains les combattront.

     

    Les comploteurs et autres impérialistes n’auront qu’à aller se plaindre chez le bon Dieu, – mais ils ne le pourront pas, trop lumineux pour ces esprits –

     

    D’ailleurs, ils n’ont pour seuls interlocuteurs que les démons ( des esprits impurs ) puisqu’ils ne sont même pas dignes de rencontrer le diable en personne !

     

    Source

     


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    L’avenir que Kadhafi avait prédit


    Posted: 11 Mar 2015 11:29 AM PDT

    Qui êtes-vous ?" a demandé un jour, vers la fin de son règne, feu Mouammar Kadhafi dans un discours célèbre où il remettait en cause (à juste titre) la légitimité de ceux qui, à l’époque, cherchaient à renverser son gouvernement, en les qualifiant d’extrémistes, d’agents étrangers, de rats et de toxicomanes.

    On s’est moqué de lui, on l’a caricaturé, ridiculisé et diabolisé ; une ignoble vidéo parodique tournant en dérision le leader libyen s’est propagée sur les réseaux sociaux ; l’auteur de la vidéo, un Israélien, trouvait sans doute le mot libyen d’arabe courant "Zenga" (qui signifie une ruelle) si drôle qu’il l’a extrait de l’un des discours de Kadhafi, l’a mis en boucle sur un air de hip-hop et voilà ... il a fait un hit qui a été diffusé largement (et honteusement) avec un zèle "révolutionnaire" dans le monde arabe. Nous l’avons partagée, nous avons ri, il est mort.

    Mais c’est nous qui faisons maintenant les frais de cette plaisanterie sanglante ; Kadhafi savait de quoi il parlait. Dès le début, il a accusé les soi-disant rebelles libyens d’être sous l’influence de l’idéologie d’Al-Qaïda et de Ben Laden ; personne ne l’a cru, évidemment, même pas un tout petit peu. Et pourquoi aurions-nous dû le croire ?

    Après tout, n’était-il pas un vil dictateur obsédé par le sexe et déterminé à massacrer la moitié de la population libyenne tout en soumettant l’autre moitié à des viols collectifs à l’aide de ses mercenaires subsahariens shootés au Viagra ?

    Au moins c’est ce que le cancer visuel qu’est la chaîne Al Jazeera nous serinait, tout comme sa collègue saoudienne, encore plus haineuse si possible, d’Al-Arabiya dans leur couverture d’une rare malhonnêteté de la brutale conquête de la Libye par l’OTAN.

    C’est vrai que Kadhafi s’habillait bizarrement ; pourquoi ferait-on faire confiance à un despote excentrique, fantasque, vêtu de bouts d’étoffe bigarrées, lorsqu’on a avec soi des sionistes bien propres sur eux comme Bernard Henry Levy, John McCain et Hillary Clinton qui sourient en faisant le signe de la victoire sur les photos, pourquoi vraiment ?

    Kadhafi les appelait des drogués, des fondamentalistes islamiques ; nous, nous les appelons ISIS ... on ne trouve plus cela aussi drôle aujourd’hui, hein ? Et ISIS est ce qui nous pendait au nez depuis le début ; le lynchage "révolutionnaire" et la sodomisation de Mouammar Kadhafi aux cris frénétiques de "Allahu Akbar", salués par beaucoup, à l’époque, comme une sorte de triomphe perverti du bien incarné par la volonté populaire (lire : loi de la populace parrainée par l’OTAN) sur le mal incarné par la dictature (lire : État souverain), n’étaient rien d’autre que les premiers signes de ce qui attendaient le pays et la région ; à savoir, le lynchage de masse de populations entières en Libye, Syrie et Irak et l’éclatement d’états arabes clés en mini-états ennemis.

    La vidéo horrible de l’assassinat du colonel Kadhafi qui surpasse les vidéos d’ISIS en termes de brutalité désaxée et de grossièreté sanglante, n’a pas soulevé la moindre critique à l’époque, bien au contraire ; tout le monde semblait parfaitement satisfait que le "tyran" libyen ait connu une fin aussi grotesque ...

    Sauf que ce n’était que le début d’un nouveau règne de terreur sans précédent que nous devons aux mercenaires de l’OTAN et aux rebelles islamiques soutenus par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

    La prolifération rapide de groupes terroristes à la gâchette facile et de factions djihadistes arrosés de pétrodollars en Libye n’a pas été due à une sorte d’échec des services secrets des gouvernements occidentaux ni à la simple conséquence du vide de pouvoir laissé par le meurtre de Kadhafi ; non, c’était un calcul politique délibéré, une stratégie volontairement mise en œuvre par l’OTAN et ses alliés dans le Golfe réunis sous le sinistre sobriquet des "Amis de la Libye" (Coalition Internationale contre ISIS) pour faire de ce pays d’Afrique du nord le plus grand et du plus incontrôlable dépotoir d’armes, de militants d’Al-Qaïda et du commerce illégal d’hydrocarbures du monde.

    On peut donc dire, sans risquer de se tromper, que la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a permis à l’OTAN de bombarder la Libye jusqu’à la réduire en miettes, a finalement porté ses fruits ...

     

    Et c’est un fruit complètement pourri, dont, en quelque sorte, le dernier assassinat horrible de 21 pêcheurs et travailleurs égyptiens par la branche libyenne de l’État Islamique est la pièce à conviction n° 1, sans parler bien sûr, de la myriade de meurtres quotidiens, des bombardements et de mini-guerres civiles qui sont maintenant le lot quotidien de l’ensemble du pays depuis que l’Occident a fomenté son coup d’État contre le gouvernement de Kadhafi.

    La "Libye" est devenue aujourd’hui synonyme d’anarchie et de mort. En la libérant, l’OTAN lui a fait l’inestimable cadeau d’un long avenir d’instabilité et de chaos.

    Dans une interview avec les médias occidentaux de désinformation collective que sont la BBC, ABC et le Sunday Times, en février 2011, feu Mouammar Kadhafi a dit à ses arrogants interviewers ; "Avez-vous vu les agents d’Al-Qaïda ? Avez-vous entendu toutes ces émissions djihadistes ? C’est Al-Qaïda qui contrôle les villes de Al Baida et de Derna, des anciens détenus de Guantanamo et des extrémistes lâchés par l’Amérique pour terroriser le peuple libyen ... ". Derna est maintenant le principal bastion d’ISIS en Libye.

    Par une étrange coïncidence (ou une sorte d’ironie cosmique), la date à laquelle ISIS a choisi de diffuser sa vidéo de la décapitation des captifs égyptiens, déclarant ainsi officiellement sa présence dans le pays déchiré par la guerre avec trois champs de pétrole sous son contrôle, a marqué (de manière tout à fait appropriée) le 4e anniversaire du commencement de la soi-disant révolution libyenne le 15 février 2011 ; aucun "hommage" n’aurait mieux convenu à la commémoration de la débâcle causée par le changement de régime opéré par l’Occident en Libye.

    Mais bien avant qu’ISIS ne fasse le buzz, tout de suite après la chute de l’ancien régime, la nature atroce de la Libye "révolutionnaire" s’est révélée dans toute son effroyable splendeur, quand les soi-disant rebelles ont commis, avec une perfection qui donne la chair de poule, tous les crimes dont Kadhafi avait faussement été accusé : massacres, bombardements aveugles de zones résidentielles, voitures piégées, arrestations massives, torture, vol du pétrole et des ressources nationales ... toute la panoplie.

    En 2013, deux militantes britanniques pro-palestiniennes, en chemin vers la bande de Gaza avec un convoi d’aide humanitaire, ont fait l’expérience personnelle des fruits pourris du chapitre libyen du soi-disant printemps arabe, quand elles ont été enlevées par une bande de révolutionnaires libyens-devenus-seigneurs-de-guerre dans la ville de Benghazi et violées devant leur père.

    Les partisans des interventions humanitaires doivent se donner des claques dans le dos de satisfaction maintenant que la Libye a achevé sa métamorphose démocratique d’un pays qui avait plus haut niveau de vie d’Afrique sous le régime de Kadhafi, au modèle typique d’état failli : une zone sans foi ni loi de fanatisme religieux, d’affrontements sanglants et de marché de gros de têtes coupées.

    En fait la Libye est devenue si "démocratique" qu’elle dispose maintenant de deux parlements et de deux gouvernements (en guerre), chacun avec sa propre armée (de criminels) et soutenus par l’argent et les caches d’armes de puissances étrangères concurrentes, sans parler de la myriade de mouvements et de milices sécessionnistes auxquels le coup illégal contre Kadhafi a donné naissance dans tout le pays tandis que la gratuité des soins de santé, de l’éducation et de l’électricité, que les Libyens tenaient pour acquise sous le régime de Kadhafi, n’est plus maintenant qu’une relique du passé.

    Voilà l’opération "Odyssey Dawn"** qu’on avait promise aux Libyens ; une version aseptisée de l’Irak sans l’indignation publique, soigneusement reconditionnée en "responsabilité de protéger" et livrée au moyen de campagnes de bombardements aériens grâce auxquelles le très zélé Club des Co-conspirateurs du Golfe (CCG) de l’Occident conduits uniquement par leur mesquines vendettas personnelles contre Kadhafi, a pu tester l’efficacité meurtrière des avions de guerre rouillés made in USA et de ceux de l’OTAN, sur le peuple de Tripoli et de Syrte.

    C’est ce que Kadhafi avait prédit dès le début et plus encore ; l’euphorie éphémère des révolutions tunisienne et égyptienne était tout simplement trop puissante et trop exaltante pour que nous nous embarrassions à lire les lettres en petits caractères ; était-ce un complot, ou un véritable esprit révolutionnaire qui avait mal tourné ?

    Ça n’a plus d’importance, maintenant qu’ISIS est devenu le véritable legs de la place Tahrir ; "Ils tourneront la Libye en un autre Afghanistan, une autre Somalie, un autre Irak ... vos femmes ne seront pas autorisées à sortir, ils vont transformer la Libye en un émirat islamique et l’Amérique bombardera le pays sous prétexte de lutter contre le terrorisme", avait dit le dirigeant libyen assassiné à la fin d’un discours télévisé le 22 février 2011, et on n’a jamais entendu paroles plus prophétiques.

    Le prototype libyen de la "guerre propre" américaine s’est avéré être un tel succès qu’on l’a reproduit avec la plus totale inconscience en Syrie ; Les escadrons de la mort "Blackwater" de Paul Bremer du temps passé, qui répandaient la terreur partout en Irak, sont de retour ... avec une touche islamique : barbus, vêtus de noir, couverts d’explosifs de la tête aux pieds, circulant dans des convois de Toyota Land Cruiser et l’idée fixe d’établir un califat islamique sans frontières et en constante expansion (qui se garde bizarrement de déranger le régime sioniste dans son occupation de la Palestine).

    Chaque jour, le monde arabe découvre au réveil une nouvelle atrocité enregistrée sur vidéo ; un festival de scènes sanglantes et terrifiantes offert par ISIS (ou IS ou ISIL), et d’innombrables autres "youtube", avec par exemple les crimes encore plus odieux que nous offrent les Etats-Unis avec leur guerre unilatérale de drones exterminateurs ; toute la région tangue au rythme des décapitations à la machette et des incinérations par les missiles Hellfire.

    La mort est partout, elle tombe du ciel ... et monte du sol ; la guerre contre le terrorisme dresse sa tête hideuse une fois de plus ; pour faire rentrer dans le rang les méchants terroristes que l’Occident lui-même a financés et commandités au nom de la démocratie pour déstabiliser des régimes "peu recommandables" ; un implacable rituel cyclique*** qui commence par la responsabilité de protéger et se termine par la guerre contre le terrorisme, avec des milliers de vies innocentes, généralement qualifiées de dommages collatéraux, écrasées dans le processus.

    C’est exactement ce que Kadhafi avait prévu ; une Libye engloutie dans le chaos total, la guerre civile et les diktats occidentaux ; un terrain fertile pour le fondamentalisme djihadiste et les extrémistes ... dommage que, au lieu d’écouter ses mises en garde, nous ayons préféré nous payer sa tête au son d’une parodie israélienne.

     

    Source


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    19 MARS 1962 : LE CESSEZ LE FEU en Algérie
     
    « Puissent les Français de l’Afrique du Nord ne pas avoir à maudire, un jour, une patrie ingrate !» (Maréchal Alphonse JUIN)
     
    C'est le dimanche 18 mars 1962 à 18h que fut officiellement rédigé à Evian l'acte de décès de l'Algérie française. A cet instant, la France était devenue celle que Joachim de Bernis dépeignait au comte de Choiseul après qu’elle eut cédé le Canada à l’Angleterre par le traité de Paris en 1763 : « La plus méprisable des nations est aujourd'hui la nôtre, parce qu'elle n'a nulle espèce d'honneur et qu'elle ne songe qu'à l'argent et au repos. Nous sommes à la dernière période de la décadence. »


    Ce même jour, De Gaulle déclara : « Il faut que la France, dans sa masse approuve ce qui vient d'être accompli en son nom. »" Il venait d’accorder au FLN tout ce que ce dernier exigeait depuis le début de la rébellion, et que les gouvernements de la IVème République, pourtant si décriés, avaient refusé, s’opposant à l’abandon vulgaire, sinon criminel, d’une population française, et n’acceptant pas que les drapeaux français s’inclinassent devant ceux de l’ennemi.


    La France suivait son guide... elle approuvait... et elle couvrait déjà par sa lâcheté le génocide qui se préparait.


    Du côté de la population française d’Algérie, c’était la consternation et l’effondrement, tandis que de l’autre, c’était le triomphe et, comme le précisa aussitôt le président du GPRA, « la grande victoire du peuple algérien ! ».


    Dans les milieux politiques, on s’efforçait de s’attribuer le mérite de cette issue. A gauche, on y voyait la conséquence d’une longue action menée à cette fin ; chez les gaullistes, on soulignait que le mérite en revenait au général, donc à eux-mêmes ! Dans les corps de troupe, c’était la joie et le triomphe des cris. Pour les appelés, c’était la perspective de revenir chez eux et de reprendre une vie calme…


    A Paris, dans la cour de la Sorbonne, pour célébrer « la Victoire », les étudiants de l’UNEF ornèrent d’un drapeau tricolore et d’un drapeau du FLN, la statue de Pasteur, tandis que des banderoles portaient le slogan : « Ecrasez l’OAS ».


    Sur les écrans de télévision, se découpaient comme des masques, les visages des hommes qui mentaient... Les Algériens, ces chefs de bande, érigés en divinités par un flot de sang, assurant que le bonheur et l'abondance naîtraient naturellement du départ des Français, et Fouchet, au mufle de primate, criant aux Européens d'Algérie : « Ne suivez pas les mauvais bergers... Vos vies et vos biens seront préservés !... »

     

    On faisait ainsi le malheur des Algériens et des Français.

    On livrait les premiers à la faim qui ne tarderait pas à se montrer et on poussait les seconds dans la ruine, l'exil et le désespoir pour sacrifier à des mythes et céder à la folie d'un homme dévoré par des rancunes et des cauchemars orgueilleux.

     


    « Le cessez-le-feu c'est la conséquence d'une victoire ! » avait osé déclarer le Ministre Coup de Frejac. Ce fut en vérité, devant le sacrifice de nos morts, devant les hommes de notre temps et devant l'Histoire, la consommation de la plus grande capitulation humaine et morale de la France, parce que sans défaite militaire. Il fut aussi le point de départ d'une des plus grandes tragédies de l'humanité contemporaine en raison des événements qu'il fit naître.

     


            - Le cessez-le-feu fut la honteuse tuerie du 26 mars 1962, rue d'Isly à Alger qui fit parmi la population civile européenne 80 morts et  200 blessés, tous victimes de la haine de de Gaulle, de ses barbouzes et de ses gendarmes.
            - Le cessez-le-feu fut la livraison aux égorgeurs du FLN de 150.000 Musulmans fidèles à la France qui furent torturés, émasculés, écorchés vifs, bouillis, mutilés, coupés en morceaux, écartelés ou écrasés par des camions, familles entières exterminées, femmes violées et enfants égorgés.
            - Le cessez-le-feu fut un million d'Européens qu'on livrait à la cruelle vengeance des vainqueurs. Cinq mille d'entre eux disparurent dans les semaines qui suivirent : hommes condamnés à la mort lente aux travaux forcés, femmes et jeunes filles livrées à la prostitution et à la traite des Blanches.
            - Le cessez-le-feu fut le coup de folie sanguinaire, l'épouvantable boucherie du 5 juillet à ORAN, devant l'armée française sans réaction, l'arme au pied. Les services officiels estimeront à plusieurs milliers le nombre des victimes de cette tragédie.
            - Le cessez-le-feu fut la spoliation, l'exode brutal et dramatique d'un million trois cent mille personnes, de toutes conditions, chassées par la haine, abandonnant ce qui était leur raison de vivre.
            - Le cessez-le-feu, fut enfin le sacrifice totalement inutile de trente mille jeunes soldats métropolitains. Sont-ils morts pour l'Algérie algérienne?


    Fallait-il vraiment sacrifier pendant plus de sept ans des centaines de milliers de vies humaines et des milliers de milliards pour franchir ce seuil ?

    Et le Sahara qui, pendant ce temps, n’en finissait pas de révéler ses richesses…


    Comme le disait très justement de Gaulle, les Algériens ne sont pas tous des Musulmans, encore moins des Arabes. Il aurait fallu, dans ce cas, trouver le moyen de faire une Algérie indépendante en tenant compte de tous les facteurs. Or, de Gaulle avait négligé, sinon méprisé, les Pieds-Noirs.

    Ces derniers ne participèrent à aucun degré aux conversations d’Evian d’où devait sortir l’Algérie future. Et pourtant, on l’avait appelé, lui, de Gaulle, le sauveur, pour conserver l’Algérie française ! Mais d’abandon en abandon, de largesse en munificence, de discours en référendums, on en était aux concessions suprêmes, à l’abdication, à la fin.


    Dès lors, tout s’enchaîna inexorablement. Ce fut l’hystérie collective, l’appel au meurtre, la soif de sang, le plaisir de tuer. Ce fut la violence qui détruisait sans savoir, le nombre qui ne pouvait produire que le mal, qu’il fût ouragan, torrent, incendie, invasion. L’instinct de férocité native s’était, chez tous, réveillé par les cruels supplices qui se multipliaient aux quatre coins du territoire et qui, au fil des jours, gagnaient en raffinements : « On danse à Paris, tandis que l’Algérie brûle » titrait le Daily Telegraph.


    A partir de ce jour, l’Algérie française n’allait plus être l’expression d’une revendication triomphante ; c’était un cri désespéré, presque une plainte : C’était une incantation.

    C’était un appel de détresse, c’était l’au-secours que les Pieds-noirs lançaient par delà la Méditerranée en rabâchant jusqu’à l’épuisement cette prière qui trouait l’espace et qui se heurtait au mur de silence et d’indifférence que la France avait érigé sur ses côtes. « Algérie française ! » c’était un appel au miracle, c’était l’espoir d’une intervention céleste… mais Dieu n’écoutait pas… et les Pieds-noirs étaient seuls, seuls avec leur peine et leur passion… comme ils l’avaient toujours été.

     


    José CASTANO

     

     


     
    NB : Le samedi 14 mars aura lieu, à BEZIERS, l’inauguration de la « rue du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc » en lieu et place de la « rue du « 19 mars 1962 » qui sera, pour la circonstance, reléguée dans les poubelles de l’Histoire.

     

    Nous adressons nos vives félicitations et notre immense gratitude à Robert MENARD, Maire de BEZIERS, pour sa magnifique initiative.

    Puissent d’autres maires aussi courageux, suivre  son exemple…

     


    Contact : relations.publiques@ville-beziers.fr
     
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     «  Les Français ont besoin de martyrs, mais il faut qu’ils les choisissent bien.
     Je leur ai donné Bastien-Thiry. Celui-là, ils pourront en faire un martyr. »
                                                                                                                                     Charles De Gaulle

    « 11 MARS 1963 – L’EXECUTION DU COLONEL JEAN BASTIEN-THIRY »
     
    Cliquer sur : Voir le message »
     
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    CEREMONIES POUR LE 52ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU COLONEL JEAN BASTIEN-THIRY
     
    * Cérémonie devant sa tombe, cimetière de Bourg-la-Reine (92), 27, rue de Bièvre, dimanche 8 mars à 15h.
    *PARIS : messe le mercredi 11 mars à 18h en l'église Sainte-Odile - 2, avenue Stéphane Mallarmé, Paris 75017.
    *MARSEILLE, 11 mars, à la basilique du Sacré-Cœur à 17h.
    *NICE, 11 mars à 18h30 – Messe à l’Oratoire Ségurane, 18, av Ségurane
    *Saint-Raphaël, 11 mars à 18h30, messe à la Basilique Notre Dame de la Victoire
    *PEROLS (34), samedi 14 mars à 11h, Cimetière St-Sixte – Entrée A - stèle des Français d’AFN. Contact : 04.66.36.20.14
    *SAINT HIPPOLYTE DU FORT (30170), jeudi 26 mars à 17h, Cimetière de la Route de Ganges, stèle des Rapatriés. Contact : 04.66.77.66.30
     
    Nos prières iront également aux victimes de la tragique fusillade du 26 Mars 1962 à Alger qui fit 80 morts et 200 blessés parmi la population civile européenne.

     


     
    COMMEMORATIONS du 26 MARS 1962 à PARIS et en province
     
    Cliquez : Voir le message »
     
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    Conférence sur : « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »
     
    - De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat
    - L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.
     
    Organisée par l’Association Culturelle des Français d’Algérie de MARSEILLE, elle sera donnée par José CASTANO, Samedi 21 Mars à 11h00,  au  Yachting Club de la Pointe Rouge - Port de la Pointe Rouge – 13000 MARSEILLE - Entrée gratuite – Parking -


    Un repas (facultatif) –sur place- suivra la conférence


    Renseignement et inscription : Andre MOLINES – Tel. 06 22 73 04 05 - 04 86 77 35 14
    Courriel : daniellemolines@laposte.net
     
    Compilation de Monsieur-Legionnaire : http://www.monsieur-legionnaire.org/

     


     
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    « Honneur à l’armée française en Algérie, NON à la repentance »
    22 mars 2015, de 13h à 18h


    Parrainé par Dominique BONELLI, Capitaine au 1er REP


    Nombreux orateurs, dont Roger HOLEINDRE, Président du Cercle National des Combattants


    Grande scène Watteau - 1, place du théâtre - 94130 – NOGENT-SUR-MARNE


    (RER E – station Nogent – Le Perreux à 2 mn)
    Renseignements : Courriel : efem@cegetel.net
    Vidéo de présentation: http://dai.ly/x2iv0xi
     
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    Davantage de preuves de l’assistance directe des Etats-Unis et d’Israël à l’Etat islamique

     

     

     

    Les médias institutionnels ignorent les informations sur l’assistance apportée par les Etats-Unis et Israël à l’Etat islamique.

     

    Une nouvelle du week-end dernier affirmant que des conseillers militaires américains et israéliens qui aidaient l’Etat islamique avaient été arrêtés en Irak, n’a pas été reprise par les médias institutionnels.

     

    EIIL

     

    Les agences de presse irakienne Sarma News et iranienne Tasnim News ont rapporté que les quatre conseillers militaires étrangers ont été capturés au cours d’une opération dans le désert Tal Abta, près de la ville de Mossoul, dans la province de Nineveg au nord del’Irak.

     

    Trois des personnes arrêtées étaient des citoyens israélo-étasuniens et la quatrième était iranienne.

     

    Jeudi dernier, Qasim al-Araji, le chef de l’organisation Badr en Irak, a informé le Parlement qu’il avait la preuve que les Etats-Unis arment l’Armée islamique, selon un article d’Almasalah en arabe.

     

    « Ce qui est important, c’est que les Etats-Unis envoient ces armes seulement à ceux qui coopèrent avec le Pentagone, et cela indique que les Etats-Unis jouent un rôle dans l’armement de l’EI », ont affirmé les services de renseignement irakiens en décembre.

     

    D’autres parachutages à l’EI par les Etats-Unis n’ont pas été rapportés par les médias institutionnels.

     

    « En fin de compte, on peut se demander si c’est par accident qu’une palette s’égare lors d’un largage par parachute et tombe dans les mains de l’EI, écrit Tony Cartalucci.

     

    Des milliards de dollars en liquide, des armes, de l’équipement et des véhicules ont déjà été intentionnellement fournis aux nombreux groupes que l’EI représente, comme c’était prévu déjà au début de 2007.

     

    L’EI est la création intentionnelle des Etats-Unis dans sa poursuite de son hégémonie régionale au Moyen-Orient, et les atrocités de l’EI avaient été prédites longtemps avant que les premiers coups soient tirés en 2011 dans le conflit syrien, longtemps avant que le terme Etat islamique se généralise. »

     

     

    Kurt Nimmo | 9 mars 2015

     

    Article original: infowars.com

     

    Traduit par Diane Gilliard pour Arrêt sur Info

     

    Image Credits: ISIS Video

     

    URL de cet article : http://arretsurinfo.ch/davantage-de-preuves-de-lassistance-directe-des-etats-unis-et-disrael-a-letat-islamique/


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    L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE EN RUSSIE - Ce n’est pas celle que vous croyez !

    L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE EN RUSSIE


    Ce n’est pas celle que vous croyez !



    Ivan Blot
    le 11/03/2015
    Lorsque vous lisez ou écoutez les médias occidentaux, vous avez l’impression qu’il y a en Russie une forte opposition au président Poutine qui est incarnée par des noms qui reviennent en boucle : Navalny, Oudaltsov, et autrefois Nemtsov.
     
    Pourtant, cette impression ne cadre pas du tout avec d’autres informations. 

    Le président Poutine, selon des instituts de sondage indépendants comme Levada, bénéficie d’un soutien de l’ordre de 85% de la population : du jamais vu, à comparer avec le soutien de 18% en France pour le président Hollande. On ne parle pas de déstabilisation du régime français alors qu’on évoque souvent ce thème pour la Russie !

    De plus, les personnalités évoquées par les médias occidentaux font des scores très faibles aux élections. Le malheureux Nemtsov, assassiné peut-être par une filière islamiste, a fait dans sa ville natale de Sotchi, 18% des voix seulement.
     
    Serguei Oudaltsov n’a pas fait de score électoral significatif et se consacre plutôt à des manifestations de rue. Quant à Alexei Navalny, ancien étudiant de l’université de Yale aux Etats Unis, il obtint un maximum de voix de 30% dans une élection municipale à Moscou. Le parti libéral Yabloko fait des scores très faibles.

    Curieusement, on ne parle guère de la vraie opposition qui a des parlementaires et une forte base électorale. Le plus grand parti d’opposition à Poutine reste le parti communiste, ce que l’on se garde bien de dire car le citoyen occidental moyen pourrait préférer Poutine à un retour du communisme.
    De plus, ce parti communiste se veut patriote ce qui est fort mal vu en Occident. En 2011, le parti de Poutine, Russie Unie, a obtenu 238 sièges avec plus de 32 millions de voix.
     
    Le parti communiste de Ziouganov obtint 19% des suffrages soit 12,5 millions de voix et 92 sièges. Russie Juste, que l’on considère comme socialiste modéré obtint 64 sièges et plus de 8 millions de voix.
    Le parti libéral démocrate de Jirinovski, ultra nationaliste, a eu 11,6% et 7,6 millions de voix donc 64 sièges. Iabloko, le parti libéral adoré en Occident a eu moins de 4% des voix donc aucun député à la Douma d’Etat (Assemblée Nationale).

    C’est donc étonnant de voir nos médias si assoiffés d’opposition à Poutine ne jamais citer les grands partis d’opposition et leurs chefs Ziouganov (communiste) Mironov (social-démocrate) Jirinovski (ultra nationaliste) au profit de quelques personnalités artificiellement lancées dans les médias. On dirait que le monde occidental ignore la représentation démocratique au profit des opposants de rue ultra minoritaires.

    Aux élections présidentielles, on retrouve les mêmes tendances. En 2012, Poutine obtint 63,6% des voix dès le premier tour. Son principal opposant communiste Ziouganov obtint 17,1%, puis le milliardaire libéral Prokhorov obtint presque 8% et le nationaliste Jirinovski 6% environ. Russie Juste, social-démocrate n’a eu que 4% à peine. La participation électorale fut des deux tiers.

    On refuse de voir la réalité : les électeurs russes sont en majorité poutiniens et l’opposition reste dominée par le parti communiste de Russie. De plus, la plupart des partis représentés au parlement donc représentant effectivement une fraction populaire importante, sont patriotes.
    D’autres sondages évoqués dans la brochure de club de Valdaï de 2013 sur l’identité nationale révèlent que 81% des Russes se disent patriotes ou très patriotes.
     
    Les élites occidentales trouvent commodes de se prononcer contre Poutine mais en réalité elles s’opposent à l’immense majorité de la société civile russe qui défend les valeurs traditionnelles et le patriotisme. Ces élites ont d’ailleurs des problèmes croissants avec leur propre opinion publique : en France, en Angleterre, en Italie, et plus récemment en Allemagne, on observe une montée du patriotisme et des valeurs conservatrices surtout chez les jeunes.
     
    Ces élites devraient plutôt s’interroger sur leur défaveur croissante dans le public plutôt que de rêver sur une déstabilisation de la Russie parfaitement invraisemblable dans l’état de la sociologie politique de la Russie. 

    Si l’on considère que la démocratie est un régime « par le peuple et pour le peuple » comme c’est écrit dans l’article deux de la constitution française, la Russie est bien plus démocratique aujourd’hui que la plupart des régimes d’Occident (sauf la Suisse). Les valeurs des élites politiques russes et du peuple russe sont les mêmes : valeurs traditionnelles, notamment chrétiennes et patriotisme. Par contre, en Occident, il y a un fossé croissant entre le peuple et les élites politiques comme je l’ai montré dans mon livre « l’oligarchie au pouvoir ».
     
    En France, MM. Bréchon et Tchernia, du CNRS ont montré que seulement 35% de la population fait confiance au gouvernement et au parlement ; Les partis ont le score catastrophique de 18% de confiance et le président Hollande n’a guère plus de soutien. Curieuse démocratie que la France où les citoyens donnent au régime la note de satisfaction de 3,9 sur 10, chiffre qui ne fait que baisser depuis une vingtaine d’années.
    Ce chiffre est de 8 sur 10 en Suisse, pays où les citoyens sont consultés fréquemment par référendums.

    La Russie est actuellement attachée à son président qui a une légitimité démocratique réelle que beaucoup de présidents de pays occidentaux pourraient lui envier. C’est peut-être la source d’une jalousie maladive ! Mais l’opposition démocratique représentée au parlement défend elle aussi des valeurs traditionnelles et patriotiques, ce qui est inadmissibles pour des médias occidentaux formés aux valeurs de mai 68, hostiles à la famille, aux traditions, aux racines historiques et chrétiennes et détestant le sentiment patriotique lui-même.
     
    Donc ces médias se raccrochent à des opposants de rue très minoritaires dans l’électorat, adulés par les élites politiques occidentales mais peu reconnues au sein du peuple russe. En fait l’hystérie antirusse n’est pas seulement tournée contre Poutine mais aussi contre l’opposition démocratique représentée au parlement russe.
    C’est pour cela que l’on fait silence sur cette opposition.

    Cette attitude est un aveu : en réalité les manipulateurs de l’opinion en Occident se méfient de tous les peuples, et cette méfiance leur est d’ailleurs justement retournée : 38% seulement des citoyens en France (études de Bréchon et Tchernia déjà citées) disent faire confiance aux médias pour dire la vérité !

    Il ne fait donc pas s’attendre à une déstabilisation de la Russie mais plutôt à une déstabilisation en Europe occidentale où les dirigeants ont d’ores et déjà perdu beaucoup de leur légitimité populaire !
     
    Source et publication:     http://metamag.fr/metamag-2742-L%E2%80%99OPPOSITION-D%C3%89MOCRATIQUE-EN-RUSSIE-Ce-n%E2%80%99est-pas-celle-que-vous-croyez--.html

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    Jeudi 12 Mars 201520:20

     


    DIMANCHE 15 MARS RENDEZ-VOUS À RUNGIS !

     


    Pour les Assises pour la Liberté d'expression, rendez-vous pour écouter les différentes interventions des orateurs programmés à Rungis, espace Monnet, 47, rue des Solets, de 9h30 à 17h30.


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    Carl Lang président du Parti de la France participera et interviendra lors de cette journée qui réunira de nombreux patriotes. Inscrivez-vous, venez !    


    Pour vous inscrire, cliquer ici.

     

     



    12/03/2015

    Directeur de la publication : Carl Lang


    Le Parti de la France. 6 Allée des Templiers.
    F78860 Saint Nom La Bretèche


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    Des mercenaires combattent Boko Haram au Nigeria

    Publié par wikistrike.com sur 14 Mars 2015, 17:25pm

    Des mercenaires combattent Boko Haram au Nigeria

    Par SIMON ALLISON.

    Selon des sources au Nigeria, le premier Sud-Africain engagé dans la lutte contre Boko Haram a été tué. Leon Lotz, un ancien membre de Koevoet de South African Defence Force (SADF,une ancienne unité contre-insurrectionnelle en Namibie), reconverti dans une entreprise de sécurité privée, est mort dans un incident de tir ami le 9 mars, tué par un char nigérian qui s’était trompé de cible et a ouvert le feu sur son convoi.

    L’incident s’est produit dans l’état de Borno au Nigeria, dans le nord-est du pays, près du territoire de Boko Haram.

    Lotz serait originaire de KwaZulu-Natal et s’occupait du soutien et de l’entretien des véhicules utilisés par l’armée nigériane dans leur offensive en cours contre Boko Haram.

    Il y a une présence significative, bien que controversée, de Sud-Africains au nord-est du Nigeria. L’armée nigériane travaille en collaboration avec des sociétés de sécurité privées qui emploient des sud-africains, officiellement pour former des troupes dans des activités de lutte contre le terrorisme.

    En janvier, News24 a signalé que d’anciens soldats de la SADF formaient le noyau d’une équipe multinationale d’experts militaires privés qui étaient partis pour le Nigeria.

    La communication entre ces sociétés de sécurité privées et l’armée nigériane est considérée comme très limitée, ce qui explique peut-être la confusion qui a conduit à la mort de Lotz.

    D’autre part, un rapport non encore vérifié parle d’un incident de tir ami dans la région du Gouvernement local de Mafa dans l’Etat de Borno, où les forces nigérianes ont ouvert le feu par erreur sur un convoi transportant des agents étrangers de sécurité. Deux étrangers, un noir et un blanc, ont été tués dans l’incident.

    Il semble probable que cet incident et l’incident de Lotz soient les mêmes.

    Selon une source de Daily Maverick, Lotz travaillait pour une compagnie de sécurité privée appelée Pilgrim Africa Ltd.

    Selon la présentation de la compagnie sur Bloomberg,  » Pilgrims Africa Limited fournit des services de sécurité au Nigeria.

    Il fournit des équipes d’escorte armée pour protéger la population de l’action militante et criminelle.

    La société a été fondée en 2008 et est basée à Lagos, au Nigeria. »

    Pilgrims Africa est détenue par Cobus Claassens, ex-membre de la tristement célèbre compagnie de mercenaires Executive Outcomes.

    En décembre, à propos de la question des crimes de guerre à l’échelle internationale, Claassens a tweeté: « l’ONU a besoin que Executive Outcomes ressuscite. Nous savions comment faire face à ces rebelles!! »

    Tout type d’activité mercenaire est illégal en vertu de la législation sud-africaine. En réponse aux rapports des sud-africains au Nigeria, la ministre de la défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula dit :

    « La police a la responsabilité de veiller à ce que, quand ils reviennent, ces personnes soient arrêtées et [les autorités judiciaires nationales] ont la responsabilité de les poursuivre.

    Il y a des conséquences pour sortir du pays et fournir toute forme d’assistance militaire comme mercenaire, hors du cadre d’un déploiement par le gouvernement. »

    L’offensive du gouvernement nigérian, en coordination avec les forces du Tchad et du Niger, a connu quelques succès en poussant Boko Haram dans ses bastions.

    Récemment, dans l’espoir de reprendre le dessus, le groupe militant islamiste, qui exige l’imposition de la charia au Nigeria – a promis fidélité au chef de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, déclarant allégeance à son califat autoproclamé. 

    DM

     

    SIMON ALLISON.

    Traduction Avic – Réseau International

    Source : http://www.dailymaverick.co.za/article/2015-03-11-fighting-boko-haram-south-african-mercenary-killed-in-friendly-fire/#.VQO_2OHiXs5

     

    Photo : photo de soldats nigérians patrouillant à Chibok dans l’état de Borno, au Nord-Est du Nigeria le 8 mars 2015. EPA/STR

     

     


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    vendredi 13 mars 2015

    Le porte-avions français Charles de Gaulle sous commandement US

    Le navire amiral de la Marine française est placé sous commandement américain dans le cadre de l'opération en Irak.

    Le porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle a été placé sous commandement américain dans le cadre de l'opération conjointe contre l'Etat islamique en Irak.

     

    Selon le Washington Post, le navire français a été intégré à un groupe aéronaval avec le porte-avions nucléaire américain USS Carl Vinson.

    Il s'agit de la première fois qu'un porte-avions français est placé sous commandement US pendant une opération militaire dans l'histoire.

    A l'occasion de cet événement, le chef d'état-major des armées des Etats-Unis, le général Martin Dempsey, s'est rendu dimanche à bord du Charles De Gaulle.

     

     
    Les deux navires disposent d'un niveau élevé d'interaction: les chasseurs français Rafale se posent et décollent du Carl Vinson, tandis que le Charles De Gaulle accueille des F/A-18 Hornet américains.

     

    La France est le premier pays à avoir rejoint en septembre 2014 la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

    Depuis août, ces derniers effectuent des frappes aériennes contre les positions de l'EI en Irak et depuis le 23 septembre, en Syrie.

    Le Charles de Gaulle est actuellement le seul porte-avions en service dans la Marine nationale. Mis en exploitation en 2001, il est le premier bâtiment de surface français à propulsion nucléaire.

    Sputnik

    Posté par Nadmiiizà


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    Je vous adresse le dernier extrait du discours de Sayed Hassan Nasrallah du 25/10/2014, consacré à l'Etat Islamique, et publié ce jour.



    Dans cet extrait, Hassan Nasrallah affirme que le takfirisme n’a aucun lien avec l’Islam et son Prophète, mais qu’il est avant tout le fait de la secte hérétique wahhabite créée et propagée par l’Arabie Saoudite. Il soutient que l’Etat Islamique ne pourra être vaincu que par les musulmans et que la confrontation doit avoir lieu avant tout sur le terrain idéologique, appelant tous les musulmans à dénoncer et réfuter les thèses wahhabites comme une abominable distorsion des principes élémentaires de l’Islam, à proclamer et défendre l’Islam authentique et à avoir un comportement qui incarne les nobles valeurs de l’Islam. Plutôt que de se précipiter vers une solution militaire, qui doit être un dernier recours, il convient d’abord de stopper la diffusion du wahhabisme dans le monde arabo-musulman pour en préserver les peuples, et d’essayer de raisonner ceux qui ont été égarés et combattent avec l’Etat Islamique en croyant qu’ils combattent dans la voie de Dieu.

     

    C'est une responsabilité primordiale des musulmans du monde entier.


     


    Salah



    Hassan Nasrallah : l'Etat Islamique est avant tout Wahhabite, chaque musulman doit le combattre (VOSTFR)

     

    Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hasan Nasrallah, le 25 octobre 2014, à l’occasion de la commémoration de ‘Ashura, le martyre de l’Imam Hussein.

     

    Discours consacré à l’Etat Islamique – VOSTFR

     

     

    Vidéo sous-titrée : Hassan Nasrallah : l'Etat Islamique est avant tout Wahhabite, chaque musulman doit





    Dans cet extrait, Hassan Nasrallah affirme que le takfirisme n’a aucun lien avec l’Islam et son Prophète, mais qu’il est avant tout le fait de la secte hérétique wahhabite créé et propagée par l’Arabie Saoudite.

     

    Il soutient que l’Etat islamique ne pourra être vaincu que par les musulmans et que la confrontation doit avoir lieu avant tout sur le terrain idéologique, appelant tous les musulmans à dénoncer et réfuter les thèses wahhabites comme une abominable distorsion des principes élémentaires de l’Islam, à proclamer et défendre l’Islam authentique et à avoir un comportement qui incarne les valeurs authentiques de l’Islam.

    Plutôt que de se précipiter vers une solution militaire, qui doit être un dernier recours, il convient d’abord de stopper la diffusion du wahhabisme dans le monde arabo-musulman pour en préserver les peuples, et d’essayer de raisonner ceux qui ont été égarés et combattent avec l’Etat Islamique en croyant qu’ils combattent dans la voie de Dieu.

     

     

     

    Transcription :

     

    Pour faire face [à l’Etat Islamique], un « remède » seulement sécuritaire ou militaire ne suffit pas et quiconque croit que c’est la bonne voie s’illusionne. Cette question est bien trop profonde pour pouvoir être réglée seulement de manière sécuritaire ou militaire.

     

    D’autres personnes prétendent encore que ces mouvements se développent dans des environnements pauvres, et que la solution est donc le développement (économique). Un tel développement est de toute façon nécessaire, mais beaucoup d’entre eux (l’Etat Islamique) ne viennent pas de zones pauvres. Nombre d’entre eux viennent d’Europe et ont une situation matérielle confortable et vivent très aisément voire luxueusement, etc. Ces diagnostics sont simplificateurs.

     

    Permettez-moi de me prononcer sur ce point en ces termes : quiconque recherche des raisons politiques, économiques ou sociales (pour comprendre l’existence de l’Etat Islamique) se trompe. Ce ne peut être là que des facteurs secondaires qui y contribuent – les conditions, les prétextes, l’environnement. Mais la raison véritable et fondamentale est cette raison dogmatique, idéologique et culturelle, à savoir que sont apparus dans le monde islamique des personnes qui sont venues dire ceci à ces milliers de jeunes, à ces dizaines de milliers de jeunes ou de familles : « Votre responsabilité est de purifier la Terre de la mécréance, de purifier la Terre du polythéisme et de tous les infidèles ; et vous voyez tous les peuples de cette région (le Moyen-Orient) ? Leurs dirigeants, leurs gouvernements, leurs armées, leurs communautés, tous sont des polythéistes, et vous avez le devoir de les combattre et de les tuer, et de faire ceci, ceci, cela, etc. » Ils assurent à ces groupes que c’est là leur obligation religieuse. Ces (membres de l’Etat Islamique) croient qu’ils se rapprochent ainsi d’Allah et qu’ils combattent sur Sa voie, ils en sont convaincus. Telle est la véritable tragédie.

     

    Permettez-moi, puisque j’ai dit que notre responsabilité est de dire les choses en toute franchise, car nous tous... – mais bien sûr je ne veux pas en faire là une habitude pour mes discours, mais je dois le dire en toutes lettres au moins pour cette fois, sans vouloir provoquer personne, mais juste pour une fois –, nous avons le devoir d’affirmer la vérité telle qu’elle est, à savoir que ce dont on parle, et dont nous chuchotons tous le nom entre nous, dont nous parlons de manière générale en l’appelant le courant takfiri... Le fond de cette pensée est la pensée wahhabite. Le wahhabisme.

     

    Ces gens-là ne sont pas des partisans (du Prophète) Muhammad b. Abdallah, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sa famille. Ces gens sont les partisans du Cheikh Muhammad b. Abd-al-Wahhab (fondateur du Wahhabisme allié à la Maison des Saoud). Ce courant wahhabite, dont j’ai expliqué que des gens ont œuvré pour le répandre, le propager et le soutenir partout dans le monde, c’est de lui qu’il s’agit. Aujourd’hui, lorsqu’on rejoint Al-Qaïda, Daech (l’Etat Islamique) ou (le Front) Al-Nosra, quels sont les livres qu’ils étudient ? Quels livres enseignent-ils ? Ce sont les livres du Cheikh Muhammad b. Abd-al-Wahhab, de ses descendants et des savants et des cheikhs de son école ainsi que des muftis qui sont venus après lui [Ibn Taymiyya, etc.]. Voilà ce qu’ils enseignent, c’est cette culture, cette pensée, cette voie, et c’est là que réside le danger. Quiconque recherche un remède authentique, véritable, et efficace à ce dont nous souffrons en tant que musulmans, chrétiens, et tous les peuples de cette région du fait de ces défis doit considérer la source du problème pour voir comment y trouver une solution.

     

    Eh bien, la lutte (contre l’Etat Islamique) doit donc être principalement et avant tout une lutte idéologique, culturelle, intellectuelle. Quelle sont donc nos responsabilités en la matière ? Je vais les rappeler très brièvement.

     

    Premièrement, nous devons défendre l’Islam. C’est bien sûr avant tout (mais pas seulement) la responsabilité des savants : les savants chiites, les savants sunnites, tous les savants de l’Islam car afin que je sois très clair encore une fois, nous n’avons pas le droit de dire que les membres de ce courant (l’Etat Islamique) sont des sunnites, ce serait injuste et inexact. Ils se prétendent sunnites, mais ils considèrent que les sunnites du monde aujourd’hui (peut-être un milliard) ne sont pas des sunnites. Ils les considèrent (avec mépris) comme des soufis, des ach’aris (branche majoritaire de l’Islam sunnite), etc. Par conséquent, la responsabilité des savants de l’Islam, sunnites et chiites, la responsabilité de chaque personne éduquée, de chaque professeur, de chaque enseignant ou enseignante, de chaque jeune homme ou jeune femme – car nous n’avons pas de corps constitué des hommes de religion, non –, quiconque a une culture islamique, une compréhension de l’Islam, des connaissances sur l’Islam doit, que ce soit sur les chaînes TV, dans les journaux, sur les sites Internet, avec toutes nos capacités et partout dans le monde, nous devons tous faire de notre mieux pour que notre voix soit la plus forte, car leur voix (celle de l’Etat Islamique) est forte. Leur voix est très forte, et les moyens médiatiques dont ils disposent sont considérables. Il faut que notre voix soit forte et porte loin (et proclame) : « O les gens, ô les musulmans et les non musulmans, ô tous les peuples du monde ! Ce que vous voyez là, ce n’est pas l’Islam ! Cela n’a absolument aucun rapport, aucun lien avec l’Islam ! Ce n’est pas cela qu’enseigne le Coran, ce n’est pas à cela qu’il appelle. Ce n’est pas là la religion (du Prophète) Muhammad b. Abdallah, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sur sa famille. » Cette voix doit s’élever. [Audience : Salutations sur le Prophète et sa famille.]

     

    Premièrement pour le principe, mais ensuite il faut également clarifier, expliquer cela. Il ne suffit pas de tenir un discours général. Nous devons montrer que ces versets coraniques qu’ils invoquent pour justifier leurs actes sont faussement utilisés, que ce n’est pas leur signification. Mais bien sûr, ils ont une méthode d’interprétation et d’inférence bien à eux. Je n’ai pas le temps de développer ce point maintenant, peut-être le ferai-je à une autre occasion.

     

    Ces traditions prophétiques qu’ils citent et attribuent au Messager d’Allah sont des traditions fabriquées et mensongères. Les musulmans ne les acceptent pas, les savants de l’Islam ne les reconnaissent pas (comme authentiques). On peut facilement démontrer ces choses-là. Notre premier devoir est donc de défendre l’Islam.

     

    Notre deuxième devoir est d’expliquer la réalité de l’Islam au monde. Ce n’est pas là une question d’école contre école. Par Dieu, ce n’est pas dû au fait qu’il y a d’un côté l’Islam chiite, de l’autre l’Islam sunnite ou telle ou telle école, non ! Cet Islam sur lequel nous sommes unanimement d’accord, nous tous les membres des différentes écoles islamiques, nous l’écrasante majorité des musulmans, nous devons le présenter au monde entier.

     

    Notre troisième devoir, qui est d’une importance capitale, est d’avoir un comportement modèle. Ils présentent un modèle barbare, macabre, terrifiant, outrageux, déformé de l’Islam. Eh bien, le reste des musulmans, qu’ils soient chiites, sunnites, etc., (a le devoir de réagir). Aujourd’hui, c’est la responsabilité des musulmans à titre individuel, où qu’ils soient – au Liban, dans le monde arabe, en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord ou en Amérique Latine, où qu’ils soient –, c’est leur responsabilité en tant qu’individus, familles, communautés, groupes, partis ou mouvements, personnalités ou gens du commun, qui qu’ils soient. Oui, à l’heure actuelle, la responsabilité de présenter, à travers le comportement, à travers (l’application de cette tradition prophétique) « Appelez les gens à l’Islam autrement que par votre langue. » (= par l’exemplarité de vos actes). A travers (l’application de la tradition) « Soyez un ornement pour votre Prophète Muhammad (par votre exemplarité), et ne soyez pas une souillure pour votre Prophète (par vos vices) », que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sa famille. Aujourd’hui, c’est une responsabilité majeure. Afin que les gens puissent dire : « Non, l’Islam ce n’est pas ça (l’Etat Islamique), c’est ça (les musulmans du quotidien). » Il faut que les musulmans, les masses musulmanes, les peuples musulmans, dans leurs pays et avec les non-musulmans partout dans le monde, incarnent le modèle normal de l’homme musulman : celui qui est sincère, qui restitue les dépôts qui lui sont confiés, qui considère le mensonge comme un péché, le vol et la spoliation comme un péché, le fait de tuer toute âme humaine, que Dieu a rendue sacrée, comme un péché, celui qui ne commet pas de crimes, qui ne trahit pas, qui ne trompe pas, celui qui n’agresse pas les autres, etc., etc., etc. Celui qui s’ouvre aux autres, car notre religion est la religion du dialogue, notre Prophète est le Prophète du dialogue, notre Coran est un Livre de dialogue, celui qui dialogue avec les autres, qui est prêt à prendre d’eux et à leur donner, à rechercher avec eux la vérité et l’erreur, etc. Celui qui se comporte avec les autres avec droiture, justice et bonté, ce qui est également le contenu des versets coraniques qui nous appellent à cela.

     

    Aujourd’hui, présenter un modèle différent (de celui de l’Etat Islamique) est une responsabilité majeure, plus importante que jamais. Tel jour, je me comporte bien (simplement) car ma responsabilité est de bien me comporter. Mais aujourd’hui, ma responsabilité est décuplée : je dois bien me comporter, et montrer le bon exemple en ce qui concerne la religion, le Coran et le Prophète auxquels j’appartiens car il y a un grand danger de distorsion de cette religion, de ce Coran et de ce Prophète. Notre responsabilité est décuplée.

     

    Quatrièmement, oui, il faut confronter ce mouvement, et il faut une coopération des gouvernements, des Etats, des savants, des organisations et de tous les musulmans pour prévenir, empêcher sa propagation. Et encore une fois, il faut être francs : aujourd’hui, le pays qui porte la plus grande responsabilité, dans le monde islamique, pour mettre fin à la propagation de cette pensée est le Royaume d’Arabie Saoudite, qui en a déjà souffert dans le passé lointain et le passé proche, et qui en souffre encore, indépendamment de toute autre caractérisation politique. Oui, elle en porte également la responsabilité.

     

    Il n’est pas suffisant que nous fassions – ou plutôt qu’ils fassent car nous n’y avons pas participé et nous n’y participerons jamais – une alliance internationale pour que les armées du monde entier viennent combattre Daech. Avant tout, arrêtez – et je m’adresse là à tout le monde –, fermez les écoles qui forment les adeptes de cette pensée daechiste. Cessez et fermez les portes du takfir (accusation d’apostasie) et le jugement qui déclare les gens infidèles pour les raisons les plus triviales. Lancez un appel aux savants du courant wahhabite afin qu’ils reconsidèrent leurs principes et acceptent de dialoguer avec le reste des savants musulmans, sunnites et chiites, au sujet de ces croyances qu’ils œuvrent à promouvoir et diffuser dans le monde. Et aussi dans la confrontation de ceux qui ont pris les armes dans n’importe quel pays arabe et/ou musulman, nous appelons à ne pas se précipiter vers (la guerre) – sauf lorsque la bataille est déjà déclenchée, c’est une autre question –, mais tant que l’affrontement n’a pas commencé, il faut déployer des efforts sur le plan de la pensée, du dialogue, de la culture, essayer absolument de tenir des discussions avec ces gens-là (les wahhabites) surtout de la part des savants, des gens dotés de connaissance, de lucidité, d’éveil, car nombre d’entre eux (les wahhabites) ont des doutes. Ils ont une compréhension fausse (de l’Islam), une doctrine fausse. La base de la confrontation des jeunes membres de ce courant doit être de leur ouvrir les yeux, et non de les leur fermer définitivement (les éliminer). Certains se disent tout de suite que les gouvernements, les régimes, les armées et les Etats forment des alliances pour éradiquer les adeptes de ce mouvement... Non !

     

    Il faut d’abord penser à réveiller ces gens, à leur ouvrir les yeux et à leur tendre une main secourable. Il faut dialoguer avec eux, certains savants peuvent avoir une influence sur eux. Et naturellement, ici, la responsabilité des savants de nos frères sunnites est bien plus grande que celle des savants chiites. Car en ce qui concerne les savants chiites, quel que soit celui qui se présente à eux, son sort est certain (car ils le considèrent comme un apostat méritant la mort). Mais peut-être qu’ils accepteront d’écouter des savants sunnites. Une grande responsabilité repose sur les savants sunnites, celle de dialoguer avec eux. Et que personne ne dise que ça ne sert à rien, qu’il n’y a aucune chance, aucun espoir, aucun résultat à attendre. Pourquoi donc ?

     

    Nous avons une expérience similaire dans l’histoire. Aujourd’hui, si quelqu’un veut faire un rapprochement, il compare ce problème (le mouvement takfiri et ce qui se passe) avec le précédent historique des Kharijites, à l’époque du Commandeur des Croyants, Ali b. Abi Taleb, que la paix soit sur lui. Tous les musulmans le considèrent comme le calife légitime : les sunnites le considèrent comme le quatrième calife bien-guidé, et les chiites le considèrent (le premier) Imam des musulmans à leur manière. Mais il n’y a pas de débat sur le fait qu’il est le calife légitime, malgré les différences en ce qui concerne les principes du califat légitime. Eh bien, un peuple a pris les armes contre lui, et il a été appelé les Kharijites (= ceux qui sont sortis de l’allégeance), et le Commandeur des Croyants, sur lui la paix, est allé à leur rencontre pour les combattre, accompagné du reste des Compagnons d’entre les Muhajirin (émigrés de La Mecque) et les Ansars (de Médine) et de leurs enfants. Les Kharijites étaient 12 000, et certains d’entre eux avaient commis des crimes. Et dès le premier jour, le Commandeur des Croyants leur a demandé de livrer les criminels, mais ils refusaient. Malgré tout cela, il n’a pas décidé qu’il fallait éradiquer ces 12 000 personnes. Il a dit à son compagnon : « Approche, ô Abdallah b. Abbas. Tu as un statut reconnu, une grande science, etc. (et tu pourras peut-être les convaincre) ». Adballah b. Abbas s’est donc approché, il a tenu un discours (aux Kharijites), il a parlé, avancé des preuves, a dialogué avec eux, a discuté, débattu... Grâce aux efforts de Abdallah b. Abbas, 4000 hommes sont revenus, ils se sont retirés de l’armée kharijite qui comptait à l’origine 12 000 hommes (il n’en restait donc que 8000). Eh bien, après cela, plus personne ne bougeait. L’Imam ‘Ali lui-même, paix sur lui, s’est ensuite approché, il a discouru, exhorté, parlé, avancé des preuves, rappelé, débattu, etc., et le résultat est que 4000 autres hommes se sont retirés (des rangs kharijites). Sur les 8000, il en restait donc 4000, mais ça y est, ils n’avaient plus aucune disposition à écouter ou dialoguer avec qui que ce soit.  « On ne veut rien savoir. » Ils ont fermé la porte (des discussions). C’est alors que la guerre a eu lieu. Et ce fut donc la bataille de Nahrawan, qui fut très violente pour eux.

     

    Par conséquent, il n’est pas juste, dans la confrontation de ce mouvement, que ce qui vienne à l’esprit de nos dirigeants dans le monde arabe et islamique soit directement le sécuritaire, le militaire, l’élimination, le combat, etc. Non ! Il y a une responsabilité, une véritable responsabilité légale, religieuse, morale et humanitaire à faire en sorte qu’il y ait des efforts sincères – sur le plan de l’idéologie, la culture, la doctrine, la foi, les médias, le dialogue, etc., afin d’ouvrir les yeux de ces gens-là. Telle est notre religion. Notre religion ne recherche pas la mort mais la délivrance. Elle recherche à ouvrir les yeux des gens ici-bas et à leur ouvrir les yeux dans l’au-delà.

     

    Et même, au contraire, beaucoup de ces gens-là sont à plaindre. Ils ont perdu la vie d’ici-bas, et ils auront la surprise désagréable de découvrir qu’ils ont également perdu l’au-delà.  « Ceux dont les efforts, dans cette vie, sont déployés en pure perte, et qui croyaient cependant bien agir. » (Coran, XVIII, 104). Et c’est pourquoi ces gens-là sont à plaindre, ce sont de misérables orphelins, plus que les orphelins. Et la grande responsabilité est de leur ouvrir les yeux.

     

    Par conséquent, face à ce défi dangereux et majeur, si nous voulons défendre notre Islam et notre communauté, et éloigner ce danger, notre effort doit être avant tout de l’ordre de la connaissance, de la pensée, de la culture.

     

    Premièrement, nous devons protéger le reste des musulmans – nous devons agir sur deux plans : le premier devoir est de protéger le reste des musulmans de cette pensée destructrice, de les prémunir contre elle, et c’est là qu’interviennent les savants, les intellectuels, les hommes politiques, les partis, les hommes, les femmes, les pères, les mères, les médias, etc. Et le deuxième devoir est d’agir en vue d’ouvrir les yeux de tous ce qui peuvent être réveillés parmi les adeptes de cette pensée takfirie kharijite meurtrière dans laquelle il y a la perte de ce monde et la perte de l’au-delà, et après cela, il faut agir selon les circonstances. Aujourd’hui, oui, notre religion et notre communauté font face à ce défi, et notre devoir est de prendre cette position husseinite (de l’Imam Hussein b. Ali, martyr) claire.

     

    Partout où la situation exigera de nous qu’on proclame la vérité, nous nous tiendrons au milieu du champ de bataille et nous proclamerons la vérité, et nous désignerons les choses par leur nom. Et lorsque la situation exige de nous que nous versions notre sang et sacrifiions nos proches et nos êtres les plus chers, en défense de notre Islam, de notre communauté et de nos peuples, comme l’a fait l’Imam Hussein à Karbala, nous ferons de même, nous l’avons fait et continuerons à le faire si Dieu le veut.

     

    Que la paix soit sur toi ô mon maître et commandeur, ô Aba ‘Abdillah al Hussein, ô fils (descendant) du Prophète, ainsi que sur les âmes qui sont tombées à tes côtés. Recevez de ma part le salut et la paix perpétuels, aussi longtemps que je vivrai, aussi longtemps que dureront le jour et la nuit. Que Dieu ne fasse pas de cette visite (ces salutations à distance) la dernière que je vous rendrai. Que la paix soit sur Hussein, sur ‘Ali le fils de Hussein, sur les (autres) enfants de Hussein, et sur les compagnons de Hussein. Que Dieu vous récompense tous (pour votre piété en ces jours sacrés). Que la Paix de Dieu soit sur vous, ainsi que Sa Miséricorde et Ses Bénédictions. [Audience : A ton service, ô Nasrallah !]

     

     

    Première partie de ce discours : Hassan Nasrallah: L’Etat Islamique est la plus grande distorsion de l’Islam dans l’Histoire

     

    Deuxième partie de ce discours : Hassan Nasrallah : les principales victimes de l’Etat Islamique sont les musulmans sunnites

     

    Merci SALAH





    Voir également :

     


    Sayed Hassan Nasrallah : L'Etat Islamique est l'allié d'Israël et vise La Mecque et Médine ; « L’Amérique est la mère du terrorisme » ; Le Hezbollah aurait dû intervenir plus tôt en Syrie ; Al Qaïda est une création des services de renseignement américains et saoudiens ; Le djihadisme takfiri menace l’Orient comme l’Occident ; La situation en Syrie et le danger takfiri ; Les terroristes takfiris n’ont ni religion ni patrie ; J’irai moi-même avec tout le Hezbollah combattre en Syrie s’il le faut

    Ali Khamenei : les musulmans doivent faire face à l’Etat Islamique et armer la Palestine (VOSTFR)


    Tchétchénie : Kadyrov et 10 000 soldats s’engagent au service de Vladimir Poutine (VOSTFR)

    Bachar al-Asad célèbre le Nouvel An sur le Front disputé de Jobar

    Terrorisme « islamiste » : à qui la faute ?

    Le spectaculaire échec médiatique à propos de Charlie Hebdo

    Norman Finkelstein réagit à l’affaire « Charlie Hebdo » : « Je suis… Gaza »




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    Le sionisme vu par le Général de Gaulle [Vidéo]

     
     
     

    Général de Gaulle (Conférence de presse du 27/11/67).Général de Gaulle (Conférence de presse du 27/11/67).Le sionisme vu par le Général de Gaulle

    Extrait de sa conférence de presse du 27/11/67. (*Vidéo en fin d'article)

    L’établissement, entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque là, l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine et puis, après la deuxième guerre mondiale, l’établissement d’un Etat d’Israël, soulevaient, à l’époque, un certain nombre d’appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui sont foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables frictions et conflits. Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, qui étaient restés ce qu’il avaient été de tout temps, un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois qu’ils seraient rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : « L’an prochain à Jérusalem ! ».

    Cependant, en dépit du flot tantôt montant tantôt descendant des malveillances qu’ils provoquaient, qu’ils suscitaient plus exactement, dans certains pays et à certaines époques, un capital considérable d’intérêt et même de sympathie s’était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le dire, dans la chrétienté ; un capital qui était issu de l’immense souvenir du Testament, nourri par toutes les source d’une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu’inspirait leur antique malheur et que poétisait chez nous la légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu’ils avaient subies pendant la deuxième guerre mondiale, et grossi depuis qu’ils avaient retrouvé une patrie, par leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats. C’est pourquoi, indépendamment des vastes concours en argent, en influence, en propagande, que les Israéliens recevaient des milieux juifs d’Amérique et d’Europe, beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l’établissement de leur Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les Puissances, tout en désirant qu’ils parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver avec leurs voisins un modus vivendi pacifique.

    Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu changé depuis 1956, à la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez on avait vu apparaître en effet, un Etat d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir. Ensuite, l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à saisir toute occasion qui se présenterait. C’est pourquoi, d’ailleurs, la Vème République s’était dégagée vis-à-vis d’Israël des liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noués avec cet Etat, et s’était appliquée au contraire à favoriser la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr, nous conservions avec le gouvernement israélien des rapports cordiaux et, même, nous lui fournissions pour sa défense éventuelle, les armements qu’il demandait d’acheter. Mais, en même temps, nous lui prodiguions des avis de modération, notamment à propos des litiges qui concernaient les eaux du Jourdain ou bien des escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des deux camps. Enfin, nous nous refusions à donner officiellement notre aval à son installation dans un quartier de Jérusalem dont il s’était emparé et nous maintenions notre ambassade à Tel-Aviv.

    Une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération qui avaient été pendant des siècles celle de la France dans cette partie du monde et dont la raison et le sentiment font qu’elle doit être aujourd’hui une des bases fondamentales de notre politique extérieure. Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour nous, l’Etat d’Israël était un fait accompli et que nous n’admettrions pas qu’il fût détruit. De sorte qu’on pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement à ce qu’une paix fût conclue et garantie en Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau ne vînt la déchirer.

    Hélas ! Le drame est venu. Il avait été préparé par une tension très grande et constante qui résultait du sort scandaleux des réfugiés en Jordanie, et aussi d’une menace de destruction prodiguée contre Israël. Le 22 mai, l’affaire d’Aqaba, fâcheusement créée par l’Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en découdre. Pour éviter les hostilités, la France avait, dès le 24 mai, proposé aux trois autres grandes puissances d’interdire, conjointement avec elle, à chacune des deux parties d’entamer le combat. Le 2 juin, le gouvernement français avait officiellement déclaré, qu’éventuellement, il donnerait tort à quiconque entamerait le premier l’action des armes, et c’est ce que j’avais moi-même, le 24 mai dernier, déclaré à Monsieur Eban, ministre des Affaires étrangères d’Israël, que je voyais à Paris. “Si Israël est attaqué”, lui dis-je alors en substance, “nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative. Certes, malgré l’infériorité numérique de votre population, étant donné que vous êtes beaucoup mieux organisés, beaucoup plus rassemblés, beaucoup mieux armés que les Arabes, je ne doute pas que le cas échéant, vous remporteriez des succès militaires, mais ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain et au point de vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant plus que la guerre en Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension déplorable et d’avoir des conséquences très malencontreuses pour beaucoup de pays, si bien que ce serait à vous, devenus des conquérants, qu’on en imputerait peu à peu les inconvénients.” On sait que la voix de la France n’a pas été entendue. Israël, ayant attaqué, s’est emparé, en six jours de combat, des objectifs qu’il voulait atteindre. Maintenant, il organise sur les territoires qu’il a pris l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme. Il est vrai que les deux belligérants observent, pour le moment, d’une manière plus ou moins précaire et irrégulière, le cessez-le-feu prescrit par les Nations unies, mais il est bien évident que le conflit n’est que suspendu et qu’il ne peut y avoir de solution sauf par la voie internationale.

    Un règlement dans cette voie, à moins que les Nations unies ne déchirent elles-mêmes leur propre charte, doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque de chacun des Etats en cause par tous les autres. Après quoi, par des décisions des Nations unies, en présence et sous la garantie de leurs forces, il serait probablement possible d’arrêter le tracé précis des frontières, les conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des minorités et les modalités de la libre navigation pour tous, notamment dans le golfe d’Aqaba et dans le canal de Suez. Suivant la France, dans cette hypothèse, Jérusalem devrait recevoir un statut international. Pour qu’un tel règlement puisse être mis en oeuvre, il faudrait qu’il y eût l’accord des grandes puissances (qui entraînerait ipso facto celui des Nations unies) et, si un tel accord voyait le jour, la France est d’avance disposée à prêter sur place son concours politique, économique et militaire, pour que cet accord soit effectivement appliqué. Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître non point fictivement sur quelque formule creuse, mais effectivement pour une action commune, tant que l’une des plus grandes des quatre ne se sera pas dégagée de la guerre odieuse qu’elle mène ailleurs. Car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui. Sans le drame du Vietnam, le conflit entre Israël et les Arabes ne serait pas devenu ce qu’il est et si, demain, l’Asie du Sud-Est voyait renaître la paix, le Moyen-Orient l’aurait bientôt recouvrée à la faveur de la détente générale qui suivrait un pareil événement…

    Général de Gaulle, le 27/11/67 (Paris).

     

    Le sionisme vu par le Général de Gaulle [Vidéo]
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    *Le sionisme vu par le Général de Gaulle

     
    ET AUSSI
     
     

    Rabbin Ahron Cohen (Neturei Karta).Rabbin Ahron Cohen (Neturei Karta).Le Sionisme vu par le Judaïsme (2)

    Discours prononcé par Ahron Cohen, rabbin membre du groupe Neturei Karta, lors d’une conférence à « Durban 2 ». (*Vidéo en fin d'article)

    Notre message, et je sais que le Président [Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République islamique d’Iran, présent lors du discours, ndlr] l’a compris, s’adresse à vous tous, et c’est la raison de notre présence.

    Notre message est que le judaïsme et le sionisme sont deux entités diamétralement opposées, deux concepts différents. Le judaïsme existe depuis des milliers d’années, alors que le sionisme existe depuis un siècle. Si le judaïsme et le sionisme étaient identiques nous aurions entendu parler du sionisme depuis plus longtemps qu’il y a un siècle. Pourquoi le judaïsme et le sionisme sont ils deux concepts opposés ?  Le judaïsme renvoie à une façon de vivre depuis des milliers d’années, avec une éthique, une morale et un esprit de justice. Le sionisme est une idée nationaliste qui existe depuis cent ans, il est contraire aux croyances juives. Je ne vais pas trop insister sur ce point parce que c’est un message qui s’adresse aux juifs eux mêmes. Selon nos croyances et nos enseignements, les juifs doivent être en dispersion dans le monde et se comporter loyalement quel que soit le pays dans lequel ils résident.

    Attachons nous maintenant aux aspects du sionisme par rapport au judaïsme, et par rapport aux valeurs religieuses du judaïsme humaniste. Le sionisme est totalement anti-humaniste, et pour rester dans le contexte de la conférence ici à Genève, il est totalement opposé aux principes de base de l’anti-racisme. Par définition, le sionisme est une idéologie raciste parce qu’il a pour but de s’approprier des terres en déplaçant les populations qui y vivent et pour les donner à un groupe en particulier, quelle belle preuve de racisme ! Le judaïsme prêche la compassion et le respect pour les voisins, le respect de ce qu’ils possèdent, le respect de leur demeure et bien-sûr le respect de leur vie. Le sionisme est complètement opposé au judaïsme. Son but est de s’imposer aux populations palestiniennes en les soumettant et en ignorant leur espoir d’auto-détermination. Tout ceci a conduit à la violence à laquelle nous assistons depuis un siècle avec la mort des juifs et des non juifs. Le sionisme est une idéologie raciste qui a tort d’un point de vue moral et logique.

    Il est très difficile de comprendre comment des pays occidentaux comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l’Europe peuvent appuyer une telle idéologie. Il est évident que cette situation va engendrer des tensions. Le sionisme et Israël sont responsables des tensions au Proche-Orient. J’ai toujours dit qu’il n’y a qu’un seul pas à faire pour que les tensions disparaissent au Moyen-Orient, à condition que ce pas soit fait sincèrement par ceux qui détiennent le pouvoir et qu'ils se disent prêts à s’asseoir et discuter sincèrement d’une solution de paix dans l’état sioniste. Les choses changeront en une nuit, je vous assure que toute violence s’arrêtera. Il y aura beaucoup à faire pour sortir de cette situation générée par le sionisme et par les pays qui ont appuyé le sionisme. Mais avec la volonté de l’Occident, au lieu de dépenser son argent pour acheter des armes, ils devraient utiliser cet argent pour aider les Palestiniens à se réorganiser. Plus rien n’empêcherait la Palestine de retrouver la paix.

    Je prie pour que le régime sioniste soit remplacé par un régime en accord avec les aspirations des Palestiniens. Quelle que soit la forme de ce régime, ce sera aux populations palestiniennes d’en décider. Les Juifs, les Arabes, les Chrétiens et les Musulmans pourront vivre en paix comme ils l’ont fait pendant des générations. Les sionistes ne représentent pas les juifs et n’ont pas le droit de représenter les juifs. L’anti-sionisme n’est pas l’antisémitisme. Je prie, comme je l’ai dit précédemment, pour que la paix soit la solution de l’état sioniste, pour qu’elle soit rapidement adoptée et révélée au monde et que le monde puisse vivre ensemble en paix…

    Rabbin Ahron Cohen, le 20/04/09 (Genève).


    Neturei Karta

     

    Le Sionisme vu par le Judaïsme (2) [Vidéo]
     
     

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    L'armée syrienne à l'offensive après quatre ans de conflit
     

     

     

     

     

     

     

    BEYROUTH (Reuters) – L’armée syrienne a mené dimanche des raids aériens sur Douma, bastion rebelle à quelques kilomètres au nord-est de Damas, faisant 18 morts et une centaine de blessés parmi lesquels des enfants, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

     

    Selon les médias officiels, les forces gouvernementales ont également tué dans la nuit de samedi à dimanche des dizaines de combattants affiliés au groupe djihadiste Al Nosra, dont trois commandants de haut rang, dans le sud du pays.

     

    Alors que le conflit syrien entre dans sa cinquième année, l’OSDH, qui en suit l’évolution en s’appuyant sur de nombreuses sources sur le terrain, a fait état d’un bilan de plus de 215.000 morts, dont la moitié de civils environ, depuis les premières manifestations pacifiques contre le président Bachar al Assad en mars 2011.

     

    Le mois dernier, l’armée syrienne a déclenché dans le sud du pays, avec l’appui de la milice chiite libanaise du Hezbollah, une vaste offensive contre le Front Al Nosra, membre du réseau Al Qaïda, et les groupes rebelles non djihadistes.

     

    « L’armée (…) a attaqué un rassemblement de terroristes appartenant à un groupe affilié au Front Al Nosra à Al Soueisseh, dans la province de Kouneïtra, tuant des dizaines de terroristes ainsi que trois de leurs chefs », a rapporté l’agence de presse officielle Sana.

     

    Dans un communiqué, l’armée syrienne fait allusion à des opérations en cours dans la province de Kouneïtra sans fournir de précisions sur d’éventuelles victimes.

     

    L’OSDH rapporte pour sa part que les hélicoptères des forces gouvernementales ont largué des barils d’explosifs dans le centre de la région, visant une zone où les brigades islamiques et le Front Al Nosra combattent le Hezbollah et les milices progouvernementales depuis des semaines.

     

    Une partie du sud de la Syrie échappe au contrôle de Damas, en particulier de vastes zones rurales proches de la Jordanie et des territoires situés le long de la frontière avec Israël, près du plateau du Golan, selon experts militaires et diplomates.

     

    La région est l’une des rares de Syrie où les groupes non djihadistes sont encore bien implantés, alors qu’ils ont largement cédé la place aux islamistes radicaux dans les autres parties du pays.

     

    Quatre ans après le début du soulèvement, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a estimé dimanche que les Etats-Unis devraient « au final » négocier avec Bachar al Assad pour une transition politique en Syrie.

     

     

    (Sylvia Westall; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)


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    dimanche 15 mars 2015

    Des fonds de la CIA ont servi à financer Al-Qaida (incroyable mais c'est vrai, enfin c'est pas une surprise non plus...)

    Un échange épistolaire entre Oussama Ben Laden et un responsable d'Al-Qaida révèle que la Central Intelligence Agency (CIA - l'agence centrale du renseignement américaine) a participé, par inadvertance, au financement de l'organisation terroriste qu'elle combattait, rapporte le New York Times samedi 14 mars

     

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    Commentaire : Par inadvertance. Qui va croire une telle farce ? 

    En 2010, 1 million de dollars provenant d'un fonds mis à la disposition du gouvernement afghan par l'agence de renseignement américaine a atterri dans les coffres d'Al-Qaida, alors affaiblie par les attaques de drones menées par la même CIA, précise le quotidien américain, qui cite des responsables américains et occidentaux. 

    A l'époque, l'Afghanistan, qui éprouvait des difficultés à rassembler des fonds pour payer à Al-Qaida la rançon d'un diplomate afghan enlevé par l'organisation terroriste, avait pioché dans un compte secret du gouvernement afghan, alimenté tous les mois en liquide par la CIA. 

    Ben Laden suspicieux 

    Oussama Ben Laden avait eu vent de l'origine des fonds et soupçonné les Américains d'être de mèche avec le gouvernement afghan.

    Le chef d'Al-Qaida, qui craignait que les billets ne soient tracés, empoisonnés ou encore irradiés, avait alors demandé que ils soient changés dans une autre devise. Il ne s'agissait pourtant pas d'un piège tendu à l'organisation terroriste, relève le New York Times, mais d'un « exemple parmi d'autres » de financement de groupes terroristes par les Etats-Unis du fait d'un manque de supervision et de contrôle du côté de l'agence de renseignement. 

    Des lettres entre Ben Laden et Atiyah Abd Al-Rahman avaient été trouvées dans les ordinateurs et parmi les documents saisis lors du raid américain dans lequel le chef d'Al-Qaida a été tué au Pakistan en 2011. Ces courriers, jusque-là tenus secrets, ont été présentés comme preuves à charge dans le procès, à New York, d'Abid Nasir, un membre d'Al-Qaida reconnu coupable début mars d'avoir participé à la préparation avortée d'attentats à New York, Manchester et Copenhague. 

    5 millions de rançon 

    Le diplomate Abdul Khaliq Farahi était consul général d'Afghanistan à Peshawar, au Pakistan, au moment de son enlèvement en septembre 2008, quelques semaines avant de prendre ses fonctions d'ambassadeur. Il avait été libéré plus de deux ans après, après le versement par Kaboul d'une rançon d'un montant total de 5 millions de dollars, dont un cinquième provenait du fonds secret financé par la CIA. 

    Le Pakistan avait pour sa part payé près de la moitié de la rançon, le reste étant financé par l'Iran et des Etats du Golfe.

    Le Monde - Sott


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    16 mars 2015
    État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 1e partie

    Nous publions ici l’article d’un journaliste américain, Graeme Wood de la revue The Atlantic, relatifaux objectifs et à la nature profonde du groupe l’État islamique. Comme il est de coutume sur le site, cette publication ne constitue pas l’expression de notre adhésion aux analyses et aux conclusions de l’auteur, mais son approche peu commune et plutôt originale dans le paysage médiatique français nous est apparue digne d’intérêt et propre à nourrir la réflexion sur une question qui demeure, quoiqu’il en soit, des plus complexes. Extrêmement (sic!) long et détaillé, il fera l’objet de 6 articles distincts. Fortune.

    L’État Islamique est sans conteste un ramassis de psychopathes. Mais c’est aussi un groupe religieux avec des croyances très spécifiques, parmi lesquelles la certitude de l’imminente fin des temps. Une certitude qui imprègne fortement sa stratégie mais qui nous offre également des pistes pour la mettre en échec.

    D’où vient l’État islamique et quelles sont ses intentions ?

    La simplicité de ces questions peut être trompeuse, et il est probable que seuls quelques dirigeants occidentaux soient en mesure d’y répondre.

    Au mois de décembre, le New York Times publiait des propos confidentiels du général de division Michael K. Nagat, commandant des opérations spéciales américaines pour le Moyen-Orient :

    ” Nous n’avons pas vaincu l’idée… Nous ne l’avons même pas comprise“,

    illustrant ses difficultés à seulement pouvoir donner du sens à l’appel de l’État islamique.

    Au cours de l’année écoulée, le président Obama l’a, quant à lui, défini comme n’étant

    “pas islamique”

    ou encore l’a qualifié “d’équipe junior” d’al-Qaeda.

    Autant de déclarations qui reflètent la confusion régnant à propos de ce groupe, une confusion qui est sans doute à l’origine d’importantes erreurs stratégiques.

    En juin dernier, le groupe s’est emparé de Mosoul, en Irak, et contrôle depuis lors une zone plus étendue que le Royaume-Uni. Abu Bakr al-Baghdadi est à sa tête depuis mai 2010.

    Jusqu’à l’été dernier, sa plus récente image connue était celle d’une photo de mauvaise qualité, prise par l’identité judiciaire américaine au cours de sa captivité au camp de Bucca, durant l’occupation de l’Irak.

    En apparaissant le 5 juillet dernier à la mosquée al-Nuri de Mossoul pour y délivrer le sermon du Ramadan en tant que premier calife depuis des lustres, il a réalisé une mise à jour haute définition de cette image, en passant du statut de rebelle pourchassé à celui de commandeur de tous les musulmans.

    Depuis, on observe l’arrivée d’un flot continu et sans précédent de djihadistes venant du monde entier.

    Notre méconnaissance de l’État islamique est, par certains côtés, compréhensible: il s’agit d’un “Royaume Hermite” où peu de gens se sont rendus et d’où peu sont revenus. Baghdadi ne s’est exprimé qu’une seule fois devant une caméra. Mais les partisans du califat ont œuvré puissamment à la promotion de leur projet et son allocution ainsi que les encycliques et les autres innombrables vidéos de propagande de l’État islamique se trouvent en ligne.

    Leur étude nous permet d’en déduire que

    leur État rejette, par principe, la paix, qu’il est génocidaire, que ses opinions religieuses le rende par essence incapable d’évolution sur certains points, même si sa survie devait en dépendre, et qu’il se considère comme un élément précurseur, et même un acteur majeur, de l’imminente fin du monde.

    L’État islamique, également connu sous le nom d’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), suit une version très particulière de l’Islam, où les croyances relatives au jour du jugement dernier influencent directement sa stratégie.

    Elles peuvent en cela aider l’Occident à mieux le connaître à anticiper ses actions.

    L’avènement de sa puissance s’apparente moins au succès des Frères Musulmans en Égypte (un groupe dont les dirigeants sont considérés comme des apostats par l’EI) qu’à

    la réalisation d’une réalité alternative dystopique où David Koresh ou encore Jim Jones auraient survécu et où ils exerceraient un pouvoir absolu, non sur quelques centaines de personnes, mais sur près de 8 millions.

    Nous nous sommes trompés sur la nature de l’État islamique sur au-moins deux points.

    Tout d’abord,

    nous voyons le djihadisme comme un bloc monolithique

    et nous essayons d’appliquer, à une organisation qui a fermement éclipsé al-Qaeda, la même logique qu’à cette dernière. Les partisans de l’État islamique avec qui j’ai discutés évoquent encore Ousama ben laden sous le titre honorifique de“Sheikh Ousama”.

    Mais le djihadisme a évolué depuis les grandes heures d’al-Qaeda,

    entre 1998 et 2003, et de nombreux djihadistes dédaignent désormais les priorités du groupe ainsi que son actuel commandement.

    Ben Laden considérait le terrorisme comme le prologue d’un califat qu’il ne s’attendait pas à voir de son vivant. Son organisation était flexible, opérant comme un réseau de cellules autonomes, géographiquement dispersées.

    L’État islamique, au contraire, a besoin d’un territoire afin de demeurer légitime et d’une structure verticale pour l’administrer.

    (Son administration se divise en une branche civile et une branche militaire et le territoire est scindé en provinces.)

    Nous nous sommes également trompés lorsqu’au moyen d’une campagne bien intentionnée mais, malhonnête, nous avons nié la nature religieuse et médiévale de l’EI.

    Peter Bergen, qui a réalisé la première interview de Ben Laden en 1997 avait intitulé son premier livre “Guerre Sainte, Inc.” pour bien marquer que Ben Laben était une créature du monde séculier actuel. Ben Laden a transformé la terreur en entreprise et l’a franchisée. Il exigeait des concessions politiques telles que le retrait des forces américaines d’Arabie Saoudite. Ses fantassins étaient à l’aise dans le monde moderne. Mohammed Atta a ainsi consacré la dernière journée de son existence à faire du shopping chez Walmart et à dîner chez Pizza Hut.

    Il est tentant de conserver cette vision selon laquelle les djihadistes sont des gens modernes et séculiers, avec des préoccupations politiques actuelles, arborant seulement des déguisements religieux médiévaux pour faire en sorte que l’État islamique corresponde à cela.

    En fait, nombre des actes du groupe semblent absurdes, sauf à les considérer attentivement à la lumière de son engagement à

    ramener la civilisation dans son environnement légal du VIIème siècle, pour finalement provoquer l’apocalypse.

    Les plus parlants sur cette question sont encore les autorités et les militants de l’État islamique eux-mêmes. Leurs références aux “modernes” sont dérisoires. Pendant les conversations,

    ils insistent sur le fait qu’ils ne veulent pas – ne peuvent pas – s’écarter de préceptes de gouvernance intégrés dans l’Islam par le prophète Mohammed et ses premiers compagnons.

    Ils utilisent souvent des formules codifiées, aux sonorités étranges et surannées pour des non-musulmans, mais qui se rapportent à des textes et des usages spécifiques aux premiers temps de l’Islam.

    Pour prendre un exemple: au mois de septembre, Sheikh Abu Muhammad al-Adnani, le porte-parole en chef de l’EI, a appelé les musulmans des pays occidentaux, tels que la France et le Canada, à trouver un infidèle et à “frapper sa tête à coup de pierre“, à l’empoisonner, à lui rouler dessus avec une voiture, ou à “détruire ses récoltes”.

    Pour des oreilles occidentales, la juxtaposition de châtiments d’aspect biblique, telles que la lapidation ou la destruction de récoltes avec un appel au meurtre à l’aide d’une voiture résonne de manière étrange. (Adnani n’hésite pas non plus à employer de simples métaphores comme lorsqu’il évoque le secrétaire d’État John Kerry en le qualifiant de “vieillard incirconcis“).

    Mais les mots d’Adnani ne relevaient pas du simple dérapage verbal. Ses propos étaient parsemés de réflexions juridiques et théologiques et son exhortation à s’en prendre aux récoltes

    faisaient directement écho aux commandements de Mohammed

    de ne toucher ni à l’eau, ni aux récoltes – à moins que les armées de l’islam ne soient plus sur la défensive, auquel cas, les musulmans se trouvant sur la terre du “kouffar” , ou infidèle, devaient être sans pitié et les empoisonner.

    La réalité, c’est que l’État islamique est islamique. Très islamique.

    Oui, il a attiré des psychopathes et des aventuriers, largement issus des populations insatisfaites du Moyen-orient et d’Europe.

    Mais la religion prêchée par ses plus fervents adeptes provient d’interprétations cohérentes et savantes de l’Islam.

    Pratiquement toutes les décisions et lois majeures promulguées par l’État islamique suivent ce qu’il appelle, dans ses journaux, dans ses déclarations et sur ses affiches, sur ses plaques d’immatriculation, ses imprimés ou ses pièces de monnaie:

    “la voie du prophète”, ce qui signifie suivre le récit et l’exemple du Prophète, dans les moindres détails.

    Les musulmans peuvent rejeter l’État islamique, quasiment tous le font. Mais prétendre qu’il n’est pas réellement un groupe religieux, millénariste, avec une théologie qui doit être comprise pour être combattue, a déjà conduit les États-Unis à le sous-estimer et à mettre en œuvre des schémas insensés pour le contrer.

    Nous aurons besoin de nous familiariser avec la généalogie intellectuelle de l’EI si nous voulons réagir d’une manière qui ne le renforce pas, mais au contraire, qui favorise son autodestruction sous l’effet de ses propres excès de zèle.

    vu sur : http://fortune.fdesouche.com/376963-etat-islamique-lapocalypse-au-nom-dallah-1e-partie


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    Lundi 16 Mars 20158:43


    Cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder à la vidéo

     


    ROGER HOLEINDRE PRÉSENTE SON DERNIER LIVRE : ÇA SUFFIT !


    Face à Face, magazine d’information bimensuel du Parti de la France.

     
    Invité : Roger Holeindre, président du CNC. (38 rue des entrepreneurs 75015 Paris)

     

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    Tour à tour soldat, grand reporter, député, écrivain, Roger Holeindre a été un acteur et un commentateur de l'actualité française de ces 70 dernières années. Il présente aujourd'hui son dernier ouvrage, ÇA SUFFIT !, où il se charge de démontrer toutes les impostures politiques, médiatiques et culturelles qui sévissent en France, au nom du politiquement correct imposé par des lobbys aussi puissants que secrets pour assouvir leurs desseins mondialistes.


    À 86 ans, le baroudeur de la Résistance, de l'Indo, de l'Algérie, des salles de meetings reprises aux Rouges par la force des poings, ne cherche ni le pardon ni la repentance…

    Il tape fort, n'épargne personne et surtout pas les soumis de la dédiabolisation… 


    Attention, l'écrivain-combattant prend la parole…

    Vous pouvez commander directement le dernier livre de Roger Holeindre ci-dessous :


    • Les livres de Roger Holeindre sont disponibles ici  pour une commande en ligne sécurisée,
    • ou au siège de son éditeur : Les Editions d'heligoland. BP2. F27290 Pont-Authou pour un règlement par chèque.

    16/03/2015

    Directeur de la publication : Carl Lang
    Le Parti de la France. 6 Allée des Templiers.
    F78860 Saint Nom La Bretèche


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    Compte-rendu des Assises pour la liberté d’expression


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    Plus de cinq cents personnes avaient répondu présentes à l’appel de nos Assises malgré le lieu excentré et l’heure matinale

    A 10 h 30, Pascal Hilout a ouvert le bal, évoquant l’islam et rappelant que face à l’apartheid islamique la laïcité ne peut être d’aucun secours et que la liberté ne peut se défendre que s’il se trouve des hommes et des femmes prêts à y laisser leur peau.

    C’était ensuite au tour de Pierre Renversez du mouvement Nonali de Belgique, nous saluant d’un tonitruant « bonjour la France, bonjour la France résistante ! ».

    Non sans une certaine pointe d’humour, il nous a avoué qu’en Belgique il n’y avait aucun problème avec l’islam, que quand on déplore des actes de violence avec des jeunes musulmans il s’agit juste de violences par des jeunes sans préciser leur origine, que même s’il y a 30% de musulmans dans les prisons belges, ceux-ci sont parfaitement intégrés puisque tous les prisonniers de Belgique mangent halal, tous comme les écoliers d’ailleurs, et que le plat national reste bien toujours les frites… accompagnées de kebab. Sur le plan international, la Belgique se porte très bien puisque c’est le pays qui exporte le plus de djihadistes. Tout cela prouve bien, ajoute-t-il devant l’assistance amusée, que l’intégration a été pleinement réussie.

    Blague à part, Pierre Renversez a dit refuser que les lois démocratiques soient remplacées par des lois restées figées dans le 7e siècle, mais que les vrais responsables à condamner ne sont pas les musulmans qui, eux, font leur boulot de bons musulmans, mais nos propres responsables qui les font venir, ceux qui nous gouvernent et qu’il va falloir faire comprendre aux collabos qu’ils devront payer un jour pour ce qu’ils font à nos peuples.

    Il s’est interrogé enfin sur la capacité d’intégration à nos lois et à nos cultures quand on inculque à un petit garçon musulman, futur adulte, qu’il vaut deux filles, qu’il est supérieur aux non musulmans et que les Occidentales non voilées sont des putains.

    René Marchand, prenant sa suite, nous a rappelé que l’islam avec ses textes refuse la liberté de conscience, que ce n’était en rien une religion mais une idéologie totalitariste et guerrière, et qu’un jour le coq gaulois viendrait chanter cocorico en arabe du haut d’un minaret.

    Il a désigné les complices des crimes perpétrés sur les victimes de l’islam, c’est-à-dire ceux qui ne font rien, ces lâches tachés du sang des martyrs du Proche-Orient et en Afrique. Tandis qu’il évoquait cela, un double attentat de talibans durant la messe dans le quartier chrétien de Lahore au Pakistan, faisait 14 morts et 70 blessés.

    Christine Tasin a présenté ensuite Hugues Bouchu de Réseau Identités avec cette citation d’Aldous Huxley qui lui est chère : « La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude ». Une citation si juste et si palpable aujourd’hui qu’elle fait froid dans le dos.

    Hugues a débuté son propos par un parallèle avec David Vincent qui combattait autrefois les Envahisseurs, ces envahisseurs venus d’une autre planète et d’une nature quelque peu différente de celle que nous connaissons aujourd’hui. Reste que le danger pour les habitants d’origine est bien le même : leur disparition pure et simple.

    Il a évoqué tour à tour la novlangue, le vivre ensemble, le fait que nous serions devenus ces dernières années multi phobiques, selon un procédé insidieux et sournois par lequel la condamnation à être punis de mort sociale pour de simples mots prononcés est en soi une menace suffisante pour nous faire taire sans même avoir besoin de recourir à la violence.

    On nous vend jusqu’à plus soif de l’égalité de civilisations quand nous constatons, preuves à l’appui, que certaines d’entre elles égorgent, décapitent et détruisent des chefs-d’œuvre, pans ancestraux du patrimoine de l’humanité, commettent des saccages et profanent des églises en France. Le tout dans une relative indifférence politique et médiatique, ou en tout cas avec une passivité dramatiquement complice.

    Hugues a conclu ainsi : « individuellement nous sommes des proies faciles mais collectivement nous sommes invincibles ».

    L’affaire Méric / Esteban Morillo s’est rappelé à notre bon souvenir avec l’avocat Roland Hélie qui a rappelé les délires médiatiques consécutifs à la mort du jeune homme lorsque, contre tout respect de la réalité des faits, les amis de Serge Ayoub qui dirigeait alors le mouvement Troisième Voie avaient été ciblés. Lorsque les médias ont été confrontés à la version authentique, preuves à l’appui, ils ont préféré en réduire la médiatisation. Les faits n’allaient pas dans le sens souhaité par la doxa et cela devenait un peu trop visible aux yeux du public, mieux valait s’occuper d’autre chose. Malgré tout, Esteban Morillo, qui n’a fait que se défendre alors qu’on le frappait dans le dos, a fait quinze mois de prison pour la mort accidentelle suite à la chute de son agresseur.

    L’affaire a beau être dramatique, le jeune Morillo était bel et bien la victime originelle, celui que les médias ont immédiatement désigné comme l’agresseur, le stigmatisant sans vergogne pour son appartenance à un mouvement mal vu alors que son agresseur, lui, était auréolé de sainteté puisque, outre son décès, il était étiqueté de gauche. Dans ce cas – et dans ce cas seulement – la stigmatisation est permise. Dans tout autre cas elle est strictement interdite. On nous rabâche les oreilles avec la liberté d’expression mais celle-ci n’est valable que si elle sert et soutient le système, sinon elle doit être restreinte.

    Tarik Dali, co-fondateur du parti de la Droite Libre, est intervenu ensuite. Selon lui, « Machiavel était un amateur à côté de Taubira ». Evoquant le cas Darmanin qui s’est attiré les foudres taubiresques à la suite de ses propos sur le fait que la ministre de la Justice était à elle seule un tract pour le FN, il a déploré que Darmanin ait tenté de se racheter une bonne conduite en déclarant que c’était toutes les religions qui posaient problème.

    L’intervenant suivant a suscité quelques remous, et c’est peu dire ! L’avocat gaucho-écologiste de Riposte Laïque ne s’est pas fait que des amis. En voyant ce grand barbu prendre la parole, j’ai entendu une dame à côté de moi murmurer au sujet de Nicolas Gardères « c’est un converti ? ».

    Nicolas nous tout d’abord fait lecture du commentaire d’un internaute, un certain Spartak, lequel avait d’abord eu l’intention de venir à nos Assises, avant de se raviser brutalement en apprenant sa présence.

    Rêvant d’un monde idéal clairement utopiste, l’avocat que les patriotes adorent détester nous a donné matière à nous étrangler, nous déclarant sa flamme tout en nous flagellant, nous traitant de divers noms d’oiseaux, de salafistes même, devant une assistance pour moitié étranglée et regrettant sans doute de n’avoir pas eu quelque objet contondant ou quelques tomates avariées à balancer à l’insolent, l’autre moitié s’esclaffant de tant d’audace inconsciente en territoire patriote, les deux moitiés se rejoignant dans l’indignation choquée face à des propos aussi décalés et faux qu’inappropriés. La bataille d’Hernani, à côté de la représentation de Gardères, n’était somme toute qu’une aimable roucoulade de rosières. Plus cela sifflait, huait, s’agitait, grondait et plus notre barbu en rajoutait une couche dans la provocation, nous douchant de ses certitudes et de ses accusations gratuites, sans le moindre début d’argument étayé. Les plus masochistes de l’assistance applaudirent tout de même.

    Bien entendu, le sang chaud de la Tasin ne pouvait manquer de bouillir devant un tel affront. Le coup des « salafistes » pour celle qui a désormais le droit de qualifier l’islam de « saloperie » méritait bien un de ces coups de beuglante dont dame Christine a le secret. Celle-ci a rappelé que nous étions là pour la liberté d’expression, y compris celle de ceux qui condamnaient nos idées et qu’en l’occurrence cette liberté démocratique, c’était bien de notre côté qu’elle nichait.

    La pause déjeuner arrivant à point nommé, nous nous sommes retrouvés pour deviser, faire connaissance, ou saluer de vieux amis en buvant du vin et en ingurgitant – tradition oblige – du cochon.

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    Christiane Taubira - l'Express du 04/05/2006

    Christiane Taubira – l’Express du 04/05/2006

    Histoire de ne pas laisser les effets narcoleptiques de la digestion nous envahir, un petit film sympathique nous a été donné en pâture, avec nos héros-dhimmis préférés : Hollande brandissant son glaive islamiste, mais aussi Valls, Taubira, Plenel, Juppé, Askolovitch, Cazeneuve, entre autres.

    Après une courte intervention de notre rédacteur Maurice Vidal, Christine a rappelé que l’ « on ne peut combattre que ce que l’on nomme » et a évoqué le cas d’une femme présente dans le public le matin et qui n’avait pu rester plus longtemps car elle devait rentrer sur Marseille pour récupérer sa voiture avant la nuit parce qu’ensuite sa sécurité n’était plus assurée…

     

    Frédéric Pichon, l’avocat du dessinateur David Miège a parlé tour à tour d’universalisme, de vivre ensemble, de citoyens du monde, de tous ces concepts fourre-tout destinés seulement à détruire notre identité en la noyant dans un magma informe, la finalité étant de faire du nouveau peuple déraciné des consommateurs ne sachant plus ni d’où ils viennent ni où ils vont.

    Rappelant les lois du 29 janvier 1881 sur la liberté de la presse ainsi que la loi Pleven de 1972, il nous a alerté sur le fait qu’on ne juge plus ce qui est dit mais ce qui aurait pu être dit, une réalité déjà constatée et dénoncée lors de nos différents procès.

    Il nous a appris que feue la Halde avait déboursé en 2008 la modique somme de 30 000 euros uniquement pour prouver que le poème de Ronsard « A Cassandre » véhiculait une image négative des seniors. C’est bien de voir que l’argent des subventions est bien utilisé…

    Avec une pêche magnifique, c’est Melanie Dittmer du mouvement Pegida qui a pris la parole, nous racontant qu’elle n’a dorénavant plus le droit de s’exprimer durant les manifestations, que les passages des manifestants devant les mosquées étaient interdits et que dorénavant, suite à l’appel de cette décision inique, ce sont les stationnements devant les mosquées qui sont interdits afin de ne pas déranger les piétons musulmans désormais prioritaires sur les trottoirs d’Allemagne. Lorsqu’elle passe à proximité d’une mosquée Melanie se met un scotch sur la bouche.

    Elle l’a affirmé haut et fort : elle n’a aucun problème avec les gens venus d’autres horizons, quelle que soit leur couleur, la présence dans la salle de l’un de ses amis en atteste d’ailleurs. Non, ce que Melanie n’accepte pas c’est que la culture allemande en Allemagne soit remplacée par d’autres cultures d’ailleurs. Et comment ne contester une telle aberration quand on est normalement constitué ?

    En Allemagne aussi les codes sociétaux sont brutalement cassés afin que le peuple n’aie plus de repères, afin qu’il n’aie plus de racines, qu’il n’aie plus de défenses face à l’obligation qui lui est faite de devenir seulement un esclave de la consommation et non plus un humain pensant avec une conscience.

    Venu de Suisse, Jean-Luc Addor de l’UDC a témoigné que même en Suisse il est risqué de ne pas dire que l’islam serait « une religion d’amour, de paix et de tolérance ». Selon lui, le système n’aime pas le peuple car celui-ci dérange les petites affaires de ceux qui tirent les ficelles.

    Christine nous fait ensuite lecture d’un petit mot d’encouragement de Jean Roucas, lequel reprend à sa façon les propos de Me Addor, à savoir que les Français de souche dérangent le pouvoir par leur refus de l’immigration massive car les politiques veulent puiser dans cette réserve sans fond les voix qui leur permettront de se maintenir au pouvoir. Cela se fait bien entendu au détriment des pays, des nations et des peuples dont ces politiques se fichent comme d’une guigne.

     

     

    Intervint ensuite Carl Lang du Parti de la France qui nous rappelle que la France n’est pas qu’un territoire géographique mais que c’est aussi l’âme française, et que nous devons impérativement revendiquer notre droit (légal et légitime) à disposer de nous-mêmes, que la force de l’Homme, de l’être humain, quand elle est légitime comme l’est notre combat pour notre survie civilisationnelle, est capable de tout emporter. Pour lui aussi, l’universalisme, la mondialisation et le cosmopolitisme vendus comme des bienfaits enrichissants sont l’outil de destruction massive des peuples.

    L’obsession de la gauche reste invariablement la même depuis longtemps. Tout comme l’idéologie communiste voulait autrefois faire table rase du passé en créant un homme nouveau, aujourd’hui on nous vend ce même homme nouveau avec les mêmes arguments fumeux en partant d’un être fantasmé niant la réalité de l’humain.

    Reprenant le propos niant l’existence des Français de souche, il a interrogé : si les Français de souche n’existent pas, qui alors a combattu aux côtés de Jeanne d’Arc ? Qui a chassé l’envahisseur guerrier et sanguinaire à Poitiers ? Et de quelle origine sont les noms figurant sur les monuments aux Morts ?

     

     

    Citant l’article 1 de la loi du 29 juillet 1881 « L’imprimerie et la librairie sont libres », Dominique Jamet a déclaré que sur la liberté de la presse il n’y avait rien d’autre à ajouter à cette loi.

    Il a évoqué l’histoire de Fabrice Le Quintrec, ancien journaliste de France Inter qui en son temps avait subi un procès pour avoir oser intégrer dans ses revues de presse des journaux jugés nauséabonds, tels Minute, alors qu’y étaient également associés l’Huma, Libé, le Figaro, etc, qui eux ne posaient pas de problème. Il a rappelé aussi que Jaurès ne s’était jamais permis de réclamer l’interdiction de Maurras, fait prouvant que nos droits en matière de liberté d’expression avaient depuis lors gravement régressés.

    Se mettant à fredonner une chanson de Béart « Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé », chanson reprise avec plaisir par l’assistance, M. Jamet nous a fait remarquer qu’une telle chanson sortant aujourd’hui subirait les foudres des associations LGBT et de Pierre Bergé.

     

    C’est ensuite Renaud Camus qui nous a gratifiés d’un long conte pour enfants à la mode d’Andersen intitulé « Europa », conte mettant en scène avec talent des gens et des faits de notre temps tristement familiers.

    Evoquant l’autocensure et la castration mentale, le dernier invité, Philippe Millau de TV Libertés, nous a fait faire un jeu à la romaine dans lequel nous devions nous situer du point de vue d’un média mainstream, levant ou baissant le pouce sur diverses propositions. Par exemple, à l’obligation de favoriser le vivre ensemble, le pouce était levé, pour le protectionnisme en revanche, il fallait bien évidemment le baisser.

     

    C’est le fondateur de notre journal, Pierre Cassen, qui a conclu cette riche journée en se félicitant tout d’abord d’avoir offert la parole à Nicolas Gardères, preuve que le respect de la liberté d’expression et l’amour vrai de la démocratie étaient bien de notre côté. Il s’est souvenu de l’époque bénie où sur Canal+ un Antoine de Caunes avait encore le droit de saluer le public d’un virulent « salut les tapettes ! », droit qui depuis nous a été dérobé puisque désormais il nous est interdit de rire de tout sous peine de poursuites et que la liberté d’expression a été salement amochée par le Camp du « Bien ».

    Pour retrouver ce droit légal qui nous a été illégalement volé (l’esprit du 11 janvier n’est évidemment qu’une lamentable supercherie), Pierre a déclaré que nous avions le devoir de lutter ardemment contre les lois Pleven et Gayssot, ajoutant que puisque les Français avaient été capables de se mobiliser et de descendre en nombre dans la rue pour contester le mariage pour tous, il était incompréhensible qu’ils n’en fassent pas autant pour sauver ce qu’il y avait de plus précieux encore : notre civilisation.

     

    Source et publication:  Caroline Alamachère    http://ripostelaique.com/compte-rendu-des-assises-pour-la-liberte-dexpression.html


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    Comment Sarkozy a armé Boko Haram?


    Posted: 16 Mar 2015 03:40 AM PDT

    Deux armes sur cinq saisies sur les combattants de Boko Haram sont de fabrication française.
    En lançant cette petite bombe, le ministre de la communication tchadien s'est attiré un faible démenti de l'ambassadeur de France au Cameroun.

    Il réplique qu'une grande partie de l'armement de la secte takfiirie a été prélevée à l'armée nigériane, l'autre provenant « de trafics illégaux dans la région » sans toutefois nier l'étiquetage made in France.


    Tous les experts militaires de bonne foi admettent aujourd'hui que la France, quatrième exportateur d'armes dans le monde, un rang qu'elle maintient alors qu'elle a chuté à la sixième place des puissances économiques, s'est montrée bien imprudente en parachutant à l'aveugle dans le désert libyen, en juin 2011, des dizaines de tonnes d'armes à destination des rebelles combattants Kadhafi. Nicolas Sarkozy, qui est un homme impatient, était alors pressé d'en finir avec son nouvel ennemi, le Guide Libyen.Jusqu’à ces largages, les conteneurs d’armement étaient livrés par le Qatar (tiens, le revoilà) et les Emirats Arabes Unis (où l’ancien président exerce ses talents de conférencier) par avion à Benghazi, puis par bateau jusqu’à Misrata, ville tenue par les insurgés.

     

    Les parachutages français furent effectués dans le djebel Nefoussa, non loin de la frontière tunisienne. On largua en masse des lance-roquettes, des fusils d’assaut, des mitrailleuses et surtout des missiles antichars Milan. En utilisant un système très sophistiqué, avec un petit parachute qui s’ouvrait à 200 mètres du sol, se vantaient alors les militaires français.


    Dans cette région réputée pour être un fief islamiste, ces colis tombés du ciel furent accueillis comme une bénédiction, notamment par Mounir el-Haidara, l’un des émirs les plus célèbres du djihadisme tunisien.

     

    Grâce au téléphone arabe, une grande partie des armes furent détournées de leur véritable destination et recyclées, comme le dit si bien l’ambassadeur de France au Cameroun, dans le « trafic illégal », à destination d’Aqmi, Boko Haram et consorts. Voilà comment l’armée française au Mali et l’armée tchadienne au Cameroun se sont retrouvées face à des mitrailleuses tricolores.

     


    Le tragique aveuglement des gouvernants français ne s’arrête pas là. Il faut en effet rappeler que le colonel Muammar Kadhafi fut toujours un excellent client (hors les périodes d’embargo) des industries françaises d’armement. Quelques mois après son arrivée au pouvoir en 1969, il avait fait un gros chèque pour acquérir 82 Mirage à Dassault.

    Dans les années 80, de luxuriants contrats aboutirent à la livraison de missiles sol-air Crotale II et de vedettes lance-missiles. Kadhafi redevenu fréquentable en 2004, les commandes reprirent de plus belle.Grâce à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, qui débarqua à Tripoli en novembre 2005 en se parant de l’auréole de futur présidentiable.

     

    Il était venu « pour nous vendre des armes et du matériel de surveillance », a affirmé le cousin du Guide, Ahmed Kadhaf al-Dam, dans une interview publiée par l’Express en septembre 2014. « Quand il est reparti à l’aéroport, j’ai rejoint Muammar.

    Nous sommes sortis nous promener dans le jardin et il m’a parlé de Nicolas Sarkozy, raconte toujours le cousin. Il était enchanté du dialogue avec votre futur président.

    Il admirait son enthousiasme, son ambition.La Libye, à l’époque, se battait depuis longtemps pour construire une nouvelle entité politique : les « Etats-Unis d’Afrique ». Muammar m’expliquait que nous ne pourrions jamais construire une puissance africaine autonome si nous n’instaurions pas d’excellentes relations avec la France.

    Il me disait ceci : « Nous devons aider Sarkozy à devenir président. Il nous faut un ami à l’Elysée. » La lune de miel, ponctuée par le débarquement de Kadhafi et de sa tente de bédouin à Paris, va durer quelques années.

    Michèle Alliot-Marie ministre de la Défense, met les bouchées doubles et propose quantités d’armes au colonel.

    On réussit notamment à lui fourguer des missiles antichars Milan pour 168 millions d’euros et un réseau de communication sécurisé Tetra pour sa police à 128 millions d’euros.

    Mais, il ne veut pas acheter le Rafale, volontairement sous-équipé en armement, et on lui refuse des équipements de vision nocturne de dernière génération qu’il voulait acquérir pour, disait-il, lutter contre l’immigration clandestine.

    Pas de levée d’embargo sur les armes

    Au moment de sa chute, plus de deux milliards d’euros de contrats étaient en discussion, portant sur la vente d’hélicoptères, d’un système de radars de surveillance aérienne, de chars de combat T-72, de vedettes….

    La plupart de ces armes ont été détruites par les bombardements franco-anglais de 2011, mais aucune troupe au sol ayant été déployée, on est loin d’avoir la certitude que quelques unes de ces armes, notamment les missiles Milan, ne soient pas tombés entre des mains islamistes.

    Aujourd’hui, la Libye est plongée dans un effroyable chaos, avec d’un côté le gouvernement du Premier ministre Abdallah al Thinni, seul reconnu par la communauté internationale, et de l’autre un invraisemblable fatras de milices claniques de diverses obédiences, et des groupes liés à l’Etat Islamique qui étend son emprise sur le pays.

    Ce gouvernement réclame à l’ONU la levée de l’embargo sur les armes, et la livraison de 150 chars, d’une vingtaine d’avions de chasse, de sept hélicoptères d’attaque, de dizaines de milliers de fusils d’assaut et de lance-roquettes et de millions de munitions en provenance d’Ukraine, de Serbie et de République tchèque.

     

    Le 9 mars, le Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’initiative de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, a mis en suspens sa réponse à cette demande formulée pour lutter contre le groupe Etat islamique.

    Il n’est pas exclu, que ces grandes puissances, instruites par l’expérience syrienne où les armes promises aux rebelles dits modérés sont tombées aux mains des djihadistes de l’EI, y réfléchissent désormais à deux fois avant de livrer des armes dans un pays qui compte au moins un million d’armes légères sans compter d’autres joyeusetés comme des missiles sol-air ou des entrepôts d’armes chimiques.

     

    Et cela, aux frontières immédiates de l’Europe. On espère que Nicolas Sarkozy, qui piaffe d’impatience de revenir aux affaires, saura proposer des solutions pour sortir de ce bourbier libyen.

     


    Source: Q+     Le National Émancipé


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    La CIA dépassée par le soutien de civils à Daesh

    Publié par wikistrike.com sur 16 Mars 2015, 18:34pm

     

    John Brennan, directeur de la CIA, ne comprend pas pourquoi des civils soutiennent ses mercenaires de l’État islamique, malgré leurs crimes.

    John Brennan, directeur de la CIA, ne comprend pas pourquoi des civils soutiennent ses mercenaires de l’État islamique, malgré leurs crimes.

    Dépassée par le développement foudroyant de l’Émirat islamique qu’elle a elle-même créée, l’Agence centrale de Renseignement (CIA) sera profondément réorganisée.

    Mais le problème qu’elle rencontre est sans précédent : une rhétorique qu’elle avait imaginée pour signer des communiqués de revendication d’actes terroristes sous faux drapeaux s’est transformée en une puissante idéologie au contact d’une population dont elle ignorait jusqu’à l’existence.

    Pour Thierry Meyssan, la réforme de la CIA sera inefficace : elle ne lui permettra pas de gérer le cataclysme qu’elle a provoqué au Levant.

     

     CIA est apparue, en novembre dernier, dans l’incapacité d’évaluer la situation en Syrie. Perdue dans ses mensonges, l’Agence ne parvenait plus à identifier les motivations de ses « révolutionnaires ».

    Pire, elle était incapable de dénombrer les soutiens à la « rébellion » et ceux à la République. Cet échec n’a fait qu’empirer comme l’a montré, fin février 2015, l’effondrement du Mouvement de la Fermeté (Harakat Hazm), l’armée officielle de l’Agence en Syrie [1]. Bien sûr, la vie continue et la CIA a déjà regroupé ses forces au sein d’une nouvelle formation, le Front du Levant (Shamiyat Front).

    En créant al-Qaïda, puis Daesh, la CIA pensait engager des mercenaires pour réaliser des missions ponctuelles qu’elle ne pouvait pas revendiquer. Elle n’avait jamais envisagé que des civils puissent prendre au sérieux la phraséologie à quatre sous qu’elle avait imaginée pour rédiger des communiqués de revendication.

    De fait, personne n’a accordé d’importance au charabia d’Oussama Ben Laden selon qui la présence de militaires non-musulmans de l’Otan, lors de « Tempête du désert », sur le territoire saoudien était un sacrilège qui exigeait réparation. Nulle part on ne trouvera dans le Coran de justification de cette malédiction. Les mercenaires d’al-Qaïda n’ont donc eu aucune difficulté à se battre aux côtés de l’Otan en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Il ne semblait pas y avoir de raison de croire qu’il en serait autrement aujourd’hui.

    Pourtant, lors de la guerre contre la Jamahiriya arabe libyenne, j’avais observé que certains mercenaires d’al-Qaïda semblaient vouloir réellement revenir au mode de vie du VIIe siècle, le « temps du Prophète ». C’était au moins vrai dans l’obscur Émirat islamique gouverné par Abdelkarim Al-Hasadi à Dernaa.

    Or, il ne s’agissait pas pour eux du VIIe siècle levantin, alors chrétien et ne parlant pas l’arabe, ou même du VIIe siècle français du bon roi Dagobert, mais du VIIe siècle de la péninsule arabique, une société hors du temps, composée selon le Corande bédouins fourbes et cruels que le Prophète tenta de convertir et d’apaiser.

    Par la suite, durant la guerre contre la République arabe syrienne, j’observais que les Syriens qui soutenaient al-Qaïda (et aujourd’hui Daesh), sans mobiles financiers, étaient tous membres de familles très nombreuses dont les femmes n’étaient pas autorisées à contrôler leur fécondité. Le clivage qui s’opérait dans le pays n’avait rien de politique au sens moderne du terme. Désormais, l’idéologie des civils qui soutiennent les jihadistes se résume à ce retour à des origines mythiques, celle des gardiens de chameaux d’Arabie du Moyen-âge. Et la CIA qui l’a provoquée, n’en a pas compris la force et n’en a pas suivi l’expansion.

    Il ne s’agit pas ici de « retour de bâton » —Daesh ne s’est pas retourné contre la CIA—. Mais de la transformation d’un groupuscule terroriste en un État et du triomphe d’une rhétorique ridicule parmi certaines populations.

    La CIA se trouve face au problème de toutes les administrations. Son mode d’organisation, qui lui permit de nombreuses victoires par le passé dans diverses régions du monde, ne fonctionne plus parce qu’elle n’a pas su s’adapter. Organiser un coup d’État et manipuler des masses pour qu’elles soutiennent une organisation terroriste sont deux choses bien différentes.

    C’est pourquoi le directeur John Brennan a annoncé une refonte complète de la structure de l’Agence, à l’issue de 4 mois de consultations internes.

    Jusqu’ici, il y avait : 
    • La Direction du Renseignement, chargée d’analyser les données recueillies ; 
    • La Direction des Opérations, renommée Service clandestin, chargée de l’espionnage humain ; 
    • La Direction des Sciences et de la technologie, spécialisée dans le traitement des informations scientifiques et techniques 
    • La Direction du Soutien, chargée de la gestion du personnel, de la fourniture des matériels et du financement.

    Le personnel était réparti selon ses compétences : les intellectuels au Renseignement, les baroudeurs aux Opérations, les matheux aux Sciences et les organisateurs au Soutien. Bien sûr, chaque direction s’était aussi adjointe des collaborateurs avec d’autres profils pour pouvoir faire son travail, mais schématiquement chaque direction correspondait à un profil humain particulier.

    Les documents révélés par Edward Snowden nous ont appris que la CIA est la plus importante agence de Renseignement au monde avec un budget de 14,7 milliards de dollars en 2013 (soit le double du budget total de la République arabe syrienne). Mais elle n’est pourtant qu’une agence de renseignement parmi les 16 que comptent les États-Unis.

    Bref, avec tout cet argent et ces compétences, la CIA était prête à vaincre l’URSS qui s’est effondrée sur elle-même sans son aide il y a plus de 25 ans.

    Pour faire progresser l’Agence, John O. Brennan a décidé de généraliser le modèle du Centre contre-terroriste, créé en 1986 au sein de la Direction des Opérations ; un modèle ultra-sophistiqué mis en scène dans la série télévisée 24 heures. Cette unité pluridisciplinaire a fait merveille pour répondre presque instantanément aux questions qu’on lui posait. Elle est capable d’identifier un individu, de le localiser et de l’éliminer en un rien de temps pour la plus grande joie de la Maison-Blanche. Et l’on sait que le président Obama se rend chaque jour dans son bunker sous-terrain pour déterminer les cibles de ses drones et faire assassiner qui il veut, quand il veut et où il veut.

    Selon M. Brennan, il s’agit ni plus ni moins que de faire entrer le Renseignement dans l’ère des nouvelles technologies, des ordinateurs et des satellites. L’Agence devrait donc être rapidement restructurée autour de 16 Centres chargés de chaque région du monde et de divers objectifs généraux.

    Mais en quoi le modèle du Centre contre-terroriste aurait-il pu comprendre la transformation d’une phraséologie enfantine en une puissante idéologie ?

    Le succès de l’Émirat islamique provient d’abord de ses soutiens étatiques, de son armement et de son argent. Mais le soutien dont il bénéficie chez quelques Syriens et certains Irakiens n’a rien à voir ni avec le Coran, ni avec la lutte des classes. C’est la révolte d’un mode de vie en train de disparaître, d’une société violente dominée par les hommes, contre un mode de vie respectueux des femmes et contrôlant les naissances. Cette transformation s’est faite en Europe avec l’exode rural et les deux Guerres Mondiales, sans provoquer de guerres supplémentaires. Elle a été accomplie au début des années 80 par l’Iran de l’imam Khomeiny avec un succès éclatant et s’est progressivement étendue au monde arabe jusqu’à se fracasser sur Daesh ; un conflit qui n’a rien à voir avec la distinction théologique entre chiites et sunnites.

    La suite des événements est, elle, prévisible. Comme toujours, les États-uniens pensent que leur problème sera résolu grâce au progrès technique. C’est avec une débauche d’informatique qu’ils vont tenter de comprendre la situation au « Proche-Orient ».

    Mais comment les États-Unis, fondés il y a deux siècles, pourraient-ils comprendre le cataclysme qu’ils ont provoqué dans la plus ancienne civilisation du monde ? Comment les États-uniens —des Barbares friqués— et des Bédouins du Golfe pourraient-ils organiser des peuples civilisés depuis six millénaires ? Car c’est le secret du Levant : quantité de peuples différents, ayant leur propre histoire, leur propre langue et leur propre religion, y parlent une même langue vernaculaire et y collaborent ensemble [2]. Les nassériens et les baasistes ont tenté de transformer cette mosaïque en une unique force politique. Ils ont cherché à composer une « Nation arabe » avec des peuples majoritairement non-arabes. Un rêve dont il ne reste aujourd’hui que la « République arabe syrienne ». C’est ce projet politique qui était attaqué par Daesh et cette civilisation qui est aujourd’hui menacée par les civils qui le soutiennent.

    Tandis que les États mono-ethniques sont faciles à conquérir, ils ont appris avec le temps que leur diversité et leur entremêlement les rend invincibles. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont protégé les survivants d’un ancien monde ; des survivants qui aujourd’hui se révoltent contre eux et les rongent de l’intérieur.

    Comment la CIA pouvait-elle anticiper que de jeunes Européens, eux aussi nostalgiques de ces temps anciens, se joindraient par dizaines de milliers à Daesh pour s’opposer à la marche du temps et détruire des œuvres d’art millénaires ?

    La défaite israélienne au Liban, en 2006, a montré que quelques citoyens déterminés étaient capables de faire échouer l’armée la plus sophistiquée au monde. L’homme a déjà triomphé des machines. C’est une erreur de croire que le progrès technique est un critère de civilisation, que des ordinateurs permettront de comprendre qui que ce soit, ni même de le dominer. Tout au plus peuvent-ils collecter de grandes quantités d’information, les trier et les synthétiser. La réorganisation de l’Agence va lui permettre de répondre à toutes les questions du jour, mais à aucune sur ce qui se passera demain.

    Les États-uniens et les Européens sont incapables d’admettre que des peuples qu’ils ont colonisés ont rattrapé leur retard technique alors qu’eux-mêmes n’ont pas rattrapé leur retard en civilisation. Ils se trouvent confrontés à leurs limites et ne peuvent plus influer sur le cataclysme qu’ils ont involontairement suscité.

     

    [1] « Dissolution de l’armée de la CIA en Syrie », Réseau Voltaire International, 3 mars 2015

    [2] L’arabe est la langue commune au Levant, mais on y parle aussi les différentes langues kurdes, l’arménien, le turc, l’araméen, le syriaque, l’hébreu etc. Presque aucun de ses habitants n’est ethniquement arabe.

     

    Source

     
     

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    SYRIE : L’AVEU AMÉRICAIN - Le dogmatisme démocratique : l’erreur fatale des Occidentaux

    SYRIE : L’AVEU AMÉRICAIN


    Le dogmatisme démocratique : l’erreur fatale des Occidentaux



    Jean Bonnevey
    le 16/03/2015
    modifié le 17/03/2015 à 08:50h
     
     
    Le djihadisme qui veut nous détruire, nous l’avons créé, les Américains l'ont financé. Nous avons partout voulu tuer le mauvais cochon. On commence à peine à le comprendre et encore pas tout le monde. L'extraordinaire revirement américain sur le régime Assad est tout de même un sacré aveu.

    Assad résiste et son régime avec lui. On pensait qu’il allait être emporté en quelques mois par un printemps démocratique syrien  puis par une rébellion armée de gentils sunnites voulaient en finir avec la dictature de la minorité chiite des Alaouites. Son armée, dirigée par les cadres de la minorité religieuse au pouvoir, a tenu bon. Petit à petit la rébellion a changé de visage et a été confisquée par les djihadistes sunnites.

    C’était tout de même prévisible, l’ennemi syrien de Damas, combattu par les Américains, était en fait le même que celui imposé par les Américains à Bagdad. Le pouvoir chiite irakien a donc réussi à déclencher une révolte sunnite armée devenue une insurrection islamiste.

    Notre incohérence est telle que le succès des djihadistes irakiens, destructeurs des cultures passées et génocidaires de chrétiens a été rendue possible par l’apport décisif de l'infrastructure de l'armée baasiste, c’est à dire nationaliste et laïque de Saddam Hussein. La cohérence est du côté de la Russie et de l'Iran, surtout de l'Iran qui, en Irak comme en Syrie, appuyé sur le terrain par le hezbollah libanais, soutient l’arc chiite qui résiste au djihadisme sunnite.

    La réalité géopolitique s’impose petit à petit à l'utopie idéologique. C’est  ce qui inquiète tant les monarchies du golfe qui financent, contre les chiites, les égorgeurs sectaires de l’EI. Car c’est l' Iran, allié d'Assad, qui a la clé de la victoire sur le terrain, au sol, et certainement pas nos bombardements de bonne conscience. Les américains, principaux responsables sauf en Libye de ce chaos devenu une guerre mondiale religieuse ou en tout cas une guerre menée au monde par une secte se référant à une religion, commencent peut-être à comprendre.

    Les Etats-Unis devront négocier avec le président syrien Bachar el-Assad pour mettre fin au conflit qui vient d'entrer dans sa cinquième année, a reconnu le secrétaire d'Etat américain John Kerry. « Au final, il faudra négocier. Nous avons toujours été pour les négociations dans le cadre du processus (de paix) de Genève I », a déclaré Kerry dans une interview diffusée sur la chaîne CBS .Washington travaille pour « relancer » les efforts visant à trouver une solution politique au conflit, a dit le chef de la diplomatie américaine. Les Etats-Unis avaient participé à l'organisation de pourparlers entre l'opposition syrienne et des émissaires de Damas à Genève au début de l'année dernière. Ce processus de Genève prévoit une transition politique négociée. Mais les deux cycles de négociations n'avaient produit aucun résultat et la guerre s'est poursuivie.

    Depuis le début du conflit en mars 2011, plus de 215.000 personnes ont été tuées et la moitié de la population déplacée. Les Etats-Unis, a poursuivi le secrétaire d'Etat, « continuent certes à pilonner le groupe Etat islamique, qui s'est emparé de larges pans de territoire en Irak et en Syrie, mais leur objectif reste de mettre fin au conflit en Syrie. Les Etats-Unis ne veulent pas d'un effondrement du gouvernement et des institutions en Syrie qui laisserait le champ libre aux extrémistes islamistes, dont le groupe Etat islamique (EI) ».

    « Aucun d'entre nous, Russie, Etats-Unis, coalition [contre l'EI], Etats de la région, ne veut un effondrement du gouvernement et des institutions politiques à Damas», a déclaré  John Brennan, directeur de la CIA, à New York devant le centre de réflexion Council on Foreign Relations. Des « éléments extrémistes », dont l'EI et d'anciens militants d'Al-Qaïda, sont « en phase ascendante » dans certaines régions de Syrie, a soutenu M. Brennan.
     
    Interrogé sur une potentielle coopération entre Washington et Téhéran en Irak, M. Brennan a suggéré que les deux pays collaboraient indirectement contre un ennemi commun, l'EI. « Il y a un alignement de certains intérêts entre nous et l'Iran » en ce qui concerne la lutte contre l'EI en Irak, a-t-il affirmé.

    On commence a comprendre qui est l’ennemi principal. Enfin… On… pas encore vraiment les Anglais et encore moins les Français qui continuent à sauter sur place en scandant, d’exécutions d’otages en attentats? de destructions en épurations, « démocratie – démocratie – démocratie »
     
     Source et publication:   http://metamag.fr/metamag-2753-SYRIE---L%E2%80%99AVEU-AM%C3%89RICAIN-Le-dogmatisme-democratique---l%E2%80%99erreur-fatale-des-occidentaux.html
     
     

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    Concentration de troupes US en Roumanie

    Publié par wikistrike.com sur 17 Mars 2015, 08:55am

    Catégories : #Politique internationale

    Concentration de troupes US en Roumanie

    L’encerclement de la Russie est bien formée, bien programmée par l’OTAN qui utilise les accords de paix de Minsk pour armer le continent européen ou pour l’occuper de ses troupes.

     

    En Pologne, en Allemagne, en Ukraine, en Lettonie, en Estonie, en Lituanie, les Etats-Unis envoient des troupes et des blindés.

     

    Les soldats US ont défilé par provocation à quelques mètres du poste de douane de Narva.

     

    L’envoi de véhicules blindés anglais avec des soldats anglais et américains est effectif en Ukraine.

    Sur tous ces anciens territoires du bloc de l’Est des soldats américains se montrent fièrement.

    Ce week-end des colonnes de véhicules blindés américains ont été filmées en Roumanie et les médias où se trouvent ces déploiements de troupes s’efforcent de dire que c’est à cause de la menace russe !

     

     

     

    Média roumain. C’est le média http://www.claboomedia.ro/ qui signale ce mouvement important de troupes américaines ce week-end et qui a été richement filmé par drone au-dessus de la gare de la ville de Medgidia.

    Le film montre des centaines de véhicules, transporteurs de troupes, blindés, même des véhicules avec la Croix-Rouge donc des véhicules sanitaires sur des plate-formes de train.

    Qui dit sanitaire dit préparation à des affrontements.

    Ou alors ces véhicules de guerre avec la Croix-Rouge peinte sur le camouflage ne sont là que pour rassurer la chair à canon…

    Film de drone au-dessus de la gare:

     

     

    En Pologne. Les Etats-Unis ont annoncé sur leur site officiel des forces armées, DoD News, le lancement d’exercices avec le missile Patriot. Cet essai aura lieu avec le 3e bataillon de l’armée de l’air polonais en charge des missiles a annoncé le colonel Steve Warren.

    L’exercice va inclure plus de 100 soldats américains et 30 véhicules sur le territoire polonais. Warren dit que l’exercice  fait partie des manœuvres « Operation Atlantic Resolve », opérations menées selon les dires de Warren pour réassurer les alliés sur la menace russe. Warren continue,  « cette réponse répond à la décision de la Russie de soutenir les rebelles dans le Donbass et pour répondre à l’annexion de la Crimée il y a un an ».

    Comme nous pouvons le voir le droit international privé ne doit que correspondre aux critères américains et les citoyens du Donbass qui ont pas la force des choses pris les armes pour protéger leur vie contre des massacres sont considérés comme des rebelle c.a.d des terroristes.

    Lettonie. Le 9 mars nous signalions le débarquement de plus de 100 chars US à Riga.

    Des sources viennent nous confirmer que ces blindés sont transportés par train (voir les images). Il est évident que des actions de provocations se mettent en place pour attaquer la Russie.

    Allemagne. Au port de Bremerhaven le bateau US Liberty Ship, celui qui débarqué des chars Abraham à Riga, a aussi débarqué les mêmes engins pour le sol allemand.

    Cela semble correspondre à l’annonce faite par la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen d’établir une garnison internationale de chars en Allemagne.

     

    Ce 13 mars des chars américains ont été vus en mouvement en direction de Grafenwöhr. « Les Américains augmentent leur présence », écrit le média local d’Oberpfalz.

    « A cause du conflit en Ukraine et des tensions qui en résultent avec la Russie les Etats-Unis consolident leur présence en Europe.

     

     Une partie des 800 chars américains doivent être stationnés à Grafenwöhr », annonce le même média qui explique aussi, « cela est la première consolidation militaire américaine en Allemagne depuis 25 ans. »

    Au port de Bremerhaven le bateau US Liberty Shipi débarque des chars Abraham pour le sol allemand

    Au port de Bremerhaven le bateau US Liberty Ship débarque des chars Abraham pour le sol allemand

    Olivier Renault pour Novorossia Vision
     
    http://novorossia.vision/fr/ce-week-end-concentration-de-troupes-us-en-roumanie/

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    Il y a un an jour pour jour, le 18 mars 2014, Vladimir Poutine a prononcé deux discours historiques reproduits ci-dessous : le premier, au Kremlin, a acté officiellement le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie.

    Le second (VOSTFR), prononcé lors d’un rassemblement à Moscou derrière le slogan « Nous sommes ensemble ! », constituait une célébration de ce retour de la Crimée au berceau russe.

     

    Discours du Président Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée à la Fédération de Russie – 18 mars 2014



    Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr (depuis http://eng.kremlin.ru/news/6889)

    Vidéo complète : https://www.youtube.com/watch?v=mhrPXMQUNBA



    18 mars 2014 – Kremlin, Moscou





     

    Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile au Kremlin.

     

    Président Vladimir Poutine : Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma, je vous souhaite le bonjour. Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous. Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)


    Chers amis,

    Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question qui est d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.


    Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)


    Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.


    Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe se trouvent également en Crimée. C’est aussi Sébastopol – une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.


    La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.


    Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.


    Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

    Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)


    Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)


    Chers collègues,


    Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde est fondée sur la vérité et la justice et a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXème siècle.


    Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.


    Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque même. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un Etat totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandés pourquoi tout d’un coup la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pouvaient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.


    Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créée à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’Etat. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.


    Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié la Crimée et Sébastopol – la base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.


    Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’Etat russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était alors absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)


    Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.


    Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes dans la mer d’Azov et le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivraient dans un Etat ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.


    Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

    Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années de l’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandés pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner cela : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. L’an dernier seulement, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.


    Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’Etat et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’Etat. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.


    Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un Etat purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur ​​la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.


    Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.


    Ceux qui se sont opposés au coup d’Etat ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.


    Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)


    Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)


    Deuxièmement, et plus important encore – qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.


    Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et a décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations Unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. A ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?


    En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leurs propres mains dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite: « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance ». Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.


    Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des Etats-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (Applaudissements) En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instructions. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.


    Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

    Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il y aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)


    D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.


    Chers collègues,


    Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.


    Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.


    Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».


    Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.


    Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.


    Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose: « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.


    Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.


    Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.


    En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)


    Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.


    Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)


    Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (Applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de tout le contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la réserve et l’objectivité de l’Inde.


    Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.


    Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands pour une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)


    Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’Etat ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’écoutiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)

    Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)


    La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation) Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous – les Russes et les Ukrainiens – pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.


    Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)


    Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, parce que ce n’est certainement pas le cas. Malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)


    Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.


    Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’Etat de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.


    Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.


    Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements) C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)


    Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.


    Evidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.


    Chers collègues,


    Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, si tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante et a déclaré qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)


    La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.


    Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée – 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements) Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements) Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)


    Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)


    Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)


    Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien. (Standing ovation)













    Discours du Président Vladimir Poutine lors du rassemblement de soutien à l'adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie « Nous sommes ensemble! » – 18 mars 2014



    Source : http://eng.kremlin.ru/transcripts/6892

    Version française et vidéo : http://www.sayed7asan.blogspot.fr



    Vidéo sous-titrée : https://www.youtube.com/watch?v=rFtE97gktNs




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