Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


Channel Description:

LA TRIBUNE D' UN HOMME LIBRE, REVUE DE PRESSE NON-CONFORMISTE

older | 1 | .... | 135 | 136 | (Page 137) | 138 | 139 | .... | 245 | newer

    0 0

     Agression de Madame Rossignol, sénatrice socialiste de Picardie.

      Suite à l’agression d’une sénatrice socialiste lors d’un retrait d’argent, sans qu’aucun témoin ne lève le petit doigt pour lui venir en aide, l’ancien maire communiste de Gréasque  (Bouches du Rhône) a publié sur Internet cette lettre ouverte qui  ne manque pas de sel.

    Comme quoi, le bon sens et le franc-parler ne se nichent pas  toujours où on pourrait le croire.

     

      Bonjour, Madame la Sénatrice,

       Vous avez, le 14 juillet dernier, subi une agression que  vous relatez dans Le Courrier Picard.

     
       
    À 14 heures, devant un distributeur d’argent, à Compiègne, un homme  vous a volé, en pleine rue et devant témoins, l’argent que vous  veniez de retirer.

    Vous l’avez vainement poursuivi, et vous avez déclaré en déplorant le fait que personne ne vous ait aidée : « Le premier problème de l‘insécurité, c’est la lâcheté collective. »

       Non, madame. 

      Le premier problème de l’insécurité, c’est votre politique d’immigration massive légale et illégale depuis trente ans, et la libre passoire instaurée, avec votre aval, par les accords de Schengen.

      Le deuxième, c’est le laxisme politique et judiciaire de votre  parti envers les voyous.

      Le troisième, c’est votre ministre de l’Intérieur qui  gesticule et ânonne autant qu’il est inefficace (il ne faut pas froisser votre nouvel électorat d’origine maghrébine et de confession musulmane).

      Le quatrième, c’est votre ministre supposée de la Justice dont le laxisme n’a d’égal que l’ignorance historique.

     Le cinquième, c’est que dans cette propension à protéger les voyous, si je m’attaque à l’un d’eux pour défendre une victime et que par malchance, je lui occasionne de graves blessures, « votre justice » me  conduira en garde à vue et en prison où l’on me dénichera, à moi, simple citoyen, une place que l’on ne trouve pas pour les vrais  voyous.

       Chère madame Rossignol, vous venez donc de goûter, à l’instar  de millions de Français agressés (et souvent avec des  conséquences bien plus graves que celles que vous avez subies), aux joies du « vivre ensemble » que vous prônez depuis des décennies et à celles de l’insécurité que votre politique promeut en cajolant tous  ceux qui prennent notre pays pour une vache à lait.

     Veuillez agréer, Madame, mes salutations républicaines.

     Pour les Français, bientôt le train de l'Histoire sera  arrivé à son terminus. Il faudra ramasser ses bagages et se préparer à descendre.

      
      
    Quand la Seine Saint-Denis a commencé à pourrir, les  Français de souche, ont quitté la Seine Saint-Denis transformée  depuis en coupe-gorge. De la même manière, ils quittent Lille, Marseille, Roubaix, les quartiers nord de Paris. Dans toutes les villes de grande, de moyenne importance  l'Islam progresse avec la perfidie d'une pieuvre.

       
      
    L'exemple de Hyères les Palmiers (la bien-nommée) est flagrant:  en 2007 cette petite ville était rayonnante et l'on s'y sentait  bien; en 2011 elle s'était déjà métamorphosée et ça et là les voiles apparaissaient, des marchés leur étaient réservés; en 2013 l'immigration et tout ce qu'elle comporte de négatif a pris  le dessus, jusqu'aux écoles maternelles où l'on affiche  ouvertement des repas sans porc.

     
      
    Progressivement, viendra le jour où changer de ville ne résoudra  pas le problème. Il faudra alors s'écraser ou bien quitter le  pays ! Peu à peu, le Français de souche se fait remplacer et il est heureux, Il regarde béatement sa Nation partir dans le tout à l'égout.

     
      
    Dans le désert, quand un animal est blessé, les rapaces viennent de partout, chacun veut son petit morceau « La France est aujourd'hui cet animal mourant. »

     
      
    Par leurs impôts, les Français financent les logements, la nourriture et les soins de ceux qui sont en train de les remplacer.

     
       Quand il n'y aura plus assez de travailleurs pour payer les parasites, ou la racaille (selon) ça sera le chaos et la  violence. 

    Pour son immigration, la France a particulièrement choisi des populations incapables de gagner ou de produire ne serait-ce  que leur pain quotidien, mais très capables de se reproduire...

     

     

    Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

     

    BLOG : http://pdfbretagne.blogspot.fr/

    Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com/

     

    Mail : pdfbretagne@orange.fr

      
      
    Il va bien falloir un jour se réveiller car la Marseillaise pourrait rapidement commencer par : « Aux larmes citoyens... ! »


    0 0

     

    Syrie, capture d’officiers européens combattant avec Al-Qaïda

      

     

     

     

     

     

     

     

     

    capture_decran_2012-08-24_a_10.55.48

     

     

    Ils sont , hollandais et britanniques et ils ont été faits prisonniers par l’armée arabe syrienne dans la ville de Qusseir.

    Ces officiers de pays « civilisés » combattaient avec les égorgeurs d’Al-Qaïda pour faire triompher les valeurs des droits de l’homme !

    Parmi ces égorgeurs, il y a aussi des européens de « nationalité » islamique, ceux qui sont issus de la diversité ! Un jour ou l’autre, c’est à Paris, Bruxelles et Londres qu’ils hurleront Allah Akbar.

    « Des Belges auraient aidé à décapiter un homme en Syrie (…) Le parquet fédéral a pris connaissance d’une vidéo dans laquelle des jeunes parlant néerlandais auraient aidé à décapiter un homme nu gisant sur le sol, a indiqué la porte parole du parquet, Lieve Pellens.

    La vidéo a été postée en juin sous un pseudonyme, sur un site internet proposant d’autres vidéos sinistres. Selon la légende, la victime serait un vieil homme chiite (…) On peut y voir un groupe de jeunes, criant « Allah Akbar » et « Tafkir », se tenant près de l’homme nu pendant que l’un d’entre eux lui coupe la tête avec un couteau.

    Durant cette scène macabre, on entend clairement des propos en néerlandais avec un accent flamand. On entend une voix dire « tournes-le », suivi d’un « sur son ventre » et de « tiens bien son pied ». En plus du néerlandais, on entend également des phrases en français et en arabe. »

    C’est la vidéo du scandale, la vidéo de trop. Celle qui fait les unes à Bruxelles, mais aussi à Beyrouth et à Damas.

    « C’est une vidéo de plusieurs minutes difficilement supportables » (…). La vidéo a été postée le 2 juin sur des sites spécialisés qui présentent des vidéos d’exécution, de faits de guerre ou d’attentats, précise La Libre Belgique.

    La légende dit qu’il s’agit d’une exécution d’un chiite en Syrie où la guerre civile a pris un tour confessionnel. Les Djihadistes inspirés par Al-Qaïda nourrissent une haine féroce pour les chiites. Et ils sont nombreux à consulter de telles vidéos comme l’avait montré le procès d’une filière Al-Qaïda à Bruxelles en 2004. De jeunes Belges se nourrissaient de telles images.

    Aucun visage, ni même silhouette des bourreaux ne sont visibles sur la vidéo. Deux objectifs se focalisent sur le corps du supplicié. Mais les voix sont audibles. On entend beaucoup d’Allah Akbar! (Allah est grand) et d’encouragements qui s’intensifient quand le couteau est placé sous la gorge du malheureux. On sent que l’effet de groupe joue.
    Le quotidien bruxellois précise encore : « Il est clair que des Belges figurent parmi les bourreaux. Leur accent ne trompe pas. Leurs paroles sont prononcées en néerlandais et en français : « Comme ça, c’est bon », « Tues-le », « Sale chiite » ou encore – en néerlandais – « Tournes-le », « Mets-le sur le ventre ». » Selon la porte-parole du parquet fédéral belge, la vidéo n’était pas encore connue du parquet.

    « C’est une nouvelle information pour nous » (sic), explique Lieve Pellens. « Elle va être examinée dans le cadre de l’enquête judiciaire menée actuellement par le juge d’instruction d’Anvers sur différents membres de Sharia4Belgium. »
    C’est le dernier épisode du feuilleton des « djihadistes belges » qui secoue le royaume. Épisode faisant partie du gros dossier des djihadistes de l’UE partis combattre en Syrie dans les rangs de l’ASL. Une centaine de Belges – beaucoup de jeunes, et une part de Flamands et Bruxellois de souche convertis – selon Bruxelles, moins d’un millier de ressortissants de l’UE selon l’.

    En réalité 6.000 ou 7.000 – dont 800 Belges – selon nos sources syriennes et libanaises.

    LE VRAI SCANDALE DERRIÈRE L’ANECDOTE DE PRESSE : A QUSSEIR DES OFFICIERS BELGES, HOLLANDAIS,  FRANÇAIS, BRITANNIQUES, QATARIS CAPTURÉS!

    Mais le vrai scandale, celui que personne n’évoque à Paris ou Bruxelles, n’est pas celui des djihadistes, salafistes et autres paumés de Sharia4Belgium partis en Syrie. C’est qu’ils étaient là bas encadrés par des officiers des forces spéciales de l’OTAN, dont des officiers belges et néerlandais. À Qusseir, des officiers belges, hollandais, français, britanniques et qataris ont en effet été capturés!


    Selon le journal libanais Al Nachra (fin mai 2013) – infos choc soigneusement occultées dans les médias de l’OTAN -, citant un député du parlement libanais, « des officiers français, britanniques, belges, hollandais et qataris ont été arrêtés au cours des combats à Qusseir alors que l’étau continue de se resserrer autour les terroristes d’Al Nosra. »
    Assem Qanso, député du parti Ba’aths socialiste libanais qui se confiait à Al Nachra, ajoute que « le nombre de ces officiers étrangers s’élève à des dizaines.

    Le chef d’Al Nosra Abou al Walid a été tué alors qu’il combattait au milieu de ces officiers étrangers… 36 villages situés dans la banlieue de Qusseir ont été libérés et l’armée arabe syrienne a réussi en deux jours de combats à nettoyer les régions du nord-ouest de la ville; ce qui veut dire que les voies d’approvisionnement d’Al Nosra depuis Arsal et Homs sont totalement coupées ».

    Selon ce député libanais de premier plan, des milliers de terroristes se sont rendus et près de 18 Libanais, tous des partisans du cheikh Salem Al Rafaï le religieux salafiste libanais, ont été arrêtés.

    Il y a aussi des salafistes libanais tués ou encore arrêtés. « Chaque famille libanaise qui a envoyé son fils au front du combat contre la Syrie a reçu 50000 dollars ».

    Le député s’inquiète aussi du retour des dizaines de combattants salafistes au Liban. « Le Liban ne peut pas tolérer éternellement ces éléments sur son sol surtout quand ils sont équipé » d’armes et de munitions. »

    MAIS QUE FONT LES BELGES ET LES NÉERLANDAIS EN SYRIE ?

    Pourquoi des Belges et des Néerlandais? Parce que justement le gros contingent des djihadistes venus de l’UE provient de Belgique et singulièrement de Flandre. Et que ces jeunes sans éducation ne parlent pas l’arabe mais juste le Néerlandais.
    On comprend mieux aussi la soudaine modération des Belges lors de la dernière réunion de l’UE à Bruxelles fin mai. A Bruxelles ce 27 mai, les 27 de l’UE examinaient en effet la question de la levée de l’embargo sur les armes à destination de la pseudo « opposition syrienne ». Mis en place il y a deux ans, l’embargo européen, y compris sur les armes, expirait fin mai. Londres, le cheval de Troie US dans l’UE, a revendiqué le droit d’agir seul pour aider les opposants syriens. Paris a appuyé ce chantage. Les modérés l’ont accepté.


    Curieusement – ou pas? – la Belgique est passée du camp des bellicistes à celui des modérés. Alors que le ministre belge des affaires étrangères Reynders était l’un des chiens enragés de l’UE-OTAN contre Damas, le voilà soudainement devenu très modéré. Il va en effet falloir négocier avec Damas …

    QUSSEIR, NID DE BARBOUZES

    Qusseir, base principale à la fois de la pseudo ASL et d’ (al-Qaïda en Syrie), ville stratégique entre Damas, le pays alaouïte et le nord-Liban, était aussi un « nid d’espions ».
    Outre les forces spéciales de l’OTAN venues encadrer les djihadistes de l’OTAN, on y trouvait aussi les barbouzes de Tsahal et du Mossad. 

    « Les membres des forces spéciales de l’armée sioniste viennent d’entrer à Al Qusseir où les terroristes d’Al Nosra et de l’ASL sont encerclés par les soldats de l’armée nationale », écrivait encore Al Khabar Press. « Des forces spéciales israéliennes arrivent expressément pour venir en aide aux terroristes d’Al Nosra.

    ils ont traversé les frontières du côté libanais et cherchent à empêcher l’avancée des soldats de l’armée syrienne. »
    Il s’agissait en effet d’éviter une victoire des loyalistes à Qusseir (libérée ce 6 juin): « Al Qusseir est la principale base des terroristes en action contre l’état et l’armée syriens. C’est une ville qui entre dans la cinquième semaine de son siège par les forces de l’armée nationale.

    Si l’armée syrienne parvient à entrer dans la ville, l’une des principales artères d’approvisionnement des terroristes sera coupée, au risque de mettre hors-jeu le front terroriste d’Al-Nosra ».

    LE JEU VICIEUX DE L’OTAN AVEC LES ISLAMISTES RADICAUX

    Mais revenons à nos djihadistes belgo-flamands, un dossier pourri qui illustre tragiquement la politique incohérente de l’OTAN envers les islamistes radicaux… Dénoncés à Bruxelles ou à Paris. Combattus en Afghanistan.

    Mais financés et armés comme alliés et infanterie coloniale de l’OTAN en Libye, en Syrie, au Mali, ou encore dans le Caucase contre la Russie.


    Tout cela se paye déjà en Afghanistan et au Mali avec le sang de jeunes Européens, livrés au Moloch yankee pour mener une guerre néo-coloniale, qui est avant tout une guerre contre la Grande-Europe !
    Le groupe salafiste et criminel « Sharia4Belgium », branche d’un réseau islamiste – basé à Londres, « Sharia4UK » – et implanté dans toute l’UE, illustre ce jeu pervers! Il a longtemps été toléré par les polices politiques belge et de l’OTAN, et est sous les feux de l’actualité depuis les émeutes islamistes à Bruxelles du printemps 2012.

    « Durant la même soirée du 31 mai, une émeute avait eu lieu devant le commissariat de police molenbeekois (une des 19 communes de Bruxelles) de la rue du Facteur, après que Shariah4Belgium, un mouvement islamiste radical (…) ait appelé à des actes de protestation.

    Durant les jours suivant ces deux événements, les rues de la commune bruxelloise furent agitées. Un extrémiste musulman parisien avait même poignardé deux agents de police dans la station de métro Beekant », écrivait alors La Libre Belgique.


    Depuis, après avoir bénéficié d’une publicité médiatique indécente sur tous les médias belges, TV inclus, Sharia4Belgium s’est ensuite révélée comme une des filières principales de recrutement des djihadistes vers la Syrie…Les autorités judiciaires, commente La Libre Belgique, « qui savaient que des membres actifs de Sharia4Belgium étaient en Syrie depuis août dernier, soupçonnaient de longue date que certains avaient pris part à des exécutions.

    Le parquet fédéral l’avait indiqué après l’arrestation de Fouad Belkacem (leader du groupuscule islamiste) le 16 avril dernier: « Ils auraient rejoint en Syrie des groupes de combattants aux idées salafistes djihadistes inspirées par Al-Qaïda. Ils participeraient à des combats et même à l’enlèvement et à l’exécution de ce qu’ils appellent des « mécréants ».

    Cette conviction s’appuyait sur des écoutes téléphoniques (…) signalant que son groupe avait décapité un homme qu’il avait enlevé, initialement pour une rançon. »

    COMME AU SAHEL, LA VAGUE DJIHADISTE DE L’UE REPOND AU MAUVAIS SIGNAL DES USA ET DE L’OTAN

    Le déclencheur de l’activisme terroriste des djihadistes au Sahel et au Maghreb comme en Europe est en effet la réponse à un signal fort, et extrêmement irresponsable, donné depuis plus de deux ans par les USA et l’OTAN: la collaboration des services spéciaux de l’OTAN, et singulièrement de la CIA, des Français et des Britanniques avec des leaders d’Al-Qaida et d’AQMI, sa branche nord-africaine en Libye, en Syrie et en Algérie.
    On ne le répétera jamais trop, la vision, exemple emblématique, d’un ancien prisonnier de Guantanamo, Abdelhakim Belhadj, adoubé par les généraux de l’OTAN, français en tête, comme « gouverneur militaire de Tripoli » en Août 2011 est un mauvais signal donné à tous les djihadistes.

    Relire les déclarations délirantes des généraux français de l’OTAN lors de la prise de Tripoli en Août 2011…
    Le même Abdelhakim Belhadj fut ensuite chargé de mission contre Damas en novembre 2011, à la tête d’une brigade en Syrie mais basée en Turquie, et dont les camps d’entrainement étaient précisément organisés en Libye avec la bénédiction du CNT et de ses protecteurs de l’OTAN.

    LE SCÉNARIO DU DIABLE

    Les USA, l’OTAN et singulièrement la France payent cash le prix fort pour cette politique aventuriste et irresponsable. Et ce n’est que le début. Les djihadistes ont le vent en poupe, disposant maintenant de relais forts et de gouvernements favorables en Libye, en Égypte, en Tunisie et au Maroc, où les salafistes et les Frères Musulmans dominent maintenant la vie politique, toujours sous la protection de généraux « arabes » protégés par les USA et l’OTAN.


    A cela s’ajoute le pillage des arsenaux libyens par les « katibas » djihadistes du CNT et la vente par les dirigeants corrompus du CNT libyen d’un impressionnant arsenal à AQMI au début du coup d’état en Libye, en mars-mai 2011 (notamment des ventes de missiles exposées par le Canard Enchaîné à Paris, à l’époque).
    Sans oublier aussi la Centrafrique, où les Occidentaux, pas échaudés apparemment par les désastres libyen et malien, ont rejoué le scénario maudit, le scénario du diable, installant au pouvoir la Séléka et ses islamistes – via un nouveau CNT. On comprend mieux alors le nom du pouvoir « de transition » installé au pouvoir en Centrafrique – et que Paris aurait pu balayer sans problème, ce CNT inspiré du CNT libyen de Benghazi…


    Derrière ce scénario du diable, il y a le projet géopolitique états-unien, celui des néo-cons de Bush réactivé par Obama, dit du « Grand Moyen-Orient », au sens de plus en plus large et où l’Afrique est devenue l’arrière-cour de ce « Grand Moyen-Orient » remodelé et de sa cible géostratégique, le contrôle de l’Eurasie, clé d’un « XXIe siècle états-unien ».

    Dans ce projet la tactique est simple, toujours la même : allier dans un état faible ou fragmenté un pouvoir militaire et des forces islamistes, tous deux gagnés à l’économie libérale (la première caractéristique des Frères Musulmans, par exemple, est leur hostilité absolue au socialisme). Pour arriver à cela, il faut évidemment s’allier au diable djihadiste !

    LA SCHIZOPHRÉNIE CRIMINELLE DES USA ET DE L’OTAN, JUSQU’À BRUXELLES

    La politique des USA et de l’OTAN, dont la France des Sarkozy et Hollande – qui a enterré la politique du général de Gaulle aussi bien au niveau européen qu’arabe – réintégrée dans l’OTAN est le bon élève servile, peut être qualifiée de schizophrène.

    Chaque jour de jeunes soldats sont sacrifiés en Afghanistan, en Irak ou au Mali pour combattre des djihadistes que par ailleurs on a armés et organisés, comme allié principal, en Libye ou en Syrie. Incohérence ou cynisme …
    Schizophrénie qui touche aussi les services spéciaux de l’OTAN. Ainsi les branches Sécurité Intérieure des services français, britanniques ou belges, qui doivent suivre les djihadistes et autres salafistes en Europe, doivent regarder d’un drôle d’œil leurs collègues des branches Action Extérieure et du Service Action, qui ont encadré et armé les mêmes islamistes en Libye ou le font encore contre la Syrie.

    En particulier les barbouzes français qui ont organisé les livraisons d’armes aux Brigades de Zenten et de Tripoli en juin 2011, avant de remettre la capitale libyenne à leur chef Abdelhakim Belhadj. Où les officiers belges, hollandais, français et britanniques qui ont été capturés à Qusseir …


    Cette schizophrénie touche aussi toute la classe politique belgo-flamande (à l’exception des républicains flamands), mais aussi les magistrats, les élites ou les policiers.

    Qu’attendre encore lorsque que le porte-parole du Parquet fédéral belge, compétent en matière de terrorisme, ose déclarer ce qui suit (16 avril 2013) : « Le Parquet fédéral a souligné l’importance de s’attaquer aux structures et aux groupes qui permettent à des jeunes Belges de se rendre en Syrie.

    Il précise toutefois qu’il ne faut pas mettre tous les jeunes partis en Syrie dans le même panier, soulignant que certains cherchent à protéger la population civile (sic) et à renverser le régime en place pour le remplacer par un État démocratique (re-sic). » ?

    TunisieSecret

    Luc Michel, repris sur Global Relay Networ

    source et publication:   http://www.tunisie-secret.com/EN-SYRIE-CAPTURE-D-OFFICIERS-EUROPEENS-COMBATTANT-AVEC-AL-QAIDA_a610.html

    http://reseauinternational.net/syrie-cpture-dofficiers-europeens-combattant-avec-al-qaida/


    0 0
  • 06/25/14--00:43: C' EST EN EUROPE ???
  •  Mercredi 25 juin 2014       http://revoltes-en-europe.over-blog.com/article-l-angleterre-en-alerte-suite-au-retour-de-musulmans-jihadistes-de-syrie-123991274.html

     

    24 juin 2014

    L’émir Tamim bin Hamad du Qatar va financer pour plus de 2 milliards d’euros la transformation des arènes de Barcelone en une mosquée gigantesque, la plus grande d’Europe avec un minaret de 300 mètres de haut, une ''école'' islamique, une salle de conférence et un musée islamique.

    Le propriétaire actuel des arènes aurait déjà accepté la conversion du lieu en mosquée qui devrait voir le jour en 2020. Selon, Mowafak Kanfach, propriétaire de nombreuses librairies arabes à Barcelone, les habitants seront fiers de voir les musulmans transformer ce lieu de souffrance (pour les taureaux) en un lieu ''noble''. Source : Freiezeiten.net

    La ré-islamisation de l’Espagne est en marche en particulier la Catalogne (voir les deux vidéos ci-après).


    Les arènes de Barcelone en vidéo. Regardez-les bien car dans 6 ans elles n'existeront plus avalées par la pieuvre islamique qui fait son nid partout en Europe...


    L’émir Tamim bin Hamad du Qatar financier musulman de la future mosquée.im2-copie-15.jpg


    La réislamisation de Barcelone en vidéos. Défilé musulman dans les rues de la ville en 2013.


    0 0

    Chaos en Irak :

    à qui la faute ?

    ¡Mujeres-de-todo-el-mundo-uníos
    Le 25 juin 2014
    Les Américains commencent à être effrayés par ces alliances conclues au milieu du siècle dernier, obligés de ménager leurs vieux amis tout en se demandant s’ils n’auraient pas, au bout du compte, joué le mauvais chameau.
     

    C’est peu de le dire, mais rien ne va plus en Irak et ses proches environs.

    Les djihadistes sunnites de l’EIIL (État islamique en Irak et au Levant) progressent de jour en jour, bousculant une armée irakienne à forte majorité chiite, pourtant plus de dix fois supérieure en nombre ; ce qui, au passage, est proportionnel à la démographie locale.

    La raison d’une telle débandade tient peut-être au fait que cette dernière a été entraînée par des Américains qui, après avoir à moitié rasé le pays en 1990, l’avoir ensuite affamé plus de dix ans durant et l’ayant encore envahi en 2003, n’ont rien trouvé de plus judicieux à faire, pour réorganiser ladite armée, que de licencier tous ses cadres, sunnites laïcs et membres du parti Baas pour la plupart, qu’on retrouve aujourd’hui à encadrer leurs frères ennemis islamistes.

    Quelle réussite, à la fois militaire et diplomatique…

    La Maison-Blanche voulait remodeler le Proche et le Moyen-Orient ; voilà qui est fait, mais pas de la manière dont leurs brillants stratèges l’avaient forcément envisagée.

    Enfin, si le but était de démembrer le tout en bantoustans ethnico-confessionnels, le but aura été atteint au-delà des espoirs les plus fous… Avec Israël qui se frotte les mains, mais pas tant que ça, l’État hébreu étant susceptible de tôt regretter le temps du Hamas, avec lequel il est toujours possible de négocier, parce que discipliné, alors que les autres…

    Cela posé, deux faits majeurs s’imposent. Les frontières issues des accords Sykes-Picot, signés en 1916, sont en train de voler en éclats.

    Il s’agissait déjà d’une cote mal taillée, puisque visant à transformer les provinces des califats de jadis en États-nations à l’européenne ; cote d’autant plus mal taillée que les territoires ancestraux de tel ou tel peuple se virent amputés de telle ou telle terre, tandis que les Anglais conservaient du sable gorgé de pétrole, et nous, Français, du sable submergé d’emmerdements à venir.

    Ensuite, ce conflit entre sunnites et chiites, un temps mis sous le boisseau, du temps de ces régimes socialistes et laïcs que les USA n’ont eu de cesse d’abattre, préférant « dealer » avec les wahhabites saoudiens.

    Les pires des guerres sont intra-religieuses : musulmans contre musulmans ; comme les Européens autrefois, entre catholiques et protestants. C’est exactement ce qui se passe aux confins de l’Irak et de la Syrie.

    Dans l’affaire, les chrétiens ne sont que victimes collatérales, et les géopoliticiens de comptoir qui résument l’affaire en un affrontement entre méchants musulmans et gentils chrétiens doivent avoir lu plus souvent les œuvres de Danièle Gilbert que celles de Jacques Bainville.

    Dans une tribune récemment publiée dans Le Figaro, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin ne disait finalement pas autre chose.

    D’un côté, l’arc chiite, qui va de l’Iran jusqu’au Liban en passant par la Syrie. De l’autre, la puissance financière sunnite de l’Arabie saoudite et des Émirats, Qatar en tête, qui financent ces djihadistes sunnites du genre énervé tentant de créer un califat nouveau, à cheval entre Irak et Syrie ; même les fous furieux de la secte Boko Haram bénéficient de leurs subsides… Jusqu’au jour où ils se retourneront contre leurs bailleurs de fonds, mécréants naviguant à vue entre caisses de whisky, putes à volonté et bases américaines installées près des lieux saints.

    De fait, les Américains commencent à être effrayés par ces alliances conclues au milieu du siècle dernier, obligés de ménager leurs vieux amis tout en se demandant s’ils n’auraient pas, au bout du compte, joué le mauvais chameau.

    Car à long terme, le gagnant de cette partie de poker menteur sera l’Iran, seule puissance stable de la région, avec laquelle les USA tentent de recoller les morceaux.

    Sans oublier la Turquie, discrète pour le moment, mais jusqu’à quand ?

    De son côté, la France ne dit rien.

    Comme depuis trop longtemps, sachant que ce qui nous reste de politique arabe se limite à Barbès-Rochechouart, pour reprendre le mot célèbre de Michel Jobert.

     

     
    Journaliste, écrivain

    Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 €

    À commander en ligne surfrancephi.com.

     

    Source :   http://www.bvoltaire.fr/nicolasgauthier/chaos-en-irak-faute,90977?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=65a5b29cde-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-65a5b29cde-30458741&mc_cid=65a5b29cde&mc_eid=c288dd3ece


    0 0

    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur EIIL, l’Etat Islamique d’Irak et du Levant

    Posted On 23 juin 2014
    By :  

    Voici, en 16 points, ce qu’il faut retenir de l’organisation terroriste EIIL, ou ISIS, ou ISIL, qui veut dire Etat islamique d’Irak et du Levant, et encore Etat islamique d’Irak et de Syrie.

    Ce document de référence a été mis une première fois à jour le 24 juin au point 6, sur le financement d’ISIS, et intègre les observations de Lori Plotkin Boghardt, spécialiste de la politique du Golfe au Washington Institute.

    1- ISIS était, et portait le nom de « al-Qaeda en Irak »

    • En février 2014, ISIS et al-Qaïda ont divorcé lorsqu’ISIS a affirmé contrôler Jabhat al-Nusra, la branche syrienne d’al Qaïda, et a défié l’ordre du leader, Ayman al-Zawahiri, de faire marche arrière.
    • C’était la première fois qu’une branche d’al Qaïda défiait publiquement l’ordre du guide. Ensuite, ISIS a continué à désobéir en refusant de tuer moins de civils en Syrie, jusqu’au moment où al-Qaïda a jugé opportun de désavouer ISIS, dans un communiqué publié en février.
    • Les experts considèrent que ISIS est en compétition avec al-Qaïda pour la domination des extrémistes du monde entier, que les services de renseignements occidentaux s’obstinent à faire passer pour des loups solitaires.
    • Certains considèrent qu’ISIS pourrait, à terme, dominer toutes les organisation terroristes sunnites du monde.

    2-ISIS veut établir un califat islamique

    L’objectif d’ISIS est très précis, et ce depuis sa création en 2004 : fonder un califat islamique, sunnite et fondamentaliste et redessiner les frontières récemment créées (la Syrie reçut une partie des terres ottomanes pour créer un état en 1924, l’Irak reçut une autre partie en 1932, le Liban en 1943, l’Arabie Saoudite en 1932, la Jordanie en 1946, et les Juifs reçurent le reste de la Palestine en 1920.

    Rien n’était prévu pour les « Palestiniens », car ce peuple n’existait pas encore)

    ISIS détient déjà une bonne partie de l’Irak et de la Syrie, soit environ la taille de la Belgique, mais si vous regardez de près, vous constatez qu’au delà de l’idéologie, les territoires dans son collimateur se superposent étrangement avec les puits de pétrole, et devraient attirer, à terme, si sa position se renforce, des sympathies de certains pays occidentaux peu regardant.

    ISIS_map_oil

    S’ils n’ont pas fait la démonstration de leur capacité à décimer le pouvoir syrien, ils apportent la preuve qu’ils ont une vision stratégique à long terme.

    3- ISIS s’auto alimente du conflit entre les sunnites et les shiites d’Irak

    Si le conflit millénaire entre les sunnites et les shiites se polarise autour de savoir qui doit un jour succéder au prophète Mohammed, il faut comprendre cette rivalité dans sa dimension tribale, faite de règlements de comptes, de barbarie, de soif de pouvoir et de sang, et de direction politique.

    Une majorité d’Irakiens sont shiites, mais les sunnites dirigeaient le pays quand Saddam Hussein, un sunnite, était au pouvoir.

    Saddam réussit à faire croire jusqu’à aujourd’hui que les sunnites étaient majoritaires en Irak, provoquant des ressentiments quand les shiites prirent les rennes après l’intervention américaine.

    Les sunnites se considèrent donc légitimement en droit de partager le pouvoir, trompés qu’ils sont sur leur nombre.

    Résultat, les deux groupes musulmans ne se font aucune confiance, se détestent, se livrent mutuellement à des opérations de nettoyage ethnique et d’attentats suicides.

    Tant que les shiites tiendront le gouvernement et que les sunnites se sentiront sous représentés, ISIS aura une audience et une facilité à recruter. De là son succès dans la région sunnite du nord ouest.

    4- Le premier ministre irakien, shiite, agrave la situation

    La discrimination envers les sunnites pratiquée par le premier ministre Nuri al-Maliki est tellement stupide qu’elle semble être faite pour aider ISIS à recruter.

    Certaines sources avancent que le gouvernement lui-même aurait dans le passé financé ISIS. Notamment, une partie des profits pétroliers de Deir ez-Zor arriverait dans les caisses d’ISIS et de al-Nusra par l’intermédiaire d’hommes de paille et de sociétés écrans.

    201461984023255734_20

    al-Maliki a mis en place un gouvernement shiite et il refuse jusqu’à présent tout accommodement dans les sens des sunnites. Pour jeter de l’huile sur le feu, et comme la vie humaine pèse peu, la police shiite abat les manifestants sunnites, même pacifiques, et arrête arbitrairement des civils sunnites. Pire, il a noué des alliances avec des groupes terroristes shiites violents, ce qui a excité la rage des sunnites. Et ISIS n’a eu qu’à se baisser pour recruter des combattants.

    Quand ISIS s’est reformé, il a joué sur les persécutions contre les sunnites en mettant en avant l’identité sunnite. Selon Michael Knights, de l’institut de Washington pour les études au proche Orient, Maliki« a transformé la propagande d’ISIS en réalité », et a rendu la tâche de recrutement d’ISIS beaucoup, beaucoup plus facile…

    De plus, les gouvernements américain et irakien ont libéré une grande quantité de prisonniers d’al Qaïda, qui, selon Knights « a favorisé une infusion sans précédent de terroristes entrainés, la plus forte qu’on a jamais vu. » Enfin, lorsqu’elles étaient présentes, les forces américaines s’engageaient dans des raids sophistiqués « chaque nuit de l’année, » et le retrait d’Irak a donné à ISIS l’oxygène et l’espace pour se reconstituer.

    5 -ISIS a une base très importante en Syrie

    La guerre civile en Syrie a permis à ISIS de monter en puissance et de réussir son attaque contre l’Irak. La carte permet de mieux comprendre en se concentrant sur les zones bleues, contrôlées par ISIS:

    Syria_areas_of_control_March_2014

    Le chaos syrien a permis à ISIS de consolider ses positions. « La guerre leur a donné accès à des armes lourdes », explique Michael Knights, ajoutant qu’ « ISIS a une source de financement constante via le commerce local et le secteur pétrolier et gazier. »

    De plus, les zones sous son contrôle lui ont permis de se retrancher vers l’Irak lorsqu’il attaquait la Syrie, et vers la Syrie lorsqu’il attaquait l’Irak: « l’une des raisons principales du succès d’ISIS consiste en l’existence de ses bases arrières, » explique Jason Lyall, professeur à l’université de Yale, spécialisé dans l’étude des insurrections.

    6- ISIS se finance par le racket, l’extorsion, et le pétrole

    Contrairement aux autres organisations terroristes en Syrie, ISIS dépend peu de l’aide étrangère pour survivre. En Syrie, l’organisation a constitué une sorte de mini état: elle lève des « impôts », vend de l’électricité, et exporte du pétrole.

    Selon Max Fisher du Washington Post, ISIS vit d’extorsion de fond contre des travailleurs d’ONG humanitaires, et de la vente d’électricité au gouvernement syrien qu’il combat. Ainsi, explique Fisher, ils peuvent payer de meilleurs salaires que les autres organisations terroristes, et même que l’armée syrienne et irakienne – qui ont subi de nombreuses désertions, et donc, leurs vues sur les puits pétroliers semblent plus réalistes, et inquiètent déjà sérieusement les pays consommateurs.

    Selon Lori Plotkin Boghardt spécialiste de la politique du Golfe au Washington Institute, « ISIS génère ses revenus de la contrebande (pétrole, armes, antiquités), de l’extortion (le groupe récolte environ 8 millions de dollars par mois en « taxes » sur le commerce local), et de formes plus classiques de criminalité (vol, contrefaçon). La saisie de la banque centrale de Mosul, le 11 juin dernier, a permis à ISIS de s’approprier des dizaines de millions de dollars, même si les officiels américains avancent que le chiffre de 400 millions souvent cité n’est pas crédible. »

    Lori Plotkin Boghardt ajoute que « certains indicateurs laissent à croire que les « succès » d’ISIS pourraient encourager les riches donateurs saoudiens et d’autres états du Golfe à augmenter le montant de leurs dons. Cependant, il semble que la réalité est que ISIS a acquis une importante indépendance financière. »

    Cependant, il semble difficile pour ISIS de vendre le pétrole d’Irak comme ils le font en ce moment en Syrie du fait de la qualité et de l’étendue des infrastructures sous leur contrôle.

    7 – Le marché du pétrole est inquiet de l’avancée d’ISIS

    L’Irak possède la 5e plus grosse réserve de pétrole, et produit en ce moment 4% de la production mondiale. Pour l’instant, ISIS n’a pas perturbé les centres de production du nord est et du sud est, mais les marchés sont nerveux et inquiets. Le prix du brut est au plus haut depuis septembre 2013 car les combats touchent un des pipelines les plus importants, et pourraient vite dégénérer.

    8 – Le conflit est une bénédiction pour les Kurdes d’Irak

    Les Kurdes sont principalement sunnites, mais ils sont ethniquement différents des arabes irakiens. Ils contrôlent une partie du nord de l’Irak où se trouvent de nombreux champs pétroliers, et ils représentent une force tampon entre ISIS et le gouvernement irakien.« Cette crise est une aubaine pour les Kurdes, » affirme l’expert de la politique irakienne Kirk Sowell.

    Le Kurdistan irakien est semi-autonome. Les forces de sécurité kurdes, les milices peshmergas, entre 80 000 et 240 000, bien entraînées, et seulement partiellement intégrées dans le gouvernement irakien, n’obéissent pas aux ordres de Bagdad. Ils sont bien équipés, et sont craints par ISIS qui les a soigneusement et prudemment évités dans leur passage vers Bagdad.

    Il n’y a donc jamais eu de conflit sérieux entre ISIS et les Kurdes, qui ont pris le contrôle de Kirkuk, une ville près des dépôts de pétrole, ce qui leur a permis, pour la première fois, de vendre du pétrole à Israël, la semaine dernière.

    9 – ISIS n’est pas le seul groupe anti-gouvernemental

    Par manque de connaissance en géopolitique et souci de simplification, les grands médias présentent le conflit comme un combat entre le gouvernement irakien et ISIS. Rien n’est moins approximatif : d’une part le gouvernement bénéficie de l’aide de l’Iran et des milices shiites, et ISIS, qui n’est pas la seule organisation qui combat le gouvernement irakien, est suivi par un autre groupe rebelle, Jaysh Rijal al-Tariqa al-Naqshbandia (JRTN) dont personne ne parle. Ce sont des nationalistes sunnites, souvent anciens membres du parti loyaliste Baath de Saddam Hussein. Son leader s’appelle Izzat Ibrahim al-Duri, un ancien député de Saddam.

    JRTN ne partage pas les objectifs d’ISIS. Ils veulent seulement installer une dictature sunnite. Mais ils sont plus intéressés à combattre le gouvernement shiite de Maliki qu’à lutter l’un contre l’autre… pour l’instant.

    « Je peux dire qu’ISIS n’est pas majoritaire dans l’opinion populaire » dit Kirk Sowell, analyste politique et expert de l’Irak. « Ceci étant dit, ajoute-t-il, c’est le groupe le mieux organisé et ses jihadistes sont très entrainés par des années de combat en Irak et en Syrie. Oui, JRTN sont également très bien organisés, mais il ne sont pas aussi nombreux et n’ont pas les ressources financières. »

    10 – ISIS a fait de sérieuses avancées territoriales en Irak.

    La victoire principale d’ISIS, c’est Mosul, une ville du nord de l’Irak et la seconde du pays en population. A partir de là, ils ont avancé rapidement :

    ISIS_advance

    Avec les régions qu’ils contrôlent en Syrie, cela donne à peu près cela :

    isis_bbc_control

    11 – L’armée irakienne est bien plus puissante qu’ISIS, mais dans un état catastrophique

    ISIS ne peut pas défier le gouvernement irakien pour le contrôle du pays. ISIS possède supposément un peu plus de 7 000 hommes, tandis que l’armée a 250 000 hommes, plus la police armée. L’armée a également des tanks, des avions et des hélicoptères. ISIS ne peut donc probablement pas prendre le contrôle de Bagdad ou du sud sans risquer d’être anéanti.

    Mais l’armée irakienne est également dans un état catastrophique, ce qui explique les avancées spectaculaires d’ISIS.

    Par exemple, à Mosul, 30 000 soldats irakiens se sont sauvés devant 800 jihadistes d’ISIS parce qu’ils ne voulaient pas risquer de mourir ou simplement se battre pour ce gouvernement. Avant les évènements du 10 juin, il y a eu des centaines de désertions chaque mois. ISIS à Mosul, bien entendu, va accélérer cette tendance.

    Et les divisions sectaires jouent aussi : l’armée est constituée de sunnites et de shiites, et « il semble que l’armée irakienne soit clivée selon les lignes des deux sectes, » explique Jason Lyall.

    « Le désir des soldats sunnites de combattre leurs frères sunnites pour reprendre Mosul semble très limité, » car beaucoup de sunnites refusent de combattre d’autres sunnites pour le compte d’un gouvernement qui les opprime.

    Et donc ISIS a un boulevard pour se développer. Mosul est une ville principalement sunnite, mais la résistance sera plus sérieuse dans les zones shiites. Autrement dit, ISIS pourrait décider de se cantonner aux zones sunnites pour ne pas être débordé.

    12 – L’Iran livre bataille au coté du gouvernement irakien

    Le gouvernement iranien est shiite. Tout est dit. Il a des liens étroits avec le gouvernement shiite irakien, et comme en Syrie, il ne laissera pas les rebelles sunnites renverser un gouvernement shiite ami. Donc l’Iran est déjà entré en guerre dans ces deux pays, et contre ISIS.

    L’Iran a déjà envoyé 500 gardes révolutionnaires pour aider l’armée contre ISIS. Ce ne sont pas « n’importe quelles troupes » iraniennes. Ce sont des forces Quds, l’élite de la garde, pour les opérations spéciales, et l’une des puissances militaires les plus efficaces du Moyen Orient, sans comparaison avec l’armée indisciplinée, désorganisée d’Irak. Selon un ancien officier de la CIA, les forces Quds du commandant Qassem Suleimani sont « la force opérationnelle la plus puissante de tout le Moyen Orient aujourd’hui ». Et Suleimani, rapporte le Wall Street Journal, assiste en ce moment même le gouvernement irakien à « gérer la crise » à Bagdad.

    Ces troupes iraniennes dominent ISIS sur le terrain. Toujours selon le Wall Street Journal, la combinaison des forces Iran-Irak a déjà permis de reprendre 80% de Tikrit.

    Mais…

    L’arrivée des iraniens pourrait également encourager les sunnites à s’engager massivement auprès d’ISIS. La perception que le gouvernement irakien est déjà trop près de l’Iran est source de critiques parmi les sunnites. Et ceci, non pas d’un point de vue nationaliste, mais sectaire. S’ajoute à cela le fait que les Irakiens n’aiment pas l’idée que leur gouvernement soit la marionette d’un autre pays, et surtout pas de l’Iran, en mémoire de la guerre Iran-Irak encore présente dans les esprits.

    Donc…

    La présence de l’Iran donne une légitimité à la propagande d’ISIS, qui affirme qu’il ne s’agit pas d’un conflit entre le gouvernement irakien et les rebelles islamistes, mais entre les shiites et les sunnites.

    13 – Les Etats Unis et l’Iran se parlent sur le sujet irakien

    Tant les Etats Unis que l’Iran veulent que le gouvernement irakien démolisse ISIS, et les deux ennemis d’hier se parlent et se rencontrent en dehors de la vue des médias pour discuter de ce qu’ils peuvent faire ensemble.

    Des discussions informelles ont eu lieu, même si les contours des accords sont flous. Mais il est possible que nous verrons Obama soutenir une intervention de large envergure en Irak après que les Etats Unis ont combattu les milices soutenues par l’Iran après l’invasion de 2003 – et perdu des milliers d’hommes.

    Et quels que soient les accords, ils seront difficiles à obtenir, et seront fortement controversés dans les deux pays, chaque population voyant l’autre comme son ennemi principal au Moyen Orient.

    Politiquement, les oppositions à toute collaboration sont nombreuses, et les groupes politiques ont un dégoût profond pour tout accord dans les deux pays. Toute entente sera tendue, pour ne pas dire plus.

    14 – Obama pourrait bombarder ISIS

    Obama n’en est pas à sa première erreur en politique étrangère. Il les additionne. Les observateurs géopolitiques en ont relevé 9, sur lesquelles je reviendrai. J’en vois peut-être même plus…

    Pour Obama, ISIS est presque le symbole absolu de ses échecs: l’échec de sa stratégie d’éliminations ciblées contre les terroristes, et son retrait, pardon, sa décision de « mettre fin » à la guerre en Irak comme si l’ennemi d’hier mettrait également « fin à la guerre », comme s’il renoncerait à vouloir la gagner.

    Obama a décidé d’envoyer 275 conseillers en Irak. Mais il semble qu’ils serviront surtout à évacuer une partie du personnel américain de l’ambassade de Bagdad. Ces troupes sont équipées pour le combat, mais elles n’ont pas reçu l’ordre d’affronter ISIS, ni d’entraîner les troupes irakiennes (en tous cas, pas pour le moment).

    Le gouvernement de Maliki a demandé à Obama une aide sous la forme de drones pour frapper ISIS. Mais les Etats Unis n’ont presque plus de réseaux de renseignements sur place, et ISIS se déplace en petits groupes, en mouvements constants. Bombarder sans développer les sources de renseignement est inutile, et envoyer des troupes spéciales sur place est presque impossible, d’autant qu’Obama veut se retirer des conflits mondiaux. Il a affirmé ne pas vouloir envoyer une armée en volume en Irak.

    15 – Obama est critiqué parmi les Démocrates pour son inaction et ses mauvais choix

    Obama commence à être tenu pour responsable du chaos jusque dans son propre camp. Plusieurs de mes amis démocrates ne tarissent pas de critiques à son endroit, et je ne suis certainement pas le seul à en entendre.

    La controverse est partie des accords de 2011 entre Obama et Maliki.

    La Maison blanche a tenté de négocier, depuis la position de faiblesse mentale d’Obama, la permission de laisser des troupes en quantité limitée sur place.

    Les conservateurs affirment qu’il n’a pas été à la hauteur dans sa négociation avec Maliki. S’il avait fait preuve de caractère, une partie de l’armée serait restée sur place, et ISIS ne se serait jamais développé. L’argument est difficile à contrer.

    « Une présence militaire donne aux Etats Unis un levier pour modeler les issues politiques, » explique Reihan Salam. « La question fondamentale est de savoir si même un petit contingent américain aurait rassuré les membres de la minorité sunnites et les aurait mis à l’abri des abus du gouvernement Maliki et des pires excès des shiites, et ainsi calmer ceux qui veulent avec la plus forte hargne le détrôner. » La réponse est sans doute oui.

    Mais ceux qui défendent les décision de l’administration Obama avancent qu’aucune persuasion n’aurait pu convaincre les responsables irakiens d’accepter la présence et le soutien américain.

    De plus, disent-ils, les Etats Unis n’ont pu écraser ISIS, même avec une présence importante pendant la guerre, aussi comment auraient-ils pu y arriver avec une présence résiduelle?

    16 – Les sunnites irakiens vont probablement souffrir le plus des conséquences

    Les experts considèrent que ISIS va échouer dans l’établissement de son califat, et que les Kurdes vont sortir grands gagnants du conflit. Nuri al-Maliki, cependant, pourrait perdre son poste au gouvernement.

    « Les régions contrôlées par ISIS sont des entités viables, » explique Kirk Sowell. « Anbar, en revanche, une province sunnite contestée, est totalement dépendant. Plus de 95% de ses ressources viennent de Bagdad… Ninevah, la province insurgée qui englobe Mosul, va souffrir d’un écroulement économique total. »

    Donc, « les sunnites qui vivent dans ces provinces et ailleurs vont souffrir plus que n’importe qui » conclut Sowell, pendant que les Kurdes vont sortir grands gagnants. Ils étaient au bord de la faillite en raison d’un conflit avec le gouvernement central au sujet des exportations de pétrole, mais maintenant, ils ont de facto annexé Kirkuk, une ville pétrolière majeure. Ils peuvent exporter librement vers la Turquie et empocher de gros profits. « Cette crise, c’est un poumon de vie pour les Kurdes, » ajoute Sowell.

    Il convient de tempérer cette affirmation du fait que les grandes compagnies pétrolières subissent un chantage très puissant des producteurs de pétrole pour ne pas acheter l’or noir kurde, et un bateau chargé à plein est toujours coincé au Maroc faute d’acheteur.

    Mais Israël est client. D’autres, moins dépendants du pétrole des pays du Golfe, suivront. Et Israël a tissé des liens tactiques avec les Kurdes.

    Quant aux shiites, « ils vont souffrir, mais pas trop »pas autant que les sunnites, pense Sowell. Leurs dirigeants vont probablement changer. « Maliki a eu du mal avec sa réélection; il est difficile d’imaginer qu’il ait la moindre crédibilité après ce désastre ». « Au moment présent, il est difficile de voir comment Maliki va tenir. »

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

    Source : vox.com

     

    ET AUSSI

     

    LE DJHIAD AU FÉMININ… UN ESCLAVAGE EFFROYABLE!!!

     

    Horriblement édifiant !


    0 0

    24 Juin 2014

    Le Qatar prévoit prochainement une hausse «notable» de ses investissements en France, a

    déclaré mardi à Paris son ministre de l'Economie et du Commerce Ahmed bin Jassim bin Mohammed Al-Thani.

    «Nous nous attendons à ce que les investissements qatariens en France augmentent de manière notable prochainement et nous accueillons dans le même temps davantage d'investissements français au Qatar», a déclaré le ministre au cours d'un forum économique franco-qatarien, précisant que la

    France était pour son pays le «deuxième grand marché de l'investissement en Union européenne».

    Le Royaume-Uni est d'assez loin le premier récipiendaire des investissements qatariens, en nombre

    et en valeur, précise le ministère français des Affaires étrangères, mais «la France demeure particulièrement attractive».

    «Leurs investissements en France sont les très bienvenus»

    Les investissements du fonds d'investissement souverain de l'émirat du Qatar, QIA (Qatar Investment Authority) comportent de nombreux achats de prestige (Le Printemps, le Paris St-Germain FC et Le Tanneur) et dans l'immobilier (Hôtel Lambert, Hôtel d'Évreux). Le QIA investit aussi par le biais d'un fonds conjoint avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de soutien aux PME, précise le ministère.

    Le ministre des Affaires étrangères et du développement économique Laurent Fabius, qui accueillait ce forum organisé à l'occasion de la visite officielle en France de l'émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, a appelé à «diversifier» ces investissements.

    «Je veux saisir l'occasion de ce forum pour dire à chaque entrepreneur qatarien présent aujourd'hui

    que leurs investissements en France sont les très bienvenus», a-t-il déclaré. «Nous souhaitons que vos investissements augmentent et se diversifient, en particulier vers les PME», a-t-il ajouté.

    Plusieurs accords et contrats ont été conclus lundi à l'Elysée à l'occasion de la visite officielle, notamment avec les groupes Vinci et Alstom.

    Le Qatar veut investir encore plus en France !

    Tag(s) : #France#International

    http://patriotismeliberteprogres.over-blog.com/2014/06/le-qatar-veut-investir-encore-plus-en-france.html


    0 0

     Paris: La mosquée de la rue J.-P. Timbaud au cœur d’une filière d’envoi de djihadistes

     

    Créé le 23/06/2014 à 19h41 -- Mis à jour le 24/06/2014 à 18h20

    JUSTICE - C’est autour de ce lieu réputé comme radical que se sont rencontrés, croisés et mis en relation des individus soupçonnés d’être partis en zone pakistano-afghane…

    Pour éviter les interceptions de mail, ils écrivaient directement dans la partie «brouillon» de la messagerie. De sorte qu’ils n’étaient pas obligés d’envoyer leurs messages pour dialoguer, réduisant ainsi le risque de se faire repérer sur Internet par les services anti-terroristes français. 

    Le procès de quatre djihadistes soupçonnés de s’être rendus entre 2008 et 2011 sur une zone de combats pakistano-afghane, et de leur groupe de soutien logistique, s’est ouvert ce lundi après-midi devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

    Au cœur de cette filière, figure la mosquée Omar de la rue Jean-Pierre Timbaud (11e) et son quartier, décrit par les enquêteurs comme un «important lieu du salafisme radical». «Sa réputation est d’être fréquentée par des gens un peu radicaux. 

    C’était surtout l’imam de la mosquée qui faisait des prêches radicaux», a reconnu ce lundi à la barre un des prévenus, soupçonné surtout d’avoir financé les départs grâce à un magasin de taxi-phone situé en face du lieu de culte.

    L’arsenal du terroriste dans sa montre

    C’est notamment autour de cette mosquée que les acteurs du dossier se sont rencontrés, croisés, ou ont été mis en contact.

    Parmi eux, Riadh Hennouni, 27 ans, barbe longue et cheveux bouclés, apparaît comme l’un des plus engagés dans la cause du djihad armé.

    C’est lui qui aurait entretenu des liens à son retour en 2010, via une messagerie commune avec Moez Garsallaoui, connu des services de renseignements pour avoir été un important recruteur d’Al-Qaida en Europe, avant d’être tué par un tir de drone américain en 2012 dans le nord du Pakistan.

    Les policiers anti-terroriste pensent qu’il préparait des actes terroristes sur le sol européen. Tout comme Monahem Goujih, 34 ans, arrêté en Bulgarie en novembre 2011, sur qui il a été retrouvé, caché dans sa montre, une micro-carte informatique contenant des plans et des documents faisant état de l’arsenal du parfait terroriste.

    «Djihad» n’est pas Français?

    Face à ce scénario a priori bien ficelé de l’accusation, la défense des prévenus s’est attachée à contrefaire la mécanique de l’instruction.

    A l’ouverture du procès, un des avocats a déposé des demandes de nullités, mettant en avant la «trop longue» durée de détention provisoire de son client (quatre ans).

    Il a par ailleurs remis en cause le terme de «djihad» utilisé par le juge d’instruction dans son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel.

     «Ce n’est pas un terme présent dans la langue française», a-t-il fait valoir, opposant ainsi l’ordonnance de Villers-Cotterêts d’août 1539, édictée par François 1er, et imposant le Français comme langue officielle pour les actes de droit et administratifs, en lieu et place du latin.

    «Djihad, littéralement, ça veut dire “un effort sur soi”.

    On reproche à mon client, dans les termes de la prévention, d’être parti faire le djihad. Je ne sais pas ce que c’est», a plaidé Me Arié Alimi, l’avocat de Riadh Hennouni.

    Le président du tribunal se prononcera sur ces demandes à l’issue des audiences, prévues pour durer jusqu’au 4 juillet.

     
    Source et publication:  William Molinié        http://www.20minutes.fr/societe/1409017-paris-la-mosquee-de-la-rue-j-p-timbaud-au-coeur-d-une-filiere-d-envoi-de-djihadistes

    •  

    •  

    0 0

    Les bagarres nocturnes font frémir Saint-Tropez

    Par Yoann Terrasse et Nicolas Sabatier, publié le mardi 24 juin 2014 à 14h00

    Dix gendarmes supplémentaires vont être affectés spécifiquement à la surveillance de Saint-Tropez cet été.

    Dix gendarmes supplémentaires vont être affectés spécifiquement à la surveillance de Saint-Tropez cet été.

    S. B

    Depuis le début de la saison, les rixes ont rythmé les nuits tropéziennes.

     

    Avec un nouveau paramètre: le phénomène de «bandes», qui prend de l’ampleur.

    La sécurité va être renforcée.

    Faut-il désormais craindre de sortir le soir à Saint-Tropez ? Depuis le début de la saison, les bagarres, parfois houleuses, s’accumulent.

    Rien de nouveau : en ces chaudes nuits, la consommation d’alcool aidant, les esprits s’échauffent beaucoup plus vite qu’à l’accoutumée.

    Mais les faits rapportés ces dernières semaines font état d’une plus grande tension, teintée d’agressivité. Le fait marquant, est sans aucun doute l’agression qu’a subi ce jeune homme de 19 ans, début juin, rossé par un individu rue des Pêcheurs.

    Un acte gratuit et de sérieuses séquelles : mâchoire fracturée, dents explosées et un futur professionnel chamboulé par cet acte de grande violence.

    Le week-end du 8 juin, la tension est aussi montée d’un cran. Sur le parvis de l’hôtel de ville, une échaufourée a concerné pas moins d’une cinquantaine d’individus prêts à en découdre !

    Du rarement vu dans la cité corsaire, qui a même déclenché l’intervention du PSIG. Est-ce le même groupe ou non, une demi-heure plus tard, c’est sur la place des Lices qu’une quinzaine de personnes sont repérées, encore dans un esprit vindicatif.

    Le week-end du 15, encore, au même endroit, la situation s’est également envenimée vers cinq heures du matin, avec des prises de bec à répétition. La vieille ville et la place des Lices figurent désormais au «hit-parade» des conflits.

    1. Les raisons du phénomène

    La fermeture simultanée de discothèques à Cavalaire, Cogolin et Sainte-Maxime a généré une concentration plus importante de noctambules en terres tropéziennes.

    Sauf que dans ses établissements, la capacité d'accueil n'est pas extensible.

    Le capitaine Eric Rolando, de la gendarmerie de St-Tropez, le sait bien : « Le refus d'accès provoque de la frustration.» Une hypothèse qui pourrait expliquer des comportements déviants.

    Mais, pour le commandant de la brigade, ce n'est pas nouveau: «Le problème des actes de violence la nuit a toujours existé. Je n'ai pas constaté d'augmentation notable par rapport aux années précédentes.

    Oui, il se passe des choses la nuit. Il y a des délits, liés à l'alcoolisation des jeunes et des bagarres éclatent.»

    Le maire, Jean-Pierre Tuveri, tient le même discours : «Il n'y a pas d'augmentation des actes de délinquance. Ce sentiment d'insécurité ne correspond pas à la réalité.» Il avance un élément nouveau: «On est de plus en plus confronté au phénomène de bandes, dans lequel les agresseurs agissent à plusieurs.» 

    Ce qui a le don de marquer encore plus les esprits...

    2. Encore plus de gendarmes en renfort

    Le préfet, Laurent Cayrel, a annoncé l'arrivée d'un contingent de renforts estivaux de gendarmes encore plus important que les années précédentes.

    Résultat, dix militaires supplémentaires devraient être «fidélisés» à Saint-Tropez.

    «Les patrouilles de 2 h à 6 h du matin seront plus nombreuses», ajoute le commandant de la compagnie de Gassin Gregory Moura.

    À pied, en voiture ou en civil, les gendarmes seront plus visibles. Cela empêchera-t-il certaines bagarres d'éclater? Premiers éléments de réponses dans les semaines à venir.

    3. Les caméras sont-elles dissuasives?

    Tous les acteurs s'accordent à dire que les caméras de vidéo protection se sont imposées comme des outils indispensables pour élucider des affaires. Mais ce matériel technologique a aussi ses limites.

    Toutes les caméras ne sont pas à 360 degrés. Elles peuvent donc passer à côté d'une infraction si celle-ci se produit dans un champ de vision opposé.

    4. Ce qu'en pensent les riverains

    Les commerçants sont unanimes: la place des Lices change radicalement de visage entre le jour et certaines heures de la nuit, entre 2 h et 6 h. «On aimerait une sécurité aux heures pleines», comprendre «entre 4 et 6 h du matin», peut-on entendre.

    «S'il y avait des forces présentes constamment, ça ne broncherait pas», assure cet autre commerçant.

    Une hypothèse écartée par le capitaine Rolando : «On ne va pas garder spécifiquement cet endroit, qui est doté de caméras.»

    Pour que la mythique place des Lices ne devienne pas le carrefour de tous les dangers nocturnes, les patrouilles seront intensifiées.

    De quoi rassurer les noctambules. Et permettre à Saint-Tropez de conserver son standing de capitale de la fête. En toute sécurité?

     


    Lire l'intégralité du dossier dans Var-matin ce mardi (édition Saint-Tropez Sainte-Maxime)

     

    Source et publication          http://m.nicematin.com/derniere-minute/les-bagarres-nocturnes-font-fremir-saint-tropez.1796071.html


    0 0

    25/06/2014

    Des livres sur le mérite du Jihâd dans l'espace ramadan de Carrefour à Sartrouville

    Comme chaque année dans de nombreux hypermarchés, des "corners" de produits islamiques sont insérés dans les rayons pour le ramadan. Nous avons pris des photos au Carrefour de Sartrouville, où des livres islamiques sont disposés à côté des ustensiles de cuisine et aliments du ramadan. 

    WP_20140624_011.jpgWP_20140624_009.jpg

    WP_20140624_012.jpg

    Parmi les livres consultés sur place, celui du célèbre juriste sunnite An-Nawawi (1233-1277), "Riyad As-Salihin" [Les jardins des saints]

     

     Un chapitre est entièrement consacré à la "guerre sainte" Il s'agit clairement, suivant les  enseignements du "prophète", de combattre les "idolatres" les "polythéistes" et plus généralement ceux qui n'attestent pas que Mahomet est l'envoyé d'allah. 

    "390. Selon Ibn 'Omar , le Messager de Dieu a dit : « On m'a ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils attestent qu'il n'est pas de divinité hormis Dieu, que Muhammad est l'Envoyé de Dieu, qu'ils accomplissent la salat et qu'ils s'acquittent de la zakat.

    S'ils s'en acquittent, alors ils préservent de moi leur vie et leurs biens, excepté dans le cas où ils sont coupables au regard de l'islam, et Dieu les jugera en dernier ressort. » 

    Autre ouvrage présent, La Voie du Musulman, Abû Bakr A-Jazâ'irî,  éditions Albouraq, 2014.

    Né en 1921 en Algérie, A-Jazâ'irî est connu pour avoir enseigné dans la prestigieuse université islamique de Médine Dar al-Hadith.

    Très actif dans la diffusion de l'islam dans le monde, il a participé à de nombreux congrès comme le congrès juridique de Riyad réunissant les "savants' musulmans qui font autorité. Nous précisons cela pour noter qu'il n'est pas un marginal de l'islam orthodoxe.

     Voici le contenu de La Voie du Musulman  dans une édition de 2006 par les éditions Ennour que nous avons dans notre bibliothèque :

    "Toute sorte de jihad tend à proscrire toute autre adoration que celle de Dieu, l'Unique" (…)

    "Le mérite du jihad et de la mort en martyr pour la Cause de dieu est exprimée en termes nets dans les annonces véridiques divines et dans les hadith authentiques du Prophète (S.B sur lui) qui font du jihad l'oeuvre la plus méritoire et l'acte de dévotion le plus distingué"

     Le djihad peut être certes défensif, mais aussi offensif : 

    "L'art de la guerre, non seulement en vue de repousser les éventuels assauts de leurs ennemis, mais aussi pour être en mesure d'assurer la suprématie de la parole de Dieu" page 628 d'une édition Ennour 2011.

     Autre traduction du même passage dans l'édition 2006 aussi édité chez Ennour : "se doter de toutes sortes d'armements et de se perfectionner dans l'art militaire, non seulement défensif, mais aussi offensif (…)"

    L'éditeur Albouraq choisi par Carrefour n'a pas travesti le sens des précédentes traductions.

    Le Jihâd est un principe doctrinal si incontournable en islam qu'il était inévitable que le choix de Carrefour de dédier un espace aux livres musulmans fasse rentrer ces règles du combat armé pour la suprématie de la Charia de manière corrélative.

    source :  Observatoire de l'islamisation, juin 2014


    0 0

     

    Mercredi 25 juin 2014

    Qu’attend YouTube pour supprimer la vidéo en ligne depuis avril 2014 ?


    Ames sensibles s’abstenir, images insoutenables.

     

     

     

     

    ET AUSSI

    Jeudi 26 juin 2014

    Voici une autre vidéo terrible tournée en Syrie où des musulmans jihadistes coupent au scalpel les mains de soi-disant voleurs en application du Coran*.

    A partir de 2 mn 27 s. 

    Le vrai islam c’est ça !

    L’islam, religion d’amour de tolérance et de paix vanté dans les médias par les gauchistes, lèche-babouches et autres taupes musulmanes en France n’est que de la poudre aux yeux pour européens naïfs.

    Ecoutez bien le hurlement du supplicié comme un écho aux traitres de politiques qui laissent construire des milliers de mosquées en France, futures casernes islamiques d'ou partiront les ordres pour appliquer la charia dans notre pays.

    * Sourate 5, verset 38 : coupez la main du voleur et de la voleuse pour salaire de leurs gains et châtiment de Dieu, car Dieu est le puissant, le sage. Source : wikiislam.net


    Ames sensibles s’abstenir, images insoutenables.

     

     


    0 0

    L’ALBANIE BIENTÔT DANS L’UE…

     
    L’Albanie bientôt dans l’UE…
     

    L’Union européenne a accordé aujourd’hui à l’Albanie le statut de candidat à une adhésion, a annoncé Stefan Füle, commissaire européen à l’Elargissement. « Félicitations pour le statut de candidat tout juste accordé », écrit Stefan Füle sur Twitter.

    « (C’est une) reconnaissance des efforts de réforme (accomplis), un encouragement à en faire plus. »

     
     
     
    Source    http://www.delitdimages.org/lalbanie-bientot-lue/

    0 0

     

    SERVICE ENCADREMENT ET PROTECTION

     

    Début 2011, Carl Lang, président du Parti de la France, a chargé Jean-Pierre Dellac de mettre en place un service d'ordre du Parti de la France, d'où la création du Service d'Encadrement et de Protection (SEP).

    Malheureusement en décembre dernier notre ami nous a quitté brutalement en raison d'une crise cardiaque.

    Dans l'attente d'une nouvelle nomination, le suivi administratif du SEP est assuré par Réjane Guidon (rguidon@free.fr).

     

    SEP-logo.jpg

    La devise du SEP est « Servir, Encadrer, Protéger ».

     Il recrute dans toute la France afin d'assurer la protection et la sécurité des différentes manifestations et activités du Parti de la France.

    Toute personne intéressée pour intégrer le SEP est priée de prendre contact avec Réjane Guidon sep@parti-de-la-france.fr ou rguidon@free.fr

     

     

    Le Parti de la France
    6, Allée des Templiers
    78860 Saint Nom La Bretèche

    Tel : 09 67 17 81 36 - Fax : 01 41 10 81 36
    Email : lepdf@orange.fr


    0 0

    26Jun

    L'avenir du service action DGSE en question...

    Publié par AL de Bx   

    1. Un rapport du Sénat propose de réaffecter certaines unités du légendaire Service action de la DGSE au Commandement des opérations spéciales (COS).

    2. On peut imaginer le choc que représente cette annonce dans la communauté du renseignement. Pourtant, il pourrait bien s’agir du dernier volet de la réforme du système de renseignement débutée en 2008. 

      Né officiellement avec le BCRA, le SA hérite des pratiques de la Résistance et du SOE britannique. A la fin de la guerre, la création des services spéciaux s’accompagne inéluctablement d’une dimension action voulue par les tenants du renseignement offensif, entête desquels le colonel Fourcault.

      Ce sera le 11e Choc, créé par des figures légendaires du SDECE comme Morlane, Maloubier... Il faut relire Erwan Bergot pour comprendre les origines de cette aventure mythique sur lesquelles reposent 70 années d’histoire de l’actionclandestine française et qui ont fait du SA un monument à part.

      La démilitarisation du Servicequi fut lancée après l’affaire Greenpeace, marque le déclin inexorable de l’influence des militaires dans la Maison. Le SA n’y échappe pas, même s’il constitue presque un état dans l’état. Premier signe de ce déclin, la création du service Mission en 1989 qui semble devoirremplacer le SA dans certains domaines de l’action clandestine.

      De fait, et bien que le SA continue d’opérer militairement sur certains théâtres, il semble que l’essentiel de ses missions se soit recentré sur le contre-terrorisme et le traitement des otages. Se pose finalement la question délicate du bilan opérationnel du SA.

      Si l’on a l’habitude de dire que les opérations réussies restent secrètes et que seuls les échecs sont médiatisés, il faut bien dire que la somme des accidents et des échecs imputables au SA a fini par poser question.

      Le désastre de l’opération visant à libérer Denis Alex marque sans doute un tournant dans l’histoire du service. On comprend évidemment la motivation qui a prévalu à cette opération visant à libérer un de leurs agents. Il en allait de l’honneur du Service et de sa sécurité.

      Un succès aurait certainement assuré son avenir. Malheureusement, on ne prête qu’aux riches, et cet échec, en dépit du soutien officiel de l’exécutif, lui vaut probablement une certaine disgrâce.

       A contrario, le COS accumule les succès militaires et bénéficie d’une réputation grandissante. Ne dégageant pas ces « relents de clandestinité » souvent désagréables aux narines des dirigeants modernes qui n’ont pas connu la résistance, le COS porte l’auréole d’un savoir- faire militaire qualifié de spécial et qui symbolise parfaitement la puissance du Prince.

      Ses opérations sont décidée directement au niveau de l’exécutif et représentent un must en matière d’acte guerrier : elles sont fortes, courtes, circonscrites et surtout contrôlables. Tout succès vient directement gonfler les sondages du Prince.

      L’échec, lui, reste imputable aux aléas des combats et s’efface derrière le cérémonial dramatique des hommages nationaux rendus aux soldats morts pour la France.

      Quelle que soit la situation, les forces spéciales s’inscrivent donc dans un champ médiatique favorable, ce qu’apprécie évidemment le politique. Au demeurant, la frontière opérationnelle entre le spécial et le clandestin militaire est devenue bien ténue et ne semble plus justifier une distinction qui coute cher. Techniquement, la partie militaire des missions du SA pourrait donc être transférée avec armes et bagages au COS.

      En ce sens, le rapport des sénateurs est pertinent. Reste que le SA est une structure à part entière de la DGSE dont il partage et nourrit la culture, les codes, l’histoire, les héros, les mythes, sans oublier son réseau de réservistes.

      Amputer la DGSE d’une partie de cette puissante communauté représenterait non pas la fin des services spéciaux mais un changement profond du modèle national de renseignement extérieur.

      C’est évidemment un choix politique majeur. S’il n’est pas absurde a priori, il nécessite toutefois une réflexion sur ses implications et ses conséquences. C’est ici, je pense, que le rapport de nos sénateurs trouve ses limites, car ce genre de réflexion implique la mise à plat de l’organisation la plus secrète de la République.

      De fait, il n’est pas certain que nos dirigeants aient vraiment intérêt, pour quelques millions d’euros d’économie, à bousculer les services spéciaux au risque de remuer les eaux troubles de notre histoire clandestine.

    L'avenir du service action DGSE en question...
    1. ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS – MISSIONS

      l’avenir du service action en question

    2. Source, journal ou site Internet : esprit corsaire

    3.  

      Date 26 juin 2014

      Auteurs : Franck Bulinge

       

      source :   http://www.lumieres-et-liberte.org/2014/06/l-avenir-du-service-action-dgse-en-question.html


    0 0

    ORAN, 5 JUILLET 1962 - Leçons d'histoire sur un massacre

    ORAN, 5 JUILLET 1962

     

    Leçons d'histoire sur un massacre



    Roger Vetillard 
    le 25/06/2014 

    Guy Pervillé est un historien très prolifique. Il publie un nouvel ouvrage qui est en fait une étude bibliographique accompagnée de réflexions personnelles sur une journée longtemps « esquivée » par les médias et les historiens.

    C’est un travail qui va certainement devenir la référence sur le sujet. Nous avons rencontré l’auteur de cette étude.


    Roger Vétillard : Voici donc un livre sur le 5 juillet 1962 à Oran. Les ouvrages traitant du sujet se sont multipliés ces dernières années, je veux parler notamment des publications de Jean-Jacques Jordi, de Jean-François Paya ou de Guillaume Zeller.

    Pourquoi donc avez-vous eu l’idée de vous atteler à ce travail de recension qui, je dois le dire, a impressionné le lecteur que je suis ?

     

    Guy Pervillé : Durant l’année 2013, des controverses se sont multipliées parmi ceux qui étaient conscients de la gravité des événements du 5 juillet 1962 à Oran, notamment à l’occasion du lancement d’une pétition internationale qui les dénonçait comme étant un « crime contre l’humanité ».

     

    Pour prendre une position raisonnée, j’ai décidé de faire le point sur ce sujet en m’appuyant sur toutes les lectures que j’avais eu l’occasion de faire depuis plusieurs dizaines d’années en tant que spécialiste de l’histoire de la guerre d’Algérie.

     

    C’était pour l’essentiel un travail de relecture et de réflexion personnelle, qui ne m’a pris que quatre mois. J’ai néanmoins été surpris par l’ampleur inattendue de ce travail, par rapport à une étude historiographique antérieure que j’avais consacrée à l’insurrection du 20 août 1955 dans le Nord-Constantinois.

    Le 5 juillet 1962 à Oran s’avérait ainsi être l’événement le moins connu de toute la guerre d’Algérie ; et pourtant il a inspiré un nombre de témoignages, d’enquêtes, et même de travaux d’historiens beaucoup plus important que ce que l’on suppose a priori.


    RV : En quelques phrases pouvez-vous nous résumer ce qu’il s’est passé à Oran ce jour là ? Quel est le bilan humain des affrontements qui ont eu lieu dans cette grande ville d’Algérie le jour de la fête de l’Indépendance ?

     

    GP : Une semaine après la fin de l’OAS d’Oran ( 28 juin 1962 ) et deux jours après la proclamation officielle de l’indépendance de l’Algérie ( le 3 juillet 1962 ), la date du 5 juillet choisie par le Gouvernement provisoire de la République algérienne pour marquer l’indépendance du pays fut endeuillée, à Oran, par un effroyable massacre qui frappa principalement la population européenne, longtemps majoritaire, de cette ville.

    Le bilan, connu dès 1963 par un rapport officiel mais resté secret de Jean-Marie Huille, et confirmé d’après les archives publiques consultées par l’historien Jean-Jacques Jordi en 2011, est proche de 700 morts et disparus.

    Ainsi cet événement presque entièrement inconnu devrait être considéré comme le plus sanglant de toute la guerre d’Algérie s’il ne s’était pas produit deux jours après la fin officielle de l’Algérie française.


    RV : J’ai été comme vous destinataire de critiques à vrai dire pas toujours fondées concernant les causes de ce massacre, critiques émanant parfois même de personnes qui ne vous avaient pas lu.

    Sans entrer dans les détails, pouvez-vous nous préciser quelles étaient les motivations et les arguments de vos détracteurs et les réponses que vous pouvez ici leur apporter ?

    GP : Tout le monde est d’accord sur le fait que la version du général Katz ( commandant des forces françaises à Oran ), qui attribuait à l’OAS la responsabilité des premiers coups de feu, n’a jamais été prouvée et ne peut être retenue.

    Mais les interprétations divergent sur trois principaux points. D’abord sur le fait que cet événement ne peut pas être compris sans mettre au premier plan de ses causes les quatre mois de harcèlement des quartiers musulmans par l’OAS ( de la fin février au 28 juin 1962 ), qui ne pouvaient manquer de provoquer des désirs de vengeance.

    Un historien ne peut pas se dispenser de rechercher les causes d’un événement avant cet événement. 

    Ce facteur est donc à considérer en priorité, même s’il n’est évidemment pas le seul à prendre en compte, puisque le terrorisme du FLN avait largement précédé celui de l’OAS.

    Cependant, une autre hypothèse est à prendre en considération, celle d’un lien entre le massacre d’Oran et la stratégie tortueuse du colonel Boumedienne, chef d’état major général de l’ALN qui s’était allié à Ben Bella dans la lutte contre le GPRA signataire des accords d’Evian, et qui aurait provoqué ce massacre en tant que prétexte pour s’emparer d’Oran en y rétablissant l’ordre.

    Mais elle ne peut pas être retenue sans preuves, or jusqu’à présent aucune preuve de cette hypothèse n’a été publiée. Enfin, certains veulent croire que le général de Gaulle aurait décidé, dès cette date, de favoriser Ben Bella en laissant ses troupes rétablir l’ordre à Oran ; mais cette affirmation est démentie par de très nombreux documents officiels qui prouvent qu’à cette date précise, la politique française était fondée sur une stricte neutralité entre les diverses factions algériennes pour éviter le risque de recommencer la guerre.

    Il n’y a donc pas eu de responsabilité directe du gouvernement français dans ce qui s’est passé le 5 juillet 1962 à Oran, même si l’on peut lui reprocher à bon droit son inconscience.

     

    RV : Avez-vous une explication sur les raisons du silence observé sur cette dramatique journée dans les médias et même dans le milieu des historiens ?

    Est-ce parce que les historiens de la guerre d’Algérie arrêtent leurs propos au 1er juillet 1962, jour du référendum pour l’indépendance, ou parce que ce 5 juillet l’Algérie était indépendante et que beaucoup ne voulaient pas accabler la jeune république qui n’avait pas encore de gouvernement, ou pour d’autres raisons ?

     

    GP : En effet, après la fin officielle de l’Algérie française, la grande majorité des Français de France ne pensaient plus qu’à tourner la page de la guerre, et à prendre des vacances bien méritées.

    Mais il faut souligner que le gouvernement français a été informé de la gravité de ce qui s’était passé relativement vite, puisque dès 1963 Jean-Marie Huille avait remis son rapport au secrétaire d’Etat Jean de Broglie.

    Or la terrible vérité a été soigneusement cachée pendant presque un demi siècle, jusqu’à ce que le Premier ministre François Fillon autorise l’historien Jean-Jacques Jordi à consulter toutes les archives publiques pour faire connaître le sort des Français d’Algérie enlevés en 1962 – et pas seulement à Oran.

    Maintenant que cette censure officielle est levée et que ces faits sont dévoilés, on aimerait savoir quelles conclusions le gouvernement actuel voudra en tirer, puisque le massacre du 5 juillet 1962 est à la fois le moins connu et celui dont le bilan est, de très loin, le plus grave.

    Ajoutons que sa reconnaissance par le gouvernement français serait très utile pour appuyer l’action de sa diplomatie qui s’emploie à faire signer à Paris, depuis le 6 février 2007, une convention internationale contre les disparitions forcées adoptée le 20 décembre 2006 par l’Assemblée générale de l’ONU.


    Guy Pervillé, Oran, 5 juillet 1962, Leçons d'histoire sur un massacre, Vendémiaire éditeur, Paris 2014, 320p, 20€.

    Source :  http://metamag.fr/metamag-2139-ORAN--5-JUILLET-1962-Lecons-d-histoire-sur-un-massacre.html


    0 0
    0 0

    Vendredi 27 juin 2014      http://revoltes-en-europe.over-blog.com/article-l-arabie-saoudite-expulsera-les-non-musulmans-qui-ne-respectent-pas-le-ramadan-124006920.html

    Les autorités saoudiennes ont menacé jeudi 26 juin d’expulser tout non musulman étranger qui mange, boit ou fume pendant le mois du Ramadan débutant ce week-end.

    Le ministre de l’intérieur saoudien a exhorté les non musulmans à respecter le sentiment religieux des musulmans en s’abstenant de manger, de boire ou de fumer dans les lieux publics, les rues et au travail. 

    Ils n’ont aucune excuse en tant que non musulmans a déclaré le régime ajoutant que leur contrat de travail stipule qu’ils doivent respecter les rites islamiques.

    Ceux qui violeront cette règle devront en assumer les conséquences notamment par une rupture du contrat de travail et une expulsion. 

    La pétromonarchie saoudienne qui applique la charia, la loi islamique, de façon stricte, accueille 9 millions d’immigrés la plupart provenant d’Asie.

    Pendant le Ramadan, les musulmans jeûnent de l'aube au crépuscule et s'efforcent d’être pieux et charitables.

    Ils sont également tenus de s'abstenir de boire, de fumer et d’avoir des relations sexuelles.  

    Source : ahram.org.eg


    Un vendeur saoudien de dattes dans la banlieue de Ryad le 26 juin.im-copie-73.jpg


    0 0

    Vendredi 27 juin 2014

    Les vacanciers turcs ont afflué vers les plages et les stations balnéaires le week-end dernier alors que la saison des vacances d'été a débuté.

    Cependant, dans la station de Kaynarca près de la mer Noire au nord-est d’Istanbul, les vacanciers ont été rejoints par un groupe de musulmans dont le but était de convaincre les femmes de se couvrir.

    Deux de ces islamistes ont distribué sur la plage de Kaynarca des brochures sur les tenues islamiques correctes, brochures intitulées la femme que dieu veut contenant 72 exigences dont les suivantes :

    - la femme doit être couverte

    - elle ne doit pas serrer la main d’hommes inconnus

    - elle ne doit pas sortir sans la permission de son mari

    - elle ne devrait pas aller à des mariages où il y a de la musique

    - elle ne doit pas rester dans les lieux publics

    Source info :  Independent.mk


    im-copie-72.jpg


    0 0

    Match de l’Algérie hier : révélateur de l’état de la France

     

    Photo de Karin Walt.
    Photo de Karin Walt.
    Photo de Karin Walt.
     

    De nombreuses rues et places de France avaient hier un aspect révolutionnaire… Que se passait-il ?

    Simplement un match nul de l’équipe d’Algérie face à la Russie, ce qui déclencha la « liesse » de nombreuses racailles algériennes, qui ont exprimé à nouveau leur mépris du pays qu’ils occupent.

    D’innombrables incendies criminels ont été signalés (voitures, poubelles) ainsi que de nombreuses dégradations, à Roubaix, en banlieue parisienne, à Lyon, Nantes, Grenoble, etc., par les témoins sur les réseaux sociaux, et même par quelques journalistes (Dauphiné Libéré, RTL).

    A Roubaix, comme on peut le voir sur ce diapo, de nombreux biens publics et privés ont été attaqués, et des voitures incendiées

    Comme dimanche dernier, les racailles ont interrompu la circulation automobile (voitures et transports en commun) et ferroviaire (SNCF et métro) dans de nombreuses villes, sans susciter de réaction des forces de police qui avaient ordre de laisser faire.

    Des drapeaux algériens ont été hissés ça et là.

    Tard dans la nuit, les forces de l’ordre ont fait évacuer les centres-ville souillés, affrontant parfois la violence des racailles algériennes.

    A Mâcon, la police reculait face aux immigrés :

    Dans de nombreuses villes, et notamment à Paris, des concerts de klaxons nocturnes ont empêchés les Français de dormir, chez eux.

    Encore une fois, la tolérance politico-policière d’hier dénote avec la répression qu’ont connu les Français lors des manifestations contre la loi Taubira.

     

    source : http://www.contre-info.com/match-de-lalgerie-hier-revelateur-de-letat-de-la-france#

     

    Voici deux nouveaux autocollants du Parti de la France

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le Parti de la France
    6, Allée des Templiers
    78860 Saint Nom La Bretèche

     

    Tel : 09 67 17 81 36 - Fax : 01 41 10 81 36
    Email : lepdf@orange.fr

     


    0 0

    Auprès de La Blonde…

    25 juin 2014, 17:28 Auteur :   
     

    ablondeConnaissez-vous la Blonde de Youtube ?

    Non ? Eh bien il est grand temps de combler cette lacune. La Blonde de Youtube, puisque tel est son surnom officiel, publie depuis l’été 2013 des vidéos sur Youtube.

    A visage découvert, et sans mâcher ses mots, cette ravissante jeune femme balance sur l’islam principalement, mais également sur d’autres sujets de société, tournant généralement autour des questions de délinquance et d’immigration.

    Sa liberté de ton lui a valu un nombre inquantifiable d’attaques et d’insultes, mais également un large soutien du public. Elle a donc gagné autant d’amis que d’ennemis.

    Insultée par Alain Soral sur Facebook, qui lui a sommé de se taire et de se mettre « à poil », elle n’a pas hésité à lui répondre par une vidéo un peu confuse où elle s’est risquée à une analyse du « sionisme » avec laquelle je suis en désaccord, mais que je salue néanmoins ne serait-ce que pour le courage et l’aplomb de ce « petit bout de bonne femme » qui n’a décidément peur de rien.

    Pour faire bon ton, elle ne s’est pas privée non plus de mettre en boîte Dieudonné et ses quenelles, ce qui ne peut que me la rendre sympathique. Patriote jusqu’au bout de ses ongles vernis,

    La Blonde soutient ouvertement le Front National, ce qui est un peu dommage mais peut cependant, et hélas, se comprendre, ce parti étant le seul désormais, que cela plaise ou non, à se préoccuper sérieusement du sort de la France.

    De la désagrégation annoncée de l’UMP surgira peut-être bientôt une alternative, mais tel n’est pas ici le sujet.

    Quand un bateau coule, on se raccroche à ce que l’on peut. La chaloupe UMP ayant explosé et la chaloupe PS ayant touché le fond, on voit bien ce qu’il reste…

    Il y aurait donc beaucoup à dire sur les interventions filmées de La Blonde, mais s’il fallait être Prix Nobel de Littérature ou d’Economie pour pouvoir prétendre à la liberté d’expression, Internet serait plus vide que le désert des Tartares.

    Ce que je retiens des vidéos de La Blonde, c’est le courage, la spontanéité, le bon sens et un tir en rafale de vérités qui dérangent.

    N’en déplaise à tous les Aymeric Caron qui s’imaginent que le discours réactionnaire a aujourd’hui pignon sur rue, les vidéos de La Blonde sont régulièrement censurées par Youtube.

    Quant à son blog, que La Blonde et ses amis avaient créé en réponse à cette censure, il semble lui aussi avoir fait long feu. Reste sa page Facebook.

    Il vous reste aussi, quand même, la possibilité de visionner les quelques vidéos qui existent toujours, et de sourire le cas échéant de la manière humoristique dont elle envoie paître ses contradicteurs, tels l’ineffable Shadman9v, qui avait fait honneur, à sa manière, à Enquête & Débat.

     Les vidéos de Shadman9V sont pour moi assez insupportables, mais on y trouve des choses intéressantes semble-t-il si on a le courage de les visionner jusqu’à la fin.

    Les vidéos de La Blonde, elles, ont au moins le mérite d’être agréables à regarder.

    A voir également, cette parodie désopilante : “La Blonde de Youtube devient incontrôlable”.

     

    Source et publication:  http://www.enquete-debat.fr/archives/aupres-de-la-blonde-91674


    0 0

    Quelques clés pour comprendre la décomposition du Proche-Orient

    Posted On 27 juin 2014
    By :  

    unnamed

    J’ai publié ici un article qui a, semble-t-il, suscité des interrogations.

    J’y remets en cause diverses données qui dominent les analyses de la région.

    J’entends ici insister sur certains points, car ils me semblent d’une extrême importance.

     

    1

     

    Le Proche-Orient musulman est une zone du monde en pleine décomposition. Raisonner en parlant de pays ne fait plus nécessairement sens.

    Les frontières issues des accords Sykes Picot, tracées il y a un siècle, sont en train d’exploser.

    La Syrie ne sera très vraisemblablement plus jamais la Syrie et a explosé en trois entités aux frontières encore non définies, et qui ne sont pas stabilisées : un pays alaouite, un pays kurde, et un pays sunnite.

    L’Irak a lui-même explosé en trois entités : un pays kurde, un pays chiite et un pays sunnite. Le pays sunnite d’Irak et de Syrie ne font qu’un et sont le territoire de l’EIIL. D’autres explosions sont possibles : l’EIIL entend créer un califat sunnite djihadiste.

     

    2

    Dans le cadre de cette décomposition, divers types de régime et de forces existent.

    • L’Arabie Saoudite, la Jordanie, les émirats du Golfe, sauf le Qatar, sont des régimes de statu quo : ils cherchent à survivre de façon aussi stable que possible, et pas contribuer à une révolution islamique mondiale.

    L’Arabie Saoudite est aux mains d’une monarchie féodale fondamentaliste qui finance la dissémination du fondamentalisme à l’échelle mondiale. Elle peut financer des groupes islamistes sunnites. Elle ne finance pas de djihadistes anti-occidentaux.

    Al Qaida est issu de l’Ikhwan, vaincue par Ibn Saud après l’avoir aidé à arriver au pouvoir : ses racines sont saoudiennes, des Saoudiens la soutiennent, pas directement l’Arabie Saoudite. Les émirats du Golfe sont sur la même position que l’Arabie Saoudite.

    La Jordanie est aux mains d’une dynastie venue d’Arabie, minoritaire dans le pays, qui s’appuie sur les Bédouins et exclut du pouvoir la population arabe palestinienne, très majoritaire dans le pays : elle maintient en lisière les djihadistes. L’Egypte de Sissi est résolument hostile à toute forme de djihadisme.

    La Syrie du clan Assad pouvait être classée dans les régimes de statu quo : tout en étant l’alliée de l’Iran et en finançant le terrorisme anti-israélien, elle ne finançait pas le djihadisme anti-occidental.

    • A côté des régimes de statu quo existent des régimes de déstabilisation à visées révolutionnaires islamiques.

    Le Qatar est petit, mais est l’un de ces régimes : il finance al Qaida et a été la base arrière des Frères musulmans pendant des années. L’Iran est essentiellement un régime révolutionnaire au service d’une idée de révolution islamique mondiale : c’est le principal financier et fournisseur de toutes les organisations djihadistes, chiites ou sunnites.

    La Turquie d’Erdogan tente de devenir un régime révolutionnaire islamique, au service d’un projet de califat néo-ottoman. Les forces révolutionnaires islamiques dans la région et ailleurs sont multiples. Al Qaida et ses filiales en est une.

    Les Frères musulmans en sont une autre. Le Hezbollah en est une aussi. Le Hamas est une branche des Frères musulmans. L’EIIL est une dissidence d’al Qaida qui entend supplanter al Qaida : Abu Bakr al Baghdadi est un rival d’Ayman al Zawahiri.

     

     

    3

     

    Ce qui est difficilement compris est la stratégie des régimes révolutionnaires islamiques, et, en particulier, la stratégie de l’Iran.

    Pour comprendre, il importe de voir que le conflit entre sunnite et chiite est un conflit secondaire par rapport à l’opposition entre régimes de statu quo et régimes à visées révolutionnaires.

    L’Arabie Saoudite est un régime de statu quo : elle a pu s’accommoder d’un régime chiite de statu quo en Iran, au temps du shah.

    Elle ne peut s’accommoder d’un régime révolutionnaire, car elle se sait menacée par les régimes révolutionnaires : l’Iran en tant que régime révolutionnaire est son ennemi principal présentement.

    Elle a financé et armé des groupes islamistes sunnites contre le régime Assad depuis 2011, aux fins d’éviter une continuité chiite de Téhéran à Beyrouth.

    Elle a, dans ce cadre, financé et armé l’EIIL. Elle a entériné le soutien de la Turquie d’Erdogan à l’EIIL. Elle continue à soutenir l’EIIL en tentant de l’influencer.

    Le Qatar fait de même, en pensant servir une révolution islamique sunnite et un possible califat sunnite.

    L’Iran (et c’est ce qui n’est pas compris), en tant que régime révolutionnaire, poursuit plusieurs objectifs : assurer son hégémonie régionale, éliminer les régimes de statu quo, éliminer l’Occident, et, bien sûr, éliminer Israël. Le principal obstacle à l’hégémonie régionale de l’Iran était les Etats Unis : ils se sont auto-éliminés de la région grâce à Obama.

    Il restait à obtenir la levée de sanctions et l’accès à l’arme atomique. La levée des sanctions est chose faite.

    L’accès à l’arme atomique est quasiment chose faite.

    Obtenir un engagement des Etats Unis du côté chiite et iranien, en obtenant en échange des concessions des Etats Unis en matière nucléaire, fait partie de la stratégie iranienne actuelle. Le deuxième obstacle à l’hégémonie régionale de l’Iran est constituée par les régimes de statu quo.

    L’Iran pensait avoir l’Egypte dans son escarcelle au temps de Morsi : Morsi est en prison, et Sissi est au pouvoir. L’Iran doit soumettre l’Arabie Saoudite, et c’est essentiel pour l’Iran.

    Toute attaque directe contre l’Arabie Saoudite entrainerait nécessairement une réaction américaine, même si Obama est du côté de l’Iran. Une menace contre l’Arabie Saoudite venant de forces sunnites déstabilisatrices serait bien plus intéressante.

    Une alliance Etats Unis Iran contre l’EIIL sunnite, et soutenu par l’Arabie Saoudite serait très intéressante. C’est ce qui prend forme.

     

    4

     

    Reste à expliquer pourquoi l’Iran soutient l’EIIL, soutenu aussi, donc, par l’Arabie Saoudite (pour des raisons différentes), par la Turquie (pour des raisons encore différentes) et par le Qatar.

    L’Iran a soutenu l’EIIL en Syrie en tant que force d’élimination des factions sunnites modérées, dès lors qu’il est apparu que le régime Assad avait perdu la Syrie sunnite : le choix a été celui du djihadisme sunnite, préféré à des factions sunnites modérées. L’Iran a aussi vu en l’EIIL une force à même de déstabiliser les régimes sunnites de statu quo. 

    L’Iran a entériné l’action de l’EIIL en Irak aux fins de pousser les Etats Unis à intervenir et à se rapprocher de l’Iran, en acceptant les conditions irakiennes, aux fins de voir se renforcer une entité djihadiste sunnite à même de déstabiliser les régimes sunnites de statu quo, et aux fins de renforcer sa mainmise sur le pays chiite au Sud de l’Irak.

    Nouri Al Maliki est un agent de l’Iran, et il a affaibli l’armée irakienne, déjà affaiblie par le départ des Américains.

    L’Iran n’ignorait pas l’offensive de l’EIIL qui se préparait

    Les forces de l’EIIL peuvent aller trop loin : l’Iran saura leur fixer des limites. L’EIIL ne peut se permettre d’attaquer l’Iran. Les forces de l’EIIL utilisent d’anciens soldats sunnites de Saddam : elle écarte toute possibilité de soulèvement sunnite non djihadiste et incorpore les sunnites non djihadistes au service du djihadisme.

    Ce qui suivra sera un pays chiite (le Sud du pays), au service de la révolution islamique iranienne, un pays sunnite allant d’Alep aux portes de Bagdad, un pays kurde.

    Le pays sunnite aux mains de l’EIIL pourra menacer la Jordanie, l’Arabie Saoudite, Israël, sans que l’Iran soit directement incriminé. Au contraire, l’Iran pourra paraître être du côté des Occidentaux, face au djihadisme sunnite.

    La Turquie compte aussi, bien sûr, utiliser l’EIIL pour ses propres fins.

    Si le monde occidental et Israël étaient absents de l’équation, islamistes sunnites et chiites s’étriperaient, cela va de soi, mais le monde occidental et Israël ne sont pas absents de l’équation.

    Les régimes sunnites de statu quo ne sont pas non plus absents de l’équation.

     

    5

     

    Cela représente-t-il un danger pour le monde occidental ? Oui, à l’évidence. J’ai dit que trois mille détenteurs de passeports occidentaux sont en formation au sein de l’EIIL.

    J’ai dit que ce qui reste des armes de destruction massive de Saddam Hussein est aux mains de l’EIIL. Cela n’inquiète personne ? Non : les rapprochements Iran Obama vont bon train. Les pays européens veulent se rapprocher très vite, eux aussi.

    Le pire régime islamiste de la planète se fera vendre par les Occidentaux la corde qui servira à pendre les Occidentaux.

     

    6

     

    Cela représente-t-il un danger pour Israël ? Oui, là encore. Un Iran doté de l’arme atomique et allié de l’Occident se profile.

    Un état sunnite djihadiste plus ou moins téléguidé par l’Iran se profile aussi, porteur de volontés claires de s’en prendre à Israël et aux régimes sunnites de statu quo avec lesquels Israël est dans une paix froide.

     

    7

     

    Obama est-il un Président révolutionnaire ? Oui, incontestablement. Il avait promis un changement auquel on pouvait croire.

    Le changement est là, et bien là. Des Européens lui ont donné le prix Nobel de la paix. Il l’a bien mérité.

     

    8

     

    Les commentateurs occidentaux comprennent-ils la situation ?

    Dans l’ensemble, absolument pas. Il leur faudrait relire d’urgence Carl von Clausewitz, Sun Tzu, Lénine, et revoir les règles du billard à trois bandes.

    Les commentateurs les plus lucides sont américains. Je conseille en particulier la lecture d’Andrew McCarthy et de Michael Ledeen.

    Source et publication:   http://www.dreuz.info/2014/06/quelques-cles-pour-comprendre-la-decomposition-du-proche-orient-2/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.


older | 1 | .... | 135 | 136 | (Page 137) | 138 | 139 | .... | 245 | newer